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Dragon : 2 - Doyle : 0

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Doyle Taylor
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Lun 22 Fév - 11:36
Dragon : 2 - Doyle : 0
“C'est la vie, elle est préférable, avec ses blessures et ses douleurs, aux noires ténèbres du dégoût, au poison du mépris, au néant de l'abdication, à cette mort du cœur qui s'appelle l'indifférence.” - Honoré de Balzac
Δ Edwin & Doyle


Sa tête lui donnait l’impression de peser des tonnes, tant il était incapable de la relever du lit. Ses oreilles bourdonnaient affreusement, rendant tout bruit extérieur incompréhensible et terriblement bas, comme si la sono était réduite au minimum. D’ailleurs son conduit auditif le faisait souffrir. D’autant plus que c’était aussi comme si son cerveau se retrouvait à l’étroit dans sa propre boite crânienne, tant le sang battait dans ses tempes. Et Doyle se demandait bien si des petits indigènes ne s’étaient pas installés dans sa tête, pour y jouer du tambourin sans relâche, faisant ainsi naître une migraine de tous les diables. Ses paupières closes bougeaient légèrement comme s’il rêvait paisiblement, alors qu’il combattait d’arrache-pied pour parvenir à les ouvrir. Son corps ne semblait plus vouloir obéir à son cerveau, devant forcer pour parvenir à obtenir un petit signe de vitalité. Et quand il remporta enfin le combat contre sa propre personne, la lumière était si aveuglante, qu’il devait céder à la tentation de refermer les yeux, le renvoyant aussitôt à la case départ. Pourtant, il n’avait pas dit son dernier mot, réitérant l’effort et combattant les picotements dans son regard bleu acier, totalement paumé qu’il tentait de déposer autour de lui, pour localiser l’endroit où il se trouvait.

Peu à peu, son corps se réveillait également et les plaies se rappelaient à son très mauvais souvenir. Il y avait du mouvement autour de lui. Beaucoup de mouvement même. Tentant de lutter contre cette soudaine impression d’évanouissement, le quarantenaire maintenait tant bien que mal les yeux ouverts, pour croiser le regard d’une infirmière. En le voyant revenir à lui, elle déposa une main compatissante sur son épaule, bougeante ensuite les lèvres comme si elle tentait de lui parler. Mais rien ne parvenait à Doyle, tout du moins, aucun mot, que des bruits étranges, comme des babillages incompréhensibles d'enfants en bas âge. Ce n’est pourtant pas plisser les yeux qui l’aida à mieux entendre et il abandonna vite cette idée qui accentuait son mal de crâne. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était lutter pour ne pas s’évanouir et encore, parfois il se sentait partir.

Son corps semblait lourd et endoloris en partie, mais certains de ses membres commençaient déjà à picoter. Pris de fourmillements forts désagréables, quelques grimaces lui échappaient malgré lui, mais ce n’était rien comparé à la douleur qu’il ressentit lorsqu’il essaya de bouger l’une de ses jambes. Etouffant un gémissement plaintif dans son poing qu’il avait ramené à ses lèvres, il lui était difficile de ne pas céder à la panique. Surtout quand ses souvenirs étaient aussi flous et que le simple fait de réfléchir, lui donnait l’impression que sa tête allait exploser d’un instant à l’autre.

Cherchant au fin fond de sa mémoire, il ne se rappelait pas de grands choses. Comme chaque matin, il avait pris son café avant de partir travailler. Il devait se rendre en Russie, là où plusieurs Dragons avaient été aperçus. C’était une mission comme une autre pour lui. Habitué à la capture de ces bêtes pour ensuite les dresser, il n’avait jamais eu grand problème que des égratignures, restant toujours sur ses gardes. Mais, il ne faut jamais dire jamais. C’est bien une phrase qu’il va garder à vie dans sa mémoire.

Trop sûr de lui ? Pas assez sur ses gardes justement ? Il était bien difficile de dire où il avait foiré, mais visiblement, il avait laissé une ouverture à l’animal fort peu sympathique. Il s’agissait d’un Cornelongue Roumain échappé de la réserve où il se trouvait. Un passionné de reptiles comme Doyle ne pouvait pas se tromper sur l’identification de l’animal qui lui faisait face. Mais personne n’avait cru bon de lui dire que le dragon s’était échappé en tuant son précédent Dresseur. Doyle ne s’était donc pas seulement trouvé devant un dragon sauvagement récalcitrant, mais devant un dragon n’ayant peur de rien et encore moins d’un Dresseur. Penser que les animaux ne réfléchissent pas, est une grossière erreur, puisque celui-ci avait laissé le quarantenaire se rapprocher, sans montrer aucun signe d’agressivité. Ce n’est que lorsque le Sorcier fut assez proche de lui, que d’un coup, sans signe avant coureur, le Cornelongue s’était jeté sur lui, le transperçant au niveau du flanc droit, avant de le lever dans les airs. L’homme se sentait glisser douloureusement sur cette corne qui l’embrochait lamentablement, ressentant certainement la même souffrance que les victimes du Comte Dracula, lorsqu'il les suspendait à une lance plantée ensuite dans le sol. Sa baguette lui en avait échappé des doigts tant sous la surprise que sous la douleur.

