RSS
RSS



 


 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 3 :: Septembre-octobre 1999 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Une rencontre qui tombe... a pic? pv Pansy

avatar
Invité
Invité
Mer 16 Sep - 19:07
Invité
UNE RENCONTRE QUI TOMBE… A PIC ?
PANSY PARKINSON & JALEN MACGIVERS

You can’t expect everything. Destiny sometimes comes to you like that, and it could be soft… or painful. ✻✻✻

Saleté de réveil… Encore et toujours à sonner… Et si je ne me levais pas ce matin ? Et si pour une fois je disais simplement « non, je n’ai pas envie ». Je sais, je suis sourd et du coup, ça me fait une belle jambe de dire cela, mais bon je parle comme tout à chacun… Et donc, je disais, et si je me rebellais contre cet appareil tyrannique qui ne cessait de faire vibrer mon oreiller ? Qu’est-ce que je risquais au fond ? Ma chef viendrait et me tuerai, puis me ressusciterait pour encore me tuer une fois ensuite… Ouai, en fait, ce n’était pas une bonne idée… Et puis, j’avais des vies à sauver comme on dit. J’avais fait cela presque toute la nuit, ne rentrant qu’après deux heures ou trois du matin pour ne pas changer… Mais c’était mon métier, une façon d’aider les gens à ma façon et j’adorai cela. J’étais urgentiste, et je l’avais choisi. Me décidant donc à ouvrir les yeux, je vins tirer les rideaux de mon appartement pour découvrir un ciel où les rayons de soleil commençaient à percer. C’était assez peu fréquenter avec ce temps hivernal britannique, et c’était agréable. Je savais pourtant que mon plus beau rayon de soleil m’attendait à Sainte Mangouste, et cela acheva de me décider à me préparer.

Comme chaque matin, cette préparation commence par le fait de nourrir mon ingrat de bestiole qui me sert de chat. Ce gros flemmard qui m’ignore autant qu’il peut ne demanda pas son reste et me laissa ensuite tranquille pour que je puisse boire un café très corsé histoire de me réveiller. Enfin, le réveil s’acheva par une douche froide. Pas de mon choix, mais bien de celui de mon ballon d’eau chaude qui avait décidé de faire des siennes, et de ma part qui avait la flemme de sortir tremper pour regarder tout cela d’un coup de baguette. De toute façon, il paraissait que c’était bon pour la peau non ? De plus, cela me mit un coup de booste, si bien que sur les coups de 9h, j’étais habillé et j’avais même le temps de me rendre au travail à pieds. Pas que j’étais sans bouger, mais cela me permettait de profiter du beau temps. Vêtu d’un jean, tee-shirt et d’une veste – sans oublier mon bracelet sans qui je serai un pot – je marchais donc sans penser à grand-chose. Je décidai de couper par le centre-ville qui passer non loin de la faculté. Dire qu’il y avait quelques années de cela, j’y étais dans ses salles à dormir sur les tables de cours car je n’avais pas dormi de ma nuit aux urgences… Cela était du passé maintenant, et je devais dire que cela m’allait bien. J’étais un bon élève, mais je m’étais très vite trouvé fatigué par les études.

Ma gourmandise me prit par surprise quant au détour d’une rue, je tombais sur l’une des seules bonnes boulangeries du quartier. Je ne pus me retenir, je vins tout sourire, tel un gosse, prendre ma brioche avec de grosse perle de sucre dessus. Je vis au passage les bonbons et cela me fit penser à Angy. Elle n’était qu’un bébé et son état ne permettait pas qu’elle mange de bonbon de toute façon, mais je me surpris un jour à espérer venir avec elle ici, quand elle serait plus grande pour lui faire ce plaisir. C’était vraiment idiot de ma part, je le savais… Mais je ne pouvais pas m’en empêcher.

Une fois sorti, je déchirer un morceau pour continuer ma route sans trop faire attention… Erreur fatale ! J’aurai dû faire attention, car sans prévenir, une masse me tomba dessus dans une envoler de long cheveux brun. Par pur réflexe, j’enserrai la personne de mon bras pour encaisser la chute de mon propre cœur et servir de matelas au passage. Oui, ça fit mal… Mais on ne tue pas les réflexes et rapidement, j’allongeais ce qui m’était tombé dessus pour découvrir une jeune femme dans les vapes.

« Houlà… Ça va mademoiselle ? »

Bon, pas de réponse, ou juste un marmonnement. Je prie rapidement son pou pour le découvrir lent et la pâleur de son visage m’indiqua le reste. Elle avait besoin de sucre et vite ! Prenant ma brioche, je retirai les pépites de sucre pour ensuite relever sa tête et venir les poser sur ses lèvres.

« Allez, faut avaler ça… Ouvrez la bouche… »

Je dus un peu forcé, mais elle réagit apparemment et commença à sucer le sucre qui allait lui permettre de revenir à elle et reprendre des couleurs. J’étais sûr de moi pour le coup et en effet, elle rouvrit après quelques secondes les yeux… de beaux et grands yeux… J’en restais muet un instant avant de reprendre mes moyens et la retenir quand elle essaya de bouger ou presque.

« Là… Ne bougez pas… Comment vous sentez-vous ? »

Docteur MacGivers à la rescousse j’écoute !
✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Jeu 17 Sep - 20:50
Invité
Il suffit d'un instant. Un regard. Une rencontre.
Pour bouleverser une existence.

Il y a certaines choses qui ne s'expliquent pas. Elles sont juste là pour qu'on les ressentent et les vivent. Elles sont créées au plus profond de nous et elles ne peuvent pas mentir. C'est ce qui s'est passé avec toi ... Je ne l'avais pas prévu.


« Pansy tu devrais ralentir le rythme, je sais que ça parait dingue venant de la bouche d’un coach sportif mais la tu me fais vraiment peur. »

Je donnais un dernier Side-kick, avant de lever les yeux sur Chris, hausser les sourcils et pincer les lèvres. Je ne sais pas ce qui me retiens de le mettre au tapis celui-là. Peut-être son mètre quatre-vingt-dix et ses quatre-vingt-cinq kilos de muscles… Ah non, je sais c’est mon heure, faut que j’aille en cours et si je ne me dépêche pas je vais être à la bourre. Je descends du ring, enlève toutes mes protections et attrape mon sac.

« Pansy ?! T’as entendu au moins ce que je viens de te dire ? Faut que tu manges avant d’aller en cours avec les efforts que tu as fait tu ne tiendras pas jusqu’à la Fac. Puis tu fais quoi quarante kilos toute mouillée à coup sûr… »

« Ouiii Chris, mille fois oui, j’ai entendu ça ne veut pas forcément dire que je le ferais, tu sais très bien que le matin je n’arrive pas à manger… Et ne me regarde pas comme ça. Ça va aller je t’assure. Mais là il faut vraiment que je prenne un douche parce que toute cette sueur c’est vraiment pas glamour. On se voit demain matin à 6h. Bonne journée ! »

Bon va falloir speeder, mon premier cours est à 9h30 et il est déjà … 7h42 ! J’accélère le pas jusqu’à chez moi, un petit footing matinal ne fait pas de mal.

Après quelques minutes sous la douche pour détendre mes muscles et un capharnaüm monumental dans mon dressing et ma salle de bain, me voilà prête à affronter le froid hivernal et une longue très longue journée de cours. Avant de partir, je regarde successivement, sur le plan de travail de la cuisine, les fioles de potions nutritives et les pommes Granny Smith … et l’horloge. C’est bon c’est définitif je suis en retard !

Mes pauvres petite bottines Gucci que Merlin vous protège. Suite à cette supplique, je me mis à courir à travers les rues de Londres, je n’avais pas le choix. Au bout de quelques mètres, je commençais à devenir nauséeuse, je me sentais perdre toutes couleurs et devenir livide, j’arrivais au croisement ou se trouvait la meilleure boulangerie du quartier. Avec un peu de chance je devrais y arriver avant de tomber inconsciente et prendre de quoi grignoter. Je sentais le trou béant de mon estomac, les spasmes que celui-ci m’envoyait me tordaient de douleur. Il ne me restait que quelques petits mètres. Ma vue se brouilla soudainement, ma bouche devient pâteuse et mes jambes cotonneuses n’allaient pas tarder à céder sous mon poids. Les seules choses que je sentis avant de tomber dans les méandres de l’inconscient, étaient deux bras qui enserraient la taille et une douce odeur fruitée.

