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l'amour rend-il l'humanité ?

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Sam 17 Oct - 23:47
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Elle profita du peu de liberté de mouvement laissé par mes bras pour venir les poser sur mes bras avant de se blottir contre moi. « Pardonne-moi… » Ses mots me calmèrent, tout comme son geste. Elle redevenait raisonnable et comprenait sûrement qu'elle n'avait pas bien fait les choses. Je sentais la caresse de ses doigts sur mes bras alors que je me calmais lentement. J'avais encore le cœur battant la chamade de mon emportement. Par pur réflexe, je resserrais mon étreinte de façon plus tendre, plus possessive, puisque c'était vraiment de la possession. Je la tenais et je ne la laisserais plus partir, il était trop tard pour cela. J'aimais sa présence autour de moi, dans mes bras et l'entendre me parler. Je savais que ce ne serait sûrement pas la dernière dispute qu'on aurait durant notre vie, mais au moins celle-là n'était pas encore allée trop loin. Je n'avais toujours pas tout ce que je voulais, mais j'avais déjà ses excuses et je les avais accepté à ma manière, en la prenant plus tendrement dans mes bras. C'était plus facile que les mots, c'était plus moi. Mina le comprendrait et j'en étais certains. Je pouvais sentir mon esprit et mon cœur s'apaiser, même si avoir Mina contre moi n'était pas pour apaiser mon cœur. J'avais toujours un rythme cardiaque plus élevé quand elle était proche de moi que quand elle ne l'était pas, c'était sûrement dû aux sentiments qu'on avait l'un pour l'autre. Elle finit par relever son regard vers moi et une de ses mains vint saisir la mienne afin d'entrelacer nos doigts. « Pas de chaperons… » M'annonça-t-elle et j'eus envie de sauter de joie face à cette victoire. Je n'aurais pas supporté la présence d'un chaperon lors de nos rencontres, je l'avais dit à ma manière. Je sentis sa main venir contre ma joue et je la laissais faire, j'aimais le contact entre nos peaux, qu'importe la nature profonde qu'il avait. Je vis ses doigts passer devant mes yeux pour attraper une mèche rebelle qu'elle remit à sa place, permettant à nos yeux de se croiser sans rien pour obstruer notre vue. « Je ferai plus attention les prochaines fois. » Me promit-elle et je savais qu'elle ferait des efforts, même si je ne m'attendais pas à ce qu'elle devienne irréprochable du jour au lendemain. J'avais comme l'intuition qu'il lui faudrait du temps et encore quelques disputes avant qu'elle ne sache tenir sa place en public. Je n'en fis pas le commentaire, c'était déjà une bonne chose qu'elle me promette d'essayer de le faire, puisque je me doutais que c'est ce qu'elle était en train de faire. Sa main passa dans mon cou et rapprocha mon visage du sien, faisant se toucher nos nez.« Je t’aime… » Me dit elle et je ne lui répondis pas.

Elle savait que je ne le ferais pas, je me contentais de faire glisser doucement ma main du bas de son dos jusqu'au milieu. C'était une caresse sommes toute banale pour le commun des mortels, mais elle comprendrait que c'était un genre de réponse de ma part. En prenant la conversation à ce moment, personne n'aurait pu se douter que nous venions de nous disputer avec force. Je la vis faire en sortes de rapprocher son visage pour m'embrasser, mais c'est à ce moment-là que la porte s'ouvrit. Je levais les yeux pour voir mon père, en même temps, je sentis Mina se retourner dans mes bras pour venir coller son dos à mon torse. J'étais soulagé qu'il ne s'agisse que de mon père, je n'aurais pas souhaité entendre une remarque de ma mère. Je vis Mina ne saluer poliment d'un signe de tête auquel il lui répondit, je me contentais d'un léger sourire en inclinant légèrement la tête. Je relâchais la prise de mes bras autour de Mina et je saisis son bras. La forçant sans la forcer à marcher vers mon père en ma compagnie. Il s'effaça pour nous laisser passer la porte et ferma derrière nous. « Puis je connaître la raison de votre venue ? Et surtout la raison qui fait que vous vous trouvez sur le pas de la porte depuis un petit moment ? » Nous demanda-t-il, mais à son regard, je vis qu'il s'adressait en premier lieu à moi. Ce qui était sommes toute compréhensible, j'étais son fils, pas Mina, même si elle était un membre de la famille elle aussi et bien avant nos fiançailles et même notre rencontre.

Je passais nerveusement une main dans mes cheveux, preuve de mon malaise, même si mon père ne devait pas être au courant de cette mauvaise habitude, sauf s'il avait la même et que je ne le savais pas. J'étais simplement sûr que Mina comprendrait que j'étais mal à l'aise face à sa seconde question, la première elle n'était pas trop compliqué. Voyant que je ne répondais pas, il nous fit signe de le suivre dans le salon. Il prit place dans un fauteuil avec une élégance que j'admirais. Je m'assis sur le canapé, invitant d'un regard Mina à s'asseoir à mes côtés. Je ne savais trop si c'était à moi d'expliquer la situation ou à Mina, après tout, j'avais conscience que ça ne concernait qu'eux deux cette histoire d'accompagnement à l'autel, mais j'étais le futur époux et celui que devait montrer qu'il n'était pas un faible. « Je crois juste de dire que la raison de notre venue vous concerne essentiellement vous et Mina, Père. Il s'agit du mariage et de quelques désagrément que nous avons rencontrer quand à son organisation. Des problèmes de dernières minutes. C'est à croire que nous aurions du faire notre mariage comme nous avons gérer notre rencontre et nos fiançailles, rapidement et avec le minimum de personnes au courant. » Déclarais je bien conscient de ne pas avoir répondu à la seconde question de mon père. Je n'avais pas très envie de lui parler du fait que nous étions resté dehors parce que nous étions tout deux énervés par les actions et choix de l'autre, ce qui nous avait conduit à une dispute devant le porche du manoir de mes parents. Pourtant, je n'étais pas non plus prêt à mentir à mon père, je ne voulais pas le faire. Je croisais son regard insistant et je compris qu'il attendait réellement cette seconde réponse, je pris calmement une inspiration, en espérant que Mina n'entrerait pas trop dans les détails de cette dispute en parlant de son accompagnement à l'autel. « Mina et moi avions un léger différent d'opinion à régler avant de vous rencontrer. Bien qu'il ne vous concerne pas, je n'aime pas laisser traîner les désaccords. » Affirmais je à mon père et ce n'était pas un mensonge, je rendais simplement l'histoire moins longue, retirant quelques détails qui ne changeaient que peu de chose pour moi, mais qui aurait peut-être conduit à des commentaires de la part de mon père.

Son regard me fit savoir que ma réponse lui convenait, même si je me doutais qu'il me demanderait plus de détails. Peut-être loin des oreilles de Mina ou qu'il le ferait lorsqu'on se verrait au manoir où j'étais bien plus à l'aise, ce qu'il devait avoir remarqué. Ma présence dans le manoir Lestrange était gênante pour moi, je n'avais pas l'impression d'y avoir totalement ma place, ni d'y être chez moi. Ce qui me semblait normal, je n'avais jamais vécu là et je me sentais plus comme un invité dans ce bâtiment que comme le fils des maîtres de maison, bien que je l'étais. « Le lieu pour régler votre désaccord était très mal choisis. Faites attention à vos actions, elles pourraient vous nuire. » Nous réprimanda assez gentiment mon père et je savais qu'il ne disait pas cela contre nous. Il voulait simplement nous mettre en garde contre d'autres personnes pouvant nous entendre si un jour nous avions ce genre de désaccord dans un lieu public. Je hochais la tête pour toute réponse, je ne voulais pas ternir notre réputation pour avoir été vu en pleine dispute avec ma femme. Tous les sang-purs ont des disputes, j'en étais conscient, mais c'était l'un des sujet tabou, un peu comme les relations sexuelles avant le mariage, on cachait bien ces faits. « Pourquoi as tu accompagné Mina ici, si la question ne concerne que nous deux ? » S'enquit mon père et je l'observais longuement. J'avais une très bonne réponse à cette question et au moins, c'était moins compliqué que de lui expliquer les raisons de notre discorde. « Cela concerne notre mariage, alors il me semble tout à fait normal que Mina comme moi soyons présents afin de nous entretenir avec vous. » Répliquais je de façon tout à fait polis. Mina ne m'avait que rarement vu parler ainsi, en me montrant poli, respectueux et en même temps doux avec quelqu'un. Seul mon père avait su obtenir ce mélange de ma part, face à lui, je pouvais laisser voir mon attachement pour lui, mais j'y mettais tout de même les formes et le respect qu'il devait attendre. Un elfe vint nous proposer des boissons et je demandais un verre de whisky-pur-feu après avoir laissé mon père choisir ainsi que Mina. Nos verres arrivèrent et je bus une gorgée calmement. « Je t'en prie, Mina, dis moi ce que tu as à me dire. » Déclara mon père et je choisis de rester en retrait, puisqu'il s'était adressé directement à ma fiancée. Je me contenterais de me taire et de suivre la conversation jusqu'à ce qu'on m'invite à nouveau à prendre la parole. Malgré les apparences, je savais tenir ma place face à mes aînés et je n'allais pas tenter de manquer de respect à mon père. Il avait beau avoir l'air d'être très calme et il m'aimait, je savais qu'il ne se ferait pas prier pour me remettre à ma place si je venais à lui manquer de respect.
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Dim 18 Oct - 11:17
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Arcturus Lestrange & Mina Valmont
R. City - Locked Away ft. Adam Levine


Quand son père apparut, j’avouais être surprise mais surtout être quelque peu gênée. Je venais de me disputer avec son fils et même si le dénouement était positif, c’était toujours assez dérangeant de voir le père de son fiancé quelques minutes après surtout quand vous vous demandez s’il n’a pas entendu toute la dispute derrière la porte et attendu que nous ayons fini pour l’ouvrir… Après tout, si la dispute avait eu lieu, c’était bien, oui par un conflit d’intérêt mais surtout par un dépassement de ma part en public et ça, je savais que Rodolphus n’était pas un homme à le permettre. Je n’avais jamais vu Bellatrix agir comme je le faisais. Je ne doutais pas qu’en privé, cela devait être très différent mais elle me l’avait encore rappelé à notre dernier entrevue : les femmes ont malheureusement une place inconfortable à tenir. C’est comme ça et nous n’avons pas le choix. Même si nous avons raison, là n’est pas notre place de contredire notre époux devant foule. Alors oui je vous avouerai : je n’étais pas à l’aise…

Quoi qu’il en fût, le dos contre le torse d’Arcturus, je ne me faisais pas remarquer. Son père m’avait toujours inspiré un très grand respect et peut-être même une légère crainte (le seul sur cette terre. Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, je ne craignais pas le seigneur des ténèbres pour le moment… Mais mes sentiments et la construction d’une famille risquait de très rapidement me faire changer d’avis.). Il était le genre d’homme trop calme pour être inoffensif. Je n’ai jamais craint la mort mais je savais que Rodolphus était un homme qui savait imposer à sa victime plus violent qu’une simple mort. Je ne souhaiterai pas avoir un aperçu de ses talents. Je connaissais ceux de sa femme et de son fils et je ne doutais pas que pour obtenir autant de respect de son fils ou de sa femme c’est que ces deux-là devaient être des enfants de cœur à côté de ses pratiques. Ce n’était qu’une question de logique.

Ainsi mon instinct de survie, en sa présence, m’obligeait à tenir ma place sans dire mot. Jamais je n’aurais osé me faire remarquer avec la présence de son père contrairement à ce que j’avais fait avec Arcturus. Pas que je traitais mon fiancé avec moins de respect. Je n’avais juste pas cette crainte avec Arcturus contrairement à son père. L’intimité avec mon fiancé et son désir de me laisser mes libertés accompagnées de mon tempérament fougueux n’aidait pas toujours Arcturus. Serait-ce parce qu’il ne me tenait pas assez ? Je ne pouvais dire pourquoi avec Rodolphus, jamais je n’aurai essayé de protester une seule fois… Il ne m’avait pourtant jamais rien fait ni dit qui pourrait me rendre aussi docile. Certains psychomage pourraient alors justifier cependant très simplement. Si Bellatrix était ma mentor et comme une mère depuis un an, j’avais du transférer sans le vouloir la figure du père en Rodolphus. L’enfant a besoin de référents et soyons honnête, il y a un an, je n’étais encore qu’une enfant perdue qui avaient besoin de référents. Si j’étais devenue un monstre, quel meilleure figure alors pour jouer le rôle de père à mon sens et ce sans vraiment me concerter ou en parlant avec l’époux de ma mentor ? Certains pourraient dire Voldemort mais étant enfant, ayant considéré très rapidement Bellatrix comme une seconde mère, la logique voulait, parce qu’ils étaient un couple fort et solide, que je prenne donc Rodolphus comme un père. Cette idée pourrait paraître étrange pour beaucoup… Je n’ai que peu discuter avec Rodolphus et je n’ai jamais eu de moment seul avec lui si ce n’est quelques minutes avant de voir Bellatrix. Mais comprenez que ce lien est pourtant l’exacte copie de celui que j’avais avec mon père. Je ne le voyais que rarement sauf peut-être pour me faire remettre à ma place mais à l’époque, ce n’était que rarement nécessaire contrairement à aujourd’hui. Il était donc logique de faire un tel transfert et tellement plus cohérent encore aujourd’hui alors que j’allais devenir sa belle-fille. Alors oui, jamais je n’oserai une seule fois penser à contredire ou parler sans qu’on me l’ait demandé alors même que j’étais en sa présence et ce même s’il prenait une décision me concernant qui ne pourrait me plaire. C’était le privilège de la figure paternelle, de sa personnalité et de mon éducation mélangées.

Ainsi face à lui je ne dis rien. Ma soumission était radicale mais elle était ainsi. Cela ne faisait pour autant pas de moi une personne timide. C’était simplement une question de respect. Ça ne m’empêcha pas de le regarder droit dans les yeux pour le saluer avant de baisser le regard comme la tradition le voulait pour une future belle-fille. Je n’avais fort heureusement pas oublié tous les codes de conduite dans ma liberté de ces trois dernières années. Je sentais à ce moment la prise d’Arcturus se relâcher au seul moment où j’aurais préféré qu’il me garde contre lui. Il saisit mon bras. Et voilà que je redevenais, sans qu’il ne s’en rende compte, de nouveau une marionnette entre ses bras. Arcturus ne se rendait pas toujours de ses autorités sur moi mais je savais que le feu de mon tempérament le poussait parfois à ne pouvoir s’empêcher d’agir ainsi. J’aurais presque levé les yeux au ciel si Rodolphus n’était pas en face de moi. Je me fis violence pour ne rien afficher. Arcturus m’imposa alors – sans m’imposer mais je savais malgré tout que je n’avais pas trop le choix – d’entrer dans la demeure de ses parents.

Une fois la porte refermée derrière nous, il se tourna vers nous : « Puis je connaître la raison de votre venue ? Et surtout la raison qui fait que vous vous trouvez sur le pas de la porte depuis un petit moment ? » nous dit-il tout en concentrant son regard sur Arcturus. De là, je fus bien contente d’être une ‘simple’ femme. Je laissais Arcturus se débrouiller avec ça, profitant, je vous l’avouerai, très clairement de mon statut pour ne rien dire. Je n’aurai pas aimé être celle qui devait des comptes à Rodolphus. La hiérarchie imposait qu’Arcturus soit le seul à pouvoir répondre à la question. Un sourire intérieur me traversa l’esprit alors que je fus des plus raisonnables en laissant à Arcturus le soin – et le fardeau ? – de répondre à la dernière question. Tu voulais que je sois une femme docile ? Débrouille-toi avec ça. C’était clairement ma pensée. De toute façon même si j’avais eu envie d’ouvrir la bouche, en la présence de Rodolphus, l’idée me serait très rapidement venue comme absurde.

Je vis alors la main d’Arcturus passer dans ses cheveux. Je compris immédiatement sa nervosité, le privilège d’être sa femme et de commencer à bien le connaitre. Il ne répondit pas. Je fis de même parce qu’on ne me demanda aucun compte. Pour une fois que cette situation m’arrangeait, je n’allais clairement pas ouvrir la bouche. Rodolphus nous conduit alors dans le salon que je connaissais par cœur. Il s’assit sur son fauteuil. Je suivis Arcturus et attendit qu’il s’assoit sur le canapé et me propose d’en faire de même pour obéir. De là ? Je laissais à Arcturus le privilège de répondre à son père. « Je crois juste de dire que la raison de notre venue vous concerne essentiellement vous et Mina, Père. Il s'agit du mariage et de quelques désagréments que nous avons rencontrés quant à son organisation. Des problèmes de dernières minutes. C'est à croire que nous aurions dû faire notre mariage comme nous avons gérer notre rencontre et nos fiançailles, rapidement et avec le minimum de personnes au courant. » Hum… Puis-je émettre un bémol ? Se marier après un mois de fiançailles… c’est déjà très court ! Enfin chez les français… Après, je n’avais pas toutes les habitudes anglaises en tête non plus même si elles ressemblaient énormément aux miennes. Quoi qu’il en soit, en Auvergne, le délai était souvent de huit à douze mois… Je trouvais donc tout cela très rapide pour ma part. Loin de moi pour autant de penser ce délai comme négatif. J’avouais adorer l’idée de me rapprocher de la date fatidique pour ne plus avoir à craindre l’intervention de je ne sais qui encore sans oublier une chose essentielle : mes craintes. Je ne les affichais pas mais ne faisais-je pas une erreur de contracter un mariage par amour ? Et si les sentiments venaient à disparaitre dans un an ? Que nous resterait-il ? Mes doutes se concentraient énormément sur ces détails. Je ne connaissais pas de mariage, à nos jours, fait par amour qui ait duré. Mes parents ont eu un mariage issu d’un accord et je savais que c’était aussi le cas pour les parents d’Arcturus et comme beaucoup d’autres couples chez les mangemorts. Pour être honnête, je n’avais aucun couple en tête qui se mariait ainsi par amour. Chez les sangs-purs c’était la plupart du temps proscrit puisque de tels mariages pouvaient très rapidement voler en éclat. Que se passerait-il si lui ne m’aimait plus et prenait maitresse ? Je savais que ça pourrait très mal se terminer. Mon tempérament ne pourrait accepter une telle chose. Alors oui, parfois j’avais peur de dire « oui ». Mon cœur m’y pousserait mais je devenais anxieuse dès qu’on parlait de mon mariage et de mon engagement. Avoir finalement une semaine pour me rétracter était assez rassurant. Non pas que je comptais changement d’avis. C’était seulement la possibilité du choix qui me rassurait un peu. De toute façon je connaissais mon fiancé. Pour lui, j’étais déjà sa femme et il n’hésiterait pas à se servir de ma virginité offerte pour obtenir ma main de force. M’enfin comme je le disais déjà : je ne comptais pas changer d’avis. J’avais juste l’appréhension NORMALE d’une future épouse.