Et si Doyle n’a pas terminé en barbecue vivant, c’est grâce à l’intervention de ses collègues, qui se sont mis à jeter de puissants sortilèges à l’animal pour lui faire lâcher prise. Ou plutôt pour lui faire jeter prise, puisque le corps du malheureux s’est retrouvé balancé dans les airs, retombant lourdement au sol, avant que le dragon ne lui écrase le genou en tombant sous l’une des attaques. C’était le fiasco total. Le Cornelongue roumain était mort sous les sortilèges des Sorciers, qui tentaient de sauver leur collègue en mauvais état et Doyle s’était retrouvé grièvement blessé. Rapatrié en vitesse à Londres et plus précisément à Sainte Mangouste, les médecins s’étaient inquiétés de l’endormir avec des potions, pour éviter qu’il n’ait à souffrir inutilement. Son pronostic vital était engagé durant les quelques premières heures après son admission.

Mais le principal intéressé n’avait de souvenirs que de léger brides qui lui revenaient de temps en temps en tête, comme des éclairs de lucidité. Il était encore vaseux suite à tout ce qui lui avait été administré. A tel point, qu’il dût mettre de longues minutes avant de réaliser qu’il se trouvait dans un lit d’hôpital. Et, il était bien loin de se douter qu’il ne venait pas d’arriver, mais qu’il s’y trouvait depuis au moins deux longues journées.
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Edwin Rogue
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Mar 23 Fév - 18:55

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« Peut importe à quel point on est résistant. Un trauma laisse toujours une cicatrice. Ça nous suit chez nous, ça change nos vies. Les traumas perturbent tout le monde mais c’est peut être le but. La douleur, la peur et tout le reste. Peut-être que traverser tout ça, c’est ce qui nous fait aller de l’avant, ce qui nous pousse. Peut être qu’on doit être un peu amoché avant d’être à la hauteur. » - Grey's Anatomy •••Des blessures, il en a vu de toutes sortes. Des atrocités également. Il a été de tous les fronts depuis qu’il est étudiant Médicomage. Il a vu des familles déchirées, il a perdu des patients, pour qui la vie prenait fin sans qu’aucune intervention ne puisse les ramener. Il se souvient de son premier décès. C’était un gamin de même pas douze ans. Il avait été torturé et son coeur avait décidé de céder. Edwin avait tout tenté pour le ramener, il avait tout essayé pour le réanimer. C’était de l’acharnement en vain. Le gamin n’était plus. Il ne connaissait pas cet enfant, il ne l’avait jamais vu. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il était le dernier à avoir été témoin d’une étincelle de vie dans ses yeux, avant qu’il ne les ferme à jamais. Ce n’était qu’un gosse et il avait mis longtemps à s’en remettre, même s’il n’en avait parlé à personne. Et puis le temps a passé, la vie a continué et les morts se sont enchainés. Pourtant, on ne s’y habitue jamais. Perdre un patient est toujours quelque chose de choquant. A l’Université Magique, les Professeurs tâchent de leur apprendre à faire le vide une fois sorti de l’hôpital. Oui mais tous ces Médicomages n’ont pas été taillés dans la pierre. Et quand les titulaires en parlent, eux-même racontent se souvenir de leur premier décès. C’est quelque chose qui vous hante. Vous pouvez même en faire des cauchemars, assez souvent. Perdre le sommeil, également.

Edwin ne comptait plus les nuits blanches qu’il avait enchainé après la perte de l’un de ses patients. C’était bien mieux de ne pas dormir, plutôt que d’en faire des cauchemars. Mais s’il y avait bien une chose de plus difficile encore que de perdre un patient inconnu, c’était de se retrouver avec un être cher entre la vie et la mort. Et Rogue venait de l’apprendre à ses dépends alors que le blessé pour lequel il avait été appelé, n’était autre que Doyle, son oncle. En le voyant dans cet état, Edwin avait eu un moment de bug. Il avait eu du mal à trouver ses marques, à agir de suite. Mais il le fallait. Pour rien au monde, il ne pouvait risquer de perdre cet homme-là. Il devait le sauver pour ses cousins, pour sa mère, mais aussi pour lui. Doyle s’est toujours comporté comme un père avec ses neveux. Si vraiment, il devait le perdre, il ne s’en remettrait pas et arrêterait illico-presto ses études. Alors oui c’est vrai, qu’il s’était encore une fois acharné à sauver une vie, mais ce n’était pas n’importe qui. Qu’on essaye de l’arrêter. D’ailleurs, personne n’avait tenté de s’y frotter. Il était décidé à le sortir de cet état et il y était parvenu. Le coeur de son oncle s’était remis à battre.

Certes, il n’était pas sorti d’affaire, maintenue dans un comas artificiel pour lui éviter bien des souffrances, mais Edwin en faisait sa priorité. Il avait dispatcher tous ses autres patients, pour seulement s’occuper de son oncle. Ces derniers jours, il n’était pas rentré chez lui une seule fois. Nuit après nuit, journée après journée, il restait à son chevet, jusqu’à ce moment où une infirmière le réveilla, alors qu’il avait fini par s’endormir dans le fauteuil.

