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Du rêve à la réalité, il n'y a qu'un pas.

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Iris Prescott
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Mer 5 Aoû - 21:50


Du rêve à la réalité, il n'y a qu'un pas
Alexander & Iris

Le week end commençait plutôt bizarrement. Entre cette soirée pleine d’ambigüité et ce réveil des plus étranges, Iris ne savait plus trop quoi penser. Elle était sûre d’une chose : Alex était venu la rejoindre dans son lit, comme un somnambule. Comment pouvait-elle savoir que ce n’était pas le fruit de ses fantasmes mais la réalité ? Le bleu sur une de ses cuisses témoignait de sa chute lorsqu’elle s’était retrouvée hors du lit, surprise de trouver quelqu’un à ses côtés. Quand au reste … Elle l’avait embrassé, à son insu – oui, c’était lâche -, pour s’endormir dans ses bras. Elle avait rêvé ensuite d’elle et Alex, vivant comme un vrai couple, enfin, s’occupant de Maddy, ne se préoccupant plus de tous ces gestes pouvant être ambigüe. La fin de son rêve était légèrement plus floue : elle en fut extirpée alors qu’Alex se réveilla – c’était ce qu’elle déduisit après – et crut entendre un « je t’aime ». Sauf que le problème, c’était qu’elle n’arrivait pas à savoir s’il s’agissait de son rêve ou de la réalité. Lui aurait-il dit, profitant du fait qu’elle était encore endormie – ou la pensant endormie – comme elle-même l’avait fait en l’embrassant pendant son sommeil ? Iris finit par ouvrir les yeux définitivement en entendant la porte de sa chambre se refermer. Elle passa un bras à côté d’elle, mais constata qu’Alex était parti. Alors, rêve ? Réalité ? Elle ne le saurait probablement pas de sitôt.

Elle se leva pas longtemps après, incapable de se rendormir. De toute façon, Maddy ne tarderait pas à se réveiller et Iris serait trop concentrée à essayer de l’entendre plutôt qu’à retrouver le sommeil. Depuis qu’elle s’occupait de Maddy, elle avait appris à se lever tôt, et à avoir un sommeil plus léger en matinée : la petite était matinale, de toute façon. Rare sont les parents qui pouvaient se permettre de faire une grasse matinée : elle savait qu’elle devrait attendre une bonne dizaine d’année pour retrouver ce mot dans son vocabulaire. Elle vu juste d’ailleurs : à peine avait-elle mis les pieds hors du lit, enfilant une robe de chambre, qu’elle entendait déjà Maddy l’appelait. Iris se demanda un instant où était Alex, s’il était parti se recoucher, ou s’il prenait déjà son petit-déjeuner dans le salon mais, dans le doute, elle se dépêcha d’aller voir sa fille pour la lever.

Maddy fit une drôle de tête en voyant celle de sa mère : Iris n’était effectivement pas très réveillée et elle avait l’esprit ailleurs, avec les mots d’Alex en tête. Le plus frustrant, c’était de ne pas arriver à savoir s’il l’avait réellement dit, ou si le fait qu’Iris le veuille tellement qu’elle l’avait rêvé. S’occuper de sa fille allait lui changer les idées alors, Iris lui adressa un grand sourire.

« Ca va être une grande journée Maddy ! On va aller au parc cette après midi ! »

La petite frotta ses yeux et pencha alors la tête. Elle sembla réfléchir une seconde.

« Avec papa Alec ? »
« Avec parrain Alec, oui. »


Si Maddy commençait comme ça de bon matin, la journée promettait d’être drôle. Iris n’avait même plus envie de la corriger, au stade où ils en étaient. Dormir ensemble n’était pas anodin, Iris aurait jeté n’importe quel autre gars, mais pas Alex. Alors, quelque part, elle espérait qu’il resterait encore ce soir avec elles et qu’elle trouverait le courage de faire le premier pas, si lui n’était pas décidé. Ce serait bien une première, mais il y avait une première à tout, non ? Iris en avait marre de tourner en rond, mais elle se connaissait : à la minute où elle verrait Alex, elle changerait d’avis.

Elle sortit Maddy du lit pour l’emmener dans la cuisine. Alex n’était pas là, alors soit il était parti, soit il était dans sa chambre : Iris essaya donc de faire le moins de bruit possible. Elle l’assit sur le plan de travail, juste à côté du frigo, tout en gardant une main contre elle au cas où, et elle en ouvrit la porte.

« Que veut mademoiselle Madeleine pour son petit déjeuner ? Voyons voir … »
« Pancake ! »
« Des pancakes ? C’est qu’on est exigeante de bon matin ! »


Iris chatouilla Maddy, qui partit dans un fou rire. Elle haussa ensuite les épaules : des pancakes, ça lui irait bien aussi, pour le petit déjeuner. Du coup, elle déposa Maddy par terre et alla récupérer sa baguette magique dans sa chambre – ça irait beaucoup plus vite ainsi. Elle prépara néanmoins un biberon de lait à Maddy pour la faire patienter. D’un simple coup de baguette – les volets étant fermés, pas de risques d’être vus par les moldus par la fenêtre - elle rassembla les ingrédients et prépara la pâte. Maddy, son biberon en main, se mit sur la pointe des pieds en s’appuyant contre le meuble de la cuisine pour voir le tout s’animer. Iris la rassit sur le plan de travail, à côté d’elle, pour qu’elle ait une meilleure place. Elle savait qu’elle ne s’agiterait pas trop, trop concentrée par le spectacle. Iris alluma la plaque électrique et sortit une poêle pour commencer à cuire les pancakes. Sa mère lui avait appris à retourner ces petites crêpes à l’aide de la magie également et le tout était très simple pour son niveau de magie à elle. Les premiers pancakes cuits, Maddy tapa des mains. Elle aimait beaucoup voir son entourage faire de la magie, comme si ça la fascinait : à son âge, peut être qu’elle ne comprenait pas que tout le monde n’en était pas capable, mais iris essayait de lui faire comprendre, petit à petit. Elle n’était pas inquiète que sa fille répète ça à la crèche : son discours serait considéré comme un peu fou, débordant d’imagination. Alors, elle n’était pas encore à l’étape où elle essayait de la convaincre qu’il fallait garder ça secret. Elle avait bien à faire avec le problème « Papa Alec » de toute façon.

En parlant du loup – du coyote, plutôt – Iris entendit une porte s’ouvrir, et Alex ne tarda pas à faire son apparition. Il devait être quoi, un peu moins de neuf heures du matin, maintenant ? Elle lui adressa un sourire, presque timide – après cette nuit, elle ne savait pas trop comment aborder les choses – et se tourna vers lui, baguette dans une main, l’autre protégeant Maddy pour ne pas qu’elle tombe de son perchoir.

« Bonjour ! Le petit dej’ va être prêt, Maddy a voulu des pancakes. »
« Aleec ! »


D’un geste de baguette, des assiettes, des verres et des couverts volèrent vers la table. Maddy, elle, avait compris qu’Alex était levé et tendit les bras vers lui. Iris la descendit alors du plan de travail pour la laisser courir vers lui, son biberon toujours en main. Iris, elle, s’occupa des derniers pancakes, veillant à ce qu’aucun ne soit cramé – la bonne excuse pour ne pas être tentée de l’embrasser comme elle l’avait fait cette nuit car, en cet instant, c’était tout ce qu’elle avait envie de faire.
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Sam 8 Aoû - 9:09
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Quand ça devient de plus en plus difficile
d'y résister...
Iris & Maddy & Alexander


Cette nuit, j’avais dormi bien trop paisiblement pour ne pas simplement m’en maudire. Je n’avais pas dormi ainsi depuis très longtemps. J’aurai tellement aimé ne pas ressentir cela. Si je pouvais me débarrasser d’un tel sentiment je n’hésiterai pas. Je craignais des complications. Pire, j’avais peur de la perdre. Pourquoi étais-je incapable de ne pas m’attacher autant à une personne ? Je savais que je pourrais vivre un grand bonheur avec elle mais je me le refusais. Pas dans ces circonstances, pas face à ce que j’avais décidé. En d’autres termes : ça tombait sérieusement mal. Mais c’était toujours comme cela. C’était toujours à l’instant où il fallait que je reste concentré que l’amour s’offrait à moi. Je pensais pourtant qu’elle méritait tellement mieux qu’un homme qui s’allie avec un mage noir pour tuer un autre homme. Je n’étais plus aussi blanc que nos quinze ans. Je tombais de l’autre côté de la barre par désir d’en finir une bonne fois pour toute avec un homme qui ne méritait pas de vivre. Je savais qu’après il me faudrait faire un choix. On ne s’allie pas avec le seigneur noir sans conséquence. Et c’est aussi ce qui me faisait peur. Je ne voulais pas craquer pour Iris et dans un an la forcer à vivre ce par quoi j’ai du passé pour Joanne. C’est pour ça que je me forçais à ne pas être si égoïste. Je savais que ça paraissait idiot au premier abord mais je préférais faire preuve de ce sacrifice avant qu’elle ne s’attache plus encore. Je savais que ma disparition lui ferait du mal mais je voulais alléger sa peine en restant son ami. Même si je pourrais aussi au contraire tout lui dire comme dans le passé, lui avouer la vérité et en profiter pendant qu’on le pouvait… J’avais parfois sérieusement la sensation de parler comme un condamné à mort, oubliant trop rapidement être plus difficile à tuer qu’on ne pourrait l’imaginer.

Quoi qu’il en soit, de cette situation, j’étais hésitant. Une part de moi me disait de ne rien changer. L’autre me disait d’arrêter de jouer les cons. J’avais le bonheur au bout des bras. Il ne me restait qu’à tendre les mains. C’est ce matin, plus qu’un autre jour que j’en pris conscience en arrivant dans le salon toujours avec le bas de mon survêtement de cette nuit. Je vis le sourire timide d’Iris – qui au passage me faisait complètement craquer – alors que je m’approchais d’elle : « Bonjour ! Le petit dej’ va être prêt, Maddy a voulu des pancakes. » dit-elle en tenant Maddy qui me repéra bien vite et ‘cria’ mon nom toute joyeuse. Iris prépara la table alors que je venais vers les filles. Maddy tendit rapidement les bras vers moi en courant. Je la pris ainsi pour lui faire le câlin du matin. Presque étranglé entre ses petits bras, je profitai de ce moment comme si c’était le dernier. C’était une manie que j’avais depuis la mort de Joanne. Je vivais beaucoup au jour le jour pour certaines choses – ironie pour d’autres n’est-ce pas ? Je regardai alors Iris s’affairait comme s’il ne s’était rien passé. Si je me demandai si elle savait ma présence dans son lit ? Je la soupçonnai… Iris était comme ça, timide sur certains points. Qu’elle n’en parle pas ne voulait pas dire qu’elle n’en avait pas conscience bien au contraire. Quand je la voyais se concentrait autant sur le petit déjeuner, j’étais presque persuadé qu’elle tentait de ne pas penser à cette nuit. Je posais Maddy sur sa chaise haute à table. Je rejoins alors Iris dans la cuisine. Elle tournait comme cherchant peut-être à voir si elle n’avait rien oublié. Je posais alors ma main sur la sienne pour l’arrêter un instant : « Merci pour les pancakes… » Merlin… plus ça allait, plus j’avais envi de tout envoyer balancer. Qu’est-ce qui me freina ? Maddy sur sa chaise haute qui semblait bien trop silencieuse pour ne pas observer ce qui se passait. Après tout la cuisine était ouverte sur le salon. Je me contentais alors de caresser la peau de sa main et de l’embrasser sur la joue. Douce frustration… J’aimerai tellement faire plus… Même si je me l’interdisais, la tentation, peu à peu devenait bien trop insupportable. Et Morgana ? Je savais que même cette excuse ne suffirait pas. Je lui dis alors finalement « Pour cette nuit… » commençais-je comme si nous avions fait quelque chose de condamnable. « J’ai passé une bonne nuit. » finis-je simplement par dire avant de rejoindre la table. Que pourrais-je dire d’autres ? C’était le cas donc inutile de se voiler la face ou de lui mentir. Je lui signalai au passage soupçonner qu’elle savait très bien qu’on avait dormi l’un contre l’autre. Du reste ? Je me tus, retrouvant Maddy, prêts tous les deux à goûter ses pancakes dans la joie et la bonne humeur en frappant notre cuillère contre le bois de la table tout en disant en choeur : « On a faim ! On a faim ! » Ou comment, dans l'art blackien, de changer radicalement de sujet pour éviter d'en dire plus...


crackle bones

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Iris Prescott
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Sam 8 Aoû - 11:02
Iris regarda Alex prendre Maddy dans ses bras, comme un peu toutes les fois où ils se retrouvaient tous les deux. Elle sourit, et reporta son attention sur les derniers pancakes. Elle sortit ensuite du sirop d’érable, de la confiture, de la pâte à tartiner, le tout pour accompagner le petit-déjeuner. Alex arriva près d’elle, après avoir déposé Maddy dans sa chaise haute et, alors qu’elle était en train de s’affairait, s’occupant l’esprit du mieux qu’elle le pouvait, il prit sa main ce qui la stoppa dans son mouvement. Il la remercia pour les pancakes et elle répondit avec un hochement de tête. C’était la moindre des choses : si Maddy en voulait, elle n’allait pas juste en faire pour elle, autant que tout le monde en profite. Il l’embrassa sur la joue, comme à son habitude. Iris fut tentée de le prendre dans ses bras, mais il continua, abordant le sujet de la nuit qui venait de passer ... Enfin, à moitié. Il lui dit seulement qu’il avait passé une bonne nuit.

« Moi aussi. »

C’était la vérité : cette nuit avait été apaisante à partir du moment où Alex avait débarqué, sans s’en rendre compte visiblement. En soit, ils n’avaient rien fait de mal. Peut être qu’Iris n’aurait pas dû l’embrasser, surtout à son insu, mais c’était fait et il n’en savait rien de toute façon. Ils pouvaient parfaitement passer à autre chose, même si c’était plus difficile à faire en pratique. Iris donnerait tout pour qu’il reste encore ce soir, pour qu’il n’aille pas rejoindre sa copine, pour qu’il dorme à nouveau à ses côtés et pour que chacun ait enfin le courage d’avouer leurs sentiments. Mais la journée avait déjà commencé, il fallait s’occuper de Maddy, des quelques petites choses dans l’appartement, avant de partir au parc comme promis à la petite. Elle ne pouvait pas prendre le temps de s’assoir à une table avec Alex et de discuter réellement de ces trois dernières semaines.

Alex et Maddy finirent par la sortir de ses pensées, en criant en cœur qu’ils avaient faim. Iris sourit alors et prit l’assiette de pancakes avec elle, passant du côté cuisine au côté salon de l’appartement. Elle les regarda tous les deux et posa une main contre ses hanches, l’autre tenant le plat de pancakes.

« Et le mot magique, d’abord ? On l’oublie facilement, celui là. Maddy ? »

La petite hésita, comme si elle allait donner une mauvaise réponse volontairement. Mais, son estomac sembla la raisonner : elle regarda alors sa mère.

« S’il te plait ? »
« C’est mieux, comme ça. »


Iris déposa alors quelques pancakes dans son assiette, et contourna sa chaise haute pour arriver derrière Alex. Elle posa alors une main douce sur son épaule, avant de lui poser le plat devant lui.

« Je te laisse te servir ? Laisses-en moi, ok ? »

Oui, elle se méfiait un peu de son appetit, et elle avait peur qu’en se retournant à nouveau, il ne reste plus rien pour elle. Elle lui lança un regard entendu et retourna à la cuisine pour mettre la vaisselle utilisée pour la préparation des pancakes dans l’évier : elle s’en occuperait après mais comme ça, ça ne traînerait pas. Elle embarqua également la cafetière pleine du café qu’elle venait de faire couler.

Iris retourna dans le salon s’assoir en face d’Alex, à côté de Maddy pour l’aider à se servir à manger. Elle versa le café encore chaud dans sa tasse, puis celle d’Alex. C’est fou comme ces moments pourtant simples pouvaient être véritablement apaisant. Elle n’avait pas partagé un petit-déjeuner avec Alex depuis longtemps et c’est encore une chose qui lui avait manqué. Pourquoi avait-elle toujours aussi peur de lui dire ce qu’elle avait sur le cœur ? Ce serait tellement plus simple … Ou pas, en fait, vu qu’Alex avait théoriquement quelqu’un. Elle ne lui avait posé que très peu de questions sur cette fille, au final. Elle savait juste qu’elle s’appelait Morgana, qu’elle était mannequin – tellement cliché … - et qu’il l’avait rencontré au garage, parce qu’elle était une cliente. De peur d’être un peu trop jalouse et de lui faire quelques remarques désobligeantes, Iris n’avait pas cherché à en savoir plus, se cachant derrière sa dose de travail à l’Université et le manque de temps libre pour en discuter. Seulement, elle se demandait bien pourquoi il l’avait rejoint dans son lit la nuit précédente si tout allait pour le mieux avec cette fille. Elle décida cependant que ce n’était pas le moment pour en parler, pas avec Maddy à côté, qui semblait attendre le moindre geste de leur part, patientant en se remplissant le ventre. Alors, elle décida de parler d’autre chose.

« Toujours partant pour le parc cet après midi ? Je l’ai dit à Maddy, elle était ravie que tu nous accompagnes. »

Il falsait peut être un peu froid, mais ni Iris ni Maddy ne se priverait d’une sortie avec Alex à cause de la météo. Et, quelque part, si elle l’avait annoncé à Maddy au saut du lit, c’était bien pour qu’Alex n’ait pas la possibilité de changer d’avis. Il ne refuserait rien à la petite, pas vrai ?
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Mar 11 Aoû - 11:22
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A la limite de l'infranchissable,
je te veux...
Iris Prescott & Alexander Black


Nous frappions – impoliment, il fallait bien le dire – sur la table, affamés comme on était. Je tentais de donner le bon exemple à Maddy la majeure partie du temps mais je n’avais que dix-huit ans et malheureusement parfois je retrouvais mes manies incorrectes. Je restais aussi un Black, très exigeant et surtout têtu. J’aimais rire et j’apprenais à Maddy d’une autre façon qu’il fallait savoir aussi avoir de l’humour et prendre la vie comme elle venait en en profitant au jour le jour sans se poser de questions. Quelle ironie… Si la petite était plus âgée, elle me ferait rapidement la remarque de ce grand ‘foutage de gueule’ (pour être bien vulgaire au passage, tant qu’à faire). Mais que pouvais-je si quand j’avais une chose dans la tête, je ne l’avais pas ailleurs. J’étais casse-tête pour cela mais j’étais difficile à faire changer d’avis. J’avais aussi l’habitude d’agir comme bon me semble sans devoir composer avec les idées des autres – ou du moins après Kaysa, j’en avais perdu l’habitude, d’autant qu’Iris m’a toujours tout cédé – autour de moi. Et ce même si j’avais des sentiments… Alors oui j’étais intenable mais j’étais jeune et on avait tendance à trop rapidement l’oublier.

« Et le mot magique, d’abord ? On l’oublie facilement, celui là. Maddy ? » oups ? Je vis Maddy hésiter et me regarder. Oui bon, peut-être avions-nous exagéré un temps soit peu tous les deux… Cependant la faim rattrapa Maddy, qui céda un ‘s’il te plait’ bien poli. Je ne dis rien. Je n’irais pas contre une bonne éducation. J’aimais rire mais je savais qu’avec un enfant parfois il fallait faire attention. Ma mère m’avait souvent rappelé que même si Maddy était adorable et craquante, je ne devais pas oublier qu’il ne s’agissait pas d’une copine. Iris fut alors satisfaite de l’attitude de Maddy. Elle déposa des pancakes dans son assiette. Iris vint alors vers moi – alors que je lorgnais les pancakes – pour déposer sa main sur mon épaule. Elle déposa alors le plat devant moi. La tentation de dire hésiter entre apprécier la vue devant moi des pancakes ou de sa main sur moi me démangeait mais j’estimais qu’il y avait un moment pour rire et un moment pour se la fermer. Enfin ce si je voulais manger… Elle serait capable de m’enlever l’assiette des yeux pour se venger et mon ventre lui aussi me rappela à l’ordre à mon tour. « Merci ! » dis-je poliment par esprit gourmand. « Je te laisse te servir ? Laisses-en moi, ok ? » euuuuuuuuuuuuuuh … « oui oui… » dis-je vaguement. Croyez-vous qu’un pancake lui suffira ? A voir son regard je compris que non. Ok je lui en laisse un et demi alors. Je commençais à me servir – très généreusement – de pancakes. Maddy pointa mon assiette du doigt, impressionné : « Tout ça ? » demanda-t-elle. « Tu as raison… c’est un peu limite. » dis-je hilare en m’en reservant un. « Tu en laisses à maman !!! » dit-elle en me faisant les gros yeux. Le pancake encore planté sur ma fourchette sans être posé dans mon assiette, je regardais Maddy dépité. Elle avait le même regard dissuasif que sa mère. Je reposais le pancake pour le laisser à Iris, pris par surprise.

Iris revint à ce moment pour s’asseoir à côté de sa fille et l’aider à manger. Je mangeais mes pancakes finalement plus amusé par Maddy que vexé. Je trouverai bien le moyen de faire chanter Iris pour en avoir encore un… J’eus alors du café dans ma tasse. Je remerciais Iris. « Toujours partant pour le parc cet après midi ? Je l’ai dit à Maddy, elle était ravie que tu nous accompagnes. » Maddy me regardait avec son regard du ‘tu viens hein ? Tu n’as pas le droit de changer d’avis !’. Pris au piège par les deux filles – comme si je comptais annuler alors qu’il s’agissait à la base de ma proposition – je ne pus dire non. « Paf de foufis. » dis-je la bouche pleine de pancakes. De toute façon j’étais heureux de passer cette journée avec elle. Maddy afficha son plus beau sourire en finissant de manger. Buvant de mon café, je profitai de la concentration d’Iris sur Maddy pour la couver du regard. Chaque détail d’elle s’incrustait dans ma mémoire comme un nouvel apprentissage d’elle que je n’avais encore jamais osé jusque-là. Certes j’aurais pu faire ça à un autre moment. Après tout elle était encore en tenue de nuit et les cheveux dans tous les sens, certes pas maquillée mais elle était au naturel et c’était aussi ça qui me touchait. Ses quelques boucles dans un sens ou dans un autre. Sa peau qui semblait douce sans avoir besoin d’artifice. La couleur de ses yeux qui n’avaient pas besoin de maquillage pour rendre fou un homme.

Bref, je m’égarais quand elle reporta son attention sur moi, me faisant déraper au point de me mettre du café partout. « Putain de scrout à pétard !!! » dis-je peut-être un peu trop vulgairement. Et bien évidemment : « Putain de scrout à pétard ! » répéta Maddy en rigolant. Je me retenais de jurer de nouveau, me levant pour aller me changer. J’en profitais du coup pour aller à la douche au passage. Une douche froide s’impose même en début décembre ! Une fois nu sous la douche, je respirais un bon coup. Je ne vais pas survivre à ça sans craquer. Je le savais. Dès que je la regardais, je la trouvais irrésistible. Me l’interdire me perturbait d’autant plus. Un homme souhaite toujours avec ardeur ce qu’il ne peut avoir et je ne faisais pas exception à la règle même si je savais que céder ne mettrait fin à rien. Si c’était aussi facile, ça se saurait.