De ses mots, je remarquais qu’il n’avait alors pas encore répondu à la deuxième question de son père et celui-ci attendait clairement qu’il délie sa langue. Bon courage… Arcturus, après un petit temps, trouva cependant apparemment ses mots : « Mina et moi avions un léger différent d'opinion à régler avant de vous rencontrer. Bien qu'il ne vous concerne pas, je n'aime pas laisser traîner les désaccords. » Joliment formulé. Je ne pouvais qu’être admirative des talents de mon fiancé sur ce coup-là. Je ne dis rien pour ma part. Je n’avais sérieusement pas envie de parler de mes problèmes de couple avec mon futur beau-père. Cela ne regardait que nous. Son père n’insista alors pas, ou du moins pas devant moi. Du reste, ça ne me regardait plus. C’était une histoire entre père et fils. Son père nous mit alors en garde comme le ferait un père envers ses enfants : « Le lieu pour régler votre désaccord était très mal choisis. Faites attention à vos actions, elles pourraient vous nuire. » Je prenais cela comme une leçon de vie. « Pourquoi as-tu accompagné Mina ici, si la question ne concerne que nous deux ? » demanda Rodolphus. A cette question, je connaissais déjà la réponse d’Arcturus, cependant surement formulé autrement : Il était bien trop possessif et dominateur pour laisser sa femme laisser gérer cela seule avec SON père à lui. Preuve tournée d’une autre façon : « Cela concerne notre mariage, alors il me semble tout à fait normal que Mina comme moi soyons présents afin de nous entretenir avec vous. » Bien tourné encore. Il avait l’art de tourner tout à son avantage mais je me doutais que Rodolphus n’était pas dupe sur les tendances à vouloir tout contrôler sur son mariage. Bon, reconnaissons-le, j’ai pu tout de même avoir mon seul et unique regard sur ma robe qu’il n’avait jamais vu et qu’il ne verra pas avant les noces. J’avais cependant hâte de la porter et de voir son regard brûler d’un désir fou de la retirer. Du moins c’est l’effet que j’espérais… Après, là aussi, je craignais qu’elle ne lui plaise pas. Enfin je connaissais Arcturus et je pensais avoir choisi une robe non provoquante mais suffisamment… bref je n’en dis pas plus.

Un elfe arriva pour nous proposer des boissons. Chacun choisit la sienne. Pour ma part, je tenais à garder les idées claires face à mon futur beau-père. Je choisis donc une boisson typiquement sorcière mais sans alcool. Nos verres arrivèrent alors rapidement et j’attendis que les deux hommes boivent une gorgée pour en faire de même. « Je t'en prie, Mina, dis-moi ce que tu as à me dire. » déclara alors son père à mon encontre. Je tenais à ce moment mon verre des deux mains. Je baissais le regard un instant, cherchant mes mots avant de le relever pour parler : « Mon… frère jumeau est en vie. Mon demi-frère aîné a tenté durant un an de le tirer de son coma par différentes méthodes sans même que je ne sois au courant de son existence. » décidai-je de commencer par le début. « Il est sorti du coma depuis quelques semaines et je viens de découvrir qu’il a lui aussi survécu à l’incident qui a tué mes parents il y a trois ans. » Et bien évidemment cela changeait beaucoup de choses sur ma vie. Rodolphus, n’étant au courant de la perte de ma virginité, devait croire que l’un des deux frères devaient donc avoir ma personne à sa charge, par logique mon frère jumeau puisque l’aîné était, par mes mots « demi-frère » un bâtard. Seulement Arthur avait confié ce rôle à Antoine. Enfin tout ceci n’était que des détails qui ne m’intéressaient pas dans la conversation. Nous n’avions besoin de revenir sur nos différents de l’heure passée. « Mon frère jumeau, Arthur, est tout ce que j’ai de mon passé et de ma famille directe. Ma demande est alors délicate mais… » commençais-je en sentant qu’il était plus difficile de formuler une requête comme celle-ci une fois en face de mon futur beau-père. Il termina alors mes mots malgré moi : « Tu désires que ton frère t’accompagne jusqu’à l’autel. » dit-il d’un ton que je ne saurais jugé. Il était calme mais était-il réprobateur ou compréhensif ? Sa neutralité était stressante pour moi. « Oui. » lui répondis-je cependant. « Ton frère aîné est de ton père ? » demanda-t-il dans cette même neutralité. « Oui. » répondis-je encore une fois sans trop comprendre pourquoi une telle question. Peut-être simplement pour se renseigner et savoir dans quelle situation se retrouvait son fils. « Qui a ta responsabilité ? » Si je réponds Arcturus, ce qui n’était pas tout à fait faux dans les faits même si rien n’était officiel, je doutais que ce soit judicieux. Je ne tenais pas à ce que Bellatrix apprenne que je lui ai donné ma virginité. Je ne voulais pas descendre dans l’estime de mes beaux-parents. Mais pouvais-je mentir ? Je me sentais plus que coincée. J’étais cependant aussi très ruser et je finis par répondre : « Arthur a cru bon de confier ses droits à mon frère aîné, Antoine, étant donné son état. » Comment ne pas mentir tout en omettant l’essentiel. J’étais très talentueuse pour cela. « Ton frère aîné laisserait-il le loisir à ton frère jumeau de prendre ce rôle ? » me demanda-t-il. « Oui. » Mes deux frères n’avaient pas l’air en conflit et Antoine n’avait pas protesté sur ce détail tout à l’heure. J’attendais alors qu’il parle de nouveau. Le droit revenait normalement à mon père. En son absence, j’avais demandé à Rodolphus s’il pouvait remplir ce rôle qu’il possédait déjà à mon sens. A ce moment, le choix final lui revenait donc mais je vous avouerai qu’en apprenant l’existence de mon frère jumeau, pour moi, c’était tellement plus symbolique de le voir faire une telle chose. C’était comme donner son consentement définitif et c’est tout ce que j’espérais. Et si Rodolphus le refusait, voyant le potentiel danger arriver ? Arthur, me conduisant à l’autel, serait donc le dernier à me voir seul avant de me conduire à l’autel. Qui pouvait prédire que mon frère, contre ce mariage, n’en profiterait pas pour m’enlever de force. Après tout, dans les faits, alors que j’étais sensée être vierge, il en avait le droit et aucun Lestrange ne pourrait contester une telle chose. D’où surement cette question : « Est-il pour ou contre votre mariage ? » Je grimaçais très largement à cette question. J’avais bien vu les réticences de mon frère et malheureusement, sur cette question, je ne pouvais ni ruser et encore moins mentir. Je baissais alors la tête navrée : « Il est contre… » J’avais alors conscience que, selon mon futur beau-père, tous les préparatifs et ce mariage pouvait tomber complètement à l’eau juste par le refus de mon frère. C’était son droit. Enfin si tenté le fait d’être encore vierge…

« Qu’en pense mon fils ? » Je tournais alors le regard vers Arcturus. Je ne voulais pas dévoiler la perte de ma virginité à mon futur beau-père et il put le lire dans mes yeux. Si ça sauvait notre mariage, je refusais qu’il le sache. Assez de personnes le savaient comme ça et ça ne nous regardait que nous. De plus, je vous avouerai que reconnaitre une telle chose devant Rodolphus Lestrange, ne me rendrait pas fière. Cela montrait l’impact qu’avait Arcturus sur moi. C’était une question de fierté une fois encore. Reconnaitre ne pas être une femme d’une aussi haute vertu comme il aurait pu l’imaginer venant de sa belle-fille parce qu’elle a cédé à l’amour plutôt qu’au devoir ne me mettait vraiment pas à l’aise. Avais-je cependant le choix ? Non. Après tout Rodolphus ne s’était adressé à moi mais bien à Arcturus. La décision donc de le dire revenait à Arcturus. Cependant vous me connaissez… Etant donné mon refus de le dire, Arcturus allait en entendre parler s’il osait le dire malgré ma demande de se taire sur ce dernier point. Arriverai-je cependant à me contenir devant Rodolphus s’il faisait une telle chose ? Le choix était donc difficile pour mon fiancé. Allait-il faire le choix de le dire et ainsi m’offrir le bonheur que ce soit Arthur qui me conduise à l’autel non sans une violente dispute quand nous serions de nouveau seul ou allait-il ne rien dire sur ce dernier point, me briser ce nouveau rêve, mes espoirs et le cœur – puisqu’on ne se marie qu’une seule fois – et échapper à cette dispute ? Car après tout, nous le savions tous les deux : si Rodolphus n’avait pas l’assurance que mes frères ne pouvaient rien contre ce mariage, il prendrait la décision de me conduire lui-même à l’autel pour s’assurer du bonheur de son fils.

Codes par Wild Hunger.

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Dim 18 Oct - 14:22
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J'observais ma fiancée, elle tenait son verre à deux mains et baissa le regard pour ne pas regarder mon père. Elle devait choisir ses mots, puisqu'elle finit par le regarder. « Mon… frère jumeau est en vie. Mon demi-frère aîné a tenté durant un an de le tirer de son coma par différentes méthodes sans même que je ne sois au courant de son existence. » Commença Mina en mettant la situation en place. « Il est sorti du coma depuis quelques semaines et je viens de découvrir qu’il a lui aussi survécu à l’incident qui a tué mes parents il y a trois ans. » Poursuivit ma fiancée. Je me doutais qu'elle était restée relativement vague pour ne pas avoir à tout expliquer à mon père. Surtout que c'était ses frères qui avaient conduit à notre dispute et qui étaient les premiers concernés par nos désaccords récents. Cependant, elle devait se douter que mon père allait poser des questions sur ce bâtard, c'était pas franchement dans les habitudes sang-pur de donner naissance à des bâtards. Je ne dis rien, me contentant d'attendre de voir la suite des événements et surtout la réaction de mon père face à la demande que Mina n'avait toujours pas formulé. « Mon frère jumeau, Arthur, est tout ce que j’ai de mon passé et de ma famille directe. Ma demande est alors délicate mais…  » Commença Mina sans pour autant demander directement ce qu'elle avait à demander. Je me rendis compte qu'elle montrait un respect et une soumission parfaite à mon père. La question devait alors être très délicate à poser pour elle. « Tu désires que ton frère t’accompagne jusqu’à l’autel. » Déclara mon père, finissant les mots de Mina.

Je n'arrivais pas à juger le ton de sa voix, une preuve flagrante que je ne connaissais pas bien mes parents. « Oui. » Répondit Mina. Une réponse claire et succincte, ce qui ne serait pas pour déplaire à mon père, j'en avais l'intuition. Allait il pour autant accepter de céder la place au frère jumeau de ma fiancée. « Ton frère aîné est de ton père ? » Demanda mon père et j'avais bien prédit son questionnement sur le bâtard. « Oui. » Répondit Mina, une chance pour nous, puisque mon père aurait mal pris je pense que la mère de Mina puisse avoir donné naissance à un bâtard, c'était une femme, d'un homme ça passait plus facilement. « Qui a ta responsabilité ? » S'enquit mon père et mon esprit disait déjà moi, même si je priais pour que Mina ne dise pas les choses ainsi. Ce serait mal venue face à mon père et ça risquait de lui donner l'information que nous n'avions réellement pas suivis les traditions elle et moi. Même si je savais que lorsqu'elle répondrait que c'était Antoine qui avait sa garde, mon père n'apprécierait pas plus. Après tout, il devait penser comme moi, qu'un bâtard n'avait pas à prendre les décisions à la place d'un fils légitime. « Arthur a cru bon de confier ses droits à mon frère aîné, Antoine, étant donné son état. » Ses mots me soulagèrent. La tournure de phrase était bien pensé et ça ne laissait savoir aucun de nos écarts.

« Ton frère aîné laisserait-il le loisir à ton frère jumeau de prendre ce rôle ? » Encore une question importante et judicieuse. « Oui. » La réponse était comme les précédentes, très claire et sans informations inutiles. Cependant, tous les questionnements de mon père me faisait douter sur sa décision finale. Puisque dans le fond, on devait se ressembler un peu. Il posait des questions comme pour jauger le taux de confiance qu'il pouvait avoir dans ces nouveaux arrivant dans notre vie à Mina et moi. Je savais que mon père faisait tout cela pour que mon mariage me rende heureux. Il avait cet instinct paternel bien caché derrière son air calme et bien éloigné de la monstruosité dont il pouvait faire preuve. « Est-il pour ou contre votre mariage ? » Voilà bien la question qui pouvait faire basculer la réponse de mon père de positive à négative. Hors, au vue du fait que ses frères étaient contre le mariage, mon père risquait de refuser de céder sa place. « Il est contre… » Je savais que mon père n'allait pas apprécier cette réponse. Après tout, nous préparions le mariage et l'arrivée des frères semblait tout mettre en péril à ses yeux. Cependant, il ne se doutait pas que nous faisions de la rétention d'information Mina et moi en avouant pas qu'elle m'avait donné sa virginité et que c'était une garantie que le mariage se fasse.

Je bus une gorgée de mon verre, je ne voulais pas en arriver à avouer à mon père que je n'avais pas suivit les traditions une fois de plus en prenant la virginité de ma fiancée avant le mariage. Ni la faire passer pour une femme n'accordant aucune importance aux traditions parce qu'elle m'avait offert ce qu'une jeune femme avait de plus cher avant le mariage. « Qu’en pense mon fils ? » S'enquit mon père et je fus étonné qu'il s'adresse à moi. Je croisais le regard de Mina et je compris que pour elle, c'était également très important que rien ne soit dit sur nos écarts face aux traditions. Je savais pourtant que se serait le moyen le plus simple de garantir une réponse positive de mon père. Cependant, j'avais également conscience que si mon père l'apprenait, je perdrais de son estime et surtout que ma mère l'apprendrait. Mon père m'en voudrait et me donnerait son opinion sur la question, mais ma mère, elle m'en voudrait sûrement à mort d'avoir osé faire ça. Je n'avais que trop conscience que ma mère attachait de l'importance à Mina et que Mina était plus importante à ses yeux que ses propres enfants. Si mes parents apprenaient cela, je n'étais même pas certains d'avoir une chance de me marier avant ma mort et je savais que ma mère ne se ferait pas prier pour rabaisser Mina et lui faire savoir qu'elle trouvait son comportement indigne. Pour le bien de Mina et le mien, je cherchais un autre moyen de répondre à mon père sans tuer toutes les chances que mon père accepte.

Je sentais le regard de mon père sur moi, il attendait que je parle et je ne savais pas réellement quoi lui dire sans faire savoir que je ne faisais pas confiance à Arthur pour m'amener Mina le jour de notre mariage. Je n'étais pas à l'aise, parce que je savais que mon avis aurait un impact sur la réponse de mon père. Et que si la réponse de mon père était négative, Mina m'en voudrait si mon opinion se montrait contre son jumeau. « J'en pense que je n'apprécie aucun de ses frères, que pour moi, ne pas les avoir dans notre vie serait bien plus simple. » Avouais je sans tenter de cacher mon antipathie pour les frères de ma femme. « Cependant, il est clair à mes yeux que pour Mina, il est important d'avoir son jumeau à ses côtés le jour de notre mariage, se serait une façon pour lui de nous montrer son consentement. Je sais que pour vous, ce paradoxe peut-être difficile à comprendre que d'un côté je puisse détester son jumeau mais en même temps tendre à lui accorder le droit d'accompagner Mina à l'autel. » Déclarais je parfaitement conscient du fait que mes paroles se contredisaient. Je bus une gorgée de mon verre pensivement, j'avais bien des idées de la manière dont j'allais continuer cette conversation. « Je comprends le désir de Mina d'avoir sa famille à ses côtés en ce jour important de sa vie. Je n'aurais moi-même pas pu me marier sans votre présence à Mère et vous à mon mariage en vous sachant vivant. Je ne veux pas lui gâcher ce jour de sa vie en l'amputant de la présence de son frère, mais je n'ai aucunement confiance en cet homme. » Finis je par dire à mon père, ce qui était d'une façon l'aveu que je n'avais rien contre le fait qu'il l'amène à l'autel, mais qu'en même temps, j'étais contre. Je laissais un gros flou à mon père quant à ce qu'il devait faire, accepter ou refuser de céder sa place.

« Es tu au moins certains qu'il n'annulera pas votre mariage ? » Me demanda mon père et je savais que j'avais la certitude que ce ne serait pas le cas. Cependant, si je l'affirmais, mon père comprendrait qu'il y avait des événements secrets dans notre relation à Mina et moi. Il ne tarderait pas à mettre la main sur ces événements, il était perspicace, ça j'en étais convaincu. « Peut-on réellement avoir une garantie lorsqu'il s'agit d'un mariage comme le nôtre. Néanmoins, j'aime à penser que Arthur tiendra sa parole pour sa sœur. » Répondis je ce qui n'était pas un mensonge, je n'étais pas certains qu'Arthur tiendrait parole. Il pouvait très bien décider à la dernière minute d'empêcher notre mariage à Mina et moi, mais je me doutais qu'il ne le ferait pas compte tenu de ce qu'il savait de l'intimité qu'il y avait entre Mina et moi. Ce qui je l'avais compris avait une importance dans l'esprit d'Arthur, celui qu'une femme n'appartient qu'à un seul homme, même si Mina était passée outre les traditions en m'accordant cette part d'elle avant notre mariage. « Je ne veux que ce qu'il y a de mieux pour mon mariage, si cela peut en même temps apporter à Mina ce qu'elle désire, ça n'en serait que bénéfique. » Précisais je à mon père et je finis mon verre avec calme. Je fixais mes yeux dans ceux de mon père après avoir reposé mon verre. J'attendais de voir ce qu'il avait à me répondre, à nous répondre. Puisqu'il n'avait sûrement plus grand-chose à ajouter comme question avant de voir pour rendre sa décision. « Tu n'es ainsi pas plus convaincu que moi de laisser cet inconnu, même si c'est son frère, la conduire à l'autel. Je ne voudrais pas que son frère vienne effacer ce que tu as fait de plus respectable depuis ton retour dans ma vie. » M'annonça mon père et je baissais les yeux face à ses mots. Je comprenais bien le sens de ceux-ci, il venait clairement de me dire que je n'avais pas agi dignement vis-à-vis de mon rang en ayant une vie frivole. Il avait aussi clairement compris que c'était Mina qui m'avait conduit à une vie plus sérieuse et que notre mariage était une décision mûrement réfléchie mais également une déclaration que j'agirais conformément à mon rang, mon sang et les traditions. Je laissais mes yeux posé sur mes mains, je me sentais pour la première fois coupable de ma vie passée. Pourtant, dans un même temps, je me disais que j'avais bien fait, sans cela, je me serais peut-être marié plus jeune et je n'aurais ainsi jamais rencontré Mina.

Je relevais finalement les yeux vers lui, mais il regardait ma fiancée. « Ton frère sera-t-il capable de s'en tenir à un rôle d'accompagnant sans tenter quoi que ce soit contre votre mariage ? » Demanda mon père à Mina. La question semblait bien claire et directe. C'était dit d'un ton toujours aussi neutre. Pourtant j'avais comme la sensation qu'elle avait un autre sens, vu les mots prononcés juste avant par mon père. J'avais entendu cette demande comme un : « Ton frère va-t-il t'empêcher de te marier et ainsi faire que mon fils se montrera une nouvelle fois indigne de son rang. » Je ne pouvais assuré que mon père pensait les choses ainsi, mais je l'avais compris ainsi. Mon père demandait à Mina si son frère risquait de gâcher ce qu'elle avait fait de moi. J'avais comme l'impression que si Arthur nous la faisait à l'envers, si mon père cédait, il n'aurait pas que moi à sa poursuite, mais également mon père.
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Dim 18 Oct - 15:27
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Arcturus Lestrange & Mina Valmont
Returning fire with fire - Mindy Smith


La situation était comme qui dirait… critique. Je ne voulais pas qu’Arcturus avoue que nous avions osé franchir le pas avant l’heure. Je ne le regrettais pas. Je savais qu’il aurait été mieux d’attendre mais dans les faits, avec Arcturus, c’était tout bonnement impossible même avec toute la volonté du monde. Il était un homme passionné qui frustration après frustration avait eu besoin de ça et moi amoureuse, je lui avais offert non pas par devoir mais par sentiments. Je ne regrettais pas ce choix : il était la preuve de mon amour inconditionnel pour lui mais aussi de toute ma confiance en lui. Combien de femmes, dans ma position face à un homme aussi volage, aurait osé lui offrir une telle confiance en connaissance de son passé ? Peu, voir aucune. Il fallait complètement être folle pour donner sa virginité avant le mariage avec un homme comme lui mais cela tombait bien puisque j’étais follement amoureuse de cet homme. Jamais alors, à partir de l’instant où j’avais accepté, je n’avais craint d’un potentiel abandon comme ses anciennes conquêtes. Son cœur était acquis pour le moment et je le savais. Avoir cédé n’était alors que mon présent en retour de son amour pour lui assurer de la plus belle façon que j’étais aussi dépendante que lui à notre situation. Peu de personnes cependant pouvaient le comprendre. Il fallait vivre une telle situation pour comprendre qu’avoir attendu le mariage aurait peut-être terni notre mariage… Aurions-nous été si fusionnels et combattifs pour notre mariage sans ce passage ? A force de frustration, l’amour se serait essoufflé et n’aurait tenu. Donc non, nous n’aurions pas eu la force de nous battre aujourd’hui pour obtenir ce que nous souhaitions le plus.

Cependant ne pas regretter ne voulait pas dire vouloir l’afficher. Certaines choses dans notre monde doivent et resteront tabou. De ce fait, je ne voulais pas qu’il avoue la chose à son père. Qu’il se débrouille alors pour me rendre heureuse d’une autre façon parce que oui, si je ne lui en aurais pas voulu du choix de son père, comme son dernier lui demandait son avis, je supposais donc qu’il pouvait jouer dans la balance. En d’autres termes, je risquais de lui en vouloir malgré tout. Cruel dénouement pour mon fiancé mais je restais une femme et parfois je n’étais pas toujours de très bonne foi. Il fallait bien un coupable et je me voyais mal contester son père. Alors il ne restait plus qu’une personne. L’amour avait souvent bon dos. J’écoutais ainsi l’échange entre le père et le fils dans l’espoir qu’Arcturus sache faire preuve de consilience pour convaincre son père… Et même s’il commença en affirmant ne pas aimer mon frère – chose à laquelle je me retenais fortement de lui jeter un regard noir en présence de Rodolphus – il se rattrapa par la suite. Il ne faisait pas confiance en mon frère mais affirmait que j’en avais besoin et qu’il était prêt à faire cet effort de son côté même s’il n’en était pas convaincu. C’était un premier pas vers ma tempérance.

Il n’en restait pas moins que l’un comme l’autre ne semblait convaincu par le fait que ce soit une très bonne idée. L’étais-je moi-même ? Je connaissais mon frère et alors quand son père me demanda mon point de vue : « Ton frère sera-t-il capable de s'en tenir à un rôle d'accompagnant sans tenter quoi que ce soit contre votre mariage ? » Je savais que là serait la difficulté de convaincre mon entourage puisque restait un point noir au tableau : mes doutes récents dont pourraient se servir mon propre frère pour me faire faire machine arrière de moi-même et revenir en France en quittant totalement la vie londonienne et tout ce qui faisait moi depuis plus d’un an. Là je détournais le regard un instant en regardant la cheminée à ma gauche à l’opposé d’Arcturus. « Il en est non seulement capable mais il le fera… » commençais-je à dire en regardant le feu de la cheminée avant de reporter mon regard vers mon futur beau-père : « Mais jamais il ne me forcera la main. Arthur ne souhaite que mon bonheur. Il s’est réveillé il y a peu et ne s’attendait pas à cette situation. Il est déboussolé. Tous ses repères ne sont plus. Je pense qu’il est surtout effrayé de perdre sa sœur or il sait qu’aller contre mon cœur serait me perdre. Il cèdera. » dis-je sincèrement. En d’autres termes, quoi qu’il arrive, le choix me reviendrait. Je n’avais pas menti une seule fois. Mon frère n’oserait me faire ce mal en me forçant à quitter Arcturus. La raison était cependant bien celle d’avoir osé donner ma virginité et non le fait que j’aimais simplement Arcturus. Encore une fois le fait d’avoir céder nous sauvait ce qui me faisait d’autant moins regretter. Alors non… « Arthur n’est pas un ennemi dangereux, si je puis dire cela comme ça, pour notre mariage. » Non… la seule était moi et mes doutes. Mais ça, je me gardais bien d’en parler. Pour moi, ça n’était rien, ça passerait une fois le « oui » dit. Seulement fallait-il encore arriver jusque là… Je buvais alors une gorgée, le regard de nouveau vers le feu, preuve de ma réflexion et du fait inconscient de mes doutes, non pas sur mon frère mais sur ma situation. Cela ne dura cependant qu’une microseconde avant que je ne souris et regarde Arcturus. Là je portais ma main sur celle d’Arcturus en douceur : « J’aime votre fils et vous me connaissez, » faisais-je référence à cette année passée à devenir l’image jeune – quoi que pas encore aussi expérimentée – que Bellatrix « je ne les laisserai pas décider à ma place. » dis-je d’un ton convaincu. Le choix décisif me revenait entièrement.


Codes par Wild Hunger.

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Dim 18 Oct - 19:39
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Mina ne me regardait pas, elle avait détourné le regard pour le tourner vers l'âtre de la cheminée. « Il en est non seulement capable mais il le fera… » Déclara Mina sans nous regarder ni moi, ni mon père. C'était une bonne chose, sinon elle aurait pu voir mon regard mauvais à ses mots. Je me fichais que mon père puisse le voir. Elle finit par retourner son regard vers mon père. « Mais jamais il ne me forcera la main. Arthur ne souhaite que mon bonheur. Il s’est réveillé il y a peu et ne s’attendait pas à cette situation. Il est déboussolé. Tous ses repères ne sont plus. Je pense qu’il est surtout effrayé de perdre sa sœur or il sait qu’aller contre mon cœur serait me perdre. Il cèdera. » Ajouta Mina, ce qui n'était pas pour me plaire plus. Il pouvait très bien la convaincre de ne pas se marier avec moi, même si son cœur lui disait de le faire. Je n'y pouvais rien, je ne pouvais pas faire confiance à son frère, surtout que c'était son jumeau. Je n'avais que trop conscience de la détermination qu'un jumeau pouvait mettre pour garder sa sœur, j'en avais moi-même une et je ne pensais pas me tromper en croyant que mon lien avec Dora était du même genre que celui entre Mina et Arthur.

Elle avait beau avoir l'impression de faire toujours ses propres choix, son frère avait dû en induire beaucoup. Bien que je gardais toujours en tête que son frère était ancré aux traditions et que donc, notre avantage dans cette histoire était de Mina m'avait cédé. Il mettrait la réputation de sa sœur en péril en empêchant notre mariage. « Arthur n’est pas un ennemi dangereux, si je puis dire cela comme ça, pour notre mariage. » Là, je ne lui donnais pas tort, Arthur était le moins dangereux de ses frères pour ce mariage. Il n'était pas aussi extrémiste qu'Antoine, qui était prêt à ternir la réputation de Mina pour qu'elle ne m'épouse pas. Je laissais cela à Arthur, il voulait le bonheur de sa sœur, mais quel était son seuil d'acceptation, je ne pouvais le dire. Mina tourna son regard vers moi en me souriant et je sentis sa main se poser sur la mienne. D'un coup d'oeil à mon père, je vis qu'il avait suivi le chemin de sa main. Son regard à lui était neutre et je me fis violence pour ne pas retirer ma main, j'avais pas l'habitude de ces gestes devant lui et je ne savais comment il le prenait.« J’aime votre fils et vous me connaissez,  » Annonça Mina et je savais que c'était vrai. Il l'avait côtoyer, puisqu'elle était sous l'apprentissage de ma mère et il devait se douter que ma mère lui avait enseigné bien des choses utiles, autant en magie qu'autrement. « je ne les laisserai pas décider à ma place.  » Je ne doutais pas de ça, vu la scène qu'elle nous avait fait au bar.

Je vis une légère étincelle dans les yeux de mon père, elle fut fugace, mais j'avais comme dans l'idée que les dires de Mina pouvaient vaguement lui rappeler ma mère. Elle non plus n'était pas du genre à se laisser dicter sa conduite par n'importe qui. Bien que j'avais comme dans l'idée que ma mère n'avait pas assez rappelé à Mina comment se tenir en public avec un époux. Elle lui avait bien enseigné comment se rebeller, mais pas du tout comment se montrer docile. Bon après ma mère ne devait pas se douter le moins du monde que sa protégée finirait marier avec son fils. Et je notais que moi-même j'avais encore bien des choses à apprendre sur mon père pour arriver à contrôler ma femme. Je pris note de lui en parler un de ses jours, sans pour autant parlé des mots de Mina, je le ferais de façon plus détourné, en lui demandant peut-être comment il s'était adapté au tempérament fort de ma mère et comment il gérait les sorties publiques. « Dans ce cas, comme mon fils ne semble pas contre et que je vais croire en tes paroles. Que ton frère te conduise à l'autel, mais je ne veux aucun moment seul entre vous le jour du mariage en dehors du moment où il t'accompagnera à l'autel. Eiladora se fera un plaisir de lui tenir compagnie durant son temps de présence avant le moment où il aura un rôle à tenir. » Déclara mon père avec son même ton neutre et je ne pus m'empêcher de lui faire un sourire de remerciement.

Il se rangeait de mon côté et n'était pas près à laisser Mina trop longtemps seule avec son frère dans les minutes précédant le mariage. Je me décidais à reprendre la parole face au silence de mon père qui semblait annoncer qu'il avait terminé son intervention. « Je m'entretiendrais avec Eiladora sur ce point en rentrant, à moins que tu ne préfères m'accompagner afin de le faire toi-même Mina pour lui expliquer le retour dans ta vie d'Arthur. » Déclarais je sans me cacher devant mon père que nous avions une bonne égalité dans notre couple quand il s'agissait de prendre des décisions. Je tournais mon regard vers mon père une nouvelle fois avec un léger sourire sur les lèvres. « Nous n'allons pas vous déranger plus longtemps, Père. Bonne soirée et excusez encore notre arrivée non annoncée et tardive. » M'excusais je pour Mina et moi. Je saisis la main de Mina et je m'apprêtais à me lever quand je vis mon père se lever et je vis à ses yeux qu'il voulait ajouter quelque chose alors je ne bougeais pas. « Votre visite n'était en rien dérangeante. Les problèmes apparents, ne sont que l'expression d'une jalousie, n'y prêtais aucune attention et suivez votre instinct. » Nous dit il en plus avant de quitter le salon. J'avais comme l'impression vu son insistance sur le mot instinct que ce n'était pas forcément le mot qu'il voulait utilisé. Du moins, j'avais comme l'impression qu'il nous disait de suivre notre cœur et non l'opinion des gens. Je me levais en tenant toujours la main de Mina et j'attendis qu'elle se lève. On marcha tous les deux hors du manoir de mes parents et une fois à la zone de transplanage, je me plaçais face à elle. « Tu viens un peu chez moi ? On pourrait regarder un peu pour les derniers détails du mariage. » Dis je ne croyant pas du tout qu'on allait regarder les derniers détails du mariage. J'avais plus dans l'idée d'avoir son opinion sur ce qu'elle pensait de la décision de mon père, mais je ne voulais pas le dire. Mon père nous avait dit de faire attention à nos actes quand nous n'étions pas chez nous et je mettais sa mise en garde en pratique.
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Lun 19 Oct - 9:34
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Arcturus Lestrange & Mina Valmont
Don't stop me now - Queen


J’étais déterminée à avoir mon libre arbitre dans cette histoire. Si je devais reculer (chose que je ne ferais pas selon mes certitudes et les sentiments que je pouvais avoir envers Arcturus) ça ne serait certainement pas parce qu’on m’y avait forcé mais parce que je l’avais décidé. De ça, l’un comme l’autre pouvait en être certain. J’étais une femme certes mais j’étais aussi l’apprentie de Bellatrix Lestrange et j’avais appris à obtenir ce que je voulais quand je le désirais. Certes cependant, ma mentor ne me rappelait pas assez ma place même si parfois elle n’hésitait pas à me dire de façon navré que je ne restais qu’une femme (non sans après m’aider à ne pas suivre certaines règles de façon rusée). Bellatrix était un modèle pour moi. Elle savait comment se comporter en public, obtenir ce qu’elle voulait et avoir sa propre liberté. Je l’admirai pour ce talent. J’avais encore beaucoup à apprendre pour ma part. Je restais parfois trop impulsive et imprévisible. La jeunesse devait surement y jouer…

Quoi qu’il en fût, j’attendais alors la décision finale de mon beau-père. Je ne vis pas son étincelle. Je ne le connaissais pas assez pour cela ou peut-être est-ce mon regard envers Arcturus qui fait que je n’ai pas fait attention. En tous les cas, il reprit la parole : « Dans ce cas, comme mon fils ne semble pas contre et que je vais croire en tes paroles. Que ton frère te conduise à l'autel, » et déjà mon regard s’illuminait. « mais je ne veux aucun moment seul entre vous le jour du mariage en dehors du moment où il t'accompagnera à l'autel. Eiladora se fera un plaisir de lui tenir compagnie durant son temps de présence avant le moment où il aura un rôle à tenir. » décida-t-il catégoriquement et sans appel. J’acquiesçai de la tête. Ce détail ne me dérangeait nullement et je le comprenais. C’était l’assurance qu’Arthur ne commette une folie. Soulagée alors d’avoir obtenue ce que je voulais, je réalisais que plus aucune barrière apparente ne s’opposait à ce mariage et j’en eu les mains légèrement moite. La seule barrière possible, ne serait plus que moi. Cela me rajoutait une légère tension dont je n’avais pas encore conscience : le stress de la future mariée.

Aux mots de son père, Arcturus reprit la parole : « Je m'entretiendrais avec Eiladora sur ce point en rentrant, à moins que tu ne préfères m'accompagner afin de le faire toi-même Mina pour lui expliquer le retour dans ta vie d'Arthur. » Je lui fis signe que pour moi, cela n’avait que peu d’importance. Je vis alors son léger sourire en reportant son regard vers son père. « Nous n'allons pas vous déranger plus longtemps, Père. Bonne soirée et excusez encore notre arrivée non annoncée et tardive. » s’excusa-t-il pour nous deux. Il saisit alors ma main. Son père se leva avant lui, bloquant Arcturus un instant sur la canapé par sa seule prestance : « Votre visite n'était en rien dérangeante. Les problèmes apparents, ne sont que l'expression d'une jalousie, n'y prêtais aucune attention et suivez votre instinct. » Voilà une autre recommandation aussi bien pour Arcturus que pour moi. Si alors Arcturus n’en fit pas plus cas, alors que son père quittait le salon, moi je voyais cela comme une véritable mise en garde. Je ne devais écouter que mon cœur et non mon frère. Pour moi, sa recommandation avait tout son sens. Arthur a eu longtemps un véritable impact sur moi. Qu’en serait-il aujourd’hui ? Après trois ans ? Je l’ignorais complètement mais mes sentiments pour Arcturus me rendait humaine et donc plus facilement atteignable pour Arthur. Je ne voulais cependant pas y penser pour le moment.

Arcturus se leva et m’incita à me lever. Prenant tous les deux la sortie, je restais muette mais surtout pensive à tout cela. Au fond de moi je remerciais son père d’être si arrangeant. Je ne doutais pas qu’avoir Bellatrix pour femme devait y jouer. Il devait avoir l’habitude de ce genre de situation où faire un choix impliquait des concessions. Je me rendais cependant compte qu’il n’aurait jamais fait une telle chose si Arcturus n’avait pas de sentiments pour moi, à moins que ce soit ma filiation avec Bellatrix qui y ait joué ? Mais ça, je ne le saurai jamais…

Nous arrivions à la zone de transplanage. Arcturus se mit juste devant moi. Je relevais le regard vers lui. « Tu viens un peu chez moi ? On pourrait regarder un peu pour les derniers détails du mariage. » Et j’eus un sourire en coin. N’essayait-il pas de m’attirer chez lui pour éviter que je ne quitte le manoir ce soir ? Même si c’était inconscient, j’étais persuadée qu’il tentait de m’inciter pour je ne sais quelle raison. Surement encore une histoire de possession… Je fis mine alors de réfléchir pour le taquiner. « Hum… Nous ne sommes pas en retard dans les préparatifs grâce à ta sœur… » dis-je l’air de réfléchir. « Il va aussi se faire tard… » continuai-je à le titiller. Le pire était mon air parfaitement sérieux. Enfin si tenté que je ne me morde pas les lèvres, preuve de ma culpabilité à vouloir le tourmenter un peu. Je ne pus m’empêcher de sourire, amusée par mon petit jeu. « Mais soit. » lui cédai-je enfin avant d’approcher mes lèvres à son oreille et lui dire : « Mais je te rappelle que je ne dors pas chez toi ce soir… » lui rappelai-je. Je n’avais en plus ni pyjama, ni potion pour cette nuit. Bon, vous me direz, le pyjama était un détail que j’avais tendance à oublier ces derniers temps mais n’avais-je pas dit à mon frère que j’arrêterai mes petits dérapages ? Or je nous connaissais. Si je dormais chez lui, je ne pourrais y résister. Pire ! Je serai capable de le chercher moi-même. Seulement sans potion, c’était tout bonnement hors de questions…

Bref, sans lui laisser le temps de contester ou donner son point de vue sur la question, je lui dis : « Dernier à franchir la porte du manoir… » est un scrout à pétard tout mouillé. Et je transplanais prenant de l’avance. Oui je sais : je suis une affreuse tricheuse. De là, chez lui, je n’attendis pas qu’il apparaisse pour lever les pans de ma robe et marcher rapidement dans ce jeu du chat et de la souris. Bien évidemment, si je ne me trompais pas, l’un comme l’autre, nous étions capables d’être très mauvais joueur. Manque de bol, mes talons ne m’aidaient pas et Arcturus put trop facilement me rattraper. Je pus tout de même avoir le temps d’actionner la porte quand il tenta de m’attraper pour gagner. Alors certes il réussit à m’attraper mais je pus quand même pousser la porte. Seulement dans l’empressement de chacun et l’absence de la pression de la porte qui s’ouvrit, je perdis l’équilibre avec lui et finit le dos violemment contre la poutre non loin qui nous évita de tomber tous les deux lamentablement sur le sol. Coincée donc entre lui et la poutre, je me mis à rire de ce jeu futile. Je n’avais que dix-neuf ans et j’aimais parfois jouer avec lui de cette façon. C’était notre petit plaisir qui pouvait très rapidement déraper. Enfin je doutais qu’une telle chose arrive dans l’entrée de ce manoir alors qu’Eiladora ne devait pas être très loin. Je le regardai avec un magnifique sourire sur les lèvres. Je posais ainsi ma main sur sa joue pour rapprocher son visage et l’embrasser vivement avant de lui dire sur les lèvres : « J’ai gagné ! » dis-je en rigolant légèrement. Oui je sais, j’avais été très déloyale dès le début mais ne fallait-il pas donner une avance au sexe faible pour lui laisser une chance ?

Mon dos toujours contre la poutre, je le regardais avec un magnifique sourire innocent. Alors que nous étions chez lui, je me permis de lui parler plus ouvertement. C’est ainsi que j’osai lui dire avec un magnifique sourire provoquant : « Tu laisses passer la gagnante que nous puissions discuter avec ta jumelle et nous reconcentrer sur les détails du mariage ? » dis-je pour en rajouter une couche alors qu’il me barrait le passage. J’avouais l’ironie – et presque une certaine moquerie – se sentait dans mes mots. N’étions-nous pas là pour ça après tout ? J’avais alors en dernier lieu ce sourire victorieux et provocateur sur les lèvres. Alors… Tu me laisses passer le perdant ?


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Lun 19 Oct - 15:11
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Elle eut un sourire en coin à mes mots. Puis elle sembla se mettre à réfléchir à la question. « Hum… Nous ne sommes pas en retard dans les préparatifs grâce à ta sœur… » Et alors, on pouvait bien profiter un peu. « Il va aussi se faire tard… »Poursuivit elle sur sa lancée et je lui fis mon sourire le plus innocent. Quand elle se mit à sourire, je me dis qu'elle se jouait peut-être de moi. « Mais soit. » Dit elle et j'attendais la suite alors qu'elle rapprochait ses lèvres de mon oreille. « Mais je te rappelle que je ne dors pas chez toi ce soir… » Je fis un peu la moue à ce rappel, après tout, rien ne l'empêchait de dormir chez moi. Je ne dis cependant rien, je savais que je ne gagnerais sûrement pas la partie en lui répondant mais que je pouvais peut-être en m'y prenant autrement. Après tout, elle avait dit à son frère qu'on ne déraperait pas, pas qu'on ne dormirait pas ensemble. « Dernier à franchir la porte du manoir… » Me dit elle d'un ton taquin. Elle transplana directement et je la suivis assez rapidement. Quand j'arrivais chez moi, je la vis en train de courir dans l'allée avec sa robe relevée pour ne pas marcher dessus. Je me mis à marcher rapidement vers elle, mais je refusais de courir, c'était pas assez élégant. Je ne la rattrapais que lorsqu'elle était presque à la porte et je la saisis. Elle réussit tout de même à ouvrir la porte. Elle perdit l'équilibre et m'entraîna dans son manque d'équilibre. Une chance qu'il y avait une poutre non loin et qu'elle finit le dos contre la poutre. Elle était parfaitement coincée entre la poutre et moi, ce qui me fit sourire.

Elle se mit à rire de ce petit jeu et je devais avouer que j'aimais jouer ainsi avec elle. C'était une des particularités de notre relation, on pouvait jouer à des petits jeux idiots pour notre seul plaisir. Lorsqu'elle me sourit, l'envie de l'embrasser me prit, mais je m'arrêtais quand sa main se posa sur ma joue. Elle rapprocha mon visage et m'embrassa, au moins j'avais eu ce dont j'avais envie. « J’ai gagné ! » Dit elle sur mes lèvres en riant un peu et je souris à ses mots. J'entourais son corps de mes bras pour la tenir fermement contre moi alors qu'elle avait se sourire innocent aux lèvres. « Tu laisses passer la gagnante que nous puissions discuter avec ta jumelle et nous reconcentrer sur les détails du mariage ?  » Dit elle afin d'en ajouter une couche par rapport aux soit disant raisons de notre venue chez moi. Je savais qu'elle se moquait de moi et son sourire provocateur et purement victorieux me fit lever les yeux au ciel. Je me rapprochais d'elle en souriant, collant nos deux corps l'un à l'autre avec un sourire affamé aux lèvres. Je l'embrassais passionnément, j'avais très envie de profiter de ce moment et je savais qu'ici je n'aurais aucune gêne si Eiladora nous surprenait en train de nous embrasser ici. Je rompis le baiser après un moment et j'en posais un rapide sur son front pensivement. « Je ne sais même pas si Dora est là. J'avais envie que tu viennes ici. » Affirmais je en laissant mes mains caresser son dos en douceur.

Je n'avais pas la certitude que ma jumelle était présente, mais je lui laissais moins de cinq minutes pour arriver si elle était là. On ne faisait que se croiser depuis quelques jours et je devais avouer que j'avais envie de voir un peu ma sœur jumelle. « Que veux tu comme récompense pour ta victoire ? » M'enquis je avec un sourire en disant très, voir même trop long sur mes idées pour lui montrer qu'elle était bien la gagnante du petit jeu qu'elle avait initié. « Bonsoir tous les deux ! Je peux sortir si vous voulez être seuls ? » Taquina Eiladora en passant à côté de nous et je lui tirais la langue comme un enfant. Je savais qu'elle ne disait pas ça méchamment et que ça l'amusait plus qu'autre chose de nous voir si proche tous les deux. « Je lui parlerais demain matin, au petit déjeuner. » Assurais je à Mina puisque ma sœur venait d'entrer dans la cuisine en riant de ma réaction et de notre posture actuelle. « Que penses tu de la décision de mon père ? Puisque c'est la première chose de ma liste des raisons de ta présence ici et le mariage la dernière. » Murmurais je à Mina avant de remonter ma main dans sa nuque.

Je laissais mes doigts caresser sa nuque avec douceur en la regardant dans les yeux. Je me retenais de l'embrasser parce que je savais très bien qu'elle voulait tenir la promesse faite à son frère et que si je commençais à la chercher, elle finirait sûrement par me céder. « Tu peux me parler maintenant. » Remarqua ma jumelle et je m'en voulus de ne pas l'avoir vu et entendu revenir. Je lâchais Mina pour me tourner vers ma sœur avec un sourire en coin. Au moins, grâce à Eiladora, on allait se montrer très sage Mina et moi, ce qui n'était sûrement pas une mauvaise chose du point de vue de ma fiancée. « Je vais laisser Mina t'expliquer et après tu disparais pour nous laisser seul. » Ordonnais je et ma sœur se mit à rire avant d'aller s'asseoir dans le salon. Je la suivis et je m'assis à côté d'elle sur le canapé en passant un bras autour de ses épaules. C'était sûrement la première fois que je préférais me mettre plus près de ma jumelle que de Mina alors que les deux se trouvaient au même endroit. Seulement, je jouais la sécurité, Mina m'avait assuré ne pas dormir chez moi, autant que je n'en fasse pas trop pour lui faire changer d'avis.
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Lun 19 Oct - 16:27
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Arcturus Lestrange & Mina Valmont
Returning fire with fire - Mindy Smith


Là… contre la poutre… lui contre moi… j’avais envie de prolonger ce moment en tête à tête dans sa chambre. Je savais que ça n’était pas raisonnable et je n’oubliais pas les dangers de l’absence de potions. Je me savais cependant aussi de très mauvaise foi en prétextant que je pourrais toujours en fabriquer une chez moi seulement il fallait rentrer le soir et face à ce désir sensuel je n’étais sûre de vouloir partir la nuit même. Là était le problème avec notre passion. J’avais encore du mal à la contrôler. Le fait qu’il colle nos deux corps ne m’aidait d’autant plus vraiment pas. Par pitié qu’il cesse de me sourire avec ce sourire affamé. Ma peau ne pouvait s’empêcher de frissonner… De là vint son baiser passionné où je m’abandonnais complètement. Mes mains passèrent autour de son cou délicatement. Il céda pourtant ce baiser non sans m’embrasser sur le front. J’aimais particulièrement quand il faisait ça. C’était un geste souvent inconscient mais preuve de ses sentiments après sa passion. Je le regardais alors non sans un élan de frustration : « Je ne sais même pas si Dora est là. J'avais envie que tu viennes ici. » Ah ben bien ! Je le regardai d’un air amusé. Incurrable… Ses mains caressaient mon dos en douceur alors que je levais les yeux au ciel, preuve de le trouver incorrigible. Je ne m’en plaignais cependant pas. « Que veux tu comme récompense pour ta victoire ? » Oui. J’avouais. Je venais de me mordre violemment les lèvres. J’avais eu une idée très mal placée. Mina ! Pense que tu n’as aucune potion et que ce n’est donc pas le moment !!! J’allais alors lui annoncer ma demande (peu raisonnable si vous voulez mon avis) mais Eiladora se pointa au même moment : « Bonsoir tous les deux ! Je peux sortir si vous voulez être seuls ? » dit-elle alors que je me mordais les lèvres cette fois-ci d’un air coupable. Si la présence d’Eiladora ne dérangeait pas Arcturus, moi, prise sur le fait accompli d’un moment passionné, j’avais une légère teinte rosée qui naissait sur mes joues. « Je lui parlerais demain matin, au petit déjeuner. » Mouais… Je le sentais très mal ce plan. Qui disait parler à sa sœur demain voulait dire bêtise avant. L’absence de potion dans mes poches sorcières n’arrêtait pas de me teinter à l’esprit. Je devrais peut-être avertir mon fiancé : pour ce soir abstinence.

Heureusement, Arcturus calma un peu le jeu en posant une question : « Que penses tu de la décision de mon père ? Puisque c'est la première chose de ma liste des raisons de ta présence ici et le mariage la dernière. » Hum et qu’est-ce que sa deuxième raison ? Caressant ma nuque avec douceur, il ne m’aidait pas à y voir clair. Je sentais son regard dans le mien. Il fallait que j’arrête de me mordre les lèvres ainsi. Je pus alors articuler : « La décision de ton père me convient et me touche. » Je n’avais rien à dire de plus. J’étais contente d’obtenir que mon frère soit celui qui me conduit à l’autel. Du reste, je n’avais rien contre. « Tu peux me parler maintenant. » me prit Eiladora de court. Arcturus me lâcha à mon grand soulagement. Je n’aimais pas être aussi… coulée à mon fiancé face à une personne extérieure. « Je vais laisser Mina t'expliquer et après tu disparais pour nous laisser seul. » disparaitre ? dit-il aussi autoritaire ? Euuuuuuuuuuuuh … Oui bon Eiladora était au courant qu’on ne suivait pas les traditions. Il fallait être idiot, en habitant avec Arcturus, pour ne pas… entendre ? comprendre ? bref je ne voulais pas y penser, ça me rendait mal à l’aise. Je savais qu’Eiladora était au courant – nous n’étions pas toujours très discret – mais franchement, j’aimais faire la fille TOTALEMENT innocente. De toute façon ça ne pouvait être que de la faute d’Arcturus. Je ne pouvais être qu’une jeune femme entièrement pure et innocente qui se laissait corrompre par le loup… Tout à fait.

Nous nous retrouvions dans le salon où Arcturus s’était posé à côté d’Eiladora – je ne suis pas jalouse… si je vous l’assure… vraiment… bon d’accord un peu… – alors que je venais dans le fauteuil en face. J’avais conscience que c’était mieux ainsi. Ainsi je prenais sur moi. « Mon frère est en vie. » dis-je à Eiladora pour commencer. Etant donné qu’elle connaissait mon histoire parce que nous avions passé des moments ensemble sans Arcturus, elle savait que j’avais eu un jumeau. « Et votre père a autorisé le fait qu’il m’accompagne à l’autel à la condition seul qu’il ne soit pas seul avec moi avant de me conduire. Il souhaite donc ta présence pour ce moment. Mon frère est contre ce mariage et si je pense qu’il n’osera, la sécurité veut qu’une personne soit là pour éviter qu’il ne profite de ce moment pour m’empêcher d’épouser ton frère. » lui résumai-je sans prendre de détour. « Je sais déjà, par l’absence de Sasha, t’en avoir demandé beaucoup pour ce mariage et j’espère que tu m’en voudras pas… » En effet, Sasha ne répondait pas et je ne l’avais pas croisé déjà depuis une bonne semaine. Je ne doutais pas qu’elle devait avoir quelques préoccupations et je commençais à m’inquiéter mais ça, je ne le montrai pas. C’était une toute autre histoire qui ne devait interférer avec cette soirée. « C’était tout ce qu’on avait à te dire. Pour le moment… Il va falloir demain que je te vois pour les derniers essais de ma robe. J’aurais besoin d’aide. » dis-je à Eiladora plus pour lui rappeler qu’autre chose. Elle était déjà au courant de tout cela. « Bon et bien je crois que tout a été dit. Je vais devoir maintenant rentrer chez moi… » dis-je simplement en me levant à la surprise surement des deux. « Je vous souhaite une bonne nuit et… à demain. » Merlin savait que je ne devais pas m’attarder sinon je n’arriverai pas à partir. C’est pour ça que je ne tardais pas après mes mots de ‘fuir’ (c’est le mot) cette pièce. Seulement Arcturus choisit-il de me rattraper ou non ? Merlin savait que l’avenir de cette nuit et peut-être même de notre vie allait jouer sur sa décision de m’empêcher de partir ou non…


Codes par Wild Hunger.

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Lun 19 Oct - 17:33
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Mina avait pris place face à nous dans un fauteuil alors que ma sœur posait doucement sa tête sur mon épaule. Ça faisait un moment qu'on avait pas été tous les deux ainsi réunis dans notre salon et elle en profitait autant que moi. « Mon frère est en vie.  » Dit Mina à ma sœur et je sentis une légère tension dans les muscles de ma sœur. Je savais qu'elle avait conscience que ça pouvait être un frein à notre mariage à Mina et moi. « Et votre père a autorisé le fait qu’il m’accompagne à l’autel à la condition seul qu’il ne soit pas seul avec moi avant de me conduire. Il souhaite donc ta présence pour ce moment. Mon frère est contre ce mariage et si je pense qu’il n’osera, la sécurité veut qu’une personne soit là pour éviter qu’il ne profite de ce moment pour m’empêcher d’épouser ton frère.  » Ajouta Mina et je savais que ma sœur n'en voudrait pas à notre père d'avoir demandé à ce que ce soit elle qui le fasse. Eiladora était capable de faire beaucoup de choses pour mon bonheur, je le savais. C'était ma jumelle et nous étions vraiment très proche, elle ne laisserait personne torpiller notre mariage. « Je sais déjà, par l’absence de Sasha, t’en avoir demandé beaucoup pour ce mariage et j’espère que tu m’en voudras pas…  » Ma sœur hocha la tête à ses mots, je savais que c'était de sa part un signe qu'elle ne lui en voudrait pas. Je tiquais sur les mots de Mina sur la garce, comment ça elle était absente et elle n'aidait pas Mina pour les préparatifs du mariage. Comment pouvait elle être la première demoiselle d'honneur et se montrait si absente dans la dernière ligne droite pour l'organisation du mariage de sa meilleure amie. Je ne dis rien et je ne dirais rien sur la question, je ne voulais pas en apprendre trop sur la garce. Après tout, malgré notre accord, nous n'étions et ne serions sûrement jamais des amis. « C’était tout ce qu’on avait à te dire. Pour le moment… Il va falloir demain que je te vois pour les derniers essais de ma robe. J’aurais besoin d’aide.  » J'eus un sourire, j'avais très hâte de voir Mina dans sa robe de marier, même si j'avais dans l'idée que j'apprécierais plus le moment où j'allais lui enlever que le moment où je la verrais dedans. L'avantage de la robe de mariée, c'était qu'elle ne la porterait qu'un seul jour, ce qui voulait dire que je pourrais très bien lui arracher sans vergogne dès que nous serions arrivé au manoir. « Bon et bien je crois que tout a été dit. Je vais devoir maintenant rentrer chez moi…  » Je la regardais avec la plus grande des surprises, elle voulait partir. « Je vous souhaite une bonne nuit et… à demain.  » Nous dit elle avant de partir très rapidement du salon.