« Houlà… Ça va mademoiselle ? »

Malgré mon état quelque peu comateux, je pouvais percevoir une voix masculine, d’ordinaire j’aurais usée de répliques acerbes. Cependant cette voix était douce et chaude, pleine de bonnes intentions. Puis on me posa quelque chose sur les lèvres.

« Allez, faut avaler ça… Ouvrez la bouche… »

Encore dans les vapes, j’eus tout de même le réflexe de secouer la tête. Malgré cela, sentant l’obstination de mon… sauveur ? Je finis par capituler et réussie à ouvrir la bouche pour venir goûter de petites perles sucrées. En un très court instant je me sentis légèrement mieux et la lumière m’éblouissait à travers mes paupières mais je voulais absolument voir qui était l’homme qui m’avait secouru.

Ce fut alors comme une apparition, il était là, accroupi à mes côtés, au milieu du trottoir. La première chose qui me frappa était c’est yeux qui me scrutaient. Deux perles grises tirant, selon la lumière, vers le vert. Son visage ovale dont la pigmentation était légèrement halée lui donné un air doux et chaleureux. Ses cheveux bruns était coupé courts, rasés à vrai dire, mais ça faisait son charme et ses lèvres étaient délicates et charnues. Il était éblouissant. Je restais muette à le contempler, oubliant même une nanoseconde le pourquoi du comment je m’étais retrouvée sur un trottoir crasseux dans les bras d’un homme charmant en tous points.

Il faut que j’y aille, j’étais déjà en très en retard mais là, Ollivander allait me tuer. Je commence à me mouvoir légèrement afin de me dégager de son emprise mais…

« Là… Ne bougez pas… Comment vous sentez vous ? »

Comment je me sens ?! Et bien, je crois que je ne me suis jamais sentie aussi bien depuis une éternité je dois bien me l'avouer.

« Je… Euh… Ca va… »

Mais qu’est-ce qu’y m’arrive ?! Voilà que je bégaye et baisse les yeux, c’est bien la première fois que je bug comme ça devant un homme. Ressaisie toi ma vieille tu te ramollies ! En relevant les yeux vers lui avec détermination, il m’adressa un sourire resplendissant. Merlin aidez-moi !

« Je vais vous aider à vous relever puis je vous accompagnerais à St Mangouste pour quelques examens, je suis urgentiste là-bas. Le mieux serait de transplaner, vous êtes encore un peu faible pour marcher puis ce n’est pas la porte coté, vous pensez pouvoir le faire ? »

Oh non non non non non ! Pas St Mangouste, pas l’hôpital, pas les perfusions et tout le reste. Les psychomages et leurs questions agaçantes « Pourquoi ne mangez-vous pas mademoiselle ? » « Cela vous arrive-t-il souvent ? » « Voulez-vous être suivi par un de nos professionnels ? » Blablabla ! A chaque fois que je fais un malaise en public c’est la même rengrène. Quelques fois j’ai pu y échapper en tenant tête à la personne qui m’était venu en aide mais d’autres fois, souvent celles où j’étais le plus mal en point, je n’avais pas eu la force de refuser et je m’étais retrouvée dans un lit blanc, entre quatre murs blancs avec des personnes habillés en blanc.

Cependant, aujourd’hui, j’ai la force que refuser, je voulais mais surtout devais refuser. Mais quelque chose en moi me pousse à le suivre. Mon corps tout entier voulait partir avec lui. Sans un mot je me relève en m’appuyant un peu sur lui pour ne pas tomber à nouveau et ressers ma prise au niveau de son bras pour lui signifier que j’acceptais.

Il m'entraina dans une petite ruelle à l’abri des regards indiscrets et sur ce je lui adressa un sourire reconnaissant et eu à peine le temps d’entrevoir le sien avant que le tourbillon du transplanage nous happe et nous embarque vers notre destination.
acidbrain
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Ven 18 Sep - 9:48
Invité
UNE RENCONTRE QUI TOMBE… A PIC ?
PANSY PARKINSON & JALEN MACGIVERS

You can’t expect everything. Destiny sometimes comes to you like that, and it could be soft… or painful. ✻✻✻

Il fallait vraiment que je sache comment elle se sentait. Je savais que le sucre que je lui avais donné avait fait son effet, et cela, même si celui-ci était minime, mais du reste, j’avais besoin qu’elle s’exprime. J’étais peut-être médecin, mas je n’étais pas devin. Je laissais cette place volontiers à Merlin, car j’avais bien trop peur de ce que je pourrais alors apprendre de certain de mes patients. Aux urgences, ce n’est pas un mythe quand on dit qu’on voit de tout, je suis prêt à en parier mon balai ! En tout cas, je ne m’attendais pas à cela de bon matin, mais il fallait aussi rester honnête, ce n’était pas désagréable de se faire tomber dessus par une ravissante jeune femme. Il y avait pire non ?

« Je… Euh… Ca va… »

Elle balbutia avec difficulté ces mots sans que je ne pose vraiment la question du pourquoi. Non, en échange, un grand sourire vint barrer mon sourire, signe qu’elle me rassurait. C’était un bon premier pas, mais je n’allais pas la laisser filer comme ça pour autant. Ma conscience m’en empêchait, professionnelle comme personnelle.

« Je vais vous aider à vous relever puis je vous accompagnerais à St Mangouste pour quelques examens, je suis urgentiste là-bas. Le mieux serait de transplaner, vous êtes encore un peu faible pour marcher puis ce n’est pas la porte coté, vous pensez pouvoir le faire ? »

Un vent de panique sembla la traverser, mais là encore, je ne fus pas surpris. Beaucoup n’aimait pas l’hôpital, c’était donc une réaction logique. Oui mais ? J’étais têtu et je ne comptais pas la laisser filer comme ça pour tomber encore je ne sais où. Je n’allais pas la manger, je n’étais pas un méchant loup et donc, elle allait me suivre. Elle sembla hésiter mais finit pourtant par accepter silencieuse en se raccrochant d’avantage à mon bras. Bien… C’était bien. Je l’entrainai alors en douceur dans un coin reculé pour ensuite la tenir solidement contre mon être et transplaner. Son parfum vint envahir mes sens, un parfum doux et agréable… et en un instant, nous furent devant l’entrée des urgences que je l’aidais à passer.

« MacGivers ! Dois-je en déduire que vous avez oublié où était l’entrée de service et quelle doit être votre tenue ! »

Quelle douce et mélodieuse voix… Oui, je suis ironique, cela m’arrive. Ma chef arriva en trombe avec sa douceur légendaire histoire de me demander si j’étais idiot ou pas. Je me retins de lui demander si elle n’était pas aveugle pour me poser une telle question J’avais une patiente dans les bras mais à part ça, tout était normale. Heureusement que j’étais calme et de bonne humeur.

« Je suis déjà en plein exercice chère capitaine et je n’ai malheureusement pas eu le temps d’arriver à bon port pour cela. Puis-je prendre soin de cette jeune femme ? Je vais lui chercher un bon petit déjeuner et je pense même pouvoir vous apporter votre café en même temps. »

J’étais sans nul doute le seul du service à toujours avoir le culot de lui répondre de la sorte, et comme je connaissais on pont faible pour cette drogue caféinée, je savais que je m’en tirai toujours à merveille. Je n’étais d’ailleurs pas le seul à le savoir, elle le savait aussi et cela la fit soupirer.

« Vous n’êtes qu’un petit con chanceux, j’espère que vous le savez ça. Faites ! On n’est pas si débordé que ça ce matin.»

Je souris victorieux tout en conduisant ma patiente au calme avant que le vent ne tourne. La logique aurait voulu que je la conduise dans une chambre, mais je fis le choix, en vue de sa réticence au départ, de l’emmener dans la salle de pause des urgentistes qui était vide, comme souvent. Je l’aidais alors à s’asseoir tout en commentant ce qu’il venait de se passer. Peut-être pour mettre fin un peu à ce silence étrange aussi…

« Elle aboie plus qu’elle ne mord, il ne faut pas s’en faire. Puis-je connaitre votre nom avant de continuer ? »

Ma question était bête mais elle était pratique. Si je voulais parler avec elle et la soigner sans qu’elle n’y voie rien, il me fallait pouvoir la nommer, et puis, c’était plus civilisé non ?

« Pansy… Pansy Parkison. »

Pansy ? C’était joli comme prénom. Je n’avais pas encore souvenir l’avoir entendu une fois et cela lui valut un nouveau sourire. Elle allait finir par m’appeler Docteur Sourire à ce rythme, et c’était déjà ce que faisait pas mal de mes patients et collègues en y repensant.

« Bien Pansy, moi c’est Jalen. Vous ne bougez pas d’ici s’il vous plait, je reviens dans un instant avec tout ce qu’il faut d’accord ? Je compte sur vous pour ne pas me poser un lapin ! »

Serais-je capable d’être entièrement sérieux un jour ? Non, pas vraiment, mais je la laissais pour partir vite fait vers la cafétéria après avoir posé ma veste sur une chaise. De là ? Je pris vraiment de tout. Je ne connaissais rien de ses gouts, alors je fis avec les miens. Merlin que je pouvais être gourmand… elle allait me prendre pour un fou. Je pris au passage deux cafés et un chocolat. Le chocolat était bon contre les malaises car très sucré et riche… Je donnais le café promis et je revins ensuite vers la dite salle avec mon plateau fournis en espérant ne pas faire une catastrophe avant la fin. Ce fut une mission rondement mené et m’asseyant à ses côtés et légèrement face à elle en même temps, je posai un chocolat devant elle.

« Et voilà ! De quoi redonner des forces à tous les super sorcier de ce monde, vous comme moi compris ! Je vous conseille les muffins, ils sont vraiment bons. »

Je faillis dire cette dernière partie la bouche pleine, mais je me retins de justesse, posant la friandise devant elle pour l’inciter à manger avant de prendre le miens. Je pris ensuite une gorgée de café tout en ne la lâchant pas du coin de l’œil. J’avais pas mal de question à lui poser, mais je savais que lui demander les trucs basique là ferait fuir. J’avais vraiment la sensation que ce n’était pas la première que ça lui arrivait.

« Et si vous me racontiez un peu ce qui vous faisait courir apparemment autant ce matin ? »

Mission du jour : qu’elle parle et mange !



✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Dim 20 Sep - 23:56
Invité
Il suffit d'un instant. Un regard. Une rencontre.
Pour bouleverser une existence.

Il y a certaines choses qui ne s'expliquent pas. Elles sont juste là pour qu'on les ressentent et les vivent. Elles sont créées au plus profond de nous et elles ne peuvent pas mentir. C'est ce qui s'est passé avec toi ... Je ne l'avais pas prévu.


Wow ! Le transplanage dans un état comme le mien était à proscrire. Heureusement mon charmant sauveur me tenait fermement contre lui pour m’aider à entrer dans le hall de St Mangouste. On avait à peine franchi les portes de l’hôpital, qu’une voix crispante nous parvenait déjà aux oreilles. Merlin c’est un crime d’avoir une telle voix !

« MacGivers ! Dois-je en déduire que vous avez oublié où était l’entrée de service et quelle doit être votre tenue ! »

C’est quoi CA ?! Voyant le dit MacGivers garder son self-control, je reportais mon regard sur l’énergumène qui venait de se poster devant nous en la détaillant de haut en bas avec une moue blasée. La petite femme rondouillette avait les cheveux bruns coupés au-dessus des épaules, elle portait une blouse blanche et nous lançait un regard noir qui en aurait fait frémir plus d’un. Plus d’un, sauf moi et mon bienfaiteur à première vue.

« Je suis déjà en plein exercice chère capitaine et je n’ai malheureusement pas eu le temps d’arriver à bon port pour cela. Puis-je prendre soin de cette jeune femme ? Je vais lui chercher un bon petit déjeuner et je pense même pouvoir vous apporter votre café en même temps. »

Mais c’est qu’il a du répondant et de l’humour en plus d’être charmant, intéressant. Wow attend, il a dit quoi là ?! M’apporter le petit déjeuner ? Personne n’a jamais fait ça pour moi enfin, Holly, notre Elfe de maison au manoir ne comptant pas. Troublée par ses dires, je commençais à mâchouiller l’intérieure de ma joue. Bon d’accord il était urgentiste mais j’avais la net impression qu’il prenait ma situation vraiment très à cœur.

« Vous n’êtes qu’un petit con chanceux, j’espère que vous le savez ça. Faites ! On n’est pas si débordé que ça ce matin.»

Par la barbe de Merlin ! Comment ose-t-elle lui parler comme ça ?! Elle a bien de la chance que je sois mal en point, sinon foi de Salazar je l’aurais incendié. Et toi là secoue toi un peu, dis quelque chose au lieu de sourire ! Je plantais violemment mes dents dans ma lèvre inférieur quand il posa ses yeux sur moi, je pouvais apercevoir de petites fossettes au creux de ses joues qu’un immense sourire victorieux avait créé. Mon cœur venait de s’arrêter net pour repartir de plus belle à m’en faire mal à la poitrine et il faisait atrocement chaud tout à coup.
Toujours dans ses bras, il m’aida à marcher le long des couloirs qui menaient à ce qui semblait être une salle de pause et à m’asseoir à la table de la dite salle. Ensuite, un long, très long silence suivie…

« Elle aboie plus qu’elle ne mord, il ne faut pas s’en faire. Puis-je connaitre votre nom avant de continuer ? »

Surprise d’entendre soudainement sa voix, je reportais mon regard sur lui. C’est vrai qu’on ne s’était même pas présenté. Ca devait faire une demi-heure, trois quart d’heure tout au plus, que je lui étais littéralement tombée dessus et je n’ai dû sortir que trois mots. Aller Pansy courage… Haan, je suis une Serpentard moi pas une stupide Gryffondor !

« Pansy… Pansy Parkinson. »

« Bien Pansy, moi c’est Jalen. Vous ne bougez pas d’ici s’il vous plait, je reviens dans un instant avec tout ce qu’il faut d’accord ? Je compte sur vous pour ne pas me poser un lapin ! »

Sur ces paroles, il sorti de la salle en me laissant moi et mes pensées à deux noises. Ou voulait-il que j’aille dans mon état actuel, puis lui poser un lapin était surement la dernière chose à laquelle je pensais. Moi je voulais rester, là, avec lui, je voulais… apprendre à le connaitre, je voulais m’enivrer encore une fois de sa douce odeur fruité, me perdre dans ses yeux à la couleur si complexe, le regarder encore et encore. Je voulais le toucher, pouvoir sentir son corps chaud contre le mien, l’embrasser. Je le voulais Lui tout simplement. Et ça me dépassait complètement. Je n’avais pas ressentis ça depuis… Depuis douze ans, depuis la soirée d’anniversaire que mes parents avaient organisé pour mes sept ans, depuis… Depuis Drago. Mais Jalen est tellement diffèrent de l’ex Serpentard, que peut-être, il y aurait une infime possibilité qu’il m’apprécie pour ce que je suis et surtout pas seulement en tant qu’amie. On vient de se rencontrer, je ne connais absolument rien de lui mais j’ai l’intime conviction qu’il est la plus belle chose qui ne me soit arrivé depuis bien longtemps. Dans mon malheur aurais-je finalement trouvé un petit bout de bonheur ? Je me mis une magnifique claque mentale, ma pauvre Pansy redescend sur Terre, qui voudrait d’une fille déglinguée comme toi ? Je me tapais la tête d’un coup sec contre la table sans trop me faire mal non plus et resta le front collé sur la surface plane jusqu’à ce que des pas se fassent entendre dans le couloir. Je remis de l’ordre dans mes cheveux et priant de toutes mes forces qu’une bosse ne fasse pas son apparition sur mon front. Je m’étais assez ridiculisé pour la journée… Non pour l’année entière même.

En le voyant entrer dans la salle, j’ouvris la bouche en grand avant de la refermer illico. Il compte nourrir un troupeau d’hippogriffes ou quoi. Le plateau était plein à craquer. Jalen venait de poser une tasse de chocolat devant moi et l’odeur s’insinuait dans mes narines. Je réprimais alors un haut le cœur. Le lait chaud, très peu pour moi.