Je prenais donc une bonne douche pour me rafraîchir les idées. Quand j’eus fini, je sortais en boxer – dans la précipitation je n’avais pas pensé à prendre mes fringues – pour aller vers ma chambre persuadé qu’Iris serait dans le salon avec Maddy. Loupé… Maddy est dans son par cet Iris sort de sa chambre proche de la salle de bain sans faire plus attention comme moi. Le choc fut donc inévitable. Heureusement pour moi je suis toujours doué… pour me foutre dans des situations pas possibles ! Résultat des courses : à vouloir éviter de tomber, je l’ai peut-être un peu trop poussé brutalement contre le mur du couloir – c’était involontaire, je précise, même si personne ne voudra le croire – me retrouvant tout contre elle. Comment donc rendre une douche froide inutile en quelques secondes à peine… Mon bras l’ayant entouré par réflexe pour l’attirer bien contre moi, mon poignet donc ayant pris violemment contre le mur, la proximité n’était vraiment pas raisonnable surtout avec sa petite tenue de nuit encore sur le corps. Maddy jouait dans son parc sans avoir regard sur le couloir. On pouvait encore ses jouets faire du bruit, signe qu’elle s’occupait. Elle pourrait alors certainement s’amuser encore un petit moment ? Je savais que ma pensée n’était pas raisonnable mais là… qui ne le serait pas ? J’avais envie de laisser ma main remonter sous le tissu de son haut… de la coller plus à moi si c’était encore possible. Figé dans cette position depuis quelques secondes à peine, j’avais la sensation d’une éternité où une lutte s’imposait entre ce que j’avais décidé et ce que je voulais vraiment.

Ma main remonta cependant malgré moi contre la peau de son dos où je sentais la ligne de sa colonne vertébrale. Mon nez, si proche du sien ne put alors pas s’empêcher de le caresser un instant dans ce silence lourd entre nous. Figé entre le devoir de m’écarter ou l’envi de me rapprocher un peu plus, je ne voulais plus quitter cette position. Je dirigeais alors mon autre main vers la hanche d’Iris dans l’intention de la poser. Mon visage se rapprocha sensiblement si bien que mon nez glissa contre le sien. Mes lèvres s’étaient rapprochées des siennes. La main dans son dos, effectua une pression légère pression pour tuer le reste d’espace qui pouvait rester entre nos deux corps. Ne restez plus que nos visages pour compléter cette union parfaite. Mon souffle s’était déjà mêlé au sien et j’étais en train de craquer lentement… Sans précipitation pourtant, je prenais mon temps, remontant finalement ma main sur sa peau nue de son dos à ses flancs. L’autre venait pour se poser de l’autre côté. Je trouvais rapidement la douceur de sa peau. Ça n’avait rien à voir avec ce que j’avais pu imaginer. Quand mes deux mains furent en contact avec ses flancs pour remonter peu à peu sous son t-shirt, je sentais mon corps s’enflammer en une fraction de seconde. Si proche d’elle, une tension agréable et forte commençait à s’installer. Mes lèvres à un centimètre des siennes se rapprochaient peu à peu. Mon cœur ne suivait plus aucun rythme concret. Le retentissement des jouets de Maddy semblait bien lointain. C’était comme se retrouver dans cette bulle avec elle. Plus rien n’aurait pu concrètement me perturber, même ma raison. Mes doigts atteignirent la ligne du côté de la courbe de ses seins. Mes lèvres frôlaient à peine les siennes. La limite était là et j’étais sur le point de la franchir si… si Maddy n’aurait pas trouvé son moment pour intervenir : « Maman !!! » Mais je n’étais pas sûr d’être capable de laisser sa mère répondre à cet appel. Me freiant sur l’instant dans ce baiser. Je fermais les yeux un instant en respirant longuement. Je décidais cependant que Maddy attendrait. Je tentais une seconde fois de laisser mes lèvres sceller ce baiser : « MA – MAN !!!!!! » me freina-t-elle une deuxième fois. Merlin… Le pire était que je savais pertinemment que la façon d’appeler sa mère n’indiquait pas une importance capitale. Maddy pourrait bien attendre en apprenant à prendre son ‘mal’ en patience. Seulement elle finit de nous achever une troisième fois : « Maman ! Maman ! Maman ! Maman ! Maman ! Maman ! » hurla-t-elle de façon continue. Je finis par m’écarter de frustration. Le pire ? Tout ça pour un jouet de l’autre côté de la barrière. Mais il ne valait mieux pas que je m’en charge. Dans ces moments. Ma patience avait des limites et je refusais de m’en prendre à Maddy juste parce que j’étais trop con pour ne pas aller jusqu’au bout de ma volonté. « Je te laisse t’occuper de ta fille. » dis-je frustré en allant dans ma chambre, non sans fermer la porte. Je m’ébouriffais alors les cheveux rageurs sur cet instant. Respirant finalement un bon coup, je me répétais ‘quand il faut savoir souffrir…’. Je savais que c’était mieux comme ça mais Merlin savait à quel point, sans la présence de Maddy, il y aurait bien longtemps que mes bonnes résolutions auraient volé. Il fallait que je me calme. Pour l’heure je décidais donc d’enfiler le plus rapidement un vêtement. Allez cependant fermer un jean dans l’état où j’étais…



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Iris Prescott
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Mer 12 Aoû - 18:05
Iris ne remarqua pas tout de suite qu’Alex l’observait. Elle s’occupait de Maddy et de son propre petit-déjeuner également. La semaine, ces moments à deux – et même trois – étaient rares : c’était toujours la course le matin, entre préparer Maddy pour la crèche, puis se préparer pour la fac et le tout dans un timing plutôt serré. Là, ils pouvaient tous les trois se poser sans devoir courir partout dans l’appartement à la recherche d’un livre de cours ou d’une chaussette manquante. Du coup, faire attention à ce que faisait Maddy lui paraissait assez important pour qu’elle y concentre toute son attention. Iris finit néanmoins par détourner le regard un moment, et remarqua celui d’Alex sur elle. Il n’y avait rien de gênant à ça, elle se demandait juste ce à quoi il pouvait bien penser. La nuit dernière ? Tôt ce matin ? Rien n’avait changé quand il était venu les rejoindre. La journée allait sûrement ressembler à toutes les autres et le soir venu, il serait sûrement encore dans la même impasse. Iris allait pousser un soupir, désespérée par la situation qui s’enlisait peu à peu sans avoir le courage d’intervenir, quand Alex finit par renverser son café sur lui en jurant. Maddy répéta l’insulte, mais Iris était trop préoccupée sur le fait qu’Alex avait très bien pu se brûler pour reprendre sa fille. Elle se leva instinctivement et contourna la table pour s’assurer qu’il allait bien : il partit alors pour se changer, et Iris sortit sa baguette magique pour faire disparaître toutes les traces. Maddy applaudit et Iris la réprimanda sur le fait qu’il ne fallait pas répéter tous les jurons de parrain Alex.

En entendant l’eau de la douche couler, Iris devina qu’Alex ne reviendrait pas tout de suite : elle termina alors ses pancakes, tout comme Maddy et débarrassa la table. Elle installa ensuite la petite dans son parc pour qu’elle puisse jouer tranquillement pendant qu’elle allait s’occuper de la vaisselle, puis d’aller faire les lits dans les chambres. Elle commença par la chambre de Maddy, puis la sienne. Elle s’arrêta un instant sur son lit, et repensa à la nuit dernière. Il fallait vraiment mettre les choses au clair : ce n’était pas juste pour sa petite amie – même si elle n’aimait pas cette femme – et au moins, ils en vivraient mieux. Mais, pour mettre les choses au clair, il faudrait d’abord faire un choix : assumer ses sentiments ou tenter de les enterrer une bonne fois pour toute ? Pas sûre qu’Iris soit en mesure de choisir la seconde solution, pas après tout ça. Elle posa ses oreillers sur le lit, après avoir tiré la couverture et sortit de sa chambre.

Elle ne vit pas le choc arriver. Quand elle percuta Alex, elle était encore à repenser à la situation. Elle se retrouva contre le mur, Alex à quelques centimètres près d’elle, son bras autour de sa taille. Ils venaient de se percuter mais il avait été suffisamment rapide – réflexe d’ancien joueur de Quidditch sûrement – pour se réceptionner et ne pas tomber. Il avait eu la prévenance de la rattraper au passage, mais voilà qu’ils se retrouvaient à nouveau dans une sacrée situation … A croire que leurs corps étaient comme deux aimants, attirés l’un à l’autre dès qu’ils se croisaient. Iris se perdit dans son regard et passa une main le long de son torse. Lui finit par se rapprocher, encore et encore, et Iris ne put y résister non plus : elle eut sa réponse à sa question. Jamais elle ne pourrait enterrer cette attirance qui, visiblement, était réciproque. Elle ne pouvait plus avoir de doute là-dessus. Alors, qu’est ce qui les empêchait de continuer ? Son cœur battit un peu plus fort quand il remonta sa main le long de son corps, se rapprochant de plus en plus de sa poitrine. Elle retint son souffle alors que leurs lèvres se rapprochaient, pour céder à un baiser qui, cette fois, ne serait pas une surprise ni pour l’un ni pour l’autre. Sauf que voilà, dans tout ça, ils avaient oublié quelqu’un. Iris ne pensait plus du tout à la présence de Maddy – elle aurait le temps d’avoir honte plus tard – et ignora le premier appel, posant même sa main sur l’épaule d’Alex pour l’inciter à faire de même. La petite cria une nouvelle fois et Iris fut tentée de jurer à son tour. Pourquoi fallait-il que sa fille choisisse ce moment là pour avoir besoin d’elle ? Et Maddy la rappela encore et encore, sans s’arrêter. Ils n’avaient plus d’autre choix que de se séparer, quoiqu’à contre cœur. Alex lui dit d’aller s’occuper d’elle et s’écarta. Iris essaya de le retenir en lui prenant la main mais c’était déjà trop tard. Elle soupira alors, et partit dans le salon pour ramasser le jouet de la petite en essayant de masquer sa frustration à elle aussi. Ce baiser aurait pu suffire à clarifier les choses, il aurait pu être un premier pas vers la sortie du tunnel.

Pour tenter elle-même de se changer les idées, elle emmena Maddy dans sa chambre pour la changer et lui enfiler une tenue toute mignonne en vue du parc de cet après midi : une petite robe en laine bleue foncé avec des collants. Avec l’aide d’une barrette, elle lui dégagea le visage également : ses boucles blondes étaient infernales à coiffer et Iris en connaissait quelque chose vu qu’elle avait les mêmes cheveux. Elle revint ensuite dans le salon où elle déposa à nouveau Maddy dans son parc. Comme Alex ne s’y trouvait pas, elle passa devant sa chambre et s’arrêta derrière la porte – y entrer serait comme jouer avec le feu.

« Tu peux surveiller Maddy un instant, le temps que je prenne ma douche ? »

Iris n’attendit pas forcément de réponse, récupéra ses habits dans sa chambre – un slim noir et un pull léger – et se rendit dans la salle de bain à son tour. Elle resta un moment sous la douche, à réfléchir encore et encore. Elle s’étonnait d’ailleurs de ne pas avoir encore eu de migraine, à force. Les choses pourraient être très simples, mais non, il fallait qu’elle se mette des barrières. Après, si elle se lançait dans quoi que ce soit avec Alex, ce serait sa première relation sérieuse depuis William. Ca lui faisait peur, mais elle savait aussi qu’Alex n’était pas Will : il était bien plus honnête, bien plus franc.

Iris sortit de la salle de bain habillée mais les cheveux encore mouillés. Elle s’était légèrement maquillée, comme tous les jours quand il était prévu de sortir. Même si ce n’était que dans quelques heures, au moins elle serait prête. Elle s’arrêta à l’entrée du salon où Maddy rigolait avec Alex. Elle sourit en voyant le visage rayonnant de sa fille et traversa la pièce pour s’installer dans le canapé. Quelque part, heureusement qu’il y avait Maddy : ça les empêchait de déraper trop vite. Sinon, Iris aurait bien repris là où ils s’étaient arrêtés.
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Ven 14 Aoû - 8:35
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Quand la peur nous tient
Maddy, Iris & Alexander


Ma situation paraissait simple. Je n’avais qu’à laisser parler mes sentiments… Seulement c’était bien plus compliqué. Ou du moins c’est ce que je croyais, cachant ma peur de commencer quelque chose avec Iris. Je pouvais mettre ma situation en avant, prétextant que mes choix étaient dangereux pour elle si je cédais à mes sentiments mais soyons honnête, le seigneur des ténèbres n’aurait pas besoin de savoir si nous étions ensemble ou non. Etant ma colocataire, la situation étant ambigu, avec ou sans relation donc, je lui faisais courir le même risque. Seulement j’aimais me servir de ce prétexte pour justifier mes réticences. La véritable raison était ma peur de la perdre. A chaque relation sérieuse, ça s’était mal terminé. Avec Kaysa, nous nous étions éloignés, rompant même presque notre amitié durant des mois. Joanne en était morte. Comment ne pas craindre alors pour Iris ? Ne dit-on pas ‘jamais deux sans trois’ ? Je ne voulais pas la perdre, peu importe la situation. Je préférais alors me borner à milles excuses plutôt que de céder. Comme il était alors doux de se mentir et de prétexter être bien mieux dans une relation amicale là où elle n’avait plus lieu d’être… Même Maddy n’était pas dupe. C’était pour dire. Alors quand Iris alla à la douche, la petite ne se priva pas de me demander pourquoi je ne voulais pas de sa maman. Comment dire à une enfant de moins de trois ans à quel point j’aimais sa mère mais que c’était plus compliqué qu’elle ne pouvait l’imaginer ? J’ai bien tenté de lui expliquer encore et encore mais rien n’y faisait. Maddy était de toute façon trop buté et après multitude de tentatives de changer de sujet, je dus la chatouiller pour lui faire oublier cette idée. C’est à ce moment qu’Iris sortit alors que je rigolais des rires de la petite qui avait finalement oublié le sujet principal de notre conversation. Cependant je ne pouvais m’empêcher de me dire que même si Maddy n’était pas dupe à tout ceci, c’était pour une raison. L’un comme l’autre étions incapable de cacher nos sentiments. Bien trop flagrant aujourd’hui, on en venait à faire douter Maddy sur ma véritable place vis-à-vis d’elle. Honnêtement, pour moi-même ce n’était plus clair non plus. Une part de moi aimerait jouer ce rôle de père plus qu’un autre. Cependant… Oui bon rien ne m’en empêche mais… c’est compliqué.

Là, Iris nous vit finalement en train de jouer ensemble comme un père et sa fille. On pouvait parfois comprendre pourquoi Maddy insistait autant. Moi-même je ne savais pas vraiment la limite entre un parrain et un père. Je n’avais après tout que 18 ans et si j’avais bien compris la figure autoritaire de mon rôle, quelle était la différence entre le père et le parrain quand l’enfant n’a pas vraiment de père ? Quelle différence faire ? A mon âge, j’avais encore tant à apprendre et si je le faisais avec Maddy aujourd’hui, j’avouais ne pas savoir répondre si on me demandait d’expliquer la différence de comportement à avoir. Après tout, même si les réprimandes passent beaucoup par Iris, il m’arrivait aussi parfois de mettre un frein à l’attitude de Maddy quand elle allait trop loin. C’était rare. Maddy était une enfant facile – heureusement pour nous – mais elle restait une enfant qui avait besoin parfois de comprendre la place des choses. On l’aimait, on était heureux de jouer avec elle mais elle restait l’enfant et nous les adultes. Les parents d’Iris et ma mère nous l’avait assez répété. Mon père m’avait même rappelé la nuance pour éviter les bourdes qu’il a fait avant moi avant de retrouver sa place de père – chose dont je ne me souviens absolument pas, j’étais trop jeune je suppose – bref, on avait les cartes en main pour s’en sortir correctement à défaut d’être parfait pour…. Etre parent. Mais parrain ? Mon père avait tenté de me l’expliquer mais dans mon esprit ça restait assez flou à cause de l’absence d’un père pour Maddy dont instinctivement, sans m’en rendre compte, je prenais automatiquement, ne facilitant pas la compréhension de Maddy sur mon réel rôle dans sa vie. Je voulais penser qu’elle finirait par comprendre en grandissant mais encore fallait-il AUSSI clarifier la situation avec sa mère. Chose dont je n’étais pas sûr de vouloir. Je ne voulais pas être que son ami mais j’avais la trouille complète d’aller plus loin. Ce flou me plaisait plus que je ne pourrais l’avouer. J’avais la sensation de pouvoir me permettre des choses que je ne pourrais en tant qu’ami, sans réaliser à quel point ça ressemblait à une situation de couple plutôt qu’à des amis. Avais-je besoin de ce passage pour avancer ? Un psychologue s’empresserait de dire oui même s’il me conseillerait de faire tôt ou tard un choix véritable. Après tout, l’éducation de Maddy en dépendait aussi et l’enfant avait besoin d’une situation stable… Alors quand je jouais avec Maddy en regardant Iris, une part de moi voudrait avancer mais je faisais un blocage. C’était tellement plus facile de l’embrasser que de dire quoi que ce soit. Mais étions-nous vraiment obligés de parler ? Mettre un mot sur tout ça ?

De là, on passa sous silence, Iris et moi, tout ça. La présence de Maddy était une bonne excuse face à notre incapacité et finalement la matinée passa comme d’habitude depuis quelques semaines : par des non-dits et pourtant des regards qui en disaient longs ou des attitudes incontrôlées. Une caresse sur le dos de la main par ci, ma main qui se pose sur le bas de son dos à un autre moment. Je pourrais même citer les frôlements, les sourires ou encore les simples regards. Nous passions aussi le repas de cette façon. Voulant profiter de ce moment, je choisis même de faire la cuisine avec Iris. Et vas-y que je pose mes mains sur tes hanches pour te décaler un peu pour ouvrir un tiroir. Et vas-y que je regarde par-dessus ton épaule pour voir où tu en es, juste pour sentir ton doux parfum. Je passe les détails de ma façon de croiser nos mains par ‘inadvertance’. Pourquoi alors vouloir se priver de tout ça ? Cette situation ambiguë était claire aujourd’hui. Je comprenais ce qu’elle voulait dire mais ne rien dire me rassurait. C’était comme si du jour au lendemain, si ça tournait mal, on pouvait revenir en arrière et rester ami parce que la limite n’était pas franchie. Situation donc plus que confortable pour moi contrairement à ce qu’on pourrait penser. Elle était rassurante…

Mais le repas passa et la sieste de Maddy arriva. Si Maddy fut coucher et ce sans encombre à 13h ou dans ces eaux-là, nous nous retrouvions rapidement tous les deux… seuls. Que faire ? Se regarder dans le blanc des yeux ? Mon téléphone sonna à ce moment, me sauvant de ce moment délicat. Je partis donc le chercher sur le comptoir. Le nom de Morgana s’afficha sur mon téléphone. Je décrochais sans réfléchir. « Morgana ? … Oui. Non pas ce soir. Oui… Oui lundi ça peut être sympa. Je dépose Maddy à la crèche le matin pourquoi ? Tu veux passer au boulot ? Le lundi je suis à l’école. Oui… Ok oui c’est une bonne idée pour la pause déjeuné. Il a besoin de moi ? Lundi soir ? La nuit entière ? Oui. Ok. Oui je te laisserai m’accompagner jusqu’au manoir. Oui. Ok on fait comme ça. Et sinon, toi ta journée ? » lui demandai-je pour gagner du temps. « Ah… ok je te laisse alors. » Sauf que Morgana avait des choses à faire… Je dus raccrocher. Résultat des courses ? Sur les deux heures de sieste, j’avais gagné deux minutes… Ahah… Et maintenant ?


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Iris Prescott
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Ven 28 Aoû - 23:19
La matinée passa plus vite qu’Iris ne l’avait pensé. Le temps aurait pu défiler très lentement pourtant, avec cette tension entre les deux. Iris surveilla un instant ses gestes, ses mots, mais le naturel reprit très vite le dessus, avec tous ces échanges de regards et ces contacts rapprochés. A quoi bon essayer de s’éviter, de toute manière ? Quoi qu’ils fassent, ils finissaient toujours par se rapprocher d’une façon ou d’une autre. Alex en devenait même somnambule ! Et puis, peut être qu’à force de se chercher, l’un ou l’autre aurait au bout d’un moment le courage nécessaire pour faire face à leurs sentiments et mettre des mots concrets là-dessus. En attendant, Iris potassa un livre de cours, tandis que Maddy dessinait sur la table basse du salon. Alex l’aida ensuite à préparer le repas de midi et, quand Maddy commença à se frotter les yeux, Iris décida de l’emmener à la sieste : ils iraient au parc après.

Vers treize heures donc, Alex et Iris se retrouvèrent seuls, en tête à tête. Iris ne savait pas dire si la situation la réjouissait ou si, au contraire, elle la craignait. Un mélange des deux peut être : plus rien ne les arrêteraient, cette fois. Après avoir couché Maddy, Iris regagna le canapé du salon. Un silence s’installa, comme s’ils étaient devenus muets. Et la sonnerie du portable d’Alex retentit. Iris n’avait pas eu l’intention de se poser de questions sur l’interlocuteur mais sa curiosité fut piqué au vif quand Alex prononça le nom de Morgana. Avec la soirée précédente, et la matinée, Iris l’avait presque oubliée … C’était pourtant la copine d’Alex, un élément plutôt important dans l’équation. Elle s’était toujours demandé à quel point il était attaché à elle, et les raisons pour lesquels il s’était casé si rapidement. D’un côté, elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle-même avait dû jouer un rôle : il avait commencé à sortir avec cette fille juste après Halloween. De son côté, il lui était impossible de regarder quelqu’un d’autre de la même manière qu’Alex, ou de considérer une personne de son entourage comme elle considérait Alex. Plus maintenant, et de moins en moins.

Ce fut plus fort qu’elle, elle écouta la conversation téléphonique, en ayant seulement les réponses d’Alex. L’échange semblait sérieux et ne ressemblait pas vraiment à un échange qu’un couple normal pouvait avoir : pas de « je t’aime » mielleux, de « tu me manques » ou de « j’espère te voir bientôt ». Rien d’affectueux en soit, d’ailleurs. Visiblement, quelqu’un avait besoin d’Alex pour une nuit entière – Iris fronça les sourcils, s’interrogeant sur l’identité de la personne – et il devait aller dans un manoir lundi soir. C’était une requête assez particulière, qui la laissa perplexe. Elle regarda alors Alex, qui finit par raccrocher après une fin de conversation plutôt expéditive. Iris se leva ensuite, pour s’adosser au comptoir et se rapprocher d’Alex : sa curiosité l’emportait totalement, se surprenant même d’avoir envie d’en savoir plus au point de se montrer intrusive. Serait-ce une pointe de jalousie ? Fort possible. Sa main glissa sur l’épaule d’Alex pour prendre la sienne, et elle pencha la tête du côté, soucieuse de ce qu’il se passait.

« Est-ce que tout va bien ? Si y’a un problème et que tu dois partir maintenant, vas-y, hein, j’expliquerai à Maddy. »

Sait-on jamais. Ca l’embêterait vraiment beaucoup qu’il doive partir immédiatement, alors qu’elle partait du principe qu’elle passait une bonne partie du week end avec lui, au moins jusqu’au soir. D’ailleurs …

« Mais je te cache pas que j’aimerais te garder encore un peu pour moi. »

Oups, serait-ce la phrase de trop ? En tout cas, ça avait échappé à Iris qui baissa légèrement la tête. Ce n’était franchement pas le genre de truc à dire, pas en ce moment. Elle se maudit d’avoir pensé si haut. Elle s’était emballé, si ça se trouve. Ils avaient parlé du lundi, pas de tout de suite. Mais, peut être que Morgana avait voulu qu’il vienne rapidement et qu’Alex avait choisi le lundi pour respecter ses engagements auprès de Maddy et Iris. C’était une possibilité et Iris était une adepte du « inventons-le-pire-des-scénarios-pour-se-préparer-à-tout ».
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Mer 2 Sep - 13:28
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Quand c'est plus fort que moi
Iris Prescott & Alexander Black


Ayant raccroché, je savais donc ce qui allait attendre mes prochains jours. Je l’avais choisi, je ne râlais donc nullement. J’avais passé l’adolescence à croire où tout m’était dû parce que j’étais simplement canon ou juste un Black. Aujourd’hui je savais que pour obtenir quelque chose il fallait se battre et pour ça, j’étais lancé dans une quête qui aurait peut-être ma peau au passage. D’où la raison de ne pas avoir le droit à céder mes sentiments. Iris pouvait me rendre faible, me faire reculer et même hésiter. Je ne voulais pas craindre la mort de peur de ne jamais la revoir ou encore pouvoir la tenir dans mes bras. Je ne devais pas me laisser atteindre par de telles choses pour le moment. J’avais bien le temps plus tard, une fois Darren six pieds sous terre, de craquer complètement et ne penser plus qu’à elle.

De la fin de ma conversation, Iris se leva alors pour s’adosser au comptoir de la cuisine, soit non loin de moi. J’étais moi-même adossait à cet endroit. Elle glissa alors sa main sur mon épaule. Je sentais sa curiosité. Je la fréquentais depuis si longtemps, je commençais donc à la connaître et à savoir ce qu’elle pouvait potentiellement dans la tête. Ce que j’espérais c’est qu’elle n’ait pas la même facilité à lire en moi. J’étais déjà passé par ce genre de situation. J’avais même cherché à m’écarter d’elle. J’espérais qu’elle ne comprenne pas que je mijotais quelque chose peut-être de bien plus dangereux qu’une simple relation avec une jeune sorcière top model. Je la sentais pourtant soucieuse. Je faisais mon maximum pour paraître normal… « Est-ce que tout va bien ? Si y’a un problème et que tu dois partir maintenant, vas-y, hein, j’expliquerai à Maddy. » Avait-elle oublié à quel point je pouvais être un homme de parole. Je lui avais promis de passer la journée avec elle. Rien ne m’en aurait arraché. J’avais de toute façon besoin de ces moments pour tenir le coup… Me priver d’elle n’était pas une solution et je m’en rendais compte. Plus je tentais de lutter plus je craquais. Je devais alors trouver une stabilité dans notre amitié le temps d’obtenir ce que je désirais vraiment. « Mais je te cache pas que j’aimerais te garder encore un peu pour moi. » me dit-elle m’arrachant un sourire. Elle baissa la tête et jamais je ne pus la voir d’une certaine façon fragile. Iris était une femme discrète dans ses sentiments et pour moi, ces mots voulaient dire tellement plus… J’entrelaçais alors mes doigts dans les siens. Me rapprochant, j’embrassais son front un long instant en captant ce moment comme une véritable bouffée d’air frais. Je baissais alors mon regard vers le sien, étant plus grand qu’elle : « Rien ne presse avant lundi. » Je me décalais alors simplement. Je savais que si je resterais, je ne pourrais m’empêcher de me noyer dans son regard. Mes lèvres se rapprocheraient alors sensiblement des siennes. Elles m’appelaient d’une façon incontrôlable. Je devais cependant rester sur mes gardes. J’étais souvent bien impulsif. Je savais être capable de redresser son menton vers moi et l’embrasser sans plus de préambule. Je lui fis quand même le signe de me rejoindre sur le canapé.

Le fameux canapé devenait à la fois un moyen d’évasion et de tentation… Nous nous retrouvons souvent dans ce canapé quand Maddy n’était plus dans nos pattes. Si longtemps nous trouvions quoi faire pendant les siestes de Maddy, depuis ce baiser, j’étais perdu. Je n’osais plus rien engager. Tout pouvait déraper. Même ces moments de complicités à préparer des crêpes à Maddy par exemple devenait dangereux. Je me voyais déjà poser mes mains sur ses hanches pour la décaler ou lui embrasser la nuque. Le canapé était alors une bonne situation de repli tout comme le fait de regarder la télévision, s’abrutir par les images et donc ne plus penser à rien.

Je m’ébouriffais les cheveux en attrapant la télécommande comme si déjà nous gagnions un rythme de petit couple âgé qui n’avait déjà plus rien à vivre que de supporter la présence de l’autre. Regretterai-je presque de ne pas partir ? Pour faire quoi ? Rejoindre Morgana ? Passer mes frustrations sur elle ? Elle était une personne et j’avais plus de considérations pour Morgana que ce qu’on pourrait imaginer. Fréquenter les mangemorts ne m’avait pas encore assez perverti à ce point même si je prenais de moins en moins de considération pour les dommages collatéraux là où était ma lutte il y a un an. Ironie… Quoi qu’il en soit partir n’était pas une solution. Parce que la télévision en était une ? Je n’avais même pas envi de la regarder… Je cherchais alors quelque chose de correct à faire sans que ça ne dérape, tout ça en silence en jouant de la télécommande sans la regarder. J’étais bien tenté de lui demander ce qu’elle voulait faire mais je perdrais la main et donc le contrôle de la situation en ne choisissant pas une chose sans risque. On pourrait très bien faire le ménage… Enfin ça c’était sans compter sur Iris qui était très organisée. Il n’y avait pas grand-chose à faire. Je n’allais quand même pas ENCORE lui envoyer mon oreiller à la figure ?!

Je finis par reporter mon regard après un instant de réflexion, de cet air espiègle que j’ai toujours eu depuis l’instant où j’ai gagné la conscience de faire des bêtises. Je vis bien dans son regard sa propre méfiance. Je ne dis cependant rien, jouant toujours avec la télécommande sans allumer la télévision. Cet air espiègle avait été surtout le résultat d’une pensée peut-être mal placé. J’avais bien idée de comment occuper nos deux heures mais je doutais que ce soit une très bonne idée… Je reportai mon regard dans le vide de nouveau. Cherche Alex. Tu vas trouver…

Je finis par me lever sans prévenir en la laissant sur le canapé, après avoir posé la télécommande sur la table basse. Je disparaissais alors un instant dans ma chambre. Je venais d’avoir une idée. Ramenant un gros carton dans le salon, je le posais sur la table à manger. Je fis alors signe à Iris de venir voir. En l’ouvrant, je la laissais découvrir pas mal de photos sorcières ou moldues. Sur la table, j’avais aussi posé un album à créer soi-même. « Je pensais faire ça au départ seul mais je me suis vite rendu compte de l’ampleur de l’idée et pourquoi ne pas faire ça à deux finalement ? ça peut être aussi un moment agréable rien qu’à nous… » Voilà une activité qui ne demanderait pas trop de chamaillerie et donc de dérapage. J’étalais les photos sur la table. Avais-je cependant conscience de la symbolique d’une telle action ? Je pensais au départ faire un album seulement de Maddy mais les parents d’Iris m’ont rapidement conseillé d’inclure Iris et moi comme si je faisais parti de la famille. Certes ce n’était pas faux. Après tout j’étais le parrain de Maddy mais ça avait une fois de plus son ambiguïté dont je refusais de penser. Ma mère, de son côté, s’était fait un réel plaisir de me donner des photos de moi petit alors que mon père n’avait pas pu s’empêcher de rajouter à quand le deuxième ! Le deuxième quoi ? Le deuxième enfant d’Iris… Le nôtre… Bref, je dois vous faire un dessin ? Après avoir tiré une tête de six pieds de long, je me suis assuré, si tenté que ça dérape, d’éviter de faire un enfant à Iris. Pas que je n’aimerai pas mai… dois-je préciser que je n’avais que dix-huit ans et bien le temps avec tout ça ? J’avais déjà une couche-culotte à gérer… ça ne paraissait pas comme ça mais ça demandait du temps et de la patience. Alors deux… Un deuxième… Un enfant… Le mien qui plus est… Ou du moins MON sang – Maddy est tout de même comme ma propre fille – non franchement… ce jour-là, je prends mon balai et la fuite. Je ne suis pas sûr de pouvoir gérer un deuxième comme moi. Même si j’aimerai transmettre mon nom… « Je me suis dis que pour Maddy, pour plus tard, ça pourrait être sympa de lui faire un album. J’ai récupéré des photos chez tes parents ainsi que toi toute petite. » dis-je pour justifier la présence de toutes ces photos en ma possession. « Je ne les ai d’ailleurs pas encore regardé. On va découvrir ensemble nos… oh Merlin !!! Je comprends mieux certaines choses ! » dis-je en pointant du doigt une photo d’Iris en rigolant. Elle avait la figure plein de gâteaux. J’avais la sensation de voir Maddy petite. Je pris d’ailleurs une photo de la petite avec du chocolat partout, dans le même état donc, pour les mettre à côté. On dirait les mêmes et je ne pouvais m’empêcher de rigoler. « Ah ben c’est du propre ! » dis-je avant de voir une photo de moi au même âge P.A.R.E.I.L . . . Je la pris pour la mettre à côté hilare. J’avais du chocolat partout comme Maddy : « Regarde-moi ça… Dans la famille crado je veux le parrain, la mère et la fille. » dis-je en les gardant les unes à côtés des autres. Ce qui était drôle c’est qu’à cet âge, j’étais aussi blond que les filles. On pourrait presque croire que Maddy était ma propre fille. On m’avait déjà fait la remarque mais ça me frappait bien plus sur ces images qu’en réalité. « Regarde la ressemblance… Je vais finir par croire qu’en fait Maddy et ma fille et que tu m’as drogué dans une nuit… Faut dire, je pourrais pas t’en vouloir, tu n’aurais pas été la seule à y penser pour atteindre ce beau corps parfait… » dis-je en gonflant le torse comme un coq tout en le touchant d’un air suffisant. « D’ailleurs tu remarqueras à quel point à cinq ans j’avais déjà une certaine classe. » disai-je en lui montrant une photo de moi en robe sorcière des plus classes pour un mariage. J’avais déjà ce sourire espiègle du ‘tu vois ma belle tenue… je vais me faire un plaisir de la salir !!’ Ma pauvre mère a du s’arracher plus d’un cheveux… Comprenez alors que je n’étais pas pressé d’avoir un monstre issu de mes propres gênes. Et une fille me ferait craindre tout autant. Après tout Kaysa et Nina n’avaient pas été faciles non plus. On ne peut de toute façon pas être enfant de maraudeurs sans finir turbulent… Même si certains pouvaient être plus calmes que d’autres. Bref pour revenir au sujet principal – moi en l’occurrence – j’étais, je suis et je resterai canon. « Tu veux organiser l’album comment ? » disais-je cependant plus sérieusement pour l’inviter à choisir comment elle voulait qu’on s’organise, de façon chronologique ou par scènes ressemblantes… sans pouvoir me retenir de poser ma main sur le bas de son dos.

Je ne pouvais m’empêcher de ne pas la toucher. J’étais du genre très tactile avec la personne pour qui je vouais des sentiments. Ce qui me compliquait bien la tâche. Surtout quand je reportais mon regard sur elle alors si proche de son corps… Je finis par enlever ma main pour m’ébouriffer les cheveux et m’écarter d’un pas comme si de rien n’était. Je m’ébouriffais souvent pourtant les cheveux dès qu’il y avait quelque chose. Finissant par m’étirer pour me donner une raison de m’éloigner un peu pour ne pas la percuter de mes bras, je sentis cependant mon épaule gauche me tirer affreusement. Je savais qu’il s’agissait de mes activités peu recommandables… Tirant une légère grimace que je ne pus retenir, je dis alors : « Le boulot… On porte des charges lourdes parfois… » dis-je pour justifier la douleur, ce qui ne devait pas non plus être totalement faux. Je regardais rapidement sous mon t-shirt par l’ouverture du coup. « Merlin… » dis-je étonné. J’enlevais mon t-shirt en le gardant dans mes mains pour lui montrer l’arrière de l’épaule qui était marquée d’un magnifique bleu de la taille d’une main d’un enfant de dix ans. Je comprenais mieux pourquoi j’avais mal. Je n’avais pas trop fait attention jusque-là. Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, je ne passe pas ma vie à m’admirer. « Tu as quelque chose pour soulager la douleur ? Pommade ? Sort ? » lui demandais-je sans avouer qu’en soins j’étais parfois un beau troll sans cervelle. J’attendis alors qu’elle m’aide, oubliant un instant l’album et mes sentiments au profit de la douleur qui me tiraillait un peu – même si j’en ferais bien des caisses pour simple plaisir d’être soigné plus longtemps – oui je sais… je suis irrécupérable et pour cause : « Rah ça pique vraiment en fait… » dis-je en grimaçant comme un gros bébé pour l’inciter à me donner un truc et accessoirement à ce qu’elle s’occupe de moi. Quoiiiii ? ‘Il ne faut pas craquer’ ne veut pas dire que je n’en ai pas envi…


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Iris Prescott
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Mar 8 Sep - 15:11
Rien ne pressait avant lundi ? C’était parfait. Iris hocha simplement la tête, quoique soulagée. Elle pourrait encore passer du temps avec lui et qui sait, trouver le bon moment pour lui parler. Tous les deux s’installèrent ensuite sur le canapé, sans un mot. Ce n’était pas l’endroit le plus neutre de la pièce, mais ils n’allaient quand même pas rester debout dans le salon pendant deux heures comme deux idiots, si ? Alex alluma la télévision et fit défiler les chaînes moldues. Iris regardait très peu cette machine parce qu’elle avait dû mal à comprendre toutes les émissions moldues, à cause de leur différente culture. Et puis, elle avait l’impression que ça les abrutissait un peu alors si Maddy pouvait éviter de grandir avec, ça l’arrangerait aussi. Elle profitait quand même de la proximité avec Alex, puisque c’était tout ce dont elle avait le droit pour l’instant.

Alex se leva alors brusquement et Iris haussa un sourcil, perplexe par cette soudaine énergie. Qu’avait-il encore en tête ? Elle ne chercha pas longtemps, sachant pertinemment que sa réponse viendrait très rapidement. En effet, l’ancien Gryffondor revint avec un carton qu’il déposa sur la table de la salle à manger. Iris se leva pour aller voir, et Alex commença à lui expliquer. En approchant, elle découvrit le contenu du carton, c'est-à-dire tout un tas de photos diverses d’elle, de Maddy et d’Alex. Il voulait en faire un album et Iris afficha un large sourire à l’annonce de cette idée qu’elle trouvait fantastique. Elle-même adorait regardait ses albums de famille, et cela pourrait montrer à Maddy qu’elle a une famille elle aussi, certes peu conventionnelle, mais une famille quand même. C’était une très bonne idée et Iris allait le lui dire quand Alex décida de se moquer d’elle : il tomba sur une photo d’elle où elle avait le visage tâché de chocolat. Bah oui, il fut un temps, elle était une gamine comme les autres … Puis, Alex trouva une photo de Maddy similaire et de lui-même. Si c’était pas fait exprès ça ! Trois petites têtes blondes, les trois mêmes. Iris en rigola, parce qu’il n’y avait rien d’autres à faire, et s’approcha pour examiner les photos. Alex souleva la ressemblance entre Maddy et lui, et suggéra également qu’Iris l’avait en fait drogué à son insu et que Maddy était bel et bien sa fille biologique en fait. Iris ouvrit la bouche, scandalisée, et lui donna un coup sur l’arrière de la tête.

« Mais ça va pas ! Jamais je me serais abaissé à ça, j’ai d’autres atouts, d’abord. »

Enfin, dans l’histoire, Iris aurait préféré qu’Alex soit réellement le père de Maddy … Il ne l’aurait peut être pas laissé tomber, lui, contrairement à ce lâche de William. Difficile à croire qu’il était un Gryffondor également, tout compte fait. C’était du passé, il s’y était faite depuis longtemps et elle avait trouvé bien mieux. Sa seule peur était qu’il veuille passer du temps avec Maddy et que Maddy veuille un jour rencontrer son vrai père : elle ne pourrait plus la protéger comme maintenant si elle ne voulait pas que sa fille lui en veuille plus tard. Néanmoins, ils n’en étaient pas là et il fallait profiter de ce week end. Iris regarda plus en détails des photos : elle connaissait celles de Maddy, les siennes aussi mais pas celle d’Alex. Il lui montra alors une image de lui à cinq ans, en robe de sorcier, se vantant d’être déjà classe à cet âge là.

« Tu sais, tout le monde est mignon à cinq ans. C’est après que ça se complique … »

Elle laissa sa phrase en suspend, en lui adressant un regard entendu. Elle aimait bien remettre en doute ses propos, surtout quand il se mettait en avant comme ça. Les photographies retraçaient toute leur enfance à eux deux : on le voyait avec Kaysa et Nina, on la voyait avec sa classe moldue quand elle faisait de la danse. Il y en avait quelques unes de Poudlard également avec leurs amis et … Tiens donc, Alex et Iris se tenant la main et posant pour la photo. Dans son souvenir, c’était Sarah, la sœur d’Alex qui avait prise cette photo, pour immortaliser leur couple. Tous les deux avaient l’air heureux et ne se prenaient pas la tête. Pas comme aujourd’hui. Iris sentit la main d’Alex dans son dos, mais n’eut aucun mouvement de recul. Il lui demanda comment elle voulait organiser l’album, et Iris marqua un temps de réflexion.

« On devrait raconter une histoire, non ? On alterne les pages de toi et moi jusqu’à l’arrivée de Maddy, jusqu’aux photos d’aujourd’hui. On devrait en prendre plus souvent, d’ailleurs. »

Comme cet après midi, au parc, par exemple. Il faudrait alimenter l’album d’une manière ou d’une autre, de toute façon. Sans qu’Iris comprenne pourquoi, Alex rompit le contact et s’éloigna en s’ébouriffant les cheveux. Quoi, elle avait dit quelque chose de gênant ? Elle fronça les sourcils, ne pensant pas qu’il s’était juste souvenu qu’il ne devrait pas être aussi tactile avec elle – Iris avait décidé de définir ces gestes comme normaux, ignorant volontairement qu’ils ne l’étaient pas. Il finit par grimacer et Iris déposa les photos qu’elle tenait pour se rapprocher de lui afin de savoir ce qui n’allait pas. Il lui expliqua alors qu’il s’était blessé à son boulot et enleva son tee-shirt pour lui montrer l’énorme bleu. Elle lui lança alors un regard inquiet. Le métier de garagiste, c’était si dangereux que ça ?

« Eh ben, tu t’es pas raté. »

Iris examina le bleu, qui ne devait pas avoir quelques jours. Elle passa une main dessus, sans appuyer – elle n’était pas sadique non plus. Elle n’était pas médecin, mais en ayant une petite fille un peu casse-cou, elle était habituée à ce genre de blessures sans gravité. Alex lui demanda quelque chose pour soulager la douleur et Iris leva les yeux au ciel.

« Tu veux un bisou magique aussi ? »

Elle le pensait plus costaud que ça quand même ! Enfin, pour elle, ce n’était qu’un bleu dû à un faux mouvement, et pas à un duel magique ou quelque chose de plus grave.

« Bouge pas, je reviens. »

Iris le fit assoir sur une chaise de la salle à manger et partit vers la salle de bain pour ouvrir une petite boite de médicaments magiques. Elle revint avec une pommade qu’elle appliquait sur les blessures de Maddy, donc faite spécialement pour les enfants : mais pour un bleu, ça devrait largement faire l’affaire.

« C’est un truc sorcier que mes parents m’ont donnés pour Maddy, ça ne devrait pas te faire mal. Tu vas juste sentir la fraise. Laisse-moi faire. »

Iris appliqua alors la pommade avec douceur pour ne pas aggraver la douleur. Elle massait son épaule en essayant de se focaliser sur l’objectif de le « soigner ». La pommade laissait effectivement une odeur de fraise sur la peau d’Alex ce qui en soit n’était pas désagréable – mais moins viril, tout de suite – et plus elle massait, plus le bleu disparaissait peu à peu. Iris referma alors le pot et se posa devant Alex.

« Ca va mieux ? »

Elle était partagée entre se moquer de lui pour réagir comme un bébé au point d’utiliser un médicament pour enfant, ou s’inquiéter réellement sur la nature de sa blessure.
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Lun 14 Sep - 17:54
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Quand c'est plus fort que moi
Iris Prescott & Alexander Black


J’avais les yeux fermés et je savourais.

Ses doigts étaient un plaisir dont je n’arrivais pas à résister. Il me donnait le désir d’aller plus loin encore. J’avais parfois envi de tout oublier et ne plus me soucier du pire. Je pourrais très bien vivre et rêver sans me soucier des conséquences au lieu de m’emprisonner dans un devoir qui parfois semblait un peu trop grand pour moi. Je m’imposais une chose qui pouvait me faire quitter la vie plus tôt sans avoir vraiment vécu. Mais qu’est-ce que la vie ? Vivre pour soi ou pour les autres ? Pourrais-je cependant me regarder dans un miroir si je ne pensais plus aux autres et à mes promesses ? Serais-je digne d’Iris si j’étais si égoïste ? Je ne vaudrais pas mieux que le père de Maddy… Je me refusais à une telle chose.

Alors je me contentais de savourer sans pouvoir aller plus loin.

Et pourtant parfois j’avais envie de changer d’optique. Je rêvais pourtant d’un monde idéal pour Maddy… Je ne devais pas regarder sur l’instant présent mais bien dans l’avenir… Que voulais-je vraiment ? Profiter d’un instant passager avec Iris qui ne durerait peut-être pas et briserait notre amitié ? Ou voulais-je apporter un monde plus sécurisé pour l’avenir de Madeleine ? Qui étais-je ? Un homme qui ferait passer ses désirs avant ses devoirs ? J’avais un devoir de moral envers Maddy… Je ne cessais de me le rappeler comme l’ultime barrière pour me retrancher dans mes premières idées avant de me laisser aller à cette tentation.

Alors je laissais cette frustration contenter mon être plutôt que d’assouvir un plaisir passager.

