RSS
RSS



 


 :: POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE :: ♣ Poudlard Extérieur :: La Forêt Interdite Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

J'savais pas moi que la forêt interdite était vraiment interdite

avatar
Wolfgang Taylor
Sixième année
Âge du personnage : 15 ans
Nombre de messages : 386
Célébrité sur l'avatar : Dylan Sprayberry
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 1 Fév - 21:00
« Quand j'étais petit, mes parents n'hésitaient pas à me mettre une fessée si je la méritais. Et oui, depuis je souffre d'un trauma psychologique : "Le respect des autres !" Mais ça se perd... »
J’savais pas moi que la forêt interdite était vraiment interdite



« Je l’ai !!! »

La partie battait son plein dans les couloirs de Poudlard. Plus tôt dans la journée, j’étais allé sur le Terrain de Quidditch et j’avais volé un Cognard. Ce n’était pas de tout repos, mais je l’avais fais. Et je n’étais pas peu fier de ma réussite. Avec les autres Serpentard, on s’en amusait dans le couloir, très vite rejoints par les élèves de Poufsouffle, puis Gryffondor. Faut pas se leurrer, les Serdaigle devaient encore dévorer leurs livres. Pour une fois, on s’entendait tous bien. Rusard et les surveillants tentaient de nous arrêter, mais la partie était trop bien lancée pour y parvenir. Un tableau tomba, puis deux, laissant entendre les grognements de leurs habitants. J’étais sur le point de rattraper le Cognard quand on m’attrapa moi. Je n’eus pas le temps de dire le moindre mot, que ma cape était tendue vers l’arrière. Plutôt solide le vêtement, si je ne rendais pas les armes, mon cou céderait avant le tissu. Et je finis par dégringoler par terre, la cape maintenue vers le haut par la personne qui se trouvait derrière. Esquissant une grimace, je relevais la tête alors que j’étais assis sur les pierres froides et là, je voulus disparaitre d’un seul coup. C’était mon Directeur de Maison qui était encore plus flippant vue d’en-bas ou alors c’est parce qu’il me dominait de toute sa hauteur ? Mais bizarrement, le silence était revenu dans le couloir et pour cause ! Ils s’étaient tous barrés me laissant à mon triste sort.

« Bonjour…Professeur-Oncle-Severus-Monsieur-Rogue… »

Si je me retrouvais à nouveau sur mes jambes, ce n’était pas de ma propre volonté. Et c’est ce qui m’emmena tout droit en retenue. Assis à une table, j’avais un devoir de plusieurs parchemins recto-verso à rendre avant le lendemain matin. Je griffonnais quelques mots de ma plume, sans m’y mettre réellement à fond, lorsque la porte s’ouvrit sur un autre élève. Mourant d’envie de savoir ce qu’il avait fait, je tournais discrètement la tête vers lui. Pas assez discrètement, puisque ma boite crânienne s’était faite attaquer par un bouquin. Tentant de me concentrer, je comptais surtout les pas de notre Professeur pour savoir s’il s’éloignait ou au contraire se rapprochait. Laissant couler les minutes, j’essayais de nouveau une approche, mais un retournement de tête forcé, manquant de me provoquer un torticolis, m’avait stoppé net dans mon élan. Et dépité, je reprenais mon devoir, sans autre tentative d’approche de ma part.

Je profitais de la fin de ma séance de torture à l’écriture, pour m’extraire enfin dehors après avoir remis mes parchemins au Professeur. Il aurait été trop simple que je m’en sorte aussi facilement et j’eus donc droit à quelques remarques cinglantes, avant de pouvoir enfin prendre l’air. Tout en marchant au hasard, sans vraiment de but désigné, j’aperçus l’élève qui se trouvait en retenue avec moi, à l’écart de toute civilisation Poudlardienne, non loin de la forêt interdite. Intrigué, je me rapprochais tout en jetant un oeil derrière moi, pour m’assurer que personne ne me suivait. C’est que j’avais eu la chance d’être collé et d’avoir ainsi perdu mon surveillant qui me pensait sans doute toujours en compagnie du Professeur Rogue.

« Salut. »

Balançais-je une fois non loin de mon camarade certainement plus jeune que moi, puisque je ne l’avais jamais vu en cours. Je finissais d’arriver près de lui, gardant tout de même une distance raisonnable pour entamer une conversation.

« T’as fait quoi toi, pour que Rogue te colle ? »

De temps à autre, je jetais quelques coups d’oeil en direction de la forêt interdite. Curieux que je suis, je ne pouvais pas m’empêcher de me demander pourquoi cette forêt était interdite. Depuis le temps que je suis à Poudlard, à chaque début d’année, lorsque le Professeur Dumbledore nous rappelait qu’il était interdit de s’y rendre, il ne faisait qu’attiser un peu plus ma curiosité. C’est que les adultes ne sont pas fins du tout là-dessus. Ils nous interdisent des choses à nous, bande d’adolescents ? N’ont-ils jamais compris que plus on nous dit de faire quelque chose et plus on fera l’inverse ? C’est la loi de la nature.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alec Valentyne
Quatrième année
Âge du personnage : 14 ans
Nombre de messages : 126
Célébrité sur l'avatar : Colin Ford
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 2 Fév - 5:43
En retenue. Il était en retenue. Et pas avec n’importe qui en plus.

En retenue avec Rogue.

Dans la liste des pires scénarios qu’il s’était imaginé avant d’accepter la folle idée de ses amies, la retenue avec Rogue se trouvait quelque part entre être pendu par les pieds au plafond de la grande salle pendant une nuit entière par Rusard et passer l’heure du thé avec Hikkins. Bref, assez haut dans l’échelle d’horreur.

La journée n’avait pourtant pas si mal commencé. Il avait survécu au petit déjeuner avec Tess et Stacy qui préparaient leur prochain plan foireux, survécu à son cours de sortilèges sans se faire interroger et sans rien faire exploser, survécu au déjeuner avec Tess et Stacy qui l’impliquaient dans leur nouvellement préparé plan foireux, survécu à ce débile qui avait failli l’écraser en courant derrière son cognard dans l’école. Bref, une belle journée en perspective.
Évidemment, les journées de ce genre ne sont pas faites pour durer. S’il avait accepté au début de l’année (après maintes supplications de la part des filles) de leur donner un coup de main pour trouver des idées pour enquiquiner Hikkins, il se doutait bien que son rôle ne s’arrêterait pas là. Le plan du jour consistant à créer un marécage dans les couloirs du troisième étage, le quatuor de troisième année avait décidé d’établir par tirage au sort celui ou celle qui irait chercher les ingrédients nécessaires dans la réserve d’ingrédients à potions, située aux cachots. Aux cachots, près du bureau de Rogue.
C’est ainsi qu’après une partie de courte paille – très probablement arrangée d’avance, si vous voulez son avis – Alec s’était retrouvé à se glisser dans la réserve, pendant que Mable est Tess montaient la garde. Il aurait pu bien s’en tirer, s’il n’avait pas été un adolescent de 13 ans disproportionné en pleine poussée de croissance qui ne comprend pas vraiment bien le concept de coordination. Il trébucha en poussant la porte, voulut se rattraper, envoya plusieurs flacons au sol, tourna sur lui-même, cogna son dos contre une autre étagère et tomba assis au sol, entouré de différents produits qui répandant des odeurs étranges. Il allait se relever pour prendre ses jambes à son coup quand une silhouette s’imposa dans le cadre de porte. Rogue. Il allait devoir revoir quelques concepts de base de «monter la garde» avec ses amies.

«Peut-être cherchez-vous quelque chose, monsieur… Valentyne?

Alec avala difficilement sa salive. Pourquoi Rogue avait-il mis l’accent sur son nom de famille? Puis il se souvint que le professeur de Défense aimait faire des pauses sans raison au beau milieu de ses phrases, et se rassura. Il réussit même à offrir un sourire en coin, comme si se trouver assis au beau milieu de la réserve avec des flacons brisés autour de lui était une activité parfaitement normale.

En retenue. Avec Rogue.

La punition en tant que telle n’était pas si mal; il devait recopier quelques pages d’un chapitre sur les strangulots, puisque «étudier d’autres sujets que les potions [le] divertirait certainement de ses activités peu… recommandables». Si les Défenses contre les forces du mal étaient loin d’être son sujet favori, c’était entre autres parce qu’il portait peu d’intérêt à la matière, mais surtout parce que Rogue le terrifiait, et semblait prendre plaisir à le voir ramer en classe. Alors, passer deux heures sous sa surveillance… il préférait éviter. Au moins, Rogue semblait plus préoccupé à frapper sur l’autre malheureux – était-ce seulement légal? – pour s’occuper outre-mesure de son cas. Concentré sur son parchemin, Alec tentait de maintenir cette chance en faisant le moins de bruit possible, quitte à ne pas respirer pour se faire oublier.

Quand il sortit finalement de retenue, étonnamment indemne, Alec réalisa qu’il avait besoin de prendre l’air. Après tout, on ne passe pas deux heures sans respirer sans en payer les conséquences par la suite. Il sortit par la grande porte et traversa le parc, appréciant la fraîcheur de l’air qui s’était installée avec la fin de l’automne. La forêt interdite se dressait au loin, révélant dans la pénombre un simple aperçu des couleurs éclatantes qu’elle exhibait de jour. Le Poufsouffle s’en approcha, jetant quelques coups d’œil autour de lui pour s’assurer qu’aucun professeur n’était dans les parages – une retenue par soir était amplement suffisante pour lui, merci. La vision de la forêt était en soi assez apaisante. De l’extérieur, elle ne semblait pas particulièrement dangereuse. Aucun bruit ne s’en échappait, à part quelques grillons qui chantaient de temps à autre.

«Salut.»

Alec sursauta, son cœur se débattant dans sa poitrine. Il se retourna d’un coup, tentant de reprendre un semblant de contenance. Le garçon qui lui avait parlé était celui qui avait failli le tuer avec son cognard un peu plus tôt dans la journée. Son attitude avait beau ne pas être particulièrement menaçante, Alec se méfiait. Serpentard, manifestement plus vieux – ou du moins capable de lui en coller une sans qu’il puisse vraiment se défendre – et personne à proximité pour intervenir en cas de problème. Entre l’affronter et courir se réfugier dans la forêt interdite, son choix était fait. Et il n’impliquait pas de bagarre.

« T’as fait quoi toi, pour que Rogue te colle ? »

Pour que..? Alec réalisa que le débile-au-cognard-qui-passe-près-de-tuer-les-gens-dans-les-couloirs s’avérait être également le pauvre-souffre-douleur-de-Rogue-qui-s’était-pris-un-coup-de-bouqin-derrière-la-tête. Franchement moins menaçant, du coup.

«J’ai perdu à la courte paille.»

Ce n’était pas complètement vrai, mais pas complètement faux non plus.

«Et toi? C’est ta partie de Quidditch avec les tableaux de l’école qui t’a amené chez Rogue?»
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Wolfgang Taylor
Sixième année
Âge du personnage : 15 ans
Nombre de messages : 386
Célébrité sur l'avatar : Dylan Sprayberry
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 19 Fév - 10:24
« Quand j'étais petit, mes parents n'hésitaient pas à me mettre une fessée si je la méritais. Et oui, depuis je souffre d'un trauma psychologique : "Le respect des autres !" Mais ça se perd... »
J’savais pas moi que la forêt interdite était vraiment interdite



J’avais une chance sur le nombre total d’élèves à Poudlard, pour tomber sur le Poufsouffle qui était avec moi en retenue. Fuir les verts et argents qui m’avaient lamentablement laissé tout seul avec le Professeur Rogue, c’était bien la seule chose que j’avais en tête. Mais pourquoi pas sympathiser avec cet élève ? Ma petite escapade jusqu’à la lisière de la forêt interdite, partait donc d’un bon sentiment, comme ma salutation que je ne trouvais pas si agressive que cela. Je m’étais même armé d’un sourire. Alors par Salazar, pourquoi d’un coup j’avais l’impression d’être le Diable en personne ? Je suis certain que c’est ce genre d’attitude qui a poussé vous-savez-qui à devenir vous-savez-quoi.

Je m’étais arrêté dans mon élan de courtoisie, perdant même mon sourire pour lever un sourcil, me demandant si j’allais être obligé de lui courir après dans cette sinistre forêt, pour lui faire comprendre que je ne voulais pas le cogner. Quoique..le poursuivre ne serait peut-être pas la meilleure solution pour lui prouver que je n’avais rien contre lui. Note pour plus tard : Wolfi tes idées pourries, tu les oublies. Donc naturellement, je n’avançais pas plus. Je ne voudrais pas qu’il se mette à hurler comme une donzelle et me retrouvais de nouveau coller, juste pour avoir tenté de parler à quelqu’un. Heureusement que j’avais eu la présence d’esprit de lui demander ce qu’il avait fait pour être collé. Cette simple question avait suffi à ce qu’il ne donne plus l’impression d’avoir envie de se cacher dans un trou de souris.

« Et c’était quoi l’enjeu ? Ruiner un cours de Rogue ? »

Quand il y a courte paille, il y a forcément un truc marrant au bout. Même si je n’avais jamais vraiment eu de chance avec ce maudit jeu, souvent truqué par avance, j’aimais bien tout ce qui était pari en règle générale. Et mon sourire revenait au galop, lorsqu’il parla de ma partie de Quidditch dans les couloirs.

« Pour ma défense, il y avait beaucoup d’élèves…ils se sont juste cachés quand Rogue est arrivé…Comme quoi on peut toujours compter sur ses amis… »

Oui je l’avais en travers de la gorge, ils allaient me le payer et plutôt deux fois qu’une. Mais avant, un éclair de génie traversa ma caboche, malgré la bosse sur l’arrière de ma tête. J’en viens à me demander si mon oncle s’équipe de livres de plus en plus gros, ou s’il a de plus en plus de force avec le temps. Quoiqu’entre mon frère et moi, il a de l’entrainement pour la distribution des coups de bouquin.

« Tu comptais faire un tour dans la forêt avant que je n’arrive ? Je suis sûr qu’on pourrait trouver quelque chose de très amusant là-dedans, pour faire tourner Hikkins en bourrique. Et peut-être même la faire fuir de l’école avec un peu de chance. »

Je ne cachais pas ma haine pour cette stupide Directrice. Avec ce que j’endure par sa simple faute, je suis toujours prêt à braver tous les interdits pour me venger. Surtout que j’avais l’appui de certains Professeurs en prime, je n’allais pas me priver de m’en servir.

« On dit vénéneuse ou venimeuse pour une araignée ?…Hum…on s’en fiche de toute façon, le résultat sera amusant. Si on arrive à en capturer une, on pourra la lâcher dans son bureau. »

Pourquoi m’accompagnerait-il dans cette forêt ? Et bien pour la simple raison que c’était ça ou il allait devoir prendre le thé avec ce charmant Hagrid qui arrivait déjà dans notre direction. Quand on sait que les gâteaux de ce guignol sont immangeables et qu’il a des bestioles vraiment bizarres dans sa cabane, mieux vaut encore une petite promenade en forêt, aussi flippante soit-elle. Je faisais déjà un pas de côté, pour y accéder, puis un second, pendant que mon regard se perdait derrière le Poufsouffle.

« Tu viens avec moi ou tu préfère tenir compagnie à Hagrid ? »

Je m’enfonçais déjà un peu plus dans la verdure, pour ne plus être dans le collimateur du garde-chasse de Poudlard. Ce serait dommage de retourner déjà en colle, alors que j'en sortais tout juste. C’est que sortir de deux heures en la compagnie de mon Directeur de Maison, ça me suffit amplement, pas besoin d’en rajouter plus. Il va finir par croire que je ne peux plus me passer de lui. Sans compter que si je me fais prendre, ça se saura que je n’ai pas informé mon surveillant de ma sortie et je serai doublement coller. Ce n’est point envisageable, croyez-moi. Je gardais donc le secret espoir que Oncle Severus ne l’ait pas non plus informé, ce qui me laissait un peu de liberté. Je crois que parfois, il fait mine d’oublier de le prévenir d'ailleurs, peut-être pour me laisser l’occasion de souffler un peu.

Mais maintenant, je devais mettre la main sur mon araignée, bien que je ne sois pas fan du tout de ces bestioles pleine de poils. En plus, si je venais moi-même à me faire mordre, qu’est-ce qu’il se passerait ? Je deviendrai le premier hybride loup-garou-araignée de l’histoire ? La classe, Spiderman n'a qu'à bien se tenir.

Tout en m’aventurant un peu plus loin dans la forêt, je jetais des coups d’oeil derrière moi, pour voir si mon camarade me suivait ou s’il s’était fait attraper par Hagrid.

« Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas…Trop tard, il est là. »

Quitte à devoir vivre maudit, autant s’en amuser.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alec Valentyne
Quatrième année
Âge du personnage : 14 ans
Nombre de messages : 126
Célébrité sur l'avatar : Colin Ford
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 14 Mar - 4:48
Alec réalisa que sa réaction n’avait probablement pas été des plus avenantes. D’un autre côté, il fallait s’y attendre, quand on surprenait quelqu’un la nuit près de la lisière de la Forêt Interdite – et qu’on était un Serpentard. Il avait beau essayer de se débarrasser de ces stupides préjugés, rien n’y faisait, son expérience lui avait appris que si la majorité des gens n’était pas fiable, les Serpentards l’étaient encore moins. Dès sa première journée les Serpentards l’avaient pris en grippe, menés par une fille qu’il avait crû être son amie avant qu’elle ne change radicalement à son entrée chez les Vert et Argent.
Heureusement, celui qui se tenait devant lui semblait différent des idiots qui s’amusaient parfois à lui jeter des sortilèges dans les couloirs. Il avait presque l’air gentil, même. À croire qu’une retenue avec Rogue, ça vous remet les idées en place. Il lui demanda l’enjeu de sa partie de courte paille, et Alec eut un sourire en coin.

« Ramasser quelques ingrédients dans la réserve des potions pour faire un peu de grabuge dans les corridors… disons que ça a mal tourné, et Rogue a été le premier à m’attraper. »

Il en voulait encore un peu aux filles de l’avoir abandonné de la sorte, mais au final, il préférait pratiquement avoir eu à subir Rogue pendant deux heures. Autrement, ils auraient réellement mis leur plan à exécution, se seraient fait prendre par la directrice, puis renvoyer. Il y avait peut-être un peu de dramatisation, mais ça aurait quand même probablement ressemblé à ça. Alec le relança ensuite sur la raison de sa retenue, et ne put se retenir de rire quand le Serpentard mentionna sarcastiquement qu’on pouvait toujours compter sur ses amis. Ils étaient dans le même bateau sur ce point-là.

« Je compatis, mes amis m’ont aussi laissé tomber dans les cachots, je vais d’ailleurs avoir à leur toucher deux mots sur le sujet… »

Pas qu’il soit complètement fâché de leur comportement, mais pour la loyauté Poufsouflienne, on repassera. Aurait-il fait autrement dans leur situation? Difficile à dire. De toute façon, il n’avait pas été renvoyé. Il aurait juste un autre argument pour éviter de servir d’appât dans leur prochain plan dément. Son attention se reporta sur l’autre garçon, qui regardait la forêt d’un air intéressé. Il avait beau le trouver sympathique, il n’aimait pas la lueur qui venait de s’allumer dans ses yeux, la même qui illuminait habituellement les yeux de ses amies juste avant qu’elles ne proposent une idée qui risquait de les faire tuer.

« Tu comptais faire un tour dans la forêt avant que je n’arrive ? Je suis sûr qu’on pourrait trouver quelque chose de très amusant là-dedans, pour faire tourner Hikkins en bourrique. Et peut-être même la faire fuir de l’école avec un peu de chance. »

Qu’est-ce qu’il disait? Lueur = idée débile. L’équation était plutôt simple à faire au final. Il avait eu assez d’une seule retenue pour aujourd’hui, il n’avait aucunement envie de se faire prendre à déambuler dans la forêt. Il était simplement venu ici pour apprécier le calme et l’air frais. D’un autre côté, il avait envie, pour une fois dans sa vie, de prouver à un Serpentard qu’il n’était pas un pauvre lâche qui avait peur de son ombre. Et s’ils trouvaient quelque chose pour faire peur à Hikkins, l’idée de départ de saccager un peu l’école aujourd’hui ne serait pas tombée à l’eau. L’idée était de plus en plus tentante, même si elle était dangereuse. Pourtant, son sens de la sécurité reprenait peu à peu le dessus, lui rappelant que la Forêt Interdite avait peut-être une raison valable pour porter son nom. Il allait décider de retourner au château pour de bon quand le Serpentard, qui avait déjà commencé à avancer vers la forêt, mentionna Hagrid qui approchait. Alec se retourna pour s’assurer de ses dire, et pu en effet observer la large silhouette du Gardien des Clés se diriger vers eux. Il se retourna vers son compatriote, mais celui-ci avait déjà disparu à travers les arbres. Le Poufsouffle s’élança à sa poursuite.

« Hey, attends-moi! » Il trébucha dans une racine avant de finalement parvenir à sa hauteur. « Et on dit venimeuse, au passage. Mais elles vivent pas mal plus creux dans la forêt, on n’en trouve pas vraiment à la lisière… »

Encore cette fâcheuse manie de proposer lui-même des idées qui risquait de le faire tuer sans même s’en rendre compte. Plus creux dans la forêt? Et puis quoi encore? Et l’autre qui s’était mis à chantonner… Cela rappela à Alec qu’il l’avait déjà vu dans un couloir accompagné d’un surveillant, signifiant qu’il était un loup-garou. Il ne manquait plus que ça. Le Poufsouffle jeta un coup d’œil qu’il voulut discret à la lune, espérant qu’elle n’était pas pleine ce soir. Son cœur reprit un rythme à peu près régulier; elle était à peine à la moitié de son parcours, il ne se ferait pas dévorer par un loup-garou ce soir.
Alec essayait de suivre le rythme de l’autre garçon, mais peinait à mettre un pied devant l’autre sans trébucher dans des racines et se tordre les chevilles. L’autre marchait fluidement, comme s’il avait exploré cette forêt toute sa vie. Tentant de reprendre son souffle, Alec réengagea la conversation.

« Au fait, je suis Alec. Alec Valentyne. Et toi? Dis, tu sais où on va, au moins? »

Alec essayait de paraître en contrôle. Il était réellement content d’avoir décidé de suivre le Serpentard, et sentait l’adrénaline affluer dans ses veines. S’il pouvait éviter de se casser une cheville dans un trou ou une racine, ça rendrait l’expérience d’autant plus intéressante, autant pour ses connaissances que pour sa crédibilité déjà défaillante.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Wolfgang Taylor
Sixième année
Âge du personnage : 15 ans
Nombre de messages : 386
Célébrité sur l'avatar : Dylan Sprayberry
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 7 Avr - 9:02
« Quand j'étais petit, mes parents n'hésitaient pas à me mettre une fessée si je la méritais. Et oui, depuis je souffre d'un trauma psychologique : "Le respect des autres !" Mais ça se perd... »
J’savais pas moi que la forêt interdite était vraiment interdite


J’écoutais les explications du jeune Poufsouffle en face de moi. Peu-à-peu, un sourire se dessinait sur mes lèvres. Il était en train de préparer un sale coup donc. Comme quoi, les Serpentards ne sont pas les seuls à s’amuser de ce genre de choses. Même si le Professeur Rogue n’était plus le Maître des Potions, je savais que le Professeur Macpherson lui laissait libre accès à la réserve, je n’étais que peu étonné de savoir que c’était notre enseignant des Défenses Contre les Forces du Mal qui lui était tombé dessus le premier.

« Les cachots sont plutôt bien surveillés. Pour le peu que le Baron Sanglant ait été dans les coins, c’est probablement lui qui a averti Rogue. Mais il y a plus simple pour avoir des potions intéressantes. Il suffit d’attendre que l’Infirmière ait été cherchée sa commande auprès de Macpherson et qu’elle soit occupée pour toutes les piquer. Ca n’en a pas l’air comme ça, mais en mélangeant plusieurs potions ayant pour but de soigner les élèves, ça peut faire beaucoup de dégâts. »

Les amis sont toujours présents pour les bêtises mais quand il s’agit de faire face à leurs responsabilités, là ils n’ont aucun scrupule à vous laisser comme des idiots. Et si j’avais imaginé que seuls les Serpentards faisaient ce coup-là, j’étais pratiquement content d’apprendre que les autres n’étaient pas plus courageux quand Rogue était dans le coin.

« Oh tu sais, si tes amis sont comme les miens, c’est peine perdue, ils recommenceront à te laisser affronter seul Rogue et sa bonne humeur. »

Ici, à la lisière de la forêt, on risquait de se faire de nouveau coller ou engueuler. Comme j’étais certain que de toute façon, quelqu’un nous avait déjà repéré, autant se faire taper sur les doigts pour quelque chose. Et puis, je n’ai rien contre ce vieux Hagrid, mais je n’ai cependant pas spécialement envie de devoir boire le thé avec lui. Même si ce serait moins pire qu’avec Hikkins. En informant mon camarade de l’arrivée imminente du semi-géant, moi je m’étais déjà aventuré dans le bois. J’étais certain qu’il ne voudrait pas non plus se retrouver dans la cabane à devoir manger des trucs qui sont totalement immangeables. Mon sourire ne se faisait qu’en coin en l’entendant arriver derrière moi. Je ralentissais mon rythme pour qu’il parvienne à me rattraper.

« Ah oui ! Bonne idée. On trouvera bien plus de choses intéressantes au coeur de la forêt. Tu sais que je t’aime bien toi ? »

Je ne sais pas s’il m’avait dit ça pour me dissuader de continuer sur ma lancée ou pour que l’on s’éloigne un peu plus. Mais dans le doute, je tranchais moi-même en choisissant la seconde solution. Allons donc trouver ces petites bestioles tout à fait hideuses. Je n’avais pas mit très longtemps pour me rendre compte que le garçon de Poufsouffle avait du mal à suivre le rythme. A chaque brindille qui dépassait quasiment, il manquait de se casser la figure. Pourtant, je ne me moquais pas. J’étais parfois maladroit, même si ça n’arrive qu’en présence de mon oncle bizarrement. Comme par exemple en début d’année, je me suis cassé la figure dans les escaliers des cachots. Je crois que je n’ai oublié aucune marche en les roulant. Et à l’atterrissage, qui m’a semblé être si long a arriver, le seul témoin de ma gamelle, c’était Rogue qui se trouvait justement en bas, prêt à monter. Mais comme me l’a dit Zakaria, ça aurait pu être pire. J’aurais pu tomber quand il était déjà dans les escaliers et l’entrainer avec moi dans ma chute. Certainement que j’aurais fini par être collé tous les soirs jusqu’à la fin de la septième année.

J’avais ralenti la marche, pour ne pas le perdre quelque part dans un trou ou sous un tronc. Mais j’espérais quand même qu’il n’allait pas se casser une jambe. Si je devais le porter jusqu’à l’infirmerie de Poudlard, j’allais la regretter cette sortie nocturne. Avec tout ça, nous n’avions pas pensé à nous présenter l’un à l’autre et Alec rectifia le tir.

« Wolfgang…Taylor. Et je n’ai aucune idée d’où nous allons. Quelque part par-là. »

Dis-je en montrant vaguement un endroit que je ne visualisais même pas, bien plus loin. Je n’étais pas souvent venu dans cette forêt. Une seule fois et c’était seulement à l’entrée, je ne m’étais jamais vraiment aventuré aussi loin. Mais nous n’allions pas rebrousser chemin et abandonner une si bonne idée. Même si d’un coup, je m’étais arrêté net.

« T’as entendu ? »

Il y avait eu un bruit. Ce n’était pas un bruissement d’ailes de hibou ou chouette, ni même le vent qui fait bouger les feuilles. C’était plus comme si nous n’étions pas seuls ici. Je tournais la tête d’un côté et de l’autre, cherchant d’où ça pouvait bien venir.

« C’était sûrement rien qu’un animal ou…il y a encore des Centaures dans le coin ? »

Certaines rumeurs disent qu’ils ne sont pas très bavards et qu’ils n’aiment pas spécialement les humains. Mais si on ne vient pas les embêter, ils nous laisseront peut-être tranquille. Puis, on a rien de dangereux, on est que des gosses.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alec Valentyne
Quatrième année
Âge du personnage : 14 ans
Nombre de messages : 126
Célébrité sur l'avatar : Colin Ford
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 23 Avr - 6:06
Alec remarqua que le Serpentard semblait amusé de sa petite tentative de sabotage avec les potions. Il faut dire que quand on rendu au point de jouer allègrement au Quidditch dans les couloirs, ce n’est pas un petit vol de potions dans la réserve qui vous fait peur! Mais contrairement à ce qu’il aurait d’abord pu penser, le sourire de Wolfgang n’en était pas un de moquerie. Il semblait plutôt être complice, comme si la description du sale coup qu’il prévoyait faire lui rappelait quelques-unes de ses aventures passées. Ce qui devait nécessairement être le cas, puisqu’il lui expliqua ensuite en détails comment piquer des potions dans les réserves de l’infirmerie sans se faire prendre. Avec la précision de la description, Alec n’avait aucun doute quant au fait que l’expérience avait été tentée – et réussie – plusieurs fois. Il prit des notes mentalement; s’il n’avait absolument pas l’intention de retenter une expérience du genre à court terme, rien ne lui empêchait de se préparer un plan de rechange pour la prochaine fois qu’il se ferait prendre à accepter un peu trop vite une partie de courte paille tout sauf innocente. Surtout si, comme le mentionnait Wolfgang, ses amies étaient tout aussi enclines à le laisser tomber entre les griffes de Rogue.

Le Poufsouffle aurait été parfaitement satisfait de sa rencontre si elle s’était arrêtée là. Aller dans la forêt avec lui? Sans façon, vraiment. Ça avait beau avoir un petit aspect tentant (le goût de l’aventure, la soif de prouver sa valeur, l’audace de surmonter les dangers!), le côté «risquer d’y laisser sa peau et de servir d’encas à une quelconque créature» amenait quand même à reconsidérer la question. Et la question était reconsidérée vers le non. Il allait abandonner son nouveau compagnon de retenue à son triste sort dans la forêt lorsque ce dernier mentionna Hagrid qui approchait. Et Hagrid les avait manifestement vus, puisqu’il arrivait à grandes enjambées vers eux en leur faisant des signes de sa main libre – l’autre main soutenant son éternelle et pas très rassurante arbalète. Il ne leur amènerait probablement pas de problèmes, mais Alec ne tenait pas vraiment à lui tenir compagnie, comme l’avait si bien dit Wolfgang. En fait, éviter tenir compagnie aux profs se situait assez haut sur sa Liste de choses à faire pour paraître invisible à Poudlard. Parce qu’une fois qu’on se rapproche d’un prof, il se met à vouloir notre bien, et donc notre réussite, et donc donne des trucs pour bien réussir son cours et on est ensuite obligé de performer un peu plus dans son cours pour lui faire plaisir, mais pas trop pour ne pas qu’il réalise qu’on aurait pu avoir des 20 depuis le tout début. Et en plus, se rapprocher d’un prof, c’est risquer qu’il s’attache, ou pire, de s’attacher. Et s’il y avait bien une chose qu’Alec avait appris des adultes, c’est qu’il fallait éviter de s’y attacher. Et donc, entre Hagrid et ses potentiels cookies au béton ou Wolfgang et la Forêt Interdite, Wolfgang l’emporta.

Ils s’aventurèrent donc dans la Forêt, Alec tentant tant bien que mal de ne pas se tordre une cheville sur chaque brindille qui dépassait le moindrement du sol. Le commentaire de Wolfgang sur son idée d’aller chercher les araignées plus creux dans la forêt ne lui arrache qu’un grommellement agacé. Il avait beau dire bien l’aimer, c’était ce genre d’idées débiles formulées trop vite qui lui amenaient des ennuis. Ils continuèrent à avancer de plus en plus profondément dans la forêt, assez pour que les lumières du château ne soient plus visibles. Alec sortit sa baguette et murmura un Lumos pour éclairer son chemin; puisqu’ils n’avaient plus de risques de se faire prendre, aussi bien se donner un peu de lumière pour avoir une chance de trouver ce qu’ils cherchaient. Le Serpentard avait beau dire qu’il ne savait pas où ils allaient, cela ne le dérangeait pas trop. S’il était loin de reprendre le contrôle de son équilibre, il avait au moins repris le contrôle sur ses pensées, et se sentait d’attaque. Trouver une araignée venimeuse était réellement une bonne idée, et les possibilités de coups à faire avec étaient infinies. Il s’était mis à en dresser une liste mentale lorsque Wolfgang s’arrêta soudainement, surprenant Alec qui fut obligé de chuter pour ne pas lui rentrer dedans. Deux fois sur les fesses en une journée, ça fait beaucoup pour l’orgueil d’un adolescent.

« T’as entendu? »

Il n’avait pas entendu, et n’était vraiment pas certain qu’il avait envie d’entendre. Il crut d’abord à une mauvaise blague, mais compris qu’il n’en était rien avec la réaction du Serpentard qui regardait autour de lui à la recherche de l’origine du bruit en question. Alec se releva doucement et s’épousseta pendant que Wolfgang lui demandait si des Centaures vivaient dans les environs. Le Poufsouffle n’eut pas à fouiller dans sa mémoire très longtemps.

« Oui, il y en a quelques tribus… et pas particulièrement sympathiques, selon mes souvenirs. »

Alec éteignit sa baguette d’un Nox discret. Si des Centaures les avaient effectivement repérés et qu’ils n’étaient pas de bonne humeur, leurs possibilités n’étaient pas fameuses. Par contre, il était possible qu’il n’en soit rien et que le bruit que Wolfgang avait entendu ne corresponde qu’à l’un d’entre eux qui passaient par là, ou même à autre chose. Si c’était le cas, ils avaient leurs chances de s’en sortir s’ils se déplaçaient rapidement vers une direction que les centaures ne suspecteraient pas; encore plus profondément au cœur de la forêt. Ça semblait certainement débile comme idée, mais ça leur permettrait de gagner un peu de temps pour réfléchir à la suite. Alec se tourna vers Wolfgang.

«On court?»

Sans attendre sa réponse, il s’élança vers l’avant, sa baguette bien serrée dans sa main. Il ne doutait pas que le Serpentard le suivait et le dépasserait aisément. Il courut sur quelques dizaines de mètres avant de s’arrêter dans un clairière, essoufflé. Il avait l’impression que la forêt entière faisait du bruit, et avait de la difficulté à distinguer un son d’un autre. Impossible pour lui de savoir s’ils étaient toujours suivis.

«Bon, c’est déjà ça de gagné. Tu les entends toujours?»

Il se disait que l’ouïe ultra-développée était un truc de loup-garou. Ou un truc développé par ceux qui évitent habituellement de se faire prendre. En tout cas, il espérait que dans leur situation, ça leur permettrait de sortir de là sans trop de problème.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Wolfgang Taylor
Sixième année
Âge du personnage : 15 ans
Nombre de messages : 386
Célébrité sur l'avatar : Dylan Sprayberry
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 6 Mai - 10:42
« Quand j'étais petit, mes parents n'hésitaient pas à me mettre une fessée si je la méritais. Et oui, depuis je souffre d'un trauma psychologique : "Le respect des autres !" Mais ça se perd... »
J’savais pas moi que la forêt interdite était vraiment interdite


Chouette, je m’étais fait un nouveau copain. C’était ce que je me disais discrètement alors que je m’enfonçais dans la forêt avec le Poufsouffle à ma suite. D’habitude les autres élèves me fuient depuis que je suis un Loup-Garou. Ils commencent à s’imaginer que si je les frôle, ils se retrouveront eux-aussi à quatre pattes en train de gueuler à la lune, la prochaine fois où elle sera pleine. Alors ça me rassurait de savoir qu’il y avait encore des gens normaux dans cette école et pas que des pantins débiles, ayant subi un lavage de cerveau par la vieille Harpie.

Par contre, Alec n’était pas très à l’aise pour marcher, peut-être avait-il un handicap dans sa tête. C’était ce que je me disais dans la mienne et comme ma mère m’a toujours dit, de son vivant, qu’il ne fallait pas se moquer des handicapés, je ne me permettais pas de poser la question. Je ne voulais pas le vexer ou le forcer à parler de ses problèmes. Sur le moment, j’étais loin de me douter qu’il s’agissait d’un pas doué encore pire que moi.

Moi, la forêt, j’aime bien, tout comme la nuit. Aussi loin que je sois capable de m’en souvenir, c’était ainsi. Je regardais même les étoiles tous les soirs, quand le ciel le permettait. Mais je crois que ça s’est amplifié depuis que j’ai été mordu et que je suis à moitié un canidé effrayant. Sauf que ça ne me dérange plus à présent. C’est même cool d’être un loup-garou, j’aime bien maintenant. Zakaria avait raison finalement. Et d’ailleurs, je crois que j’entend un peu mieux que le commun des Sorciers, puisqu’un bruit m’avait stoppé dans ma contemplation des lieux, m’arrêtant ainsi brusquement et sans prévenir. Sur mes gardes, mes doigts serrés autour de ma baguette, mon regard balayait les environs. Je cherchait à localiser le bruit, mais aussi à voir quelque chose dans cette obscurité, ce qui n’était pas simple. Mais au moment de me retourner pour faire face à l’autre élève et bien…il avait disparu.

« Bah… ? »

Je tournais la tête à gauche puis à droite, mais Alec n’était nul part. Ah non ! Si lui il peut déjà transplaner, ça c’est vraiment injuste, je vais gueuler. Je sais pas où, mais je promets que je vais le faire quand même ! Finalement, je le remarquais enfin en baissant la tête, ma colère intérieure s’étant aussitôt calmée. J’haussais les sourcils de surprise, me demandant bien ce qu’il lui était arrivé. Avons-nous été attaqués ? Si c’était le cas, je n’ai rien vu venir.

« Mais…que fais-tu par terre ? »

Il est bizarre ce garçon-là. Qu’est-ce qu’il lui prend de s’assoir comme ça, sans prévenir, au beau milieu de la nuit et de la forêt ? Par sa faute, si j’avais fait un pas de plus, je serais tombé. J’ai remarqué qu’il n’était pas très sportif, mais de là à être déjà fatigué alors que nous ne marchons que depuis quelques minutes, il abuse.

J’enchainais tout de même sur ma question concernant les tribus de Centaures vivants dans le coin. Je me souviens que certains avaient peur de Dumbledore, c’était rassurant. Rassurant avant que je me souvienne que Dumbledore n’était plus là. Et Alec ne m’aidait pas beaucoup en m’annonçant que les tribus encore présentes n’étaient pas très sympathiques.

« Oups. »

Je n’ai rien trouvé d’autre à dire et puis mon camarade ne m’avait pas laissé le temps d’en rajouter, puisqu’il voulait courir. Oh par Merlin, il voulait courir alors qu’il n’arrivait déjà pas à marcher. Et qui c’est qui va devoir le trainer jusqu’à l’infirmerie de Poudlard après hein ? C’est bibi ! Bref, sur place, je clignais des yeux plusieurs fois, en le regardant partir et je décidais de me lancer à sa suite. Sait-il où nous allons comme ça ? Après de longues minutes, je ralentissais la cadence alors que nous nous arrêtons pour souffler un peu. Je tentais de me concentrer sur les bruits autour de nous, mais il y en avait tellement que c’était difficile de savoir. Peu-à-peu, mon rythme cardiaque redevenait normal et ma respiration se faisait moins rapide. Il m’était ainsi plus simple d’essayer d’entendre quelque chose.

« Non, je crois que je ne les entend plus. »

Je n’étais jamais allé aussi loin dans la forêt alors je regardais tout autour de moi. Cet endroit était pas mal du tout mais il ne fallait pas oublier de trouver nos araignées avant de prendre le chemin inverse. Mais en parlant de chemin…

« J’espère que tu sais où nous sommes ou que tu as semé des petits cailloux sur ton passage. Tu as tellement tourné en rond plusieurs fois, que j’ai perdu le sens de l’orientation et que je suis incapable de savoir de quel côté se trouver le château. »

Annoncé avec un grand sourire, la mauvaise nouvelle passera sûrement mieux. J’allumais ensuite ma baguette l’air de rien, pour y voir un peu plus clair et je zieutais déjà le sol à la recherche de toiles prouvant la présence de ses horribles petites bestioles.

« J’espère que je ne vais pas me faire mordre. Je n’ai pas envie de devenir un Spidergarou. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alec Valentyne
Quatrième année
Âge du personnage : 14 ans
Nombre de messages : 126
Célébrité sur l'avatar : Colin Ford
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 9 Juin - 5:37
Perdu dans ses pensées, Alec ne vit pas immédiatement que Wolfgang s’était arrêté, et dû se laisser tomber au sol pour éviter de lui rentrer dedans. Ramassant avec peine les morceaux de son ego déjà affaibli par cette marche en forêt, il ne put qu’offrir un haussement de sourcil ironique à Wolfgang qui lui demandait le plus innocemment du monde ce qu’il faisait par terre.

«Tu vois bien, je médite.»

Alec se demanda un instant à quel point le Serpentard prenait tout ce qu’on lui disait au pied de la lettre. Après tout, pas besoin d’être un génie pour comprendre ce qu’il faisait là. Il se releva malgré tout, reprenant son sérieux et ravalant son orgueil quand Wolfgang se renseigna à propos des centaures. S’il y en avait dans le coin? De ce qu’il savait oui, et probablement pas de sympathiques. Et il n’avait vraiment pas l’intention de rester là assez longtemps pour découvrir si oui ou non ils étaient fréquentables. Il pouvait parfaitement se faire sa petite idée lui-même. Aussi prit-il ses jambes à son cou, prévenant son compagnon avant de s’élancer plus profondément dans la forêt. Étonnamment, il lui semblait bien moins difficile de se déplacer en courant qu’en marchant. Peut-être que l’adrénaline avait sa part de responsabilité, mais il ne manqua de s’arracher la figure que deux ou trois fois, ce qui était pour lui un exploit digne de mention. Ne s’étant toutefois pas transformé en l’espace de quelques secondes en sportif de haut niveau, il dû bientôt s’arrêter pour reprendre son souffle. Si Wolfgang n’entendait plus rien qui ressemblait à des centaures, ils devaient probablement être tirés d’affaire – jusqu’au prochain problème qui, Alec en avait l’impression, ne manquerait pas d’arriver sous peu.

Profitant de l’accalmie qui se présentait, le Poufsouffle prit le temps d’observer la clairière où ils se trouvaient et les chemins qui se présentaient à eux. Il réalisa bien vite que, même si l’absence d’arbre permettait à quelques rayons de lune d’illuminer la forêt, tout se ressemblait quand même. Il avait beau savoir d’où ils arrivaient, il avait du mal à dire dans quelle direction se trouvait le château. Le problème devint d’autant plus complexe quand Wolfgang lui fit une remarque similaire, un grand sourire sur le visage.

«C’est que… je… euh… ouais. C’est un blague?»

On avait vu plus concluant comme réponse, mais Alec était un peu pris au dépourvu. Il s’accrochait à l’espoir que le Serpentard le faisait marcher pour lui reprocher de s’être lancée tête la première au cœur de la forêt (et qui avait commencé, d’abord?) ou encore pour simplement l’emmerder parce que, même s’il était sympathique après tout, il restait un Serpentard. Ne voyant toutefois pas de réaction de la part de Wolfgang, il dû se rendre à l’évidence.

«C’est pas une blague. Eh merde.»

Alec fut tenté de se pincer. Perdu dans la forêt interdite avec un loup-garou le soir même d’une retenue avec Rogue. Il n’y avait qu’à lui que ça arrivait, ce genre de truc. Manquait plus qu'un arbre leur tombe par hasard sur la gueule. Peut-être que la soirée avec Hagrid n’aurait pas été trop pénible à endurer, finalement. Il fit un autre tour sur lui-même, tentant vainement d’apercevoir les lumières du château au loin. C’était peine perdue, la végétation était trop dense. Dans sa recherche de solution, il se tourna vers Wolfgang qui… éclairait le sol de sa baguette.

«Mais qu’est-ce que tu fiches?»

À sa réponse sur Spidergarou, Alec comprit qu’il cherchait encore des araignées. Il se passa une main sur le visage, de plus en plus certain de sa mort imminente. Au moins, ça ne devait pas beaucoup inquiéter le Serpentard d’être perdu en forêt. Sauf s’il comptait sur Alec pour retrouver leur chemin, auquel cas la décision était discutable; sans être totalement nul, Alec n’avait pas un sens de l’orientation exemplaire. Du moins, dans le cas présent, il n’avait aucune idée d’où ils se trouvaient. Il décida donc, pour la énième fois de cette journée qui semblait de jamais vouloir finir, de faire la chose la moins logique qui s’offrait à lui; alluma sa baguette magique, il entreprit d’éclairer le sol, à la recherche d’une potentielle araignée velue et dangereuse qu’ils allaient pouvoir transporter d’une quelconque façon peu intuitive au château et la présenter à Hikkins, et tout ça sans se faire renvoyer, bien évidemment. Il en repéra bientôt une qui semblait correspondre à la description et tenta de masquer son mouvement de recul; avec le corps gros comme la main et ses huit longues pattes recouverts d’un pelage brun et noir, elle était simplement hideuse. Et probablement venimeuse, à en croire ses deux pinces qui s’ouvraient et se refermaient d’un geste menaçant.

«Dis, Spidergarou, t’avais prévu un truc pour transporter le monstre? Je te préviens, il est hors de question que je cache cette chose dans ma cape.»

Des plans pour se faire mordre, ou encore pour l’écrabouiller et se ramasser à devoir laver du jus d’araignée de sa cape pour les prochaines semaines. Non, s’ils devaient se servir d’une cape, ce serait celle de Wolfgang; le vert du jus d’araignée se mêlait mieux aux couleurs des Serpentards, de toute façon.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Wolfgang Taylor
Sixième année
Âge du personnage : 15 ans
Nombre de messages : 386
Célébrité sur l'avatar : Dylan Sprayberry
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 19 Juil - 11:35
« Quand j'étais petit, mes parents n'hésitaient pas à me mettre une fessée si je la méritais. Et oui, depuis je souffre d'un trauma psychologique : "Le respect des autres !" Mais ça se perd... »
J’savais pas moi que la forêt interdite était vraiment interdite


Mon regard s’était posé sur Alec, que j’avais retrouvé par terre. Je le trouvais franchement bizarre ce garçon, il devait avoir un truc avec le sol, il n’arrêtait pas de se vautrer. Quelque part, c’est rassurant de voir qu’il y a plus maladroit que moi. Mais j’étais bien loin de me douter que c’était de ma faute s’il se retrouvait par terre. Je laissais sa réponse en suspend, évitant de peu de lui lancer un regard suspicieux. Et puis, nous n’en avions pas vraiment le temps, puisque du bruit se faisait entendre tout autour de nous. Des Centaures sans aucun doute. C’est vrai qu’ils ont toujours respecté le pacte passé avec le Professeur Dumbledore, mais en toute franchise, je ne pense pas que notre ancien Directeur se cache dans la forêt, prêt à dégainer sa baguette pour sauver des gamins qui contournent le règlement.

Le mieux étant de ne pas jouer aux héros et de filer, mon compagnon d’infortune détalant comme un lapin. Quoique la comparaison laisse à désirer quand on se rappelle que je suis un loup-garou. Ce ferait un peu cliché j’admets. Je ne disais rien, trop concentré pour ne surtout pas perdre de vue le Poufsouffle qui semblait pratiquement avoir des ailes d’un seul coup. C’est marrant comme quelqu’un de maladroit peut tout de suite être bien plus sûr de lui, quand il a le feu aux fesses. Notre petite course improvisée avait prise fin dans une clairière, éclairait par la lune que je guettais de temps à autres. Il serait vraiment fort dommage qu’elle ne devienne d’un coup pleine, franchement. Il me fallait quand même reprendre mon souffle, mon coeur continuant de battre à m’en arracher la cage thoracique.

« Et bien, t’es tout de suite plus adroit quand t’as peur toi… On aurait presque dit une gazelle qui s’enfuyait. »

La comparaison n’est peut-être pas la bonne non plus. Pourtant à présent, il fallait parler de choses sérieuses et c’est bien pour ça que je lui demandais s’il avait pris le temps de semer des petits cailloux sur notre chemin. Visiblement, il devait compter sur moi pour retrouver le château, mais c’est qu’il a sacrément tourné en rond. Alors forcément, je perdis mon sourire quand il me demanda si j’étais sérieux. On ne peut plus sérieux que moi en cet instant, c’était impossible. Je n’ai même pas eu besoin de lui répondre, qu’il venait finalement de se rendre compte que ce n’était pas une blague. Mais puisqu’on y était, autant choper une araignée ou deux, histoire que nous ne soyons pas venus jusqu’ici pour rien. Pour le moment, ma recherche était vaine et je me contentais de sourire à la question d’Alec. Finalement, je commençais à bien l’aimer lui, il me rappelait moi il y a quelques années... J’étais sur le point de laisser tomber quand le Poufsouffle reprit la parole. Je me redressais d’un coup sur mes jambes, un air totalement ravi sur le visage.

« T’en as trouvé une ? »

Je me rapprochais en vitesse, regardant ce qu’il pointait de sa baguette allumée. Dois-je vraiment lui dire que je n’avais pas prévu le moyen de locomotion de la bête ? Mais j’allais bien trouver une idée après tout. Il ne faut juste pas qu’elle finisse écrabouillée durant le transport, ce serait vraiment dommage d’être obligé de revenir.

« Oh, elle est vraiment moche… On devrait pouvoir la transporter facilement. Elle est pas si grosse que ça finalement. »

Je tentais de me rassurer tout seul, parce qu’elle est vraiment énorme, écoeurante et beurk j’en avais pratiquement des hauts le coeur rien qu’à l’idée de la toucher. Mais comme mon cher camarade ne semblait pas vouloir me faire don de sa cape, je me détachais de la mienne et prenant une bonne inspiration, je la lançais sur l’araignée pour l’envelopper dedans. Ca c’est fait, ensuite je brulerais cette cape, je le garantis.

« J’espère que je ne vais pas l’écraser en chemin, sinon il faudra revenir. »

Déjà il faudrait retrouver notre chemin, ce qui ne va pas être une partie de plaisir. La cape en boule dans les bras, avec l’araignée à l’intérieur, j’essayais de ne pas trop penser à elle, pour éviter de la balancer et de partir en courant comme une fillette. Me retournant d’un côté, puis de l’autre, j’avais espéré apercevoir un morceau du château, mais absolument rien du tout. La forêt interdite est gigantesque à ce qu’il parait, nous pourrions très vite prendre la mauvaise direction et nous retrouver je ne sais pas trop où, à la place d’être à Poudlard demain matin, pour les cours. Mais je venais d’entendre une voix, qui me stoppa dans mon élan.

« Qu’est-ce que t’as dit ? »

Ce n’était apparemment pas lui qui venait de parler, mais je me souviens qu’une fois, en étant malencontreusement tombé sur Hagrid, il m’avait parlé d’une Acromentule gigantesque qui avait le don de la parole.

« Au fait, tu crois que… Aragog est encore en vie ? D’après Hagrid, elle ferait la taille d’un camion et elle parlerait notre langue. »

J’ose espérer que l’affreuse bête n’est plus de ce monde et que les autres araignées du coin, ne font pas plus que la taille de celle que je cache actuellement dans ma cape.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alec Valentyne
Quatrième année
Âge du personnage : 14 ans
Nombre de messages : 126
Célébrité sur l'avatar : Colin Ford
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 12 Oct - 2:06
La bestiole était la définition même de ce qui rendait les gens arachnophobes. On ne parlait pas ici d’une grosse araignée dégoûtante. On parlait d’une énorme araignée aux pattes immenses et velues, aux yeux vitreux et aux couleurs brunâtres. De quoi faire des cauchemars durant des semaines, voire des mois. Il était hors de question qu’Alec s’approche ne serait-ce qu’un centimètre de plus vers cette créature tout droit sortie du plus doux rêve de Hagrid. Au moins, si l’araignée se rendait dans le bureau de la directrice, ils pouvaient être sûrs qu’elle quitterait son poste pour soigner le choc nerveux dont elle aurait été victime. C’était déjà ça de gagné. Le fait que Wolfgang mentionne que l’araignée n’était finalement « pas si grosse que ça » conforta Alec dans sa décision de le laisser la transporter dans sa cape. Lui la trouvait si grosse que ça, et n’avait aucunement envie de l’avoir près de lui. Si le Serpentard voulait jouer au héros sans peur, grand bien lui fasse.
La fraîcheur commençait à tomber sur la forêt et Alec avait hâte de revenir au château. Cette journée avait comporté assez d’émotions pour lui, il n’aspirait maintenant qu’à retrouver le dortoir pour se glisser dans des draps chauds et espérer un lendemain meilleur. Mais évidemment, la vie n’était pas du même avis. Alors qu’il tentait comme son compagnon d’apercevoir une lumière du château ou un indice de la direction à prendre, Wolfgang lui demanda ce qu’il avait dit.

« Non, rien. Tu dois entendre des voix. »

Il recommença ses recherches, sans se soucier plus que cela de l’intervention du Serpentard. Les gens croyaient souvent entendre les autres parler, il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. Même si l’ambiance de la forêt la nuit amenait de base un niveau d’inquiétude bien plus élevé que si la question lui avait simplement été posée dans un corridor de l’école. L’idée qu’il devait peut-être, en effet, s’inquiéter faisait son chemin dans sa tête lorsque Wolfgang parla d’Aragog, qui ferait la taille d’un camion et parlerait la langue des humains. Alec n’ayant que peu passé de temps avec Hagrid, il ne se souvenait pas avoir entendu parler de l’Aragog en question. Il s’agissait probablement d’un des monstres que Hagrid avait précédemment rejeté dans la forêt, ou encore d’un centaure, puisqu’ils les avaient fuis quelques instants plus tôt. Wolfgang devait simplement voulait faire la conversation le temps qu’ils retrouvent leur chemin.

« Je crois que c’est par là-bas, mentionna Alec en pointant la direction qu’il pensait être la bonne, se basant sur très peu de choses excepté son instinct. Au fait, qui c’est, Aragog? C’est quoi comme monstre? »

Il allait s’aventurer dans la direction qu’il avait choisi comme étant la bonne lorsqu’un bruissement dans la forêt suivi d’un bruit sourd se fit entendre. Alec se retourna en sursaut pour découvrir ce qui était à l’origine de ce bruit.

« C’est moi, Aragog. Et je n’aime pas être traitée de monstre. »

Le regard d’Alec suivi les longues pattes de l’araignée géante jusqu’à sa tête, située tout juste sous la cime des arbres. L’araignée avait parlé d’une voix lente, posée, mais indéniablement menaçante. Ils étaient sur son territoire, ils l’avaient offensée, et ils allaient très certainement payer pour leur stupidité. Alec regrettait à présent tout le mal qu’il avait pensé que l’araignée qu’ils avaient ramassée; à côté de ça, elle était aussi mignonne qu’un chaton et aussi belle qu’une licorne. D’ailleurs, Aragog savait certainement qu’ils la tenaient cachée sous la cape; ça devait être la voix de l’araignée géante que Wolfgang avait entendue juste après avoir ramassé la petite, ce qui signifiait qu’elle les avait vu commettre leur kidnapping à coup sûr. Et ça ne devait pas contribuer à sa bonne humeur. Le Poufsouffle hésitait; devaient-ils libérer l’araignée et ainsi admettre leur méfait, mais avec un peu de chance calmer les foudres d’Aragog, ou bien faire comme si de rien n’était et s’excuser poliment au mastodonte puis détaler dans la forêt? Ils pouvaient encore décider de se servir de la petite araignée – et dire qu’il la trouvait énorme pas plus de deux minutes plus tôt! – comme otage pour négocier une sortie sans tracas… en espérant qu’il existait une sorte de solidarité entre les bestioles à 8 pattes. Espérant que l’araignée leur laisserait quelques millisecondes de consultation, Alec demanda dans un murmure à Wolfgang :

« Libère, décampe, otage? »

Il espérait de tout cœur que pour une fois, ils se seraient bien compris. Il ne voulait pas porter tout le poids d’une décision, et se rangerait probablement à l’avis de Wolfgang là-dessus. De toute façon, ils n’avaient pas le temps d’argumenter tellement longtemps; Aragog s’impatientait manifestement, des pinces s’ouvrant et se refermant dans un claquement menaçant.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Sujets similaires
-
» J'savais pas moi que la forêt interdite était vraiment interdite
» Forêt interne de Konoha - Zone interdite
» [Bande] Gobelins des forêts
» [HRP] Description de la forêt
» Une petite leçon dans la forêt

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE :: ♣ Poudlard Extérieur :: La Forêt Interdite-
Sauter vers: