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We are Friends Now ~ Ft Alicia Rogue

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Sam 16 Jan - 21:21
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We Are Friends Now
Alicia & Cesare

Cesare avait repris le travail après les vacances qu’il avait pris pour les fêtes de fin d’année. Cela faisait déjà plus d’une semaine qu’il avait repris le chemin de son bureau et de ses affaires et il commençait seulement à voir les dossiers qui s’étaient accumulés durant ses 15 jours de vacances. En effet, la semaine passée avait été utilisée à la réunion fonctionnelle du Département et la remise en question annuelle de leur fonctionnement. Donc il s’était occupé avec les personnes concernées de faire les changements et les évaluations nécessaires. Mais il était content de lui. Il ne s’en était pas trop mal sorti cette année et ils avaient fait plutôt rapides.

Donc il se mettait maintenant aux dossiers qui s’étaient accumulés sur son bureau. Et la pile était plutôt haute. Quand il l’avait vu en rentrant, un soupir était passé à travers ses lèvres parce que bon, quand même, il y en avait pas mal. Parfois, il regrettait son emploi d’auror où il n’avait que les dossiers dont il s’occupait à remplir. Et parfois même à ne pas remplir puisqu’il laissait principalement ça au stagiaire qui était là. L’excuse « Il faut qu’ils apprennent » était sortie plus d’une fois quand son patron avait vu ça. Mais comme Cesare ne travaillait pas mal et qu’il vérifiait toujours ce qui était noté dans ses dossiers, on l’avait laissé faire. Et puis, il n’avait pas jamais eu de problème et les stagiaires et futurs aurors n’étaient pas mort, donc c’était tout bénéfique. Mais maintenant qu’il était directeur adjoint, il se devait de remplir ses dossiers lui-même. Il n’avait même pas voulu d’une assistante parce qu’il était assez rigoureux pour ne pas en avoir besoin. Mais celui lui manquait vraiment quand il devait faire des comptes rendus. Comme ceux de la semaine passée. Il en avait encore mal à la main. Mais bon, il n’allait pas se plaindre, c’était une petite partie de son travail.

Il passa plusieurs heures à examiner tous les dossiers un par un. Il avait commencé en arrivant et maintenant qu’il était treize heures passées, Cesare avait une vision assez large des dossiers qui allaient lui demander plus de temps. Il avait fait une pile « A examiné plus profondément » et une « A ramener aux demandeurs » et celle à examiner n’était pas grande. Pas plus de trois dossiers. Les autres, c’était soit des conseils, soit des trucs que ses équipes allaient examiner mais cela ne le regardait pas personnellement.

Il s’était alors levé pour la première fois depuis qu’il s’était assis et avait pris les dossiers dans la pile. Il avait envoyé des notes de services un peu partout pour donner des nouvelles des dossiers aux émetteurs. Il en avait déposé à ses agents et il était sorti de son département pour aller se balader un peu. Une ballade avec un but puisqu’il se rendait dans les services du Ministre. Il y déposa un dossier, une note explicative et discuta un peu avec les gens qu’il connaissait avant de se diriger vers le département des aurors. Il aurait pu faire le chemin les yeux fermés même après toutes les années. Il y avait quand même passé de belles années avant de quitter le département. Il avait fait de belles missions. Il avait mis de belle proie à Azkaban. Parfois cela lui manquait. L’adrénaline, les aurors. Cela lui manquait un peu. Mais il aimait son travail. Et il aurait vraiment du mal à revenir sur le devant de la scène. Il était vieux mine de rien, il avait des années derrière lui et finalement, travailler derrière un bureau n’était pas plus mal. Cela rassurait Hélène et ses enfants. Même si Duncan avait choisi les aurors comme projet professionnel...

Il était fier des choix de son fils et de ce qu’il était devenu depuis l’incident avec Greyback. Quand il était revenu de ce truc des emplois en disant qu’il voulait être auror, Cesare avait été un peu surprit. Puis il avait accepté et avait soutenu son fils dans sa décision. Comme il l’avait toujours fait.

Il passa les portes du bureau des aurors avec le dernier dossier dans les mains. Il était venu voir le chef pour lui donner et lui donner la réponse à la question. Mais après être passé devant son bureau, Cesare s’était rendu compte qu’il n’y était pas. Il avait poussé un soupir avant de passer son regard sur la pièce ouverte. Il avait un peu espérait trouver son fils mais apparemment il n’était pas là. Mais Alicia Rogue était là. Un sourire apparut sur ses lèvres et s’avança à travers la pièce.

Il connaissait Alicia depuis son arrivée au bureau. Il avait été son mentor et il pouvait dire qu’ils étaient amis tous les deux. Alors oui, son mari n’était pas le type le plus sympathique de la planète mais franchement, il ne le voyait pas souvent. Pour ne pas dire jamais. Alors cela ne l’embêtait pas. Et puis, ils avaient des points communs. Comme les enfants. Alicia avait eu des jumeaux un peu avant lui et ils avaient beaucoup partagés sur cela. C’était une femme qu’il appréciait beaucoup.

C’est principalement pour cela qu’il s’était dirigé vers elle plutôt qu’un autre.

- « Alicia ! » s’exclama-t-il un peu avant d’arriver vers elle. « Je cherche le patron, tu sais où il se trouve ? »

Bon, il posait la question pour faire son travail. Mais il n’allait pas se cantonner qu’à cette question. Cela faisait un moment qu’il n’avait pas vu la jeune femme pour ne pas lui posait d’autres questions.

- « Comment vas-tu sinon ? » continua-t-il avec un sourire. « Comment va la famille ? »


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Alicia Rogue
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Dim 17 Jan - 15:31



We are Friends Now
Ft. Cesare E. Weather


Si un nouveau millénaire avait décidé d'annoncer sa venue, s'imposant au monde, il emmenait avec lui l'espoir fugace de centaines de personnes. Cette envie futile, peut-être, mais tellement enivrante d'une paix universelle. De pouvoir vivre sans devoir se soucier de la guerre qui déchainait les passions et les médias, de pouvoir simplement coexister ensemble. Pourtant cette volonté et cette croyance, pensées comme une bonne résolution, n'étaient pas prêtes de se réaliser. Bien au contraire, les évènements récents ne faisaient que rajouter de l'huile sur le feu. La pause hivernale, sensée donner un repos bien mérité à ces travailleurs, n'avait pas eu lieu d'être. Oh que non. La brune avait ardemment souhaité pouvoir profiter de sa famille, sans devoir se soucier d'honorer des réunions, qu'elle arborait plus que de raison, mais c'était de toute évidence mal connaitre le Seigneur des ténèbres. Il les avait convoqués justement le jour de Noël, mettant à mal tout repas confectionné par ses soins, pour faire une mise au point et lancer ces nouvelles volontés. Mettre Londres à feu et à sang, montrer à ces arrivistes qu'il ne les détrônerait pas. Des annonces qui avaient tendance à la laisser penser que des heures sombres s'ouvraient encore devant eux et que le bout du tunnel n'étaient pas si proche qu'il en avait l'air. Alicia étouffa un soupire presque las, blasée d'agiter ces réflexions, tandis qu'elle marchait paisiblement dans ce lieu familier. Le ministère de la magie était comme une seconde maison pour elle, comme l'avait été Poudlard à une époque.

Elle connaissait ces détours par cœur et évitait sans encombre les couloirs les plus embouteillés. Son regard noisette s'accrocha un instant à la magnifique statue ornant l'atrium, avant de se diriger vers les ascenseurs pour rejoindre son bureau. Les jours étaient passés et il n'y avait plus le choix. Il fallait quitter la douce torpeur qui avait agité le manoir rogue pendant ces deux dernières semaines et affronter le quotidien. Toutes les bonnes choses avaient une fin, ses vacances également. A son grand dam. Laissant ainsi repartir son mari à son enseignement et ses enfants à leurs études, elle avait repris le chemin du bureau. Le calme avait régné pendant les premiers jours, mais l'agitation reprenait rapidement sa place. Il n'y avait pas un seul instant sans que quelque chose ne bourdonne dans leurs locaux. Que ce soit des fausses pistes, des rumeurs à vérifier, ou quelques malencontreux moldu victime d'une mauvaise rencontre. Aujourd'hui, c'était une réunion à grande échelle qui les avait mobilisé. Leur chef de service avait décidé de frapper fort, cherchant à montrer qu'ils étaient aussi prompts à réagir, à capturer les mages noirs que la horde de supporter de l'Inquisition. Cependant l'ambiance était particulière dans les locaux, alors qu'il s'exprimait plaçant des points stratégiques sur une carte de la ville. Effectivement, nombre de partisans de feu l'ordre du phénix cohabitait dans ces lieux et la brune pouvait sans problème voir les regards de Sirius, James et Tonks se chercher plus d'une fois. Le contraire l'aurait d'ailleurs étonnée.

Elle avait appris la nouvelle de la désertion de Dumbledore de la bouche de son mari, le soir même, et cela avait jeté un froid. C'était littéralement un choc qui s'était abattu sur la maisonnée. Elle ne savait même pas ce qu'en pensaient les autres. Elle n'avait pas encore osé aborder le sujet. Faisant taire ces sombres souvenirs, adossée contre un des bureaux, elle avait fini par si assoir, regardant le plan se dérouler avant de s'exprimer en disant simplement que les problèmes ne faisaient que commencer. Si la plupart de ses collègues avaient une forte animosité envers ce patronyme qui était devenu le sien, personne, même pas Vincenzo, ne releva la remarque, l'acceptant en silence. S'apprêtant à leur tour, au pire. La toile d'araignée réalisé, l'Italien renvoya tout le monde au travail, d'arrache-pied. La matinée s'était déroulée sans encombre, avec beaucoup de rédaction en retard, alors quand des pas se firent entendre près de la porte, elle releva la tête. Après tout, toute possibilité de se tirer de la paperasse était comme une véritable bénédiction, Alicia la saisit et plutôt deux fois qu'une. Quelle ne fut pas sa surprise de trouver sur le perron de la porte, Cesare Weather, ex-auror et Co-directeur du département des mystères. L'homme de quelques années son aîné, avait été plus qu'un collègue, un ami. Tout simplement son mentor. Autant dire que le sourire qui trônait sur ces lèvres s'agrandit de plus belle, illuminant son visage. Elle était toujours ravie de le voir ici, surtout que ces visites se faisaient rare. N'attendant pas plus longtemps, la femme de Rogue se releva de son siège, fit le tour de son bureau pour le serrer dans ses bras dans une accolade chaleureuse.


-Cesare...Je suis contente de voir que tu t'extirpes encore de tes locaux du dixième... S'exclama-t-elle sur le même ton enjoué, ponctuant la suite de ses syllabes par une bonne année des plus classique. Entendant sa question, elle posa son regard vers ce qu'il avait dans les mains. Un dossier, sans doute confidentiel à livrer à leurs supérieurs. Malheureusement, un haussement d'épaules fut la seule réponse qui arriva. Elle ne savait pas ou il se trouvait. Aucune idée, désolé. Peut-être qu'il est parti se chercher un café? Où sur le terrain? Qui sait?

Ce n'était qu'une probabilité parmi tant d'autres. Il fallait dire que leur nouveau chef de service ne tenait pas un agenda de rendez-vous et qu'il ne trouvait pas nécessaire, non plus, de les prévenir de tous ces déplacements. Il avait ces méthodes bien à lui, auquel pourtant elle ne bronchait pas, vu qu'il leur avait permis de récupérer deux aurors tombés aux mains des mangemorts. Se décalant légèrement, revenant au niveau de son propre bureau, elle écouta la question qu'il lui servit par la suite, ravie qu'il décide de rester un peu plus longtemps que prévu. Cela faisait un bon moment qu'elle ne l'avait plus vu et maintenant qu'elle le réalisait, cette simple présence lui avait manqué. Parce que l'ancien poufsouffle était une oreille amicale, une personne bienveillante qui comprenait parfaitement ce qu'était leur quotidien. Voir même ce qu'elle avait pu vivre. Parce que ne nous voilons pas la face, le père de son petit probie avait dû subir ces sautes d'humeur, comme tout ceux qu'elle côtoyait à l'époque. Elle pouvait vous dire que la tête des Maraudeurs avait valut de l'or quand elle leurs avait annoncé. Cependant, elle lui avait toujours été particulièrement reconnaissante de ne pas l'avoir ni juger, ni enfoncer. Il avait toujours été une main secourable, ce qu'elle lui avait retourné volontiers quand sa propre femme avait mis au monde ces jumeaux, quelques années plus tard. Sa maigre expérience dans le domaine, s'offrant à ses services. Gardant sa bonne humeur, elle répondit.

-Bien. Les vacances ont été trop courtes à mon gout, mais ça va et toi? Du boulot en pagaille pour ce début d'année, j'imagine?..Eh bien, ils sont comme d'habitude, Severus a rejoint Poudlard. Edwin et Calvin, ont remis le foutoir au manoir, avant de reprendre les cours et Selena est en panique sur ces examens à venir. Je dirais donc plutôt bien. Et chez toi? La vie hors de l'école?

Elle posait la question de manière vaste, parce que oui, elle avait une vague idée de comment cela se passait pour son fils, Duncan, vu qu'il avait décidé d'embrasser la carrière d'auror. C'était d'ailleurs elle qui l'avait convaincu de suivre cette voie, en dépit de ce qu'on pourrait dire sur sa lycanthropie. Il avait été le premier jeune homme à venir la voir au salon de l'orientation et elle l'avait beaucoup apprécié. Il y avait peut-être un peu du faite qu'elle appréciait son père, mais le jeune roux avait vraiment un potentiel qu'il serait bête de ne pas exploiter. Si la première année était très théorique, elle s'assurait souvent de savoir comme il allait, comment cela se passait pour lui dans son parcours. Étirant son sourire, elle continua.

-Si tu voulais voir ton fils, il n'est pas ici. Mais n'aille crainte, on veille sur lui et il est très doué.

Cherchait-elle à calmer ces probables craintes et ces envies masquées de leur faire un petit coucou? Peut-être bien. En tout cas, Alicia, dans la situation inverse aurait caressé cet espoir. Mais c'était vrai. Ils avaient beau faire un métier particulièrement compliqué dans la situation actuelle, tous essayaient de veiller les uns sur les autres. De survivre.


Let the skyfall, when it crumbles
It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do..•°¤ Mags.

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Mar 19 Jan - 18:54
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Alicia & Cesare


Il serra la jeune femme dans ses bras quand celle-ci s’approcha de lui pour faire de même. Il était vrai que Cesare quittait rarement son département. Il passait le plus clair de son temps dans son bureau, à analyser, donner des recommandations et à diriger son département. Mais il ne sortait que pour déjeuner et encore, quand il avait quelque chose de prévu. Comme déjeuner avec ses amis. Il déjeunait parfois avec Alicia quand leurs emplois du temps coïncidaient. Mais cela n’arrivait pas aussi souvent qu’il le voulait. Il fronça le nez quand la brune lui annonça que le patron n’était pas là et il haussa les épaules.

- « Ce n’est pas grave, j’vais me débrouiller », dit-il en souriant pas plus déphaser que ça.

Il déposerait surement le dossier dans le bureau avec un post-it dessus et piquerais un bonbon dans la boite qu’il avait aperçu en passant devant le bureau. Qu’il ne descende pas pour rien. Enfin, il n’était pas vraiment descendu pour rien puisque Cesare venait de croiser la brune et qu’il était heureux de l’avoir fait. En y repensant, il ne connaissait pas totalement le patron. Il l’avait déjà vu quelques fois quand ce dernier était venu pour apporter des objets dans son département mais jamais plus. Et puis il avait une façon de fonctionner que Cesare avait du mal à intégrer. Alors peut-être qu’il ne piquerait pas un bonbon finalement. Il n’avait pas envie de finir en cellule, merci beaucoup.

Il se reconcentra sur la jeune femme qui venait de reprendre la parole pour répondre à sa question. Un sourire s’installa sur ses lèvres et il se souvint de l’époque où elle était encore sa protégée. Elle avait été intégrée au département et Cesare se souvint l’avoir pris sous son aile. Il ne savait pas pourquoi cela avait été ainsi mais cela c’était passé. Alicia était un auror douée et qui aimait ce qu’elle faisait. Et Cesare était plutôt réceptif à ça. Et puis la jeune femme de l’époque lui avait annoncé qu’elle était enceinte. Elle n’était pas vieille et bien que surprit, Cesare avait été content pour la brune. À l’époque, Hélène et lui essayaient d’avoir un bébé sans vraiment y arriver. Il aurait pu être jaloux du couple Rogue mais non, il avait juste était content. Parce qu’il ne pouvait pas ne pas être content. Il l’avait même aidé quand les jumeaux étaient nés et il ne le regrettait pas. Parce qu’elle lui avait rendu l’appareil quand les siens étaient nés quelques années plus tard. Tout cela pour dire qu’il appréciait beaucoup la brune et que cela n’avait pas changé quand il avait changé de département. Quand il ressortit de ses pensées, Cesare répondit.

- « Elle est pas trop mal » sourit-il en passant une de ses mains dans ses cheveux. « Les vacances se sont bien passées. Peut-être un peu compliquées au moment de noël mais ça s’est passé... » grimaça le brun en se souvenant de l’ambiance triste de noël. « Joyce commence carrément à stresser pour son premier match de la semaine prochaine et Duncan... Duncan travaille beaucoup. »

Il s’y attendait vraiment à ce que Duncan ne soit pas là. Mais son petit cœur de père avait tout de même espérait le trouver là pour lui passer un petit bonjour. Lui ? Un papa poule ? Pas du tout... Enfin, un peu... Beaucoup ?

- « Tant pis » sourit-il en haussant les épaules. « Je n’ai pas peur, je suis juste un père concerné par le choix de carrière de mon fils » plaisanta-t-il un peu. « Mais tu ne peux pas m’en vouloir, on connait le métier tous les deux et on sait qu’il n’est pas facile. »

Et ce n’était pas peut dire. Ils avaient effectués des missions compliquées, dangereuses et ils avaient parfois donné de leur personne. Cesare avait quelques cicatrices pour le prouver et il se souvenait que la brune devant en avoir une ou deux aussi. Même si son mari était un maître en potion. Il ne l’avait croisé que rarement, le Monsieur Rogue mais connaissait plus ou moins son histoire. Dumbledore en avait parlé. Il s’était rangé de son coté à l’époque et n’avait rien rajouté. Parce qu’il n’avait rien à ajouter mais aussi par respect pour son amie. Et puis il y a maintenant un moment, Dumbledore avait déserté. Et Cesare avait fait pareil. Il avait passé beaucoup de temps à réfléchir. Il avait réfléchit à beaucoup de chose après la mort de Zaccary. Et il avait pris la décision de prendre part à l’Inquisition. Alors bien sûr, il ne s’était pas étendu sur sa décision. Il en avait parlé que rarement et quasiment pas à sa famille. Donc c’était pour dire.

- « Comment vont les affaires ? Pas trop dur ? » demanda-t-il aussi.


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Alicia Rogue
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Sam 23 Jan - 16:32



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Ft. Cesare E. Weather


Si aucun choix ne pouvait être fait concernant nos liens sanguins, l'humain avait le loisir de choisir son entourage. Un proverbe allait même jusqu'à dire, que les amis étaient une famille que nous sélectionnons. C'était tellement vrai. Pourtant, l'inclinaison naturelle qui s'était produit entre les deux employés du ministère n'avait pas été unanime, dès le départ. De primes abords, il y avait eu la réticence mêlé au respect des aînées, ainsi qu'à l'admiration de leur travail. Puis au fil des missions, des sauvetages et des discussions qu'ils avaient réalisés ensemble, le lien s'était tissés. Vivre dans le risque, sur une bouffée d'adrénaline pouvait aussi rassembler les gens. C'était leur cas. Alicia était toujours ravie de croiser le directeur du département des mystères, juste pour se remémorer ces faits. Certes, tous leurs souvenirs communs n'étaient pas joyeux, beaucoup s'étant terminé à Sainte-Mangouste, mais cela n'enlevait rien au bonheur de sa visite. C'était pourquoi, la brune avait été enchantée de pouvoir quitter son boulot administratif, pour s'occuper de son cas. Si, elle aimait toujours autant son métier, omettant le danger encourus, elle détestait plus que de raison ces instants de rédaction silencieuse. Restée assise dans son bureau, à mettre des mots sur un parchemin la rendait pratiquement folle, l’insurgent sur le fait que ce n'était pas du tout ce pourquoi elle avait signé. Néanmoins, cela faisait partie de leur vie, de leur formation, au même titre que l'entrainement au combat. Délaissant son poste, l'auror s'était dirigé vers Cesare pour le prendre dans ses bras, emportée dans son allégresse. Merlin que par instants cela faisait du bien d'être avec des personnes qui savaient vous le rendre, sans se cacher. Profitant un instant de ce contact humain, elle sourit tout en respirant plus profondément contre lui.

La distance raisonnable n'était vraiment pas ce qu'elle cherchait à maintenir entre eux, mais s'adosser à son bureau était bien moins fatigant que de rester stoïquement debout. Après avoir essuyé la première salve de parole piquante, cherchant à le taquiner, elle en vient enfin à lui donner la réponse qu'il cherchait, c'était que Vincenzo n'était pas dans les barrages. Il était donc libre de faire ce qu'il voulait de son dossier. De toute évidence, cela n'avait pas l'air d'énormément l'inquiéter. Ou du moins, c'était comme ça que l'interpréta la femme de Severus, au vu de son commentaire nonchalant. Tant mieux, elle pouvait donc être rassurée sur le faite qu'il contait finalement s'éterniser un peu plus longtemps que nécessaire. Ce qu'il prouva derechef en commençant par des nouvelles familiales. Une entrée en matière des plus classiques, si on avait une once de politesse dans les veines, qu'elle lui retourna bien volontiers. Cependant le sourire qui trônait sur ses lèvres se ternit quand l'homme parla de Noël. Son regard noisette papillonna ailleurs pendants quelques instants. Elle savait très bien pourquoi c'était le plus difficile. Cette fête à connotation familiale portera toujours, chez eux, le deuil de son plus jeune fils : Zaccary. Mort, dans ce qu'on appelle aujourd'hui la nuit Rouge. Elle avait toujours été désolée pour son collègue, navrée que personne ne puisse rien y faire. Mais les morts avaient été trop nombreux cette nuit-là, touchant presque toute les familles. Ce douloureux évènement l'avait marqué au fer rouge, sa douleur était encore palpable aujourd'hui. Alicia n'osait imaginer ce que serait sa vie, à ce jour, si au détour d'un couloir elle avait dû découvrir le corps sans vie d'un de ses enfants, de ses neveux, ou de son mari. Nul doute qu'elle aurait prit le risque de sombrer. Un insidieux frisson remonta le long de sa colonne vertébral, à cette pensée et elle préféra s'accrocher à la suite de ses explications. Dire que Duncan travaillait beaucoup, c'était l'hôpital qui se foutait de la charité, monsieur le directeur...


-Comment s'en est sortie Hélène? Demanda-t-elle sincèrement, avant que les notes plus joyeuses l'emportent. Ah oui, c'est juste, son premier match en tant qu'attrapeuse. Chez les harpies, c'est ça?.. Oh, je connais un père qui va être dans les gradins à hurler sur les adversaires... Duncan veut s'investir dans quelque chose auquel il croit, tu ne peux pas le lui reprocher.

Effectivement, elle savait très bien que le patriarche de la famille Weather avait tellement attendu la naissance de ses enfants, qu'il en était resté un papa gâteau. Si si, elle en était pratiquement certaine. Les maigres indices qu'elle grappillait tous les jours, la renforçait dans cette idée. Cependant, elle ne voyait pas pourquoi elle lui jetterait la pierre, Alicia elle-même, avait encore des pensées ou des manières d'agir qui ne prenaient pas en compte qu'à l'âge de ces propres enfants, elle était déjà mère. Ainsi allaient les aléas d'être parents. Sautant sur l'occasion d'une discussion orientée vers son garçon, elle ne put s'empêcher d'ajouter qu'il était inutile de le chercher. Duncan n'était pas dans les locaux. Si ces souvenirs étaient exacts, il avait une formation à l'université sur l'art du profilage. Ou quelque chose comme cela. La compréhension perça dans ces prunelles noisettes à l'entendre parler de ces choix. Qui n'était pas concerné par le choix de ses enfants? En tant que parents, on leur souhaitait le meilleur, une vie plus belle, un avenir radieux..Mais pour l'instant, on allait juste leur livrer les cendres d'un Londres en ruine. Conciliante, elle hocha la tête, le métier qu'il avait choisi, le sien, le leur, n'était pas le plus facile. Envoyé en mission, être sensé arrêter la pire vermine de l'histoire de l'humanité, leur vie ne tenait qu'à un fils. Les coups vaches et les tortures étaient un lot quotidien, qu'on oubliait parfois au profit d'un acte glorieux qu'on leur lançait à la figure. Le risque, la souffrance et la mort faisaient partie de l'apprentissage. Ils donnaient de leur temps, de leur énergie et parfois carrément leur vie pour rendre se monde meilleurs. Mais au moins, c'était fait avec passion et une notion intègre de la justice. Seule les coupables payaient leurs crimes, ce qu'elle n'était pas sur de voir avec l'arrivée de l'Inquisition.

-C'est encore plus difficile à cette époque. C'est un choix ardu qui nous met au-devant de la scène et des dangers. Pourtant, il a vraiment envie d'être utile à la société. De prouver qu'il vaut mieux que les préjugés que certains pourraient avoir et ça tu ne peux que le comprendre. As-tu une seule fois regretté ton adhésion aux auror, Cesare?

De manière général s'entend. Parce que comme tout le monde, il y avait des jours où on était plus fatigué, ou tellement énervé qu'on préférait tout envoyer valser. Être n'importe ou ailleurs, qu'en ces locaux ministériels. Et pourtant, le regrettait-il? S'il avait le choix de recommencer tout depuis le début, irait-il au département des mystères directement, ou suivrait-il sa voie? Elle était finalement curieuse de sa réponse, alors qu'Alicia tentait de répondre pour elle-même. Est-ce qu'elle regrettait ce qui faisait aujourd'hui partie intégrante de sa vie? Non. Non, si elle devait recommencer, elle ne changerait rien. Tout ce qu'elle aurait pu apprécier en plus, c'était peut-être de ne pas avoir les mains liées. De pouvoir, comme tous ses collègues, partir à la chasse sans user de mille prudences. Sans faire des détours pour ne pas relier son nom au mage noir et à Azkaban. Elle devait faire attention au moindre de ces gestes, si elle ne voulait pas qu'elle, ses enfants ou son mari ne subissent les représailles du Seigneur des Ténèbres. Elle avait d'ailleurs fait un énorme pas de côté en dévoilant leur plan pour la coupe du monde. La justice dont elle avait toujours voulue le triomphe, l'avait emporté sur sa sécurité. Alicia avait refusé de revoir le massacre de Poudlard à plus large échelle. Refuser de les laisser gagner sans agir. Aujourd'hui, sa situation était précaire et sa seule chance de se remettre sur les rails s'était de prouver sa bonne fois et se rendre utile. Notamment en tentant de convaincre le ministère de prendre les bonnes décisions. Ce qu'elle faisait d'arrache-pied! Leur vie en dépendait, peut-être. Coupée dans son élan, la douce voix de son ancien mentor revenu à la discussion s’inquiétant du tumulte quotidien du bureau, la tirant de ces pensées.

-On se croit acculé de tous les côtés, capable de ne prendre que des mauvaises décisions. Mais je pense que depuis l'arrivée de Marciano, les choses évoluent dans le bon sens pour les aurors. Il faut qu'on reprenne notre place et il a plus d'une idée qui ne manque pas de sel. J'avais beau ne pas être fan de sa manière de faire, elle porte ces fruits. Puis avec l'actualité de l'inquisition et de Dumbledore, tu penses bien que le calme ne va pas durer...S'était un peu sans joie pourtant. Et de ton côté? Un mystère existentiel de percer?

Comme bon nombre de sorciers, Alicia se demandait quel mystère renfermait ce dernier étage. Mais comme c'était un secret de polichinelle, elle n'avait aucun espoir de le découvrir un jour. Ce qui ne l'empêchait pas de tenter sa chance avec un haussement d'épaules convaincu.


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Lun 1 Fév - 19:23
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Alicia & Cesare

Cesare regarda doucement la brune face à lui s’installer contre son bureau et il bougea un peu lui-même pour ne pas rester stoïque, réfléchissant plus profondément à ce qu’il allait bien pouvoir faire du dossier. Sa première idée, celle à laquelle il avait pensé en premier lieu était de le laisser dans le bureau. Mais en y réfléchissant, Cesare avait besoin de s’entretenir avec le directeur du Service des Aurors. Ne serait que pour le mettre en garde contre l’objet qu’il lui avait demandé d’analyser. Bien sûr, ce n’était pas lui qui avait fait le travail, ses agents s’en étaient occupés mais tout finissait par lui remonter. Il voulait se tenir au courant de ce qu’il se passait dans son service. Et c’était tout à faire compréhensible quand on savait ce qu’il transitait dans ses locaux. Parfois, le père de famille s’occupait de l’analyse personnellement, quand le cas l’intéressait mais en ce moment avec tous les bilans et les comptes rendus qu’il se devait de rédiger, il avait laissé ça pour un autre moment. Il y a avait bien assez pour qu’il puisse se permettre d’attendre un peu. Il finit néanmoins par poser le dossier sur des chaises vides que comportait le bureau pour avoir les mains libres qu’il mit dans les poches de son pantalon en flanelle. Il réfléchirait un peu plus tard à ce qu’il allait faire du dossier. Il allait plutôt se concentrer sur ce qu’il aillait répondre à la brune...

Hélène... Sa femme avait été l’ombre d’elle-même pendant un moment avant qu’elle n’essaie de sortir la tête de l’eau dans laquelle elle se noyait. Elle avait prononcé des mots et éviter les jumeaux pendant des mois, le laissant aux commandes après ce qu’il s’était passé. Il ne lui en voulait pas. Enfin pas beaucoup parce que tout le monde de réagissait pas de la même manière à la perte d’un enfant. Mais la réaction de sa femme avait été extrême. Cette réaction lui avait posé la charge de ses enfants, choqués et meurtris, après la Nuit Rouge et Cesare avait mis du temps avant de relever aussi la tête. Il avait préféré faire l’autruche. S’occuper de ses enfants, réglés les problèmes à la maison et au travail plutôt que de penser au vide qui se trouvait à présent en permanence dans sa poitrine. Alors bien sûr, il avait fini par craquer comme toute personne normale mais il ne l’avait pas fait devant Hélène et encore moins devant ses enfants. Ils n’avaient pas besoin de ça en plus... Mais même si la situation, la vie avait doucement reprit son cour. Les enfants avaient repris leurs études et Hélène sont travail. Et même si tout allait bien en apparence, il y avait quelques jours dans l’année où une lourdeur se posait sur la famille Weather. C’était le cas de noël. Même si cela s’améliorait on pouvait toujours remarquer le regard lointain de sa femme et les larmes de ses enfants devant la cheminée qui ne comportait plus que quatre chaussettes. Et pour lui non plus, ce n’était pas facile. Son cœur se serait à chaque fois qu’il montait le sapin où qu’il regardait les chaussettes sur la cheminée.

- « Pas mal » répondit-il alors avec un sourire. « Il nous manque encore une présence mais l’ambiance était moins lourde que l’année passée. »

Il ne savait pas trop quoi dire d’autre. Il avait encore du mal à analyser ce qu’il passé. Alors, il remercia la brune pour rebondir sur ce qu’il avait dit sur ses enfants. En effet, Joyce avait son premier match et comme l’avait deviné Alicia, il allait être dans les gradins à l’encourager. C’était une certitude même. Cela allait peut-être vite pour sa fille mais il était derrière elle à 100%. Comme il était derrière Duncan dans son choix d’orientation. Il l’avait été pour sa lycanthropie et il était content que cela ait porté ses fruits et qu’il ne se laisse pas abattre. En gros, il était terriblement fier de ses gamins et pouvait largement passé pour un papa gâteau. Mais il n’avait pas honte.

- «C’est bien les harpies oui » sourit-il en rebondissant sur ce que la brune venait de dire.« Et oui madame, je serais dans les gradins à hurler pour l’encourager et insulter les adversaires. Tu t’attendais à quoi ? » ricana-t-il avec humour. « Mais pour Duncan, je ne lui reproche rien. Je suis plutôt fier du choix de carrière qu’il a pris.»

Et même si le choix de carrière de Duncan était dangereux, il n’allait pas l’empêcher de faire ce en quoi il croyait. Ce serait de la torture et il était hors de question qu’il freine un de ses enfants. Ils faisaient ce qu’ils voulaient de leur vie. Il les laissait faire les erreurs pour qu’ils apprennent à gérer et à se relever. Alors oui, parfois il aidait parce que la chute avait été violente mais il les laissait continuait. Ils faisaient ce qu’ils souhaitaient de leurs vies. Il n’était pas le patriarche sévère qu’il pouvait rencontrer chez de vieille famille Anglaise. Ses parents à lui n’avaient pas été ainsi et il ne serait pas comme ça avec ses enfants. Il les avait éduqués autrement que dans la haine des autres et du sentiment de se croire supérieur.

Il haussa un sourcil en entendant la question de la brune après les mots qu’elle avait eu pour son fils. Il y réfléchit cependant longuement. Avait-il déjà regretté sa carrière d’auror ? Il était clair que certains jours, quand il revenait blesser ou alors qu’un collègue se retrouvait à St Mangouste, il avait voulu tout arrêter. Mais dans l’ensemble, il y avait bien plus de positif que de négatif dans ce qu’il avait vécu avec les aurors. Il s’était fait des amis, avait rigolé par moment, mené à bien des missions périlleuse et il avait surtout adoré faire ça jusqu’à son départ.

- « Tu sais très bien que non Alicia » sourit-il alors en s’asseyant sur une chaise qui se présentait à lui. « Les années que j’ai passé ici ont été formatrices et m’ont permis de devenir l’homme que je suis devenu. On ne voit pas des choses facile, on ne fait pas des choses facile c’est vrai. Mais je savais dans quoi je m’embarquais quand j’ai signé. Je ne regrette absolument pas ce choix-là. »

Il ne pouvait pas être plus clair dans sa réponse. Il ne regrettait aucunement sa place chez les aurors même après les années de reculs qu’il avait à présent. Si on lui demandait de resigner pour combattre les forces du Mal, il le ferait sans se poser de question. Il écouta religieusement les paroles suivantes de son amie. Parce qu’il était vrai que la situation actuelle n’était pas la meilleure possible. Et les aurors étaient aux premières loges de la bataille. Ce qui ne le rassurait pas au sujet de son fils mais cette pensée s’éloignant bien vite de son esprit pour revenir sur ce que pouvait raconter la brune.

- « Il est clair que dans la situation actuelle, les aurors vont avoir du travail si cela échappe à tout contrôle » assura-t-il avant de présenter un sourire en coin à la question de la brune. « J’ai passé ma semaine à m’occuper de divers bilans donc les secrets sont passés au second plan. Mais il y a un dossier qui m’intéresse et qui trône sur mon bureau effectivement. Et non, tu ne sauras pas de quoi il s’agit » termina-t-il avec un rire dans la voix

Il s’avait que la communauté sorcière anglaise se demandait ce qui se passait sans son service. Mais il on lui avait fait signé une close quand il avait signer le contrat comme tous les employés du services d’ailleurs. Et il n’était pas autorisé à en parler, même à sa famille.

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Alicia Rogue
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Sam 6 Fév - 14:25



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Ft. Cesare E. Weather


La nuit Rouge avait été la plus funeste attaque jamais réalisée par les Mages Noirs. Fauchant dans la fleur de l'âge des dizaines de vies innocentes, ne cherchant que reconnaissance et apprentissage dans ces lieux jadis inviolés. Cette nuit avait prouvé au monde entier, la violence et la folie que pouvaient générer ces êtres vils. Le désastre avait touché au cœur la population Londonienne, l'atteignant plus profondément encore que jamais auparavant, vu que cette fois, ils s'attaquaient à la nouvelle génération, aux enfants. Un acte fourbe, sans aucune gloire, que de réduire à néants des espoirs futiles comme pouvait en fournir l'impétueuse jeunesse. Nombre de famille avait dû enterrer un de leurs membres et ceux qui miraculeusement en avaient été épargnée, connaissaient de toute façon au moins une victime. Un ami, un collègue, une vieille connaissance... Personne n'avait été épargnée. Depuis lors, la situation ne parvenait pas à s'améliorer, malgré la vivace et tenace volonté humaine de s'accrocher envers et contre tout. Il fallait continuer d'aller de l'avant et garder espoir, se tirer la tête hors de l'eau. Des conseils qui était unanimement beaucoup plus facile à exprimer, qu'à réaliser. Des problèmes, nous en avions tous et ils nous rongeaient de l'intérieur. En ces temps cléments de nouvelle année, Alicia ne voulait pas rester fixée dessus. Surtout que ceux-ci avaient suffisamment joué les trouble-fêtes dans ces deux semaines, qu'elle aurait voulu bon enfant et familiale. Lord Voldemort gâchait tout, c'était devenu une lassante habitude. Pratiquement un fardeau dont malheureusement, elle ne pouvait se débarrasser. Trop occupée à chercher le positif, la brune n'avait pas réalisé qu'elle mettait les pieds dans le plat, en replaçant le malaise que c'était de fêter Noël, sans leur petit dernier. Les années et les mois avaient beau s'écouler, c'était une plaie profonde qui demandait énormément de temps pour se refermer.

Arriverait-il seulement à le surmonter? Elle n'en savait strictement rien. Cesare paraissait toujours tenir le coup, s'accrocher, jouer ce rocher, cette personne sur qui on pouvait se poser. Ne l'avait-elle pas elle-même fait à une époque? Paumée, jeune mère avec deux garçons et n'ayant franchement aucun mode d'emploi sous la main, elle avait sérieusement ramé les premiers mois. Bon après aussi évidemment, mais ce n'était plus pareil. Quant à Hélène, l'auror avait appris de la bouche de son mari qu'elle avait eu beaucoup de mal, lâchant totalement prise. Aucun reproche à faire là-dedans, comment réagirions-nous à situation inverse, elle préférait n'avoir jamais à connaitre cette réponse. Mais c'était pourquoi elle s'était enquis de l'écrivaine, cherchant à savoir si elle avait remonté la pente. Prudemment, avec mille précautions, son ancien mentor finit par lui donner ce qui représentait le plus une note positive. Un sourire plus doux, presque réconfortant comme elle pouvait en avoir servi des dizaines à ses enfants, ses neveux ou même à son frère, jaillit sur ces lèvres. Tranquillement, elle hocha la tête, consciente qu'il était préférable de laisser couler la discussion vers d'autres rives moins tumultueuses. À moins bien sûr que Cesare veuille lui en parler et dans ce cas, elle jouera volontiers le rôle de l'oreille attentive, un juste retour des choses. Cependant, comme ce n'était pas le cas et qu'elle ne souhaitait pas prolonger où créer un malaise inutile, elle avait enchainé sur les nouvelles de ses enfants. Un fils bien parti pour réaliser son rêve de métier et une fille qui allait jouer son premier match en tant que professionnelle. Avoué que son année deux mille commençaient de la plus belle des manières. En profitant pour le taquiner un peu, elle enchaina sur son côté père surprotecteur ce qu'il prit à la volée pour lui rétorquer. À son plus grand bonheur. S'essayant sur son bureau, une jambe au sol et l'autre à moitié dans le vide, elle laissa passer un léger rire. Croyez bien qu'Alicia n'avait aucun mal à s'imaginer le codirecteur du département des mystères s'égosiller dans les gradins. Pour la peine, elle viendrait bien avec lui.


-Oh mais je n'en attendais pas moins de toi, Cesare. Au contraire, l'inverse m'aurait beaucoup étonné. Je t'imagine tellement bien vociférer dans les gradins, affublés d'une belle blouse verte. Presque une injure pour un ancien Poufsouffle, non?

L'ironie se sentait dans sa voix, elle ne le pensait clairement pas. Pour ainsi dire, les maisons de Poudlard, l'indifféraient totalement. Et il valait mieux avec une famille contenant exclusivement des verts et argents. Momentanément unique Serdaigle de cet ensemble, ce n'était pas pour ça qu'elle n'était pas capable de soutenir son ancienne maison, quand le débat s'y orientait, juste pour le plaisir et parce que surtout, elle ne le regrettait nullement. Les clichées étaient tellement tenaces. Tous les Serpentard, n'étaient pas des mangemorts en devenir. Tout les Gryffondors n'étaient pas des défenseurs de la veuve et de l'orphelin. C'était beaucoup plus complexe que cela, juste des traits de caractère que vous aviez à onze ans. Entre-temps, croyez bien que la vie se faisait un plaisir de passer par là. Elle ne releva pas la fierté qu'il pouvait en découler parce qu'Alicia le sentait sans aucun problème. À force de jouer l'instigatrice à scruter les infimes réactions pour comprendre et anticiper, elle en était devenu douée. Alors quand comme dans le cas du père de famille, on n'en cachait rien, cela lui sautait aux yeux. Surtout que Duncan avait pris une décision difficile mais avec une volonté de fer. Il voulait un monde meilleur et suivait une voie emplie d'embuche surtout après une dernière année atroce que leur avaient fait vivre Hikkins. Un lycanthrope pouvait mal s'assumer mais foncièrement, peu lui chaud. Ce n'était pas ce qu'il devenait une fois par moi qui l'intéressais, mais les actes de courages qu'il voulait poser le restant du temps. Un choix de vie qu'elle avait forcé, parce qu'elle n'avait jamais regretté le sien. Profitant de ce que la question était latente, la femme de Rogue l'avait énuméré. Heureusement, il lui répondit que ce n'était pas le cas pour lui non plus.

-A t'entendre, je suis sur que je pourrais te convaincre de revenir avec nous, juste une fois. Ça ne te manque pas, l'action, l'adrénaline? Restez des heures sur des cartes de Londres à suivre des fils rouges, pour se rendre compte qu'il est trois du matin et qu'on se partage un plat de nouilles?

Un sourire amusé revient sur ces lèvres. Juste rappelle de situation au combien de fois passé, les plus joyeuses évidements, inutile de retourner le couteau dans la plaie. Puis il faut dire que si elle avait un caractère nettement plus passif et posé que le restant de sa famille, il n'en restait pas moins que deux collègues comme James et Sirius pouvaient rendre l'ambiance électrique en deux temps, trois mouvements, avec leur manque de tact parfois flagrant. Le pire de tout, c'était que c'était volontaire. Enfin, à cela aussi, elle s'était habituée et le côté silencieux, mettons torturé de Potter pendant la captivité de Sirius avait été aux combien dérangeante par son côté inhabituel. Enfin, elle préférait s'accrocher à des notes joyeuses, profitant d'une présence amicale. Mais il semblait vouloir continuer de s'enquérir sur comment ce passaient les nouveaux évènements par ici, du coup, elle ne broncha pas à les lui servir. Notamment, sur les chambardements à venir, parce que pour cela il ne fallait guère être un espion, la jugeote était simplement de mise. De nouveaux évènements arriveront parce que tous les camps allaient se mettre en marche. Cela promettait encore des longues heures de tension, de craintes, de double jeu...

-Je crains qu'elle ne soit déjà hors de contrôle. Enfin, il reste à voir quelle position le ministère va adopter et ainsi voir vers quels ennemis on devrait se tourner... Je suppose que pour nous cela ne changera pas, mais pour les chasseurs, c'est à voir...

Ah oui, maintenant que les anarchistes redoraient leurs blasons, où était sauvée de la potence par l'inquisition, est-ce que les chasseurs allaient traquer les deux camps? Où revenir avec les aurors contre les mages noirs? Ça ce n'était pas son intérêt premier. S'occupant de son cas, elle ouvrait déjà la bouche pour demander quel dossier avait attiré son attention, qu'il enchainait en l'interrompant. Elle fit une moue déclarant coupable. Rhô, c'était de viles tentations. Certes, c'était leur métier et leur fonction de garder le silence, de ne rien dire mais quand même cela aiguisait la curiosité des autres, qui eux évidemment voulait savoir. Oh, elle ne chercherait pas mais elle aurait essayé.

-Comprends au moins que votre travail est tellement secret qu'il ne peut qu'aiguiser la curiosité. Je n'y échappe pas... On doit avoir envie de raconter ça à quelqu'un non? À Eileen, peut-être?

Quoi de mieux que de pouvoir épancher ce besoin viscéral de communication avec une personne qui faisait le même métier que vous et qui donc accessoirement, était au courant de la même chose. Pas de travers, pas de trahison et des amis à gagner.

Hj:
 


Let the skyfall, when it crumbles
It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do..•°¤ Mags.

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Lun 29 Fév - 16:55
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Alicia & Cesare

Le père de famille fut heureux de la déviation que prenait la conversation pour se concentrer sur l'équipe de Joyce et de son match imminent. Ce n'est pas qu'il ne voulait pas parler de ce qui c'était passé à Noël mais ce n'était pas une période facile pour lui et parler de Zac, malgré les mois, voir les années, qui s'étaient écoulés depuis sa mort était toujours un peu compliqués pour lui. Et puis bon, sa famille se relevait assez doucement de cet événement, il ne voulait pas remettre le sujet sur le tapis trop souvent. En tout cas, ce n'était jamais lui qui évoquait les choses. Il se contentait d'écouter, de rassurer, de consoler mais il ne voulait pas mettre le sujet sur la table au risque de faire pleurer tout le monde. Il connaissait l'état mental de chacun des membres de sa famille, pour les avoir soutenus tout au long du processus comme une béquille sur laquelle on s'appuie pour marcher. Et il ne voulait pas ouvrir un peu plus des blessures qui avaient déjà du mal à se refermer.

Cesare eut alors un sourire en entendant les paroles de la jeune femme sur sa capacité à crier dans les gradins affublés d'une blouse verte et même un rire sortie de sa bouche écoutant les dernières paroles. Il était clair qu'en tant qu'ancien Poufsouffle, c'était un sacrilège de porter des couleurs comme celle-là. Mais bon, à son âge, les rivalités entre les maisons de Poudlard... Il passait clairement au-dessus. Et il comprenait que c'était la même chose pour la brune au vu du ton sarcastique qu'elle venait d'employer. Mais on ne pouvait pas dire qu'il n'était pas fier de sa maison. Il avait été très honoré de faire partie de la maison des Poufsouffles. Il avait passé de merveilleuses années dans ses murs et il restait, malgré les années, un Poufsouffle pur et dur.

- Ne m’en parle pas, répondit-il alors sur le même ton que la jeune femme. Dire que je vais devoir le mettre à CHAQUE match, tu y crois toi ?

Un rire s'échappa de nouveau de ses lèvres pour illustrer qu’il n’en avait certainement rien à faire de porter un maillot vert pour supporter sa fille. S'il devait porter un chapeau ridicule pour cela, il le ferait alors un maillot vert...

Un sourire remplaçant son rire alors que la jeune femme reprenait la parole. Et en l'écoutant, Cesare ne pouvait qu'être d'accord avec elle. Il est vrai que son travail d'auror avait été une grande partie de sa vie. Une partie de sa vie qu'il avait adorée. Et si on lui donnait l'autorisation de revenir pour quelques missions, il serait tout à faire d'accord pour rempiler. Comme venait de dire Alicia, certaines parties du travail lui manquait. Les années qu'il avait passées au Département des Mystères n'avaient fait qu'attiser certaines pensées qu'il avait depuis son changement de poste. Si on lui avait dit qu'il serait assis derrière un bureau quand il était sorti de l'école, Cesare ne l'aurait pas cru. Il avait choisi les aurors pour les actions, pour le fait qu'ils étaient utiles à la sûreté des personnes magiques sur le territoire. Et puis, avec les années et la venue des enfants, Cesare avait un peu changé sa manière de voir les choses. Pas complétement bien sûr et Hélène n'était pas étrangère à ce changement. Ils en avaient longuement discuté tous les deux quand la proposition du département des mystères était arrivée à la maison. Il avait d'ailleurs mis plusieurs semaines avant de répondre par la positive. Mais finalement, malgré que le boulot d'aurors lui manquait, Cesare avait sa place dans son service. Il travaillait avec des personnes avec qui il était agréable de travailler et puis en tant que Directeur, il avait certaines libertés qu'il ne pouvait pas vraiment renier. Alors bon, entre une bonne place au sein des aurors et une bonne place au département des mystères sans avoir le risque de se faire tuer, Hélène et lui avaient choisi. Pour les enfants.

- Tu sais très bien que si vous me le demandiez, j'adorerais revenir juste une fois, sourit-il doucement en croisant les mains sur son ventre. Tout ce que tu viens de dire me manque. Et c'est un euphémisme. Il y a cependant certaines parties du travail que je retrouve au département des mystères alors bon... Mais relever la tête d'une carte de Londres pour découvrir qu'il est trois heures du matin n'a pas de prix, rigola-t-il en se rappelant le nombre de fois où cela était arrivée, souvent en présence d'Alicia aussi.

Un soupir s'échappa également de ses lèvres quand il entendit les paroles de la jeune femme. Il était clair que personne ne savait vraiment qui allait être ennemi du ministère ou des allies. Il espérait sincèrement que le ministère ne pencherait pas pour l'Inquisition. Organisation dont il faisait partie depuis un moment maintenant. Il avait toujours était pour le ministère, pour les décisions qu'il prenait et même s'il respectait le ministère, il ne pourrait pas le suivre cette fois-ci. Parce que les idées que l'Inquisition prônait... Elles étaient clairement celle qu'il avait en tête. Alors qu'il devienne un hors la loi pour défendre les idées qu'il prônait... C'était un mal pour un bien. Il faudrait juste qu'il soit plus prudent dans ses relations à l'avenir... Mais la question n'était pas encore à ce point-là puisque le Ministère n'avait pas encore statué.

- On verra ce qui est décidé dans les hautes sphères, dit-il alors un peu plus sérieux. Cela ne devrait pas tarder...

Il n'avait pas vraiment envie de voir ça arriver aussi vite mais bon, ce qui allait être décidé n'était pas de son ressort. Il ne participait pas au débat...

Un sourire reprit place sur ses lèvres alors que la jeune femme évoquait de nouveau son département. Comme il l'avait pensé plus tôt, il savait que son service était mystérieux, c'était d'ailleurs son nom alors bon... Et puis, il fallait l’avouer, il aimait beaucoup jouer avec ça. Parce que comme ça, son métier avait un part de mystère que les gens essayaient toujours de savoir et c’était assez drôle de les voir essayer. Il hocha cependant la tête quand Alicia énonça le nom de son amie et patron. Il était clair que depuis qu’ils travaillaient ensemble, ils étaient tous les deux devenus amis. Et comme Kate (HRP: je change, vu que le nom a changé xD) était sa supérieure, il arrivait toujours qu’ils parlent des choses qui se passaient dans le service.

- Il arriva parfois que j’ai envie de raconter ça à quelqu’un, répondit-il. Souvent quand je rentre mais vu que je n’en ai pas le droit, je me tais. Ce qui est parfois très dur quand on me connait, plaisanta-t-il ensuite. Et Kate est ma supérieure, j’ai le droit de lui raconter ce que je fais, et parfois ça l’énerve...

La dernière phrase avait été prononcée avec un ton tellement désolé que cela en était presque véridique. Mais quand on connaissait le père de famille, on savait très bien que ce n’était que je la plaisanterie.



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Alicia Rogue
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Sam 12 Mar - 10:58



We are Friends Now
Ft. Cesare E. Weather


Unanimement reconnu dans le monde entier, le Quidditch est, et restera, le sport le plus populaire chez les sorciers. Comment était-il devenu une habitude, un mode de vie qui déplaçait les foules, ça cela restait un mystère. Mais la preuve n'était plus à faire. Des dizaines d'équipes foisonnaient dans tous les pays, et chaque match générait des recettes d'argent phénoménales. Alors que dire de la coupe du Monde, qui s'était déroulée l'été passé? Cela avait été un véritable chef-d’œuvre, jusqu'à l'arrivée des Mangemorts. C'était l'évènement le plus attendu de mille-neuf-cents-nonante-neuf, qui avait été suivis par des millions de personnes, venue de tous horizons diffèrent. C'était fédérateur. Il faut dire que ces balais magiques faisaient irruption dans la vie de chaque famille dès notre prime jeunesse. On commençait avec des petits balais qui volaient à quelques centimètres du sol, à peine, pour amuser les enfants. Puis une fois l'époque écolière arrivée, les équipes se formaient, ressemblant à s'y méprendre au sport tel qu'on le connaissait. Alicia se souviendra toujours de son premier cours de vol, de cette grisante sensation de liberté qui vous assaillait une fois tout là-haut. Comme elle n'oublierait certainement jamais les nombreux matchs qu'elle avait réalisés avec l'équipe de sa maison. Les victoires, tout comme les défaites. C'était une véritable passion, comme pour beaucoup de ses collègues, mais elle comprenait tout à fait que certaines personnes veuillent en faire le moteur de leur vie. Si ce n'était pas son cas, y préférant l'action et l'adrénaline d'un métier beaucoup plus rythmé et moins accessible, c'était celui de la fille de Cesare, Joyce. Elle trouvait que cette idée lui allait comme un gant. Disons qu'elle avait le physique de l'emploie. Elle était légère, souple, filiforme, en somme, elle avait de l'aérodynamisme dans le corps. Un plus sur un balais.

Sauf qu'inconsciemment cette occasion en or de prendre un sujet joyeux, se transforma en une pique joueuse, incessant rappel de cette guerre ridicule et stupide qui agitait Poudlard. Au fil des siècles, Serdaigle, Poufsuffle, Serpentard et Gryfondor avaient fait couler beaucoup d'encre. Aujourd'hui encore. C'était un passage obligé, une coutume intrinsèquement acceptée. Tout le monde y passait, tout le monde était envoyé dans ces vestiges immémoriaux de la volonté des quatre fondateurs. N'était-ce pas ridicule, pourtant, d'en venir aux mains pour une simple répartition ? N'était-ce pas stupide que de cataloguer des personnes sur le choix d'un vieux choipeaux? Pour elle, si. Au départ, cette division n'avait qu'un seul but : Faciliter les cours et répartir les élèves en fonction du trait le plus proéminent de son caractère. C'était tout. Était-ce pour autant qu'on devait renier tout le reste de sa personnalité? La brune avait passé sa scolarité à s'en moquer. Ce n'était qu'un choix, qu'une preuve, qu'une manière d'être solidaire avec moins de personnes, mais ce n'était en rien un frein. Une manière de penser qui trouvait écho avec le codirecteur du département des mystères. Était-ce parce qu'ils étaient tous deux issus de deux maisons, qui ne se lançaient pas dans cette bagarre, ou seulement à de rares occasions? Peut-être. Il y avait certainement plus de chances que ce soit une véritable insulte, pour les deux autres cas. Mais allons bon, le vert n'était qu'une couleur et il nous arrivait tous de mettre des vêtements de tout style. Ce fut pourquoi l'auror le suivit volontiers dans son rire. Sincèrement, si elle devait s'affubler d'une blouse verte, d'un chapeau, ou de toute la panoplie pour le temps d'un match, peut lui importerait, elle le ferait volontiers.


-Tu le feras avec plaisir, comme tout supporter qui se respecte... Et elle aussi, elle était fan des harpies, c'était pour dire. Puis de toute façon, sans vouloir te vexer, tu as plus d'équipes en bleu qu'autre chose... Aucune ne porte du jaune, en Angleterre en tout cas. Ou du moins, je crois?

Ah c'était sûr que sa fille, tout comme elle, étant sortie des bleus et bronzes, il y aurait eu du choix pour réutiliser les écharpes et blouse colorée, mais on ne choisissait pas tout. Et d'ailleurs la petite rouquine avait bien eu raison de ne pas se fixer sur cela, pour évoluer dans son métier. Elle avait eu une superbe proposition, elle aurait été bien bête de la laisser filer. Enfin, comme les deux anciens collègues semblaient sur la même longueur d'onde, la discussion se termina doucement, semblant revenir sur l'actualité. Ou au moins, sur leur métier commun, cette flamme de justice qui les avaient tous deux animés. C'était toujours son cas, malgré les vingt années vécues, bien qu'à présent, tout avait l'air plus compliqué qu'avant. Alicia était déjà pied et poing lié, alors évidemment, elle préférait l'époque ou elle n'avait pas à se mettre de bride. Néanmoins, le danger faisait partie intégrante de leur choix, mais ce n'était pas pour autant qu'il était rébarbatif. Il poussait à donner le meilleur de soi-même, à se dépasser, faisant renaitre un sentiment de solidarité, longtemps délaisser au profit d'un égocentrisme narcissique, du soi puis les autres. Avec ses collègues, quand ils étaient à plusieurs, ils faisaient bloc commun et c'était appréciable. Peu importait à ces moments-là, les tensions qui régnaient, les disputes qui les animaient. C'était eux, contre les ennemis, point barre. Eh oui, elle se demandait s'il reviendrait. La femme de Rogue ne sait pas si elle pourrait choisir de faire autre chose, de prendre un autre poste. Bien sur, Severus, l'aurait sans doute préféré, ses enfants aussi. Parce que tout autre choix de carrière encourait moins de risques de se retrouver à Sainte-Mangouste, ou tout simplement entre quatre planches. Mais cela lui deviendrait bien vite monotone. Et l'impression de ne servir à rien, la rongerait. Non, elle ne regrettait nullement la décision qu'elle avait prise, au moment des aspics. Un sourire s'étira sur ses lèvres.

-Tu ne crains pas d'être un peu rouillé, en sortilège? Pure taquinerie de sa part, surtout en considérant que c'était Cesare qui lui avait appris une bonne partie de ses connaissances actuelles. Ah oui et c'était quoi? L'acharnement ? La douce sensation du travail bien fait après une réussite? Le risque? Quoique je n'aille jamais entendu parler d'une explosion au dixième...

La future quadragénaire se mit à nouveau à rire, en l'écoutant répondre sur ces soirées interminables de travail. Eh oui, les heures avaient une nette tendance à défiler sous votre nez, sans que vous vous en rendiez compte. Après, il fallait rentrer chez soi en catimini, pour ne réveiller personne. Presque se faxer dans son lit, pour ne pas s'attirer les foudres du partenaire et tenter de récupérer quelques maigres heures de sommeil. Enfin, il fallait reconnaitre que la plupart du temps, et surtout maintenant, c'était juste Selena qu'elle risquait de déranger. Mais étant donné qu'elle s'était lancée dans la medicomagie, ses horaires n'étaient pas plus clément que les siens. Alors oui, même en vivant sous le même toit, ils leur arrivaient d'avoir du mal à se croiser. Une question d'habitude. Cependant, la note joyeuse chuta quelque peu, quand les sujets brulants à venir furent mis sur le tapis. Levi Goldstein allait incessamment sous peu provoquer une conférence de presse, pour son typique message de nouvelle année, mais également pour annoncer ses prises de décisions. Seront-elles bonnes, ou mauvaises? Alicia n'en savait rien, mais elle les attendait avec impatience. Au vu de ce qu'elle avait promis de tenter à Lord Voldemort, elle espérait que l'Inquisition ne sera pas accueillie comme des alliés bienfaiteurs. Mais si c'était le cas, sans doute faudrait-elle qu'elle continue de creuser, de glisser vers cette pente dangereuse d'une mort imminente. Elle tenta de se tirer ces sombres pensées de son crâne, les bras croisés sur sa poitrine. Signe évident que la conversation lui plaisait nettement moins, surtout si ces gestes étaient ponctués d'un mouvement plus compulsif de son pied, qui bougeait en tout sens. Mais il semblait que son ami n'en soit pas friand, non plus. Devait-elle trouver cela étrange? Pas le moins du monde. Personne ne savait ce qu'il fallait croire, sur quel pied danser, vers où aller... Il y avait trop de choix, trop de changement, rien de stable à quoi se raccrocher. Le monde ne semblait irrévocablement plus rattrapable, rapidement en tout cas. Un hochement de tête, c'est tout ce qu'elle fit. Choisissant de rebondir sur son travail, à lui, la brunette avait pris la balle au rebond. Cesare n'était pas sans savoir que l'aura mystérieuse qui régnait autours de leurs activités était un véritable supplice d'imagination, pour les autres.

-Kate aussi doit apprécier de pouvoir échanger sur le travail, sans avoir l'impression de trahir qui que se soit, Non?

La loi du silence était, sans doute, la plus pénible quand on n'avait pas un caractère qui y correspondait. Devoir toujours tout garder pour soi, ne rien dévoiler, ne jamais pouvoir dire de quoi que ce soit sur sa journée. Rien du tout, juste le silence radio. C'était là aussi un choix, une façon de vivre. Oh n'allez pas croire qu'Alicia se complaisait à dépeindre chaque activité de sa section. C'était faux, elle préférait elle aussi le taire, mais cette fois par égard pour ses propres enfants. Son sourire restait sur ses lèvres, alors qu'elle tendait finalement le bras pour prendre la tasse fumante qui était sur son bureau. En prenant une lampée, son regard noisette tomba sur les dossiers qu'elle faisait, elle n'avait aucune intention de s'y remettre, vraiment pas. Elle retourna alors son regard vers le brun d'en face, pour le relancer vers autres choses.

-Des projets pour cette année?

Cela pouvait être très vague comme sujet de conversation. Autant, elle pouvait entendre par là les habituelles bonnes résolutions qu'il était commun de prendre à chaque nouvelle année, qu'un projet en bonne et due forme comme on en formait tous dans notre vie. Bien que le principal serait certainement de survivre jusqu'à l'année prochaine. Curieuse, les mains bien lovées contre sa tasse brulante, elle attendait sa réponse.


Let the skyfall, when it crumbles
It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do..•°¤ Mags.

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Ven 25 Mar - 11:40
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Alicia & Cesare

Le Quiddich était une des constantes dans sa vie. Du plus loin qu’il s’en souvenait, Cesare avait toujours fait du Quiddich. Quand il était à Poudlard, le Quiddich lui a permis de rencontrer Hélène, lui avait permis de se faire des amis et surtout de s’échapper un peu des cours. Parce que bon, il était un bon élève à l’époque mais il avait aussi été un garçon... Et il n’était pas surprit que le Quiddich revienne comme cela dans sa vie après des années. Et puis ce sport était assez universel chez les sorciers. C’était le sport de prédilection de la communauté et il ne pouvait qu’être d’accord avec ça. Même s’il connaissait des sports, sorciers et moldus, aussi passionnants que le Quiddich. Mais on ne changeait pas une constante plus que millénaire comme ça n’est-ce pas ? Et puis ce n’était pas lui qui allait changer ça. Il avait appris à ses enfants à monter sur un balai et il leur avait offert leurs premiers balais quand ils étaient entrés à Poudlard. Il perpétuait plus ou moins les choses. Et puis cela avait bien marché puisque Joyce était tombée dedans et allait, dans quelques jours, jouer son match en tant que professionnel.

Alors oui, l’équipe dans laquelle jouait sa fille avoir pour couleur le vert. Mais il s’en fichait pas mal. Dire qu’il s’en fichait à l’époque serait raconter une bêtise mais les années étaient passées depuis. Et même s’il chérissait encore les couleurs de sa maison, il avait fini de faire du racisme sur les autres. A plus de 45 ans, il était passé au-dessus des frictions entre maisons. Et Alicia avait raison, il était rare de voir une équipe nationale de Quiddich porter sur jaune. Cela ne dérangeait pas vraiment Cesare parce que bon, c’était un adulte et puis il se fichait maintenant de quelle couleur il mettait pour aller voir un match de Quiddich. Et il s’en ficherait le jour où il devra porter du vert pour supporter sa fille.

- Tu as raison, il n’y a pas d’équipe anglaise portant du jaune, grimaça-t-il pour la forte en jouant avec ses mains qui reposaient sur son abdomen. Ce qui est triste parce qu’on les remarquerait un peu plus sur le terrain. Mais je ne désespère pas de voir un jour ce genre de couleur sur le dos d’une équipe, termina-t-il avec un autre sourire en coin dont il avait le secret.

Son sourire disparut doucement quand la conversation dévia ensuite sur son envie de peut-être revenir chez les aurors. Au moins une fois. Il était vrai que depuis qu’il avait quitté le département, Cesare n’avait pas beaucoup combattu. Mais il était certain que cela ne poserait pas de problème. Parce qu’il avait ça dans le sang. C’était quelques choses qu’il avait vu faire tout la première partie de sa vie grâce à son père qui travaillait dans le département quand il était gamin. Et il pouvait dire qu’il avait plus ou moins pris le flambeau quand son paternel avait pris sa retraite. Il ne savait pas vraiment pourquoi Duncan voulait faire ce métier à son tour, ils n’en avaient pas vraiment parlé, mais il était heureux de le voir prendre cette voix. Surtout avec Alicia pour le former. Il savait ce que la jeune femme valait en tant que professionnelle et en tant qu’amie et il ne pouvait être que d’accord pour le choix de carrière et de mentor. Une autre constante dans sa vie et dans sa famille. Il fit rapidement mine d’être outré quand les mots de femme devant lui imprimèrent son cerveau.

- Je t’en ficherais moi, d’être rouillé ! rigola-t-il tout de même en secouant la tête. Je suis certain que si on se battait tous les deux, je te gagnerais encore. Comme je l’ai toujours fait, rajouta-t-il en répondant à la taquinerie de la mère de famille. Et je pense que c’est le risque. Je peux retrouver les deux autres que tu viens de citer dans mon travail mais le risque n’en fait pas vraiment parti. Ou du moins assez rarement... Il n’y a pas assez d’explosions au dixième...

Un sourire resta imprimé sur ses lèvres alors qu’il laissait la dernière phrase en suspens. Il y avait beau ne pas avoir de risque, il était très souvent plongé dans des dossiers, que se soit au ministère ou chez lui. Parce qu’en plus des responsabilités qu’il avait en tant que directeur adjoint, Cesare s’occupait de certain cas. Parce qu’il ne supportait que très peu de faire de la bureaucratie tout le temps et tous les jours. Ce n’était bien sûr pas le plus gros de son travail mais il avait toujours eu cela en horreur, même en étant auror. Il s’en était juste accommodé quand il était rentré au département des mystères.

Le plus dur quand on travaillait dans son département, c’était le silence qui régnait sur ce qu’il faisait à l’intérieur. Parce qu’ils « jouaient » avec des objets que désiraient surement Voldemort et tous les autres dirigeants des partis politiques. Alors il se taisait, parce que c’était contractuel mais aussi parce qu’il ne voulait pas que l’information tombe en de mauvaises mains. Mais ce taire était vraiment compliqué pour lui qui avait l’habitude de raconter ce qu’il faisait au ministère. Il avait prit l’habitude de ne plus donner de détails ou quoi que ce soit d’autre à Hélène. Il se contentait d’en parler à Kate quand ceux-ci se retrouvaient seuls.

- Je pense aussi, répondit-il. Ce n’est pas évident parfois, de garder le silence, parce qu’on gère un dossier sensible ou qui aura des répercussions sur ce que va décider le ministère. Mais on s’en accommode.

Il lui sourit en la voyant attrapé sa tasse de café et il joua un peu plus avec ses mains. Chose qu’il faisait souvent, sans vraiment savoir pourquoi. Rester en mouvement était une de ses caractéristiques. Même quand il était assis comme maintenant. Et le fait de bouger ses mains, de faire claquer ses doigts étaient quelque chose de naturel chez lui. Depuis tout petit.
Il haussa les épaules quand la question de la jeune femme franchit ses lèvres. Il n’avait pas vraiment de projet cette année, à part peut-être continuer de cacher qu’il faisait partie de l’inquisition mais pour l’instant, rien de très transcendant.

- Pas vraiment, sourit-il alors en reposant son attention sur la brune qui attendait sa réponse. Peut-être arrêter de boire trop de café pour éviter de ressembler à quelqu’un monté sur ressort. Mais pas de gros projet en vue, j’ai passé l’âge de parler d’enfants et de nouvelle maison, continua-t-il avec humour. Quoiqu’il faille peut-être que je commence quelques travaux dans la maison... Et toi ? Des projets en vue ? demanda-t-il doucement, attendant une réponse tout aussi sagement qu’il pouvait le faire.


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Alicia Rogue
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Sam 9 Avr - 15:09



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Ft. Cesare E. Weather


La grande diversité d'équipe présente au championnat de Quidditch, en Angleterre et comme partout ailleurs, n'était là que pour mettre du piment dans les matchs et la compétition. Ils avaient tous le même et unique but : Distraire les gens, les amuser, les faire penser à autre chose. Rien de plus, rien de moins. C'était bien loin d'une optique guerrière, prônant l'insulte des adversaires. Le feu de l'action et l'adrénaline pouvait évidemment plonger une rencontre dans cette ambiance, peu constructive, mais la beauté du sport n'était pas là. Partant de ce principe, c'était tout à fait ridicule de polémiquer sur la couleur arborée sur leurs blouses, cela n'avait aucune importance. Si pour certain, c'était un malsain rappel de leur enfance dorée, dans les murs du château centenaire, pour d'autres, les plus sensés, comme eux, ce n'était qu'un survêtement. Alicia en avait parfaitement conscience et s'amusait beaucoup à faire jouer cela dans son ton de voix. Personne ne serait dupe, puis de toute façon, il lui serait relativement mal avisé de se mettre à dos les Serpentards. Vu que si tel était le cas, c'était toute sa famille qui allait monter aux créneaux. Alors qu'ils soient habillé en vert, en jaune, en violet ou en blanc, peu importait. Le codirecteur du département des mystères approuvait son avis, non sans ponctuer celui-ci d' une touche d'humour, précisant qu'il aimerait voir du jaune dans ce lot de bleutée. Un élément qu'elle ne pouvait pas contredire. Peut-être était-ce un ton qui crachait un peu trop? Qui serait trop lumineux en plein soleil? Ou que personne n'avait simplement rien su en faire d'imaginatif. C'était même la solution la plus plausible. Il ne fallait pas oublier que ces équipes, mondialement reconnues, existaient depuis des décennies et qu'ils ne changeaient rien à leurs habitudes vestimentaires. Une grande facilité pour les fans.

La brune se contenta d'esquisser un sourire mystérieux et énigmatique, surmonté d'un mouvement de sourcils sensé lui faire comprendre qu'on ne sait jamais, ça arrivera un jour, peut-être. De toute façon, le seul point à retenir de cette divagation sportive, au combien fiévreuse dans ses murs, c'était que Joyce allait jouer son premier match et que Cesare irait la voir pour hurler dans les gradins. Souhaitant garder une touche de légèreté dans ses paroles, malgré un sujet plus terre à terre vu que composant avec la dangerosité du métier, l'aurore le charriait sur ses capacités physiques et magiques. Ne cessant ainsi de lui faire comprendre que c'était peut-être ce point litigieux qui le faisait hésiter, pour un retour ponctuel dans leurs secteurs. Autant dire que son ancien mentor ne se fit pas prier pour prendre la mouche, répondant au tact au tac. Un sourire amusé et un regard malicieux firent immédiatement apparition sur son visage. La trentenaire savait pertinemment qu'il allait réagir ainsi, défendant les capacités de duelliste qui avaient été les siennes. Preuve en fut directement vu qu'il rajouta une couche, en disant qu'elle perdrait encore. Ola doucement Monsieur, elle était loin l'époque où il la dominait sans équivoque. Les années s'étaient écoulées et son style s'était suffisamment perfectionnée pour ne plus avoir l'air d'une débutante, même face à des aurors expérimentés avec des dizaines d'années derrière eux. Quoiqu'elle ne s'aviserait sans doute pas à défier ce cher Maugrey. Elle pensait néanmoins que ces entrainements -sans mauvais jeu de mots ou de pensées- avec Severus avaient eu de quoi améliorer considérablement son niveau. Les duels avaient été à son désavantage pendant toute sa formation, et pendant quelque temps encore à la fin de celle-ci, mais la différence flagrante s'était peu à peu nuancée pour atterrir sur un équilibre. Pur ce qui serait du cas actuel, elle était confiante. Bien sur, elle ne souhaitait pas avoir à le combattre, mais on pouvait douter de l'issue.


-Oh oh à ta place, mon cher ami, je n'en serais pas si sur... Fut une époque ou j'aurais, moi aussi, parié sur toi. Mais aujourd'hui, j'estime m'en sortir convenablement. De toute façon, si tel n'était pas le cas, cela ferait longtemps qu'on ne se parlerait plus. Tu sais, un jour quand tu auras le temps, il faudrait essayer ça dans une des salles d'entrainement. Ou pourquoi pas en démo aux potentielle recrues? Duncan adorerait... D'ailleurs le lycanthrope en avait déjà eu un vague aperçu. Vu qu'elle avait accepté un 'duel' avec lui, pendant le salon d'orientation. Ce qui avait fait son petit effet pour amasser du monde dans sa salle et faire partir ces foldaires... L'agréable afflux d'adrénaline, cette poussée qui nous force à nous dépasser? Hum avec cet aveu, j'en viens à me demander comment tu as passé les tests psychologiques? Avoue, tu les as truquées?

Le sujet avait beau être sérieux, ou potentiellement en tout cas, la femme de Rogue préférait le faire diverger, s'amusant à l'embêter, en toute gentillesse. En ces temps sombres, on avait besoin de sourire, de rire, de ne pas voir tout en noir, c'était ce qu'elle faisait. À ses dépens peut-être mais il le lui rendait à merveille, il en avait eu tellement d'occasions qu'elle ne les comptait plus. C'était sans doute grâce cette capacité de dérision et ce petit jeu de pique qu'ils avaient formé un duo prolifique. Ils savaient se délasser, se compléter sans avoir besoin de fournir un mot, un regard suffisant, tout comme être sérieux et efficace quand la situation l'exigeait. Une formation parfaite, pour laquelle on pouvait lui retirer son chapeau. Après tout, elle était toujours au ministère de la magie, formait les plus jeunes et n'avait écopé que de quelque séjour à Sainte-Mangoustes. Un exploit pour Alicia, qui avait plus de vingt années de service à son actif. Enfin le risque faisait partie du métier, ils savaient tous à quoi ils s'engageaient en signant. Tous les métiers avaient leur avantage comme leur défauts, elle ne doutait pas du poids qui pouvait peser sur les épaules du père de familles. Où des grandes décisions qu'il avait dû prendre, en son âme et conscience. Sur ce point, elle préférait sa place. Simple exécutante, respectée, sans devoir gérer l'ensemble. Devoir veiller sur soi et ses collègues était une chose, jouer leur vie en donnant des missions ne lui conviendrait pas. Vincenzo, sur ce point, faisait un boulot impeccable à la tête des aurors. Il savait remuer et diriger comme il le fallait. Mais heureusement, tout n'était pas négatif quand vous étiez au sommet, pour le cas de Cesare, il pouvait compter sur Kate. Une collègue, pratiquement chef avec qui il pouvait se délester du poids et de cette loi du silence, rendant l'atmosphère plus vivable.

-Tout métier a ces avantages et ses inconvénients, nous devons composer avec. Mais je t'admire, la paperasse me minerait. J'ai bien cru que j'allais tout envoyer valser quand j'ai été contrainte au bureau, pour la naissance de Selena. Pour de longs mois, c'était de longs mois, crois-moi. À moins que tu envisages plus haut encore? La direction solo? Ou le cabinet ministériel?

La brune n'avait jamais vu, en son ami, une envie carriériste, mais sait-on jamais. Nulle doute qu'avec des personnes comme lui au-dessus, des personnes qui ont vu le terrain, les décisions prises seraient moins stupide et vide de sens, mais là encore, c'était lancée au vent. Et ce n'était en rien une insulte pour la femme de Black. Au contraire, Alicia avait connu l'ancienne Serdaigle à l'école et depuis, ils leur arrivaient de faire front commun pour problème identique, surtout avec leurs enfants. Une alliance détonante pour deux noms catalogué comme ennemis. Loin de vouloir ressasser quoi que se soit, prenant une gorgée de son café pour se donner contenance, mais surtout pour éviter de le boire froid, elle relançait sur cette nouvelle année. Qui disait changement de cap, disait souvent résolution ou souhait. Certains projetaient leurs vacances ou leurs nouveaux travaux à faire. Une véranda, une terrasse, l'installation d'une piscine, un déménagement, un enfant... Elle avait déjà entendu de tout. Cependant, la vie du brun étant déjà bien chargée, Cesare fut plus classique et responsable. Un sourire arriva sur ces lèvres à l'énonciation du café, terrible défaut de toute administration qui se respectait, elle plaidait coupable également. Des projets? Au vu de la situation délicate, celui de rester en vie ne serait pas superflu, voir un véritable exploit. Puis les quelques annonces qui lui étaient tombés dessus comme son fils qui allait être papa vous faisaient comprendre qu'il était temps de penser à d'autres points. Merlin, elle ne se voyait toujours pas grand-mère. Elle haussa les épaules.

-Oh tu sais plus rien ne m'étonne moi... Mais rien de très transcendant, non plus. Je te dirais bien survivre, mais cela sonne comme un mélodrame. Je pense plutôt voir venir. Vu les terreurs que j'ai comme enfant, je pense que cette année suffira à sa peine, niveau nouveautés. Puis il me semble que j'ai aussi tout le poids d'une formation, à maintenir au top.

Elle parlait bien évidemment de son fils, même s'il n'était qu'a la première de ses trois années. Après tout, comme il l'avait dit, c'était passé le temps de faire des grands projets. Un manoir, ils en avaient un et elle n'avait guère envie d'en changer. Surtout maintenant que son frère avait justement fait exprès de se rapprocher d'eux, pour aider ces enfants à passer le cap du décès de leur mère. Niveau enfant, par contre, elle pensait qu'elle avait suffisamment donné avec les trois siens et qu'en plus, ce n'était pas vraiment un cadeau que de naitre à cette époque, tourmentée. La vie ne vous laissait pas toujours choisir, ça arrivait généralement plus vite qu'on ne le pensait, mais elle préférait laisser couler.

-Ça te dit d'aller manger un morceau?

Brusque changement de question et de mouvement, volonté qui sait d'aller voir ailleurs et de prendre l'air. De discuter autre part que dans ces locaux, profond rappelle de ce pouvoir invisible. Une fois que le charmant brun eu accepter cette proposition, ils partirent tout deux continuer cette discussion dehors, à l'abris des oreilles indiscrète et dans un endroit surtout plus conviviale

-FIN-


Let the skyfall, when it crumbles
It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do..•°¤ Mags.

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