Oui… enfin si seulement ce n’était qu’un plaisir passager et non des sentiments qui grandissaient doucement, à leur rythme sans plus aucune barrière pour ne pas grandir telle cette graine placée là qui n’attendait que de sortir sa première pousse de la terre. Je savais que ce n’était pas qu’une unique caprice d’adolescent. Un désir de simplement penser à soi. C’était bien plus fort que cela. Oui mes lèvres voulaient posséder les siennes. Oui mon corps désirait une totale emprise mais c’était tellement plus. Certes j’étais capable de donner ma vie pour ma famille ou mes amis mais sans Iris, c’était comme perdre quelque chose d’essentiel qui pourrait vous rendre la vie insoutenable. J’avais besoin d’elle plus qu’elle n’avait besoin de moi contrairement à ce qu’on pourrait croire. Elle m’avait aidé, avec Maddy, à me relever, à passer le cap de la perte de Joanne et aujourd’hui elle était devenue un essentiel, une partie de moi sans laquelle je ne pourrais continuer. Je n’en avais pas totalement conscience mais je savais que la moindre chose qui lui arriverait pourrait me rendre tout simplement fou. Je basculerai sans nul doute vers la partie la plus sombre de moi. Iris était mon humanité, mes battements, ma raison et ma lumière.

Mais je restai assis sur cette foutue chaise sans faire quoi que ce soit.

Et pourtant Merlin savait que je n’étais pas fait pour résister à une telle pression alors que ses doigts, appliquant cette crème à la fraise – quoi soit dit en passant était un peu trop forte à mon goût – me perturbaient. Après tout qu’est-ce qui m’empêchait de ne plus penser à rien ? de me lever de cette foutue chaise ? de prendre sa main ? de l’attirer dans ma chambre ? de la laisser tomber sur mon lit et de passer juste au dessus d’elle ? Qu’est-ce qui m’empêcherait de croiser son regard ? De remonter ma main sur le long de son flanc en faisant glisser le tissu de son t-shirt pour le plaisir à mon tour de sentir sa peau sous mes doigts ? De ne plus parler ? De cesser de réfléchir ? D’approcher mon visage du sien ? De caresser son nez et de l’embrasser avec toutes les émotions qui se mêleraient en moi ? Je pourrais très rapidement perdre pied et je le savais.

Je ne savais alors plus quoi penser… Que faire… Je n’arrivais plus à réfléchir correctement. Elle me rendait dingue. Et si je plongeais dans cette ambiguïté sans réfléchir sur les conséquences de notre situation ? Que se passerait-il ? Formerai-je un couple avec elle ? Deviendrais-je le père adoptif de Maddy ? N’est-ce pas déjà un peu le cas ? Mais encore ? Finirons-nous par avoir d’autres enfants ? Marierons-nous ? Est-ce ça qui m’attend ? Ou allais-je simplement faire la plus énorme bêtise de ma vie ? Céder à ça et ne pas arriver à reconnaitre mes propres sentiments ? Devenir presque sex friends et casser la figure de l’homme qui rentrera dans sa vie pour finir par nous disputer, être incapable de lui dire ce que je ressentais et perdre Iris et Maddy à jamais ? J’avais bien plus de cette alternative parce que je me connaissais. J’avais peur de dire mes sentiments. La dernière fois j’en avais perdu ma fiancée. J’avais peur de les condamner. A peine commençais-je à être heureux qu’une foutue malédiction s’abat sur ma vie pour me priver des êtres les plus chers. Je ne pouvais. Ça finirait forcément mal. J’en avais la certitude et d’autant plus avec mon alliance avec le seigneur des ténèbres.
Alors une fois de plus je ne bougeais pas…

Et pourtant je pourrais lui dire tellement de chose si ce n’était que je l’aimais… Je la désirais. Je la voulais. Je ne pouvais plus me passer d’elle. C’était assez terrible comme situation. Et si… mon pacte avec le diable pouvait préserver Iris et Maddy ? Et si finalement mon alliance avec le seigneur des ténèbres n’était pas si mauvaise… Je savais que ce n’était pas une vie mais ne serait-elle pas mieux que la mort… Severus Rogue avait su tirer son épingle du jeu et protéger sa fille et sa femme de la mort malgré le fait de ne pas adhérer aux idéaux du seigneur des ténèbres… Faut-il s’allier avec le diable pour sauver ceux qu’on aime ? Est-ce la véritable solution ? Si un homme l’a pu, pourquoi pas moi … ? Si je faisais cela, je m’engager vers la marque et je le savais. Mais je pourrais être avec Iris. Alors que choisir ? De toute façon, mon choix de tuer Hellson n’était-il pas un choix purement égoïste ? Un besoin de vengeance ? Un désir de protéger Maddy ? Je voulais croire que je faisais ça pour les autres mais j’étais capable de trahir l’inquisition pour obtenir cela. Alors que dire si cette situation me permet d’avoir Iris ? Que dire si je pouvais enfin construire quelque chose qui pourrait les protéger toutes les deux ? C’était égoïste. J’en avais bien conscience mais la vie, trop tôt, m’avait appris qu’on ne peut sauver tout le monde et que se concentrer sur le premier cercle autour de soi est à une portée plus raisonnable. Tout homme se doit de protéger sa famille en premier. Iris et Maddy étaient ma nécessité. Une nouvelle voie s’ouvrait à moi : céder et me lever pour ne jamais plus revenir en arrière, en d’autres termes : sombrer, ou lutter et garder mes objectifs en tête tout en gardant une chance de me sortir de cette situation critique. Le choix m’appartenait-il cependant réellement ?

« ça va mieux ? »

J’ai le droit de répondre ‘non’ ? Elle venait de s’arrêter et je sentais la douloureuse frustration pointer le bout de son nez. Je ne dis cependant rien sur l’instant, me contentant d’ouvrir les yeux. Je relève le regard alors vers elle. Elle était en train de refermer le pot avant de se poser en face de moi.

Je m’y voyais déjà : Je me lèverai, je poserai ma main sur son bassin et je l’attirerai à moi avec la force de mon bras valide avant de l’embrasser réellement pour me sentir mieux. Mais la distance entre mes désirs et la réalité semblait immense. J’avais la sensation d’un désagréable faussée entre ce que je voulais et ce que je pouvais avoir. De là, j’en étais assez agacé. Ce n’était pas contre elle mais une part de moi n’en pouvait plus. Je voulais aller plus loin que du faux semblants. Je voulais pouvoir m’exprimer comme je le désirais et non freiner par je ne sais quel idéal fait pour les héros. L’étais-je ? Non. Alors pourquoi m’imposer tout ça ? Parce que j’étais un homme bien. Mais parfois, honnêtement, cette situation me pesait bien trop. Moi aussi j’aimerai pouvoir, pour une fois, ne plus penser à rien d’autres que simplement nous.

Alors je me levais…

… et je m’ébouriffais les cheveux dans une frustration extrême en me contentant de dire : « La crème de Maddy, c’était vraiment obligatoire ? » dis-je d’un ton sec que je n’aurai vraiment pas voulu. Frustré, j’étais peut-être un peu plus brusque que d’habitude mais comment expliquer ce désir poignant de l’embrasser ? Ou même de l’allonger sur cette putain de table ?! Mes désirs me montaient à la tête et je m’agaçais certainement peut-être un peu trop mais que dire quand la femme que j’aimais et que je désirais m’était tout bonnement inaccessible simplement parce que j’avais encore une fois décidé de jouer les parfaits petits héros là où je pourrais simplement me contenter d’être plus malin et d’agir selon mes intérêts. Après tout, les héros ne vivent jamais vraiment longtemps…

Je finissais par soupirer. « Pardonne-moi… La douleur passe. Merci. » dis-je finalement avec un sourire forcé. Je pris alors la crème de Maddy dans mes mains en passant tout près d’elle – trop – au point de sentir son parfum m’envahir. Ma main serra la crème entre ses doigts. Je fermais les yeux un grand coup. « J’ai envie de t’embrasser… » finis-je par lui avouer. Pourquoi lui cacher la vérité ? Je ne me sentais pas l’âme de lui mentir mais j’avais aussi peur de faire un pas de plus. J’étais assez perdu face à tout cela, reconnaissons-le. Je n’avais pas prévu d’en arriver là avec elle en lui demandant d’emménager avec Maddy à la maison. « Mais ce n’est vraiment pas raisonnable, reconnaissons-le. » dis-je avec un sourire qui cachait la gêne de la situation. Je tentais de dédramatiser la chose mais j’étais en train de tomber amoureux d’elle et je ne savais pas quoi faire par rapport à ça. « Alors je crois que le mieux serait, pour un temps, de se sépar… » commençais-je à dire raisonnablement en pensant à mes projets avant de sentir mon cœur se serrer en sachant pertinemment ce qu’il se passerait si je faisais cela. Je fus alors incapable de finir ma phrase tout en la regardant droit dans les yeux. Je n’étais moi-même pas convaincu d’une telle solution et je la désirais bien moins encore. Alors je lâchais prise… « oh et puis merde, nous n’avons que dix-huit ans ! » et tout en étant conscient d’agir – une fois de plus – sur un coup de tête irréfléchi et complètement spontané, je saisis son visage de ma main en me rapprochant vivement pour l’embrasser dans un baiser qui pourrait nous mener à notre perte…



crackle bones

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Iris Prescott
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Lun 14 Sep - 21:44
Qu’il était gonflé quand même ! Ne voulait-il pas qu’elle joue les infirmières pour lui ? Et voilà qu’il se plaignait de la crème de Maddy. N’empêche, elle avait bien fonctionné. Iris se vexa un peu, croisant les bras et haussa les sourcils, l’air de lui demander s’il était sérieux. Il finit par s’excuser, et elle se détendit à son tour. Elle allait lui donner un coup derrière la tête, lui disant qu’il fallait se remettre au travail s’ils voulaient que l’album avance, quand la suite la déconcerta suffisamment pour lui faire perde tous ses moyens. Il venait bien de dire qu’il avait envie de l’embrasser ? S’il savait … Iris se mordit la lèvre inférieure pour s’empêcher de parler, de dire quoi que ce soit qui la ferait céder. Il continua de parler, sur un ton un peu trop sérieux à son goût. Au moins, ils partageaient le même avis sur la question : ce n’était pas raisonnable. Ils ne pouvaient pas se lancer dans quelque chose sans se poser cette question. Elle fronça les sourcils alors qu’il commençait à lui énoncer une solution qui, elle avait l’impression, ne lui plairait pas. Mais il s’arrêta. Iris le fixa, attendant la suite. Une suite qui n’arriva jamais : Iris était persuadée que ça, ce n’était pas vraiment ce qu’Alex avait prévu de lui dire à la base. Elle ne le vit donc pas arriver, quand il lui prit le visage pour l’embrasser. La seconde de surprise passée, tous les deux se détachèrent légèrement. Iris partageait entièrement sa pensée, et, dans un acte aussi irréfléchi que lui, elle secoua légèrement la tête pour ensuite l’attraper par son tee-shirt.

« Et puis merde, comme tu dis. »

Sur ce, Iris l’embrassa à son tour. Après des semaines de frustrations, de privations, tentant vainement d’ignorer ses sentiments, elle décida à son tour qu’il était temps d’arrêter de se voiler la face, de se faire souffrir inutilement. Tous les gestes qu’ils avaient l’un pour l’autre, toutes ses petites intentions, rien n’était innocent. Arrêtons les mensonges, les faux semblants. Ils avaient dix huit ans, ils étaient jeunes, ils avaient toute la vie devant eux. Alors oui, ils allaient peut être le regretter. Mais ne regrettaient-ils pas l’un et l’autre de ne rien tenter ? Dans les deux cas, ils ne pouvaient pas dire ce qui allait se passer. Le monde pouvait s’arrêter demain et ils auraient raté une chance d’être heureux. Peut être leur unique chance, d’ailleurs. Iris n’était jamais aussi bien qu’auprès d’Alex. C’était l’homme en qui elle avait le plus confiance, le seul qu’elle avait envisagé autrement qu’un bon ami depuis William. Peut être que leur collocation avait précipité les choses. Peut être qu’elle l’aurait toujours vu comme son meilleur ami s’il n’était pas aussi prévenant envers Maddy, envers elle, si tous ses gestes pour elle ne l’attiraient pas automatiquement vers lui. Elle avait envie de le rendre heureux aujourd’hui. Elle avait envie qu’il fasse partie de sa vie autrement qu’un simple colocataire. Elle le voulait pour elle, auprès d’elle. Et là, en cet instant, elle refusait de faire machine arrière.

Iris passa ses mains autour de son cou. Elle le fixa un instant, et ses mains glissèrent doucement le long de son torse. Peut être qu’ils allaient trop vite. Peut être qu’ils allaient trop loin. Mais comme il venait de le dire, ils avaient dix huit ans. Ils avaient le droit à l’erreur et, ils n’étaient plus les mêmes jeunes adolescents timides qui étaient ensembles juste pour le principe de dire j’ai un petit-ami. Iris n’avait pas envie de se projeter, pas tout de suite. Elle voulait profiter de ce moment volé, qui ne serait peut être que passager. Ça ressemblait à un rêve, mais c’était bien réel. La spontanéité d’Alex lui donnait envie de faire pareil, comme si son baiser venait de la libérer d’un poids : quelque part, il devait ressentir la même chose et avoir cette même envie, c’était une certitude maintenant. Qu’importe où ces sentiments naissants allaient les mener : ils pourraient vivre heureux l’espace d’un instant et en ces temps hostiles, c’était déjà mieux que rien.

« J’en ai marre de me mentir et de te mentir. »

Elle n’en dit pas plus, presque persuadée qu’il devait savoir à quoi elle faisait allusion. Là, maintenant, elle ne voulait plus le lâcher, pas alors qu’ils étaient enfin décidé à faire face à leurs sentiments. Quoi de plus frustrant que de s’arrêter à ce stade ? Ils n’étaient pas stupides à ce point. Ce serait de la souffrance inutile, mais c’est vrai qu’au point où ils en étaient … Iris s’écarta de quelques millimètres pour regarder ses yeux et chercher quelque part un indice qui lui montrerait qu’il désire la même chose qu’elle. En se plongeant dans son regard, elle en oubliait tout : l’appartement, les sorciers, la guerre des camps dehors. Elle voulait juste être à ses côtés. Iris passa une main dans les cheveux d’Alex avant de l’attirer contre elle en attrapant son tee-shirt, reculant peu à peu vers le canapé. Elle ne voulait rien d’autre que lui pour le moment.

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Mar 15 Sep - 12:34
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Honnêtement… Je savais que je n’aurais pas du mais j’en avais royalement marre d’être raisonnable alors pardonnez-moi de n’avoir que dix-huit ans et d’être donc jeune et con mais jouer les hommes responsables, parfois, ça va bien cinq minutes. Je craquais complètement et mon baiser s’en ressentait au point où il fut difficile de l’arrêter. Et pourtant nous nous séparions – il le fallait bien si nous ne voulions pas finir par mourir d’étouffement, ce qui serait assez idiot en soit pour une mort – du moins d’une séparation que légère… J’avais du mal à reculer d’un pas de plus. J’avais encore ma main sur sa hanche, qui s’était posée là je ne sais quand et je ne sais pourquoi mais d’une façon possessive, s’en était sûr. De là ? Je me sentis un peu con et je me demandais que faire ensuite… Par pitié Iris dit quelque chose parce que là, la situation commence à être délicate. Elle secoua alors la tête négativement. Quoi ? J’ai fait une erreur ? J’embrasse mal ? J’ai mal compris ce que toi tu voulais aussi ? ça ne va pas ? Quoi ? Pourquoi non ??? Un élan de panique s’empara de mon cœur en une fraction de seconde. Et si je m’étais planté ? Et si j’étais le seul à avoir des sentiments ? Lourde déception et cœur brisé m’attendait pour le fait qu’on serait incapable – soyons honnête – après ça de pouvoir garder une amitié tout à fait normale… Mais à mon grand plaisir – du moins je commençais à deviner ses intentions qui ne devaient pas être si ingrates à mon cœur – elle me saisit le tee-shirt. De là, je sus qu’elle craquerait aussi à mon plus grand bonheur. Preuve en bande son : « Et puis merde, comme tu dis. » Oui bon répété comme ça, ce n’était pas très classe et glamour. Moi qui voulais faire ça de façon romantique, je pouvais aller me rhabiller. Alors quoi ? Elle m’embrassa.

Je la resserrais dans mes bras comme on s’accroche naturellement à la seule chose dont dépend notre survie. L’avoir là me fit un bien fou. Cependant je venais de prendre une décision plutôt sombre à tout cela. Craquer avait ses conséquences… J’avais peut-être dix-huit ans mais j’avais une responsabilité et leur survie était la mienne. Que faire dans ce cas ? Me tourner vers le meilleur parti qui m’assurera leur vie, peu importe ce qu’il doit m’en coûter…

Iris passa ses mains autour de mon cou. Quelle agréable sensation ! Je n’avais pas ressenti cela depuis tellement longtemps !! Ses mains glissèrent ensuite sur mon torse. Je ne voulais plus changer de position. Si Maddy pouvait jouer les belles au bois dormant, ça m’arrangerait presque. Seulement je savais que nous n’avions qu’une heure et demie comme battement avant de… reprendre la vie normale ? Penser à une vie de famille ? N’étais-j pas dans cet optique depuis ma nomination de ‘parrain’ ? Seulement comment faire pour la suite ? Par rapport à Maddy ? Il faudrait bien y penser ? Seulement pour le moment, je voulais déjà me consacrer à Iris. Chaque chose viendrait en son temps. Pour le moment je voulais être égoïste et ne penser qu’à mes sentiments et au bien être qu’elle me procurait. Point.

« J’en ai marre de me mentir et de te mentir. » Voilà une chose où nous étions d’accord tous les deux et qui m’apporta un regard doux et protecteur sur sa personne. Mais… oui il y a un mais… Elle s’écarta. Ais-je le droit de protester ? Oui ce n’est que de quelques millimètres mais quand on succombe, il est difficile après de se contrôler et là, j’avais besoin de l’avoir tout contre moi pour être sûr qu’elle ne change pas d’avis ou pire, s’évapore dans la nature. Oui c’est très peu probable mais j’étais parfois complètement insensé dans mes craintes. Elle me regarda alors… Ah… message codé féminin… J’ai comme la sensation qu’elle m’envoie un message. Pense-t-elle à la même chose que moi ? A quoi je pense d’ailleurs ? Là ? Sur le moment ? A rien. Je viens de craquer et je n’ai vraiment pas pensé à la suite… Pour moi, l’embrasser c’était déjà tellement irréel.

J’eus cependant peur de mal comprendre quand elle passa sa main dans mes cheveux – geste suprême qui me faisait complètement craquer – avant de m’attirer dans le canapé en tirant sur mon tee-shirt. J’avais, avouons-le, les idées très… vraiment… trop… absolument… mal placé. Est-ce la volonté d’être ensemble mais de se poser ou d’aller plus loin qui faisait qu’elle me tirait comme ça. Je connaissais Iris comme une personne réservée depuis qu’elle était enceinte de Maddy. J’avais oublié ses élans de folie et ses capacités à elle aussi être spontanée ou plus encore… Oui bon j’avais en vérité une image très sage d’Iris peut-être faussé par ces années d’amitié mais je doutais un instant sur le message qu’elle me faisait passer. Que devais-je alors faire ? Me laisser trainer comme ça – ce que je fis sur le coup malgré tout – ou reprendre les devants ? Envisager alors une continuité qui commençait à me tarauder ou rester sage… Telle est la question. Nous avions le temps mais j’avouais que là… tirer comme ça après sa main dans mes cheveux… j’avais les sens quelques peu embrumés. Enfin quoi qu’il en soit, si elle avait la même idée que moi, je n’étais pas convaincu du canapé. Après tout dépendait de l’idée qui lui a traversé l’esprit et… quoi ? Je réfléchis trop depuis bien cinq minutes ? J’entendais déjà la voix de mon cousin Harry me dire ‘Au lieu de tergiverser pendant cent mille ans sur le pourquoi du comment, tu vas te lancer oui !!!!’. Tout de suite chef !

« Attend… » dis-je en la retenant avant qu’elle ne s’assoit. « ça n’oblige en rien mais… » commençais-je alors à avancer la justification de mon futur geste. Cependant je ne finis ma phrase. Je ne savais pas comment tourner cela. De toute façon je n’ai jamais été un roi de la rhétorique. Je finis par la soulever dans mes bras. Puis… J’eus une soudaine vilaine et mauvaise idée. Dans mes bras ainsi, je détenais le contrôle de ma potentielle vengeance sans qu’Iris ne puisse s’en douter. Quoiiiiiiiiiii ? Elle m’avait badigeonné, dois-le rappeler, de crème à la fraise spécial bébé !!!! Je passe pour quoi moi avec cette odeur ? Un Black ne laisse jamais une taquinerie en suspense et non vengée, c’est un principe fondamental ! Alors si ma première idée avait été qu’on se pose dans mon lit – chose qui aurait pu permettre un dérapage sans nom dont je n’étais pas sûr de vouloir (bon si je le veux mais c’est pas raisonnable de se précipiter !) maintenant – je me dis qu’un coup était à faire. C’est ignoble. Je l’embrasse. Elle m’embrasse. Elle a confiance en moi et moi… je me venge. C’est bas, peut-être, mais sa tête sera tellement bonne à voir que je ne pus m’en retenir.

Je l’attirais alors dans mes bras comme une princesse vers les chambres sans rien dire, genre très romantique – elle va me tuer – et je bifurquais d’un seul coup vers la salle de bain pour la poser dans la baignoire. Heureusement j’étais un rapide !!! Je pus réussir à la mettre sous l’eau habillé dans une hilarité sans nom ! Tout en lui disant bien évidemment : « Bien évidemment, baiser ou non, ça c’est pour avoir osé me sortir la crème pour bébé et te moquer de moi indirectement ! » dis-je fier de ma connerie. Elle était alors dans la baignoire, trempée alors que je venais d’éteindre l’eau. De mon côté j’étais à l’extérieur, les bras seulement mouillés. Alors parce que je sais qu’elle va hurler et jurer milles malédictions à mon encontre – oui je sais, ça aussi c’est fourbe – j’attirais finalement son visage vers le mien pour l’embrasser une deuxième fois avant d’entendre sa voix siiii mielleuse spéciale ‘engueulons-Black-pour-sa-énième-connerie’.
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Iris Prescott
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Mar 15 Sep - 17:30
Iris ne réfléchissait plus. Elle voulait simplement avoir Alex pour elle, à elle et oublier tous les doutes qu’elle avait pu avoir. Ceux là reviendraient, dès que cet instant d’euphorie serait passé. C’est pourquoi elle voulait profiter à fond de ce moment, comme si ça devait être le seul et unique moment de faiblesse pour eux deux. Enfin, elle restait sûre d’une chose : elle aurait bien du mal à faire marche arrière et ignorer tout ça.