« Il revient à lui. »

Cette simple phrase avait suffi à ce qu’Edwin se lève aussitôt pour se rendre à ses côtés. Le corps médical les laissait seul, de toute façon, il n’avait besoin de personne pour savoir quoi faire, étant bien plus qu’en avance dans ses études. Il attendit que la porte se referme et se mit assis sur le bord du lit, attrapant la main de son oncle dans la sienne.

« Rappelle-moi de te pourrir tout le restant de l’année. Ce n’est pas humain de me faire flipper comme ça. »

Un faible sourire, il ne pouvait pas lui servir plus, parce qu’il avait vraiment eu la trouille de le perdre. Encore en ce moment-même, il n’était pas rassuré à l’idée de le laisser seul. De toute façon, il ne comptait pas s’en aller de sitôt. Il faudrait le virer par la peau du cul, pour qu’il daigne rentrer chez lui.

« N’essaye-pas de bouger, tu as le genou en miettes. Mais je peux te donner de quoi calmer la douleur. »

Le délaissant quelques instants, le Médicomage en formation ouvrit le placard dans la chambre, pour en sortir une potion. Il ne prenait pas n’importe quoi, c’était les potions qu’il avait fait par lui-même et qu’il n’avait pas quitté du regard. Il faut dire que Edwin n’a absolument pas confiance en ses collègues, en dehors de Selena. Il reste persuadé que les Mangemorts sont partout et sûrement même déjà dans cet hôpital. Il n’a certainement pas envie de prendre un risque avec la vie de l’un de ses proches.

« Tiens. Bois ça. »

Il se réinstalla à ses côtés, passant sa main derrière sa tête pour l’aider à la soulever de l’oreiller et portant la petite fiole à ses lèvres, pour le faire boire. C’était assez déstabilisant comme situation. Doyle faisait partie des ces personnes que Edwin avait toujours pensé aussi solides qu’un roc. Le retrouver ainsi, incapable pour le moment de se débrouiller seul, c’était difficile à avaler. Mais il ne voulait pas lui transmettre cette pensée et préférait déjà envisager la sortie. Sachant qu’il est le beau-frère de Severus, mais aussi le frère d’Alicia, leurs ennemis ne tarderaient pas à s’intéresser à son cas. C’était pourquoi le neveu prévoyait déjà de le sortir de Sainte Mangouste, une fois stable, pour le mettre à l’abri chez lui. Il ne pouvait pas le laisser rejoindre sa maison dans un état pareil et le laisser seul. A l’appartement au moins, il y aurait toujours quelqu’un. Si ce n’était pas lui, ce serait Calvin. Et il n’aurait qu’à montrer à son frère ce qu’il fallait faire, pour avoir l’esprit tranquille.
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Doyle Taylor
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Lun 7 Mar - 13:26
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“C'est la vie, elle est préférable, avec ses blessures et ses douleurs, aux noires ténèbres du dégoût, au poison du mépris, au néant de l'abdication, à cette mort du cœur qui s'appelle l'indifférence.” - Honoré de Balzac
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Il revenait peu à peu à lui et ses sens semblaient aussi vouloir se réveiller, ce qui devait sûrement être une bonne nouvelle. Mais la douleur, revenant au galop, lui rafraichissait la mémoire. Enfin en partie, il y avait toujours des zones d’ombre ou des souvenirs plus flous que d’autres. Doyle avait bien du mal à vraiment réaliser où il se trouvait, avant quelques minutes temps réel. La dernière fois qu’une telle chose lui était arrivée, c’était après une cuite terrible, au petit matin alors qu’il se réveillait dans le lit d’une totale inconnue. Résultat, il s’est barré en vitesse. Mais là c’était différent, impossible de bouger comme il le voudrait. C’était un peu comme si chacun de ses membres pesaient des tonnes. En plus, la lumière vive de la pièce, l’aveuglait pratiquement et l’odeur typique des potions qui se mélangent, lui parvenait clairement mieux. Son audition lui jouait toujours des tours, mais cela semblait s’atténuer petit à petit. Il ne faisait pas vraiment attention à tout ce qui était dit et fait autour de lui, cherchant inconsciemment une aide. Ce n’est que lorsqu’il sentit son lit bouger, qu’il parvint à focaliser son regard sur la personne qui venait d’arriver. Un poids s’envola de son thorax pratiquement, alors que son masque à oxygène lui était retiré. Bien heureux de voir un visage familier, il ne tenta même pas de se défiler lorsque son neveu saisit sa main. Doyle n’est pas un homme très avenant, ni même démonstratif, mais il ne rechigne jamais à accepter un geste d’affection venant des personnes qu’il aime. Et évidemment, Edwin en faisait plus que partie. Il était comme un fils pour lui, tout comme Calvin bien entendu.

Le blessé avait penché la tête légèrement sur le côté pour mieux voir son Médicomage et ses lèvres s’apprêtait à se tordre en un sourire, avant de finir en une grimace douloureuse, tout son corps le faisant atrocement souffrir.

« Je tâcherai de te le rappeler. »

Il préférait ne pas s’attarder sur la peur qu’il lui avait fait, même si la curiosité le rongeait. Est-ce que les autres membres de la famille étaient venues lui rendre visite ? Mais c’est une question qu’il s’entêtera à poser plus tard, ayant bien d’autres soucis en tête. Parce que malgré la douleur, buté comme il l’était, Doyle tentait encore de bouger et l’explication du jeune homme n’avait pas tardé à tomber.

« En miettes miettes ? J’ai l’impression d’être passé sous un semi-remorque. »

Il ne s’était que très rarement retrouvé dans un tel état, pour ne pas dire que c’était la première fois depuis son gros accident qui avait failli lui couter la vie. Mais là, il ne s’était pas loupé ou plutôt, ce crétin de dragon n’en avait fait qu’une bouchée. Comme quoi, il faut toujours faire attention et ne jamais se croire invincible. Au moins, il n’était pas si mal tombé que cela, puisque son Médicomage attitré, n’était pas moins que son neveu, ça aurait pu être bien pire. Doyle n’ayant pas pour habitude de faire confiance facilement, n’avait aucune crainte de ce côté-là avec Edwin. Ce n’était sûrement pas le garçon de sa soeur, qui lui ferait un sale coup. Il ne tiqua même pas quand le gamin des Rogue l’aida à boire l’une de ses potions, certainement concoctée rien que pour lui. Le laissant lui donner un coup de main, le patient absorba le contenu tout en grimaçant. Le gout n’était pas terrible, c’était même carrément dégueulasse, mais c’est surtout qu’en avalant, il avait l’impression de raviver toutes ses blessures. Pourtant, il ne peut pas dire que c’était bien long à faire effet. Quelques minutes tout au plus et déjà il ne sentait quasiment plus rien. Il ne fallait pas non plus exagérer, ce n’était pas un remède miracle, mais la douleur déjà bien plus supportable.

« Merci Eddie. »

Reposant lentement sa tête dans son oreiller, il lutta une nouvelle fois pour ne pas s’endormir. Bien que lui-même épuisé, il n’avait pas eu beaucoup de mal à remarquer que son neveu avait une tête de déterré également. Il n’y avait pas longtemps à chercher pour deviner que le gamin était resté à son chevet durant tout ce temps.

« Tu devrais rentrer te reposer. Je pense que je ne risque pas de m’enfuir dans mon état. »

Parler de fuir était judicieux, Doyle n’a jamais été un grand fan des hôpitaux. En cas de blessure, il a tendance à se rafistoler tout seul, par ses propres moyens. Il lui est déjà arrivé à plusieurs reprises, de se recoudre lui-même sous la douche lorsque vraiment, les potions ne faisaient aucun effet. Peut-être même que c’est lui qui a refilé sa phobie des hôpitaux à Calvin. Il parait qu’un enfant ne prend pas seulement de ses parents, mais que parfois, il peut avoir des ressemblances physiques ou juste des similitudes au niveau caractère avec une autre personne de la famille.

« Qui d’autre ai-je inquiété ? »

Finalement, il n’était pas parvenu à attendre plus longtemps pour poser la question qui lui brulait les lèvres. Il faut bien que sa souffrance serve à quelque chose aussi, même si ça parait très égoïste.
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Edwin Rogue
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Mer 9 Mar - 15:17

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« Peut importe à quel point on est résistant. Un trauma laisse toujours une cicatrice. Ça nous suit chez nous, ça change nos vies. Les traumas perturbent tout le monde mais c’est peut être le but. La douleur, la peur et tout le reste. Peut-être que traverser tout ça, c’est ce qui nous fait aller de l’avant, ce qui nous pousse. Peut être qu’on doit être un peu amoché avant d’être à la hauteur. » - Grey's Anatomy ••• Le métier de Médicomage est souvent envié de bien des personnes. Mais les gens ne se doutent pas de tout ce qu’ils ont à affronter chaque jour, chaque nuit, à chaque instant. Les études sont déjà très longues, prenantes et fatigantes. En plus de cela, il ne faut pas se leurrer, le métier de Médicomage n’est pas seulement de sauver des vies, il faut aussi apprendre à tourner la page lorsqu’un patient meurt. Il faut savoir s’endurcir et ne pas faire preuve de sentiments lorsqu’une vie attend d’être sauvée. Parfois, être médecin revient à agir comme un automate pour ne pas soi-même se détruire en ne parvenant pas à faire la coupure une fois les portes passées. Mais personne est capable de se comporter comme un robot du début à la fin. Il y a un moment ou même un patient, qui finit par briser la carapace difficile à reformer par la suite. Puis à d’autres reprises, il faut faire face à un proche, un ami, un membre de la famille. C’est ce qui fait pencher la balance. Ce qui rappelle que l’être humain a des sentiments et que peu importe ce qu’il fasse, il ne peut pas toujours les contrôles, les dissimuler.

C’était une grande leçon que Edwin avait pris en pleine tête lorsque la vie à sauver n’était autre que celle de son oncle. Il ne se serait jamais pardonné de le perdre lui, plutôt qu’un autre. Et il ressentait à présent tout ce que les familles des autres patients pouvaient bien vivre, lorsqu’elles se trouvaient démunies de tout moyen d’aider, perdues parfois dans un couloir un peu trop aseptisé. L’aîné des deux faux-jumeaux de la fratrie n’en menait pas large, même maintenant que Doyle venait de se réveiller. Rien n’était réellement gagné et bien qu’un soulagement se faisait ressentir, que le plus jeune des deux se risquait à faire de l’humour, il dissimulait très mal l’inquiétude et la fatigue qu’il avait emmagasiné rien que ces derniers jours.

