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l'amour rend-il l'humanité ?

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Mer 19 Aoû - 12:09
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Arcturus Lestrange & Mina Valmont
Dead Inside - Muse
Elle m'a appris à tuer sans remord et toi ?
Que m'apprendras-tu ?


Nous approchions du mariage. La marque était bien installée sur le bras d’Arcturus même si je le savais avoir fait cela plus pour m’épouser et reprendre son nom que par réelles convictions. Du reste, nous avions fait le choix tous les deux de ne pas reparler de ce qu’il s’était passé avec le seigneur des ténèbres. Une part de moi, l’avait même pratiquement occulté de la même façon que le jour de la mort de ma famille.

Du reste, notre couple n’était pas toujours stable. Le sera-t-il cependant un jour à cause de nos tempéraments forts à tous les deux ? Disons surtout qu’il était difficile de m’enlever une idée de la tête quand j’avais décidé quelque chose et si j’apprenais à rester à ma place en public pour ne pas gêner Arcturus dans ses propres activités politiques, nos moments intimes pouvaient parfois être explosifs. Mais ça, on le savait tous les deux dès le début que la tranquillité ne pourrait pas bien durer aussi facilement. Et bien évidemment le sujet des ‘tensions’ ou du moins de notre désaccord, était ces mots que je recevais régulièrement allant ouvertement contre notre mariage.

Les mots étaient le détail qui renversait notre stabilité. Arcturus n’aimait pas que je reçois de tels petits parchemins, surement parce qu’il ne pouvait le contrôler. Voyait-il un danger pour moi ? La personne n’avait pas l’air particulièrement menaçant. Elle était simplement contre notre mariage. On pourrait donc comprendre pourquoi Arcturus n’appréciait pas. Une part de moi non plus ne le cautionnait pas mais ma curiosité avait toujours été très – trop – forte et cette personne savait exactement comment retourner mes propres défauts à son avantage pour me tenir dans cette nouvelle intrigue. Mon tempérament fort et ma curiosité allait dans le sens de ces mots. Cette personne semblait me connaitre sur le bout des doigts. Je voulais savoir QUI pouvait autant me connaitre. Quitte à me disputer constamment contre Arcturus ? Ou même le contredire ? Pire, ne pas lui obéir ? ça, seul l’avenir pourra nous le dire… Ce n’était que le début… Cette histoire durait à peine depuis une semaine. Une semaine aussi pile avant notre mariage…

Si nous avions alors soupçonné finalement mon oncle – ça pourrait être son genre pour m’attirer dans un piège à quelques jours de mon mariage – nous compriment très rapidement que ce n’était pas le cas. Le petit ami de Sasha avait tué mon oncle de sang-froid au moment où elle s’était faite capturée par mon oncle. Au fond, j’aurais dû me douter qu’il tenterait de se venger sur elle après ce qu’elle lui avait fait et pourtant, avant que je n’ai le temps de l’apprendre, le problème était réglé. Mon oncle était bon à enterrer. Dire être triste à cet enterrement serait un magnifique mensonge. J’étais heureuse d’enterrer cet enfoiré. Je n’étais déjà pas le genre à pleurer sur le sort d’une personne. Je fus alors des plus heureuse de poser un bouquet sur cette terre retournée. J’étais de nouveau libre…

Pour un temps. Mon oncle avait un fils. Je n’avais connu Geoffrey que toute petite il y a bien longtemps. Les seuls souvenirs que j’avais, étaient un enfant calme, posé et surtout posé dans un monde à part, celui de ses livres. Ça n’avait jamais été un grand turbulent contrairement à Arthur mon frère jumeau. J’étais pourtant la meilleure placée pour savoir que les apparences pouvaient être trompeuses… Celui-ci fut présent au dernier moment à l’enterrement de son père, déposant lui-même une fleur. Nos regards se croisèrent alors que je restais proche d’Arcturus à ce moment, non par peur, mais par méfiance. Le regard de mon cousin semblait pourtant bien loin de celui de son père… Après cet enterrement, je ne le revis plus jamais les jours suivant comme s’il n’était jamais entré de nouveau dans ma vie. Je le savais très pris par ses activités mais d’après les règles, il était le nouveau ‘tuteur légal’ de ma personne. Il n’intervint pourtant pas d’une quelconque façon par la suite, disparaissant comme il était apparu, sans un mot. Une part de moi l’élimina alors de la liste des personnes qui auraient pu m’écrire ces mots. Après tout, s’il voulait intervenir dans ma vie, il aurait pu le faire dès cet instant. Je fis alors le choix de reprendre contact avec lui un jour ou ne serait-ce que de l’inclure dans les invités de mon mariage. Après tout, ma famille n’était pas bien grande et reprendre contact pouvait peut-être m’apporter une nouvelle stabilité que j’avais perdue depuis longtemps avant de rencontrer Arcturus. Quoi qu’il en fut, j’avais la certitude qu’il n’avait rien à voir avec ces mots.

Une fois l’enterrement passé de mon oncle, libre donc d’agir comme je le désirais sans avoir réellement besoin de me méfier particulièrement, je dus aussi composer avec la relation ‘étrange’ de Sasha avec ce ‘Dorian’. Quoi qu’il en soit, si elle pouvait être heureuse comme cela, je n’étais pas celle qui allait dire quoi que ce soit. Après tout Dorian aidait aussi mon fiancé dans ses entreprises pour le manoir de nos noces. Etant donné ce qu’il faisait pour nous ou pour Sasha, il était le bien venu à notre mariage et dans mes bonnes grâces. Même s’il volait énormément de temps à ma meilleure amie qui ne dormait du coup plus tellement dans l’appartement. Me retrouvant seule avec Mr Nounours – la peluche de Heather – et Mme Girafe, je profitais de ces moments de calmes pour réfléchir à tous ses mots ou en le passant simplement avec Arcturus.

Même si cette soirée allait sortir un peu du commun… J’avais rendez-vous avec Arcturus à son manoir comme tous les mardis à cause de l’heure à laquelle je finissais. Etant donné qu’Arcturus finissait plus tôt et que nous devions de toute façon régler certains détails pour le mariage, nous avions décidé, à la sortie de mon travail, de nous rejoindre – l’avantage était qu’Eiladora était en plus de sortie cette soirée-là – au manoir des jumeaux. De l’heure que nous avions fixée, en sachant qu’au vu du nombre d’employés sur ce jour, je ne risquerai aucunement de déborder sur des heures supplémentaires, j’avais pourtant un peu plus de bonnes heures de retard… et malheureusement dans ces cas-là, me retrouver était tout bonnement impossible. Le seigneur des ténèbres ne me faisait pas inutilement confiance pour certaines missions délicates.

Je n’en avais pourtant aucune conscience. Avais-je cependant une quelconque conscience du temps qui venait de s’écouler ? Je sortais comme d’un état second, les mains pleines de sang sans être capable de dire ce que j’avais pu faire entre le moment où je sortis du boulot, où je sentis la brûlure au poignet et où je disparus durant tout ce temps avant de réapparaitre complètement hermétique et fermée. Je n’avais pas été comme ça depuis très longtemps…

Je n’étais pas conçue, façonnée par les gênes pour le mal. Je l’étais devenue par désir de vengeance. Ce n’était pas un plaisir mais un besoin naissant de faire du mal à ceux qui faisait partie de cette race ingrate et inférieure, incapable de savoir tenir sa place. Mais entre penser et agir, une muraille pouvait souvent se dresser. Vouloir la mort de quelqu’un ne voulait pas dire qu’on pouvait en être capable. Toute juste sortie de l’adolescence, je n’étais pas capable de faire du mal, de tuer de sang-froid. Je l’avais appris… Douce, protectrice, naïve, je suis devenue forte, méfiante, menaçante et dangereuse grâce à ma force de caractère et à mon désir de vengeance. Du reste, Bellatrix n’avait qu’à me montrer la voix que je prenais peu à peu avec un sourire dangereux. J’ai renfermé ma véritable personnalité derrière un esprit suffisamment dérangé pour se plaire dans la douleur des autres. Peut-on cependant changer complètement et radicalement ? Non… Et ma douceur avec Arcturus me le prouvait. Cependant retombant dans la réanimation de mon cœur, devenant de nouveau humaine, pour me protéger, je ne pouvais faire que comme à mes débuts. Me couper de tout pendant l’instant de la mission, éteindre toute humanité et effacer tout ce que j’avais pu faire de ma mémoire après pour redevenir cette jeune femme qu’Arcturus avait su réanimer par les sentiments. Si Bellatrix l’apprenait, prendrait-elle cela comme un an de travail acharné de gâcher ? Après tout, par mes sentiments, je devenais moins docile. Arcturus devenait ma toute première priorité. Cependant contrairement à il y a un an, j’étais bien plus maligne et dégourdie. Je savais jouer un double-jeu devant les autres… Quand il ne me voyait pas dans cet instant de faiblesse comme là.

Je franchis les portes par réflexes, me laissant guider par des habitudes prises les derniers jours. Un elfe de maison apparut alors en face de moi : « Miss Valmont souhaite-t-elle que je prévienne le maître de sa présence ? » Pour toute réponse, se fut un silence presque menaçant alors que mes mains, recouvertes de sang, pour l’une d’elle, tenait encore ma baguette. Je finis par avancer, l’elfe n’ayant d’autres choix que de me laisser passer s’il ne voulait pas me manquer de respect. Je vins alors vers la cuisine. Je posais ma baguette sur le plan de travail. Ouvrant le robinet, je mis du savon avant de commencer à laver mes mains machinalement. Je sentis bien du mouvement dans mon dos mais je ne dis rien. Je savais qu’il ne pouvait s’agir que d’un elfe ou d’Arcturus, la maison étant parfaitement protégée. Je ne m’en formalisais alors pas, et encore moins de ce retard. Il pouvait de toute façon voir sur mon poignée, la marque du seigneur des ténèbres visibles d’où l’appel possible qu’il ait pu me faire pour une raison propre à ses attentes. J’étais encore plongée dans cet état dangereux qu’il avait vu une ou deux fois au début de notre relation, loin de celui qu’il avait connu la majeure partie du temps depuis ces derniers jours : la fiancée douce, joueuse et attentionnée.

Je me tournais alors pour le voir sur le pas de la porte sans pour autant analyser son expression. En cet instant, honnêtement, je n’en avais que faire. Je m’approchais simplement de lui pour attraper de mes doigts sa chemise afin de l’embrasser d’un baiser langoureux et dangereux « Je vais prendre une douche… seule. » et je passais à côté de lui sans plus de cérémonie et arriver dans le couloir. Là je fis tomber un à un les vêtements ternis par le sang sur le sol jusqu’à la salle de bain sachant pertinemment que je pourrais toujours piquer un vêtement à Eiladora qui ne m’en voudra certainement pas. Une fois la douche prise, je trouvais une robe simple à Eiladora avant de descendre dans le salon, les cheveux encore mouillés. Entre le baiser et maintenant… Je n’étais déjà plus la même. Je retrouvais ce sourire qu’il connaissait, je l’embrassais de cette façon de nouveau amoureuse et je m’asseyais simplement sur le canapé pour dire d’un naturel troublant : « J’espère que tu ne m’as pas attendu trop longtemps. J’ai fait au plus vite en sortant du boulot. Quels sont les derniers détails qu’ont besoin Eiladora et Sasha pour le mariage ? » dis-je en rapprochant le classeur de mariage qu’ont fait les filles. Avais-je cependant conscience de mon retard, de ce que j’avais fait et donc de ce trou dans mon temps ? Non…

Codes par Wild Hunger.

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Mer 19 Aoû - 14:46
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J'attendais l'arrivée de Mina, elle devait venir au manoir après ses heures de travail et je voyais qu'elle était déjà en retard, ce que je n'aimais pas. Je savais qu'il lui arrivait de faire des heures supplémentaires mais je pensais qu'elle dirait non si elle avait un rendez-vous avec moi. C'était surtout que j'avais du mal à patienter, je n'étais pas très patient et j'avais fini tous ce que j'avais à faire pour mes cours, ce qui me laissait sans occupation et me laissait le temps de penser à des choses auquel je ne voulais surtout pas penser. Pourtant, mon esprit commençait déjà à s'évader, retraçant la semaine passé. J'avais été plus irritable que d'habitude avec toutes les personnes m'entourant, sauf peut-être avec ma fiancée, puisque quand j'étais avec elle, je n'avais pas le temps de penser au temps qui passait et au fait que je me mariais dans une semaine maintenant. Mon esprit me ramena à cette semaine de choix de décoration pour mon manoir, une décoration difficile à choisir quand on savait que je devais faire des choix plaisant aussi à Mina comme elle n'était au courant de rien par rapport au manoir sauf qu'il était en construction et qu'il nous servirait comme destination pour notre voyage de noce. C'était tout ce qu'elle savait de l'avancée du manoir, elle ne savait même pas à quoi il ressemblerait, puisque c'était ma surprise. J'avais également eu des nouvelles du tailleur qui me préparait son cadeau de mariage, il m'avait envoyé tous les jours des nouvelles de l'avancée de son travail et m'avait assuré qu'elle attendrait dans le manoir en Russie le jour du mariage. Je lui avais expressément demander de la faire livrée en Russie pour que Mina n'ait pas l'occasion de la voir avant le moment où je lui offrirais. Je savais que la surprise serait un peu pour nous deux comme je n'aurais pas vu le résultat du travail avant qu'elle n'ouvre le paquet, mais j'avais confiance en cet homme pour me faire une robe parfaite pour ma fiancée et correspondant à ce que je lui avais demandé.

Les dernières nouvelles étaient bonnes, la robe était presque fini et j'avais envoyé la décoration du manoir à mon architecte aujourd'hui. Mon esprit était d'accord pour dire que ces deux points étaient bons pour la suite. Je me mis à penser à la mort de l'oncle de Mina, nous avions assisté à son enterrement et on ne pouvait pas dire que l'un de nous avait été touché par cette mort. Je ne regrettais qu'une chose, de ne pas être la personne ayant tué cet homme, mais je n'aurais pas pu le faire puisque je portais dorénavant la marque et même avant, je ne pouvais le faire parce que je savais que je prendrais la marque des ténèbres. À cet enterrement, j'avais en tout cas découvert que Mina avait un cousin, je ne l'avais pas vu très longtemps, il était venu, avait déposé une fleur pour son père, croisé le regard de Mina et était reparti aussi vite qu'il était venu. J'avais d'ailleurs depuis éliminé ces deux hommes comme les potentiels auteurs des mots que recevait Mina depuis maintenant une semaine. Son cousin aurait très bien pu venir nous en parler en face après la mort de son père, comme il était devenu le disons tuteur légal de Mina, même si tuteur légal était un grand mot, c'était juste l'homme chargé de gérer le fait qu'elle épouse un bon parti avant de laisser son mari gérer Mina lui-même. Dans le fond, j'avais vu la disparition de son cousin comme une autorisation pour moi d'épouser Mina et qu'il se fichait de ce que ferait sa cousine comme choix d'homme. Ce n'était pas du tout pour me gênait, puisqu'il faudrait me tuer pour empêcher mon mariage avec Mina. Même si Mina venait à choisir de ne plus m'épouser, je la forcerais à le faire, puisque je considérais qu'elle m'appartenait déjà et qu'elle n'avait le droit d'appartenir à aucun autre homme. Je ne la laisserais de toute manière pas partir, j'avais accepté de prendre la marque parce que je voulais l'épouser et lui permettre de vivre sous mon vrai nom. Je savais que j'aurais très bien pu l'épouser en lui faisant prendre le nom de Prewett, que j'aurais pu lui demandé de quitter les mangemorts pour m'épouser.

Seulement, je savais qu'on ne quittait pas les mangemorts, que si je l'épousais, je devais être l'un des leurs et je devrais dire la vérité sur moi. De toute manière, je ne comptais pas me marier en étant un Prewett, je voulais être fièrement un Lestrange le jour de mon mariage, montrer qu'il y avait un homme présent pour donner des descendants à la famille Lestrange. Pourtant, depuis que je portais la marque des ténèbres sur mon bras, je ne pouvais plus regarder mon bras gauche, même le toucher me faisait horreur. J'étais conscient que bien des gens étaient fiers de porter cette marque sur leur bras, mais moi, elle me rebutait. Elle était la preuve de ma soumission, que j'avais sacrifié une part de ma liberté pour ma famille, mon nom et ma fiancée. C'était surtout la preuve que j'avais mis un genou à terre face à un homme que je détestais et craignais. Je rejetais cette marque parce qu'elle était le signe de ma soumission, même pas parce qu'elle était le signe de mon appartenance au côté dit du mal. Je savais que si j'en parlais à quelqu'un, ça n'aurait rien de très normal. Après tout, je ne repensais jamais à cette soirée où j'avais reçu la marque, je refusais même d'y penser, mais je ne voulais pas qu'on touche ou qu'on regarde mon bras. Je ne le montrais pas à Mina, parce que je ne voulais pas qu'elle se rende compte que je vivais très mal cette première perte de ma liberté. J'avais peur qu'elle pense que je regrettais d'avoir pris cette marque pour pouvoir l'épouser en étant moi. Je ne voulais pas qu'elle comprenne que j'avais beaucoup de mal parce que j'avais mis une part de ma liberté dans cet homme et qu'elle en vienne à penser que je ne supporterais pas le fait de lui donner à elle une part encore plus grande de ma liberté. Pourtant, je savais que je ne supporterais pas de lui laisser ma liberté, que le mariage allait me faire bien du mal au départ. Après tout, ce n'était pas que mon emploi du temps chargé qui m'avait rendu irritable cette semaine, c'était aussi que je ne savais pas comment je réagirais après mon mariage face à des obligations d'époux.

Je savais que je n'étais pas fait pour être un époux et que si on tombait dans la routine avec Mina, je risquais de faire très rapidement un écart dans mon mariage. Je l'aimais certes mais je savais que laisser ma liberté me donnerait un très gros coup au moral, surtout si je tombais dans une vie de couple monotone après le mariage. Je m'intimais d'arrêter de penser à tout cela et je voyais que le temps passait et que Mina n'arrivait toujours pas. Je n'aimais pas ce retard et au fond de moi, il me rendait un peu inquiet, j'avais une peur sourde qu'il lui soit arrivé quelques choses ou que l'auteur des petits mots soit venu la voir pour la convaincre de ne plus m'épouser. Encore un paradoxe avec mes pensées, j'avais peur d'un homme voulant qu'elle ne m'épouse pas, mais j'avais en même temps peur de ne pas supporter le fait d'être marié. Pourtant, dès que je pensais à mon mariage avec Mina, je savais que je faisais le bon choix, parce que je l'aimais et que je la trouvais parfaite pour devenir ma femme autant en public qu'en privé. Je ne m'ennuierais pas avec elle comme femme et on allait vivre une vie mouvementé ensemble vu nos mauvais caractère à tous les deux. Mes pas me conduisirent à la bibliothèque mais je fis demi-tour pour rejoindre à nouveau ma chambre, je n'avais aucune envie de me mettre à lire. Je voulais simplement que ma fiancée arrive et la laisser s'occuper des détails qui manquaient encore à ma jumelle et à la garce pour notre mariage. Ma jumelle m'avait bien demandé de regarder mais je ne l'avais pas fait, j'avais clairement décidé que je ne le ferais qu'avec ma fiancée. Je pris un livre de magie noire qui traînait sur mon bureau et je descendis dans le salon, mon elfe m'amena un verre de whisky-pur-feu et je me mis à faire semblant de le lire. Je n'arrivais pas à me concentrer sur les mots écrits sur la page. J'avais en tête toutes les choses que je devais encore régler avant le mariage, comme mon identité par exemple, je devais me rendre au ministère pour reprendre le nom de Lestrange et le rendre officiel et cela avant le mariage. Je retardais ce moment au maximum, pas par peur de reprendre mon nom mais plus pour garder ma petite vie tranquille de Prewett pour encore quelques temps. Je n'avais pas envie qu'on me regarde tout de suite comme si j'étais pas mieux que mes parents. C'est bien le cas, je ne vaux pas mieux que mes parents, mais pour le moment, personne ne s'en rend compte et personne ne s'en rendra compte, je ne laisserais pas voir la noirceur de mon âme en public. Je bus mon verre de whisly-pur-feu avant de tenter de me mettre à lire.

Je ne réussis pas à lire plus de trois lignes sans être distrait par des pensées soit importantes, soit dérisoires, c'était comme si ma concentration était partie bien loin de moi. Je finis par vraiment m'ennuyer et je me décidais à me changer pour être dans une tenue plus décontracté. Je ne fis pas grand chose pour cela, je me contentais de retirer mes chaussures et d'ouvrir les deux premiers boutons de ma chemise. C'est à ce moment là que mon elfe vint m'annoncer l'arrivée de ma fiancée et je descendis le plus calmement du monde, de toute façon, elle m'avait fait attendre, elle pouvait bien attendre mon arrivée. J'entendis du bruit dans la cuisine, je restais pourtant à l'entrée, dans l'encadrement de la porte, je l'observais en train de se laver les mains. Ce n'était pas le genre de Mina de faire une telle chose en arrivant et je commençais à me poser des questions quand elle se tourna vers moi. Elle saisit ma chemise et m'embrassa d'une façon dangereuse. « Je vais prendre une douche… seule.  » Je la laissais partir sans un mot, j'avais remarqué le sang tâchant ses vêtements et je n'avais pas besoin d'une explication pour savoir qu'elle avait eu une mission de son, enfin notre maître. Je ne lui poserais aucune question sur ce qu'elle avait fait, cela expliquait au moins la raison de son retard. Je rejoignis le salon où je l'attendit assis sur le canapé. À son retour, elle avait encore les cheveux moullés et m'embrassa d'une manière bien plus amoureuse que son premier baiser. « J’espère que tu ne m’as pas attendu trop longtemps. J’ai fait au plus vite en sortant du boulot. Quels sont les derniers détails qu’ont besoin Eiladora et Sasha pour le mariage ?  » Me dit elle avec un naturel déconcertant. Je sentis une pointe de colère monter en moi quand elle me dit qu'elle avait fait au plus vite en sortant du travail, comme si elle n'avait pas bien une heure ou plus de retard parce qu'elle était allée remplir une mission. Elle avait déjà rapprocher le classeur de ses demoiselles d'honneurs comme si de rien était et je n'aimais pas ça. Je ne voulais pas de détails sur ses missions, mais peut-être au moins des excuses pour son retard. « Bonjour, déjà pour commencer. Pour ce qui est de ton retard qui est tout de même d'un temps certains, tu pourrais au moins faire semblant d'être désolée. Je ne sais pas ce qu'elles veulent encore, je ne l'ai même pas ouvert, on est deux à se marier. » Dis je d'une voix laissant voir un peu trop mon ressentiment sur son retard mais aussi le fait que j'étais très irritable depuis bientôt une semaine, ce que je ne lui avais pas réellement fait sentir.

Pourtant, même si mon ton avait été sec, je passais mon bras autour de ses épaules en la tirant contre moi. J'avais envie de profiter de ce moment, où on parlerait des derniers détails voulut par ses demoiselles d'honneurs, pour l'avoir tendrement dans mes bras sans rien attendre de plus. Surtout qu'avec l'absence de ma jumelle, je me laisserais plus facilement aller à être avec ma fiancée comme je l'étais toujours quand nous étions seuls. On serait après tout seul au manoir pour un bon moment, Eiladora n'allait sûrement pas rentrer de si tôt et c'était pas mes parents qui allaient venir ici. On était seul et on le savait tous les deux, je posais un baiser sur sa tempe avant de poser le classeur sur ses cuisses en l'ouvrant pour qu'il repose sur nos cuisses à tous les deux. « On a toute la soirée pour parler de ces détails. Tu as passé une bonne journée ? » M'enquis je, mes paroles étant loin de mes dernières actions puisqu'en ouvrant ce classeur j'avais presque dit commençons à regarder ce dont elles ont encore besoin. Je voulais éloigner le mariage pour le moment et voir si Mina avait envie de s'occuper de ça maintenant ou si elle voulait encore prendre un peu de temps pour passer de ce moment de meurtre ou de torture dont elle sortait à celui de femme réglant les derniers détails de son mariage.
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Mer 19 Aoû - 16:26
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Arcturus Lestrange & Mina Valmont
Dead Inside - Muse
As-tu une âme ?
C'est comme si elle était morte depuis longtemps...


La sensation devait être étrange pour Arcturus. Il m’avait toujours vu dans une disposition meurtrière ou douce mais jamais il n’avait pu constater les changements radicaux d’une personnalité à l’autre. Autant dire que nous ne parlions pas non plus de bain de sang constamment et même jamais. On le vivait simplement. Si ça ne pouvait pas paraitre choquant au premier abord, le plus troublant, et chose dont il n’avait certainement jamais fait attention et cette absence totale des moments les plus violents de ma vie quand je suis de nouveau dans cet esprit doux et cette capacité à s’en rappeler dès que je redeviens le parfait assassin du lord. Non pas que je suis schizophrène mais c’était ma façon à moi de me protéger et justement ne pas finir aussi folle que, pardon à Bellatrix pour cette pensée, mais justement que ma mentor. Je gardais un caractère très sain dans mes meilleurs moments ce qui me permettait aussi de jouer la meilleure des espions ou encore de passer comme la femme parfaite et douce aux yeux de la société. Je ne contrôlais cependant pas à proprement parlé tout ça. Quand je devais tuer, je tuais. Une fois fini, j’oubliais et je continuais ma vie comme si de rien n’était jusqu’au prochain meurtre. D’où mon incompréhension au ton peut-être un peu sec du début de ses mots : « Bonjour, déjà pour commencer. Pour ce qui est de ton retard qui est tout de même d'un temps certains, tu pourrais au moins faire semblant d'être désolée. » Avais-je tant tardé que ça ? Je pensais n’avoir mis que quelques minutes. Peut-être avais-je trainé sur le retour en discutant un peu trop avec Katlyna… Cela m’arrivait parfois et je ne faisais pas vraiment attention. Je choisis cependant de ne pas relever. Je sentais bien son énervement. Sa journée avait du mal se passer et je passais donc outre sa remarque. « Je ne sais pas ce qu'elles veulent encore, je ne l'ai même pas ouvert, on est deux à se marier. » ok… ça s’est si mal passé que ça sa journée ?

Il passa cependant un bras autour de mes épaules. Je fus donc réconfortée dans le sens où son irritation ne devait pas venir de moi. Il déposa un baiser sur ma tempe alors que je fermais les yeux appréciant ce baiser. Je caressais à ce moment le haut de sa main. Il ouvrit alors le classeur sur nos deux cuisses. « On a toute la soirée pour parler de ces détails. Tu as passé une bonne journée ? » Etant loin de repenser à ces deux dernières heures étant donné que je les avais complètement occulté pour me protéger, je fis simplement oui de la tête en pensant seulement au travail. « Journée de routine. Je gère les nouveaux blessés, je m’occupe des anciens et je me fais harceler par une amie qui veut absolument savoir si je suis enceinte pour me marier aussi rapidement. » dis-je amusée. « La routine. Rien d’extraordinaire. » Sauf peut-être un mot mais je n’avais pas envie de me disputer avec Arcturus encore une fois pour si peu alors que l’auteur des messages me conseillait sérieusement de préférer un autre époux plus respectable. J’avais comme le sentiment, comment je l’ignorais, qu’il était au courant pour l’ascendance d’Arcturus et que ça ne lui plaisait pas. Après tout ne m’a-t-il pas conseillé de privilégier, quitte à prendre une célèbre famille, de choisir plus la branche des Black… Mais passons. Là n’était pas mon intérêt. Je me concentrais alors sur le classeur. Restez à choisir mon bouquet pour aller avec ma robe qui était chez Sasha. Nous devions aussi choisir la première musique de notre danse quand normalement la jeune femme passe des bras du père à l’époux. Nous nous étions mis d’accord, Rodolphus aurait ce rôle. Après tout je le connaissais déjà depuis un an et en considérant être la protégée de Bellatrix, c’était presque logique en l’absence de mon père. Ça me rappelait aussi la liste d’ingrédients que je devais donner à Eiladora pour les potions durant la lune de miel pour ne pas tomber enceinte. Ma belle-sœur était un peu déçue de ne pas devenir tante aussi rapidement que le mariage était arrivé mais je ne me sentais pas prête pour être mère. Je n’avais que dix-neuf ans et si le mariage était déjà un grand pas pour Arcturus, il l’était pour moi aussi. Ce n’était pas lui qui devra se soumettre quoi qu’il arrive à l’autre devant tout le monde et donc rabaisser sa fierté. Il n’avait juste qu’eut à baisser un genou devant le lord. Du reste, il me devait seulement fidélité – et encore… je n’étais pas si naïve de ce qu’il pouvait se passer dans les faits – et protection. Le reste était à son bon vouloir. Et ce pour le restant de ma vie. Aujourd’hui les choses se passaient merveilleusement bien mais dans dix ans ? C’était une confiance aveugle que je plaçais en lui en voulant croire pouvoir être à la même hauteur que Bellatrix avant moi. Après tout, contrairement à ce qu’on pouvait imaginer, Rodolphus était un homme qu’il ne fallait pas sous-estimer et Arcturus lui ressemblait plus qu’il ne pouvait l’imaginer. Bref, nous devions finaliser le mariage et oublier nos inquiétudes mutuelles. C’était un engagement à vie mais nous le faisions non par caprices de parents mais par amour. Est-ce que cela fonctionnera pourtant mieux ?

« Pour le bouquet, se sera du lys en l’honneur de ma famille. Une chose de faite. Tu aimerais quel genre de musique pour la première danse ? De la harpe ? Du violon ? Du piano ? » lui demandai-je alors son avis. Il connaissait mes goûts. J’avais une préférence pour la harpe ou le violon mais accepterai-je le jeu d’un autre au violon ? Je pouvais parfois être très – trop – fière. Nous pouvions cependant faire un mixte. En lui demandant cela, je le regardais un instant. Et s’il avait changé d’avis pour les enfants ? « Tu… souhaites toujours attendre un peu pour les enfants ? » lui demandai-je pour être certaine au moins. C’est ce moment que choisit son elfe de maison pour apporter un paquet, venant d’un hibou, sur un petit plateau en ma direction en s’excusant. Ne tiquant pas sur le destinataire puisqu’il ne m’avait encore envoyé seulement des tickets, je pris le paquet pour l’ouvrir et découvrir mon foulard de ce matin, tâché de sang suivi d’un message : ‘Quel homme est-il pour te laisser te perdre dans le sang peu à peu ? Quel homme crois-tu qu’il est pour te manquer autant de respect avant ton mariage ? Quel homme imagines-tu qu’il sera quand il aura le loisir officiel de te dominer jusqu’à s’en lasser après un fils ? Seras-tu comme ta mère ?’ J’avalais rapidement ma salive en regardant le foulard tâché de sang. Je sentais mon cœur s’emballer. Je savais très bien ce que c’était même si je ne voulais y penser. « Je ne me sens plus d’humeur pour le mariage… » lui dis-je en repoussant le classeur pour me lever. « enfin pour ce soir. » me rectifiai-je pour qu’il ne croit pas que je voulais annuler le mariage lui-même. Je ne me sentais juste plus d’humeur. Je jetais alors le message au feu pour ne pas avoir à en parler, sachant pertinemment que ça pourrait créer des disputes. De toute façon avec ou sans ça, je savais que ça pourrait éclater. Je fis brûler le foulard de la même façon pour oublier demain… Je ne voulais pas repenser à ce que j’avais fait tout à l’heure même si ça impliquait de pouvoir peut-être, pour une fois, connaitre l’identité de cette personne. S’il avait eu mon foulard c’était peut-être parce que je lui avais donné… Comment pourrais-je le savoir puisque je refusais de penser à tout cela. Distante, je dis à Arcturus : « Je suis fatiguée. Peut-on aller se coucher ? » Allais-je pourtant si bien m’en tirer ?

Codes par Wild Hunger.

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Jeu 20 Aoû - 19:42
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Ma fiancée me dit qu'elle avait passée une journée routinière, elle ne me parla que de son travail mais en même temps, je m'y attendais. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle m'étale la raison de tout ce sang qu'elle avait sur les mains en arrivant chez moi et je ne voulais pas trop en savoir. J'étais bien heureux que notre vie privée soit séparé de la vie de mangemort, le fait que mes parents soient des mangemorts avait déjà gâché ma vie, alors mélanger vie privée et vie de mangemort c'était hors de question. Je ne voulais pas mélanger deux mondes qui n'avaient rien à voir, surtout qu'avec Mina, on ne parlait jamais de meurtre ou de torture, c'était venu naturellement le fait de ne pas parler de tout cela quand on était ensemble. Je me mis à regarder le classeur, voyant que les demoiselles d'honneurs voulaient savoir pour le bouquet et pour la musique pour la première danse. Je savais que je laisserais Mina choisir le bouquet et j'avais le sentiment que se serait en rapport avec le blason des Valmont, une fleur de lys. Je la laisserais de toute manière faire ce qu'elle voulait pour le bouquet, comme il était pour elle et qu'il devait aller avec sa robe. Pour ce qui était de la musique, je me mis à réfléchir à ce que je voulais, il nous fallait quelque chose de très classique, je voyais bien du piano, mais je me demandais si Mina ne préférerait pas un violon. On pouvait toujours prendre plusieurs musiciens, ils n'auraient qu'à s'arranger pour jouer ensemble ou à tour de rôle. De toute manière, la musique m'importerait peu ce jour-là, l'essentiel serait que Mina et moi passions pour un couple parfait, surtout qu'elle serait encadré par deux Lestrange, il fallait que le moment semble parfait et à la hauteur de la réputation de ma famille.

Je savais que mon mariage devait être véritablement parfait et travaillé dans les moindres détails, pour bien me faire intégrer dans le monde des mangemorts et dans le monde des sang-purs anglais. J'étais après tout un peu comme une pièce rapportée, je n'avais pas grandi en Angleterre avec eux, même si j'étais un anglais et le fils d'un couple craint, je mettrais un certains temps à être reconnu à ma juste valeur pour la simple et bonne raison qu'ils se méfieraient de moi, ne me connaissant pas. Je savais que si j'avais voulu m'intégrer rapidement dans la société anglaise et avoir la chance de percer plus rapidement en politique et en m'amenant les faveurs des personnes de mon rang, j'aurais dû épouser une jeune femme bien anglais, bien pure et surtout fille d'un mangemort étant assez bien placé chez le Lord. Comme toujours, je ne faisais pas les choses comme j'aurais dû les faire, épouser Mina n'était pas le meilleur choix pour être vu comme un bon anglais de sang-pur, marquant encore une fois le fait que j'avais grandi loin de mon pays natal. L'alliance entre une famille française et la mienne n'était pas une première, puisqu'il y avait une branche Lestrange en France, mais ce serait sûrement assez mal vu par certains puisque je mêlais du sang anglais de deux familles très influente avec un sang étranger. Pourtant, je ne voyais pas cela comme un mal, puisque Mina vivait en Angleterre et qu'il était hors de question qu'on aille un jour s'installer en France, on y aura simplement des résidences secondaires. Je savais aussi que Mina serait pour moi un avantage dans la vie politique, ce qui était ma priorité. Elle avait un emploi loin des activités mangemorts étant médicomage, ce qui nous éloignerait de tout soupçon et son père avait été un politicien français, ce qui me donnait quelques avantages pour arriver à mes fins. J'arrêtais de penser à mes ambitions pour me concentrer sur les derniers détails du mariage. J'avais après tout la chance de faire un mariage qui était mon choix et mes parents n'interféraient pas dedans, nous laissant le préparer au maximum nous même. Je ne m'attendais pas à ce que ma mère m'aide quand je lui avais annoncé mon mariage, mais je pensais que mon père serait plus insistant, mais il était resté plus à sa place de témoin qu'à la place de père du marié, ce qui était une bonne chose et il faisait l'effort de combler un peu le vide de l'absence du père de Mina, ce qu'il n'était pas obligé de faire pour elle.

« Pour le bouquet, se sera du lys en l’honneur de ma famille. Une chose de faite. Tu aimerais quel genre de musique pour la première danse ? De la harpe ? Du violon ? Du piano ?  » Me demanda Mina, ne m'étonnant pas pour le choix du bouquet et je ne lui en voulais pas de vouloir intégrer un peu de sa famille dans notre mariage. J'avais bien conscience de la difficulté que représentait les moments importants d'une vie sans ses parents. Après tout, j'avais moi-même vécu certains événements où j'aurais voulu avec la présence de mes parents et j'avais pour la première fois la chance de les avoir avec moi pour un tournant crucial dans ma vie. Je pensais à sa proposition d'instrument et je me dis que la harpe pourrait vraiment être bien pour la première danse, le son de la harpe sonnerait très bien.« Tu… souhaites toujours attendre un peu pour les enfants ?  » Me demanda-t-elle et j'étais sur le point de lui répondre que je sacrifiais déjà assez de liberté pour ne pas m'encombrer encore d'un enfant dans quelques mois mais un elfe arriva avec un paquet qui était pour Mina et il me sauva la mise. Je savais que j'aurais dit une bêtise si j'avais dû lui répondre, j'aurais sûrement même ressembler à ma mère en parlant, lui donnant un avis très tranché sur les enfants. Je l'observais ouvrir son paquet, elle en sortit un foulard pleins de sang, je me dis que c'était le sien et sur le coup, je n'eus plus aucun doute sur l'envoyeur. Je ne savais pas pourquoi mais j'étais convaincu que c'était l'auteur de ces satanés petits mots qui lui envoyait cela et j'en eus la preuve quand elle sortit un message du paquet. Cette personne allait apprendre à me connaître quand je découvrirais qui elle était. Elle aurait la preuve que les Lestrange ne sont pas des personnes à prendre à la légère et qu'ils tuent ceux qui tentent de leur mettre des bâtons dans les roues. « Je ne me sens plus d’humeur pour le mariage…  » Me dit elle en repoussant le classeur et je commençais à croire que cette personne avait réussi à la convaincre d'annuler notre mariage. « enfin pour ce soir.  » Se rectifia-t-elle et je retins un soupir, mais je me demandais si elle allait vraiment tous laissé en plan comme ça, puisque ses demoiselles d'honneurs attendaient nos réponses pour demain et si elle n'en avait pas conscience, c'était moi qui vivait avec Eiladora et qu'elle était bien capable de commencer à me parler de cela au petit déjeuner.