Il y avait bien longtemps qu’elle ne s’était pas retrouvée aussi entreprenante avec quelqu’un. C’était triste à dire mais, depuis sa rupture avec William, elle avait décidé d’arrêter toute excentricité sur ce plan là. Elle avait abandonné les fêtes, les jeux, les limites qu’elle dépassait en temps qu’adolescente. Elle était passée directement au statut de jeune mère qui devait être responsable et qui n’avait plus le droit à l’erreur. Alors si Alex se souvenait uniquement de Iris après sa grossesse, il était évident qu’il pouvait être surpris. Iris, elle, avait l’impression de retrouver une partie d’elle enterrée : cet insouciance et cet égoïsme propre à tout adolescent. Quelque part, ne penser qu’à elle et à son bonheur lui faisait énormément de bien. Sentir la main d’Alex sur sa hanche, pouvoir goûter à ses baisers sans culpabiliser, c’était tout ce dont elle avait espéré ces dernières semaines. Elle ne voulait pas le lâcher et prendre le risque que tout ça disparaisse.

Iris avait attiré Alex jusqu’au canapé mais celui-ci ne la laissa pas s’assoir. Il lui dit d’attendre, et Iris le regarda, essayant de deviner ce qu’il voulait faire. Ca n’oblige à rien ? Ils étaient bien sur la même longueur d’onde n’est-ce pas ? Il ne termina pas sa phrase et Iris essaya de contenir son impatience. Ils avaient bien trop attendu ! Alex la surprit alors quand il la prit dans ses bras, la soulevant telle une princesse. Elle lui lança un regard un brin blasée : il n’était pas forcé d’arriver là … Enfin, il l’embrassa, elle l’embrassa à nouveau et se laissa porter, les bras autour de sa nuque. Elle avait confiance, effectivement : elle ne s’attendait pas du tout à ce qui allait arriver.

Quand il bifurqua vers la salle de bain, elle fronça les sourcils, ne comprenant plus du tout où il voulait en venir. Elle le regarda, cherchant un nouvel indice et c’est là qu’elle se retrouva dans la baignoire. Elle chercha à se redresser, mais Alex fut plus rapide et elle était trop surprise pour avoir de réels réflexes : il lui fit prendre une douche, littéralement. Iris fut incapable de réagir pendant quelques secondes. Elle clignait des yeux, la bouche ouverte, sous le choc de ce qu’il avait osé lui faire. C’était honteux ! Inadmissible ! Ses explications ? Une vengeance pour s’être moquée de lui avec sa crème à la fraise. Elle l’avait soigné, et voilà ce qu’elle récoltait ! Bon, ok, ça l’avait bien amusé de le soigner comme un petit bébé. Mais c’était ce qu’il avait voulu, non ? Elle le regarda, à moitié exaspérée, à moitié amusée. Il l’attira vers lui pour l’embrasser à nouveau et Iris fut presque tentée de tout oublier, mais la sensation désagréable de ses vêtements mouillés lui rappela de ne pas laisser passer ça. Alors, elle reprit ses esprits, pour commencer à l’engueuler. Il n’attendait que ça, non ?

« T’es qu’un petit con Black. C’est pas possible d’être aussi con ! »

Elle avait cependant du mal à être sincèrement en colère – son baiser avait eu pour effet de l’amadouer.

« Je joue les infirmières gratuitement, et voilà ce que je récolte. Au fait, la fraise, ça te va bien, tu devrais penser à emprunter le flacon de parfum de bébé plus souvent. »

Maddy avait un petit flacon de parfum, qui sentait très fort un mélange de fruits rouges – fraises. Autant dire que sur Alex, ce serait aussi peu flatteur que la crème pour bébé, quoique tout aussi drôle. Iris tenta de sortir de la baignoire mais elle glissa et se rattrapa du mieux qu’elle le put sur Alex. C’était de sa faute d’abord alors … Sans prévenir, elle attrapa à son tour le pommeau de douche pour tenter de rendre la pareille à l’ancien Gryffondor. Evidemment, ce ne fut pas des plus simples – Alex était trop rapide – et avant d’arriver à ses fins, la salle de bain avait pris un coup : le sol était totalement trempé, les tapis également. C’était une véritable pataugeoire – et dire qu’elle se battait avec Maddy pour qu’elle évite de mettre de l’eau partout quand elle prenait son bain !

« Y’a pas de raison pour que je sois la seule à être trempée. »

Non, elle n’en voyait aucune. Elle sortit enfin de la baignoire et se rapprocha d’Alex. Les voilà quittes, non ? Elle tendit un instant l’oreille, priant pour que le bruit qu’ils venaient de faire n’avait pas réveillé la petite. Enfin, elle n’était pas vraiment attentive à ça, à vrai dire. Tout ce qui la préoccupait pour le moment, c’était ce qui allait se passer avec Alex. Alors, elle ne put retenir cette question qui lui brûlait les lèvres.

« Et maintenant ? »

Iris plongea son regard dans celui d’Alex. Voulait-il la même chose qu’elle ? Avait-il les mêmes craintes ? Etaient-ils sur la même longueur d’onde ? En tout cas, Iris était sûre d’une chose : cette journée allait changer pas mal de choses. Hors de question de reculer, maintenant, ou d’ignorer ce dernier quart d’heure. Elle en oublia même ses vêtements mouillés.
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Lun 21 Sep - 22:33
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J’avouais être fier de mon coup ! J’étais aussi assez perturbé par la situation nous définissant. Comment devais prendre nos baisers ? Nous sommes ensemble ? Je ne savais trop que dire, surtout que n’oublions pas Morgana qui pour le coup, n’avait pas demandé ça. Bon certes, il n’y avait rien entre Morgana et moi mais est-ce une raison ? Bref, ce qui me perturbait surtout était mes sentiments. Au cours de ma vie, j’ai bien ressenti des choses pour Iris mas jamais rien ne se ressemblait. J’ai commencé d’abord par l’ignorance. Iris était trop sérieuse pour m’intéresser. Puis finalement Iris a commencé à bouger et en troisième année nous sommes sortis ensemble. Oui et ? Quoi ? Une semaine ? Bref finalement on s’est très rapidement rendu compte qu’on était plus pote qu’ami. Que s’est-il alors passé jusque-là ? Nous étions-nous fourvoyés à l’époque ? Y avait-il bien quelque chose mais trop faible pour dire quoi ? Ou est-ce simplement notre collocation qui a finalement eut raison de nous ? Est-ce qu’un homme et une femme sont incapables de vivre sous le même toit sans finir ensemble ? Tant de questions restaient en suspens dans mon esprit mais une chose était sûre. Aujourd’hui j’avais des sentiments pour elle et j’étais fière de pouvoir dire que Maddy puisse faire partie de ma famille peut-être d’une autre façon que filleule. C’était une petite fille extraordinaire et très avancée pour son âge. Elle était d’une perspicacité impressionnante. Bref, j’étais heureux, d’une certaine façon, d’avoir ma propre petite famille. Mais… mais quoi ? Mais c’était assez flippant. Je ne savais par où commencer. Je n’avais que 18 ans et honnêtement, je n’avais vraiment pas prévu de tomber amoureux. Alors la seule chose qui me vint à l’esprit, pour ne pas flipper, fut de jouer les cons finis. En d’autres termes, Iris finit complètement mouillée !

« T’es qu’un petit con Black. C’est pas possible d’être aussi con ! » hum… Je crois qu’elle est en colère… Enfin je ne suis pas sûr. Peut-être que mon baiser a pu m’éviter le pire… Allez avoir. En tout cas moi j’ai adoré l’embrasser et j’avais déjà envie de recommencer… « Je joue les infirmières gratuitement » me dit-elle « et voilà ce que je récolte. Au fait, la fraise, ça te va bien, tu devrais penser à emprunter le flacon de parfum de bébé plus souvent. » Nia nia nia…

Elle tenta alors de sortir de la baignoire mais, je ne sais comment, elle glissa – pas doué quoi – et – bien évidemment – elle se rattrapa à moi – seule pauvre victime non loin qui n’avait strictement rien demandé – malgré ma tentative d’esquive. Bref elle tenta d’attraper au passage le pommeau mais je n’allais pas me laisser faire comme ça ! Ce qui eut pour effet d’inonder complètement la salle de bain ! Sol, meuble, tapis, et j’en passe, y passa ! Même Maddy n’en mettait pas autant partout ! Telle mère telle fille………….. « Y a pas de raison pour que je sois la seule à être tremplée. » se justifia-t-elle. Ah ça… Elle a arrosé toute la pièce !

Elle finit par réussir – enfin – à sortir de la baignoire. Je la vis alors se rapprocher de moi… Pour être honnête, avec tout ce bordel, j’avais aussi fini trempé mais étant déjà torse nu – je venais d’enlever mon haut, le trouvant trop collant – perso, à part de pantalon de sport qui me collait un peu trop, peu importe. Je la vis alors avoir un temps d’arrêt. Je compris tout de suite. Il était temps de se soucier de sa fille !! Cependant, si elle peut se rassurer, sa fille a le sommeil aussi lourd que moi.

« Et maintenant ? » dit-elle. Et maintenant quoi ? Je la vis plonger son regard dans le mien. De quoi parlait-elle exactement ? Je n’étais plus sûr. Je sentais tout à coup un caractère très sérieux à sa question. Je la regardais un instant. L’atmosphère changea du tout ou tout. Je sentais comme une tension palpable mais pas si désagréable. C’est comme si l’un et l’autre se demandait lequel oserait amorcer quelque chose de plus sérieux, soit former un véritable couple à part entière et non pas que pour des intérêts communs purement financiers…

De là, j’eus la sensation que les choses venaient plus naturellement que prévu. Je lui tendis la main, je la rapprochais de moi par la suite et enfin je prenais le bout de son haut. Mon cœur battait à ce moment parce qu’il savait exactement ce que j’allais faire. Il était hors de question qu’elle reste dans cet état. Elle pourrait attraper froid. Oui, certes, je pouvais utiliser un sort pour sécher ses vêtements mais je n’en avais pas envie. A la place, je glissais mes mains le long de sa peau, doucement, tendrement, peu à peu, pour lui enlever ce haut humide. Sous soutien-gorge était aussi humide cependant je ne lui réservai pas le même sort sur l’instant. Me contentant de poser ma main sur sa joue, je lui dis simplement : « Nous avons le temps. » C’était comme lui proposer le pacte indirect de ne pas nous précipiter. Ce n’était pas parce que je lui enlevais son haut que nous devions aller plus loin. Ce n’est pas parce que j’allais dormir avec elle que nous devions aussi franchir les limites. Nous vivions ensemble, nous avions le temps et je ne voulais rien précipiter. En d’autres termes : j’avais une trouille d’enfers de faire un pas trop vite et tout perdre définitivement.

Je m’aventurais en terrain inconnu. Enfin j’avais déjà eu des relations avant Iris mais de cette importance, non. Si je faisais le con, je les perdais toutes les deux et pas seulement par le choix d’Iris mais aussi parce que la mort pouvait les emporter plus vite que ce que je n’aurais voulu. Bref, je caressais sa joue tendrement avant de prendre la serviette et d’agir précautionneusement avec elle. J’avais peur aussi que mes impulsivités la fassent fuir. J’avais oublié son côté frivole, il remonté à ses quinze ans. Non pas qu’Iris ne soit capable d’une telle frivolité mais je n’arrivais pas à me faire à une telle idée… Même si elle pourrait me surprendre de la meilleure des façons. En d’autres termes : Je la voyais tellement sérieuse ! Je ne voulais pas que mes émotions la déconcertent et la renversent. Si je me trompais sur son propos ? Peut-être… Je me contentais cependant de l’embrasser sur le front comme si je devais la protéger. C’était presque ironique. J’agissais comme s’il s’agissait d’une jeune fille vierge qu’il était bon de protéger et d’avancer en douceur. C’est ainsi que je l’essayais doucement mais sûrement. Une fois sa peau moins humide, je lui offrais un sourire. « J’aurais dû me douter que lutter contre ses sentiments est inutile avec le temps… » lui avouais-je et lui déclarant plus ou moins officiellement que je ressentais quelque chose pour elle. De là, je continuais à l’essuyer avant de ranger la serviette. Elle devait encore être humide au niveau du bas mais je ne me sentais pas de lui enlever son bas. Est-ce de la réserve ou le fait que je la voyais comme un ange innocent ? Surement un peu des deux. J’étais quand même un peu gêné. Je ne savais pas trop quoi faire et comme à chaque fois, je m’ébouriffais les cheveux, un peu perdu avant de dire « On finit notre album ? » C’était la seule chose que j’avais trouvé pour la suite des événements : une situation sage. Choisira-t-elle pour autant la même idée ?
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Iris Prescott
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Mar 22 Sep - 18:39
En se levant ce matin là, Iris n’aurait jamais cru qu’ils allaient en arriver là. Non, elle était persuadée qu’ils passeraient encore la journée à se tourner autour, à se contenter de sous-entendus, de non-dits. Jamais elle ne s’était imaginé qu’il finirait par lui enlever son haut, tout en douceur. Certes, elle se retrouvait trempée … Mais quand même. Ils avaient franchi un sacré cap entre le début de la matinée, et ce moment là. Elle apprécia le contact contre sa peau, son cœur battant de plus en plus fort. La proximité ne la dérangeait pas et elle se perdait dans son regard. Elle se retrouva en soutien gorge devant lui, qui était torse nu. La vision n’était pas désagréable du tout, et elle se laissa aller un instant dans ses bras, ne pensant plus qu’à autre chose que cette étreinte. Ce moment ne pouvait pas durer plus longtemps encore ? Tout comme ce baiser sur son front, si chaste mais si agréable ? Alex finit par poser une main contre sa joue, avant de lui dire qu’ils avaient le temps. Iris hocha la tête : il avait raison. A trop se précipiter, ils risquaient de tout perdre. S’ils avaient attendu des semaines avant d’en arriver là, ils pouvaient bien attendre avant de passer à un niveau supérieur. D’autant plus qu’Iris préférait mettre les choses au clair avec lui et qu’elle n’oublia pas un élément de l’équation : Morgana, la copine actuelle d’Alex, bien qu’elle doutait fortement qu’elle le soit tout compte fait. Enfin, ils auraient bien le temps de parler après : Iris ne voulait en aucun cas gâcher ce nouvel instant.

Alex prit une serviette pour l’aider à s’essuyer – avec un sort, ça irait plus vite mais ce serait beaucoup moins agréable. Il lui sourit, avant de lui avouer à son tour qu’il avait lutté trop longtemps inutilement avec ses sentiments … Ils étaient au moins d’accord sur ce point. Ces mots voulaient dire évidemment bien plus pour Iris et elle le serra dans ses bras pour lui montrer que ses paroles la touchaient et qu’elle comprenait où il voulait en venir puisqu’elle pensait exactement la même chose. C’était pourtant un sacré soulagement d’arrêter de lutter. Ce combat était inutile et jamais l’un et l’autre n’aurait pu continuer à se voiler la face ainsi. Si cela n’avait pas été aujourd’hui, cela aurait pu être le week end prochain, ou celui encore après. C’était inévitable à partir du moment où ils étaient attirés l’un et l’autre, d’autant plus qu’il vivait sous le même toit. Non, il valait mieux arrêter tout de suite les frais et essayer de vivre heureux. Alex finit de la sécher avec la serviette et s’ébouriffa encore ses cheveux – ce geste la faisait craquer de plus en plus. Il lui proposa alors de continuer l’album photo, ce qui en soit était une activité bien plus sage comparé à ce qu’ils s’apprêtaient à faire avant qu’Alex décide de se venger. Mais Iris était d’accord : elle lui sourit et hocha la tête pour approuver. Elle lui prit ensuite la main pour l’entraîner dans le salon, où les photos étaient encore étalées partout sur la table. Se souvenant alors qu’elle était encore en soutien gorge et que son pantalon était toujours trempé, elle se tourna vers Alex.

« Je vais me changer, avec tes conneries je vais tomber malade. »

Iris se dirigea alors dans sa chambre pour attraper un pull propre et d’un simple geste de baguette magique, elle fit sécher son jeans et ses cheveux. Elle revint dans le salon et se posa à côté d’Alex, juste à côté au point où leurs bras se frôlaient. Ensembles, ils se remirent à trier les photos et commencèrent à les mettre dans l’album. Iris se moqua de lui quand elle tomba sur une photo de lui bébé, âgé de deux ans peut être, assis sur son pot : elle la lui tendit, se retenant d’éclater de rire.

« Black, t’as l’air fin sur cette photo et … Oh mon dieu, j’ai quand même la plus jolie des filles, tu peux pas dire le contraire ! »

Iris lui montra alors une photo de Maddy qui devait avoir quelques mois seulement, la petite regardant l’objectif avec les yeux grands ouverts. A cette époque, Iris était à Poudlard, au début de sa sixième année. Ca lui paraissait tellement loin maintenant et pourtant, ça remontait qu’à deux ans en arrière … Encore une fois, ces photos lui prouvaient qu’elle avait fait du chemin depuis. Déjà, elle s’était rouvert au monde, alors qu’elle avait pendant longtemps rejeté son entourage, même Alex. Iris contempla un instant la photo de Maddy, regrettant de n’avoir pas pu profiter des premiers moments de la petite, l’internat la forçant à rester à Poudlard toute l’année scolaire. C’est pourquoi il était important pour elle de garder Maddy auprès d’elle maintenant, quitte à sacrifier une partie de sa vie comme les sorties étudiantes, ou sa vie sentimentale … Heureusement pour elle, Alex le comprenait et elle le sut dès l’instant où il lui avait proposé la collocation en incluant la petite. Elle se rendait compte de la chance qu’elle avait de l’avoir, de plus en plus.

L’album était loin d’être fini quand Maddy se réveilla. Iris avait fini par prendre place sur les genoux d’Alex, en toute innocence, et les cris de la petite l’appela sonna la fin de leur moment à deux. Iris se tourna pour faire face à Alex et le regarda quelques instants. Il faudrait certainement qu’ils calment leurs ardeurs en présence de Maddy, même si elle n’en avait pas très envie. La fillette était déjà suffisamment perdue comme ça, si en plus ils en rajoutaient une couche. Enfin, la sortie au parc les aiderait sûrement à y voir plus clair : prendre l’air leur ferait du bien. Iris passa sa main derrière la nuque d’Alex et l’embrassa, profitant peut être du dernier baiser de l’après midi. Elle se décala ensuite.

« Je vais la chercher et, à mon avis, on va vite décoller pour le parc. »

Maddy mettrait quelques minutes à se réveiller mais ensuite, elle ne perdrait pas de vue la promesse que sa mère et son parrain lui avait faite. Iris se leva pour rejoindre la chambre de sa fille, la petite continuant à l’appeler sans interruption. La jeune femme la prit alors dans ses bras alors qu’elle se frottait les yeux et la ramena dans le salon. En voyant Alex, Maddy leva les bras vers lui, comme à son habitude. Iris la déposa alors dans les bras de son parrain. Elle se blottit immédiatement, la tête un peu ailleurs. La jeune femme s’attendrit devant le tableau, avant de se placer à la hauteur de Maddy.

« On dirait qu’on a une petite fille un peu trop fatiguée pour sortir. Et si on restait à la maison ? »
« Nooon ! Le parc ! On va au parc, hein Alec ? »


Maddy secoua frénétiquement la tête, ce qui fit rire Iris : elle n’avait visiblement pas oublié ce qui était prévu pendant sa sieste. Elle avait tourné la tête vers Alex, les yeux limites suppliants, comme s’il était son seul espoir pour la sortie au parc.

« Faut se préparer alors. On prendra le goûter là haut, ça vous dit ? »

Même s’il faisait peut être un peu froid, ce serait toujours agréable. Iris pouvait prévoir du chocolat chaud à réchauffer avec l’aide de sa baguette et peut être qu’elle trouverait dans leurs placards des biscuits, à défaut d’avoir fait un gâteau à la place. Dans tous les cas, il faudrait sortir les manteaux, la poussette de Maddy peut être et préparer un sac avec toutes les affaires. Ce qui en soit, n’allait pas se faire tout seul et Iris s’exécuta, laissant Maddy dans les bras d’Alex pour préparer un panier de provisions.
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Sam 26 Sep - 12:41
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Une histoire de coyote
Maddy & Iris & Alex


Quand je lui proposais l’album, je préférais surtout occuper mes mains à quelque chose. Je savais que je ne pourrais pas m’empêcher de me cantonner à un seul baiser. Pas avec la frustration accumulée mais je refusais de faire ça comme ça. Allez savoir si la tentation serait alors plus forte… Elle approuva cependant l’idée de continuer l’album. Elle me prit la main et m’entraina dans le salon. Au fond, en vérité, je n’avais pas la sensation d’un grand changement. On faisait déjà ça parfois. En fait ce n’était qu’une question d’officialisation. En resterons-nous cependant à là, d’un amour platonique comme nous nous l’étions imposés jusque-là ? Je ne savais surtout pas comment on allait s’en sortir tous les deux face à Maddy. J’espérais surtout de ne pas avoir fait la plus grosse erreur de ma vie…

« Je vais me changer, avec tes conneries je vais tomber malade. » me dit-elle alors. Honnêtement ? J’étais à moitié d’accord avec cette idée. Je savais que c’était plus raisonnable mais j’adorais la voir si peu vêtu… Je restais après tout un homme. Je la regardais cependant s’éloigner à contre cœur. Quand elle revint avec son pull, je m’en voulais de me demander si elle avait autre chose en dessous. Je ne dis cependant rien. M’ayant contenté de me sécher aussi par magie, j’étais resté torse nu malgré tout. J’avais bien trop chaud pour vouloir me passer quoi que ce soit. Elle revint à côté de moi. JUSTE à côté de moi. J’eus un sourire amusé. Je ne sais si elle le fit exprès mais si elle me cherchait trop, nous ne finirons jamais cet album. J’étais à fleur de peau. Sans nul doute que je la désirais bien trop à mon goût pour réussir à avoir les pensées correctes. Je me concentrais alors sur l’album. Nous avancions ensemble tranquillement alors que je me demandais sérieusement si nous étions obligés de faire chambre à part ce soir. Je pesais les pour et les contre dans ma tête. Oui je pourrais l’avoir dans mes bras toute la nuit MAIS qui me disait que ça ne déraperait pas… Je n’avais que des pour tout de suite contredit par des contre qui me laissaient complètement indécis quand elle se mit à se moquer. Elle venait de tomber sur une photo bébé de moi. Bordel… Ma mère avait vraiment mis de TOUT. Je vis bien qu’elle tentait de se retenir de rire ouvertement « Black, t’as l’air fin sur cette photo et … Oh mon dieu, j’ai quand même la plus jolie des filles, tu peux pas dire le contraire ! » C’est ça… change de sujet… Je la regardais blasé avant d’enlever la photo du pot. Pas question de mettre ça dans mon album top canon !!! Je regardais alors la photo de Maddy après avoir discrètement mis la photo du pot dans la poche arrière de mon jean pour la cacher. J’avoue. Elle était vraiment magnifique. Maddy serait une future jeune femme qui fera des ravages. Elle avait énormément de ressemblance avec sa mère. Peut-être ne suis-je pas objectif mais Iris avait un charme fou et plus je me laissais aller à cette attirance plus je craquais. Ce n’était pas la même beauté que Morgana. Morgana était une mannequin, elle était belle, c’était normal. Mais Iris était jolie, elle avait ce charme naturel, ce côté qui me faisait complètement fondre. Pour elle, j’avais envie de soulever milles montagnes. Ça n’avait rien avoir. Iris avait les moyens de me rendre fou pour très peu de choses.