« Et voilà ! De quoi redonner des forces à tous les supers sorciers de ce monde, vous comme moi compris ! Je vous conseille les muffins, ils sont vraiment bons. »

Il posa un muffin aux pépites de chocolat devant moi et pris le sien. Il manger avec envie, s’en délectant à chaque bouchée tout en me regardant du coin de l’œil. Niveau discrétion, peut mieux faire. Ça sentait… Non ! Ca puait l’interrogatoire à plein nez.

« Et si vous me racontiez un peu ce qui vous faisait courir apparemment autant ce matin ? »

Le carrelage de la salle devenait particulièrement intéressant. Qu’est-ce que je disais, ça commence toujours comme ça puis après les « Pourquoi n’avez-vous pas mangez ce matin ? » «Comment en êtes-vous arrivé là ? » vont suivre. Mais soudain, ce petit quelque chose qui s’était éveillé en moi quand il m’avait demandé de le suivre pour venir jusqu’ici refaisait surface. Il dégager quelque chose qui m’incitait à tout lui raconter. Seulement je ne pouvais m’y résoudre, il allait partir en courant à la seconde ou je commencerais le récit de ma misérable vie. Ou il resterait, planté devant moi, en état de choc avant de me balancer des insanités à la figure. Ou peut-être qu’avec un peu de chance il resterait là avec moi sans me juger et tenterais plutôt de me comprendre et de m’aider comme Mina le fait.

«Eh bien je me rendais à l’université.»

Ce qui était totalement vrai. D’ailleurs, Ollivander doit faire des bonds à l’heure qu’il est. Je me ferais porter pale pour aujourd’hui, puis on verra demain.

« Oh d’accord et vous avez opté pour quel cursus ? »

Curieux ?

« Enseignement, je veux devenir professeur de Sortilèges et Enchantements »

Je commençais à tripoter mon muffin toujours devant moi. Et après mure réflexions absurdes, je pris un petit bout et le porta à ma bouche. C’est vrai qu’il était plutôt bon. Je pris tout mon temps pour mâcher.

« C’est génial ! Vous aimez les enfants ? »

Le drame ! Les yeux exorbités je me mis à tousser à m’en décoller les bronches. Sa question venait de me faire avaler de travers tellement je ne m’y attendais pas. Il se leva précipitamment pour m’aider. Il tapait légèrement dans mon dos pour faire passer la toux et me présenta la tasse de chocolat. Je secouais la tête en signe de négation pour pointait finalement du doigt le verre de jus d’orange.
Sans hésitation il me donna le verre que je bue d’une traite et la toux me passa aussitôt. A présent, sa main dans mon dos n’était plus qu’une caresse et il me regardait avec une pointe de… satisfaction ? Je haussais les sourcils surprise avant de me mordre la lèvre inférieure en sentant un frisson parcourir tout mon corps. Il reprit finalement place devant moi.

« Pardon, je n’aurais pas dû vous demander cela comme ça »

Aie, il était gêné maintenant, je trouvais ça tellement mignon.

« Non, non ne vous inquiétez pas c’est de ma faute. Euh pour répondre à votre question je… euh… Oui j’aime bien les enfants. J’aimerais leur faire partager un maximum de mes connaissances et contribuer ainsi activement à leur éducation magique.»

J’avais déballé ma phrase à une allure vraiment flippante. C’était surement la plus longue que je lui ai dite depuis notre rencontre. Même lui était surpris et me regardait comme si c’était un miracle.
Encore que c’en était surement un, je venais de manger, c’était un petit bout de muffin avalé de travers mais je l’avais mangé tout de même et je parlais à un inconnue presque sans retenu. La seule fois où je l’avais fait c’était avec Mina et je l’avais rencontré sur demande de mon père, je me sentais donc un peu obligé même si elle m’avait tout de suite mise à mon aise.

« C’est très honorable à vous, Pansy »

La façon dont il avait prononcé mon prénom me fit tressaillir de bien-être. Ses yeux mercure agissaient maintenant comme deux aimants qui m’obligeaient à soutenir son regard. Nous étions, là, les yeux dans les yeux sans faire le moindre mouvement à essayer de décrypter ce que l’autre pensait. Je dû après quelque minutes papillonner des yeux pour les humidifier. Cette situation était troublante, malgré cela, elle me comblait de bonheur mais surtout me donnait un peu d’espoir.

acidbrain
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Jeu 24 Sep - 17:22
Invité
UNE RENCONTRE QUI TOMBE… A PIC ?
PANSY PARKINSON & JALEN MACGIVERS

You can’t expect everything. Destiny sometimes comes to you like that, and it could be soft… or painful. ✻✻✻

Ma curiosité était piquée à vif, ou du moins, je voulais savoir ce qui l’avait amené à me tomber dessus comme ça. Certes, ce n’était pas très correcte, mais je restais un médecin avant tout et si nous n’étions pas sur un table d’auscultation, j’éprouvais ce besoin de comprendre. Je ne savais pas trop pourquoi, mais c’était comme si elle m’y inciter sans vraiment qu’elle s’en rende compte. De toute façon, à la façon dont elle se mit à observer le carrelage, je compris que cela n’allait pas être facile. Refusait-elle vraiment de parler ? Je n’allais pas la manger que je sache, elle n’était pas un muffin aux pépites de chocolat ni une brioche au sucre, elle n’avait donc pas de soucis à se faire là-dessus.

« Eh bien je me rendais à l’université.»

Tiens, elle était étudiante donc ? Cela n’avait rien de surprenant vue l’endroit où nous étions en y pensant bien, et puis, elle devait avoir dans la vingtaine, donc l’âge pour cela. J’avais pourtant l’impression que là n’était pas la seule raison, mais je ne voulais pas la brusquer et qu’elle se braque, je devais y aller en douceur.

« Oh d’accord et vous avez opté pour quel cursus ? »

Encore de la curiosité pour le coup, je devais bien le reconnaitre. Pourquoi ? Ah ça, je ne saurai vous le dire. J’avais juste envie de savoir ce qu’elle avait choisi et de comprendre le pourquoi du comment même si pour le coup, cela n’avait rien de médical. C’était comme vouloir en connaitre plus sure ce petit bout de femme tout frêle sans vraiment savoir pourquoi et sans m’en soucier d’ailleurs.

« Enseignement, je veux devenir professeur de Sortilèges et Enchantements »

Elle me répondit ceci tout en continuant de tripoter son muffin qui allait finir en bouilli, ce qui serait vraiment du gâchis. Je fus cependant soulager quand elle consentit d’elle-même à en mettre un bouchée dans sa bouche. J’affichais alors un sourire idiot et ravi avant de sortir une connerie plus grosse que moi pour enchainer la conversation.

« C’est génial ! Vous aimez les enfants ? »

Je me serais bien frappé pour la peine, car sous le coup de ma question, elle avala de travers et manqua de s’étouffer. Toussant à s’en décoller les bronche, je vins rapidement à ses côtés pour l’aider en tapotant légèrement dans son dos. Je lui présentai la tasse de chocolat mais à sa moue dédaigneuse, je compris qu’elle n’aimait pas cela et j’optais alors pour le jus fruit qu’elle me montra. Elle le bu d’une traite et sa toux se calma, ce qui me rassura. Pourquoi laisser alors ma main dans son dos en légère caresse ? Je n’en eu aucune idée… J’agissais sans m’en rendre compte, la satisfaction brillant dans mon regard. Elle relava alors le regard et se mordit la lèvre… Cela me fit drôle, et ne disant rien sur le coup, je finis par regagner ma place, me sentant… étrange ?

« Pardon, je n’aurais pas dû vous demander cela comme ça »

Je m’en voulais, et surtout, je ne savais vraiment pas ce qui me prenait là, maintenant, tout de suite… J’en vins même à tripoter mon bracelet magique sans vraiment le réaliser. Je ne réalisais pas ou du moins je n’avais pas réalisé que j’étais un parfait inconnu et moi, je lui balançais une question comme ça qui pouvait vraiment porter à confusion. Décidément, je ne serai jamais doué avec la gente féminine…

« Non, non ne vous inquiétez pas c’est de ma faute. Euh pour répondre à votre question je… euh… Oui j’aime bien les enfants. J’aimerais leur faire partager un maximum de mes connaissances et contribuer ainsi activement à leur éducation magique. »

Ouahhhhh ! Merlin elle sait parler ! Ferme la bouche Jalen, elle va croire que tu es un poisson sorti d’un bocal ! Mais fallait me comprendre, elle n’avait pas autant dit de chose aussi vite depuis le début, et donc là, c’était presque un choc ! Pour le coup, me regard se perdit dans le sien sans que je ne le veuille vraiment. Cela se fit juste comme ça…

« C’est très honorable à vous, Pansy »

J’avais dit cela sans la quitter du regard, et par la suite, un silence s’installa pour un temps que je ne pus pas calculer. Il n’était pourtant pas dérangeant, loin de là même. Je la regardais, elle me regardait, nous nous regardions… C’était agréable et perturbant à la fois, mais je n’avais pas le courage d’y mettre fin. Elle cilla bien à un moment, tout comme moi, mais pas un mot ne fut dit et en même temps, nos regards pouvaient laisser croire qu’une grande discussion se produisait. Vu de l’extérieur, la scène pouvait facilement laisser à penser à des choses… En tout cas, c’est ce que du croire la personne qui entra et se stoppa pour repartir en s’excusant. Ceci me tira de ma rêverie et je reconnu mon collège qui me fit un clin d’œil avant de disparaitre. Quel crétin celui-là ! Je me raclais alors la gorge pour me reprendre.

« Faire un métier qu’on aime est une chose importante selon moi, mais vouloir donner un peu de soi aux autres l’est encore plus.»

C’était un moyen comme un autre de faire tous revenir à la normale ou presque après une situation qui, sans que je ne sache pourquoi, était devenu…. Gênante ? Intimidante ? Je savais, et c’était peut-être ça le pire, que j’allais en entendre parler juste après pour au moins une semaine. Merlin merci, je pouvais toujours retirer mon bracelet et ainsi avoir la paix car je n’entendrais plus rien. Enfin, cela n’empêcha pas que je pensais sincèrement ce que je venais de lui dire. Pour moi, un métier qu’on aime, c’est bien, mais vouloir donner un peu de soi aux autres, c’était louable. Aider son prochain… Une devise qui me plaisait beaucoup.

« C’est pour cela que je fais ce métier, je veux aider les autres. Je ne veux pas que soigner des bobos urgents, je veux vraiment aider les gens en les écoutant aussi. Une blessure ou autre selon moi n’est pas un simple jugement… Il faut comprendre les gens, les écouter pour les aider et non leur faire la morale et… je crois que je viens de vous perdre…»

C’était peut-être ma simple imagination, mais j’avais comme l’impression que je venais de la perdre avec mon débit de paroles ridicules car elle me regardait directement. C’était idiot de penser cela certes car on s’était regardé longuement aussi avant, mais là, c’était croire que je me réveillais ou presque. Heureusement que j’avais la peau de couleur, on ne pouvait ainsi pas voir quand je rougissais, ce qui aidait beaucoup.

« M’en voudriez-vous Pansy si je disais avoir, après tout ce que j’ai pu dire, envie d’en connaitre donc un peu plus sur vous ? »

Et voilà ! Je me suis jeté à l’eau, sans bouée, sans canard et avec une nage incertaine et donc un fort risque de me noyer. La palme du pas-doué de l’année allait forcément me revenir !

✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Lun 5 Oct - 0:12
Invité
Il suffit d'un instant. Un regard. Une rencontre.
Pour bouleverser une existence.

Il y a certaines choses qui ne s'expliquent pas. Elles sont juste là pour qu'on les ressentent et les vivent. Elles sont créées au plus profond de nous et elles ne peuvent pas mentir. C'est ce qui s'est passé avec toi ... Je ne l'avais pas prévu.


Un silence apaisant s’était installé entre nous. Je ne sais pas combien de temps s’était écoulé quand la porte s’ouvra en grand. Surpris l’un comme l’autre, nous devions ressembler à deux enfants aillant été pris la main dans le sac. Médicomage ? Infirmier ? Hum non … Imbécile ? Oui voilà, un crétin en blouse blanche venait de perturber notre merveilleuse conversation visuelle. Il n’était resté qu’une fraction de seconde et s’était excuser mais quand même ! Note à moi-même : retrouver et torturer cet abruti pour avoir osé ouvrir la porte de cette salle. Super ! Le silence était pesant à présent, Jalen avait dû lui aussi s’en rendre compte car prit la parole.
Et plus il parlait, plus je buvais ses paroles. J’étais ébahit devant tant d’enthousiasme, de générosité et d’amour pour l’être humain. Je crois que je suis folle. J’ai perdu la tête, perdu toute logique. Il me rend dingue. Je ne me reconnais moi-même plus. Il est si surprenant si parfait mais si inaccessible pour moi.
Il venait de partir dans un grand monologue ou, je l’avoue, j’avais un peu perdu le fil à force que le regarder.
Puis ces quelques mots se sont échappés de ses lèvres, c’en était fini pour moi.

Dire que j’étais surprise était un euphémisme. Je perdais de ma superbe dans une imitation parfaite du poisson rouge. Je réalisais à peine ses mots. Je me rendais compte qu'aucun homme, pas même Drago, n'avait encore éveillé ce mélange de sentiments à l'intérieur de moi, en un temps si court. Comment pouvait-il avoir envie de me connaitre, moi, la nana complètement déglinguée qui lui est tombé dessus de bon matin ? Il attendait surement que je montre mes faiblesses, mes phobies, mes inaptitudes, tout ce qui m'empêche de vivre correctement. Toutes ces choses que je m’efforce à cacher depuis mon plus jeune âge. Merlin il allait littéralement partir en courant si je lui racontais un millième de ma vie. Et si mon père a vent de cette ‘’relation’’ … . Ca y est je paniquais, je sentais la bile monter dans mon œsophage. Il fallait que je reprenne le contrôle et vite avant de me lancer. Je pris une grande inspiration et … :

Oui je vous en voudrais, je vous en voudrais parce que vous prendriez tellement de risque en me côtoyant, ça serait de la folie et je ne pourrais le permettre. Je me sens stupide de vous laisser croire que je suis quelqu’un de bien. On m’a éduqué pour faire le mal, tous ses préjugés qu’on m’a inculquées toutes ses horreurs qu’on m’a dites je les ai crues. Je n’ai jamais eu le courage de me rebeller et faire les bons choix, mon père m’a toujours tout imposé. J’ai dû faire des choses horribles pour rester en vie. Des choses que vous ne penseriez même pas à faire à votre pire ennemi. On m’a obligé, mais je les ai faites, je ne suis pas une fille bien je n’ai pas su dire non. J’ai préféré fuir, c'était plus simple pour moi parce que j'en pouvais plus. Je n'étais plus moi-même. Seulement je ne suis pas à l’abri pour autant, je suis surveillée, je le sais. Ils pourraient vous faire tellement de mal à cause de moi Jalen et je ne pourrais pas le supporter.

Je fermais les yeux en me prenant la tête dans les mains. Je pensais que le pire sentiment au monde était de perdre quelqu’un qu’on aime, mais j’avais tort. Le pire des sentiments est le moment où tu es persuadé d’avoir trouvé la bonne personne mais tu refuses de l’aimer par peur de la faire souffrir. Cependant je ne pourrais pas me lever et fermer la porte de cette salle derrière moi sans avoir le moindre regret. C’est de la pure folie, une folie qui me ronge de l’intérieur, Merlin cet homme a réussi à faire baisser toutes les barrières que je m’étais fixés. Mes sentiments sont si nombreux que je ne parviens pas à les saisir. Ils se bousculent pour sortir, s'entrechoquent et m'irritent la gorge au passage. Si je l’autorise à rentrer dans ma vie, je sais que je ne serais plus jamais la même.
Toujours le visage caché dans mes mains je marmonnais :

Au fil des années je me suis construit une carapace en me promettant à moi-même que personne pourrait la briser. Il a fallu que je vous tombe dessus ce matin pour la faire éclater en mille morceaux.

Je relevais la tête pour planter mon regard dans ses beaux yeux afin de lui transmettre tout ce que je ressentais à ce moment-là, de la peur, de l’espoir, de l’affection ... Et dans un soupire je lui dis :

Moi aussi j’aimerais apprendre à vous connaitre, ça serait égoïste mais je suis tout simplement incapable de vous résister. Je ne peux pas mais surtout ne veux plus souffrir en silence et vivre une vie vide et inutile. Alors allez y dites-moi, demandez moi ce que vous voulez, je tacherais d’y répondre avec la plus grande sincérité. Parce que je ne sais pas si c'est de l'amour, mais je suis prête à me battre et à courir le risque de tout perdre pour vous. Parce que ça en vaut la peine, vous en valez la peine, et je veux que vous fassiez partie de ma vie d’une façon ou d’une autre.

C’est quitte ou double soit y se lève et par en courant maintenant, soit il reste assis et nous pourrons entrer dans le vif du sujet.

Avant de commencer, je voudrais vous faire promettre quelque chose.
Ce que je vais vous dire aujourd’hui devra rester entre nous pour votre sécurité. Je ne sais pas quelles genres de questions vous comptez me poser même si je sais pertinemment quelles ne seront pas bateau du type, quel âge avez-vous ou autres. Donc promettez moi de ne pas avoir peur de moi peu importe la réponse.



acidbrain
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Ven 9 Oct - 12:19
Invité
UNE RENCONTRE QUI TOMBE… A PIC ?
PANSY PARKINSON & JALEN MACGIVERS

You can’t expect everything. Destiny sometimes comes to you like that, and it could be soft… or painful. ✻✻✻

Ma curiosité allait peut-être e perdre, et cela ne serait pas la première fois. C’était ce qui faisait de moi une personne assez gauche avec les femmes en particulier… Ce n’était pas que je voulais mal faire les choses, mais on ne m’avait jamais vraiment donné le mode d’emploi et puis, depuis mon adolescence, je ne pensais pas de toute façon qu’on puisse s’intéresser à moi. Pourquoi ? Parce que j’étais un pot ! Cela ne se voyait pas au premier abord, grâce à mon bracelet, mais c’était pourtant une vérité irréfutable. J’étais ce qu’on appelle socialement parlant un handicapé, et mon handicap pourtant ne s’arrêtait pas là… mon éternelle maladresse langagière en faisait partie. Pourtant, c’est trop tard. Comme je l’avais dit, je m’étais jeté à l’eau sans bouée ni canard et il était trop tard pour faire marche arrière. Elle allait donc me dire qu’elle allait m’en vouloir de vouloir être un fouineur qui pourtant n’a pas de mauvaises intentions. Ensuite, elle allait se lever de sa chaise, me saluer et partir pour me laisser seul comme un idiot qui se ferait bien charrier par son collègue ensuite. Ce ne serait pas une première fois après tout, mais pourtant, sans que je ne le réalise vraiment, cette pensée me dérangeait.

Quand elle reprit la parole donc, ses premiers mots ne furent pas une surprise pour moi, si bien que j’en baissais le regard, attendant juste la suite. Pourtant, j’avais tort de penser tout connaitre sur le déroulement de cette rencontre, car la deuxième partie de sa phrase me surprit. Elle m’en voudrait… parce que ce serait dangereux pour moi ? Que voulait-elle dire ? Pour le coup, je fus bien bête à mon tour et ce fut moi qui dut ressemblait à un poisson. Je m’apprêtais alors à parler, mais la suite me fit me raviser directement. On l’avait éduquée pour faire le mal… Je n’étais pas idiot et je comprenais tout de suite là où elle venait en venir. N’étais-je pas après tout mandaté par l’Inquisition pour repérer et dénoncer les personnes comme elle ? Je ne voulais même pas penser le mot exact pour définir la chose, et c’était bien la première fois. Un point qui changeait la donne ? Peut-être le fait qu’elle parle d’éducation qu’elle avait tout simplement suivi…

Son portait se dessinait doucement tandis que je la laissais parler sans réagir directement à ses paroles. Tant pour ne pas la couper que pour ne pas l’effrayer. Elle était de sang pur, issue d’une famille devant prônait ce sang sans aucune réserve, au point de relier sans hésitation celui qu’on appelait le Seigneur des Ténèbres, ou pour ma part, un tirant mégalomane. Elle n’avait pas eu le choix, et elle avait peut-être juste obéit pour au passage, éviter la menace de châtiment physique comme il existait encore dans ce genre de famille. Je ne doutais pas d’elle quand elle m’avoua avoir fait des choses horribles, mais encore une fois, je ne dis rien, la laissant juste parler en me disant que je ne devais pas faire de jugement impulsif, et une fois encore, sans savoir pourquoi.

Elle vint alors à m’avouer sa fuite, ce qui me surprit peut-être plus que nécessaire. Elle avait donc fuit ce qu’on lui avait imposé et c’était pour cela qu’elle avait peur. C’était pour cela que cette lueur triste restait dans ses prunelles. Elle n’avait pas peur de me faire du mal ou je ne savais quoi encore elle-même, mais d’en être la cause indirectement… Elle ferma les yeux et se prit la tête entre les mains à la fin de cet aveux, et je n’eus qu’une envie, me lever pour la rejoindre et relever son visage. Je ne comprenais pas, mais cela me touchait et changeait pas mal de chose en moi sur lesquelles je ne pouvais pas encore mettre de mot. La suite aurait alors voulu qu’elle parte après m’avoir avoué cela. Que ferais-je alors ? C’était une bonne question, une question à laquelle je n’étais pas sûr d’avoir de réponse. Pourquoi ? Parce qu’une part de moi que je ne pouvais expliquer voulait qui si elle agissait ainsi, je la retienne. Mais pourtant, elle n’en fit rien, reprenant la parole et ce qu’elle me dit me toucha directement. Comment cela était-il possible ? Moi ? Briser une carapace ? C’était le monde à l’envers par Merlin ! Ce n’était pas possible tout simplement… et pourtant, son regard dans le mien me dit tout le contraire, me rendant toujours muet. Je n’arrivais pas à comprendre comment quelqu’un pouvait avoir envie de me connaitre, surtout une femme pour être honnête. Incapable de me résister ? Mais enfin, j’étais le plus banal des mecs avec un plus une voir deux cases en moins, c’était une histoire de fou ! Pourtant, elle acceptait de répondre à mes questions et d’une certaine façon, je me sentis gêné face à cet accord. J’avais l’impression de passer pour le mauvais fouineur et que j’allais lui faire du mal, chose que je ne supportais pas. Mais avant de me laisser parler, elle me demande de garder tout ce qui serait dit pour moi, chose qui lui semblait importante pour la suite.

De ma chaise, je finis par me lever pour me diriger vers la porte. Je sentis son regard sur moi mais je n’en teins pas compte. Je devinais qu’elle pensait que j’allais partir comme ça, mettant fin à tout, mais pourtant, était-ce vraiment le cas ? Allais-je mettre fin à ce qui semblait être en train de commencer ? Ma main se posa sur la poignée de porte, mais au lieu de l’actionner, mon autre main vint sur le verrou que je tournais pour verrouiller la porte.

« Si dans un premier temps le secret professionnel me contraint au silence, je vous fais personnellement la promesse Pansy que je ne dirai rien à personne. Je ne dis pas cela pour vous faire plaisir, mais juste par ce que je n’ai jamais eu une telle attention à votre égard. »

Pour la première fois peut-être, je n’avais vraiment pas envie de parler de ce que je savais à d’autres ou de faire des rapports. Je ne pouvais pas le faire, je ne pouvais pas la dénoncer et je ne savais même pas pourquoi. Je me tournais alors vers elle, le visage doux et prévenant, le regard dans le sien sans aucune trace de peur ou je ne sais quoi encore. Je revins ensuite doucement vers elle sans trop savoir ce que j’allais vraiment lui demander. Je me décidais à me rasseoir, mais cette fois, je m’assis sur une chaise juste à côté d’elle me tournant légèrement pour mieux la regarder. Ma main vint attraper ensuite les siennes qui étaient liées.

« Je ne veux vous aucun mal et je ne vous en voudrai jamais. J’apprécie votre franchise concernant votre situation, mais si je puis me permettre, pour ma part, elle appartient à votre passé. Vous m’avez prouvé toute seule que cette fille dangereuse que vous dîtes être et qui a fait des choses horribles… ce n’est pas la jeune femme que j’ai face à moi. J’ai face à moi une jeune femme merveilleuse et pourtant tourmentée qui m’intrigue sans que je ne me l’explique. »

Non, je n’arrivais pas à me l’expliquer, mais cherchais-je vraiment à savoir ? Pas vraiment… C’était tout moi ça, prendre les choses comme elle venait et juste voir ce que ça allait donner. De toute façon, à quoi bon essayer de calculer les choses ? A chaque fois que j’essayai, cela terminait en un véritable fiasco. C’était une des raisons qui faisait que ma mère était toujours derrière mes fesses et qu’elle m’avait offert ce chat ingrat… saleté de bestiole.

« On va passer un accord tous les deux… Je vous pose une question, et si vous y répondez, c’est à votre tour de m’en poser une d’accord ? Je ne sais pas trop où tout cela va nous menait mais je n’ai pas envie de me prendre la tête avec ça, juste d’avancer tranquillement, à notre rythme.»

Et oui, j’étais un gosse à ma façon. Mais je trouvais cela pour le moins intéressant de procéder de la sorte. Du reste, comme je lui avais dit, je ne voulais pas me précipiter… Ce n’était pas mon genre. Je souhaitais qu’on avance vers un truc que je ne connaissais pas et on verrait bien.

« Alors… une question pas trop bête… hmmmm…. Ah ! Je sais ! Qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis face à votre éducation ? Qu’est-ce qui vous a donné la force de vous rebeller si je peux le formuler ainsi ? »

Ce qui m’intéressait, c’était celle qu’il était aujourd’hui, pas celle qu’elle était avant, et j’avais envie de comprendre comment elle en était arrivée là. Il devait bien y avoir eu un élément déclencheur non ?


✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Sam 14 Nov - 12:27
Invité
Il suffit d'un instant. Un regard. Une rencontre.
Pour bouleverser une existence.

Il y a certaines choses qui ne s'expliquent pas. Elles sont juste là pour qu'on les ressentent et les vivent. Elles sont créées au plus profond de nous et elles ne peuvent pas mentir. C'est ce qui s'est passé avec toi ... Je ne l'avais pas prévu.


Mais qu’est ce qu’il fait !? Je le regardais, complètement ahurie, se lever de sa chaise et se diriger tranquillement vers la porte. Il ne m’adressa même pas un regard. Voilà t’as tout gagné ma pauvre fille ! Mais sérieusement tu t’attendais à quoi qu’il reste, qu’il te demande de lui raconter tes secrets les plus profonds et qu’il te prenne dans ses bras pour te réconforter. Eh bien oui j’espérais tout cela, je voulais au plus profond de moi qu’il reste.
Je fixais à présent sa main posée sur la poignée, ma mâchoire se crispa furieusement. J’attendais qu’il actionne cette foutue poignée comme on attend une sentence, quand de son autre main il vient fermer le verrou. Une vague de soulagement m’envahie, une douce chaleur se rependait dans mes veine. Il restait et c’est tout ce qu’il m’importait à cet instant.

Je savais pertinemment qu’il y avait ce fameux secret professionnel que tout médicomage se doit de respecter mais il allait jusqu’à me faire une promesse personnelle et j’en fus d’autant plus touchée. Il savait ce que j’étais, à quel camp j’appartenais, enfin en théorie et pourtant il me promettait de ne rien dire à personne. Quand il se retourna vers moi son visage était doux et rassurant. D’un pas léger il revenait vers moi et prit place à mes côté. La proximité de nos deux corps me détendit instantanément. Je me mordillais l’intérieur de la joue, gênée quand il prit mes mains dans les sienne.

Je n’arriverais jamais à lui mentir, n’y même à lui dissimuler quoique ce soit. Pourtant j’étais la reine dans l’art de la dissimulation, manipulation et du mensonge. Mais lui, il me donnait envie de me confier, j’avais l’impression d’être en sécurité à ses côtés. Puis tous ces compliments me rendaient toute chose, jamais personne ne m’avait dit ça avec autant de sincérité dans la voix.
Je l’écouter me parler mais j’avais envie de rire, un rire nerveux, celui qui vous prend quand ce n’est pas le moment parce que votre interlocuteur se trompe légèrement. Toutes ces choses n’appartiennent pas vraiment à mon passé. Certes je ne suis plus la petite sang pur imbue de sa personne qui doit prôner haut et fort les idéaux de son « Maitre » mais quand l’autre dégénéré m’appelle je suis obligé de rappliquer parce que je porte cette affreuse marque. Et si par malheur je fais l’affront de pas revenir au QG en temps et en heure, je ne préfère même pas penser à ma sentence quand ils me trouveront, dans ces moment-là je n’aurais plus que mes yeux pour pleurer. Chaque fois je prie Merlin pour qu’il ne m’envoie pas en mission tuer des gens innocents. Parce que j’en peux plus de rafler de pauvres personnes qui n’ont rien demandé. Tourmentée ? Ca tu peux le dire chéri… J’en peux plus de cette guerre sans fin, de cette vie.

Je hochais lentement la tête en souriant discrètement quand il me proposa de se poser des questions chacun notre tour afin d’apprendre à se connaitre. J’aurai trouvé la méthode très puérile voire carrément ridicule venant d’une autre personne mais venant de lui c’était tellement adorable. Merlin Pansy, ce mec te rend niaise ! Je redescendis très vite de mon état de béatitude quand la première question fut posée.

J’eue un petit rire sans joie avant de dire :

Pour vous expliquer cela il faudrait que je vous raconte ma vie.

Je baissais les yeux pour regarder nos mains entrelacés et pris tout l’air nécessaire pour débuter le long récit de ma misérable vie :

Le jour de ma naissance mon père avait presque tué le médicomage. J’étais une fille, vous vous rendez compte une fille comme unique héritière d'une famille de sang pur. C’était une horreur. Je vous laisse donc imaginer ma petite enfance auprès d’un père qui vous regarde comme si vous étiez un déchet ou qui vous ignorez complètement et une mère qui essayait tant bien que mal de vous donner tout l’amour et le soutiens possible. Quitte à ignorer les remontrances de son mari et subir des châtiments corporels par la suite.

Mais plus je grandissais plus je ressentais le besoin d’être remarqué par mon père. Alors j’ai tous fais pour devenir celle qu’il voulait que je sois, j’ai appris à manier les subtilités de la société mondaine, je me suis construite un masque d’une froideur indescriptible, je suis devenue une garce en puissance. Mon père a commencé à s’intéresser à moi à ce moment-là. Et ma mère s’est battue comme elle a pu, jusqu’à son dernier souffle pour me faire garder un minimum d’humanité.


Je fais une pause dans mon récit et fermais les yeux. Tout remontait, mes derniers moments de bonheur auprès de ma mère, la lettre de mon père, ma lente et douloureuse descente en enfer, la trahison de Drago, l’été ou j’ai été marqué, ma première mission... Il ne fallait pas que je pleure, pas devant lui. Reste forte Pansy pour une fois dans ta vie ne soit pas faible. Je ré ouvris les yeux pour fixer mon pauvre muffin. Il était un peu comme mon cœur déchiqueté…

J’avais 14 ans quand elle nous a quitté mon père et moi. C’est là que mon monde c’est effrité petit à petit. Ca va vous paraitre complètement fou mais avant de m’endormir je l’entends encore me dire « Pansy fait ce qui te semble juste.». Elle était tout ce qu’il me restait de sain dans ma vie. Je savais qu’elle voulait le meilleur pour moi, mais je voulais que mon père me regarde au moins une fois dans sa vie et soit fière de moi, juste une fois. Après cette tragédie, mon corps c’est mis en mode pilote automatique et j’ai accepté tout ce que mon père me disait même ce jour-là ou il m’a marqué. Pour couronner le tout l’homme dont je suis tombé éperdument amoureuse quand j’étais enfant m’a fait la crasse de trop. Il s’est fiancé sans rien me dire avec une fille qu’il a rencontrée à Poudlard tout en me laissant espérer qu’un jour je serais à tout jamais à ses côtés.
C’est donc l’accumulation de malheurs et de trahisons qui ma donner la force de tirer en quelque sorte un trait sur ma vie passé.


Je pris mon courage à deux mains pour enfin relever la tête et tomber sur deux perles à la couleur si particulière. Mes yeux se mirent à la recherche d’une quelconque expression mais rien. Au point ou on en est :

Je sais que vous avez deviné ce que je suis. Sachez juste que je n’en suis pas fière et que je ne l’ai jamais voulu.
Si je pouvais revenir en arrière je changerais bien des choses mais c’est impossible.


J’étais sur le point de me lever, je ne pouvais plus le regarder sans me sentir coupable. Il me fixait avec une telle intensité. Je sentis tout à coup une pression au niveau de mes mains. A ce moment-là les larmes que je retenais depuis le début roulèrent sur mes joues.


acidbrain
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Ven 20 Nov - 12:52
Invité
UNE RENCONTRE QUI TOMBE… A PIC ?
PANSY PARKINSON & JALEN MACGIVERS

You can’t expect everything. Destiny sometimes comes to you like that, and it could be soft… or painful. ✻✻✻

Ma question apparait vraiment comme stupide… ou du moins, c’était comme ça que je le voyais. Etait-ce pour autant le cas ? Etait-ce stupide de vouloir tout simplement comprendre sans connaitre la raison de ce besoin ? A croire que je ne faisais pas ce boulot pour rien. Donner de soi sans attendre de recevoir… telle était la devise d’un médicomage… Pourtant, ce n’était peut-être pas vraiment ce que je faisais vu que je lui demandais moi aussi de répondre à mes questions. Il y avait-il une logique ? Pour être honnête, je ne me posais plus la question, j’étais juste content qu’elle accepte cet « accord » entre nous, me mettant donc à sourire de façon idiote. Mais pour sa part, elle sembla s’assombrir quand la question fut posée, et elle eut un rire sans conviction…

« Pour vous expliquer cela il faudrait que je vous raconte ma vie. »

Et alors ? S’il fallait l’écouter, j’étais là pour cela. Je pensais qu’elle l’avait compris, mais je me trompais peut-être. Elle ne lâcha cependant pas ma main, regardant cette jonction anodine – ou pas – comme si elle voulait s’y rattacher. Pour ma part, je ne dis rien, voulant l’encourager à parler et à prendre son temps si cela lui était nécessaire.

« Le jour de ma naissance mon père avait presque tué le médicomage. J’étais une fille, vous vous rendez compte une fille comme unique héritière d'une famille de sang pur. C’était une horreur. Je vous laisse donc imaginer ma petite enfance auprès d’un père qui vous regarde comme si vous étiez un déchet ou qui vous ignorez complètement et une mère qui essayait tant bien que mal de vous donner tout l’amour et le soutiens possible. Quitte à ignorer les remontrances de son mari et subir des châtiments corporels par la suite. Mais plus je grandissais plus je ressentais le besoin d’être remarqué par mon père. Alors j’ai tous fais pour devenir celle qu’il voulait que je sois, j’ai appris à manier les subtilités de la société mondaine, je me suis construite un masque d’une froideur indescriptible, je suis devenue une garce en puissance. Mon père a commencé à s’intéresser à moi à ce moment-là. Et ma mère s’est battue comme elle a pu, jusqu’à son dernier souffle pour me faire garder un minimum d’humanité. »

Je devins grave à sa dernière remarque, notant la douleur qui naissait en elle alors qu’elle ferma les yeux. Je prenais déjà bien note de tout ce qu’elle venait de me dire. Etrangement, je trouvais tout cela compréhensible. La voyais-je comme une victime de notre société ? Une société obscure où on voulait nous façonner à une image bien précise sans nous demander notre avis… tout ce dont après quoi je luttais en quelques sortes. Pour ma part, j’étais bien chanceux à côté d’elle. Je n’avais peut-être pas mes parents biologiques, mais j’avais une famille aimante qui m’avait toujours donné plus de reconnaissance que je ne le méritais, au risque de parfois être un peu étouffante d’amour, mais en quoi cela était-il mal à côté de ce qu’elle semblait avoir vécu ? Et pouvait ainsi lui en vouloir pour être ce qu’elle était apparemment ? Ce genre de question me gênait un peu dans le sens où jusque-là, j’étais convaincu d’une chose et où… elle semblait tout remettre en question. Je me battais, mais contre qui au juste ?

« J’avais 14 ans quand elle nous a quitté mon père et moi. C’est là que mon monde s’est effrité petit à petit. Ça va vous paraitre complètement fou mais avant de m’endormir je l’entends encore me dire « Pansy fait ce qui te semble juste.». Elle était tout ce qu’il me restait de sain dans ma vie. Je savais qu’elle voulait le meilleur pour moi, mais je voulais que mon père me regarde au moins une fois dans sa vie et soit fière de moi, juste une fois. Après cette tragédie, mon corps c’est mis en mode pilote automatique et j’ai accepté tout ce que mon père me disait même ce jour-là ou il m’a marqué. Pour couronner le tout l’homme dont je suis tombé éperdument amoureuse quand j’étais enfant m’a fait la crasse de trop. Il s’est fiancé sans rien me dire avec une fille qu’il a rencontrée à Poudlard tout en me laissant espérer qu’un jour je serais à tout jamais à ses côtés. C’est donc l’accumulation de malheurs et de trahisons qui m’a donné la force de tirer en quelque sorte un trait sur ma vie passé. »

Elle était courageuse… Contrairement à ce qu’elle pouvait dire et penser, je ne pouvais pas m’empêcher de croire qu’elle était courageuse. Elle se battait, elle avait trouvé la force de rebondir là où plein ne l’auraient pas fait. Son regard monta alors vers le miens, mais étrangement, j’étais sans expression, n’étant juste pas sur moi-même de ce que je pouvais penser ou ressentir. Ce petit bout de femme était un mystère qui pour le coup me perturbait de façon inattendue.

« Je sais que vous avez deviné ce que je suis. Sachez juste que je n’en suis pas fière et que je ne l’ai jamais voulu. Si je pouvais revenir en arrière je changerais bien des choses mais c’est impossible. »

Ne dit-on pas qu’une faute avouée et déjà à moitié pardonnée ? Elle reconnaissait son erreur si bien entendu on pouvait dire que c’était vraiment la sienne. Elle n’était pas blanche, c’était un fait, mais contrairement à ce qu’elle pouvait croire, elle n’était pas noire non plus. Ce n’était pas en arrière cependant qu’elle devait aller, mais bien de l’avant. Les larmes coulèrent sur ses joues et je n’exprimais toujours pas ce qu’il fallait. C’était comme si un mur s’était dresser entre mon physique et mes pensées. Rester inerte pour autant ? Je finis par me lever face à son regard perdu et empli de peurs et d’incompréhension. Ma main sur la sienne l’obligea à se lever face à moi et là… je ne calculai plus rien. Sans m’en rendre compte, je la fis venir contre moi pour la prendre dans mes bras et l’enlacer doucement, comme de peur de la casser.

« Lâchez tout… Laissez tout sortir…»

Je murmurai en la berçant, la gardant contre moi pour juste échanger la chaleur de mon être avec la sienne, oubliant tout ce qui nous entourait. Ma main vint sur ses cheveux, se faisant douce et réconfortante alors que je sentais les larmes couler dans mon cou où elle s’était réfugiée.

« Vous n’êtes pas seule, plus maintenant, et surtout, vous êtes courageuse, n’en doutez jamais Pansy. Peu importe vos erreurs du passé, ce qui compte, c’est celle que vous êtes là, maintenant… »

Et moi ? Qui étais-je alors en faisant cela ? C’était une bonne question, une question que je ne me posais pas. Pour la première fois, je ne me posais aucune question. Si Merlin m’avait dit que c’était plus simple ainsi, je n’aurais pas attendu pour essayer, mais le découvrir avec elle avait un petit côté magique et plaisant. Ma main glissa sur sa joue pour lui faire redresser le regard vers le miens tout en la caressant délicatement. Pourquoi diable allais-je poser mon front contre le sien ? Encore une fois, je n’en eu aucune idée.

« Nous sommes humains… et humain ne signifie pas parfait. Chacun de nous avons nos défauts, nos imperfections, et c’est ce qui fait que nous sommes si précieux. C’est ce qui fait que nous existons et que nous nous battons pour cette existence… »

Mon pouce continua cette danse sur la peau de sa joue, mon regard ne quitta pas le sien, et le temps sembla ne plus exister, ni même l’espace, comme un centre de gravité changeant pour se concentrer juste sur nous deux…
✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Sujets similaires
-
» Le tonnerre gronde, la pluie tombe, j'en suis heureuse....[Légende Japonnais]
» tombe du commandant PARQUIN à Doullens (SOMME)
» Déterre la tombe d'Astrid pdt la nuit (pv Luca et Victoir)
» une plume qui tombe du ciel
» tombe du général DUMAS à Villers-Cotterets

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 3 :: Septembre-octobre 1999-
Sauter vers: