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Look at the reality in front of you and accept it.

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Sam 5 Déc - 11:34

Look at the reality in front of you and accept it.
Ft Blaise J. Zabini.




L'ambiance terrifiante qu'on associait généralement à Halloween n'avait pas lieu d'être. Au contraire, au Dôme, cette fête commerciale était l'occasion unique de s'amuser et de danser jusqu'au bout de la nuit. Chaque année, à la même date, les organisateurs se surpassaient d’inventivités pour faire de cette soirée, un moment inoubliable. Nul doute que cette année serait identique, terminant dans une magnifique apothéose. Katlyna n'était pas une aficionados de ces soirées à thème, mais il fallait avouer que depuis qu'elle les avait découverte, en arrivant en Angleterre, elle n'en manquerait une pour rien au monde. La frivolité et l'amusement qui en découlait étaient parfaitement agréable. Carrément nécessaire, avec les sombres évènements qui s'était déroulé il y a peu de temps. D'un naturel spontané, aimant faire son petit effet, la bonde ne força pourtant pas le trait du déguisement, préférant à cela une tenue classique mais frappant toujours dans le mille. C'était pourquoi malgré le loup obligatoire, qu'elle portait avec délectation, elle ne s'était paré que d'une magnifique robe noire, virevoltant au gré de ces mouvements, découvrant son dos. Cheveux blonds cascadant, une légère touche de maquillage et elle pouvait enfin prendre la direction de la boîte de nuit. Gracieuse et féline, elle ne boudait pas son plaisir en slalomant entre les personnes qui elles aussi attendaient leur tour pour rentrer sans encombre. L'inconnue et la fébrile attente régnaient en maitre dans ces files kilométriques, alors que l'ambiance survoltée et électrique était déjà palpable à l'intérieur. Les murs vibraient et le son de la musique déchainait déjà les foules. Le monde s'était de toute évidence donné rendez-vous aujourd'hui. Ils allaient être doublement surpris.

Passant sans encombre l'habituel et énigmatique vigile de sécurité, dont elle sentit son regard lui vriller la nuque jusqu'à ce que sa silhouette disparaisse, la médicomage pénétra enfin dans la pièce. Directement, l'ambiance vous prenait aux tripes. Une multitude de danseurs se déhanchait sur un rythme effréné, suivant la musique ou leurs propres tempos. Alors que de l'autre côté, les boissons coulaient à flots, enhardissant les réfractaires et les timides pour qu'ils puissent profiter eux aussi de cette soirée. Les quelques secondes d'adaptations passèrent et il n'en fallut pas plus à Katlyna pour rentrer dans la danse. Aujourd'hui, si elle venait sur l'invitation de Darren, qui promettait une déclaration inoubliable sur la survie Anarchiste, elle venait avant tout pour son propre plaisir. Forte de n'être qu'une inconnue parmi des centaines de convives, ne cherchant pas à reconnaitre les autres, elle profitait de la soirée, s'amusant et riant, échangeant des conversations sans prise de tête. La soirée se profilait vraiment très bien. À plusieurs reprises, elle crut reconnaitre des autres membres du mouvement, Bonnie, ou même Carter mais elle ne chercha pas plus. Elle savait qu'Hellson interviendrait tôt au tard pour annoncer que les mangemorts s'était trompé, qu'il n'était pas mort, que Simeon était en vie. Profitant d'une musique qui la passionnait moins, mais surtout d'une grande envie de désaltèrement, la vélane écarta précipitamment un partenaire un peu collant, pour se diriger vers le bar. Cherchant à commander une boisson, jouant des coudes, un homme sembla attirer son attention. Si les masques rendaient une reconnaissante faciale plutôt ardue, elle jurerait que cette silhouette lui disait quelque chose. Quand dans ses mouvements, il se tourna vers elle, l'illumination se fit : Blaise Zabini.

Une des jeunes recrues de l'année, qui il fallait le reconnaitre avait fait du bon boulot en découvrant ou était détenu son ancien professeur. Est-ce que Simeon aurait encore pu survivre longtemps aux sévices répétés de ses tarés? Elle n'en savait rien, mais l'ensemble des plaies jonchant son corps avaient déjà été affreuses à voir. Kat' ne savait même pas si ce qu'elle avait fait l'avait vraiment aidé. Réalisant que finalement, elle devait peut-être des excuses au jeune homme, elle commenda deux verres de champagne avant d'avancer dans sa direction. Il était vrai qu'elle avait agi, comme toujours, par impulsion, montrant tout son côté têtu et butté. La Bulgare n'avait pas digéré la manière dont il avait usé pour entrer dans leur camp et elle le lui avait bien fait comprendre. Qu'on adhère par convictions, certes, mais qu'on use de chantage, jamais! Cependant, elle devait peut-être reconnaitre aujourd'hui, qu'au vu de son passé ou de son ascendance, il n'avait eu guère d'autre choix pour faire entendre sa voix. En tout cas, son action récente lui accordait son pardon. Il faut dire que d'excellente humeur, elle se sentait magnanime, grisée dans cette débandade de joie. Remontant le fils, elle s'adossa à ses côtés, laissant son regard flâner vers la piste avant de prendre la parole et d'annoncer sa présence, en douceur.


-Vous faites diablement sérieux dans cette ambiance, Blaise. Auriez-vous peur de vous lâcher?

Demanda-t-elle non sans un sourire dans la voix. Intonation perceptible, ou en tout cas, nettement plus que le sourire qui étirait ses lèvres. La pénombre environnante n'aidait pas à voir totalement clair et ce n'était pas les nombreux spots vrillant les airs, ou les endroits au hasard, qui aideraient vraiment. En tout cas, la notablement différence, c'était qu'elle ne lui adressait pas la parole pour le remettre à sa place ou pour simplement lui faire remarquer qu'il n'avait rien à dire. Certes, il y avait bien un léger sous-entendu de pique, mais voila qui était déjà un mode de fonctionnement qui lui était beaucoup plus propre. Faignant le geste nonchalant, un véritable talent avec cette robe et l'ambiance, elle lui tendit un des verres. Bon d'accord, c'était la boisson moldu mais elle trouvait que leurs champagnes tapaient quand même moins fort qu'une dose excessive de Whisky pur feu. Cette fois, elle se retourna dans sa direction et s'approcha un peu plus de son oreille. Technique comme une autre pour ne pas avoir à crier pour couvrir le tumulte de bruit régnant.

-Voyez ceci comme un méaculpa, personnelle.

À défaut d'excuse, c'était à peu près tout ce qu'il aurait sur le moment. Elle qui préférait garder le contrôle et en l'occurrence le pouvoir, c'était déjà un bel effort que de venir reconnaitre son erreur de jugement. Elle se décala avec un léger clin d'œil, relevant lentement son verre dans une sorte de drink improvisé avant d'en boire une petite lampée. Puis son regard bleuté partit scruter l'ensemble du monde qui bondait ces lieux. Elle avait beau ne pas être sur la piste de danse, nul doute qu'un léger mouvement faisait bouger ces épaules.


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Blaise J. Zabini
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Dim 6 Déc - 17:04
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Katlyna L. Wellington
feat.
Blaise J. Zabini








L'immoralité est un mythe inventé par les honnêtes gens pour expliquer la curieuse attirance qu'exercent les autres Δ  Oscar Wilde

Quand on est un jeune étudiant fraichement sortie de Poudlard, on veut profiter de la vie. La base. Quand on s’appelait Blaise Zabini et qu’on s’était foutu dans les ennuis jusqu’au cou, c’était encore plus vrai. Oui, par sa faute et parce qu’il avait été un jeune con, il s’était prédestiné à une vie de servitude. Tout seul, comme un grand. Et il s’en mordait les doigts. A présent, il devait mener une vie de risque pour rattraper ses erreurs. Mais également pour venger la mort de son père. Cela faisait maintenant quatre mois qu’il tentait d’entrer dans l’Anarchie. Par nécessité. Parce qu’il voulait aider un camp ennemi à faire tomber son camp d’origine. Et de plus en plus, par conviction. Oui, les idées anarchistes lui plaisaient et il se donnait à fond pour intégrer leur rang. Etre reconnu comme un des leur et surtout, être véritablement utile. Et il avait réussi.
Quelques jours auparavant, il avait retrouvé la trace de Siméon McFly. Son ancien professeur d’Histoire de la Magie, anarchiste en secret et surtout, mentor de leur Leader. Grace à lui, et uniquement lui, l’homme avait été sauvé. Il n’en était pas peu fier. En fait, il était gonflé d’orgueil. Il avait atteint son objectif. A présent, il prouvait à toute l’anarchie sa bonne volonté et ses intentions honorables. Non, il n’était pas un petit mangemort envoyé les infiltrer par ses supérieurs. Non ! Il était Blaise Zabini, ce jeune homme qui voulait faire le bien et qui s’y prenait comme il pouvait pour y parvenir. Certes, les risques allaient être de plus en plus important car il devenait officiellement un espion pour le compte d’Hellson. Mais peu importait. Ce soir, il allait fêter ça ! Avec les anarchistes, justement. Il ne passeraient pas tous la soirée ensemble à discuter comme de bons amis. Certes. Mais pour la première fois depuis ses 16ans, il avait l’impression de vraiment appartenir à un groupe. Sans mensonge, sans philtre. Il n’avait de secret pour aucun de ses confrères. Il était lui-même. Et on l’acceptait comme tel. Il était un anarchiste !

Le Dôme, lieu des festivités de ce soir, était plein à craquer. En cette soirée d’Halloween, tout Londres se parait de ses plus beaux costumes et beaucoup avaient choisi de se retrouver dans la célèbre boite. Hellson aussi, avait organisé son petit évènement là-bas. Blaise n’aurait raté ça pour rien au Monde. Il avait revêtu une tenue sobre et décontractée : un jean sombre, un tee-shirt près du corps laissant saillir les muscles de son torse et une veste en cuir pour compléter l’ensemble. Il tenait à son apparence, car c’était un de ses principales atouts. Mais ce soir, il n’avait pas envie de se sentir guindé et sur ses gardes. Il voulait se détendre, se laisser aller. Il allait s’amuser, profiter. Et peut-être même passer la nuit avec une belle créature si il en rencontrait une qu’il parviendrait à séduire. Ou peut-être pas. Se serait la soirée de toute les surprises.
Un loup noir et simple sur le visage, code vestimentaire de la soirée, il pénétra dans la boite après avoir été contrôlé par le vigile. Il ne portait rien sur lui que sa baguette, rangé dans la poche arrière de son jean et son portefeuille. Immédiatement, il fut envahi par les bruits, les odeurs et les images. Une musique entrainante, et un peu assourdissante, faisait danser des dizaines de personnes sur la piste. La soirée était déjà bien avancée, il était vrai qu’il ne s’était pas pressé. Il resta un moment près de l’entré pour observer les lieux, essayant de reconnaitre des visages ou plutôt des silhouettes familières. Des anarchistes peut-être ? Il n’en connaissait pas encore beaucoup mais il crut voir Bonnie, au loin. Sans certitude. Pour autant, il finit par se diriger vers le bar afin de prendre une consommation. S’installant sur un tabouret vide, il se commanda un Whisky pur feu. Un peu fort, certes. N’avait-il pas décidé de se lâcher ? Alors qu’il attendait d’être servit, il observa la foule, le dos appuyé contre le bar. Il aimait cet instant de solitude où il jaugeait les lieux, les gens. La danse viendrait plus tard, avec quelques centigrammes d’alcool dans le sang, sans doute. Pour le moment, il resta là, sirotant sa boisson que le barman venait de lui apporter.

Ils échangèrent quelques plaisanteries puis ce dernier reparti servir une cliente. Blaise se retrouva alors seul, savourant la première gorgée du Whisky. Comme il s’y attendait, il sentit la brûlure de l’alcool progresser le long de son œsophage. Il observa le barman prendre la commande d’une jeune femme. Par reflexe, il y jeta un regard furtif. Son regard accrocha sa silhouette et à son dos dénudé. Elle était magnifique. De ce qu’il pouvait en voir, en tout cas. Un masque cachait son visage, cependant. Il la regarda prendre sa commande du coin de l’œil, son propre verre à la main. Il avait l’impression de la connaitre : sa posture, la façon de se mouvoir, cette silhouette et la couleur de ses cheveux. Il l’avait assez observé. Il était près à parier que c’était Katlyna Wellington. Comme cette dernière se dirigeait vers lui, il se mit à douter. L’idée qu’elle puisse venir le voir lui paraissait trop saugrenue. Sauf si elle souhaitait lui jeter ses deux verre à la figure, bien sur ! Elle ne l’aimait pas beaucoup. Ce qu’il regrettait. Lui avait été plutôt séduit, par sa beauté, mais surtout par sa personnalité. Certes, il en faisait les frais mais elle avait ce caractère mordant qui l’attirait chez une femme. Pourtant, alors qu’elle se posa juste à côté de lui, il l’identifia formellement. C’était bien elle. Posant son verre sur le bar, il se tourna légèrement, curieux.
Il ne doutait pas un instant qu’elle l’est reconnue. L’idée ne lui traversa même pas l’esprit. Mais il ne comprenait pas ce qu’elle venait faire à côté de lui. Après un instant de silence, elle s’adressa à lui, sa voix couvrant la musique. Alors qu’elle lui lança cette interrogation, il put sentir l’amusement dans ses paroles. Elle le taquinait. Sans méchanceté, pour autant. Elle lui tendit l’un de ses deux verres, en cadeau. Agréablement surpris, il attrapa le verre. Du champagne. Il observa son expression, cherchant à comprendre ce soudain revirement de comportement à son égard. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres. Comme il faisait sombre, il ne put que deviner le sien. Puis, elle approcha son visage du sien et lui souffla quelques mots à l’oreille. Un méaculpa, vraiment ? Si il s’était attendu à ça de sa part ! Il trinqua à son tour, répondant à son clin d’œil. Mais il ne but pas immédiatement, l’observant prendre une gorgée. Alors qu’elle ne disait plus rien, observant la foule et visiblement attirée par la piste de danse, il prit lui-même un peu de champagne. Le goût du whisky, encore sur sa langue, ne l’aida pas à gouter celui du champagne. Il en reprit une gorgée avant de lever légèrement son verre vers elle :


« Très bon choix. Merci … Katlyna »

Le champagne était délicieux. Elle avait du goût. Il lui adressa un sourire séducteur avant de reprendre une nouvelle gorgée. Il ne releva pas sa dernière phrase, référence à leur animosité passée ( ?). Quelque chose lui disait qu’elle n’apprécierait pas. Il ne savait pas ce qui la poussait à revoir son jugement sur lui, mais il n’allait pas s’en plaindre. Peut-être que sa mission victorieuse l’avait convint de sa bonne foi ? Cela ne changeait pourtant rien à sa façon d’entrer dans le mouvement. Car là était le problème, pas vrai ? Il était heureux qu’elle accepte de lui laisser une chance, cependant. Ils avaient beaucoup à apprendre l’un de l’autre. Il en était certain.

« Je ne suis pas arrivé il y a très longtemps. J’attendais une... bonne raison pour « me lâcher », à vrai dire » expliqua-t-il finalement, butant volontairement sur certains mots, « Mais vous, n’avez-vous pas peur de vous ennuyer en ma présence si «diablement sérieuse» ? » lui demanda-t-il taquin.

Une belle créature, comme elle, avait surement de quoi s’amuser dans un endroit tel que celui-ci. Il cherchait à savoir si elle avait décidé qu’il était une raison suffisante. Et surtout, pourquoi cette envie soudaine de lui « pardonner » ? Ça, il n’était pas certain de pouvoir le découvrir.
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Sam 12 Déc - 10:45

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Le tempo endiablé de "This is the Night ", dernier single des Bizarr'Sisters résonnait dans l'air, tandis qu'une foule, toujours plus omniprésente, se mouvait en rythme. Des dizaines d'hommes et de femmes, se pavanaient dans des costumes tous plus frappants qu'excentriques. Alors que des jeux de lumière les éclairaient, avant de les plonger brutalement dans la pénombre, marquant les basses. Tout n'était plus que musique, lumière et robe tournante. Plus la soirée avançait, plus l'ambiance grimpait, aidé en cela par le côté intimiste et mystérieux revêtu par le dôme en cette soirée d'Halloween. L'amusement était une fois de plus au rendez-vous et ce pour le plus grand bonheur de Katlyna. Envoyant valser la pression des derniers jours, ainsi que la fatigue résultante de l'exercice de ces fonctions, elle profitait pleinement de la piste de danse, se trémoussant en rythme. Cependant, les minutes défilant, l'irrésistible envie de désaltèrement se fit sentir, elle s'esquiva donc vers file qui se dressait au bar. Double bénéfice puisque cela lui permettait de se débarrasser d'un jeune homme plutôt collant. Patientant, attendant son tour, elle laissait vagabonder son regard aux alentours, cherchant des personnes qu'elle pourrait reconnaitre, même si cela signifiait briser cet anonymat bienfaitrice. Si son but premier n'était que d'obtenir une pause salvatrice et bien méritée, la blonde changea ses plans quand ses prunelles bleutées tombèrent sur Blaise Zabini. La jeune recrue anarchiste avait longtemps subi son courroux à tort. Mais il fallait reconnaitre aujourd'hui, que si rien n'effacerait jamais sa reprochable technique d'entrée dans le mouvement, il avait prouvé à tous qu'il était des leurs. Risquant sa vie pour sauver la mise à Simeon, détenu chez les mages noirs.

Voilà qui méritait un petit revirement de situation, non? Surement. Passablement de bonne humeur, ou tout simplement trop contente que ces affreux moments ne soient plus que de lointain souvenir, elle décidait de quitter sa solitude passagère pour aller s'excuser de son comportement cavalier, un verre de champagne à la main. Franchement, qui dit mieux... Breuvage obtenu, la Bulgare atteint sa position avant de s'accouder à ses côtés. Il était peut-être temps de lui laisser la chance qu'il réclamait à cor et à cri. Et quelques choses lui disaient qu'elle ne le regretterait pas. Bien qu'elle soit pratiquement certaine que l'étudiant en magie avancée l'avait déjà reconnu, Kat' signala sa présence par une légère pique teintée d'humour. Voilà qui risquait de le perturber, de lui changer. Surtout si c'était dit avec un sourire trônant sur ces lèvres. Le fixant un instant, elle laissa ses paroles l'atteindre, avant de lui tendre le second verre qu'elle avait en main, délivrant par la même occasion son message au creux de son oreille. De toute évidence, il paraissait surpris et étonné de son comportement, ce qu'elle pouvait comprendre. Même si elle se sentait observée, elle ne changea pas de manière de faire. Elle avait jugé trop rapidement, foutu caractère impulsif, préférant partir tête baissée sur ce chantage ridicule, mais elle pouvait reconnaitre ces tords et c'était ce qu'elle essayait de faire. Quoiqu'il en coute à son ego. Buvant cet agréable breuvage, elle l'entendit finalement desserrer les lèvres pour la remercier. Immédiatement, la vélane étira son sourire, tandis que son regard pétillant de malice se tournait dans sa direction. Autant dire qu'elle ne déchanta pas quand la suite de ces répliques arriva, au contraire, elle en était agréablement surprise. Avec se regard séducteur qui lui allait comme un gant, elle avait l'impression de voir une sorte de reflet du miroir de sa propre personnalité, troublant. Eh bien si Blaise était d'une humeur joueuse, trop ravi de balayer ses anciens différents, voilà qui allait plaire également à la jeune femme. Déposant son verre sur le rebord du comptoir, elle fit un léger mouvement de tête en direction d'un groupe de jeune fille, dansant pas loin d'eux.


-Une bonne raison? Je me demande ce qu'il vous faut dans ce cas, Zabini. Ne trouvez-vous pas que ces charmantes demoiselles, qui nous fixent depuis quelques instants, le seraient. Je crains que se soit vous qu'elle regarde plutôt que moi. Dans le cas contraire, je serais contrainte de les désoler... Pauvre petite.

Une légère touche ironique dansait dans sa voix. Joueuse, malicieuse, elle ne faisait une fois de plus que le taquiner, le provoquer en prenant l'occasion que lui donnaient ces trois brunes. Car oui, de toute évidence, ces jeunes demoiselles devaient faire partie des chanceuses qui avaient tout juste l'âge légal pour pénétrer dans cette boîte, ou alors elles avaient eu de la chance de taper dans l'œil du vigile. A voir. Voilà que ce beau blond perdait de son charme. Dommage. Quoi qu'il en soit, il était clair, qu'elles avaient l'air plus que ravie de pouvoir mettre leur jolie petite robe et de danser de manière plus explicite. Trop tôt pour cela mesdemoiselles. Enfin, seraient-elles vraiment capable d'assumer ce qu'elles attireraient? Ou repartiraient-elles juste toutes les trois? Elle avait un doute. Détachant son regard de cette masse brunâtre, elle se retourna vers lui avec un sourire. Quant à la réplique suivante. Est-ce qu'elle s'ennuierait? Au vu de ce qu'il pouvait dire, elle en doutait. De toute façon, elle ne laisserait pas grand-chose la contrarier dans cette belle soirée. Continuant sur la même veine que tout a l'heure, elle le détailla un instant. Le moins que l'on puisse dire, c'était que son choix vestimentaire lui rendait assez grâce, prouvant qu'il était musclé mais élégant. Au temps dire agréable. Une touche d'espièglerie anima ses iris avant de reprendre la parole.

-Je pourrais sans doute trouver plus loquace que vous Blaise, mais je pourrais reconsidérer votre personne, si vous m'accompagnez sur la piste de danse pour le prochain morceau...

Elle eut un léger haussement de sourcils, un peu comme si elle lui lançait un défi. Rien d'énorme en soi dans tout les cas. Aujourd'hui, elle souhaitait profiter de cette grisante ambiance, sans envie d'en redescendre et si son cadet devait être ce partenaire de soirée, elle dirait pourquoi pas. Reprenant une gorgée de son verre, elle attendait sagement sa décision. Autrement dit, elle lui donnait les cartes en mains. À lui de faire son jeu. La médicomage avait bien conscience qu'avec les accueils qu'elle lui avait réservés par le passé, il aurait tout aussi bien pu être rancunier et l'envoyer promener, ce qu'il n'avait pas l'air de faire. À son plus grand plaisir. Elle finit par reprendre la parole

-Et si nous passions au tutoiement, par la même occasion?

