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You're the bird on the brim - Calliope&Gabriel

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Jeu 24 Sep - 21:34
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Gabriel & Calliope ❧ Love is a two way dream
La lumière du jour déclinait, Calliope observait depuis quelques minutes la forêt interdite depuis sa fenêtre. Le feuillage jaunissait, le vent faisait frémir les branches et s’infiltra dans la pièce par la fenêtre ouverte. Elle se décida à refermer sa fenêtre et d’un lumos alluma quelques lampes de la pièce, dont celle de son bureau sur lequel attendait encore de nombreux parchemins qui ne se corrigeraient pas tous seuls. Elle reposa sa tasse de thé déjà tiède et à peine bu et se réinstalla, s’armant de sa plume et de sa patience pour lire les dissertations faites pour la plupart avec la plus mauvaise volonté du monde.
L’atmosphère dans les appartements de la professeure était feutrée. Une bibliothèque courrait le long d’un mur et croulait sous les livres anciens. Des photos de famille lui souriaient, encadrées comme si elle craignait qu’elles ne s’envolent. Deux fauteuils faisaient face à l’âtre éteins. Sur l’un deux dormait paisiblement Brutus, son chat roux qui n’appréciait qu’elle. Une porte de bois ambré séparait son petit salon de sa chambre.
C’est petit mais elle aime son logement à l’école. Elle se souvient après la nuit rouge s’étonner que l’endroit n’est pas été touché, trouver incongru et insolent que même sa bibliothèque bringuebalante ait tenu le coup. C’était sa petite forteresse, elle s’y sentait en sécurité.

Une sécurité tout de même relative, la tête appuyé contre sa main, il y avait minutes déjà qu’elle avait décroché de sa lecture, lorsqu’elle le réalisa se fut pour souligner une faute d’orthographe. Les élèves n’avaient pas le cœur à étudier, et elle-même avait peu le cœur à l’enseignement. Tant que cette foutue guerre ne serait pas terminé. En attendant il fallait faire semblant, prétendre que tout allait pour le mieux que Poudlard était à nouveau sécurisé, prétendre que tout allait bien alors que des patrouilles quadrillaient les couloirs, que certains élèves étaient suivis et parqués des autres. Une fois encore elle se força à se concentrer à nouveau.
A peine une minute en vérité et la voix familière de Lucrezia, la jeune fille peinte qui gardait ses appartements l’interrompit «Miss ? Navrée de vous interrompre mais Monsieur Ollivander est à la porte. » Elle releva les yeux vers la jeune fille blonde qui réajustait sa couronne de fleurs. « Georges ? ». La jeune fille sourit « Non Miss, l’autre Monsieur Ollivander. » Son cœur rata un battement, elle se leva, abandonnant plume et parchemin. Elle jeta machinalement un regard au psyché et constata qu’à force de fourrager dans ses cheveux, elle était en effet ébouriffée. Elle remit sommairement de l’ordre dans sa chevelure brun. Dégagea de l’entrée les petits talons qu’elle avait abandonné là après le repas du soir et se senti un peu idiote de son attitude. Son chat semblait du même avis, elle était persuadée d’avoir discerné de la moquerie dans son regard jaune.
Elle ouvrit la porte au moment où le tableau se décalait, le sourire qu’elle offrit à son visiteur n’était pas forcé, un peu intrigué peut-être, mais bel et bien sincère.

Calliope est toujours heureuse lors des visites de Gabriel et toujours un peu amère lorsqu’il repart. Elle s’en veut à elle-même d’être incapable de parler et un peu à lui de ne rien voir. S’il avait été question d’un autre, elle aurait qualifié son attitude de sadique, mais c’était Gabriel. « Entre je t’en prie. » Comme les formules de politesse étaient pratiques, songea-t-elle avant de se décaler de l’entrée pour le laisser passer. « Je suis heureuse que tu sois là, ça faisait longtemps ! » Son ton était celui de la conversation, après tout ils étaient de vieux amis. « J’ai croisé Georges, la semaine dernière. » De vieux amis, oui, quelle plaisanterie cruelle. « Il m’a dit qu’il avait retrouvé un pleins cartons de photos. » Tant de souvenirs entre eux, il serait bête de gâcher une si belle amitié avec un sentiment aussi stupide que l’amour. « Il va le ramener ici qu’on puisse trier et se moquer de nos coups de cheveux de l’époque. » Elle eut un rire léger. La vérité c’est qu’ils avaient tous besoin d’une bonne dose de nostalgique, de retrouver l’insouciance d’une époque révolue, de se souvenir que la guerre n’a pas toujours été à leurs portes. « Qu’est ce qui t’amène ? » finit-elle par demander, son sourire effaçait presque les traces de fatigue sur son visage, c’était la vertu de Gabriel de lui faire oublier un instant, que le monde avait cessé de tourner rond.


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Ven 25 Sep - 20:39

Love is a two way dream
ft. Calliope & Gabriel



« Ai-je besoin d'une raison pour venir te voir ? »
Gabriel s’était réveillé en sursaut ce matin-là. Sa baguette à la main, prête à tuer quiconque essayerait de pénétrer dans sa chambre, il sentait les gouttes de sueurs dévalées le long de sa colonne vertébrale tout en suivant les imperfections de sa peau dues aux cicatrices encore fraîches causées par Bryan. Oh comme il aurait aimé ne pas avoir poussé le vice trop loin, ne pas s’être brûlé les ailes et garder ses distances avec ce mangemort. L’attrait cependant, le désir d’en savoir plus sur son ennemi avait été plus fort que la peur. L’auror admirait sincèrement son adversaire, et même s’il était terrifié à cette idée, il espérait le revoir bientôt. D’autant plus qu’il avait pour lui une dernière surprise : si Bryan l’avait contraint à créer une baguette, le petit-fils Ollivander avait fait en sorte de ne pas la faire puissante, insoumise et fragile. Chaque sort lancé affaiblit irrémédiablement le bois qui finira tôt ou tard par se briser. Verra bien qui rira le dernier à ce moment-là, parce que Gabriel ne serait plus sous son emprise. Dès lors, il devra se trouver un autre fabricant de baguette. Même si cette idée l’aidait à sourire : il était bien incapable de retourner sur le terrain. Ses nuits étaient bien trop courtes et jamais réparatrices. Ses journées n’étaient guère plus attrayantes puisque le malheureux errait dans la boutique tel un fantôme lorsqu’il n’était pas à l’atelier. Les petits plaisirs de la vie ne pouvaient pas l’atteindre. Georges n’arrivait pas à extirper de son désespoir son frère. Son grand-père non plus d’ailleurs. La seule qui semblait pouvoir atteindre le sorcier était Calliope. Cette dernière, cependant, avait des responsabilités à Poudlard qui la tenait parfois loin de l’Auror. Après tout, après la Nuit-Rouge rien n’avait retrouvé un sens. Encore moins dans cette école qui les avait accueillis pendant sept ans.
Se laissant tomber de tout son poids sur sa couche, il passa sa main sur son visage en soupirant longuement. Il devait se rassurer. Se dire que tout ceci n’était qu’un rêve et qu’il était loin de Bryan et des autres psychopathes. Gabriel savait que le sommeil ne lui reviendrait pas, que Morphée s’était détournée de lui. Alors, il se leva pour aller se faire couler un bain et ainsi pouvoir immerger sa tête : espérant par la même occasion noyer ses idées noires et ses démons.

Le soleil venait à peine de se lever lorsqu’il sortit de l’eau. Debout devant le grand miroir de la salle de bains : il regardait attentivement son corps marqué par la souffrance. Si Bryan avait utilisé le sortilège Doloris, il avait également succombé à la tentation de tailler la chair de son ennemi Nul doute que la plupart d’entre elles resteraient apparentes. Il devrait pour toujours les porter. St-Mangouste avait fait un travail remarquable, mais certain ne pouvaient pas être guéri. Cachant son corps avec sa serviette, il alla dans sa chambre pour enfiler un costume trois pièces. Ce n’était pas parce qu’il était en convalescence qu’il négligeait son apparence. Bien au contraire. L’avantage de cette tenue était qu’elle cachait parfaitement ses bras ainsi que toutes les parties de son corps atteint par le mal. Il descendit dans la cuisine une fois habillé, pour prendre son petit-déjeuner avec son grand-père qui lui donnait déjà la liste des baguettes à faire. C’est donc sagement et docilement que Gabriel se servit une autre tasse de thé avant d’aller à l’atelier qu’il ne quitta qu’en fin d’après-midi pour aller vers la librairie du chemin de traverse. Il avait cruellement envie de voir Calliope et comme il ne supportait jamais de venir la voir les mains vides : il s’entêtait toujours à trouver un livre ancien à lui offrir. Une fois la perle rare trouvée, il transplanait vers l’école de sorcellerie pour voir son amie de toujours.
Chaque pas qui le rapprochait d’elle rendait ses mains moites. À plusieurs reprises, il dut essuyer ses mains sur sa veste. Durant sa captivité, combien de fois avait-il murmuré son nom ? Dans le secret le plus total, combien de fois avait-il espéré pouvoir la revoir ? Sentir son parfum ? Savourer la douceur de sa peau ? Gabriel avait été aveuglé par sa timidité. Jamais il n’avait dit à celle qui avait une place si particulière dans son cœur : la réelle nature de ses sentiments à son égard. Il était bien plus facile de la garder comme amie plutôt que de tenter une relation sérieuse. On ne pouvait pas dire qu’il était aguerri dans la matière. Sa maladresse allait tout gâcher : il en était persuadé. Le voilà pourtant devant le tableau :

« Est-ce que Mademoiselle Venezzio est là ? »

La jeune fille du tableau se mit à rire avant de partir. Soupirant, Gabriel se sentait incroyablement ridicule. Enfin, c’était avant de voir son visage. Un sourire à la fois tendre et heureux fendait maintenant le sien. Il suivit la maîtresse des lieux à l’intérieur. Ses épaules s’affaissèrent immédiatement. L’intérieur était cosy et donnait à Gabriel un sentiment de sécurité. Ou bien était-ce simplement la présence de la belle dans la pièce ? Oui, cela faisait longtemps. Bien trop longtemps. L’envie de venir la voir avait toujours été présente dans son cœur, parfois insoutenable, mais il ne voulait pas qu’elle le voit faible et impotent. Alors, aussi douloureux que cela pouvait l’être, il avait décidé de ne pas la mêler à sa guérison. Bien qu’elle soit le meilleur des remèdes à ses yeux.

« Pardon… » Se contenta-t-il de dire lorsqu’elle affirmait que cela faisait bien trop longtemps. Des excuses sincères, qu’il avait travaillées pendant tout son rétablissement. « Tu n’as rien raté, à part mes allées et venus à St Mangouste et mon travail dans l’atelier : on ne peut pas dire que ma vie soit la meilleure histoire du moment. »

Calliope affirmait avoir vu Georges ce qui rappelait douloureusement à son frère qu’il ne l’avait pas vu depuis quelques semaines maintenant. Avec l’Inquisition, les mangemorts avaient décidé d’opérer de façon encore plus sanglante et tragique ce qui ne rendait pas la tâche des Aurors aisée, même s’il serait mentir de dire qu’elle l’avait été à un moment. Lorsque Calliope l’informait de la dernière trouvaille de son frère, Gabriel se mit à rire :

« Je vois, sinon il faudra que tu viennes à la maison pour qu’on se fasse une soirée. Je suis persuadée que grand-père serait heureux de t’avoir sous son toit. Ne lui dis pas, mais je crois que la présence d’une femme dans la demeure lui manque. »

Son grand-père n’avait jamais eu de petite-fille et Gabriel savait qu’il trépignait d’impatience de voir un de ses descendants avec une femme à leur bras. Il se faisait vieux, il fallait le comprendre : il voulait être certain que le nom des Ollivander continuerait à briller dans le monde magique une fois qu’il sera parti. Malgré tout, l’Auror n’était pas du tout impatient de revoir ses cheveux bouclés et ses boutons. Il n’aimait pas cette partie de sa vie où il avait été victime des quolibets et où les filles le collaient alors qu’il n’en voulait qu’une seule à ses côtés et elle se trouvait à ses côtés. Lorsqu’elle lui demanda ce qu’il l’amenait, Gabriel réalisa qu’il avait perdu son latin. Il dut prendre une grande inspiration pour vaincre sa timidité et tendre le paquet qu’il avait maladroitement fait : ne souhaitant pas utiliser la magie.

« J’ai trouvé ce livre et je me suis dit que tu allais l’aimer… Et puis, ai-je réellement besoin d’une raison pour venir te voir ? »

Demanda-t-il dans un sourire. Regardant autour de lui, il remarqua alors la pile de parchemins qui était sur son bureau. Réalisant alors qu’il l’avait arrêté dans son travail, il s’empressa de rajouter :

« Oh je ne voulais pas te déranger, tu veux que je revienne plus tard ? Ou bien tu peux continuer à corriger tes copies et je peux attendre que tu es finie »


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Sam 26 Sep - 3:48
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Gabriel & Calliope ❧ Love is a two way dream
Le vieil homme lui manquait aussi, elle se sentie un peu coupable de ne pas être passée récemment. Le temps semblait s’accélérer et impossible de le freiner, ils allaient de mauvaises nouvelles en pire, la politique changeait sans arrêt et elle-même mettait deux fois plus du temps pour une tâche aussi simple que corriger des copies. Elle n’était pas encore sénile, elle était préoccupée. Elle se promit que le weekend suivant elle le passerait avec le vieil homme. Après tout il l’avait accueilli à bras ouvert, c’était bien la moindre des choses et tâcherait de prendre le temps de préparer les gâteaux à l’orange qu’il affectionnait. « Je viendrais dans ce cas ! Comme avant. » Cette idée lui parut aussi réconfortante qu’intolérable. Son ton même était léger mais son sourire n’atteignait pas son regard. L’immuabilité de chacune de leur rencontre commençait à lui peser. Calliope détourna le regard qui tomba sur le paquet maladroitement emballé que lui présentait Gabriel. Son visage s’éclaira à nouveau, son cœur rata un battement.
Flirtait-il où bien son imagination lui jouait des tours ? « Tu sais bien que ma porte t’es toujours ouverte. » dit-elle très vite en se saisissant délicatement du paquet. Elle pouvait dire qu’il n’avait utilisé aucune magie, c’était une attention charmante, le genre d’attention qu’il la faisait se sentir spéciale. Elle releva les yeux vers lui, heureuse et intriguée, avant de chasser d’une phrase ses préoccupations. Comment pouvait-il encore imaginer la déranger. « C’est les copies qui attendront. »

Proprement elle défit le papier, pour découvrir avec une surprise non feinte un exemplaire des récits de voyages de Philibert Sarrazin, haut mage de son époque. Elle abandonna le papier sur le guéridon et comme s’il n’attendait que cela Brutus sauta du dossier au meuble marqueté pour venir quérir ce qu’il semblait considérait comme son tribu personnel. L’emballage qu’il emmena à terre et avec lequel il commença a se battre comme s’il eut été un adversaire important.
Calliope remarqua à peine le manège de son chat, elle passait ses doigts sur la couverture de cuir, retraçant les dorures un peu passé du lettrage. Son regard pétillait à l’idée de découvrir ce récit. « Oh merci Gabriel ! » Impulsivement elle franchit soudain l’espace qui les séparait, le livre plaqué contre son cœur comme s’il était le plus précieux des présents, elle posa sa main sur le bras de Gabriel et planta un baiser sur sa joue. C’était un geste d’affection innocent, mais il y avait bien longtemps que plus rien ne lui paraissait innocent quand il s’agissait de Gabriel. Elle se recula un peu, échangea un regard avec lui, avant de détourner le sien, une seconde a peine. Merlin ! Ce n’était qu’une bise ! Elle laissa glisser sa main le long de veste, son immuable sourire aux lèvres, alors même, que son corps et son esprit semblait en proie à un débat dont elle était exclu.

Pour se redonner contenance elle ajouta « Je suis une hôtesse lamentable, je ne t’ai même pas demandé si tu désirais quelque chose à boire. » Elle sembla réfléchir avant de préciser « J’ai un très bon Ogden’s old. » Une gorgée de Whisky pur feu pour oublier sa gêne, pour effacer la tension. Sans attendre de réponse, elle se dirigea vers un buffet duquel elle sortit deux verres. A chaque pas plus loin, elle semblait reprendre ces esprits, comme si une magie s’exerçait autour de lui. Oh, elle connaissait le nom de cette magie que l’on nomme attraction, elle la refoule depuis si longtemps qu’elle est devenue frustration et tension. Il a beau être proche, elle a l’impression qu’un mur les sépare, un mur de verre qu’elle a installé. Non. Qu’ils ont installé et ce soir dans sa joie elle l’a brisé, comme on brise un serment.
Elle se sent fatiguée. Cette mascarade est aussi ridicule que son attitude, elle dépose le livre sur l’accoudoir, puis un peu brusquement les verres sur la petite table entre les fauteuils. Elle s’accroupit pour chercher parmi les quelques bouteilles celle qu’elle a cité, un peu plus longtemps que nécessaire, le temps de refouler ses sentiments. Surtout la colère. Parce qu’elle est en colère, contre elle-même, contre la situation, contre lui aussi et ses attentions adorables. Est-elle une idiote de croire encore, d’espérer ? D’attendre, oui pour ça, c’est sur elle est une idiote.
Elle a fréquenté d’autres hommes et la plupart n’avait pas la moitié des attentions que Gabriel a pour elle. Est-ce son frère ou son amant ? Elle sort finalement la bouteille, la brandissant, victorieuse. Elle l’est, elle a réussi à se relever, à lui faire face. Qu’il est beau dans son complet dans la lumière tamisée de la pièce son regard lui parait plus pénétrant encore. « Ne reste pas planté là ! » Elle lui indiqua le second fauteuil tandis qu’elle dévissait le bouchon. Elle tremblait un peu quand elle servit son verre, une goutte s’échoua sur le bois de la table. La bouteille reposée entre eux.

Calliope s’installa dans le fauteuil, ils étaient larges, d’un bleu cobalt, le tissus était doux sous ses doigts. Elle replia ses jambes sur l’assise. Derrière eux le chat, s’était désintéressé du papier, il observait l’homme installé à sa place, il se redressa et de sa démarche conquérante traversa la pièce sans le quitter du regard, comme s’il voulait lui signaler qui était le maître des lieux. D’un bond leste il sauta sur les jambes de Calliope qui ne frémit même pas, se contentant de caresser sa tête, celui-ci se lova dans l’arc que formait ses jambes et ses hanches. La professeure se souvint alors de l’aversion de Gabriel pour les félidés. Elle n’avait jamais très bien compris et remarqua qu’il avait remarquablement pris sur lui jusque-là. Brutus n’était pas un chat particulièrement affectueux et son attitude était une bravade.
Peut-être Gabriel avait-il raison, les chats étaient probablement d’une intelligence machiavélique. Le coin droit de sa lèvre s’étira en un sourire un peu moqueur. Comme elle se saisissait de son chat pour le remettre à terre, celui-ci feula en direction de Gabriel puis fila sous le buffet, ses yeux jaunes luisant dans l’ombre.

Son verre dans la main, elle observa un instant les reflets ambrés de l’alcool avant d’en prendre une gorgée. La brulure première lui fit fermer les yeux, lorsqu’elle les rouvrit ils se posèrent sur Gabriel, un peu inquisiteur, un peu inquiet. « Tu disais avoir été à Sainte-Mangouste, tu as été blessé ? » elle avait relégué cette question, puisque de toute évidence il ne voulait pas en parler. Ce qui n’avait fait que redoubler son inquiétude qu’elle avait fait taire pour le ménager.
Ses doigts jouaient machinalement sur la couverture du livre. Elle se réserverait quelques jours pour l’étudier, faire part de cela à Connor, mais dans l’immédiat son attention était centrée sur Gabriel. Elle ne souffrirait aucun mensonge. Sans pratiquer la legilimancie elle pouvait dire quand il n’était pas honnête. Parfois quand il mentait, sans malice, dans le but probable de lui épargner plus d’inquiétude, elle faisait semblant de le croire. Il y avait plus de tacite entre eux que de mots. Ce soir elle n'était pas disposée à laisser plus de tacite s'installer, ce soir elle était lassée de ce petit jeu.


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Mer 30 Sep - 22:55

Love is a two way dream
ft. Calliope & Gabriel



« Ai-je besoin d'une raison pour venir te voir ? »
Malgré les années, Gabriel avait l’impression que cela était hier qu’ils flânaient dans ces couloirs, qu’ils étudiaient ensemble sans prendre en compte les commérages et la querelles entre les maisons. La seule qui avait compté durant ces sept années se trouvait maintenant en face de lui. Ce visage tant aimé, il avait réellement cru ne pas le revoir. L’avoir à ses côtés, sans pouvoir la prendre dans ses bras ou l’embrasser était comme donner du pain à une personne qui a soif. Sa timidité mettait cependant des freins dans ses élans de tendresse qu’il a dus mal à enterrer. Elle a ce pouvoir Calliope. Son amie semblait fatiguée, il se félicitait alors d’être arrivé pour lui offrir une brève trêve dans la correction de ses copies. Gabriel, pour la première fois, fit une approche. Maladroite, peut-être trop faible pour que le professeur s’en rende compte, mais cela était un grand pas pour notre timide. Il prenait son courage à deux mains. Un sourire soulagé illumina son visage lorsqu’elle affirmait que les copies attendront. Voilà qui lui plaisait, une idée qui lui permettait de se détendre un peu plus et de se laisser porter par l’instant. Attendant sa réaction avec impatience, il fut, on ne peut plus, heureux en la voyant aimer le cadeau. C’était un signe qu’il connaissait toujours bien cette femme bien trop importante pour lui. Le chat sortit de l’ombre, faisant sursauter Gabriel qui détestait ces boules de poils ! C’était bien la peine de se la jouer à la moldu si c’était pour que le chat mange le papier ! Rapidement, son regard était de nouveau attiré vers Calliope qui caressait avec une délicatesse exquise les reliures. On pouvait lire dans son regard toute la passion qui faisait d’elle une si bonne amie, une personne qu’il admirait et admirerait aussi longtemps qu’elle serait à ses côtés. Le baiser qu’elle posa sur sa joue le fit rougir sans qu’il puisse le contrôler. Une bouffée de chaleur prit contrôle de son corps le rendant toute chose. Naturellement, des tas de filles avaient embrassé ses joues, mais Calliope n’était pas comme les autres. Elle était bien au-dessus d’elles.
Reprenant ses esprits, il secoua sa tête pour lui sourire de nouveau :

« Juste du thé, merci. »

Gabriel était encore sous médication et Katlyna lui avait bien dit de ne pas boire d’alcool. En bon soldat, il écoutait son docteur. Et puis, le thé était plus à même de le détendre qu’une gorgée de Whisky. La détermination de Calliope à lui servir un verre le fit rire. Elle n’avait au fond pas changé. Il s’installe en face d’elle, regardant ses moindres faits et gestes comme s’ils furent la plus belle des choses. Il savait que son regard changeait au fil de ses rencontres et il se faisait violence pour ne pas se laisser aller à une tendresse qui déborderait sur leur lien. Cependant, Gabriel devait avouer que cela était de plus en plus dur. À chaque fois que Calliope lui avait parlée d’un autre homme : il avait senti son cœur se serrer. Le monstre vert de la jalousie était dans son esprit. Cependant, il était enchaîné par l’idée que le principal était qu’elle soit heureuse. Avec ou sans lui. En la voyant trembler, il demanda immédiatement si quelque chose n’allait pas :

« Tout va bien ? Tu trembles… »

Gabriel était un auror. C’était son travail de lire l’attitude des gens pour l’analyser. Cela lui avait permis bon nombre de fois d’arrêter des mangemorts. Presque instantanément, son regard se posa de nouveau sur le chat et ses yeux se plissèrent face au comportement de ce dernier. Marchant comme un général victorieux sur le champs de batailles, il dût se faire violence pour ne pas s’enfuir au courant. Même sur les jambes de sa maîtresse : il pouvait voir ses yeux à demis-ouverts et montrer ainsi sa supériorité. Un sourire victorieux étira les lèvres de Gabriel lorsqu’il vit le chat au sol. Les deux mâles se toisaient du regard : comme si c’était un combat à mort.

« Brutus sait que je ne l’aime pas ! Ils ont ce don sérieusement, ils savent les personnes qui aiment les chats et ceux qui les détestent ! »

L’Auror eut un frisson et resserra son étreinte sur le verre. Pour la peine, il vida son verre avant de le poser sur la table. Se calant au fond du fauteuil, il révulsa sa tête tout en gardant son regard azuré sur la demoiselle. Car elle venait de poser la question qu’il ne fallait pas. Ses mains sur les accoudoirs, il serra ces derniers jusqu’à ce que ses jointures deviennent blanches. Pouvait-il réellement lui parler ? Lui dire ce qu’il s’était passé avec son pire ennemi ? Ou bien devait-il passer tout ceci sous le silence ? De toute façon, s’il mentait, elle le saurait. Calliope le connaissait trop bien pour ne pas savoir discerner le vrai du faux.

« Torturer serait le terme juste. Par mon pire ennemi, celui pour qui je voue une fascination malsaine et dont un jour, j’aurais la vie. »

Enfin… Il avait eu la possibilité de l’achever, mais il avait préféré le laisser partir. Sa baguette n’était pas la sienne, il n’aurait pas pu l’exécuter d’une façon propre. Il se souvenait de la rage, de la folie qui avait assailli son être durant la Nuit au Musée. Bryan avait détruit la dernière part d’innocence de sa personne pour la plonger dans la noirceur du sadisme. Il avait apprécié voir son ennemi au sol : souffrant au gré de ses envies.

« Bryan s’est fait une joie de me montrer les conséquences de mon métier. C’est pour cela que je ne suis pas venu te voir pendant un temps... Quand je suis revenu je n’étais plus le même et je ne voulais pas que tu me vois dans cet état. Je vais mieux maintenant, mais je pense rendre mon insigne pour me concentrer sur les baguettes. »

Avoua-t-il, Gabriel avait mis beaucoup de temps à pouvoir parler aussi ouvertement ce qui c’était passé. Il ne dirait pas à sa compagne d’enfance ce qu’il lui avait fait précisément. Le mot en lui-même voulait tout dire.

« J’ai entendu dire que tu avais rejoint l’Inquisition… ? Je me doutais que tu aimerais leurs idées, tu as réussi à trouver des documents sur leur histoire ? »

Gabriel n’était pas aussi calé que Calliope en Histoire, mais il affectionnait ces moments où elle lui parlait de ses recherches.

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Lun 5 Oct - 0:06
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Gabriel & Calliope ❧ Love is a two way dream
L’instant de silence qui suivit sa question, lui laissa redouter le pire. Et le pire était en effet arrivé. Calliope blêmit. Torturé. Son cœur se serra si fort qu’elle eut mal. Torturé. Elle le détailla, chercha sur son visage la moindre cicatrice, sur ses mains dont les jointures blanchies trahissaient son trouble. Torturé et il parlait encore de fascination pour son ennemi, la colère la submergea en même temps que la panique. Il allait y retourner et cette fois il ne reviendrait pas. Elle reposa son verre, maladroitement, tremblante sous l’émotion, elle n’avait pas répondu plus tôt lorsqu’il lui avait demandé pourquoi elle tremblait. C’était une question sotte, il n’y avait qu’une raison, c’était à cause de lui ou pour lui qu’elle tremblait.
Torturé et il s’était caché comme un animal blessé. Sa raison était aussi noble qu’imbécile aux yeux de la professeure, elle aurait voulu être là pour l’aider. Panser ses plaies spirituelles, mais en était-elle seulement capable alors que les siennes peinaient à cicatriser ? Torturé, ce mot tournait en boucle dans son esprit, elle eut envie de pleurer mais ça n’aurait pas été lui rendre service, il était en vie et miraculeusement aussi sain d’esprit que possible. Assez pour abandonner son poste, ce fut un soulagement, elle craignait de le voir sombrer dans la spirale de la vengeance dans le seul but de le revoir, lui. Ce Bryan dont elle avait beaucoup trop entendu le nom dans sa bouche pour ne pas le haïr. Le jalouser. Il était son ennemi intime.

Combien de temps s’était-il écoulé, le temps que ne tournent dans son esprit ces sombres pensées ? Elle avait laissé le silence s’installer et Gabriel semblait préférer changer de sujet. Parler de l’Inquisition, de l’Histoire, un moyen sur de l’apaiser. Il la connaissait bien, trop bien. Elle savait ce qu’il cherchait à faire, Calliope savait aussi qu’il en avait besoin. Du calme après la tempête.
« Ce livre… » commença-t-elle d’une voix douce, sa main posée sur sa couverture légèrement élimée « … est le carnet de Philibert Sarrazin, un médicomage érudit du XVIème siècle qui était opposé à Nostradamus, d’après mes quelques sources il était un proche des premiers inquisiteurs. J’espère en apprendre plus lorsque j’aurai lu ses notes. » Son ton, un peu absent, trahissait son trouble. « Si Sarrazin n’est pas demeuré dans l’Histoire, c’est que Nostradamus se montra plus efficace que lui pour arrêter la Peste et Sarrazin préféra quitter la ville lorsque les moldus se mirent à révérer Nostradamus, il craignait son influence mais ne pouvait rien dire sans lui-même finir au bûcher. Je pense qu’il… » elle s’interrompit, pour la première fois de sa vie peut être, elle n’avait pas le cœur à parler d’Histoire. Son cœur était en vérité encore trop affolé par ce que lui avait dit Gabriel.

Elle l’observe alors, comme s’il était un fantôme. Il aurait pu l’être, il aurait pu mourir sous les coups de baguette furieux d’un homme immonde. Elle déplie ses jambes, sans se presser, le tapis est doux sous ses pieds alors qu’elle marche vers lui. Elle est dans un état un peu second, la peur fait cet effet. Elle oublie qu’elle évite de l’approcher de trop prêt, elle oublie sa fausse réserve en sa présence. Il a failli mourir ou pire perdre l’esprit. Elle sait ce que la torture fait à l’esprit humain, elle voit encore sa mère le regard vide attendant le retour de son mari, mort il y a plus de dix ans. Elle sait ce que la torture peut faire dire, faire ou croire. D’un geste ferme mais non brusque, elle prend des mains de Gabriel son verre qu’elle dépose à côté du sien. Ses yeux sont un peu brillants, dansent au fond de ses prunelles les démons du passé. On dit de la peur qu’elle est mauvaise conseillère, mais à cet instant elle lui intime juste de prendre Gabriel dans ses bras et de ne plus le lâcher. De s’assurer que c’est bien lui et non une projection de son esprit fatigué, et non son fantôme venu lui faire payer ses trop longues hésitations.
Elle ne dit rien, parce qu’elle craint que sa propre voix ne fasse voler en éclat le courage qu’elle a réuni pour lui prendre la main, pour entremêler ses doigts au siens, son regard sombre ne quitte pas le siens. Elle ne sourit pas, parce qu’elle craint qu’il n’arrache sa main à la sienne, lui demande ce qu’il lui prend et lui intime de rester à sa place. Enhardie pas l’absence de rejet, elle l’incite à se redresser, se recule pour lui en laisser la place.
Dans son regard, elle comprend qu’ils sont deux idiots trop peureux pour assumer leurs sentiments. Elle lève sa main libre à hauteur de son visage, avec prudence elle effleure du bout des doigts, sa tempe, puis sa joue, finalement elle supprime toute distance entre eux en se serrant contre lui, enfouissant son visage contre son cou, s’enivrant de son odeur, de sa présence, de sa chaleur. Un instant sans bouger, le temps qu’elle-même se détende, que les muscles tendus de ses épaules se dénouent. « Pourquoi ne m’as-tu pas fait parvenir un message ? » La tête appuyée contre son épaule, son regard fixé sur leurs mains liés « L’ignorance est pire même si tu ne voulais voir personne le temps pour toi de refaire surface, ne me laisse plus jamais dans l’ignorance. » Elle ne voulait pas imposer sa présence, elle comprenait trop bien le besoin de solitude qu’un état de faiblesse pouvait susciter, mais elle ne supportait pas d’avoir été maintenu à l’écart, comme une petite fille que l’on veut protéger.
Calliope se recula légèrement, assez pour pouvoir le regarder dans les yeux, une main posée sur son épaule, son visage était grave « Ne me laisse plus à l’écart. » Une petite voix dans son esprit, terriblement moqueuse lui demandait pour qui elle se prenait. Elle n’était personne pour lui, pas même une sœur, alors pour contrer cette voix elle abandonna sa réserve, il aurait pu mourir et elle ne l’aurait jamais embrassé, par peur, peur de quoi ? Briser leur amitié, c’était une excuse d’enfant. Elle agrippa le col de sa veste et se hissa pour venir quérir ses lèvres, sa raison vola en éclat, il y avait trop à perdre pour s’y accrocher, ce n’était pas une époque raisonnable, il n’y avait aucune raison pour qu’ils le soient.



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Lun 12 Oct - 21:06

Love is a two way dream
ft. Calliope & Gabriel



« Ai-je besoin d'une raison pour venir te voir ? »
Gabriel n’était pas passé par quatre-chemins. Il avait dit les choses telles qu’elles étaient, de but en blanc. Pourquoi tourner autour du pot ? Il ne pouvait pas changer son passé, alors au lieu de cela, il l’embrassait. Ce n’est pas comme si le nier pouvait effacer les cicatrices qui couvraient son corps et refermer les plaies invisibles. Bryan aurait tôt ou tard la monnaie de sa pièce. Tout finissait par se payer. Absolument tout. L’Auror y croyait dur comme fer. Il devait bien se raccrocher à quelque chose ? Pour ne pas perdre pieds et continuer à avancer. Il n’y avait pas cinquante mille solutions. En parler le rendait malade, le plongeait de nouveau dans des moments de torpeurs dont il était difficile de réveiller. Serrant les accoudoirs de ses mains, ses muscles se contractaient aux fils de son discours. Les souffrances étaient encore vives dans les fibres de son être. En voyant Calliope poser son verre, ses sourcils se froncèrent et il se maudissait déjà d’avoir parlé si vite. Il aurait dû se taire, ne rien lui ire, prétendre que rien ne s’était passé. Au lieu de cela, il avait tout dévoilé à la belle qui tremblait un peu plus. Gabriel n’était pas capable de protéger les personnes qu’il aimait, même de ses propres démons. C’était son fardeau, pas celui de la belle demoiselle qui lui faisait face.

« Calliope… »

Il murmura tendrement son prénom comme pour lui dire que tout irait bien. Ses mots restaient bloqués dans sa gorge cependant et il se retrouvait pantois fasse à la situation. Alors, au lieu de laisser ce récit gâché ce moment, il s’empressait de lui demander si elle en avait appris plus sur l’Inquisition. Après tout, elle était une sympathisante non ? Et puis il était bien plus agréable de parler d’Histoire que des tortures infligées par Bryan. De toute façon, Gabriel n’aurait pas expliqué à la demoiselle les idées farfelues du mangemort pour rendre la douleur insupportable. Pendu à ses lèvres, un sourire étirait déjà les siennes tandis qu’elle dévoilait avec intelligence l’identité de l’auteur qui avait écrit le livre. Lorsqu’elle s’arrêta, l’Auror savait que le professeur allait revenir sur ce qu’il avait dit un peu plus tôt. Il n'en avait réellement pas envie… Pourquoi tout le monde le poussait à s’accrocher à ces souvenirs en voulant en parler ? Que cela soit son grand-père ou bien son frère : ils étaient entêtés à vouloir lui sortir les vers du nez. Calliope était différente au fond. Elle avait vu sa mère sombrée dans la folie causée par la douleur. Oh comme Gabriel devait lui cacher que lui aussi sombrait petit à petit dedans… Que chaque jour, ses peurs, ses démons le happaient dans les ténèbres pour noyer un peu plus son âme par des tourments. Cela la détruirait, cela lui causerait bien trop de chagrin et le sorcier ne voulait pas être celui qui la faisait souffrir. Il préférait mourir de la baguette de Bryan que d’apporter la tristesse dans la vie de son amie d’enfance.
Plongeant ses iris dans les siens, Gabriel baissa ses dernières gardes et serra les mains de son amie. Au contact de sa peau, ses yeux se fermèrent et un soupir d’aisance passa ses lèvres scellées depuis qu’il avait prononcé son prénom. Il laissa la demoiselle se blottir dans son cou. Posant sa tête contre la sienne, il emplissait ses poumons de son parfum. Elle lui avait tellement manqué…

« Pourquoi faire… ? Calliope, cela n’aurait servi à rien. Je n’étais pas moi-même quand je suis revenu, je t’aurais fait du mal, je t’aurais emmené avec moi dans les ténèbres… Je te prie de me croire que j’avais envie d’aller te voir, de me jeter dans tes bras et t’entendre me raconter l’Histoire avec un grand H. Cependant, je n’en avais pas le courage… Je ne pouvais pas… »

Ces mots sont inutiles. Parce qu’ils ne peuvent pas témoigner de l’importante qu’elle pouvait avoir pour lui et que c’est réellement par amour qu’il l’avait protégé en l’éloignant de lui. Qu’importe qu’il soit en manque de sa présence, tant qu’elle restait loin de lui pour ne pas voir au combien il était détruit. L’amour passait aussi par ces phases. Lorsqu’elle s’éloigne de lui comme pour lui faire promettre de ne plus la laisser sur le bas-côté : Gabriel esquisse un sourire. Risette qui disparut rapidement sous le baiser de Calliope. Surpris, son corps lui crie de fuir, de s’éloigner, et pourtant, il ne fait rien de cela. Ses mains glissèrent sur sa taille pour l’attirer un peu plus contre lui. Il avait déjà embrassé des femmes, mais jamais cette famille à l’importance si singulière. Il ne serait rien sans elle. Sceller cet instant dans un baiser représentait tellement de choses pour lui. L’espoir d’avoir un futur heureux, de pouvoir caresser de nouveau la vie avec entrain et plaisir au lieu de se terrer dans la tanière des jours heureux. Répondant avec entrain, sa passion guide ses mains qui remontent le long de son torse pour venir entourer son cou et souligner un peu la pression de ses lèvres sur les siennes. Depuis le temps qu’il attendait ce moment, depuis le temps qu’il voulait faire cela… Calliope. L’amour de sa vie, la femme de ses rêves. Celle qui avait hanté si souvent ses pensées venaient de l’embrasser.
S’éloignant, Gabriel posait déjà son front contre le sien. Essoufflé, soulagé, il plongea son regard dans le sien. Pourtant, il ne laissa pas son corps reprendre son souffle.

« J’ai eu tellement peur de ne plus te revoir… Je priais tous les jours pour sortir de cet enfer, pour retrouver tes bras, entendre ton rire et me plonger dans tes yeux... »

Avoua-t-il avant de sceller de nouveau ses lèvres à celle de sa comparse.

« Je ne te mettrais plus à l’écart, je te le promets. Pardonne-moi d’avoir mis autant de temps à comprendre la nature de mes sentiments pour toi. »

Gabriel n’était pas le genre d’homme à avoir peur de parler de ses sentiments. Bien au contraire. Son avenir se trouvait entre ses mains, en face de lui et il ne voulait qu'une seule chose maintenant : ne plus la quitter.

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