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Vous allez être grand-mère

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Jezabel Slate
Septième année
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Jeu 11 Fév - 8:44

❝ Vous allez être grand-mère ❞
- Alicia & Jezabel -
Une maman porte son enfant 9 mois dans son ventre, 2 ans dans ses bras et toute la vie dans son coeur.
Couchée sur mon lit, les mains reposantes instinctivement sur mon ventre, je fixais le plafond, scrutant ses imperfections. Si j’étais parfois d’une maladresse effrayante, me mettant souvent dans le pétrin, cette fois, je battais tous les records de la bêtise. Six ans. Plus de six ans maintenant que je m’étais éprise de Calvin Rogue. Et quand enfin, j’avais la chance de me rapprocher de lui, le soir de son anniversaire, je ne trouvais rien de mieux que de tomber enceinte. Enceinte à seize ans, alors que je n’ai nul part où aller d’autre que chez mon beau-père violent. Le pire étant qu’en me trouvant à Serpentard, mon Directeur de Maison n’est autre que le grand-père de mon bébé, ignorant encore que sa famille va s’agrandir d’ici quelques mois. C’est simple, quand le Professeur Rogue va l’apprendre, il va m’étriper, ou me coller jusqu'à la fin de ma scolarité à Poudlard ou me tacler à chaque cours en sa compagnie. Je suis certaine qu'il trouvera bien quelque chose d'original pour me pourrir la vie et me faire regretter d'avoir touchée à son fils.

Laissant échapper un soupire, je me tournais, me retrouvant couchée sur le côté, les yeux scrutant la fenêtre. Je me trouvais au Chaudron Baveur depuis le début des vacances de Noël. Je m’étais rendue à Sainte Mangouste durant la première semaine, pour découvrir qu’un petit envahisseur avait élu domicile sous mon nombril. Tellement chamboulée par cette nouvelle, que je n’avais pas faite attention aux fêtes déjà passées. Je n’ai personne avec qui les fêter et habituellement, je reste à Poudlard, mais cette année, c’était impossible. Et l’an prochain, j’aurais un bébé à mes côtés. Cette simple pensée me tira un sourire, chassant certaines de mes angoisses pour en faire naître de nouvelles. Je ne demandais pas à ce que la famille Rogue saute de joie en l’apprenant, mais je gardais espoir qu’ils ne rejettent pas cet enfant, pour qu’il puisse grandir en sécurité, mais aussi avec des gens qui l’aimeront.

Ne trouvant pas le sommeil, je me redressais, restant assise sur le lit, le regard glissant de la fenêtre à ma valise se trouvant sur le sol. Tant qu’à faire, autant que je passe cette dernière journée de vacances à faire du shopping. Il me manque quelques petites bricoles pour le château et je dois prévoir des capes plus larges, afin de cacher ce ventre qui ne cessera de grossir durant les prochains mois. J’aimerais autant que le moins de monde possible apprenne cette grossesse, même si au bout d’un moment, il me sera difficile de la dissimuler.

Sans plus attendre, j’attrapais mon blouson, installais mon bonnet sur la tête et j’enroulais mon écharpe autour de mon cou. Dans la précipitation pour m’en aller de Poudlard, j’avais oublié mon écharpe normale dans le dortoir, je n’avais que celle aux couleurs de Serpentard sous la main. Ce qui n’était pas bien grave après tout. Je prenais soin de verrouiller la porte derrière moi, descendant l’escalier. Avec ce froid, je ne pouvais pas sortir le ventre vide et j’avais lu quelque part que la caféine était mauvais lors d’une grossesse, je me ravisais préférant commander un chocolat chaud. Mais en disant chaud, je n’imaginais pas qu’il me serait servi brulant. J’en étais pour avoir la gorge en feu, la langue picotante et n’étant plus capable de savourer le moindre gout. Avec cela, je n’aurais plus jamais froid.

Il y avait bien trop de monde à mon gout et n’aimant pas trop la foule, je me dépêchais de m’ébouillanter encore plus, pour sortir dans l’arrière-cour et prendre le passage menant au Chemin de Traverse. Je trainais un peu de la patte en faisant les boutiques. Je n’étais pas pressée de regagner le château, ne sachant pas comment j’allais tenir jusqu’aux prochaines vacances. Mine de rien, plus je partais dans mes pensées et plus mes achats se faisaient nombreux. Certainement prise de fièvre acheteuse, je dus me faire violence pour rentrer tout déposer dans ma chambre au Chaudron Baveur. Mais il me venait une idée. Il y a de cela quelques temps, j’avais croisé la mère de Calvin à Poudlard, lors de la journée des métiers pour les dernières années. Comme tous les Serpentard, j’avais été curieuse de voir comment était la femme de notre Directeur de Maison. Et nous avions fait exprès de nous perdre non loin de la salle où elle se trouvait, en mode espions pas très discrets. Si je ne me trompe pas, elle représentait le métier d’Auror. Il me serait plus simple de chercher à la rencontrer et de lui parler de fille à fille, avant d’avoir à affronter Calvin et plus terrible après : le Professeur Rogue.

Bien déterminée à ne pas cacher plus longtemps l’existence de cette grossesse à la famille paternelle de mon bébé, je repartais, mais pour le coeur de Londres cette fois-ci. Je devais trouver la fameuse cabine téléphonique permettante d’entrer dans le Ministère de la Magie, ce qui ne fut pas bien difficile. Une fois à l’intérieur, je dus fouiller dans mes poches pour trouver le papier contenant la combinaison de chiffres. C’était la première fois que j’y entrais et la surprise n’était pas des moindres, alors que la cabine s’enfonça dans le sol comme un ascenseur. L’atrium était gigantesque, il y avait du monde partout et bien sûr, je me sentais totalement perdue, ne sachant pas trop où me rendre. Sur ce qui semblait être un plan, je remarquais qu’au Niveau deux, se trouvait le Département de la justice magique. C’était certainement dans ce coin que la future grand-mère de mon enfant travaillait. Me glissant dans la petite cage servant d’ascenseur, je me félicitais de m’être agrippée à la poignet. Sans ça, je me serais retrouvée les quatre fers en l’air lorsque l’appareil se mit en marche. C’était assez violent ce truc. Mais une fois à bon port, je me retrouvais assez bête devant le Bureau des Aurors. Je me sentais plus vraiment d’y aller. Et mon courage foutant le camp, je me retournais au plus vite pour mettre les voiles quand j’entrais en collision avec la personne qui venait d’arriver derrière moi, sûrement pour se rendre dans ledit bureau. « Oh pardon…je suis désolée. » Je me confondais en excuses, maudissant ma maladresse, avant de réaliser qu’il s’agissait justement de la personne que je cherchais. Panique à bord, j’avais perdu le sens de la parole et je n’avais rien à envier à un poisson ouvrant et fermant la bouche, sans qu’aucun son n’en sorte. Je n’avais plus aucun moyen de m’enfuir et je devais me mettre à table. C’était maintenant ou jamais. La petite Jezabel dans ma tête, avait sortie les pompons et la jupette pour m’encourager, avant de tomber à la renverse en levant la jambe trop haut. « Madame Rogue…je vous…cherchais justement. » Et on peut dire que je l’avais bien trouvé, à tel point que je lui étais rentrée dedans. On ne pouvait pas mieux faire…
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Alicia Rogue
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Sam 20 Fév - 18:10



Vous allez être grand-mère...
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"Le ministère de la Magie, vous souhaite une bonne journée" C'était par cette annonce, faussement enjouée, qu'était accueillie chaque personne qui arrivait dans l'atrium. Un rien surfait et décalé, alors que l'an deux mille venait de sonner. En ce début Janvier, on aurait pu croire qu'il aurait adapté le message, y ajoutant une touche concernant ce nouveau millénaire. Il n'en était rien. Aucun changement n'avait eu lieu à ce sujet, c'était toujours cette même phrase. Cette voix sucrée dont l'intonation pouvait être mimée à la perfection, par tous les employés. Autant dire qu'Alicia n'y prêta pas la moindre parcelle d'intérêt, alors qu'elle résonnait pas loin d'elle. S'échappant d'une des cheminées d'entrée, elle avança dans le hall ministériel. Mu par un réflexe conditionné, plus que par une réelle envie, son regard se releva pour se perdre dans la contemplation de l'énorme fontaine. Tout un symbole, surtout que chaque élément, de l'architecture en passant par le carrelage, cherchait à refléter la puissance et le respect dû au gouvernement. Si cela avait tendance à faire forte impression sur tous les petits nouveaux, cela n'avait plus aucun impact pour les personnes ayant, comme elle, quelques années services aux compteurs. Progressant tranquillement au travers de cette masse de monde, elle se dirigeait vers les ascenseurs pour atteindre son étage. Patientant en attendant une arrivée, la brune porta à ces lèvres un café venant de 'Starbuck'. Eh oui, elle avait beau être Irlandaise, ou avoir passé toute son enfance entourée de personnes vantant les mérites du thé, elle n'en avait jamais pris le plis. Par contre, elle n'avait pas échappé à l'attrait de la caféine. Surtout, si cette sublime boisson chaude venait de ce lieu moldu, à quelques pâtées de maison à peine de la cabine désaffectée, servant d'entrée au ministère. Depuis lors, c'était son petit péché mignon, surtout quand la journée devenait trop longue ou qu'elle avait besoin d'un remontant productif. Autant dire qu'elle commençait à connaitre par leur petit nom, la plupart des serveurs. Ayant également transmis cette sale manie à quelques collègues, il n'était pas rare qu'elle revienne avec une commande entière. Ce qui n'était pas le cas, aujourd'hui. Elle trouvait juste la journée, interminable. Pourtant, elle venait à peine de reprendre le travail. Eh oui, toutes les bonnes choses avaient une fin, les vacances également. Ne pouvant poser des congés que de manière à toujours être suffisamment nombreux, la brune avait donc reprit le chemin des aurors, tandis que le restant de sa famille était gratifié d'un jour de bonus.

Alors évidemment, elle aurait préféré attendre à son tour un jour de plus, plutôt que de rentrer en plein préparatif de départ, pour ce qui était de son mari en tout cas. Enfin, cela avait le mérite de lui changer les idées. Si l'épouse de Severus avait toujours misé sur la bonne humeur des fêtes de fin d'année, il fallait avouer que le siècle passé avait été particulièrement capricieux, cette fois-ci. La plupart de ces instants de paix avaient été bouleversés par les mangemorts, ou réduit à néants par les bêtises de ses propres enfants. Comme quoi, tout ne pouvait pas fonctionner comme on le souhaitait. Inutile pourtant d'être défaitiste ou blasé, il y avait eu de bons moments et une réunion familiale, au sens large, qui pouvait entrer dans les annales. Un sourire se dessina d'ailleurs sur ses lèvres, alors que le souvenir de ces instants lui revenait en mémoire. Sans s'en rendre compte, les portes de cette cage métallique s'ouvrirent à son étage, ce qui prouvait bien qu'elle faisait le chemin de manière automatique. Ce fut pourquoi sans un seul instant de déséquilibre, elle sortit de l'ascenseur accompagné d'une myriade de petit papier. Ceux-ci filèrent en direction des locaux, pour se poser sur les bureaux des destinataires. En ce début d'année et au vu de l'effervescence qu'allait créer le discours anti-inquisition de Levi, qu'elle approuvait à cent pour cent, elle se doutait qu'il y en avait plein qui l'attendait. Dans ses pensées, trop occupée de réfléchir à cette matinée emplie de surprises, Alicia ne put éviter la collision. Sans qu'elle n'aille le temps de faire quoique se soit, une jeune demoiselle venait de la bousculer. Heureusement, mu d'un sacré réflexe, elle avait resserré sa prise sur son gobelet fumant, évitant la déconvenue d'une tache brunante ou de se retrouver ébouillanter. Les excuses précipitées, un peu gênée, ou complètement perdue, lui parvenu immédiatement, alors que ses prunelles noisette descendirent vers la demoiselle en question. La jeune fille qui venait de jouer aux auto-tamponneuses avec elle semblait bien jeune pour travailler ici. Un léger sourire rassurant s'étira sur ses lèvres, alors qu'elle reprenait, tentant de tempérer l'angoisse qu'elle avait sentie monter chez sa vis-à-vis.


-Il n'y a pas de mal. Ce n'est rien...

Il n'y avait de toute façon pas mort d'homme. Inutile dès lors de s'emporter ou d'être de mauvaise humeur. Il y avait bien trop de situations propices à ce comportement dans une journée, que pour en prendre une aussi habituelle. Il faut dire que la maladresse de la jeune fille à la chevelure de feu, n'était pas sans lui rappeler Nymphadora. C'était une catastrophe ambulante mais une excellente auror. Chassant ces pensées, Alicia eut tout le loisir de remarquer que la Serpentarde avait le comportement typique du hibou pris dans les phrases d'une voiture. Pour peu, le rouge allait lui monter aux joues et elle ne semblait pas sûr de savoir comment commencer une phrase. Généralement, elle écopait de ce genre d'égarement quand elle énonçait son nom, ou plutôt son nom de femme mariée. Cela avait toujours eu son petit effet. Rapidement, son regard accrocha une écharpe qu'elle ne pouvait pas manquer. Vivant constamment entourée d'anciens Serpentard, dont leur actuel directeur de Maison, cela aurait été une injure de ne pas la reconnaitre. Ainsi donc, elle était ou avait été à Poudlard et au vu de son âge, qu'elle estimerait comme sa fille ou un peu plus jeune, elle pencherait pour le fait qu'elle n'avait pas encore quitté ces murs centenaires. La question était, que faisait-elle ici? À l'instant même où l'interrogation prenait naissance sous son crâne, la réponse lui parvenait. Elle la cherchait! Pourquoi une élève, vu le 'Madame Rogue' qu'elle avait formulée, voulait la trouver? Un geste de la main indiqua sa position, alors que son sourire s'élargit.

-Eh vous m'avez trouvé. Vous avez de la chance, je reviens justement de congé... Il n'y avait aucune moquerie, ni sarcasme à trouver dans sa voix. Dans sa manière de répondre, elle énonçait juste un fait indéniable. C'était tout. Que puis-je pour vous, mademoiselle...?

C'était une question qui pouvait se prendre à double sens. Dans la première, Alicia souhaitait découvrir la raison de sa visite, qu'elle avait pourtant voulu écourter en faisant machine arrière. Tandis que dans la seconde, elle cherchait tout simplement à connaitre son nom. Parce que si la jeune demoiselle prononçait le sien, elle n'avait pas cette chance. S'il arrivait parfois qu'elle écope de vague description, par le biais de son mari, elle ne pouvait clairement pas assimiler les noms avec tous les adjectifs peu glorieux leurs correspondants. À la limite, la seule certitude qu'elle pouvait poser, c'était qu'elle l'avait croisé à Poudlard. C'était la seule solution, un tant soit peu logique pour qu'elle puisse la reconnaitre, sans erreur possible. Parce que évidemment, dans Poudlard, le fait que leur charmant professeur soit marié, n'était un secret pour personne. Mais, ce n'était pas pour autant que l'auror passait sa vie à l'intérieur des murs du château, bien au contraire. La dernière fois qu'elle y avait été était lors du salon d'orientation, orchestré par Cornelia Hikkins. Il était organisé, en priorité, pour les septièmes années, cherchant à leur permettre d'avoir une vision plus claire et plus large de leur potentielle carrière. Or, de nombreux d'élèves n'avaient pu faire autrement que de se perdre à cet étage. Maintenant qu'elle y repensait, il y avait eu plusieurs délégations des habitants des cachots. Comme quoi, la curiosité faisait aussi partie de leurs caractères. Comme elle n'avait aucun souvenir d'elle, en tant que septième, elle supposait qu'elle faisait partie de l'escouade de la seconde option. Il faut dire que le nom Rogue sur sa porte avait dû être tentant, à plus d'un titre. Sans doute en avait-elle déçu, et étonné, plus d'un en n'étant pas une copie conforme de leur directeur de maison, en version féminine. Voilà qu'elle situait un peu mieux la nouvelle arrivante, sans pour autant l'éclairer sur ses motivations. Trouvant impoli le faite d'engager la discussion comme cela, alors qu'elle semblait mal à l'aise, elle tenta de lui venir en aide.

-Vous souhaitez peut-être que l'on aille s'installer? Mon bureau se trouve là-bas.

Elle enjoignit cette question par un mouvement de tête, en direction de la salle derrière elle. Si beaucoup de monde était entassé dans la même pièce, les nombreux cagibis permettaient encore un peu de discrétion. Puis étant donné que tout le monde n'avait pas encore recommencé, c'était plutôt éparpillé à ses côtés. Ce qui lui convenait parfaitement. Foncièrement, elle se demandait bien pourquoi une élève de Poudlard cherchait à la voir, elle exclusivement, un jour à peine avant la rentrée? Est-ce que cela avait un rapport avec le dernier communiqué du ministre? Avec Poudlard? Ou même les mages noirs? Qu'importait, elle ne tarderait sans doute pas à le découvrir. Attendant sa décision, elle porta son regard vers la portée d'entrée.



It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do. + fucking face.



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Jezabel Slate
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Jeu 25 Fév - 18:13

❝ Vous allez être grand-mère ❞
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Une maman porte son enfant 9 mois dans son ventre, 2 ans dans ses bras et toute la vie dans son coeur.
En y réfléchissant bien, je reste persuadée que je serais sûrement parvenue à trouver une autre solution. Une adolescente enceinte, je ne dois pas être la première à qui cela arrive, même à Poudlard. Qu’est-ce que je pouvais faire ? Avorter ? Ce n’était pas envisageable ! Mener la grossesse à terme et donner l’enfant à l’adoption ? N’y pensez même pas, c’est une partie de Calvin ce bébé, j’y tiens déjà même si je sais que je vais devoir affronter bien des soucis. Je pourrais aussi simplement le garder sans jamais révéler qui était le père ? Mais j’ai souffert du manque de mon propre père, je ne peux pas faire endurer une telle chose à mon petit. Prévenir Calvin en premier, aurait été une bonne idée non ? Sauf que nous étions tous les deux fortement alcoolisés lors de la conception de l’enfant et nous ne nous sommes pas re-croisés depuis. Sans doute, l’aurait-il mal pris et la différence d’âges plus son gabarit, ajoutez à cela son franc parlé déstabilisant, je ne parviendrai jamais à lui faire une telle révélation. Il ne me restait plus que l’opportunité de demander de l’aide à sa mère, alors que je côtoyais beaucoup plus son père c'est vrai. Mais je me voyais mal faire face au Professeur Rogue en lui avouant une telle nouvelle. Rien que pour lui rendre mes devoirs, c’est tout juste si je ne lui balance pas mes parchemins avant de m’enfuir en courant. Vous croyez vraiment que j’aurais le courage de lui révéler que je suis enceinte de son petit enfant ? J’aurais faite un malaise avant même d’être parvenue à prononcer deux mots.

En fait, non. Le mieux c’est que je fasse comme si de rien n’était. Si je n’y pense pas, peut-être que personne ne remarquera que je suis enceinte. Idée stupide je sais, mais idée qui me sauve la vie. Enfin avant que je ne m’écrase en plein dans la femme de mon Directeur de Maison. Voilà, j’ai touché le fond. Je vais mourir dans disons, cinq secondes. Quatre, trois, deux…un… Elle ne m’a pas balancé de pique et pourtant c’est une Rogue ? Il y avait un truc que je ne comprenais plus là, surtout que en plus, elle souriait et semblait même sympathique. Le Professeur Rogue lui, m’aurait déjà pourri depuis longtemps. Calvin tenait donc son côté sympathique de sa mère, il n’y avait plus de doute.

Mais elle me parlait là. Et la logique voudrait que je lui réponde. Alors pourquoi je ne disais rien ? Je devais lutter intérieurement pour tenter de me remémorer ce qu’elle venait de me demander. Le mieux serait que je le fasse vite, avant qu’elle ne s’imagine que je vais tomber en syncope. « Mmh… Slate… Jezabel Slate, madame. » Panique à bord même si je me félicitais intérieurement de l’avoir appelée madame et non monsieur, puisque le nom Rogue n’arrêtait pas de tourner en boucle dans ma tête.

Je n’avais plus vraiment le choix maintenant, je devais parler non ? Pourtant, je n’arrivais pas à me lancer. Ici, dans le couloir, avec tout ce monde qui passait à côté de nous, je me sentais presque tourner de l’oeil. A moins que ce soit les malaises liés à la grossesse ? Je n’en savais rien, mais si je ne me retrouvais pas assise rapidement, j’allais terminer à Sainte Mangouste.

Tout en suivant du regard le sien, jusque dans la direction du bureau qu’elle m’annonçait, je me contentais de répondre positivement d’un hochement de tête, lui emboitant le pas pour m’y rendre. Assise, assise, c’est tout ce qui m’importait, même si dans la pièce où nous nous trouvions à présent, je n’osais pas trop m’asseoir sans y avoir été invitée. « Est-ce que ce que je vais vous dire pourra rester entre nous ? Vous ne le direz pas au Profess… à votre mari ? » Comment empirer mon cas, leçon numéro un ! En parlant de son mari, évidemment, ça ne pouvait que l’interpeler plus et je m’attendais à ce qu’elle s’impatiente ou s’énerve. Si cela se trouve, elle allait finir par croire que je voulais lui dire du mal de son époux. Ce qui n’est pas du tout le cas. Comme tous les autres Serpentards, j’adore le Professeur Rogue bien que comme mes camarades également, je flippe rien qu’à l’idée de foirer l’un de mes devoirs, par crainte de le mettre en colère. Il est quand même le Professeur le plus effrayant de tout le château.