Quitte à profiter d'une partie de cette soirée ensemble, cela rendrait certainement les choses plus agréables. Parce que après tout, malgré ce masque qui ornait son visage, il n'était pas un inconnu.


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Blaise J. Zabini
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Jeu 4 Fév - 23:06
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Katlyna L. Wellington
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Quel sourire ! Décidemment, Katlyna avait de quoi faire tourner des têtes. Lorsqu’elle le lui adressa, apparemment satisfaite de sa réaction, Blaise ne put s’empêcher de se faire cette réflexion. Il était sincèrement surpris que se soit vers lui qu’elle se soit tournée ce soir. Et il était heureux comme un gamin à qui on faisait un beau cadeau. Sans vraiment l’intellectualiser, il avait enclenché son sourire séducteur, presque comme un reflex primaire. Elle le méritait largement et parce que son ressenti à son encontre avait toujours été positif.
Il fut amusé lorsqu’elle releva, comme il l’espérait, son allusion à la gente féminine. Elle lui montra d’un signe de tête le groupe de brune non loin sur la piste. Il ne put retenir un rire à leur vue. Elles ? Sérieusement ? On aurait dit une bande d’écolière déguisée en cougar. Il devait reconnaitre qu’elles étaient plutôt mignonne … dans le genre sortie du ventre de leur mère ! Comme Katlyna l’avait remarqué, elles ne cessaient de jeter des regards dans leur direction en pouffant comme des adolescentes. Blaise adressa un lourd clin d’œil à l’une d’elle et ricana de nouveau lorsqu’elle tourna pivoine en détournant la regard précipitamment. Il observa ensuite Katlyna, buvant une nouvelle gorgée de champagne, amusé :


« Effectivement, je vais devoir vous décevoir. Je crois qu’elles n’ont pas vraiment remarqué votre charme. Bien que vous ne passiez pourtant pas inaperçu … » lui répondit-il mi-moqueur, mi flatteur, « Malheureusement pour elle, c’est moi qui vais les décevoir. Je ne les prends pas encore à la crèche »

Sa remarque pouvait paraitre mesquine mais il ne s’en soucia pas. Si Katlyna n’avait pas remarqué leur jeune âge, il était prêt à vendre sa baguette. Elle l’avait fait exprès, il le savait et il rentrait dans son jeu. Il était prêt à la suivre à peu prêt partout, à vrai dire, maintenant qu’elle ne lui adressait plus la parole pour l’agresser. Bon, ok, pas vraiment partout mais … il se comprenait ! Il n’avait pas eu l’occasion de constater le côté joueur et taquin de la demoiselle, jusque là. Et pour être honnête, cette nouvelle façon de converser lui plaisait énormément. Voilà à quoi auraient du ressembler leurs rapports, se dit-il satisfait ! Après tout, ils avaient pratiquement le même âge. Ils étaient dans le même camp, ils ont donc les mêmes idéologies. Ils étaient deux jeunes séduisants. Tout était réuni pour s’entendre, non ? Il se le disait depuis le début mais la blonde semblait d’un autre avis ! Avis dont elle était en train de changer, apparemment.
Pour autant, la proposition qu’elle lui fit par la suite le surprit. L’accompagner sur la piste ? A voir son expression, ce regard plein de défi, elle souhaitait le tester. Dommage pour elle, ou au contraire, Blaise n’était pas de ces hommes qui restent volontiers accoudé au bar, à boire verres sur verres, dans l’espoir d’échapper à la piste de danse. Il n’avait pas honte de son corps, ni même de sa façon de danser. Qui, même si elle n’était surement pas digne d’un professionnel de la danse, n’était pas ridicule pour autant. De ce fait, il n’hésita à lui retourner un sourire confiant et quelque peu enjôleur, l’observant voir une gorgée de champagne. Elle voulait jouer à ce jeu ? Ok, pas de soucis. D’autant que sa proposition suivante le conforta dans ses positions. Ils allaient bien s’amuser. Il prit une nouvelle portion de bulles, prenant tout son temps pour répondre :


« Et si je refusais … » imagina-t-il, un sourire au coin des lèvres laissant en suspend sa décision concernant l’une ou l’autre de ses propositions, « Tu décideras de me planter là ? Tu me ferais de la peine. Moi qui croyais qu’on allait enfin pouvoir se parler sans s’agresser ! »

Voila déjà la réponse à sa deuxième question : il se tutoierait donc. Le vouvoiement avait ce petit côté d’anticipation qui lui plaisait bien. Mais il n’allait pas cracher sur cette occasion d’enterrer définitivement la hache de guerre. Pour le reste, il s’amusa à la provoquer un petite peu.
Il savait très bien qu’elle revenait sur son avis à son sujet. Elle le lui avait avoué à demi-mot en venant s’installer à ses côtés. Mais remettre le sujet sur le tapis et parler ouvertement de son agressivité passé envers lui, c’était volontaire. C’était sa façon à lui de lui en demander la raison. Est-ce qu’elle attraperait cette main tendu pour le lui expliquer ? Il ne saurait le dire mais à vrai dire, la seule idée de lui lancer cette petite pique innocente l’amusait. Il lui semblait qu’elle saurait prendre cette déclaration pour ce qu’elle était vraiment. C’est-à-dire, une légère taquinerie et non un reproche. Déjà parce qu’il l’avait beaucoup observé, auparavant, lors de certaines réunions anarchistes. Il l’avait regardé interagir avec les autres membres du mouvement. Il avait remarqué cette complicité avec leur Leader, par exemple. Il pensait avoir cerné une partie de son caractère et sa façon de s’adresser à lui, ce soir, confirmait ses déductions. Il lui lançait donc une perche. Mais allait-elle la prendre ?


Attendant sa réponse, il continua de l’observer tranquillement, terminant progressivement sa coupe de champagne. Ma fois, pas mauvais, par ailleurs ! Bientôt, la musique actuelle prit fin. Il jeta un rapide coup d’œil à la piste, constatant le départ de certains. Tant mieux, il y aurait plus de place pour eux. Il bu d’une traite la fin de sa coupe et la reposa sur le bar. Descendant de son tabouret, il lui adressa un regard interrogateur signifiant clairement : « Alors, on ne devait pas aller danser ? » en lui tendant une main. Il l’entraina ensuite sur la piste. Abandonnant par là son verre de Whisky sur le bar, symbole d’une soirée solitaire qui n’aurait pas lieu.
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Mer 10 Fév - 23:16

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Ft Blaise J. Zabini.




Plus que jamais, ce soir, les apparences étaient trompeuses. Un proverbe entièrement revisité grâce au Loup obligatoire, qui rendait toute identification impossible. Ou en tout cas, plus ardue. Si cette attirance pour l'inconnue était une constante universelle, l'ensemble de la population savait très bien qu'ils ne pouvaient pas s'y fier. Ce soir, nous pouvions être qui nous voulions. Inconnu aux yeux de tous, le lâcher prise était de mise, carrément un mot d'ordre. Une révélation que Katlyna prenait au pied de la lettre, saisissant les possibilités au vol. Bien qu'elle ne cherchât pas à reconnaitre l'ensemble de cette masse qui défilait à ses côtés, son regard finit par trouver une faille dans un des costumes. La physionomie, puis ensuite la manière de se comporter, lui avait mis la puce à l'oreille. Théorie qui se vérifia dès son approche, c'était bel et bien Blaise Zabini. Autant dire qu'en plein dans son élan de sympathie, c'était une véritable aubaine. Sa présence, ici, allait lui permettre de réparer ses erreurs et de faire amende honorable. Puis surtout, cela allait mettre un peu de piquant dans cette soirée, sur ce point bizarrement, elle en avait l'intime conviction. À peine ce nouveau style de conversation, beaucoup plus posé et joyeux, sur les rails qu'un jeu de séduction semblait se mettre en place. C'était pratiquement naturelle, instinctif, totalement inconscient. Comme si cela avait été trop longtemps barricader et pouvait enfin se libérer des chaines que la raison lui avait imposées. Comme quoi, malgré la possibilité de devenir n'importe qui, ils restaient parfaitement eux-mêmes. Profitant du fait que le jeune homme ne la repousse pas, ce qu'il aurait pu faire vu comment elle avait été hargneuse à son encontre, elle s'amusa à le taquiner. C'était un petit peu comme si elle était entrée dans une phase de test à son égard. Après avoir mis autant de temps et de volontés à le garder à distance, pour un mauvais prétexte aujourd'hui complètement bancale, il fallait revoir les méthodes d'approche. De découverte.

Comme pour continuer ce jeu du chat et de la souris, elle avait rebondi sur trois brunes qui se trémoussaient non loin. Si ces charmantes demoiselles faisaient visiblement de leur mieux pour être discrètes, quand leurs regards lorgnaient dans leur direction, il fallait avouer que les coups d'œil envieux étaient trop insistants pour que cela ne marche. La blonde ne pouvait faire autrement que de le réaliser, elle était une femme après tout et elle voyait bien ou elle voulait en venir. Puis cela lui donnait une occasion en or de titiller un peu plus son vis-à-vis du moment. Il était clair que dans leur cas, ses danses lascives et ses sourires enjôleurs n'étaient que décoration, veine tentative. Amusée, sa légère pique sortit de ces lèvres. Ni une, ni deux, il avait compris où elle voulait en venir sans qu'elle aille besoin d'en rajouter une couche. Décidément, ils étaient sur la même longueur d'onde. Savourant ce délicieux breuvage, en exagérant évidemment le trait, elle eut tout le loisir d'admirer ce lourd clin d’œil qu'il leur offrit. Ce qui eut tôt fait de transformer la benjamine en véritable pivoine. Si de son minois s'échappait un rire, l'amusement brillait dans ces prunelles. Amatrice, ce n'étaient que des amatrices. Elles avaient encore tout à apprendre, pour vraiment maitriser cet art et ne pas partir comme une vierge effarouchée. Puis, ce n'était certainement pas comme ça qu'elles lanceraient les bons signaux aux volontaires, en disant qu'ils pouvaient tenter leur chance. Nonchalamment adossée au bar, la Bulgare l'écouta lui signaler que c'était malencontreusement bien lui, qu'elles regardaient. Prenant la balle au rebond, sans se faire prier, Kat' modifia son expression en une moue vexée. Comme blessée de ne pas être le centre d'intérêt. C'était bien évidement sur jouée. Cependant, ce n'était pas faux dans toutes les circonstances. La vélane était de celle à être habituée de déclencher des réactions sur son passage. Alors pour elle, qu'on l'aime ou qu'on la déteste, tant qu'on ne l'ignorait pas. Véritable contradiction ambulante. Néanmoins son visage se décrispa quand il lui fit un compliment et s'étira dans un rire quand il parla de leur âge trop peu élevé à son gout. Fin observateur que ce Zabini.


-Vous préférez peut-être les couguars de quarante ans? Il faut reconnaitre que l'expérience n'est pas désagréable... Ce serait la poêle qui se moquerait du chaudron que de dire l'inverse, dans son cas. Le regard brillant de mille feux tournés vers lui, elle avala savamment une gorgée de liquide avant d'enchainer. En tout cas, on peut leur reconnaitre leur bon gout, en vous choisissant...

Si son regard dévia une nouvelle fois vers lui, comme si elle le détaillait des pieds à la tête, elle revient bien vite à son visage. Un clin d’œil plus tard, lui signalait qu'elle se lançait certainement corps et âme dans ce petit jeu mis en place qui l'amusait assez. De toute façon, elle partait avec l'idée que rien n'entacherait cette soirée, elle s'y tiendrait donc. Puis, il fallait bien reconnaitre que c'était un compliment qu'elle lui formulait là. Juste retour des choses de son approche moqueuse de tantôt, mais teinté aussi de réalisme. Il serait idiot de ne pas remarquer la classe de l'infiltré mangemort. Parce que le moins que l'on puisse dire, c'était que Blaise savait se mettre en valeur, sans en faire trop. Le subtil dosage des genres. Profitant, une nouvelle fois, qu'il ne semblait pas rancunier et au contraire parfaitement enclin à la suivre dans cette soirée déridée, elle le mettait à présent aux défis. Rien de bien dramatique, ni d'insurmontable, vu qu'il s'agissait simplement de rejoindre la piste de danse. Prendre la mesure du tempo et se laisser emporter en rythme. Inconsciemment d'ailleurs, ses épaules suivaient celui-ci. Bon, il était vrai que beaucoup d'hommes préféraient éviter cela, le voyant plutôt comme une torture. Tandis que de leur position centrale, un verre à la main, il pouvait mieux profiter du paysage. Néanmoins, cela ne semblait pas être son cas. Au contraire, au vu du sourire dont écopa Katlyna, elle avait envie de penser que cela lui faisait plaisir. Raison de plus pour lui laisser une nouvelle chance, cela risquait de devenir intéressant. Continuant sur sa lancée, elle proposa de passer au tutoiement. C'était quand même plus agréable, conviviale et surtout moins protocolaire dans ce genre de soirée. Puis tant qu'à fêter gaiement un nouveau départ, autant abattre ce qui restait comme mur. Notamment, la froide distance du vouvoiement. Quand il émit la possibilité de refuser, son regard qui papillonnait ailleurs, se vrilla au sien. L'océan se plongea dans ses prunelles alors qu'un de ces sourcils partait à l'assaut de son front. Etait-il sérieux là? Abandonnant son verre vide, elle hésita un instant. Le planter là comme ça, elle en serait capable, à n'en pas douter. Juché à moitié sur sa chaise, l'ironie du restant la percuta quand même. Passant une main dans sa chevelure blonde, elle daigna répondre.

-C'est une possibilité en effet. M'en empêcherais-tu?Autant le savoir, non? Oh pour ça, il suffit de forcer les gens que j'apprécie à faire quelques choses, si mes cris te manque tant. D'ailleurs si tu y tiens, je peux tout à fait revenir à ce genre de comportement? Une pique rien de plus. Le faible rictus qui agitait le coin de ces lèvres le prouvait, au contraire de son ton sérieux. Je n'aime pas l'opportunisme et les menaces, tu démarrais mal Blaise. Mais ce que tu as faits pour Siméon, me fait dire que je dois te laisser une seconde chance. Ne la rate pas!

Est-ce que cela sonnait comme une nouvelle menace? C'était possible, dans un certain sens, seulement. C'était surtout une manière de signaler que c'était à lui de ne pas se dérober. Et comme s'il semblait l'avoir perçu, d'une quelconque manière, il la ramena à la réalité des faits et à sa phrase précédente avec un regard qui en disant long. Debout à côté de sa chaise, il lui tendait la main pour l'entrainer vers les danseurs. N'hésitant pas une seconde de plus, elle délaissa sa position, attrapa sa paume et suivit le mouvement en se frayant un passage à travers ce monde. Katlyna n'était pas une danseuse étoile, ni une professionnel de ce genre d’activité mais elle se débrouillait plutôt pas mal. Ou tout du moins, même si elle devait être ridicule, elle en aurait pas honte. Un petit reste d'un ego un peu trop gros parfois. Quand on dit qu'elle s'entend très bien avec Darren, ce n'était pas pour rien. Ils sont un peu pareils, tous les deux. À quelques notables différences près, évidemment. Laissant la musique arriver à ses oreilles, la cadence finit par imposer son tempos. Se mouvant en rythme, elle tentait de s'accorder avec son partenaire, pour éviter de lui écraser les pieds. C'était pourtant un comportement qui risquait de déplaire aux trois brunes. Un regard et voila qu'elles se croyaient indispensables. Dommage pour elle, la médicomage n'avait pas envie de le libérer de sa personne. Il était vrai que du coup, juste par esprit de contradiction, elle s'évertuait à danser assez près de lui, sans pour autant en être outrageuse. Quel mal y avait-il après tout ? Au final, ils étaient deux jeunes gens dans la même tranche d'âge, cherchant à profiter d'une soirée. Au vu de l'ambiance chaotique du monde magique, franchement on pouvait les comprendre. Remarquant les regards courroucés et finalement amusée, elle ne put s'empêcher de s'approcher de lui. Ses lèvres dévièrent leurs couses au niveau de son oreille, question ne de pas hurler pour devoir couvrir la musique, mais surtout pour montrer aux demoiselles qu'elles avaient raté leur chance.

-Je crois qu'elles vont me détester, si je te privatise pour la soirée. Peut-être que je devrais leur faire une leçon? ..Ses dents mordirent sa lèvre inférieure comme prise la main dans le sac, avant de reprendre la parole, moins taquine, plus sérieusement. Allez avoue que tu aimes danser Blaise? Tu viens souvent ici?

Son regard s'était relevé vers le sien, proche. Suffisamment en tout cas pour que la masse de sa chevelure, bougeant selon leur gré, ne cache la vue. Après tout tant qu'à repartir de zéro, autant poser de vrai question pour apprendre à se connaitre non? Puis de toute façon quoi qu'on dise, l'homme n'était pas un animal solitaire. Alors quitte à la passer ensemble autant détendre l'atmosphère.


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Blaise J. Zabini
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Mer 24 Fév - 17:34
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Katlyna L. Wellington
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L'immoralité est un mythe inventé par les honnêtes gens pour expliquer la curieuse attirance qu'exercent les autres Δ  Oscar Wilde

L’expérience n’est pas désagréable ? Merlin, il aimait ce qu’elle lui disait là. Cette façon de penser lui plaisait. Elle ne semblait pas avoir de préjugés –sur l’âge, en l’occurrence- et surtout, elle n’avait pas froid au yeux. Elle était telle qu’il se l’était représenté durant ces derniers mois. Car oui, il ne pouvait le nier, il l’avait beaucoup observé durant leur rencontre au sein de l’Anarchie. Même s’il n’était qu’un novice, un nouveau, les occasions n’étaient pas rares : réunions réunissant tous les membres du mouvement, rencontres fortuites entre deux missions, rendez-vous pour les contre-rendus réguliers qu’il devait faire concernant sa mission où elle s’était parfois trouvée, etc. Bref, les occasions n’avait pas manqué ! Il mentirait en disant qu’il n’avait pas ressenti un attrait pour elle au premier regard. Cela lui était souvent arrivée, lui qui aimait tant les femmes. Pour autant, il s’était rendu compte que cet attrait ne disparaissait pas. Pas même face à sa franche agressivité à son égard ! Il s’était dit que la raison en était très simple : il ne l’aurait pas parce que l’attirance n’était pas réciproque. Elle lui « résistait » en quelque sorte, bien qu’il n’est rien tenté. C’était classique. Il ne l’aurait pas, alors, il ne passait pas à autre chose. Il la remarquait toujours car elle ne faisait pas partie de son tableau de chasse. Quelque chose dans ce gout-là. C’était un raisonnement parfaitement macho, qu’elle aurait surement haït, par ailleurs. Il en avait conscience mais telle était sa personnalité. Il ne se ferait plus. En faisait simple, il avait alors porté une attention toute particulière aux gestes de la Bulgare, aux mots et ce qu’ils pouvaient bien cachés ou signifier. Et il s’était fait une image précise de la jeune femme.
Mais ce soir, il avait oublié tout ça. Il avait surement tord sur la moitié de ses suppositions. Mais sa présence, l’attention qu’il lui portait maintenant qu’il partageait une véritable conversation, l’empêchait d’y réfléchir sérieusement. Il profitait, sans se poser de questions. Il apprenait à la connaitre plutôt que de supposer. Il avait à la fois l’impression d’avoir affaire à une personnalité familière, car étudiée depuis longtemps, mais il était également surpris. Agréablement surpris. Katlyna était fascinante au-delà de ce qu’il aurait pu imaginer. Drôle d’en venir à une conclusion pareille après seulement quelques minutes de conversations. Pourtant, le fait était là. Il était subjugué. Les compliments qu’elle dissimulait derrière ses mots n’en était que plus appréciable. Une chose pour laquelle il s’était trompé à son propos : il avait l’impression qu’elle ne lui était pas si indifférente que ça, au final. Et même si l’alcool et l’ambiance s’y prêtait, rien ne l’avait obligé à prendre la décision de lui laisser sa chance. La chance d’apprendre à se connaitre réellement. De devenir des alliés, plutôt que des ennemis. Une chance de s’apprécier ? Il l’espérait bien.

Aussi, une nouvelle provocation de sa part déclencha chez elle une vive réaction. Le regard qu’elle vrilla soudainement au sien, accompagné d’un haussement de sourcil interrogateur, lui donna l’impression qu’elle s’était senti insultée. Il ne savait pas vraiment si il avait cherché à provoquer chez elle une pareille réaction. Ce n’était qu’une petite pique ironique et une certaine curiosité de comprendre son changement d’attitude à son égard. Comprendre ce qui l’avait fait changé d’avis le concernant. Pourtant, il aurait rit de cette réaction si il n’avait pas su qu’il se serait mangé sa main dans sa tronche, ou quelque chose approchant. Elle n’était surement pas femme à se laisser insulter sans réagir. Par ailleurs, il se demanda un instant s’il n’était pas allé trop loin. Elle sembla cependant comprendre l’ironie de ses propos et l’instant de flottement disparu aussi rapidement qu’il était venu. Sa réponse ne l’étonna pas. Bien entendu qu’elle ne resterait pas à s’ennuyer au bar en sa compagnie toute la soirée si il décidait égoïstement de ne pas la conduire sur la piste. A vrai dire, ce n’était pas cette réponse là qui l’intéressait même si elle lui faisait très bien comprendre son caractère indépendant avec cette réplique.
Sa question à elle, en revanche, l’étonna. Il eut un blocage, le temps d’assimiler ses mots. L’imaginait-elle réellement comme une brute incapable de se maitriser ? D’accord, il aimait les femmes et il aimait obtenir ce qu’il voulait. Mais pas à ce prix. Il avait sa fierté et surtout, il avait une morale. Jamais il n’aurait forcé une femme à quoi que se soit le concernant. Ma parole, parfois, il se demandait sérieusement si son côté provocateur, séducteur et arrogant n’allait pas à peu trop loin, au point de donner de lui l’image d’un homme sans mœurs. L’idée le contraria bien qu’il s’était toujours fichu de l’avis des gens sur sa propre personne. Il n’eut pas le temps de s’aventurer sur ce sentiment pour autant, car sa vis-à-vis avait encore à lui dire. Cette fois-ci, sa réponse contenta sa curiosité. Ainsi, c’était bien la réussite de sa mission qui avait joué en sa faveur. Mais pourquoi ? Parce qu’il prouvait qu’il n’était pas entré chez les Anarchistes par caprice ? Parce qu’il avait sauvé McFly ? Parce qu’il prouvait pas là sa réelle appartenance au mouvement, en trahissant les mangemorts ? Elle s’était tout simplement méfié de lui, alors ? Le prenant pour un traitre à leur cause ? Puis, il se rendit soudain compte qu’elle lui avait servi la réponse sur un plateau : elle n’avait pas aimé la façon dont il était entré chez les Anarchistes. Elle avait du avoir vent de sa rencontre avec Bonnie, bien entendu. Cette dernière avait du leur raconter le chantage de ce jeune arrogant, qui l’avait piégé sans qu’elle ne puisse rien y faire. Katlyna avait eu connaissance de sa menace de révéler l’identité de la mannequin au public, de révéler son appartenance à ce groupe de terroriste recherché, si elle ne l’aidait pas à intégrer le groupe. Tout devint alors plus clair, et il se sentit inconsciemment soulagé. Comme-ci toutes les barrières qui le séparait de la blonde s’écroulait en même temps. Si ils avaient l’occasion d’en discuter ensemble, dans un autre contexte, elle comprendrait qu’il n’avait pas eu le choix. Personne ne l’aurait cru ou prit au sérieux si il s’y était prit autrement.

C’est donc dans cet état d’esprit qu’il profita d’un changement de mélodie pour l’entrainer sur la piste. Un sourire enthousiaste se dessina progressivement sur ses lèvres tandis qu’il leur frayait un chemin parmi la foule. Puis, il l’attira légèrement à elle, les installant dans une bulle constitué de jeunes –et moins jeunes- danseurs en sueur. Ils se mirent alors à danser et Blaise lâcha prise, délaissant cette attitude travaillée qu’il entretenait en permanence, résultat d’une éducation rigide. Sur la piste, il était totalement lui-même et c’est la raison pour laquelle il aimait s’y rendre. Se lâcher, laisser la musique l’embarquer, ne pas penser à ses gestes/son attitude, seulement son corps qui se mouvait au son des guitares et percussions. Il se sentait libre. Et puis, il y avait Katlyna qui était là, prêt de lui. Presque collé à lui, ses gestes magnétiques et cette façon de se mouvoir presque féline. Il l’observait danser, et il dansait avec elle sans se soucier des autres danseurs.
Puis, lorsqu’elle approcha son visage du sien pour finir par murmurer à son oreille, il eut un rictus moqueur à l’égard des trois écolières. L’idée qu’elles puissent jalouser Katlyna flattait son égo, bien entendu. Et puis, c’était également toujours aussi drôle parce qu’elle était si jeunes ! Sincèrement, il n’aurait même pas parié une mornille qu’elles étaient majeures. Comme-ci son attention allait s’arrêter sur elles. Leur extrême jeunesse n’était ni attirante, ni même raisonnable. De quoi se retrouver avec la brigade des mineurs magique aux trousses ! Jamais de la vie ! Et puis bref, il préférait les femmes, les vraies. Présentement, les femmes comme Katlyna. Katlyna qui le regardait en se mordant la lèvre et qui lui avouait vouloir le privatiser pour la soirée. Mais il aurait bien aimé savoir ce qu’elle entendait par leur donner une leçon. Ca risquait d’être amusant. A son tour, il se pencha vers elle et parla à son oreille dans une attitude lascive :


« Mais je t’en prie. Je ne sais pas trop ce que tu entends par là, mais je te fais confiance pour ça. Je ne rate jamais une occasion de m’amuser un peu ! », il lui adressa alors un sourire clairement enjôleur avant de répondre lui aussi plus sérieusement, « Honnêtement ? J’aime vraiment ça. Sur une piste de danse, on est personne. Pas de camp, pas d’obligations, pas de devoirs. Juste … Blaise. Et la musique. C’est … ça fait du bien. » confia-t-il, finalement.

Il n’était pas certain qu’elle comprendrait réellement ce qu’il voulait dire par là. Bien sur, elle avait sa part de désagrément, son propre fardeau relatif à sa condition d’Anarchiste. Mais elle n’était pas née dans une famille comme la sienne. Elle n’avait pas vécue, grandit parmi des familles de Sang-Purs. Elevé avec l’idée qu’il devait faire honneur à un sang qu’il ne possédait finalement pas. Elle n’avait pas grandit avec l’idée que d’autres lui étaient inférieurs, qu’il devait surveiller ses fréquentations. Apprécier certaines personnes pourtant détestables et dénigrer des gens qu’il avait pourtant envie de connaitre. Seuls certains sorciers pouvait comprendre ça. En public, dans la société magique, il portait un masque. Un masque qu’il devait rendre invisible. Il devait être irréprochable, il jouait un rôle. Et parfois, il était fatigué de tout ça. C’est ça qu’il lui confiait mais la conversation tournait un peu sérieuse pour l’occasion donc il enchaina vite sur sa deuxième interrogation :


« J’aime bien ce bar. Le personnel est sympa, la musique est bonne et ils font des cocktails canon. Bon, au final, tu roules sous la table plus rapidement que tu ne l’aurais prévu mais c’est cool ! » rit-il, « Je viens régulièrement avec des camarades de l’Université. Et toi ? Je ne t’ai jamais croisé. Tu as eu l’occasion de te rendre compte de la puissance de leurs boissons alcoolisées ou c’est la première fois ? Je te demande pas si tu aimes danser, la réponse serait un peu trop évidente.»

Il s’était rapproché d’elle pour pouvoir se faire entendre, le regard baissé vers le sien. Ses cheveux cachaient la majorité de son visage et il voyait à peine son regard bleu-vert. Instinctivement, il en dégagea une partie d’un geste. C’était mieux ainsi. Puis, il jeta de nouveau un rapide regard aux trois adolescentes et remarqua qu’elles s’étaient rapprochées.

« Crois-le ou non, je crois qu’elles ont l’intention de te déloger de là » plaisanta-t-il en reportant son attention sur l'anarchiste, « On les invite ou on leur fait comprendre qu’il faut qu’elle retourne chez leurs mamans ? »

Merlin, c'est qu'elles étaient coriaces ! Avec tout ça, il en oubliait la raison de sa présence en ce lieu. Pourtant, l’heure approchait.
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Lun 29 Fév - 20:34

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Cette soirée d'Halloween était une réussite. Il suffisait de voir le nombre de personnes qui arpentait le dôme, pour le réaliser. La musique déchainait les foules, tandis que l'alcool coulait à flots. Deux arguments notables dont se paraient toutes les fêtes d'exception. Autant dire qu'il n'y avait rien à regretter d'être venu ici. Absolument rien. Au contraire, cette ambiance survoltée, légère et conviviale était une véritable bulle d'air. Un moment de décalage complet avec la situation chaotique, vécue par le monde magique. Ne penser à rien, apprécier ces fugaces contacts et discussions avec de parfaits inconnus. C'était quelque chose qu'on faisait très rarement. Katlyna devait bien reconnaitre que même si elle était toujours d'humeur philosophe et sympathique, elle usait bien trop souvent de méfiance. Surtout qu'il ne fallait pas avoir de preuve pour commencer à craindre, supposer des actions ou souhaiter tout simplement tenir quelqu'un à distance. Des signaux biaisés ou un sentiment violent négatif étaient suffisant. Cela avait malheureusement été le cas pour Blaise. Dès l'instant où l'écrivaine avait raconté ce qui s'était passé lors de l'attaque de Poudlard, elle avait pris en grippe le jeune homme. Ses menaces culottées l'avaient irritée plus que de raison. Mais loin de lui laisser une chance, elle l'avait considéré comme persona non grata de sa propre liste. Les différentes réunions et conversation auxquelles ils avaient participé, tous les deux, n'avaient rien changé. Il faut dire qu'avec le caractère plus têtu qu'une mule de la Bulgare, il fallait déjà se lever tôt pour qu'elle reconnaisse ses erreurs. Pourtant, quand la preuve était sous ses yeux, elle n'avait d'autres choix que de le faire. Parce qu'après analyse, Blaise était loin de ce gamin têtu, arrogant et légèrement hautain, qui voulait à tout prix montrer qu'il existait.

Non, c'était finalement quelqu'un de tacticien, qui souhaitait, comme tout le monde, apporter sa pierre à l'édifice. Participer à un mouvement auquel il croyait, en soutenant ces personnes. Alors une fois ce point de rancune évaporé, la belle blonde se rendait compte qu'elle n'avait aucune raison de l'avoir dans le nez. Aussitôt pensé, aussitôt réalisé. Elle mis en marche un revirement à cent quatre-vingts degrés, en prenant l'occasion que lui offrait le dôme pour changer de caps. Une étonnante technique qui ne déstabilisa pas longtemps l'infiltrer mangemort. En quelques phrases à peine, le duo prenait ces nouvelles marques. C'était teinté de plaisanterie, de taquinerie, de sous-entendu et de défis que semblaient aller leurs conversations. C'était un nouveau jour de sa personnalité qu'elle découvrait là, et elle lui plaisait énormément. La médicomage était même d'avis qu'elle aurait dû le faire beaucoup plus tôt, voyant dans le comportement de l'étudiant, un reflet de ce qu'elle était. Sans doute une des raisons qui faisaient qu'ils se retrouvaient à être sur la même longueur d'onde. Notamment sur les gamines débauchées, qui gesticulaient à deux pas. Puis sur une vie sexuelle mettons aventurière. Parce que oui, son simple sourire et ce regard profond en disant bien long. Voilà qui allait les rapprocher davantage. Trouver une ressemblance, comme un écho au masculin. Cependant, malgré cette envolée rapide et une prise de connaissance sur rythme musical, il semblait tenir à son explication. Élément qu'elle pouvait comprendre. Cédant à ce caprice, elle expliqua vaguement la raison de sa hargne. Et dire que tout cela aurait pu se régler en une conversation. Comme quoi, il y avait que les imbéciles qui ne changeaient pas d'avis. D'ailleurs, en matière de changement, l'anarchiste l'invita sur la piste de danse et elle ne bouda pas son plaisir pour l'accompagner. Très vite, Katlyna eut conscience que danser faisait partie de son mode de vie. L'homme dévoilait de plus en plus de qualité, ayant vraiment l'air comme un poisson dans l'eau sur une piste de danse. Ce qui n'était pas le cas de tout le monde dans l'assistance...

Cependant, l'ex-Dursmtrang oublia les personnes environnantes pour se fixer sur une seule chose : son partenaire d'un soir. Blaise était un bon danseur, un homme qui savait y faire dans ce domaine et de manière tacite, elle tenta d'accorder ses pas aux siens, pour donner un ensemble agréable. Ces mouvements partaient en lâchée prise et l'alcool plus la longue journée y étaient pour beaucoup. Elle préférait décrocher de ses pensées, se laisser porter, voir carrément transporter. Se rapprochant de manière involontaire, mais pas déplaisante, elle laissait faire, ponctuant le tout d'un sourire ou d'un rire avant de remarquer les trois teignes de tout à l'heure, qui ne semblait pas contente. Amusée de leur stupide ténacité, elle lui en fit part avant de relancer la discussion, ou autant que faire ce peu quand vos oreilles était enseveli sous un sacré paquet de watt. Il faut dire que Kat' avait l'habitude que certaines femmes la jalouse, mais la franchement, la comparaison n'était pas à faire. Elles n'étaient encore que des gamines, alors certes elle n'était pas de ces femmes mures, dans la fleur de l'âge, mais elle n'avait rien à leur envier. Pratiquement collé à lui, son visage et son corps proche du sien, elle eut un sourire amusé quand il lui donna son accord pour qu'elle leur dise entre-guillemets, aller voir ailleurs mesdames la place est prise. Ce qu'elle entendait elle-même par là? Elle n'en avait aucune idée, mais elle se promettait d'y réfléchir très sérieusement dans la seconde. Du moins, si Blaise souhaitait ne pas prendre tout geste à venir, de sa part, pour du flirt pur et simple. Non pas que cela la dérangerait, mais elle ne tenait pas à briser une entende si bien trouver. Comme si c'était naturel, comme si cela aurait toujours dû être le cas. C'était particulier et indescriptible à la fois. Autant vous pouviez passer des années à discuter avec quelqu'un, sans se trouver plus d'atome crochu que cela, autant en trois minutes, vous avez l'impression que vous connaissiez la personne d'en face comme si vous aviez été bercée ensemble. Cela faisait un drôle d'effet.


-Alors nous sommes faits pour nous entendre, Blaise... Ponctua-t-elle pour exprimer qu'elle aussi, aimait profiter de chaque situation à portée de main. Quitte à ce que les autres pensent que c'était une connerie... Puis en même temps, c'était une manière d'exposer son ressenti. La suite la fit sourire. Cela se voyait qu'il aimait ça, que c'était une seconde nature, un pur instant de bonheur pour lui. Ça se voit que tu aimes ça, ça se voit que tu en profite et que tu t'en amuse. Alors tu sais quoi? Je trouve qu'on peut éreinter cette piste jusqu'à la fin de la nuit...

Oui, en cet instant, elle comprenait parfaitement ce qu'il voulait dire. Ce qu'était cette sensation grisante de liberté, ou on se moquait de tout le reste. C'était une manière de relâcher la pression, d'évacuer le stress du quotidien. Danser toute la soirée n'avait donc que des avantages... La musique changea de rythme, devient plus rapide encore et elle reprit dans l'ambiance. Le choix de lâcher ces cheveux n'avait pas, par contre, que des bons côtés. Outre le charme naturel, c'était surtout des mèches blondes qui volaient dans tous les sens, lui revenant par moments dans la figure, ou se coinçant dans son masque. Et voila qu'en quelques phrases, elle en apprenait bien plus sur lui que tout ce qu'elle avait pu apprendre, pendant une année entière. Comme quoi, il ne suffisait parfois pas de grand-chose. Un rire sortit de ses lèvres, se joignant au sien quand il parla du cocktail canon. La première année où elle avait mis les pieds dans cette salle, elle avait eu un souvenir mémorable de sa cuite du lendemain. Jour funeste et sombre ou le silence et le noir complet avaient été ses meilleurs amis. Si on ne prenait pas en compte la barre d'un bon centimètre qui tambourinait sur le sommet de son crâne. Certes, cela ne valait pas l'alcool russe, mais il fallait admettre qu'ils étaient méchamment plus traitres.

-Non, je suis déjà venue ici, mais je ne viens pas souvent. Ça dépend de l'occasion... Mais j'ai découvert le dôme, pour une soirée d'Halloween justement, lors de ma première année en medicomagie. Je crois que ça a été ma pire cuite sur Londres et ce n'est pas peut dire, tu peux me croire... Je me souviendrais toujours du petit cocktail rouge avec le mélange du patron... Tu l'as déjà gouté? Parce que les alcools russes et bulgares, je connais, c'est fort mais tu le sais, tu le sens, mais celui-là, il se boit comme du petit lait...

Son sourire s'accentua encore un peu plus. Oh que oui, ça se buvait avec la facilité d'un soft sauf que c'était tout sauf cela. Après quelques verres, c'était une véritable gifle et la bouffée d'air frais qui sauvait certain, empirait tout vous avez sa parole. Pourtant, Kat' n'avait pas à rougir, elle tenait relativement bien l'alcool mais ce coup-là, elle avait royalement raté son coup, au plus grand plaisir de ces nouvelles amies -dans un état tout aussi déplorable-. Ce qui avait eu pour conséquence de les souder encore plus. Or, quand comme elle a l'époque, on débarquait dans un endroit inconnu, il était viscéral de trouver des personnes sur qui on pourrait compter, des amis. C'était ce qu'étaient devenus, au fil du temps, les anarchistes. Darren, Bonnie, Siméon, Dastan, il avait tout un petit quelque chose en plus qui faisait que le courant passait. Nul doute qu'après ce soir, elle pourrait rajouter Blaise sur cette liste. Sans comprendre, elle sentit sa main effleurer sa joue pour dégager ses yeux, alors qu'il la scrutait intensément. Technique volontaire? Approche douce? Aucune idée... Mais avant qu'elle ne puisse sauter sur l'occasion, pour reprendre le petit jeu qui était le leur, il lui parla des trois demoiselles révoltées d'être ainsi ignoré. Sérieusement? Un de ces sourcils était parti à l'assaut de son front, alors que son regard bleuté avait effectivement trouvé les trois brunes. Décidément, elles s'enfonçaient dans leurs conneries... Un sourire ironique, mesquin, étira ses lèvres alors que la malice qui brillait dans son regard, lui offrait déjà la réponse sur un plateau d'argent.

-Je ne suis pas du genre qu'on déloge, et généralement les hommes me préfère ainsi. Elle lui lança un regard appuyé, ponctué d'un clin d’œil. Alors les jupes de leurs mères seront beaucoup plus accueillantes que moi. Je n'aime pas du tout partager...

Traduction : pas question d'une invitation. Puis, ce n'était pas en s'approchant d'eux que le regard de Blaise retournerait sur leur petite personne. Certes, le jeune homme s'était amusé à leur lancer quelques signaux, mais si elles n'étaient pas capables de décrypter la moquerie qui suintait de chacun de ses actes, cela allait mal tourner pour elles. La vélane décida qu'elle n'allait pas rester les bras ballants à attendre, ce fut pourquoi, elle rechercha un réel contact. Ce fut d'abord ses mains sur le col de sa chemise, pour s'accrocher un peu plus à lui, suivi par une danse moins amusée... Le summum? Elle lui coula un regard qui lui demandait de ne pas lui coller la gifle de sa vie. Puis sans attendre, sans être sûr qu'il avait tout saisi, ses lèvres avaient rejoint les siennes dans une sorte de french kiss. Ni plus, ni moins. Son but? Mettre en rogne trois gamines frustrées? On pourrait le croire et cela ne serait pas totalement faux. Alors qu'elle reprenait le tempo et ouvrait la bouche pour s'expliquer, une main se posa sur sa taille. Oh là, qui était donc l'illustre inconnu qui décidait de l'embarquer ailleurs, sans son accord? Elle se retourna vers lui, prête à lui signaler qu'elle n'avait aucune intention de quitter sa position, mais ses mots moururent dans sa gorge. À l'instant même où ses prunelles rencontrèrent celles du brun, qui l'avait attiré un peu plus loin, elle l'avait reconnu. C'était Darren. Le leader de l'anarchie était là et il était évidemment prêt à lancer les festivités. Docilement, elle l'avait suivi, profitant de la danse improvisée qui se devait être une valse. Après quelques instants de silence, ses lèvres avaient enfin laissé échapper quelques mots. Un sourire orna son visage tandis qu'il lui plantait un baiser sur la joue et s'éclipsait vers une autre blonde, qu'elle jurait être Bonnie maintenant qu'elle la fixait. Suivant sa progression, elle finit par sortit de sa transe et se retourna vers son compatriote.

-Que la fête commence... Ouvres grands les yeux et profites du spectacle...

C'était sa manière à elle de lui faire comprendre que les choses sérieuses allaient commencer. Car oui, cette fête était aussi le jour particulier qu'avait choisi l'anarchie pour renaitre de ces cendres. Pour crier au monde entier qu'elle n'était pas morte. Pour prouver que Lord Voldemort, c'était vulgairement trompé. De manière instinctive, Katlyna se tourna vers la scène du dôme. Quelque seconde plus tard, dans un parfait timing, les basses qui raisonnaient encore se coupèrent. Le silence envahit la salle, plongeant l'assemblée dans la stupeur. Puis après le son, ce fut la lumière qui leur fut enlevé. Alors que la clameur et les protestations commençaient à se faire entendre, avec plus de force, le noir complet céda sa place à un personnage changeant de visage, filmé en gros plan. Un véritable chef-d’œuvre de manipulation moldu. Subjuguée, son regard resta ancré vers ces images..


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Blaise J. Zabini
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L'immoralité est un mythe inventé par les honnêtes gens pour expliquer la curieuse attirance qu'exercent les autres Δ  Oscar Wilde

Il y avait longtemps qu’une femme n’avait pas provoqué chez lui une attirance si forte. Si magnétique ! Il avait connu des flirt, et plus si affinités, qui l’avaient émoustillé plus que d’autres. Des soirées vraiment sympa, amusantes. Mais la plupart datait de Poudlard et l’âge n’était pas le même. Depuis son entrée à l’Université, il avait eu l’occasion de sortir, mais il lui fallait avant tout être à la hauteur pour tout le reste : les mangemorts, l’Anarchie, ses études, sa mère et ses amis qu’il devait protéger de son secret. Il avait eut peu d’occasion de se lâcher comme il le faisait ce soir. Il y avait eu quelques soirées sympathiques mais néanmoins mesurées.
Il ne savait pas pourquoi l’occasion lui était donné de passer du temps avec Katlyna, d’apprendre à la connaître et de réaliser qu’ils étaient fait pour s’entendre -c’était à présent une évidence- mais il remerciait Merlin de lui offrir cette opportunité. Leur petit jeu se poursuivait tandis que leurs corps se faisaient de plus en plus proches. En osmose avec la musique, dans leur bulle, il profitait du moment pour se découvrir. Elle était joueuse, piquante, charismatique et séductrice. Il avait eu une bonne intuition la première fois qu’il l’avait vu. Elle correspondait tout à fait à l’idée qu’il s’était fait d’elle. Et même mieux, car il n’avait pas espéré entrer ainsi dans un jeu de séduction avec elle. Elle ne lui en avait pas vraiment donné confiance sur ce point. Elle avait tout fait pour l’éloigner d’elle, et lui montrer qu’elle ne l’aimait pas , jusqu’ici. Il savait donc sa chance ce soir. Et si il avait tendance à se montrer très sur de lui et partir systématiquement du principe qu’on ne pourrait lui dire non car il en valait la peine, avec elle, ça ne s’était pas passé ainsi. C’est pourquoi, ce moment avait une saveur différente, plus précieuse.