N’agissant plus comme le Médicomage en formation qu’il est, Edwin préférait revêtir sa panoplie du neveu bien heureux de revoir son oncle conscient. Assis sur le bord de son lit, un sourire s’était lentement dessiné en entendant Doyle qui prenait enfin la parole. Mais devant la grimace de douleur que ce dernier avait esquissé, Edwin ne pouvait pas s’empêcher de lui rappeler qu’il avait une jambe cassée.

« Pire que ça encore… Nous n’en étions pas loin du semi-remorque. D’après tes collègues, c’était un sacré bestiaux qui t’a ratatiné. »

Ne pouvant pas rester insensible à sa douleur, il se mit en quête de lui faire boire une potion, l’aidant comme il le pouvait et en prenant grand soin de ne pas lui faire plus mal. Une fois le contenu du verre avalé, le neveu aida l’oncle à se recoucher confortablement, avant que ses lèvres ne s’étirent à nouveau en un sourire, suite au surnom que Doyle venait de lui donner. Eddie… rares sont les personnes à l’appeler ainsi. Ils ne sont que trois à utiliser ce petit nom affectueux à son égard : son oncle Doyle, son frère Calvin et Cesare, qui a toujours fait office de père de substitution aux yeux de Edwin.

« Y a pas de quoi. »

Mais il ne fallait pas s’attendre à le voir partir de sitôt. C’est qu’il est plutôt buté ce Rogue-là et il n’avait sûrement pas l’intention de laisser Doyle aux mains d’un autre Médicomage. Surtout qu’il se méfie de ses collègues comme de la peste. Et à raison…. Un hochement négatif de la tête suffit à amorcer sa réponse, qui se voudrait sans appel.

« Je ne partirai d’ici que lorsque tu sortiras. Et c’est pour bientôt, je préfère te savoir à l’appartement avec moi ou encore avec Calvin, plutôt qu’ici. Il y a des gens que je soupçonne d’appartenir aux Mangemorts dans cet hôpital. Mais sans plus de preuves, je ne peux pas faire grand chose. »

Mais sa réaction l’amusait également. Doyle lui rappelait étrangement Calvin et sa phobie maladive des hôpitaux. C’était assez drôle de voir les points communs qu’il y avait entre l’oncle et le neveu. Et ce n’était pas les paroles suivantes qui allaient prouver l’inverse. Ce serait tout à fait le genre de son faux-jumeau que de demander qui il avait inquiété. Si bien que Edwin se rassit sur le bord du lit, énumérant mentalement les personnes qui étaient venues à son chevet déjà, avant de finir par reprendre la parole.

« Plusieurs de tes collègues déjà. Ceux qui étaient avec toi le jour de ton accident. Archibald Macpherson est passé plusieurs fois, le soir surtout, après les cours qu’il donne à Poudlard. Remus Lupin est souvent venu également. Zakaria et Wolfgang ont été autorisés à venir à deux reprises. Le soir précédent ton arrivée et le lendemain. Selena bien entendu, dés qu’elle a une minute à elle, elle est ici. Même Calvin avec sa phobie des hôpitaux est passé quasiment tous les jours. Il y a eu aussi maman bien sûr… On peut dire que tu as inquiété beaucoup de monde. C’est que des fois, il y avait foule devant la porte de ta chambre. Et j’en oublie sûrement d’autres. »

Il se retourna, l’air pensif avant de s’avancer un peu plus dans la pièce, se rendant à l’armoire du fond. Là-dedans ne s’entassait pas seulement quelques vêtements pour le jour de la sortie du patient, mais aussi plusieurs cadeaux qu’il avait reçu, ainsi que lettres de bon rétablissement et autres. Edwin attrapa le paquet de courriers reçus principalement par hiboux et revint vers le blessé.

« Tu as de la lecture si tu t’ennuie. Et pour te motiver à te remettre encore plus vite, tu iras ouvrir tous tes cadeaux quand tu pourras sortir de ton lit. »
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Doyle Taylor
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Jeu 7 Avr - 13:41
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“C'est la vie, elle est préférable, avec ses blessures et ses douleurs, aux noires ténèbres du dégoût, au poison du mépris, au néant de l'abdication, à cette mort du cœur qui s'appelle l'indifférence.” - Honoré de Balzac
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Doyle déteste quand l’un de ses proches est malade ou blessé. Il se sent toujours bêtement inutile, ne sachant pas comment aider, ni comment soulager la douleur. Parfois, les potions ne suffisent pas, c’est un peu comme les médicaments des Moldus. Une fois, ses gamins sont tombés grièvement malades et lui, il était comme un couillon à tourner en rond, ruminant de ne rien pouvoir faire pour qu’ils soient remis sur pieds. Un papa, c’est celui qui engueule, mais c’est aussi celui qui se doit de protéger ses enfants. Certainement que ses proches avaient ressenti cette impression d’être inutiles, lorsqu’il était médicalement endormi. Et l’air inquiet mais parallèlement soulagé de son neveu, lui indiquaient qu’il n’était pas bien loin de la vérité. Mais même si Edwin devait avoir eu peur, il n’était pas le dernier pour utiliser l’humour.

« C’est bien ça, je me suis fait ratatiner et c’est humiliant. C’est ma fierté qui va avoir du mal à surmonter cette histoire. »

Il avait bu la potion que le fils de sa soeur lui avait concocté et même s’il s’efforçait de ne pas montrer qu’il souffrait, intérieurement Doyle espérait que les effets se fassent vite ressentir. Mais l’état de fatigue de son Médicomage de neveu n’était pas passé inaperçu. Sauf qu’il avait pratiquement oublié que ce gamin avait hérité du côté borné de sa mère. Il préférait camper dans sa chambre, jusqu’au moment de le faire sortir, plutôt que d’aller se reposer.

« J’imagine que je n’ai pas le choix… mais… Il s’arrêta de parler, soulevant le drap pour regarder en-dessous. Je n’ai plus de pantalon… Qui m’a enlevé mon pantalon ? »

Ce n’était normalement pas la chose la plus importante du moment, mais Doyle s’inquiétait que ce soit une femme qui l’ait déshabillé. Il ne manquerait plus que ça pour terminer d’achever cette petite once de fierté encore en sa possession. Pour éviter d’y penser trop, il demanda à Edwin qui était venu à son chevet. Il n’était pas étonné de savoir que ses collègues étaient passés. Ils avaient sûrement peur qu’il y reste. Mais il était agréablement surpris d’apprendre qu’Archibald et Remus avaient fait le déplacement à plusieurs reprises. Bien sûr, il se doutait que Calvin, Alicia et Selena étaient également venus, mais il ne s’imaginait pas que Zakaria et Wolfgang aient eu une autorisation spéciale de sortie.

« Tu as laissé mes garçons me voir dans cet état ? »

C’était un reproche, mais il ne pouvait même pas lui en vouloir. Si jamais il était mort, ses enfants auraient eu sur la conscience de ne pas avoir été en mesure de lui dire au revoir. C’était à sa propre personne qu’il en voulait. Il n’a jamais montré aucune de ses faiblesses devant ses gamins, faisant toujours en sorte d’être celui sur qui ils pouvaient se reposer, d’autant plus qu’ils n’avaient plus de mère. C’était son égo qui se faisait malmené en cet instant.

« Excuse-moi Eddie, ce n’est pas de ta faute. C’est juste que j’aurais préféré qu’ils n’aient pas à s’inquiéter de me voir dans ce lit, inconscient et démoli. Sinon… Severus n’est pas passé ? »

C’est son beau-frère, il aurait apprécié de savoir qu’il ait fait le déplacement. Ils ne sont peut-être pas les meilleurs amis du monde, mais Doyle fait de son mieux pour être en bon terme avec lui, au moins pour le bonheur de sa petite-soeur. A l’inverse, il aurait fait le déplacement, mais avant de se braquer, peut-être inutilement, il avait posé la question pour en avoir le coeur net. Et dans son état, le Dresseur de Dragons était bien incapable d’en vouloir à qui que ce soit.

Lorsque son neveu tourna le dos et partit dans la direction de l’armoire, Doyle s’appuya sur le matelas du lit avec ses avants-bras, assez pour se redresser légèrement et voir ce qu’il faisait. A l’ouverture des portes, il n’en croyait pas ses yeux de voir tous ces cadeaux. Il ne se doutait pas que c’était pour lui, mais Edwin lui confirma que c’était tous des paquets qui lui étaient destinés. Il ajouta même que s’il voulait les ouvrir, il lui faudrait sortir de son lit.

« Mais, de qui ils sont ? Il y en a des dizaines au moins. »

Son neveu tenait un bon gros tas de lettres dans les mains. Là encore, Doyle n’en croyait pas ses yeux. Il regarda tous ses courriers que Edwin finit par lui donner. C’était incroyable. Jamais il ne se serait douté qu’autant de personnes pouvaient s’intéresser à lui. Depuis longtemps et même depuis toujours, Doyle avait agit comme s’il était seul au monde. Que son devenir n’intéressait personne. Il se trompait.

« Ah Eddie, si tu vas te chercher un café, tu peux m’en ramener un aussi ? »

Pendant ce temps, il allait en profiter pour voir qui avait pris soin de lui écrire. C’est qu’il aurait du boulot une fois hors de Sainte Mangouste. Il devra rassurer et remercier tous ces gens. S’empressant d’ouvrir les enveloppes, le quarantenaire lisait toutes ses lignes, souriant parfois et semblant toucher à d’autres reprises. Il y avait même d’anciens Professeurs qui l’avaient eu pour élève, qui avaient pris le temps de lui envoyer des petits mots de bon rétablissement.
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Edwin Rogue
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Mar 12 Avr - 9:35

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« Peut importe à quel point on est résistant. Un trauma laisse toujours une cicatrice. Ça nous suit chez nous, ça change nos vies. Les traumas perturbent tout le monde mais c’est peut être le but. La douleur, la peur et tout le reste. Peut-être que traverser tout ça, c’est ce qui nous fait aller de l’avant, ce qui nous pousse. Peut être qu’on doit être un peu amoché avant d’être à la hauteur. » - Grey's Anatomy ••• Edwin et son oncle avaient ce point en commun, de se sentir impuissant quand quelqu’un va mal et qu’aucun médicament ni potions ne peut soulager. Le fils des Rogue s’était senti bien perdu de cette façon, alors que Doyle était dans le comas, peinant à en sortir. Il ne l’avait pas quitté, espérant toujours qu’il finisse par aller mieux. Mais si l’homme faisait preuve d’humour, c’est qu’il n’était plus sur le point d’y rester et que même dans un état encore critique, il ne pouvait aller que de mieux en mieux à présent. C’est que finalement, il a eu un bon Médicomage, pour ne pas lancer de fleurs à Edwin.

« Oh pour ça, je peux rien faire. Mais tu devrais passer voir Calvin, il te proposera sûrement un truc tordu. Un porno avec un whisky ou tu auras peut-être droit aussi à sa proposition de te payer une prostituée. Je me sentirais moins seul à avoir fait les frais de ses idées bancales. »

Après lui avoir fait boire la potion, Edwin était toujours décidé à rester là. Même s’il n’y sera pas à chaque minute, il faut bien que parfois il aille faire un petit tour pour boire un café ou pour faire la vidange du café, mais il ne s’attendait pas à ce que son oncle s’offense de ne plus avoir de pantalon. Avec un sourire moqueur aux lèvres, le plus âgé des trois enfants Rogue, se retourna et le scruta un instant du regard.

« Une infirmière. La même qui t’a fait ta toilette tous les jours depuis ton arrivée. Ne fais pas cette tête, tu n’as qu’à avoir une petite-amie aussi. J’imagine que tu n’aurais sûrement pas préféré que ce soit ma mère qui s’occupe de ta toilette. Ta propre soeur devoir s’occuper de tenir au propre ton service trois pièces, ça, ça aurait été humiliant. »

Humiliant pour Doyle et tristement honteux pour Alicia que son fils imaginait déjà toute rouge à chaque fois qu’elle arrivait sur cet endroit. Sautant du coq à l’âne, l’oncle désirait savoir qui était venu à son chevet. C’était humain de demander qui s’était inquiété pour lui. Sûrement que Edwin aurait posé la même question à sa place, rien que pour avoir le plaisir de pouvoir les remercier. Il énuméra vite fait les personnes qu’il avait vu passer par la chambre. A chaque fois, cela lui avait laissé l’opportunité de partir s’aérer. Mais il ne s’attendait pas à ce que Doyle s’offusque du fait que ses fils l’aient vu dans cet état.

« Tu voulais peut-être que je les empêche d’entrer alors que personne ne savait si tu allais ou non t’en sortir ? »

Edwin était calme dans ses paroles. Il pouvait comprendre que ce n’est pas gratifiant d’être vue ainsi par les personnes que l’on aime, mais à l’inverse, il comprenait aussi le point de vue des enfants. S’il s’agissait de son père qui se retrouvait dans un tel état, aucun Médicomage, même toute une armée de Médicomages, ne pourrait empêcher Edwin d’entrer. Mais il ne releva pas, comprenant bien que son oncle voulait toujours briller aux yeux de ses fils et puis, il venait de poser une question qui stoppa le neveu dans son geste.

« Je ne peux pas te dire qu’il n’est pas venu, je ne l’ai pas vu. Mais tu connais mon père, il n’est pas très à l’aise avec tout ça. S’il est passé, il l’a fait quand personne n’était présent pour en être témoin ou bien en profitant que je me sois assoupi. »

Il était temps de parler de tous ce qu’il avait reçu. Lettres et colis, c’était qu’il n’y avait quasiment plus de place pour les vêtements à ranger dans l’armoire. Doyle semblait étonné d’être ainsi apprécié, pourtant Edwin savait que bon nombre de personnes se sont inquiétées pour son oncle. Il est peut-être solitaire, mais sa quote de popularité tant à augmenter, surtout en ce qui concerne la gente féminine.

« En dehors de ceux de la famille, il y a un gros paquet qui vient d’Albus Dumbledore et j’imagine que ça se mange. Tes collègues ne t’ont pas oublié… je veux dire, tous tes collègues. Les gérants des diverses boutiques de Pré-Au-Lard et certains du Chemin de Traverse, d’anciens camarades de classe, de tes amis et de ton fan club féminin. C’est fou, il y a des paquets qui sentent le parfum. Tu pige pourquoi des gens parfument du carton ou du papier toi ? »

Edwin n’avait attrapé que la pile de lettres plutôt conséquentes, la déposant sur le lit de son oncle. Il prévoyait d’en profiter qu’il soit occupé pour aller se boire un café, mais à peine était-il parvenu à la porte que Doyle lui demanda de lui en remonter un.

« Euh… bien sûr. »

Le Médicomage quitta la pièce pour se rendre à la cafétéria. Avec le temps, la serveuse savait ce qu’il prenait à chaque fois. Elle commençait à connaitre les habitudes alimentaires des personnes travaillant dans le coin. Mais cette fois, Edwin lui demanda deux grands cafés à emporter, plus une part de gâteau au chocolat. Il avait l’intention de gaver Doyle avant de le faire sortir. Il avait pris son temps pour remonter et à son retour, il trouva son oncle en pleine lecture.

« Alors, il y a des choses intéressantes ? Ton café est servi. Je t’ai pris du gâteau aussi. »
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Dim 1 Mai - 19:28
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L’hypothèse de regarder un porno en buvant du Whisky avec Calvin, aurait presque été tentante pour Doyle. Il aurait largement préféré ça, plutôt que de se retrouver coincé dans un lit d’hôpital, sans pouvoir faire le moindre mouvement. Rien que sourire lui semblait être quelque chose d’insurmontable tant la douleur se rappelait à son mauvais souvenir. Mais il se voulait être aussi solide qu’un rocher et ainsi, il faisait tout pour ne pas montrer qu’il souffrait malgré quelques grimaces qui lui échappaient.

« Dans mon état, je ne serais pas d’une grande utilité pour une prostituée, mais je retiens l’idée. »

La potion n’était pas tellement à son goût. C’était tellement amère qu’elle en était écoeurante. Il s’était contenu pour ne pas la vomir. Ses pauvres côtes en auraient encore souffertes. Mais bien qu’infecte, l’effet ne se faisait pas attendre trop longtemps. La douleur était encore présente, cependant légèrement moins intense. Il allait avoir la paix pendant quelques minutes ou heures.

Doyle était mal à l’aise d’avoir été ainsi dévêtu durant son sommeil forcé, heureusement que son neveu utilisait une nouvelle fois l’humour pour détendre l’atmosphère. Il n’avait pas entièrement tord et l’aîné des Taylor imaginait très mal sa petite soeur venir lui faire sa toilette. Chose humiliante pour tous les deux, mais ça lui avait au moins tiré un léger ricanement.

« Humiliant pour moi c’est une certitude. Mais très embêtant pour ton père. Si ta mère avait vu ce que je cache là-dessous, elle aurait été dégoutée de n’avoir qu’une ridicule moitié de spaghetti du côté de Severus. Sinon elle était jolie au moins cette infirmière ? »

Il est célibataire, il peut se permettre les remarques du genre. Techniquement, il est plus veuf que célibataire, mais il faut bien tourner la page un jour, surtout que sa femme l’avait déjà tourné alors qu’ils étaient encore ensemble. Douce trahison. Enchainant les questions, c’était presque normal qu’ils atterrissent sur les noms des personnes venues à son chevet. Ses fils l’avaient toujours considéré comme une sorte de héros, parce qu’il ne montrait jamais aucune faiblesse face à eux. Son père était comme ça également, il n’avait pas été cherché bien loin son côté gros dur. Alors savoir que Wolfgang et Zakaria l’avaient vu dans un tel état, le dérangeait, mais Edwin avait entièrement raison sur toute la ligne. Doyle lui-même ne serait pas resté bien sagement dans le couloir, si c’était son père qui se retrouvait dans un lit d’hôpital. Il aurait tout fait pour le voir, craignant de louper le moment de se dire au revoir à jamais. Ensuite les autres prénoms s’enchainaient sauf un. S’en était presque dérangeant puisqu’ils sont de la même famille. Et le pauvre Edwin bien penaud d’avoir à le rassurer sans même savoir.

« Ne te fatigue pas, il n’est pas venu. Ce n’est pas bien grave, je ne me suis jamais attendu à ce que lui et moi, nous devenions amis. Si je me montre un minimum sympa avec lui, c’est uniquement pour faire plaisir à ta mère. »

Les paquets et les courriers s’entassaient dans l’armoire de la chambre. C’était une surprise de voir tout ça rien que pour lui. Il n’imaginait pas qu’il y ait autant de personnes qui s’étaient inquiétées de son état. Et Dumbledore lui envoyant de la nourriture, comme s’il craignait qu’il ne meurt de faim.

« Albus a toujours essayé de me rendre accro aux sucreries comme lui, mais j’ignorais avoir un fan club féminin, tu m’apprends quelque chose. Par contre, je n’ai jamais compris non plus pour le parfum, je préfère autant qu’elles y mettent leurs photos. »

Le temps que son neveu s’en aille chercher du café, Doyle n’était pas perdu, il avait de la lecture. Certains courriers étaient drôles, d’autres attendrissants, alors qu’il y en avait également qui se trouvaient être totalement déplacés. La lettre de son père était sûrement celle qui l’avait le plus touché. A deux reprises, il l’avait lu pour être certain de ne pas avoir rêvé, mais à tel point que le retour de son neveu était pratiquement passé inaperçu s’il n’avait pas parlé.

« Il y a des femmes qui se proposent pour devenir mon infirmière privée. Je ne sais pas si je dois être flatté ou avoir peur. »

Le café et la part de gâteau étaient les bienvenues. Même s’il n’avait pas spécialement faim, se réveillant tout juste, il ne pouvait pas dire non à du gâteau. Il aurait préféré des pancakes comme faisait son père à chaque fois qu’il se blessait ou qu’il était malade. Le pauvre homme n’était pas un grand cuisinier et c’était la seule chose qu’il savait faire sans prendre trop de risque. C’est devenu une sorte de rituel dans la famille, au moins du côté de Doyle qui en fait à ses fils quand l’un d’eux est dans un sale état.

« Merci fiston. