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Long time no see

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Dim 15 Nov - 17:24
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Long time no see

feat. Joyce Weather


Une promenade sans but, une fin d’après-midi, avait conduit Théodore sur le Chemin de Traverse. Sa journée à Sainte-Mangouste était terminée, mais il n’avait pas voulu rentrer chez lui tout de suite. Étrangement. A croire qu’il prenait enfin ses marques dans cette ville, qui n’était en fin de compte pas si différente de Prague, bien qu’un peu plus lugubre, mauvais temps oblige. Il avait envisagé d’aller juste prendre un verre quelque part, mais même pour un solitaire comme lui, aller boire seul, c’était un peu trop déprimant. Sans compter qu’il était un peu tôt pour un whisky et qu’il n’était pas certain de la qualité du thé qui lui serait offert. Il avait des standards, après tout.

Il avait donc préféré continuer à marcher, s’amusant à noter ce qui avait changé depuis la dernière fois qu’il était venu. C’était pour venir chercher ses fournitures, juste avant sa dernière rentrée, et ça lui semblait déjà tellement loin ! Un mince sourire apparut sur ses lèvres à cette pensée d'ancêtre ayant déjà tout vu, tout vécu.
Tu es ridicule… se moqua-t-il de lui-même en passant devant Fleury & Botts. Son pas ralentit presque malgré lui et ses yeux coururent sur les titres exposés dans la vitrine. Est-ce qu’il avait vraiment besoin de livres, alors qu’il n’avait pas encore trouvé où ranger tous les siens dans son petit appartement ? D’instinct, il avait envie de répondre oui mais sa raison le poussait plutôt à acheter d’abord une bibliothèque où ranger les cartons de livres qui lui servaient de table de chevet depuis presque six mois. Ah, les dilemmes de l’étudiant fauché…

Théodore s’éloigna de la librairie d’un pas traînant, presque boudeur. Les mains dans les poches, le bas de son visage disparaissant dans l’écharpe grise qu’il portait, il laissa son regard errer sur les différentes enseignes qui s’offraient à lui. Il s’apprêtait à rentrer chez lui pour ouvrir un de ces livres qui dormaient dans un carton, quand ses yeux s’arrêtèrent sur une boutique dont la devanture verte et fleurie détonnait un peu avec le reste. Et là, en reconnaissant une boutique de botanique, toute sa belle raison fondit comme neige au soleil. Il traversa la rue en slalomant entre les passants, un murmure d’excuse étouffé lui échappant. Si c’était pour le travail, il n’avait aucun scrupule.

L’intérieur de la boutique lui sembla extrêmement accueillant, et la chaleur agréable lui fit dénouer son écharpe. Plusieurs clients parcouraient les étalages dans un ambiance tranquille. Théodore se glissa vers un rayonnage rempli de livres, cherchant directement les thèmes qui l’intéressaient : potions et autres poisons. On ne se refaisait pas. Il faisait glisser un doigt fin le long des tranches des ouvrages lorsqu’il entendit une voix étrangement familière qui parlait à un client. Il remit sans aucun problème un nom sur cette voix : Joyce Weather, une Serdaigle plus jeune que lui.

En une seconde, il se retrouva à l’époque de Poudlard : il était à la bibliothèque, et il suggérait un livre de botanique à une camarade. Plusieurs années plus tard, ce bref échange avait évolué en débats à voix basse sur divers sujets d’intérêt. Ils auraient dû se perdre de vue lorsqu’il avait quitté Poudlard, mais Weather était plus têtue que Théodore l’aurait imaginé et il avait été surpris de recevoir une lettre de sa part. Pas suffisamment surpris pour ne pas y répondre, quelque part reconnaissant qu’elle fasse une démarche que personne d’autre n’avait fait. Même si c’était lui qui avait fait le choix de partir, la queue entre les jambes, il le reconnaissait sans peine. Ce n’était pas parce qu’il était lâche qu’il n’était pas lucide, bien au contraire.

Sauf que suite à son exil temporaire en République Tchèque et son bref retour sur lui-même, même s’ils avaient échangé quelques lettres où il lui vantait la beauté de la capitale de son pays d’accueil, Théodore ne s’était pas non plus précipité pour lui annoncer son retour. Entre son installation et le nouveau rythme à prendre, les évènements de la Coupe du Monde et son absence évidente de talent social, il n’avait pas vraiment trouvé le temps.

Il perdit donc une seconde à hésiter, caché derrière son rayon, se faisant l’effet d’un adolescent maladroit. Il roula des yeux, profitant que personne ne le regardait pour laisser s’exprimer son irritation envers lui-même, avant de reprendre sa contenance. Passant une main sur sa veste en un geste machinal, il fit un pas en avant pour se mettre dans le champ de vision de son ancienne camarade. Il accrocha son regard alors qu’elle terminait avec sa cliente et leva la main en un petit geste de salut un peu gauche.

“Je recherche un bon livre de botanique. Un conseil ?” lança-t-il en un rappel de leur première conversation à la bibliothèque, avant de rajouter, car il avait tout de même était bien élevé : “Bonjour, Weather…”

Il s’approcha d’elle, un petit sourire plus taquin que poli effleurant ses lèvres.

acidbrain

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Dim 15 Nov - 20:14
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Elle s'habituait peu à peu à sa nouvelle vie, bon sang ! Elle était attrapeuse chez les Harpies de Holyhead nom d'un Snargalouf ! L'année dernière encore elle était à Poudlard et cette année, à peine quelques mois après la rentrée scolaire elle devenait une joueuse professionnelle, quoique … ça pouvait être provisoire car même si ça avait été annoncé dans les journaux, Joyce était à l'essai. Elle se devait de remporter le match contre les Faucons de Falmouth. Quand elle avait appris contre qui serait son tout premier match dans le milieu professionnel la miss Weather s'était sentie oppressée, vraiment oppressée. Elle avait eu peur et aujourd'hui encore elle angoissait face à l'idée de devoir concourir contre eux. Cette équipe était quand même réputée pour leur jeu brutal. Une idée s'était alors imposée dans son esprit, elle allait se faire démolir, elle n'avait pas le niveau, pas l'expérience pour pouvoir concourir contre eux. Elle avait peur de décevoir son équipe, de décevoir ses proches, sa famille, un peu plus ses parents et Duncan. Parce que voilà, Joyce avait la capacité de se mettre la pression avec une grande facilité ce qui faisait que pour les ASPICS, elle avait été en panique le jour J, persuadée qu'elle allait rater, qu'elle allait tout oublier ou qu'elle allait se tromper. Ce serait con de marquer des définitions de sortilèges durant l'épreuve d’études des moldus. Mais en ce qui concernait ses examens, ses études, elle les avait toujours réussi avec brio et preuve en est, alors qu'elle faisait sa formation de Quidditch de haut niveau la jeune métamorphomage avait été repéré et avait intégré l'une des équipes les plus prestigieuses du monde du Quidditch. Elle n'avait pas de soucis à se faire pour l'avenir au final. Généralement lorsqu'un entraînement se finissait, soit elle allait prendre un verre avec ses coéquipières, soit elle rentrait chez elle, soit elle se baladait – ou rejoignait un ami – ou comme aujourd'hui, elle rejoignait la boutique de sa mère. Joyce tentait de renouer un lien avec sa mère, après la Nuit Rouge plus rien n'avait été comme avant et la jeune fille l'avait bien sentie. En plus de combattre le mal-être qui l'avait envahi après cet événement elle avait dû faire avec les liens qu'elle entretenait avec ses proches qui avaient littéralement changé. L'année précédente avait été dure pour Joyce, très dur. Joyce s'occupait généralement de la caisse alors que sa mère elle, s'occupait des clientes. En même temps, c'était elle la spécialiste des plantes, Joyce, elle, c'était la fille qui avait la capacité de se faire agresser par un Snargalouf alors qu'elle avait fait tout ce qu'avait dit le professeur. Ça avait le don de vous refroidir lorsqu'une plante souhaitait la mort de votre pauvre bras. La sang pur se souvenait parfaitement de ce moment-là, alors elle préférait largement rester en sécurité derrière la caisse que s'aventurer plus en profondeur dans la boutique de la célèbre botaniste. Quoique, elle passait surtout une partie de son temps à lire – livre ou magazine – interrompant momentanément sa lecture pour s'occuper d'un ou d'une cliente qui voulait payer pour replonger dans sa lecture aussitôt après. Mais ce qui était bien dans son initiative de venir voir régulièrement sa mère c'est qu'elle trouvait qu'elles recommençaient à pouvoir se parler un peu plus normalement. En même temps, quand il n'y avait personne dans le magasin, les deux sorcières avaient la possibilité de discuter tranquillement.

Aujourd'hui, comme d'autres jours, l'ancienne bleue et bronze s'était installée derrière le comptoir où était la caisse, ayant sorti son livre du moment pour commencer sa lecture. Quand elle était arrivée sa mère était occupée avec une cliente, Joyce l'avait donc salué rapidement ne cherchant pas à perturber la conversation et était allée s'installer comme à son habitude à sa place habituelle. Les deux sorcières avaient eu la chance d'avoir un moment de répit pour discuter un peu, lorsqu'un sorcier était rentré dans la boutique, alors la miss Weather avait proposé à sa mère d'aller leur chercher de quoi boire le temps qu'elle s'occupe de cet homme. Revenant peu de temps après avec deux bièreeaubeurre, la jeune fille s'était remise à sa place tout en sirotant sa boisson. Bref, après-midi tranquille. Ça la reposait après les entraînements intensifs qu'elle avait. Car entre les entraînements qu'elle avait eus à Poudlard, ceux de sa formation de Quidditch de haut niveau et ceux qu'elle avait actuellement, le dernier était le plus intensif mais surtout le plus important. Son corps avait eu du mal à s'habituer et encore aujourd'hui elle ressentait des crampes par moments. Les clients allaient et venaient et la jeune fille reprenait du service. La porte s'ouvrit de nouveau et un souffle froid rentra dans la boutique alors que la métamorphomage s'occupait d'une cliente. Soudain, ses yeux émeraude rentrèrent en contact avec des yeux qu'elle connaissait. Des souvenirs remontèrent à la surface. Son regard quitta celui de l'ancien Serpentard pour revenir vers la sorcière qui lui donnait la somme demandée, rentrant les pièces dans la caisse elle la remercia et lui souhaita une bonne journée. Un sourire naquit alors sur ses lèvres lorsqu'elle entendit les paroles de Théodore, elle en aurait même presque rit ! Elle était sincèrement heureuse, contente de le revoir après tout ce temps. Car depuis qu'il était parti de Poudlard, le seul moyen qu'elle avait eu d'avoir des nouvelles de lui c'était d'envoyer Groms, le hibou grand-duc de la famille lui livrer des lettres. Le pauvre, il avait dû faire des kilomètres à chaque fois. Elle comprenait qu'il puisse être de mauvaise humeur une fois de retour. Groms, c'était le genre de hibou qui vous appréciait, qui était prêt à tout pour vous, mais fallait tout de même pas trop lui en demander ! Groms avait son indépendance et il l'aimait son indépendance. Il l'avait bien fait sentir lorsque les jumeaux avaient voulu lui apprendre des tours de voltiges ! Il les avait embêté puis après il s'était tiré dans la forêt interdite. Remettant une mèche de cheveux derrière son oreille, Joyce prit la parole juste après qu'il eut fini de parler :

« Salut Nott, en ce qui concerne les livres, je te conseille d'aller voir ma mère, elle sera mieux te conseiller que moi. C'est elle la professionnelle. Tu veux que je lui demande de venir ? Sinon, quoi de beau le revenant ? Tu es revenu quand ? »
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Lun 16 Nov - 16:28
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feat. Joyce Weather


Théodore s’arrêta devant le comptoir. La réponse toute simple, sans prise de tête et surtout sans reproches de Joyce, accompagnée d’un sourire sincère, détendit presque imperceptiblement ses épaules. Pour qui ne le connaissait pas, il n’y avait aucune différence dans son langage corporel, mais en réalité, il n’était pas mécontent de retrouver Joyce, qui était un des rares visages familiers qu’il avait rencontré depuis son retour de Prague. Quelque part, c’était assez étonnant, vu qu’il était rentré en juin, mais Théodore était suffisamment lucide sur ses propres défauts pour ne jeter la pierre à personne. Personne d’autre qu’à lui-même en tout cas. Trouver le temps, c’était une bonne excuse, mais qui ne durait qu’un temps. Il n’avait juste pas eu envie. Pas osé. Pas trouver d’excuse pour revenir dans la vie de ces gens qu’il avait, il fallait être honnête, un peu laissé derrière lui sans aucun scrupule. Il appréciait énormément la simplicité de ces retrouvailles avec l’ancienne Serdaigle, même si cela soulignait un peu plus à ses yeux qu’il n’allait pas forcément aussi bien s’en sortir avec tout le monde… Enfin, ce serait pour plus tard.

“Non, inutile de déranger ta mère. Tu n’es peut-être pas une spécialiste, mais au moins tu ne me suggères pas le dernier tome de ce botaniste, là, dont je refuse de me rappeler le nom, tellement il se répand en inepties !” rétorqua-t-il en secouant la tête, l’air amusé.

ll savait que Joyce verrait tout de suite de qui il parlait. Un jour, à Poudlard, il avait frôlé la crise d’apoplexie en la voyant feuilleter un livre de cet amateur… Pour un peu, il lui aurait arraché le livre des mains pour le jeter dans la cheminée. Mais il se contrôlait un peu mieux que ça et s’était contenté de lui en conseiller un autre avec conviction, fort heureusement. Heureusement pour le livre, surtout. Pour sa part, Théodore se lamentait encore qu’un tel ramassis d’idioties encombre encore les étagères de l’école. La seule valeur didactique du bouquin consistait selon lui à enseigner par l’exemple tout ce qu’il ne fallait pas faire pour la culture du dictame. Enfin, quand il aurait fini ses études, il perdrait peut-être du temps à pondre un contre-article, mais il n’en était pas encore là…

Jouant négligemment avec une extrémité de son écharpe, il s’accouda au comptoir où se tenait Joyce et fit mine de réfléchir profondément à sa question.

“Quoi de neuf ? Pas grand chose… Je suis rentré en deuxième année d’apprentissage à Sainte-Mangouste” lui rappela-t-il comme si cela expliquait tout… mais, comme il admettait qu’elle puisse ne pas être au courant de la charge de travail qu’on demandait aux apprentis médicomages, il développa généreusement “Je suis arrivé en juin, le temps de m’installer, j’ai commencé à l’hôpital début juillet, juste avant la coupe du monde…”

Il marqua une petite pause, le temps de se frotter le coin de l’oeil droit d’un air fatigué. Pour lui, nul besoin d’expliquer à Joyce qu’il avait été sur place. Nulle envie de le faire, non plus… Il éluda donc cette partie pour un sujet un peu moins… démoralisant pour une discussion avec une camarade qu’il n’avait plus vue depuis plus d’un an.

“Et donc, depuis je me fais exploiter par mes supérieurs hiérarchiques. Ce n’est pas bien différent de quand j’étais à Prague, à ceci près que je comprends un peu mieux les subtilités des persiflages entre les membres des différents services” conclut-il très sérieusement, ce qui, pour qui le connaissait, était un signe qu’il faisait de l’humour. Il travaillait encore à ses expressions faciales. “Rien de bien passionnant, donc. Et toi, Miss Quidditch? J’imagine que je ne dois pas être le seul à souffrir ?”

Il ne serait pas dit que Théodore Nott n’était pas capable de faire la conversation, il choisissait généralement d’éviter ce genre de tracas, mais il savait jouer le jeu. Il n’avait jamais eu qu’un intérêt superficiel pour le Quidditch, plus pour le côté stratégique que vraiment sportif d’ailleurs, mais il était honnêtement curieux que Joyce lui raconte un peu où elle en était.

acidbrain

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Mer 18 Nov - 4:12
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Elle trouvait que c'était Duncan qui avait plus hérité du don de leur mère qu'elle. Pourtant, elle tentait toujours de bien faire les choses, elle étudiait avec application, se renseignait, mais c'était tout de même elle qui s'était faites agressée par un snargalouf durant leur dernière année à Poudlard. Mais bon, en seconde année quand ils avaient étudié les mandragores, elle avait été à deux doigts de tenter de bercer le bébé mandragore pour le calmer, mais bon, elle s'était tenue à carreau, avait résisté à l'envie sous l'impulsion de son jumeau et avait fait comme le professeur avait dit, soit changer de pot la mandragore et remettre de la terre dessus. Mais bon, il lui arrivait encore aujourd'hui d'avoir des idées saugrenues de ce genre, par exemple, vouloir apprendre à Groms à faire des figures de voltige – une vraie catastrophe – ou bien elle s'était demandé une fois si les friandises pour hiboux étaient comestibles et si elles étaient vraiment aussi bonnes que ça vu que Groms en raffolait ! Mais Duncan avait réussi à la dissuader avec quelques mots simples. Bon, aujourd'hui elle ne pensait plus ni n'envisageait d'essayer cette expérience. A vrai dire, les jumeaux même s'ils se ressemblaient par quelques points, ils réussissaient tout de même à être différent. Durant leur scolarité, chacun s'était démarqué dans des matières où l'autre n'avaient pas forcément des affinités. Peut-être est-ce par le fait qu'elle soit métamorphomage, mais Joyce avait tout de suite eu des facilités en métamorphose, n'ayant pas de difficulté à apprendre ses leçons, faisant rapidement et bien les devoirs donnés par le professeur, elle avait toujours eu d'excellentes notes dans cette matière, même après la Nuit Rouge. Alors que pour la Défense Contre les Forces Mal elle avait eu une nette baisse de ses notes après la Nuit Rouge pendant plusieurs mois avant que celles-ci finissent par remonter. Pourtant cela ne l'avait pas empêché de réussir avec brio ses ASPICS, même si elle avait eu une grosse crise de stress – ou de panique – pendant les derniers jours qui l'avaient séparé du début des épreuves, persuadée comme à chaque fois qu'elle allait se rater. Bien sûr qu'elle était contente de revoir Théodore, depuis le temps qu'elle ne l'avait pas vu. La rouquine se souvenait parfaitement du jour de leur rencontre, ils étaient tous les deux à la bibliothèque, à la même table et Joyce épluchait sans doute son troisième livre de botanique pour tenter de trouver une réponse à sa question quand elle avait entendu une voix masculine s'élevait de l'autre côté de la table, celle de Theo qui lui avait conseillé un tout autre livre. Grâce à lui elle avait eu la bonne réponse qu'elle cherchait tant. Il était plus âgé qu'elle mais cela ne les avait pas empêché de sympathiser et même si le Serpentard était sorti de Poudlard avant Joyce, celle-ci avait tenu à garder contact avec lui. Elle le considérait comme un ami et il était toujours bon de revoir un ami :

« Eh bien écoute, je peux toujours te conseiller les siens, ils remportent un bon succès à chaque publication c'est qu'ils ne doivent pas être mauvais. Mais elle sera mieux t'en parler que moi. En tout cas, c'est bon de te revoir … J'aurais bien eu besoin de toi cette année, je me suis faites attaquer par un snargalouf alors que j'avais fait ce qu'avait dit le prof pour te dire ! »

Oui, elle avait réussi à se faire attaquer par cette plante alors qu'elle avait suivi tout ce qu'avait dit l'enseignant, la jeune fille en avait parlé à sa mère une fois où elles s'étaient retrouvées toutes les deux dans la même pièce. Bon sang qu'est-ce qu'elle s'était sentie mal, c'est vrai quoi ! Sa mère était une grande botaniste et elle, elle était incapable de s'occuper d'un snargalouf, bon ok, le Ministère l'avait classifié comme plante dangereuse et c'était pour ça qu'on l'étudiait durant les dernières années d'études à Poudlard mais tout de même, elle était la fille d'une grande botaniste ! De quoi avait-elle eu l'air ? Elle n'avait plus de marques sur son bras mais les souvenirs restaient intacts. Être médicomage, elle l'avait envisagé pendant un temps, mais sa passion pour le Quidditch était revenue à la charge et elle l'avait rapidement oublié. Chacun sa passion, chacun ses envies, chacun son envie de métier. Duncan lui c'était auror, Théodore c'était être médicomage. Chacun son truc. La coupe du Monde, l'occasion pour les mangemorts de se montrer en spectacle de nouveau, les Weather y avaient été bien évidemment et les jumeaux s'étaient retrouvés séparés dus rester de leur famille mais ils avaient réussi tout de même à s'en sortir intact ce coup-ci. Lorsqu'elle l'entendit dire qu'il se faisait exploiter par ses supérieurs hiérarchiques elle ne put s'empêcher d'esquisser un sourire amusé. Oh oh ! Il la relançait à son tour en lui retournant la question, elle attira à elle le sachet de patacitrouilles qui était non loin d'elle, prenant en une entre son pouce et son index, l'ancienne bleue et bronze tendit le sachet vers le Nott :

« Eh bien moi, comme tu peux le voir, je suis sortie de Poudlard, j'avais commencé une formation de Quidditch de haut niveau sauf que ... » elle émit une moue faussement embêtée « j'ai dû l'arrêter parce que tu vois, je suis la nouvelle attrapeuse chez les Harpies. » là, sa moue céda à un sourire radieux

« Eh bien moi, comme tu peux le voir, je suis sortie de Poudlard, j'avais commencé une formation de Quidditch de haut niveau sauf que ... » elle émit une moue faussement embêtée « j'ai dû l'arrêter parce que tu vois, je suis la nouvelle attrapeuse chez les Harpies. » là, sa moue céda à un sourire radieux « Donc oui, pour te répondre, moi aussi je souffre et je compatis à ta douleur, mes muscles aussi sont tout avec toi dans cette douleur que nous traversons ensemble. » dit-elle d'un ton amusé, le sourire allant avec

La sang pur avait été surprise de devenir aussi rapidement attrapeuse professionnelle et encore plus en sachant qu'elle débutait sa carrière dans la prestigieuse équipe des Harpies de Holyhead. Ça lui mettait aussi une certaine pression car même si elle était dans l'équipe elle était à l'essai jusqu'au match – son premier match professionnel – contre les Faucons de Falmouth. Ces grosses brutes sur balais. Pourtant, ça ne l'empêchait pas malgré le fait qu'elle stressait de se rater d'être tout à fait ravie d'avoir gagné une place dans le monde élitique du Quidditch. Ça prouvait bien qu'elle avait toutes ses chances de remporter la victoire lors de ce match qui serait décisive pour elle, non ?
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Jeu 19 Nov - 12:21
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feat. Joyce Weather

Théodore esquissa un sourire amusé à la façon un peu approximative qu’avait Joyce de vanter les ouvrages de sa mère. C’était une botaniste de renom, ses livres étaient plus que “pas trop mauvais”. Mais il connaissait l’ancienne Serdaigle et son manque d’intérêt en botanique et ne s’en étonnait donc pas trop.

“Tes arguments de vente sont absolument imparables!” la taquina-t-il, pince-sans-rire. “Heureusement que j’ai déjà ses livres, sinon je pense que j’aurais hésité...”

Il lui était étrangement facile de discuter avec Joyce. Il se demanda une seconde s’il était devenu plus sociable avant de rejeter cette idée saugrenue. Lui, sociable ? Quelle idée ! C’était certainement plutôt dû au fait qu’ils n’étaient plus à Poudlard, dans un environnement fermé où, à moins d’être invisible ou très très doué, il était quasiment impossible d’être tranquille, sans quelqu’un pour regarder qui fait quoi et qui parle avec qui… A l’époque, il s’était rendu paranoïaque en imaginant son père apprendre qu’il lui arrivait de communiquer avec telle ou telle personne, en fait à peu près n’importe qui. En ajoutant à cela sa réserve naturelle, il pouvait s’estimer heureux de ne pas avoir passé sept ans dans le silence le plus complet. Il aurait certainement fini par en devenir réellement transparent ! Mais maintenant qu’il n’avait plus de comptes à rendre à personne, il réalisait qu’il avait beaucoup de lacunes à rattraper, mais également que certaines choses étaient instinctives. Comme le fait de sourire à Joyce face à ses histoires de snargalouf en voulant visiblement à sa personne. Cela semblait d’ailleurs être une constante chez elle.

“Tu sais, je pense qu’il y aurait une étude à faire… “De l’attrait des snargalouf par les enfants de botanistes” ou quelque chose comme ça. Juste histoire de vérifier si tu ne diffuses pas une hormone qui les mettrait en colère...” lança-t-il, l’air exagérément pensif, comme si cette étude était pour lui celle qui lancerait sa carrière.

Il lâcha un soupir qui ressemblait à un rire, avant d’agiter lentement la main devant lui, comme pour chasser ces considérations. Il y avait toujours quelque chose qui vous en voulait, en Botanique. Lui avait sur les doigts de la main gauche plusieurs petites marques de brûlure, souvenir d’un jus de bubobulb lui ayant été renversé dessus par un autre apprenti médicomage à Prague. Il les avait gardées par vanité du Botaniste, comme avait dit sa tante. Et pour avoir côtoyé pas mal de ses pairs depuis sa sortie de Poudlard, il lui semblait qu’il s’agissait presque d’une marque de reconnaissance entre botanistes. C’était toujours plus discret qu’un badge. Ou qu’une marque sur le bras, d’ailleurs… Il se racla la gorge et son regard tomba justement sur les petites brûlures en question, tandis qu’il tendait la main pour prendre une patacitrouille dans le sachet que lui proposait Joyce. Il la remercia d’un murmure. Il n’avait pas particulièrement faim, mais il avait toujours eu un faible pour les sucreries. C’était là un de ses secrets les mieux gardés : sa crédibilité en tant qu’ancien Serpentard froid et hautain en prendrait un coup si les gens venaient à savoir qu’il gardait, sur une étagère dans son petit salon, une boîte pleine de chocogrenouilles et autres douceurs. Ce serait tragique, vraiment, pensait-il en mordant dans une patacitrouille avec une distinction extrême, mâtinée d’une gourmandise qu’il n’arrivait jamais vraiment à cacher.

Théodore haussa les sourcils, l’air étonné, quand Joyce lui expliqua avoir été sélectionnée pour jouer dans une équipe professionnelle de renom, comme les Harpies. Pas étonnant qu’elle ait l’air fière d’elle, il y avait de quoi. Même lui savait cela. Il eut une moue impressionnée, le temps de finir sa bouchée pour pouvoir lui répondre.

“Toutes mes félicitations, Weather, c’est une belle réussite.” dit-il sincèrement. Le coude sur le comptoir, il termina sa patacitrouille en lui jetant un regard en coin. Puis il leva un sourcil interrogateur : “Que dirais tu si je te proposais un échange : un baume contre les courbatures de mon cru contre une place à ton prochain match ?”

Ça lui ferait une sortie, et puis, au moins, le Quidditch, il en connaissait les règles. Les sorciers tchèques n’avaient pas la même passion du Quidditch que leurs homologues britanniques. Théodore avait bien tenté de s’intéresser au sport local, qui se jouait sur glace, avec des palets enchantés et des obstacles sur le terrain, mais il n’en avait pas vraiment vu l’intérêt. A part d’un point de vue médical, bien sûr. Il avait rarement vu autant de membres cassés à un match de Quidditch. Il ne s’était plus étonné, après cela, de voir le nombre faramineux de potions contre les os brisés qu’on demandait aux apprentis de préparer avant les matches de championnat. Une vraie usine ! Les Poussos et autres potions associées faisaient maintenant partie de ce que Théodore pouvait presque préparer les yeux fermés. Merci au sport national sorcier de République Tchèque pour ce talent inestimable pour l’avancement de sa carrière. Il n’était même pas ironique en pensant cela… bon, peut-être juste un peu, mais c’était presque une seconde nature chez lui, après tout.

acidbrain

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Sam 19 Déc - 3:49
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Même si elle était sortie à son tour de Poudlard, Joyce tentait tout de même de garder un contact avec ceux qui y étaient encore. Lorsqu'elle était au château et que Théodore en était parti, l'ancienne bleue et bronze avait tout de même tenté de rester en contact avec lui. La capacité des volatiles tel que les chouettes et hiboux à retrouver les destinataires des lettres étonnait à chaque fois la belle métamorphomage, lorsqu'elle avait envoyé pour la première fois Groms livrer un courrier au Nott elle s'était demandé s'il y arriverait. Eh oui, il avait bien réussi car il lui avait rapporté la réponse du jeune homme au plus grand plaisir de Joyce. D'un côté, elle était bien contente d'être partie de Poudlard, plus la pression des examens, laisser le passé derrière elle mais d'un autre côté, la vie au château était tout un univers qu'il lui avait plu pendant toutes les années qu'elle y avait passées, il était donc normal que les lieux lui manquent. Mais elle avait avancé, même vite, trop vite parfois à son goût, elle était à peine sortie de son adolescence qu'elle était déjà pleinement dans la vie adulte en intégrant une équipe de Quidditch prestigieuse. Elle en avait limite le vertige. Ça lui avait manqué de ne pas avoir vu Théodore depuis longtemps et là il était devant elle aujourd'hui, alors bien sûr qu'elle était heureuse ! Elle avait déjà utilisé des livres de sa mère pour ses cours, elle n'avait bien sûr pas eut à les acheter, ça aurait été complètement stupide et ça lui avait donné la possibilité d'en lire au moins un avec attention. Ce n'était pas qu'elle n'aimait pas la botanique, c'est qu'elle n'y avait pas particulièrement d'affinité et que celle-ci ne faisait pas partie de ses matières préférées. Bien entendue, Joyce avait travaillé cette matière avec acharnement comme pour toutes les autres matières, même si elle avait des préférences pour certaines par rapport à d'autres ça ne voulait pas dire qu'elle aurait relâché ses efforts pour celles qu'elle appréciait moins. C'était Duncan qui était plus doué qu'elle en botanique, à défaut d'avoir hérité du don de métamorphomage de leur grand-mère il avait hérité de celui de leur mère par rapport aux plantes. Joyce n'éprouvait aucune jalousie pour son jumeau, elle était même contente pour lui qu'il s'en sorte si bien avec les plantes. Esquissant un sourire, Joyce enchaîna juste après le sorcier :

« Oh je vois, eh bien tu peux venir à la boutique avec tes livres, je suis sûre que ça ne la dérangera pas de te les dédicacer. »

On pouvait facilement compter sur l'ancienne bleue et bronze pour promouvoir les bouquins de sa mère, même si elle n'était pas une fanatique de la botanique elle appréciait tout de même d'en lire certain sur ce sujet, ça restait tout de même un sujet intéressant même si pas son préféré. La remarque que fit le jeune homme par rapport à son agression l'année précédente par un Snargalouf eut le don de la faire rire ce qui attira le regard de quelques clients qui étaient dans la boutique mais elle ne s'en soucia guère. Qu'est-ce que ça lui faisait du bien de rire. L'année passée elle avait eu tellement de mal à rire, sourire et maintenant ça devenait presque naturel pour elle. Dire qu'elle pensait tous les jours à Zaccary était faux mais la jeune fille pensait à son petit frère régulièrement ne l'oubliant pas et n'oubliant pas que c'était elle qui lui avait enlevé la vie, mais elle avait des circonstances atténuantes, n'étant pas dans son état normal car bien sûr, si elle n'avait pas été sous Impero elle n'aurait jamais fait de mal à Zac. Quand elle pensait à lui c'était toujours avec un pincement au cœur. Posant son coude sur le comptoir la sang pur déposa son menton sur sa paume, un sourire sur ses lèvres. L'idée était intéressante même si extravagante et qu'elle avait du mal à croire à cette hypothèse, beaucoup de mal à y croire :

« T'as qu'à la faire tiens, sauf si tu as peur d'être moqué par les autres si tu ne trouves rien. »

Les sucreries, la métamorphomage en avaient toujours un stock avec elle et un autre dans sa chambre, question de n'être jamais à court de sucre. Lorsqu'elle étudiait Joyce carburait à ces bonbons et autres gâteries qui l'aidaient à tenir le coup alors qu'elle étudiait. Mais encore aujourd'hui elle avait son stock, ne pouvant s'en passer, c'était un peu sa drogue, elle avait tout de même la chance de ne pas grossir et d'avoir de bonnes dents même si pour les dents elle savait bien les entretenir. Avoir une magnifique dent noire sur une photo ne l'intéressait guère. Aujourd'hui sa situation avait changé, elle n'était plus une élève mais une adulte qui avait réussi à décrocher rapidement un emploi à son plus grand étonnement mais surtout à sa plus grande joie ! Tess avait été l'une des premières personnes qui avait su la nouvelle, Joyce avait envoyé Groms à Poudlard avec une lettre qu'elle avait rédigée. Et puis, il y avait eu quelques articles qui avaient paru dans la presse, Joyce en avait lu quelques-uns, tentant de savoir ce qu'on pensait d'elle, question de lui mettre un peu plus de pression car la miss Weather stressait d'avance face au match, son premier match qu'elle allait avoir. Mais sûrement après celui-ci elle ressentirait moins de pression et plus d'assurance, les filles de l'équipe étaient vraiment cool avec elle ce qui avait le don de la rassurer, tout du moins un peu mais pas assez pour la soulager du poids qu'elle s'était imposée. C'était toujours avec une certaine joie et malice qu'elle aimait apprendre aux personnes de son entourage qui ne le savaient pas encore qu'elle était à présent l'attrapeuse des Harpies. La proposition que lui fit l'ancien Serpentard lui fit arquer un sourcil, son offre était intéressante, l'idée était alléchante, ne plus avoir mal était une idée qui la séduisait d'avance mais qu'est-ce qui lui disait que sa crème en question marcherait vraiment ? Et puis, elle avait sa mère qui – même si ce n'était plus comme avant – était capable de lui concocter quelque chose qui pouvait amoindrir ses souffrances. Se mordillant la lèvre inférieure, plissant légèrement les yeux, Joyce laissa passer quelques secondes avant de reprendre :

« Je te dirais bien oui tout de suite, mais qu'est-ce qui me dit que ton baume va marcher ? Je vais peut-être me faire une allergie. Puis, » elle se pencha un peu vers lui « Je te rappelle que j'ai ma mère … vas-y, vends-moi ton baume on verra si je vais céder. dit-elle avec un sourire goguenard

Elle avait les cartes en main et pouvait tout aussi bien lui refuser aussi sec de lui offrir une place même si ça ne se faisait pas, mais ce n'était pas dans l'idée de Joyce de refusait à un ami de lui offrir une place pour un match de Quidditch vu que maintenant elle avait l'opportunité d'en avoir – facilement – gratuitement. Cela lui rappela que dans le week-end elle devait envoyer des tickets pour son match à Katlyna, depuis sa sortie de Saint Mangouste Joyce avait tenu une correspondance avec la médicomage, la tenant régulièrement informée des avancements dans sa vie et elle trouvait ça naturel de lui faire la faire surprise de lui offrir des places pour son premier match.
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