Il devait l’avouer, il la testait un peu. Il ne doutait pas qu’elle en fit de même, cependant. Les trois gamines n’étaient qu’une pièce de leur jeu. Il voulait voir jusqu’où la blonde irait pour assurer qu’ils ne soient pas dérangé dans leur conversation. Certes, il en jouait mais il ne mentait pas pour autant. Les trois brunes étaient vraiment collantes. Il avait vraiment l’impression qu’elle ne comptait pas lâcher l’affaire. C’était particulièrement drôle, et bien que c’était le genre de chose qui renforçait son égo, il avait du mal à comprendre qu’elles ne puissent pas voir qu’ils ne jouaient pas du tout dans la même cour. Visiblement, Katlyna le comprit également ainsi car après avoir assuré qu’elle n’était pas femme à se faire déloger de sa place, elle prit des mesures radicales pour éloigner les trois opportunistes. La voyant se rapprocher significativement, il eut un sourire coquin, ayant compris ce qu’elle comptait faire. Il joua le jeu, voulant s’assurer qu’elle oserait aller jusqu’au bout. Dans une danse plus lascive, il posa à son tour ses mains sur sa taille tandis qu’elle logeai les siennes prêt de son cou. Elle lui lança un regard qui l’amusa beaucoup. Du genre : « Me frappe pas, je joue juste ». Si il avait eut le temps, il se serait sûrement moqué un peu d’elle. Comme-ci il allait refuser un contact plus charnel avec elle. Elle ne le connaissait pas encore !
Quand leur lèvres se touchèrent, Blaise y mit volontiers du sien. C’était avant tout une question d’honneur, histoire qu’elle n’en garde pas un souvenir vague, voir fade. Comme-ci c’était possible ! De plus, il devait l’avouer, il était plutôt heureux de la tournure des événements. L’instant ne dura pas mais quand ils se séparèrent, il lui adressa un sourire satisfait, limite arrogant. Suivit d’un simple : « Hum ... » afin de manifesté son contentement quant à cette façon d’agir. Par Merlin, elle n’avait pas froid aux yeux ! Bien entendu, il ne laissait pas son imagination s’envoler. Jamais. Il était bien conscient du contexte et de leur jeu. Ils ne faisaient que s’amuser un peu.

Tandis qu’ils se remettaient à danser, quelqu’un les interrompis. Un homme attrapa la belle blonde par la taille afin de l’éloigner un peu. Devant l’expression de Katlyna, qui semblait contrariée, Blaise haussa un sourcil. Qui venait les déranger ainsi ? Allait-il devoir à son tour, devoir faire preuve de possessivité ? Cependant, il reconnu vite Hellson. Elle se laissa entraîner un peu plus loin, l’ayant sûrement identifié à son tour. Le black les observa de loin, vaguement conscient de son immobilité soudaine au milieu de la piste. Les deux anarchistes parlèrent peu. Mais Blaise était prêt à mettre sa main à couper que la petite surprise allait bientôt commencer. Il aperçu le baiser sur la joue donné par leur Leader et il se fit de nouveau la réflexion qu’ils semblaient proches. Il avait déjà remarqué ce détail, auparavant. Puis, pendant un instant assez long pour pouvoir profiter de la courbure de ses reins, Katlyna resta planté là, le regardant partir. Et l’observant se diriger vers une autre blonde, nommé Bonnie. Puis, elle revint ensuite vers lui lui annonçant la suite des festivités. Ouvre grand les yeux avait-elle dis, il les laissa donc grand ouvert.

D’un coup, plus un son, plus une lumière. Des cris de stupeurs et de surprises se font entendre tandis que les secondes s’égrainent. Puis, tout aussi soudainement, un visage apparaît en gros plan sur le mur, sur les gens, sur le plafond. Blaise observe, intrigué par cette technologie moldue qu’il connaît peu. Il regarde, subjugué, les visages défilent. A l’évocation du nom de Voldemort, il sursaute presque mais rien en comparaison des cris d’effroi de la plupart. Il reconnaît les visages de certains : des anarchistes, des mangemorts, le Ministre, Hikkins et tant d’autres. Il observe aussi des inconnus. Il jette un coup d’œil à Katlyna, toujours à ses côtés, aussi attentives que lui. Connaissait-elle les détails de cette mise en scène ? Ils écoutent le discourt, Blaise totalement admiratif de l’audace d’Hellson, des mots qu’il ose prononcer. Le Ministère en prend pour son grade tout comme les mangemorts. Il dit ce que beaucoup pense tout bas. Et surtout, il révèle aux yeux du Monde la vérité : l’Anarchie est vivante, plus que jamais. C’est précieusement pour ça qu’il a choisie ce camp. Ils bougent, ils osent, il agissent ! Enfin, aussi rapidement que c’est venu, tout s’efface. Encore quelques secondes de flottement avant les réactions, bien vite interrompu par un corps qui tombe au milieu de la foule, non loin d’eux. Blaise le reconnaît, il s’agit d’un Mangemort de second ordre. Un Mangemort qui a un peu le même statut que lui au sein des rangs du Seigneur des Ténèbres.
Très vite, la panique s’installe. Les gens se mettent à hurler, à courir, à se bousculer. Les Aurors et les Chasseurs ne vont pas tarder à débarquer. Blaise ne réfléchit pas deux secondes avant d’attraper la main de Katlyna et de l’entraîner vers la sortie, dans la cohue.


« Viens, il faut partir! »


Si ils restent là, ils sont cuits. Il faut déguerpir afin de protéger leur couverture. Pas la peine d’en rajouter à leur difficultés présentes. L’Anarchie se remettait tout juste de l’enlèvement de McFly, la mort de Kingfell et l’annonce du meurtre de Darren. Une fois dehors, il les entraîne le long des rues avant de prendre la direction du Boulevard et de s’enfoncer dans la foule, au pas de course. Après s’être dissimulé parmi elle, il ralentit l’allure et il arrache son loup. Là, seulement, il lâcha la main de la blonde. Il n’était pas certain qu’elle apprécie qu’il l’ait entraîner ainsi, sans son consentement. Mais que pouvait-il faire d’autres ? Il était évident qu’ils devaient bouger, il avait fait ce qu’il devait faire. Elle en aurait sûrement conscience.

« Eh ba, beau spectacle ! » s’exclame-t-il, finalement, partiellement essoufflé, « Il ne manque pas d’imagination, il faut le reconnaître. Tu étais au courant de tout ce qui allait se passer ? »

Ils étaient en sécurité à présent, personne ne les trouverait dans cette foule. Il revenait donc au sujet principal. Et à moins qu’elle ne décide que la soirée était terminée, il comptait bien ne pas s’arrêter là. Le seul problème, c’est qu’il était en plein automne et qu’ils avaient laissé leurs vestes là-bas. Ils risquaient d’avoir vite froid, en restant ici.
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Lun 28 Nov - 17:43

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Prendre une décision en n'ayant pas toutes les cartes en main était arbitraire, stupide et injuste, mais tellement humain. Dans les conditions actuelles, la population ne prenait plus le temps d'écouter les différentes versions, elle se laissait porter au gré de ces impulsions et de ces sentiments, en prenant partit sans réfléchir. C'était exactement ce qu'avait fait Katlyna, face à son collègue anarchiste. Heureusement pour lui, les récents évènements avaient permis de lui ouvrir les yeux et de la faire revenir sur sa position, pour leur plus grand bonheur. D'une ignorance polie, où autant que faire se peut, ils venaient de passer à un autre style, complètement différent. C'était à présent quelque chose de plus amusant, tentant et provocateur. Le tout était même ponctué d'un petit jeu de séduction et de flirt, aidé en cela par la stupidité de trois gamines. Autant dire que leur duo d'ancien étudiant s'était définitivement bien trouvée. Un changement surprenant, étonnant mais plus qu'agréable. Blaise devenait d'un seul coup un partenaire et un allié beaucoup plus plaisant. Il fallait bien reconnaitre que malgré le sang froid, la patience et le calme qu'elle pouvait donner à Sainte-Mangouste, la blonde avait un caractère de feu. Par conséquent, elle avait besoin de trouver une personne capable de lui répondre, capable de lui tenir tête, de corser les choses, voire de la mettre carrément aux défis. Elle avait besoin que tout ne soit pas simple, ni qu'on lui dise amen, c'était presque cherché les conflits, mais c'était pourtant une constante chez elle. Il suffisait d'ailleurs de regarder dans ces connaissances pour voir que personne n'avait sa langue dans sa poche. Que ce soi, la fratrie Rogue ou les anarchistes, tous avait leurs caractères et leurs piquants.

Alors trouver ce petit détail chez Blaise, semblait vivifiant et rassurant. Il prenait une dimension différente et le gamin arrogant, arriviste, redevenait un battant capable de tout pour défendre ses idées, les leurs. Elle était finalement ravie d'apprendre à le connaitre, de casser cette fausse image qu'elle s'était faite de lui, tout en s'amusant pleinement sur la piste de danse, initiant et intensifiant de minutes en minutes ce petit jeu mis en place. Il atteins même son paroxysme quand la vélane décida de prendre à bras le corps la décision de clamer officiellement "échec et mat" aux trois brunes, en venant chercher ses lèvres, après une danse beaucoup plus sensuelle. Si elle pensait juste réaliser un french kiss, elle se surprit un instant à le sentir réagir, y mettant du sien, pour approfondir ce qu'elle avait voulu des plus fugaces. Loin d'être complètement paralysé par la stupeur, elle n'avait fait qu'en rajouter une couche, avant de se décaler de lui en pressant doucement ces lippes l'une contre l'autre, comme si elle cherchait à garder un peu plus longtemps cette douche chaleur ou le gout de son baiser. Tandis que le brun se contenta d'émettre un son appréciateur. Le regard pétillant de malice, un sourire se logea sur son visage, alors qu'elle s'apprêtait à prendre la balle au rebond, lui signalant qu'il n'avait rien trouvé d'autre à dire que cela, mais ses mots restèrent coincés dans sa gorge. Une prise ferme, assuré, la délogea de sa position pour l'emmener plus loin sur la piste de danse. Si elle allait répliquer vertement, bien décidée à s'imposer, Katlyna finit par garder le silence en reconnaissant son kidnappeur : le leader de l'anarchie. Quelques pas de valses et l'annonce tombait, le spectacle allait enfin commencer. Hochant doucement la tête, elle le laissa partir vers une autre avant de se ressaisir pour aller prévenir le grand métisse, diablement sexy, qui l’accompagnait.

Il ne fallut pas attendre longtemps avant que la pièce ne s'assombrisse, rendant le décor inquiétant. Privé de lumière, le son revient partout à la fois, alors qu'un projecteur faisait défiler le message du camp, usant du physique d'une bonne dizaines de personnalités. Tout cela pour annoncer le retour de l'anarchie, pour annoncer qu'il faudra compter avec elle, qu'elle allait faire bouger les choses et pas juste le promettre, comme le faisait le ministère...Eh pour clôturer la représentation, ils avaient amené la preuve irréfutable de leur action par la présence d'un mage noir ligoté qui venait de surgir dans la pièce. Sauf qu'au moment où on aurait pu s'attendre à une déferlante d'applaudissement, ce qu'aurait bien fait Katlyna qui en avait pris plein les mirettes, subjugué par le travail mais surtout par le résultat obtenu, ce fut les hurlements qui dominèrent la salle. La panique gagnait tout le monde, les gens hurlaient, se bousculaient, voulant s’enfuir, disparaitre, s'éloigner de tout cela au plus vite et ils n'avaient pas tords. Ils n'avaient effectivement aucun intérêt à rester ici. Dans quelques minutes à peine, le périmètre allait grouiller d'auror mais surtout de chasseurs et toute personne qui se trouverait encore sur place allait devoir être interrogée comme témoin, ou comme suspect. Ce que ne voulait surtout pas la médicomage. Elle ne comptait pas passer le restant de sa soirée, qui avait si bien commencé, au poste, à répéter vingt fois la même chose et surtout à mentir sur toute la ligne. Si sa réflexion était lente, celle de Blaise fut beaucoup plus rapide que la sienne car l'infiltré mangemort lui avait attrapé le bras, l'entrainant vers la sortie. Une fois dehors, la bourrasque d'air froid lui parcourus la peau, générant une centaine de frisson, alors que leur allure ne s'amenuisait pas. Pressé, proche de la course, un exploit en talon aiguille, ils filaient tel le soleil et la lune, dans la pénombre. Après des détours et des détours, il stoppa enfin sa course et elle en profita pour reprendre une bonne goulée d'oxygène, relevant ses prunelles bleutées vers lui.


-Ah c'est sur que ça avait de la gueule. J'aime beaucoup ces technologies moldus! Couplée aux sortilèges, ça fait des merveilles d'inventivités.

Elle était d'ailleurs parfaitement sérieuse. Le monde moldu l'avait toujours fascinée et elle n'était jamais contre s'y émerger, essayer de voir leur mode de vie et surtout comment il faisait sans la magie. Elle planchait même depuis son mémoire, sur le couplage des soins moldu avec les soins sorciers pour essayer d'en doubler l'efficacité. Simeon avait fait office de cobaye, mais en voyant l'état déplorable dans lequel Darren l'avait ramené à elle, elle avait tout tenté dans l'espoir de le sauver, de lui redonner un peu de vie et surtout d'apaiser ces tourments. Elle n'était même pas sur d'avoir réussi son pari, mais une seule chose comptait à cet instant, c'était qu'il n'était plus en danger de mort et que son état n'était plus critique. Elle préféra pourtant décrocher du souvenir de ce corps brisé, malmené et torturé pour se raccrocher à la bonne humeur qu'exultait son charmant compagnon de soirée, toujours aussi pragmatique et enjoué face à ce qu'il venait de voir. Un sourire revient sur ses lèvres et sa tête se lança dans la négation. La blonde avait beau faire partie des plus anciennes du mouvement et connaitre personnellement une bonne partie des têtes pensantes de l'anarchisme, elle n'était pas au courant de tous les détails. La tactique pure et la propagande, s'étaient pas son domaine de prédilection, elle était trop brute de décoffrage pour cela. Il aurait fallu demander à Bonnie, mais nul doute que la blonde serait réticente à parler avec Blaise. Enfin, elle n'en savait rien.

-Non, je savais juste que c'était aujourd'hui, au dôme et que cela allait être stupéfiant, mais c'est tout. Je ne suis pas dans le secret des dieux pour tout, tu sais? Puis la propagande et la communication, au cas où tu ne l'avais pas encore remarqué, ce n'est pas mon domaine. Je suis médicomage pas oratrice...

Son ton de voix s'était à nouveau fait taquin, s'auto-envoyant une petite pique au passage pour rester dans la touche de bonne humeur. C'était effectivement l'ambiance, mais se retrouver seul dans ces ruelles presque désertes cassait quand même le côté survolté, joyeux et festif. De plus, le temps était encore frais, alors même si la Bulgare avait l'habitude des températures basses, ce n'était pas une saison à vous balader dehors jusqu'à pas d'heure, pour ne rien faire. En plus la course passée, lui faisait fichtrement mal aux pieds avec ces idioties. Oh c'était joli et parfais pour mettre en avant le galbe de ses jambes et sublimer la robe, mais c'était clairement pas fait pour le sport. S'adossant au mur, elle ôta ses chaussures, remettant ses pieds sur la pierre froide, avant de les prendre en main.

-Par contre, ce que je trouve dommage, c'est qu'il aurait pu faire ça plus tard dans la soirée. Là on est coincé...et j'espère que tu n'avais rien d'important dans ta veste, sinon tu ne le retrouveras pas avant quelques jours. Une idée d'où aller, Monsieur Zabini? Pas démontée pour un sous, l'impulsive blondinette était revenue à son hauteur, agrippant une de ces hanches pour le forcer à avancer. Allez je suis tout ouïe, ou passe-t-on ses soirées quand on a étudié, ici ?

Elle était bien décidée à en profiter encore un peu, à moins que tout ne soit surveillé? Eh bien dans le pire des cas, cette soirée aura eu au moins le mérite de lui faire découvrir cette jeune recrue de la meilleure façon qui soit. Voilà qui allait promettre de nouveau échange intéressant lors des prochaines réunions.


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Blaise J. Zabini
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Ven 2 Juin - 23:57
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Katlyna semblait s’être amusé de l’événement encore plus que lui. C’est avec un enthousiasme non dissimulé qu’elle confirma son propre compliment à Darren. Effectivement, il avait fait du beau travail. Blaise avait l’impression de regarder la télévision de Benson, mais avec des acteurs sorciers. Et, y a pas à dire, c’était bien plus intéressant que leurs séries télévisées ridicule ! Peut-être parce qu’il avait aussi sa place dans les prochains épisodes ?
Elle avait cependant raisons de complimenter la technologie moldu. Leur leader l’avait utilisé de la meilleure des façons, à n’en pas douter. Décidément, il était toujours plein de surprise cet Hellson ! Blaise avait du mal à s’y faire. Pourtant, il n’étala pas ces pensées devant Kathlyna.

« Je dois reconnaître qu’ils ont inventé de bonnes choses ! » lui concéda-t-il en rebondissant sur la technologie moldue, « J’ai eu l’occasion de découvrir ça grâce à mon -ou plutôt mes- beau-père. Tous ses gadgets, c’est intriguant. J’aime particulièrement la télévision. Les clip musicaux avec les danseuses qui se trémoussent en mini-short, franchement, j’adore ! » plaisanta-t-il, désireux de la taquiner indirectement sur la condition féminine.

Jouer au macho, c’était une de ses spécialitéz. Au fond, il ne l’était absolument pas. Il ne voyait absolument pas en quoi être un homme le mettrait au dessus de ses pairs féminins. Et quand on a été élevé par Agathe Zabini, je peux vous dire qu’on sait de quoi est capable une vraie femme. Et croyez-le ou non, vous n’avez pas envie de vous y frotter de trop prêt … Mais ce rôle qu’il se donnait l’amusait tellement qu’il ne se gênait jamais. Parfois, il faisait péter un plomb à Pansy avec ses réflexions à deux noises, tout juste bonne à la mettre en rogne, en un temps record. Dans un autre contexte, c’était souvent le meilleur catalyseur à une rivalité sensuelle entre homme et femme. Et il adorait ça. Et puis, c’était aussi une façon qu’il avait de se protéger de tout ce qui avait attrait aux relations sérieuses. Il en avait eu peu et il fallait beaucoup de patience à la femme pour passer outre cette cuirasse de faux-machisme et de déconnade constante. Il était fait ainsi. Bizarrement, il se demandait si Katlyna n’était pas de la même trempe.

Visiblement, elle n’était pas plus au courant de ce qui se passerait que lui. Il aurait pourtant parié qu’elle en aurait su bien plus que ça. Il rit lorsqu’elle s’envoya elle-même une vanne. Il apprécia cette capacité d’autodérision. Elle ne se prenait pas trop au sérieux. C’était rare. Lui-même avait une capacité d’autodérision plutôt basse. Il était trop fier et vaniteux pour ça ! Il admirait ceux qui y parvenait, cependant. Le reconnaître était encore un autre problème.
Plus les minutes passaient, et plus sa compagne se livrait. Consciemment comme inconsciemment, d’ailleurs. Il aimait ce qu’il découvrait. Aussi, il n’eut aucun mal à continuer le jeu :

« Les confidences des Dieux ! Merlin, ne me dit pas qu’Hellson vous demande de pratiquer des rituels religieux en son honneur ?! » se moqua-t-il, « Surtout qu’avec tes médiocres talents d’oratrices … vous iriez droit au désastre ! »

Comme il commençait à percevoir le leader, il avait comme l’impression que l’idée aurait pu être émise par ce dernier. Ne serait-ce que pour la vanne ! Mais il se trompait peut-être. Ce n’était peut-être qu’une impression, car il ne le connaissait pas encore assez pour assurer quoi que se soit le concernant. Il venait tout juste d’être intégré officiellement au mouvement. Ce soir, il fêtait son introduction officielle. Et il le fêtait bien.
Tandis qu’il la taquinait toujours, il s’aperçut qu’elle n’était plus à ses côtés. Il s’arrêta un instant. Un peu plus loin, elle s’était arrêtée pour ôter ses chaussures. Il l’observa faire, en profitant pour la détailler. C’était une femme magnifique. Sans talons pour galber ses jambes, elle n’en restait pas moins une beauté. Même sans tous ses artifices, elle devait être de celle qui possédait une aura naturelle. En fait, il sentait qu’elle exerçait sur lui une attirance magnétique. Quelque chose de presque surnaturel. Était-ce seulement lui ou bien tous les hommes ? Il se demanda brièvement si elle n’avait pas des origines vélanes.

Quand elle revint, il ne retint pas le sourire moqueur à destination de ses talons qu’elle n’avait su garder toute la soirée. Il ne dit rien, se laissa attraper par la taille et l’écouta seulement deviser sur l’heure. Comme elle le disait, la soirée semblait se finir trop tôt à leur goût. Dans le cas du sang-mêlé, seule la perspective de passer une bonne soirée était de mise. Et apparemment, c’était aussi le cas de la blonde. Elle avait les mêmes envies que lui. La soirée ne s’arrêterait pas là.
Sa veste, dont elle lui parla, lui importait peu, d’ailleurs. Hormis qu’il ne pourrait la lui prêter comme il s’était déjà fait la réflexion. Par contre, la suite de cette soirée ne lui était pas égale. Elle voulait un autre endroit où aller, il allait lui en trouver un. Il passa un bras sur ses épaules et lui répondit:

« Ma baguette ne me quitte jamais et je n’avais rien emporté de plus. Ma veste à 30gaillons ravira sûrement un serveur sans le sou », vous avait-on déjà dit qu’il aimait se vanter ?, il laissa échapper un sourire arrogant clairement plus pour la plaisanterie que pour réellement discuter argent, il prenait de l’assurance, « Par contre, les pauvres étudiants de Londres se rendent souvent au Velvet ou au Hush Bar, lorsqu’ils souhaitent s’amuser un peu », il lui laissa quelques secondes pour réfléchir avant de répondre, « Ou alors, quand les étudiants sont riches, ils vont au Gaillon d’Or distribués leur gaillons au croupier … Après, c’est un choix ! »

Il connaissait également quelques bars moins connus, parfois moins peuplés, mais tout aussi sympa. Il était Blaise Zabini, il saurait trouver de quoi combler ses attentes !
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