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Ton sourire me rappelle ta mère

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Remus Lupin
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Ven 19 Fév - 14:32
"Il est admirable pour un homme d'emmener son fils à la pêche, mais il existe une place particulière au paradis pour le Père qui emmène sa fille faire les boutiques."
- Nina Lupin & Remus Lupin - Début Janvier 2000

Ton sourire me rappelle ta mère
Les fêtes sont enfin derrière nous et je m’en réjouis. Si les autres années, j’entrais dans la dépression des fins de fêtes, un peu comme toute personne normalement constituée, ce n’était désormais plus le cas. L’an deux milles me rapproche bien plus de mon quarantième anniversaire, mais je crois que ce ne sera rien comparé à ce que j’ai vécu les deux dernières semaines. John m’a tiré la tronche durant toutes les vacances. Monsieur avait décrété vouloir rester à Poudlard pour les fêtes. Si je suis habituellement conciliant avec mes enfants, je ne l’ai pas entendu de la même oreille, le menaçant d’aller le chercher moi-même jusque dans la Salle Commune des Gryffondors, s’il ne prenait pas ce foutu train. Résultat : il m’a fait la gueule pendant les quinze jours, Noël compris dedans. Ce qui n’a pas plu à Tom qui a voulu s’en mêler. L’espace d’un instant, je me suis imaginé dans un poulailler avec deux coqs se volant dans les plumes. Nina, également de retour pour les vacances, a voulu apaiser les tensions, mais elle a été prise à partie par ses deux frères.

Pour détendre l’atmosphère, j’ai eu l’idée de me rendre chez mes amis, en commençant par les Black. Ils nous ont cordialement invité pour le dîner, j’en étais plus que ravi, jusqu’à ce que le repas tourne au vinaigre. Eileen et Sirius se sont engueulés. Je me sentais terriblement mal en me trouvant au milieu. Ce qui n’est pas une façon de parler, ils m’avaient vraiment placé entre eux. J’ai terminé le repas en fixant mon assiette, me disant que si je ne bougeais pas, ils oublieraient de me mêler à leur dispute. Echec total ! J’ai tenté de lever un oeil, j’ai été pris à partie par Sirius et j’ai bien cru que Eileen allait me massacrer avec sa fourchette.

Quelques jours plus tard, j’ai tenté à nouveau de me rendre chez des amis : les Pettigrow. Peter est moins impulsif que Sirius disais-je. C’était avant que sa fille ne lui déclare la guerre et que je me sente si mal pour lui que j’ai eu l’impression de voir le reflet de ce que je vis avec mon plus jeune fils. Echec encore une fois. A la place de me changer les idées, ça m’a rappelé tout ce que je traversais depuis des mois et des mois maintenant.

Dernièrement, j’ai pris le partie de rendre visite aux Potter. Eux au moins, ils ont la décence de ne pas s’engueuler devant tout le monde. Mais James a soudainement été pris de tics bizarres, dés que je détournais le regard, il faisait des choses étranges avec sa tête. Résultat : nouvel échec, Lily m’a demandé si je ne voulais pas reprendre contact avec Nymphadora. Ce qui se voulait être une question innocente, prononcée sur un air compréhensif, n’a fait que me rappeler la façon dont nous avons rompu et le fait que je l’ai blessé comme un parfait crétin. Si elle m’avait offerte une corde, la sensation n’aurait pas été pire.

Il n’y a pas plus heureux que moi en ce dernier jour de vacances, me concernant. Seul à la maison, c’est sûr mais au moins, personne pour m’achever un peu plus que je ne le suis déjà. Je décide même de partir faire un tour pour me changer les idées. Londres, le Chemin de Traverse et me voilà ensuite à Pré-Au-Lard. Ce village me rappelle mes folles années à Poudlard et c’est un regard nostalgique que je pose sur la Cabane Hurlante. Cette maison construite il y presque trente ans, juste pour pouvoir m’accueillir lors de la pleine lune. C’est un peu par ma faute si elle est connue pour être hantée. Mais j’ai toujours été très étonné de savoir que même les fantômes de Poudlard avaient peur de s’y rendre, pensant qu’elle était occupée par des esprits malins.

A la regarder comme ça, la seule chose d’effrayant que je lui trouve moi, c’est l’état lamentable dans lequel elle se trouve. Mais Pré-Au-Lard représente aussi mes premières farces. Zonkon était une boutique que j’affectionnais beaucoup à l’époque. Il était inconcevable de se rendre au village sans y passer. Tout comme Honeydukes, c’était une boutique incontournable pour moi. Même si je n’avais pas grand moyen en ce temps-là, je pouvais toujours compter sur Sirius pour faire la rallonge sur ma note.

Mais c’est bien seul qu’aujourd’hui, je me suis rendu dans ce village exclusivement sorcier, chassant tous mes souvenirs d’un simple geste de la tête. Je prend le chemin des Trois Balais, mes pas laissant leurs traces dans la neige durcie par les basses températures. Même si en ce début Janvier, les jours commencent à rallonger, la nuit tombe vite et le froid n’est jamais bien loin. Je ne m’attarde pas dans les rues, préférant de loin la chaleur de la taverne dans lequelle je m’engouffre. La porte se referme derrière moi, quelques regards se lèvent dans ma direction. J’esquisse un sourire poli à l’encontre d’une connaissance, puis une légère salutation de la tête à une autre, sur mon passage pour me rendre à une table près de l’une des fenêtres. Je me débarrasse vite de ma longue cape, que je laisse reposer sur le dossier de la chaise à côté de moi et m’installe en commandant un Whisky-Pur-Feu à la serveuse qui vient déjà à mon encontre. Mon regard plonge par la fenêtre, observant les légers flocons de neige qui se répandent peu-à-peu sur le sol.

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Lun 22 Fév - 9:50
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Ton sourire me rappelle ta mère • Village de Pré-au-Lard, Les Trois Balais • Début du mois de Janvier • Remus et Nina Lupin

Les Turlupin Zinzins
Les fêtes de fin d'année étaient passées et bien qu'autrefois Nina aurait été un peu nostalgique de ses moments normalement heureux, en famille, amusant et parfois même miraculeux puisqu'il n'est pas rare d'associer les périodes de fêtes aux miracles comme chez les moldus. Mais, cette année - étrangement - elle était plutôt contente que cela touche rapidement à sa fin car de son côté, les fêtes n'avaient fait que renaître de vieille querelle, bon nombre de désaccords persistants et toute cette concentration de mauvaise énergie au même endroit avait fait de leur Noël un véritable fiasco et elle ne préférait même pas parler du nouvel an. Mais, il semblait que cet état de perpétuel de dépression moral avait frappé toute la famille, les maraudeurs y comprirent puisque Nina les avaient toujours considérés comme tels.

Durant ses vacances de fêtes, ils s'étaient rendu chez chacun d'eux. Les Blacks les avaient accueilli en leur servant une somptueuse dispute au dîné. Les Pettigrow en firent de même lorsque la charmante Lena, fille de Peter, décida froidement de se mettre ce dernier à dos. Et enfin, les Potter. Ce fut sûrement la soirée la moins étrange qu'ils avaient passée mais, cela avant que Lily et James ne se mettent à questionner le pauvre Remus à propos de Nymphadora Tonks. Ce qui n'avait eu que pour seul effet de le démoraliser davantage même s'il ne laissa rien paraître.

Ce qui finalement, après toutes ses mésaventures, nous mena à la rentrée scolaire. John était heureux de pouvoir enfin retrouver Poudlard qu'il n'avait jamais eu l'intention de quitté sans les menaces proférées par son paternel, Tom lui retournait également vaquer à ses occupations tandis que Nina elle, s'en retournait à l'université. Ce qui laissait donc à Remus le temps de se remettre de ses tumultueuses vacances et de profiter un tant soit peu de son solide. Mais, Nina n'aimait pas le savoir seule après tout ce qui s'était dernièrement passé, elle craignait qu'il sombre un peu plus chaque jour si les choses ne finissaient pas très vite par s'arranger.

C'est ainsi que l'esprit songeur, que la Turlupin déambulait dans les petites rues du Village de Pré-au-Lard, la tête enfouit dans son écharpe, en ce début du mois de janvier. Elle s'apprêtait à rentrer chez elle lorsqu'elle aperçut un peu plus loin une silhouette des plus familières. Accoudé à l'une des nombreuses tables que pouvaient compter les Trois balais, son père, un verre de Whisky-Pur-Feu à la main devinait-elle sans peine. N'hésitant pas un seul instant, elle s'en allait à son tour pousser la porte de ce dit Pub. En entrant, elle retirait machinalement son épais manteau rouge, gardant néanmoins son écharpe. Elle saluer poliment les quelques gens qui se trouvait là et s'en allait à nouveau cette fois à la rencontre de son père. "Papa... Qu'est-ce qui t'amène ?" Interrogeait elle tout en lui baisant délicatement le front.


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Remus Lupin
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Mar 23 Fév - 14:20
"Il est admirable pour un homme d'emmener son fils à la pêche, mais il existe une place particulière au paradis pour le Père qui emmène sa fille faire les boutiques."
- Nina Lupin & Remus Lupin - Début Janvier 2000

Ton sourire me rappelle ta mère
Le changement, je n’aime pas cela, j’en ai même horreur. J’ai toujours craint que les meilleures choses prennent fin et à juste titre, étant donné que ma vie n’est qu’une succession de montagnes russes. Plus haute je monte dans le bonheur, plus bas, je redescend dans le malheur. Je peux dire sans me tromper que j’ai la poisse et que j’enchaine les défaites - pour la plupart émotionnelles - plus vite que Lucky Luke ne tire sur ses adversaires. Ce n’est un secret pour personne que de dire que je n’ai pas le droit au bonheur ou juste de l’effleurer du bout des doigts, durant une période dont la date de péremption est déjà à l’horizon.

Mon regard s’est perdu par la fenêtre, la neige se fait bien plus brutale dans la chute de ses flocons. Un fin sourire me replonge dans la nostalgie d’une époque presque parfaite. Décembre était alors le mois que je préférais dans l’année. Les enfants s’émerveillaient pour un rien. Une simple décoration toute bête, un sapin ayant revêtu son habit de fête, l’arrivée prochaine du Père-Noël, bref la magie était au rendez-vous bien plus que d’ordinaire. Leurs regards brillants suffisaient à égayer mes journées. Durant les vacances, il était de coutume de passer de longues heures à l’extérieur malgré le froid assassin. La fabrication de bonhommes de neige ou même juste le temps d’une terrible bataille lorsque les autres Maraudeurs venaient avec leurs familles. S’en suivait le plus souvent, d’un bon chocolat chaud et d’un rhume en bonus. Que de bons souvenirs qui ne sont plus que tels à présent. La famille est plus dessoudée qu’elle ne l’a jamais été. Les enfants ont grandi et ont perdu le goût des fêtes, mais surtout de passer du temps avec leurs parents. En l’occurrence, chez les Lupin, c’est moi qu’ils fuient. Les aînés volent de leurs propres ailes, le cadet ne veut plus entendre parler de son père et si c’est le lot de bien des familles, généralement il reste le couple parentale pour s’aider à remonter la pente. Ce qui n’est pas mon cas. Le brin de sourire a mes lèvres s’est envolé aussitôt que mes pensées naviguent sur ce torrent de pépins qu’est mon existence. Chaque jour, je dois enfiler mon masque de mec qui va bien malgré tout. Chaque jour, je prolifère au moins un mensonge qui n’est autre que : « ça va bien. » Parce qu’il est de politesse de ne pas dire quand cela ne va pas. Cette question n’est qu’une façon de parler, tout le monde s’en fiche éperdument au final. Moi le premier, il est rare que j’en attende une réponse quand je l’envoie. Et puis, je ne me vois pas répondre un « non, ça ne va pas, ça va même très mal, mes enfants me tournent le dos, vivent leurs vies en ayant pris soin de m’empêcher de continuer la mienne ». Ce n’est pas digne d’un père que d’avoir des griefs envers ses gosses. Alors je ravale mon orgueil pourtant bien présent et je m’enterre dans la désillusion de mon existence. A quoi bon de toute façon. Comprendront-ils un jour, qu’un père nous n’en avons qu’un seul et qu’il n’est pas éternel, surtout par les temps qui courent ?

En me perdant dans cette état de dépression camouflé, je ne me rend pas vraiment compte des aller et des venues dans le pub. Et si je me crois discret, je ne dois pas l’être tant que je ne le pense, sentant une présence à mes côté. La serveuse me remplit à nouveau mon verre tout juste terminé, me servant un clin d’oeil comme pour me remonter le moral. J’ignore si boire autant me facilitera la vie, mais je ne suis pas en mesure de dire non, ressentant ce besoin de m’évader. Je la gratifie d’un sourire plutôt forcé, avant de boire une nouvelle gorgée, retournant pratiquement aussitôt à l’observation des rues enneigées de Pré-Au-Lard.

Je n’ai jamais réellement tenu l’alcool contrairement à Sirius, qui passe pour plus sobre que moi, même après avoir ingurgité deux bouteilles entières. Mon verre plus une gorgée du suivant pour le moment, semblent avoir déjà des effets étranges sur ma personne, à tel point que je sursaute à moitié lorsque ma fille se présente à moi. L’air surpris sur le visage certainement, je cligne un instant des yeux pour revenir à la réalité. Par les temps qui courent, je devrais rester un peu plus sur mes gardes. S’il s’agissait d’un Mangemort, je serais déjà mort. Même si je trouverais assez bizarre que les Mages Noirs viennent embrasser leurs victimes avant de les tuer. Quoi qu’avec l’autre folledingue qui sert de cousine à mon ami, plus rien ne devrait être en mesure de m’étonner venant d’eux.

Sortant de ma torpeur, je lui sers un large sourire, espérant qu’elle ne me questionne pas sur mon absence momentanée à son arrivée. Je n’ai jamais été en mesure de parler de ce qui me ronge et je ne pense pas être, un jour, en mesure de le faire. Encore moins avec ma fille qui semble déjà s’en vouloir pour mon état.

« Bonsoir chérie. L’envie de remonter mentalement le temps en me remémorant les meilleurs souvenirs que je n’ai eu dans cet endroit. »

Même si cela sonne particulièrement faux, surtout que l’air que j’arborais plus tôt, ressemblait plus à de la peine qu’à de la joie, mais un père ne doit jamais montrer ses faiblesses à ses enfants. Il faut être le point central de la famille et non celui qui a besoin d’être tiré vers le haut.

« Tu veux boire quelque chose ? »

©Pando
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