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The secrets I hide control us but... please... Don't lose faith

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Lun 5 Oct - 10:30
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Sasha Woolf & Dorian Rochester
I Know You, Skylar Grey (Fifty Shades)

Quand un être cher part du jour au lendemain avec une simple lettre sur l’oreiller, c’est tout un monde qui s’écroule. On cherche pourquoi ça a dérapé ? Quel est le mal qu’on a fait ? Je pensais qu’on ne devait pas se prendre la tête et vivre ensemble mais j’avais cette douloureuse sensation de paroles en l’air. Je savais cependant une seule chose, la véritable raison : Les secrets que j'ai ont eu raison de nous.

Si la raison aurait voulu que je m’énerve sur l’instant, ravageant son appartement, j’en fus incapable. Elle me laissait une simple lettre sur l’oreiller et une photo de nous sur mon téléphone portable. C’était comme être en pleine comédie musicale. Le rideau c’était levé, l’histoire était belle. Je commençais à avoir les yeux pleins de paillettes. Mais naïf, je vis le rideau s’abattre sur la scène et son absence me ronger de l’intérieur. Le cœur en vrac, en lisant la lettre, je fus incapable de quoi que ce soit. Figé, je dus mettre une bonne heure avant de bouger réellement et arrêter de lire sa lettre dans un sens ou dans un autre pour en comprendre ses mots. Je savais que notre situation n’était pas facile mais je nous croyais plus fort que ça. Je pensais qu’elle avait acceptait d’attendre. J’y avais cru. Je l’avais laissé m’atteindre et voilà où j’en étais : seul dans un appartement complètement abandonné.

De cet instant je suis passé par plusieurs phases. La deuxième après la sensation de tout perdre, fut la colère. Je la maudis. Autant dire que personne n’osa m’approcher de trop près dans cette semaine où je n’arrivais plus à me contenir et me contrôler. Je perdais totalement mes moyens. Je lui en voulais terriblement mais je m’en voulais d’autant plus de ne pas l’avoir écouté d’avantage. Je savais, avec les jours, que cette situation était de ma faute. Elle avait fui une situation trop compliqué. Je lui en avais demandé trop. La culpabilité arriva… De là je me laissai sombrer durant plusieurs jours. Refusant de m’occuper du cabinet, je le laissais à mon associé un temps, me renfermant sur moi. Cela ne dura pourtant pas si longtemps. Après m’être demandé cent fois comment j’aurais pu éviter ça, tentant de revenir dans le passé là où c’était impossible, je dus faire un choix : l’oublier ou la retrouver.

Tout mon entourage me conseilla sérieusement de ne plus penser à cette fille – mon frère d’abord – mais comment pourrais-je oublier mon premier amour ? Certains y arrivent… Moi je ne m’en sentais pas capable. J’avais la sensation que notre histoire ne pouvait pas s’arrêter comme ça. Je savais aussi que la choisir elle allait me mettre de nouveau dans une belle impasse. Je ne pouvais pas continuer à lui mentir. Mais je ne pouvais pas tout lui dire. L’oublier ou me battre… La facilité ou la difficulté… La douleur ou le bonheur…

Un matin, je me levais, décidé. Me rasant et m’habillant complètement, je fis le choix de me battre et de me laisser sans poids ni mesure à sa recherche. Reprenant du poil de la bête après une bonne semaine, je fis d’abord la première recherche logique : tenter de la retracer magiquement. Je vis cependant après trois jours de recherche que je ne pourrais pas la trouver ainsi. Elle devait vivre à la moldu. Je fis donc le choix de prendre Snow, de tout abandonner un instant et de partir à sa recherche sans même prévenir mon frère. J’avais de toute façon mon portable s’il avait besoin de moi. Ainsi je commençais d’abord par imprégner l’odorat de mon husky par ses vêtements et ses affaires. Je savais que si un être pouvait la retrouver, c’était mon chien. Il me mena bien rapidement à la gare. De là, grâce à un coup de magie, je pus obtenir les caméras de surveillance et savoir quel train elle avait pris jusqu’à quelle gare. De là j’arrivais dans le nord de l’Angleterre. Cela faisait déjà une semaine et demie. Si Snow retrouva cependant rapidement les lieux où elle passa, je finis par tourner très vite en rond sans réussir à la trouver. Je dus faire bar en bar, restaurant en restaurant, hôtel en hôtel pour avoir le moindre indice. Je me retrouvais très rapidement face à une impasse. Deux semaines venaient de passer et je n’avais plus aucune piste à suivre. Me promenant sur la côte, refusant d’abandonner, je prenais l’air avec Snow pour réfléchir quand une idée me frappa en voyant la mer. Et si elle avait franchi les mers ? Et si elle s’était réfugiée en Irlande ? Je n’avais plus rien à perdre. Je décidais donc de transplaner au port le plus proche et le plus logique. De là Snow retrouva rapidement sa trace. L’espoir me regagnant, je fis village après village, suivant le flaire de mon familier. Une semaine à dormir dans des hôtels plus ou moins recommandables en dormant au même endroit qu’elle dans l’espoir de trouver un indice improbable. Peu à peu je trouvais le chemin du nord de l’Irlande et vers la côte. Par pitié qu’elle n’ait pas repris les mers… Je ne saurais pas où chercher de nouveau. J’allais alors avec la photo de nous deux d’endroit en endroit pour obtenir une trace de son passage et plus je me rapprochais du nord plus les pistes se resserraient, plus je me rapprochais. C’est au bout de trois semaines que je trouvais enfin le village dans lequel elle s’était réfugiée. Je devais cependant être discret. Je ne voulais pas l’effrayer ou la faire fuir une seconde fois. Ce que je n’avais cependant pas prévu était ce que j’allais lui dire ou ce que j’allais faire. J’avais conscience que mon attitude était légèrement dérangeante. Il fallait être fou pour partir comme ça pour une femme qui ne voulait plus de vous… Mais j’étais persuadé que ses choix avaient été faits à contrecœur. Ne m’avait-elle pas dit dans sa lettre qu’elle m’aimait ? Je me raccrochais à ça.

Alors quand je la vis en train de lire un livre dans la bibliothèque d’un petit village, j’eus ce sourire soulagé. Non seulement elle allait bien mais en plus elle restait fidèle à elle-même. Je choisis cependant de ne pas l’aborder comme ça sur un terrain qui lui était cher. Je ne voulais pas ternir son refuge. Dormant à l’hôtel, me faisant discret, je cherchais alors comment j’allais m’y prendre… Je n’en avais strictement aucune idée. La nuit, dit-on, porte conseille. Je ne trouvais cependant aucune issue à ma situation sinon que j’étais complètement fou.

C’est le lendemain que je me fis une raison. Je ne savais toujours pas comment faire mais il fallait que je bouge avant que ça ne soit trop tard. Alors je demandais à des habitants s’ils savaient où elle était allé. Très rapidement on m’indiqua la côte et ses falaises. Je la trouvais ainsi face à la mer et au vent droite vers l’horizon non loin du bord sans pour autant afficher une attitude particulière dans la volonté de se jeter dans le vide. J’avais décidé de laisser Snow à l’hôtel. Je m’approchais ainsi dans son dos en prenant mon courage entre deux mains. Je me montais alors des phrases toutes pré-faites du simple « salut » au « pardonne-moi, je ne suis qu’un idiot » ou encore au « je t’aime ». J’avais tant d’idées et surtout tant de choses à lui dire. Seulement une fois près d’elle alors qu’elle me prit de court en se retournant, je fus incapable de dire quoi que ce soit…

Surprise de ma présence, elle dut avoir certainement le même arrêt que moi. De là je sentis mes muscles prendre le relais sur mon esprit pour agir de la façon la plus impulsive mais aussi la plus sincère possible. Je vins à sa rencontre. Je posais ma main sur sa joue. Mon autre bras entoura sa taille et je l’embrassais comme si je n’avais jamais cru pouvoir la revoir un jour. Comme si finalement… ma vie en dépendait.
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Lun 5 Oct - 13:37
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Fly away to save our lifes
Don’t juge me, I has done the best I was thinking. It’s to dangerous for us, your secrets are poison. Give me all the truth of yourself, or let me go alone.

Combien de temps était passé ? Je ne le savais même pas, je perdais au fur et à mesure le fil de toute chose. Pouvait-on dire que je vivais ? Etait-ce cela vivre ? Je sentais les changements en moi, je pouvais les voir de jours en jours sans pour autant avoir de main mise dessus. J’avais fait un choix, et il m’appartenait de l’assumer. Oui… J’avais fait un choix… Celui de fuir, pour la première fois peut-être de ma vie, lâchement afin de préserver le peu qu’il restait de moi. Il m’avait fait promettre de vivre, mais ce qu’il m’apportait me détruisait. J’avais une promesse à tenir, et donc, malgré l’amour que j’avais pour lui, je n’avais eu d’autre choix que de partir. Alors que j’étais dans le train me conduisant au nord du pays, mon esprit m’avait torturé en imaginant ses réactions. Avait-il tout dévasté chez moi en constatant ma fuite ? Cette réaction aurait été logique, et alors, il devait me détestait plus que de nature. Cette pensée était une lame blanche en plein cœur, mais je ne pouvais faire machine arrière. Pour moi, et aussi pour Heather peut-être, mais surtout pour moi, je ne devais pas revenir en arrière.

Tu ne dois pas faire machine arrière. Ce n’est qu’un pauvre nul qui n’a pas su voir ce que tu ressentais et l’aide qu’il devait t’apporter. Je refuse qu’il te fasse pleurer, je n’aime pas quand tu pleures. Tu es bien mieux sans lui. Regarde le paysage par la fenêtre, il est beau. C’est ta liberté qui se met devant toi. Prend le bateau et va le plus loin possible. Tu n’as pas besoin de ce mec.

Si… J’ai besoin de lui… Une part de moi à besoin de lui. Pourquoi ? Parce que je l’aime…

Pfff… C’est nul l’amour, ça sert à rien sauf à te faire pleurer, et si il revient, je lui referais le portait.

Non ! Ne dit pas ça ! Tu ne peux pas comprendre… Tout comme je ne compris pas ce qui me guida jusqu’à ce petit village de pêche sur le bord des falaises irlandaises. Agissant comme une moldu, on me proposa une petite chaumière de pierre où m’installer. Etre loin de la population était ce que je voulais, au moins le temps de comprendre ce qui se passait.

Ce qui se passe ? Mais je grandis sœurette, et je serai là maintenant pour toi. Le premier crétin qui t’approche, je lui casse sa gueule d’ange ! Je ne veux plus qu’on te fasse de mal. Je suis là pour toi maintenant, tout comme tu étais là pour moi avant.

Si tu le dis… En tout cas, je trouvais bien assez rapidement ma place, ou du moins, les gens du village ne posèrent pas trop de question sur l’étrangère que j’étais. La bibliothèque m’était ouverte quand je le souhaitais, au point de presque me lier d’amitié avec la vieille femme qui la tenait. Je n’aurais jamais cru pouvoir trouver en ce lieu un refuge… Mais pourtant, c’était vrai, j’y étais bien, presque comme chez moi. A croire que plein de chose avait changé en presque trois semaines… Trois semaines à presque faire la même chose tous les jours. Le matin, je me levais pour faire mon marcher et tout rapporter à la maison. L’après-midi, j’allais lire jusqu’à ne plus en pouvoir avant de rentrer à la maison pour rester sur le bord de la falaise jusqu’à avoir trop froid.

Heureusement que tu as un châle. Ca fait grand-mère avec la laine mais bon, on a pas froid comme ça, c’est donc ça, mais je ne comprends pas pourquoi tu regardes l’horizon comme ça.

Je me demande ce qu’il fait, à quoi il pense. Est-il possible qu’il m’ait déjà oubliée ? Est-ce concevable ? Je ne pourrais pour ma part jamais l’oublier, je le savais. Il était en moi, créant se trou béant que j’avais moi-même provoqué. Parfois, en fermant les yeux, come à cet instant précis, j’avais l’impression qu’il était juste derrière moi, à m’observer tout en approchant. C’était un rêve idiot, je le savais bien. Il n’était pas là, j’étais seule. Et pourquoi ? Parce que j’étais partie. Soupirant, je me retournai, mais cette fois, je me figeais sous la vue que j’avais. Dorian… Il était là, juste face à moi… Merlin était-il en train de me jouer un tour ? Devais-je vraiment croire à ce que j’avais devant moi ? Mon cœur cessa de battre et je fus incapable de dire ou faire quoi que ce fût. J’attendais juste qu’il parle, mais à la place, sa main vint sur ma joue, son bras libre encercla ma taille et il m’embrasser peut-être comme il ne m’avait encore jamais embrassé.

Pouah… C’est vraiment dégueu… Sortez les violons !!!

Tais-toi ! Tu ne peux pas comprendre. Ce baiser… Je crus me sentir revivre au moment où ses lèvres vinrent sur les miennes. Je me laissais alors faire, jusqu’à sentir ce courant traverser tout mon corps pour venir un peu plus contre lui. Ma main vint sur son torse et je me mis à répondre à son baiser sans pouvoir stopper cette larme qui coula sur ma joue. Mon autre main vint à la base de sa nuque come pour m’y raccrocher, comme si j’étais prête à tomber dans le vide juste derrière moi. Je ne sais même pas qui m’y fin au baiser. Je ne sais pas si ce fut mo imagination qui me fit croire qu’il vint essuyer une larme sur ma joue pendant que mon regard se perdit dans le sien.

« Tu m’as retrouvée… »

J’étais heureuse et en même temps perdue de ce fait. Il m’avait retrouvée, mais comment allait être faite la suite ? Mon esprit se refusa de penser à cela plus longtemps alors que blottie contre lui. Je m’accrochais à son pull, voulant disparaitre dans ses bras pour ne pas croire à la réalité.

« Pardonne-moi… Je ne pouvais juste plus… Pardonne-moi… »

Je ne le laisserai pas recommencer. Il ne va plus te faire de mal…

Non, Heather… Laisse le tranquille s’il te plait…



acidbrain

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Lun 5 Oct - 14:24
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De mon baiser s’en suivit le sien. J’avais la sensation, dès ce moment, de revivre complètement. Je savais que peu de monde pourrait comprendre cet attachement ou mes folies mais quand elle me rendit ce baiser, j’eus la certitude de ne vouloir aucune autre femme. La seule qui comptait était elle. Je ne voulais plus cesser ce baiser qui était le premier depuis trois semaines. Elle m’avait tellement manqué. Je ne pensais plus à rien à ce moment. Je savais que je devrais réfléchir à la suite. Je ne pouvais reprendre là où nous nous étions arrêtés. J’avais cependant peur pour elle, peur pour mon frère, peur pour la suite. Je savais que des options s’offraient à moi. Je savais que je pouvais lui révéler être anarchiste mais même si mon frère m’en donnait l’autorisation, j’avais tellement peur qu’elle ne comprenne pas mes idéaux. Je ne voulais pour le moment ne pas y penser. Je voulais simplement savourer ce baiser sans retenu. Du reste, je verrais…

Puis, l’un ou l’autre, moi je crois, rompit ce baiser. L’acte devait venir de moi. J’avais besoin de la regarder. Mon regard couva alors son visage d’une aura protectrice. Mes mains sur ses hanches, je ne la quittais plus du regard. « [color:ee04=# 990033] Tu m’as retrouvée… » me dit-elle m’arrachant un sourire sur le visage. Elle se raccrochait à mon pull de peur peut-être que je ne parte. L’ironie était présente. C’était elle qui m’avait quitté, non l’inverse. « [color:ee04=# 990033] Pardonne-moi… Je ne pouvais juste plus… Pardonne-moi… » Et je comprenais ses mots. Je l’embrassais sur le front comme pour lui assurer mon pardon offert. Je n’arrivais pas à lui en vouloir. Je l’aimais trop pour ça… Quelle naïveté. « Ce n’est rien. » lui dis-je. Je refusais cependant de la lâcher. J’avais la sensation qu’elle pourrait de nouveau changer d’avis et transplaner rapidement. Je détestais cette sensation. Elle me poussa à prendre sa main dans un geste tendre d’apparence mais de possession et de contrôle sur l’instant.

Je marchais ainsi avec elle sans quitter sa main de la mienne. J’étais très silencieux. Je ne savais honnêtement pas par quoi commencer. « Je me suis inquiété pour toi… » commençais-je. « Je t’en ai aussi pas mal voulu. » lui avouai-je. Il fallait être honnête, je l’avais maudit durant des jours. Mais est-ce que je lui en voulais toujours ? Disons que je comprenais et que je ne préférais pas m’énerver. Je savais que dans le cas contraire tout lui tomberait dessus et croyez-moi, ça ne serait pas très agréable à entendre. Je n’avais pas supporté son tempérament fuyard. J’avais encore du mal à le comprendre. Je n’étais pas un lâche. A la moindre difficulté, je faisais le choix de me battre. Pourquoi être partie ? Elle se sentait en danger ? Pourquoi ne pas me l’avoir dit ? Je ne comprendrais peut-être jamais mais là n’était pas la question. C’était le passé et je voulais avancer. Je ne voulais pas repenser à son attitude. Je me raccrochais seulement à ce baiser donné au bord de la falaise pour l’espoir qu’il y a bien quelque chose encore entre nous.

Je m’arrêtais alors un instant. Mon pouce caressait sa main. La mienne remonta finalement contre son bras pour se poser sur sa joue. J’aimerai tellement lui dire « plus de mensonges » mais je ne pouvais pas. Ne pouvais-je cependant pas apprendre à avancer. Caressant sa joue, je lui dis pour tenter d’amorcer une conversation : « Snow est avec moi. Heather lui manque… » dis-je en tentant un sourire sincère. « Tout comme tu m’as manqué… J’aimerai, si tu es d’accord bien évidemment, que nous repartions sur de bonnes bases ensemble. Je sais que je n’ai pas été toujours très facile ou très agréable. Donc… Si tu acceptes d’effacer ce tableau noir de nos douleurs, je suis prêt à avancer avec toi. Je ne te promets pas de parler de tout avec toi mais de te dire l’essentiel qui pourrait nous permettre d’avancer et de vivre si toi tu es d’accord d’en faire de même. Donc… » dis-je en commençant à m’éloigner d’un pas d’elle. Je tendis ainsi la main vers elle. « Bonjour Mademoidelle… Je me nomme Dastan, et vous ? » lui avouais-je mon véritable prénom. Faisais-je une erreur ?
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Lun 5 Oct - 19:15
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Don’t juge me, I has done the best I was thinking. It’s to dangerous for us, your secrets are poison. Give me all the truth of yourself, or let me go alone.

Je ne savais comment décrire ce que j’éprouvais. Je n’étais pas déjà en grande forme, et le trouver ainsi près de moi me redonnait de la force tout autant que cela me bouleversait. Je savais que je m’étais sauvée. J’avais mes raisons pour cela que j’avais tenté de lui expliquer, me punissant au passage dans ce même acte. Mais allait-il me pardonner ? Je pouvais lire de la fatigue sur son visage et en même-temps, quelque chose que je pris pour du soulagement. Il était certes ironique que je fus celle qui tienne son pull en dépit de la situation, mais j’avais presque peur qu’il ne soit pas réel, ou alors, peut-être la peur de souffrir encore plus. Pourtant, il vint déposer un doux baiser sur mon front, comme un pardon qu’il m’offrait.

C’est plutôt lui qui devrait s’excuser. C’est à cause de ce mec que tu ne vas pas bien. C’est lui qui devrait te demander pardon.

« Ce n’est rien »

Et voilà qui joue je ne sais quel boss en te prenant la main. Non mais on est grande, on a pas besoin de lui déjà !

Arrête Heather… Ce geste de sa part me fit du bien. Je ne pouvais expliquer, mais le fait qu’il ne me lâche pas m’était agréable et bénéfique. Et voilà qu’il nous sort comme la Grosse Boule en nous tenant par la main pour pas qu’on s’échappe. On est grande on peut marcher toutes seules !Stop ! Arrête ! Cela me va très bien, même si ce silence commença à m’inquiéter. J’avais peur de ce qu’il avait à me dire. Mais s’il était venu jusqu’ici, je ne pouvais croire que c’était pour me dire que c’était fini.

« Je me suis inquiété pour toi… Je t’en ai aussi pas mal voulu. »

Je fermais les yeux à ses dires, continuant toujours d’avancer. Je comprenais ce qu’il me disait, et je pense que c’était peut-être normal. Je lui avais fait du mal, enfin, peut-être… C’était le souci avec lui… Je ne savais pas, je ne savais jamais. Je devinais son amour pour moi, mais me l’avait-il dit une seul fois ? Je savais pourtant que je ne voulais pas le forcer à me le dire, je préférai attendre temps que je le pouvais encore tout en le laissant me l’exprimer comme il voulait. Il finit par stopper notre marche pour remonter sa main sur ma joue.

« Snow est avec moi. Heather lui manque… »
Ahah ! Ca me surprend pas ça ! Le chien qui est bien plus intelligent que le maitre d’ailleurs. Il devrait prendre exemple sur la Grosse Boule. Je suis pressée de le revoir. Heather, tu es intenable franchement. Je ne sais pas si tous ces changements son bénéfique. Mais oui, mais oui ils le sont. Je suis là pour toi maintenant en plus. Il était temps que quelqu’un prenne soin de toi. Il est là lui aussi. Tu es injuste.

« Tout comme tu m’as manqué… J’aimerai, si tu es d’accord bien évidemment, que nous repartions sur de bonnes bases ensemble. Je sais que je n’ai pas été toujours très facile ou très agréable. Donc… Si tu acceptes d’effacer ce tableau noir de nos douleurs, je suis prêt à avancer avec toi. Je ne te promets pas de parler de tout avec toi mais de te dire l’essentiel qui pourrait nous permettre d’avancer et de vivre si toi tu es d’accord d’en faire de même. Donc… »

Tu vois que tu as tort. Mais je ne comprends pas pourquoi il s’éloigne de moi. J’espérais que le fait d’effacer le tableau noir comme il l’avait ne signifiait pas effacer notre relation. Je ne voulais y croire, pas après la façon dont il m’avait embrassée…

« Bonjour Mademoiselle… Je me nomme Dastan, et vous ? »

Je crus sentir mon cœur s’arrêter sur le coup. Avais-je bien entendu ? Je peinais à le croire et en même temps, si c’était un rêve, je ne voulais pas me réveiller. Ce prénom, j’avais comme le sentiment de l’avoir déjà entendu sans savoir ni où ni comment. Ma mémoire me bloquait l’accès à cette information… Dastan… Ma main vint dans la sienne, mais ce fut ma main gauche et non la droite comme pour une poignée. De là, avec un sourire, je m’inclinais légèrement, faisant une fine révérence comme le faisait les dames avant.

« Je suis enchanté Dastan. Je me nomme Sasha, même si pour ma part, on connait aussi mon corps sous le nom d’Heather qui est mon double. »

Je fis un léger pas vers lui, me rapprochant sans pour autant coller mon être au sien. Ma main libre monta au niveau de sn visage pour juste le frôler là où mon regard brillait comme il n’avait peut-être pas briller depuis longtemps.

« Je suis contente de pouvoir mettre un vrai prénom sur ce visage qui ne quitte jamais mes songes. Merci… »

J’étais plus que sincère dans mes paroles, plus que jamais. Je le remerciais vraiment. C’était un nouveau départ d’avoir ce nom… Comme il l’avait dit, il était temps que nous repartions du bon pied. J’en avais besoin et peut-être que lui aussi. Je savais qu’il ne me dirait pas tout tout de suite, il m’avait prévenu, mais c’était une petite bataille de gagner dans cette guerre qui nous était déjà bien douloureuse. Je devais moi aussi d’ailleurs le prévenir pour ne pas trop le mettre devant le fait accompli.

« Il faut que je te prévienne d’une chose concernant Heather cependant… Elle a… disons qu’elle a grandi… et elle n’aborde pus le même comportement. Je crois même qu’elle ne t’apprécie pas vraiment. Mais ne lui en veut pas s’il te pait. Elle fait juste… sa crise d’adolescence… »

Je m’arrêtai, me disant que j’aurai peut-être dû me taire et ne pas dire tout cela. Il y avait de quoi effrayer, il fallait rester honnête. Mais que devais-je faire ? Lui mentir ? je n’en pouvais plus des mensonges pour ma part, je n’avais plus la force pour cela, pas entre nous. J’avais besoin de vivre et cela ne pouvait se faire avec des mensonges.

« J’ai l’impression de trop te demander déjà… et de tout foutre à l’eau. Excuse-moi… Je ne voulais pas que cela te tombes dessus comme ça je… J’ai du mal avec tout ça… Je n’ai plus de repère… »

Je détournai alors le regard pour le placer sur l’horizon et la mer. Je ne savais pas ce qui m’avait vraiment conduite ici… Mais ce paysage me faisait du bien.
acidbrain

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Mar 6 Oct - 8:39
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Tendant la main et lui avouant mon prénom, je savais que ça ne plairait pas à mon frère mais j’assumais mon choix en me rassurant. Après tout je ne lui avais pas donné mon nom de famille. Rien ne m’empêchait de mentir pour le moment en lui assurant être un Rochester. Avais-je le choix ? J’avais besoin de temps… En espérant, si ça fonctionne, qu’elle ne me fasse pas payer ce mensonge. Du reste je n’avais pas trop le choix. Alors en tendant la main, même si je lui révélais mon nom, j’avais conscience que j’allais encore lui mentir.

Sa main vint dans la mienne pour la serrer. J’en fus soulager, je devais bien l’avouer… Elle s’inclina alors provoquant un sourire sur mon visage. « Je suis enchanté Dastan. Je me nomme Sasha, même si pour ma part, on connait aussi mon corps sous le nom d’Heather qui est mon double. » me dit-elle avec un léger pas vers moi. « Enchanté Sacha et Heather. » dis-je simplement. Sa main libre monta alors au niveau de mon visage. Ses yeux brillaient de bonheur. Je n’aurais jamais pensé que mon nom puisse avoir un tel effet sur elle. Je savais que c’était plus que ça cependant. C’était surtout lui faire confiance, lui avouer une partie de moi, qui la rendait dans cet état. Qu’elle était alors belle quand elle avait cette lueur dans le regard. Je retombais facilement amoureux de cette femme en un claquement de doigt. « Je suis contente de pouvoir mettre un vrai prénom sur ce visage qui ne quitte jamais mes songes. Merci… » Je lui fis alors un signe de tête entendu. Il avait bien fallu me résigner à ça si je voulais la garder. Il m’avait fallu du temps pour le comprendre et deux fois plus pour accepter de céder une telle chose. Pour moi c’était un immense pas vers elle. Presque un sacrifice…

« Il faut que je te prévienne d’une chose concernant Heather cependant… Elle a… disons qu’elle a grandi… et elle n’aborde pus le même comportement. Je crois même qu’elle ne t’apprécie pas vraiment. Mais ne lui en veut pas s’il te pait. Elle fait juste… sa crise d’adolescence… » Pardon ? Je la regardais avec surprise. A-t-elle bien dit ‘crise d’adolescence’ ?! Génial… J’allais devoir gérer une ado. Pourrions-nous pas revenir au temps des sucettes et des nounours finalement ? J’avais peur de savoir ce que ça impliquait. Je n’avais cependant pas fait tant de chemins pour reculer à la moindre difficulté. S’il fallait souffrir pour aimer et donc supporter des crises (ça s’évalue à quel degré ça ?) alors… soit ? Je verrais bien sur le tas. Pour le moment je n’avais vraiment pas envie de me poser de questions. « J’ai l’impression de trop te demander déjà… et de tout foutre à l’eau. Excuse-moi… Je ne voulais pas que cela te tombes dessus comme ça je… J’ai du mal avec tout ça… Je n’ai plus de repère… » me dit-elle complètement désarmée. Elle était loin de la femme que j’avais connue dans ses débuts. Cependant je savais que pour reprendre du poil de la bête, reculer moi-même ne l’aiderait pas. C’était ma force qui ferait la sienne. Je lui fis alors un sourire rassurant tout en caressant sa joue pour attirer son regard vers moi et non sur l’horizon : « Ne t’inquiète pas… Je m’adapterai… pour toi. »

De là nous allions chercher Snow qui sauta bien évidemment sur Sasha. J’eus du mal à comprendre. Il réservait un tel accueil seulement à Heather normalement. Aurait-elle pris tant de pouvoir qu’aujourd’hui Sasha ne pouvait plus mettre Heather sous silence comme avant ? Je n’avais pas prévu un tel détail. C’était déjà assez bizarre mais savoir en plus que Heather pouvait tout voir tout entendre était assez perturbant. Je pris cependant sur moi une fois de plus. Sasha valait bien qu’on fasse des concessions. Du reste, je pouvais très rapidement m’adapter. C’est ce que je pensais en tout cas.

Après cette fête de mon chien où je crus voir surgir un instant Heather sans être sûr. Est-ce Sasha ou Heather qui l’appelle « grosse boule » ?! Ce n’est pas une grosse boule d’abord ! Bref. Elle finit par me conduire dans la petite chaumière au bord de la mer où elle avait élu domicile. C’était petit – mille fois plus que mon appartement en tout cas – mais c’était chaleureux. De toute façon je savais que c’était temporaire… La technologie allait bien trop rapidement me manquer.

Snow prit alors ses marques de son côté alors que Sasha me fit faire un rapide tour du propriétaire. Rapide bien évidemment, il n’y avait pas énormément de pièces. C’est vraiment petit en fait… Je ne dis cependant rien. Ce qui comptait c’était que je sois avec elle. « Sympa. » concluais-je. C’était ma façon de dire ‘c’est petit mais ça va, je vais m’y faire pour le moment’. De toute façon mon intérêt n’était pas dans la chaumière que je pourrais réaménager plus fonctionnement (pardon, déformation professionnelle) mais bien la femme qui l’habitait. Je me rapprochais alors d’elle avec un sourire sur les lèvres. « Mais ce que je préfère ici c’est toi… » dis-je en posant mes mains sur elle et en la faisant reculer tout en attrapant ses lèvres. Ça m’avait tellement manqué ! J’avais besoin de l’embrasser, de la toucher, de vraiment sentir qu’elle n’était pas une illusion.

A force de reculer, nous finissions dans le canapé. Elle se retrouva sous moi. D’un sourire amusé par notre chute, je reprenais alors où j’en étais en l’embrassant de nouveau. Mon dieu, ce que ça m’avait manqué ! De là je fus incapable de mettre un frein et rapidement je passais d’un baiser nécessaire à un baiser passionné. Mes mains trouvèrent alors leur chemin sous sa chemise pour toucher sa peau. A ce moment j’oubliais tout même le fait que Heather puisse être là. Je pensais simplement à rattraper le temps perdu et Merlin savait à quel point, par le manque d’elle, j’avais du mal tout à coup à me contrôler… Mes mains remontaient peu à peu dangereusement alors que mon baiser se faisait de plus en plus fougueux.
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Mar 6 Oct - 18:51
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Je ne pus m’empêcher de rire quand il me fit basculer, ou plutôt, qu’il nous fit tomber plus ou moins exprès, sur le canapé. J’étais heureuse… J’étais encore faible, Heather avait pas mal de pouvoir sur moi, si bien que je ne ressemblais pas vraiment à celle qu’il avait connu dans nos débuts, et elle avait même réussi à prendre le contrôle à mon insu quand Snow s’était jeté sur moi. Cependant, je ne doutais pas que mes forces allaient revenir. Pourquoi ? Parce qu’il était ma force, et au fur et à mesure que ses baisers s’intensifièrent, je sentais en moi renaitre cette flamme qui depuis trop longtemps n’avait été que de douces braises. Non, arrête c’est franchement dégueulasse ! je ne veux pas voir ça moi ! Alors ne reste pas ! Je ne vais pas arrêter de vivre parce que tu ne le veux pas. Je ne t’obliges pas à regarder, tu peux de toi-même aller te coucher pour nous laisser un peu. Non, je ne peux pas partir ! Si je pars, il va encore te faire du mal ! Tu sais très bien que c’est faux ! S’il voulait me faire du mal, jamais il ne serait revenu et jamais il n’aurait avoué son prénom. Ah ouai ? Et son nom alors ? Tu crois vraiment que c’est Rochester. Ce mec va te faire du mal et je le refuse. Et puis, on n’a pas besoin de lui ! Mais je veux être avec lui ! Je l’aime bon sang ! Tu m’agaces ! Je décide et tu n’as pas à tergiverser comme ça !

La lutte en moi était difficile là où il remontait ses mains, de plus en plus haut, sur mon corps, me brulant dans un doux supplice qui me fit me mordre les lèvres entre deux baisers. Il allait me rendre dingue plus que de nature à ce rythme. Mes mains, elles, vinrent à la lisière de son pull pour jouer avec cette fine limite qui me séparait de sa peau. Je jouai avec ses lèvres tout comme il jouait avec mon être et j’aimais cela. J’aimais ressentir cela avec lui, et rien qu’avec lui.
Moi je t’ai dit d’arrêter ! C’est franchement dégueulasse ! Non toi arrête et laisse nous ! Non ! Non, non, non, non, non !!!!!

« Mais vas-tu te taire à la fin !! »

J’avais exprimé ma pensée à voix haute sans le vouloir. Je ne l’avais pas hurlé, mais les mots avaient franchi la barrière de mes lèvres. Dastan dut en être surpris, mais je ne lui laissais pas le temps de dire ou faire quoi que ce fut que mon corps, réagissant à son tour, le pris par surprise pour le faire basculer sous moi et inverser nos positions. C’était comme avoir mis les doigts dans une prise électrique et pour le coup, je restai au-dessus de lui, mon front presque contre le sien, à essayer de retrouver mon souffle là où mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine. Une chose pourtant avait changée… et il me fallut plusieurs secondes pour bien m’en rendre compte. Un sourire vint alors sur mes lèvres, comme une petite victoire.

« Si j’avais su qu’il fallait en venir là pour avoir un peu d’intimité… »

Mais jambe vinrent de chaque côté de son corps là où mon bassin était contre le sien et déjà, je commençai à jouer avec ses lèvres tandis que mes doigts titiller son torse. J’eus alors bien envie de lui retirer son pull et sa chemise pour avoir libre accès à sa peau, mais il allait falloir allumer un feu dans la cheminée. Si la pièce était petite, il était nécessaire de la chauffer, surtout en ce début de décembre. Le souci ? C’est quand un baiser un peu plu passionnelle encore, je perdis le fil de cette pensée pour me perdre dans un flot de sentiment qui était bien loin de me refroidir. Merlin c’était comme revivre subitement… A ce rythme, rien n’allait pouvoir me stopper voir nous stopper… sauf peut-être une truffe humide et froide qui vint sur mon bras, me faisant stopper et stoppant surement Dastan par la même occasion pour découvrir Snow, juste à côté de nous, en train de nous regarder en penchant légèrement la tête… Ok…

« Hmm… Je crois que nous sommes observés… »

Quand c’est pas Heather, c’est le chien… Et ensuite ? Le facteur ?

acidbrain

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Lun 12 Oct - 11:21
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J’avouais une chose… j’étais loin de m’attendre à ce qu’on me demande de me taire ainsi surtout en ayant la bouche… (pleine ?) occupée donc à l’embrasser et non à parler. Mais soit. Je pouvais me taire des heures durant si je pouvais continuer ce que j’étais en train de faire. Ou même encore descendre un peu sur sa peau… embrasser son cou, ses clavicules chacune leur tour et enfin descendre vers sa poitrine pour oser faire sauter tout ce qui pourrait barrer mon chemin jusqu’au goût de ses soupires. Ainsi donc, bête et discipliné (si on peut dire ça…) je me taisais volontiers même si je n’avais strictement rien dit.

Et elle me renversa sous elle.

C’est après coup (oui je réfléchis tout de même un peu entre temps) que je compris qu’elle devait peut-être dire ‘chut’ à Heather. Pourquoi… elle était là ? C’était quand même classe…. Embrasser deux filles en une seule. Ahem pardon. Je me tais. C’était le moment égo masculin qui ne put se retenir… Je supposais donc qu’elle ne parlait non pas à moi mais à Heather. Elle n’était pas toujours facile à suivre mais heureusement pour moi j’étais plutôt intelligent et mes chevilles (se portaient bien).

Je la laissais alors au-dessus de moi, trop occupé à l’embrasser et faire abstraction de sa première remarque un peu abrupte mais ne m’étant pas réellement destinée. Seulement si moi je n’étais pas très loquace, ce n’était pas vraiment son genre. En effet, elle ne cessait de… l’ouvrir ? Parler ? Me distraire ? Interrompre un moment bien trop intéressant ? : « Si j’avais su qu’il fallait en venir là pour avoir un peu d’intimité… » ‘Ouais c’est cool, continue à m’embrasser’ me dis-je en râlant légèrement.

J’avais certes aussi au passage la preuve qu’elle parlait bien à Heather en lui priant de se taire. Chose qui avait eu l’air de fonctionner. Personnellement, je m’en foutais complètement. A ce moment, je ne désirais qu’une chose : rattraper le temps perdu et ce n’était certainement pas en nous coupant sans cesse que j’allais pouvoir profiter d’elle à fond.

Mais elle se rattrapa magnifiquement après ses mots. Elle se laissa aller à une activité bien plus intéressante à mon sens : notre passion. Enfin ça c’était sans l’intervention de la putain de grosse boule qui me servait de familier de temps à autre ! Bordel ! Faut-il qu’on soit coupé sans cesse ?! « Hmm… Je crois que nous sommes observés… » ça j’ai vu. Snow penchait la tête d’un air de dire : et moi ? je peux venir ? Oui c’est ça… j’allais le dire… « Snow ! Piche ! Va te coucher quelque part ! » lui ordonnai-je. Bien évidement comme mon chien obéit autant que Sasha… Il se rapprocha. Tssss… « Non… » Il s’approcha encore. « Snow j’ai dit non. » Et bien évidemment… le chien finit à moitié sur le canapé pour obtenir attention alors qu’on dut se séparer l’un et l’autre. Tout ça fait sournoisement avec un air de chien battu dont on ne peut résister. Je finis de mon côté assez grognon. « Putain de familier… » dis-je alors que Snow s’était tranquillement posé sur le canapé entre nous deux pour obtenir caresses et attentions. Ce chien pouvait être une calamité parfois, c’était phénoménal !

Je finis par me lever pour marcher et donc me calmer. Snow en profita littéralement pour tenter de s’allonger sur les jambes de Sasha comme quémandant attention et récompense. J’étais presque persuadé qu’il allait risquer de refaire venir la petite Heather. Je m’ébouriffais donc en soupirant. Mon vent à ce moment se mit à gronder. Lui aussi avait envi de râler. J’avais faim pour dire… « On peut aller manger un bout quelque part ? » dis-je résigné de ne pouvoir toucher ma copine comme je l’entendais. Comme mon estomac avait une importance aussi considérable, je proposais donc de manger à l’extérieur, persuadé que dans une si petite chaumière, on ne pouvait trouver ce qu’il fallait pour cuisiner (trop petit pour ranger un tas de nourriture et d’ustensile à mon humble avis, vous comprenez ?). Je tendis ainsi la main à Sasha dans l’espoir de me débarrasser du chien temporairement…
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Jeu 15 Oct - 18:56
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Dastan était déçu, mais s’il croyait être le seul, il se trompait lourdement. Mon corps tout entier était en ébullition et réclamait le sien. Et du coup ? Qu’est-ce que j’avais en échange ? Une grosse boule qui était pour ainsi dire couchée sur mes genoux. Le pire fut qu’il ne sembla même pas se soucier qu’Heather ne fut pas là… Comme si il voulait bien aussi de moi. Non… Je ne voulais pas penser à ce genre de chose. J’étais toujours la même. Certes, j’étais un peu affaiblie avec tout ce que j’avais vécu, mais je restais la même, quoi qu’on dise. Il me fallait juste le temps pour me remettre d’un peu de tout et tout redeviendrait comme avant ou presque. Pourquoi presque ? Parce qu’il fallait rester honnête… j’étais amoureuse, chose qui ne m’était jamais arrivée, ou du moins, jamais comme cela. Enfin, le silence ou presque silence fut rompu par l’estomac gourmand de mon doux et tendre, ce qui m’amusa sur le coup. Je réalisais alors que moi aussi j’avais faim, mais que je n’avais pas grand-chose à proposer. Heureusement, je pouvais compter sur mon maniaque du contrôle pour régler le tout.

« On peut aller manger un bout quelque part ? »

Il me tendit la main en attendant que je la saisisse. Si l’idée de l’attirer à nouveau à moi une fois le chien viré me passa par la tête, je la saisie pour me lever sagement non sans venir contre son corps pour l’embrasser au passage. Il m’avait manqué et plus cela allait, et plus j’éprouvais ce manque de lui. C’était comme renaitre au moment où j’avais perdu tout espoir peut-être. Je comprenais de plus en plus à quel point j’avais besoin de lui, un besoin de rester avec lui et de vivre plus aussi que ce qu’on avait vécu. C’était dangereux, je le savais. Je savais que cela pouvait aussi me détruire, tout comme je savais que ça ne plaisait plus à Heather, mais je ne pouvais faire marche arrière, je ne le pouvais pas.

Main dans la main, nous partîmes à pieds en direction du village qui n’était pas si loin que cela. La nuit tombait doucement sur ce paysage irlandais et la fraicheur se faisait presque agressive. Cela me fit peut-être me rapprocher encore plus de lui, même si je n’avais pas besoin de cela. Au village, il n’y avait pas trente-six endroits où mangeait cependant. Ce n’était pas Londres, loin de là. Il n’y avait que l’auberge de Betty, une femme humble et bien vivante qui avait le caractère du pays. Je me souvenais la première fois qu’elle m’avait vu. Elle avait dit que j’étais un petit moineau égaré et affamé. C’était elle qui me loué la petite chaumière, ayant compris que j’avais besoin de calme.

Quand nous franchîmes la porte, elle était, comme d’habitude, derrière le comptoir avec son pull col-roulé à grosses mailles de très mauvais gout et son tablier qui semblait en avoir vu des vertes et des pas mures. Elle servait une bière à un vieux pêcheur quand elle me vit et vint à ma rencontre avec un grand sourire. Je n’eus pas le temps de fuir qu’elle me saisit le visage pour y déposer deux baisers.


« Que je suis contente de te revoir ma petite ! Tu sembles avoir bien meilleure mine et… oh ! Mais je ne savais pas que tu avais un fiancé ! Quelle mégère je fais. Moi qui vous ait pris pour un voyageur de passage !»

Je compris rapidement que ces dernières paroles étaient pour Dastan et j’en fus autant surprise que gênée. Ne venait-elle pas de dire « mon fiancé » ? Merlin, au secours, il allait falloir que je rattrape la situation et… Attendez… Elle le connaissait ? Je me trouvais bien bête car c’était après tout le seul hôtel à des lieux, mais… Il était là depuis quand ? Je n’eus toujours rien le temps de dire qu’elle nous conduisit à une table pour deux un peu isolé en disant nous laisser plus d’intimité.

« Ok… là je ne sais plus où me mettre… désolée pour… ça… C’est une femme adorable cependant… »

Ma main n’avait pas lâchée la sienne, comme par peur qu’il parte comme ça sans prévenir. En même temps, ce n’était pas comme si on ne vivait pas une situation difficile… Je ne pus pas dire quelques chose de plus cependant qu’on nous apporta de verre de vin. Je regardai un instant Dastan. Le vin Irlandais était bien loin des grands vins qu’il pouvait connaître, mais c’était tout ce qu’ils avaient ici. Pour le plat, c’était un peu la même histoire, pas de choix sauf ce que Betty avait préparé, et à en croire la vieille ardoise au mur, ce serait une tourte au poulet. Un bon plat d’hiver en somme.

« Je suis désolée, c’est loin d’être le genre d’endroit dont tu as l’habitude… Mais c’est tout ce qu’il y a ici. »

Betty revint ensuite rapidement avec nos plats, dévisageant Dastan comme on dévisage un étranger. J’en fus presque un peu jalouse sur le coup, n’étant pas sure d’aimer qu’une autre femme le regarde avec autant d’insistance. Cela faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé et dans un réflexe irréfléchi, mon pieds vint frôler sa jambe discrètement en remontant doucement.

« Vous passez donc des vacances en amoureux ?»

J’aurai bien répondu, mais pour le coup, cette question ne s’adressa pas à moi, mais bien à Dastan directement. Pour ma part ? Je ne virais pas mon pied, bien au contraire…

acidbrain

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Sam 17 Oct - 11:10
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Une fois la porte franchit, main dans la main, je vis la bonne femme, qui m’avait accueilli et donné une chambre avant de m’aider à trouver Sasha, s’approcher de nous. Elle saisit alors le visage de ma femme pour déposer quelques baisers. Je la laissai faire sans rien dire, laissant à cette dame de comprendre notre lien, ce qu’elle ne s’empressa pas à exprimer : « oh ! Mais je ne savais pas que tu avais un fiancé ! Quelle mégère je fais. Moi qui vous aie pris pour un voyageur de passage ! » dit-elle l’air troublé. Je souris simplement en lui faisant ‘non’ de la tête. Je n’étais pas un voyageur de passage. Enfin si mais j’étais surtout le mec de Sasha (du moins je m’estimais comme) et donc oui j’étais là pour elle et non pour des vacances. Honnêtement, je n’aurai même pas pensé à un tel lieu pour des vacances. C’était assez perdu. Mais je comprenais Sasha. Ce calme loin de la ville semblait ressourçant contre toute attente. Bref, je ne relevais pas au mot ‘fiancé’. Petit ami ou fiancé, pour moi ça n’avait que peu d’importance du moment qu’on comprenait qu’elle m’appartenait.

La bonne dame nous conduisit alors vers un coin discret de l’auberge avant de nous laisser. Je m’installais en face de Sasha, face à la porte. C’était plus fort que moi, je ne pouvais pas tourner le dos au reste du lieu par mesure de contrôle et de sécurité. Je restais toujours sur mes gardes même si les mangemorts pensaient avoir eu tous les Hellson en dehors de Darren. « Ok… là je ne sais plus où me mettre… désolée pour… ça… C’est une femme adorable cependant… » Je lui fis un sourire pour lui faire comprendre que ça ne me dérangeait nullement. Ça m’amusait plutôt qu’autre chose. De là, même à table, Sasha me tenait toujours la main quand on nous apporta du vin. Avait-elle peur que je fuis en courant ? Je n’avais pas fait autant de chemin pour tout abandonner une fois retrouvée ! Je caressais cependant sa peau de mon pouce sans rien dire. J’aimais cette dépendance qu’elle avait pour moi. Ça me rendait important à ses yeux et mon égo approuvait totalement tout autant que mon cœur.

De là nous n’avions pas tellement de choix. Une boisson. Un plat. C’était un peu limité mais honnêtement ça me passait totalement au-dessus. Je voulais juste être avec elle. Elle me connaissait cependant bien pour avoir eu la présence d’esprit de me dire : « Je suis désolée, c’est loin d’être le genre d’endroit dont tu as l’habitude… Mais c’est tout ce qu’il y a ici. » auquel je répondis spontanément : « Tout ce qui m’importe est d’être avec toi. » La bonne dame revint alors avec nos plats tout en me regardant longuement. Je n’en fis cependant pas vraiment attention. En même temps avec le pied de Sasha… Comment voulez-vous que je me concentre correctement. *Putain Sasha s’il te plait… J’ai suffisamment envi de toi comme ça !* tentais-je de lui faire comprendre par le regard. « Vous passez donc des vacances en amoureux ? » demanda Betty m’arrachant à mon regard envers Sasha. « Non. » dis-je simplement. ‘Je n’ai été simplement qu’un con et j’ai failli perdre ma femme. Je suis venue la chercher malgré ses nombreuses tentatives pour disparaitre afin de pouvoir lui dire à quel point je suis désolé et à quel point je l’aime.’ Je savais que j’aurai pu tenir un tel discours mais je n’aimais pas parler de mes problèmes à des inconnus. Je finis par dire simplement : « Si. Pardonnez-moi je suis distrait. » lui dis-je simplement avec un sourire plus que charmant qui suffit à cette bonne dame pour ne pas poser de questions et me trouver simplement sincère. J’étais un maître dans l’art de mensonge mais je voulais surtout qu’elle nous foute la paix. « Je vous remercie pour la tarte. » dis-je avec le même sourire chaleureux, coupant cependant court à toute discussion. C’était bien connu, je n’étais pas très loquace. La bonne dame nous laissa alors manger tranquillement.

Je profitais de ce moment d’intimité pour attraper d’une main la cheville de Sasha qui remontait un peu trop. « S’il te plait… » la suppliai-je d’être sage. « Je suis suffisamment à l’étroit comme ça. » lui avouai-je pour qu’elle cesse tout de suite cette torture. De là je lâchais sa cheville et je goutais à cette tourte qui n’était pas mauvaise. « C’est bon. » dis-je pour assurer à Sasha que ce n’était pas une mauvaise idée. Je choisis cependant de revenir rapidement sur des sujets bien plus sérieux : « Je sais que cet endroit est reposant mais nous ne pourrons pas rester éternellement. J’ai des responsabilités et je vais devoir rentrer. Acceptes-tu alors de me suivre ? J’aimerai vraiment construire quelque chose avec toi si tu es d’accord. J’ignore où ça va nous mener mais ne nous posons pas de questions et avançons ensemble. Je… Je ne peux plus sans toi. J’ai besoin de toi. Qu’en penses-tu ? Acceptes-tu de me rejoindre à Londres ? » m’enquis-je auprès d’elle. J’espérais honnêtement qu’elle accepte. Buvant un peu de vin, je ne savais cependant si je pourrais accepter un refus après tout ce que j’avais fait pour elle. Je savais cependant qu’à son accord, je devrais peu à peu lui dire certaines choses. Je devrais prendre sur moi. Lui faire confiance. Mais j’avais peur… peur qu’elle ne m’aime plus de la même façon si elle apprenait ne serait-ce qu’une part de vérité… Je n’étais pas prêt encore pour ça et je craignais que nous retombions dans le même cercle vicieux où l’amour ne pourrait suffire une fois de plus…
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Dim 18 Oct - 10:07
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Je laissais le soin à Dastan de répondre comme il le pouvait à la propriétaire des lieux, m’amusant de ce que je faisais en toute discrétion sous la table. Bon, la discrétion n’allait peut-être pas durer, car pour être honnête, je me faisais violence pour ne pas me mordiller la lèvre, surtout après le regard qu’il m’avait lancé. Je savais ce que cela lui faisait et je me délectais de cela. Dire que je n’avais pas joué ainsi depuis si longtemps… C’était comme revivre, il n’y avait pas de doute. Et puis, ne pas avoir Heather pour une fois dans ma tête me faisait beaucoup de bien. Je me sentais plus libre, moins coincée, que ce soit par ses mensonges ou mon double. Je n’avais pas tous les éléments, je le savais pertinemment, mais avoir dans un premier temps son prénom me faisait du bien. Je dus me retenir de rire quand il sortit un « non » à la question qui lui était posée. Je savais très bien que c’était pour moi et non l’aubergiste sous le joug de mon pied qui remontait encore. Heureusement, il se rattrapa à merveille, faisant celui qui était ailleurs. Il coupa au passage cours à la conversation, peu loquace comme à son habitude, ce qui fit qu’elle partit et que lui, pour sa part, attrapa ma cheville pour bloquer tout geste de ma part.

« S’il te plait… Je suis suffisamment à l’étroit comme ça. »

Cet aveu me fit d’autant plus sourire, je dus bien le reconnaitre, et cette fois-ci, je ne pus me retenir de me mordre la lèvre, chose qu’il put voir sans grande difficulté. Mais sut-il que sa main sur la cheville électrisa tout mon être de façon possiblement involontaire. J’en oubliai presque mon repas et le fait d’avoir faim. Mais comme toujours, nous étions en publique, ce qui amenait cette douce et terrible torture que nous n’avions peut-être pas connu depuis un bon moment, depuis trop longtemps en fait. En tout cas, il se mit à gouter à son plat avant de m’affirmer que c’était bon. Ça, je le savais déjà. C’était peut-être le premier plat que j’avais gouté en venant ici. Si l’endroit semblait minable, la bonne cuisine de la femme qui le gérait n’avait rien à envier à certain grand plat. Je me mis à manger moi aussi, enfin… jusqu’à ce qu’il reprenne la parole sur un ton bien plus sérieux.

« Je sais que cet endroit est reposant mais nous ne pourrons pas rester éternellement. J’ai des responsabilités et je vais devoir rentrer. Acceptes-tu alors de me suivre ? J’aimerai vraiment construire quelque chose avec toi si tu es d’accord. J’ignore où ça va nous mener mais ne nous posons pas de questions et avançons ensemble. Je… Je ne peux plus sans toi. J’ai besoin de toi. Qu’en penses-tu ? Acceptes-tu de me rejoindre à Londres ? »

Je posais ma fourchette, repensant à tout ce qu’il venait de dire. Rentrer avec lui… Je le désirai plus que tout, et en même temps, je me rappelais ma fuite et sa raison. Mais n’était-il pas venu jusqu’ici pour moi ? La chose semblait être simple et en même temps je la voyais comme compliquée. J’avais fui avant de ne plus avoir aucune force, et c’était ce lieu qui me redonnait la force… tout comme le fait d’être avec lui. Je bus une gorgée de vin, restant encore un instant silencieuse ou du moins songeuse avant de me décider à parler.

« Laisse-moi juste quelques jours s’il te plait… »

Je ne pouvais pas rentrer comme ça directement avec lui. Quelques jours… Un ou deux pas plus, pour juste me ressourcer tranquillement avec lui. Car oui, par quelques jours, j’entendais avec lui. J’avais besoin de nous retrouver complètement, pas seulement un soir pour que tout redevienne comme avant le lendemain… Mais c’était peut-être trop lui demander. Je savais qu’il devait avoir son travail qui pesait sur ses épaules. Me retrouver avait dû demander pas mal de temps, j’en avais conscience. J’avais de plus moi aussi mes obligations à Londres, n’était-ce qu’avec Mina lui allait se marier sous peu et surement me tuer pour mon absence à mon retour.

« J’accepte de rentrer avec toi et d’essayer, mais j’ai besoin de ce petit temps avec toi loin de tout ça. J’ai besoin de temps loin du fardeau de tes secrets, loin de l’absence imposée par ton travail ou ma propre absence imposée par le mariage de Mina qui arrive. J’ai ce besoin de respirer encore un peu juste avec toi, d’être peut-être insouciante au point de jouer à des jeux plus ou moins innocent avec que la vie Londonienne de nous ramène à la réalité. Je ne sais même pas comment tu vois les choses… Mon appartement ? Ton appartement ? Je suis perdue dans tout cela mais y penser me fait parfois reculer… J’ai confiance en toi voir plus, mais c’est tout le reste qui me fait peur.»

Je ne savais comment lui faire comprendre. Je ne savais même pas de quoi j’avais vraiment besoin… De preuve ? De lui complètement ? De moi lui appartenant ?

acidbrain

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Dim 18 Oct - 12:30
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A table, j’attendais son avis sur la question. Honnêtement j’espérais qu’elle accepterait. Et si elle ne le désirait pas ? Puis-je la séquestrer de force ? Vous croyez que ça se fait ? Non plus sérieusement, j’étais anxieux vis-à-vis de sa réponse. Heureusement, elle ne mit pas longtemps à répondre : « Laisse-moi juste quelques jours s’il te plait… » C’était un oui indirect et j’en fus soulagé. Elle précisa alors sa pensée : « J’accepte de rentrer avec toi et d’essayer, mais j’ai besoin de ce petit temps avec toi loin de tout ça. J’ai besoin de temps loin du fardeau de tes secrets, loin de l’absence imposée par ton travail ou ma propre absence imposée par le mariage de Mina qui arrive. J’ai ce besoin de respirer encore un peu juste avec toi, d’être peut-être insouciante au point de jouer à des jeux plus ou moins innocent avec que la vie Londonienne de nous ramène à la réalité. » Je comprenais sa demande et je l’acceptais sans rechigner. Pour moi l’important était de pouvoir construire quelque chose avec elle alors si nous devions commencer ici pour repartir sur de bonnes bases ensuite à Londres, j’étais prêt à confier mes responsabilités encore quelques jours à mon associé – non sans harceler de nouveau ma secrétaire au téléphone – pour Sasha. Il faudrait cependant que je reprenne très rapidement les commandes et me tienne au courant. Je profiterai certainement alors des moments où elle sera sous la douche ou je ne sais quand pour déjà tenir au courant tout le monde de mon futur retour, sans parler de mon frère qui avait déjà du mal à comprendre mon départ. Il n’avait cependant pas la même conception de la vie que moi. J’avais beaucoup de mal, sans Sasha, à pouvoir évoluer dans la vie. J’avais aussi besoin de la savoir en sécurité et une part de moi, arrogante, pensait qu’elle ne pouvait l’être qu’auprès de moi. Disons surtout qu’auprès de moi je pouvais mieux contrôler les choses que loin de moi…

Je fis alors un signe de tête affirmatif à Sasha pour lui affirmer mon accord de rester pour se retrouver. « Je ne sais même pas comment tu vois les choses… Mon appartement ? Ton appartement ? Je suis perdue dans tout cela mais y penser me fait parfois reculer… J’ai confiance en toi voir plus, mais c’est tout le reste qui me fait peur. » me confia-t-elle. A mon tour, je posais ma fourchette pour attraper sa main et lui caresser le dos dans le but de la rassurer. « Un jour mes secrets ne seront plus un fardeau, je te le promet. Laisse-moi juste le temps avec toi de dépasser mes craintes. Je ne manque pas de confiance en toi mais j’ai juste besoin de temps. » commençais-je d’abord à lui dire avec honnêteté. « Pour ce qui est de notre nouvelle organisation à Londres, je pensais à ton appartement. Ça nous permettra d’avoir l’intimité que nous n’aurions pas eu dans le mien avec mon frère… » et aussi d’éviter à Darren de devoir boire du polynectar à chaque fois qu’il devait rentrer. Mais ça, je ne pouvais lui dire. « Du reste, nous sommes un couple normal, il n’y a rien d’extraordinaire. Enfin je ne nous vois pas faire chambre à part ou mener une vie de moine. » dis-je en riant. Enfin il y avait Heather mais pour ça, je me doutais bien qu’il faudrait m’adapter moi plus que Sasha. Mais pour ce dernier détail, je ne me faisais pas de soucis. J’avais l’haibutde de la gérer enfant. Une ado, ça ne doit pas être plus compliqué, si ? « Sasha… Tu te poses trop de questions. » finis-je par lui dire. « Honnêtement, l’organisation, nous verrons bien sur le tas mais ça ne change pas grand-chose. Disons qu’on se retrouvera tous les soirs, on mangera ensemble, on sortira, on dormira ensemble etc… une vie de couple quoi. Le reste viendra tout seul. » lui dis-je simplement pour lui évoquer ma façon de penser. Non mais franchement, elle se prenait bien plus la tête que moi. Et pour mes missions pour les Anarchistes ? Si je venais à être blessé ? J’avais Katlyna pour me soigner et du reste, je savais qu’un jour je lui avouerai ce côté de ma vie et que ça risquait d’arriver très rapidement mais j’avais besoin déjà de m’installer avec elle et de trouver un rythme pour voir si ça fonctionne. Alors quand on sera bien – si ça fonctionne bien évidemment – si nous trouvons un équilibre, si je vois que ça fonctionne entre nous, alors oui je délierai surement un peu ma langue sur certaines choses. J’avais juste besoin de voir si elle et moi ça pouvait donner quelque chose de fort et de solide avant de me lancer dans de telles révélations.

Je continuais ainsi à manger ma tourte pour la finir et en arriver au dessert. De là, pas le choix non plus : Irish lemon cake. Soit, je n’avais rien contre le citron. Je pris donc du dessert avec un dernier verre de vin. Une fois les dessert devant nous, je continuais la conversation : « Tu aimerais faire quoi ces prochains jours ? » lui demandai-je simplement pour savoir comment elle comptait occuper nos quelques jours de ‘vacances’.
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Dim 18 Oct - 16:00
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Allait-il comprendre ce besoin que j’avais de savoir où je mettais les pieds ? Avec tout ce qui s’était passé, tout ce que nous avions vécu, j’avais besoin, oui, d’être rassurée et de savoir, en un sens, qu’une fois revenu à Londres, il y aurait des changements, une certaine évolution peut-être. Le poids de ces secrets, cette distance qui semblait s’insérer entre nous sans qu’on ne le veuille dans une routine sans nom… Je n’étais pas sure de pouvoir supporter cela. Le fait qu’il hoche la tête pour me témoigner son accord de rester quelques jours me soulagea, même si cela ne retira pas tout ce que j’avais sur le cœur qui était revenu d’un seul coup. L’avait-il vu ? La façon dont il prit ma main dans la sienne me fit dire que oui.

« Un jour mes secrets ne seront plus un fardeau, je te le promet. Laisse-moi juste le temps avec toi de dépasser mes craintes. Je ne manque pas de confiance en toi mais j’ai juste besoin de temps. »

J’hochais la tête à mon tour, acceptant et comprenant ce qu’il me demandait tout en serrant sa main dans la mienne. Etre un couple, n’était-ce pas ça au fond ? Ce serrer les coudes et se soutenir l’un et l’autre ? Il me proposa alors de venir vivre chez moi. Il ne le dit pas comme ça, mais c’était tout comme en y pensant bien. Je comprenais ce choix, il était logique, surtout vu son frère comme il le disait si bien. Et puis, cela ne me dérangeait pas. J’aimais cet appartement qu’il m’avait fait, je m’y sentais bien, surtout quand il était là. Pour Heather aussi il était bien, même s’il allait falloir surement revoir la décoration de sa chambre, mais ça, ce n’était qu’un détail. Il me fit au passage sourire de façon moins innocente lorsqu’il ajouta qu’on était un couple normal, et qu’on ne ferait donc pas chambre à part, ni qu’on vivrait une vie de moine. Cela pouvait semblait bête, mais l’entendre était un premier pas important pour moi. J’avais toujours ce sentiment qu’il ne me touchait pas, ou pas jusqu’au bout, à cause de ce que j’étais. Hors, si j’étais folle, j’étais aussi une femme avec ses besoins envers l’homme qu’il était.

« Sasha… Tu te poses trop de questions. Honnêtement, l’organisation, nous verrons bien sur le tas mais ça ne change pas grand-chose. Disons qu’on se retrouvera tous les soirs, on mangera ensemble, on sortira, on dormira ensemble etc… une vie de couple quoi. Le reste viendra tout seul. »

C’était idiot, mais moi aussi, de temps en temps, même si c’était stupide, j’avais besoin qu’on e dise les choses. Je n’avais après tout que dix-neuf ans. Le dessert arriva et on le mangea tout en continuant ou achevant cette conversation. C’était très bon, je ne pouvais dire le contraire, mais je commençais à ne plus vraiment avoir faim.

« Tu aimerais faire quoi ces prochains jours ? »

C’était une bonne question, je ne pouvais pas dire le contraire… Je n’y avais pas vraiment réfléchie et en même temps, je ne me sentais pas prête à rentrer sur Londres directement. Une balade sous les étoiles malgré la fraicheur après ce repas ? Etre dans ses bras près de la cheminée ? Il pouvait y avoir tant de réponses…

« Vivre ?»

Ce mot me vint sur les lèvres tout seul, mais en même temps, n’était-ce pas là la simple vérité ? Juste vivre ?

« Je sais ce qui nous attends tous les deux une fois que nous serons rentré sur Londres, et donc, je veux juste en profiter, même si c’est pour deux jour. »

Je ne savais comment m’exprimer, je ne savais qu’il pourrait comprendre. Je ne trouvais pas mes mots et je voulais juste laisser faire comme on dit. Etait-ce si mal que ça ?

« J’aimerai juste qu’on s’évade, que ne pense plus à rien d’autre et qu’on vive comme si rien autour n’existait… Juste toi et moi…»

Oui… Juste lui et moi… C’était ce dont j’avais besoin… Et c'est ce qu'on fit.

END
acidbrain

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