Mina lança le message au feu et il fut bientôt suivit par son foulard, je me demandais bien comment cette personne avait pu obtenir son foulard. Je me demandais même comment il avait fait pour savoir où elle était. Je me sentais véritablement inquiet maintenant pas que par l'idée que ces mots puissent gâcher mon mariage, mais surtout que cette personne puisse approcher ma fiancée et possiblement lui faire du mal. Je n'avais plus aucune envie de la laisser trop seul et je resserrais ma prise autour de son épaule, j'étais son fiancé, je devais la protéger et j'allais le faire. « Je suis fatiguée. Peut-on aller se coucher ?  » Me dit elle et je la fixais d'un regard noir. Elle pensait vraiment que les choses allaient être si simple, elle me disait qu'elle voulait se coucher et on se coucherait sans parler de ce paquet qui venait d'arriver. Elle semblait oublier avec qui elle se trouvait, elle me savait pourtant jaloux et possessif en plus de vouloir la protéger et je ne supportais pas vraiment que cette personne ait réussi à avoir son foulard, ça voulait vraiment dire qu'elle l'avait approcher, qu'ils s'étaient vus, même s'il lui avait subtilisé, elle avait été proche de cette personne et voilà bien une chose que je ne supporterais jamais. « Il est hors de question que l'on aille se coucher sans avoir eu une discussion sur ça ! » Affirmais je en montrant le foulard en train de brûler dans la cheminée. « Tu as été en contact avec cette personne, tu l'as vu et tu veux que je reste là, sans rien dire, que je te dise mais oui, allons nous coucher, personne n'essaye de gâcher notre mariage. » Claquais je avec toute la colère qui m'habitait. Je ne pouvais pas faire semblant que c'était rien, que ça ne me faisait rien et elle voulait sûrement éviter une dispute en plaidant la fatigue, mais ça ne fonctionnerait pas, pas avec moi. « Tu ne peux pas juste faire comme si ce foulard n'était pas un signe qu'il était près de toi. S'il t'a approché une fois, il pourrait le refaire et pourrait même te faire du mal et ça, je ne veux pas que ça arrive. Qu'il t'envoie des mots passe encore, mais là, c'est pire, il a réussi à avoir un vêtement t'appartenant. Je vais le traquer et le tuer, je finirais par découvrir de qui il s'agit, je ne peux pas laisser quelqu'un qui pourrait être dangereux pour toi t'approcher. » Claquais je en tournant son visage vers moi, je voulais qu'elle me regarde.

Elle devait comprendre que c'était pas que pour notre mariage que j'étais inquiet, mais aussi pour elle, tant que nous ne pouvions par voir cette personne, ce n'était pas un réel danger, mais là, ça devenait de plus en plus dangereux et j'étais plus que conscient comme elle qu'il ne fallait pas se fier aux apparences. Je fixais mon regard dans le sien en lui tenant fermement le menton. « Tu viens vivre ici jusqu'au mariage et ce n'est pas négociable, je ne veux pas te savoir seule dans l'appartement de la garce et tu m'as dit qu'en ce moment, elle était beaucoup absente. Je m'en fous des rumeurs qui pourraient courir après si on apprend que tu as vécu ici pendant la semaine précédent notre mariage, on aura Eiladora comme preuve que nous n'étions pas seul. » Annonçais je et je ne lui laissais pas le choix de toute manière, j'avais trop peur que cette personne vienne la voir chez elle pour lui faire du mal. Je savais qu'elle était capable de se défendre mais s'il venait à lui arriver quelque chose, je me sentirais coupable de ne pas l'avoir protégée. « Pour tes autres questions, je dirais de la harpe pour la première danse et pour le bouquet, des lys c'est très bien. La question des enfants ne se pose pas, je t'ai dit pas maintenant, à moins que tu n'en veuilles un mais ce n'est pas mon cas. Cependant, on en fera un si quelqu'un découvre que tu fais en sorte de ne pas pouvoir en avoir. » Dis je pour au moins mettre au clair ses questions concernant le mariage et notre vie privée. Je n'étais pas pour autant calmé sur le fait qu'elle venait de recevoir un mot et une chose lui appartenant. Pour me calmer un peu, je lui volais un baiser en la tirant contre moi, je ne voulais pas qu'elle s'éloigne, je le prendrais très mal si elle faisait cela, parce que je me sentais en cet instant incapable de la protéger d'une menace et que j'avais failli à la protéger comme quelqu'un avait réussi à l'approcher sans que je ne sois là pour empêcher ce fait. « Je ne veux plus que tu te promènes seule, je t'accompagnerais à Ste Mangouste et je viendrais te rechercher. » Lui murmurais je en entrelaçant nos doigts. Je savais qu'elle ne serait pas d'accord pour cela, mais j'allais gagner cette bataille, parce que sinon je me sentirais encore une fois coupable de ne pas faire mon maximum pour la protéger. Cependant, si je voulais réellement faire mon maximum pour la protéger, je devrais agir comme tous les sangs-purs, lui ordonner de lâcher son travail et d'arrêter ses activités pour rester sagement à la maison comme une femme au foyer, ce que je refusais de faire parce que je ne savais que trop bien que la liberté était très importante et je lui avais dit que je ne lui enlèverais pas. J'aimais moi-même trop la liberté pour priver Mina de la sienne. « Comprends bien que je ne veux pas te surveiller, mais bien te protéger sans pour autant te voler ta liberté, je veux simplement que tu sois toujours avec une personne en qui je peux avoir confiance, en sommes tu peux être avec Dora, la garce, mes parents et moi. » Lui expliquais je avec calme, je voulais vraiment qu'elle comprenne que c'était pas que pour sa protection que je faisais cela, mais aussi pour calmer mes propres inquiétudes. « Parles moi de ce que tu as fait en sortant du travail, tu as vu la personne qui t'envoie ces mots, si tu pouvais me le dire, le problème serait très rapidement réglé, après quelques heures de torture. » Je ne pouvais m'empêcher d'être honnête avec elle, je ne me contenterais pas de tuer rapidement la personne qui tentait de ruiner mon mariage, il me faudrait du sang et des hurlements pour que je sois réellement satisfait par cette mort.
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Ven 21 Aoû - 8:59
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Arcturus Lestrange & Mina Valmont
Returning fire with fire - Mindy Smith


Dois-je préciser que son autorité avait beaucoup de mal à passer en cet instant précis ? Arcturus avait fait état de ses pensées, de ses désirs et donc indirectement de ses ordres. Seulement je n’étais pas d’accord avec tout ça. Je comprenais ses craintes et la volonté de me protéger mais je ne ressentais pas de menace particulière de cette personne. Elle ne l’était pas envers moi, que du contraire. Au premier abord elle semblait vouloir me protéger. Je savais qu’il ne fallait pas se fier aux apparences mais mon instinct me disait qu’il n’y avait rien à craindre et généralement, je me trompais rarement… Seulement Arcturus n’avait pas l’air de vouloir négocier sur ses propres décisions. Mes doigts étaient alors toujours entrelacés aux siens. Je les fixais un instant. M’emporter n’y ferait rien. Pire : il me forcerait. Je devais être plus maligne que ça… Caressant sa main, je décidais de la jouer fine. « Je comprends tes craintes. Elles me touchent. Elles sont la preuve de tes sentiments… Mais ta protection ne règlera pas le problème de ses mots. Elle les envenimera. Je suis en sécurité dans l’appartement de Sasha et je refuse, à cause d’un individu, de me laisser dicter ma conduite. Ce n’est pas la première menace, si tenté qu’elle en soit une, et ce ne sera pas la dernière Arcturus… Tu ne pourras éternellement me protéger. Je suis mangemorte. Je risque ma vie à chaque mission. Je sais aussi me défendre. Je ne veux pas qu’on gâche nos réputations pour si peu. Dois-je te rappeler que tu ne peux te le permettre. On pense déjà assez, pour certains, que tu es un coureur de jupons. Que dira-t-on alors de notre mariage si je venais à habiter avec toi, avec ou sans chaperon ? Je passerai pour une conquête de plus que tu t’es après empressé d’épouser pour un potentiel enfant ou parce que tu lui as volé sa virginité avant l’heure. C’est le cas, certes, mais laisser au monde penser que ça ne l’est pas ne peut qu’être un point positif de plus pour ta vie politique. Alors s’il te plait mon amour. Fais-moi confiance… Je sais me défendre. » lui dis-je calmement en lui caressant la main. Je savais que ça serait dur à accepter pour lui mais avait-il vraiment le choix ? Il ne pouvait de toute façon pas me séquestrer chez lui de force… ou devrais-je dire : il ne le pouvait pas sans conséquences. Il connaissait mon tempérament. Ça passerait très mal. Souhaitait-il ça ? Je le doutais. Je savais qu’il aurait tout le loisir de plus facilement m’imposer certaines choses après mais il ne devait oublier que pour le moment nous n’étions que fiancé et si je jouais déjà parfaitement en public cette soumission que je lui devais, je n’y étais pas obligée. Je n’étais pas encore sous sa responsabilité et j’avais assez de tempérament pour m’en souvenir et lui rappeler. Même si ça ne lui plaisait pas.

Je revenais alors sur sa dernière question, soit celle de me parler de la sortie de mon travail. Là… ça devenait plus délicat. « Je te l’ai dit. J’ai fini mon service, j’ai dû trainer en parlant à une collègue et je suis arrivée ici surement avec le sang d’un patient. Pour le foulard, il a dut le trouver dans le vestiaire des employés. » Je m’obstinais à refuser de me rappeler ce qu’il s’était passer. Le corps trainant sur le sol par magie en laissant sa trainée de sang, cette silhouette dans l’ombre de cette rue. Je ne voulais pas m’en rappeler. Je n’en avais pas besoin. Je n’avais jamais voulu réaliser qui j’étais devenue, le mal qui me rongeait, le monstre que j’avais voulu combattre au départ… Je n’étais pas façonnée dans le mal dès mon enfance. Je n’étais pas faite pour ça. Je l’étais devenue par vengeance sans vouloir voir la vérité en face. Je voulais me convaincre faire le bien, là où une part de moi savait qu’elle ne faisait pas les choses comme il fallait. Mais que faire si je venais à le réaliser ? Me remettre en question ? Refuser de continuer ? C’était renier la personne que j’étais devenue, la famille que j’avais acquéri et donc quitter Arcturus. Parce que jamais l’ancienne Mina n’aurait pu épouser une personne capable de faire le mal par instinct. Mais est-ce qu’Arcturus était réellement comme ça lui-même ou ne subissait-il pas à son tour l’influence de sa propre famille ? Etait-il capable de tuer par plaisir, sans aucun remord en en ayant conscience ? Moi… je ne le pouvais. Est-ce cette mise en garde que tentait de me faire cette personne ? Par amour, je refusais de l’écouter.

Une idée alors me vint à l’esprit… Et si je provoquais moi-même une rencontre ? Et si je n’étais plus victime de tout ceci mais acteur de la situation ? « Demandons-lui un rendez-vous, ensemble… Peut-être cela est-il dangereux. Peut-être n’obtiendrons-nous rien. Mais avons-nous une autre option ? Pour le moment je n’en vois pas et je veux savoir qui est cette personne… Es-tu d’accord ? » J’espérais qu’il accepte cette idée. C’est la seule que j’avais pour réussir peut-être à régler ce problème avant le mariage. Cela éviterait aussi peut-être les situations improbables qui pourraient nous tomber dessus au moment du mariage. J’enlaçais alors ses deux mains dans les miennes en douceur en attendant sa réponse. Je voulais faire les choses à deux et je lui demandais de faire ça avec moi parce que si je n’étais pas toujours avec lui et contre certaines de ses idées, je pensais non plus pour moi seule mais pour nous deux et il était autant impliqué dans cette histoire que moi. Après tout, il s’agissait de notre avenir à tous les deux…

Codes par Wild Hunger.
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Sam 29 Aoû - 15:14
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Après mes mots, Mina prit rapidement la parole, dans ses mots je pus comprendre qu'elle comprenait ce que je lui avais dit mais qu'elle n'était pas d'accord avec ma façon de voir les choses. Je fus légèrement blessé quand elle me rappela mon statut de coureur de jupon, cette réputation que j'essayais de changer depuis que nous étions fiancés. Je ne voyais plus aucune autre femme, j'étais fidèle, je ne parlais pas d'une possible vie intime avec elle. Je comprenais pourtant ce qu'elle voulait dire que si elle vivait chez moi, même avec Dora comme chaperon, ça la classerait dans le groupe de mes conquêtes, que tous penseraient que je lui avais pris sa virginité avant la mariage ou que je lui avais fait un enfant. C'était un fait, je lui avais voler ce qu'elle devait normalement encore avoir le jour de notre mariage, mais personne ne le savait et ne le saurait jamais. J'admettais rapidement que dans ses mots, elle n'avait pas du tout tort et que vivre chez moi pourrait nuire à mon insertion dans la vie politique anglaise et à nos réputations respectives. Je savais aussi que pour me faire une place chez les mangemorts, notre mariage devait avoir l'air d'être une chose irréprochable, sans aucune faute face aux traditions. Un long chemin m'attendait pour avoir ma place dans toutes les sociétés que je convoitais ou dont j'avais l'obligation de faire parti. J'étais également conscient de sa capacité à se défendre, mais je ne pouvais me retenir d'avoir envie de la protéger, même si c'était plus une protection de notre mariage que de la protection de cette personne, puisqu'en apparence et seulement en apparence, elle n'avait pas l'air de vouloir faire du mal à ma fiancée, c'était plus à notre mariage qu'elle voulait du mal. Je sentais la caresse de Mina sur ma main mais ça n'avait pas le don de calmer mes angoisses. J'étais angoissé à l'idée qu'un inconnu puisse nous séparer et mettre en pièce tous les efforts que j'avais fait pour mon mariage avec Mina. C'était égoïste comme pensée, je ne pensais même pas à l'idée qu'il gâche mon mariage le jour où je me marierais, mais bien qu'il arrive à convaincre Mina avant celui-ci et que je me retrouve seul. Je savais que si ce jour arrivait, je redeviendrais le parfait coureur de jupons que j'avais été et je le resterais sûrement à vie pour ne pas avoir à affronter une nouvelle fois tous les préparatifs d'un mariage.

Je m'intimais d'arrêter de penser à cela, je cherchais déjà un moyen de la convaincre de ne pas vivre chez la garce jusqu'à notre mariage. J'avais de la suite dans les idées pour résoudre cette question, j'étais même prêt à quitter le manoir pour vivre ailleurs et la laisser au manoir avec Dora, juste pour être certains que cette personne ne pourrait l'atteindre. Après tout, qui pouvait me prouver qu'à force de voir que Mina ne me quittait pas, cette personne ne perdrait pas patience et s'en prendrait à ma fiancée pour la forcer à me quitter en lui faisant du mal. J'étais peut-être un peu paranoïaque, mais j'en étais conscient, je l'étais devenu quand on avait tué ma grande-tante et qu'on avait été traqué avec Dora, depuis, j'étais devenu très méfiant envers les personnes que je croisais. Je ne faisais confiance qu'à mes proches et j'étais devenu peut-être un peu trop protecteur envers eux. Elle m'éloigna de mes pensées en me parlant de sa sortie du travail et je voulais bien croire qu'elle avait peut-être un peu traîner en parlant avec une collègue, mais je me doutais que ce n'était pas la seule raison de son retard. Je ne croyais pas que le sang sur elle était celui d'un patient et que ce fameux 'A' avait pris son foulard dans le vestiaire des employés. Elle pourrait me répéter cette histoire cent fois, jamais je n'y croirais. Je commençais à me demander si elle ne voulait pas me cacher le fait qu'elle avait rencontrer ce 'A' sans m'en avoir parler. Elle devait se douter que je m'énerverais si elle m'annonçait l'avoir vu, même si elle ne lui avait pas parlé, elle l'avait vu, j'en étais convaincu et si elle l'avait reconnu ça expliquerait peut-être pourquoi elle ne voulait pas m'en parler, elle était consciente que j'irais tuer cette personne sans aucun scrupule. Si par contre elle ne l'avait vu que de loin, elle voulait peut-être pas m'en parler ne sachant toujours pas de qui il s'agissait. Je me dis que je devrais arrêter d'y penser, puisque je trouverais cette personne et elle passerait un sale quart d'heure, ça je me l'étais promis. Je cessais de penser à son mensonge sur sa sortie du travail, ce n'était pas le moment de s'engueuler pour des broutilles, même sans ses informations, je serais capable de découvrir qui était cette personne.

« Demandons-lui un rendez-vous, ensemble… Peut-être cela est-il dangereux. Peut-être n’obtiendrons-nous rien. Mais avons-nous une autre option ? Pour le moment je n’en vois pas et je veux savoir qui est cette personne… Es-tu d’accord ?  » Proposa Mina et son idée n'était pas mauvaise et m'apprenait qu'elle ne savait pas du tout qui était cette personne. Au moins on était deux à vouloir savoir qui elle était. Seulement, nous ne pouvions être certains que cette personne allait vraiment venir si nous lui proposions un rendez-vous après tout, il ne voulait pas qu'on se marie, alors pourquoi voudrait elle nous voir ensemble. Mina enlaça mes deux mains dans les siennes, je savais qu'elle attendait ma réponse. Cependant est ce que j'avais envie de donner rendez-vous à ce parfait inconnu et le rencontrer, aurais je seulement la capacité de ne pas le tuer en public s'il venait à exprimer ouvertement son opinion sur notre mariage. Je finis par me résigner, c'était vraiment la façon la plus simple d'avoir une chance de rencontrer cette personne et de régler le problème avant notre mariage ce qui m'éviterais d'avoir à m'en faire pour mon mariage jusqu'au moment où il serait prononcé. « Donnons rendez-vous à cette personne, mais si elle s'obstine à vouloir nous faire annuler notre mariage, elle finira six pieds sous terre. » Annonçais je, ne voulant pas mentir à Mina. Je regardais nos mains entrelacés et je me dis que cette personne n'avait peut-être pas tort de vouloir nous séparer. Mina était belle, jeune et suivait les traditions à sa manière avant de me rencontrer, elle était vierge et ne voulait pas me céder alors que moi, j'étais un sang-pur caché sous une fausse identité, avec des parents craint d'une grande partie des personnes de notre monde, j'avais déjà attrapé dans mes filets un très grand nombre de femmes. Nous étions dans le fond pas du tout fait pour nous rencontrer et vivre ensemble et pourtant, au fils des rencontres, des sentiments étaient nés en nous, nous rapprochant jusqu'à ce moment où j'avais choisi d'abandonner ma liberté de butiner à gauche et à droite pour n'être qu'à et qu'avec elle. Cette personne arrivait finalement à me faire douter moi aussi sur le bien fondé de notre mariage mais pas au point de l'annuler, parce que je ne lâcherais Mina pour rien au monde. C'était une femme parfaite pour moi sur tous les points de vue, c'était la femme que je devais rencontrer et qui était tout de même assez opposé à moi pour que rien ne nous destine à être ensemble. « Cependant, même si nous le rencontrons, avant ce moment, j'aimerais que tu ne vives pas seule chez Sasha. Je sais que tu es apte à te défendre, mais je ne veux pas que tu sois seule. » Dis je en tournant vraiment ma phrase pour ne pas dire que ça me rassurerais de ne pas la savoir seule. « Tu pourrais très bien voir avec mes parents pour t'installer chez eux si tu ne veux pas vivre ici ou je pourrais aller dormir ailleurs, pas chez une autre femme, et tu viendrais vivre ici avec Dora jusqu'à ce qu'on le rencontre ou jusqu'au mariage si cette personne se montre encore fermement contre notre union. »Je comptais bien lui faire accepter l'une ou l'autre de ces propositions, il était tout à fait hors de question qu'elle dorme chez Sasha alors que cette personne avait réussi à lui voler un vêtement lui appartenant et qu'elle avait porté sur elle aujourd'hui. J'étais têtu et elle allait s'en rendre compte, il fallait avouer que quand il s'agissait de vouloir protéger ma famille, on pouvait pas me sortir l'idée de la tête tant que je n'étais pas arrivé à mes fins.

« Mina, avec ces deux solutions, il n'y a aucun risque pour nos réputations et si quelqu'un venait à poser une question si tu vis ici, tu peux toujours dire que c'est pour faciliter les choses pour régler les derniers détails avec Dora. » Annonçais je pour essayer de la convaincre de se plier à l'une ou l'autre de mes propositions ce qui me rassurerait. Je la fis lâcher mes mains et je passais un bras autour de sa taille en la tirant contre moi. Je posais rapidement un baiser sur ses lèvres pour lui montrer que je n'étais pas en colère contre elle et que je ne m'opposais pas à elle pour contrôler ses faits et gestes mais parce que je voulais son bien. C'était bien plus simple pour moi d'agir de manière tactile plutôt qu'en usant de mots, j'étais après tout très doué pour manier les mots quand je parlais d'action mais pour parler de sentiments et de ressentis, j'étais une vraie catastrophe et j'en avais conscience. « Tu sais que tu n'es pas une conquête de plus et c'est pour ça que j'agis comme ça avec toi. Tu n'aimes pas te faire dicter ta conduite, mais ce n'est pas ce que je fais, je te demande d'accepter ma proposition pour moi. » Déclarais je en lui faisant un sourire, je savais qu'il y avait encore une chance pour qu'elle refuse ma proposition mais je jouais le tout pour le tout avec elle. « Contactes cette personne et proposes lui un rendez-vous dans un lieu public, mais choisis un endroit qu'on connaît bien. Si elle se montre dangereuse, on pourra partir en faisant cela. Tu serais libre quand pour ce rendez-vous, parce qu'on fixera l'heure et le lieu, on ne va pas encore laisser cette personne contrôler notre vie, elle s'y immisce déjà assez avec ses messages pour tenter de nous séparer. » Affirmais je à Mina, en revenant enfin dans le vif du sujet. Je lui fis un sourire en coin, si on obtenait un rendez-vous, on allait devoir s'organiser avec stratégie et prouver qu'on était très bien ensemble. « Si on rencontre cette personne, se sera notre seule chance de pouvoir la convaincre que notre couple tient la route et qu'on est très bien ensemble, sans pour autant donner trop d'informations sur nous deux. » Déclarais je à ma fiancée avant de prendre sa main en douceur. Je voulais vraiment qu'elle comprenne que je voulais bien rencontrer cette personne pour nous deux, pour l'importance que notre mariage avait à mes yeux et pas simplement pour régler la situation de manière définitive. Je n'agissais que pour elle et l'idée d'avoir la chance de tuer cette personne lors de notre rencontre n'était que secondaire.
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Jeu 3 Sep - 8:29
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Arcturus Lestrange & Mina Valmont
Si l'on déjouait le sort...


Je ne savais si cette idée de rendez-vous plairait à Arcturus mais c’était tout ce que j’avais trouvé pour tenter de calmer mon fiancé. J’avais la persuasion que si cette personne m’avait voulu du mal, il y a bien longtemps qu’elle en aurait eu l’occasion. Elle ne l’avait pourtant pas fait une seule fois. La seule chose pour laquelle elle était virulente était bien mon mariage. Pourquoi ? Je l’ignorais. Les Lestrange étaient une grande famille de sang pur affiliés aux Black. C’était donc un honneur d’être une épouse Lestrange même si je supposais que ça ne devait pas l’être autant que d’être une Black, quoi que la mère d’Arcturus était tout de même une Black. Seulement je soupçonnais ce ‘A’ d’être au courant de qui était vraiment Arcturus. C’était quand même assez étrange que ces noms tombent principalement dans le même temps que la marque prise par Arcturus. Est-ce un hasard ? Allez savoir… Quoi qu’il en soit j’étais persuadée que cette personne ne me voulait aucun mal. Mais qu’en pensait Arcturus ? Je doutais qu’il soit du même avis… Il était protecteur envers moi. Je mettais ça sur le compte de ses sentiments pour moi-même si ça en semblait étouffant. Arcturus n’était pas une personne démonstrative mais sa jalousie dépassait réellement l’entendement et ma propre patience… « Donnons rendez-vous à cette personne, mais si elle s'obstine à vouloir nous faire annuler notre mariage, elle finira six pieds sous terre. » dit-il de façon autoritaire. Je le connaissais assez pour savoir que ce n’était pas une métaphore. Je ne grimaçais pas mais intérieurement je n’en pensais pas moins. J’avais alors l’impression d’être entourée de personnes assez radicales. Ne pouvait-il pas y avoir une personne qui puisse comprendre la délicatesse de ma situation ? Mes sentiments ? Mon désir aussi de vouloir connaître cette personne et ne pas forcément la tuer. J’étais la première à vouloir protéger mon mariage mais je n’étais pas aussi radicale qu’Arcturus, du moins pas tant que je ne connaitrais pas l’identité de la personne… « Cependant, même si nous le rencontrons, avant ce moment, j'aimerais que tu ne vives pas seule chez Sasha. Je sais que tu es apte à te défendre, mais je ne veux pas que tu sois seule. » Comment lui expliquer que je refuse catégoriquement sa proposition. J’ai dérogé à un des principes importants de ma famille par amour. Je ne cèderai sur rien d’autres. Je lui avais donné ma virginité parce que j’estimais qu’il était l’homme de ma vie. Du reste, pour le moment, j’étais seule à avoir un droit sur ma personne et j’étais donc en droit tout autant de refuser sa décision même si je savais que ça allait nous mener à une dispute… Arcturus détestait que je lui tienne autant tête quand une chose lui tenait à cœur mais j’allais assez me plier le reste de ma vie – en public du moins – ce n’est pas pour commencer dès maintenant, surtout entre nous loin de tout public. Je savais bien que ça ne le rassurait pas mais il devrait faire avec. « Tu pourrais très bien voir avec mes parents pour t'installer chez eux si tu ne veux pas vivre ici ou je pourrais aller dormir ailleurs, pas chez une autre femme, et tu viendrais vivre ici avec Dora jusqu'à ce qu'on le rencontre ou jusqu'au mariage si cette personne se montre encore fermement contre notre union. » Je me risquais ouvertement à lever les yeux au ciel. Et ma crédibilité de mangemorte ? Il y a pensé ?

Je sentais cette part de moi, dangereuse, prendre le relais sur cette situation, agacée d’être traitée comme une petite chose fragile. Mériterais-je le nom des Lestrange si je ne savais même pas me protéger ou veiller sur moi ? Je n’étais pas une faible. Comment cependant lui faire comprendre ? Arcturus était un homme des plus butés. J’étais déjà en train de m’agacer même si je contenais mon calme pour éviter de trop m’énerver avec lui. Y écoperai-je ? Allez savoir. S’il s’entêtait, j’avais bien peur que ça n’allait pas se passer, une fois de plus, sans repos. « Mina, avec ces deux solutions, il n'y a aucun risque pour nos réputations et si quelqu'un venait à poser une question si tu vis ici, tu peux toujours dire que c'est pour faciliter les choses pour régler les derniers détails avec Dora. » Je grimaçais de mécontentement. Pour lui le mensonge était une facilité, pour moi il était une horreur. S’il y a bien une chose que je refusais, c’était bien ça. Mentir pour sauvegarder ma réputation… Renier les principes de ma famille… Et puis quoi encore ? Ne voulait-il pas en plus de cela me dicter complètement ma conduite pour aller plus vite ? Je savais bien qu’il essayait de me convaincre. Que rien n’était fait sous le caractère d’un ordre mais soyons honnête. Je savais que dès l’instant où je lui dirais ‘non’ il sera déjà bien moins patient… Le fait de lâcher ma main pour passer son bras autour de ma taille en était la preuve. J’étais persuadée qu’il faisait cela pour me convaincre que tout ceci était pour mon bien mais sa prise était celle d’un homme qui a besoin d’obtenir ce qu’il désire. Me tirer contre lui était une façon inconsciente de tenter de garder le contrôle sur moi. Il savait à quel point cependant mon corps était sensible au sien. Il était tellement plus difficile de résister à un geste plutôt qu’un mot. J’étais partagée… « Tu sais que tu n'es pas une conquête de plus et c'est pour ça que j'agis comme ça avec toi. Tu n'aimes pas te faire dicter ta conduite, mais ce n'est pas ce que je fais, je te demande d'accepter ma proposition pour moi. » Comme pour ne pas arranger la situation, il jouait sur nos sentiments. Il commençait à me connaître. Il savait qu’il n’obtiendrait rien par la force alors qu’il pourrait tout obtenir par la séduction. Je détestais son sourire à ce moment. Il me faisait complètement craquer. Je soupirai prise au piège. Une part de moi me disait de l’écouter mais je n’aimais malgré tout pas l’idée…

Alors avant que je n’ai le temps de plus réfléchir, il reparla de ce rendez-vous : « Contactes cette personne et proposes lui un rendez-vous dans un lieu public, mais choisis un endroit qu'on connaît bien. Si elle se montre dangereuse, on pourra partir en faisant cela. Tu serais libre quand pour ce rendez-vous, parce qu'on fixera l'heure et le lieu, on ne va pas encore laisser cette personne contrôler notre vie, elle s'y immisce déjà assez avec ses messages pour tenter de nous séparer. » J’acquiesçai à son idée. Je détestai qu’on contrôle ma vie. Sur ce point, je ne risquais pas d’aller contre lui. « Si on rencontre cette personne, ce sera notre seule chance de pouvoir la convaincre que notre couple tient la route et qu'on est très bien ensemble, sans pour autant donner trop d'informations sur nous deux. » Mais comment dire… Je n’avais rien à prouver à personne. Je faisais ce que je voulais. J’étais libre. Mon cousin ne m’avait donné aucune obligation. Je pouvais donc épouser qui je voulais quand je voulais. Cependant si ça pouvait arrêter tout ce manège, j’étais d’accord avec lui.

Il prit ma main en douceur, me ramenant mon sourire. Je finis par simplement lui dire : « Faisons cela… pour cet(te) inconnu(e). » lui accordai-je. Je ne dis rien pour son autre demande. Je ne l’acceptais pas malgré tous les efforts du monde. Je n’avais pas à devoir agir faiblement parce qu’un inconnu me pourrissait la vie avant mon mariage. Du reste, je pris un parchemin pour écrire dessus notre demande. Je me mis d’accord avec Arcturus sur la date et l’heure. Je pensais à demain soir. Le plus tôt sera, le plus tôt on serait tranquille. 21h était calé dans un café de l’allée des embrumes qui paraissait ‘normal’. Je savais qu’on pourrait transplaner avec cette personne directement si on estimait devoir lui régler son compte une bonne fois pour toute. De là, je laissais le hibou réceptionner le courrier et l’envoyer. Pour notre part, je proposais simplement : « Allons dormir… Je suis épuisée avec la journée que j’ai passé. » Je ne voulais pas parler pour le moment du reste. Clôturant la discussion, je lui faisais comprendre que nous avons le temps d’en reparler plus tard. Pour cette nuit, j’acceptai de la passer avec lui pour les mesures de discrétion que j’avais prise pour cela. Autant vous dire qu’avec cette journée, je ne mis pas longtemps à m’endormir dans ses bras. Dormait-il lui ? En tout cas notre fauteur de trouble, lui ne se fit pas prier pour répondre finalement dans la nuit alors que je dormais… Le hibou apporta alors un message de nouveau pour moi écrit en français : Ma chère et douce Elmina, je sais qu’il est dur de quitter la sécurité qu’un homme peut offrir quand on croit avoir tout perdu. Mais tu es loin de la vérité que tu crois… Alors vaux-il que tu gâches ta vie ? Des hommes, tu en trouveras d’autres… A quoi bon se résoudre au premier amour ? Je serai présent à 21h demain mais réfléchit bien à ton libre arbitre. Souhaites-tu vraiment qu’il vienne aussi – parce que je suis sûr qu’il n’est pas le genre d’homme à te laisser venir seule – ou est-ce lui qui te dicte encore ta conduite de façon bien plus sournoise qu’un simple ordre ? Réfléchis bien… Parce que le mariage est une voix sans retour dans notre famille. C’est un engagement pour la vie. A.

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Mar 8 Sep - 20:26
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Je me demandais véritablement si elle allait facilement accepter le fait que je veuille qu'elle ne dorme pas seule quelque parts jusqu'à notre mariage. Je n'avais aucune peur qu'elle ne veuille pas de ce rendez-vous, puisqu'elle l'avait elle-même proposée. « Faisons cela… pour cet(te) inconnu(e). » M'annonça-t-elle sans aucune surprise pour ma part. Je notais bien qu'elle n'avait pas répondu à mon autre demande, mais je ne me laisserais pas faire, j'étais du genre borné comme homme et je voulais réellement la savoir en sécurité pour avoir l'occasion de dormir paisiblement la nuit. Ça pouvait lui paraître futile ou comme un ordre, je n'en avais plus grand chose à faire à l'heure actuelle, elle allait accepter, qu'importe le moyen que j'utiliserais pour en arriver à mes fins. On s'accorda tout deux pour le rendez-vous avec cet inconnu demain soir, dans un café de l'allée des embrumes à 21h, ce qui me convenait parfaitement. Je ne pus m'empêcher de sourire à la pensée que j'allais avoir une chance de régler son compte une bonne fois pour toute à cette personne si elle venait à se montrer trop bornée pour céder à nos volontés. Elle laissa le petit bout de parchemin à un hibou qui partit en direction de cet inconnu et je me mis à me demander si cette personne allait accepter notre requête. « Allons dormir… Je suis épuisée avec la journée que j’ai passé. » Je hochais la tête, comprenant que comme moi, elle n'avait pas vraiment envie de parler du mariage ou de quoi que ce soit d'autre, puisque j'avais la nette impression que si nous parlions encore de ma demande ou de l'inconnu, nous allions finir par nous disputer. L'idée de me prendre la tête avec ma fiancée maintenant, alors qu'elle acceptait de rester dormir chez moi, ce qui pourrait me laisser la chance de dormir en ne la sachant pas seule, était une aubaine. Une fois arrivé dans mon lit, j'eus la vague impression qu'en seulement une fraction de seconde, ma fiancée s'était retrouvée endormie dans mes bras. Elle devait réellement être épuisée, ce qui me fit sourire doucement, pas que j'aime la voir épuisée, mais juste parce que j'étais heureux qu'elle soit près de moi pour cette nuit. Voilà bien une des raisons pour lesquelles j'aimais l'idée du mariage depuis que j'avais rencontré Mina. L'idée de l'avoir chaque nuit auprès de moi, me faisait ressentir un sentiment sur lequel je ne pouvais pas mettre de nom. Ce n'était pas de l'amour, ni même de l'apaisement et encore moins du bonheur, c'était pour moi indescriptible. Je ne pus m'empêcher de poser un léger baiser sur la tempe de ma fiancée avant de commencer à chercher le sommeil. La fatigue de la journée ne tarda pas à me revenir et je sentis mon esprit glisser lentement dans le sommeil, conscient du moindre membre de mon corps juste avant de sombrer.

Je fus réveillé par la voix de mon elfe de maison, je grognais, je n'aimais déjà pas particulièrement ces créatures, mais jamais encore l'une d'elle n'était venue m'importuner en pleine nuit. Je consentis pourtant à ouvrir les yeux à son troisième appel, fixant un regard froid sur cet être bien que mes yeux devaient encore avoir les traces du sommeil duquel je sortais. La réaction de la petite bête fut immédiate, il s'inclina avant de se redresser, sans attendre de réaction de ma part, les elfes avaient appris que quand je ne réagissais pas, c'était un meilleur signe que lorsque je réagissais, puisque la moindre de mes réactions leur était douloureuse. « Maître, un hibou a apporté une lettre pour Miss Valmont, Maître... » Je ne le laissais pas finir, tendant la main avec un regard lui intimant de ne pas réveiller ma fiancée sous peine de découvrir une nouvelle fois le sens du mot douleur. Je pris le parchemin qu'il me tendit et il disparut après un léger mouvement respectueux. Je sortis du lit en douceur pour éviter de réveiller ma fiancée et je pris ma baguette sous mon oreiller. Une fois dans le couloir, je me laissais glisser contre la porte, m'asseyant à même le sol. Je n'avais aucune envie de marcher jusqu'à un endroit où je pourrais m'asseoir correctement et je ne savais pas à quoi m'attendre dans ce mot. Je laissais donc mon éducation de côté pour que le fait que je sois assis m'empêche de m'énerver autant que si je me trouvais debout. Un lumos illumina le bout de ma baguette et je commençais à lire le mot, rédigé en français. Ma chère et douce Elmina Je m'arrêtais là, je compris bien sur le coup qu'il parlait bel et bien à ma fiancée, mais je n'avais jamais entendu dire que son prénom était en réalité Elmina. Pourtant, là où j'aurais dû lui en vouloir de me l'avoir caché, je ne le pouvais, après tout, je m'étais moi-même présenté à elle en cachant une chose bien plus importante qu'un simple prénom. Elle ne m'avait pas menti, elle m'avait juste donné un surnom qui était visiblement bien plus utilisé que son véritable prénom que je n'avais entendu dans la bouche de personne pour dire vrai. Je recommençais ma lecture après ces quelques secondes de réflexion sur le prénom de ma future femme. Ma chère et douce Elmina, je sais qu’il est dur de quitter la sécurité qu’un homme peut offrir quand on croit avoir tout perdu. Mais tu es loin de la vérité que tu crois… Que voulait il donc dire par là ? Je ne comprenais pas, d'accord, j'avais bien conscience que Mina avait de la famille à l'étranger, la famille de sa mère, mais aussi son cousin, fils de son oncle fraîchement décédé, mais en dehors de cela, je ne lui connaissais aucune autre famille. En dehors de cela, j'avais bien conscience qu'on ne pouvait dire qu'elle avait tout perdu, puisqu'elle avait eu des relations et peut-être même des amitiés en France, mais peut on réellement comparé des amis à une famille, je ne le sais pas mais j'en doute. Ce ou cette fameux(se) A pensait il à Versac comme une quelconque attache qu'elle pouvait avoir. Je ne savais trop comment interpréter ses mots, puisque comment cette personne pouvait affirmer que ma fiancée était loin de la vérité. Alors vaux-il que tu gâches ta vie ? Des hommes, tu en trouveras d’autres… A quoi bon se résoudre au premier amour ? Pour qui se prenait il celui-là ou celle-là, Mina était libre de faire ce qu'elle désirait sans se soucier de l'avis des autres. Son choix était de m'épouser et je ne m'en plaignais pas, j'étais bien heureux qu'elle veuille de moi. En dehors de nos sentiments respectifs et malgré quelques contraintes, elle me permettrait aussi de peut-être un peu montrer à mes parents, surtout à ma mère, que j'étais bel et bien digne de porter le nom de Lestrange et d'être son fils. Bien que le fait que je mélange mon sang à du sang français ne plairait peut-être pas à la grande communauté des sang-purs anglais. Je me fichais réellement des opinions autour de nous, même de celle de ce A, puisque dans le fond, tout ce qui m'importait était ma personne et ma famille, famille dans laquelle Mina était déjà membre à mes yeux. Je serai présent à 21h demain mais réfléchit bien à ton libre arbitre. Souhaites-tu vraiment qu’il vienne aussi – parce que je suis sûr qu’il n’est pas le genre d’homme à te laisser venir seule – ou est-ce lui qui te dicte encore ta conduite de façon bien plus sournoise qu’un simple ordre ? Réfléchis bien… Parce que le mariage est une voix sans retour dans notre famille. C’est un engagement pour la vie. A. L'allusion à la famille de Mina me fit peur, je ne comprenais pas comment cette personne pouvait lui parler de tradition de la famille dont elle était native. Je me mis à douter, je me demandais s'il n'y avait pas encore un membre de la famille de Mina voulant se mettre entre nous. Je ne pus garder mon calme, je ne le pouvais pas, j'en avais marre de voir qu'à chaque fois qu'un problème était résolu, un nouveau pointait le bout de son nez, quoi que ce problème-ci, n'avait pas que pointé un bout, il était tombé dans notre vie comme une hache s'abat contre une bûche de bois attendant de se faire couper pour finir dans la cheminée.