Je restais interdit quelques secondes avant de me tourner vers ma jumelle, pour avoir sa confirmation que Mina venait bien de nous souhaiter une bonne nuit avant de partir telle une voleuse. « Tu ne vas pas rester là et la laisser partir, du moins, si tu es encore le frère avec qui j'ai grandi. » Me dit ma sœur avec un sourire amusé. Je posais un rapide baiser sur la tempe de ma sœur avant de me lever. J'oubliais quelques instants mon éducation et je courus après Mina. Je me glissais dans son dos en l'enlaçant, laissant mes mains reposer sur son ventre alors que je posais un baiser à côté de son oreille. « Rien ne t'oblige à partir. Tu peux très bien rester. On est plus des adolescents pleins d'hormones, tu pourrais dormir ici en ne faisant que dormir. C'est la dernière nuit où on pourra dormir ensemble avant notre nuit de noce. » Soufflais je à son oreille en choisissant bien mes mots. Je savais que la semaine serait difficile pour moi, je m'étais habitué à voir Mina comme je le voulais, ça avait toujours été ainsi et elle avait toujours eu le choix de rester ou non en ma compagnie toute la nuit. Je collais son dos contre mon torse en laissant ma joue posée contre sa tête. Je ne voulais pas qu'elle parte, j'avais pas envie de laisser passer la chance de passer encore une nuit avec elle. « Je veux me réveiller avec toi demain matin, j'ai déjà pas dormi de la nuit à cause de tes deux idiots de frères et je ne dormirais pas bien pendant toute la semaine, alors, tu peux bien m'accorder une dernière nuit de sommeil serein avec ton corps entre mes bras. » Affirmais je à Mina en caressant son ventre d'une main. Je ne la laisserais pas partir et elle devait bien s'en douter. J'espérais que mes paroles auraient un impact sur elle, je venais de lui exprimer mes sentiments en lui demandant de rester avec moi, même si ce n'était pas dit clairement. Pour la convaincre un peu plus, je glissais mon visage dans son cou, posant un doux baiser là. « Je suis même prêt à mettre un pyjama si ça peut te convaincre de rester et que la nuit sera le plus chaste possible. » Murmurais je. J'étais prêt à tout pour passer la nuit avec elle, même si je préférais de loin qu'elle me dise d'oublier l'idée du pyjama pour passer une nuit comme nous en avions déjà passer, en nous laissant aller à notre passion.
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Mar 20 Oct - 11:36
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Arcturus Lestrange & Mina Valmont
Crazy in love Remix 2014 - Fifty Shades of Grey


J’avouais… je partais comme une voleuse. Mais je savais que je ne pourrais résister à Arcturus. Nous étions incapable de lutter l’un contre l’autre et de résister aux tentatives de l’autre. Nos sentiments étaient bien trop fort pour que l’un comme l’autre sache faire face. Alors avant de plonger mon regard dans le sien et de fondre totalement pour craquer définitivement une fois de plus, je préférais fuir rapidement. Avant cependant d’avoir eu le temps de rejoindre la porte, il m’enlaça. Je fermais à cet instant les yeux alors que mon dos touchait son torse. Si ma mauvaise foi pensait que je pouvais encore partir, mon cœur lui s’amusait à me torturer en m’affirmant être bien trop faible pour résister. Je détestais parfois mes sentiments. Ils étaient bien trop grands pour que je puisse les gérer correctement.

Ses mains sur mon ventre, mes yeux fermés, je respirai lentement. J’adorais bien trop me retrouver dans cette position avec lui. Elle me rappelait la toute première dans cette forêt où notre passion naissait. Mon corps s’en souvenait encore. Il frissonnait déjà… Un baiser au coin de mon oreille semblait alors être fait pour m’achever. Cela ne m’empêcha pas d’essayer de lutter… Mais peut-être en vain. « Rien ne t'oblige à partir. Tu peux très bien rester. On est plus des adolescents pleins d'hormones, tu pourrais dormir ici en ne faisant que dormir. » Alors là, mon cher fiancé, je n’en mettrais pas ma main à couper… Non nous n’étions plus des adolescents mais il semblait un peu trop oublier que depuis notre première fois, nous ne nous sommes plus jamais freinés dans notre passion. Nous n’avions plus l’habitude de la frustration. Tiendrait-il alors qu’il sait que finalement rien ne l’empêche d’aller jusqu’au bout, même pas moi ? Alors pardonnez-moi d’en douter… Je nous connaissais que trop bien pour savoir que le mot ‘raisonnable’ ne faisait pas parti de notre vocabulaire. Il ne l’avait jamais été… Pourquoi ça changerait maintenant ? « C'est la dernière nuit où on pourra dormir ensemble avant notre nuit de noce. » Pas faux. Il touchait un point qui me fit douter – comme si j’allais pouvoir réussir à partir avec la façon dont il me tenait – et je ne savais plus trop que dire. Il colla plus encore son torse à moi. Merlin… J’étais cuite et je le savais. Cependant je voulais tenter de lutter dans l’espoir de ne pas céder à tous les caprices de mon fiancé. Dur choix quand moi-même j’avais plus qu’envie de rester… « Je veux me réveiller avec toi demain matin, j'ai déjà pas dormi de la nuit à cause de tes deux idiots de frères et je ne dormirais pas bien pendant toute la semaine, alors, tu peux bien m'accorder une dernière nuit de sommeil serein avec ton corps entre mes bras. » Voilà qu’après le travail au corps – parce que oui son étreinte n’était qu’une façon de faire céder mon corps – il s’attaquait à mon cœur. Quel vil personnage ! Il se jouait de mes sentiments et de mes culpabilités pour me faire céder. J’avais envie de lever les yeux au ciel mais il me touchait bien trop pour en avoir l’audace. A la place je me mordis violemment la lèvre inférieure, signe de la tentation qui était en train de torturer mon être tout entier. Comme si ses mots et son corps contre le mien ne pouvait suffire, il caressa alors mon ventre. Je sentis une vague de désir naître en moi. ‘Une dernière nuit de sommeil serein’… Je n’étais pas convaincu par ses mots avec le désir qu’il créait en moi. Et bien évidemment – pour m’achever, je ne voyais que ça – il glissa son visage pour l’embrasser là où j’étais la plus sensible : le cou. C’était traitre ! En avait-il conscience ?! Je me mordis les lèvres malgré moi. « Je suis même prêt à mettre un pyjama si ça peut te convaincre de rester et que la nuit sera le plus chaste possible. » me murmura-t-il. Cette dernière remarque me fit rire.

Je me retournai vers lui pour être en face et passer ainsi mes bras autour de son cou. Je le regardai un instant dans les yeux. Dans cette position, je laissais donc ses mains passer forcément de mon ventre à mon dos étant donné que je venais de me tourner. Je jouais de ma langue avec ma lèvre inférieure pour éviter de la mordre encore une fois. C’était un tout nouveau réflexe qui me permettait d’arrêter de me mordre sans cesse les lèvres pour qu’il sache à quel point j’étais faible face à lui. « En pyjama ?! Rien que ça ? Sais-tu au moins ce qu’est un pyjama… ? » dis-je en rigolant. Je ne l’avais jamais vu en porter un et une part de moi, curieuse, aurait bien aimé voir ça. Cependant je connaissais les tendances de mon fiancé pour bien dormir. Je sentais alors que j’allais le regretter mais je finis par lui dire : « Je ne te force pas à en porter… puisque je ne dormirai pas avec t… » oh Merlin. Qu’il arrête de me regarder comme ça ! « Non Arcturus, je ne cèderai p… » oh non je peux pas… Le regard qu’il me faisait, ses mains et pour ne pas dire lui tout entier était en train de mettre toutes ses chances de son côté et prisonnière, il fallut être totalement insensible et dénuée de sentiments pour ne pas céder. Je me maudissais… « Bon d’accord. » Que personne n’ose faire la remarque à quel point j’étais stupidement faible.

Je me détachai alors de mon fiancé pour éviter que mes hormones ne me jouent plus de tour encore. Sa proximité était en train de me rendre complètement désireuse de lui. Me séparer ne ferait pas de mal. De là, je connaissais le manoir et je montais à l’étage surement suivi d’Arcturus. Une fois là-haut, seule avec lui, je me retournais pour marcher en arrière. « Mais je tiens à te prévenir… Je n’ai ni pyjama… ni potion. Tu sais ce que ça veut dire. » En d’autres termes : si tu ne veux prendre le risque d’être père dans neuf mois, je te conseille d’être sage. Non pas qu’à une semaine du mariage ça serait grave. Ça ne se verrait même pas étant donné que la nuit de noce est aussi dans une semaine. Tout le monde penserait certainement à une forte fécondité de ma part pour être enceinte dès le ‘premier coup’. Cependant nous nous étions mis d’accord : Nous voulions attendre une bonne petite année au moins avant d’en arriver là même si je connaissais assez mon jumeau – après avoir été contre ce mariage – de me faire une leçon de moral pour ne pas accomplir mon devoir en temps et en heure (oui je sais mon frère est un casse-pied de premier ordre mais que voulez-vous… c’est un trait de caractère chez les frères. Je ne vise personne en particulier…).

D’un magnifique sourire innocent, je vins l’embrasser vivement dans un : « Donc désir ou pas, tu n’as pas le choix. Cette nuit sera chaste. » Je pris alors sa main pour l’attirer dans sa chambre. « Donc, aurais-tu un t-shirt que je puisse enfiler pour cette nuit ? » lui demandai-je en lâchant sa main.

Cette nuit aurait pu alors être très simple… sage… chaste… innocente… tout ce qui aurait du faire de nous des enfants disciplinés mais c’était mal me connaitre. Je voyais là un jeu bien trop tentant. J’aimais bien trop jouer avec le feu pour y résister. Oubliait-il que je n’étais pas le genre très sage longtemps… Je sentais que nous allions finir par nous en mordre les doigts mais le jeu était notre passion et cette chambre allait être mon terrain de jeu.

Si alors tout commença normalement alors que je m’approchais du bureau, il aurait dû se douter que tout ne serait pas aussi simple. Mais pouvait-on lui en vouloir alors que j’agissais sagement et raisonnablement depuis le début ?

Je soulevais mes cheveux. J’attrapais un ouvre-lettre (objet pas du tout tranchant et dangereux mis entre mes mains soit dit en passant...) sur son bureau. Je fis un chignon rapidement avec l’ensemble de mes cheveux. Leur longueur et un seul stylo ne suffit pas à les attacher complètement. Des mèches rebelles tombaient sur mes épaules par ci ou par là. Je posais alors ma baguette sur le bureau. Je défie le léger manteau sur mes épaules, pour le poser délicatement sur la chaise de bureau. Dos à Arcturus, je le laissais chercher – si tenté qu’il accepte le compromis du t-shirt – dans l’armoire juste à côté de moi.

Le zip de ma robe était pourtant bien trop attirant pour ne pas y jeter un seul coup d’œil et voir lentement la couleur de ma peau et l’absence d’un sous-vêtement pour tenir ma poitrine. Dos à lui, je laissais le tissu tomber dans le sol.

Ça ? C’était ma vengeance pour me rendre aussi faible à m’en inciter à rester.

L’absence de ma robe dévoila le tissu fin en dentelle noire de ma culotte. Dos à lui, je m’en mordais les lèvres. Je savais la cruauté d’un tel geste mais je n’ai jamais dit être un ange. De toute façon pour devenir sa femme, il ne valait mieux pas l’être.

Passant mon bras devant ma poitrine pour la cacher – je ne voulais pas trop le torturer à moins du contraire, Arcturus était plus sensible à ce qu’il ne se voyait pas directement d’où le fait d’être de dos – je vins alors vers lui innocemment. Ma main libre caressa délicatement son bras alors que mon regard se plongeait dans le sien. J’aurais pu avoir l’air d’une demoiselle simplement innocente et sans arrières pensées de petite vengeance bien frustrante si je n’étais pas déjà en train de me mordre les lèvres avec un certain petit affront. Tu voulais que je dorme avec toi ? Mais te souviens-tu à quel point nos nuits sans se toucher pouvaient être frustrantes dans le passé ?

L’air angélique, caressant son bras, je me rapprochai dangereusement de lui. Ma main libre passa de son bras à son cou. Sur la pointe des pieds, je glissais contre lui tel une véritable torture. Je lui dis ainsi à l’oreille et le plus innocemment possible : « Tu me donnes un de tes t-shirts mon amour… ? » Reportant mon regard vers le sien, à mon petit manège, je m’étais condamnée au passage à me consumer doucement. Ça ne m’empêcha pas, de ma main qui ne tenait pas ma poitrine, de le regarder droit dans les yeux et de tendre la main pour qu’il me donne ce fameux haut. Mais mon regard en disait long : la nuit allait être longue… très… longue.


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Mar 20 Oct - 16:33
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Elle se retourna dans mes bras et passa ses mains autour de mon cou. Je laissais mes mains étant passée dans son dos la caresser tendrement, je voulais qu'elle cède et j'y arriverais. Son regard croisa un instant le mien et je souris. « En pyjama ?! Rien que ça ? Sais-tu au moins ce qu’est un pyjama… ? » Dit elle en riant. Contrairement à sa croyance, je savais ce qu'était un pyjama et j'en avais même plusieurs. Bon d'accord, les pyjamas étaient là pour la forme, la plupart n'avaient jamais été porté, puisque je n'aimais pas dormir avec des vêtements. Cependant, pour l'avoir avec moi cette nuit, j'étais prêt à me vêtir d'un pyjama pour dormir. « Je ne te force pas à en porter… puisque je ne dormirai pas avec t… » Commença-t-elle et je lui envoyais un regard pleins d'espoirs qu'elle change d'avis. « Non Arcturus, je ne cèderai p… » Je continuais à la regarder alors que mes mains glissaient doucement dans son dos, jusqu'à la naissance de ses fesses. Je voulais qu'elle dorme avec moi, qu'elle passe la nuit chez moi. Je laissais toujours mon regard lui dire que je voulais vraiment qu'elle reste. Je savais qu'elle finirait sûrement par céder, rester à savoir combien de temps il faudrait. « Bon d’accord. » Dit elle, m'arrachant un sourire vainqueur et heureux. Elle se sépara de moi et monta rapidement en direction de ma chambre. Après tout, elle connaissait bien le manoir à présent et n'avait aucunement besoin de mon aide pour trouver son chemin. Je la suivis calmement, j'avais très envie d'une bonne nuit de sommeil. Entre les émotions de la soirée et mon peu de sommeil, je sentais que je serais heureux au moment où je pourrais m'endormir en la tenant contre moi.

Une fois en haut de l'escalier, elle se retourna, commençant à marcher en arrière. « Mais je tiens à te prévenir… Je n’ai ni pyjama… ni potion. Tu sais ce que ça veut dire. » Ces mots m'arrachèrent une légère grimace. J'avais bien conscience en lui proposant de rester qu'elle n'avait pas de pyjama, mais je ne pensais pas qu'elle n'avait aucune potion. Je me promis que je ne céderais pas à mes envies, ni aux siennes, si nous venions à déraper. J'étais prêt à me marier, quoi que j'avais mes peurs par rapport au mariage, mais je n'étais pas prêt à devenir père. Je n'étais même pas sûr d'être capable d'être un père à l'heure actuelle. J'avais encore trop envie de profiter de ma vie, j'avais mes études et je n'avais pas de situation, tant de choses qui faisaient que je ne voulais prendre le risque de la mettre enceinte. La dernière raison c'était que nous n'étions pas mariés et que même si à une semaine du mariage, ça ne serait un drame pour personne, puisque personne n'aurait à savoir qu'il avait été conçu avant le mariage, moi j'en serais conscient et je ne pourrais qu'avoir honte de moi, d'avoir engendré un bâtard. Elle me fit un sublime sourire innocent et vint m'embrasser. « Donc désir ou pas, tu n’as pas le choix. Cette nuit sera chaste. » Je me contentais de hocher doucement la tête alors qu'elle prenait ma main pour m'entraîner dans ma chambre. « Donc, aurais-tu un t-shirt que je puisse enfiler pour cette nuit ? » Demanda-t-elle en lâchant ma main.

Je ne répondis rien, il me faudrait chercher pour lui trouver quelques choses de confortable pour la nuit. Je me tournais vers mon armoire après l'avoir vu prendre la direction de mon bureau. J'ouvris les portes de mon armoire, qui était magiquement agrandit pour pouvoir accueillir tous mes vêtements. Je regardais immédiatement sur la gauche, je prenais toujours mes vêtements sur la droite, alors logiquement, les pyjamas devaient se trouver du côté où je ne regardais que très rarement. J'avais raison, j'avais tous mes pyjamas de ce côté de la penderie, ils étaient encore neuf. J'en sortis un noir en soie pour moi et au lieu de prendre un t-shirt pour Mina, je lui sortis un haut de pyjama vert en soie pour la nuit. Je trouvais qu'il était mieux de lui donner un pyjama qu'un vulgaire t-shirt pour dormir. Je posais le tout sur mon lit en laissant l'armoire ouverte.

Lorsque je me tournais pour la regarder, elle était en train d'ouvrir la fermeture éclair de sa robe. Je ne pus m'empêcher de regarder et de déglutir difficilement. La nuit allait être longue. Je regardais sa peau apparaître à mesure que la robe s'ouvrait, puis elle tomba et je remarquais qu'elle n'avait rien pour tenir sa poitrine. Je sentis déjà le désir de toucher sa peau monter en moi et je respirais calmement en me rappelant qu'elle n'avait pas de potion et que je ne voulais en aucun cas devenir père. Pas tout de suite, pas avant au moins un an, peut-être même deux ou trois. Mes yeux suivirent son dos, jusqu'à descendre à ses fesses, elle portait une culotte en dentelle noire et mon esprit pensait déjà à lui enlever. Encore une fois, le rappel du je ne veux pas être père fut obligatoire.

Lorsqu'elle se tourna vers moi en cachant sa poitrine, je la maudis. Je sentais qu'elle le faisait exprès, elle savait que ce que je ne voyais pas avait tendance à me rendre plus fou que ce que je voyais. Je continuais à respirer calmement en essayant de me concentrer sur le fait que la paternité ne devait pas avoir une chance d'être dans neuf mois. Heureusement qu'elle n'avait pas de potion, ça me rendait le contrôle plus facile à avoir. Si ça n'avait pas été le cas, j'aurais déjà été en train de l'embrasser pour lui faire céder à la passion qui nous habitait tous les deux. Elle posa sa main sur mon bras avec délicatesse et son regard croisa le mien. Je vis cependant qu'elle était déjà en train de se mordre les lèvres. Je savais qu'elle se jouait de moi, qu'elle se vengeait du fait que je l'ai convaincu de rester et qu'elle comptait bien tout faire pour me frustrer au maximum.

Elle se rapprocha encore plus de moi, je sentis sa main remonter de mon bras à mon cou, elle se mit sur la pointe des pieds et me dit à l'oreille. « Tu me donnes un de tes t-shirts mon amour… ? » Je n'avais plus aucun envie de lui donner de quoi se couvrir, j'avais même très envie de lui retirer le peu de vêtement qui lui restaient, mais je n'oubliais pas que je risquais d'être père en cédant à mes désirs. Son regard était dans le mien et je vis sa main tendue qui n'attendait qu'un vêtement pour la couvrir. J'ignorais sa main tendue, me reculant un peu, je lui fis lâcher prise sur sa poitrine. Je la regardais un long moment, me faisant violence pour aller attraper le haut de pyjama sur le lit. Je ne le fis pourtant pas, je laissais un doigt se poser dans son cou et glisser le long de son corps passant par sa poitrine et il s'arrêta au niveau de son nombril. « Tu es sublime. » Dis je avant de lui tourner le dos. Je n'avais fait qu'exprimer ce que je pensais et lui faire savoir toute la tentation que j'avais de ne pas lui donner de quoi se couvrir. Pourtant, j'arrivais à mon lit et je lui tendis le haut sans me retourner. Ce n'était certes pas un t-shirt comme elle me l'avait demandé, mais ça couvrirait son corps et ça ferait un peu baisser ma tentation. Je continuais à lui tourner le dos et je retirais ma cape, la posant sur mon lit.

Après ma cape, ce fut au tour de ma chemise, puis de mes chaussures, chaussettes et de mon pantalon. Je ne me tournais pas vers Mina, je savais que si je la voyais et qu'elle n'avait pas encore mis le haut de pyjama, je ne résisterais jamais à la tentation qu'elle ne le porte jamais et que je ne mette pas mon propre pyjama. J'eus un léger sourire, elle avait voulu me tenter, elle n'allait pas être déçue de ma vengeance, je retirais mon boxer avec le plus grand calme. Elle devait s'attendre à cela, puisqu'elle avait conscience que je n'aimais pas porter de vêtement pour dormir. Alors même si j'allais faire l'effort de mettre un pyjama, je n'aurais rien sous le bas de pyjama. Une fois nu, j'attrapais le bas de pyjama et je l'enfilais rapidement avant de décider de ranger le haut. Après tout, je lui avais pas promis de mettre un pyjama complet et si je pouvais m'éviter un morceau de tissu en plus pour dormir, je le ferais.

Je me tournais vers elle une fois l'armoire fermée et mes vêtements pliés sur ma chaise de bureau et ma cape accrochée. « Je ne prendrais pas le risque de te faire un enfant. » Annonçais je en m'approchant d'elle et je la pris dans mes bras. Je posais mes mains sur ses fesses en douceur et je la collais à moi, mes lèvres trouvèrent les siennes et je me contentais d'un baiser rapide. Je voulais me séparer d'elle, mais mon corps en avait décidé autrement et je ne la lâchais pas, je fermais les yeux en respirant posément, puis je finis par la lâcher. Je saisis sa main et je l'emmenais jusqu'à mon lit. Je tirais la couverture et les draps avant de la pousser doucement sur le lit. Une fois qu'elle fut dans mon lit, je la poussais un peu pour me faire de la place et je m'allongeais à côté d'elle. Je ne résistais pourtant pas longtemps à l'envie de la tirer contre moi. « Bonne nuit ! » Murmurais je avant de l'embrasser avec toute ma passion. Je rompis le baiser quand je sentis que si je continuais, mes mains allaient se mettre en mouvement et que j'allais avoir envie de céder à mes tentations en oubliant le manque de potion.

Je posais ma tête sur mon oreiller en la gardant dans mes bras et je fermais les yeux dans l'espoir de m'endormir. Du moins, le peu d'espoir que j'avais de réussir à m'endormir avec Mina dans mes bras et la sensation dérangeante du pyjama contre ma peau. J'avais l'impression avec le pyjama de ne pas avoir la même liberté de mouvement et c'était sûrement le cas. Je laissais ma main qui était sur Mina la caresser tendrement. « Je te préviens, c'est la première et la dernière fois que tu me verras mettre un pyjama. » Lui dis je. Je préférais lui dire clairement qu'elle ne devait pas s'attendre à me voir m'habiller souvent pour dormir et je parlais aussi pour éviter de penser à toutes les idées qui traversaient mon esprit pour occuper la nuit. Bien que j'avais plus d'une idée pour occuper la nuit, j'étais aussi épuisé mais la présence de Mina contre moi me faisait oublier ma fatigue.
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Mer 21 Oct - 9:46
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Arcturus Lestrange & Mina Valmont
Give me a reason to love you - Portishead


Si proche de lui, je savais que je ne lui facilitais pas la tâche mais c’est aussi ce qui le rendait fou de moi. Il n’était pas fait pour avoir une femme trop sage. N’est-ce cependant pas de sa faute ? Il était bon professeur et moi, jeune élève, j’avais suivi pas à pas les élans de cette passion qu’il m’insufflait. Hier, pas à pas, j’avais appris quels étaient les éléments qui le rendaient dépendant. Aujourd’hui je m’en servais allègrement et demain encore je ne lui offrirais pas une vie paisible et facile. Je savais qu’on ne devait pas mais j’aimais bien trop l’idée de ne pas en profiter pour savoir s’il était capable de se freiner complètement ou non… Une part de moi voulait le faire craquer complètement. Ça ne serait que la preuve de son incapacité à me résister. Une autre part de moi savait pourtant dans de quelles beaux draps il nous mettrait. Jouer avec le feu était cependant une vilaine tendance chez moi. Que serait le jeu si parfois il n’y avait aucun risque ? Si aucun danger n’était en jeu ? Que serait notre passion si de temps en temps, il n’y avait pas quelque chose pour la stimuler à ce point ? Je sentais l’adrénaline parcourir peu à peu mon corps et se loger dans mes doigts posés sur son bras. Mon regard dans le sien, je lui demandais alors le plus innocemment possible de me donner un haut alors que mon autre main cachait ma poitrine d’une façon incitatrice. Je savais alors à ce moment, dans son regard, qu’il n’avait vraiment pas envie de me donner quoi que ce soit.

Il ignora alors ma main. Un sourire se dessinait sur mes lèvres. Reculant un peu, il me fit lâcher prise sur ma poitrine d’un geste vif. Je n’opposais aucune résistance. En silence, sans un mot ni aucun geste, je le laissais profiter de cette délivrance. Savait-il cependant sa condamnation par cette libération ? Le fait qu’il ne bouge pas était une première victoire pour moi. Même presque entièrement nue, la tentation était bien forte… Son doigt ne put s’empêcher de toucher mon cou et descendre le long de mon corps, provoquant un frisson bouillant au fond de mon être. Il venait d’allumer une mèche que moi-même j’avais préparé soigneusement. Refusant d’être raisonnable à ce moment-là, je savais que nous risquions de sombrer. Son doigt passa finalement sur mon nombril, me rappelant que trop ce qui était en jeu. Mon ventre était un rappelle important à cette histoire. J’avais conscience de la torture que je nous imposais volontairement. Je ne voulais pas d’enfants autant que lui mais le risque était là et je le provoquais. Ne cherchez pas à psychanalyser une telle attitude. Elle ne voulait dire aucunement ma volonté profonde et inconsciente d’être mère. Mon attitude n’était que le résultat d’un besoin d’adrénaline et de risques. Ça aurait pu être n’importe quoi d’autres. Et si nous craquions ? Et si ça arrivait ? Pour moi, je nous pensais chanceux et loin de finir parent juste pour un dérapage d’une nuit. Oui le risque était là mais il y avait seulement 50% de chance pour que cela se produise. Je voyais le verre à moitié plein. Donc 50% de ne pas finir enceinte. Jusqu’où cependant notre chance nous saluera à trop jouer souvent avec le feu comme cela ? J’oubliais un peu trop rapidement la fécondité efficace des femmes de ma famille. Ma mère nous avait eus moi et mon frère au sein de son ventre dès la nuit de noce… « Tu es sublime. » me tira-t-il de mes pensées. Un sourire léger s’afficha sur mon visage. Alors qu’il me tournait le dos, je ne pus m’empêcher de me mordre la lèvre, consciente de sa torture.

Il attrapa finalement un haut de pyjama en soie vert sur le lit. Je ne dis rien. Il me le tendit sans me regarder. Je compris que là était trop difficile de me laisser le loisir de me couvrir. Je pris le haut pour le passer sur mon corps. La soie était douce et agréable quoi que la forme trop grande et féminine. Je ne m’en offusquais cependant pas. Si le vêtement avait l’air neuf, il avait été rangé dans son armoire avec ses autres vêtements et je sentais son parfum m’envahir complètement m’offrant mille frisson de l’échine à la nuque.

De son côté, Arcturus commença à se dévêtir. Si une jeune demoiselle aurait dû se retourner par pudeur, pardonnez-moi d’admirer mon fiancé dans toute sa splendeur. Je ne cherchai cependant pas à le provoquer dans ce moment. J’aurais certainement pu mais je n’en fis rien. Il attrapa alors son bas de pyjama. Aurait-il peur de craquer pour se vêtir ? Etait-il conscient qu’un bas de pyjama peut aussi s’enlever très rapidement ? J’avais ce sourire amusé sur le visage alors qu’il rangeait le haut. C’était trop pour lui et je le concevais mais je ne lui avais rien demandé. L’avoir nu dans le lit ne me dérangeait nullement. Je supposais que la torture de mon corps proche de lui alors qu’il serait nu, devait être trop forte. Aurait-il peur de céder ? « Je ne prendrais pas le risque de te faire un enfant. » Je prenais cela pour un oui. Je ne dis une fois de plus rien. Je savais la raison qu’il avait.

Il s’approcha à ce moment de moi pour me prendre dans ses bras. C’était un moment calme parmi mes tentations. Je le laissais faire, aimant trop sa proximité pour le repousser. Mes joues s’enflammèrent cependant quand il posa ses mains sur mes fesses, me réveillant de nouveau en une fraction de seconde. Il me colla alors à lui. Ses lèvres trouvèrent les miennes et je lui répondis avec passion. Il rompit pourtant trop rapidement pour que je puisse approfondir les choses plus sérieusement. Sa contenance m’impressionnait. Il avait cependant du mal à se détacher de moi… Le sentiment était réciproque. Il fermait les yeux. Il respirait longuement. Mon corps ne cessait de frissonner. S’il ne se passait rien de particulier, je sentais comme une lutte s’imposait entre nous : celui de céder ou non. Et tout doucement, je faisais déjà mon choix…

Il me lâcha. Je bouillonnais. Il saisit ma main. La fièvre me couvait. Il m’emmena jusqu’au lit. Le feu me rongeait de l’intérieur. Il tira la couverture. Je voulais lui tirer ce tissu sur sa peau. Il m’incita à aller dans son lit. Je voulais l’inciter à aller en moi. Il me tira contre lui et… je sombrais. Son bonne nuit dit dans un murmure était alors une provocation sans nom à mon instinct qui ne l’entendait pas comme cela. Son baiser passionné le trompa cependant rapidement sur ses propres désirs et n’incita guère le mien à s’effacer.

Il rompit le baiser. Il posa sa tête sur son oreiller, me gardant dans ses bras. Choisit-il d’essayer de s’endormir ? J’en étais convaincu mais sa main ne put rester à sa place, maintenant mon corps dans un désir constant malgré et même surement à cause de sa tendresse. « Je te préviens, c'est la première et la dernière fois que tu me verras mettre un pyjama. » me confia-t-il. Il me fit lever très largement les yeux au ciel.

Je basculai alors juste au-dessus de lui, lui imposant d’être entre mes cuisses. Mon visage cependant près du sien et mon corps frôlant dangereusement nos parties les plus sensibles, je lui dis sur les lèvres : « Si ton pyjama est si insupportable… Pourquoi ne l’enlèves-tu pas ? Je ne t’ai jamais forcé à en mettre un… Après tout pyjama ou non, si tu en as vraiment envi, tu sais tout comme moi que ça ne te freinera pas. » Même si je vous avouerai, dans la position où j’étais, fort peut-être heureusement qu’il avait son pantalon… Une culotte en dentelle s’écarte après tout bien trop rapidement et j’avais tendance à l’oublier. Alors sans plus de préambule, je me mis à l’embrasser avec une passion dévorante. Lui avait décidé de se maitriser. Il y avait un gros enjeu, il fallait le reconnaitre. Mais moi ? Je n’étais parfois pas la ‘fille du diable’ pour rien. Je savais à quel point mon manque de conviction à rester raisonnable n’était franchement pas très sympathique pour lui mais qu’y pouvais-je si j’étais totalement ensorceler par cet homme ? J’étais totalement à la merci de mes envies. Alors oui je sais, la cruauté était dans mes veines et c’est ce qui fit que je cessais ce baiser sur ses lèvres pour embrasser sa joue… son menton… son cou… sa clavicule… son torse de haut en bas non sans son nombril avant de finir à la lisière de l’élastique de son pantalon. Cette descente risquait de le consumer totalement mais ça c’était avant de remonter de la même façon et de capturer ses lèvres avec fièvre. Plus il luttait, plus il me donnait envie de le faire céder. C’était un cercle vicieux qui risquait de nous mener très loin… trop loin. Pouvait-il cependant me sentir comme je le sentais au creux de mes cuisses ? « J’aime quand tu me possèdes… » J’avais conscience que mes mots pouvaient jouer à l’achever mais qu’y pouvais-je s’il venait de me lancer le défis de le faire céder ? Joueuse, je ne mesurais pas mes chances de gagner à ce jeu. Tout ce qui me plaisait était de le rendre complètement fou. Le torturer était un réel délice qui pourrait cependant très rapidement se retourner contre moi.

Je me redressais alors en m’asseyant à califourchon sur lui. Prenant sa main, je la posais ainsi sur ma cuisse. Je lui faisais tracer ainsi un chemin délicat et ascendant. Il passa de mon nombril ainsi jusqu’à lentement vers ma poitrine. Je ne lui fis cependant pas toucher cette partie de moi alors que je me mordais les lèvres. Je le fis passer sur l’une des côtés où il pouvait sentir à peine la pliure de mon sein. Au fur et à mesure que sa main et la mienne remontée, le tissu en faisait autant dévoilant une partie de mon ventre. Je lui fis faire le même chemin ensuite à contre-courant. Descendant peu à peu, quand il toucha de nouveau ma cuisse avec l’aide de ma main, j’entrelaçais ses doigts pour l’inciter à se redresser. S’il n’avait pas porté de pyjama, si je n’avais pas eu de culotte, je savais que déjà nous ne formerions plus qu’un à ce seul geste.

C’était de la torture, aussi bien pour lui que pour moi. Mon nez venait caresser le sien. « Mais puisque l’irritation de ton pyjama semble te plaire bien d’avantage que la chaleur de mes cuisses… » commençais-je à dire en le faisant retomber dos sur le lit. « Alors soit. Dormons pour la dernière fois ensemble avant une semaine… une très longue semaine où tu n’auras pas d’autres occasions de me toucher… » lui dis-je sur les lèvres avant de l’embrasser et de basculer à ses côtés pour lui tourner le dos, l’incitant tout de même à coller son torse contre mon dos pour garder sa chaleur tout contre moi pour cette nuit. A moins qu’il s’agisse d’un autre moyen pour le torturer une dernière fois de ma cambrure qui s’adaptait un peu trop parfaitement à la sienne… De là, la suite ne dépendait que de lui : nuit passionnée ou frustrante insomnie ?


Codes par Wild Hunger.

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Jeu 22 Oct - 14:06
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Je la sentis basculer sur moi peu après mes mots et j'ouvris les yeux. Je sentais très bien son corps contre le mien et ça rendait plus difficile ma décision de ne pas la toucher. « Si ton pyjama est si insupportable… Pourquoi ne l’enlèves-tu pas ? Je ne t’ai jamais forcé à en mettre un… Après tout pyjama ou non, si tu en as vraiment envi, tu sais tout comme moi que ça ne te freinera pas. » Me dit elle sur les lèvres et je savais qu'elle avait parfaitement raison. Cependant, j'avais l'espoir qu'avec le pyjama entre nos corps, j'aurais plus de contrôle sur mes envies. Elle m'embrassa et son baiser était passionné, je ne pus m'empêcher de passer mes mains dans son dos pour la tenir contre moi. Notre passion était trop forte pour que l'on soit l'un et l'autre capable de se contrôler. Cependant, mon cerveau n'oubliait pas le manque de potion et le risque de concevoir un enfant en nous laissant aller à notre passion. Je la détestais de ne pas faire le même effort que moi pour se maîtriser. Je me demandais même si c'était pas une envie profonde d'avoir un enfant dont elle n'avait pas conscience. À mes yeux, il fallait être un peu fou pour tenter le diable ainsi, on était à une semaine de notre mariage, on était à sept jours de pouvoir faire ce que nous voulions, dont décider d'avoir un enfant. Je fus couper dans mes pensées me gardant sur mes responsabilités par ses lèvres embrassant ma joue et mon menton. Je sentis un long frisson me parcourir lorsqu'elle arriva à mon cou, puis plus elle descendait, plus elle enflammait mon corps, laissant comme un chemin incandescent sur ma peau. Lorsque ses lèvres arrivèrent à la lisière de mon pantalon, je sentis mon désir se réveiller d'autant plus et l'envie de la voir descendre plus. Je pris une inspiration la plus calme possible, même si elle devait avoir conscience du désir qu'elle faisait naître en moi. Lorsqu'elle reprit le chemin à l'envers, c'est la frustration qui m'habita. Pourtant, je me dis que je préférai la frustration à la paternité. Ma peur de la paternité était une bonne chose, elle me donnait plus de contrôle en cet instant. Elle avait retrouvé sa position initiale et elle devait bien sentir la réaction qu'elle avait obtenue de mon corps malgré tous le contrôle dont je voulais faire preuve. « J’aime quand tu me possèdes… » Comment voulait elle que je reste stoïque face à de tels mots. C'était une tentation extrême. C'était comme l'aveu qu'elle non plus ne voulait pas d'une nuit chaste et qu'elle comptait bien me faire céder pour obtenir de moi ce moment qu'elle aimait.

Elle s'assit finalement à califourchon sur moi et je regrettais de lui avoir donné un haut de pyjama. Mes mains avaient plus qu'envie de la toucher mais j'avais une barrière à franchir pour cela. Elle posa ma main sur sa cuisse, puis commença à suivre la ligne de son corps, remontant, me faisant passer par son nombril, puis le côté de sa poitrine. Je soupirais de frustration, elle me tentait et me laissait même pas toucher un peu de ce que j'avais envie de toucher. Et le retour suivit l'aller, puis une fois de retour sur sa cuisse, elle entrelaça nos doigts et m'incita à me redresser. Je le fis, sentant bien le fait que ce n'était que quelques vêtements qui empêchaient que nous ayons déjà cédé en cet instant. Son nez vint caresser le mien. « Mais puisque l’irritation de ton pyjama semble te plaire bien d’avantage que la chaleur de mes cuisses… » M'annonça-t-elle en me repoussant sur le dos. Elle avait tort, j'aurais d'avantage préférai la chaleur de ses cuisses, mais la perspective de la mettre enceinte faisait toute ma préférence pour mon bas de pyjama. « Alors soit. Dormons pour la dernière fois ensemble avant une semaine… une très longue semaine où tu n’auras pas d’autres occasions de me toucher… » Ajouta-t-elle sur mes lèvres avant de m'embrasser. Après cela, elle roula à mes côtés et me tourna délibérément le dos.

Je ne pus résister à l'envie de me coller à elle, de sentir sa chaleur et son corps tout contre le mien. Mon bras trouva son chemin jusque sous le haut de pyjama, ma main se posa sur son ventre alors que le reste de mon corps chercha la position idéale pour coller parfaitement nos corps. Ce n'était pas compliqué, nos corps semblaient fait pour être l'un contre l'autre. Je m'en voulus rapidement d'avoir fait une telle chose, ne résistant pas à l'envie de faire remonter ma main jusqu'à sa poitrine. Je ne me montrais pas particulièrement romantique quand je saisis un de ses sein entre mes doigts. Dans un même temps, mes lèvres trouvèrent son cou, y déposant de tendre baiser. Mon esprit me rappelait toujours que nous n'avions aucune protection contre les enfants, mais j'avais besoin de profiter de cette dernière nuit en sa compagnie. Je ne pouvais pas rester sagement allongé avec elle en la tenant simplement dans mes bras et dormir. Ma main ressortit d'elle-même de sous le pyjama et entama son ouverture pendant que mes lèvres venaient l'embrasser derrière l'oreille, avant que ma langue ne trace un léger chemin de derrière son oreille jusqu'à son cou.

Une fois le pyjama ouvert, je savourais le contact entre ma main et sa peau, la caressant avec douceur. Je laissais mes lèvres embrasser sa clavicule avec douceur. Ma main descendit le long de sa cuisse avec douceur, avant de rentrer vers l'intérieur de cette dernière pour remonter. J'arrêtais ma main à quelques centimètres de son intimité, je savais que nous finirions par nous unir, j'avais céder à mes envies, mais je voulais la faire mariner un peu. Après tout, elle avait tout fait pour que je cède et je n'allais pas lui donner satisfaction si rapidement. « Ne bouges pas. » Murmurais je à son oreille avant de poser un baiser juste derrière. Je savais que je n'avais que peu de chance pour qu'elle accepte de ne pas bouger. Cependant, il fallait que j'essaye de lui faire accepter cet ordre, je voulais garder le contrôle, le seul moyen pour moi de garder un minimum de bon sens et aucun risque de procréer était de tout gérer et de ne pas me laisser mon plaisir atteindre le point de non retour possible au sein de son être.

Je lui fis comprendre par mes gestes que je voulais qu'elle retire le haut de pyjama. Puis je la recollais contre moi, laissant finalement ma main frôler très lentement ses parties intimes. Ma main ne s'attarda pas par la suite, elle remonta le long de son corps en douceur pour aller jouer avec sa poitrine alors que je laissais mes lèvres embrasser son bras en douceur. Je ne faisais que ce qu'elle avait désiré en prenant tout mon temps. Je me contrôlais encore assez pour ne pas tout de suite en venir à l'union parfaite que pouvait connaître nos corps. Arrivé à ses doigts, je souris en retirant ma main pour qu'elle vienne descendre sa culotte au niveau de ses fesses. Je posais un baiser sur chacune d'elle avant de remonter en embrassant son dos tout en suivant le chemin tracé par sa colonne vertébrale. Je finis par un baiser dans sa nuque.

Ma main lui fit tourner doucement la tête et je me penchais pour l'embrasser avec passion en faisant glisser une de mes jambes entre les siennes jusqu'à venir toucher très lentement son intimité. « Tu as une dernière chance pour m'arrêter et pour qu'on ne prenne pas le risque d'avoir un enfant dans neuf mois. On pourrait très bien vu nos gênes ne pas en avoir qu'un si la fatalité voulait que cette nuit soit notre plus grande erreur. » Murmurais je contre ses lèvres. Elle n'avait pas besoin de savoir que j'allais tout faire pour ne pas laisser trop de chance pour que nous ayons un enfant. Je voulais qu'elle fasse face à la réalité, qui était que nous pourrions concevoir un enfant, qu'elle devrait porter durant neuf mois et qu'avec notre patrimoine génétique, il n'était pas impossible que nous ayons des jumeaux. Je ne lui laissais pas le temps de me répondre, je l'embrassais à nouveau en laissant ma main caresser son cou et sa clavicule, avant de descendre le long de son corps en évitant sa poitrine, jusqu'à laisser ma main toucher son nombril, au même moment, je rompis notre baiser.
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Ven 23 Oct - 9:38
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Arcturus Lestrange & Mina Valmont
Blank space - Taylor Swift


Lui tournant le dos, je savais avoir fait preuve de peut-être un peu trop de provocation mais c’était plus fort que moi… J’estimais cependant à partir de maintenant qu’il était temps de dormir. Je fermais ainsi les yeux dans l’optique frustrante de dormir cependant sans aller plus loin. Cependant… Arcturus ne semblait pas vraiment de cet avis…

Si sa main sur mon ventre, son corps tout contre moi, rien ne laissait présager d’un dérapage, il ne teint pas longtemps. Sa main remonta jusqu’à ma poitrine… Je m’en mordis les lèvres en silence, tentant de canaliser ma respiration pour qu’il ne sente pas mon désir remuer totalement tout mon être. Respirer normalement n’étais cependant pas si évident contrairement à ce qu’on pourrait imaginer. Il était difficile de contrôler mes soulèvements de poitrine dû à ma respiration potentiellement saccadée. Mon sein fut alors sa victime, attrapée de ses doigts sans douceur. Je me mordais l’intérieur de la joue en fermant mes yeux avec force. Non pas que la douleur pouvait être vive. Il provoquait surtout mes sens et je sentais mon être s’emporter. Je ne pourrais pas respirer longtemps sans qu’il ne se rende compte de mon état s’il continuait sur ce chemin. Alors il embrassa mon cou… Dès cet instant je sombrais complètement. Son corps contre moi… sa main sur mon sein… ses lèvres sur la peau de mon cou… je fondais totalement.

Avais-je sérieusement cru m’en tirer aussi facilement en lui tournant le dos ? Il ouvrit mon pyjama et déjà ma peau frissonnée. Son jeu derrière mon oreille et sur mon cou ne m’aidait pas à ne pas le désirer avec ardeur. Ce fut instinctif, si c’était encore possible, je collais plus mon bassin encore au sien. Je n’avais aucun doute sur ses propres désirs et j’allais m’en mordre les doigts.

Le pyjama ouvert, plus aucune barrière ne l’empêchait de progresser sur le haut de mon corps. Je pourrais presque lever les yeux d’un sourire. Il ne pouvait s’en empêcher et le pire était que je ne le freinais même pas. Ne lui appartenais-je déjà pas ? Sa douceur était en train d’avoir raison de moi. Ses passions m’enflammaient mais sa tendresse me fait totalement lâcher prise. Embrassant le côté de ma clavicule, j’enfouissais mon visage dans l’oreiller pour qu’il ne puisse remarquer mon état. Sa main descendait sur ma cuisse. En rentrant à l’intérieur, à quelques millimètres finalement de mon intimité, je perdis le contrôle de mon souffle. « Ne bouges pas. » C’était un ordre. J’en avais pleinement conscience. Mais son ton et surtout son baiser derrière mon oreille, m’incita pour la première fois de ma vie à l’écouter un peu. Qui sait cependant combien de temps je tiendrais aussi obéissante… pour ça, je ne pouvais rien promettre.

Tôt, il me demanda par ses gestes d’enlever mon haut. J’eus un sourire amusé et je l’enlevai. Une fois fait, il m’attira de nouveau à lui. Sa main s’aventura alors à me torturer dans un frôlement affreusement sadique sur mon intimité. Mon premier gémissement m’échappa… Sa remontée sur mon corps fut alors d’un sadisme sans nom. Frustration oblige, je faillis protester. Me contenant, je me rappelai ce qu’il y avait en jeu. Je devais rester raisonnable… Mais comment l’être quand je ne désirai qu’une chose : m’unir à lui.

Certains pourraient alors voir un véritable désir interne de mon horloge biologique qui me soufflait qu’il était tant de devenir mère alors que le bonheur habitait ma maison. Cependant si vous me connaissiez vraiment, vous saurez qu’il s’agit simplement du besoin de m’assurer, inconsciemment, que mon époux était bien trop faible pour me résister. Sa faiblesse était la preuve, à mon sens, de son amour. Alors que le mariage approchait, alors que les doutes naissaient, j’avais besoin de sentir constamment ne pas faire la plus belle erreur de ma vie. J’avais besoin de le sentir flancher comme il ne l’aurait jamais fait avec une autre. Je voulais savoir si ses peurs d’avoir un enfant ne seront pas assez fortes face à son amour pour lui. C’était arrogant mais je n’ai jamais dit être parfaite. Inconsciemment, oui je voulais être au-dessus de toutes ses peurs, que rien ne l’empêche d’exprimer ses sentiments or, Arcturus avait un don divin pour exprimer son amour en faisant concrètement l’amour.

Ses faiblesses pour moi me rassuraient. Alors non, je ne voulais pas d’un enfant mais j’étais prête à prendre le risque pour avoir la certitude qu’il m’aimait même si… empli de doutes, je ne pourrais pas m’empêcher de paniquer de plus en plus à l’approche du mariage au point de m’en rendre malade avant que ma meilleure amie daigne réapparaitre et me faire comprendre à quel point mes doutes pouvaient être stupides. Que voulez-vous cependant… Je n’étais pas parfaite mais tellement humaine. Ce soir en était la preuve.

Jouant avec ma poitrine, je caressai son bras devant mon ventre. J’aimai toucher sa peau. Mon bras fut alors témoin de ses baisers. Il descendit ainsi alors que je ne bougeai, toujours sur le côté. Ses lèvres arrivèrent à mes doigts. Il enleva sa main de ma poitrine à ce moment dans un sourire qui me fit complètement craquer. Sa main descendit vers ma culotte pour la faire glisser au niveau de mes fesses. De là je fermai les yeux le souffle court. Il les embrassa avant de remonter tout le long de mon dos. Ma main serra mon oreiller. S’arrêtant à ma nuque, je ne savais si j’allais survivre à cette nuit s’il continuait à jouer ainsi. N’est-ce cependant pas de ma faute ? J’avais voulu jouer et j’étais en train de me brûler…

Sa main me fit tourner la tête. Mes lèvres accueillir sa passion alors que sa jambe fit glisser la mienne entre les siennes. Il s’amusa ainsi vers mon intimité. « Tu as une dernière chance pour m'arrêter et pour qu'on ne prenne pas le risque d'avoir un enfant dans neuf mois. On pourrait très bien vu nos gênes ne pas en avoir qu'un si la fatalité voulait que cette nuit soit notre plus grande erreur. » me murmura-t-il. Je le trouvais totalement injuste. Il reposait notre avenir sur ma décision d’être forte ou non. Je l’aimais. J’étais aussi faible que lui. Je le désirai. Je le voulais. Que lui fallait-il pour qu’il comprenne que ce choix était terriblement impossible à faire ?! Des jumeaux… Je savais à quel point il avait raison. Nous avions 20% de chance d’en avoir sur 50% de risque à tomber enceinte. Les pronostics n’étaient pas encourageants. Mais mon désir était poignant. Je fermais les yeux violemment face à ce choix difficile. Je n’avais pas envie d’être raisonnable. Me testait-il ou cherchait-il simplement à me faire réaliser le risque que nous courrons. Est-ce cependant un réel risque ? Un enfant n’était pas la mort… Même si… honnêtement… je m’en passerai bien pour le moment. J’étais déjà assez angoissée de ne pas être à la hauteur de ce mariage, alors un enfant…

Mais il ne me laissa pas le temps de répondre. Il embrassa de nouveau mes lèvres en laissant sa main caresser mon cou ou encore ma clavicule. Comment voulait-il que je fasse un choix raisonnable dans ces circonstances ! Il ne m’aidait strictement pas en descendant sa main sur ma poitrine. J’allais finir par croire qu’il voulait un enfant malgré ses peurs comme peut-être pour se prouver qu’il pourrait peut-être faire mieux que sa propre mère. Il descendit cependant sa main de ma poitrine à mon nombril. Une fois arrivée à mon ventre, il rompit ce baiser, me laissant seule face à ce choix.

Voulais-je tout risquer juste pour apaiser mes doutes ? Si encore je savais où en était mon cycle… J’aurais peut-être pu faire mon choix plus facilement mais honnêtement, je sais, c’est honteux de la part d’une médicomage, je ne m’en préoccupai pas en sachant ma potion efficace. Cependant… la raison qui m’a poussé à le chercher, de la volonté d’avoir la preuve qu’il m’aimait vraiment, ne l’avais-je déjà pas ? Je savais que par ses gestes, j’avais la preuve suffisante. Il était prêt à prendre le risque simplement pour m’aimer mais il avait aussi tant de respect pour moi qu’il me laissait le choix final, conscient que la personne qui devrait porter cet enfant durant neuf moi, c’était moi et non lui. Il venait de faire ses preuves mais moi ? Les avais-je faites ? Etais-je vraiment prête à tout sacrifier pour lui ? L’aimai-je vraiment plus que toutes mes peurs ou toutes mes convictions ? Avait-il cette place dominante dans mon cœur ? Mes tests étaient à double tranchant et il me servait de savoir si moi aussi je l’aimais comme il m’aimait. Etais-je prête à perdre tout comme lui n’avait cessé de faire entre sa liberté d’homme célibataire, la marque des ténèbres ou le mariage ? Qu’avais-je apporté mis à part ma virginité ? Quelle preuve lui avais-je donné de l’aimer réellement ? Je lui avais dit ? Mais que valaient les mots sans sacrifices ou sans folies ? Alors Mina… Es-tu prête à prendre ce risque juste pour la raison folle de l’aimer comme il est prêt à le faire pour toi ?

Je tournai mon visage vers lui, mon dos toujours collé à mon torse. Je regardais ses yeux un instant. Ma main se posa sur sa joue. L’aimai-je à ce point ? La question raisonnait en moi. C’était de la folie de céder… Cela pouvait presque sembler ridicule. Mais quoi ? Je n’étais pas prête de lui offrir tout mon corps sans aucune concession ? N’étais-je pas prête à la dévotion de mon âme envers lui et notre famille ? Si je n’étais prête pour cela, comment pourrais-je alors être prête à l’épouser en sachant qu’un mariage, chez les sang-purs, n’était qu’un passage formel vers l’union et la procréation ? Je l’aimais, je voulais m’unir à lui mais étais-je prête à tout donner comme il le faisait ?

Dès l’instant où je le fis basculer sur le dos afin de passer au-dessus de lui, je venais de faire mon choix. Mes lèvres embrassèrent les siennes avec tous les sentiments que je pouvais posséder. Quand je rompis ce baiser après quelques instants, je lui dis : « Je t’aime… quel que soit les risques, nos peurs et nos doutes et rien ne doit freiner ça si nous voulions que notre couple fonctionne. Alors oui, il y a 50% de chance que je tombe enceinte comme il y en a toujours 1% à chaque fois que nous le faisions. » La potion n’était pas infaillible. Un médicomage digne de ce nom le savait. Il y avait toujours un risque. C’était comme ça, c’était la vie. « Mais est-ce que la peur ou nos craintes doivent gérer nos vies et freiner nos sentiments ? Je ne le crois pas. Alors si tu veux me faire l’amour. Fais-le moi avec tout ton amour et toute ta passion, jusqu’au bout, parce qu’il n’y a que ça qui compte. » Si nous n’avions plus ça ? Si nous le faisions par simple habitude sans se donner la peine de le faire à fond, que deviendrait notre couple ? Nous allons nous marier par amour et si celui-ci disparaissait, notre couple n’aurait plus de raison d’être. Alors oui je savais les risques, oui je savais que c’était de la folie mais nous étions comme ça. Pourquoi changer ? « Du reste… » pensais-je au risque. « Laissons Merlin décider d’avoir pitié de nous ou non. Mais moi je veux juste t’aimer et ce peu importe les mœurs ou les dangers que ça nous fera traverser. » De mes mots je l’embrassais avec toute la passion et tous les sentiments que je pouvais exprimer. La suite ? A lui de me dire s’il me laisserait enlever ce fichu pyjama qu’il avait mis avant d’unir nos deux corps…


Codes par Wild Hunger.

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Sam 31 Oct - 14:06
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Je lui laissais le temps de la réflexion, j'étais finalement prêt à prendre ce risque malgré mes peurs. J'étais trop attaché à Mina et je n'avais aucune envie de laisser passer cette dernière nuit ensemble avant une semaine. La semaine serait déjà bien assez longue pour moi. J'avais mes propres angoisses face au mariage, même si j'étais sûr de vouloir me marier. Je n'étais pas complètement certains de devenir un jour un bon mari, je n'avais eu aucun exemple de couple marié dans ma vie. Je n'avais pas non plus eu d'exemple à suivre autrement et je m'étais construit ma nature d'homme tout seul, n'en ayant jamais eu autour de moi, dans un cercle assez proche pour me guider. J'avais peur de tout gâcher dans notre mariage. Cependant j'étais prêt à prendre le risque de compliqué les choses en ayant un enfant, si elle était prête à le prendre également. Après tout, je n'étais pas celui qui aurait la tâche la plus complexe si elle tombait enceinte et même après la naissance. Même si je savais qu'au moment où nous fonderions une famille, elle aurait des avantages sur moi, puisqu'elle avait eu des parents, qui avaient été là pour elle, je n'avais eu que ma grande-tante et je dois avouer qu'elle avait bien fait son travail même si elle n'avait jamais eu d'enfants elle-même.

J'arrêtais de penser quand elle tourna ses yeux vers moi et que sa main se posa sur ma joue. J'attendais d'avoir sa réponse, son choix à elle. J'étais prêt à prendre le risque, même si je me doutais que si elle tombait enceinte, j'allais me montrer un futur père exécrable et à la naissance de cet enfant, ça ne serait pas mieux. Je pourrais la mettre en garde avant qu'on en arrive à ce stade, puisqu'elle devait bien se douter que je n'avais aucune notion du comportement à avoir, on ne m'en avait même jamais parlé. Soudain, elle me fit basculer sur le dos et vint au-dessus de moi, je n'avais pas besoin de plus pour comprendre que son choix était fait. Ses lèvres vinrent s'écraser contre les miennes dans un baiser qui ne dura que quelques instants, mais qui était pleins de tout ce qui faisait de nous un couple différent des autres couples de sang-purs, son baiser exprimait ses sentiments. « Je t’aime… quel que soit les risques, nos peurs et nos doutes et rien ne doit freiner ça si nous voulions que notre couple fonctionne. Alors oui, il y a 50% de chance que je tombe enceinte comme il y en a toujours 1% à chaque fois que nous le faisions.  » M'avoua-t-elle et je n'avais jamais pensé à ce 1 % de risque de la mettre enceinte alors qu'elle prenait sa potion. Je voyais par contre très bien la différence entre 50 et 1, elle me paraissait monstrueuse. « Mais est-ce que la peur ou nos craintes doivent gérer nos vies et freiner nos sentiments ? Je ne le crois pas. Alors si tu veux me faire l’amour. Fais-le moi avec tout ton amour et toute ta passion, jusqu’au bout, parce qu’il n’y a que ça qui compte.  » Je fermais une seconde les yeux à ses mots, je savais que sa pensée était rationnelle et que rien ne servait de nous arrêter à nos craintes et peurs. J'avais envie d'elle, j'avais envie que nous ayons encore le droit à une nuit d'amour avant notre nuit de noce, avant de faire cela en tant que mari et femme. J'avais besoin d'avoir une fois de plus la confirmation qu'elle ne me laisserait pas attendre comme un idiot le jour du mariage. Elle venait de la donner en acceptant de prendre le risque d'attendre notre enfant après ce que nous ferions de notre dernière nuit ensemble avant le mariage. « Du reste… Laissons Merlin décider d’avoir pitié de nous ou non. Mais moi je veux juste t’aimer et ce peu importe les mœurs ou les dangers que ça nous fera traverser.  »

A la suite de ses mots, elle m'embrassa avec toute sa passion et je répondis à son baiser avec les mêmes sentiments. Une de mes mains se glissa dans ses cheveux, défaisant la coiffure de nuit qu'elle s'était faite pour les laisser tomber librement dans son dos. Je posais ce qui lui avait servi d'attache sur la table de chevet, ma main glissa à nouveau dans ses cheveux. Mon autre main fit son chemin tendrement dans son dos. Ma caresse n'avait rien de présente ou de rude, c'était fait avec tendresse. J'avais envie de lui montrer par mes gestes que je me fichais de la finalité de cette nuit, que je voulais juste l'aimer comme je savais le mieux le faire. Ma main dans ses cheveux l'empêcher d'éloigner trop son visage du mien, bien que je rompis le baiser. « Profitons de notre dernière nuit de célibataire qu'on passera ensemble. » Murmurais je contre ses lèvres avant de lui mordiller doucement la lèvre inférieure. Mes lèvres formèrent un sourire quand je m'éloignais et ma main passa de ses cheveux à sa joue. Je caressais doucement ses lèvres de mon pouce alors que mon autre main se posa sur ses fesses. Je nous fis basculer sur le lit afin de me retrouver sur elle. Je lui fis un sourire avant de me redresser mes jambes de chaque côté de son corps. Je choisis de m'asseoir sur ses cuisses et je l'observais en silence. Mes mains étaient immobile et posée sur son ventre. Je me sentais à ma place avec Mina, j'avais cette envie poignante qu'elle m'appartienne une fois de plus et dans un même temps, l'envie de prendre mon temps pour m'unir à elle. Après tout, si nous commencions à aller droit au but dès maintenant, que deviendrions nous avec le temps. J'aimais prendre le temps de la regarder et la toucher, c'était ce qui avait fait croître nos sentiments et qui nous avait mené à nos fiançailles. Elle avait été plus futée que moi, m'attirant dans ses griffes en me refusant son corps et aujourd'hui, j'en étais venu à apprécier de faire durer ces moments de frustration sadique avant de ne faire qu'un avec elle. Tout à mes pensées, je n'avais pas fait attention à mes mains qui s'étaient mises en mouvement d'elle-même. Mes mains étaient en train de jouer avec ses sens, caressant juste son ventre en restant à la limite des zones sensibles de son être.

Je ne pus m'empêcher de m'humecter les lèvres avant de laisser voir un sourire carnassier, j'étais le prédateur qui voulait faire d'elle mon repas. J'étais comme ces bêtes sauvages qui jouaient avec leur nourriture avant de l'achever, j'allais faire la même chose d'une autre manière. Je me penchais vers elle, posant mes mains de part et d'autre de son corps, mon visage se retrouva à quelques centimètres du sien. Je me rapprochais plus d'elle très lentement, laissant croire qu'elle allait avoir le droit à un baiser, mais je posais mes lèvres sur l'arrête de son nez. Mes lèvres tracèrent le contour des siennes sans jamais les toucher, puis je partis de son menton pour finir à son oreille que j'évitais également. Je laissais simplement mon souffle effleurer son lobe avant de descendre en laissant mes lèvres frôler son cou sans y poser un quelconque baiser, laissant juste ma peau frôler la sienne avec tentation. Je m'amusais comme ça en descendant toujours plus le long de son corps sans laisser autre chose que mes lèvres frôler sa peau et en évitant les zones les plus sensibles. Je m'arrêtais à la lisière de sa culotte, relevant le visage et laissant mon menton se poser sur sa peau. Mes mains saisirent la culotte et je tirais dessus en douceur afin de la faire descendre. Je ne lui retirais pas, la laissant à mi-cuisse. Mes mains retrouvèrent leurs places de chaque côté d'elle et je posais un baiser là où c'était trouvé avant la délimitation entre sa peau à nue et sa culotte. Je me redressais complètement en m'asseyant à ses côtés et très lentement je fis glisser sa culotte pour la lui retirer. Je laissais mes doigts remonter en une lente et douce caresse de ses pieds à sa taille. Je repris ma position et je vins l'embrasser avec toute ma passion en écartant ses jambes avec mes pieds avant qu'ils ne se mettent à caresser l'intérieur de ses cuisses en douceur. Je fis glisser mes mains dans son dos et je me redressais en l'entraînant avec moi, me retrouvant finalement dans une position assez inconfortable. « Je t'aime » Les mots m'avaient échappés et je l'embrassais doucement avant de laisser mon nez caresser le sien. Je la collais à moi et je ramenais mes jambes entre les siennes, glissant mes genoux sous ses cuisses. Je la tirais complètement contre moi en l'entraînant dans un nouveau baiser alors que mes mains trouvaient leur place dans sa nuque et dans le bas de son dos. Je rompis le baiser en sachant très bien que ma fiancée trouverait bien le moyen de se venger de mes actes et prendrait sûrement le temps de me retirer mon bas de pyjama qui commençait à devenir vraiment gênant pour mes mouvements. Je laissais mon regard croiser le sien et je lui souris avec sincérité.
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Sam 7 Nov - 9:44
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Ses mots retentirent en moi comme l’écho de mes sentiments. Qu’importe les risques, les conséquences et ce que nous pourrions risquer d’assumer. Je n’étais pas prête mais par amour je savais que je le ferai. Ses sentiments me donnaient envie de vivre et de progresser à jamais avec lui. J’avais voulu qu’il fasse de moi une femme et même si aujourd’hui je ne pensais pas encore vouloir être mère, qu’importe. S’il devait y avoir des enfants, je ne voyais que lui comme père. Non pas qu’il soit parfait pour ce rôle mais parce que si je devais donner la vie, je voulais le faire avec lui et avec nul autre. Je l’aimais au point d’être prête pour assumer mon rôle. Alors je ne pensais plus à rien si ce n’est lui et moi parce qu’au fond : c’est tout ce qui comptait réellement.

Son nez caressa ainsi le mien et je vivais cette magie avec délectation. Son nez contre le mien en train de me caresser… Mon corps tout contre le sien… Ses jambes entre les miennes… Ses baisers… Sa main dans ma nuque... Son autre bras dans mon dos… Et pourtant, malgré ces gestes qui tendaient vers l’amour, je savais qu’il me cherchait. Un sourire s’afficha sur mes joues alors que moi, dénudée, je faisais face à une inégalité dans sa propre tenue. Il me sourit, je me mordis les lèvres et je me fis basculer sous moi par effet de surprise. Inutile de vous expliquer la façon dont il finit sans son bas de pyjama…

Mes lèvres capturèrent les siennes et je laissais nos corps jouer entre frustration et provocation. L’un répondait à l’autre avec vivacité. Chacun son tour chercha à renverser la situation. Si nous continuons comme ça, nous allions finir sur le sol. Qu’importe ! Je voulais vivre sans aucun regretter en n’écoutant que mon cœur pour un amour infini. Alors de bataille en bataille, de baiser en baiser, de rire en rire surement, je me consumais peu à peu dans cette passion qui nous empêchait de raisonner correctement.

Mes mains sur son torse, mes lèvres contre les siennes, ses mains sur ma peau, la mienne touchant la sienne dans une friction brûlante, je laissais ma jambe remontée le long de la sienne jusqu’à sa fesse alors qu’il m’avait renversé de nouveau sous lui. Je le désirai de plus en plus.

Est-ce que cette passion serait éternelle ? Est-ce que je faisais le bon choix en me mariant par amour et non par devoir ? Que restait-il après le feu ? Pouvait-il y avoir plus encore ? Le feu était-il cependant fait pour être éternel ? Resterait-il là où la jeunesse s’évaporerait ? Je voulais y croire… Et doucement la petite fille, qui avait cru au prince charmant, refaisait surface. La chute pourrait être rude si cela finissait dans une haine sans nom. Pouvait-on cependant m’empêcher d’y croire de nouveau et de gagner cette âme perdue en cours de route dans ma haine et mon désir de vengeance ? Avais-je seulement choisi le bon parti ? L’amour pouvait être un sentiment traitre qui pouvait ramener le pire monstre à l’état simple d’ange refusant de continuer le mal qui avait pour le moment causé. Changerais-je ? Serait-ce son cas dans ce même futur ? Ou arriverions-nous à concilier le tout entre mon passé, son nom et nos devoirs envers le lord ? Seul l’avenir pourrait nous le dire quand nos faiblesses finiraient par nous coûter cher.

Mais brûlante pour lui, fiévreuse de mes sentiments, je ne pensais pas à tout cela. Je le désirais, je le voulais et j’étais prête à lui promettre ma vie à sa merci. Un soupir… Deux soupirs… Un gémissement et une supplication. Dans ses bras, de caresses en caresses et de baiser en baiser, je voulais qu’il cesse de me chercher et de jouer. Je voulais qu’il passe à l’acte le plus solennel à mes yeux. Alors dans un mordillement de lèvres, je lui dis, au risque de redorer son égo qui ne pourrait que se flatter de me mettre dans un tel état : « Arcturus… » dis-je la voix coupée par un souffle saccadé. C’était un supplice. Inspirée par ses gestes sensuels et tentateurs, je posais mes deux mains sur ses joues pour approcher son visage du mien et l’embrasser dans une supplique. Qu’il arrête de jouer, je voulais ne faire plus qu’un avec lui. M’accorderait-il cependant cette faveur ? Dans le cas inverse, ma vengeance risquait d’être salée mais très certainement passionnée…
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Dim 8 Nov - 13:59
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Le jeu du loup et l'agneau était en marche entre nous, comme toujours. Nous avions cette simplicité et cette facilité à jouer, étant soit prédateur, soit pauvre victime du jeu. L'un comme l'autre, nous nous consumions, qu'importe notre place. Mais pour ce soir, pour cette nuit, je voulais être le loup courant après l'agneau, le chat n'attendant que d'avoir la souris entre ses griffes. Fidèle à elle-même, ma fiancée n'était pas trop de cet avis. Cependant, que pouvions nous y faire, porter par la passion et le désir, nous ne pouvions résister l'un à l'autre. Aucun de nous ne pouvait résister à nos envies, à nos désirs, j'en avais parfaitement conscience alors que nous échangions la dominance de façon égale, que nous étions le tortionnaire de l'autre d'une manière si savante. Je ne la laisserais pas gagner la partie, je ne le pouvais, c'était une question de fierté. Elle avait déjà réussi par mes désirs et mes sentiments à me faire accepter le risque de devenir père si la fatalité le voulait. Seulement, maintenant, je ne regrettais plus l'idée, je n'aurais pas pu être un homme sage, dormir à ses côtés sans avoir le besoin de la toucher. Après tout, que représentait environ une vingtaine d'années à assumer l'éducation et la bonne tenue d'un enfant, quand on avait déjà fait les plus difficiles sacrifices que l'on pouvait s'imaginer. Mes sacrifices étaient sûrement plus difficile que d'élever un enfant, être mangemort et abandonner ma liberté d'homme célibataire avaient été de dures épreuves, bien que je n'en dise rien.

Je ne voulais qu'elle et le plus rapidement possible, bien qu'il fallait prendre le temps de la rendre parfaitement folle de désirs avec une bonne dose de frustration. L'idée d'avoir conçu un enfant au terme de la nuit était très loin derrière moi, je voulais profiter de l'instant. Même si par la suite, ça redeviendrait la pire de mes inquiétudes et je savais qui allait devoir subir les conséquences de cette nuit jusqu'à ce que j'ai la garantie, espérons le, que Mina ne soit pas enceinte. Je fus pris par surprise au moment où elle me fit basculer sous elle, puis je ne pus m'empêcher de laisser échapper un petit rire amusé quand elle ne put résister à la tentation de me retirer mon bas. C'était également un soulagement pour moi, je n'aimais pas particulièrement porter de vêtements au lit et il était devenu assez gênant. Ses lèvres capturant les miennes m'arrachèrent un sourire, mes mains trouvèrent places sur son corps et alors qu'elle se jouait de mes désirs et d'une frustration que je n'avais jamais apprécier, j'en profitais pour tenter de reprendre le dessus. Rien n'était simple, elle n'était pas une femme soumise et à plusieurs reprises, on inversa les rôles. Chaque contact entre nos peaux était électrisant, je finis par me retrouver une nouvelle fois sur elle et je me faisais violence pour continuer à la chercher. Je ne voulais lui laisser gain de cause maintenant, je ne voulais pas lui donner tout mon être pour le moment. Je laissais mes mains jouer les tyrans, alors que mes lèvres avaient capturés une fois de plus les siennes pour mon plus grand plaisir. Je continuais à jouer avec elle, avec ses émotions, écoutant avec délectation ses soupirs et gémissements. Je trouvais les soupirs et gémissements bien plus représentatifs de ses sentiments que tous les mots, j'aimais cette confiance et le lâché prise que représentait l'intimité, ses preuves de plaisirs, c'était ce qu'il y avait de plus naturel, de plus spontané. Je vis son mordillement de lèvres alors que mon visage était proche du sien, puis je craquais en l'entendant prononcer mon prénom, je pouvais sentir dans sa supplique bien plus qu'un simple désir brut d'une union, c'était moi qu'elle voulait et ce fait me toucherait toujours plus que si elle m'exprimait verbalement son amour.

Ses mains se posèrent sur mes joues, puis elle m'embrassa, je répondis à son baiser. Je savais exactement ce qu'elle attendait, ce qu'elle voulait. Je laissais pourtant mes mains caresser sa peau avec douceur. Tout à mes caresses et mon baiser, je laissais mon corps se rapprocher du sien. Lentement, avec une bonne dose de frustration pour moi-même, je laissais mon corps prendre la direction de l'union la plus parfaite entre nous. Je pris tout mon temps, pour cette union, avançant centimètre par centimètre. Mes doigts ne cessèrent leurs caresses, mes lèvres ne quittèrent les siennes alors que de légers frissons d'anticipation traversèrent tous mon être. Mon corps comme mon esprit savaient la finalité de mes actions et ne faisaient que l'attendre. Mon corps semblait s'emboîter à la perfection avec celui de ma fiancée et je ne pus m'empêcher de rompre notre baiser une fois arrivé à cette union de nos corps. Je l'observais une seconde, c'était juste parfait comme instant, c'était ce qui m'était destiné, elle était faite pour moi. Elle était la femme créée et née pour moi, elle était la balance entre les ténèbres et la lumière en moi, avec elle je pouvais agir tel un monstre en m'attaquant à d'autres, mais quand il s'agissait du contact de nos corps, c'était du positif qui ressortait. Chaque fois que nous nous trouvions ainsi, dans ces moments intimes, je m'étonnais de ne pas me lasser de son corps et de ne pas avoir envie d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte. Je cessais de penser, en choisissant de me laisser complètement aller avec Mina. Le monde n'avait plus d'importance, tout pouvait s'écrouler autour de moi, pour le moment dans ma conception du monde, il n'y avait plus qu'elle et moi. C'était notre dernière nuit ensemble avant que nous n'en passions à nouveau une en tant que mari et femme et je voulais qu'elle ne l'oublie pas durant la semaine.

Mes mouvements étaient contrôlés, mes lèvres trouvèrent les siennes avec douceur. Je cherchais de ma langue la sienne, entamant un baiser lent, imprimant le même rythme que mes mouvements. Je profitais de ce moment, je prenais mon temps, je tempérais ma passion. Je voulais pouvoir me souvenir de cela toute la semaine, je savais que la dernière ligne droite serait la plus difficile. J'allais douter et j'allais être tenté d'en venir à la faute simplement par peur que tout cela ne fonctionne pas. J'allais douter de ma capacité à être l'homme qu'elle attendait que je sois, j'allais vouloir aller à la faute pour la pousser à me détester, à m'envoyer sur les roses et il me fallait quelque chose à quoi me raccrocher. Je rompis notre baiser et j'ouvris les yeux pour la regarder, laissant une main indisciplinée caresser sa poitrine en douceur. Je ne pouvais résister à ce besoin de la toucher, même alors que nous ne pouvions faire plus intime comme contact, mes mains avaient ce besoin de sentir sa peau, mes lèvres voulaient les siennes ou un contact avec sa peau. Je restais toujours dans un mouvement très lent et contrôlé, je voulais faire durer le plaisir en jouant sur la lenteur de nos mouvements. Ce n'était pas un moyen de la chercher, juste une envie de prolonger ce moment au maximum. Il ne me restait plus qu'à savoir si elle serait de cet avis.
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