Je vis alors Iris regarder cette photo surement avec quelques regrets… Je ne pus m’empêcher de la prendre dans mes bras et de l’embrasser dans le coup en lui disant : « Un jour, tu auras de nouveau l’occasion de vivre cette expérience… » lui dis-je sans trop prendre non plus conscience de l’impact de mes mots. J’avais ce naturel rassurant avec Iris mais je n’avais pas encore l’habitude de former un couple avec elle – ça ne date que de quelques minutes, laissez-moi atterrir – et que donc, l’homme qui pourrait potentiellement lui faire un deuxième enfant était moi. Or, non pas que je n’étais pas prêt. Maddy m’avait prouvé que je l’étais mais je ne le voulais pas. Je ne voulais pas d’enfants. Est-ce parce que notre couple était neuf et donc une décision temporaire ou une réelle conviction durable ? Avant Iris, j’avais déjà cette pensée. Je ne voulais pas d’enfants. Peut-être parce que je ne voulais pas laisser un être derrière moi si je venais à disparaître trop tôt. Je sais ce qu’est la perte d’un père. Je refuse de faire vivre ça à mon propre enfant. Et Maddy ? Je n’avais pas prévu son existence mais elle me remplissait de bonheur, même suffisamment. Je n’avais pas besoin d’un autre enfant. Et pourtant Merlin savait à quel point j’étais fait pour être père… Après tout, Sirius aussi teint ce discours. Mais ma mère a toujours su avoir le dernier mot avec lui. Aujourd’hui, il ne regrettait rien…

Et Maddy finit par se réveiller. A ce moment, nous avions bien progressé dans l’album. Iris s’était assise sur mes genoux sans que cela ne me gêne, que du contraire. Nous n’avions cependant pas fini mais peu importe. C’était une activité sympa qui pourrait nous occuper plusieurs fois ensemble. En entendant la petite, je soupirais cependant un instant. Ne puis-je pas avoir un moment de répit avec MA Iris. Va falloir qu’on installe un roulement avec Maddy pour se la partager, je ne voyais que ça. Je me consolais alors en me disant que j’aurais Iris de nouveau pour moi ce soir. Iris se tourna vers moi. Je compris que ça sonnait la fin de nos… comment définir nos actes ? Bref. C’était la fin. Elle m’embrassa alors comme un dernier baiser avant – trop – longtemps. « Je vais la chercher et, à mon avis, on va vite décoller pour le parc. » me dit-elle en se décalant. « Pas de soucis. » dis-je simplement en commençant à ranger l’album. Je réalisais alors que nous étions en train de construire un album de famille. Quelle ironie ! Elle me fit sourire alors qu’Iris était allée voir Maddy. Je posais l’album et les photos dans un coin de ma chambre avant de revenir.

Iris ramena la petite dans le salon. Elle frottait encore ses yeux. J’étais complètement attendri en la voyant faire. Iris la déposa dans mes bras. Elle se blottit immédiatement contre moi. Iris se baissa un peu pour parler à sa fille alors que j’entourais la petite de mes bras. « On dirait qu’on a une petite fille un peu trop fatiguée pour sortir. Et si on restait à la maison ? » proposa Iris. Comme si ça allait marcher… Franchement… « Nooon ! Le parc ! On va au parc, hein Alec ? » me demanda-t-elle me faisant rire face à ce regard suppliant. Elle savait comment obtenir les choses de moi. « Oui, on va y aller. » dis-je pour la rassurer. « Faut se préparer alors. On prendra le goûter là haut, ça vous dit ? » dit-elle alors que je me demandais si elle avait préparé un gâteau au chocolat… Oui je sais, je suis incurable. Je laissais alors Iris préparer le sac tandis que je m’occupais de la petite, soit l’habiller correctement et chaudement avant de lui passer un manteau. La petite avait très rapidement retrouvée sa vitalité. Je la posais dans son parc le temps de déplier la poussette et passer un manteau moldu. Quand tout le monde fut prêt, nous sortions directement à pied sans transplaner. Le parc n’était pas si loin et j’avais besoin de marcher. La petite dans la poussette en train de jouer avec deux figurines, était bien trop occuper pour faire attention à ce qu’il se passait derrière elle, soit le baiser que je volais à Iris dans la rue sur le coin des lèvres d’un air taquin.

Nous arrivions alors au parc ensemble. Etant donné l’herbe gelée, nous avions pris une couverture ‘chauffante’ magique qui ne craignait pas l’humidité ou le froid pour Maddy. Elle voulut cependant courir un peu partout. Très rapidement Maddy me supplia alors : « Coyote ! Coyote !!!!! » dit-elle en frappant dans ses mains. « Je veux qu’Alec soit en coyote ! » Sauf qu’Iris ne savait pas mon côté animagus… Plus d’une fois Maddy a parlé de coyote et jusque-là je ne m’en tirais pas. Je savais que je devrais lui dire un jour mais pas comme ça, pas avec Maddy. De toute façon, j’avais tant de choses à lui avouer mais je n’étais pas sûr de vouloir tout lui dire. Je voulais la préserver au maximum. Je savais alors que je ne lui avouerais jamais mon choix de basculer et prendre la marque. Elle ne pourrait pas comprendre… Du moins je le pensais. Bref, comptais-je un jour lui avouer que je pouvais me transformer ? Je pense… Mais quand nous serons que tous les deux. De là je traduisis à Iris pour ne pas me faire grillé : « Elle parle du jeu du loup. J’ai eu le malheur de lui dire que je préférais les coyotes. » lui dis-je faussement amusé. Puis je me tournais vers Maddy : « Oh mais oui !! Je vais t’attraper graouuuuuu !!! » résultat ? La petite hurla en courant, surprise de se faire ainsi poursuivre. Elle rigolait en même temps et je dus faire semblant de courir moins vite. Je jouais ainsi une minute avant de l’attraper au vol – me faisant exploser les tympans au passage – et faire semblant de la manger dans le cou : « Je vais te manger toute crue !!!!! » dis-je vivement. « Naaaaaaaaaan !!!! » hurla-t-elle en rigolant. Je la reposais alors. « C’est toi le coyote maintenant ! » dis-je. « Nan ! C’est toi ! Montre à maman !!! » me dit la petite. « Ah ? Faut que je mange maman ? » demandais-je. « NON ! » dit la petite d’un air choqué d’une telle idée. « Le loup va manger maman… héhéhé » dis-je en m’approchant d’Iris. « Naaaan !! » hurla-t-elle. Je venais de poser mes mains sur les hanches d’Iris en regardant Maddy. « Ah ouais ? Graouuuu ! » dis-je en faisant pareil dans le cou d’Iris – je n’en profite pas du tout pour l’embrasser – alors que la petite hurlait : « Pas ma mamaaaaaaaaaaan !!! ». Je rigolais alors toujours les mains sur les hanches d’Iris. « Tu as pas le droit ! C’est MA maman !!! » affirma-t-elle. Oui enfin… euh… va falloir apprendre à partager, non ? Je vis bien le regard noir de Maddy. Je lâchais Iris en levant les bras d’un air innocent. « Ok ok… » dis-je en me résignant faussement. J’allais alors m’allonger sur la couverture. Je reçus vite un ‘gros’ paquet sur le ventre me coupant le souffle. « Pourquoi tu veux pas faire le coyote ? » demanda Maddy. « Je n’ai plus envie… On goûte ? J’ai faim. » dis-je en me tournant alors vers Iris. Bien évidemment : « Moi aussi !!!!! ».


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Iris Prescott
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Lun 5 Oct - 16:41
Avoir d’autres enfants … C’était quelque chose qu’Iris ne pensait pas vraiment, en fait. D’abord, parce que jusqu’à présent, elle n’avait pas forcément trouvé le père. Et même si Alex se débrouillait comme un chef avec Maddy, elle savait que retenter l’expérience maintenant serait une erreur. Un enfant c’était beaucoup d’attention, beaucoup de patience, beaucoup de temps. Ils n’avaient pas vingt ans, il fallait le rappeler. Alors, même si Iris regrettait de ne pas avoir vécu les deux premières années de sa fille comme n’importe quelle mère, elle n’allait pas égoïstement se lancer dans une seconde grossesse pour autant. Avec le monde sorcier si instable, ce serait de la folie, qui plus est. Elle finirait sûrement par avoir un second enfant, voire même un troisième, mais pas tout de suite. Il fallait qu’elle remette de l’ordre dans sa vie et qu’elle se construise un avenir pour elle et sa fille. Si Alex en faisait partie, se serait évidemment un plus à ajouter au tableau mais il était encore trop tôt pour l’assurer. Rappelons le : ne pas se précipiter. Bon, ils avaient peut être abusé sur ce plan là, avant de s’avouer à demi-mots leurs sentiments. Ils avaient néanmoins réussi à avancer maintenant, et il fallait laisser faire le temps.

Iris prépara le sac du goûter pour le parc. Il était trop tard pour faire un gâteau au chocolat mais elle réussit à trouver des brownies emballés individuellement dans un placard ainsi qu’une boite de biscuits. Elle prépara ensuite une thermos en la remplissant de lait au chocolat qu’elle réchaufferait à l’aide de la magie – elle n’était pas étudiante en magie avancée pour rien, après tout. Le sac prêt, elle le glissa en dessous de la poussette. Alex s’était chargé d’habiller Maddy plus chaudement et lui avait mis son manteau. Iris fit de même, en enfilant des bottines, son manteau et une écharpe. Tous trois descendirent alors de l’appartement, Maddy dans sa poussette, confortablement installée et Iris et Alex derrière. Le parc n’était pas très loin, mais Iris apprécia ce court instant où, sa fille étant trop occupée à jouer et regarder devant elle, ne pouvait pas encore voir le changement entre eux deux. Alex l’embrassa, furtivement, comme s’il s’agissait d’un acte défendu maintenant que la petite était réveillée. Elle sourit et passa sa main dans la sienne, poussant la poussette de l’autre.

Ils arrivèrent rapidement au parc –où ils durent évidemment se séparer. L’air était frais, mais pas désagréable. De toute façon, rien ne pouvait arrêter Maddy, ravie de se retrouver au parc. Quand Iris la libera de sa poussette, la petite se mit à courir partout autour d’eux. Iris abandonna rapidement de la contenir un peu, se disant qu’elle serait sûrement plus vite fatiguée ce soir. Non non, elle n’était pas une mère indigne. Elle voulait juste un peu plus de temps seule avec Alex. La couverture chauffante installée, Iris était sur le point de s’y assoir quand Maddy revint avec une demande assez particulière. Le coyote, quel coyote ? Ce n’était pas la première fois qu’elle réclamait l’animal en question, mais elle ne savait pas vraiment où elle avait pu le voir. Enfin, elle eut sa réponse rapidement quand Alex lui expliqua que Maddy adorait jouer au loup, mais que lui l’avait un peu revisité en lui parlant de coyote. Et comme Maddy suivait tout ce que Alex faisait … Elle se demandait quand même si sa fille savait réellement ce qu’était un coyote, mais si ça pouvait lui éviter d’avoir des frayeurs autour d’animaux dangereux comme les loups (ou des loups-garous), ça ne la dérangeait pas plus que ça.

Alex commença à poursuivre Maddy, qui cria de plus belle. Maddy demanda alors à Alex de lui montrer – mais quoi ? – et Alex déforma ses propos. Il lui prit alors les hanches pour « la manger » : Iris se prêta alors au jeu, tendant les mains vers sa fille.

« Nooon ! Je veux pas être mangée, sauves moi Maddy, sauves moi ! »

Iris eut du mal à articuler, entre deux crises de rires. Maddy semblait choquée à l’idée qu’Alex puisse la manger – Iris avait bien entendu compris son manège, quand il déposa un baiser dans son cou – et un regard noir de Maddy plus tard, Alex finit par la libérer. C’est que la petite savait se faire obéir ! Alex s’assit alors et la fillette se jeta sur lui, en lui réclamant une nouvelle fois de faire le coyote. Alex lui, réclama à manger, ce qui détourna totalement l’attention de Maddy. Par Merlin, elle avait deux estomacs sur patte en face d’elle ! Elle céda néanmoins, sortant le sac de provisions. Elle s’assit juste à côté d’Alex – la proximité des deux étaient tout à fait normale, même pour Maddy-, la petite restant à moitié sur Alex. Elle donna à chacun un paquet de mini-brownies, sortit la gourde de Maddy pour la remplir de chocolat qu’elle réchauffa par magie, et donna une tasse à Alex. Elle aida Maddy à ouvrir son paquet de gâteau puis se servit également.

« Il faudra que tu m’expliques ce qu’est réellement le coyote, un jour. Maddy m’en parle souvent. Mais elle ne m’a jamais parlé du jeu du loup. »

Elle lança à Alex un regard entendu, avant de mordre dans son brownie.

« Maman veut voir le coyote ! Tu peux montrer ! »

Maddy regarda à son tour Alex, avec une moue presque suppliante. Mais ce n’était sûre que cela marche vraiment : Alex ne semblait pas décidé à avouer maintenant. Iris décida alors de l’aider : elle montra du doigt à Maddy l’aire de jeu qui se trouvait juste en face, avec quelques balançoires, un toboggan et divers jeux pour enfants.

« Je crois qu’Alex est trop fatigué pour faire le coyote. Mais toi, tu l’es pas, hein ? Tu voudras faire quoi après Maddy ? Toboggan ou balançoire ? »
« Les deux ! Les deux ! Avec Alec et maman ! »


Maddy voyait grand cette après midi. Mais c’était un peu sa journée : au final, Iris – et même Alex – ne pouvaient pas passer beaucoup de temps avec elle en journée la semaine. Ils étaient ensembles soit le matin où c’était la course pour ne pas être en retard nulle part, soit le soir où la petite se couchait quand même tôt. Iris voulait que ce samedi après midi soit pour Maddy aussi et elle essayait de se concentrer le moins possible sur Alex. Pourtant, elle en avait des choses à lui dire : mais il fallait faire la part des choses pour le moment, pour Maddy.


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Lun 5 Oct - 17:20
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En train de prendre le tout petit riquiqui minuscule brownie au chocolat (c’est quoi cette taille de minus ! On ne nourrit pas un homme avec seulement ça !!! Ne lui a-t-on pas dit ?!) d’un air dépité, Maddy semblait être heureuse dans mes bras. Je jetais un rapide coup d’œil vers le sac pour voir s’il n’y avait que ça (elle voulait m’affamer ou quoi ? Je mange moi !) et heureusement, il semblait y en avoir d’autres. Par stratégie, je décidais cependant de ne rien dire. J’avais une goinfre sur les jambes qui me copiait sans arrêt. Si je voulais avoir un minimum je ferais mieux de me la jouer discret pour le moment…

C’est alors qu’Iris réchauffait le lait par magie pour nous en offrir une tasse. Là je devais bien l’avouer : elle avait assurée. J’aimais prendre un chocolat avec mon gâteau. Maddy de même d’ailleurs (comme par hasard……) « Il faudra que tu m’expliques ce qu’est réellement le coyote, un jour. Maddy m’en parle souvent. Mais elle ne m’a jamais parlé du jeu du loup. » dit Iris, suivi de Maddy : « Maman veut voir le coyote ! Tu peux montrer ! » ahahahahahahaahahahahahahahahahahahah …. Non. Je n’avais pas trop envie de lui montrer mon talent. Non pas que me vanter ne soit pas de mon acabit mais, ignorant pourquoi, je ne voulais pas lui montrer. De quoi avais-je peur ? D’un shampooing pour coyote ? Non pas forcément… Disons que… pas maintenant. Je voulais garder ça pour plus tard. Ou est-ce peut-être quelque chose qui me semblait moins important avec Iris là où ça l’était avec Kaysa. Mes sentiments pour ma cousine m’était passé depuis longtemps mais je n’oubliais pas que c’était notre truc entre Kaysa, Nina et moi. Il nous arrivait même avec Kaysa, dans le passé, de faire des courses. C’était un moment intime que je ne voulais pas forcément reproduire avec Iris. Elles étaient toutes les deux différentes et je voulais connaitre d’autres choses avec ma colocataire. Et puis… c’était devenu aussi mon truc avec Maddy. Peut-être un jour alors. Même surement si notre relation prend vraiment une tournure sérieuse. Mais nous avions le temps… « Je crois qu’Alex est trop fatigué pour faire le coyote. Mais toi, tu l’es pas, hein ? Tu voudras faire quoi après Maddy ? Toboggan ou balançoire ? » me sauva-t-elle la mise. Je remerciais Iris du regard. Je n’avais pas envie de faire ça comme ça. Pour moi montrer mon animagus était comme montrer une part de mon âme. « Les deux ! Les deux ! Avec Alec et maman ! » ça m’aurait étonné tiens ! Je laissais alors Iris finalement – après le goûté bien évidemment – la guider vers les jeux. Je profitais qu’elles aient le dos tourner pour fouiller dans le sac et gober un autre gâteau discrètement avant de me lever et arriver la bouche pleine. Bien évidemment, contrairement à Maddy, Iris me grilla. Je fis mon plus beau sourire fermé et innocent.

Je vis alors le toboggan. Je regardais Iris. Vous croyez que le jeu tiendrait sous mon poids ? Je ne pus me retenir… Une minute plus tard j’étais avec Maddy en haut du toboggan prêt à glisser. Et c’est partiiiiiiiiiiiiiii !! C’est tout ?!! « Encore ! encore ! encore ! » Oui encore ! Et hop ! Un deuxième tour, un troisième ! Je laissais même Iris essayer avec sa fille et finalement Maddy toute seule non sans la réceptionner en bas. Du toboggan, nous passions alors à la balançoire… qui craqua sous nos trois poids (oups ?) oui j’ai voulu essayer avec Iris sur moi et Maddy sur Iris. Quelle idée ! Une façon comme une autre d’entourer le corps d’Iris – je suis incurable je sais – et peut-être d’arriver à embrasser la peau de son cou…

Bref, après un coup de baguette magique discrète et une après-midi riche en émotion, Maddy finit par s’endormir dans mes bras sur la couverture. Je regardais alors Iris, complètement attendri par ma filleule. « Y a pas à dire, tu as fait une fille magnifique… C’est d’ailleurs fou ce qu’elle a hérité de toi… » en rajoutai-je une petite couche pour lui dire à quel point je la trouvais jolie. Tenant Maddy dans mes bras, j’avais cependant bien envie d’en profiter mais je ne pouvais pas trop bouger. C’est bête… La petite dort… je pourrais embrasser ma petite amie… mais je ne peux bouger. Ça c’est franchement con ! Je ne pus m’empêcher cependant d’essayer de bouger légèrement mais la petite bougea et se réveilla. Loupéééé ! Je levais les yeux au ciel avant de sourire en regardant Maddy qui se redressait un peu pour être debout face à moi, ses deux mains sur mes épaules : « Tu bouges trop ! » maiiiiiiiiiiis ! j’ai bougé qu’une fois !! J’affichais un air choqué en regardant Iris. J’ai presque rien fait ! Maddy alla dans les bras de sa mère. Mouais… c’est ça… va te réfugier dans les bras de ta mère, chipie ! Elle me regarda alors : « Je peux dormir avec Alec et maman ce soir ? » euuuuuuuuuuuuuuuuuuh …………. Non ? Et puis quoi encore ! « Non demoiselle ! Tu as ton propre lit ! » dis-je. « Mais moi j’ai peur la nuit ! » mouais mouais mouais… moi j’avais d’autres projets que d’accepter une gamine dans mon lit… Et cette fois je n’avais plus besoin d’excuse pour tenter de dormir avec Iris donc très peu pour moi. Je voulais retrouver Iris autrement qu’en tant que maman. Non pas que Maddy me dérange mais chaque être à sa place hein ! Et ça sert à rien qu’elle me fasse ces yeux de petit coyote battu ! Je les connais ! Je les utilisais avant elle auprès de ma mère pour obtenir ce que je voulais (et ça marchait !) non non je ne cèderais pas ! Non non et non. Raaaaah non te met pas à pleurer !!! Bordel Iris ! S.O.S ! « Mais moi je veux dormir avec vous… » commença-t-elle en pleurant et la fatigue de cette après-midi commençait à se ressentir. Je détestais cependant voir la petite dans cet état (je craquais à chaque fois). Heureusement, Iris parfois était plus ferme que moi. Je lui lançais un regard du style ‘fait comprendre à ta fille que ça va pas être possible, s’il te plait.’ J’adorais Maddy… vraiment… mais cette nuit… je voulais Iris pour moi tout seul.
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Iris Prescott
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Lun 5 Oct - 18:58
Le goûter fini, Iris emmena Maddy sur l’aire de jeu, comme prévu. Elle ne vit pas tout de suite qu’Alex ne les suivait pas de près, c’est en se tournant légèrement qu’elle le vit arriver, la bouche pleine, un sourire innocent sur les lèvres. Elle comprit immédiatement : sa portion de brownie ne l’avait évidemment pas rassasié. C’était pourtant censé être une collation, pas un petit déjeuner ! Enfin, il fallait dire qu’Iris était habituée aux minis-rations qu’elle donnait à Maddy et son petit estomac. De plus, si elle avait donné deux gâteaux à Alex, Maddy aurait voulu la même dose ce qui n’était pas franchement raisonnable – elle n’aurait plus faim pour le dîner, par exemple. Du coup, elle se contenta de lever les yeux au ciel devant l’air innocent d’Alex. Elle aurait pu lui donner un coup derrière la tête, mais ça aurait attiré l’attention de Maddy et Iris ne voulait en aucun cas provoquer une quelconque réclamation de sa fille. Elle l’entendait d’ici prétendre que si son parrain avait eu un deuxième gâteau, il lui en fallait un aussi. Autant enterrer l’affaire tout de suite.

Tous les trois s’amusèrent pendant un bon moment. Le toboggan étant assez large pour eux, ils purent faire quelques descentes avec Maddy. Le sourire de la fillette suffisait à rendre Iris heureuse pour l’après midi – ça, et la présence d’Alex aussi, n’oublions pas, il était pour beaucoup. Ces moments lui permettaient d’oublier ses soucis du quotidien : les cours, le stress des examens qui approchaient, les hiboux réguliers de William, la guerre des clans chez les sorciers, la menace constante d’attentats ou d’actes malveillants etc … Cette après midi, elle oubliait tout ça pour se consacrer uniquement à sa famille, oubliant même qu’elle n’avait que dix-sept ans, et donc, qu’elle était jeune pour parler ainsi. Mais, en ayant vécu quelque chose comme la Nuit Rouge, ça fait prendre conscience du danger, et on gagne facilement en maturité, quitte à vouloir vivre les choses trop rapidement.

Après le toboggan, se fut au tour de la balançoire mais pour le coup, l’idée de s’y assoir à trois n’avait pas été un franc succès. En fait, la balançoire céda net sous leurs poids – ça, c’était sûrement dû au gâteau en plus d’Alex – et ils se retrouvèrent par terre. Enfin, ça les fit pas mal rire, tous les trois. Un coup de baguette magique, et c’était comme s’ils n’étaient jamais passé par là. Le parc était un peu désert – merci le froid hivernal qui commençait à s’installer – et personne ne semblait avoir vu la catastrophe. Ils continuèrent à jouer avec Maddy encore un peu, avant de s’installer de nouveau sur la couverture pour s’y réchauffer. Maddy trouva place dans les bras d’Alex tandis qu’Iris se blottit contre lui, posant sa tête contre son épaule – avec Maddy qui s’assoupit, elle s’accorda volontiers ce moment. Alex complimenta Maddy et par extension Iris : cette dernière leva alors la tête vers lui pour sourire. Elle était bien, là, avec lui et se rapprocha pour l’embrasser – visiblement, il eut aussi la même idée – mais Maddy commença à remuer et se réveilla. Iris se recula alors, tentant de dissimuler son air coupable – non non, Maddy, ce n’est pas ce que tu crois – et se décala légèrement d’Alex. Maddy râla contre lui, en lui disant qu’il bougeait trop. Quelle mauvaise foi, il s’était à peine décalé ! Iris en rit cependant, parce que c’était assez comique de voir sa fille perchée sur Alex en le réprimandant. Maddy finit par migrer en se jetant dans les bras de sa mère, peut être plus confortables. Iris la serra contre elle un instant et quand elle défit son étreinte, la petite leur fit une demande peu commune. Celle là, elle ne l’avait jamais faite d’ailleurs, et elle tombait plutôt mal.

C’était bien la première fois que Maddy demandait à dormir avec Iris ET Alex. Elle voudrait bien savoir comment elle s’était mis dans la tête qu’ils pouvaient dormir ensembles, déjà. Alors avec elle en plus … Alex intervint en premier, mais Maddy répliqua qu’elle avait peur. Depuis quand ? Iris n’y croyait pas vraiment. Elle savait sa fille suffisamment intelligente pour user d’arguments larmoyants. Elle commença d’ailleurs à sangloter – la fatigue de l’après midi à courir partout sûrement – et Iris vit Alex tourner la tête vers elle. Elle comprit rapidement ce qu’il voulait lui dire et, de toute façon, ils n’avaient pas à céder à ce caprice. Car c’était purement un caprice, ce qu’Iris détestait quand sa fille lui commençait comme ça. D’abord, parce qu’elle n’aimait pas la voir pleurer. Ensuite, parce qu’elle n’avait pas envie qu’elle devienne une fillette exigeante qui fait sa loi. Si elle avait vraiment vu dans son regard la peur de dormir seule, Iris aurait un peu creusé la question. Mais là, il n’en était rien. Elle lui lança alors un regard, ce genre de regard ferme où il n’était pas question de discuter. Iris détestait vraiment faire ça, surtout après une si bonne après midi, mais il fallait qu’elle se montre en mère responsable.

« Non Maddy, arrêtes ça. D’abord, tu as ton lit. Alex a le sien. Et maman a le sien. Chacun dort dans son lit. »

Oui, Iris mentait effrontément à sa fille, pour le coup. Si Alex ne la rejoignait pas ce soir, il avait fort à parier qu’elle céderait elle. Du coup, ils finiraient forcément dans le même lit ... Et elle refusait que Maddy soit au milieu. La petite avait son propre lit et même s’il lui arrivait de la prendre avec elle les nuits de forts orages, quand elle ne se rendormait pas, qu’elle était vraiment terrorisée, ou très malade, il était hors de question de céder à ce genre de caprice : elle voyait que sa fille inventait une excuse. La petite continua à chouiner, Iris insista alors fermement.

« J’ai dit non. On peut te lire autant d’histoire que tu veux, on peut te border tous les deux jusqu’à ce que tu t’endormes, mais on dort chacun dans son lit. Tu pourras bouder autant que tu veux, mais c’est comme ça. »

Maddy fronça les sourcils et finit par se détacher de sa mère assez brutalement pour partir un peu plus loin, s’éloignant de la couverture chauffante pour trouver refuge près d’un arbre. Elle fut tentée de la suivre mais, vu qu’elle restait dans leur champ de vision, Iris resta assise et invita Alex à faire de même, en lui posant la main sur un de ses genoux.

« Laissons là tant qu’elle reste en vue. Elle va se calmer et se faire à l’idée. »

Iris soupira. Elle n’aimait vraiment pas voir sa fille comme ça, ni devoir agir aussi fermement. Elle voudrait lui dire oui à toutes ses demandes, mais il ne fallait pas qu’elle cède. Elle n’avait pas envie de créer un monstre comme Sullivan, par exemple.
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Lun 5 Oct - 21:37
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Maddy fit ce qu’on appelle dans le jargon de parents « une comédie » et moi comme un con, je ne savais pas du tout gérer ça. J’étais parfait pour Maddy mais il y avait des choses qui me dépassait. Sérieusement c’est quoi ça ?! Les pleurs pour obtenir quelque chose ! Est-ce que je fais ça moi pour obtenir un baiser de sa mère ?! Non ! je me contiens ! Avec difficulté certes mais je me contiens ! Bref, à chaque comédie de Maddy j’avais du mal à faire face. Après tout je n’avais que dix-huit ans et ça me dépassait un peu. On ne pouvait de toute façon pas être parfait. J’excellais déjà pas mal je trouvais, ne fallait-il pas me demander. Bref, Maddy n’était pas bête, elle pleurait en me regardant moi. Et moi, désemparé, je fixais Iris avec la supplique de me venir en aide parce que je savais pertinemment que si c’est moi qui répondait, on finirait à trois dans le même lit. J’avais encore beaucoup à apprendre…

« Non Maddy, arrêtes ça. D’abord, tu as ton lit. Alex a le sien. Et maman a le sien. Chacun dort dans son lit. » Euh…. Moi aussi je peux faire une comédie pour exprimer mon mécontentement ? Non parce que… Non pas que je veille m’imposer mais… je me voyais mal faire lit à part. Quoi que… ça serait tellement plus raisonnable. Cependant ce n’était pas comme si ça allait être la première fois… Mais cette fois-ci ça serait volontaire. Et… J’hésitais. Est-ce qu’on ne devait finalement pas prendre notre temps. Après tout si notre relation était sérieuse, nous avions le temps non ? La situation était en tout cas bien étrange. En effet, si nous commencions à faire lit commun, je ne voyais plus l’intérêt d’avoir deux chambres distinctes. Vous me direz ça me permettrait de retrouver mon bureau… ce qui pouvait être une idée intéressante pour travailler nos cours au lieu de squatter sans cesse la table du salon. Au loin Iris aurait un endroit plus calme pour travailler puisque pour ma part je n’avais pas besoin de me poser sur mes cours constamment comme elle. Et je pourrais m’occuper donc de Maddy tranquillement dans le salon alors qu’elle ne serait pas sans cesse parasitée par sa propre fille. L’idée commençait à devenir intéressante alors même que nous étions ensemble depuis seulement quelques heures. Bref, l’idée devenait intéressante…

Alors que moi je m’occupais déjà de futurs projets, Iris était encore avec sa fille en train de lui faire la leçon. Et moi ? Croyez-moi que pour le coup je faisais pale figure ! Et Maddy qui continuait à chouiner. Moi ça me faisait mal au cœur… « J’ai dit non. On peut te lire autant d’histoire que tu veux, on peut te border tous les deux jusqu’à ce que tu t’endormes, mais on dort chacun dans son lit. Tu pourras bouder autant que tu veux, mais c’est comme ça. » Hum… Note à moi-même : inutile de faire une comédie, Iris était trop habituée à ça pour obtenir une nuit avec elle. Je vais devoir ruser autrement et croyez-moi, j’avais ma petite idée bien plus intéressante qu’un simple chouinement…

C’est alors que Maddy choisit de bouder. Se posant sous un arbre, je voulus me lever pour aller la voir – je suis faible et inexpérimenté, que voulez-vous… – mais Iris me reteint en posant sa main sur l’un de mes genoux : « Laissons là tant qu’elle reste en vue. Elle va se calmer et se faire à l’idée. » dit-elle en soupirant. Je pris conscience alors que deux choix s’ouvrait à moi : contredire Iris et aller voir Maddy malgré tout ou faire le choix – même si j’avais du mal avec – de soutenir Iris, d’accord ou non. Je savais cependant une chose : un enfant profitait toujours d’un conflit entre les deux figures autoritaires et que je le veuille ou non, j’étais la figure paternelle pour Maddy. Je fis donc le choix d’écouter Iris et d’aller dans son sens. Ne jamais contredire l’autre devant un enfant. Ma mère m’avait prévenu : c’était une règle fondamentale pour que cela fonctionne entre nous trois peu importe la place que j’avais vis-à-vis d’Iris. Je ne fis donc rien, laissant Maddy bouder même si ça me faisait mal.

Cela passa cependant à la jeune fille à mon plus grand soulagement. Elle comprit, elle se fit à l’idée comme l’avait dit Iris et nous avons pu rentrer sans véritable caprice. De là le repas se passa plutôt bien à la maison. Ceci dit Maddy insista pour que l’on reste lui raconter une histoire tous les deux. Interdiction de quitter sa chambre avant qu’elle ne s’endorme. On céda à sa demande et finalement, vers 20h30 elle s’endormit.

Alors Iris et moi nous retrouvions seuls pour la deuxième fois dans la journée.

Je sortis de la chambre de Maddy en m’ébouriffant les cheveux. Je laissais Iris sortir à son tour alors que je me posais à un mètre d’elle en posant mes mains sur le dos d’une chaise pour m’appuyer. Je lui dis alors avec un sourire en coin : « Alors comme ça on fait chambre à part… » dis-je pour la taquiner. Honnêtement… J’avais envie de partager mon lit avec elle. Même la chambre… tout. En fait je voulais vraiment quelque chose de sérieux avec elle mais je ne savais pas exactement comment le formuler. Peut-être allais-je d’ailleurs trop rapidement mais comment dire une telle chose quand on connait notre passé. Bref, j’étais toujours posé au niveau de ma chaise et je jouais avec en la faisant balancer. Là je rajoutais : « Et si je n’ai pas envie… ? » dis-je en lâchant la chaise. Je m’approchais alors d’elle … dangereusement ? tel un prédateur ? J’eus ce sourire en coin qui en disait long et pourtant je ne prévoyais aucun coup bas contrairement à ce qu’elle avait connu. Non, ce sourire qui ressemblait tant à celui qu’elle connaissait jusque-là était pourtant légèrement différent. C’était celui de mon désir de jouer avec elle mais d’une autre façon… d’une façon d’ailleurs au-delà des limites de l’amitié. Je m’approchais ainsi d’elle avant de poser mes mains sur ses hanches. J’avais été patient toute l’après-midi mais il ne fallait pas trop m’en demander. Je n’en restais pas moins Alexander Sirius Black. Ainsi je pris sa joue dans ma main et je l’embrassais dans un baiser fougueux avant de l’entrainer en direction du couloir de nos deux chambres. Une fois entre nos deux portes, je m’arrêtais net. J’eus ce même sourire en coin : « Tu préfères laquelle… ? La mienne ou la tienne ? » Personnellement je préférais la sienne. Pourquoi ? Parce que j’avais emmené pas mal de femme dans ma chambre avant même ma collocation et pour moi Iris était plus qu’une femme de passage. Si elle choisissait la mienne, je n’en ferais cependant pas cas. Après tout je n’étais qu’un homme et je ne portais que peu d’importance à ce genre de chose dans leur finalité mais une part de moi soutenait que la sienne serait mieux. Le choix lui revenait cependant. Et puis ce n’était pas comme si nous allions forcément aller trop loin… Ce n’était pas parce que nous découvrions le goût de s’embrasser qu’il fallait aller au-delà et simplement faire l’amour ensemble. De toute façon je n’avais aucun moyen de contraception de mon côté et je doutais donc que ce soit très raisonnable. Et puis nous avions le temps ! Inutile de parler de ça maintenant alors que je voulais simplement l’avoir pour moi… L’essentiel était de se dire et répéter : ne pas aller trop vite. Seulement les paris étaient lancés. En amour, je n’avais vraiment jamais su être raisonnable longtemps…

Je regardais alors Iris, une main tenant sa joue, l’autre tenant sa hanche de façon possessive et peut-être légèrement dominatrice malgré moi. Le choix, je lui laissais mais j’avouais, une fois sa décision prise, ne pas me retenir plus longtemps pour l’embrasser de nouveau et l’entrainer dans la pièce choisie. Le reste ? Cela dépendait aussi d’elle non ?
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Iris Prescott
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Lun 5 Oct - 22:48
Comme elle l’avait prévu, Maddy finit par revenir vers eux : la crise était passée. Il faudrait qu’elle pense à remercier Alex de ne pas être intervenu. C’était la meilleure des solutions, même si ce n’était pas la plus plaisante. Ca n’amusait pas Iris de réprimander Maddy, comme de la décevoir en lui disant qu’elle ne pouvait pas dormir avec eux deux. Alors, si Alex n’avait pas été dans son sens, ça aurait été plus dure encore et peut être que cette nuit là, ils auraient fini par dormir avec Maddy entre eux deux. Enfin, la petite était résignée et retrouva sa bonne humeur. Le retour à la maison fut calme, tout comme le reste de la journée. Plus de caprices, plus de colère. Alex et Iris s’occupèrent encore de Maddy, jusqu’au coucher où, comme promis, ils lui lurent une histoire, puis encore une autre. Maddy finit par fermer les yeux et s’endormit. Ils quittèrent la chambre sur la pointe des pieds : Iris fut la dernière à sortir, après avoir éteint la lumière de la chambre et allumé une petite veilleuse moldue. Elle referma la porte doucement, pour ne pas la claquer. Ce serait bien dommage de devoir recommencer à lire des histoires encore et encore à cause d’une porte fermée trop brusquement !

Alex se posa contre une chaise et Iris le rejoint. Ils étaient maintenant seuls, pour la seconde fois de la journée. Elle se rapprocha, alors qu’Alex la provoqua sur le fait de faire chambre à part. Iris serra alors les bras contre sa poitrine.

« Chacun dort dans sa chambre. »

Elle répéta mot pour mot ce qu’elle avait dit à Maddy durant l’après midi avec un sourire en coin. Elle n’arrivait bizarrement pas à se montrer aussi sévère qu’avec Maddy. Pour Alex, elle pouvait bien faire une exception. N’était-il pas venu la nuit dernière sans lui demander son avis, après tout ? Et, ce n’était pas du tout la même chose. Alors qu’il se rapprochait, avec ce sourire qu’elle ne connaissait pas mais dont elle se doutait de la signification, Iris lui lança :

« Je suis ouverte aux négociations, cependant. »

Il la prit alors par les hanches et elle passa ses bras autour de son cou. Il l’embrassa fougueusement, baiser qu’elle lui rendit également, prête à ne pas le lâcher cette fois. Ce fut un argument suffisant pour la convaincre que faire chambre à part, c’était une décision qui craignait à mort. Elle l’avait pour elle. C’était samedi soir et, alors que d’autres devaient s’amuser dehors à faire la fête, elle préférait profiter du temps qu’elle avait avec lui, de cette première soirée en tant que couple, si nommait leur situation ainsi. Elle voulait le garder pour elle, pour personne d’autres. Morgana ? Elle l’avait totalement zappé. Si elle était encore officiellement sa copine et bien tant pis. Alex lui faisait perdre ses principes, sur le coup.

Il l’entraîna vers les chambres, avant de s’arrêter au milieu des deux portes. Il lui laissait le choix : l’une ou l’autre, c’était pareil pour Iris. Elle ne se focalisait absolument pas sur qui il avait pu inviter dans son lit avant : elle n’y pensait même pas. En ce moment, il n’y avait que lui et elle qui comptait. Elle n’avait plus envie de réfléchir, elle avait envie de retrouver l’insouciance et l’égoïsme de son adolescence. Elle se contenta donc de lui sourire.

« Honnêtement ? Aucune importance. »

Et, pour toute réponse, elle prit un pan de son tee-shirt pour l’attirer contre elle jusque dans sa propre chambre. Elle aurait pu jouer à pile ou face que ça aurait été le même résultat. Il l’embrassa, la suivit dans la pièce choisit et ils échouèrent sur son lit. Le même lit dans lequel ils avaient passé la nuit précédente ensembles. Iris se retrouva sous Alex sans que ça la gêne pour autant. Elle passa une main dans les cheveux qu’il n’avait cessé d’ébouriffer toute la journée, avant de plonger son regard dans le sien et lui murmurer :

« Je sais pas où on va mais tu sais quoi ? Je m’en fous. Tout ce qui compte pour moi, c’est d’être avec toi. »

Un « je t’aime » aurait été bien moins compliqué, mais la facilité n’était pas ce qui les caractérisait le mieux, non ? Iris passa alors une main dans son dos, remontant jusqu’à sa nuque. Rien d’autre ne comptait maintenant : elle avait laissé son masque de mère en refermant la porte de la chambre de Maddy jusqu’au lendemain matin. Il pouvait se passer n’importe quoi cette nuit qu’elle voudrait quand même profiter de ce moment avec l’homme qu’elle aimait. Car oui, elle ne pouvait plus le niait : elle l’aimait, elle ne pouvait plus l’imaginer avec quelqu’un d’autre qu’elle et elle voulait construire quelque chose avec lui, arrêter de penser au pire et profiter de l’instant présent. S’ils ne profitaient pas, que leur resterait-il de toute façon ? C’était bien difficile de penser ainsi pour Iris mais avec Alex, petit à petit, elle y arrivait. Elle avait confiance en lui, en ce qu’il représentait : elle avait mis la journée pour le comprendre mais maintenant qu’il était là, à la serrer contre lui, elle se sentait protégée, comme si rien ne pouvait leur arriver. Peut être qu’elle allait le regretter demain, à force d’y repenser. Peut être que ses proches tenteraient de la faire reculer. Mais tout ça, elle avait bien le temps d’y penser après. Elle l’embrassa avec passion, avant de passer ses mains contre son torse, sous son tee-shirt cette fois. Qu’importe ce qui se passerait cette nuit, ils avaient assez souffert de leur solitude.
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Mar 6 Oct - 8:16
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Les négociations engagées et réussies avec brio par un baiser fougueux, je l’avais entrainé vers les deux chambres avant de lui laisser le choix. Pour ma part, il n’y avait que peu d’importance. Contre moi, elle me sourit l’un de ses fameux sourires qui me faisait complètement chavirer. Elle m’avoua avec honnêteté qu’elle n’avait pas de préférence. Elle m’entraina alors vers la sienne comme si ça aurait été la mienne. De là je ne me posais pas plus de questions. Pour moi ce n’était qu’une chambre. Du moment qu’elle possédait un lit, quelle importance ?

Alors elle prit un pan de mon t-shirt, m’amusant. Je ne connaissais pas Iris de cette façon, entreprenante. Dans notre passé, le temps de notre courte relation, elle était le genre timide – et je ne parlais même pas de moi. Aucune passion n’avait été vraiment définit entre nous. Après, notre amitié avait rapidement prise sa place et donc même si j’ai vu Iris savoir s’amuser, tombant rapidement enceinte, ça me paraissait trop loin pour le retenir. Alors oui j’étais surpris mais tellement agréablement que je me laissais complètement entrainer par cette femme qui était en train de me rendre plus dingue encore par cette prise d’initiative. M’embrassant, je retrouvais mes marques sur ses hanches. Ça devenait une vilaine habitude qui risquait d’être plus que tenace. En même temps elles étaient situées pile à bonne hauteur pour moi. Pourquoi donc ne pas en profiter ? Plus elle recula, plus elle s’approcha du lit. La chute fut inévitable.

Maintenant sous moi, j’aurais pu trouver ça assez étrange. N’oublions pas qu’à la base c’est ma meilleure amie. Pourtant j’aimais bien trop être là pour m’en offusquer. Un bras pour me tenir en légère suspension au-dessus d’elle, mon autre main tenait le côté de son corps au niveau de ses côtes. Elle passa alors une main dans mes cheveux. J’avouais m’ébouriffer sans cesse pour la moindre excuse. C’était un tic selon mon père (qui avait la même soit dit en passant tout comme James Potter, tic de beau gosse donc ?). Mais sentir Iris le faire elle-même m’apportait une toute nouvelle sensation bien trop agréable pour lui demander d’arrêter. Elle pourrait même faire ça des heures sans que je ne bronche une seconde. J’aimais bien trop ça pour la freiner. De mon côté, j’avais beaucoup de mal à me défaire de ses lèvres… « Je sais pas où on va mais tu sais quoi ? Je m’en fous. Tout ce qui compte pour moi, c’est d’être avec toi. » Inconsciente… Me dire ça à moi… C’était la porte ouverte à toutes les folies. Je le pris aussi comme un élan de sentiments. D’un sourire, je l’embrassais de nouveau – nouvel drogue ! – alors qu’elle passait une main dans mon dos. Sa remontée jusqu’à ma nuque me procura de véritables frissons. Elle était en train de me mettre dans un état pas possible avant même d’avoir passé ses mains sous mon t-shirt. Je sentais toute la frustration de ces jours durant tomber peut-être un peu trop vite. Mon corps prenait ce qu’il y avait à prendre et s’en enivrait, n’en ayant pas l’habitude par trop de privation. Un baiser passionné de plus et je perdais pieds. Je ne voulais plus penser à rien sinon juste nous deux. Elle passa alors ses mains sous mon t-shirt. A ce rythme il allait voler.

Je posais alors un doigt sur ses lèvres. « Attend… » dis-je avec un sourire en coin. Nous allions trop vite. Ou du moins moi je ressentais bien trop de choses. Je n’avais pas encore les mains tremblantes par trop de pression. Heureusement je n’avais plus seize ans mais comprenez que mes mains étaient très largement moites et que mon jean devenait une insupportable prison. Il fallait que je me calme… Respirant un bon coup, je l’embrassais sur le front. « J’ai besoin de prendre une douche. » froide. Je l’embrassais alors une dernière fois. Une dernière ? Putain ! Je n’arrivais pas à me décoller. Déjà je l’entourais de nouveau de mes bras, avant de sentir la peau nue de l’un de ses flans sous ma main. J’étais sérieusement incontrôlable. Je me freinais cependant une deuxième fois.Allez celle-là est la bonne ! « Il faut vraiment que j’y aille. » dis-je en rigolant de ma propre incapacité à dégager de là. Et pour preuve, je m’étais légèrement redressé pour complètement replonger en la regardant une seconde. Si avec ça il n’y avait pas de quoi se moquer de moi… Je vous dis : je suis faible. Seulement en sentant mes mains en train de remonter son propre haut, je savais que, une fois fait, je ne pourrais plus décrocher. Je me fis donc violence dans le dernier baiser avant de m’écarter un peu vivement pour arriver à m’en aller. « Je reviens ! Profite pour mettre ton pyjama le plus chaud ! » dis-je plus pour déconner qu’autre chose. Même si j’avouais qu’une ou deux couches pour me freiner ne serait pas de refus… Non pas que je ne veuille pas aller très loin avec elle, que du contraire ! Je voulais justement aller bien trop loin bien trop rapidement. Je la désirais et cinq minutes sous l’eau froide ne suffisent pas alors que je dus jurer une ou deux fois de cette sensibilité à ses propres charmes. Ça m’apprendra à me priver…

Dix… quinze ? minutes après, je revenais avec un pantalon de sport seulement sur le corps. Je m’étais débarrassé de mon t-shirt. Je dormais déjà normalement en boxer mais me connaissant je doutais que ça soit une très bonne idée… Pas si je veux prendre mon temps. Iris était sous les draps. Je priais alors pour le pyjama le plus polaire qu’on puisse trouver en Angleterre. Même si je savais pertinemment que ça s’enlever ça aussi. M’ébouriffant les cheveux mouillés à cette pensée, je la rejoins. Me posant alors sur le dos, je pris sa main pour la rapprocher de moi afin d’entourer son corps de mon bras. Ma main ne put s’empêcher de se poser sur sa hanche. Mon autre main caressa son bras. Alors… pyjama chaud ? Comme si ça allait avoir un véritable impact…

Honnêtement, je fus incapable de me retenir de l’embrasser de nouveau. Autant être honnête Alex, cette femme te fait complètement craqué. Peu importait alors de quoi elle était vêtue… peu importait toutes les douches froides que je pouvais prendre juste avant pour me rafraîchir les idées… Je ne voyais plus Iris comme une mère mais comme une femme. Ma femme…
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Iris Prescott
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Lun 12 Oct - 11:10
Des tas de sentiments nouveaux se bousculaient dans sa tête. Il y avait tellement longtemps qu’elle n’avait pas ressenti cela ! Chaque baiser d’Alexander Black était une sorte de drogue à laquelle elle ne pouvait pas résister. Elle voyait mal reculer maintenant, tout abandonner : elle avait complètement lâché prise mais pour le coup, elle était sûre que c’était la meilleure des décisions à prendre. Bien meilleure que de vivre dans la frustration des semaines encore. Elle adorait sentir ses mains sur ses hanches tout comme ses multiples baisers. Par contre, elle n’avait pas vu la suite venir.

Alors qu’elle passait ses mains sous son tee-shirt, prête à le lui faire enlever pour, peut être, passer à la vitesse supérieure, il l’interrompit. Iris le regarda, ses mains posées sur son torse, arrêtée en plein élan. Il avait besoin de prendre une douche ? Sérieusement ? Elle cligna les yeux, perplexe devant cette « excuse », mais soit. Alex l’embrassa, sans pour autant se décoller d’elle. Il semblait hésiter à partir, comme si la douche était une véritable torture à venir. De son côté, Iris n’avait pas vraiment envie qu’il s’en aille pour la laisser seule avec de nouvelles frustrations. Son hésitation à partir la fit sourire et elle-même hésita à le retenir encore un peu. Un nouveau baiser et peut être qu’il oublierait totalement cette histoire de douche ? Non ? Non. Il finit par partir, en lui disant d’enfiler un pyjama chaud, ce qui rendit Iris assez perplexe. Il était véritablement sérieux ? Il comptait réellement passer d’un extrême à l’autre ? Iris resta allongée quelques minutes, essayant elle-même de reprendre ses esprits. Elle décida de se changer quand elle commença à entendre l’eau couler, signe qu’Alex était bel et bien sous la douche et n’avait pas fuit l’appartement pour une raison inconnue. La tentation d’aller le rejoindre était grande mais il fallait être raisonnable. Et puis, Iris avait envie de se moquer un peu de lui pour se venger – en quelque sorte – de l’avoir planté comme ça. Alors, elle décida de le prendre au pied de la lettre : en ouvrant son armoire, elle prit un pantalon de pyjama polaire et enfila un tee-shirt puis un sweat aux couleurs de son ancienne maison à Pouldard, Poufsouffle. Elle l’avait gardé en souvenir, comme un peu tous ses vêtements de Poudlard, mais n’avait pas forcément prévu de le mettre pour une occasion comme celle-ci. Riant d’avance de la tête d’Alex, elle retourna dans son lit, sous la couette pour générer un peu plus de surprise.

Alex revint un quart d’heure plus tard vêtu seulement d’un jogging … Le contraste allait être assez drôle. Il prit place à côté d’elle, sur le dos et lui prit la main pour la rapprocher. Iris se laissa faire pour se blottir contre lui, une main sur son torse – à son tour de se montrer un brin possessive. Elle leva la tête pour mieux voir son visage. Il posa une main sur sa hanche et elle fit l’innocente, essayant de cacher son hilarité.

« Quoi ? Je t’ai écouté : c’est mon pyjama le plus chaud. Et puis, t’as raison, les nuits sont fraîches à Londres maintenant. »

Rien ne dirait par avance si elle garderait bien longtemps ses vêtements : déjà, elle commençait à avoir chaud avec son sweat. Iris, de son côté, profitait du contact avec le torse nu d’Alex et de la chaleur de son corps. Il l’embrassa, elle l’embrassa à son tour avant de poser sa tête contre son épaule. C’était nouveau, mais elle savait déjà qu’elle pourrait passer des heures comme ça, juste posée dans ses bras. En une après midi, tout était allé bien vite alors ralentir un peu le rythme n’était peut être pas plus mal. Même si chaque geste de sa part lui provoquait de nouveaux frissons, de nouvelles sensations, elle était capable d’attendre encore un peu. Ils avaient tenu presque un mois, alors … Le plus dur restait à venir : comment l’annoncer aux proches. Comment l’expliquer à Maddy. Comment ré-organiser tout un quotidien. Il faudrait forcément réfléchir à tout ça à un moment ou un autre … Pas maintenant, c’était certain, aussi Iris essaya de se concentrer à nouveau sur le moment présent dans les bras d’Alex.
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Lun 12 Oct - 19:10
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Après une douche froide (totalement inutile soit dit en passant), j’étais revenu dans le lit, pour me poser à… ma place ? Je dormais du côté gauche du lit et ça tombait plutôt bien puisqu’Iris était du côté droit. Donc je me plaçais du côté gauche du lit. Je l’attirais à moi. Je posais ma main sur sa hanche et je l’embrassais un instant, sentant bien le tissu d’un potentiel pantalon chaud sur sa peau (à mon avis de trop mais passons…). « Quoi ? Je t’ai écouté : c’est mon pyjama le plus chaud. Et puis, t’as raison, les nuits sont fraîches à Londres maintenant. » Mouais. Si je te dis saute du dixième étage… tu le fais… ?! Bordel, depuis quand les femmes obéissent aux hommes ! Je croyais que c’était révolu tout ça ! Qu’elles se rebellaient souvent ! Ouais j’oubliais que la majorité de mes conquêtes étaient des Gryffondor, soit des filles courageuse et audacieuse et non maligne et intelligente à vous frustrer à souhait… Autant vous dire que je ne me ferais pas avoir deux fois dans l’avenir. En même temps pouvais-je râler ? Je savais que c’était mieux comme ça. Pas du tout sexy… mais mieux. Mais vraiment pas sexy… mais sage… mais avec une poitrine en dessous… mais mignon… oui mais avec un truc plus intéressant en dessous de ce pull. Bordel j’avais envie de lui retirer et lui montrer à quel point je l’aimais. Je me retins avec violence. Puisque l’amour consiste à souffrir………………. « Ouais… Les nuits sont fraiches… » dis-je VRAIMENT pas convaincu moi-même. Sérieusement… si les nuits sont fraiches, je peux toujours la réchauffer d’une autre façon hein… Ouais mais non. C’est Iris quoi ! On ne saute pas les étapes ! ça serait tout gâcher ! Ouais mais j’ai trop envie moi maintenant ! Et c’est d’autant plus fort avec Iris bordel ! Je me résignais. Il faut être sage…

Elle se posa alors contre mon torse (je ne vais pas tenir…) Sa main sur mon torse (je vais craquer…) et mes bras l’entourant. Je l’embrassai pour pallier à un peu trop de frustration. Je pouvais bien m’autoriser à ça maintenant. Et elle m’embrassa… Ainsi elle posa sa tête contre mon épaule de façon sage… trop sage à mon goût… mais peut-être est-ce ce qu’elle voulait. Après tout nous n’étions pas pareils. Nous n’avions pas le même passé. J’avais l’habitude d’être plus que rapide dans mes relations (quand on voit où ça me mène…) là où elle était plus raisonnable (quand on voyait où elle en était…). J’adorais la tenir dans mes bras. Ce n’était pas le problème. Seulement pour moi, j’avais besoin de plus d’elle. Non pas que moins n’était pas bien. Ça l’était aussi mais comment dire… Quand j’aimais, je ne le faisais pas à moitié et j’avais du mal à rester raisonnable. Seulement je sentais qu’avec Iris c’était différent. Je ne savais donc plus exactement comment me comporter. En même temps est-ce qu’aller trop vite n’allait pas le mettre au rang de mes anciennes conquêtes ? Mais franchement est-ce qu’on en avait quelque chose à faire ? N’est-ce pas mes sentiments qui comptaient ? Or Je l’aimais… Et je ne changerais certainement pas d’avis demain matin. Enfin sauf pour l’aimer plus encore… Alors pourquoi se poser mille questions ? Je fis le choix de la serrer tout contre moi avec son pyjama chaud.

Je voulais profiter de ce moment comme un autre. J’avais le temps pour le reste. Oui je la désirais mais je ne voulais rien gâcher. Je voulais juste penser à cet instant qui nous appartenait et que la vie nous offrait. Partager ce bonheur avec elle, je prenais le temps d’apprendre son parfum comme pour le graver en moi. J’apprenais les formes de son bras et de ses lèvres. Je retenais le moindre de ce qui pouvait la définir d’un sourire à la cambrure de son dos. De là, sans faire attention, nous nous endormions dans les bras l’un de l’autre dans la plus grande des innocences…

C’était fou comme le réveil d’un sentiment pouvait alors faire travailler l’esprit et nous créer, durant les rêves, un mélange entre notre passé à Poudlard et notre avenir si nous allions dans cette voix. Mon esprit faisait un amalgame sans se poser plus de questions. Alors oui je la voyais rire au sein des murs de Poudlard et je lui courais après lors de ce rêve sans me soucier du reste du monde.

Nous étions dans la grande salle, entourés de nos amis. Je riais avec elle alors qu’elle était en ceinte, jouant à chat comme je l’avais fait dans le passé alors qu’elle était enceinte de Maddy. Puis elle quitta la grande salle. En sortant à mon tour, je trouvais Maddy. Je pris alors sa main pour courir après sa mère ensemble. Elle passa cependant le pas des couloirs internes à ceux qui donnaient sur l’atrium. La suivant, Maddy prit en âge et Iris était de nouveau enceinte. M’amusant à la suivre alors qu’elle me cherchait en me défiant de l’attraper, je la suivais aveuglément. Nous passions à l’Atrium. Là je vis Maddy telle une jeune fille alors qu’Iris tenait un garçon dans les bras qui n’avait que deux ans au moins – l’âge de Maddy actuellement – et qui me défiait toujours de la suivre, ce que je fis. Nous quittions l’atrium pour passer dans le parc. Le petit garçon était capable de courir. Maddy était devenue une adolescente et Iris était de nouveau enceinte alors qu’elle se réfugiait derrière un arbre pour se cacher. J’eus alors un sourire en coin. M’approchant, j’allais la chercher. Seulement en contournant l’arbre, la vit mal en point. M’inquiétant, je vis rapidement du sang sur ses vêtements et ses mains. Elle s’effondra sur le sol. Perdant connaissance, mon rêve vira rapidement au cauchemar alors que j’entendais un ricanement derrière moi. Je vis alors le seigneur des ténèbres se rapprocher et me siffler que le commun des mortels ne peut rien contre mais que moi, si je me ligue à lui, je peux encore sauver celle que j’aime. Il me tend alors la main, m’affirmant que c’est la meilleure chose à faire si je veux la revoir, me persuadant qu’on peut vaincre la mort provoqué par une grossesse qui a fini par mal tourner. Me relevant, alors que je savais faire le plus terrible des fois, je serre alors son bras. Ainsi mon bras vint à me brûler au point de créer la marque sur ma peau avant…
de me réveiller subitement en pleine nuit.

Le cœur battant, je venais de me redresser vivement. Iris dormait paisiblement à côté de moi. En sueur, je choisis de me lever pour ne pas la déranger non sans avoir vérifié qu’elle respirait bien (sait-on jamais). Après cela, je sortais de sa chambre pour aller boire un verre d’eau fraiche. Je ne pus m’empêcher au passage de vérifier si Maddy allait bien. Elle dormait aussi paisiblement. Je me réfugiais alors dans ma chambre pour regarder ma tête dans le miroir. C’était à faire peur. Je m’étirais ainsi avant de retourner dans le salon. J’avouais, je tournais en rond longtemps comme ça en me ressassant mes rêves. Loin de moi l’idée de penser vouloir un enfant avec Iris (je n’en étais vraiment pas là !) mais le rêve m’avait retourné et je ne cessais de croire qu’il fallait que je porte la marque le plus rapidement possible pour protéger les filles. Je pris alors mon téléphone pour envoyer un sms à Morgana ‘J’ai fait mon choix. Annonce à ton maître que je la porterai.’ De là, je laissais mon téléphone sur la table sans penser à le verrouiller. Je voyais de toute façon mal Iris le regarder sachant qu’elle avait du mal avec ce genre de choses. Après ce sms, je retournai dans la chambre d’Iris afin de me calmer un peu et me réendormir pour le dimanche qui arrivait.

Je la serrai tout contre moi. Je m’assurais que ce n’était qu’un cauchemar. Je me fis même la remarque qu’il fallait que je fasse de tels rêves aussi… élaborer sur mon avenir. Après tout je n’avais pas dit vouloir des enfants. Je n’avais que dix-huit ans et j’avais le temps. De là, trouver la peau d’Iris devint nécessaire. C’est alors en passant ma main sous le pull et t-shirt d’Iris pour toucher son ventre simplement que je me rendis compte qu’elle devait avoir vraiment chaud. Sa peau était moite due surement à la chaleur présente (et je ne devais rien arranger à la chose en la couvrant de la couverture par attention !). Elle se laissa d’ailleurs complètement faire par inconscience sous la fraicheur de mes mains en se mettant sur le dos. Elle provoqua un sourire sur mes lèvres. Je me rapprochais alors d’elle : « Tu es en sueur… Laisse-moi t’aider à enlever une couche… » lui dis-je doucement pour ne pas trop réveiller en jouant avec son inconscient. Ça ne loupa pas. Elle se laissa totalement faire. Une fois son pull retiré, elle semblait déjà bien mieux. Elle se rapprocha alors de moi tout en continuant à dormir. « J’ai encore chaud… » ou du moins je crois avoir compris ça. Dans son sommeil, elle prit ma main pour la poser sur son élastique de pantalon. EUUUUUUUUUUUUUH … comment dire… non ? Elle insista. Ok ok j’enlève. Je ne regarde pas. Je ne vois pas la couleur blanche de sa culotte et j’enlève. Elle n’a d’ailleurs pas du tout de motifs. Et elle se recolle à moi. Bordel. Autant vous dire que le cauchemar fut vite (trop vite) oublié. Elle ne broncha plus de là comme bien mieux. Me voilà donc avec une femme dans… son et non le mien… lit, en t-shirt et en culotte. J’ai chaud à mon tour. Allongé cependant et coincé alors qu’elle était contre moi, je me disais qu’en restant comme ça, je devrais bien finir par m’endormir. Chose qui arriva finalement bien une heure plus tard après m’être bien torturé entre temps mais avoir résisté avec brio.

De là, endormi à mon tour, nos positions changèrent du tout au tout. M’écrasant le bras, je dus bouger inconsciemment, l’obligeant à la faire bouger. Résultat des courses elle me tourna le dos dans son sommeil et comme je ne pouvais dormir correctement (même si c’est nouveau) sans sentir la chaleur de son corps un minimum contre moi, j’ai fini par la rejoindre de son côté, mon torse contre son dos. Ma main se plaça alors automatiquement sur sa hanche pour remonter doucement mais surtout inconsciemment. Ce qu’il y a de bien (ou de mal, suivant le point de vue) cependant avec l’inconscient, c’est qu’on ne se rend pas trop compte de ce que l’on fait. Alors autant dire que quand ma main (celle de mon bras qui était passé sinueusement entre le matelas et le trou de son cou) se cala précieusement sur la forme de son sein pour l’englober : je ne le fis VRAIMENT PAS exprès. Mon souffle dans son cou venait alors chatouiller la peau de sa nuque et mon autre main, elle libre, se posa tranquillement sur sa cuisse au hasard. Calé comme ça contre elle, je dormais royalement comme un bébé sans broncher si ce n’est mes doigts qui bougeaient légèrement et inconsciemment… Si alors aucun élément ne venait me déranger dans la nuit, j’allais rester tranquillement poser comme ça jusqu’au petit matin où je ne me réveillerai surement pas le premier.
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Iris Prescott
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Mer 14 Oct - 20:26
Iris se sentait en parfaite sécurité dans les bras d’Alexander. Tellement, qu’elle s’endormit plus rapidement qu’elle ne l’avait prévu sans même se rendre compte qu’elle sombrait dans un sommeil profond. Ce n’était pas tout à fait ce qu’elle avait prévu à la base mais entre la chaleur de son pyjama et le sentiment de bien être et de sécurité que lui procuraient les bras et la proximité d’Alex lui avait suffit à lâcher prise et boucler cette journée riche en émotions. Elle n’aurait pas cru qu’enfin, l’un et l’autre trouveraient le courage de faire face à ses sentiments, de relâcher toute la pression autour d’eux. Les choses plus compliquées arriveraient après, pourtant. Maddy, leurs parents respectifs, leurs proches, Kaysa, Nina … Iris ne savait pas trop comment chacun allait réagir, s’ils prendraient cette nouvelle au sérieux ou s’ils estimeraient que ce n’était passager. Néanmoins elle avait l’impression que cette fois, c’était différent. Elle était une adulte maintenant, et ses sentiments ne ressemblaient en rien à ce qu’elle avait pu vivre. William avait été son premier. Elle eut une ou deux aventures ensuite, mais rien de sérieux. Avec Alex, elle savait que ça serait différent. Lui-même avait souffert de ses dernières histoires. Tous deux espéraient se construire un futur stable et équilibré autour d’une famille. Avec Alex, elle avait l’impression d’être sur la même longueur d’onde sur beaucoup de choses et ça faisait beaucoup.

Il y avait bien longtemps qu’Iris n’avait pas passé une nuit aussi sereine. Etrangement, elle ne pensa pas du tout à William et au fait qu’il pourrait ressurgir subitement en apprenant que Maddy pourrait avoir un vrai père dans sa vie. Elle repensa à la journée passée au parc avec Maddy, à tous ces moments volés avec Alex. A sa vie ses prochains jours. Pas une ombre au tableau. Plus de frustrations.

Plongée dans un sommeil profond, elle ne se rendit même pas compte qu’Alex se leva, à un moment donné, dans la nuit. Tout comme elle ne s’imaginait pas à quel point sa sécurité l’inquiétait au point qu’il puisse prendre des décisions extrêmes. Mais ça, elle finirait par être au courant à un moment ou un autre. Tout finissait par se savoir, surtout ce genre de choses. Elle était loin de s’imaginer ce qu’il s’apprêtait à faire, vraiment loin. Pour elle, il était encore dans l’Ordre du Phoenix, ou quelque chose du genre et elle ne préférait pas trop savoir ce qu’il faisait exactement : elle s’inquiéterait trop pour lui et ce n’était pas une bonne chose. Il fallait qu’elle lui fasse confiance là-dessus, sur son implication dans la guerre actuelle. Elle savait qu’il s’était calmé, qu’il ne cherchait plus à défendre tout le monde et n’importe qui, elle s’imaginait qu’il prenait des décisions raisonnables et qu’il n’opérait plus en solo. Elle était loin, vraiment très loin du compte.

Toujours dans un sommeil profond, elle n’eut absolument pas conscience qu’Alex lui enlève son sweat. Elle eut juste l’impression d’avoir très, très chaud, au point où elle ressentit le besoin d’enlever son pantalon, toujours inconsciemment. Et puis, évidemment, elle avait un peu froid après … Et le seul moyen de récupérer un peu de chaleur fut de se coller le plus possible à la source de chaleur la plus proche, autrement dit le corps si agréable et si réconfortant d’Alex. En pleine possession de ses mouvements, elle ne l’aurait peut être pas fait, ayant tout à fait conscience de ce qu’elle pouvait provoquer : elle n’était plus qu’en petite culotte et en tee-shirt, il fallait le rappeler. L’inconscient ayant bon dos, il fallait bien le dire, elle se contenta d’apprécier la chaleur juste à côté d’elle. Elle sentit à peine lorsqu’Alex la serra un peu plus contre lui. L’inconscient, encore une fois.

Le jour arriva un peu trop vite à son goût, comme si la nuit n’avait fait que quelques heures. Pourtant, elle se sentait reposée comme jamais. Elle ouvrit les yeux vers six heures du matin : réglée sur l’horloge interne de Maddy, elle se réveillait toujours un peu avant la petite, ou son sommeil devenait beaucoup plus léger alors qu’elle pouvait être pire qu’une tombe en pleine nuit. Elle aurait pu faire un bond de quinze mètres dans le lit en découvrant leur position respective : Alex une main sur sa poitrine, l’autre sur sa hanche, elle une main sur la sienne, un pied entre ses deux jambes. Mais tout lui parut extrêmement normal, comme s’ils faisaient ça depuis des mois. Elle resta un moment immobile, appréciant à la fois le calme du réveil et le contact du corps d’Alex contre le sien, somnolant à moitié. Et puis, vers sept heures du matin, Maddy commença à l’appeler. Pour ne pas réveiller Alex, Iris s’écarta le plus délicatement possible. Elle le regarda quelques secondes un air attendri, hésitant un instant à l’embrasser. Craignant de le réveiller, elle se contenta de remettre les couvertures sur lui pour ne pas que le froid le sorte de son sommeil. Elle enfila son pantalon, qui avait atterri sur le sol et s’en alla vers la chambre de Maddy pour récupérer la petite.

Iris était comme sur un petit nuage, avec le sentiment que sa vie allait prendre un nouveau tournant, encore. Maddy le ressentit également, abandonnant vite sa mauvaise humeur du réveil pour trouver un sourire éclatant – et une forme d’enfer par la même occasion. Iris lui prépara un rapide biberon avant de l’installer dans son parc avec la télé moldue – mauvaise habitude, mais il fallait bien la contenir un peu pour ne pas qu’elle fasse trop de bruit, on était dimanche, quand même ! Iris, elle, sortit un saladier et le nécessaire pour se lancer dans une pâte à gauffre. Oui, faire les petits déjeuners, elle adorait ça. Surtout pour sa fille et désormais, l’homme qu’elle aimait.
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