J'entrais silencieusement dans la chambre, posant le mot sur la table de chevet, avant d'embrasser doucement la tempe de ma fiancée. « Dors. » Murmurais je comme si elle était une enfant se réveillant en entendant du bruit dans sa chambre. Je quittais une nouvelle fois la chambre, je me fis servir un café que je mélangeais avec un verre de vodka, il me fallait réfléchir. Je ne pourrais plus dormir de la nuit, j'en avais conscience, je bus mon café bien à moi tout en détruisant tous ce que je trouvais dans le salon avant de tout réparer et de recommencer. J'étais vraiment perturbé par ce message, il me faisait craindre qu'une personne puisse à nouveau se placer entre nous, comme l'oncle de Mina avait tenté de le faire avant sa mort. Je ne voulais réellement pas que l'on touche à ma fiancée, ni que quelqu'un ose même penser à lui faire du mal. J'avais bien conscience d'être un tout petit peu trop protecteur vis-à-vis d'elle, mais je ne pouvais m'en empêcher, elle était un membre de ma famille. Je me montrais bien trop protecteur envers ma famille tout en ayant conscience que chacun d'eux était capable de se défendre seul. Je finis par me retrouver dans la cuisine, les quelques elfes présents à cette heure m'observèrent mais je les ignorais. Je commençais par me faire une tartine avec du pain et de la confiture, puis je me mis à manger debout au milieu de la cuisine. Je n'avais vraiment pas l'air du Maître dont ils avaient l'habitude, ainsi vêtu seulement d'un boxer en train de manger une tartine au milieu de la nuit debout près d'un plan de travail. Je me mis à faire un gâteau, j'avais besoin de m'occuper les mains et l'esprit, les elfes n'étaient pas coupables du fait qu'un emmerdeur m'empêchait de dormir. Pas que j'avais quelque chose contre les punir gratuitement, mais c'était l'un d'eux qui était venu m'amener le message, ce qui leur assura une nuit de bon traitement malgré ma mauvaise humeur. Je fis un gâteau au chocolat avant de commencer à faire des pancakes et du pudding, j'avais vraiment besoin de m'occuper et je vis que ça ne plaisait pas aux créatures que je sois en train de faire leur travail, mais j'étais après tout leur maître, il devait faire selon mes désirs et mon désir du moment, c'était de cuisiner pour m'occuper les mains. Si le petit plus était de faire plaisir à Mina lorsqu'elle viendrait, je n'avais rien contre. Le temps fila sans que je ne le vois passé, trop occupé à tenter d'oublier le message qui avait pourri mon sommeil et ma nuit.
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Lun 14 Sep - 17:57
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Arcturus Lestrange & Mina Valmont
Si l'on déjouait le sort...


Quand je me réveillais enfin, le sommeil lourd de la fatigue accumulée de la nuit dernière, je découvrais qu’Arcturus n’était plus à mes côtés. Me doutant qu’il devait s’être levé sans pour autant imaginer qu’il ait simplement passer une mauvaise nuit, je ne me formalisais pas. Prenant le temps d’émerger tranquillement, je me familiarisais un peu trop parfois à ses draps. J’aimais tellement me réveiller dans son lit même si ça paraissait simple. Certes, je préférais encore qu’il soit aussi là mais je pouvais comprendre qu’il n’ait pu rester dans le lit à tourner en rond dans ses pensées. Je savais aussi que parfois ça se passerait comme ça entre nous. Je tournais ainsi sur moi en direction de la table de chevet sans pour autant calculer précisément ce geste. C’est là que je vis un parchemin qui me fit asseoir sur le matelas. Etant de mon côté, je supposais qu’il était peut-être pour moi-même s’il était ouvert. De toute façon la curiosité l’emporta bien trop rapidement pour que je me demande si ça se faisait ou pas. De toute façon le début de la lettre commença bien par mon adresse. Attendez une minute… « Elmina… ? » J’eus certainement un regard parfaitement livide. On ne m’avait pas appelé comme ça depuis des décennies. Mes parents eux-mêmes m’avaient rapidement appelé simplement ‘Mina’. Sauf peut-être quand il attendait quelque chose de moi. Tout comme mon frère d’ailleurs… J’eus une drôle de mauvaise sensation. Peu de monde, voir presque pas, savait mon réel nom. J’étais tant habituée par ‘Mina’ que par instant, en Angleterre, je m’étais donné automatiquement ce nom – certainement aussi pour mettre de la distance avec la jeune fille que je pouvais être avant la mort de mes parents. La suite du message ne me plut d’avantage. J’avais comme un réel mauvais pressentiment. Mes parents et mon frère étaient morts. J’en avais la certitude. Et pourtant une personne, autre qu’eux, savaient mon nom. Je ne voyais que Matthieu. J’étais pourtant persuadée qu’il ne pouvait s’agir de lui. Ce n’était pas son genre et je craignais la réalité des choses… Et si mon frère y avait réchappé ? C’était impossible. Il m’aurait fait signe depuis bien longtemps. Il se serait même assuré que mon mariage se fasse bien avec Matthieu. Je ne pouvais croire à cette alternative qui me donnerait bien trop d’espoir pour tant de déception. Cette personne me connaissait en tout cas fort bien pour savoir que j’aurai le réflexe de ne pas y aller seule. Plus maintenant. Pas avec mes sentiments pour Arcturus. Cet(te) inconnu(e) me mettait cependant en garde. A amener Arcturus, je pourrais me priver de mon libre-arbitre. Je le savais pertinemment mais cet(te) personne devait aussi savoir qu’en tant que fiancé, étant donné que je ne souhaite nullement reculer dans ma décision, il était en droit d’être présent s’il le désirait, or je connaissais Arcturus : il le voudrait. Protecteur comme il était – un peu trop parfois… qu’est-ce que ça sera quand je porterais son héritier ? Le cloisonnement de 9 mois dans notre manoir ?! – il ne changerait pas d’avis. Je devrais composer avec.

Après avoir lu, je décidais de finalement me lever avec le parchemin dans les mains mais plié. J’espérais trouver Arcturus et croisant un elfe de maison, devinant mon désir, il m’indiqua la cuisine où je découvrais différents gâteaux fait surement de la main d’Arcturus, à mon plus grand étonnement. Je ne le connaissais pas suffisamment pour savoir tout de lui et je devinais que cuisiner était alors un moyen pour lui de s’évacuer l’esprit. Je ne dis rien de particulier sur ce fait. J’étais bien trop gourmande pour demander des explications et du reste assez intelligente pour deviner le complexe. Je m’installais devant le comptoir, tenant le parchemin dans mes mains. « Tu as été inspiré… » dis-je avec un sourire qui se voulait réconfortant, du style : si tu veux, on peut en parler. Du reste, je dis simplement : « Tu viendras me chercher à l’hopital à 20h45, comme ça nous irons ensemble au point de rencontre. » Je lui signalais au passage être au courant ou du moins deviner qu’il avait pu lire le parchemin, détail dont je ne me formalisais pas. Arcturus restait Arcturus et du reste, je n’avais rien à lui cacher. Je posais alors le parchemin sur le comptoir pour le contourner et venir à son niveau. Je me lovais finalement dans ses bras pour embrasser son menton délicatement avant de me blottir tout contre lui. Ma main chercha la sienne pour l’entrelacer. « Dans plusieurs jours, tout ceci n’aura plus aucune importance. » Nous serons mariés et ça, personne ne pourra plus le contester. Je relevais alors le regard vers lui. L’embrassant tendrement, je finis par lui tourner le dos pour faire honneur à ce qu’il avait cuisiné…

De là, je ne pus rester bien longtemps. Je devais retourner au travail mais je savais une chose : 21h arriverait bien vite…


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Mer 16 Sep - 22:01
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Les elfes partirent les uns après les autres en voyant que mon humeur n'était pas la meilleure pour le moment et ils avaient sûrement des choses à faire. Je sentis ensuite une présence dans mon dos, mais je n'en ressentis aucune inquiétude, ce pouvait être un elfe, Mina ou possiblement Dora, même si je doutais que cette dernière soit rentrée de la nuit, elle serait venue me voir. « Tu as été inspiré…  » Dit la voix de ma fiancée et je ne me retournais pas vers elle. J'avais compris au son de sa voix qu'elle avait bel et bien conscience que j'avais lu ce message qui était pour elle et que c'était la raison de ma présence ici et de mon insomnie de la nuit. « Tu viendras me chercher à l’hopital à 20h45, comme ça nous irons ensemble au point de rencontre  » Je posais ma tasse de café en entendant ses mots, puis je me tournais vers elle. Je n'avais pas d'angoisse particulière sur le fait qu'elle avait conscience que j'avais lu ce qui lui était adressé. Elle devrait s'y attendre et comprendre que le lire était la meilleure option pour moi, du moins, c'était mieux que de ne pas le lire et me demander le contenu de ce message toute la nuit. Elle posa le parchemin sur le comptoir et se glissa dans mes bras en m'embrassant le menton. Par la suite, elle se blottit dans mes bras, sa main trouva la mienne pour entrelacer nos doigts. Ma main libre se glissa naturellement dans le bas du dos de ma fiancée et je pris une lente inspiration. « Dans plusieurs jours, tout ceci n’aura plus aucune importance.  » J'aurais largement préféré qu'elle me dise que dans quelques jours cela n'aura plus d'importance, j'avais l'impression que ce « plusieurs » dans sa phrase rallongeait le temps que nous avions encore à attendre avant notre mariage, ce qui était loin d'être le cas. J'eus le droit à un baiser avant qu'elle ne me délaisse pour s'occuper de mes gâteaux. Je n'étais pas très d'accord avec cette situation et je me glissais derrière elle, je n'avais pas très faim. En plus de jouer sur mon sommeil, ce mot m'avait complètement coupé l'appétit, je m'étais contenté de café et de café à ma façon toute la nuit. Très rapidement, je me retrouvais seul dans la manoir, Mina devant repartir travailler.

Une fois qu'elle fut partie, j'appelais les elfes pour qu'ils mettent mes préparations nocturnes dans la salle à manger. Eiladora finirait bien par passer par ici et n'allait pas dire non à l'une ou l'autre de mes pâtisseries. Je demandais également à mes elfes de préparer du thé et du café, avant de me préparer pour ma journée de classe. Une fois prêt, je pris le temps de lire la gazette du sorcier en buvant du café et du thé, puis je partis finalement pour une longue journée. Dès les premières minutes de cours, j'eus envie de partir même si je n'étais pas le genre à sécher les cours, mais je n'avais pas du tout la tête à faire un discours devant ma classe sur un sujet imposé. En plus, j'eus une chance merveilleuse dans mon tirage au sort, je finis avec pour thème, la défense des nés de moldus. Génial pour un homme qui n'aime pas l'impureté de sang. De plus, je me retrouvais à devoir les défendre et je n'avais vraiment aucun argument pour les défendre. Le professeur nous laissa seulement dix minutes pour les grandes lignes de défense de notre sujet. Je n'arrivais à me concentrer sur rien d'autres que le rendez-vous de ce soir et le meilleur moyen que je pouvais trouver afin de tuer cet inconnu s'il nous voulait du mal. Au moment de passer pourtant, je trouvais des arguments, prenant le contraire de mes idées pour les avancer tels des arguments. Je fus pourtant enchanté de pouvoir me rasseoir à ma place. Le reste de la journée fut plutôt calme en ce qui concernait mes cours, pour le reste, j'étais en train de préparer ce rendez-vous, de me préparer mentalement à ne pas tuer l'inconnu dès son arrivée. Dans le fond, je tenais à connaître ses motivations et la raison pour laquelle il tenait tant à faire annuler notre mariage. C'était peut-être un peu bête de vouloir savoir, mais je voulais être certains qu'il était bien la seule personne à agir dans cette histoire. Sait on jamais s'il n'y avait pas plusieurs personnes se cachant derrière ce A. Si ma fiancée avait suivit mes pensées durant la journée, elle m'aurait sûrement traité de paranoïaque puisque je m'imaginais qu'il pouvait y avoir plus d'une personne derrière cette histoire.

La journée à l'université terminée, je décidais que pour une fois, je ne prendrais pas d'avance sur mon travail, j'étais complètement épuisé, le manque de sommeil se faisait ressentir. J'étais si épuisé, que je m'endormis tout habillé sur mon lit, sans même m'y allonger correctement. Mon sommeil ne fut pas paisible, il était peuplé de toutes les personnes que je pouvais imaginer se cachant derrière ce fameux A, je me réveillais en sursaut quand après avoir vu Versac, la garce, Dora et tant d'autres, l'inconnu finit par être transformé en ma mère. Je jetais un regard à l'heure, au moins mon subconscient avait réussi à me réveiller à temps pour que je prenne une douche et que je me change avant de partir à ce rendez-vous. Ce n'est que sous ma douche que je commençais à faire le tri sur toutes les personnes qui avaient été dans mon rêve à la place de l'inconnu. J'éliminais en premier lieu, ma jumelle, ma mère et la garce. Aucune de ces trois femmes ne s'y serait prise de manière détourné pour me faire annuler mon mariage. Elles seraient venues directement dire ce qu'elles avaient à dire. Je restais très méfiant vis-à-vis de Versac, je n'aimais pas cet homme, mais je pensais aussi que le cousin de ma fiancée pouvait possiblement y être pour quelque chose. Après tout, s'il n'avait rien dit à l'enterrement de son père, il pouvait très bien passé par l'intermédiaire des mots sans venir directement en parler. La lâcheté n'est pas une qualité que j'admire particulièrement, je la considère même comme un défaut et si c'est bien l'un de mes deux auteurs présumés, je trouverais leur action pitoyable et indigne d'un homme. Je sortis de ma douche tout en réfléchissant. Je m'habillais assez rapidement, je ne mis que des vêtements noirs, la seule touche de couleur était la fermeture de ma cape qui était en argent. Je rangeais ma baguette bien à sa place avant de descendre, je pris un gâteau sur la table et je pris la direction de l'extérieur.

Une fois les protections du manoir passée, je transplanais directement à Ste Mangouste, j'étais un peu en avance, mais j'attendrais ma fiancée dans le hall. Je fis mon entrée dans l'hôpital sorcier et je pris directement place sur une chaise dans la salle d'attente, sans même adresser un regard à l'hôtesse d'accueil. Je me mis à manger mon gâteau tranquillement, je n'étais pas de très bonne humeur, après cette sieste, je me sentais plus reposé, mais pas de meilleure humeur. Je ne voulais parler à personne et je doutais grandement que quiconque puisse avoir envie de me parler en cet instant. Je regardais autour de moi, je trouvais la salle plutôt vide de patient, ce n'était peut-être qu'une illusion d'optique. Je ne pouvais savoir s'il y avait beaucoup de personnes en cours d'examen et encore moins s'il y avait beaucoup de chambre occupée dans les étages supérieurs. Je regardais toutes les minutes la montre, j'avais l'impression que le temps ne passait pas et je sentais déjà l'impatience me gagner. Au plus profond de mon esprit, je n'attendais qu'une chose, le moment où l'inconnu resterait sur sa position et où je pourrais m'en donner à cœur joie afin de lui faire sa peau. C'était j'en conviens pas la première pensée qui vient à l'esprit du commun des mortels quand ils rencontrent pour la première fois une personne qui s'en prend à eux, mais en tout cas, c'était bel et bien la mienne. Je commençais à guetter l'arrivée de Mina à partir de 20h40, comme si l'heure dîtes était déjà arrivée. J'avais l'impression que ça faisait déjà une heure que j'attendais là son arrivée alors que je ne l'attendais que depuis dix petites minutes. Je me dis avec amusement que si pour rencontrer cette personne inconnue qui nous pourrissait la vie, j'étais si peu patient, je serais encore moins patient le jour de notre mariage. Surtout au moment fatidique de l'arrivée de Mina. Je compris que je commençais également à stressé pour mon mariage et que régler le problème de ces messages m'enlèverait déjà un grand poids qui me travaillait même si je ne l'avouais pas. Après tout, l'esprit de Mina ne m'appartenait et ne m'appartiendrait jamais, elle pouvait bien changer d'avis, que ce soit seule ou grâce aux paroles d'un autre. L'heure convenue entre Mina et moi arriva et je ne quittais plus des yeux l'endroit d'où elle devait arriver, j'avais qu'une hâte sortir de l'hôpital, j'avais déjà horreur de ce genre d'endroit et je voulais régler le plus rapidement possible cette histoire pour me mettre enfin à regarder les derniers détails du mariage avec Mina.
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Sam 26 Sep - 11:15
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Arcturus Lestrange & Mina Valmont
Invisible - Plumb


Après ce baiser donné, mon attention dériva sur ses gâteaux. Je le sentis tout de suite me suivre comme si nous étions des aimants. Nous ne pouvions nous empêcher l’un comme l’autre, trop dépendant du contact incessant de l’un et de l’autre. Quand l’un bougeait, l’autre suivait, peu importe lequel. Nous étions comme ça, très tactile entre nous. C’était d’ailleurs assez inattendu et improbable venant de ma part. J’ai toujours été très froide et distante avec mon entourage depuis la mort de mes parents. J’écartais sans cesse Matthieu quand il entrait un peu trop dans ma bulle d’oxygène. La présence rapprochait d’Arcturus m’était cependant souvent nécessaire. Sans lui, les choses seraient tellement différentes. Serais-je cet être impassible et sanguinaire qui aurait perdu sa totale humanité avec le temps ? Certainement. Il me donnait de nouveau goût à la vie, me faisait changer d’opinion sur beaucoup de chose et me donnait envie d’être finalement comme toutes les jeunes femmes de mon âge : avoir un époux, fonder une famille, la mienne et me poser. Cependant je savais que je ne serais jamais comme toutes ces jeunes françaises. J’étais aussi un être dangereux à moi toute seule de mon apparence encore bien jeune et angélique. Mais est-ce réellement un mal quand notre futur époux n’était autre que le fils de Bellatrix et Rodolphus. Je savais cependant Arcturus avec un esprit très libre. Il avait aussi sa propre personnalité, son propre goût de la liberté si différente de celle de ses parents. Ses parents ne juraient que par le seigneur des ténèbres. Pour moi il était presque un père. Pour Arcturus, il serait un simple devoir et j’en avais conscience mais quelle plus belle preuve d’amour peut-il y avoir que de céder à une part de sa liberté par amour ? Pour cette raison, je savais qu’on était fait l’un pour l’autre à notre manière.

Me mouvant donc du côté des gâteaux, il me suivit pour se glisser derrière moi. Je le laissais complètement faire contrairement au reste du monde sur terre. Il était aussi le seul en qui j’avais suffisamment confiance pour penser qu’il ne me poignarderait jamais dans le dos. C’était une confiance aveugle que je ne pouvais expliquer. Si un jour il me trahissait, je savais que ça me détruirait à jamais.

Goûtant, je ne pus cependant rester. Je devais aller travailler. Je ne voulais pas le quitter… Parfois, ma dépendance à son égard prenait bien trop d’ampleur mais quand je me retrouvais enfin à l’hôpital, je savais exactement pourquoi je refusais de finir mère au foyer. Une part de moi avait besoin d’avoir ce pouvoir sur les autres de vie ou de mort. Si je pouvais exercer, en tant que mangemort, la mort, je ne pouvais sauver qu’à l’hôpital et ça, j’en avais pleinement conscience or une part de moi avait aussi besoin de ce côté. Une part qui me raccrochait à mon passé et à ce que j’avais été plus jeune : douce, prévenante, généreuse et prête à aider le plus démuni. J’avais beaucoup de mal, encore aujourd’hui, à me détacher de mon passé et surtout depuis que je connaissais Arcturus. C’était étrange comme réflexion puisque sans la mort de mes parents, je ne l’aurais jamais connu. Je voulais pourtant croire que si j’étais faite pour lui, d’une manière ou d’une autre le destin aurait trouvé à nous rapprocher. De quelle façon cependant … ? Puisqu’après tout, je serais déjà marié et surement un enfant avec Matthieu, chose qui, quand j’étais jeune, me convenait parfaitement. J’avais bien changé…

Je vivais alors ma journée, contrairement à Arcturus, sans penser à ce soir. Je n’avais pas envie de me torturer l’esprit. Oui je voulais savoir qui pouvait bien se croire tout permis à ce point mais pourquoi se torturer puisque j’aurais la réponse le soir ? J’étais bien plus patiente qu’Arcturus sur ce point. 20h45 arriva alors assez vite. Je ne fis cependant pas attention à l’heure tout de suite, occupée avec un patient. Ce n’est qu’en croisant deux infirmières en train de glousser que je tiquais. Un charmant jeune homme l’air sombre, distant et froid – le genre qui attire comme si la gente féminine pouvait se résumer à un être masochiste – attendait dans la salle d’attente. L’une était troublée par le refus de se faire ausculter – je pouvais la comprendre, Arcturus était le genre d’homme qu’on aimerait pouvoir traiter toute la journée… – et l’autre n’ayant pas osé, s’était contentée de l’admirer. L’hôpital était grand et mes fiançailles récentes. Tout le monde ne savait pas encore que cet homme était mon futur époux. Quoi qu’il en soit, à la description des filles qui ne purent s’empêcher de m’en faire part, je reconnus tout de suite mon fiancé. L’heure me confirma la possibilité qu’il soit là. Depuis combien de temps ? Je l’ignorais. Je finissais alors une dernière petite chose et sans prendre la peine de me changer tout de suite – étant donné mon retard d’une minute qui n’était pas grand-chose en soit mais qui pourrait suffire à lui faire perdre patience – pour aller le voir. Je vins donc dans la salle d’attente, l’air professionnel, et le vit. « Monsieur ? Veuillez me suivre, c’est votre tour. » lui dis-je d’un sourire en coin. Je n’attendis pas qu’il se lève, que je disparaissais pour l’inciter à me suivre. Quel air professionnel et autoritaire ! Il devait être surement impatient d’en finir et je faisais durer les choses. Je savais que ça pourrait mal passé comme le détendre un peu. Je me risquais donc à le contrarier, prête à subir sa mauvaise humeur. Il me suivit.

Nous croisions alors les infirmières, déçues de voir qu’il me suivait moi. Pour faire comprendre la chose – et surtout justifier sa future présence dans les vestiaires mixtes – je pris la main d’Arcturus. De là nous entions donc dans les vestiaires. « Je me change et nous y allons. » lui dis-je alors. « Ta journée s’est bien passée ? » lui demandai-je alors en enlevant ma blouse pour la poser dans mon casier. Je préférais qu’il me parle – si tenté qu’il le fasse- pour le faire patienter. En attendant, je sortis une robe noire simple mais sensuelle que je passais dans les toilettes en l’écoutant – enfin si tenté toujours qu’il parle – avant de sortir. La fermeture se faisait dans le dos. Je me tournais alors vers lui pour le laisser me fermer ma robe en soulevant mes cheveux. A ce moment un collègue entra, surpris de voir un civil ici mais le voyant remonter ma fermeture – me connaissant tout de même très froide et distante parfois envers les hommes – il salua Arcturus simplement alors que je l’entrainais déjà – après avoir changé de chaussures et passer une bonne cape – à l’extérieur où nous transplanions.

Nous arrivions pour 21h à l’allée des embrumes. Pile à l’heure. Avant d’entrée, je sais que je le payerais potentiellement plus tard par l’audace que je prenais malgré les traditions mais je lui dis : « S’il te plait… N’envenime pas les choses. Laisse-moi faire. » lui demandai-je prévoyant le risque, avant même que la personne ait le temps de dire quoi que ce soit, qu’Arcturus s’emporte. Je le connaissais impulsif. Je préférais prévenir que de devoir guérir derrière.

Chose que je n’avais pas prévu en entrant dans le café était de savoir exactement comment reconnaitre cet inconnu. J’étais un peu perdu face à ce monde… Je ne voyais aucun homme seul à une table… Un homme se présenta alors à nous à l’air un peu plus âgé qu’Arcturus ou moi. Je lui donnerais une trentaine d’années. Son regard était impassible. Après un signe de tête en guise de bonjour, il nous fit signe de le suivre. Il nous tourna alors le dos pour nous guider vers un côté du café. Je regardais Arcturus en lui faisant comprendre que je ne connaissais pas du tout cet homme. Il arriva à une table avec un autre homme. En approchant, je commençais à me décomposer peu à peu… Je ne sus si Arcturus vu l’air livide que je prenais, il était le même que celui que peut arborer un moldu en voyant un fantôme et pour cause…

Arrivée à la table, les mots sortirent de ma bouche sans que je ne puisse les retenir : « Arthur… » Si je n’avais pas été assez solide pour supporter le choc, je me serais certainement évanouie. Au lieu de cela, je restais figée alors que le deuxième homme s’assit à côté de mon frère jumeau, nous laissant les deux chaises en face comme s’il savait que je ne viendrais pas sans Arcturus. « Asseyez-vous. » nous demanda-il alors que ça sonnait comme un ordre dans son regard quand il me fixa. Je m’exécutais, ayant du mal à croire à cette réalité. Je le regardais et même s’il avait bien changé, mûri, pris de l’âge, de la carrure et qu’on pouvait sentir le poids de la vie sur son visage malgré le jeune âge qu’il avait. Il faisait du coup plus vieux qu’Arcturus… Le deuxième homme lui ressemblait énormément ou devrais-je dire, Arthur lui ressemblait. Un cousin que je ne connaissais pas ? Ou simple hasard ? « Que… » ne fus-je simplement capable de dire. J’avais l’air complètement désorienté. Arthur posa les deux mains sur la table en nous regardant à tour de rôle. Il finit par regarder Arcturus droit dans les yeux, imposant une prestance qui me rappela notre père. « Je suis le frère jumeau d’Elmina. » lui dit-il pour clarifier la situation, le défiant même peut-être d’oser dire quoi que ce soit. Je sentais une animosité de la part de mon frère que seule moi pouvais déceler face à sa tenue et sa présente impassibilité. Il pouvait berner Arcturus et le monde entier, pas sa jumelle. L’autre homme n’avait encore rien dit. Il avait l’air moins… – en colère ? – sur la défensive mais je supposais que sa passivité n’était qu’une façade et pour cause. Il finit par parler en croisant les bras. « Antoine, son demi et grand frère. » dit-il d’une voix sans tension mais qui imposait tout de suite le respect. Le ton était donné. Cependant je tiquais en regardant le dit Antoine. Mon jumeau me devança avant même que j’ai le temps de formuler un ‘Comment ?’. « Notre père, avant de connaitre notre mère, a eu un premier amour et un premier enfant hors mariage. Je te présente donc ton tuteur. » dit Arthur d’un ton neutre mais décisif. « Pardon ? » dis-je choquée. « J’ai laissé notre cousin se présentait comme tel pour te laisser le temps de respirer avant de voir comment, avec ton frère, nous allions t’apprendre sa survie. » précisa Antoine. J’enchainais sans laisser le temps à qui que ce soit de parler : « Puis-je savoir où tu étais pendant ces trois ans ?! » lui repprochais-je avec rancœur. « Dans le coma. » affirma Antoine. « Mais… ? » ne comprenais-je rien à rien. Pourquoi Antoine ne s’était pas présenté avant ? Pourquoi m’avoir caché la survie de mon frère ? Pourquoi maintenant avant mon mariage ? J’avais beaucoup de questions et je ne savais comment les formuler. Je ne faisais même pas attention à la réaction d’Arcturus qui devait peut-être attendre d’avoir toutes les informations pour pouvoir mieux rebondir. Personnellement, j’étais juste sous le choc. Cela remettait en cause beaucoup trop de choses. Comment avais-je pu avoir l’héritage entier de la famille si un autre Valmont existait ? Pour mon frère, dans le coma, ça paraissait logique mais pour Antoine ? Un bâtard, en l’absence d’héritier mal, pouvait hériter dans certains cas. Enfin… je croyais… je n’étais même pas sûre de ce que j’avançais. « J’ai été dans le coma, maintenu par les moldus par des machines étranges durant trois ans jusqu’à ce qu’Antoine retrouve ma trace et la tienne en découvrant le nom de son père. Il m’a sauvé après… combien ? » demanda-t-il à Antoine. « Huit mois de recherches d’un médicomage très qualifié. » répondit Antoine. « Je suis réveillé depuis une semaine. Et qu’est-ce que je découvre ? Que ma sœur, non seulement, n’est pas mariée mais qu’en plus elle s’allie au cinglé le plus dangereux de cette planète ! Et pour couronner le tout elle épouse un homme qui ne lui était pas destiné. » dit-il en regardant Arcturus d’un air… comment dire… – pour ne pas dire dégoûté – désapprobateur. « Ce qu’Arthur essaie d’expliquer c’est que tu devais épouser un français d’une longue lignée. Pas un anglais avec des ascendances meurtrières… » Je vois… Mes frères étaient très – trop ? – bien renseignés et je supposais que tout cela, Antoine les avait récolté durant un moment. Je commençais à comprendre pourquoi Antoine n’était pas trop intervenu encore dans ma vie. Matthieu veillait sur moi – était-il au courant ? – et Antoine devait trouver une solution pour Arthur avant de s’occuper de moi. Peut-être s’était-il dit qu’il aurait plus de poids face à moi avec la présence d’Arthur. Il n’avait pas tort… Mais ça changeait toute la donne. Je comprenais en tout cas ce ‘A’. Antoine… Arthur… Ils avaient joué un magnifique double jeu. Je les haïssais d’une certaine façon pour ça. « Je suis au regret de vous dire que vous allez rompre vos fiançailles et annuler ce mariage. » déclara alors Arthur, un peu trop sûr de lui à mon goût. De là Antoine soutenait cette idée. Avait-il cependant conscience que je n’étais plus l’enfant d’il y a trois ans ? « Non ! » déclarais-je sèchement. « Je m’y attendais à celle-là… » sourit Arthur peu décontenancé. « Mais tu n’as pas le choix. » Je me tournais alors vers Arcturus. Lui comme moi savions qu’ils ne pourraient pas aller contre où ils ruineraient la réputation de la famille. Et pour cause. S’il fallait dire ouvertement n’être plus vierge au monde entier pour déshonorer ma famille mais épouser malgré tout Arcturus, j’étais prête à le faire. Les femmes, chez les Valmont, restaient pures jusqu’au mariage. C’était une coutume ancestrale que j’étais heureuse, aujourd’hui, d’avoir brisé. Pour moi, l’amour et Arcturus passait avant ma propre réputation même si je savais que ne pas en arriver là pourrait potentiellement arranger les affaires politiques d’Arcturus. C’était cependant moins grave étant donné qu’avant lui, je l’étais. En soit, ça n’aurait qu’un petit impact et je le savais tout comme Arcturus. Ça ne l’empêcherait pas de progresser. Je me fis donc un vil plaisir de regarder Arcturus en lui disant : « Mon amour, pourrais-tu expliquer à mes frères-qui-croient-tout-savoir, pourquoi ils n’ont de toute façon pas le choix ? » De là mes frères se regardèrent, se demandant s’ils n’avaient pas omis une potentialité. Que je brise une tradition qui me tenait tant à cœur petite. Eh oui… les personnes changent et moi la première. Qui aurait pu soupçonner que je brise la promesse faite à ma mère ? Je savais qu’Arthur le prendrait très mal… Mais je voyais dans son regard, déjà, qu’il s’en doutait, et pire, qu’il devait commencer à s’imaginer que je puisse être enceinte.


Codes par Wild Hunger.

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Sam 26 Sep - 18:02
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Finalement après quelques désagrément allant avec le fait d'être à l'hôpital et d'être un bel homme, je vis ma fiancée arriver. Le fait qu'elle porte encore sa tenue de travail ne me plût pas particulièrement alors qu'elle venait vers moi. « Monsieur ? Veuillez me suivre, c’est votre tour.  » En d'autres circonstances, j'aurais levé les yeux au ciel avec amusement, mais nous n'étions pas seuls et je n'avais pas du tout envie de rire à l'instant. Je la suivis puisqu'elle partit sans même attendre que je me sois levé pour la suivre. On passa à côté de deux infirmières, dont l'une qui était venue me demander si j'avais besoin d'être osculté. Là, ma fiancée saisit ma main et si j'avais été de meilleure humeur, je l'aurais sûrement taquiné sur une histoire de jalousie. Au lieu de cela, je la laissais me mener où elle voulait et on finit dans le vestiaire du personnel, c'était la première fois que j'y entrais et j'étais presque certains que je n'avais aucun droit d'y être. « Je me change et nous y allons. Ta journée s’est bien passée ?  » Je hochais la tête à ses premiers mots sans être certains qu'elle ait vue le mouvement puisqu'elle était en train de retirer sa blouse de travail. J'avais bien envie de l'approcher de moi pour lui voler un baiser, mais je me retins, me disant qu'il valait mieux répondre à sa question pour m'éviter de penser à ce qui allait se passer dans les minutes à venir. « C'était une journée de cours tout ce qu'il y a de plus normal. Si on oublie la fatigue et le fait que j'ai eu à faire l'éloge de ces sales sang-de-bourbe. J'ai eu l'occasion de rattraper un peu le sommeil que je n'ai pas eu cette nuit. Ce rendez-vous m'a pourri ma journée en plus de ma nuit et j'ai envie que ce rendez-vous soit passé et qu'on puisse commencer à discuter des derniers détails de notre mariage. » Avouais je en parlant à la porte des toilettes puisque Mina était en train de se changer à l'intérieur. Lorsqu'elle en sortit, je la regardais longuement, cette robe noir lui allait très bien, elle n'avait rien de vulgaire tout en la mettant bien en valeur. Elle me tourna le dos en soulevant ses cheveux pour que je ferme la fermeture. « Tu es sublime » Assurais je en changeant de langue puisque la porte était en train de s'ouvrir. Je vis un homme entrer en tenue de médicomage, se devait être l'un des collègues de ma fiancée, il comprit que je n'étais pas l'un des leurs mais me saluer tout de même en voyant que j'étais accompagné de Mina et je lui rendis la politesse. On sortit rapidement des vestiaires et de Ste Mangouste et on transplana directement dans l'allée des embrumes.

On arriva à l'heure pour le rendez-vous, ce qui était une très bonne chose, j'ai toujours eu en horreur le fait d'être en retard ou les personnes en retard. C'est une part de mon éducation d'être à l'heure, c'est l'une des choses très importantes que tante Ursula m'a enseigné. « S’il te plait… N’envenime pas les choses. Laisse-moi faire.  » Me demanda Mina et je hochais la tête sans grande conviction. J'avais déjà décidé d'attendre de voir la situation et le pourquoi avant de tuer cet inconnu s'il ou ils se montraient trop fermé d'esprit pour accepter le fait que Mina et moi, allions nous marrier qu'importe sa ou leur pensée. En entrant dans le café, je compris que la tache serait difficile pour nous pour retrouver la personne nous ayant adressé ces messages. Je posais posséssivement une main dans le dos de Mina pour bien faire comprendre que personne n'avait intérêt à s'approcher de ma fiancée. Mina savait que j'étais possessif en plus d'être jaloux et protecteur alors je ne me gênais pas pour bien marquer mon territoire. Un homme vint vers nous, il était visiblement plus âgé que moi, ce que je présageais être une mauvaise chose, ça voulait dire que s'il avait un lien avec Mina, il pouvait potentiellement la prendre sous sa tutelle. Je n'aimais pas cette idée. Un hochement de tête fut sa seule marque pour nous saluer et je fis de même avant de le suivre puisqu'il nous avait fait signe de faire ainsi. J'avais comme la sensation de ne pas maîtriser les choses et je n'aimais pas cela. Le regard de ma fiancée trouva le mien et je compris qu'elle ne le connaissait pas du tout. J'observais cet homme et Mina, l'un pour le surveiller et l'autre parce que je voulais savoir si ça allait chez elle. Je la vis devenir de plus en plus livide à mesure qu'on avançait vers la table.

J'étais prêt à la rattraper si elle venait à s'évanouir et à transplaner directement chez moi. Il lui suffisait de me le demander pour que l'on reparte d'où on était venu. On arriva à la table et là, j'observais le second homme assis là, ainsi ils étaient bien deux derrière ce fameux 'A'. « Arthur…  » Dit Mina et je dus passer pour un parfait idiot alors que mon regard passait de ma fiancée à Arthur. Je comprenais parfaitement la situation et le changement de Mina, elle était nez à nez avec une personne qu'elle considérait comme morte. Pourtant, dès cet instant, mon état d'esprit changea, je ne voulais plus tuer ce fameux 'A' du moins pas Arthur, l'autre je ne connaissais pas ses motivations. Pourtant, je comprenais parfaitement les actions d'Arthur, si j'avais été à sa place, j'aurais aussi fait mon maximum pour protéger ma sœur. Mes envies de meurtres et de bains de sang étaient loins, maintenant, je savais que je n'avais plus qu'une chose à faire, convaincre Arthur qu'entre Mina et moi, les choses étaient sérieuses. Je ne voulais surtout pas briser leur relation, je ne comprenais que trop bien ce que devait représenter Mina pour Arthur. « Asseyez-vous  » Demanda Arthur et je remarquais que l'autre homme s'était déjà assis. Mina prit place et je m'assis à ses côtés en posant doucement ma main sur son épaule pour bien montrer à son frère que même si elle était sa sœur, je tenais à elle et que j'étais là pour elle. Je m'étonnais peu qu'Arthur paraisse plus âgé qu'il ne l'était, j'avais bien conscience que les épreuves nous font avancer plus vite qu'on ne le voudrait et vieillir de la même manière. « Que…  » Commença Mina mais les mots se bloquèrent en elle. Je supposais qu'elle ne savait pas du tout comment apréhender la situation, ce qui était tout à fait normal d'après moi. Arthur posa ses deux mains sur la table et je l'observais alors que son regard passait de sa sœur à moi, mais ses yeux finirent par se fixer sur moi. S'il pensait m'impressionner en me fixant, il se trompait de personne, je lui rendis un regard inexpressif. « Je suis le frère jumeau d’Elmina. » Me dit il comme s'il avait besoin de clarifier les choses. Pensait il sincèrement que Mina ne m'avait pas parlé d'elle du tout avant qu'on se fiance. Et son regard me disait trop que j'avais plutôt intérêt à me taire et ça ne me plût pas plus que cela. « Contrairement à ce que tu sembles penser, je sais que tu es son frère jumeau, Mina m'a parlé de toi. Si tu n'avais pas tenté de nous séparer, je serais ravi de rencontrer mon beau-frère. En dehors de cela, je suis heureux pour ma fiancée que tu sois bien vivant, puisqu'on est plus entier quand notre autre moitié n'est pas là, c'est propre aux jumeaux. » Assurais je avec une certaine froideur mais qui ne montrait aucune animosité. Je partais du fait que maintenant, on avait tous les deux clarifiés les faits et j'avais volontairement glissé l'information sur les jumeaux, puisque je voulais mettre en avant que je ne représenterai pas un obstacle dans sa relation avec Mina, tant qu'il me laissait être avec elle. S'il continuait à se mettre entre nous, là, je risquais bien de me montrer vraiment très possessif et Mina n'aurait plus la chance d'être approchée par son frère. Je posais ensuite mon regard sur l'autre homme. Je ne savais toujours pas qui il était. « Antoine, son demi et grand frère.  » Annonça-t-il. Voilà qui compliquait bien nos affaires, je me retrouvais avec deux beaux-frères en devenir qui ne voulaient visiblement pas que je me marrie avec leur sœur et qui devraient bien l'accepter puisque si elle ne m'épousait pas, elle ruînerait la réputation de la famille Valmont. « Notre père, avant de connaître notre mère, a eu un premier amour et un premier enfant hors mariage. Je te présente donc ton tuteur. » Déclara Arthur et je me demandais comment après ce genre de révélation ils pouvaient encore vouloir nous séparer. « Pardon ?  » Dit Mina avec choc et je la comprenais, elle venait de se découvrir un frère et un tuteur en même temps et en la même personne. « J’ai laissé notre cousin se présentait comme tel pour te laisser le temps de respirer avant de voir comment, avec ton frère, nous allions t’apprendre sa survie.  » Expliqua Antoine et je notais une certaine distance dans ses mots vis à vis de Mina et Arthur. « Puis-je savoir où tu étais pendant ces trois ans ?!  » Enchaîna Mina et je décidais de rester en dehors de cette histoire, c'était surtout entre Arthur et Mina, ça ne me concernait pas directement. « Dans le coma.  » Répondis Antoine alors que pour moi, il aurait mieux fait de laisser les jumeaux régler ça entre eux. Du moins avec mon expérience de la relation entre jumeau, c'est ce que j'aurais fait. « Mais… ?  » Dit Mina. Je la sentais complètement dépassée par les événements et cela se comprenait. C'était trop de nouvelles annoncées en une fois. Surtout que l'endroit était trop impersonnel pour se prêter à se genre de révélation sur la vie passé d'un père. Mais également pour apprendre qu'elle n'avait pas perdu toute sa famille dans l'incendie, que son frère jumeau était vivant et qu'elle avait un autre frère. C'était aussi dur à digérer je pense pour elle d'apprendre qu'elle avait tout ce temps eu un frère qui aurait pu être présent pour elle et qui n'avait même pas pris la peine de la contacter. Pour ma part, je ne me plaignais pas de l'absence d'Antoine dans sa vie dans le passé, puisque j'étais certains que s'il était entré dans sa vie, je ne l'aurais peut-être jamais rencontré ou je l'aurais rencontré en tant que femme de Matthieu Versac, en tant que Madame Versac et je serais passé à côté de la femme qui semblait être faite pour vivre avec moi. Après tous, le destin fait parfois bien les choses.

Pourtant, d'un autre côté, j'étais malheureux pour elle, on lui avait volé trois années avec ses deux frères alors qu'elle aurait pu être avec Antoine et avoir l'espoir de la survie d'Arthur au lieu de le penser mort. Au lieu de se penser orpheline. Je resserrais ma prise sur son épaule, je ne voulais pas qu'elle oublie ma présence, j'étais là et je serais là bien après ce rendez-vous si elle voulait en parler. Le fait d'avoir un contact physique avec elle était la preuve de mon soutien et elle devait le comprendre, puisqu'elle savait parfaitement qu'en public, je ne suis pas le genre d'homme à montrer le moindre signe d'intimité. « J’ai été dans le coma, maintenu par les moldus par des machines étranges durant trois ans jusqu’à ce qu’Antoine retrouve ma trace et la tienne en découvrant le nom de son père. Il m’a sauvé après… combien ? » Demanda Arthur à Antoine. « Huit mois de recherches d’un médicomage très qualifié.  » Répondit le grand frère. « Je suis réveillé depuis une semaine. Et qu’est-ce que je découvre ? Que ma sœur, non seulement, n’est pas mariée mais qu’en plus elle s’allie au cinglé le plus dangereux de cette planète ! Et pour couronner le tout elle épouse un homme qui ne lui était pas destiné  » Dit Arthur en me regardant dans regard qui montrait clairement que pour lui, je n'étais pas du tout un choix fait pour sa sœur. Cependant, même si je n'étais pas d'accord avec ses premières et ses dernières paroles, j'étais bien d'accord pour la partie sur les termes 'cinglé le plus dangereux de cette planète', même si je ne le devrais pas étant moi aussi depuis peu un allié du cinglé en question mais j'avais toujours ma rancoeur contre cet homme et je ne l'oublierai sûrement jamais, alors je pris bien cette partie de ses mots. « Ce qu’Arthur essaie d’expliquer c’est que tu devais épouser un français d’une longue lignée. Pas un anglais avec des ascendances meurtrières…  » Déclara Antoine et je n'étais pas d'accord sur ses attentes pour la vie de Mina, mais ça tout le monde devait bien s'en douter. Pourtant, il avait fait une bien grosse erreur en parlant de ma famille. Mes parents sont peut-être ce qu'ils sont, mais on ne s'en prend pas à la famille Lestrange sans voir revenir le cognard et se le prendre en pleine face et c'est bien ce qui fit que je pris une nouvelle fois la parole. « Je vois que pour tes recherches, tu t'es contenté de gratter la surface et tu n'as pas chercher en profondeur. Mes parents sont des meurtriers, c'est un fait. Seulement, je préfère des parents meurtriers, purs et mariés plutôt que d'être un bâtard avec un père qui a eu deux enfants quand il a finalement décidé de se marier. Sûrement avec une femme mieux que celle qu'il avait engrossé précédemment. Quand on voit la beauté de Mina, sa mère devait être tout aussi sublime. » Déclarais je avec un débit de parole bien lent et mesuré en articulant bien chaque mot pour qu'il les retienne. J'avais conscience que mes quelques mots allaient sûrement donné lieu à une dispute entre Mina et moi après ce rendez-vous, mais je ne pouvais tout simplement pas me laisser insulter par un bâtard. « Je suis au regret de vous dire que vous allez rompre vos fiançailles et annuler ce mariage.  » Déclara Arthur et je laissais un sourire moqueur se dessiner sur mon visage. C'était qu'il se fourrait bien le doigt dans l'oeil, jamais il ne pourrait nous séparer Mina et moi, s'il tenait à garder le nom des Valmont intacte. « Non !  » Déclara sèchement ma fiancée. « Je m’y attendais à celle-là…  » Dit Arthur avec un sourire, il ne devrait pas sourire. « Mais tu n’as pas le choix.  » À ces mots, Mina se tourna vers moi et je lui souris tout à fait sincèrement, comme je le faisais quand nous étions seul, on pouvait lire dans mon sourire l'amusement que j'avais face à la situation. Après tout, comprendraient ils seulement tous les deux par cet échange qu'ils ne pouvaient nous séparer. Pourtant, même s'il était tentant de dire à ses deux frères qu'elle n'était plus pure et que j'en étais le responsable, je voulais au maximum éviter d'avoir à le dire ici devant témoin. Pour moi, la réputation de Mina était plus importante que de dire à ces deux idiots qu'elle m'appartenait déjà trop pour qu'ils rompent nos fiançailles. De plus, je savais que si l'information arrivait aux oreilles de quiconque, tous allaient en venir à penser que j'allais finir par laisser tomber ma fiancée parce que j'avais eu ce que je voulais.

Je tenais autant à la réputation de Mina qu'à prouver que j'avais bien changé et que maintenant je n'appartenais qu'à une seule femme et c'était Mina Valmont. Le silence était maintenant lourd autour de la table et Mina me regarda tout en disant :« Mon amour, pourrais-tu expliquer à mes frères-qui-croient-tout-savoir, pourquoi ils n’ont de toute façon pas le choix ?  » Je lui fis un sourire sans répondre pour autant à sa question, je voyais déjà l'échange de regard des deux hommes nous faisant face et surtout, je voyais en eux qu'ils comprenaient parfaitement la situation voir même qu'ils voyaient déjà la situation pire qu'elle ne l'était. Après tout, si Antoine avait mené son enquête sur moi, il devait être conscient de mon très grand nombre de conquête et il devait en avoir parlé à Arthur, alors la logique voudrait que je décide de me marier parce que j'avais par malheur mis une de mes conquêtes enceinte. « Même si c'est pour bien marquer le fait qu'on est très bien ensemble, tu peux éviter les surnoms en public. » Demandais je à ma fiancée en prenant le temps de parler très lentement pour qu'elle puisse comprendre toutes mes paroles. J'avais conscience qu'elle ne maîtrisait pas le russe aussi bien que moi. Je me tournais ensuite vers les deux autres hommes en souriant avant de les délaisser pour trouver le regard de Mina. « Tout ça c'est entre toi et moi. Frères ou pas, ils n'ont pas à le savoir. Qu'ils s'opposent à notre mariage, s'ils le désirent. » Affirmais je en ignorant les deux hommes pendant que je lui parlais puis je laissais mon regard passé de l'Arthur à Antoine plusieurs fois avant de choisir de fixer mon regard dans celui d'Arthur, puisque pour moi, il était celui qui allait le plus souffrir de notre mariage entre les deux hommes. « Si tu changes d'avis et je parle sincèrement, pas que parce que tu as compris ce qui a plus ou moins été dit par ta sœur. Je serais enchanté de te compter parmi mes témoins. Souviens toi bien des mots que je vais te dire. À ta place, je ne réfléchierais pas, même si ma jumelle épousait un homme que je n'aime pas ou que je ne connais pas, j'irais à son mariage si elle est certaine que c'est l'homme qui la rendra heureuse pour le reste de sa vie.  » Assurais je à Arthur et là, j'avais conscience de toucher une corde sensible des relations entre jumeaux, mais je ne le manipulais en aucun cas. Je lui parlais avec mon coeur, en puisant en moi ce que je ferais si Eiladora m'annonçait son mariage.

Je laissais encore mon regard posé sur Arthur, je n'en avais pas fini avec ce frère, j'étais loin d'en avoir fini. L'autre m'intéressait moins, pour moi, les liens les plus proches de Mina étaient avec Arthur alors qu'elle avait tous les liens à créer avec Antoine. « Je ne comptes pas me mettre entre Mina et toi. Si ma sœur a réussi à trouver sa place dans cette histoire, tu peux très bien le faire. Seulement, cela ne sera possible que si tu comprends que le bonheur de ta sœur passe également par ma présence maintenant. Si ce n'est pas le cas, tu risques de te retrouver face à moi à chaque fois que tu voudras l'approcher, j'aime pas partager quand je n'ai pas confiance dans la personne qui me fait face. » Annonçais je en mettant au clair tout ce que j'avais à dire. Je ne laisserais sûrement pas Arthur voir Mina si je voyais en lui une personne ne voulant pas de ma relation avec Mina. C'était comme lui demander de choisir entre son frère et moi et je ne voulais pas la mettre dans cette situation délicate. J'espérais simplement qu'en bon frère, il comprendrait que je ne le menaçais pas par plaisir mais pour le bien-être de la personne qui comptait pour nous deux, ma fiancée. Je tournais ensuite mon regard vers Antoine, celui qui me semblait le moins à sa place à cette table. « Je te préviens tout de suite, n'essaye même pas d'utiliser ta tutelle pour annuler notre mariage. Pour les raisons que tu as dû comprendre. » Dis je très calmement avant de me tourner vers Mina. Je l'observais très longuement avant de glisser ma main de son épaule à sa nuque, j'avais envie de contact avec elle. « Je vais pas te séparer d'Arthur, mais il doit comprendre qu'on veut la même chose tous les deux. » Murmurais je à Mina, je ne voulais pas le dire à voix haute, mais je n'avais aucun doute sur le fait qu'elle ait pu penser que je les séparerais si son jumeau ne changeait pas de façon de penser. Je laissais mon regard entre les deux hommes, j'avais à leur parler à tous les deux. « On peut entendre bien des choses sur mon passé mais Mina est ma femme. » Affirmais je en fixant Mina avec un petit sourire tout à fait sincère. Je ne lui mentais pas et elle le savait, maintenant, restait à savoir si ses frères allaient le comprendre ou s'ils étaient têtus.
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Dim 4 Oct - 14:35
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Arcturus Lestrange & Mina Valmont
Returning fire with fire - Mindy Smith


La situation était délicate… Pour ma part, j’étais complètement perdue. Je n’avais pas eu mon frère depuis si longtemps qu’inconsciemment j’avais oublié ce que c’était d’être sous la ‘direction’ de son frère après son père. Pour moi, le seul à qui je devais ‘obéir’ était Arcturus. Bien évidemment ça serait le cas une fois mariée à lui mais avant je restais sous la tutelle de mon frère étant donné qu’il était en vie. Passer sans arrêt d’une tutelle à une autre était particulièrement agaçant mais malgré mon tempérament, en retrouvant mon jumeau, je ne dis rien, bien trop perdue par le fait qu’il soit en vie. Le pire était de découvrir au passage que nous étions finalement non deux mais trois. Certes Antoine n’avait aucun droit pour beaucoup parce qu’il était un bâtard mais il restait le fils de mon père et donc mon frère. Là où ma famille m’a manqué pendant ces trois ans, je trouvais deux frères. Si mon éducation devait alors m’imposer une retenue vis-à-vis d’Antoine, il était du même sang que moi et une partie de moi ne pouvait pas le rejeter : ma partie humaine…

Cependant que ça plaise à mes frères ou non, j’étais tombée amoureuse. De là, que ça leur plaise ou non, je dédiais ma vie à Arcturus. Et pour cause : je lui avais offert ma pureté en gage de mes sentiments et de mon engagement. Je lui faisais confiance. Il aurait pu m’abandonner après. J’aurais tout perdu mais je savais ses sentiments. J’avais une confiance aveugle en lui. Je savais de là qu’il ne reculerait jamais ne serait-ce pour que je n’appartienne à aucun autre. Arcturus était bien trop possessif et c’était d’autant plus valable et fort sur ma personne. Il avait ce problème avec lequel je devais composer et qui pourtant me plaisait malgré moi. Sa possession était la preuve de ses sentiments. J’adorais sa jalousie autant qu’elle me posait parfois problème. J’aimais aussi beaucoup en jouer pour le chercher et le provoquer. J’étais loin de cette enfant qui restait sage et obéissante. J’aimais le défier en privé. C’était ma façon de maintenir un minimum d’égalité entre nous même si je savais qu’à notre époque encore, chez les sangs purs, la femme n’avait pas son mot à dire. Voilà pourquoi je laissais à Arcturus le plaisir et le devoir d’annoncer à mes frères que peu importe le choix : notre mariage aurait lieu.

Relevant sur le surnom en russe lentement pour que je comprenne – j’étais encore jeune et impulsive, j’avais donc encore des choses à apprendre – je lui fis un simple signe de tête entendu, sidérant mon frère jumeau sur ma soumission à Arcturus. J’avais appris en société à composer avec Arcturus. Je faisais certaines erreurs mais je savais comment composer et m’effacer quand il le fallait. Arthur devait avoir la sensation de retrouver notre mère sous mes traits. Je lui ressemblais bien plus qu’il n’aurait pu l’imaginer. C’était comme voir mon père jeune et ma mère concédait beaucoup de choses en face de ses propres frères. Mon père était-il cependant comme Arcturus ? Laissait-il à ma mère parfois le choix de pouvoir exprimer ses points de vue ? Je ne le saurais peut-être jamais… Après tout on n’apprend pas à une jeune demoiselle à défier son époux.

De là Arcturus sourit à mes frères et m’expliqua son désir de ne pas étendre nos relations auprès de mes frères. Arcturus était clair. Qu’ils s’opposent ! Ça ne changerait rien. Mais ça, je le savais déjà. Il possédait mon corps et mon cœur. Il ne manquait plus que ma main… De là je vis dans le regard d’Arthur qu’il savait ce que j’avais osé faire. Arcturus choisit ainsi de s’adresser à lui alors qu’il n’avait pas l’air de se remettre de ce qu’il imaginait – et qui n’était pas faux – : « Si tu changes d'avis et je parle sincèrement, pas que parce que tu as compris ce qui a plus ou moins été dit par ta sœur. Je serais enchanté de te compter parmi mes témoins. Souviens-toi bien des mots que je vais te dire. À ta place, je ne réfléchirais pas, même si ma jumelle épousait un homme que je n'aime pas ou que je ne connais pas, j'irais à son mariage si elle est certaine que c'est l'homme qui la rendra heureuse pour le reste de sa vie. » assura mon fiancé. De là je vis dans les yeux d’Arthur qu’il s’était mal renseigné – peut-être par manque de temps – et que donc il découvrait qu’Arcturus avait lui aussi une jumelle. Oui je sais, curieux hasard… Combien de chance sur cent auraient pu avoir de tomber sur un conjoint qui ait aussi un jumeau ? Très peu certainement mais c’est aussi ce qui faisait que ça fonctionnait entre nous. On comprenait l’autre. C’est comme si finalement nous avions été créé pour finir par fortiori ensemble. C’est assez déstabilisant comme sensation et je comprenais Arthur. Je vis un doute s’installer quelques secondes sur son visage. Bien évidemment Antoine ne pouvait comprendre… Il me regarda alors. Inutile d’utiliser des mots. Mon regard était clair : j’aimais Arcturus. Arcturus profita de ce moment d’hésitation chez Arthur : « Je ne compte pas me mettre entre Mina et toi. Si ma sœur a réussi à trouver sa place dans cette histoire, tu peux très bien le faire. Seulement, cela ne sera possible que si tu comprends que le bonheur de ta sœur passe également par ma présence maintenant. Si ce n'est pas le cas, tu risques de te retrouver face à moi à chaque fois que tu voudras l'approcher, j'aime pas partager quand je n'ai pas confiance dans la personne qui me fait face. » annonça Arcturus et je vis dans le regard de mon jumeau que cette menace ne lui plaisait pas. Il me regarda pour comme me demander si j’allais oser choisir Arcturus plus que lui, ma moitié. Mais ne comprenait-il pas ? Arcturus était aussi ma moitié à sa façon. J’avais besoin de lui pour vivre. Je ne voyais pas d’autres hommes pour me guider et me faire devenir une femme à part entière. La situation était très délicate. Comment choisir si mon jumeau me l’imposait ? Comment décider entre mon frère, ma moitié depuis notre naissance ou Arcturus, mon autre moitié depuis qu’il m’a fait renaitre ? Ne pouvait-il pas s’accorder ? Composer ensemble ? Ne pouvait-on pas nous en sortir et vivre simplement heureux ? Ou étais-je trop naïve encore malgré les claques prises ? Peut-être croyais-je trop au conte de fées depuis Arcturus ? Mais peut-on reprocher à une jeune femme de dix-neuf ans de vouloir rêver à une stabilité ? à un époux ? à une famille ? Arcturus me redonnait les espoirs d’une enfance volée.

Arcturus se tourna alors vers Antoine tandis qu’un échange muet se fit entre moi et mon jumeau : « Je te préviens tout de suite, n'essaye même pas d'utiliser ta tutelle pour annuler notre mariage. Pour les raisons que tu as dû comprendre. » dit-il très calmement. Il se tourna alors vers moi. Je rompis mon échange muet avec Arthur pour lui en sentant son regard sur moi. Il glissa ma main sur mon épaule et jusqu’à ma nuque, me fermant les yeux indirectement. J’aimais ce contact avec lui dans ma nuque. Il était dominateur à la vue d’Arthur mais rassurant et sécurisant à mes yeux. « Je vais pas te séparer d'Arthur, mais il doit comprendre qu'on veut la même chose tous les deux. » murmura-t-il à mon oreille pour que je sois la seule à entendre. Les intentions d’Arcturus étaient louables mais je le connaissais… Si Arthur s’opposait trop, Arcturus serait capable de s’imposer par la manière forte. Rien n’empêchait mon fiancé d’avancer la date de mariage sans prévenir en petit comité pour obtenir ce qu’il voulait et dépendante de lui comme j’étais, j’étais capable de le suivre les yeux fermés. Au point cependant de perdre une deuxième fois mon jumeau ? Honnêtement ? Etais-je vraiment sûre de ça ? Qui pouvait prédire un tel choix entre l’amour de sa vie et son double dès la naissance ?

Arcturus reprit alors une dernière fois la parole, pour mes deux frères cette fois-ci : « On peut entendre bien des choses sur mon passé mais Mina est ma femme. » affirma-t-il, me donnant des frissons du bas du dos jusqu’à ma nuque. Il me fixa un sourire sincère auquel je répondis par un mordillement de lèvres complètement incontrôlé. Ça n’échappa pas à Arthur qui était le plus expressif mais aussi le plus touché des deux. Il grimaça. Il ne s’attendait certainement pas à tout ça. Il ne put pas s’empêcher de rajouter : « Pas encore. » dit-il d’un ton sec. « Tu sais très bien que si. » rajoutai-je à mon tour. Arthur se tourna alors vers Antoine comme s’il avait la solution à cette situation. Antoine, plus posé, plus mature et plus vieux, posa ses deux mains sur la table et fixa Arcturus sans ciller. On sentait une prestance que n’avait pas toujours Arthur. Je sentais que mon jumeau n’avait que la maturité d’un jeune homme de seize ans, soit le moment du début de son coma. Il avait tant de choses encore à apprendre et à rattraper. Je comprenais mieux pourquoi il avait cédé ma tutelle à Antoine… Lui était plus clame, plus posé, malgré les avertissements d’Arcturus. Je ressentais aussi la prestance de notre père en lui. Quoi qu’il en soit il dit : « Les Valmont sont une famille certes décimée par le temps et les coutumes mais riche et puissante en France par leur nom. Ma sœur trouvera parti avec ou sans certains détails, surtout à notre époque. » dit-il avec un sourire en coin. Ça sentait le « évolue avec ton temps, aujourd’hui on ne demande pas à une femme d’être forcément pure mais à savoir tenir une maison, un foyer et le soutien de son époux sans parler de dote ». Dote qui, à mon nom, était une somme assez – c’est un euphémisme – conséquente. En d’autres termes, ma virginité n’avait que peu d’importance face à l’argent. Cela parut néanmoins dérangeait un peu Arthur qui comme moi avait la sensation à la fois de faillir à une des traditions ancestrales des Valmont : soit une virginité offerte au seul époux. De plus, de mon côté, j’avais vraiment la mauvaise sensation de passer pour du bétail. Je fusillais donc – grand frère ou non – Antoine du regard. « Mais… » commença à dire Antoine comme un potentiel compromis. « On peut peut-être négocier. » finit-il par dire avec le même ton posé et sûr de lui depuis le début. « Il n’y a rien à négocier ! » dis-je énervée. « Tiens ta place Elmina ! » me rappela à l’ordre Arthur, comprenant qu’Antoine parlait à Arcturus. Je fusillais du regard mon frère. Celui-ci ne s’en offusqua pas, il avait parfois l’habitude dans le passé. J’ai toujours eu certaines pulsions même si j’ai été plus docile dans le temps. « Nous savons l’allégeance de ta famille… » commença Antoine. Je sentais qu’il parlait des mangemorts. Savaient-ils cependant qu’avant Arcturus, je l’étais ? Surement si Arthur avait revu Matthieu. A moins que Matthieu n’ait osé dire qu’il a complètement failli avec moi… Connaissant Matthieu, il y avait des chances. Allez savoir… Je laissais cependant parler Antoine pour le moment, curieuse. « Ne prend pas la même voie, lutte pour la justice plutôt que le culte de la pureté du sang, jure-le par un serment inviolable et la main de notre sœur te sera accordée sans aucune opposition de notre part. » assura Antoine. A cette condition, je me tournais vers Arcturus. Je savais ce que ça impliquait : trahir les mangemorts, trahir sa famille, trahir tous nos ‘amis’, trahir le seigneur des ténèbres pour… l’inquisition.

Perspicace, je venais de comprendre les choix politiques de mes frères. Je commençais alors à comprendre leur réticence à mon mariage, aux messages qu’ils m’avaient envoyé. Ils n’étaient pas contre Arcturus mais contre les choix politiques de sa famille. Je comprenais alors qu’il savait qu’il était un Lestrange. Ce n’était pas étonnant. Arcturus ayant la marque depuis peu, déjà les mangemorts savaient son ascendance… Une fuite était possible. Après tout, nous avions des traitres dans les rangs là où le seigneur des ténèbres les cherchait avec ardeur… Mais savaient-ils que j’en faisais partie ? Je doutais… Sinon jamais ils n’auraient un tel discours. Après tout, Arcturus n’a jamais voulu de la marque. Il l’a pris par amour pour moi… Et voilà qu’on lui demande déjà de changer de camps. C’était assez ironique tout de même. Une semaine avant et Arcturus ne portait même pas la marque... « Alors Lestrange, tu choisis quoi ? Ta femme – comme tu oses le dire – ou tes idéaux et ta famille ? » demanda Antoine à Arcturus, persuadé de le piéger. Pour ma part, ne savant que faire face à cette situation, je m’en remettais à Arcturus qui, finalement, était le seul à pouvoir répliquer face à Antoine alors qu’Arthur semblait être d’accord avec lui.

Codes par Wild Hunger.

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Dim 4 Oct - 18:27
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Je vis le petit mordillement de lèvres de Mina, ce petit mordillement qui me faisait craquer. Je ne pus m'empêcher de voir la grimace d'Arthur, c'était bien pour lui qu'il commence à comprendre qu'il y avait véritablement quelque chose de sérieux entre Mina et moi. « Pas encore. » Dit il d'un ton sec et j'eus un sourire sincèrement moqueur, il ne pouvait pas aller contre mon mariage. « Tu sais très bien que si. » Répliqua Mina et je caressais doucement sa nuque de mes doigts, elle n'avait aucun besoin de vouloir assurer les choses, il n'en serait pas autrement. Je ne laisserais personne me séparer d'elle. J'avais fait bien des sacrifice pour notre amour et ils ne seraient pas vains. De plus, il était hors de question qu'on m'enlève Mina parce que c'était la mienne et qu'en plus, si elle se mariait à un autre, il ne la traiterait pas bien en sachant qu'elle n'était plus pure. Je vis les deux frères échanger un regard, puis le plus vieux, qui paraissait le plus mature des deux, posa ses mains sur la table et me fixa sans ciller. Je fis de même, il était hors de question pour moi de me soumettre face à lui, déjà parce que je n'aimais pas la soumission et ensuite parce que j'étais déterminé à garder Mina qu'importe ce qu'il me faudrait faire. « Les Valmont sont une famille certes décimée par le temps et les coutumes mais riche et puissante en France par le nom. Ma sœur trouvera parti avec ou sans certains détails, surtout à notre époque. » Dit il avec un sourire en coin et je laissais échapper un petit ricanement froid. Après tout, il pouvait dire ce qu'il voulait, j'avais conscience que Mina avait de l'argent, mais ce n'était pas ce qui avait motivé mon envie de l'épouser, c'était plus profond et c'était loin d'être simplement le choix d'une alliance entre deux longues lignées pures, mais bien de sentiment. Jamais ses deux frères ne lui trouveraient un époux pouvant lui donner autant de liberté que celle que je lui donnerais et ils semblaient ne pas en avoir conscience. « Mais…  » Poursuivit il comme s'il avait une proposition à me faire. « On peut peut-être négocier.  » Je levais un sourcil à ses mots, on ne négociera rien. Je ne négocierais pas ma femme comme si elle était une vulgaire chose. J'avais eu bien des femmes que j'avais traité tel des choses et Mina n'était pas l'une d'elle et ce n'était pas aujourd'hui que j'allais commencer à la traiter comme tel. « Il n’y a rien à négocier !  » S'énerva Mina et je caressais de nouveau sa nuque doucement. « Tiens ta place Elmina !  » Répliqua Arthur à sa jumelle et je quittais le regard d'Antoine pour lancer un regard assassin à Arthur. En quel honneur se permettait il de parler ainsi à Mina, il avait été absent pendant trois ans, il n'avait pour moi plus son mot à dire sur ce que sa sœur faisait ou ne faisait pas. En tant que fiancé, je jugeais avoir le droit de la remettre ainsi à sa place et si je ne l'avais fait, personne n'avait à le faire. « Nous savons l’allégeance de ta famille…  » Je reposais les yeux sur Antoine à ses mots, je n'étais pas surpris qu'il connaisse les allégeances de ma famille, après tout, il semblait s'être un peu renseigné sur moi avant de venir, même s'il ne savait visiblement pas tout. Je ne voyais pas en quoi les allégeances de ma famille posaient un problème, sauf que je compris que visiblement aucun d'eux n'était conscient des allégeances de Mina. « Ne prend pas la même voie, lutte pour la justice plutôt que le culte de la pureté du sang, jure-le par un serment inviolable et la main de notre sœur te sera accordée sans aucune opposition de notre part.  » Tenta Antoine comme s'il négociait mes allégeances contre la main de sa sœur. . Seulement, il était trop tard, j'étais déjà un mangemort et jamais je ne pourrais trahir. Ma famille vivait dans ce monde à part qu'était le monde des mangemorts, j'avais pour l'instant réussi à protéger ma sœur de cet enfer en m'offrant moi-même aux ordres du Seigneur des Ténèbres. Je protégeais ainsi Mina, ma jumelle et mes parents de la colère de leur Lord qui n'avait jamais eu conscience de mon existence.Antoine ne me demandait pas de trahir le Lord, je n'étais pas un de ses hommes fidèlement dévoué, il me demandait avant tout de trahir, les miens, mon sang et surtout la femme que j'aimais et la femme dont je voulais l'amour, la première étant ma fiancée et la seconde ma mère. Que n'étais je pas capable de faire par amour sans que ces deux idiots ne le comprennent.
Je ne trahirais pas le Seigneur des Ténèbres, la trahison n'était pas réellement une chose que je me permettait. J'avais toujours fait mes choix en toutes connaissances de causes, je serais prêt à trahir ma famille et le Lord que si c'était pour protéger Mina, notre famille quand nous en aurons une ou Eiladora. Rien d'autres ne ferait de moi un traître, se serait une honte pour moi de devenir un traître à mon sang. Je n'étais pas, ne suis et ne serai jamais un traître à mon sang. Je compris également que la famille Valmont serait pour toujours divisé, puisque Mina n'était plus comme ses frères, elle était une femme de l'ombre, là où eux parlaient de justice en s'alliant à d'autres camps. « Alors Lestrange, tu choisis quoi ? Ta femme – comme tu oses le dire – ou tes idéaux et ta famille ?  » Me demanda Antoine et je fis semblant de réfléchir. Je ne faisait que semblant, mon choix était déjà fait et il avait fait l'erreur de me dire de choisir entre ma femme et ma famille. Cependant, Mina n'était pas que ma femme, elle était également et surtout un membre de ma famille. Si je trahissais les miens, je la trahissais elle et il était hors de question de la trahir. Je laissais un grand sourire se dessiner sur mon visage. Il voulait que je lui réponde et je n'allais pas le faire. « Suite à tes mots, je vois que tu n'es pas très bien renseigné sur moi. Même très peu renseigné. Tu ne te trompes pas, je suis un Lestrange et fier de l'être, je ne le nie pas. Tu ne sais juste pas qu'il y a une très grande différence entre mes parents et moi, nos opinions sur les allégeances qu'ils ont choisis.  » Avouais je calmement et je savais que je n'apprenais rien à Mina en faisant cela. Je fixais Antoine dans les yeux, j'avais bien conscience de ne pas avoir répondu à sa question, mais c'était exactement mon but. Je laissais mes doigts courir sur la nuque de Mina pas seulement pour faire enrager ses frères, mais aussi pour avoir un contact avec elle, je me sentais plus calme, plus serein grâce à ce contact. C'était comme un rappel à l'ordre, si je faisais une bêtise avec ces deux hommes, Mina m'en voudrait et je ne voulais pas cela. « Tu me demandes de choisir entre ma femme et ma famille, seulement tu ne sembles pas comprendre que ma femme est un membre de ma famille. Elmina est la femme avec qui je fonde une nouvelle famille, puisqu'à nous deux nous formons une famille, qui sera part de la famille formée par mes ascendants. » Remarquais je, retournant ses propres mots contre lui et je ne voyais pas comment il comptait répondre à cela. Je fis jouer mes doigts sur la table, je savais qu'il ne pourrait pas nier mes mots, il pouvait bien en douter et ne pas voir la sincérité, mais l'important pour moi était que Mina comprenne que je ne mentais pas, mais elle savait déjà qu'elle était pour moi une Lestrange. « Les faits sont que je ne suis pas un traître, alors je ne changerais pas mes allégeances. Mes allégeances ont été choisies pour la protection de ma famille, alors je ne mettrais pas ma famille en danger en trahissant. » Affirmais je à Antoine sans détourner les yeux, même si je n'étais pas fier de mon statut de mangemort.
Je ne pouvais pas cacher le fait que j'étais un mangemort, l'information allait rapidement se savoir dans les autres camps et je le savais mais j'étais un Lestrange, c'était normal pour les gens que je sois comme mes parents. « J'épouserai Elmina, même si je ne remplis pas tes conditions parce qu'il est hors de question que toute la liberté que j'ai sacrifié pour nous deux ne soit vaine. Je ne regrette aucun de mes choix, ne pensaient pas le contraire, surtout pas toi Mina. » Annonçais je en regardant Arthur. Je ne pouvais pas regarder Antoine en disant cela, parce que pour moi, Arthur était le frère important de l'histoire, c'était lui le jumeau de Mina. Je fis glisser ma main de la nuque de Mina jusqu'à sa main, je posais ma main sur la sienne, une preuve de tendresse que je n'aimais pas accorder en public et qui me mettait mal à l'aise. « Vous voulez que j'abandonne mes idéaux de pureté du sang qui sont part de mon éducation, alors que vous me jugez sur mon ascendance. Dans le fond, vous en venez à croire que parce que mes parents ont fait ce qu'ils ont faits, je dois obligatoirement être comme eux. Antoine, si tu avais gratté plus loin que la surface sur ma vie, tu aurais conscience que des parents, j'en ai jamais eu. Je m'en doute bien, puisque Arthur a semblé bien étonné d'apprendre que j'avais moi-même une jumelle. C'est bien pour cela, que je ne veux pas converser avec toi sur mon mariage, mais avec Arthur. Parce que si moi, je ne peux pas lui faire confiance, j'ai conscience que lui non plus ne le peut pas. Je touche à quelqu'un de trop précieux à ses yeux, une jumelle, c'est comme une femme, c'est une part de soi sans qui on ne veut pas vivre. » Affirmais je en entrelaçant mes doigts à ceux de Mina. C'était ma façon à moi de dire à Arthur que même si lui ne voulait pas la partager, je ne pouvais plus me séparer de Mina, parce qu'elle avait une place aussi importante dans mon cœur que ma propre jumelle. Je savais qu'il pouvait comprendre s'il n'était pas trop ancré dans ses pensées que j'étais juste un homme mauvais.
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Lun 5 Oct - 9:26
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Antoine était plus dangereux à mon sens qu’Arthur et pourtant je savais pouvoir tout obtenir si mon jumeau concédait à mes choix. Antoine avait l’air de suivre les avis d’Arthur. A moins que se soit l’inverse ? J’étais perdue face à cette situation. Mon sentiment pour Arcturus me poussait à lutter pour mon mariage mais je n’oubliais pas mon affinité et mes liens avec mon jumeau qui étaient en train de se créer de nouveau en cet instant même. Je retrouvais ces mimiques. Je commençais à ne plus avoir besoin d’entendre le son de sa voix pour savoir à quoi il pensait. Je ne pouvais l’expliquer. C’était comme ça : Arthur était un livre ouvert pour moi. Ce que je ne comprenais alors pas c’est qu’il ne voit pas les sentiments que j’éprouvais pour Arcturus. Aurais-je autant changé pour qu’il ait un peu de mal à la différence de moi ?

Quoi qu’il en soit Antoine reprenait le relais et laissait un choix à Arcturus qui me donna des frissons dans le dos. Un homme, peu importe lequel, qui aurait osé se mêler de tout ça, aurait fini six pieds sous terre, si ce n’est par Arcturus, par moi. Mais comment réagir quand il s’agit de votre propre sang ? de vos frères ? Je n’avais pas la conscience de vouloir les tuer. Même Antoine alors que je ne le connaissais même pas depuis une heure. Arthur avait l’air de lui faire confiance… N’avait-il pas en plus sauvé mon frère jumeau ? C’était une donnée que je n’oubliais pas… J’avais alors la sensation d’être dans une belle impasse. Je savais Arthur buté et Arcturus d’autant plus. Comment sortir de cette situation où chacun avait ses avis et ne voulait en démordre ? Je sentais le pire arriver. Je ne voulais pas me séparer de mon jumeau. Pas maintenant que je l’avais retrouvé.

J’attendais alors l’avis d’Arcturus sur la demande improbable d’Antoine… « Suite à tes mots, je vois que tu n'es pas très bien renseigné sur moi. Même très peu renseigné. Tu ne te trompes pas, je suis un Lestrange et fier de l'être, je ne le nie pas. Tu ne sais juste pas qu'il y a une très grande différence entre mes parents et moi, nos opinions sur les allégeances qu'ils ont choisis. » commença Arcturus. Ce qui n’était pas faux. J’étais bien plus proche des opinions de ses parents que lui-même. Enfin ça parce que j’avais perdu ma famille… Je vouais finalement une haine féroce pour les moldus et sangs de bourbe à cause de la perte de mon jumeau entre autre. Et maintenant ? Maintenant qu’il était en face de moi ? Qu’en était-il ? Là encore, je ne savais plus quoi en penser. Je voulais encore les détester mais quel intérêt quand on a retrouvé un être cher ? La haine est bien moins tenue. Le soulagement, le bonheur a tendance rapidement à remplacer les rancunes. J’en oublierais presque l’essentiel. Alors quoi ? Maintenant que mon frère était de retour, j’étais prête à abandonner tous mes principes ? Non. On m’avait arraché ma mère et mon père. Ça je ne l’oublierais jamais, chose que n’avait pas tendance à réaliser Arthur. Il avait cependant bien d’autres priorités comme surement gérer sa sœur qui devait, selon lui, partir complètement en vrille depuis trop longtemps…

Les doigts d’Arcturus parcoururent ma nuque sans que je ne dise rien. Arthur le fixait avec un air assassin. Je savais que ça ne lui plaisait pas et c’est la raison pour laquelle je laissais mon fiancé faire. Je savais aussi qu’Arcturus le faisait à moitié exprès. C’était sa façon de rappeler que je lui appartenais dans les faits même si aucun contrat n’avait encore été signé entre nos deux familles. Arthur n’aimait pas cette attitude, selon lui certainement déplacée. Après tout seul un époux pouvait avoir un tel droit, ce que n’était pas encore Arcturus. Je sentais Arthur prendre sur lui pour ne pas s’énerver. Je le savais cependant aussi très – trop – impulsif. Ça pourrait déraper et je restais méfiante sur ce point alors qu’Arcturus répondit de nouveau à Antoine : « Tu me demandes de choisir entre ma femme et ma famille, seulement tu ne sembles pas comprendre que ma femme est un membre de ma famille. » un point pour mon époux. J’étais presque la fille adoptive de Bellatrix Lestrange depuis maintenant un an. Je faisais déjà partie de la famille d’une certaine façon et ça bien avant la rencontre avec son fils… Je me demandais d’ailleurs comment les choses se seraient passées si nous avions été présenté officiellement l’un et l’autre par ses parents. Aurions-nous fini ensemble ? Fiancés ? Je n’en avais pas la certitude. Ou du moins les choses auraient prises plus de temps… Jamais je n’aurais laissé le fils de ma mentor pouvoir m’atteindre de cette manière aussi facilement. N’aurais-je cependant pas été attiré ? Bien évidemment que si. Arcturus dégageait une aura qui m’attirait complètement depuis le début. Seule ma raison et mes volontés avaient pu me maintenir un temps même si le jeu était plus fort que nous. J’avais cependant aussi mes principes et mon caractère. Au fond, il aurait fini par m’avoir de la même façon mais pas sans peine encore une fois. Pour quelle raison aurait-il malgré tout gagné le pari ? Parce qu’en tombant amoureux à sa façon, il avait le pouvoir de me faire flancher à mon tour. Seul ses sentiments – et non les miens – avaient pu me faire céder. J’avais trop de méfiance et d’intelligence pour me laisser simplement diriger par mes sentiments comme la première des idiotes sans m’assurer que c’était bien réciproque. « Elmina est la femme avec qui je fonde une nouvelle famille, puisqu'à nous deux nous formons une famille, qui sera part de la famille formée par mes ascendants. » A mon nom entier, j’eus un violent frisson. J’en avais l’habitude dans la bouche de mon frère. C’était mon nom français après tout. Mais jamais au grand jamais je n’avais repris ce nom en Angleterre. Ça avait été ma façon de me séparer de cette jeune fille innocente du passé. Pour moi ce nom était signe de noblesse mais aussi de faiblesse. Il me faisait étrange dans la bouche d’Arcturus qui ne savait finalement nullement mon nom complet avant l’intervention de mes frères. Est-ce un mal ? Non. Pas pour moi. Ma mère m’appelait souvent « Mina » dans le passé et c’était aussi un moyen de me rattacher à elle et devenir la femme forte qu’elle était. Du reste des paroles de mon fiancé ? J’eus d’autres frissons à la suite de ses mots. Nous étions une famille et nous l’agrandirons un jour. Tout cela me paraissait encore tellement abstrait. J’avais déjà parfois du mal à réaliser que j’allais porter son nom et être sous son autorité. Quelle idée… Il fallait être follement amoureuse pour accepter une telle chose avec le fils de Bellatrix. Mais je savais avoir un avantage face aux autres femmes naïves qui auraient pu porter son nom. J’avais le caractère de lui faire regretter ses dépassements s’il osait aller trop loin avec moi. Et ça, il le savait…

Arcturus jouait de ses doigts sur la table. Je sentais les agacements d’Arthur montait en flèche. Antoine était bien trop calme à côté. Arcturus était alors très loin d’en avoir terminé. « Les faits sont que je ne suis pas un traître, alors je ne changerais pas mes allégeances. Mes allégeances ont été choisies pour la protection de ma famille, alors je ne mettrais pas ma famille en danger en trahissant. » affirma-t-il. D’une certaine façon, Arcturus apportait au passage l’information suivante qui était qu’il n’était pas aussi radical que ses parents – ou moi mais ça, mes frères étaient encore très loin de le savoir –. « J'épouserai Elmina, même si je ne remplis pas tes conditions parce qu'il est hors de question que toute la liberté que j'ai sacrifié pour nous deux ne soit vaine. Je ne regrette aucun de mes choix, ne pensaient pas le contraire, surtout pas toi Mina. » me dit-il en regardant Arthur. Je savais qu’il ne regrettait rien. C’était son choix, pas le mien. C’était lui qui m’avait demandé ma main. Par jalousie autant que par amour. Je le connaissais sur certains points et j’étais persuadée que cette demande rapide était du au fait de ne voir personne d’autre pouvoir poser la main sur moi. Peu importe cependant ses raisons, je savais qu’elles découlaient de ses sentiments et ça me suffisait.

Sa main glissa de ma nuque jusqu’à ma main. La mienne s’ouvrit pour l’accueillir sans concession. Je profitais de ce moment de tendresse qui était rare. J’étais même assez surprise de la part d’Arcturus. Ce n’était pas courant qu’il fasse une telle chose en public. Arcturus n’était pas le genre très démonstratif. C’était très anglais. Certes les français ne s’affichaient pas trop dans leurs ébats non plus mais nous étions toujours légèrement plus démonstratifs que les anglais. Un tel acte n’était donc pas si choquant en soit pour mon frère, enfin si tenté qu’il aurait accepté cette relation. Arcturus finit alors son discours sur cette note : « Vous voulez que j'abandonne mes idéaux de pureté du sang qui sont part de mon éducation, alors que vous me jugez sur mon ascendance. Dans le fond, vous en venez à croire que parce que mes parents ont fait ce qu'ils ont faits, je dois obligatoirement être comme eux. Antoine, si tu avais gratté plus loin que la surface sur ma vie, tu aurais conscience que des parents, j'en ai jamais eu. Je m'en doute bien, puisque Arthur a semblé bien étonné d'apprendre que j'avais moi-même une jumelle. C'est bien pour cela, que je ne veux pas converser avec toi sur mon mariage, mais avec Arthur. Parce que si moi, je ne peux pas lui faire confiance, j'ai conscience que lui non plus ne le peut pas. Je touche à quelqu'un de trop précieux à ses yeux, une jumelle, c'est comme une femme, c'est une part de soi sans qui on ne veut pas vivre. » affirma-t-il avec répartie. En d’autres termes, même si Antoine était le tuteur, ce n’était pas à lui de décider dans les faits mais bien à Arthur. C’était joliment tourné, je devais bien l’avouer mais Arcturus n’était pas un homme politique pour rien. Je savais qu’il avait l’art et la manière d’arriver à ses fins.

Il entrelaça mes doigts de façon des plus marquantes. C’était un acte possessif de plus que je ne reniais ni repoussais nullement. Mon regard se posa alors sur Arcturus à cet instant et mon pouce caressa une fraction de seconde sa peau avant de cesser. Juste pour lui indiquer mon accord total avec tout ce qu’il avait dit. Je me tournais alors vers Arthur : « Le mariage est dans une semaine et je serais heureuse que tu acceptes, d’ici-là, à me conduire à l’autel. » dis-je alors sincèrement. Je savais que le père d’Arcturus avait accepté mais j’avais la certitude qu’il comprendrait ce changement si mon frère jumeau acceptait de faire ça. Pour moi c’était plus qu’un geste symbolique. Ça serait la preuve de son total accord pour cette union et j’en avais vraiment besoin… Je le vis alors réfléchir alors qu’Antoine se prenait la tête d’un air las comme s’il comprenait que la manière douce n’aurait aucun effet sur nous. Pouvait-il cependant faire quoi que ce soit sans blesser Arthur ? Non et il le savait. Il était autant coincé que nous face à Arthur dont la décision finale revenait concrètement. Et Merlin savait qu’il prit son temps pour réfléchir à tout ça. Un temps qui me semblait prendre des airs d’éternité. « Je n’aime pas ça… » commença-t-il. Je savais qu’il n’aimait pas l’idée de me voir sombrer du côté du seigneur des ténèbres mais j’y étais ralliée depuis bien plus longtemps qu’il ne pouvait l’imaginer. Ne comprenait-il cependant pas l’insinuation d’Arcturus ? Le premier à prendre la marque n’était pas lui mais moi et par choix. J’avais même corrompu certains français qui avaient suivi le mouvement. Mais il devait être sorti du coma depuis trop peu de temps pour avoir pu découvrir tout ça. Et maintenant ? Je le sentais dans une impasse. Il aimerait m’interdire de me marier. Je le sentais… Mais il savait aussi mes sentiments et ça le bloquait. Il ne voulait pas mon malheur. Je le lisais dans ses yeux. Il ne cessait de regarder un instant nos mains jointes. « Une semaine… » et là je sus qu’il était en train de flancher. « oui. » lui assurai-je. Il réfléchissait de nouveau. « Tu veux mon consentement… » continua-t-il. « oui » dis-je sur le même ton. « Une semaine… » répéta-t-il en réfléchissant. Il regarda alors Antoine. « D’accord. » dit-il provoquant un grand soulagement à mon cœur. « Mais… » celle-là je l’attendais. « Je veux que ce soit dans les règles. » Typique d’un Valmont. Nous étions très attachés aux traditions et dès l’instant où Arthur fit cette demande, je sus que ça n’allait pas plaire à Arcturus… « Cela veut dire que tu vas nous suivre dès ce soir et je te déconseille de faire le mur jusqu’à ton mariage. Tu verras ton fiancé bien évidemment accompagnée d’un chaperon comme la tradition le veut. » dit-il. « Tu m’imposes une surveillance constante !! Je n’ai plus seize ans ! » lui fis-je remarquer. « Ton attitude est déjà assez inadmissible comme ça ! Tu as osé une chose qui me dépasse ! Tu avais fait une promesse à notre mère ! Ne me cherche pas trop Elmina… Une semaine n’est que peu demandé pour obtenir mon consentement, je trouve ! Je te demande de faire honneur à notre mère défunte pour une semaine ! J'ai aussi envie de rattraper le temps perdu avant que tu ne sois à cette homme. C’est à prendre ou à laisser. » dit-il sans appel avant de se tourner vers Arcturus : « Marché conclu ? » dit-il à Arcturus comme pour m’évincer de ce choix. Je le savais faire exprès pour me faire enrager en laissant choisir Arcturus pour moi comme si je n’étais qu’une femme qui n’avait de toute façon pas son mot à dire. Arthur était cependant bien plus raisonnable dans sa demande qu’Antoine et je vis que ça ne plaisait pas à ce dernier. Arthur ne regardait cependant pas son frère. Il fixait Arcturus avant de dire : « Si tu veux le strict minimum de moi pour le bonheur de ta femme, je te conseille sérieusement d’accepter. » dit-il sans appel. Et qu’est-ce qui me prouvait qu’il tiendrait sa parole d’accepter ce mariage ? Me voilà méfiante auprès de mon frère en oubliant notre tout premier principe : celui de ne jamais mentir et de tenir nos promesses. Jamais Arthur ne promettrait une telle chose s’il ne pensait pas le faire. Il était très droit malgré son âge. Je n’aimais cependant pas cette idée parce que je savais ce qu’elle impliquait. Durant une semaine, je ne pourrais voir Arcturus et surtout le toucher comme je le désirais. Ça voulait dire qu’Antoine se ferait surement un plaisir de nous tenir compagnie quand Arthur ne le pourrait pas. Cela voulait peut-être même dire une préceptrice le temps d’une semaine et je n’aimais pas l’idée. Cette semaine allait être un enfer, je le pressentais par avance. Mais est-ce que cela ne valait-il pas le coup pour obtenir ce à quoi l’on aspire tous les deux le plus ?
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Mar 6 Oct - 11:06
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Je sentis le pouce de Mina venir caresser ma main, c'était un bon signe, ça me prouvait qu'elle n'avait rien contre les paroles que je venais de dire. Je n'en avais pas réellement douter, puisque j'avais simplement dit des choses me paraissant juste, le seul point où elle aurait pu m'en vouloir et ne pas être d'accord était le fait que je veuille qu'Arthur décide de la finalité de cette conversation et non Antoine. « Le mariage est dans une semaine et je serais heureuse que tu acceptes, d’ici-là, à me conduire à l’autel.  » Dit Mina à son frère jumeau. Je n'avais rien contre cela, même si à la base, c'était mon père qui devait l'amener à l'autel, je comprenais qu'elle préférait avoir Arthur à ses côtés pour ce moment et mon père le comprendrait. Je me notais que si Arthur acceptait, je devrais rendre une petite visite à mon père en compagnie de Mina, qu'on lui explique la situation. Dans tous les cas, mon père restait mon témoin et ça, je ne le lui enlèverai pas, il y aurait peut-être juste un ajout de témoin de dernière minute, puisque ma proposition pour Arthur tenait toujours. Je vis Antoine qui n'avait pas l'air enchanté de la tournure des événements. J'attendais la réponse d'Arthur, il était en pleine réflexion, je savais que c'était un choix difficile à faire pour lui, mais j'avais l'intuition que pour le bonheur de sa sœur, il finirait par accepter. « Je n’aime pas ça…  » Dit Arthur et j'avais comme l'intuition qu'il ne parlait pas que du mariage, mais surtout de ce qu'impliquait mon nom. Je comprenais qu'en plus de ne pas aimer le nom de son futur beau-frère, il n'aimait pas l'idée que sa sœur devienne mangemort. Il n'avait toujours pas compris que Mina était déjà mangemort, avant que je ne la rencontre. Je pouvait comprenre qu'il ne désire pas comprendre ce fait, après tout, si Dora avait choisi de devenir mangemort, j'aurais eu du mal avec l'idée. Sauf que contrairement à moi, Arthur sortait de plusieurs années de coma, il n'avait rien vu de l'évolution de sa sœur pendant ces trois ans. Peut-être en avait il parler avec l'autre idiot de Versac et je ne pouvais en être sûr.

Je sentais que le jour où il apprendrait que Mina était mangemort bien avant notre rencontre, il allait avoir beaucoup de mal à accepter l'idée que ce n'était pas moi qui l'avait conduit à prendre la marque. Tout à ses pensées pour faire son choix, il regarda nos mains jointes à ma fiancée et moi. « Une semaine…  » Je ne savais dire si ses mots étaient bon ou mauvais signe, j'attendais la suite. « oui. » Lui affirma Mina et il se remit à réflechir. « Tu veux mon consentement…  » Ne comprenait il pas que sa sœur puisse vouloir de son consentement. « oui. » Répondit Mina. « Une semaine…  » Répéta-t-il toujours à sa réflexion avant de regarder Antoine qui n'était pas d'une grande aide, il semblait contre l'idée de la tournure de la négociation. « D’accord.  » Dit Arthur et je sentis un petit soulagement, même si je savais que rien n'était gagné. « Mais…  » Poursuivit Arthur et je m'y étais attendu. « Je veux que ce soit dans les règles.  » Il était en train de sous-entendre qu'on allait être surveiller comme des enfants à chacune de nos rencontres, qu'il nous empêcherait de toute intimité comme tous ces couples formés par des parents ?

Je n'aimais pas l'idée mais elle ne m'étonnait pas, puisque j'avais bien compris que les Valmont étaient attachés aux traditions, autant que ma famille pouvait l'être même si on ne le remarquait pas avec moi. « Cela veut dire que tu vas nous suivre dès ce soir et je te déconseille de faire le mur jusqu’à ton mariage. Tu verras ton fiancé bien évidemment accompagnée d’un chaperon comme la tradition le veut  » Énonça-t-il en déclarant juste ce que je ne voulais pas entendre. « Tu m’imposes une surveillance constante !! Je n’ai plus seize ans !  » Lui fit savoir Mina. « Ton attitude est déjà assez inadmissible comme ça ! Tu as osé une chose qui me dépasse ! Tu avais fait une promesse à notre mère ! Ne me cherche pas trop Elmina… Une semaine n’est que peu demandé pour obtenir mon consentement, je trouve ! Je te demande de faire honneur à notre mère défunte pour une semaine ! J'ai aussi envie de rattraper le temps perdu avant que tu ne sois à cette homme. C’est à prendre ou à laisser.  » Dit il avec fermeté avant de se tourner vers moi. « Marché conclu ?  » Me demanda-t-il et je me mis à sourire froidement. Pensait il sincèrement que j'allais accepter cet accord en disant : « Merci c'est si gentil à toi d'accepter, je vais suivre tes conditions. » Il se trompait grandement, je n'allais pas accepter facilement, ils avaient voulu de moi un serment inviolable eh bien, s'il voulait que j'accepte sa proposition, il devrait me donner une preuve que Mina m'épouserait et pourquoi pas un serment inviolable, autant retourner les choses contre les deux frères. Cependant, avant de prendre ma décision, j'en parlerais avec Mina, puisque je n'étais pas en droit de décider pour elle. « Si tu veux le strict minimum de moi pour le bonheur de ta femme, je te conseille sérieusement d’accepter. » Me dit Arthur d'un ton sans appel. Je l'observais longuement, mais je n'étais pas convaincu par son ton. C'était comme une nature chez moi, j'aimais pas qu'on me force la main et qu'on tente de me dicter mes actes, hors sa demande était exactement cela.

Je me tournais vers Mina pour lui parler et je me mis à hésiter en la regardant, je ne voulais pas parler en anglais, autour de nous, tous le monde pourrait comprendre et je ne voulais pas laisser paraître au monde extérieur que je faisais mes choix avec Mina, c'était loin de ce qu'on demandait à une femme dans un couple, mais le français ne me tentait pas plus, puisque ses frères pourraient le comprendre et je n'avais pas forcément envie qu'ils comprennent, j'optais finalement pour le français pour que les deux comprennent que je demandais son avis contrairement à ce que Arthur voulait. « Autant être honnête, je n'aime pas particulièrement l'idée de ne pas pouvoir te voir comme je veux pendant une semaine. Ce dont tu as parfaitement conscience. Pour nous, je serais bien prêt à le faire, mais il n'est pas le seul à avoir le droit de fixer ses conditions. » Annonçais je à Mina sans regarder ses frères, je les ignorais complètement pour parler avec ma fiancée. Je voulais lui laisser son mot à dire sur les conditions demandées par son frère, alors que lui semblait vouloir que tous cela se passe entre lui et moi, comme les fiançailles arrangées quand les deux pères parlent pour les enfants. « Tu sais qu'on ne pourra pas se voir de la semaine en dehors de chez tes frères ou au chalet ou chez la garce si elle est d'accord. Aucun d'eux ne peut venir chez moi, tu es la seule personne en dehors de ma famille qui peut rentrer au manoir. » Avouais je à Mina tout en cherchant un moyen d'aller contre ses frères sans pour autant faire annuler le mariage. J'avais bien une idée en tête mais je n'étais pas certains que Mina allait accepter de se soumettre à ma proposition. « Je veux bien me plier à la demande de ton frère, mais j'aimerais qu'il fasse un serment inviolable que nous nous marierons bien dans une semaine, qu'il ne fera rien pour empêcher le mariage, qu'il n'interférera pas dans notre couple et qu'il ne tentera rien contre moi. Cela vaut pour tes deux frères. Je ne leur fais pas confiance. » Déclarais je en parlant très lentement le russe pour que ma fiancée puisse tout comprendre. Je voulais d'abord sa réponse sur la question avant de proposer le marché à ses frères. Si elle n'était pas d'accord, je trouverais un autre moyen d'arriver à mes fins et j'étais certains qu'elle en avait conscience.

Je me tournais ensuite vers Arthur, il y avait d'autres points à discuter puisqu'il avait parlé de chaperon et je ne voulais pas que Antoine et lui pour chaperon pour Mina. Je refusais également l'idée qu'on ait toujours l'un des deux sur le dos. « Pour les chaperons, il est hors de question qu'il s'agisse uniquement d'Antoine et toi. Ma sœur et la meilleure amie de Mina pourront très bien servir de chaperon et je refuse que quiconque vienne avec Mina et moi chez mes parents. Puisque si j'en viens à accepter ta proposition, nous devrons aller parler à mon père qui pour l'instant est la personne qui accompagnera Mina à l'autel ainsi si Mina et moi venons à accepter, nous allons devoir le lui annoncer et mieux vaut le faire de vive voix, par respect pour notre aîné. Je tiens encore à une chose par rapport à ta sœur, vous lui laissez sa liberté si elle n'est pas avec moi. Elle n'a pas besoin d'être surveillée comme une enfant de deux ans, elle est adulte, elle sait transplaner et se servir de sa baguette si on venait à lui hercher des noises. » Annonçais je usant volontairement du français pour lui montrer que s'il avait voulu depuis le début avoir cette conversation en anglais, j'étais tout aussi bien capable de parler sa langue maternelle. J'avais ajouté ces derniers mots sur sa liberté par rapport à son travail à Sainte Mangouste, mais aussi et surtout pour qu'elle n'ait personne sur le dos si elle était appelée par le Seigneur des ténèbres. J'avais bien conscience que le seigneur n'aimait pas attendre et si elle devait semer l'un de ses deux frères pour répondre à l'appel, elle le ferait sûrement attendre. « Tu en penses quoi ? » M'enquis je en fixant Mina, je voulais être certains qu'elle approuvait mes idées et ce que j'avais dit à son frère. Je ne pouvais pas revenir sur mes mots mais au moins je saurais si elle était d'accord avec ma façon de négocier sa façon de vivre pendant la semaine à venir.
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Mer 7 Oct - 9:40
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Arcturus Lestrange & Mina Valmont
Returning fire with fire - Mindy Smith


Mon frère m’agaçait. J’étais contente qu’il soit en vie mais déjà il gâchait mon bonheur et mes espérances. Arcturus et moi n’étions pas un couple des temps anciens. Nous avancions dans l’égalité. J’avais conscience rompre toutes les traditions de ma famille mais même si je portais encore le nom des Valmont, si je gardais en priorité quelques rares coutumes comme le refus de mentir, je n’étais néanmoins plus vraiment une Valmont depuis la mort de ma famille. Recueilli entre guillemets par Bellatrix, j’avais alors appris à être à son image si bien qu’aujourd’hui, porter leur nom était bien plus logique… Du reste, nous nous voulions à notre image et non à celle de nos parents. Nous avions nos propres opinions et notre propre fonctionnement et je n’aimais pas l’idée que mon frère vienne rajouter son grain de sel. Notre situation était déjà assez délicate comme ça. Mais pouvais-je en vouloir à Arthur ? Il s’était réveillé il y a peu. Il avait donc en tête encore notre éducation tout fraichement imposée là où je l’avais abandonné en parti durant trois ans.

Je savais cependant qu’Arcturus n’aimerait pas qu’on lui dicte une façon de faire. Mais avions-nous vraiment le choix ? Je voulais vraiment que mon frère m’amène à l’autel. Pour moi ça serait le plus beau cadeau qu’il pourrait m’offrir. Arcturus s’adressa alors à moi en français : « Autant être honnête, je n'aime pas particulièrement l'idée de ne pas pouvoir te voir comme je veux pendant une semaine. Ce dont tu as parfaitement conscience. Pour nous, je serais bien prêt à le faire, mais il n'est pas le seul à avoir le droit de fixer ses conditions. » Je comprenais son point de vue. Je le partageais… Mon pouce caressa alors sa main pour lui afficher clairement la pensée réciproque de ses propros. Mais j’avais la sensation que nous n’aurions pas le choix… Je voyais aussi en la demande de mon frère, une raison de pouvoir passer du temps tous les deux. Nous étions très liés avant son coma. Nous passions du temps souvent ensemble. Si j’avais appris à me défaire de ce lien, ce n’était pas son cas. Je comprenais donc son désir de renouer ce qui nous appartenait. Pouvais-je alors aller véritablement contre ? J’avais cependant peur de notre lien… peur de changer du tout au tout… de m’écarter de mon fiancée. Mon frère avait toujours su trouver les mots. A l’approche du mariage, j’étais anxieuse malgré moi. Je me liais tout de même à vie à lui, il ne fallait pas l’oublier. Et si je faisais une erreur ? C’est de ça dont j’avais peur… Que mon frère profite de notre lien pour me faire douter. Jusque-là j’étais sûre de moi mais toute jeune future mariée passait par ce doute les quelques jours précédents le grand jour… Je n’oserais cependant jamais avouer cela à Arcturus. Je le connaissais, il n’accepterait jamais de me laisser à mon frère s’il y avait le moindre doute.

« Tu sais qu'on ne pourra pas se voir de la semaine en dehors de chez tes frères ou au chalet ou chez la garce si elle est d'accord. Aucun d'eux ne peut venir chez moi, tu es la seule personne en dehors de ma famille qui peut rentrer au manoir. » Et j’en avais conscience… « Je veux bien me plier à la demande de ton frère, mais j'aimerais qu'il fasse un serment inviolable que nous nous marierons bien dans une semaine, qu'il ne fera rien pour empêcher le mariage, qu'il n'interférera pas dans notre couple et qu'il ne tentera rien contre moi. Cela vaut pour tes deux frères. Je ne leur fais pas confiance. » Pouvais-je en vouloir à Arcturus de ne pas aimer tout ça ? Un lien entre jumeau pouvait être très fort… Arthur était cependant contre notre mariage. Je n’avais pas besoin de lire en lui pour le savoir. Arcturus le sentait aussi. Alors s’il ne me ferait jamais de mal, il ne pourra s’empêcher de tenter de me convaincre de cesser cette « folie ». Je le voyais venir de là et je n’avais honnêtement pas besoin de cela. J’étais déjà assez anxieuse comme cela. Après tout, avant Arcturus, j’avais la certitude de ne jamais me marier. Ce n’était pas pour moi. Je ne voulais pas jouer le rôle de la parfaite petite épouse soumise, relégué au rôle de « pondeuse » pour son époux. Je savais que ça ne serait pas comme ça avec Arcturus mais il est si facile de douter à quelques jours… C’est humain après tout.

Je réfléchissais alors à tout ça pendant qu’Arcturus se retourna vers mon jumeau. « Pour les chaperons, il est hors de question qu'il s'agisse uniquement d'Antoine et toi. Ma sœur et la meilleure amie de Mina pourront très bien servir de chaperon » Je voyais la grimace d’Arthur. Il n’aimait pas l’idée de rajouter des chaperons qui pourraient être plus du côté d’Arcturus que leur côté. Ils ne connaissaient pas non plus encore Sasha. S’ils savaient à quel point ma meilleure amie se ferait une joie de remettre Arcturus à sa place s’il m’approche trop juste pour l’emmerder. « et je refuse que quiconque vienne avec Mina et moi chez mes parents. Puisque si j'en viens à accepter ta proposition, nous devrons aller parler à mon père qui pour l'instant est la personne qui accompagnera Mina à l'autel ainsi si Mina et moi venons à accepter, nous allons devoir le lui annoncer et mieux vaut le faire de vive voix, par respect pour notre aîné. » Je sentais que me laissais seule, même pour discuter avec mon beau-père, ne plairait pas à Arthur. « Je tiens encore à une chose par rapport à ta sœur, vous lui laissez sa liberté si elle n'est pas avec moi. Elle n'a pas besoin d'être surveillée comme une enfant de deux ans, elle est adulte, elle sait transplaner et se servir de sa baguette si on venait à lui chercher des noises. » Je remerciais Arcturus qui était bien plus enclin à penser à mon bien être. Je lui soufflais un « Merci… » en russe. J’étais reconnaissante et c’est ce genre d’attention qui me rendait que plus respectueuse, amoureuse et dépendante de lui. Je pensais aussi au seigneur des ténèbres. Je ne pouvais me permettre d’avoir mes frères constamment sur mon dos même si je n’hésiterais pas une seule seconde à utiliser ma baguette pour les figer et leur fausser compagnie. Ma loyauté envers le lord était plus forte qu’on ne pouvait l’imaginer. J’avais été après tout très bien formée par Bellatrix. Aujourd’hui le lord était comme un père pour moi-même s’il s’avérait parfois dur. Mais un père ne l’est-il pas ? Est-ce un syndrome de Stockholm ? Possible… Mais je ne renierai pas mon maitre alors qu’il m’avait donné une famille.

Arcturus me demanda alors mon avis en russe. « Je suis presque entièrement d’accord. » presque ? J’avais compris les besoins de mon frère à passer du temps avec moi. « Arthur a besoin de temps avec moi… » précisai-je. Je me tournai alors vers mon frère : « Que penses-tu de tout cela Arthur ? » demandai-je à mon jumeau sans me soucier de mon frère ainé. « Je souhaite rencontrer ta meilleure amie. Tu n’auras que quatre chaperons, à ta guise : ta meilleure amie, suivant son comportement bien évidemment… » dit-il en fixant Arcturus d’un air de dire : cherche pas, je ne te laisserais aucun allié de ce côté-là. Il est hors de question que tu touches ma sœur avant le mariage. « Tu auras Antoine, une préceptrice et moi-même. Ce n’est pas discutable. Pour Mr Lestrange père, trouvez une autre solution, je ne veux pas en entendre parler. » A cela je posais ma main de nouveau sur celle d’Arcturus sachant que ça ne lui plairait pas. J’espérais pouvoir potentiellement le calmer. Y arriverais-je ? « Pour la liberté de ma sœur au travail, soit. Mais je vous conseille de ne pas en profiter où ça risque de très mal se passer entre nous. » m’accorda-t-il. Je le remerciais par réflexe comme à chaque fois qu’il m’avait fait une fleur dans le passé. « Puisque les modalités ont été réglé » dit-il en coupant sournoisement court à toute autre négociation. « Rattrapons maintenant le temps perdu et ne pensons plus aux affaires. » dit-il comme si mon mariage n’était qu’un contrat comme un autre. « Je suis curieux de savoir comment ma sœur a pu tomber amoureuse à ce point… Comment s’est passé votre rencontre ? » demanda-t-il à Arcturus. Je doutais que la vérité plairait à mon frère. Mais pouvait-on, allait-on lui mentir ? Je n’avais d’autant pas envie de parler d’une telle chose dans ce bar. Que faire cependant ? Laisser Arcturus mentir et ne pas oser par la suite avec mon frère pour ruiner une fois de plus l’opinion d’Arthur sur Arcturus ? Je choisis de devancer Arcturus pour éviter toute potentielle future bêtise : « En forêt alors que notre passion commune pour la chasse a fini par nous faire nous rencontrer. » Au mot ‘chasse’ Arthur fut étonné. Je savais qu’il ne pensait pas à la même chasse que moi. La sienne était animale, la mienne était humaine. J’avais ce petit sourire à l’intérieur de moi en repensant à ce jour. Si au début mes souvenirs étaient flous par un refus de me souvenir de mes horreurs, avec Arcturus, j’avais appris à mêler mon innocence à ma dangerosité pour ne faire plus qu’un être qui restait tout de même très sociopathe sur les bords. Je ne pouvais pas contrôler mes pulsions meurtrières envers les moldus. Ils me dégoûtaient. Si Arcturus le comprenait, je n’étais pas sûre qu’Arthur ait la même approche. Après tout, lui n’a pas eu à enterrer directement ses parents et se retrouver sans rien. Il se réveille tout juste et a encore sa sœur. L’approche n’était pas la même et mon mariage avait l’air de toute façon de lui occuper bien trop l’esprit pour se concentrer sur autre chose.

De ma formulation, Arthur fut méfiant. Il connaissait mon art pour jouer sur les mots afin de ne jamais mentir. Il choisit alors de se tourner vers Arcturus, persuadé surement de trouver peut-être un moyen d’annuler encore le mariage ? Mon frère était de nature butée. Mais ce qu’il ignorait était le talent à Arcturus pour savoir convaincre… « Quel est ton métier ? » LA question dont j’aurais dû attendre. C’était un sous-entendu à ‘vas-tu entrainer ma sœur dans la pauvreté ou non ?’ Après tout, même si les Lestranges avaient les moyens, il était si facile de dilapider une fortune… Combien de familles françaises avons-nous vu couler de cette façon… Pour mon frère, une seule chose pouvait sauver de la misère : un métier. Hors, et là je me régalais d’avance, mon frère avait un penchant pour la politique tout comme mon père… Je regardais alors Arcturus pour le laisser répondre à cette question qui lui était directement adressée. De là, je savais d’avance que mon frère allait le détester d’autant plus pour sembler finalement presque irréprochable en dehors de son nom. C’était bien connu : la perfection a tendance à agacer.

Codes par Wild Hunger.

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Jeu 8 Oct - 0:51
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« Merci…  » Je ne voyais pas pourquoi Mina me remerciait, elle savait très bien que la liberté était une chose primordiale pour moi et que si je voulais jouir de ma liberté, je n'étais pas prêt à lui retirer la sienne pour autant. Après tout, je ne voulais pas l'enfermer dans un manoir après notre mariage pour en faire une épouse comme les autres. Je ne voyais pas la vie comme la plupart de mes confrères purs, pour moi la liberté était importante. Peut-être parce que j'en avais toujours eu beaucoup. Je savais que Mina aurait besoin de cette liberté, qu'elle ne survivrait pas en étant enfermée comme elle aurait pu le faire il y a quelques années. La mort de ses parents avait complètement changé sa vie et elle avait été la maîtresse de ses actes dès cet instant, ce qui apportait une très grande liberté dans ses choix propres. « Je suis presque entièrement d’accord.  » Me dit Mina et je me demandais qu'elle partie de mes mots elle n'approuvait pas complètement. « Arthur a besoin de temps avec moi…  » Me précisa-t-elle et c'était une chose que je comprenais. Cependant, je n'avais toujours pas confiance en ses frères et je ne changerais pas mes idées sur le sujet, après tout, elle avait conscience que j'étais borné comme homme. « Que penses-tu de tout cela Arthur ?  » Demanda-t-elle à son jumeau et j'étais très heureux en cet instant de parler couramment le français, ça me permettait de ne pas perdre une seule miette de la conversation, ce qui aurait pu être le cas autrement. « Je souhaite rencontrer ta meilleure amie. Tu n’auras que quatre chaperons, à ta guise : ta meilleure amie, suivant son comportement bien évidemment…  » Je présentais que le jumeau et la meilleure amie allaient bien s'entendre sur le fait de me détester. Même si au moins avec la garce, j'étais parvenu à un accord pour le bonheur de Mina, contrairement à ce qui semblait se dessiner à l'horizon pour Arthur et moi. La garce avait finalement plus de bon sens que le frère jumeau, puisque cet idiot allait sûrement faire souffrir Mina sur le long terme en ne tentant pas de s'entendre avec moi alors que je faisais mon possible pour me montrer le plus poli possible avec lui tout en cherchant une solution correcte pour mon mariage.

« Tu auras Antoine, une préceptrice et moi-même. Ce n’est pas discutable. Pour Mr Lestrange père, trouvez une autre solution, je ne veux pas en entendre parler  » Je compris parfaitement qu'Arthur tentait d'évincer ma sœur de l'histoire pour que je n'ai aucun allié et il ne se trompait pas, si j'avais été avec Mina et Eiladora, Mina et moi aurions eu assez de liberté. Eiladora n'aurait pas été du genre à nous empêcher de faire ce qu'on voulait, mais je n'aimais pas qu'on mette toute ma famille à l'écart de cette situation. Sa remarque sur mon père ne me plaisait pas du tout, après tout, mon père était le plus compréhensif de mes deux parents vis-à-vis de notre mariage. Surtout qu'en unissant nos deux familles, Arthur devra inévitablement voir mes parents lors de notre mariage. Et je n'accepterais pas qu'il ne nous laisse pas voir mon père, je trouverais bien une parade, de toute manière, si ce n'était pas le cas, j'avais comme l'intuition que les relations ente nos deux familles n'en seraient que plus tendues lorsqu'elles viendraient à se croiser. « Pour la liberté de ma sœur au travail, soit. Mais je vous conseille de ne pas en profiter où ça risque de très mal se passer entre nous.  » Dit il et je me dis que Mina n'aurait pas dû le remercier. Après tout, son frère venait d'insinuer que nous allions utiliser son travail pour nous voir en cachette. Même si l'idée m'avait déjà effleurer l'esprit de me blesser volontairement pour avoir un moment en privé avec ma fiancée avant notre mariage.

Puisque cette semaine s'annonçait très longue pour nous, Mina connaissait ma difficulté à être affectueux en public, c'était bien pour cela que j'avais demandé à ce qu'Eiladora soit des chaperons. « Puisque les modalités ont été réglé  » C'est ce que tu crois mon petit, me dis je au fond de moi. C'était pas parce qu'il pensait avoir gagné la partie que je le laisserais s'en tirer ainsi. « Rattrapons maintenant le temps perdu et ne pensons plus aux affaires.  » Déclara Arthur et j'eus une furieuse envie de lui faire ravaler ses mots, Mina n'était pas un objet que l'on était en train de négocier. Je me retins par respect pour Mina et parce que je savais que son frère comptait pour elle. « Je suis curieux de savoir comment ma sœur a pu tomber amoureuse à ce point… Comment s’est passé votre rencontre ?  » Me dit il et j'eus un sourire typiquement politique. Si seulement il savait que j'avais rencontré sa sœur alors que tout deux nous adonnions à une de nos passions au même endroit par le plus pur des hasards et que nous avions convenus d'un autre rendez-vous le soir-même qui avait fini par une tuerie. Il n'aimerait pas forcément. J'étais bon menteur et je lui aurais donné la version que nous avions conclue officielle, même si je savais que Mina était loin d'être une adepte du mensonge, ce n'en était pas un, c'était simplement l'omission d'événements précédemment arrivés. « En forêt alors que notre passion commune pour la chasse a fini par nous faire nous rencontrer.  » Déclara Mina, me devançant de quelques secondes. Sa façon d'introduire la chose n'était pas mauvaise. Après tout, on pouvait très bien comparé nos petites envies de meurtres à de la chasse, on faisait de la chasse à la vermine. Son frère ne comprendrait sûrement pas l'allusion et ça évitait un mensonge à ma fiancée. Si cette façon de dire les choses lui convenaient, je n'allais pas en rajouter.

Je savais que pour les Valmont, le mensonge était une chose qu'ils n'aimaient pas et je savais aussi qu'il était presque impossible de mentir à son jumeau ou sa jumelle. Après tout, je n'avais pas le souvenir d'avoir jamais menti à Eiladora, je ne pouvais rien cacher à ma sœur. J'avais eu beaucoup de mal à ne pas lui parler de Mina, c'était comme trahir la confiance qu'elle avait en moi en lui cachant le fait que j'avais une relation qui devenait sérieuse et qui impliquait des sentiments. Je n'avais pas pu non plus lui cacher que j'allais prendre la marque avant le mariage pour la sécurité de Mina, celle de nos parents et la sienne. Tout cela faisait que je comprenais parfaitement que Mina avait tout fait pour que je ne mente pas, son frère ne m'aurait que moins appréciés en apprenant la vérité, s'il l'apprend un jour. « Quel est ton métier ?  » Me demanda Arthur et j'eus vaguement envie de lui dire que pour métier, j'allais choisir de dilapider la part de fortune de Mina et de me consacrer entièrement à mon envie de mettre mes idéaux en valeur. Puisque visiblement c'est ce qu'il voulait entendre, il voulait que je lui dise que j'allais vider les coffres de la famille Lestrange et sûrement la part d'héritage revenant à Mina. Il était trop prévisible, mais après tout, il était encore jeune dans sa tête. Il venait de se réveiller d'un long coma et n'avait pas eu l'occasion de mûrir pendant cette période, il agissait toujours tel un adolescent et voyait sûrement encore la vie et les faits comme un adolescent, avec la fougue de cette période où on ne soucis pas de grand-chose. « Pour l'instant, je suis à l'université en politique magique. D'ici quelques années, je deviendrais Ministre de la Magie. » Assurais je. Ce n'était pas du tout un excès d'ego, j'avais la ferme intention de devenir Ministre de la magie et je le deviendrais. Après tout, quand j'avais une idée en tête, on ne pouvait plus me la sortir de l'esprit et rien ne pouvait m'arrêter.

Je me mis à sourire, j'avais conscience que là, son frère ne pouvait rien avoir à redire sur la situation, puisque leur père avait été politicien et que ça n'avait en rien vidé les coffres de la famille Valmont. C'était déjà un avantage pour moi, bien que ça n'allait pas faire qu'Arthur m'apprécierait plus. Ça allait juste lui garantir que sa sœur ne finirait pas pauvre. « Par contre, le sujet du mariage n'est en rien terminé. Je veux de votre part à tous les deux un serment inviolable que le mariage entre Mina et moi aura effectivement lieu à la date prévue, que vous ne ferez rien pour empêcher le mariage, que dès maintenant et dans l'avenir vous n'interviendrez pas dans notre vie de couple et que vous ne tenterez rien contre moi que ce soit maintenant ou dans le futur. Si vous refusez de faire ce serment, je transplane avec Mina dans un lieu où vous ne pourrez nous retrouver et je l'épouse ce soir. Si vous acceptez, ma sœur sera un chaperon pour Mina et nous irons voir mon père ensemble, seul. » Annonçais je avec le plus grand calme. Il était hors de question que je me fasse dicter ma conduite par Arthur Valmont. J'avais beau avoir des sentiments pour sa sœur, je ne me rabaisserais pas pour eux. Je savais que Mina serait sûrement contre le fait que je parle du fait qu'en cas de refus je l'épouserai dès ce soir, mais si c'était ce qu'il fallait dire pour les forcer à accepter, j'étais prêt à tout. Je n'en avais pourtant pas fini avec Arthur, il avait été un peu trop sec dans sa remarque sur mon père et je n'allais pas laisser passer cela, on ne touche pas à ma famille et ça, Mina le savait.

Je pris donc mon sourire le plus froid, je prenais sur moi pour ne pas lui affiché un sourire semblant plus fou. « Prépares toi à entendre parler des Lestrange, parce que ta sœur donnera naissance à la prochaine génération de Lestrange. Alors je te déconseille de parler de ma famille d'une manière irrespectueuse ou dédaigneuse. Si moi, je fais des efforts parce que ta sœur compte pour moi, tous les membres de ma famille ne croient pas que les sentiments sont une bonne chose, certains les voient même comme une faiblesse. » Déclarais je toujours en me montrant très calme. Je savais que Mina comprendrait que l'allusion aux sentiments était pour parler de ma mère, mon père ayant plus de facilité à les accepter et les comprendre. Cependant, je n'allais pas dire à ses frères que la personne de ma famille qu'il fallait le plus craindre était ma mère et non mon père. Mon père n'était pas aussi visiblement cruel comparé à ma mère, qui elle montrait ses penchants dès qu'on croisait son regard. Je savais que le seul autre membre de ma famille qui ne s'en prendrait pas immédiatement aux Valmont était sûrement Eiladora, puisqu'elle avait tissé des liens avec Mina et qu'elle comprenait la relation entre jumeau autant que moi, peut-être même plus, parce que comme Mina, elle avait un frère trop protecteur sur le dos. « Maintenant que tu sais ce que je vais faire et mes dernières propositions. Puis je moi-même savoir ce que tu comptes faire maintenant que tu es sorti de ton coma ? » M'enquis je avec politesse. Je voulais vraiment faire voir à chacun d'eux que je ne voulais pas être leur ennemi, même si je ne les apprécierais sûrement jamais comme Mina le voudrait. Je pourrais toujours faire comme avec la garce, me montrer courtois et polis pour ne pas faire souffrir ma femme.

J'avais malgré tout ce que l'on pouvait penser, un instinct de famille très fort et je ne voulais pas que Mina se retrouve éloignée de la sienne. Je pensais aussi à l'avenir, je ne voulais pas que nos enfants quand nous déciderions d'en avoir avec Mina doivent grandir sans connaître leurs oncles, en ne les connaissant que par les mots de leur mère. Je voulais pour Mina, qu'elle retrouve sa famille comme j'avais eu la chance d'avoir découvert la mienne en arrivant en Angleterre. Je savais qu'aucun de ses deux frères ne pouvait comprendre en cet instant la personne que j'étais, puisque je n'aimais pas me livrer sur qui j'étais et que je doutais qu'un jour je me laisserais aller face à eux. « Ton frère n'est pas le seul à avoir besoin de passer du temps avec toi. Tu as aussi besoin de temps avec lui, ce que je comprends. Qu'ils ne m'aiment pas, ne me fais rien, mais je ne veux pas que ce qu'ils ressentent à mon égard vous éloigne. Alors, je vais me montrer polis avec eux, mais s'ils disent un mot de travers sur les miens ou s'ils font quelques choses contre toi, je leur ferai savoir à ma façon que je suis pas bien différent de mes parents. » Déclarais je à Mina en la regardant. Je savais qu'elle me prendrait au sérieux parce qu'elle savait que j'étais prêt à faire beaucoup de chose pour le nom des Lestrange et pour ma famille. « Si nous nous accordions tous les trois sur le fait d'être polis les uns avec les autres pour le bien de Mina ? Je ne voudrais pas qu'elle souffre de l’inimitié qu'il y a entre nous. » Proposais je en posant mon regard sur chacun des deux frères tout en parlant. Je faisais le premier pas vers eux et je montrais une fois de plus que le bonheur et le bien-être de ma fiancée étaient primordial pour moi.
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Lun 12 Oct - 17:24
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Arcturus Lestrange & Mina Valmont
Returning fire with fire - Mindy Smith


Arthur demanda à Arcturus quel pouvait être son métier. De là je savais que nous avions une chance de contenter mon frère même si je savais que ça pourrait autant l’agacer. Pour ma part, avoir choisi un homme politique était une bonne chose. J’avais un reste d’éducation et mon père a toujours pensé qu’un homme politique ne pouvait être que le meilleur parti si tenté que celui-ci gagnait. Je ne doutais cependant pas des compétences de mon fiancé. Il était adroit et persuasif. Du reste, de mon côté, je savais que je lui donnerais les moyens de progresser d’avantage. Il avait mauvaise réputation. S’il pouvait donc ternir au premier abord la mienne, avec quelques jeux de mots bien placés, je savais qu’on pouvait se servir de ma propre réputation pour valoriser la sienne comme un homme qui choisit enfin de se ranger avec une créature – puisque c’est la façon dont les femmes sont vues par les hommes… - pure et de valeur. Après tout, il était reconnue en France que les femmes Valmont ont une très haute éducation. Allez savoir cependant si le fait de ne plus être en France allait ternir cela… Cependant je savais mon petit minois faire le reste. Mon apparence angélique avait souvent convaincu. Pourquoi ça changerait une fois mariée ? J’étais déjà insaisissable avant Arcturus. Preuve en est de la valeur de mon fiancé d’avoir su me faire flancher pour un mariage là où aucun homme ne pouvait m’approcher…

Bref, tout ceci, moi contrairement à mon frère qui n’avait pas le recul dû à son coma, j’en avais conscience. Si j’avais développé un côté monstrueux de ma personnalité, je n’en restais pas moins une jeune femme et non plus une adolescente. J’avais trois ans d’expérience de plus que mon frère. Comment alors être encore sur la même longueur d’ondes avec ça ? Je ne me rendais pas encore compte du décalage mais il risquait de nous faire mal tôt ou tard.

Arcturus répondit à la question de mon frère dans la plus grande des simplicités : « Pour l'instant, je suis à l'université en politique magique. D'ici quelques années, je deviendrais Ministre de la Magie. » assura-t-il, provoquant un sourire moqueur sur le visage de mon frère comme s’il ne croyait pas aux réussites d’Arcturus. Je lui lançais pourtant toute ma conviction à travers mon regard à moi qui fit douter Arthur. Je vis bien cet échange silencieux qu’il m’offrait. Il se demandait vraiment si je croyais au fait qu’Arcturus puisse y arriver. Si je n’y croyais pas, pourquoi devenir sa femme ? Je croyais ardument aux rêves et aux espoirs de mon fiancé. Je coulerai avec lui s’il le fallait. Mon amour était tel que j’étais capable de tout donner pour le bonheur de mon fiancé et je savais que devenir ministre en ferait parti.

Arcturus se mit à sourire. Arthur, je le voyais bien, ne sut que dire. Sa situation était celle qu’on attendait d’un parti pour une femme de mon rang. Si je devenais l’épouse du futur ministre de la magie, se serait, pour les Valmont, une sacrée victoire. Après tout, jamais mon père n’a réussi à arriver si loin malgré ses tentatives. Le temps lui a manqué… On l’avait tué avant. « Par contre, le sujet du mariage n'est en rien terminé. Je veux de votre part à tous les deux un serment inviolable que le mariage entre Mina et moi aura effectivement lieu à la date prévue, que vous ne ferez rien pour empêcher le mariage, que dès maintenant et dans l'avenir vous n'interviendrez pas dans notre vie de couple et que vous ne tenterez rien contre moi que ce soit maintenant ou dans le futur. Si vous refusez de faire ce serment, je transplane avec Mina dans un lieu où vous ne pourrez nous retrouver et je l'épouse ce soir. Si vous acceptez, ma sœur sera un chaperon pour Mina et nous irons voir mon père ensemble, seul. » annonça Arcturus sans appel et dans le plus grand calme. Sa détermination et son charisme me fit d’autant plus l’aimer. Il avait cette prestance qu’on ne pouvait nier. Ses choix, quand il le décidait, ne devenaient plus négociables. Cependant je vis la réticence de mon frère qui avait aussi une personnalité très forte. Arthur avait la sensation d’avoir ma vie entre ses mains. Je le sentais. Il estimait être le seul à pouvoir choisir pour moi. Seulement oubliait-il une chose ? Il avait confié ma responsabilité à Antoine et celui-ci intervint contre toute attente en posant sa main sur l’épaule d’Arthur pour contenir les impulsions de mon frère qui n’avait pas encore appris à modérer ses émotions.

Et moi dans tout ça ? L’idée d’être privée d’une cérémonie en grande pompe ne me dérangeait vraiment nullement. Si ça tenait qu’à moi, je ne ferais pas autant de chichi avec tout ça. Oui j’aimais l’idée de préparer un GRAND mariage mais pour le souvenir de ma mère. Honnêtement, j’avais besoin simplement d’être sa femme. Du reste, j’étais prête à me laisser « conduire de force » par Arcturus pour l’épouser. Tout au fond de moi, je savais que ma place était à ses côtés et si j’aimais ma liberté, lui sacrifier était en train de me déranger de moins en moins (avec une limite raisonnable bien évidemment). Pour moi, depuis nos fiançailles, je ne devais des comptes qu’Arcturus (et encore… parfois j’en faisais tout de même qu’à ma tête mais j’étais comme ça, indépendante) et surement à aucun autre, ami, frère, cousin, oncle, ou je ne sais qui d’autres. Dans mon esprit, les choses étaient déjà bien en place avant même que le mariage soit prononcé. Le seul qui ait ma tutelle est Arcturus puisqu’une femme ne pouvait être indépendante chez les sangs purs de la très haute noblesse française comme la mienne. Qu’en était-il des anglaises ?

Arcturus sourit le plus froidement à Arthur. Je compris alors que s’attaquer à notre mariage était signe de guerre déclarée aux yeux d’Arcturus. Une part de moi aimait bien trop cela pour le freiner même s’il s’agissait de mon frère jumeau. Arthur avait besoin de comprendre qu’il ne pouvait pas revenir après trois ans et revendiquer ses droits sur moi comme ça… « Prépares toi à entendre parler des Lestrange, parce que ta sœur donnera naissance à la prochaine génération de Lestrange. » Et j’eus un long frisson dans le dos à cette idée dont je n’avais eu véritablement con science jusque là. Après tout je ne me mariais pas par intérêt pour lui donner une descendance mais par amour… Pour moi l’idée d’un enfant semblait encore loin… très loin… Qu’en était-il cependant ? Si je tombais enceinte d’Arcturus ? Si je lui donnais un enfant ? un fils ? Un autre frisson parcourra mon dos. Etais-je prête pour ça ? Avais-je réellement le choix selon les conventions ? Je ne dis rien mais une part de moi se sentit mal par rapport à tout cela… Je ne pus m’empêcher de croiser les cuisses. Ce fut instinctif. « Alors je te déconseille de parler de ma famille d'une manière irrespectueuse ou dédaigneuse. Si moi, je fais des efforts parce que ta sœur compte pour moi, tous les membres de ma famille ne croient pas que les sentiments sont une bonne chose, certains les voient même comme une faiblesse. » Et il n’avait pas tord… Moi-même et lui, je le savais pertinemment, nous l’avions longtemps cru. Aujourd’hui je pense qu’il peut s’agir d’une force qui pouvait nous pousser loin. Le père d’Arcturus en était un modèle sûr. A mon sens, contrairement surement à la majeure partie de la population qui les connaissait, Rodolphus était bien plus dangereux que Bellatrix Lestrange. C’était une question de point de vue mais Rodolphus avait toujours eu un calme et une prestance qui en imposait. Ce calme plat avant la tempête… Quand je regardais Arcturus parlait avec mon frère, je réalisais à quel point il ne ressemblait pas à sa mère comme j’avais pu le penser mais à son père… C’était assez perturbant, intrigant, sexy et dangereux. En effet Arcturus, en prenant de l’âge et de la maturité, ressemblait peu à peu à son père et j’étais la première placée pour savoir à quel point cela faisait de lui un homme bien plus dangereux que sa propre mère. Il me faisait plus craquer encore si c’était possible. Je ne pus me retenir de me mordre la lèvre inférieure, complètement prise à mes pensées… Merlin si nous étions dans son manoir, je l’aurais embrassé (plaqué contre le mur du couloir ?) en lui demandant de me faire encore sa femme de la façon la plus dominatrice qu’on puisse avoir sur une femme (tout dans le respect bien évidemment). Cette nouvelle pensée me fit serrer les cuisses d’une nouvelle façon. Et dire que mon frère nous imposait une tenue durant une semaine alors que déjà mon fiancé me donnait envie de lui (et ce malgré le drame de la situation). Merlin, ce que je pouvais maudire mon frère !!!

« Maintenant que tu sais ce que je vais faire et mes dernières propositions. Puis je moi-même savoir ce que tu comptes faire maintenant que tu es sorti de ton coma ? » M’épouser ce soir ? Oui j’avoue, l’idée me ferait bien trop plaisir et une part de moi espérait presque que mon frère se rebelle pour devenir sa femme dès ce soir. Tous nos problèmes seraient réglés après tout ! Du reste ? Je savais qu’il faudrait du temps à Arthur… Je savais que dans dix ans ça irait mieux. J’étais du genre patiente… De là, je n’attendais qu’une chose : le mariage. Le reste me passait bien au-dessus. Même l’avis de mon frère ! C’est pour dire à quel point j’aimais mon fiancé… Je ne pensais alors nullement à l’avenir contrairement à Arcturus. Pour moi, seul le présent m’importait parce que je savais que l’avenir ne tournerait jamais comme on le souhaite. La mort de ma mère me l’avait prouvé… « Ton frère n'est pas le seul à avoir besoin de passer du temps avec toi. Tu as aussi besoin de temps avec lui, ce que je comprends. » Et il n’avait pas tort même si je n’étais sûre de le reconnaitre… Mais Arcturus commençait à me connaitre et il savait le temps que j’avais besoin pour mon frère avant de devenir sa femme et passer d’un jumeau à un époux… « Qu'ils ne m'aiment pas, ne me fais rien, mais je ne veux pas que ce qu'ils ressentent à mon égard vous éloigne. Alors, je vais me montrer poli avec eux, mais s'ils disent un mot de travers sur les miens ou s'ils font quelques choses contre toi, je leur ferai savoir à ma façon que je suis pas bien différent de mes parents. » m’avoua-t-il, ce que je comprenais et acquiéçais, agaçant au passage Arthur de ne pas comprendre. Merlin merci Eiladora passait son temps à me parler en Russe (lentement certes) pour que j’apprenne. La majeur partie du temps : je ne comprenais rien, mais j’apprenais toujours un mot à droite à gauche avec elle. Mes capacités à assimiler rapidement une autre langue m’aidait d’autant plus. Alors je ne comprenais pas en exactitude Arcturus mais je voyais les grandes lignes. De là je compris qu’Arcturus ferait des efforts pour moi mais avec quelques limites cependant, ce que je comprenais parfaitement et que j’approuvais en posant ma main sur la sienne. Après tout aujourd’hui… même si sur les papiers j’étais une Valmont… je portais à mon sens déjà le nom des Lestranges. Le reste n’était qu’une formalité qu’il me tardait de remplir.

« Si nous nous accordions tous les trois sur le fait d'être polis les uns avec les autres pour le bien de Mina ? Je ne voudrais pas qu'elle souffre de l’inimitié qu'il y a entre nous. » dit-il joliment en regardant chacun de mes frères. Antoine, contrairement à ce qu’on aurait pu imaginer, fit un signe de tête affirmatif alors qu’il avait les bras croisées contre son torse. « S’il te plait Arthur… » demandai-je à mon jumeau. « D’accord… » céda-t-il à mon regard. « Mais je refuse le serment inviolable. Soit tu fais confiance à ton futur beau frère, soit… » insinua-t-il largement. « Tu veux qu’on s’accorde pour le bien de Mina ? Soit. Apprend à nous faire confiance. Je vous laisse un jour à tous les deux pour régler toutes vos affaires ensemble et sans chaperons. Règle l’affaire avec ton père donc maintenant. Je veux demain matin Mina sous notre tutelle et avec chaperons jusqu’au mariage. Pas d’entourloupes Lestrange où tu vas comprendre la douleur d’avoir à faire à un Valmont ! Dis-toi que cette tutelle affichait ne rendra ton mariage que plus… pur et avantageux pour tes affaires en politique. » dit simplement Arthur. Contrairement alors à ce que j’avais pensé, Arthur offrait alors à Arthur de rendre notre mariage plus grand que ce qu’on aurait pu. Contre sacrifices d’une semaine certes… mais qui pourrait servir aux affaires d’Arcturus plus tard. Arthur affirmait indirectement son aide aux affaires politiques d’Arcturus ou du moins il assurait à sa sœur un mariage sans doute ni revendication. Il n’était pas courant chez un Valmont de mentir mais je connaissais mon frère, il trouverait de quoi orienter la vérité à notre avantage.

De notre côté, il nous laissait donc à peine douze heures pour nous organiser, soit voir son père, lui en parler et enfin pouvoir passer la dernière nuit ensemble avant une semaine. Autant dire que j’avais le pressentiment que nous ne dormirons pas pour profiter de ce dernier moment en tête à tête puisqu’à ce compromis, pour ma part, je décidais de me plier à la décision de mon frère. « Je suis d’accord avec … proposition » fis-je savoir à mon fiancé. « D’ici demain, nous avons… temps de voir … père en privé et de passer … nuit tout… deux. Je pense … négocier plus serait prendre … risque de tout perdre… » lui avouai-je mes ressentis en Russe. Je connaissais mon frère. Si on se braquait à sa dernière concession, nous perdrons tout. Or je pensais qu’on pouvait bien arriver à gérer avec sa dernière demande.

De là, Antoine décida de parler contre toute attente : « Mais ça ne règle pas tout Lestrange. Tu parles d’enfants ? Parlons-en… Les prochains Lestranges nés du ventre de ma sœur ne seront pas mangemorts, si tenté que cette classe existe encore, et je veux que tu le jures. Je refuse que mon neveu ou ma nièce finisse avec une marque sur le bras alors même qu’il est mineur, parce que je connais vos méthodes ! Vous enrôlez les plus jeunes par un lavage de cerveau sans nom et vous les poussez à la faute. Tu veux un serment inviolable ? Tu veux la main de ma sœur ? Dois-je te rappeler que selon la loi je suis le tuteur légal de Mina ? Donc fait le serment inviolable de tout faire pour ne pas rendre tes enfants mangemorts quitte à les abandonner pour les confier à d’autres. Réserve leur avenir à quelque chose de plus grand. Promet de les donner à l’instance qui jure solennellement de tout faire pour la justice et je ferais le serment inviolable que dans une semaine, avec ou sans bavure de votre part, Mina t’appartiendra. » dit-il de but en blanc prenant de court Arthur et moi. Par ses mots il demandait à Arthurus de donner ses enfants à l’inquisition quand ils seront majeurs, revendiquant ainsi indirectement son appartenance. Aucun Lestrange n’avait cédé à l’inquisition. Tout le monde connaissait son existence. Combien de sangs purs ont signé un contrat avec l’inquisition, lui offrant leur descendance… L’inquisition était l’ennemi juré des mangemorts. Même moi j’en avais vaguement entendu parler en France, ado, avant l’arrivée de l’inquisition de façon visible. Je supposais que les Valmont, comme beaucoup d’autres, avaient cédé. Mon jumeau en faisait-il parti ? C’était presque logique… Du reste ? Pour Antoine, j’étais corrompue. Je le sentais. Il se servait alors des sentiments d’Arcturus – il avait très vite compris sa faiblesse – pour arriver à obtenir une branche des Lestrange en faveur de l’inquisition, chose encore inédite jusque-là dans cette famille.De là je ne servais que de monnaie d’échange et croyez-moi, ça me mit hors de moi. Je me levais alors brusquement pour fixer mon frère aîné droit dans les yeux : « Ne me sous-estime pas Valmont. Tu portes peut-être mon nom de jeune fille et tu possèdes peut-être ma tutelle mais ça ne fait pas de toi mon frère. » dis-je ouvertement. A ça Antoine se leva à son tour, posant ses mains sur la table pour me fixer avec un sourire : « Selon la loi, tu m’appartiens encore… Je te rappelle que SANS mon accord, ce mariage est caduc. Tu anéantiras ta réputation, celle de ton époux et celle de tes enfants. Ça serait dommage pour la carrière de ton fiancé… Alors tu vas gentiment t’asseoir, baisser le regard et la fermer jusqu’à ce que les négociations soient finies. » dit-il touchant un point sensible. Il me fixa un long moment sans lâcher prise. Je me rassis. C’était la première fois que je cédais mais avec la menace de l’avenir d’Arcturus, je n’avais pas le choix. Antoine posa alors ses deux mains sur la table en s’asseyant de nouveau : « Je vais la faire clair. Arthur veut que les coutumes de notre famille soient respecter et passer du temps avec sa sœur. Moi je veux la sureté que les Lestranges, d’une branche ou d’une autre, se soumette à l’inquisition. As-tu le choix ? Non. Donc maintenant voici le contrat. » dit-il en sortant sa baguette et faisant apparaitre l’air de rien un parchemin. Je comprenais que lui-même avait dû potentiellement mettre un sort d’illusion autour de nous pour se permettre une telle chose autour de moldu. Là s’affichait un parchemin qui ressemblait énormément à un contrat de mariage. Il était stipulé entre autre :



Le présent contrat entre les partis « Antoine Valmont » et « Arcturus Lestrange » concerne le mariage de « Mina Valmont » et « Arcturus Lestrange ».

Pour se faire, le premier parti jure et assure que le mariage aura lieu à la date initialement prévue le 1er Décembre 1999 sans aucune contestation possible d’un membre de la famille Valmont y comprit « Antoine Valmont » tuteur légal de « Mina Valmont ».

Le présent parti « Antoine Valmont » autorise « Arcturus Lestrange » à avoir tout droit et regard sur la personne de « Mina Valmont » avant le mariage. Celui-ci devient tuteur légal de « Mina Valmont » jusqu’au mariage qui l’y autorise de plein droit et sans aucune concession. Il est donc en charge de sa responsabilité à partir de la signature en date de ce contrat.

A la condition de cet accord, est que le dernier mâle survivant issu du couple « Arcturus Lestrange » et « Mina Valmont » sera destiné à la justice et donc l’Inquisition.
D’autre part, tout autre enfant ne sera poussé à suivre une voie néfaste pour sa sécurité, soit suivre tout mage noir par obligation envers ses parents ou autres personnes.

Pour se faire, les deux partis, par signature de ce contrat, assure l’équivalent d’un serment violable. Toute transgression à ce contrat aura lieu de mort pour l’un des deux partis soit « Antoine Valmont » ou « Arcturus Lestrange » par magie.


Signature du tuteur
Signature du fiancé




Je ne pus m’empêcher de jeter un œil. Si le contrat me faisait passer clairement pour une marchandise, il avait un côté attrayant. Volais-je cependant jouer de l’avenir de mes enfants pour mon propre bonheur ? Suis-je aussi égoïste ? De toute façon je n’avais mon mot à dire comme Arthur. Ce contrat était entre Arcturus et Antoine. J’eus la même désagréable sensation que mon frère de ne pouvoir choisir. Le contrat était clair : pas de chaperon mais mon premier fils à l’inquisition. Pour le reste de nos enfants, ils ne pourront porter la marque sans risquer la vie de leur père. Je n’étais pas sûre de vouloir me risquer à une telle chose... Mais bien évidemment, le choix ne me revenait pas. Arthur semblait décontenancé de ne pouvoir avoir le dernier mot mais ne dit rien sur cela, approuvant d’une certaine façon. Ne restez alors que deux options à mon fiancé :
- accepter l’accord d’Arthur et supporter un chaperon une semaine mais avoir le contrôle total de nos vies et de nos enfants dans l’avenir,
- accepter l’accord d’Antoine, être donc sa femme avant l’heure, être libre de faire ce que nous voulions comme bon nombre de contrat de mariage ont pu l’autoriser avant nous, mais devoir des comptes sur nos enfants…
Quel état le mieux ? Je l’ignorais… Une part de moi n’aimait cependant pas l’idée d’être autant contrainte par un contrat et d’être d’autant plus prise comme un objet de marchandise même si un tel contrat, entre sang pur, n’a jamais eu rien d’étonnant. C’était de coutume pour assurer les alliances. Je ne pus cependant rajouter avec un sourire narquois : « Quel dommage si nous n'avons jamais d'enfants... » ce à quoi mon frère aîné à oser dire avec le même sourire : « Tu es féconde, je m'en suis assuré. » Je le regardais avec un air meurtrier. Je savais ce qu'il avait osé faire : regarder mon dossier médical à sainte mangouste. J'avais passé des tests il y a quelques mois après une grave altercation pour le seigneur des ténèbres, me blessant lourdement au ventre. ça s'était avant de rencontrer Arcturus. Bien évidemment, mon accident n'avait pas suffit à me rendre stérile. Et mon ****** de frère avait osé mettre son nom dans mon dossier. Je rétorquais alors ouvertement : « Et si je ne veux pas d'enfants ? » dis-je à mon frère pour me rebeller. « ça ne tardera pas... Surtout avec vos sentiments et la vie politique de ton futur époux. Après tout il est bien vu de fonder une merveilleuse petite famille. Tout bon homme politicien a une vie de famille stable, ce qui le rapproche du peuple. » dit-il comme s'il avait réfléchi à la chose très longuement, m'énervant d'autant plus. Je me tus à sa dernière remarque. Je me tournais alors vers Arcturus pour savoir quel était son avis sur la chose et quel serait donc le choix qu'il allait prendre...

Codes par Wild Hunger.
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Lun 12 Oct - 20:46
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Je fus étonné de voir Antoine acquiescer d'un signe de tête à ma demande d'être polis les uns envers les autres pour Mina. Je n'allais pas m'en plaindre, puisque Arthur ne semblait pas très heureux de cette proposition. C'est face à la supplication de Mina qu'il finit par accepter et me demanda de lui faire confiance, ce qui était au dessus de mes forces malgré la menace, puis il poursuivit. « Tu veux qu’on s’accorde pour le bien de Mina ? Soit. Apprend à nous faire confiance. Je vous laisse un jour à tous les deux pour régler toutes vos affaires ensemble et sans chaperons. Règle l’affaire avec ton père donc maintenant. Je veux demain matin Mina sous notre tutelle et avec chaperons jusqu’au mariage. Pas d’entourloupes Lestrange où tu vas comprendre la douleur d’avoir à faire à un Valmont ! Dis-toi que cette tutelle affichait ne rendra ton mariage que plus… pur et avantageux pour tes affaires en politique.  » Me dit Arthur. Je devais reconnaître que sur la dernière partie, il n'avait pas tort, mais le fait de n'avoir plus que douze heures de liberté avec Mina ne me plaisait pas énormément. Je m'étais bien retenue de rire quand il avait dit que si je la jouais à l'envers, je verrais la douleur d'avoir affaire à un Valmont, il n'était pas du tout au courant de mon passé et ça se voyait et il ne connaissait visiblement pas mes propres capacités à me montrer véritablement monstrueux quand je le voulais, ce qui n'arrivait sommes toutes que très rarement, il fallait me pousser à bout pour voir l'étendue de ma ressemblance avec mes parents. J'avais conscience qu'accepter cet accord pourrait m'aider dans mes ambitions politiques, mais je n'avais aucun besoin de son aide, ni même de rendre mon mariage plus pur et avantageux. Mon mariage aurait l'air très pur, nous avions tout fait pour cacher les petits écarts de conduite que nous avions eu par rapport aux traditions. Je réfléchissais aux termes du contrat qu'il me proposait, après tout, il me demandait de lui accorder ma confiance et je n'aimais pas faire confiance à n'importe qui.

Je n'étais pas convaincu du tout et je n'étais pas prêt à me plier à cet accord. « Je suis d’accord avec … proposition. D’ici demain, nous avons… temps de voir … père en privé et de passer … nuit tout… deux. Je pense … négocier plus serait prendre … risque de tout perdre…  » M'avoua Mina en russe et je voyais que c'était ce qu'elle ressentais profondément. Cependant, il me fallait encore un peu de temps pour y réfléchir. C'était pour elle les derniers retranchements de son jumeau et nous pouvions tout perdre si je n'acceptais pas. Étais je seulement prêt à accepter une telle chose, je n'aimais pas qu'on me vole ma liberté et là on voulait me voler ma liberté de voir ma fiancée quand je le voulais et où je le voulais, c'était beaucoup pour moi. Seulement, maintenant qu'un frère en avait fini, le deuxième prit le relai. « Mais ça ne règle pas tout Lestrange. Tu parles d’enfants ? Parlons-en… Les prochains Lestranges nés du ventre de ma sœur ne seront pas mangemorts, si tenté que cette classe existe encore, et je veux que tu le jures. Je refuse que mon neveu ou ma nièce finisse avec une marque sur le bras alors même qu’il est mineur, parce que je connais vos méthodes ! Vous enrôlez les plus jeunes par un lavage de cerveau sans nom et vous les poussez à la faute. Tu veux un serment inviolable ? Tu veux la main de ma sœur ? Dois-je te rappeler que selon la loi je suis le tuteur légal de Mina ? Donc fait le serment inviolable de tout faire pour ne pas rendre tes enfants mangemorts quitte à les abandonner pour les confier à d’autres. Réserve leur avenir à quelque chose de plus grand. Promet de les donner à l’instance qui jure solennellement de tout faire pour la justice et je ferais le serment inviolable que dans une semaine, avec ou sans bavure de votre part, Mina t’appartiendra.  » Me dit il avec conviction. Je vis qu'Arthur ne s'était pas attendu à cela, pas plus que Mina et moi.

Cependant, je ne pouvais accepter cet accord pour plusieurs raisons. Je ne voulais pas faire de mes enfants des mangemorts, c'était un fait et Mina devait s'en douter, même si nous n'en avions pas parlé. Il me demandait de donner mes enfants à l'inquisition et cela était hors de question. Dans ma famille, personne n'était parti vers un camp tel que l'inquisition ou même les autres camps se disant bons, à l'exception des traîtres de la famille Black. Aucun Lestrange n'avait jamais signé pour faire parti de l'inquisition et je ne serais pas le premier, ça voulait dire perdre l'un de mes enfants lorsqu'il arriverait à l'âge adulte si la guerre était encore ou faire perdre un enfant à l'un de mes descendant si cela arrivait bien plus tard. De plus, je perdrais mes parents s'ils venaient à apprendre que j'avais signé un tel contrat. Ma mère serait la première à me rappeler que les sentiments rendent faibles et que j'avais prouvé ma faiblesse à cause de mes sentiments pour Mina. Je ne pouvais non plus jurer que mes enfants ne deviendraient mangemorts, moi, je ne les forcerais pas, mais si le Seigneur venait à demander mes enfants comme mangemort, je serais obligé de m'y plier ou de faire mourir toute ma famille. Sa demande était bien déraisonnable. Seulement, la pire demande qu'il m'avait faite et que je ne pouvais absolument pas accepter, était d'abandonner mes enfants, même pour préserver leur avenir, je ne pourrais jamais faire subir à mes enfants ce que j'avais moi-même subit.
Je fus sorti de mes pensées quand Mina se leva brusquement en fixant Antoine dans les yeux. « Ne me sous-estime pas Valmont. Tu portes peut-être mon nom de jeune fille et tu possèdes peut-être ma tutelle mais ça ne fait pas de toi mon frère.  » Dit elle et je souris avec ironie à Antoine. Au moins, je n'étais pas le seul à penser que c'était qu'un simple bâtard qui se mêlait d'affaires qui ne le concernaient en rien. Pour moi, être un bâtard n'était pas mieux qu'être un sang-mêlé, ça ne faisait que mettre en lumière les erreurs commises par des jeunes non mariés. Il se leva également en posant ses mains sur la table, la fixant en souriant et je me préparais à intervenir, il n'avait pas intérêt à s'en prendre à Mina. « Selon la loi, tu m’appartiens encore… Je te rappelle que SANS mon accord, ce mariage est caduc. Tu anéantiras ta réputation, celle de ton époux et celle de tes enfants. Ça serait dommage pour la carrière de ton fiancé… Alors tu vas gentiment t’asseoir, baisser le regard et la fermer jusqu’à ce que les négociations soient finies.  » Dit il et je n'aimais pas la façon dont il parlait à ma fiancée. Pourtant elle se rassit et j'avais comme le sentiment qu'elle le faisait parce qu'il avait osé parler de réputation et de ma carrière. Il finit pas se rasseoir et je le fixais froidement, ce n'était pas lui qui allait ternir ma réputation ou ma carrière, il n'était après tout qu'un bâtard. « Je vais la faire clair. Arthur veut que les coutumes de notre famille soient respecter et passer du temps avec sa sœur. Moi je veux la sureté que les Lestranges, d’une branche ou d’une autre, se soumette à l’inquisition. As-tu le choix ? Non. Donc maintenant voici le contrat.  » Dit il en sortant sa baguette et en faisant apparaître un contrat magique. Je le lus attentivement, mais je n'allais sûrement pas le signer. Je préférais encore l'accord donné par Arthur que celui proposé par Antoine, puisqu'il y avait tout de même la mention de céder mes descendants à l'inquisition sans leur laisser aucun choix d'agir autrement et aussi la notion du possible abandon de mes enfants pour garantir un avenir pour eux. Je lus et relus le contrat dans son ensemble, mais il était hors de question que je le signe, ça ferait planer un trop grand danger sur ma famille et sur moi. Je savais que tant que le Lord serait en vie, je n'aurais d'autres choix que de lui donner mes enfants comme nouvelles recrues. Et je savais également que donner un de mes enfants à l'inquisition avait de grandes chances de me faire également tuer mais par ma mère cette fois. Elle ne supporterait pas de voir un membre de la famille changer de camp et que j'ai accepté un tel accord.

Je ne montrais rien de ma réflexion, même si tout était réfléchis, je ne pouvais signer ce contrat même s'il me laissait tous les droits sur Mina dès ce soir. C'était me demander trop de concessions et de faire perdre trop de liberté à mes enfants à venir et à leurs descendants. « Quel dommage si nous n'avons jamais d'enfants...  » Dit Mina et je nous voyais pas vraiment vivre sans enfant, je voulais un héritier pour les Lestrange. « Tu es féconde, je m'en suis assuré.  » Je trouvais ce genre d'informations bien dérangeante à entendre de la bouche de son frère. Il n'avait pour moi aucun droit de se renseigner sur la fécondité de sa sœur. Je voyais bien qu'il l'avait fait pour pouvoir avancer ses arguments face à notre possibilité de fonder une famille et de ne pas voir nos enfants devenir mangemort ou servir n'importe quel autres mages noirs pouvant prendre le pouvoir. « Et si je ne veux pas d'enfants ? » Dit Mina de façon rebelle mais dans le fond, je savais qu'elle en voudrait un jour, même si c'était pas maintenant. « ça ne tardera pas... Surtout avec vos sentiments et la vie politique de ton futur époux. Après tout il est bien vu de fonder une merveilleuse petite famille. Tout bon homme politicien a une vie de famille stable, ce qui le rapproche du peuple.  » Dit il et je n'adhérais pas à sa façon de penser, déjà nous n'aurions pas d'enfants avant un moment, je ne voulais pas m'encombrer d'un bébé pour l'instant, pas tant que je n'aurais pas une bonne place et surtout pas tant que je n'aurais pas stabilisé un peu ma vie avec Mina, mais aussi mes nouvelles obligations de mangemort. Mina se tourna vers moi et je sus qu'elle voulait savoir quel était mon choix par rapport à tout ce qu'on m'avait proposé dans les dernières minutes.

Je me contentais d'un léger sourire en coin à l'attention de Mina, il ne dévoilait strictement rien sur mon choix, mais juste que je n'avais pas l'intention de laisser les négociations se terminer ainsi. « Antoine, je n'apprécie pas particulièrement le fait de me faire traiter de mangemort et encore moins comme un mangemort de bas étage qui a besoin de monter la tête de sa progéniture pour qu'elle adhère à un mouvement. Laisses mon statut de mangemort en dehors de ces négociations, je le suis devenu par devoir et non par réelle envie, les devoirs sont loin d'être ceux auxquels tu penses. Ensuite, je ne peux pas garantir que mes enfants ne seront mangemorts, puisque la décision ne sera sûrement pas la mienne d'en faire des mangemorts. Si ça ne tenait qu'à moi, aucun de mes enfants ne finirait avec la marque sur son bras, mais s'Il vit encore, il pourrait très bien demander la soumission de mes enfants sans que je ne puisse rien y redire puisqu'aller contre Ses volontés conduira sûrement à la mort de ma famille. » Commençais je en lui énonçant des faits, puisque je ne pouvais pas contrôler les demandes du maître et je ne pourrais pas forcer mes enfants dans leurs choix, du moins, je ne me voyais pas dans le futur imposer des choix à mes enfants avec mon amour pour la liberté. « Je n'irais pas non plus contre la liberté de mes enfants quand j'en aurais. Ils seront libres de la plupart de leurs choix, je ne leur imposerais que le fait d'épouser et de ne toucher qu'à des femmes ou des hommes de sang-pur. Alors ils auront la liberté de choisir un camp si la guerre fait toujours rage, mais se verront bien évidemment reniés s'ils venaient à s'allier avec des personnes ne répondant pas à mes idéaux. De plus, vu que j'accorde beaucoup d'importance à la liberté, je n'imposerais pas à un de mes enfants de participer au mouvement de l'inquisition parce que j'aurai signé un contrat. » Poursuivis je toujours de façon très posée. Ce qui pouvait également laisser entendre que j'allais accepter l'accord d'Arthur plutôt que le sien. Je n'avais pas encore pris de décision sur l'accord proposé par le jumeau de ma fiancée, j'y réfléchissais encore, il nous amenait bien des avantages dans le futur mais peu dans la semaine à venir.

C'était l'accord d'Antoine qui nous amenait la liberté dès aujourd'hui de faire ce qu'on voulait Mina et moi. « Autre raison pour laquelle je n'accepterais jamais ton contrat. Il est tout à fait hors de question que j'abandonne mes enfants, je préfère encore mourir que de faire le même acte abominable que mes parents. Tu penses que c'est un choix juste que d'abandonner ses enfants pour leur garantir un avenir. Je trouve que c'est la plus grande des conneries possibles à faire pour des parents et pour les enfants. Un enfant va toujours à la recherche de ses origines, il veut les comprendre et les trouver, il veut savoir qui sont ses parents, il veut les connaître et il se met à leur ressembler au fil des informations qu'il découvre. Alors, quittes à finir par rendre des enfants comme voir pire que leur parent en les éloignant d'eux, autant les laisser grandir avec leur famille et avec ce que seule une vraie famille peut leur offrir. » Déclarais je et cette conviction, il ne pourrait jamais me la retirer. Si j'avais grandi avec mes parents, je ne serais peut-être pas la personne que je suis aujourd'hui ou je serais peut-être comme ça. Personne ne peut le dire, mais dans le fond, d'une façon ou d'une autre, j'en serais à peu près au même point, je serais mangemort, mais j'aurais sûrement les vraies convictions des mangemorts, l'envie de l'être et de servir. Si un jour, je venais à abandonner mes enfants, ne prendrais je pas le risque de faire d'eux des gens voulant devenir des mangemorts et voulant servir le même maître que je servirais et que leur grand-parent paternel servent également. « Je ne prendrais jamais le risque de faire de mes enfants des personnes ressemblant à mes parents, se serait ma plus grande honte que d'avoir des enfants qui ravaleraient leur fierté pour baiser les pieds d'un autre. Encore une fois, tu m'as prouvé que tu n'as que fait superficiellement des recherches sur moi et sur mon passé. Si tu venais à me forcer à signer ce contrat, jamais, je dis bien jamais je n'aurais aucun enfant avec Mina, je préfère encore une vie sans héritier que de donner la vie de mon héritier à l'inquisition ou d'abandonner mon héritier et de prendre le risque de le voir devenir un mangemort aussi dévoué que ses grand-parents. » Finis je de dire et je savais que je prenais de très gros risques en m'exprimant ainsi. Je mettais clairement ma vie en danger en donnant ma réelle opinion sur les mangemorts et en avouant que je ne voulais pas que mes enfants deviennent des mangemorts dévoués prêts à sacrifier leur vie et leur famille à la cause mangemort.

J'avais aucune appréhension face à la réaction de Mina, elle savait que je ne voulais pas être mangemort, bien qu'elle ne connaisse pas les raisons profondes de ce ressentiment direct que j'avais pour le seigneur des ténèbres. Je me tournais ensuite vers Arthur, pour enfin lui répondre à lui. « Je ne te ferais pas confiance, je ne le peux pas, je n'ai aucune preuve que je peux réellement te faire confiance. Alors au même titre que le contrat proposé par ton frère, je refuse ton accord. Nous allons donc devoir poursuivre ces négociations et je tiens à vous rappeler que Mina n'est pas un objet que vous me cédez, c'est une sorcière. Elle a un cœur qui bat et elle a un cerveau en état d'être utilisé, de réfléchir et de prendre ses propres décisions. » Déclarais je en posant mon regard sur les deux frères. J'avais de la suite dans les idées, j'allais jouer toutes mes cartes pour qu'ils ne puissent rien avoir à redire sur notre mariage. Ils n'auraient sûrement plus la main sur la question du mariage et sur les conditions qu'ils voulaient y appliquer. J'allais en venir à une chose importante que je n'avouerai pas à grand monde. « Il me semble, que Mina a pris une décision, celle de m'épouser, elle l'a fait en tout état de conscience de mon nom de famille, de mes origines et avec toute sa santé mentale qu'elle a toujours. Je tiens d'ailleurs à ajouter que le jour où je lui ai fait ma demande, je ne portais pas la marque des ténèbres mais qu'afin de ne pas la faire mentir et par choix de ma part, j'ai décidé de laisser mon nom d'usage le jour de mon mariage pour que nous portions tout deux le nom de Lestrange. Vous n'étiez pas dans sa vie lors de cette demande, alors comment aurais je pu savoir que j'avais une personne à qui demander sa main ? Et comment aurait elle pu savoir qu'elle était sous une quelconque tutelle en acceptant ma demande ? » M'enquis je auprès d'Antoine afin de le faire tergiverser sur ses possibles erreurs. Après tout, il devait bien y avoir quelques parts un moyen de passer outre ces histoires de tutelles, surtout que Mina était majeure et que ça ne laissait la main sur elle à personne dans le monde sorcier à proprement parler. « Ce qui fait, que tu es pleinement fautif du manque de tradition dans nos fiançailles, Antoine. Alors si je ne m'abuse, ce mariage n'aura rien de caduc si nous le célébrons sans ton accord, puisque la partie de tutelle n'est venue à la connaissance de Mina et à la mienne qu'après l'acceptation des fiançailles. Ainsi, il est possible de considérer qu'en l'absence d'une tutelle officiellement annoncée, Mina était tout à fait en droit d'accepter ma demande sans demander à un tiers son accord et ainsi qu'un tiers n'aura rien à y redire en plaidant la tutelle. » Remarquais je. Je savais que c'était assez faible sur la fin, puisque même s'il venait à se lever contre le mariage le jour de notre mariage en tant que frère, c'était une raison valable de le faire. Seulement, j'avais bien ma petite idée en tête pour avoir Arthur de mon côté dans cette histoire, il était sensible aux désirs de Mina et ça allait m'être bien utile pour l'instant. « Alors, si nous prenions en compte ce que tu veux Arthur et ce que moi, je désire pour la semaine à venir. Pour la suite, elle ne concerne que Mina et moi. Je suis prêt à accepter de n'avoir que cette nuit pour parler à mon père et avoir toute la liberté que je veux avec Mina. Seulement, je reste contre les chaperons, puisque nous avons des détails nouveaux à régler sur notre mariage chaque jour et nous en parlons chez moi. Ainsi, je te demande aucun chaperon, ou à la limite ma sœur qui vit avec moi, et que Mina puisse venir chaque jour chez moi pour que nous réglions les détails, elle ne restera pas toute la nuit. De plus, je veux qu'elle ne soit en aucun cas forcée de vivre avec vous et qu'elle puisse donc rentrer à son lieu de vie tous les soirs. Ce n'est pas chez moi, ce que tu dois savoir et je ne suis pas le bienvenu là. En dehors de ces moments de la journée, je ne la verrais pas ou se sera réellement du hasard, sauf au moment de son cours de musique. » Déclarais je avant de me tourner vers Mina, mon regard lui demandait clairement si mes propositions lui convenaient. Je n'avais en rien fixé des règles pour ses propres agissements en dehors de visites quotidiennes nous permettant de nous voir sans être observés, mais je me doutais que nous aurions vraiment assez à faire avec les derniers détails pour ne pas avoir le temps de prendre du temps pour notre couple.
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Mar 13 Oct - 8:42
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Arcturus Lestrange & Mina Valmont
Returning fire with fire - Mindy Smith


Autant dire que la situation commençait à se complexifier. Je sentais que ni Antoine, ni Arthur, ni Arcturus ne voulaient céder entièrement. Chacun tentait une proposition qui échouait par la suite. A ce rythme, nous allons dormir dans ce bar moldu. Et plus le temps passé, plus je les écoutais décider pour moi, plus je me sentais comme un objet que l’on troque plus ou moins même si Arcturus ou Arthur donnent du leur pour ne pas laisser paraitre une telle sensation. Il n’en restait pas moins qu’on tentait de négocier et décider pour moi. Chaque fois que j’apportais mon mot, aucun ne l’écoutait vraiment. Même Arcturus, alors que mon frère jumeau fit une proposition qui m’allait, n’entendit pas mon avis… Chacun voulait tout ce qui l’intéressait sans refuser un compromis véritablement intéressant pour l’autre… Ou est-ce l’autre, trop buté pour se résigner. Quoi qu’il en soit, le contrat de mon frère sorti sur un parchemin, je connaissais déjà par avance la réaction d’Arcturus. Il refuserait d’abandonner ses enfants. Et comme je le prévu, Arcturus fit très bien comprendre à mon frère aîné qu’il en était hors de question. Moi-même j’étais d’accord avec lui. Mais bien évidemment, on ne me demanda pas une seule fois si je voulais ou non sacrifier mes enfants – chose impensable – pour mes sentiments envers mon fiancé.

Puis vint l’avis d’Arcturus sur la proposition d’Arthur. Avec le contrat d’Antoine, j’avais presque la certitude qu’il cèderait… Ou pas. « Je ne te ferais pas confiance, je ne le peux pas, je n'ai aucune preuve que je peux réellement te faire confiance. Alors au même titre que le contrat proposé par ton frère, je refuse ton accord. Nous allons donc devoir poursuivre ces négociations et je tiens à vous rappeler que Mina n'est pas un objet que vous me cédez, c'est une sorcière. Elle a un cœur qui bat et elle a un cerveau en état d'être utilisé, de réfléchir et de prendre ses propres décisions. » Ah merci ! Enfin quelqu’un qui s’en soucie !! Et puis-je donc dire être d’accord avec la proposition de mon frère jumeau ou va-t-il changer d’avis et ne plus me considérer comme un être à part entière pour obtenir ce qu’il voulait ?! Tout fonctionnait quand j’allais dans son sens mais si je n’étais pas d’accord ? Si j’en avais assez que l’on négocie pour moi ? Et si je voulais juste mon mariage et que du reste, on me laisse tranquille ?!

Arcturus continua sur sa lancé sans pour autant me laisser réellement réagir face à tout ça : « Il me semble, que Mina a pris une décision, celle de m'épouser, elle l'a fait en tout état de conscience de mon nom de famille, de mes origines et avec toute sa santé mentale qu'elle a toujours. Je tiens d'ailleurs à ajouter que le jour où je lui ai fait ma demande, je ne portais pas la marque des ténèbres mais qu'afin de ne pas la faire mentir et par choix de ma part, j'ai décidé de laisser mon nom d'usage le jour de mon mariage pour que nous portions tout deux le nom de Lestrange. Vous n'étiez pas dans sa vie lors de cette demande, alors comment aurais-je pu savoir que j'avais une personne à qui demander sa main ? Et comment aurait-elle pu savoir qu'elle était sous une quelconque tutelle en acceptant ma demande ? » et j’approuvais sur ce point. J’étais donc en droit de choisir. Je regardais alors Antoine curieuse de savoir ce qu’il pensait de ça mais comme à son « habitude » il resta neutre, comme incapable à décontenancer en me regardant simplement droit dans les yeux, non intimidé. « Ce qui fait, que tu es pleinement fautif du manque de tradition dans nos fiançailles, Antoine. Alors si je ne m'abuse, ce mariage n'aura rien de caduc si nous le célébrons sans ton accord, puisque la partie de tutelle n'est venue à la connaissance de Mina et à la mienne qu'après l'acceptation des fiançailles. Ainsi, il est possible de considérer qu'en l'absence d'une tutelle officiellement annoncée, Mina était tout à fait en droit d'accepter ma demande sans demander à un tiers son accord et ainsi qu'un tiers n'aura rien à y redire en plaidant la tutelle. » Je sentais là l’homme politicien qui avait réfléchi à la question et avait pu finalement trouver de quoi contrer définitivement l’influence d’Antoine dans ma vie. Celui-ci le savait tout comme moi. Arcturus venait de le mettre en état de nuire. A un procès, il perdrait et il devait très bien le savoir. Après tout, les juges ne pouvaient trancher en faveur d’un bâtard qui ne s’est réveillé que trop tard.

Arcturus finit alors son discours par un dernier monologue envers Arthur : « Alors, si nous prenions en compte ce que tu veux Arthur et ce que moi, je désire pour la semaine à venir. Pour la suite, elle ne concerne que Mina et moi. Je suis prêt à accepter de n'avoir que cette nuit pour parler à mon père et avoir toute la liberté que je veux avec Mina. Seulement, je reste contre les chaperons, puisque nous avons des détails nouveaux à régler sur notre mariage chaque jour et nous en parlons chez moi. Ainsi, je te demande aucun chaperon, ou à la limite ma sœur qui vit avec moi, et que Mina puisse venir chaque jour chez moi pour que nous réglions les détails, elle ne restera pas toute la nuit. De plus, je veux qu'elle ne soit en aucun cas forcée de vivre avec vous et qu'elle puisse donc rentrer à son lieu de vie tous les soirs. Ce n'est pas chez moi, ce que tu dois savoir et je ne suis pas le bienvenu là. En dehors de ces moments de la journée, je ne la verrais pas ou se sera réellement du hasard, sauf au moment de son cours de musique. » décida-t-il une fois de plus sans me demander mon avis. Je savais déjà qu’Arthur refuserait. J’en étais épuisé. Arcturus me demanda d’un regard si j’étais d’accord. Je baissais alors le regard. Avant d’intervenir, Arthur attendit de voir si j’étais déjà d’accord avec mon fiancé avant de s’agacer à son tour pour rien. Je laissais ainsi un long silence commencer à s’installer en réfléchissant à tout ça. Les yeux toujours baissés, je regardais mes mains. Si Antoine ne pouvait le comprendre, ne me connaissant que trop peu, Arcturus et Arthur devaient commencer à redouter ma réaction. Mes silences sont les plus difficiles réactions à supporter. Elle n’était trop que calme avant une potentielle tempête.

Je me levais alors sans prévenir avant de poser de nouveau les deux mains sur la table pour regarder ces trois hommes qui choisissaient pour moi depuis déjà bien presque une heure. « Nous allons faire les choses simplement. » dis-je perdant patience face à cette situation et je défis un instant les trois hommes d’oser me couper la parole. Chacun eut la présence d’esprit de se taire. Chacun savait que je pouvais aussi partir sans plus de cérémonie. Je choisis donc de faire ce que j’avais toujours fait depuis la mort de mes parents : décider pour moi. Il était déjà étonnant de voir à quel point j’ai pu être patiente et passive jusque-là, des résidus de mon éducation certainement. Seulement tout ceci avait ses limites. Je ne pouvais supporter de voir mes frères et mon fiancé se déchirer pour… ma garde ? J’avais conscience que c’était très mal élevé et bien osé de la part d’une femme d’agir ainsi mais je pense en avoir assez entendu. « JE vais épouser Arcturus dans une semaine parce que JE l’ai décidé. » dis-je à Antoine. « TU m’amèneras à l’autel parce que c’est TON devoir. » dis-je à Arthur.

Une fois les choses clarifiées, je rajoutais pour couper court aux négociations : « Les familles ont coutumes d’utiliser parfois leur elfe de maison comme chaperon. Quel meilleur gardien ? Mon elfe de maison contentera donc tes désirs Arthur. Il ne me quittera plus jusqu’au jour du mariage. Je rentrerai chez toi le soir et je suivrai les coutumes. Mais je ne fais ça pour aucun de vous. » dis-je d’un ton sec. Arthur comprenait que je l’acceptais en souvenir de la mémoire de ma propre mère. Je savais que ça n’allais pas plaire à Arcturus mais il avait attendu avant de m’avoir pour la première fois. Ne pouvait-il pas faire ce petit dernier effort pour apaiser les esprits ? J’avais cependant très intérêt à me méfier. Je connaissais Arcturus et une fois seule avec lui, il serait très bien capable de se débarrasser de mon elfe de maison pour m’expliquer sa façon de penser. Après tout, d’une certaine façon, je lui appartenais déjà. Mais je décidais de ne pas m’attarder sur ce dernier point en reprenant mon discours : « Pour toi Antoine, ne pense même pas à annuler mon mariage. J’ai très bien vécu sans toi et je peux recommencer. » dis-je en menaçant indirectement sa propre vie. Serais-je capable de le tuer ? Antoine fut en colère de me voir lui répondre ainsi mais s’il y a bien une chose dont j’étais capable était de me débarrasser d’éléments perturbateurs dans ma propre vie sans ne me poser aucune question. J’étais peut-être humaine et fragile au premier abord mais j’étais surtout capable de la pire des monstruosités. Un fratricide était tout à fait possible si je perdais pied. Je le prévenais… Qu’il ne s’impose pas en travers de moi et mon mariage où l’éliminer définitivement pourrait devenir que trop tentant. Je me tournais alors enfin vers mon fiancé et ça, je savais que ça n’allait vraiment pas le plaire mais après tout il me connaissait. Ma passivité avait que trop durer et ils avaient déjà bien eu de la chance de pouvoir tenter une négociation aussi longue. Cependant si les hommes ne pouvaient se mettre d’accord, moi j’allais trancher : « Je suppose que ce n’était pas ce que tu attendais mais j’en ai décidé ainsi. » dis-je fermement, consciente que je risquais de prendre cher plus tard. Arcturus n’était pas un homme qui se laissait facilement dicter sa conduite par qui que ce soit donc encore moins une femme. Mais il m’avait choisi et il savait que ça arriverait. Le supporterait-il ? Je n’attendis pas pour le savoir : « Maintenant que tout est réglé, vous m’excuserez mais j’ai un futur beau-père à aller voir. » dis-je sèchement avant de partir pour les laisser tous les trois en plan. J’étais agacée, énervée, en colère de voir qu’il fallait en arriver là pour réussir à contenter un minimum tout le monde. Je savais que tout ne pourrait pas plaire à chacun d’eux mais n’est-ce pas Arcturus lui-même qui m’avait demandé mon avis et sous-entendu que je pouvais être libre de mes actes ?

Je n’attendis donc personne et je sortis du bar. Qu’ils se disputent si ça les chante ! Moi je prenais mon avenir en main. Je marchais donc à peine quelques pas pour rejoindre l’arrière bar et je transplanais directement chez mes futurs beaux-parents. Je savais qu’Arcturus risquait de me rejoindre mais avec ou sans lui, je n’avais pas besoin de mon époux pour avoir le courage de me présenter devant son père, ça ne serait pas la première fois. Arrivée donc dans le jardin, je marchais le long de l’allée d’un pas décidé. Est-ce que mon fiancé me rejoindra ou me laissera-t-il faire les choses seule comme la femme indépendante que je pouvais être capable d’être ? Au fond de moi je n’étais pas sûre de vouloir qu’il me rejoigne. Je craignais qu’il ne s’emporte et qu’on se dispute… S’il y a bien une chose qui pouvait me détruire était nos dualités quand elle apparaissait. Après tout, toute personne sensée savait que deux tempéraments comme le nôtre pouvaient faire des ravages. Alors… me laisserait-il le temps de rejoindre la porte d’entrée après mon audace ?


Codes par Wild Hunger.

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Mar 13 Oct - 17:23
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Lorsque je vis ma fiancée baisser les yeux, je compris que c'était très mal parti pour moi. Elle ne devait pas être d'accord avec mes derniers mots, alors que je pensais justement avoir tout fait pour arriver à un compromis plutôt égalitaire pour toutes les parties, avec peut-être un très léger avantage pour moi. Cependant, on ne se refait pas à mon âge et la politique nous apprend bien à être de bon menteur, de bon négociateur et surtout à tirer avantage dans la moindre faille que l'on peut trouver. Lorsque le silence de Mina s'éternisa, je compris que ce n'était vraiment pas du tout bon signe, d'un coup d'oeil vers Arthur, je sus qu'il avait bien la reconnus lui aussi le tempérament de sa sœur. Antoine semblait bien être le seul à ne rien voir venir. Il ne connaissait pas le calme avant la tempête, une phrase qui allait bien à ma fiancée actuellement. J'espérai simplement que dans son emportement, je ne sois pas touché par ses mots, je savais que mon caractère m'empêcherait de bien prendre ses mots. Elle finit par se lever brusquement, posant ses mains sur la table, elle nous regarda tous les trois et je ne détournais pas les yeux, laissant juste toute la froideur que je pouvais y mettre être visible. « Nous allons faire les choses simplement.  » Dit elle avec fermeté avant de nous regarder à tour de rôle, nous défiant de lui couper la parole ou de dire le moindre mot. Je n'étais pas celui qui s'y essayerai, j'avais un minimum d'instinct de survi et je n'oubliais jamais que Mina avait été formé par ma mère, ce qui en faisait une femme dangereuse. Pourtant, elle devait se douter au plus profond d'elle-même que je n'allais pas aimer ses agissements. Même si je devais avouer qu'à l'instant actuelle, elle était très séduisante. « JE vais épouser Arcturus dans une semaine parce que JE l’ai décidé.  » Déclara-t-elle à Antoine. « TU m’amèneras à l’autel parce que c’est TON devoir  » Ajouta-t-ellle pour Arthur.

Pour le moment, j'étais déjà soulagé qu'elle ne s'en prenne pas à moi. J'étais déjà en colère, parce qu'elle n'avait pas à agir ainsi en ma présence, qu'elle le fasse lorsque je n'étais pas là et qu'elle n'avait personne pour montrer une domination visuelle sur elle, j'étais d'accord, mais là, j'étais présent et elle devait tenir sa place de femme et de sang-pur, ce qu'elle ne faisait absolument pas et qui m'excédait. « Les familles ont coutumes d’utiliser parfois leur elfe de maison comme chaperon. Quel meilleur gardien ? Mon elfe de maison contentera donc tes désirs Arthur. Il ne me quittera plus jusqu’au jour du mariage. Je rentrerai chez toi le soir et je suivrai les coutumes. Mais je ne fais ça pour aucun de vous.  » Dit elle d'un ton sec. J'étais complètement, parfaitement contre ce qu'elle venait de dire. Je n'aimais pas l'idée des chaperons, même si c'était un elfe que je pouvais torturer jusqu'à la perte de connaissance ou simplement tuer, c'était tout de même un chaperon. Je n'étais pas non plus d'accord qu'elle aille chez son frère le soir, il ne m'inspirait pas confiance et l'autre frère fanatique de l'inquisition et sûrement membre ne devait pas avoir une bonne influence sur le jumeau à Mina. Je ne voulais pas qu'un d'eux puisse la monter contre nos croyances à tout deux ou tout simplement contre moi. Je ne voulais rien de cette situation, mais je n'en montrais rien, je laisserais éclater l'étendue de ma colère lorsque nous serions seuls. Je trouverais bien une manière ou une autre de me retrouver parfaitement seul avec elle.

« Pour toi Antoine, ne pense même pas à annuler mon mariage. J’ai très bien vécu sans toi et je peux recommencer.  » Voilà bien une information plaisante, la mort de celui-là ne lui ferai pas grand-chose si elle venait à arriver. Une chance pour moi, s'il se faisait tuer, je n'aurais pas à la réconforter de la perte d'un frère. Même si je me doutais que si on lui laissait le temps de s'attacher au bâtard, elle pourrait bien l'apprécier. Après tout, j'avais conscience de l'importance d'avoir une famille. Il me faudrait donc trouver un moyen pour qu'elle ne s'attache à lui et qu'il disparaisse peut-être dans un délai relativement court. Étais je en train de chercher un moyen de planifier la mort du demi-frère de ma fiancée ? Oui. Allais je réussir sur un plus ou moins court terme ? Je n'en avais aucune certitude. La colère devait aussi parler un peu, puisque pour l'instant, je n'avais que faire des sentiments que pourrait ressentir Mina si je faisais une telle chose. Elle m'avait mise en colère et ça changeait toute ma vision de la situation et de mes sentiments pour elle. Dans ces moments-là, on pouvait vraiment se demander pourquoi je reniais toutes ressemblances avec ma mère, même si elle, je me demandais si elle pouvait ressentir le moindre sentiment positif.

« Je suppose que ce n’était pas ce que tu attendais mais j’en ai décidé ainsi.  » Les mots de Mina me sortirent de mes tergiversions sur le possible meurtre d'Antoine. Mon regard dût lui répondre une chose du genre : «  C'est un euphémisme » Sa façon de me parler eu le don de m'énerver d'autant plus. Elle avait pleinement conscience que je n'aimais pas recevoir des ordres et que je tenais à ce qu'elle tienne sa place en public, ce qu'elle ne faisait absolument pas en cet instant. Aucune femme n'a à s'adresser ainsi à son futur époux en public. Que Mina le fasse en privée et me donne son avis sur certaines choses loin d'oreilles indiscrètes n'a rien pour me déranger, mais je n'accepterais jamais qu'elle le fasse en public. « Maintenant que tout est réglé, vous m’excuserez mais j’ai un futur beau-père à aller voir.  » Dit elle avant de partir. Comptait elle réellement se rendre chez mon père afin de lui parler sans que je ne sois présent. Pour qui se prenait elle, c'était une question relevant de notre mariage alors nous devions nous y rendre tous les deux. Avait elle conscience qu'elle me ferait passer pour un homme soumis à sa femme en faisant une telle chose et devant mon père. Ne pouvait elle pas agir telle une bonne petite sang-pure bien élevée une fois de temps en temps.

J'attendis qu'elle soit sortie du bar pour me lever avec beaucoup de calme et la retenue qu'impose mon rang ainsi que la prestance que l'on m'avait inculqué. J'accordais un sourire bien faux à mes deux futurs beaux-frères. « Au plaisir de vous voir dans une semaine au mariage ! Bien que je préférerai une rencontre plus distrayante pour la prochaine fois. » Annonçais je en laissant très franchement sous-entendre que je préférerai les revoir pour m'amuser un peu avec eux. Le genre d'amusement où ils souffriraient et ou je m'amuserais plus que tout. J'avais pris le parti de laisser voir un peu de ma nature profonde, de mes origines Lestrange. Je quittais le bar avec la même tranquillité apparente, mais une fois bien à l'abri des regards, je transplanais devant le manoir de mes parents. Je sentis un léger inconfort de me retrouver là, je n'étais pas venu très souvent dans ce manoir et souvent on m'avait expressément demandé de partir avant d'aller trop loin. Pourtant, même le fait que je n'étais pas tout à fait à l'aise sur ce terrain ne diminuait pas ma colère envers Mina. J'entrais dans les barrières de protection du manoir Lestrange, voyant Mina qui marchait déjà loin devant moi, j'accélérais le pas, sans me mettre à courir, ça aurait semblé bien trop désespéré comme acte et si ma mère le voyait, elle n'aurait qu'une raison de plus de ne trouver une faiblesse.

J'arrivais finalement à la hauteur de ma fiancée alors qu'elle était presque arrivée à la porte, elle devait avoir entendu mes pas dans l'allée. Je la saisis par le bras avant de la retourner violemment en l'immobilisant contre moi. Je ne voulais lui laisser aucune échappatoire possible. « Ne me parles plus jamais ainsi en public. Tu n'as aucune décision à prendre ouvertement devant un tiers en ma présence. Ce n'est en rien digne des traditions et de notre sang. Tu me fais passer pour un homme faible, soumis à sa femme. Hors, si l'un de nous deux doit se montrer soumis en public, c'est bien toi ! Tu devrais t'estimer heureuse d'avoir trouver un homme qui te laisse libre de tes actes et qui te laisse un droit de parole en privé. Tu ne devrais en aucun cas me discréditer en public comme tu as osé le faire. » Claquais je froidement avec colère mais sans me mettre à hurler. Ma voix était toujours posée comme elle l'était d'habitude, mais on pouvait sentir toute la colère qui m'habitait y transparaître parce que je le voulais bien. Mes yeux avaient trouvé les siens et j'étais prêt à tout faire pour qu'elle ne puisse détacher son regard du mien. Mes sentiments pour Mina étaient relégués au second plan, la colère avait pris le pas et tout l'espace à l'avant de mon esprit. Mina avait touché à ma fierté, à mon ego et à mon éducation. J'avais cette capacité en étant calme de lui laisser donner son avis sur des décisions importantes, mais ça se limitait à ce qui n'appartenait qu'à nous comme moment.

J'étais un homme et je voulais que ma place soit respectée en public et pour l'instant dans ma colère, j'essayais de lui faire comprendre par les mots, même si nous savions tout deux que cela pouvait se terminer par des actes si elle venait à me tenir tête. « Venir ici, seule, ce n'est pas non plus ce que je nomme du respect pour moi. Tu n'as pas à te présenter seule devant mon père pour lui parler de notre mariage. C'est comme ce que je viens de dire, me discréditer. Je ne te laisserais pas ternir mon rang d'homme et de sorcier pur, surtout pas devant ma famille, devant mes parents. La seule personne de nous deux en droit de venir seul ici pour discuter de notre mariage, c'est moi. Je suis celui qui a la supériorité dans cette relation et je suis celui qui a la décision finale entre ses mains. » Ajoutais je en adoptant toujours le même ton. Mes bras ne lâchaient pas prises autour du corps de ma fiancée, j'usais à mes yeux d'assez de force pour la maintenir mais pas trop pour ne pas lui faire de mal. « Ne me pousses pas trop dans mes retranchements, tu risquerais de finir comme toutes ces femmes aux foyers ayant pour seul but d'élever les enfants que leur époux veut bien leur donner. » Finis je sans penser que lorsque je serais à nouveau calme, l'idée me rebuterait et me ferait me sentir stupide. Malgré mes mots, je ne me sentais pas plus calme, j'étais toujours aussi énervé et je maintenais ma prise sur ma fiancée. Une petite voix en moi, me disait que c'était une mauvaise idée de m'engueuler ainsi avec ma fiancée si près de la porte du manoir de mes parents. Que j'aurais mieux fait de transplaner avec ma fiancée chez moi pour mettre les choses aux clairs, entre être entendu de mes parents ou de ma jumelle, ma jumelle était celle devant qui j'avais le moins de tenue à avoir.
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Mer 14 Oct - 8:37
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Maybe thats what happens when a Tornado meets a Volcano
Arcturus Lestrange & Mina Valmont


Peut-être avais-je été trop loin mais si je pouvais laisser à Arcturus dicter toute ma vie par amour, il y avait certaine limite quand mon frère entrait en jeu. Il n’avait qu’une simple demande : respecter les coutumes et si j’avouais avoir du mal avec cette conception dans la vie de tous les jours, Arthur avait le don de me rappeler mes origines et qui j’étais avant de devenir ce que j’étais. J’avais aussi besoin de l’avoir à mon mariage. Pour ça, j’étais prête à contrarier Arcturus parce que je le connaissais assez pour savoir que sans mon intervention, l’année prochaine, on y serait encore à négocier. Le mariage est dans une semaine et si aucun homme n’est capable d’être raisonnable alors je prenais les commandes. De là, je pensais avoir mon mot à dire. Après tout n’était-ce pas lui-même qui avait sous-entendu à mes frères que je restais maître de mon destin en ce qui concernait mes fiançailles ? Je l’avais pris au pied de la lettre.

Ainsi, estimant que j’allais risquer de me disputer avec Arcturus, je vous avouerais que j’espérais arriver à franchir la porte des Lestranges avant qu’il ne me rattrape. Je le connaissais assez pour savoir que devant ses parents, j’avais une chance de reporter la dispute. Ainsi je marchais droit – sans courir, j’avais aussi ma fierté et mon assurance – vers la porte, me rapprochant au point d’arriver sous le perron. Arcturus m’attrapa cependant juste avant que je ne puisse complètement approcher de la porte. Je mettais ça sur le compte d’être plus petite, de faire de plus petit pas et surement de ne pas être aussi en colère que lui. Après tout l’énervement peut vous faire avancer très rapidement et ça, je le savais.

Il me saisit alors par le bras avant de me retourner violemment contre lui. J’étais totalement immobilisée à cause de sa force. Je pouvais être aussi dangereuse que je le voulais, je restais d’une force physique bien inférieure à la sienne et le seul réflexe que j’aurais pu avoir avec tout autre homme, je me l’abstenais avec lui. Lui envoyer mon genou bien placé pour oser me traiter ainsi n’était pas la solution – surtout si je désirais des enfants un jour – mais il pouvait certainement sentir dans mon regard qu’il y avait échappé de peu. C’était bien parce que malgré toute la colère que je pouvais à mon tour exprimer, contrairement à lui, mes sentiments me contrôlaient et me rendaient faible face à lui. Au fond, d’une certaine manière, j’étais alors plus faible que lui. Cela ne m’empêcha pas de lui jeter mon plus magnifique regard noir d’un air de dire ‘Tu n’as pas le droit de me traiter comme ça, nous ne sommes pas encore marié !’. Chose futile vous me direz quand on sait qu’il s’agit d’Arcturus… Pour lui, marié ou non, je lui appartenais et ça, je le savais.

Ainsi bloquée, sans possibilité de m’échapper, lui affichant un regard noir, je ne pus que l’écouter : « Ne me parles plus jamais ainsi en public. Tu n'as aucune décision à prendre ouvertement devant un tiers en ma présence. Ce n'est en rien digne des traditions et de notre sang. Tu me fais passer pour un homme faible, soumis à sa femme. Hors, si l'un de nous deux doit se montrer soumis en public, c'est bien toi ! Tu devrais t'estimer heureuse d'avoir trouvé un homme qui te laisse libre de tes actes et qui te laisse un droit de parole en privé. Tu ne devrais en aucun cas me discréditer en public comme tu as osé le faire. » J’en avais conscience et je savais qu’il avait raison mais je pouvais parfois faire preuve d’une très grande mauvaise foi en prétextant que sans moi on y serait encore. En d’autres termes, je connaissais mon frère jumeau, il n’aurait pu rien obtenir sans l’assurance d’un chaperon et de passer du temps avec moi. Arcturus était si possessif et avait tant l’habitude d’obtenir tout ce qu’il voulait, qu’il en était parfois aveugle. Si jamais au grand jamais je n’aurais osé cependant une telle chose en public comme il ose le dire, je vous avouerais qu’en famille… surtout avec mes frères… ça avait été plus fort que moi. La famille faisait partie du cercle privé à mon sens. Même si ça, je ne l’aurais pas fait devant ses propres parents. Pouvait-il alors comprendre ma position ? Je n’étais pas faite dans mon esprit pour être traitée comme une marchandise. Oui les femmes avaient cette place à notre rang et notre sang mais j’avais parfois un tempérament trop libre pour m’y conforter dans des situations comme celle-ci. De toute façon j’avais du tempérament et il le savait dès le départ. S’il n’est donc pas capable de gérer ça, le mariage risquait de très mal se finir. Seulement comment trouver un équilibre quand les deux partis ont un tel tempérament ? Ce qui me rassurait était de voir que Bellatrix et Rodolphus arrivaient à composer ensemble. Pourquoi pas nous ? Serions-nous seulement à la hauteur… ?

De son claquement, je ne baissais pas les yeux comme j’aurais dû. Il ne hurlait pas cependant pas, ce qui m’évita de lui répondre avec affront. Son calme malgré sa froideur avait bien plus d’effet sur moi qu’un simple hurlement. Il me donna alors un léger frisson de culpabilité. J’étais cependant très loin de flancher et de m’en excuser. Je maintenais à mon esprit avoir eu raison de réagir ainsi. « Venir ici, seule, ce n'est pas non plus ce que je nomme du respect pour moi. » Pardon ? Dois-je lui rappeler que sa mère en un sens, est aussi la mienne ? J’étais libre de me rendre ici comme je le désirais avant même que nous nous connaissions. J’aurais presque levé les yeux au ciel cependant une part de moi (mon instinct de survie ?) m’en empêchait… « Tu n'as pas à te présenter seule devant mon père pour lui parler de notre mariage. » Hum… Si. Mais j’avouerai que mon acte était tout de même déplacé sur le fait qu’il s’agissait de son père mais cette histoire pour mener jusqu’à l’autel, n’était-il pas simplement une histoire entre son père et moi ? ça ne le regardait pas directement… Quel importance de qui me mènerait à l’autel du moment qu’une figure d’autorité en ma personne, me conduisait à lui ? Cependant je pouvais comprendre ses ressentiments. Arcturus était proche de son père. Je semblais presque lui avoir volé sa mère en étant sa préférée. Est-ce un sentiment de vol qu’il éprouvait en gérant cette histoire seule avec son père comme si mes liens envers lui pouvaient se renforcer au point de lui prendre sa place là encore ? Je l’ignorais mais si j’avais une certitude, aux yeux de Rodolphus, je n’aurais jamais la place de ses enfants et ça, je le savais. Loin de moi donc une telle arrogance. Mais Arcturus était tellement… paranoïaque quand il s’agissait de sa famille et de l’affection qu’on peut lui apporter… Je comprenais donc avoir touché un point sensible. C’est ce qui fit que je me tus sur l’instant. « C'est comme ce que je viens de dire, me discréditer. Je ne te laisserais pas ternir mon rang d'homme et de sorcier pur, surtout pas devant ma famille, devant mes parents. » Qu’est-ce que je disais… Paranoïaque. « La seule personne de nous deux en droit de venir seul ici pour discuter de notre mariage, c'est moi. Je suis celui qui a la supériorité dans cette relation et je suis celui qui a la décision finale entre ses mains. » Et même si j’aimerai émettre une réserve, je savais que dans les faits, il avait raison. Mes frères parlaient de contrat sur parchemin. N’en avais-je pas signé un autre, sans m’en rendre compte, avec Arcturus ? Dès l’instant où je lui donnai ma virginité et qu’il l’acceptait, notre union était scellée. C’était un accord tacite entre nous depuis le début. Ce que je détestais alors quand je savais qu’il avait raison. Ne pouvant alors lui tourner le dos, bien trop tenue par mon fiancé, je choisis de détourner le regard, preuve de ma première défaite. Je savais qu’il avait raison et je le prenais mal. Alors si officiellement, je détenais toute possession de mes choix, nous savions tous les deux que je n’avais plus qu’à me taire et me plier parce que tel était mon rôle. Je n’en restais pas moins furibonde. Je ne supportais pas de devoir me soumettre quand je ne le désirais pas. Depuis trois ans, j’avais eu toute liberté d’agir, de dire et donc de penser ce que je voulais sans prendre de gant. J’étais alors en train de réapprendre, à ce moment même, ce que j’avais oublié de mon éducation et qui m’avait poussé jusque-là à refuser d’appartenir à un homme. Je n’aimerai pas Arcturus comme je l’aimai, je savais alors que je lui aurais déjà fait payer d’avoir réussi à attendre cette position face à moi. Je me maudissais plus que je ne détestais Arcturus d’être tombée amoureuse à ce point.

Les choses auraient pu alors s’en arrêter là. Je savais qu’avec un simple silence pesant et froid, j’aurai fini par capituler. Et m’excuser ? M’en demanderiez-vous trop ? J’étais très fière et il m’aurait fallu du temps pour accepter et reconnaitre mon erreur. Il me maintenait cependant et à rester ainsi, j’aurai lâché prise pour son attention à me maintenir – me recadrer ? – sans me faire de réel mal. Seulement Arcturus ne put s’en arrêter là et se fut son erreur : « Ne me pousses pas trop dans mes retranchements, tu risquerais de finir comme toutes ces femmes aux foyers ayant pour seul but d'élever les enfants que leur époux veut bien leur donner. » Le réflexe partit. Il avait eu de la chance de maintenir mes bras fermement. Sans ça il s’en serait pris une monumentale. Bloquée par sa force, dans l’incapacité de laisser ma main partir violemment sur sa joue, il savait pourtant où mon réflexe aurait pu me mener. Jamais cependant une femme n’aurait osé lever sa main sur son époux. C’était contre nature mais je ne le répèterai jamais assez : je n’étais pas de celles qui se laisser soumettre aussi facilement. Mon tempérament de feu l’avait déjà bien assez prouvé. A une parole de trop de sa part, fut un geste de trop de mon côté.

Privé cependant du loisir de lui montrer à quel point je n’étais pas d’accord en lui mettant ma main sur sa joue surement pas d’une façon qu’il aurait aimé, je dus tenter de me dégager en posant mes mains sur lui pour le repousser. « Lâche-moi ! » lui ordonnai-je. Sans succès… Voyant bien que je ne pourrais rien en tirer, je choisis alors de le regarder droit dans les yeux. Le défiant ouvertement. Je savais qu’il avait le droit de faire une telle chose. Mais à quel prix ? Je restai ainsi sans un mot lui ordonnant du regard de s’exécuter tout de suite que je puisse lui en coller une comme il le méritait. Vous pensez bien qu’il n’était pas assez fou pour me lâcher alors que je commençais à rentrer dans une colère noire… Il ne lâchait ni prise, ni sa domination sur moi, ne serait-ce que par le regard. Avait-il tort ? Considérant le fait qu’il ne désirait pas être le maillon faible et soumis du couple, valait mieux qu’il tienne.

Voyant que je n’obtiendrai jamais gain de cause physiquement – il fallait rester un minimum logique – et comme je ne comptais pas encore (notez-le ‘pas encore’ qui pouvait changer) utiliser ma baguette ou la magie pour me défendre face à un homme qui avait tout à fait raison de remettre les choses au clair – même si je n’étais pas du tout d’accord avec sa dernière menace qui me mit dans tous mes états –, je finis par lui dire sur le même ton aussi froid et cinglant : « Alors c’est comme ça que tu vois les choses à la première petite contrariété ? » bon certes cette contrariété et mon audace n’était pas petite mais je diminuais les faits exprès pour rabaisser son attitude à celle d’un enfant simplement capricieux. « Tu veux m’enfermer ? Mais vas-y. Fait-le. Je t’en prie ! Soit aussi faible que ces hommes qui ne savent pas comment gérer leur femme et donc préfère les confiner, les cloitrer loin du monde. Soit aussi faible que ceux qui imposent leur domination grâce uniquement à leur rang sans avoir aucune virilité pour arriver à leur fin autrement. Enferme-moi. Attache-moi si ça te chante. Fais de moi une femme qui te servira à ton bon plaisir ou pour te donner des héritiers. Prend-moi comme un objet dont tu te serviras en rentrant de ton travail. Faut-il même que je t’aide en m’attachant moi-même avec des liens suffisamment serré ?! Oh mais attend j’ai mieux… Demande à un de tes elfes de maison puisque tu es trop faible pour le faire toi-même ! » dis-je durement mais calmement malgré un très profond agacement. Oui je le savais : j’allais trop loin. Mais n’est-ce pas lui qui osait me dire n’être un homme faible et soumis pour avoir ensuite recours à son rang pour tenter de me soumettre par un confinement ? Mais qu’il ose… Alors je comprendrais que je m’étais trompé sur sa force. « Et tu te dis le fils de Bellatrix et Rodolphus Lestrange ?! Pardonne-moi d’en douter. Jamais Rodolphus ne se serait abaissé à une telle déloyauté avec sa femme. Lui au moins a assez de cran et de virilité pour s’y prendre autrement. » Je savais que là, j’allais toucher à un point qui allait faire mal. Je revendiquais clairement son ascendance mais j’avais besoin de lui faire comprendre avec quelle bassesse il avait osé me traiter par ses mots. Le pensait-il ? Je savais que non et c’est bien pour cela que je lui disais tout cela. Pour lui faire prendre conscience de sa menace déloyale et surtout faible. Je le regardais alors toujours dans les yeux.

Je devais alors être totalement folle, parce que je ne m’en arrêtais pas là même si ça aurait pu très – trop même – largement suffire. Je concluais ouvertement, profitant que nous soyons seuls pour oser dire ces mots : « Que ça te plaise ou non, je ne changerai donc pas d’avis. Mon elfe de maison sera mon chaperon et je te défends de penser une seule seconde à le tuer. » Je connaissais que trop bien mon fiancé… « Ce soir je rentrerai chez Sasha et à partir de la prochaine nuit je dormirai chez mon frère parce que je ne suis pas encore ta femme et que je n’ai donc aucune obligation. » insistai-je bien sur ce dernier point pour lui faire comprendre qu’il n’avait vraiment pas le choix. J’avouais… je jouais déloyalement avec mon statut de fiancée. Je rajoutai cependant : « J’ai même tout intérêt à ne pas dormir sous le même toit que toi, tu sais très bien pourquoi. » faisais-je référence à nos réputations et ses ambitions politiques. « Sur ce, pouvons-nous rejoindre ton père ensemble pour discuter de ma conduite à l’autel ou non ? » dis-je en prenant sur moi pour rester calme. Après tout, je ne pouvais bouger tant qu’il me tenait.

Je tentais de le ramener à la raison par mes dernières paroles. Est-ce que ça allait fonctionner ? Après ce que j’avais osé dire juste avant ? Aucune femme n’aurait osé parler comme ça à son époux. Elle l’aurait pensé mais elle se serait soumis parce que c’est comme ça. Nous n’avons pas le choix. Cependant je refusais de voir mon époux se conduire avec autant de lâcheté et je n’hésitais pas à lui faire comprendre, quitte à risquer de ne pas recevoir que des mots cinglants de sa part. Je savais les colères et la dangerosité de mon époux. Je savais aussi qu’il pourrait en venir aux actes mais je ne préférais pas y penser pour le moment. Je fixais ainsi son regard clairement. Qu’il exécute sa menace si ça le chante ! Mais quelle faiblesse d’en arriver là pour me maitriser… ça ne serait pas digne de lui et j’étais persuadée qu’il en aurait autant conscience que moi après mes mots. Pas dit cependant que sa fierté accepte d’avoir autant été rabaissée… Mais ça, j’allais très rapidement le savoir.


Codes par Wild Hunger.

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Mer 14 Oct - 16:49
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Je n'avais loupé aucun de ses regards noirs, mais ça ne m'avait fait strictement aucun effet. Là, je la voyais en train de se contenir, j'avais bien senti que si elle avait eu la possibilité de me frapper, elle l'aurait fait sans hésiter. Je m'estimais vaguement heureux qu'elle n'ait pas tapé dans mes bijoux de famille sait on jamais ce que ça aurait pu avoir comme résultat. Elle tenta en vain de se défaire de ma prise, mais entre elle et moi, il était indéniable que j'étais le plus fort des deux. « Lâche-moi ! » M'ordonna-t-elle, mais c'était bien mal me connaître que de penser que je me laisserai aller à suivre un ordre. J'étais justement en train de remettre de l'ordre dans la tenue qu'elle devait suivre et malgré la colère, j'avais bien conscience qu'en cédant à sa demande, je montrerais un signe de faiblesse. C'est bien pour cette raison que je ne bougeais pas d'un millimètre, ne détournant pas une seule seconde mon regard du sien. Pour moi, mes mots me semblaient plus que juste sous l'effet de la colère et je ne reviendrais pas dessus. « Alors c’est comme ça que tu vois les choses à la première petite contrariété ? » Me dit elle d'un ton froid et cinglant. Je tiquais au mot petite, elle appelait tout cela une petite contrariété, n'avait elle pas conscience que s'en était une énorme. Il ne s'agissait pas que d'une question banale là, mais bien de question essentielle et face à ses frères. Si ces deux-là venaient à penser que j'étais soumis à leur sœur, je ne ferais qu'un plus mauvais mari à leurs yeux.

« Tu veux m’enfermer ? Mais vas-y. Fait-le. Je t’en prie ! Soit aussi faible que ces hommes qui ne savent pas comment gérer leur femme et donc préfère les confiner, les cloitrer loin du monde. Soit aussi faible que ceux qui imposent leur domination grâce uniquement à leur rang sans avoir aucune virilité pour arriver à leur fin autrement. Enferme-moi. Attache-moi si ça te chante. Fais de moi une femme qui te servira à ton bon plaisir ou pour te donner des héritiers. Prend-moi comme un objet dont tu te serviras en rentrant de ton travail. Faut-il même que je t’aide en m’attachant moi-même avec des liens suffisamment serré ?! Oh mais attend j’ai mieux… Demande à un de tes elfes de maison puisque tu es trop faible pour le faire toi-même ! » Dit elle durement mais en gardant un calme apparent dans sa voix. Cela eu pour seul effet de me mettre plus en colère, malgré une léger soupçon de honte qui pointait le bout de son nez. Mes sentiments refaisaient surface et je savais que je ne voulais en rien cloîtrer Mina à notre mariage pour en faire un objet. Cependant, ma colère était encore là, parce qu'elle venait d'insulter l'homme que j'étais, ma virilité et mes capacités. J'étais tout à fait capable de l'attacher sans lui demander de le faire elle-même, sans demander à un elfe de maison. Surtout qu'elle devait se douter du peu d'estime que j'avais pour ces créatures, je ne laisserais jamais une créature faire une chose d'une telle importance. Je n'appréciai pas surtout qu'elle me compare à un homme faible comme l'étaient et le sont la plupart des sangs-purs et comme le deviendront leurs enfants par manque d'intelligence, en se contentant de suivre ce qu'ils ont vus de leurs pères. « Et tu te dis le fils de Bellatrix et Rodolphus Lestrange ?! Pardonne-moi d’en douter. Jamais Rodolphus ne se serait abaissé à une telle déloyauté avec sa femme. Lui au moins a assez de cran et de virilité pour s’y prendre autrement. » Cette attaque sur mes parents me blessa bien plus que n'importe lequel de ses mots. Je ne voulais en aucun cas ressembler à mes parents, mais je savais que mon père avait toujours été droit avec ma mère. Ces mots me coupaient toutes idées de réponse, je trouvais son attaque déloyale mais je n'en montrais rien, je n'allais pas me montrer faible face à elle et j'étais toujours assez en colère pour que rien d'autres ne soit visible. Elle pensait que je ne méritais pas de porter le nom des Lestrange, eh bien, elle allait voir que j'étais parfaitement apte et en droit de le faire.

« Que ça te plaise ou non, je ne changerai donc pas d’avis. Mon elfe de maison sera mon chaperon et je te défends de penser une seule seconde à le tuer » J'en conclus qu'elle avait conscience que j'avais planifié la mort de cette créature et qu'elle savait que je n'accepterai pas cette idée de chaperon. « Ce soir je rentrerai chez Sasha et à partir de la prochaine nuit je dormirai chez mon frère parce que je ne suis pas encore ta femme et que je n’ai donc aucune obligation. » Insista-t-elle sur la fin et un sourire calculateur dût prendre possession de mon visage. Si tout cela ne se limitait qu'à notre statut de fiancé, on pouvait très bien régler la question très rapidement, après tout, nous étions devant le manoir de mes parents, il ne manquait que quelques personnes pour régler le problème définitivement et rapidement. Ce qui m'épargnerais le fait de la voir se promener avec un chaperon et aussi la séparation d'une semaine. « J’ai même tout intérêt à ne pas dormir sous le même toit que toi, tu sais très bien pourquoi. » Je fis l'innocent face à cette remarque, il y avait bien des raisons pourtant pour qu'elle choisisse de ne pas dormir chez moi et j'en avais conscience. Autant pour une question de traditions, de réputation que du fait qu'il n'était pas bon qu'elle reste chez moi si j'étais toujours en colère contre elle, nous pouvions très facilement en venir à sortir nos baguettes et ça n'aurait rien de tendre comme affrontement, elle devait en avoir conscience autant que moi. « Sur ce, pouvons-nous rejoindre ton père ensemble pour discuter de ma conduite à l’autel ou non ? » Je fis un léger signe négatif de la tête. Je ne voulais pas me présenter devant mon père en étant ainsi en colère. Je ne connaissais pas bien mon père, c'était un fait, mais j'avais comme dans l'idée qu'il serait capable de me poser des questions quand nous serions seuls. Si je lui racontais les termes de notre dispute, il serait sûrement de l'avis de Mina, que c'était une faiblesse de cloîtrer sa femme. Je pouvais en être certains, après tout, ma mère était une mangemort, lieutenant du Seigneur des Ténèbres, ce qui montrait qu'elle avait le droit à une grande liberté de la part de mon père. Ce qui ne le rendait en rien moins bon mari qu'un autre.

Je ne voulais pas non plus me présenter à lui en colère parce que c'était mon père et que je voulais en aucun cas m'emporter avec lui. Il restait mon père et un être dangereux, ce dont j'avais plus que conscience, je ne doutais pas qu'il n'aurait aucun remord à me remettre en place si je lui faisais subir ma mauvaise humeur. « Tu sais aussi bien que moi que je n'en pensais rien. Si j'avais eu en tête d'avoir une femme attachée à mon lit et là que pour mon plaisir et ma descendance, j'aurais choisi une de ces filles faciles que j'ai toujours mis dans mon lit. » Déclarais je à ma fiancée, lui accordant au moins un point sur cette partie là de mes paroles. Je ne voyais pas l'intérêt de jouer le fier puisque c'était sûrement une menace que je n'arriverais jamais à mettre à exécution et que si je la mettais à exécution, Mina trouverait le moyen de me rendre complètement cinglé après quelques heures d'un tel traitement et je ferais tout pour qu'elle recommence sa vie comme avant. J'avais clairement conscience que je n'étais pas fait pour arracher la liberté de mes proches, mais aussi que je ne pourrais pas supporter de voir Mina traîner toute la journée à la maison, parce qu'elle en viendrait à m'énerver et notre vie ne serait qu'une longue suite de dispute. « Cela étant, je ne suis pas un être faible et sans virilité, si un jour je devais en arriver à te traiter de la sorte, je veillerais à t'attacher moi-même à notre lit afin que tu ne puisses plus en bouger. Bien que l'idée puisse avoir certains attraits, tu m'agacerais bien trop vite pour que je pense à faire cela. » Avouais je en souriant un peu. C'était entre l'insulte et le compliment et j'en avais parfaitement conscience. Cependant, c'était vrai, elle m'agacerait trop en étant femme au foyer.

« Pour ce qui concerne mon ascendance, sache que je suis bien le fils de mes parents. Je ne sais pas du tout quel est leur manière de vivre, alors je ne puis te dire que je vais agir comme mon père peut agir avec ma mère. » Annonçais je et je sus que je semblais bien plus calme que la colère qui grondait toujours en moi. « Je ne peux pas accepter de comportement déplacé de ta part en public, alors tiens ta langue. Mon but n'est pas que l'on se dispute à chaque retour d'une sortie publique, Mina. Un jour la dispute pourrait tourner bien différemment et tu en as autant conscience que moi. » Déclarais je avec un calme apparent qui n'avait rien de vraiment très convainquant. Je me sentais encore assez en colère et je n'avais pas fini avec elle. C'était juste les points que je pouvais aborder avec plus de calme. « Venons-en à ces histoires de chaperon. Je ne veux pas que tu aies un chaperon. Je n'aime pas l'idée d'être surveillé quand je te vois. J'ai bien pensé à tuer ton elfe, mais comme tu ne le veux pas, il y a bien d'autres moyens pour se débarrasser de sa surveillance que sa mort. Il pourrait par exemple avoir quelques trous de mémoires... » Marmonnais je en laissant clairement transparaître une idée possible de faire de cet elfe qu'une formalité qui pourrait être détournée. « Si ce n'est que le fait de ne pas être ma femme qui te fait penser que tu n'as aucune obligation envers moi, on peut très simplement et rapidement régler ce problème. Mes parents vivent ici, la garce ne sera pas difficile à trouver et si tu tiens à la présence de tes frères, nous pourrons facilement les faire revenir. Peut-être même n'ont ils pas encore quitté le bar de notre rencontre. Du moins, si comme moi un peu d'alcool ne leur ferait pas de mal pour digérer ton comportement si déplacé. » Dis je avec un grand sourire semblant presque gentil et innocent. Je savais qu'elle ne serait absolument pas dupe de mes petites mimiques que je choisissais et qu'elle comprendrait parfaitement le fait que je sous-entendais un mariage dans l'heure à venir.

Je ne la libérais pas de ma prise, j'étais plus calme maintenant que je ne l'avais été au début de notre conversation et je la rapprochais de moi si c'était possible, mais d'une façon un peu plus tendre. C'était peut-être un peu une façon d'endormir sa méfiance et j'en avais conscience, mais ça, je ne savais si elle en avait conscience. « Tu es ma femme, depuis déjà un moment. Tu as scellé l'accord de m'appartenir, tu t'es d'une certaine façon déjà soumise à moi. Tu n'avais en aucun cas le droit de choisir toi-même les termes de cette négociation et je n'accepterais pas ces termes. Si tu tiens tellement à ton chaperon, nous ne nous verrons pas durant une semaine, je réglerais les derniers détails de notre mariage seul et tu verras ce qu'il en est le jour J. Ainsi, tu ne pourras plus me juger faible et manquant de virilité. Bien qu'il me semble que question de virilité, je t'ai déjà démontré que j'en avais. » Déclarais je parfaitement conscient du double sens que pouvait prendre ma dernière phrase, mais je ne l'avais pas fait exprès et je ne l'avais pas du tout calculé. Je fixais mon regard dans le sien, me penchant légèrement vers elle de façon délibérer pour rapprocher nos regards. « Rien avec toi ne promets d'être facile, mais chaque fois que tu auras l'audace de me rabaisser, je t'apprendrai où est ta place. » Soufflais je mais c'était une promesse, que jamais je ne me laisserai faire par elle et dans le fond, c'était aussi une mise en garde, j'avais aujourd'hui eu assez de contrôle pour ne pas en venir à utiliser ma baguette, mais il pourrait très bien en être autrement à d'autres moments. Je savais aussi que le fait d'être chez mes parents avait eu un effet sur moi, je ne voulais pas qu'ils assistent à un réel emportement de notre part à tous les deux, surtout alors que nous étions si proche de notre mariage. J'avais toujours en tête qu'ils puissent penser que j'allais opter pour la solution la plus lâche, qui serait de tout abandonner pour revenir à ma vie d'avant ma rencontre avec Mina. « Si tout est dit, nous pouvons aller à la rencontre de mon père. » Dis je loin d'être certains que tout était dit. Si elle avait encore quelques choses à redire et qu'elle ravivait la colère qui était en moi avec ses paroles. Nous pouvions encore nous trouver au même endroit lorsque le soleil prendrai la place de la lune dans le ciel. Après, si elle n'avait rien à dire de blessant ou d'énervant de plus, la rencontre avec mon père serait bien assez rapidement là, mais connaissant Mina, il y avait de fortes chances qu'elle ait encore des choses à me dire.
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Sam 17 Oct - 10:33
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Arcturus Lestrange & Mina Valmont
R. City - Locked Away ft. Adam Levine


Je n’étais pas une femme dont il pouvait disposer comme il le désirait sans que je n’émette mon avis. J’avais trop de tempérament pour me laisser dominer facilement. Je voulais bien être patiente et lui laisser le contrôle de ma vie mais avec quelques limites. J’avais assez de crans pour lui rappeler où étaient les limites. Il voulait m’enfermer ? Mais soit… Cependant je doutais qu’il ne supporte cette situation lui-même très longtemps. Nous avions besoin tous les deux, pour que notre couple fonctionne, d’avoir nos propres activités. Après tout, n’oublions pas que ce mariage n’était non pas le fruit d’une négociation mais de l’amour lui-même. Etions-nous faits de toute façon pour un autre type de mariage ? Pour ma part, je savais que je ne pourrais épouser un homme en qui je n’avais pas un minimum de respect et de sentiments. Oui certes, je n’aurais peut-être pas eu le choix du vivant de mon père mais il n’était pas là pour en décider et je ne laisserais pas mes frères me dicter si facilement ma conduite.

Ainsi, une fois mon avis demandé, je demandé à Arcturus si nous pouvions aller voir son père. Il ne fut cependant pas d’accord. Quelle tête de mule… En même temps je le comprenais. Si son père apprenait ce qu’il avait osé me dire, il se rangerait de mon côté. Ce n’est pas par une telle menace que l’on peut dominer une femme comme moi. Arcturus devait lui-même en avoir conscience. « Tu sais aussi bien que moi que je n'en pensais rien. » Oui mais je préférais me méfier. Après tout, je ne connaissais Arcturus que depuis quelques mois à peine… Je n’avais donc aucune assurance que ses colères le repousse dans ses retranchements. « Si j'avais eu en tête d'avoir une femme attachée à mon lit et là que pour mon plaisir et ma descendance, j'aurais choisi une de ces filles faciles que j'ai toujours mis dans mon lit. » Au moins il ne me mettait pas dans le même panier et déjà une part de moi en fut flattée malgré moi. Cette parole m’apaisa… un peu. « Cela étant, je ne suis pas un être faible et sans virilité, si un jour je devais en arriver à te traiter de la sorte, je veillerais à t'attacher moi-même à notre lit afin que tu ne puisses plus en bouger. Bien que l'idée puisse avoir certains attraits, tu m'agacerais bien trop vite pour que je pense à faire cela. » Ah ça… J’avais du caractère et il le savait. Je savais comment le rendre dingue. Je commençais à connaitre certaines de ses faiblesses. Avec honnêteté, je vous avouerais cependant que lui affirmer manquer de virilité, avait été peut-être de trop. Je savais pertinemment qu’il n’en manquait pas et j’étais la mieux placer pour le savoir mais j’aimais le toucher déloyalement sur cet aspect en sachant qu’Arcturus était un homme trop fier pour ne pas réagir à cela. Je ne regrettais cependant pas mes mots. C’est ce qui faisait en cet instant qu’il revenait peut-être sur ses décisions. Son sourire m’indiqua alors qu’il tentait de prendre sur lui pour se calmer. Je fis ainsi le choix de me forcer la main à faire de même. Du moins jusqu’au prochain mot de travers…

Il n’hésita alors pas à repréciser certains détails : « Pour ce qui concerne mon ascendance, sache que je suis bien le fils de mes parents. Je ne sais pas du tout quel est leur manière de vivre, alors je ne puis te dire que je vais agir comme mon père peut agir avec ma mère. » dit-il calmement. « Je ne peux pas accepter de comportement déplacé de ta part en public, alors tiens ta langue. Mon but n'est pas que l'on se dispute à chaque retour d'une sortie publique, Mina. Un jour la dispute pourrait tourner bien différemment et tu en as autant conscience que moi. » dit-il toujours dans ce même calme qui n’était cependant pas le reflet de cette flemme dans ses yeux. Il était toujours en colère et pour la première fois je baissais les yeux, consciente malgré tout de ma faute même si une fois encore je ne la regrettai pas. Je serai prête à recommencer avec mes frères pour me sortir de cette situation, ce qui me fit un peu culpabiliser et douter. Serais-je finalement vraiment capable de tenir ma place quand une situation me dépassera ? Aurais-je la force de contenir mon tempérament fougueux ? Je n’avais plus l’habitude de devoir me taire et suivre les directives d’un homme. Je savais que j’allais devoir faire un gros travail sur moi-même si je voulais éviter de m’emporter sans cesse de cette façon. Je me rendais alors compte avoir du mal avec cette soumission apparente. J’avais ma fierté. Que diront les autres mangemorts en me voyant m’effacer devant mon époux, moi qui faisais trembler la plupart qui passaient entre mes mains… Comment faisait Bellatrix pour trouver un entre deux avec son époux ? Il n’était pas évident pour une femme libre de ses actes depuis trois ans de devoir de nouveau se restreindre. Je savais pourtant qu’il me faudrait faire cet effort en l’honneur des sacrifices qu’a pu faire Arcturus à son tour comme la marque sur son bras… Après tout cela s’appelait le respect envers un époux qui me laissait tout de même beaucoup de liberté. C’est ainsi que consciente de ça, les yeux baissés, je me résignais doucement…

Faisant profil bas, je ne dis donc rien. Il continua pour sa part : « Venons-en à ces histoires de chaperon. Je ne veux pas que tu aies un chaperon. Je n'aime pas l'idée d'être surveillé quand je te vois. J'ai bien pensé à tuer ton elfe, mais comme tu ne le veux pas, il y a bien d'autres moyens pour se débarrasser de sa surveillance que sa mort. Il pourrait par exemple avoir quelques trous de mémoires... » marmonna-t-il me faisant finalement lever les yeux au ciel. Il était incorrigible ! Ne pouvait-il pas me faire cette faveur ? C’était apparemment trop lui demander. « Si ce n'est que le fait de ne pas être ma femme qui te fait penser que tu n'as aucune obligation envers moi, » Et j’eus clairement l’audace de l’affirmer par un geste positif de la tête (on ne se refait pas, n’est-ce pas….) « on peut très simplement et rapidement régler ce problème. Mes parents vivent ici, la garce ne sera pas difficile à trouver et si tu tiens à la présence de tes frères, nous pourrons facilement les faire revenir. Peut-être même n'ont-ils pas encore quitté le bar de notre rencontre. Du moins, si comme moi un peu d'alcool ne leur ferait pas de mal pour digérer ton comportement si déplacé. » dit-il avec un grand sourire, surement fier de sa trouvaille. Je le regardais pour ma part d’un air de dire ‘tu n’oserais pas faire ça…’. Nous n’avions pas réservé tout un tas de préparatifs pour jeter l’argent par les fenêtres et faire ça dans la plus simple intimité ! Certes nous sommes pourvus mais ce n’est pas une raison. Non pas que je sois contre l’idée. Elle avait quelque chose de sexy et j’avouais être tentée. Etre sa femme… porter son nom dès ce soir… Oui mais ce n’était clairement pas raisonnable ! Et tellement nous… Je savais que ça nous ressemblerait. Personne – si ce n’est peut-être mes frères – ne seraient vraiment étonnés. Mais que diraient ceux qui ne nous connaissent pas. Le risque était que tout le monde croit au fait que je sois enceinte. Je ne voulais pas qu’on imagine une telle chose de moi. Pas avant le mariage du moins… Du reste, c’était une autre histoire. Alors même si j’adorai tout au fond de moi l’idée, je ne l’acceptais pas. Mais avais-je le choix s’il le décidait ainsi ? Non. Et je le savais très bien. Je décidai donc d’être un minimum intelligent et de ne pas relever au risque de provoquer mes noces avant l’heure.

Après son insinuation, je ne dis donc aucun mot et il garda sa prise sur moi. Il semblait cependant plus calme… Je le ressentais sans pouvoir l’expliquer. Il se rapprocha alors de moi si bien que je fus contre lui. Si la proximité aurait pu ne rien me faire sinon m’énerver il y a encore quelques minutes, je sentais une vague de chaleur naître à ce moment précis. Rah ce que je pouvais le détester de pouvoir avoir autant d’influence sur moi ! Endormant alors ma méfiance, je le laissais complètement faire. « Tu es ma femme, depuis déjà un moment. » Son rapprochement… Ses mots… Il avait su trouver le chemin pour m’apaiser et même me faire craquer. Je le regardais en me mordant les lèvres. Ça m’échappa sans le vouloir, preuve de mon changement radical d’humeur. Et qui était faible maintenant ? Moi mais chut, on ne le dira pas ouvertement. « Tu as scellé l'accord de m'appartenir, tu t'es d'une certaine façon déjà soumise à moi. Tu n'avais en aucun cas le droit de choisir toi-même les termes de cette négociation et je n'accepterais pas ces termes. » Il venait de trouver la faille de mes propres justifications. Parfois s’en était presque agaçant d’avoir un fiancé aussi perspicace et intelligent (même si ça me faisait aussi craquer). De cet instant, je n’eus de contre-attaque en tête parce qu’il ne pouvait y en avoir et je le savais. Ça ne m’empêcha pas d’être de très mauvaise foi et de détourner le regard, n’assumant pas tout à fait cette défaite flagrante et sans possibilité d’appel. « Si tu tiens tellement à ton chaperon, nous ne nous verrons pas durant une semaine, je réglerais les derniers détails de notre mariage seul et tu verras ce qu'il en est le jour J. Ainsi, tu ne pourras plus me juger faible et manquant de virilité. Bien qu'il me semble que question de virilité, je t'ai déjà démontré que j'en avais. » me dit-il très clairement en sous-entendant notre intimité. Je ne rougissais pas souvent mais j’avouais que là… ça m’échappa. Le regard toujours détourné, mes joues blanches se colorèrent légèrement, preuve que j’avais très bien compris de quoi il parlait. Je relevais alors le regard d’un air – malgré moi – résiliant. Là, il fixa son propre regard dans le mien. Il se pencha ensuite vers moi. Nouveau frisson. Il ne m’aida pas à avoir les idées claires. Je sentais mes joues rougir un peu plus. C’est fou ce que je pouvais être très dangereuse et à la fois très… jeune et non habituée donc inexpérimentée sur certaines choses. De cet instant, il me tenait complètement et ce sans avoir finalement à s’énerver. Mon cœur avait raison de moi. « Rien avec toi ne promets d'être facile, mais chaque fois que tu auras l'audace de me rabaisser, je t'apprendrai où est ta place. » souffla-t-il comme un promesse. Je sentais la mise en garde et je secouais la tête positivement comme l’acceptant. C’était un début vers la conscience de ma culpabilité. « Si tout est dit, nous pouvons aller à la rencontre de mon père. » clotûra-t-il le sujet.

S’il tenait encore mes bras, je pus ramener mes mains vers ses propres bras pour les poser délicatement. De là je me blottis contre lui. « Pardonne-moi… » La colère passée, je retrouvais ma place mais aussi mes douceurs. Mes doigts caressaient alors ce qu’il me laissait l’occasion de toucher. Je sentais alors son cœur dans un rythme loin d’être calme sans pour autant violent. Je ne dis rien, attendant qu’il trouve le moyen de redescendre de la même façon que moi. De mon côté, je réfléchissais alors à tout ce qu’il m’avait dit. Une semaine était dans longtemps… J’aimerai tellement lui appartenir maintenant sans que plus personne ne puisse contester cela. Fermant les yeux, contre lui, je commençais à céder. Je savais que ça ne plairait pas à mon frère mais je pouvais bien oublier cette idée de chaperon mais dormir chez mon frère. C’était tout à fait faisable. J’avais de toute façon besoin de voir mon frère et avec les préparatifs du mariage, nous n’aurions de toute façon que peu de temps pour nous.

Après avoir pris le temps de laisser nos tempéraments se calmer, je relevais enfin le regard. Ma main trouva la sienne pour l’enlacer : « Pas de chaperons… » Et finalement Arcturus obtenait tout ce qu’il voulait preuve de son savoir à comment gérer mes impulsions. Mon autre main monta sur son corps jusqu’à sa joue. De là mon pouce caressa sa joue délicatement. Profitant de ce moment où nous étions seuls, je laissais mon regard se noyer dans le sien. Il était si facile de se perdre dans son regard. Une de ses mèches de cheveux tombait dans ses yeux. Je la replaçais avec douceur. « Je ferai plus attention les prochaines fois. » lui promis-je. Je ne disais pas que ça ne recommencerait pas mais de tenter de me modérer et d’apprendre à être digne d’être sa femme. Une impulsion de ma main dans son cou, le fit rapprocher de moi. Mon nez toucha le sien délicatement. « Je t’aime… » C’est fou comme nous étions capable de passer d’un extrême à un autre ensemble. C’est ce qui faisait aussi qu’on s’aimait. Je n’avais alors pas besoin qu’il me réponde. Je savais très bien que c’était réciproque sinon il ne se donnerait pas autant de mal avec moi. J’allais alors l’embrasser quand la porte s’ouvrit.

Mon réflexe fut de me retourner, collant mon dos contre le torse d’Arcturus inconsciemment. La surprise passée, je vis alors son père sur le pas de la porte. Je baissais un instant le regard avant de lui faire un signe de tête respecté pour le saluer. Fut-il surpris de nous trouver sur le pas de sa porte ? Ça c’était à Arcturus de vous le raconter…


Codes par Wild Hunger.

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