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Tell me everything, don't hide Bellatrix, because I can help you [Ft Bellatrix]

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Lun 18 Jan - 6:30
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You're so hypnotizing. Could you be the devil, could you be an angel ? Your touch magnetizing, feels like i am floating, leaves my body glowing. They say be afraid, you're not like the others. Futuristic lover, different dna. They don't understand you

J’étais inquiet. Très. Oh, pour différentes raisons en plus ! D’abord il y avait ce traitre parmi nous, quoi que mon instinct me disait qu’il y en avait plusieurs, savoir qu’il était là et qu’en plus s’était l’un des nôtres… j’en avais des envies de meurtre ! Je détestais être impuissant, être incapable de fournir au Lord le nom avec les preuves pour que cet enflure paye amèrement son retournement de veste.

Ce qui m’inquiétait avec lui, ou elle ou eux, était simple; il entendait, voyait ce que nous faisions. Par sa faute, nous perdions le peu de confiance que le Lord nous accordait et Merlin savait que nous étions peu à l’avoir, ce peu de confiance. Alors le perdre ? Mais le pire était l’incertitude. L’incertitude de la conclusion de nos plus grands coups, comme celui de la Coupe du Monde de Quidditch. Cela m’enrageait juste à y penser.

Cependant, pour ce coup-là, le nom n’était pas à chercher. Qui était chez le ministère –mise à part Malfoy bien sûr – qui était aurore ? S’était Rogue femelle. La seule que je savais être en position parfaite pour nous trahir, sans parler de sa confrontation avec Bellatrix lors de la Nuit Rouge. Rien qui ne puisse faire en sorte que je la porte dans mon cœur, pour faire court.

Oh, naturellement, son époux ne valait pas mieux à mes yeux. Severus était un espion, aucune confiance, et maintenant que je doutais de sa femme, je doutais encore plus de lui. Cependant, je restais son fournisseur d'herbes. Comment avoir foi dans une personne qui espionne l’autre camp de toute façon, dite-moi ? Impossible. Sans parler qu’il n’avait pas présenté ses enfants au Lord, ne les avaient pas proposé au marquage. Quoi que si cela devait tourner comme le marquage de Jesse-Rose… s’était peut-être mieux. Severus avait beau être un espion et n’avoir aucune onze de ma confiance, il restait un maître des potions remarquable et pratique. Qu’il se fasse tuer par ses enfants serait plus un mal qu’un bien.

Surtout qu'au fond, il avait un petit caractère que j'aimais bien. Quoi qu'il manquait de sadisme et restait beaucoup trop dans son trou. Un petit timide, mais c'est adorable !

Bien que si l’un des deux Rogues doive mourir, je préférais de loin Alicia. C’est bon, j’étais encore en colère contre elle pour sa confrontation avec ma partenaire. De toute façon, cela rendrait Severus instable et sans doute malléable... Moi, rancunier ? S’était un euphémisme. S’était comme dire que le Lord nous considérait réellement comme ses amis. Celui qui y croyait vraiment était un poufsouffle.

Or, je savais mon ancienne mentor aussi d’accord que moi sur le fait que l’aurore était sans doute l’une des traîtres. Nous ne formions pas un duo mortel pour rien ! Tout cela pour en venir à ma deuxième inquiétude qui m’empêchait parfois de dormir.

Bellatrix en personne.

Ma coéquipière m’inquiétait depuis que Lord Voldemort l’avait secouru. En effet, l’ancienne Black – devenue Lestrange – ne semblait plus la même. Vous me direz, tomber entre les mains de l’ennemi et être torturée ça vous changeait. Surtout que Bella n’était pas habituée d’être sous la baguette, normalement s’était-elle qui la tenait.

Je n’étais pas coupable de sa chute, bien que j’aurais dû être là pour elle, ne pas la quitter des yeux. Je n’avais pas tenu mon rôle d’équipier, de partenaire. Sa chute était, d’une certaine façon, aussi la mienne. Bien qu’aux yeux de certains, l’étoile qu’elle était avait perdu de son éclat, pour moi elle resterait toujours la plus brillante, celle qui était mon étoile du berger. Pour prendre des termes moldus qui me répugnaient.

Je me souvenais de l’avoir chercher sur le champ de bataille, au travers les batailles, derrière mon masque. D’avoir finalement réalisé que non, ma coéquipière ne surveillait plus mes arrières, qu’elle s’était volatilisée. M’avait-elle criée de la suivre, un ordre, une remarque ? Je ne m’en souvenais plus, je ne savais plus. Mais j’étais sûr que je ne l’avais pas entendu, sinon je l’aurais accompagné.

Et puis j’avais vu Rodolphus, seul. L’homme ne quittait jamais sa femme, il était comme un chien pisteur. Il retrouvait toujours Bella. Enlever lui son étoile et vous aurez le droit à une furie, littéralement. J’avais alors sentit au plus profond de mes tripes que quelque chose n’allait pas, que quelque chose ne tournait pas rond.

Mais il était trop tard.

La culpabilité n’était pas quelque chose avec laquelle j’étais en familiarité. Tout le contraire même. Jamais une onze de remord, sauf que dans ce cas-ci s’était différent. Oh, ma culpabilité n’était pas immense, ce n’était pas un poids qui m’empêchait de vivre. S’était juste un pincement dans la poitrine quand je songeais à elle, ma mentor, ma coéquipière qui souffrait de sa chute. S’était les Et si ? qui me tournaient en tête, qui causaient se pincement.

Et si j’avais été là, jamais elle n’aurait été seule face à ses types. Et si j’avais été là, elle ne serait pas tombée dans ce piège. Et si j’avais été là, cela aurait été moi qui serais tombé et j’aurais préféré mourir. Ça elle devait le savoir. Et si ça avait été moi le déchu, elle aurait gardé sa place, les regards du Lord, elle n’aurait pas creusée encore plus profond que le fond de sa tombe.

Bien qu’aujourd’hui, tant de mois s’étaient écoulés, je ne me sentais plus coupable, quelque chose m’inquiétait tout de même. Après tout, de cette pointe de culpabilité, il ne m’en restait que l’ombre. Non, ce qui m’inquiétait, s’était son état. Bellatrix avait changée comme je le disais. J’étais son partenaire, son ancien « disciple », je la connaissais mieux que les autres mangemorts. Et pour cause !

Mais ma relation avec ma partenaire n’était pas au centre de la discussion. Tout ce qu’il faut savoir, c’est que ma connaissance d’elle en plus ma fonction de guérisseur en chef me mit la puce à l’oreille. Il me semblait qu’elle était plus pâle que d’habitude, plus calme aussi. La Bellatrix que je connaissais était plus imprévisible, énergique. Bellatrix était Bellatrix et celle que je voyais n’était que son ombre.

J’avais envie de la gifler, de la plaquer contre le mur en lui demandant qui elle était, ce qu’elle avait fait de ma partenaire, de cette femme qui avait été mon modèle à suivre. Je n’étais pas comme Mina, je ne considérais pas Bellatrix comme ma mère. Merlin merci ! Mais comme un modèle, comme ma partenaire, une partie de moi sur le champ de bataille parce que je devais veiller sur elle. Mais je ne la reconnaissais plus et cela me brisait de l’intérieur.

Pas douloureusement. J’avais juste envie de la secouer, de lui demander ce qu’elle avait.

Comme dis plus haut, je suis médicomage, guérisseur en chef merci, et j’ai bien remarqué que son état de santé ne semblait pas au plus haut. Étais-je donc le seul à le voir ? Étais-je le seul qui n’était pas aveugle parmi cette bande d’incapable ? De la part de Voldemort je ne m’en surprenais pas, il devait punir Bella en lui soutirant ce qu’elle a de plus cher; ses regards, son attention à son égard.

Quoi qu’il en soit, je voyais bien que ma partenaire n’allait pas bien. Cela n’était pas surprenant qu’elle me cache des choses, cependant j’étais son partenaire et médicomage, je pouvais la soigner sans que personne ne le sache. Je ferais tout pour ça, pour la relever, pour la remettre sur pied. Je ne voulais pas qu’elle chute de nouveau parce qu’elle me cachait des blessures.

Et puis il y avait son fils, et sa fille. Dur découverte. Surprise, consternation, choc, colère. Tout ça m’avait submergé d’un coup au mariage de Mina, quand j’avais reconnu le blason. Comment ? Comment avait-elle pu faire ça ? Cacher sa descendance au Lord, nous la cacher ? Je savais Bellatrix dévouée au maître et jamais, au grand jamais, je ne l’aurais cru capable d’une telle chose. J’étais outré et en colère.

Le doute, ce sale venin, coulait dans mes veines. Si elle avait caché une telle chose au Lord, à moi, quoi d’autre son esprit nous cachait-il ? Quels autres secrets apporterait-elle dans la tombe ou sortiraient-ils de l’ombre un jour ? J’avais peur de la vérité. Et si tout ce que je croyais sur elle était faux ? Là était une autre de mes inquiétudes. La fidélité incontestable de Bellatrix. Je ne voulais pas douter, je voulais croire infiniment en elle.

S’était pour ça que j’avais décidé d’aller la voir, de lui offrir une visite surprise. De toute façon, j’avais une bonne raison de lui rendre visite; parler de Jesse-Rose. En effet, cette petite blonde, je voulais faire ressortir le monstre en elle. Je voulais l’avis, cependant, de ma partenaire sur la méthode à prendre. J’étais quelqu’un de cruel, n’ayant comme limite que nos règles. Et donc, je devais m’assurer de ne pas tuer Jesse ou aller contre nos lois.

Qui de mieux que la lieutenante numéro un pour me guider ? Cela serait comme un retour en arrière, quand j’étais un petit débutant de dix-huit ans. Oui, bon, débutant pas tout à fait. J’avais quand même cinq meurtre à mon actif, ce que les jeunes d’aujourd’hui ne sont même pas capable d’égaler. Ah, la jeunesse ! Elle devient n’importe quoi. Elle ne savait plus comment tuer aussi, quand je regardais Drago, ni ce qu’était la fidélité quand je pensais à Jesse.

C’est sur cette lancée que je transplanais chez Bellatrix, devant le portail. Je me souvenais du mariage, de la robe de Mina, de ces deux jeunes femmes à côté de moi. Mais cela était de l’histoire ancienne, je n’étais pas venu me remémorer un mariage qui avait plus de surprise que de bonheur à revendre.

Vêtu plus légèrement qu’à la maison, après tout la température n’était pas si froide, je traversais le portail de fer. Rodolphus devait déjà savoir que j’étais là, les elfes aussi et, peut-être, Bellatrix. Cela ne devrait pas la surprendre de toute façon. Cela faisait un long moment selon moi que nous n’avions pas parler franchement tous les deux, simplement elle et moi autour d’un bon thé fortement infusé, mes préférés.

Ou autour d’un verre de vodka pure glace, mais cet alcool était sans doute trop fort pour une pure anglaise comme elle.

Comme prévu, lorsque j’arrivais à la porte d’entrée, un elfe m’ouvrit. Je l’ignorais complètement, gardais ma cape sur mon épaule gauche, mais le suivi malgré tout. Parce que je savais qu’il me mènerait à sa maîtresse, en bon petit elfe qu’il était. Je regardais la décoration, si eux. Je souris en coin lorsque l’elfe s’arrêta devant une porte avant de disparaître. Sans doute l’avait-il annoncé ?

J’ouvris la porte et arrivais dans un petit salon des plus confortables. Et naturellement, Bellatrix était-là, seule.

- « Bonjour Bellatrix, comment vas-tu aujourd’hui ? » lui demandais-je en refermant la porte derrière moi.

Il s’agissait d’une question large. Je ne lui demandais pas son humeur, si sa journée allait bien. Je lui demandais son état. Ça, Bellatrix le savait certainement. Elle me connaissait autant que je la connaissais elle. Je lui souris en retirant ma cape que je posais sur le dossier d’un fauteuil, sans m’asseoir avant qu’elle m’y invite, j’étais chez elle après tout.

- « Je suis venu te parler de Jesse-Rose. Et de l'identité des traîtres parmi nous. Ils sont resté trop longtemps des nôtres, je n'en peux plus. » lâchais-je comme une bombe, sachant sa réaction. Sans parler que j'avais craché son nom. « Je suis comme toi, je bouille de colère que le Lord lui ait pardonné, l’ai accepté de nouveau parmi nous. Or, qu’y pouvons-nous ? Notre Lord a parlé. » je traînais le sujet, tournais autour du pot simplement pour la rendre curieuse. « Cependant, elle doit payer chèrement sa traitrise. Comme tu le sais, nous avons nos lois, nous ne pouvons faire couler son sang si librement. Je me suis dit que nous pourrions prendre vengeance en la cachant. Ne sommes-nous pas de Serpentard ? » demandais-je innocemment. « Comme par exemple, en voulant faire d’elle la petite cannibale qu’elle était au départ. Un petit monstre sans conscience. »

Je croisais son regard sombre en souriant, ce sourire cruel qui me caractérisait quand j’avais un plan sombre et sanglant dans la tête.

- « Et quel meilleur moyen que de la briser, de la détruire pour la reconstruire ? » je caressais distraitement Jör dans mon cou. « Qu’en penses-tu, Bellatrix ? Ne serais-se pas une douce vengeance que de cacher notre haine sous une envie « d’aider » ? »

Je n’avais pas été à Serpentard pour rien… Et puis, mieux valait commencer sur cette note. S’était plus sûr. Et puis, j’étais réellement curieux de voir ce que ma partenaire aurait à dire sur le sujet. Qu'en aux traîtres, avais-je réellement besoin d'en parler maintenant ?

- « Qu'en t'a Alicia, je crois comme toi qu'elle est une traîtresse. Cependant, je crois que tu seras d'accord comme moi qui si l'épouse est coupable, le mari ne vaux pas mieux ? Le Lord tien, d'une certaine façon, à Severus. Il est pratique avec ses connaissances en potion, cependant son épouse, elle... Pire qu'une épine dans le pied. » sifflais-je légèrement. « Un traître est un traître de trop, mais nous sommes dans l'incapacité de nous en débarrasser, sans parler du manque de preuve, mise à part les évidences. » j'avais le don de mettre en évidence l'évidence même. Parce que ni moi ni Bellatrix ne paraîtrions saint si les époux, même un seul, venait à rendre l'âme. « La seule solution que j'ai vu, est de leur tendre un piège. Naturellement, nous n'irons pas contre nos règles, Bella, je m'y refuse catégoriquement. C'est pour cela que je viens te voir, toi ma partenaire. Ensemble, je suis persuadé que nous trouverons le moyen de libérer le Lord de ces épines. »



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Bellatrix Lestrange
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Dim 14 Fév - 13:16
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Parce que il n'est rien que nous ne puissons pas réaliser.

Je regardais la pluie taper sur les carreaux du manoir. Cela faisait maintenant plusieurs jours que le ciel pleurait. Était-ce à cause de notre incompétence ? Nous nous laissions marcher sur les pieds par une blonde écervelée. Ma baguette était avide de duel, de mort. J'étais une bien piètre propriétaire ces derniers temps. Je me laissais abalourdir par ma condition, par ma santé qui déclinait petit à petit. Dans mes jeunes années, j'avais réussi à survivre à pire tortures, cependant, malgré l'année qui venait de s'écouler : mon corps portait encore des traces causées par les Anarchistes. Mon seul réconfort était dans l'idée que mon époux avait fait connaître bien pire à Siméon. Ce dernier rentra dans mon bureau, je sentis sa main glisser dans mes cheveux encore humides. Délicatement, il me les sécha. Des gestes tendres, que seulement lui pouvait avoir avec moi. Je l'aimais. Plus je vieillissais, plus je me rendais compte qu'aucun homme aurait pu me rendre aussi heureuse. Partagé, mon sadisme, mon désir de faire couler le sang et répandre la douleur. Peu de personnes appréciaient cet art et plus le temps passait : plus j'étais déçue de la nouvelle génération de sorciers et donc de mangemorts qui arrivaient dans nos rangs. Il n'y avait qu'à voir lors de la dernière réunion : l'insolence de Morgana et cet enfant de putain. Ils ont osé parler. La pauvre Greenwood pensait-elle réellement que ne pas montrer sa douleur m'importait ? Je savais très bien qu'elle avait souffert le martyr et elle n'a pu berner personne. À sa place, j'aurais crié pour ravir le Lord. Je sais au combien mon Maitre aime ce son. Je lui ferais payer probablement en privé, un peu plus tard, d'avoir osé remettre en doute ma parole. Je suis Lieutenant et pas pour mes beaux yeux ou bien à cause de mon nom de Famille. Quand bien même, c'était le cas, si j'étais sa misérable carcasse, je ne me vanterais pas de faire partie de cette lignée de traître. Les Greenwood étaient un fléau et que j'aurais tantôt fait de supprimer de la surface de la terre. Jesse-Rose n'était pas encore mariée à Drago.

"Tu aurais dû venir au mariage de notre fils."

Un rire sorti de ma gorge, la phalange de mon index se glissa entre mes dents. Mon époux était-il sérieux dans ces paroles ? Allais-je réellement m'abaisser à ce genre d'événements ? Me mélanger avec des sangs impurs ? Mina m'avait déçue. De toute mes élèves, elle était maintenant au niveau le plus bas. Je m'en voulais presque de l'avoir appelé fille. Comment avait-elle pu tomber dans le piège ? Pire, elle avait annoncé la venue prochaine qu'une descendance. Elle était bien trop jeune. Faire cela reviendrait à perdre son inhumanité. Il fallait être forte, avec un cœur de pierre pour vivre avec distance l'immonde processus de grossesse. Rien que d'y penser, mon coeur se soulevait. Le corps qui se déforme, les hormones qui dansent un tango infernal. Oh je devais avouer qu'enceinte, mon énergie et mon désir de faire souffrir semblait bien plus important. Allez savoir pourquoi. Les Moldus arrosent les nouveau-nés avec le champagne ? Moi je l'ai fait avec le sang avant de les éloigner. J'avais donné la vie aux jumeaux dans le seul but de satisfaire Rodolphus et perpétuer le sang pur. Non, je ne les ai jamais aimés. Jamais cela ne sera le cas. Pas même une seule seconde. Et depuis leur retour, cette absence de sentiment avait laissé la place pour la colère et la haine, sans oublier la déception. Voilà pourquoi je n'avais jamais souhaité avoir un contact quelconque avec eux. Si seulement Rodolphus avait accepté de les présenter au Lord, de ne pas m'avoir forcé à cacher ces rejetons et à mentir à notre Seigneur ? Ces enfants inutiles pour notre Dieu. La condition pour qu'on les gardes au manoir était d'en faire des mangemorts et je pense que le coeur de mon époux avait choisis son allégeance. Je le savais fidèle, cependant, je savais aussi qu'il aimait ses enfants plus que tout au monde. Probablement plus que moi. Je me souvenais parfaitement de ce discours tenu par ce fils indigne, montant sur ses grands chevaux : me rappelant ce que je savais déjà, soit que j'étais un serviteur fou d'un homme sans gêne. Puis, il avait appuyé le fait que jamais il ne deviendrait un esclave de notre Dieu. J'avais respecté cette décision, j'avais affronté son regard de lâche. Ce petit ingrat, ce sot, était maintenant un mangemort. Comprenez mon envie de vouloir lui arracher les yeux. À lui et à Mina. Ma belle-fille ne savait pas à quel point j'étais... Triste serait le mot, de sa conduite.

"C'était soit cela, soit-je repaignais le mariage d'un rouge, du plus éclatant des rouges.

-Tu aurais pu faire un effort...
-Oh mais j'en fais tous les jours en ne défaisant pas ce que j'ai mis neuf mois à créer."

Un sourire étirait déjà des lèvres. Je regardais le reflet de mon époux dans la fenêtre. Son visage fatigué, presque exaspéré répondit à ma risette. Il embrassa délicatement mon front :

"Mina était déçue que tu ne sois pas là, je pense.
-C'est parce qu'elle ne sait pas encore que la prochaine fois que je la rencontre, je serais tout sauf clémente avec elle."

Rodolphus déposa un baiser sur ma joue avant de sortir. Me laissant à nouveau en tête à tête avec mes pensées. Elles étaient de toute façon mes meilleures amies depuis le début de ma vie. Sans elle, je serais bien devenue encore plus incontrôlable. Aussi surprenant que cela pouvait être, elles me faisaient entendre raison. D'un geste gracieux, je me levais pour passer la porte du bureau et me diriger vers notre chambre. Laissant tomber mon peignoir, j'entrepris de m'habiller d'un pantalon noir moulant puis chemisier de la même couleur. Nos uniformes monochroniques me plaisaient. Regardant mon reflet dans la glace, mes joues étaient encore plus pâles que d'habitude. Tressant mes cheveux en une longue natte accrochée en hauteur, je glissais ma fidèle baguette dans son étui soigneusement accroché à ma cuisse. Mes bottines lassées, je sortis de la chambre pour me diriger à nouveau vers mon bureau donc je claquais avec la violence la porte. Un signe comme un autre de signaler au monde de ne pas me déranger. Attrapant les livres que j'avais sur l'Histoire du Monde Magique, je cherchais des informations sur l'Inquisition. Il fallait la mettre en déroute, nous l'avion déjà laissé faire alliance avec les Anarchistes. Il fallait que cela cesse. Toussant, je sortis un mouchoir du tiroir de mon bureau et constatai qu'il fut rapidement tâché de sang. Jurant, mon corps ne semblait réellement pas tenir le coup.
Mon esprit était inchangé et s'il gommait la douleur : mon organisme me rappelait que quelque chose n'allait pas. En effet ! Rien n'allait chez les Mangemorts ! Mon état de santé était aussi mal que notre Ordre. Le traître était Alicia, je le savais, j'en avais des preuves. Ma confrontation avec cette catin durant la Nuit Rouge était à jamais gravé dans ma mémoire. Le Lord ne semblait pas me croire, mettant cela su le compte de la jalousie probablement. Comment ressentir une telle chose pour une femme aussi insipide qu'elle. Je ne l'enviais nullement, bien au contraire, elle me faisait pitié. Serrant mes poings, je frappais le bois du bureau sans ménagement : pinçant mes lèvres et mordant sauvagement la chair interne de ma bouche.

"Madame Lestrange, Sevastian vient d'arriver."

Relevant mon regard vers la créature, je montrais du menton le salon adjacent à mon bureau pour lui intimer de le conduire dans cette pièce. Faisant de même, je fermais la porte de mon bureau derrière moi commanda que l'on serve le thé. Installer dans un fauteuil en face du foyer : je pris délicatement la tasse que me tendait mon serviteur. Il ne fallut pas de temps avant que mon élève fasse son apparition.

"Sevastian."

Je pris soin de ne pas répondre à cette question idiote. Ne savait-il pas que ce genre de banalité m'exaspérait ? Nous n'avions jamais eut besoin de faire des ronds de jambe. Je pensais qu'il l'avait compris.

"Fais comme chez-toi."

Le regardant s'installer sur le fauteuil près du mien, mes mandibules serrés ne laissaient pas la place à un sourire. Pourquoi faire une telle chose ? La situation n'avait rien d'amusante. Pourtant, je savais qu'il ne me décevrait pas et me proposerait rapidement un divertissement. Reposant mon regard dans le brasier en l'entendant parler de traître : mon emprise sur la tasse se fit un peu plus forte.

"Patience, ils tomberont. Tôt ou tard."


Répondis-je dans un premier temps. J'avais été comme lui il y a quelques années de cela. Pourtant, la torture m'avait fais gagné en sagesse d'une certaine façon. Le Lord était convaincu que les Rogue n'étaient pas une menace. Il fallait attendre de lui montrer par a + b qu'ils étaient le poison qui envahissait nos rangs. Comme les serpents, il fallait leur couper la tête. Voilà, il me faisait sourire. Arquant un sourcil, témoin que mon esprit cherchait déjà un plan, je hochais de haut en bas ma tête:

"Il est vrai qu'elle a montré a quel point elle pouvait être... Créative. Je sais qu'elle peut être un monstre. Si tu te sens capable et assez patient pour faire ressortir ce côté de sa personnalité, alors tu as ma bénediction. Je vois mal le Lord refuser une remise à niveau dans son éducation. Selon ses professeurs de Durmstrang, elle savait être terrifiante avant de rentrer à Poudlard. De toute façon, si jamais elle ne se plie pas à nos règles : il suffira d'exécuter son fiancé. On ne peut pas dire que mon incompétent neveu soit utile à quelque chose."

Je pensais chaque mots qui sortaient de mes lèvres. Portant le breuvage à ma bouche, je savoura une gorgée brûlante de ce thé avant de soupirer. Sevastian avait toujours fait preuve d'imagination, c'est pour cela que j'appréciais autant sa compagnie. Peu de mangemorts pouvaient rivaliser avec cela. La dernière en date devrait regagner cela. Mina était redescendue dans l'échelle sociale. Le sujet Rogue fit claquer ma langue.

"Il suffirait de l'emmener en mission avec nous, ou bien avec toi. De la pousser à comettre des meurtres et des choses atroces : pour prouver sa bonne volonté ? Je suis certaine que le Lord ne serait pas contre cette idée. Tout le monde doit faire ses preuves au jour d'aujourd'hui. Même ma propre personne. Je ne vois pas pourquoi cette succube devrait échapper à la règle." Reposant la tasse dans la soucoupe, je continuais : "Nous pouvons également prétendre qu'une attaque va avoir lieu, le dire seulement à elle : nul doute qu'elle irait bavasser cela au Ministère et quand les aurors débarqueront : nous pourrons prouver à tous qu'elle est le rat ?" Croisant mes jambes, ma main se posa sur mon menton : songeant à un troisième plan. Jamais deux sans trois n'est-ce pas ? "Ou bien nous pouvons laisser l'Inquisition faire son travail ? Alicia à beau être "clean" aux yeux de tous, il n'y a aucun mal à instaurer le doute dans l'esprit de ses collègues et de Margot. Si j'ai raison sur cette femme, si elle fonctionne comme moi : alors elle ménera l'enquête. Il incombera à notre bon soin de laisser des preuves irréfutables qu'Alicia est aussi coupable que nous dans ces histoires de mangemorts."

Tournant mon regard vers Sevastian, je lui offris un sourire en coin :

"Tu en penses quoi ?"

Reportant la tasse à mes lèvres, je râclais ma gorge et essuya la commisure de mes lèvres avec ma main:

"Parlons d'un autre business veux-tu ? Tu arrives à point nommé. Je vais avoir besoin de toi. Arcturus et Mina vont être parent." Un frisson de dégoût parcourut mon échine et mon expression témoignait ce sentiment : "J'aurais dû tuer ces enfants à leur naissance ! Ils me font une belle jambe !" Je m'énervais, ils me mettaient sur les nerfs : "Je veux tuer cet enfant et monter Mina contre son époux. Il ne la mérite pas, il ne mérite rien au fond sauf peut-être le désespoir et la souffrance." Affichant maintenant un sourire cruel : "Je peux lui demander de choisir : soit elle garde l'abomination et elle perds mon affection ; soit elle avorte et elle redevient mon disciple. Ou bien je peux tout simplement l'empoisonner, mais je vais avoir besoin des connaissances d'un guérisseur comme toi."
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Lun 15 Fév - 0:14
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You're so hypnotizing. Could you be the devil, could you be an angel ? Your touch magnetizing, feels like i am floating, leaves my body glowing. They say be afraid, you're not like the others. Futuristic lover, different dna. They don't understand you

La pluie tombait lourdement, ou peut-être était-ce seulement moi qui l'imaginait ainsi ?, me donnant l'impression que s'était le Lord qui pleurait notre incompétence. Quelle honte, après tout, que d'être entouré de personnes ne valant pas plus qu'une bouse de sombral. La nouvelle génération ne semblait pas promettre d'y remédier, mais plutôt de sombrer dans l'irrespect, considérant que tout lui était dû simplement à cause de son ascendance. Ou tout simplement parce qu'elle représentait un renouveau.

Mon regard d'azur s'attarda sur Bella. Naturellement, je savais que ma question serait ignorée - et tel fut le cas - car nous n'en avions jamais besoin de tel banalités. Or, je fus surprit qu'elle ne comprenne pas que je voyais son état. Peut-être était-elle plus faible que je ne l'avais cru ? Son visage était dépourvu de ce sourire que j'aimais temps et qui faisait frisonner les autres. Décidément, nous n'avions pas été forgé dans le même monde. Bien que je devais avouer que ces derniers temps, elle n'en avait pratiquement aucune raison.

À mon tour je pris une tasse de thé fumante après avoir pris place. Ce breuvage était bien l'un des rares que j'aimais dans ce pays, horripilant le jus de citrouille. En tarte, en biscuit et potage cela passait, mais en jus ? Comment les enfants supportaient-ils cela ? Je devais être le seul sorcier à ne pas le supporter peut-être.

Je voyais ses mâchoires serrées, j'aurais même pu dire qu'elles étaient crispées. Sans doute pensait-elle à quelque chose de déplaisant avant ma venue surprise ? Ce n'était pas le sujet qui manquait de pensées, moi-même y étant sujet facilement lorsque je me retrouvais chez moi. Cela était vrai, la situation n'était pas amusante. Or, je jouais continuellement la comédie, feindre quelque chose était devenu si naturel...

Son regard sombre se posa sur le brasier quand j'ouvris la danse de la conversation. Petit sujet délicat que je ne pouvais tenir qu'avec elle, ma mentor, ma partenaire. Sans doute la seule personne au monde qui comprenait mon sadisme, ma passion à faire couler le sang. S'était tout un art, que de connaître le corps humain et ses zones fragiles. Celles qui font le plus souffrir, celles qui font pisser le sang, qui causent une mort rapide ou lente. Elle m'avait tant apprit, je lui devais tant !

Je ne fus pas surpris lorsqu'elle me dit d'être patient. Ce que je savais être, elle devait bien le savoir. Attendre avait été tout ce que je sus faire pour tuer mon sale géniteur, ce traître à son sang et son rang. Je pouvais patienter pour ceux-là, or pendant que le temps s'écoulait telle une rivière, eux respiraient le même air que nous, que le Lord. Quelque chose que je ne supportais pas et qui faisait s'hérisser mes poils de rage. Si j'avais été un crotale, le bout de ma queue aurait fait entendre son son caractéristique clairement.

Le point difficile avec les Rogue était la confiance du maître avec eux. Cette confiance que nous recherchions tous, mais qui pour une fois ne semblait pas avoir été porté à la bonne personne. Naturellement, jamais de telles propos ne sortiraient de mes lèvres, mais telle était la vérité malheureusement. Confiance en un espion, voilà l'une des origines de ma crainte. Instinctivement je me méfiais de Severus et de sa femme, après tout il pouvait espionner pour l'autre côté. Il fallait des preuves solides, pas que des accusations. A+B=C et donc, réussite.

Je caressais la tête de Jör, qui sortait la sienne pour regarder cette femme qu'il connaissait depuis si longtemps maintenant, regardant ma mentor réfléchir. Son sourcil arqué montrait bien cet état d'esprit. J'étais heureux de ne pas l'avoir en ennemi, mais plutôt en "ami", même si le mot ne collait pas réellement à la définition de notre relation.

Or, dans mon plan il y avait un facteur problème. Bryan. Je savais que le mangemort ne serait pas d'avis de me laisser Jesse pour lui réapprendre à être un monstre. J'ignorais ce qui les liait, mais je savais que si l'on me refilait un "élève" je ne m'y attacherais pas ainsi. De un, je n'en désirais pas - comme d'une épouse - parce qu'il ou elle me boufferait du temps que je ne pourrais consacrer au Lord ou à mes plantes/serpents et mon travail. En ordre de priorité, naturellement. L'élève arrivant bon dernier. Deuxièmement, un élève pouvait être source de fierté ou de rancoeur. Un élève incapable comme Draco Malfoy, par exemple. Ce gamin, si je l'avais eut comme apprentis, il ne serait pas le bon à rien qu'il est aujourd'hui.

Mais pour en revenir à Bryan...

Il fut un temps où nos relations n'étaient pas ce qu'elles étaient aujourd'hui. Regrettais-je ce temps ? Je l'ignorais. Peut-être, peut-être pas. La notion d'amitié m'était étrangère, comme celle de l'amour, et certains de ces points m'étaient incompréhensibles. Or, je savais que Bryan ne me laisserait pas approcher Jesse-Rose. Il faudrait que ce soit elle qui vienne à moi, ainsi il n'aurait rien à redire.

J'écoutais cependant Bella quand elle prit la parole. Nous partagions, semble-t-il, l'accord sur sa créativité et le fait qu'elle savait être un monstre. Naturellement, comme elle le dit, je saurais être patient. Je savais aussi que j'avais les capacités pour refaire d'elle la petite cannibale qui avait dévorée le coeur de son propre père sans aucune pitié. Cependant, lui rendre sa monstruosité ne la ferait pas briller.

Elle disait aussi vrai, à propos du Maître. Je ne le voyais pas refuser une telle chose. Après tout, pourquoi dirait-il non à ravoir Jesse-Rose comme elle était lors de son marquage, avant qu'elle ne nous poignarde dans le dos ? Et contre cela, Bryan ne saurait rien dire.

- « Tu me connais. La patience est un art que j'ai apprit à maîtriser depuis tout jeune. Sans elle, je n'aurais pas éliminé ces saletés qui pourrissaient mon sang et ma famille. Jesse avait du potentiel, je désir naturellement le refaire sortir. La seule ombre du tableau pour moi est Bryan. Il ne me laissera jamais l'approcher. Cependant, si c'est la petite qui vient à moi cela réglera tout. Je me demande cependant par quoi commencer, terrain ou théorie ? » dis-je avec le sourire, celui que j'abordais seulement lorsque la cruauté serait de la partie.

Je ne pus m'empêcher de sourire lorsqu'elle parla d'exécuter Drago.

- « Imagine sa mise à mort, par la main de son propre père. Cela sera un spectacle des plus ravisant. L'homme à qui il doit la vie, la prenant comme il la lui avait donner; en un seul instant. Cela mettrait peut-être un peu de plomb dans la tête de Lucius. Il a élevé cet enfant comme un prince, tu m'étonnes qu'il soit un incapable vermisseau.» je pris une gorgé du breuvage fumant. « Il lui faudrait un véritable mentor, pas son père-gâteau. Une personne qui lui montrerait comment être un vrai mangemort. » je soupirais de lassitude. « J'ai l'impression que la nouvelle génération à venir est emplit d'incapable. Ils ne savent plus ce que cruauté veux dire, ni encore comment paint the town in red, comme vous dites en Angleterre. Lorsque je vois ces jeunes, je n'ai pas envie de procréer à mon tour. Devoir perdre du temps dans un être qui ne le mériterait pas ? Eh puis après, ce temps je ne pourrais pas l'offrir au maître. Quelle perte inutile ! »

Nous n'étions sans doute pas fait pour être parents, ni elle ni moi.

- « Quoi que mon cousin est un cas désespéré et sans doute impossible à rattraper. J'ai honte d'avoir à partager mon sang avec lui. Ma pauvre mère doit même se retourner dans sa tombe. »

Et je le pensais. J'avais honte d'être "cousin" avec Draco Malfoy, même si par ce fait cela nous liait familialement Bella et moi, de loin néanmoins et par alliance.

J'entendis sa langue claquer lorsque j'abordais le sujet Rogue. Je savais le sujet délicat et sensible. D'une certaine façon puis qu'il déclenchait des sentiments négatif chez ma partenaire.

Sa proposition de l'emmener avec nous était tentante. Un sort perdu est si vite arrivé ! Ou encore, tomber sur des aurores de sa connaissances. Le cher cousin traître à son sang de Bellatrix par exemple ? Cela pourrait être amusant. Or, l'avoir seule avec moi ne m'inspirait guerre. Cela pourrait être sa parole contre la mienne si une preuve de sa culpabilité fleurissait. Ne valait-il pas mieux être plusieurs à voir cette preuve pour l'offrir au maître ? Ma partenaire devait sans doute rêver d'être celle qui lancerait le sort de mort.

Lorsque Bella parla de lui faire commettre des choses atroces j'en souris, réfléchissant déjà. Mon sourire s'élargie, carnassier lorsqu'elle croisa ses jambes.

- « Comme par exemple s'attaquer à la pauvre et innocente famille de sang de bourbe d'un de ses collègues ? » J'avais dit cette phrase en faisant semblant de les plaindre, une main sur le coeur et le regard faussement innocent. « Cela permettrait de savoir si elle est avec eux ou non. La prévenir d'avance de la cible et si celle-ci n'est pas à la maison. Eh bien, nous en avons la preuve tout simplement. » J'avais peut-être trop d'imagination pour le bien de la société sorcière. « Or, cela me plairais bien de l'avoir seule avec moi, ainsi je ne t'imposerais pas sa présence, cependant - et malheureusement - le maître a confiance en eux. Si je suis seul témoin d'une bavure, ça sera sa parole contre la mienne. »

Et je n'aurais jamais la prétention d'affirmer que la mienne valait plus. Au contraire, je savais que cela n'était sans doute pas le cas du tout. Comment le savoir avec le maître de toute façon ?

- « Nous devons tous faire nos preuves, cela est vrai. Malheureusement, il y a de vieux serpents qui savent se déguiser ou se glisser sous les roches. Ceux en qui nous pouvons avoir confiance son plus rare que ceux qui sont réellement fidèles au Maître de tout leur être. Il faudrait un coup qui permette de voir qui est réellement de notre côté et qui joue la comédie. Viser plusieurs points si importants que le traître serait forcer de parler, mais pour chaque point n'en parler qu'à un seul groupe "d'élu pour la mission"... »

Coincer le serpent dans un coin et il attaquera. Là était peut-être notre meilleure solution ? Mais je ne pus que lui rendre son sourire face à sa dernière proposition.

- « Cela serait une façon de faire, imagines si des photos de ces preuves tombaient entre les mains de la presse en plus ? C'est sa carrière qui tomberait. Quoi qu'il serait encore plus amusant que se soit ses proches au travail qui le découvre. Nous ne nous salirions pas les mains avec elle au moins. »

Je pris à mon tour une gorgée de thé. Je n'oubliais pas de m'informer de sa santé, cependant je pouvais bien attendre. Peut-être ne pourrait-elle pas me le cacher ? Cela éviterait la question. Cependant, je n'avais pas prévu ce qui allait suivre.

Je levais la tête, attentif lorsqu'elle dit que j'arrivais à point nommé, qu'elle aurait besoin de moi. À la nouvelle, au choc, j'en écarquillais les yeux. La seule réponse que j'eu fut;

- « Déjà ? Mais qu'est-ce qui est passé par la tête de Mina ? »

Dire que j'étais "ravis" ne l'était pas réellement. Mina était une bonne fidèle, elle servirait le maître jusqu'à sa mort. Cependant cet enfant lui fermait des portes. Elle n'avait que 19 ans et allait être mère ? Mais quelle stupidité !

- « Je comprend ton point de vue. Arcturus ne m'aime pas. Même que je dirais qu'il me hait pour notre relation. J'ignore ce qu'il s'imagine dans sa tête, mais en tout les cas il n'a pas hériter de ton intelligence. »

J'étais ravis qu'elle ne soit pas attacher à ce qu'elle avait mit neuf mois à créer.

- « Il pourrait avoir, comment dire, un petit accident ? Tu sais, ce sont des choses qui arrive. La vie étant faite ainsi. L'Inquisition par exemple. Et si par, accident, des preuves leur tombaient entre les mains ? »

Ceux que Bella détestait, je ne pouvais que les détester.

- « Pour toi, tu sais que je ferais n'importe quoi Bellatrix. Tes ennemis sont mes ennemis. Tu désirs la mort de cet enfant ? Je t'apporterai son cadavre sur un plateau d'argent même si je dois le sortir par moi-même. » Je lui offris mon plus cruel sourire. « Tu désirs monter Mina contre son époux ? Servons nous de lui pour lui faire perdre son enfant. Ou amputons-en lui la faute. Je connais plusieurs façon de le lui faire perdre. À toi de voir la façon; la plus risquée pour Mina, ou non, celle qui a le plus de risques de la rendre infertile ou celle qui en a le moins. Il suffira de manipuler Arcturus pour qu'il lui donne la potion sans qu'elle ne le sache. De toute façon, je n'ai rien enseigné à Mina sur cette branche de la médecine noire. Elle n'a apprit de moi que peu de chose dans le domaine de toute façon. »

Après tout elle n'était pas mon élève, je n'avais rien à lui enseigner.

- « Pour l'empoisonnement, il y en a une, en effet, que je préfère. Inodore, incolore et sans goût. Elle met longtemps à agir, comme un doux venin. Ingurgité, in atteindra l'embryon par la mère. Disons que, pour mieux le décrire, c'est un peu comme s'il provoquera son accouchement. Une simple fausse couche que nous pourrions encadré dans une situation causé par son tendre époux. » J'eu un petit rire en prenant une dernière gorgée de thé. « Les gens sont si ignorants à propos des plantes, c'est ce qui font d'elles de redoutables tueuses entre de bonnes mains. »

Tendrement je caressais Jör, petit symbole de ma maison, vipère à la langue fourchue, il était bien le représentation de notre conversation.

- « Qu'en penses-tu ? »

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Bellatrix Lestrange
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Lun 28 Mar - 14:00
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Parce que il n'est rien que nous ne puissons pas réaliser.

Mon père disait toujours qu'une tasse de thé apportait la réponse à beaucoup de solutions. Je ne l'avais jamais réellement cru. En vieillissant, en voyant défilé les âges sous mes yeux, je comprenais pourtant ce qu'il voulait dire. Avoir le breuvage chaud entre les mains avait quelque chose d'apaisant. Peut-être que je me faisais trop veille pour porter la couronne du sadisme, devais-je la rendre et la donner à Sevastian ? Qu'il soit mon digne héritier. Seul lui en était digne maintenant. Je m'en rendais compte, je m'étais fourvoyée. J'avais mise sans m'en rendre compte des oeillières, je n'avait pas accepté l'évidence. Aujourd'hui, je m'en mordais les doigts. Je devrais savoir pourtant, avec mon expérience, que l'on ne peut compter sur personne. Le visage fermé, je regardais le feu qui brûlait dans le foyer, mes pensées n'étaient déjà pas joyeuses en temps normal : autant dire qu'elles étaient encore moins distrayantes à cette période. Nous avions déçu le Lord, j'avais beau donné toute ma personne pour la cause : la nouvelle génération me semblait être un frein. Ils étaient un poids pour le mouvement, j'avais envie que mon Dieu s'en rende compte. Qu'il cesse cette ineptie de vouloir recueillir tous les chiens errants, tous les descendants des mangemorts qui ne sont pas digne de lui. Comment dire une telle chose sans qu'il ne se mette en colère contre ma personne ? J'avais déjà bien trop attiré son courroux. Je ne voulais que son respect, son amour. Rien d'autre. Je laissais aux autres le mépris et le dédain. À ceux qui le méritaient. Sevastin me sortit de ma torpeur lorsqu'il se mit à me parler d'un sujet dont j'étais passée Maître : la souffrance physique d'autrui. En effet, il me suffisait de rester quelques secondes avec un prisonnier pour comprendre un temps, soit peu ses faiblesses et ainsi les exploiter jusqu'à ce qu'il craque ou bien que je lui prenne sa vie : le malheureux étant devenu fou face au poids de la douleur dan son organisme. Oui, oui, cela arrivait que certains prisonniers préféraient trouver une solution pour se tuer eux-mêmes plutôt que de passer une journée de plus en ma merveilleuse compagnie. Certains ne savent juste pas leur chance que voulez-vous.
Malgré mon envie d'encourager mon protégé, je savais aussi que s'il précipitait les choses : cette garce à la chevelure blonde et cette famille de traîtres auraient tantôt fait de nous mettre dans une position, on ne pouvait plus délicate. Ils semblaient forts pour manipuler son monde : il fallait l'avouer. Nous ne pouvions pas les attaquer de front, sans prendre de pincettes. J'avais depuis longtemps arrêté de sous-estimer mes ennemis malgré mon entière confiance en mes capacités. C'était sûrement pour cela que les mangemorts de ma génération avaient périt avant moi. Certes, mon arrogance exacerbait et ne mettait jamais bien longtemps à se faire prier pour sortir de mon fort intérieur. Cependant, malgré ces moments où je fanfaronne : je suis en garde plus que jamais. Un adversaire pouvait être vicieux. Si nous l'étions, cela voulait dire que c'était dans la nature même des humanoïdes. Je l'aiderais, nous réussirons, mais nous devions pour cela ravaler nos désirs pour mieux les assouvir dans un futur proche. Seule la sagesse des années m'avait permis de tenir un discours de la sorte.
Le serpent de mon protégé sortit sa tête, je ne comprenais pas ce qu'il disait, mais j'entendais son sifflement. Je ne détournais pas mon regard, lorsque je réfléchissais pour élaborer des plans, je n'aimais pas fixer quelque chose en particulier. Pour avoir un esprit concentré, il fallait savoir fait abstraction de ce qui vous entoure. Pourtant, il était bien difficile de passer outre la colère qu'évoquait le nom de Bryan. Au même titre que les Rogue ou les Greenwood, je désirais les voir tombés. Même s'il était remonté dans ma fierté lorsqu'il avait pris ma défense face à l'idiotie de Morgana qui se croyait mieux que tout le monde. Sa vaine tentative pour cacher la douleur que je lui causais était, on ne pouvait plus risible et ridicule. J'osais espérer que je n'avais pas été la seule à la trouver risible. Sans quoi, j'avais bien peur que notre mouvement avait atteint des abysses dont jamais il ne pourrait remonter. Cela me désolerait, mais surtout mettrait un terme à mon existence, car savoir mon Dieu malheureux serait la pire calamité que je pouvais recevoir. Un monde sans lui n'en serait pas un. Il représentait un univers à lui tout seul. Mon univers. Sevastian n'aurait probablement pas de mal à convaincre cette divinité de reprendre Jesse-Rose Greenwood en main. Nous ne pouvions plus nous permettre d'avoir des faibles dans nos rangs. Cela était un fait avéré et je crois que jamais je n'avais été aussi d'accord. Nous devions chasser les plus impotents, les mettre à mort ou bien s'ils sont chanceux et solvables : les remettre à un niveau digne de nos rangs.

« Soit. Alors rends-moi fière en lui faisant comprendre les avantages de ne pas avoir un esprit sain. Même si je sais que tu es maintenant en âge et assez mature pour voler de tes propres ailes, tu sauras où me trouver si le cas échéant, tu as besoin de quoique ce soit. C'est pour cela mon cher apprenti que pour avoir le fin mot de cette histoire avec Bryan, ne pas lui donner le choix, nous devons la jouer intelligemment et demander au Lord sa permission. Si le Seigneur légitime du Monde Magique appui ta décision : alors tu serais instoppable. »

Je fis mine de réfléchir, portant la tasse de thé à mes lèvres pour en prendre une nouvelle lampée :

« Ma foi... Nous savons toi et moi que les paroles sont moins convaincantes que les actes. Je dirais donc de faire un mélange des deux méthodes. Parler avec elle, tout en lui faisant comprendre que de toute façon, elle n'a pas le choix. Elle veut revenir parmi nous ? Soit, alors qu'elle en paye les conséquences et se plie à nos règles que de toute façon, elle connaît. Son père a fait un excellent travail sur elle. Chose surprenante en vu de la faiblesse de ce sorcier. »

Oui, les Black n'avaient jamais porté de toute façon les Greenwood dans leur cœur. Ils étaient bien trop incapables à leurs yeux de servir les Faucheurs, puis les Mangemorts. Tous des faibles, des ignares, des bons à rien.

« Drago sera dur à exécuté. Faire cela à ma sœur reviendrait à causer sa mort et la dernière chose que je lui souhaite est justement de perdre la vie. J'ai fait trop de sacrifices dans ma jeunesse pour qu'elle meure. Son fils, c'est sa vie. Aussi certainement que Drago aime plus que tout sa mère. Je suis même persuadée qu'avec un coup de pouce il renirait sa fiancée pour ne pas la décevoir. »

De toute évidence, cette idée plaisait à mon esprit puisqu'une risette apparaissait déjà sur mon visage tiré par la fatigue :

« Cependant, Jesse-Rose n'est absolument pas dans l'obligation de savoir ce détail. Il faut juste qu'elle comprenne que nous pouvons le faire. De là à mettre à exécution notre plan... C'est un autre conte de fées ! »

Naturellement, il serait idiot de la part de quiconque de discuter de la mort de Drago en ma présence. J'avais beau trouvé mon neveu faible ; bien que occlumens grâce à mes leçons ; je ne ferais rien pour attenter à sa vie. Narcissa ne méritait pas de perdre son seul rayon de soleil. Avec un mari comme le sien, il serait diabolique de ma part de lui faire subir cela.

« Tout est une question d'éducation, Sevastian, rien de plus, rien de moins. Nous en sommes la preuve incarnée. Le problème n'est pas la génération à venir. Il faut chercher l'origine de ces défauts dans l'ascendance et quand on voit les sorciers qui ont suivi : il n'est point étonnant de voir la médiocrité des jeunes sorciers. Il n'est jamais trop tard pour inverser la balance. Nul doute que tes enfants seront à ton image, tu ne les laisserais pas tomber dans l'incompétence. J'ai procréé avec Rodolphus juste pour aider à la cause des sangs-purs, mais en soit, je n'ai jamais approuvé avoir sous mon toit des vers puants et vomissant à tout bout de champ. Au moins, tu n'es pas une femme. Tu ne perdrais donc pas neuf mois de ta vie ! »

Ma voix s'était faite plus dure, enragée presque. Mes enfants étaient la pire erreur de ma vie et si je n'aimais pas autant leur père : cela ferait depuis longtemps que je prendrais la vie que je leur avais donnée ! Ils ne la méritaient pas ! Ils méritaient tous les deux de mourir !

« On ne choisit malheureusement pas sa famille. J'ai moi-même ma part de noirceur et de honte... Je ne prononcerais même pas son prénom. Dire que le rejeton de mon cousin retourne sa veste... Lui aussi devrait être mis sous surveillance. Je me ferais un plaisir de lui montrer nos règles si l'occasion se présente et je le ferais devant cette pimbêche de Morgana ! »


Un rire sortit de ma gorge. Il n'avait rien d'hilarant, juste du pur sadisme. Mille et une idée me venaient déjà en tête et je dus calmer mes ardeurs pour ne pas sortir de la pièce et les mettre à exécution. Autant dire que ces ardeurs ne se calmèrent pas lorsque le sujet des Rogue arriva. Frottant mon menton avec ma main, je réfléchissais à nouveau. En effet, l'emmener sur le terrain, la confronter à un massacre : BINGO le tour était joué ! Il faudrait cependant que nous soyons plusieurs. Des fidèles, des gens qui jamais ne mentiraient. Comme Sevastian, Bryan et moi ? Ou bien Rodolphus ? Oui... Nous devions faire tomber cette auror de malheur et son mari.

« J'approuve ce plan. Cela serait réellement parfait ! Cependant, ne parlons pas des tenants et des aboutissements. Suggérons simplement à notre Maître de nous envoyer en mission avec Alicia pour tester sa bonne volonté. Sa présence m'insupporte, mais il est hors de questions que tu ailles seule avec cette garce ! »

Cela n'était pas discutable. Je repris d'ailleurs une gorgée de mon thé pour montrer que je ne reviendrais pas sur cette décision. Je serais à ses côtés le cas échéant pour faire tomber cette brunette insipide. Sevastian voyait juste. Nous devions les débusquer. Tous autant qu'ils sont. La tâche était laborieuse, mais nécessaire.

« Hum... Intéressant... » Décidément, mon apprenti me rendait toujours un peu plus fier de lui. Je ne le dirais pas, mais le fait que je considère ses idées est réellement une preuve de mon approbation. « Vicieux, propre, intraçable... Mon cher, je pense que tu tiens le bon bout ! »

Et alors que je pensais que la discussion allait continuer de la sorte, que je pourrais laisser mon esprit divagué sur les façons de faire tomber nos ennemis : voilà qu'il mit sur le tapis un sujet bien moins intéressant. Mon visage se ferma à nouveau. Alors, quant à faire, autant parler d'un sujet bien pire : celui de Mina et de mon bon à rien de fils !

« Rien, justement, moi qui la pensais digne de moi : je me rends compte qu'elle n'est qu'une autre tête de linotte qui ferait un parfait trophée sur ma cheminée ! Se faire engrosser à son âge.... Par un être comme Arcturus... Quel gâchis ! »

Je serrais le poing, le mordant violemment pour calmer la rage et la colère qui sommeillaient en moi.

« Sinon... Nous pouvons la laisser mener à terme sa grossesse puis kidnapper le bébé. Faire croire que l'Inquisition est derrière tout cela. De-là, nous les faisons chanter : voir s'ils diraient des noms ou bien certaines de nos planques. Comme ça : nous testons leur loyauté et nous tuons l'enfant qu'importe leurs réponses ! Mina est loyale, se faire torturer et tomber dans le déshonneur serait peut-être pire que de perdre purement et simplement son enfant. »

A voir... Les deux propositions me tentaient.. Sevastian m'aiderait à trancher, je ne me faisais pas de soucis.

« Si seulement tu étais mon fils, Sevastian. »
Je le pensais sincèrement : « Arcturus n'a pas à être envieux d'une situation que de toute façon, il n'aurait jamais pu avoir. Il n'en est pas digne. N'a jamais eut la carrure et l'esprit pour être mon héritier. »

J'avais déjà plusieurs plans pour lui faire perdre cet enfant de malheur ! Pour ruiner son bonheur maternel ! Elle ne pouvait pas être maman ! Elle ne le pouvait pas ! Cela était une perte de temps, d'énergie et de compétences. Ô si seulement elle savait au combien j'étais déçue et malheureuse de la voir sombrer dans une telle erreur : le sourire aux lèvres avec mon incapable de fils !

« Hum... A voir oui... » J'écoutais ses propositions, me redressant au fur et à mesure. Il était réellement un génie ! « Cela serait excellent ! Lui faire croire que la grossesse se passe bien, alors qu'en réalité, elle porte un enfant mort-né... Cela me semble être des plus intéressants ! Pour répondre à ta question, qu'elle perde sa fertilité ou non : cela ne me dérange absolument pas. De toute façon, elle a déjà perdu mon estime. Jamais elle ne pourra la retrouver. »

Et en disant cela, Sevastian saurait que je me moquais bien que sa santé en empâtisse ou non. On ne me trahit pas si facilement. Mina... Je l'avais toujours considérée comme ma fille. Comme l'enfant que je n'avais jamais eut via Eiladora. Pourtant, elle m'avait poignardé de la pire des façons.

« De quoi tu as besoin ? »


Reposant ma tasse sur la table, je me levais et lui fis signe de me suivre. L'emmenant dans ma serre privée, remplie de plantes rares et toutes plus mortelles les unes que les autres :

« Tu es libre de venir et allé dans le manoir pour prendre ce que bon te semble. Ma serre est à ton service. Je pense que tu en es, on ne peux plus, digne mon cher Sevastian. »
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Mer 20 Juil - 6:26
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You're so hypnotizing. Could you be the devil, could you be an angel ? Your touch magnetizing, feels like i am floating, leaves my body glowing. They say be afraid, you're not like the others. Futuristic lover, different dna. They don't understand you

Il y avait une faille qui séparait les générations personne ne pouvait le nier, l'ignorer. Que ce soit entre la mienne et celle de ma mentor ou entre moi et celle des nouveaux mangemorts. Nous pensions différemment, voyions les choses autrement. Ce qui différenciait ma génération à la nouvelle, notre respect pour nos aînés. Leur savoir, leur puissance. Leurs échecs et réussites. Leur sagesse que nous n'avons pas.

L'intelligence du jugement semble s'être perdu, comme les bonnes manières. Que sont ces apprentis qui poignardent dans le dos nos valeurs, notre éthique ? Qui n'avait ni courage ni caractère. Des idiots qui croyaient tout savoir, se pensant imbattable ou que tout leur était permis. Quel stupidité ! J'étais heureux de ne pas avoir d'apprenti. La folie m'aurait gagné depuis longtemps que de tenter de les éduquer, de les guider comme il se le devrait.

Sans doute était-ce pour ça que je ne fondais pas encore de famille. La peur de l'échec, de la honte, de devoir tout recommencer. Détestables morpions qui salissaient nos noms. Pour ma part, j'ignorais si un jour j'en fonderais une. À voir ce qu'était la nouvelle génération, je n'en avais pas du tout envie. Naturellement, l'éducation avait un puissant impacte, mais quand l'on voit combien d'enfants de mangemorts nous ont rejoins on se demande comment ils ont été élevé...

Cette génération si fragile et délicate qu'un simple sort de première année les tuerait. Où s'en allait notre camp ? Vers une déchéance qui ne semblait avoir de fin. Je craignais pourtant cette génération d'incapables. Car après tout, ça serait eux qui prendraient notre place lorsque nous la céderons. Comme ma génération prendra un jour la relève. D'ici là, je tâcherai de me faire digne de ma mentor.

Portant mon thé à mes lèvres, je le savourais. Le breuvage anglais avait quelque chose d'apaisant, comme parler avec Bellatrix de torture et autre, et presque réconfortant. Bien que le noir était mon préféré, fort si possible. Rien de telle qu'une boisson corsée, la seule chose qui pouvait me garder éveillé ou me réveiller le matin.

J'avais la chance d'avoir une lieutenante de sa trempe comme mentor. Je n'osais imaginé ce que je serais devenu si Malfoy avait été mon professeur. À voir sa descendance, une véritable loque humaine. Bella qui m'avait guidé dans mon sadisme, montré la voie à suivre. Et comme elle, je choisirais mon apprenti avec soin. Je ne pardonnerais pas une stupidité comme Mia. Tombée amoureuse de la chair méprisable de sa mentor.

Celle là-même qui réfléchissait à mes paroles. Je savais que je ne devais pas me presser dans mon entreprise. Suicidaire, je ne l'étais pas encore ! Me presser ne ferait qu'échouer mon entreprise.

Je ne pus qu'hocher la tête, parfaitement d'accord avec elle, lorsque la femme Lestrange parla. Elle avait raison, si le maître donnait sa bénédiction, Bryan ne pourrait pas s'interposer. La joie à son comble que de le voir ne pas pouvoir garder sa protéger. Cependant, il avait défendu Bella et d'une certaine façon il remontait dans mon estime pour ça. Je ne l'en croyais pas capable et j'en suis heureux. Au moins, ils n'oublient pas tous qui est Bella, ce qu'elle était et ce qu'elle sera toujours.

- "Bryan est méfiant à mon égard, du moment que j'approche sa protéger. Ou inversement. Il sera amusant que de le voir impuissant, surtout si Jesse se détourne de lui. Levinson regardant sa protégée se détourner de lui comme l'eau contourne un rocher sur sa voie."

Je ne pus retenir un petit rire lorsqu'elle parla de papa Greenwood. Je n'avais pas été présent lors de l'intronisation de Jesse et d'une certaine façon j'en étais heureux. Les scènes de cannibalismes et de supplications parentales ne sont pas ma tasse de thé, sans mauvais jeux de mots. Surtout qu'après il faut nettoyer. Bien que les cadavres fassent de bon engrais pour mes plantes, surtout mes chères roses, je ne suis pas le genre à trimbaler des corps morts dans un manoir pour le plaisir du jardinage.

- "Il a donné jusqu'à son coeur pour l'éducation de sa fille. Il avait le coeur dans la main comme l'on dit. Malheureusement les chiens ne font pas des chats. J'espère que Jesse sera d'une autre race que celle de son père. De toute façon, les Greenwood non jamais été de ces familles de sang-pur brillant par leur puissance. Je ne connais aucun d'eux qui fait briller son nom d'une quelconque façon, contrairement aux Black. Il faut croire que c'est une question de génétique. Ou on là, ou ne là pas."

Il ne m'était pas étranger certaines histoires entre familles en Angleterre, ayant une branche de la famille qui avait vécu longtemps sur le continent européen. Les Anglais qui avaient une façon de vivre différente de la nôtre, mais c'est ce qui rend le monde beau; des coutumes différentes.

J'hochais néanmoins la tête à ses paroles. Il était vrai que privé une femme de la seule bonne chose l'entourant serait cruel. D'une certaine façon, je comprenais que l'on puisse tenir à quelqu'un aussi fort. Moi même j'Avais tenu à mon frère jumeau, ainsi que ma mère, ma soeur... Mais jamais mon coeur n'avait réellement battu pour quelqu'un d'autre. Amoureux, jamais. Pourtant, comme ne cessait de me le dire ma grande-tante, tout Vitali fini par trouver une personne pour qui son coeur bat. Bien que pour ma part, j'espérais ne jamais trouver un amour...

- "Il est vrai qu'il serait cruel que de lui prendre son fils, avec un époux comme le sien. Ma pauvre mère qui doit se retourner dans sa tombe, elle si fière de son sang. Ce pauvre Drago qui court dans le giron de son père à la moindre contrariété, je suis sûr qu'il refuserait d'épouser une traître. Après tout, Jesse nous a trahi, quelle honte ferait-il que de prendre sa main. En connaissance de cause, je suis sûr qu'il accepterait de ne pas la marier. Il ne voudra jamais apposer la honte à son nom et sur sa mère s'il l'aime tant."

L’amour d’un fils pour sa mère, ni a-t-il rien de plus beau ? De quoi ne sommes-nous pas capable pour le bonheur de ces femmes qui nous donnent la vie. Elles sacrifient neuf mois de leur vie, et le reste à nous élever. Malgré tout, il y a des enfants qui leur font honte, qui les blessent. Dépendant des situations, cela est parfois mérité, mais dans le cas de Bella, je trouvais que ses enfants étaient une honte pour elle. Néanmoins, je savais qu’elle saurait gérer la situation. Il n’y avait, à mes yeux, aucune situation qu’elle ne pouvait gérer.
Un doux rire traversa mes lèvres.

- « Ce qu’elle ne sait pas ne peut pas lui faire de mal n’est-ce pas ? »

Je souris doucement, amusé. Qu’elle le sache ou non, qu’on le fasse ou non, quelle importance ?

- « Et puis qui sait. Peut-être que le Lord n’acceptera jamais une telle union. Le fils d’un de ses lieutenants épousant un cannibale traîtresse ! Je ne crois pas que cela soit de son goût. Notre seigneur doit attendre la moindre erreur pour la faire exécuter. »

Cependant je n’étais pas stupide. Bella n’accepterait jamais la mort de la chair et du sang de sa sœur, il serait stupide de continuer sur cette voie alors qu’il y en avait tant d’autres. Nous avions beaux être l’un des duos les plus cruels, je devais avouer qu’il serait extrêmement « méchant » que de faire cela à sa sœur. Je n’y gagnerais rien de toute façon. Mise à part la joie de réduire à néant une vie qui ne méritait d’exister. Cela emmènerait aussi sur le tapis une perte de temps de la part de Bella.

Or, le discourt de Bella ne me choqua pas plus que ça, n’étant que vérité. Lorsque l’on regardait les parents des sorciers médiocres, l’on y trouvait leur reflet. Quelque chose de presque effrayant ! Comment des incapables comme eux avaient-ils pu se reproduire ? Certes, cela restait logique. Néanmoins, je doutais que leurs parents aient eut la même éducation. Sinon la question se posait. Comment avaient-ils survécu si longtemps dans nos rangs ?

- « Tu as bien raison. Et si cette génération à subit une telle éducation, qu’en sera-t-il de leurs propres enfants ? Nous poursuivons l’éducation qui nous a été donnée et ils la transmettront à leur tour. Néanmoins, il y a certains cas qui sont son espoir. Les enfants rois le restent à vie. Je ne crois pas que ton pauvre neveu soit un jour de ta trempe. Il ressemble à un poulain qui vient de naître, tremblant sur ses pattes et se cachant derrière ses parents. Mais tu as raison, jamais ma descendance ne fera honte à mon nom. Deux milles ans que les Vitali sont pur et marchent la tête haute, sans parler des ancêtres du miens. Ils auront l’éducation que j’ai eu et s’ils devaient s’en détourner, ils rejoindraient nos défunts sans que j’en ai de remord. Je n’échouerais pas à donner au Lord une nouvelle génération digne et puissante. »

Et pour cela je me devais de me marier…

- « Bien que pour l’heure je n’ai pas trouvé d’épouse assez digne. Je ne veux pas d’un poids mort sur les bras, d’une femme sans caractère ni puissante. Un trophée à afficher lors des soirées ne m’intéresse pas plus que d’avoir un chien. Je veux d’une femme qui soit digne d’être une vraie mangemorte et malheureusement elles se font rares. »

Je soupirais légèrement.

- « Des vers qui salissent ton nom Bellatrix. Je te souhaite de les voir mourir dans la souffrance comme ils le méritent. Ils ne valent pas le sacrifice de neuf mois de ta vie. Je n’ose imaginer ce que tu as connu, loin du Lord et ne pouvant le servir à cause d’eux ! Il est vrai que je suis heureux de ne pas être une femme. Je ne crois pas que j’accepterais de sacrifier autant de temps loin du vrai Seigneur de notre monde. »

J’haussais un sourcil à la mention de son cousin. Un sale chien qui salissait aussi le nom de sa famille. Et son fils qui nous rejoignait ainsi, j’en mourrais de rire presque tant l’ironie était présente. Je payerais cher pour voir la tête de son père à la vue de la marque sur son bras, si un jour il la portait bien sûr.

- « Morgana ne vaut pas mieux que Jesse, bien que cette dernière ne soit pas une traînée. Je plain le pauvre homme qui l’aura en épouse. Être lui, je douterais de ma descendance ! Quant au fils de ce traître à son sang, tu as raison. Je n’aime pas sa présence dans nos rangs. Je ne crois pas qu’il soit un espion, sinon il est plus mauvais qu’autre chose. Même les cadavres se décomposant dans la neige de mes terres sont meilleurs espions que lui. Néanmoins, j’ai l’impression qu’il cherche quelque chose chez nous. Cet effronté est impatient, cela ce voit. Je suis sûr qu’il perdra la tête bien assez vite. » Je caressais tendrement mon serpent. « Nous avons tous fait des erreurs et nous cachons des cadavres honteux dans nos placards. Et quand ils sortent, ça fait mal. »

Un léger sourire naquit sur mes lèvres au rire de ma mentor. Un rire si magnifique, purement sadique, mais qui lui allait comme un gant. La connaissant depuis si longtemps, je savais ce qui se passait dans sa tête. Milles et une images des choses qu’elle ferait à ce petit con fraîchement arrivé et qui se pavanait. Moi-même j’aurais adoré lui en faire subir, néanmoins nous ne pouvions pas. Notre mal devait être prit en patience.

Je fus touché lorsque Bella refusa que j’aille seule sur le terrain avec Alicia. Il était vrai que je refuserais de le faire de bonne volonté de toute façon. Je serais bien trop sur mes gardes et nous risquerions d’en venir à la baguette.

- « Tu me vois ravie de ta présence à mes côtés. Je craindrais bientôt qu’elle me poignarde dans le dos. Je suis au courant de votre altercation lors de la Nuit Rouge. Qu’elle garce ! Je suis étonné qu’elle n’ait pas été punie pour une telle insubordination envers toi. Sa présence est aussi agréable que celle d’un cracmole, néanmoins supportons ce mal et nous serons récompensé. Je suis sûr que le maître acceptera de la tester. Un autre groupe pourrait tester ce bon vieux Severus ! Les séparer serait amusant… »

J’étais heureux qu’elle approuve mes idées, qu’elle y songe seulement. Son approbation était importante pour moi. La rendre fière tout autant en fait.

Je ne fus pas étonné que son visage se ferme à la suite de la conversation. Parler de Mia et son fils ne devait pas être amusant pour elle. Cette honte pour son nom ! Je ne pus qu’hocher la tête.

- « Mia est bien trop jeune pour être mère. 19 ans, elle ne sera jamais prête à être mère et à élever cet enfant dignement. Quelle stupidité de sa part. Je suis persuadé qu’il s’agissait d’un accident. De nos jours, je ne décompte plus le nombre de jeunes filles que je croise enceinte jusqu’aux yeux et étant encore à l’école. Une génération de bâtard va voir le jour et je n’ose imaginer ce qu’elle donnera. »

Je la regardais se mordre le poing avec violence, craignant un instant qu’elle se fasse saigner. Ma mentor en était bien capable !

- « Il serait trop risquer de mettre cela sur le compte de l’Inquisition. Il serait suspicieux qu’ils s’attaquent à un nouveau-né, surtout lié à ton nom alors qu’il est clair que tu détestes ce que tu as engendré. Les regards se poseront immédiatement sur toi et Rodolphus, voir sur nous trois. Je dois cependant avouer que tu as raison à propos de Mia, mais de ce que je connais d’elle, je doute qu’elle tienne à cet enfant non-désiré. Mais si elle se devait de parler… je rêverais de lui arracher la langue. »

Cependant je lui proposais d’autres solutions et la voir intéressé me ravie. La connaissance des plantes, de leurs effets sur le corps dépendant des « situations » étaient un grand avantage.

- « Alors dans ce cas, autant lui faire perdre le don de donner la vie. Cela l’empêchera de procréer et servira de punition. Qui a-t-il de plus cruel pour une femme que d’être incapable de combler son époux avec une descendance ? »

J’avais eu une excellente professeure en cruauté.

- « Je vais avoir besoin de bien des plantes et d’un peu de temps. Ces petites choses sont vicieuses et plus capricieuses que ma baguette – c’est pour dire – sans parler qu’il me faudra des plantes que je ne possède pas. Des plantes qui doivent être choisis précautionneusement. »

Je me levais pourtant pour la suivre, me demandant où elle me conduirait. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis sa serre avec des plantes rares et aussi mortelles les unes que les autres, mais, surtout, que je ne possédais pas. Celles qui me manquaient d’ailleurs.

- « Tu m’honores Bellatrix ! Tu possèdes les plantes qui me manquaient et elles seront parfaites… »

Je souris, me penchant au-dessus d’une plante avec un œil expert.



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Bellatrix Lestrange
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Sam 17 Sep - 22:28
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Parce que il n'est rien que nous ne puissons pas réaliser.

Je l’avais compris depuis des années maintenant, la nouvelle génération ne pourrait jamais réellement nous remplacer. Nous étions bien trop noirs, sanguinaires, sans foi, ni loi pour ces jeunes agneaux encore mouillés. Ils ne comprenaient pas notre façon de penser, nous accusant à tort d’être archaïque alors que nos idées véhiculent des siècles de conditionnement. Nous sommes la fierté de nos ancêtres, de notre Lord et lorsque nous allons mourir : nous emporterons avec nous cette capacité incroyable à faire preuve d’une violence sans égale. Nous étions justes, à notre façon. Les dieux des moldus tuaient aveuglément, pourquoi les mangemorts ne pourraient pas faire pareil ? Pourquoi Mon Dieu ne pourrait pas tuer comme bon lui semble ? Il était plus puissant que les déités figuratives dans les églises ou bien les temples. Il était fait de chair et d’os malgré son aura céleste. Non. Il n’était pas homme. Il était divin. Cette adoration, que les jeunes ne comprennent pas, est un fléau, un poids dans mon quotidien et pourtant je porte cette croix sans faiblir, la tête droite et la poitrine bombée. Pour briller à ses yeux je rayerai de la carte les moldus, pour avoir son attention, sa considération je serai prête à raser la terre entière. Voldemort le savait. J’étais et je suis sa plus fidèle lieutenante qui malgré les tortures et l’âge tenait bon les âges de ce monde. S’il fallait que je tue ce que j’avais mis neuf mois à créer alors je le ferai. Rodolphus devait juste comprendre avant cela que nos rejetons ne nous avaient apporté que du malheur.
Savourant mon thé avec celui qui semblait être le champion de ces jeunes pourris gâtés, je me délectais non seulement du breuvage, mais aussi de la conversation. Comploter encore et toujours contre les ennemis de notre Seigneur. Déjouer les tours avant qu’ils ne soient trop mauvais et détruisent un peu plus le fragile équilibre que les mangemorts tenaient. Oui. Les mages noirs étaient encore là et je le savais : un jour nous ressortirons. Tôt ou tard. Les rues de Londres seront entre nos mains, puis celle de la Grande-Bretagne avant de s’attaquer au monde. Sevastian était celui qui pourrait accomplir le plus de choses pour notre Seigneur. C’est pour cette raison que je l’ai pris sous mon aile, que je l’ai dorloté comme le ferait une maman vautour avec son oisillon. Il était un digne héritier. Plus que ne le sera jamais Eiladora, Arcturus ou bien encore cette renégate Mina. Cette bru de malheur n’était pas le seul sujet de discussion entre nous. Le nom de Bryan glissa de mes lèvres un bon nombre de mois : me retenant de ne pas le dire avec dédain. Il avait eu l’amabilité de me défendre durant le Bal Funèbre. Je suis rancunière, mais je n’oublie jamais ce qu’on fait pour moi.
Celle là-même qui réfléchissait à mes paroles. Je savais que je ne devais pas me presser dans mon entreprise. Suicidaire, je ne l'étais pas encore ! Me presser ne ferait qu'échouer mon entreprise.

« Greenwood ne se détournera jamais de Bryan, il est son seul allié. Si elle venait à le perdre : elle se ferait manger toute crue. Non… Non… Je suis persuadée que notre Seigneur n’en a pas fini avec elle.. Elle n’a pas été punit à proprement parler. Nous devons avoir foi en notre Seigneur qui trouvera le châtiment parfaite pour cette sotte. »

Oui. Je ne pouvais pas commencer à douter de mon Maitre. Il avait toujours été la voix de la raison et de la sagesse. En ces temps troublé il sera notre berger et nous le suivrons. Un rire aquilin sortit de mes lèvres alors qu’il fit des jeux de mots de mauvais goût sur le cœur du père Greenwood.

« Les Black ne sont pas tous illustres, il y a des moutons noirs qui font défaut aux forts de la famille. C’est comme ça. Une fois éliminé, le sang sera lavé et alors nous pourrons avancer et enfin briller à notre juste valeur. Une fois Sirius et sa lignée éteinte : je pourrais enfin accepter à nouveau mes origines. »

Sirius n’était qu’un exemple parmi tant d’autres. Un traître à son sang qui ne méritaient pas de vivre et qui pourtant respirait tous les jours. Ma sœur gérait sa progéniture comme bon lui semblait. Drago était faible… Bien trop pour pouvoir faire face à ce monde :

« J’avais espéré que Jesse-Rose lui donne un éclat, créé la flamme qui manque à ce jeune homme pour faire de lui un bon soldat. Il a mon sang et même si son père est un pleutre : je refuse de croire que Drago ne sera jamais utile à la cause. Tout vient à point à qui sait attendre. Jesse-Rose tombera ou sera un vrai pantin entre les mains de notre Seigneur. Drago est hors de portée. Il est le fils adoré de ma sœur et je ne ferai jamais rien pour la blesser. »

Je ne pus que sourire en entendant l’opinion de Vitali sur la nouvelle génération. Nous partagions la même opinion et il y avait quelque chose de réconfortant lorsque je constatais qu’il pensait comme moi-même s’il ne faisait pas partit de ma génération.

« Oui, des perles rares qui ne se font plus. Elles sont toutes mortes, c’est un miracle que je sois encore en vie après toutes ces années. » Un regret oui. Je buvais tranquillement mon thé, laissant le silence s’installer pour faire hommage à ceux partis trop tôt. « Tu as le temps et les enfants ne sont pas une obligation. Tu peux très bien adopter ou bien prendre un enfant mangemort qui a besoin d’un mentor digne de ce nom au lieu de laisser de la mauvaise herbe grandir. »

Quand on parle de mes enfants, je souris tristement en perdant à nouveau mon regard dans les flammes :

« Rodolphus les voulait… Je suis prête à tout pour mon homme. C’est aussi simple que cela. Nous pensions notre sang pur, nos gênes assez forts pour qu’ils ne soient pas des déceptions. Nous avions tort. Pourtant, je ne regrette pas de les avoir envoyés loin de nous. Ils n’auraient été que des bâtons dans nos roues de toute façon. »

Je ne pouvais relever mon regard et le regarder quand le nom de son cousin et de son morveux retourna sur le tapis. Seul un soupire traduisit mon état de lassitude.

« Il cherche à me détruire je pense ou bien il fait sa crise de rébellion, il veut prouver à son père qu’il n’aurait jamais dû s’éloigner de la magie noire ? » Autant d’interrogations : « Mais je pense que nous donnons trop de crédits à ce garçon. Il n’est pas si intelligent pour donner un sens à ses faits et ses gestes. »

Piégé Alicia était une idée de génie, mais je ne pouvais pas le laisser faire une telle chose tout seul. Cela serait du suicide. Je passais ma main sur mon menton tandis que je cherchais un moyen de protégé Sevastian de cette sorcière. Venir avec lui me semblait être la meilleure des solutions. Je garderais ainsi un œil sur mon protégé et sur la traîtresse.

« N’en parlons plus… Elle payera tôt ou tard cet affront ne t’en fait pas. Je n’oublie pas. Assis toi sur le bords de la rivière et tu verras le cadavre de son ennemi passé. Elle tombera. Son mari aussi et nous pourrons nous occuper de ses enfants sous ses yeux larmoyants. Je te le promets. »

Imaginer le spectacle me fit doucement sourire oui. Je saurai me délecter pour ne pas en perdre une seule miette. Torturer, tuer des enfants devant les yeux de leurs parents étaient réellement un délice. Des moments trop rares. Même si l’idée de tuer l’enfant de Mina et Arcturus était tout aussi délectable. Oh oui… Oh oui j’aimerais bien voir leur visage quand ils comprendront qu’ils ne seront jamais parent. Pas la peine de laisse vivre, grandir des bons à rien. De rage, de colère à l’idée qu’ils copulent et engendre de la vermine : je me mets à mordre mon poings jusqu’au sang.

« Mon ami, je sais que tu es l’homme de la situation et que je ne me décevra pas. Laisse-moi t’aider… »

Sans attendre plus longtemps, je me levais déjà pour lui montrer le chemin à notre serre privée. Des générations de sorciers avaient contribué à faire de ce jardin quelque chose d’aussi mortel que magnifique. Car il allait de soi qu’il y avait très peu de plantes médicinales dans ces par terres.

« C’est toi qui m’honores avec ta façon de penser, avec ta façon de voir les choses. » Un rictus presque « doux » s’étira sur mon visage. « Fais-en bonne en usage Vitali. » Dis-je en posant ma main sur son épaule : « Je prends congé, demain est une nouvelle journée. Reste aussi longtemps que tu veux, prends une chambre libre si jamais il est tard quand tu as finis. » J’avais confiance en lui. Assez pour le laisser séjourner chez nous. Pour la bonne cause, pour qu’il tue l’enfant qui grandissait en Mina.
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