Mince, je devais arranger le coup au plus vite maintenant. « …Je ne veux pas dire que cela concerne le Professeur Rogue… Enfin si peut-être un peu… Mais il ne doit pas être mis au courant… Il va me tuer s’il apprend que je suis enceinte de son fils… » Oh par Merlin, là j’avais parlé trop vite. Beaucoup trop vite et je m’étais arrêtée d’un seul coup, me mordant la lèvre inférieur. Dit de cette façon, elle allait finir par croire que je venais de lui avouer avoir faite des choses avec son mari. Rien qu’à cette idée, je ne peux m’empêcher d’avoir des yeux aussi ronds que des billes. « Non…non…oubliez, c’est pas ce que je voulais dire. C’est pas de votre mari, c’est de Calvin… son fils… Oh mon dieu… » Oui oh mon dieu, j’accumule les bêtises et là, je venais de m’enterrer d’un seul coup. Panique oblige à l’idée qu’elle s’imagine que je lui révélais une infidélité de son mari avec ma petite personne, voilà que je lançais ma bombe sans m’en rendre compte.

En ce moment, c'était sûr que je devais être couleur cachet d’aspirine, prête à m’évanouir en réalisant l’ampleur de ma grosse bourde. Qui n’est pas d’avoir couchée avec Calvin entendons-nous bien, mais d’avoir révélée cela à sa mère sans lui avoir laissé le temps de s’asseoir au préalable. D’ici à ce que l’on tombe toutes les deux dans les pommes…
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Alicia Rogue
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Sam 5 Mar - 13:31



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Qui que nous soyons, il arrivait toujours des moments où nous faisions les choses, sans y réfléchir, de manière purement automatique. Que ce soi un chemin qu'on finissait par faire sans en avoir conscience, où des gestes posés qui étaient devenu instinctifs. Le cerveau avait tellement eu l'habitude de les faire, qu'ils ne les prenaient plus en compte, laissant sur ce temps votre esprit dériver à sa guise. Si cela était généralement sans conséquence, il arrivait quand même que les problèmes ne puissent pas être évités. C'était malheureusement son cas, aujourd'hui. Alicia avait été à la fois trop préoccupée par les annonces de la gazette, mais surtout trop plongée dans sa propre introspection de ses vacances, à moitié calamiteuse. Deux gros sujets qui ne lui laissaient clairement pas l'occasion de prendre en compte le monde extérieur. Qu'à cela ne tienne, c'était lui qui se rappelait à son bon souvenir et de la plus brutale des manières. Ce n'était pas tous les jours, qu'on avait le droit à un véritable face à face avec quelqu'un, mais ça avait le mérite de remettre les idées aux clairs. Sauvant le principal, son café, sa manière de tenir jusqu'à ce soir, ses prunelles noisette descendirent vers la coupable. Une jeune fille arborant fièrement l'écharpe de Serpentard et qui avait tout de la personne perdue, se demandant ce qu'elle faisait là. Il faut dire que c'était une interrogation que se posait également la brune. Parce qu'elle ne voyait pas vraiment pourquoi une jeune élève se déciderait à venir faire un petit coucou dans le bureau des aurors. À moins que ce ne soit la fille d'un de ses collègues? Après tout, c'était une possibilité comme une autre. Si la plupart éparpillaient par dizaines des photos de leurs bambins sur leurs bureaux, ce n'était pas le cas de tout le monde et elle ne se targuerait pas de connaitre la vie privée des dizaines de personnes qui l'entouraient. Tout simplement parce que cela ne la regardait pas et que s'il ne voulait pas aborder ce sujet dans un moment de détente, elle n'allait pas leur forcer la main. Cependant, cette douce possibilité vola en éclat quand la rouquine laissa sous-entendre qu'elle était bel et bien la personne qu'elle cherchait. Voilà qui ne faisaient qu'augmenter ces doutes à son encontre.

La seule et unique question qui émergeait sous son crâne, c'était pourquoi elle et qu'est-ce qu'elle pouvait bien avoir à lui dire de si important, pour qu'elle se déplace jusqu'ici? Cela aurait pu être son interrogation première, mais Alicia n'était pas aveugle. Il aurait fallu ne pas avoir deux sous de jugeote pour ne pas réaliser son mal-être. La demoiselle à la crinière flamboyante semblait presque perdue, comme si elle nageait en eaux troubles. Elle donnait l'impression de regretter sa décision, mais surtout de manquer à chaque seconde de prendre ces jambes à son cou et de détaller comme un lapin. Au vu de ces constatations, elle choisit d'user de patience, préférant débuter par un point anodin et classique, son prénom. Sauf que pour toute réponse, elle n'écopa au départ que d'une expression de béate surprise. Au moment où son interrogation allait transparaitre dans ses prunelles, elle daignait desserrer ces lèvres pour bredouiller son identification. Jezabel Slate. Mu par une déformation professionnelle, propre à tous les métiers de recherches, elle fouillait dans sa mémoire si elle pouvait le relier à quelque chose. Et bien le constat fut simple, aucune idée. Se sortant de sa torpeur et voyant la Serpentarde pâlir à vue d’œil, elle ne savait si elle devait s'inquiéter de sa situation? Parce que a ce rythme-là, on pourrait croire qu'elle allait lui claquer entre les doigts, d'un instant à l'autre. Sauf que plus la jeune fille devenait livide, plus Alicia semblait revenir à cran. Est-ce que ce qu'elle souhaitait lui dire était grave à ce point? Était-ce si important qu'elle pouvait se mettre dans un état pareil? Merlin, qu'elle détestait se retrouver seule face à son esprit, à devoir faire des plans sur la comète. La quadragénaire supposa pourtant que la presser serait contre-productif, risquant de la braquer complètement et de la faire se refermer comme une huitre. Du coup, il lui restait l'option de l'entre-vue moins fortuite et plus agréable dans son bureau. Une proposition qu'elle lui aurait de toute façon lancer rapidement mais là, cela lui semblait urgent. Une assise et un soutient dont Jezabel avait besoin. Une fois cette pensée confirmée par la principale intéressée, ni une ni deux, la brunette ouvrit la marche. D'un mouvement rapide et souple, elle entreprit de se diriger vers son bureau, saluant quelques têtes qui se relevait sur son passage. La femme de Severus ne put s'empêcher par contre de voir si la demoiselle la suivait bien.


-Vous êtes sûr que vous allez bien, Mademoiselle Slate? Vous semblez bien pâle? Vous voulez quelque chose à boire, peut-être? Si le côté serviable était une technique d'interrogatoire comme une autre, il fallait simplement se rendre à l'évidence que c'était son caractère. N'étant pas asocial et égocentrique, les autres l'intéressaient en règle générale. Quelques pas de plus fut suffisant pour atterrir à l'espace qui lui était réservé. Posant son café sur la table, elle la contourna pour s'assoir dans son fauteuil, non sans avoir eu un mouvement de main l'incitant à faire pareil, qu'elle cru bon de ponctuer d'une phrase. Allez-y, je vous en prie....

Le vouvoiement n'était strictement pas nécessaire. Ou du moins, pas indispensable. Évidemment, les deux femmes ne se connaissaient pas, ce qui par conséquent indiquait la nécessité du vouvoiement. Autant comme une marque de respect de sa part à plus âgé, qu'elle pour rester professionnelle. Preuve là encore que c'était simplement une habitude, qu'elle ne tenait pas, par là, à lui faire comprendre qu'elle resterait froide et distante. C'était juste la meilleure option et la plus crédible en ces lieux. Relevant son regard noisette vers la petite Slate, elle semblait toujours plus stressée. Elle était littéralement tendue comme un arc. Il ne lui manquait plus que le sale défaut de trifouiller dans le vide avec ses mains pour compléter la panoplie de la personne mal à l'aise. L'endroit pouvait paraître impressionnant, mais pas elle. Il faut dire que tout était impeccablement rangé et que le dessus de son bureau ne comportait que le strict nécessaire. Plume, parchemin, de quoi écrire, des tas bien rangés et quelques lettres. Les murs quant à eux étaient décorés sombrement. Sa touche personnelle était bien visible autant dans le choix des couleurs que par arrangement. Mais comme pour beaucoup, le papier mural se trouvait être des affiches avec les personnes activement recherchées, ou une carte de Londres qui ressemblait à un véritable labyrinthe de fils. Si Alicia pouvait paraître maniaque, surtout aux yeux de sa famille, c'était uniquement dans le but de savoir retrouver tout, dans un temps records. Le seul bémol qu'on pourrait lui reprocher, c'était de ne pas avoir mis de photo de famille ou personnelle. Mais là encore, c'était son choix. Parce que les seules fois où elle avait fait l'erreur de les laisser à portée de main, les deux zigotos de services - James & Sirius- n'en avaient pas manqué une. S'extirpant de son bureau, elle se raccrocha aux paroles de Jezabel qui reprenait déjà, souhaitant que la conversation reste confidentielle. C'était un prérequis, une base qu'elle ne manquerait pas de respecter, elle hochait déjà la tête.

-Je vous promets que cette conversation restera strictement confidentielle. Seules les informations dites pourraient être réutilisées à d'autres fins, mais pourquoi...

L'ex-Serdaigle ne prit même pas la peine de terminer sa phrase, parce que les dernières paroles de la jeune fille la perturbèrent. Pouvait-elle savoir ce que Severus venait faire là-dedans? Pourquoi son mari ne devait pas être mis au courant de ce qu'elle pourrait dire? Il y avait quelque chose dans son raisonnement qui lui échappait totalement. Surtout qu'elle choisissait d'en prévenir sa femme. Décidément, tout en elle restait bien mystérieux et elle était aussi impatiente que suspicieuse de savoir ce qui allait lui tomber sur le coin de la tête. Si c'était pour lui servir les mêmes âneries de supposée trahison de son époux, en faveur des mangemorts, déjà elle frappait à la mauvaise porte et secondement, c'était un non-sens. Réalisant qu'elle s'y prenait mal -Élément qu'elle mettait volontiers sur le dos du stress - Jezabel se reprit. Sauf que la rousse fit carrément de mal en pire. Et pour faire pire, elle rata complètement son coup. Car au moment où elle prononçait sa dernière phrase, la tête d'Alicia devait valoir son pesant de galion. Pardon? Est-ce qu'elle était entrée dans la troisième dimension ou cette gamine était occupée de lui dire que son mari la trompait, avec elle, et que par-dessus le marché elle était enceinte de lui?..Oo... Sous le choc de l'annonce ses prunelles s'étaient écarquillées. Autant par surprise, parce qu'elle ne s'y attendait tout bonnement pas à celle-là, que par une déraisonnable colère. Quoi on avait bien le droit d'être irrationnelle dans des cas pareils, non? Non mais avouer qu'elle aurait un sacré culot, cette dévergondée, pour oser annoncer cela tout de go. Sa mâchoire affaissée s'était crispé à nouveau alors qu'elle la fixait plus qu'intensément.

Si elle pouvait admettre que Severus décidait de faire sa crise de la quarantaine, qu'il choisisse pour cela de s'envoyer en l'air avec une élève -qui pourrait être sa fille, soit dit en passant- ça, ça lui semblait un peu gros. Manque de bol pour elle, elle restait rousse et ce n'était pas sans rappeler, Lily Evans devenu Potter. Un sujet qui avait toujours le don d'être délicat, par pure et simple jalousie. Heureusement pour elle, ses muscles tendu et son regard noir, virant carrément à l'électrique n'eurent pas le temps d'aller plus loin. Prise de court et ne s'attendant surtout pas à ce genre de révélation, elle n'eut pas le temps de parler. Bien lui en prit parce que sa voix se ferait traitresse. Alors qu'elle allait reprendre en réplique acerbe et piquante à souhait - On avait dit déraisonnable hein - La Serpentarde sembla réaliser le sens de ce qu'elle venait de dire. Autant dire que l'énormité de la chose, la frappait de plein fouet avec un regard paniqué, voir presque terrifié? Derechef, elle rectifia le tir. Statufié, à deux doigts de se relever de sa chaise et de réagir comme toute personne trompée, elle se prit le nouveau coup sur le sommet du crâne. Elle venait de préciser que ce n'était pas de Severus -voila qui la soulageait et épargnait à l'intéressé des soucis qu'il n'aurait même pas compris d'où il venait- mais de Calvin. C'était là que la bat blessait. En l'espace de quelques secondes, la deuxième gifle s'était abattue. Bon attendez, sa réflexion encore floutée d'irrationalisme commençait à avoir du mal à emmagasiner l'information...


-Euh attendez, je ne suis pas sur de vous suivre là... Vous essayez de me dire que vous venez me voir parce que vous êtes enceinte? De mon fils? Mais vous êtes sûrs? Elle ne lui demandait pas comment elle l'avait fait, ça elle en avait conscience, mais plutôt la logique de tout cela. Pour elle, les vacances étaient à peine clôturées et deux semaines, c'était un peu juste pour avoir acquis cette certitude. Et en ce moment, elle préférait que ce ne soit pas vrai. Asseyez-vous et expliquez-vous...

Si, Alicia avait tenté de reprendre d'une voix neutre, un exploit après le coup de sang qu'elle avait eu, c'était peine perdue. Plus les mots sortaient de ses lippes, plus sa voix semblait tendue et montait d'un cran, jusqu'à sa dernière phrase qui était déjà beaucoup plus sèche. Ses mains qui montèrent masser ses tempes, pour soulager la pression qui y tambourinait, cherchant à se reprendre, était une preuve de plus. Sa retenue commençait à faire des siennes. Et encore, son cerveau n'avait pas tout à fait emmagasiner l'information, préférant la réfuter par facilité. Cela lui semblait encore flou, comme si son ouï avait décidé de lui jouer des tours et de n'en faire qu'à sa tête. Elle ne voulait pas avoir bien compris. Après tout, Jezabel avait bafouillé tellement de choses différentes que c'était peut-être une erreur, à nouveau?!.



It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do. + fucking face.



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Jezabel Slate
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Dim 6 Mar - 16:07

❝ Vous allez être grand-mère ❞
- Alicia & Jezabel -
Une maman porte son enfant 9 mois dans son ventre, 2 ans dans ses bras et toute la vie dans son coeur.
Etait-ce vraiment une bonne idée que de venir ici ? Peu-à-peu, j’en doutais. Je pensais vraiment avoir faite une connerie mémorable en venant là, mais au moment où je voulais réparer cette bêtise en m’enfuyant, c’était pour justement rentrer directement dans la femme de mon Directeur de Maison, manquant de peu de me faire ébouillanter. Il était maintenant trop tard pour partir. Surtout qu’avec mon écharpe, j’étais très vite remarquée. Elle n’aurait qu’à dire à son mari qu’une Serpentarde rouquine et un peu gauche était venue au Ministère de la Magie, pour qu’il sache de suite qu’il s’agissait de moi. C’est qu’en six ans, il n’a pas échappé à mes bourdes légendaires, pour certaines très douloureuses, même pour lui j’imagine. Notamment la dernière en date, quelques temps avant les vacances de Noël, alors que je me rendais dans le cours de Monsieur Macpherson et que le Professeur Rogue est sorti si précipitamment de son bureau se trouvant en chemin, que j’ai laissé tomber tout ce que je tenais dans les mains tellement il m’avait fait peur. Il s’est pris non seulement tous mes livres, mais en plus mon chaudron sur le pied. Le pire c’est que j’ai tout ramassé et je me suis sauvée sans même me demander s’il allait bien. Je ne l’ai même pas entendu me lancer des heures de colle, sûrement trop occupé à se remettre de cet incident. C’est certain qu’il ne risquait pas de m’oublier de sitôt. Et ce n’était pas la seule bêtise que j’avais faite en sa présence.

Alors comme une cruche, face à sa femme, je bafouillais en lui disant que c’était elle que je cherchais, ne trouvant aucun mensonge à glisser pour me sauver de ce qui m’était semblable à une impasse. Non au lieu de ça, j’étais tellement honnête que je me trouvais à la suivre jusqu’à son bureau, me contentant de répondre à sa question sur ma santé, par un geste positif de la tête. Bon d’accord, c’était un gros bobard, je n’étais pas bien du tout. Je risquais de tomber dans les pommes d’un instant à l’autre, mais si je lui disais ça, c’était terminé, je finirais à Sainte Mangouste jusqu’à la rentrée à Poudlard. Quoiqu’à mesure que notre conversation avançait, je regrettais de ne pas m’être évanouie au beau milieu du passage. C’est que ça ne devait pas être tous les jours que quelqu’un venait lui avouer s’être tapé son mari. Je m’étais pourtant répétée cette phrase dans ma tête et ce n’était pas le pire sens qui m’était venu bien entendu. Pourtant, en le disant c’était tout de suite plus… parlant comme bêtise. Et c’est bien le genre de chose qui arrive sans qu’on ne le veuille. Une fois les mots prononcés, il m’était impossible de les récupérer et je devais avoir l’air encore plus blanche qu’à mon arrivée, avec le coup de panique en plus. C’est que mon interlocutrice avait compris ma phrase de travers, sûrement comme le commun des gens normaux dans la même position. J’ai beau apprécier mon Directeur de Maison, je n’ai jamais pensé une telle chose envers lui. C’est… un Professeur et en plus, un papa. Les papas n’ont pas le droit d’aller ailleurs qu’avec les mamans. Phrase que je devrais noter et ressortir à Calvin d’ici quelques temps. Mais le principal là, c’était que je désamorce ma propre bombe.

Je m’empressais alors de rétablir la vérité au plus vite. Je ne devais surtout pas m’enfoncer plus, ce qui n’était pas gagné me connaissant. Quoiqu’elle devrait prendre un peu moins mal le fait que le père de mon enfant est son fils, plutôt que son mari. Peut-être que mon erreur aura un peu joué en ma faveur. Enfin je l’espérais.

Son regard assassin semblait s’être légèrement apaisé, même si elle m’avouait ne rien comprendre à la situation et que sa voix n’était plus aussi chaleureuse qu’à mon arrivée. C’était sûrement compréhensible. Quant à moi, si j’avais pu disparaitre d’un seul coup, je l’aurais fait. Pourtant, je dois dire que j’avais assez fait de dégât pour aujourd’hui, je faisais mieux de m’en aller. Je m’apprêtais d’ailleurs même à m’enfuir, prête à me relever, quand elle me demanda plus d’explication. Me laissant retomber sur la chaise, j’avais penché la tête légèrement de côté, à mon tour d’avoir des yeux aussi ronds que des billes. Est-ce qu’elle me demandait de lui raconter les détails de nos ébats ? Alors là, si j’avais été aussi blanche qu’un linge au début de la conversation, sûrement que d’un coup je venais de me transformer en tomate trop mûre. Qu’est-ce que je pouvais bien faire ? Je n’allais quand même pas tout lui raconter. Mais il fallait que je me mette enfin à parler, pour éviter qu’elle ne pense que je me moquais d’elle. « … De Calvin oui… Je suis certaine d’être enceinte, des Médicomages l’ont confirmé lors de mon passage à Sainte Mangouste au début des vacances. » Maintenant que c’était dit, je pouvais filer non ? En plus, elle ne semblait pas de bonne humeur. Le Professeur Rogue lui-même fait moins peur, même lorsqu’il est agacé qu’on lui demande de répéter quelque chose qu’on a pas compris. Ce n’était pas le moment de m’éterniser là. Pourtant, d’un coup, c’était comme si j’avais été frappée par un éclair de lucidité. « Ca fait quelques temps déjà. Presque deux mois maintenant… C’était le soir de sa fête d’anniversaire, après le départ des invités. »

Je ne comptais pas aller plus loin dans les détails, c’était un peu privé même s’il s’agissait de son fils. Mais au moins, je pouvais lui expliquer la raison de ma présence ici et de la non-présence de l’intéressé surtout. « Je sais que logiquement, j’aurais dû le dire à Calvin en premier mais c’est compliqué… Je ne sais pas comment lui annoncer ça, j’ai peur de sa réaction. Je pensais que… vous… Enfin… que vous pourriez m’aider… » Plus j’avançais dans mes explications et moins j’étais sûre qu’il s’agisse d’une bonne idée. Peut-être aurais-je mieux fait de parler à Calvin avant. Même s’il en impose, qu’il a la moquerie facile et qu’il peut faire peur dans ses réactions, je crois que ça ne pourrait pas être pire que cet instant de solitude que j’étais en train de vivre.
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Alicia Rogue
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Sam 12 Mar - 15:02



Vous allez être grand-mère...
Ft. Jezabel Slate


Au vu de la délicate situation du monde magique, il n'était pas étrange de croiser des personnes inquiètes. Bien au contraire, les situations anxiogènes étaient tellement multiples qu'on se demanderait presque comment, certaines personnes, faisaient pour donner l'impression de nager dans le bonheur. Avaient-ils une discipline mentale en fer forger? Ou étaient-ils simplement inconscients du monde extérieur? Sans doute un peu des deux. Enfin, il fallait reconnaitre que dans le fond, ils n'avaient pas tort. Si on devait laisser la peur nous submerger, les risques encouru frôler nos pensées à chaque instant de la journée, on ne vivrait plus. La population serait réduite en une masse terrifiée, se cloitrant chez elle, en attendant l'élément fatidique, qui lui tombera dessus, un jour ou l'autre. Ce n'était clairement pas son choix, ni son mode de vie. Alors même si Alicia avait un paquet de raison de profiter celle-ci, parce qu'elle ne serait sans doute pas aussi longue qu'espérée, ce n'était pas pour autant qu'elle ne savait pas voir le bon côté des choses. Cependant, curieuse de nature, elle ne pouvait pas s'empêcher de se demander quelles étaient les circonstances angoissantes, mise en place, pour pousser une jeune élève qui avait toute la vie devant elle, à venir lui parler. Surtout en voyant que l'adolescente était pâle comme un linge et venait exprès pour la rencontrer. C'était une résolution légèrement décalée et peu rassurante. Pourtant, à peine était-elle face à elle, qu'elle donnait l'impression de vouloir décamper. Sans succès. Ne pouvant plus échapper à son triste dessein, la demoiselle finit par baragouiner des phrases emplies de tension, avant de finalement accepter de la suivre dans un lieu plus approprié.

La jeune Serpentarde était occupée de vivre un stress intense. Et cela n'avait plus rien à avoir avec son entrée en matière, pour le moins directe, vu que sur ce point la brune lui avait fait aisément comprendre qu'elle ne lui en tenait pas rigueur. Arrivée dans le couvert de ses locaux, la femme de Rogue, s'attendait évidemment à entrer dans le vif du sujet. Peu importait ce dont elle allait parler, elle avait ce vague pressentiment que cela n'allait pas lui plaire. Comme le confirmait la panique croissante de la jeune Jezabel. Elle se demandait même si elle n'allait pas obtenir un mensonge. Après tout, c'était une technique qui avait parfois pour seul avantage, avant de vous rattraper, de temporiser les excès probables de vos interlocuteurs, en amoindrissant le choc. Une précaution que la rousse ne semblait pas être en état d'utiliser. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Alicia eut l'impression de se prendre une gifle en pleine figure. Jezabel réalisant un aveu d'infidélités qu'elle avait bien du mal à digérer. C'était trop soudain pour elle, complètement imprévu, trop, tout simplement. Peinant à encaisser cette douloureuse pique, elle crut pourtant bon de corroborer ses dires par son agitation extrême, sentant la moutarde lui monter au nez. C'était tout bonnement désagréable que de ressentir cette virulente impression de s'être faite avoir, sur toute la ligne. De savoir que la personne que vous aimez, à qui vous confierez votre vie les yeux fermés, venait de vous tromper. Sonnée, stupéfaite, son regard noisette d'habitude plus paisible, brillant d'une étincelle de douceur, semblait virer au noir ardent. Mâchoire serrée, tout son corps semblait être tendu, prêt à réagir.

Heureusement pour la jeune Miss, l'herbe lui fut coupée sous le pied. Réalisant son choix déplorable de mot, elle crut bon de rectifier le tir. Non sans être devenu encore plus livide, après avoir saisi la tournure comprise par l'auror. Navré, si elle l'avait pris du mauvais côté, mais c'était malencontreusement celui qui lui avait sauté aux oreilles. Par craindre de le perdre? Sans doute. À peine Severus était-il tiré d'affaire, que la petite rouquine précisa qu'elle voulait parler de son fils, plus précisément de son cadet : Calvin. Son esprit avait bien du mal à le croire, il ne parvenait pas à enregistrer l'information. Oh que non! Par facilité, mu par cette puissante envie de se protéger, la future quadra' niait tout en bloc. Un peu comme-ci cette énormité n'était qu'une nouvelle tentative, un peu gauche, de lui communiquer tout à fait autre chose. Mais malgré tout, sa maitrise commençait à lâcher du lest, partant dans les lattes. Ce qui eut pour conséquence qu'elle répliqua plus sèchement que prévu. Elle avait besoin d'entendre le contraire, de ne pas assumer cela en plus du reste. Alicia ne voulait pas devoir encaisser cette nouvelle. Malheureusement, la véracité de ces paroles ne put être mise en doute plus longtemps. À ces répliques, la pâleur de sa carnation avait viré aux rouge pivoines, un signe de gêne qu'elle ne pouvait ressentir que si elle n'était pas occupée de se payer sa tête. Oh Merlin. Jezabel était enceinte de son fils. De Calvin. Il allait être papa. Elle allait être grand-mère. C'est à cette dernière constatation, qui arriva tel un boulet de canon, que le chaos se fit ...


- Quel âge avez-vous, Mademoiselle Slate?

Ses mains avaient quitté ces tempes, pour se perdre dans sa chevelure brune. Son regard noisette s'était vrillé au sien, attendant la réponse. Elle ne serait dire pourquoi cette question paraissait, tout d'un coup, si importante. À part peut-être parce qu'elle n'arrivait pas à le définir par elle-même? Surement. Elle était encore à Poudlard, mais cela ne lui disait pas en quelle année, elle était? Dite lui au moins qu'elle était majeure... D'ailleurs, elle se demandait bien comment son fils avait réussi à mettre enceinte une jeune écolière, alors que lui-même n'était plus dans les murs de ce château! C'était insensé! Mais qu'est-ce qu'il avait bien pu foutre dans l'école de sorcellerie? Peu à peu, cet amer vérité prenait son essor, ne laissant plus le choix à ses pensées, que de s'y fixer. Son fils allait être père, c'était tellement irréel comme situation. Oh bien sûr un jour sans doute, mais aujourd'hui, là comme ça? Le savait-il, au moins? Elle supposait que oui, ce qui ne fit qu'ajouter de l'huile sur le feu à sa tension. Il comptait attendre quel moment pour leur signaler? Mans bon dieu qu'est-ce qu'il pouvait bien lui être passé par la tête? Était-il complètement cinglé et inconscient des dangers? Autant pour lui, que pour Jezabel, pour eux, pour cette enfant... Ne pouvait-il pas faire attention comme tout le monde? La contraception, avait-il oublié son utilité? Il fallait le croire... Mais à quoi il pensait sérieusement en mettant enceinte une jeune demoiselle n'ayant même pas fini ses études! D 'accord, d'accord, de son époque, le mariage et les enfants s'enchainaient bien vite, certains se fiançant même à Poudlard, mais pas à ce point-là. Il fallait vraiment que ces gosses ne puisent pas en rater une, niveau conneries. Comme si leur situation n'était pas déjà assez délicate comme ça, il fallait rajouter l'histoire d'un enfant à gérer?... Elle ne savait elle-même pas comment elle devait le prendre. Les émotions se succédaient rapidement sur son visage et une colère un rien illogique faisait surface. Elle s'était adossé à sa chaise, prête à reprendre la parole quand Jezabel cru bon de reprendre, enfonçant son cas sans le savoir. Deux mois?! Son anniversaire? Oh non, non, non... Ça cela voulait dire alcool à gogo, dérapage en tout sens et en voila les conséquences... Des fois, elle se demandait bien pourquoi il ne pouvait pas tout simplement la mettre en berne ! Un soupir passa ses lèvres, alors qu'elle précisa que Calvin ignorait tout. À parce qu'en plus elle lui offrait la primeur à elle? L'aider? Mais c'était un peu tard pour cela...

-Vous aidez? Mais est-ce que vous avez conscience de ce que vous avez fait? Qu'est-ce que vous croyez qu'il va se passer? Avec vos cours? Avec vos camardes? Avec Calvin? Mais à quoi pensiez-vous donc à ce moment-là? Est-ce que vous avez réfléchi à toutes les conséquences? Ça n'a pas l'air..Vous croyez que c'est facile, que c'est simple? Que vous êtes prête à gérer la venue d'un enfant? Est-ce que vous voulez seulement le garder? Dites-moi au moins que vous étiez consentante..

Oui c'était brutal, même pour Alicia. Mais les mots sortaient de sa bouche sans qu'elles ne les contrôlent. Elle perdait pied, elle ferait d'ailleurs une bien piètre occlumens dans ces circonstances. Était-ce contre elle? Par vraiment non plus. C'était juste l'ensemble de la situation, la petite goutte d'eau qui faisait déborder le vase. La tension ambiante, accumulée depuis des années, qui faisait exploser ses propres défenses. Elle ne savait pas comment gérer cet aveu. Elle se doutait bien que la Serpentarde était venue dans un autre but, que celui de subir son ire. C'était juste un peu trop pour elle. Pour une fois qu'elle aimerait ne pas vivre cette situation toute seule... Quoique à bien y réfléchir, mieux valait pour la jeune rouquine. Incapable de rester immobile, elle s'était redressé de sa chaise, marchand vers le fond de son bureau. Elle repassa une main sur son visage, tentant de laisser la tension et la colère illégitime retomber. Ce n'était pas le visage qu'elle aimait montrer que celui qu'elle arborait en cet instant. Puis c'était ridiculement méchant. À circonstance inverse, elle aurait aimé un coup de main et non quelqu'un qui vous enfonçait. Elle se souvenait d'ailleurs de sa propre panique quand elle avait réalisé qu'elle était enceinte. Elle ne devait pas en emmener très large en le disant à Severus, ni à ses parents ou même à son frère par la suite. Le pire avait été le premier cas.. Oh, ce n'était pas tant le faite de son état qui lui avait enserré la gorge, mais simplement ces possibles réactions. Sur ce point, elle pouvait comprendre Jezabel, le musicien avait un caractère un peu trop proche de celui de son paternel. Un profond soupire s'échappa de ses lèvres et son regard se vrilla à nouveau au sien.

-Excusez-moi... C'est idiot et irresponsable comme réaction, disproportionnez aussi. Écoutez, je ne sais pas quoi vous dire. Vous auriez du lui en parler avant moi, car c'est une discussion qui doit vous appartenir à tous les deux... Et sachez, Jezabel, qu'il n'y a aucune bonne manière, ou mauvaise d'ailleurs, d'annoncer cela. Surtout quand on craint la réaction de l'autre personne et ça je peux comprendre. Il faut le dire c'est tout... J'aurais d'ailleurs bien un ou deux mots à lui signaler, moi aussi....

Si Alicia avait tenté de se maitriser, autant dans son comportement que dans son ton de voix, ce n'était pas totalement gagner. L'effort qu'elle faisait pour le mettre en place se sentait tout de même, sauf pour la fin. Parce que oui, elle aurait deux mots à dire à son fils. Après tout, c'était lui le plus âgé des deux, le majeur, celui qui était censé avoir un peu plus de jugeote et de conscience sur la portée de ces actes. Sauf qu'il n'en était de toute évidence pas capable, pas à ce moment-là. Personne ne nierait que c'était agréable à faire, mais ce n'était pas une raison pour agir sans réfléchir! Surtout qu'elle avait du mal à imaginer Calvin papa. Il ne semblait pas prêt, à ses yeux, de devenir père, alors que monsieur ne savait pas limiter ses propres dépense pour vivre de sa bourse d'études. Sans rien dire, lancée dans son impulsion, faisant mentir son côté réfléchit, son patronus apparus dans la pièce avant de filer vers la sortie en se volatilisant. L'information que ce chat de belle taille emportait avec lui? Une belle mise en garde pour qu'il ramène sa fraise au ministère illico presto. Même avec la voix décharnée d'un patronus, il devinerait surement que ce n'était pas pour le serrer dans ses bras.

-Vos parents sont-ils au courant?

Elle était revenue vers sa chaise, posant les deux mains dessus, s'y appuyant un peu plus. Elle ne savait rien de la situation de la jeune fille. Elle était obligée d'attendre son bon vouloir pour grappiller les informations, au compte goutte. Ce qui, en ces instants, était totalement pour lui déplaire.



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Jezabel Slate
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Dim 13 Mar - 8:49

❝ Vous allez être grand-mère ❞
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Une maman porte son enfant 9 mois dans son ventre, 2 ans dans ses bras et toute la vie dans son coeur.
Je n’étais pas vraiment à l’aise dans cette situation. En plus de mes problèmes liés au début de grossesse, j’avais eu la très mauvaise idée de parler à la mère de Calvin. Je m’étais imaginée quoi en fait ? Tout était en train de déraper, j’aurais mieux fait de ne rien dire à personne ou juste au principal intéressé. Demander de l’aide, c’était ma principale motivation, mais j’avais déjà faite une belle boulette, même si je l’avais rattrapé aussitôt. Sauf que la femme de mon Directeur de Maison ne semblait pas aussi sympathique que je ne l’avais pensé. La prochaine fois, je ne me fierai pas à ma première impression parce que c’est bien connu, ce n’est jamais la bonne. M’enfonçant au fond de mon siège, je ne relevais les yeux qu’au moment où elle me demanda mon âge. « J’ai seize ans. » Elle me demanda aussitôt plus d’informations, enfin pour être certaine que je ne me trompe pas. La grossesse ne datait pas d’hier, c’était certain. Je n’étais pas vraiment du genre à m’imaginer tomber enceinte en étant aussi jeune. C’est le genre de choses que l’on croit n’arriver qu’aux autres, mais cette fois, j’étais dedans et jusqu’au cou. N’ayant jamais eu de relation avec un garçon avant lui, je ne voyais pas l’utilité de prendre une contraception et puis, lors de son anniversaire, c’est arrivé naturellement. L’alcool a juste poussé les choses à se passer un peu plus vite je crois.

Mon regard était plus occupé à scruter le bureau qu’à soutenir le sien. Là, tout ce que je voulais, c’était me sauver et je le ferai, c’est certain. Je n’étais pas venue pour me faire engueuler ainsi, je cherchais juste de l’aide, mais je venais de me rendre compte que j’avais choisi la mauvaise personne pour ça. Peut-être aurai-je dû aller voir Edwin à la place ? Et là, c’était comme si j’avais eu une étincelle de lucidité. Bien sûr, lui s’est toujours montré gentil avec moi, pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ?! Je me prenais plein de questions piquantes dans la tronche, sans même broncher. Elle s’imaginait que je n’étais pas au courant que ce serait difficile ? Elle pensait que je n’avais pas peur pour la suite ? Je sais qu’avoir un bébé ce n’est pas évident, surtout lorsqu’on est encore nous-même à l’école. D’autant plus que si du temps du Professeur Dumbledore, les choses auraient été plus simples parce qu’il m’aurait soutenu, avec Hikkins c’était déjà beaucoup moins sûr. Et s’il le faut, je quitterais Poudlard tout simplement. Mais ce qui me choqua le plus, ce n’était pas tellement le fait qu’elle s’en prenne à moi, c’était sa dernière question. Comment une mère peut-elle penser son fils capable d’une telle chose ? « Oui, je compte garder le bébé, que ça n’en déplaise. Mais si vous vous imaginez l’espace d’un instant que j’aurais pu ne pas être consentante, c’est que vous connaissez très mal votre fils. Calvin est une personne en or quand on prend le temps d’apprendre à le connaitre. Il est gentil, attentionné, drôle et protecteur. Même sous l’emprise de l’alcool, il serait incapable de violer quelqu’un. » Cela faisait maintenant six ans que j’ai de forts sentiments pour Calvin et j’ai appris à aimer ses qualités, mais aussi ses défauts. C’était blessant que de se rendre compte que sa mère avait si peu d’estime pour lui, qu’elle l’imaginait en prédateur sexuel. Même si je parlais toujours sur le même ton calme, ce que j’avais à dire, avait été dit. Après tout, je n’ai besoin de personne et si elle ne voulait pas faire partie de la vie de cet enfant, je n’allais pas la forcer. Je voulais juste qu’elle soit au courant et maintenant que c’était fait, libre à elle de choisir.

Je n’avais pas bougé de ma place, amorçant tout de même mon départ. Mais je ne m’attendais pas à un tel retournement de situation, alors qu’elle reprenait la parole. Ca c’est sûr, j’aurais dû lui en parler à lui directement, sans doute que ça se serait beaucoup mieux passer qu’avec sa mère. Je commençais à me dire que je faisais pas mal d’erreurs d’appréciation en ce moment. Pourtant, je n’avais fait que l’écouter, sans même reprendre la parole. Et quand son patronus fila, je me doutais bien que c’était pour que Calvin se ramène ici au plus vite. Suite à ça, je me murais directement dans le silence. Enfin avant qu’elle ne me pose une question plutôt pertinente sur mes parents. Six ans. Ca faisait déjà six ans qu’une partie de ma vie avait éclaté en morceaux et pourtant, c’était toujours aussi douloureux. « Je n’ai jamais connu mon père. Et mon beau-père a tué ma mère quelques temps après mon entrée à Poudlard. Comme personne, en dehors du Professeur Dumbledore, ne m’a prise au sérieux, je dépend toujours de lui. Il est violent. C’est un Mangemort, il a tenté de me tuer pendant la Nuit Rouge. Je ne compte pas le mettre au courant. Je ne veux pas qu’il s’en prenne au bébé ou à Calvin. » Voilà le triste constat de mon existence. Mais elle voulait connaitre ma situation, c’était chose faite. J’avais joué la carte de la sincérité même si je devais encore avoir enfoncé mon cas en lui faisant cette révélation. C’est vrai, elle pouvait voir ça comme un problème de plus que j’attirais à son fils. Mais je n’allais pas lui mentir en m’inventant une jolie famille toute belle, toute gentille, alors que je n’ai jamais rien reçu d’autre que des coups.
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Alicia Rogue
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Dim 13 Mar - 13:56



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Comme le disait un proverbe, l'amour n'avait pas d'âge. Les sentiments se moquaient bien de savoir si c'était possible, ou non, si c'était légal, ou pas. Quand ils étaient là, plus rien d'autre ne comptait, juste eux. Ils provoquaient une attirance, une alchimie naturelle entre deux personnes pour ce qu'ils étaient. Pour l'ensemble de leurs êtres, pour une personnalité, un physique, pas pour une spécificité aussi ridicule que votre date de naissance. Malheureusement, le commun des mortels avait la nette tendance à juger sur les petits détails, à décrier tout ce qui leur semblait sortir de l'ordinaire. Tout ce qui ne rentrait pas dans le moule de leurs idées préconçues. Était-ce pour cette raison qu'Alicia avait choisi de demander l'âge de la demoiselle? Non, bien sur que non. Cela n'avait rien à voir avec l'écart qu'elle pouvait avoir avec son fils. Elle n'était pas étroite d'esprit à ce point. Parce qu'après tout, dans une vie qu'est-ce que pouvaient bien faire quatre ou même cinq années de plus ou de moins? Il arrivera toujours un moment ou cette maigre différence ne se verra même plus, ne se sentira pas. La seule et unique raison qui l'avait poussé à poser cette question, considérer comme déplacé à l'égard d'une femme, c'était tout bonnement la loi. Fatalement, la brune passait la majeure partie de sa vie à les suivre, en travaillant pour le ministère de la magie. On pouvait dès lors considérer cela comme une déformation professionnelle de sa part, une des nombreuses qu'elle pouvait avoir. Or, la majorité d'un sorcier était déclaré à dix-sept ans, idem pour la majorité sexuelle. Son fils avait dépassé cet âge, en était-il de même pour elle? Elle devait bien reconnaitre qu'elle n'était pas suffisamment physionomiste pour réussir à donner un âge juste sur la base d'un physique.

Bien que tendue, sur les nerfs, tombant sans doute des nues à cause de sa réaction, Jezabel finit par lui répondre. Elle allait être mère à seize ans. Ce qui signifiait qu'elle était, aux yeux de la loi, toujours considérée comme une mineure. Une nouvelle chape de plomb sembla lui tomber sur la tête, comme si cela ne suffisait pas, comme si rien ne pouvait lui être épargné aujourd'hui. Il fallait en plus qu'il risque de se retrouver avec procès pour abus d'autorité sur le dos. Eh merde... Alicia, plongée dans ces scénarios-catastrophes, voyait déjà d'ici les parents de l'adolescence s'insurger, soutenir que les actes qu'elle avait posés n'étaient que pure folie, qu'elle n'était pas apte à prendre ce genre de décision, seule. Autant dire qu'elle grinça des dents. Foutaise, bien sur, elle devait parfaitement savoir ce qu'elle allait faire, ce qui allait se passer, mais c'était une possibilité qui pouvait arriver, d'ici peu. Était-ce pour cela que dans son emportement suivant, elle avait posé cette question qui paraissait des plus étranges? Complètement insensé, si on prenait en compte que la femme de Rogue parlait de son propre fils, de Calvin? Oui, il y avait de ça... C'était une question bien maladroite, infondée, qu'elle posait pour essayer de savoir comment leur relation en était arrivé là. Pour tenter de deviner ce que la jeune femme comptait faire pour son avenir et si elle risquait, oui ou non, de s'en servir contre lui, après. Sauf qu'au lieu de le faire passer comme une inquiétude, la rapidité de sa pensée faisait passer cela pour une insulte, purement et simplement. La brune avait été particulièrement brutale dans ces paroles, montrant un trait colérique, pour rien du tout. Alicia ne se reconnaissait pas dans ces actes, ni dans ses paroles. Oui, cela aurait pu être elle, à une époque, à Poudlard, mais pas aujourd'hui, plus maintenant. Cela ne lui ressemblait pas de laisser éclater sa colère, ainsi.

Surtout quand la personne devant elle, se montrait honnête, reconnaissaient ces fautes et venait chercher de l'aider. Dans ce genre de situation, l'auror était celle qui tendait la main, brimait un peu mais cherchait à faire avancer les choses, à résoudre le problème. Malheureusement, ici, elle avait fait tout l'inverse, elle l'avait enfoncée. Pourtant non d'un dragon, elle savait très bien qu'on ne pouvait pas porter de jugement hâtif et que les apparences étaient trompeuses... Elle avait fait une erreur. Pourquoi n'avait-elle pas su se contenir? Peut-être, le résultat de sa colère précédente, de ce coup de sang qui n'était pas encore apaisé? Ou l'accumulation excessive des problèmes dans leur vie? Voir tout simplement le lâcher prise à cause d'une tension qui la rongeait depuis trop longtemps? C'était un peu tout cela à la fois. Juste un ensemble de facteurs qui l'avait poussé à agresser un peu plus la rouquine, à la pousser dans ces retranchements en lui faisant du mal, inutilement. Elle le regrettait déjà. Elle avait été beaucoup trop loin dans ces paroles, dans ces actes, elle le savait. Mais il lui était impossible de se rattraper, ce fut pourquoi quand la jeune Serpentard, piquée à vif, lui rétorqua, elle ne broncha pas un seul instant. L'auror avait l'impression de le mériter. Alors à quoi bon lutter, ni même se sentir acculée, quand Jezabel avait raison? C'était inutile. Bien évidemment, après avoir montré une facette de sa personnalité qu'on ne voyait pas souvent, elle allait passer pour une mère indigne, qui voyait son fils comme un malotru, capable de passer outre l'envie des femmes, pour satisfaire ces besoins primaires. Peu glorieux. Preuve une fois encore qu'elle s'était complètement mal exprimée. Elle avait doucement fermé les yeux avant de les recouvrir, pour croiser ceux de Jezabel. Incapable de résister plus longtemps face à des accusations, elle avait finit par prononcer une seule phrase. La douceur de sa voix revenue....


-Je le sais...

Bien sur que non, elle ne voyait pas son fils comme un violeur en puissance! Malgré tous les défauts qu'on pourrait lui trouver, il avait toujours été correct avec les femmes, en toutes circonstances. L'employée du ministère n'était d'ailleurs pas peu fière qu'il garde cette manie. Elle savait très bien comment il était, une raison de plus pour elle de s'en vouloir. Cependant, elle trouva plus judicieux de se taire, de ne pas relever. Alicia était la fautive de l'histoire, elle n'avait donc qu'à assumer ces actes. Comme toujours. Comme trop souvent. Sa maladresse et ses paroles avaient été trop vite, il était logique que la jeune femme se défende. Puis cela avait au moins le mérite de lui prouver qu'elle était sincèrement éprise de lui, qu'elle était prête à prendre sa défense, même face à sa mère, une inconnue. Un sentiment plutôt rassurant. Essayant de reprendre le contrôle d'elle-même, de se maitriser, la brune tenta un méaculpa, un retour en arrière, un changement de direction. D'une voix plus neutre, elle tenta de faire ses excuses, sans pour autant justifier pourquoi elle était partie sur un coup de tête. Non pas qu'elle ne la trouvait pas aptes à comprendre, c'était juste trop long à expliquer et pas nécessaire avec le recul. Mais malgré tout, hormis ces belles paroles sincères, son patronus fila en direction de l'étudiant. Petit reste de cette colère qui avait fait bouillir ces veines, petit vestige signalant que son emportement avait bien eu du mal à redescendre. La mère de famille était comme cela. Si, il lui en fallait beaucoup avant de monter dans les tours, il lui en fallait également plus pour redescendre, pour reprendre son rythme de croisière.

Sur ce point précis, son frère, Doyle, s'amusait à la comparer à la marée. Il disait qu'elle était comme cette masse d'eau, une force tranquille, pouvant être dévastatrice. Amorçant sa chute, Alicia avait calmé l'agitation de son être, revenant plus lentement vers son bureau, posant ses mains sur le dossier de sa chaise. D'une voix plus basse, plus contrôlée aussi, elle avait posé une question beaucoup plus intéressante et pertinente. Quelle était la situation familiale de sa belle-fille? Parce que oui, outre le lot d'ennuis qu'elle amenait sans le comprendre, les Rogue n'allaient pas être la seule famille impliquée, elle avait la sienne. Toujours stoïque, ne répondant que quand on lui parlait, souhaitant sans doute se carapater d'ici, la rouquine finit par desserrer les lèvres pour lui brosser un tableau familial bien loin d'être rose. C'était même exceptionnellement noir. Autant dire que son regard noisette se releva brutalement dans sa direction, quand elle parla du meurtre de sa mère, orchestré par son beau-père. Hein? Il y avait autant d'intérêt que d'incompréhension dans ses yeux... Oui, elle avait du mal à saisir. Si on le savait, si il y avait des preuves contre lui, alors pourquoi personne n'avait agi? Pourquoi personne n'avait rien fait pour l'empêcher de nuire, pour le punir de ce meurtre? La réponse tomba aussi sec. Il n'y avait qu'Albus pour la croire... Outch, délicate situation que la sienne. Malgré ce qu'elle pensait, à ce jour, du vieux directeur, s'il la croyait, Alicia n'émettait à son tour aucun doute. Ces paroles venaient de la calmer nette, de la faire reprendre un mode de fonctionnement qu'elle connaissait par cœur. Celui d'une femme qui passait sa vie à traquer les criminelles pour les enfermer à Azkaban. Les questions lui arrivaient par dizaines en tête. Sa colère évanouie, sa posture se détendit bien qu'elle restait à cran, mais plus pour la même chose.

Néanmoins, ces déclarations ne s'arrêtèrent pas là. Non, il fallait en plus qu'elle affirme que son père était un mangemort. À cette simple évocation des mages noirs, elle semblait statufiée, son cerveau fonctionnant aux ralentis. Il ne manquait vraiment plus que ça. Cette information semblait la jeter dans un gouffre sans fond, son cœur en loupant un battement. C'était un des pires scénarios possibles qu'elle lui livrait là. Sans s'en rendre compte. Parce que oui, la jeune demoiselle n'avait pas la moindre idée du merdier dans lequel elle mettait les pieds. Elle devait sans doute avoir déjà des problèmes par-dessus la tête avec son paternel, surtout s'il la voulait morte, mais de leur côté tout n'était pas charmant non plus. Au contraire, ils allaient tous s'enliser dans les problèmes. Oh non, elle n'avait aucune envie que cela arrive un jour ou l'autre aux oreilles du Seigneur des Ténèbres. Ces jambes commençaient à ne plus porter son poids et elle s'assit sur sa chaise, plus lourdement. Leur famille était plongée dans ce délicat espionnage depuis des années, mais la situation était devenu de plus complexe, ne laissant plus aucun doute sur les menaces qui planaient depuis Noël. Ils étaient en mauvaise posture et le fait que son beau-père face partie de se camp, compliquait la donne. Non, elle ne savait vraiment pas ou elle allait, aucun de ces enfants, même, n'avait pleinement conscience de cet étau invisible qui se resserrait sur eux. Ils étaient pour le moment encore tranquille, tenu à l'écart, protégé mais jusqu'à quand? Comprendraient-ils le danger? Parce que si elle était désolée de lui apporter des problèmes, Calvin, sans le vouloir, la plongeait dans une lutte sans merci, lui en donnant des centaines en plus. Si Jezabel venait espérer que l'auror règle son problème en enfermant le mangemort, elle venait de se tromper. Elle ne pourrait pas le faire sans prendre le risque de les condamner tous, elle et son enfant avec elle. Elle ne pouvait pas faire ça. Néanmoins, elle ne pourrait pas regarder sans rien faire, c'était une certitude. Il n'était plus question qu'il lève la main sur elle. Il se verrait obliger à cesser, si ce n'était pas par les lois, ce serait par Lord Voldemort, lui-même. La justice et l'instinct de protection qui l'animait souvent, s'étendait à présent jusqu'à elle. Oui, il suffirait de jouer sur un autre tableau, de rappeler les règles des sangs purs. Alicia avait le droit de les énoncer, de les faire valoir, serait-ce suffisant pour la demoiselle, où on lui mettrait une cible dans le dos? On verrait...


-Jezabel, si vous permettez que je vous appelle ainsi?..Écoutez, malgré tout ce que vous pourrez penser de moi, en cet instant, je vous promets de faire mon maximum pour que votre beau-père ne lève plus jamais la main sur vous. Pour qu'il ne vous mette, ni vous, ni cette enfant, ni même Calvin, en danger. Avez-vous la moindre preuve qu'on peut utiliser contre lui? Quel est son nom? Êtes-vous certaine que c'est un mage noir, qu'il agit avec le Seigneur des Ténèbres?

Alicia n'était pas de celle à avoir peur d'un nom, mais au vu des réactions épidermiques qu'avait eues Severus les premières fois ou elle avait fait cette bourde, elle s'était habitude à le prénommé ainsi. Puis, au moment où on se retrouvait face à lui, on comprenait aisément qu'il y avait plus d'intérêt à la fermer et a fait profil bas, qu'autre chose. Ce mage pouvait vous réduire à néant selon ces sautes d'humeur, le tout était de le garder dans des bonnes prédispositions. Ce qui n'était pas le cas aujourd'hui. Malgré tout, elle était retourné à une version plus professionnelle, plus maternelle aussi, surtout dans ses premières phrases. Son tempérament revenait à la normale. Malheureusement, elle était obligée de rester vague, de ne pas donner trop de détail pour le moment. Elle ne pouvait pas se permettre de dire le fond des choses à la jeune fille. Elle qui allait espérer protection de leur part, allait se retrouver à son tour plongée dans un milieu trouble où l'impassibilité et le silence étaient les maitres mots. Dans des contrées ou la fermeture d'esprit était plus qu'une capacité, mais une nécessitée.



It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do. + fucking face.



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Sam 19 Mar - 11:56

❝ Vous allez être grand-mère ❞
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Une maman porte son enfant 9 mois dans son ventre, 2 ans dans ses bras et toute la vie dans son coeur.
Je crois qu’à présent, je peux savoir ce que ça veut dire que de déconnecter de la réalité. C’était ce qu’il se passait justement à ce moment-là. J’étais là mais sans vraiment l’être. Mon esprit s’évertuait à se barrer ailleurs, ne revenant qu’à d’infimes reprises pour que je me rende compte que non, malheureusement j’y étais toujours. Toujours assise sur cette chaise à me demander quand je pourrais filer. J’en venais à répondre aux questions sans tenter quoi que ce soit pour amoindrir la situation. De toute façon, ça ne servait à rien que j’essaye, mon sort semblait déjà sceller, tout comme ce que cette personne pouvait bien penser de moi. Que je dise oui mais j’accouche normalement en Aout et fin Septembre, je serais majeur, n’y changera rien. J’avais l’impression que ce serait comme d’échanger face à un mur. De ce fait, j’économisais ma salive, puisque j’avais l’impression que quoi que je dise, tout était toujours retourné contre moi. Mais le déclic je l’eus lorsque Calvin fut mis au coeur des questions, dont une qui me choqua, surtout venant de sa propre mère. Elle pouvait me détester, m’en vouloir, m’enterrer, je n’ai jamais connu que ça durant toute ma vie, j’étais vaccinée comme on dit. Mais le fait qu’elle s’en prenne à Calvin c’était différent. Ca m’avait poussé à lui dire le fond de ma pensée à ce sujet. Elle se trompait, totalement, sur toute la ligne. Comment peut-on à ce point se tromper sur son enfant ? Surtout que l’âge ne faisait pas tout. Ce n’était pas parce que j’étais plus jeune que lui, qu’il était le principal responsable de ce que nous avions fait. Moi aussi, j’étais présente et je n’ai pas tenté de le repousser un seul instant. Sauf qu’apparemment, elle venait de changer son fusil d’épaule en affirmant qu’elle savait que Calvin était quelqu’un de bien.

Je ne disais rien d’autre, me terrant une nouvelle fois dans la silence jusqu’à la prochaine question concernant ma famille. Nous y voilà, elle devait craindre un procès ou quelque chose comme ça. C’était vraiment la chose qui ne risquait absolument pas d’arriver. Personne ne se préoccupait de moi, ce qui serait sûrement une bonne chose pour elle. Alors, je me mettais à table, ne voulant pas dépeindre un joli tableau tout rose, de ce qui est bien plus que sombre. Je parlais de tout. Du meurtre de ma mère, du fait que seulement Dumbledore me croyait. Mais aussi de la tentative de meurtre de mon beau-père sur ma personne durant la Nuit Rouge. Face aux nouvelles questions, je me mordillais la lèvre inférieure, avant de remonter mon regard sur mon interlocutrice, restant un instant sans voix. Ca faisait peut-être trop d’un coup, il m’était difficile de tout étaler comme ça, mais je devais bien le faire, je n’avais pas d’autre choix. Je ne voulais pas non plus qu’on croit que je mens, alors il était urgent que je donne tous les détails en ma possession. « Il a la marque des Ténèbres sur son avant-bras, comme tous les autres. Les seules preuves que j’ai concernant le meurtre de ma mère, sont verbales et c’est pour ça qu’il cherche à me faire taire… Mais attendez… vous ne pouvez rien contre lui. Même si vous êtes Auror, vous ne pourrez rien. J’y retournerais pas. Personne n’a jamais été en mesure de me protéger de lui. Les seuls qui l’ont fait, c’est Calvin et Darren Hellson. Il n’y a que l’Anarchiste qui fasse vraiment quelque chose contre ces monstres. Et il n’y a qu’en eux deux que j’ai réellement confiance. » Je ne voulais pas me montrer effrontée ou arrogante, mais jusqu’à maintenant, le Ministère de la Magie ne faisait rien. Jusqu’à maintenant les Aurors n’en faisaient pas plus. Les meurtres continuaient, les tortures et les menaces également. Les seules personnes qui voulaient faire bouger les choses, étaient vues comme des hors-la-loi. Alors je ne voulais pas risquer de faire confiance juste parce qu’on me faisait de belles promesses, pour ensuite me retrouver morte ou avorter de force façon barbare quelque part.

Avec le temps, j’avais fini par ne plus faire confiance aux gens. Et maintenant, plus que les autres fois, je devais me montrer sur mes gardes. Il n’était plus seulement question de moi, mais d’une petite vie qui se développait là-dedans et qui n’avait rien demandé à personne. Il m’était de mon devoir de protéger cet enfant et je ne voulais prendre aucun risque. Retourner chez mon beau-père serait suicidaire. Je n’imposerais jamais une telle chose à mon bébé. Il me restait jusqu’à Juin pour trouver une idée. Je savais qu’au pire, mes amis m’inviteraient pendant l’été à venir chez eux. Même si j’espérais trouver une autre solution d’ici-là. Accoucher chez les parents de l’un de mes amis, ce n’est pas vraiment la chose la plus facile à faire. Et puis, je ne voulais pas qu’ils s’imaginent que j’avais une mauvaise influence sur leurs propres enfants. Enfin, il me restait quelques temps pour y penser encore. Je n’étais pas encore prête à accoucher et tant que je ne sortais pas trop de Poudlard, il n’y avait pas de vraiment de risques. Ce sera l’après qui compliquera les choses. « Désolée de vous avoir faite perdre votre temps, je devrais y aller. »
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Lun 21 Mar - 12:26
HJ : je sais que vous n'attendiez plus que moi xD


Vous allez être grand-mère ... Ah non moi je vais être papa

Les choses se passent et se tassent bien souvent, sans jamais plus en entendre parler. Depuis son anniversaire, beaucoup de choses s’étaient passées. Des bonnes comme des mauvaises. Puis, machinalement, les vacances de Noël étaient arrivées pour le plus grand bonheur de certains, mais aussi pour le plus grand malheur d’autres. Chez les Rogue, les fêtes n’avaient pas été si réjouissante que ça. Noël avait été un véritable fiasco, avec les parents absents pour le réveillon et une fiesta improvisée, qui s’était terminée plus tôt que prévu avec le retour des vrais adultes de la famille. La fête ayant pour but de réunir absolument tout le monde, Rogue et Taylor compris, ne s’était pas non plus déroulé dans la joie. Entre ceux qui se demandaient ce qu’ils foutaient là, les autres qui n’étaient pas à leurs aises, ce n’était pas vraiment le tableau idyllique que l’on peut se faire d’une famille heureuse. Quant au Nouvel An n’en parlons même pas, Calvin s’était retrouvé dans une prison Moldue, sans comprendre ce qu’il s’était passé. Le pire étant que sa soeur était avec lui. Le pire ou le mieux, puisqu’elle pouvait témoignée qu’il n’avait absolument rien fait de mal pour une fois.

Avec tout ça, il n’était pas encore parvenu à tenir la promesse qu’il avait fait le soir de son anniversaire. A savoir de faire découvrir à la petite Jezabel tout ce dont elle ne connaissait pas encore des loisirs Moldus. Ca ne lui était pas passé par au-dessus de la tête, il s’en souvenait parfaitement bien. Mais malheureusement, le temps lui avait fait défaut que déjà, il avait repris le train train quotidien des cours.

Avant de s’en aller pour sa première heure, le musicien avait pris soin de donner à bouffer à tous les piafs de la baraque. Ce ne serait pas très recommandé de les laisser crever de faim. C’est qu’ils seraient bien capables d’attaquer le chien du voisin pour se remplir la panse. Au moins, les vacances avaient servi à resserrer les liens fraternels. Il n’y avait pas eu une seule dispute entre les jumeaux, depuis le retour à la normale. Ils s’étaient même entendus sur le programme télé de la veille et ça, c’est vraiment une grande première. La rentrée coulait tranquillement, au même rythme que l’année précédente s’était écroulée. Oui oui, écroulée, c’est bien le mot qui vient à l’esprit de Calvin à chaque fois qu’il met les pieds à l’Université Magique. Il a beau avoir un très bon niveau, pour lui ce n’est qu’une grosse blague qui lui ruine les meilleures années de sa vie. A quand balancera-t-il tout ça ? Certainement bientôt. Prochainement, dans un délai plutôt court. Oui, il en est certain.

Et voilà, un nouveau cours de pratique. Des nouveaux boulets éliminés quasiment aussi vite et Calvin se fait chier. Il sait déjà qu’il sera l’un des derniers à se faire éliminer. Il sait qu’il n’a jamais aucun mal à parvenir à la fin. Et ça le fait chier. Enfin, si tout était si bien prévu, c’était sans compter le Patronus de sa mère qui venait de faire irruption en plein milieu du cours. Soupirant et enfonçant les mains dans ses poches, il se demandait bien ce qu’elle allait pouvoir lui reprocher, alors qu’ils ne vivent même plus ensemble. Et autant dire qu’en quittant l’Université Magique, monsieur Rogue junior ne prit même pas l’initiative de transplaner. Il marchait tranquillement, bien trop tranquillement. Si bien qu’aller moins vite voudrait dire qu’il a été amputé des deux jambes en même temps ou qu’il est mort. Bref, vous avez compris l’idée. Notre cher étudiant prit en plus de ça, le temps de faire un tour par le centre ville de Londres, histoire de se payer un café à emporter et le vendeur de beignets n’a pas eu son pareil pour le faire céder à un bon gros Donut au chocolat.

C’est donc armé de son café bien chaud et de son Donut maintenu entre ses dents, le temps de taper le code de la cabine téléphonique, qu’il arrivait au Ministère de la Magie. Autant dire qu’il déteste cet endroit. Et y aller en prenant son petit déjeuner, c’était une marque d’irrespect sur laquelle, il jouait. Il connaissait bien l’étage où se trouvait sa mère, mais il s’amusait à prendre son temps, même lorsqu’il entra dans l’ascenseur, continuant tranquillement de gober son Donut.

« C’était bon mais court, j’aurais dû en prendre un autre. »

Dit-il en prenant soin de se lécher les doigts, alors que la vieille Sorcière à ses côtés, le regardait comme s’il débarquait tout droit d’une autre planète. N’étant plus qu’armé de son café bien chaud, dont il faisait exprès un boucan horrible à chaque gorgée, il finit enfin par montrer le bout de son nez dans le bureau des Aurors. A peine arrivé, qu’il remarqua la présence de Jezabel. Et là, tout de suite, les choses devenaient plus intrigantes. Ce n’était quand même pas parce qu’il n’avait pas eu le temps de l’emmener au cinéma comme promis, qu’elle était venue se plaindre à sa mère ?

« J’allais égayer le bureau d’un joyeux bonjour, mais vue ta tête, ça ne semble pas en être un … de … bon jour … »

Tenta-t-il discrètement pour détendre l’atmosphère en voyant la tête de sa mère.
 
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Alicia Rogue
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Lun 28 Mar - 15:21



Vous allez être grand-mère...
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Nombre de ces soirées avaient eu pour but de canaliser ces sentiments, de ne pas se laisser ensevelir par cette puissance dévastatrice. Force était de constater que malgré l'habitude, ou sa force de caractère, ce n'était pas aisé en toutes circonstances. En ce jour si particulier, mu par des informations pour le moins exceptionnel, Alicia avait tout bonnement lâché prise. Une surprenante faiblesse qu'elle regrettait déjà. Commettre une erreur était une chose, réaliser qu'on s'était trompé et chercher à la réparer, une tout autre histoire. C'était pourtant ce que la brune essayait vaguement de faire. À l'instant même où la colère pure et simple avait quitté ces veines et qu'elle prenait conscience des termes dont elle avait usé, elle savait qu'elle avait fait un faux pas. Il était pourtant peu nombreux et elle ne serait dire pourquoi, aujourd'hui tout particulièrement, mais c'était ainsi. Elle donnait une image d'elle totalement étrange et décalée par rapport à sa personnalité, une image faussé, biaisé et complètement détestable à la jeune femme. À la place de Jezabel, elle se serait surement déjà révolté et aurait claqué la porte en disant quelque chose comme "soyez déjà contente que je vous prévienne". Merlin, elle aurait encore plus mal réagi. L'ex-Serdaigle avait dérogé à tous ses principes, emportés par la surprise et une journée sans doute pas optimale. Mais malgré tout, elle tentait un revirement, un changement de situation, essayant de reprendre contenance, de redevenir l'auror sympathique et la mère protectrice qu'elle était. Un coup dans l'eau, la Serpentard ne semblait pas prête à se laisser attendrir par ses suppliques. Sans doute son avis était-il déjà fait. Malheureusement.

Il faudrait plus de temps pour que les deux femmes n'en reviennent à de meilleures dispositions, et ce même si la future mère répondait sans agressivité à ces questions familiales. Encore un point sombre et nébuleux de soulever, encore un poids qui tombait un plus. Encore des problèmes à gérer. Cette fois, l'employée du ministère avait dû s'assoir, cherchant à savoir si les dire de sa vis-à-vis pouvait être corroborée, ou si elle était certaine. Parce que si les mangemorts se mêlaient de l'histoire, il allait falloir mettre très vite les choses aux claires, mais surtout la protéger de son père. La situation critique qui étaient la leurs semblait devenir encore plus instable. Il ne manquait vraiment plus que ça. Enfin, la fille a la chevelure de feu n'y pouvait rien, elle ignorait tellement de chose. Elle n'avait sans doute pas conscience que de parfaite anonyme, qu'on maintenait comme de la vermine, elle allait revenir au centre d'un intérêt crapuleux, pour naissance de futur serviteur. La pauvre. Le bordel. Sa main passa dans sa nuque, essayant de calmer les tensions qui agitait son corps, d'apaiser son esprit. Il faudrait discuter de tout cela, de comment prendre les choses, d'anticiper, de se préparer pour ne pas sombrer. Par instinct de protection, parce que maintenait qu'elle le veuille ou non, la jeune Slate allait lier son sort à celui de Calvin, elle l'étendait à elle. Elle savait qu'elle devait avoir peu de crédit à ses yeux, pour son comportement emporté passé, mais elle voulait faire comprendre que son aide et ses questions étaient vrais. Son regard noisette, accroché au sien, était d'ailleurs parfaitement sérieux quand elle lui proposait de trouver une solution pour que jamais plus il ne la fasse souffrir, d'une quelconque manière que se soit.

Bien que n'ayant plus envie d'être là, la rouquine finit par lui répondre, anéantissant tout espoir d'erreur, en parlant de marque des ténèbres. Son regard sembla plonger vers son bureau avant de se relever, comprenant sans mal pourquoi Albus l'avait cru. Pourtant sa certitude vira à l'interrogation quand elle sous-entendu qu'elle ne pouvait rien faire pour elle? Ah bon? Légalement, elle pourrait mais elle ne devrait jamais être reliée à son arrestation, jamais. Ou alors elle le pourrait en usant des règles intrinsèques aux mages noirs... Mais avant de parler de leurs situations, avant qu'elle n'ouvre les yeux sur leur famille, leur double jeu, qu'elle prenne conscience de qui était son amant, ces beaux frères, belle sœur et les autres, il faudrait qu'elle parle à Calvin. C'était à lui de lui expliquer, pas à elle. Cependant, alors qu'elle pesait le pour et le contre, tentant de raisonner, la gifle arriva. La jeune Slate leur balança leur incompétence à son visage, glorifiant les anarchistes. Elle serrant les dents, crispa la mâchoire mais ne broncha pas. Décidément, il s'était bien trouvé avec Calvin, anarchistes à ces heures. Fondamentalement, elle ne détestait pas ces trublions, ni leur idée. Elle réprouvait juste la méthode mis en place pour les faire entendre au monde. Et a présent leur lien ridicule avec l'inquisition. Mais les piques comme celle-ci, elle en avait tellement entendu que ce n'était pratiquement plus vexant. Elle ne comptait d'ailleurs plus les articles diffamatoires qu'elle avait lu sur leurs comptes. Les cris de rage de parents en colère ou les gens qui vous insultait dans la rue. Croyaient-ils vraiment que c'était facile comme combat? Croyaient-ils qu'ils avaient la solution-miracle? Ils faisaient le maximum, tous les jours. Elle se laissa retomber contre son dossier, croisant doucement les bras.


-Je comprends votre colère. Parce que c'est vrai, vous avez raison, on devrait faire plus, agir mieux, trouver d'autres méthodes, mais nous aussi nous sommes régis par les lois et les décisions de Goldstein. Croyez-vous qu'être auror est facile? Qu'ils se laissaient piéger de gaité de cœur? Nous faisons notre maximum pour protéger Londres. Je ne vous laisserais pas dire le contraire. Maintenant, que vous misez sur l'anarchie ne me dérange pas, mais ne le crier pas en ces lieux, Miss Slate... Concernant ma proposition, n'aillez crainte, je ne vous laisserais pas y retournez et je trouverais plus efficace qu'une menace d'Hellson....

Son ton était redevenu sérieux et maitrisé, complètement assuré. L'auror était entièrement de retour, maintenant qu'elle était parvenue à oblitérer le sujet bouillant qu'elle venait de lui servir, à savoir la naissance prochaine d'un enfant. Cependant, elle se retient d'aller plus loin dans son explication. Parce que avant cela, il faudrait voir jusqu’où ils pourraient lui faire confiance, et même savoir comment Calvin se positionnerait, avant de s'avancer. Elle ne voulait pas mettre sa famille en péril, pour des possibles révélations à une jeune femme qui était loin d'être capable de se protéger l'esprit. Le jeu n'en valait pas la chandelle. Alors qu'elle partait dans ces réflexions, la voix de l'écolière lui revenait à l'oreille, souhaitant tirer sa révérence, s'excusant d'être venue. C'était encore avec ce genre de parole qu'elle réalisait à quel point, elle avait fait erreur. Alicia voulut ouvrir les lèvres, lui dire qu'elle n'avait pas à s'excuser, en somme dire quelque chose d'intelligent, mais elle n'en eut par le temps. Parce que des bruits de pas arrivaient dans leurs directions, augmentant au fils des secondes. Plus par réflexe, que par réelle inquiétude sur le potentiel arrivant, la femme de Severus gardait son regard en direction de l'entrée. Il ne fallut pas attendre bien longtemps avant de voir la silhouette de Calvin s'y découper, pourléchant ces doigts de sucre et un café dans les mains. Parce qu'en plus monsieur semblait avoir pris tout son temps pour venir. Il débarquait comme une fleur avec un sourire moqueur, oubliant toute bienséance. Elle retient de justesse de pousser un soupire et elle respira profondément. Son regard noisette c'était rivé au sien, alors qu'il semblait si joyeux. Il n'était cependant pas si idiot que cela, car il remarqua très vite que la situation ne prêta pas à rire. Ce qu'il tenta pourtant. C'était bien l'hôpital qui se fichait de la charité, elle envoyait un patronus et il lambinait! Merlin mais qu'avait-elle fait pour mériter des enfants pareils?. Elle se redressa dans son fauteuil, alors qu'il pénétrait dans le bureau.

-Ravie de te voir si promptement, Calvin. Un détour urgent au Starbuck, peut-être? Ce fut de cette manière qu'elle l'accueillit. Inutile de dire qu'elle avait effectivement déjà vécu de meilleures journées, mais des pires aussi. D'un geste calculé, elle présenta la jeune demoiselle face à elle. Je suppose que tu connais Jezabel?

Alicia faisait plus d'un effort pour maitriser sa voix, tentant de ne rien laisser transparaitre. Elle ne voulait pas recommencer dans ces travers aussi vite. Après tout, le pauvre allait se ramasser une sacrée gifle dans la figure dans à peine quelques seconds, ça méritait qu'elle attende avant d'ouvrir les hostilités. Cependant, elle ne pouvait pas s'empêcher de se sentir à nouveau en colère face à son manque total de prise de conscience. Ne lui dite pas qu'avec le nombre de conquête qu'il avait pu avoir, il n'était pas capable de réaliser la nécessité de prendre ces précautions? Bref... Son regard se tourna vers la jeune fille, comme pour l'inciter à reprendre la parole. Ce n'était sans doute pas comme ça qu'elle aurait aimé le lui annoncer, mais cela ne devait surement pas être à sa mère de le lui annoncer. C'était mieux venant de ces lèvres. Puis, au moins sa présence pouvait la rassurer quant à ces potentielles réactions disproportionnées. Ou pas, au vu de comment elle devait la considérer.

-Voulez-vous que je vous laisse quelques instants?

C'était sincère. Alicia avait toujours été de celle à ne pas s'imposer et c'était exactement le genre de circonstance ou parfois vous vous sentez vraiment de trop. Il faut dire qu'elle n'aurait pas vraiment apprécié qu'il y aille un troisième protagoniste, lorsqu'elle avait annoncé qu'elle était enceinte. C'était déjà suffisamment stressant comme cela, sans devoir ajouté quelqu'un en plus.



It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do. + fucking face.



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Jezabel Slate
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Mer 30 Mar - 22:13

❝ Vous allez être grand-mère ❞
- Alicia & Jezabel -
Une maman porte son enfant 9 mois dans son ventre, 2 ans dans ses bras et toute la vie dans son coeur.
Tout ce que j’avais fait aujourd’hui, en me décidant par venir dans cet endroit, ce n’était nullement pour moi, mais pour mon bébé. Cet enfant n’a rien demandé à personne, il n’a même pas demandé à être conçu, mais c’est son droit de pouvoir un jour venir au monde, respirer, mais surtout être protégé. C’était pour ce dernier point que j’étais arrivée au Ministère de la Magie. Calvin peut être adorable lorsqu’il le veut, mais il a également un très mauvais caractère. Je l’ai vu plus d’une fois piquer des crises dans la Salle Commune de la Maison Serpentard, lorsqu’il était encore à Poudlard. Je craignais qu’il refuse de reconnaitre sa paternité et je m’étais dit qu’en prenant le parti d’en parler à sa mère en premier, il ne pourrait pas nier l’évidence. Mais si je ne m’étais pas attendue à ce qu’elle saute de joie bien sûr, je ne pensais pas que les choses allaient se passer aussi mal. Enfin, quelque part, je l’avais sûrement mérité, sauf que ma vie personnelle, ou plutôt familiale, venait d’être mis sur le devant de la conversation. Je n’étais pas très à l’aise de parler de tout ce qu’il m’était arrivé par le passé, c’est pour ça que je préférais rester évasive même si je donnais tout de même les détails que je pensais nécessaire. Ma famille, je n’en avais pas c’est simple. Je ne pouvais compter sur personne de mon côté, c’était pour ça que je m’attachais à l’idée que les Rogue pourraient accepter cet enfant. Mais je crois que je m’étais trompée, puisque la discussion tournait malheureusement autour de tout ce qui était politique. Mon avis était tout fait à ce sujet et peu importe que la grand-mère de mon bébé soit Auror, mon point de vue n’est pas prêt de changer. Je me suis tournée plus d’une fois vers le Ministère de la Magie pour que le meurtre de ma mère soit puni. Personne ne m’a prise au sérieux. Absolument personne. Ils ont laissé une adolescente aux mains d’un tortionnaire par manque de preuve. Quant au Professeur Dumbledore, les personnes travaillant dans cet endroit, ont trop tendance à le prendre pour un vieux fou sénile et lui non plus, ils ne l’ont pas écouté. Alors pourquoi continuerais-je de croire en la Justice et en les Aurors ? C’était irrévocable pour moi. « Croyez-vous franchement que d’enfermer des meurtriers, alors qu’aucune prison ne peut résister à leur maître, est suffisant ? Permettez-moi d’en douter. Si mon beau-père finissait à Azkaban, qu’à cela ne tienne, Vous-Savez-Qui l’en fera sortir aussi vite et là, ce n’est pas seulement ma vie qui sera en danger, mais également celle de mon enfant. Avec tout le respect que je vous dois, je n’ai plus aucune confiance en la justice. Et Hellson a prouvé qu’il pouvait rivaliser avec les plus grands. » D’autant plus qu’à présent, il est de notoriété publique qu’il a une aide non négligeable. Mais j’imagine que c’est le genre de discours qu’elle a l’habitude d’entendre, surtout que son fils est lui-même un Anarchiste. Alors je ne comptais pas m’étaler plus sur ce sujet. Je n’étais pas venue chercher une aide sur ce plan-là de ma vie, je m’étais résignée depuis longtemps, mais bien pour pouvoir annoncer ma grossesse à Calvin. Le reste, j’ignorais encore comment je m’en sortirais, mais ce qui est certain, c’est que la Justice ne m’aiderait pas sur ce point, elle ne l’a jamais fait. Parfois, j’ai l’impression que dans notre monde, c’est devenu du chacun pour soi. Pour moi, ça l’a toujours été depuis le jour de ma naissance, même si ma mère a essayé de me protéger de mon beau-père.

Mais pour couper court à la conversation, comme j’avais l’impression que de toute façon j’avais faite une erreur en venant jusque là, je m’excusais du dérangement et je m’apprêtais à m’en aller. Sauf que Calvin choisit justement ce moment pour débarquer avec un café en main et visiblement du sucre sur les doigts. Je n’avais pas eu l’occasion de lever mon postérieur plus de quelques centimètres du fauteuil, que je me re-laissais à nouveau tomber dedans. Je me sentais pâlir et si je le pouvais, j’aurais disparu en un claquement de doigts ou alors j’aurais glissé sous le bureau pour me faire oublier. Mais ce n’était visiblement pas possible puisque la mère de Calvin rappela d’un seul coup ma présence. Je le savais là, à quelques mètres de moi, mais je ne l’avais pas regardé, craignant le pire, n’osant pas surtout.

Mon coeur se mit à rebondir dans ma poitrine. J’avais l’impression de ne plus entendre que lui. Si seulement, je pouvais tomber dans les pommes, ce ne serait pas plus mal. Aucun mot ne parvenait à franchir la barrière de mes lèvres. Je n’avais même pas essayé il faut dire, pas même lorsque la femme de mon Directeur de Maison me regarda avec insistance pour que je me lance dans mon explication. J’en étais totalement incapable. Ce n’était pas le moment, même si je sais pertinemment que ça ne le serait jamais. Mais il faudra bien que je le lui dise un jour. Avant l’accouchement de préférence. Ce n’est pas comme si j’avais toute la vie devant moi. Par contre, si je n’étais pas en mesure de saisir l’opportunité qui se présentait, ce qui était certain, c’est que je ne voulais pas rester toute seule avec lui. Comment j’étais censée le lui avouer ? « Non, non, ne partez pas. » Surtout que s’il tenait de sa mère, Calvin risquait de me faire la même crise qu’elle m’avait faite quelques minutes plus tôt. Je ne souhaitais pas vraiment remettre ça. Je préférais largement qu’elle reste, au moins peut-être qu’ils finiront par s’engueuler et m’oublieront. Comme ça, de cette façon, je pourrais me sauver discrètement sans qu’ils ne s’en rendent compte.

Mais pour le moment, je devais faire quelque chose ou plutôt dire quelque chose. J’avais l’impression de sentir le regard de Calvin dans mon dos et je ne pouvais pas laisser le silence s’installer. Je fermais alors les yeux pendant quelques petites secondes, inspirant profondément comme pour me donner du courage. Plus vite je le faisais, plus tôt j’en serais débarrassée. C’était un peu comme un pansement. Plus vite on le retire, moins longtemps ça fait mal. Encore fallait-il que je trouve comment le dire sans m’enterrer un peu plus.

En rouvrant les yeux, je tournais la tête vers le principal intéressé, ayant grand mal à remonter mon regard jusqu’à son visage. « Je suis enceinte et c’est toi le père. » Voilà c’est fait et bizarrement, je ne me sens pas mieux pour autant, au contraire.
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Calvin Rogue
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Jeu 31 Mar - 9:46

Vous allez être grand-mère ... Ah non moi je vais être papa

Calvin est ce que l’on appelle couramment un adulescent. Ce terme n’est pas sorti de nul part. C’est une façon d’être qui est de plus en plus répandue à notre époque. Alors que la génération de ses parents se fiançait lors de leur dernière année d’études pour ensuite se marier et fonder une famille dés l’obtention de leurs ASPIC, les jeunes d’aujourd’hui font trainer l’adolescence même une fois les dix-sept années d’existence passées. C’est en plein dans cette période que Calvin Rogue se trouve et il s’y sent bien, malheureusement. Il sort, fait la fête, ne prévoit pas de faire des économies et encore moins de fonder une famille. Il n’a pas dans l’idée de devenir sérieux, alors que ce mot rime avec ennuyeux. Comme beaucoup d’autres jeunes de son âge, il continue à se comporter comme un adolescent, à la différence que maintenant, lorsque ses parents lui tombent dessus, il n’hésite pas à leur rappeler qu’il est majeur, bien que pas forcément vacciné pour tout, les piqures n’étant pas son truc.

Alors qu’il a encore quelques années, les gens craignaient l’entrée de leurs enfants dans la période critique de l’adolescence et des crises existentielles qui vont de paire, cette toute nouvelle étape - qui tant à se répandre de plus en plus - est bien plus terrible que toutes les autres réunies. Parce qu’il faut être honnête, on arrête pas d’être parent sous prétexte que son gamin vient de souffler sa dix-septième bougie. On continue à s’inquiéter et même bien plus qu’auparavant, puisque souvent comme Calvin, ils ont quitté le cocon familial. Ce n’est pas l’emprise qui disparait, c’est l’impression que l’enfant glisse entre vos doigts et que quoi que vous fassiez, il est impossible de le récupérer. C’est une partie de vous - souvent la meilleure à vos yeux - qui s’envole malheureusement tout en faisant tout un tas de conneries au passage. Auront-ils de quoi payer leurs factures, manger à leur faim ? Toutes des questions qui hantent bien des esprits parentaux qui, parfois, auraient tendance à les rendre parano au point de ramener leur progéniture par la peau du cul dans leur maison. Mais peu le font. Ils n’en ont malheureusement plus le pouvoir. Et il est quasiment certain que les parents de Calvin ont déjà imaginé l’hypothèse de le cloitrer quelque part dans leur manoir, jusqu’à ce qu’il prenne un peu de jugeote.

Malheureusement, les adulescents ne se rendent pas compte tout de suite de tout ça. Ce n’est qu’à leur tour dans l’engrenage de la vie, que tout devient soudainement plus logique, plus clair aussi. Pour le moment, comme justement notre second fils Rogue, beaucoup s’imaginent que leurs parents ne sont que des casses-couilles, toujours sur leurs dos, ne voulant pas les laisser grandir. Oui, c’est ce que Calvin pense assez souvent quand il se fait engueuler par l’un ou l’autre. Et dans un monde où les camps définissent parfois votre mort, c’est encore plus vrai. Certains parents décident pour leurs enfants, alors que d’autres subissent leurs choix sans pouvoir les recarder. Encore une fois, c’est dans cette seconde partie que notre cher Calvin se trouve. Un jour, il retrouvera ses parents avec une camisole de force. A lui tout seul, il va les rendre complètement dingue, alors rappelez-vous qu’il a un frère et une soeur. Les pauvres parents.

Mais pour le moment, tout allait de travers dans la vie de notre cher musicien. Il ne pouvait pas dire le contraire, rien que le mois écoulé était plus que parlant. Décembre est censé être à la fête, mais pour lui ça avait été un véritable fiasco. Ses petits cousins n’ont rien trouvé de mieux que d’empoisonner un mec peu de temps avant les vacances de Noël. Vacances qui se sont passées. Oui oui, elles se sont passées … N’en rajoutons pas. La fratrie Rogue a encore faite des siennes en faisant la fête et même en y invitant Albus Dumbledore. Une chance qu’ils n’aient pas eu envie de fêter l’anniversaire de Lord Voldemort le dernier jour du mois. Peut-être était-ce seulement parce qu’ils ignoraient sa date de naissance. Attendons-nous au pire quand il s’agit de la progéniture de Severus. Et le Nouvel An, bien que ce ne soit nullement de sa faute, était un véritable échec. De un : notre Edwin national qui ne trouve rien de mieux que de le planter pour une nana. De deux : la fête qui vire à la catastrophe, ces imbéciles de Moldus qui font n’importe quoi et frère et soeur Rogue se retrouvant en taule ! Et voilà que le jour de la rentrée, sa mère le faisait rappliquer illico-presto au Ministère de la Magie. Autant dire qu’il ne le sentait pas du tout. Mais alors pas du tout. Le café était donc nécessaire et se remplir l’estomac également. D’ailleurs, il se demandait si elle n’était pas au courant pour le cadavre de Poudlard. C’est aussi pour ça qu’il avait pris tout son temps. Mais visiblement, en arrivant, c’était une toute autre surprise qui l’attendait. Il était loin de s’imaginer que Jezabel se trouverait là, dans le bureau de son Auror de mère. Ce que l’on peut dire au moins, c’est que son entrée tardive avait été plus que remarqué et son humour était passé à la trappe. C’est que Maman Rogue n’avait pas l’air très contente de le voir.

« La famine touche des milliers de personnes de nos jours, tu ne voudrais pas qu’elle s’attaque aussi à ton fils … Tu m’excuseras, mais les cris de mon estomac ont été plus forts que ton patronus. »

Faire preuve d’humour n’était peut-être pas vraiment recommandé. D’ailleurs sa mère sauta aussitôt sur l’occasion de lui demander s’il connaissait Jezabel. Son regard suivit lentement le geste du bras d’Alicia, jusqu’à atterrir sur la jeune femme présente. Evidemment qu’il la connaissait et la soirée de son anniversaire eut don de lui revenir en pleine tête. Pourquoi était-elle là ? Avait-elle mal pris qu’il n’ait pas eu de temps à lui accorder durant les vacances et cherchait-elle à lui apporter des ennuis ? L’espace d’un moment, il avait craint qu’elle ne raconte qu’il l’avait fait boire pour abuser d’elle. Il sait que nombre de filles utilisent le viol pour punir les garçons - même ceux qui n’ont rien fait de mal.

« Oui. »

Ce simple mot répondait à la question de sa mère non ? C’était amplement suffisant, même si pour le coup, il n’avait rien trouvé à dire de plus. Restant debout, un air interrogateur glissant durant quelques instants sur son visage, il était complètement paumé. Mais l’Auror brisa à nouveau le silence qui tentait de s’installer, en demandant s’ils voulaient rester seuls. Calvin n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche que Jezabel répondit aussitôt par la négative. Réponse qui lui fit arquer les sourcils de surprise. Ok, d’accord, donc maintenant, il fait peur. De mieux en mieux. Elle avait moins peur de lui dans son lit. Mais c’était tellement imprévu tout ça, que Calvin dût lutter pour ne pas avoir recourt à une mimique lui venant tout droit de son patriarche. Mais il finit par capituler face à sa propre personne, plissant des yeux tout en regardant la jeune Serpentarde, qui ne s’était toujours pas retournée, pas même pour le saluer. Vilaine fille va.

Puis d’un seul coup, sans qu’il n’ait le temps de le voir venir, la demoiselle tourna enfin la tête vers lui. Elle avait cet air grave sur le visage, comme si elle allait lui annoncer la fin imminente du monde. Ah non pas ça ! Elle devait lui avoir refilé une maladie sexuellement transmissible. Ou à l’inverse c’est lui qui l’avait contaminé ? Tout ça par la faute de Edwin en plus. S’il ne lui avait pas parlé de piqure dans le cul, sans doute qu’il serait à jour dans ses vaccins et qu’en prime il aurait fait des dépistages au cas où. Mais finalement, la demoiselle desserra enfin les dents pour lui lâcher une bombe. Enfin là, c’était même pas une bombe, c’est une grenade en pleine gueule qu’elle venait de lui envoyer. Encore un peu et ça aurait fait BOOM.

Une mouche aurait faite trop de bruit d’un seul coup. Calvin encaissait la nouvelle. Enfin non, ce n’était même plus sûr qu’il était présent. Son corps était bien là, mais son esprit venait d’avoir un bug, son coeur un raté et le temps pouvait s’écouler qu’il ne le remarquerait même pas. Enceinte ? Ce mot tournait en boucle dans sa tête, alors que peu à peu, il sortait de cette fulgurante léthargie. S’il n’avait pas eu autant de maitrise de lui-même, sa mâchoire se serait sans doute écrasée à ses pieds. Il ne pouvait simplement pas nier l’évidence. Les années passées au château avaient suffi à connaitre cette fille. Ce n’était pas le genre à s’envoyer n’importe qui. Elle était même vierge avant de passer dans ses bras. Alors loin de lui l’idée de remettre en doute ses paroles en disant que c’était un autre le père, non. Si elle était enceinte, c’était bien de sa faute. Ah bah finalement, il aurait peut-être préféré lui refiler une maladie. Au moins, il pouvait être certain que ses petits soldats faisaient du bon boulot. Et pouf du premier coup.

Durant toute sa réflexion, son regard n’était pas parvenu à quitter le visage de la demoiselle. Non valait mieux pas. S’il venait à tourner vers sa mère, il craignait qu’elle lui balance un truc à travers la tronche. D’ailleurs, il n’avait pas pris le temps de regarder si elle avait des stylos, plumes ou même une agrafeuse à porté de main. Oui on peut traduire ça par un : papa, au secours, maman elle fait peur. Mais bien sûr, Severus n’était pas présent.

« Oh … »

Excusez la pauvreté de son vocabulaire dans cette réponse, mais il était bien incapable de faire une phrase avec un sujet, un verbe et un complément, même la plus petite qui soi. Sauf que ce petit mot de deux lettres allait sûrement suffire à réanimer la conversation, discussion, engueulade ? Et rien que d’y penser, il avait enfin fini par tourner la tête pour voir la réaction de sa mère qui, visiblement, était déjà au courant. D’ailleurs, pourquoi elle l’était avant lui ? Il fait si peur que ça ?
 
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Alicia Rogue
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Sam 9 Avr - 21:26



Vous allez être grand-mère...Ah non, moi je vais être papa
Ft. Jezabel Slate & Calvin Rogue

Complexe. Inextricable. Problème cornélien. Les mots couraient à loisir, pour définir ce qu'était devenue la situation en Angleterre. Pas un seul jour ne passait sans que les déboires politiques ne s'inscrivent, en gros titre, dans la gazette des sorciers. Sans que cette guerre des clans ne fasse des victimes. Ravissant la vie à de jeunes adolescents, souhaitant juste faire valoir les idéaux. Ils n'avaient d'ailleurs rien de mieux pour une société que d'être booster par sa jeunesse, que d'ouvrir la voie à de nouveaux modes de penser. Or en ces temps sombres, le choix était plus que diversifié. Bien trop que pour être efficace, s’éparpiller n'était jamais la solution. Le ministère restait un choix de logique, une valeur sur qui pourtant ne parvenait plus à séduire, ne parvenait pas à maintenir cette fragile paix et surtout pas à la ramener. Les mangemorts, quant à eux, récoltaient les faibles où les plus douées, que se soient par convictions d'être une élite sociale ou par la peur et la menace. Plus tempéré, les anarchistes. Les idées de leur leader n'étaient pas mauvaises, elles étaient mêmes bonnes, même si elles bouleverseraient des habitudes millénaires, pour ce qui était de Poudlard et risquait de provoquer une nouvelle chasse au sorcier en se révélant au moldu. Jouant de ce principe, des nouveaux challengers était entré dans la danse, remettant au gout du jour le bucher et la mort sans procès équitable. Arrivée subtilement par la force, en plein après des périodes de deuil douloureuses pour de nombreuses familles, ils avaient tous du parti tentant, la réponse exclusive au mal qui rongeait Londres. Mais elle ne le voyait pas de cet œil-là, et elle espérait que les vestiges de l'ordre du phénix, la meilleure alternative à son gout, continue cette voix pacifiste et cette bienveillance qui était à la base, leur crédo.

Comme on pouvait le constater, il y en avait de tous les gouts, pour tout style. De quoi créer une multitude de problème, notamment dans les familles ou les avis divergents totalement. C'était le cas de la sienne, c'était le cas de celle qui était devenu sa "belle-fille". Voilà qu'en plus d'être noyée dans un problème, de devoir gérer une grossesse imprévue à Poudlard, elle écopait d'un père mangemort, abusif, et elle allait devoir se plonger plus profondément encore dans cette noirceur. Certes, Severus et Alicia faisaient toujours leurs maximum pour éloigner leurs enfants de ces obligations, de ce monde, mais cela ne durerait pas peut-être pas indéfiniment. Surtout si le côté anarchiste du premier se faisait entendre. Mais loin de là était leur problème, pourtant, c'était vers ses divergences d'opinions que cela avait déviée. La jeune Jezabel refusait de voir la main tendue qu'elle lui offrait, préférant les traiter d'incompétents, de vieux bureaucrate au cul visé sur une chaise, n'agissant jamais. Les premières fois que ce genre de piques acerbes et cruels vous atteignait, le prendre mal était inévitable, mais à la force, c'était presque lassant. Ces attaques glissaient sur sa carapace. La brune avait choisi les aurors pour aider les gens, pour les autres, pour apporter sa pierre à l'édifice, mais c'était devenu compliqué et impossible. Tout le monde leur mettait des bâtons dans les roues, surtout la loi, en elle-même. Pourtant, elle avait voulu se montrer magnanime, juste, calmée, plus sensé, lui promettant de l'aider, de ne pas la laisser tomber. Bien sûr, elle avait en travers de la gorge cette nouvelle, cela risquait même d'exploser encore à plusieurs reprises, de causer des tracas, des froids, de la friction, mais elle savait aussi une chose: Elle ne fuirait pas...

La famille était un point tellement important pour elle, qu'elle ne pourrait l'occulter. Sa colère finirait par redescendre, un jour ou l'autre, puis elle voudra le bonheur de ses enfants. Par la même occasion, les aider dans cette voix, faire la paix avec la demoiselle. Et ce même si ces gosses avaient déjà épuisé toute sa dose de patience, ou continuaient à enchainer connerie stupide, sur bêtise monumentale. Elle ne perdait pas espoir de les voir se raisonner. Mais malgré tous ces problèmes, se coté acculé, elle avait été sincère. La serpentarde ne le comprendrait pas maintenant, mais elle espérait qu'avec le temps, si elle le souhaitait encore, quand le raz-de-marée sera passé et avalé, elle les laisserait agir. Quoi qu'il en soit, même si elle avait l'habitude des claques sévères et des bravades importantes, il n'en restait pas moins qu'Alicia avait son ego et sa fierté. Deux points peut remarqué mais qui se faisaient pourtant sentir quand elle tenta de défendre le ministère. Bien que dans le fond, ce n'était pas l’institution, en elle-même, qu'elle voulait protéger et sauvegarder -elle avait besoin d'un grand tri par le vide et d'une bonne restructuration- mais plutôt son métier. Sa volonté et celle de ces collègues de faire leur maximum. Cependant, elle prêchait dans le vide, elle aurait même dû le savoir plutôt vu les réactions de son fils, quand la même conversation était tombée. Il avait été intraitable, elle aussi. La seule chose qui la fit sourire, c'était le piédestal sur lequel elle mettait Hellson. Pour elle, l'homme avait surtout eu de la chance et il était suffisamment prudent et retords que pour ne pas se faire prendre. Quoique son intelligence était remise en question depuis qu'il s'était allié avec Margot Woosley. Que soit. Ce débat était inutile et resterait stérile.

Cette impossibilité de reprendre et le malaise compréhensible de la jeune élève conduisit leur rencontre à sa clôture. Une volonté qu'émettait Jezabel, non sans un rappelle sur son comportement déplacé, passé. Les mots essayant de la retenir n'eurent pourtant pas le temps de franchir ces lèvres, que du mouvement à l'extérieur de l'enceinte se fit entendre. Très vite, la silhouette du second concerné faisait irruption. Calvin avait mis du temps, mais il était arrivé à point nommé, pour ne pas manquer la jeune fille. La mère de son fils. C'était encore une réflexion qui lui était difficile, qui déboulait comme un boulet de canon sous son crâne, foudroyant tout sur son passage. Sa compréhension restait difficile et ardue, son cerveau en ébullition faisait aller ces émotions au yoyo. Son regard tourné vers la porte d'entrée et le cadet des jumeaux, elle ne bougeait pas. Intense, fixé sur lui, il semblait comprendre que la situation était tendue mais il préférait quand même y jouer d'humour. Autant dire que cela ne passa pas aux yeux de la mère de famille, qui le lui fit comprendre. Croyez-vous que cela avait encore un effet sur son fils? Bien sur que non! Incapable de faire autrement, il renchainait sur ses bêtises. À l'entendre, elle le trouvait encore plus égoïste, complément décalé...Franchement, comment allait-il être capable de devenir père? D'assurer un avenir à autrui, alors que le sien était incertain? Qu'il ne savait pas boucler les fins de mois? Son dos se laissa tomber sur le dossier, alors que la femme de Rogue, laissait ces ongles courir sur le bois de son bureau, signe d'énervement. Sa voix reprit impassible, tranchante.


-On a au moins le mérite de voir quels sont tes priorités dans la vie : Ton estomac. Quant à la famine, elle ne peut mal de te toucher, vu que tu fais du service à domicile...

Son ton avait beau être parfaitement maitrisé, le jeune musicien ne serait pas dupe quant à la douce ironie qui régnait dans ses phrases. C'était dit et c'était fait, la matriarche appréciait très peu cette entrée en matière, qu'elle considérait comme ratée. Surtout que cette dernière réplique voulait en dire bien plus qu'il n'y paraissait. Alicia tentait de lui faire comprendre qu'elle n'ignorait plus leur petit trafic illégale de nourriture. Un plan qui consistait tout bonnement à prendre leurs victuailles dans ces réserves à elles, lorsque leurs poches étaient trouées. Aucune autre soufflante n'avait atterri à leur encontre, mais ils étaient prévenus que ce n'était plus option à prendre, ou alors il faudrait se résoudre à demander de l'aide. Quoi qu'il en soit, les besoins en nourriture de ces descendants étaient loin d'être le plus grave des problèmes, ou le plus préoccupant. La jeune demoiselle, à la chevelure de feu, avait des nouvelles détonante, qui les plongeait tout dans la même galère. Autant dire que depuis quelques années, ils sortaient littéralement les rames pour s'en sortir. En tout cas, elle comptait profiter de l'occasion de les avoir tous les deux sous la main, pour pousser la jeune demoiselle vers son destin. Elle qui souhaitait une occasion en or pour avouer à Calvin sa paternité, devait la saisir au vol. Évidemment, cela la rendait mal à l'aise, elle voyait à nouveau son visage pâlir et sa mimique reprendre comme au tout départ, elle se contenta pourtant du silence.

Néanmoins, Alicia commençait à penser que sa présence était de trop. Partant de ce principe, la future quadragénaire proposa de s'éclipser pour leur laisser un peu d'intimité, geste que Jezabel refusa directement. Bon. Très bien. Elle se rassit, tandis que le brun suspicieux l'observait avec un regard digne de Severus. Sachant pertinemment que, là, elle gagnait à se murer dans le silence, Alicia se faisait oublier, prête à rebondir. Puis enfin, lentement, la demoiselle se tourna vers lui. Un pas, deux mots et il fallait sauter dans ce précipice de " J'ai une nouvelle à t'annoncer... Qu'est-ce qu'il y a?...Je crois que...je suis enceinte..." Ce simple mot pouvait vous dévaster une vie et surtout une soirée. Sauf que la demoiselle ne semblait pas plus douée, ou plus douce, avec lui, qu'avec elle, vu qu'elle le lui lâcha tout de go. Suivant le geste, la brune se tourna vers son fils qui était statufié. Si on lui avait jeté un sort, il ne pourrait être plus immobile. Le choc était visible sur son visage, il restait interdit, le regard tourné vers elle, ailleurs. Sans doute le temps que ces paroles fassent leur chemin, que tout arrive à bon port, que tout ce qui en découlait aussi. Bref que la vague passe. Un oh pus sortir de ces lèvres. Oh? Oh? C'était tout ce qu'il trouvait à dire? Merlin, même le directeur de Serpentard avait été un peu plus loquace qu'un pauvre 'oh'. Au moins, la verte et argent pouvait être rassurée, il n'était visiblement pas en état de s'emporter, de crier ou quoique se soit, il était juste sous le choc.


-Oh, me semble effectivement une bonne option pour commencer... Maintenant, fait moi plaisir quand un patronus te demande de débarquer rapidement, viens un peu plus vite. Assieds-toi, Calvin, je crois que vous avez besoin d'en parler...

Non enfaite, ils avaient tous besoin de parler de cette véritable bombe qui avait éclaté. Pour elle, heureusement, le coup de la surprise se dissipait mais cela n'arrêtait en rien tout le capharnaüm qui suivait. À vrai dire, elle ne savait où commencer à présent tant les répliques véhémentes se bousculaient au portillon. Comment il voulait le prendre, ou réagir à ça?



It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do. + fucking face.



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Jezabel Slate
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Lun 18 Avr - 17:24

❝ Vous allez être grand-mère ❞
- Alicia & Jezabel -
Une maman porte son enfant 9 mois dans son ventre, 2 ans dans ses bras et toute la vie dans son coeur.
Les choses n’arrivent jamais au hasard. C’était une phrase que ma mère me répétait constamment lorsque je n’étais qu’une enfant. Il y avait donc une raison à tout ce qui arrivait. Un sens, une opportunité peut-être aussi. Je n’en savais rien, je n’avais jamais vraiment compris ce que ça voulait dire. Je n’avais pas plus cherché que ça non plus. Mais maintenant, je commençais à tenter d’y voir plus clair. J’étais face à mon destin ou je l’ai poussé un peu trop en venant jusqu’au Ministère de la Magie. Aurais-je eu plus de chance face à mon Directeur de Maison ? J’en doute. Je pense qu’il m’aurait accueilli de la même façon que sa femme, si ce n’est pire. A leur place et bien j’ignore comment je réagirais, puisque jusqu’à maintenant, je n’avais jamais envisagé l’hypothèse d’avoir un jour une famille. Je n’ai que seize ans, c’est bien le cadet de mes soucis. Enfin ça le devrait, mais ce n’est pas le cas.

Je me terrais pratiquement dans mon fauteuil, ne cherchant même plus vraiment à me défendre ou quoi que ce soit. Tout ce que je faisais, c’était réfléchir à cette phrase que ma mère me répétait. Mais je n’y trouvais aucun sens, aucun but, qu’est-ce qu’il y avait de bon là-dedans ? En-dehors du fait que l’enfant qui allait naître d’ici quelques mois, était celui du garçon dont je suis éprise depuis plus de six ans. C’était peut-être ça en fait. Le destin m’avait fait une fleur ? Encore faudrait-il que Calvin accepte sa paternité, ce qui n’était pas gagné. Vue l’accueil que sa mère m’avait réservé, je craignais à présent le pire. Et c’est au moment où je voulus écourter la conversation en prenant congé que le principal intéressé débarqua avec son café. De l’ironie de sa part, quelques piques venant de sa mère et moi, je me faisais de plus en plus petite, espérant passer inaperçue. Je pourrais les laisser discuter tranquillement non ?

Sauf que la femme de mon Directeur de Maison ne voyait pas les choses de cette façon. Mon coeur battait si fort que j’avais l’impression que ma tête allait exploser. Alors au lieu de réfléchir à la meilleure façon de lui annoncer la nouvelle, je la balançais d’un coup, partant du principe que comme un pansement, plus vite on l’enlevait, moins longtemps on avait mal. Je l’avais dit. Franchement, brutalement, mais c’était fait. Mais…Calvin ne bougeait plus. Il semblait totalement ailleurs. Je pensais bien qu’il était en train d’accuser le coup et mon regard avait glissé vite fait vers sa mère, qui semblait attendre également une réaction de sa part. Elle arriva pourtant cette réaction, bien qu’elle mit tout son temps. Elle s’était traduite par un simple « oh », puis rien de plus.

La bouche entrouverte, je m’attendais à plus. Je l’imaginais péter un câble ou autre chose. Je l’imaginais réagir encore plus mal que sa mère précédemment. Mais rien. Arquant les sourcils, je tournais la tête vers l’Auror qui semblait tout autant surprise que moi. Elle finit d’ailleurs par se manifester, l’invitant à s’assoir afin d’en parler. Je crois qu’elle devait craindre qu’il ne tombe dans les pommes, puisqu’il était devenu aussi blanc que son père d’un seul coup. Quant à moi, mon regard ne cessait de faire des va-et-vient entre la mère et le fils, sans savoir quoi faire, ni quoi dire. Je le suivais des yeux quand il s’installa, avant de me remettre en quête de scruter le bureau comme précédemment. « Je…je suis…désolée… » Voilà autre chose, maintenant je m’excusais d’avoir ovulé au mauvais moment. Je ne savais pas trop quoi dire et j’avais surtout l’impression que tout le monde m’en voulait dans ce bureau. Je prenais une longue inspiration discrètement pour me donner le courage d’aller droit au but une nouvelle fois. « Je me doute bien que vous préféreriez tous les deux que j’avorte et ainsi oublier cette histoire… » C’est à ce moment que je relevais les yeux du bureau. « Mais…je peux pas faire ça… Je l’ai entendu… Son coeur, je l’ai entendu, il bat déjà… . Je ne vous oblige à rien, même pas à reconnaitre que ce bébé est de votre famille si vous ne souhaitez pas en entendre parler… . Je trouvais juste qu’il était important que vous le sachiez… . » Les choses n’auraient pas été plus simples si je n’avais rien dit. Je m’en doutais quelque part. Mais là, j’avais l’impression d’avoir faite une grosse bêtise en venant jusqu’ici. Ce n’était peut-être pas le bon moment pour en parler. Visiblement, ce n’était pas la nouvelle qui faisait sauter les gens de joie. « Je sais que je vais sûrement le regretter et qu’une fois que le Professeur Rogue sera au courant, il va me pourrir jusqu’à la fin de ma scolarité. Mais si j’ai pris le risque, c’est parce que je sais ce que c’est que de grandir sans son vrai père et je ne voulais pas ça pour mon bébé… . »

Alors là, j’avais juste envie de partir en courant, parce que j’étais la seule à parler et que j’avais l’impression d’être jugée plus que d’être écoutée. C’était assez bizarre et très dérangeant. Par Merlin, si seulement je pouvais disparaitre en un claquement de doigts.
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Calvin Rogue
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Lun 18 Avr - 18:31

Vous allez être grand-mère ... Ah non moi je vais être papa

Il était là. Oui oui, il était bien là, ça c’était certain. Un gaillard d’un mètre soixante-dix-huit et d’environ quatre-vingt kilos, ça ne passe pas inaperçu dans un bureau. Surtout avec la dégaine de notre Calvin national, c’est plus que certain qu’on le remarque. Et ça sentait le café ? Evidemment, ça venait de son gobelet va et c’était peut-être la seule chose qui l’empêchait de tomber dans les pommes. Il va pas prendre le risque de renverser son café par terre non plus, il l’a payé bon sang. Pourtant, il aurait dû sentir que quelque chose allait aller de travers en ce début d’année. De toute façon, tout va toujours de travers, rien que le réveillon du Nouvel An, il l’a passé derrière les barreaux. Il y a mieux pour commencer une année. Et sa mère s’était mise en mode Severus, faisant preuve d’ironie piquante, c’était aussi un signe. Si chez le patriarche c’est son état normal, Alicia ne fait ça que lorsqu’elle est énervée et qu’elle se retient de péter les plombs. Bah il comprenait pas le Calvin, il n’avait rien fait de mal de son point de vue.

‘Fin c’est ce qu’il croyait, jusqu’à ce qu’il manque de frôler l’infarctus. Virant au blanc, il faisait concurrence à papa Rogue et si ce n’était pas sa couleur, c’était au moins son regard. Mais faudrait le ramener sur terre un jour, parce que là, il était loin. Par chance sa mère entreprit de reprendre le fil de la conversation, l’invitant à s’asseoir tout en lui demandant d’arriver plus vite la prochaine fois qu’elle lui envoyait son patronus. Elle rêve ? Il y a écrit Elfe de maison quelque part sur sa tronche ? S’il n’avait pas été à ce point secoué par cette grande nouvelle, sans aucun doute que Calvin lui aurait dit qu’il n’était pas à son service. Mais là, c’était juste un coup à déclencher les hostilités et c’était sûrement pas le bon moment faut dire.

Au lieu de ça, il avait tiré la chaise à côté de la rouquine et s’était laissé tomber dessus d’une façon plutôt nonchalante, posant son café sur le bureau. Sa réaction se faisait attendre ? Que voulez-vous, il n’allait pas nier l’évidence et ça ne servait à rien de s’énerver. Puis là, il était tellement à côté de la plaque qu’il ne trouvait rien à dire. Profitez-en, ce n’est pas tous les jours que ce mec-là ferme sa gueule. Mais ses pensées se faisaient si rapides, que rien n’était formulé et qu’aucun mot ne lui venait.

Si son regard était inlassablement resté scotché à son gobelet de café pendant toutes les répliques de Jezabel, ce n’était pas pour autant que Calvin n’entendait pas ce qu’elle était en train de dire. Ce n’est qu’une fois que le silence était de retour dans la pièce, qu’il daigna desserrer les dents, toutefois toujours en grande observation de son récipient encore chaud, comme s’il avait besoin d’être captivé par n’importe quel objet, afin de pouvoir parler.

« T’as pas à être désolée … t’étais pas toute seule, j’étais là aussi. »

Bah oui quoi, c’est la vérité, faut être deux pour faire un gosse. Il avait cependant du mal à parler comme d’habitude, marmonnant pratiquement entre ses dents, comme un gosse qui tire la tronche pour x ou y raison. Pourtant, il n’en avait pas fini. Il serait d’ailleurs peut-être temps qu’il l’ouvre, sinon sa mère allait finir par lui rentrer dedans en le traitant d’immature et tout ce qui va avec. Parce qu’il y a sûrement plein de choses qui vont avec. Ce n’est pas un gars bien, il est bourré de défauts et il en est parfaitement conscient faut pas croire.

« N’importe quoi … Tu dis n’importe quoi … Je veux pas que tu t’en débarrasse. Tu vas pas tuer mon bébé quand même. »

Oui Calvin est un sale gosse pourri-gâté. Oui il est immature, dépensier, alcoolique. C’est aussi vrai qu’il fume comme un pompier et qu’il a un humour de merde. Tout comme c’est un sale con, qu’il a un caractère horrible quand il est mal luné. C’est-à-dire quotidiennement avant de prendre son café le matin. Il ne sait pas s’occuper de sa propre personne, sans son frère il serait sûrement à la rue et n’aurait rien à bouffer, ou bien qu’il serait déjà enfermé à Azkaban parce que sans Edwin pour le rattraper, il glisserait lentement du côté obscur de la force. C’est vrai tout ça, il ne le niera pas, puisqu’il le sait bien. Mais il s’en fout. Il s’en bat les coucougnettes de tout ce qu’on peut lui reprocher, puisque de toute façon c’est ce qu’il est. Il sait bien qu’il a beaucoup plus de défauts que de qualités, on peut le lui dire, ça ne le vexera nullement. Mais … là, c’est sa brioche qui se trouve dans le four de Jezabel et il ne veut pas qu’on lui enlève ça. C’est sûrement la meilleure chose qu’il aura fait durant sa vie, bien que la situation soit critique. Ce n’est pas le moment d’avoir un bébé ? Et alors, il doit faire une croix sur toute envie de devenir un jour père, juste parce qu’un taré de Sorcier se prenant pour Hitler veut régner sur le monde ? Certainement pas. Il ne s’empêchera pas de vivre à cause des Mangemorts, sinon c’est qu’ils ont gagné sur toute la ligne et ça, il admet pas.
 
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Alicia Rogue
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Dim 8 Mai - 20:19



Vous allez être grand-mère...Ah non, moi je vais être papa
Ft. Jezabel Slate & Calvin Rogue

Pour beaucoup de monde, la vie n'avait de sens que si nous laissions une trace de notre passage. Un signe, un petit quelque chose, pour dire que tout cela n'avait pas été fait en vain. Si certains s'illustraient dans des domaines particuliers, tentant d'inscrire leur nom à ce panthéon, réalisant de multiples inventions, ou marquant de leur empreinte le monde. D'autres, plus réalistes, se contentaient de témoigner de leur passage via la transmission de leur patrimoine génétique, ou en tout cas une partie de celui-ci, à leurs descendants. C'était pour cette raison, outre l'envie d'en avoir, que l'être humain avait la fâcheuse tendance à se reproduire. C'était inné et généralement inconscient. Après tout, si tel n'avait pas été le cas, depuis la nuit des temps, le monde ne serait plus peuplée que de mammifère. Bien que au vu de ce que l'homme, avec un grand H, faisait de ce monde, parfois on aurait envie de se dire que ce ne serait pas plus mal. Ce serait peut-être beaucoup mieux même. Quoi qu'il en soit, une naissance était toujours un évènement attendue et joyeux. Un instant particulier, une prédisposition à la fête. Hors l'annonce de Jezabel avait été tout le contraire. C'était le moins qu'on puisse dire, au vu de la réaction excessive d'Alicia. N'allez pas croire que la femme n'avait aucune compassion, ou était incapable de se réjouir à l'arrivée de son petit fils, c'était simplement le timing qui était mauvais. Carrément raté, enfaite. Parce que cette annonce était beaucoup trop rapide pour elle. A ses yeux, la jeune femme était à peine majeure, encore aux études, alors l'imaginer élever un enfant semblait complètement inconscient. Ajouter à cela que c'était totalement surprenant. Bien sur, elle savait qu'un jour ou l'autre, ses enfants allait fonder leur propre famille, mais ici, rien n'avait avait été fait dans les règles de l'art. Ni dans l'ordre des choses. Elle n'avait même jamais vu la jeune fille auparavant et rien n'avait filtrer sur ce nouveau crush de Calvin. C'était l'ensemble de ces éléments qui avait fait monter la sauce, jusqu'aux inévitables paroles. Elles avaient beau être vrai, elles étaient cependant trop brutale.

Heureusement, la discussion dévia vers autre chose et le calme qu'on donnait généralement à son ancienne maison, lui vient en aide. Un radoucissement salvateur qui lui permit de ne pas prendre la mouche quand la verte et argent clama le génie des anarchistes, en dénigrant le ministère de la magie, donc elle, par la force des choses. Malheureusement, ce n'était pas fait pour durer, surtout que la conversation ne parvenait pas à trouver un terrain d'entente, ce qui fit naitre chez sa vis-à-vis, l'irrépressible envie de quitter les lieux. De repartir d'où elle était venue, tout en se demandant pourquoi elle avait fait cela. Mais avant qu'elle n'en aille l'occasion, ou même le temps, l'herbe lui fut coupée sous les pieds, par l'arrivée du père de son enfant : Calvin. Si son irruption s'était fait attendre, il arrivait à point nommé. Bien que son attitude décontractée, frisant l'insolence, lui déplaisait souverainement. Il y avait des jours où elle avait plus tendance à accepter ce genre de comportement que d'autres, mais aujourd'hui ce n'était vraiment pas la bonne idée. Un point de vue que la matriarche se fit un plaisir de lui signaler, non sans user d'ironie ou de sarcasme. La femme de Rogue n'en usait pratiquement jamais, alors ce simple changement verbale aurait dû être suffisant pour que son cadet comprenne où il avait mis les pieds, mais cela ne semblait pas l'atteindre. A contrario de Jezabel, qui elle, avait très bien compris la mise en garde, au point ou son regard ne cessait de fixer son bureau, cherchant à passer inaperçu, pour fuir plus facilement. Mais, ce n'était pas de l'avis d'Alicia, qui comptait bien profiter d'avoir les deux tourtereaux sous la main pour qu'ils règlent leurs comptes, ensemble. La jeune fille lui avait signifié peu de temps auparavant, son désir de le prévenir de son état, c'était l'occasion en or. Une occasion qu'elle semblait regretter corps et âme, avant de finalement se jeter à l'eau, sans une once de tact. Ou du moins, aussi peu que pour son propre cas. Suivant la réaction de son fils, elle eut tout le temps de le voir pâlir de manière inquiétante, avant de ne plus bouger du tout. Une statue, une véritable statue. Le choc le tétanisait sur place, tandis que sa mère ne cessait de le fixer en attendant sa réaction.

Réaction qui se fit attendre, jusqu'à ce simple "oh" qui la révolta pour sa pauvreté. Néanmoins, là n'était pas le problème, alors en voyant que le silence s'installait, elle convia tout le monde à se rassoir et suivit du coin de l’œil la progression de son rejeton, jusqu'à la seconde chaise. Un automate n'aurait certainement pas fait mieux que lui. Alicia gardait pourtant son attention dans sa direction. Elle avait des milliers de questions qui lui tournaient en tête et elle se faisait violence pour ne pas les brusquer. Croyez-bien que ce n'était pas l'envie qui lui manquait! Mais heureusement, une fois n'était pas coutume, ce fut la jeune Miss Slate qui rompit le silence en s'excusant. Pardon? Elle s'excusait de quoi? Pendant un quart de seconde, le visage de la brune se tourna vers elle, tandis que ses pupilles écarquillés par l'incompréhension, n'était en rien surjoué. L'épouse de Severus avait bien du mal à suivre son raisonnement. Qu'elle soit coupable de s'être laissé aller à un plaisir charnel, sans protection, était un faite, mais elle doutait fortement que ce soit une manigance retord de la demoiselle pour justement tomber enceinte. Du coup, elle ne voyait pas la nécessitait de formuler des regrets... Enfin, elle n'eut le temps d'approfondir qu'elle continuait sur sa lancée, parlant d'une possibilité d'avortement, qu'elle n'accepterait sous aucun prétexte. Si Alicia accusait mal le choc, elle n'avait jamais eu la moindre pensée allant dans ce sens. Très franchement, elle était peut-être retournée mais certainement pas au point d'imposer une solution aussi radicale, ce n'était vraiment pas son style. Quoique puisse en penser la future mère, à présent. Mais silencieuse, elle la laissa une nouvelle fois reprendre, tout comme son fils, pour l'entendre espérer au final, d'avoir une famille aimante pour son enfant à naitre. Voilà qui arrivait malgré tout à toucher la corde sensible chez l'ex-Serdaigle. Elle qui avait toujours voulu souder la sienne, connaissait très bien ce sentiment de crainte du rejet, qui pouvait animer la jeune fille. Un point commun sans doute. Sauf que sa crainte de rejet a elle, avait surtout été pour la réaction de Severus. Cessant de comparer, elle revenu vers le musicien qui désserait enfin les lèvres, un peu bougon. Pour finir par assurer qu'il avait été deux à merder -Sur ce point, elle était entièrement d'accord et approuvait à cent pour cent - et qu'il allait assumer. Eh bien voilà au moins une réponse à ses questions, il n'allait pas fuir la queue entre les jambes, pardonnez-lui l'expression.


-Miss Slate, croyez-bien que je ne vous aurai jamais demandé une telle chose...

Oh que non. La demoiselle avait beau avoir peu d'estime en elle, au vu de ces incartades précédentes, son fils, au moins, verrait la véracité de ces paroles. Après tout, lui n'ignorait pas l'attachement qu'elle pouvait placer dans la famille. Le fait qu'elle voulait toujours les voir souder, ensemble, se parlant encore. Alors, elle n'était certainement pas prête d'abandonner qui que se soit, même si c'était un peu illégitime comme situation. Certes, elle avait été surprise, en colère, légèrement impulsive pour une fois, mais c'était surtout parce que la situation commençait doucement à la dépasser. Ce n'était pas juste ce point, c'était l'ensemble de la situation : Familiale, professionnelle, bref l'époque sombre, en elle-même. S'adossant à nouveau à son fauteuil, elle essaya de reprendre une profonde respiration. Son regard passait de l'un à l'autre, lui donnant l'impression d'être un maitre d'école qui venait de punir deux garnements. Passant une main dans sa nuque, tentant d'évacuer la tension et de faire ainsi place à son raisonnement logique, la future quadragénaire finit enfin par parler. Elle avait décidé de remettre le sermon à plus tard.

- Je suppose que ce que tu veux dire par là, c'est que tu décides d'assumer ta paternité?.. Écoutez Jezabel, je...comprends pour quelle motivation vous teniez absolument à nous l'annoncer et je ne peux que la respecter. Sachez que malgré tout ce qui aurait pu, où sera, dit, personne ne va renier ou exclure cette enfant. Je pense simplement que vous n'avez pas vraiment conscience d'où vous mettez les pieds.

Là il fallait bien saisir qu'elle ne parlait pas de son futur rôle de mère, de sa vie à Poudlard, où de ce que son mari pourrait en dire, mais bel et bien de tout le tralala qui allait avec Voldemort. Le double jeu et on en passait des meilleurs. Ce n'était sans doute pas le plus important, pour le moment, elle le concevait, mais cette enfant à naitre allait y être liée, et pas qu'un peu! Surtout que si elle refusait de retourner chez son beau-père, ce qui semblait logique pour sa survie, il allait peut-être apprendre et devenir encore plus hargneux que nécessaire.

-Que comptez-vous faire, précisément?

Sa voix porta comme un ultimatum.



It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do. + fucking face.



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Jezabel Slate
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Mar 7 Juin - 21:27

❝ Vous allez être grand-mère ❞
- Alicia & Jezabel -
Une maman porte son enfant 9 mois dans son ventre, 2 ans dans ses bras et toute la vie dans son coeur.
J’étais perdue, je ne savais moi-même plus dans quelle direction aller. J’avais l’impression de faire du surplace ou de nager à contre-courant ou bien encore un truc totalement débile du genre, qui n’aide en rien à avancer. Dans ce bureau, je me sentais si mal que je voulais vraiment m’en aller en courant. L’arrivée de Calvin ne m’aida pas finalement, je ne pouvais fuir, je ne pouvais même plus rien faire d’autre. Assise sur ma chaise, je fixais le bois du bureau, alors qu’instinctivement l’une de mes mains s’était posée sur mon ventre. Que faire ? Que dire ? Calvin n’était pas très bavard pour le coup et je craignais que sa mère ne l’engueule devant moi. Je me sentirais encore plus mal à l’aise. Il fallait bien que je dise quelque chose et je ne trouvais rien de mieux que de présenter mes excuses, en leur révélant que peu importe ce qu’ils pensaient de moi, je ne comptais pas avorter.

Sur le coup, je crus que je n’aurais pas de réponse à mes paroles, mais Calvin fut le premier à réagir, même si ce n’était qu’en marmonnant. Qu’il reconnaisse que nous avions été deux à merder, ça me rassurait. Au moins, il ne rejetait pas le fait que ce soit également son enfant qui était en train de grandir dans mon ventre. Etrangement, ça rendait toute cette situation encore plus vraie. Je ne pouvais pas dire le contraire. Mais ce qui me surpris le plus, au point de décoller les yeux du bureau pour tourner la tête dans sa direction, c’est que Calvin avoue ne pas vouloir que l’on se débarrasse de ce bébé. Je n’étais pas en mesure de m’empêcher de sourire. Un très léger sourire, mais s’il parlait de cet enfant comme étant le sien, j’avais l’espoir qu’il désire s’en occuper et ce n’était pas rien, au contraire. Pour moi, c’était déjà beaucoup, même si je ne saurais pas vraiment comment faire avec tout ce qui allait bientôt me tomber dessus. Quel sera mon avenir ? Je n’y ai jamais vraiment pensé, mais maintenant, je ne pouvais pas faire autrement. D’ici quelques mois, un petit bébé dépendra de moi. Il me faut grandir d’un seul coup et penser pour lui d’abord, avant de penser à moi.

La mère de Calvin intervint en me révélant ne pas vouloir m’obliger à avorter. Je quittais le visage du futur papa des yeux, pour regarder l’Auror. Je ne comprenais pas vraiment où l’on allait et si je pouvais dire « on » d’ailleurs. J’avoue que j’étais complètement perdue, au point que pour le moment, aucun mot ne sortait de ma bouche. Je ne saurais quoi dire de toute façon. Alors une fois n’est pas coutume, le silence entreprit de revenir lentement, avant d’être de nouveau coupé par ma première interlocutrice de la journée. Je préférais ne pas intervenir, lorsqu’elle demanda à Calvin s’il comptait assumer sa paternité. Une réponse positive, pourvue que ce soit une réponse positive qu’il prononce. Mais quand elle s’adressa de nouveau à moi, je tentais d’essayer de comprendre ce qu’elle disait, bien loin de m’imaginer ce à quoi elle pensait réellement. « Mais il est trop tard pour faire demi-tour maintenant. » Et si on me donnait l’opportunité de faire machine inverse, je ne le ferais pas. Ce bébé n’est pas une erreur pour moi. Certes, il n’était pas prévu au programme, mais c’est la seule chose qui me rapproche de Calvin. Ce lien indestructible que peuvent avoir les parents via un enfant, c’est quelque chose que je suis la seule à avoir avec lui pour le moment. Egoïstement, je ne cessais de me dire que peut-être qu’il y aurait ainsi une chance pour un nous deux. Enfin…nous trois à présent que bébé s’est invité.

Mais ma simple réponse était si vague que la femme de mon Directeur de Maison reprit la parole, en demandant ce que je comptais faire. Ou ce que nous comptions faire ? Je ne saurais dire à qui cette question était destinée à vrai dire. A moi ? A Calvin ? A nous deux ? Mon regard se voulait interrogatif en se posant sur Madame Rogue, avant de glisser sur son fils. Voyant que pour le moment, ce n’était pas lui qui s’apprêtait à parler, je tournais de nouveau la tête vers sa mère, prenant le temps de réfléchir pour ne pas dire trop d’absurdités. « Précisément ? Pour maintenant ? Pour après la naissance ? Je ne sais pas, je n’ai pas beaucoup de choix. Je vais devoir reprendre le Poudlard Express demain et dissimuler ma grossesse autant que je le pourrais, dans un premier temps. Mais à un moment, je ne pourrais plus la cacher… Et c’est difficile de savoir ce que Hikkins va faire en l’apprenant… » Je tentais de trouver de l’aide en regardant Cal mais pour le moment, il ne semblait pas trop prêt à dire quoi que ce soit. « Après… après la naissance j’entend, je l’ignore. Je ne pourrais probablement pas reprendre les cours. » C’était flou. Je n’avais pas de projet, je ne savais même pas de quoi demain serait fait. Je me sentais complètement à côté de mes pompes là.

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Calvin Rogue
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Mer 8 Juin - 13:48

Vous allez être grand-mère ... Ah non moi je vais être papa

Grandir d’un seul coup, ce n’est pas fait pour lui. Calvin est un grand gamin, il ne pourra pas devenir quelqu’un de responsable en un claquement de doigts. Pourtant, il devait admettre que cette fois-ci, il fallait qu’il se remette en question. Ce n’est pas tous les jours que l’on apprend que l’on va être père, d’autant plus pour un célibataire n’ayant pas de petite-amie attitrée. Il ne s’était pas douté qu’il avait un coup de reins aussi productif. Une fois. Il y a fallu une simple fois de relâchement sans protection, sous l’effet de l’alcool pour que le pire arrive. Papa … Calvin Rogue papa … C’est tout à fait bizarre. Il s’était juré de ne pas fonder de famille avant d’avoir au moins trente ans, ce qui représente l’âge de raison. Avant ça, son but était de profiter de la vie et absolument rien d’autre.

Après avoir frôlé la crise cardiaque et même l’évanouissement, le second né des faux jumeaux Rogue, s’était assis. Les yeux dans le vague, lui aussi silencieux qu’une pierre, il ne savait pas quoi dire à tout ça. Etait-il encore capable de faire une phrase ? Là est la question. Il ne se manifesta seulement que lorsque Jezabel parla d’avortement. Ah ça non alors, il ne veut pas que cette option soit envisagée. Personne ne tuera son bébé et en le disant à haute voix, il avait l’impression que ça devenait encore plus réel et qu’il n’était pas seulement en train de faire un cauchemar. En fait là, il avait l’impression d’être au volant d’une voiture, sur une route déserte avec le véhicule qui n’en fait qu’à sa tête, en roulant dans les champs. Incapable de la remettre sur ce foutu chemin qui représente sa vie d’avant. Non maintenant, il allait falloir qu’il sorte de cette ligne droite, pour prendre des courbes qui représenteront sûrement des sacrifices et des décisions difficiles, mais toutefois vitales.

Il n’écoutait que d’une oreille quand sa mère s’adressait à Jezabel en lui certifiant n’avoir jamais voulu l’avortement. Ne sachant pas vraiment tout ce qu’il s’était dit en son absence, Calvin n’intervenait pas. Et comme dit, il était tellement à côté de la plaque, que ce n’est que vaguement qu’il entendait les mots s’échanger dans le bureau des Aurors. Même si souvent le silence s’installait dans cette conversation, c’était trop vite à son goût que sa mère lui demandait s’il décidait d’assumer sa paternité. Nom d’un Troll, il était vraiment forcé de donner une réponse maintenant ? Il ne peut pas revenir le lendemain ou même dans une heure ? En plus, le regard de l’élève de Serpentard se faisait insistant sur lui, attendant une quelconque parole. C’est vrai que Jezabel n’avait pas le choix, après tout, c’était elle qui portait l’enfant, mais libre à lui de fuir ou d’assumer.

« Je … Il relevait peu-à-peu la tête, regardant d’abord la demoiselle, puis ensuite sa mère. Oui il fallait qu’il parle maintenant et non qu’il fuit comme un lâche qu’il n’est pas. … j’assumerai mon enfant. Je lui offrirai ce que moi je n’ai pas eu la chance d’avoir …. Moi j’ai eu un père, mais pas de papa … lui il aura les deux. »

Selon le raisonnement de Calvin, un papa n’est pas forcément celui qui donne la vie. Un père c’est celui qui passe les cinq minutes de plaisir pour concevoir un gamin. Le papa c’est celui qui donne la main, qui lit les histoires le soir, qui réconforte en cas de cauchemar la nuit. Un papa, c’est celui qui donne l’amour et les deux ne vont pas toujours de paire, malheureusement. Calvin sait maintenant qu’il est le père, il ne reste qu’à lui d’être en plus un papa, ce que Severus a été incapable d’être pour ses fils.

Se projeter dans l’avenir était difficile, surtout avec le contre-coup d’une telle nouvelle, balancée aussi brutalement. Il fallait réussir à avaler tout ça, mais Alicia leur demanda ce qu’ils comptaient faire maintenant. Le regard de l’étudiant en Magie Avancée avait aussitôt croisé celui de la rouquine qui fut la première à répondre. Cacher la grossesse était bien sûr une solution, mais sur courte durée. Si elle parvenait à duper tout le monde durant les premiers mois, c’est très vite que son ventre s’arrondirait. Et avec les beaux jours qui arriveront, elle ne pourra plus avoir recourt à de grosses et larges capes, qui ne feraient qu’attiser encore plus la curiosité.

« Hikkins n’a rien à dire, la conception n’a pas eu lieue dans son école. »

Ca c’est certain. Il s’en souvient encore vaguement de cette conception. Il était tellement bourré, qu’il avait eu du mal à se rendre jusqu’à sa chambre et qu’il avait fini par renverser ses chips. Mais pas forcément dans cet ordre-là. Ensuite, après l’accouchement, c’est tout de suite plus difficile à imaginer. Rien que la place dans l’appartement, sera-t-elle suffisante pour accueillir un nouveau-né ? Il ne le sait même pas et n’a pas envie d’avoir à quitter Edwin. Ils ont toujours été fourrés l’un avec l’autre depuis l’époque de l’utérus, maintenant la séparation serait compliquée pour l’un comme pour l’autre.

« Elle viendra chez moi quand Poudlard sera fermé pour les vacances d’été. Et moi, je pourrai m’occuper du bébé quand elle retournera en cours à la rentrée. »

S’il regardait le bureau au début de ses paroles, il tourna la tête vers Jezabel pour la fin. C’était non négociable, Calvin n’a aucune envie qu’elle arrête ses études. Qu’elle ait au moins ses ASPIC et ensuite, ils aviseront. Puis, même si c’est difficile la séparation entre le bébé et la jeune maman, les week-ends Calvin pourra toujours se rendre à Pré-Au-Lard avec l’enfant pour qu’elle le voit. Même si là, il faudra qu’il opte pour un déplacement en balai, il ne peut pas imposer le transplanage à un bébé aussi petit. Evidemment, le musicien semblait avoir réponse à tout sur le coup, en ayant une petite idée très vague de comment faire. Mais ce qu’il ne disait pas, c’est qu’il avait également un plan, visant à supprimer le Mangemort maltraitant.
 
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Alicia Rogue
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Sam 9 Juil - 12:53



Vous allez être grand-mère...Ah non, moi je vais être papa
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Donner naissance à un enfant, devenir mère, ne fût-ce que parent, était un véritable défi, un passage obligé, ou rien n'était acquis avec certitude. Devoir devenir une figure d'autorité, le responsable unique d'un petit être inoffensif et sans défense, ne se passait pas avec facilité. Bien évidemment, il y avait une foule d'hormone qui permettait à la femme de s'en sortir, plus ou moins, avant qu'elles ne vous abandonnent lâchement, parfois pour vous laisser dans un piteux état. Mais ce qu'il fallait comprendre, c'était que ce n'était pas un métier, cela n'arrivait pas en un claquement doigts, telle une métamorphose. Oh que non, ce lent processus était une évolution constante, un parcours jonché d'erreur qui vous faisait apprendre votre futur rôle, heureusement avec les conseils de vos aînés, dans la plupart des cas. Mais c'était quand même compliqué, quelque chose qu'on ne devait pas décider à la légère, qui impactait toute votre vie future. Parce que en signant pour un enfant, on ne pouvait espérer s'en débarrasser rapidement, c'était un contrat sans close de rupture, au moins jusqu'à la majorité. Après effectivement, c'était au lien de dire si oui ou non, les choses pouvaient perdurer ensemble. Cependant, ces deux vis-à-vis du moment en étaient encore au premier point. À celui de savoir s'ils se donnaient une chance, ensemble, pour l'éducation de ce futur bambin, ou si ce n'était pas le cas. Alicia, elle, écoutait silencieusement les faibles phrases qu'elle parvenait à leur arracher, cherchant à les pousser à se décider. Ce qui était peut-être une mauvaise initiative, surtout aussi tôt après cette bombe. Après tout, l'information venait à peine de tomber, de percuter leurs esprits. Ils n'étaient pas entièrement capables de fournir une réponse posée et sensé. Puis, il ne fallait pas avoir fait de longue étude pour comprendre que les coups de tête, à chaud, n'amenaient rien de productif.

Pourtant tous les points de ce débat ne pouvaient pas se permettre le luxe de patienter. Il en était un ou il était même recommandé de s'annoncer dans les plus brefs délais, si on ne souhaitait pas faire d'impair, irréparable. C'était le cas, par exemple, quand une personne venait vous voir en vous annonçant qu'elle était enceinte. À cet instant, il était inconcevable de penser, ou d'oser dire que vous préférez garder le silence. Attendre quelques minutes, réfléchir, ou de revenir demain pour annoncer votre ressenti, pour signaler si cette naissance à venir était une bonne chose ou non. Ou si vous allez simplement prendre vos jambes à votre coup, en étant par prêt d'assumer ce que votre coup de rein à générer. C'était surtout sur ce détail, ce point en particulier qu'elle semblait vouloir presser son fils. Jezabel avait besoin d'entendre cette réponse, d'entendre sa décision, de savoir si elle pouvait compter sur lui dans les prochaines semaines, les prochains mois. À défaut de percer le mutisme de son fils, la jeune Serpentard enchainait avec une certitude : Elle voulait de cet enfant et elle ne l'abandonnera pas, quel que soit son futur. Lui souhaitant juste une famille aimante. Un entourage prêt à le défendre en cas de problème, à le soutenir, à l'aider dans sa tâche. Si la brunette fulminait encore, la tête encombrée par des milliers de questions, cela eut le don de la calmer net, de la faire se radoucir. Parce que cette volonté d'unification faisait écho à la sienne. Une volonté fuyante, qu'elle avait bien du mal à garder, mais ce n'était pas ce qu'elle souhaitait dire à la future mère. Elle ne fut pourtant pas assez clair, vu que le sous-entendu de leur situation délicate, qui pouvait mettre la vie de cette enfant en jeu, lui passait complètement au-dessus de la jambe.

Que soit, Alicia reprendrait cela une autre fois, elle refusait d'être plus clair, alors qu'ils étaient tous trois assis dans le ministère de la magie. Ici, les murs pouvaient avoir des oreilles, malgré le vide à ses côtés, alors elle ne prendrait pas le risque. Son attention fut déviée par Calvin qui reprenait enfin la parole, annonçant qu'il assurerait son rôle, qu'il allait donc devenir papa, officiellement parlant. Il poussait même le vice - à son plus grand soulagement, ainsi que celui de la jeune rousse - à s'impliquer dans la vie de ce petit être. Non sans une pique bien sentie à l'égard de Severus, qui la fit déglutir difficilement. Il aurait fallu qu'elle soit sourde pour ne pas comprendre où il voulait en venir, mais elle choisit de ne pas relever, ce n'était clairement pas se débat, ni l'ancien potionniste dont il était question aujourd'hui. Une main dans la nuque, elle tentait de remettre de l'ordre dans ses idées et de revoir les priorités. Si l'engueulade semblait une bonne solution, il y avait heureusement pour eux des décisions à prendre plus rapidement, vu que la rouquine allait reprendre le chemin de l'école, demain. Il fallait donc avoir une vague idée de ligne à suivre avant son départ dans le Poudlard express. Une fois n'était pas coutume, prenant sur elle, jouant le médiateur, lançant la conversation, l'ancienne Serdaigle reprit la parole, brisant le silence qui s'installait toujours pour leur demander leurs choix. C'était sans doute rapide, il faudrait également qu'ils en discutent entre eux, qu'ils trouvent les meilleurs choix, mais elle voulait juste une trame. Son regard noisette se portât vers Jezabel et sur son fils, en alternance, pour revenir vers la cadette de cette réunion, pas forcément très assurée. Ce qui se remarqua rapidement dans ses phrases. Son verdict était sans appel, tandis que sa vie à venir restait plutôt floue dans sa tête. Un avenir où Calvin semblait prendre les choses en main, pour commencer par prétexter que Hikkins n'avait pas son mot à dire, dans l'histoire.


- Hikkins n'a peut-être pas son mot à dire, mais Jezabel y étudie toujours et elle n'est pas majeure. Elle reste donc sous sa direction, jusqu'à la fin de l'année. Savez-vous quand vous devez accoucher? Est-ce que c'est pendant les cours? Parce que si ce n'est pas le cas, je ne lui vois aucune raison de vous empêcher de terminer cette année. Il faudra juste aménager certains de vos cours pratiques, d'ici là.

Si elle croyait ses premiers dires, elle était encore dans ses tout premiers mois de grossesse, elle pourrait donc terminer l'année sans embuche, notable. Partant de ce postulat, Hikkins n'avait effectivement pas son mot à dire, si rien ne se passait sous sa juridiction. Ce qui serait le scénario idéal pour eux. Maintenant, l'idée de cacher sa grossesse semblait effectivement la meilleure des solutions. Du moins, jusqu'au moment où son ventre arrondi ne laissera plus grand-chose à l'imagination sur ce petit être qui grandissait en elle. Mais à partir de ce moment-là, quoique déjà avant, il faudrait vraiment qu'elle fasse attention à certains de ces gestes pendant les cours. L'école de sorcellerie n'était évidemment pas réputée pour des activités physiques intenses et dangereuses, mais un sortilège mal placé pouvait quand même la bousculer. Un aménagement des cours pratiques serait l'option la plus sensée, surtout sur la fin et ce n'était pas l'arrivée de ce nouveau cours qui arrangeraient les choses, dans le cas contraire. Enfin, elle avait encore quelques mois pour voir venir, mais les adultes finiront par le savoir. D'ailleurs en parlant de ça, le point où justement la directrice pourrait avoir son mot à dire, c'était que la sorcière n'était pas majeure. La jeune fille avait certes seize ans, mais ce n'était pas suffisant dans le monde sorcier, ce qui pouvait signifier qu'elle en informe, même contre sa volonté, son père. Arg... Enfin, une chose à la fois. Le cheminement de ces pensées avait de toute façon été interrompu par l'annonce du musicien, qui lui disait de s'installer chez lui, dans leur appartement et qu'il s'en occuperait. Avait-il conscience de ce qu'il avançait, de ce à quoi il s'engageait? Il n'avait pas l'air de comprendre qu'avec un nourrisson dans les bras, les fêtes, l'alcool et tout le tralala qu'il aimait tant, s'étaient à proscrire.

-Ce n'est pas le genre de chose qu'on dit à la légère, ou en tout cas sans penser à toutes les conséquences. Le prévient-elle en tournant son regard vers lui, sans une once de menace, juste une constatation, qui pouvait également être destiné à Jezabel. Sans comptez que son appartement se retrouvera bien vite à l'étroit avec deux personnes en plus. Mais c'est un peu à cause de moi, vous avez surtout besoin de vous parler et d'en discuter ensemble, pour que cela vous convienne à tous les deux. Mais ne brisez pas vos rêves pour autant, il y aura toujours des gens pour vous tendre la main.

Elle avait conscience que ces paroles pourraient faire doucement rire la jeune femme, au vu de leur explosif début de rencontre. Mais le choc de la révélation s'estompait tout doucement et les problèmes à résoudre, eux, s'enchainait à la place. Si elle était fâchée sur le comportement emporté de son fils, elle ne pouvait pas dire qu'il n'essayait pas de réparer ses fautes et d'assumer ces actes, bien au contraire. Puis, ce serait mentir que de dire que la matriarche se moquait de sa famille, parce que c'était tout le contraire. Elle serait prête à tout pour eux, pour qu'ils restent en vie ou pour les aider. Bien sur, elle n'hésitait pas une seconde à leur faire comprendre si leurs actions la dérangeaient, ou de les punir, façon de parler, de leur déboire, mais ce n'était jamais dans une optique agressive, juste une sorte de leçon à apprendre. Calvin, Edwin et Selena, pouvait d'ailleurs en raconter des dizaines. C'était d'ailleurs vers le cadet de ses fils qu'elle se retourna en premier.

- Mais si tu comptes prendre cette responsabilité, alors il serait temps d'essayer de changer. Tu auras besoin de toutes tes capacités, tu ne crois pas? Quant au reste de cette conversation nous l'aurons un autre moment. Pour le premier point, elle parlait bien évidemment du penchant de Calvin pour la bouteille, un acte que son aînée lui avait communiqué il y a peu et qu'il n'avait plus été à prouver, une fois la réunion familiale passée. Avez-vous des personnes sur qui vous pouvez compter? Des gens de confiances? Parce que vous aurez besoin d'aide et d'un remontant, là-bas. Surtout soyez prudente.

Si sa voix restait encore un peu directive, elle semblait reprendre du poil de la bête, classifié et résoudre ce qui l'ennuyait, d'un seul coup. Le plus urgent semblait avoir été abordé, le reste, il faudrait sans doute le digérer un peu avant de s'y mettre.



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Mar 2 Aoû - 12:28

❝ Vous allez être grand-mère ❞
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On peut dire que je commençais l’année en beauté, même le millénaire pour dire juste. Je ne me serais jamais imaginée vivre un moment si difficile. Entre le coup de massue que j’avais prise moi-même sur la tête, quelques jours plus tôt, en apprenant la nouvelle, c’était à mon tour de faire vivre la même chose à d’autres personnes. D’abord la femme de mon Directeur de Maison, puis ensuite Calvin lui-même. Je n’en menais pas large, m’enfonçant parfois dans le silence, sans vraiment le vouloir. C’était difficile et je me rendais compte qu’avouer mon état, rendait la chose encore plus vraie. Naïvement, je m’étais mise en tête que ne rien dire, effacerait toute cette affaire, un peu comme celles qui mangent du chocolat en cachette en croyant qu’elles ne prendront pas les calories parce que personne ne les a vu. J’avais l’impression de détruire des vies en annonçant celle à venir. C’était déroutant et pourtant, dans tout ça, j’étais la seule dont les obligations seront mises à l’épreuve. En tant que père, si Calvin n’a pas envie d’assumer son enfant, il peut largement faire comme si nous n’existions pas. Ce qui est moins simple pour moi. Tout s’emmêlait dans ma tête et je n’arrivais même plus à suivre le fil de la conversation. Je réagissais parfois sur un mot ou un morceau de phrase, n’entendant que le reste sans buter dessus.

Mais quand l’Auror posa une question à Calvin, sur ses intentions vis-à-vis du bébé à naître, là je me montrais plus qu’intéressée par sa réponse. Le fixant presque, j’attendais simplement qu’il reprenne sa phrase là où il l’avait laissé. Etait-ce seulement une bonne idée ? Je sentis mon coeur se serrer dans ma poitrine, en l’entendant dire que notre enfant aurait un père, mais surtout un papa, alors que lui-même n’a pas eu les deux. Le Professeur Rogue est une énigme à lui tout seul, je suis certaine qu’il ne veut pas mal faire, mais qu’il ne sait juste pas comment faire. Sans un mot de plus, mon regard avait glissé de Calvin à sa mère, avant de revenir sur lui, rassurée qu’il désire s’impliquer dans toute cette histoire. Un léger sourire flottait même sur mes lèvres à l’idée de savoir que j’aurais de l’aide et que je ne me lancerais pas là-dedans toute seule.

Après un long silence à nouveau, je répondais à la question de la future grand-mère, lui révélant que je craignais surtout la réaction de Hikkins. Ce à quoi, Calvin enchaina en disant qu’elle n’avait rien à dire. C’est vrai que quelque part, la conception n’avait pas eu lieu dans son école, alors ce n’était pas ses affaires, sauf en cas d’accouchement durant les cours. Ce que sa mère semblait vouloir avancer. Mon regard ne faisait que rebondir entre les deux autres personnes présentes dans le bureau, avant de s’attarder quelques instants sur Calvin, pour revenir sur la femme de mon Directeur. « Je…je n’ai pas vraiment fait les calculs…mais ce dont je sois certaine, c’est que…la…conception date de son anniversaire. » Dis-je en faisant un léger signe de la tête vers le second coupable. Moment gênant quand tu nous tiens. Je n’osais même plus les regarder ni l’un, ni l’autre, prenant sur moi de faire mentalement des mathématiques. « Théoriquement…je pense que c’est pour fin Juillet, mais avec une marge d’erreur de quelques jours ou semaines… sûrement début ? »

Je tentais de me rassurer comme je le pouvais, en me disant que je ne serais plus à Poudlard quand le travail commencera. Je me vois mal accoucher en Salle Commune des Serpentards et encore moins à l’Infirmerie ou encore pire dans le bureau du Professeur Rogue. Déjà que je reste certaine qu’il a des soupçons concernant ma santé mentale, puisque je suis une véritable calamité tant je suis maladroite, il ne manquerait plus qu’il me voit accoucher. Au moins, mon avenir serait tout tracé, je ne retournerais plus jamais à Poudlard après une telle honte et j’éviterais de me rendre au manoir des Rogue, quand il est présent.

Mais mine de rien, la conversation continuait avec Calvin qui m’annonça que je pouvais venir chez lui pendant les vacances. J’étais réellement touchée par cette invitation, même s’il devait la faire limite de force. Pour moi, c’était déjà ça. Le savoir prêt à m’aider, je ne pouvais pas rêver mieux, à tel point que je ne compris pas pourquoi sa mère semblait contre cette idée. Je ne pouvais pas rester dans une chambre au Chaudron Baveur avec un nourrisson et je n’avais vraiment nul part où aller, mais je n’intervenais pas pour autant, laissant mère et fils se parler. J’étais consciente des quelques soucis de Calvin, mais je pensais surtout que comme tous les jeunes, il s’amusait et rien d’autre. Je ne m’imaginais pas qu’il soit réellement alcoolique. Après tout, son frère boit également, moins c’est certain, mais c’est juste pour s’amuser non ? Je me perdais dans mes réflexions qui prenaient plus d’ampleur lorsque sa mère reprit la parole, en lui disant qu’il devait changer. J’étais à mille lieux de comprendre pourquoi elle lui disait ça. Calvin, je l’aime comme il est, je ne lui demanderais jamais de changer pour moi. Ni pour nous. Mais j’étais de nouveau questionner sur la vie à Poudlard. C’est vrai que demain déjà, je reprenais le train pour me rendre au château. « J’ai mon meilleur ami sur qui je peux compter et Zakaria, puis tous les autres élèves de Serpentard pratiquement. » De ce côté là, je n’ai pas à me plaindre. Entre Jay, Zakaria, Wolfgang, Gregory, Lydwine et encore d’autres, je sais déjà que je ne serais pas livrée à moi-même.

Mais la situation n’était pas vraiment favorable à la discussion. Je ne voulais pas risquer de faire plus de bourdes encore, alors il était venu le temps de quitter le bureau. Je poussais ma chaise sur l’arrière, afin de me relever, en regardant ma vis-à-vis. « J’ai déjà assez abusé de votre temps. J’ai encore ma valise à préparer. » Cette fois, je ne demandais pas mon reste et je filais au plus vite, même si je n’y allais pas au pas de course non plus.

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Calvin Rogue
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Jeu 8 Sep - 19:55

Vous allez être grand-mère ... Ah non moi je vais être papa

Calvin n’était pas vraiment d’humeur à ce qu’on le contrarie en cette journée, surtout depuis quelques minutes en fait. Il venait de vivre un sacré choc et tentait de s’en sortir comme un homme. Et puis, c’est vrai quoi, il disait vrai, Hikkins n’avait pas son mot à dire dans cette histoire, alors pourquoi sa mère faisait tout pour dire l’inverse de ce que lui il disait hein ? L’envie de l’énerver, pour qu’il révèle sa véritable personnalité devant la future mère de son enfant ? Ses idées et pensées s’embrouillaient tellement, qu’il avait grand mal à y voir lui-même clair. Il comprenait pas trop à quoi ça servait de lui poser des questions pour ensuite démolir toutes les réponses qu’il formulait.

« Hikkins c’est qu’une pseudo directrice, mais en aucun cas sa tutrice. Qu’est-ce tu veux qu’elle fasse ? La virer ? Bah tant mieux, ça sera déjà les études et les escaliers en moins. »

Il laissa néanmoins Jezabel répondre pour les calculs de la date d’accouchement. De toute façon, c’est neuf mois en théorie, mais souvent en pratique c’est bien moins. Il ne fallait donc pas s’arrêter à de vulgaires calculs et il s’en fout des calculs lui, c’est pas ça qui va changer quelque chose à la situation. Mais faut avouer que Calvin ne pigeait pas tout. Sa mère tentait visiblement de lui soutirer une information, pour savoir s’il comptait s’occuper de son enfant. Quand enfin il annonça un truc positif, visant même à garder l’adolescente avec lui durant les vacances, sa mère remettait pratiquement sa parole en question. Fronçant d’abord les sourcils, pour être certain de bien avoir entendu ce qu’elle venait de dire, il plissa un instant les yeux, bouillant de l’intérieur, mais ne desserrant pas les dents. Il encaissait une fois de plus, sans vraiment broncher, laissant Jezabel reprendre la parole et Alicia lui faire la leçon. S’il pouvait s’en prendre plein la gueule sans rien dire quand ils sont seuls, il s’en fout, mais pas devant la nana qu’il a foutu enceinte. La goutte d’eau qui fit déborder le vase, c’est lorsque sa mère lui annonça qu’il devait changer. Changer ? Sérieusement ? Changer quoi ? Qui il est ? Il serra les mâchoires, ayant au moins la retenue d’attendre que Jezabel plie bagage et s’en aille. Il savait où elle se rendait, il n’aurait aucun mal à la rejoindre, mais il ne voulait pas la mettre plus mal à l’aise qu’elle devait déjà l’être la pauvre.

Du regard, il suivait la petite rouquine, jusqu’à ce qu’elle passe la porte et ensuite, il reporta son attention sur Alicia. C’était un peu trop là. Même beaucoup trop.

« Tu te fous de ma gueule c’est ça ? Tu me casse les couilles pour que je dise un truc qui puisse la rassurer et quand je le fais, tu remets tout en doute. C’est quoi qui te dérange au juste dans ce que j’ai dit ? Qu’elle vienne vivre chez moi ? Que je prévois de m’occuper du gamin ? Tu préférais peut-être que je vienne vers toi en rampant et en te suppliant de m’aider. Bah non, c’est pas trop mon style et je pensais que tu l’avais remarqué depuis le temps. Mais c’est sûr, ça te fait chier que ça m’arrive à moi. Si c’était ton fils prodigue, ça serait moins grave. C’est vrai Ed’ est si posé, si calme et toujours de bonne humeur, alors que moi je suis juste le raté du duo, le gosse que personne n’attendait et le mec instable qui fait que des conneries. »

D’un geste nerveux, il poussa sa chaise sur l’arrière - sans toutefois la faire tomber - pour se relever. Il s’apprêtait à s’en aller, mais un truc le turlupinait quand même. Se retournant, après seulement quelques pas, il observa sa mère, toujours aussi enclin lui-même à la colère qu’il ressentait, qu’elle l’ait ainsi rabaissé devant une fille avec laquelle il a couché. Enfin rabaissé seulement selon son point de vue à lui et il se vexe parfois vite le gaillard.

« Et sinon, changer quoi ? Où sont passés tes beaux discours dans lesquels tu disais qu’il ne faut jamais demander à quelqu’un qu’on aime de changer hein ? Je dois en conclure quoi là en fait ? … Te fatigue pas à trouver un mensonge pour me répondre, je le sais depuis toujours. »

Sur ce, il quitta à son tour le bureau, bien décidé à péter un câble dans son coin. Et quand il sera calmé, seulement là, il ira au Chaudron Baveur, pour aider l’adolescente à faire ses bagages et lui proposer de l’accompagner jusqu’au quai du Poudlard Express le lendemain. Mais pour l’heure, Calvin rentra chez lui et vida une bouteille de whisky pratiquement d’une seule traite, malgré la brulure qu’il ressentait déjà, le long de son oesophage et dans son estomac.

Mais tout le monde le sait, Calvin Rogue peut être très con quand il s’y met. Il sait lui-même que sa mère ne laissera pas passer un tel langage à son égard et finira par avoir la conversation pour remettre les pendules à l’heure. Enfin pour le moment, valait mieux le laisser dans son coin, c’est encore de cette seule manière, qu’il est sûr qu’il se calme.
 
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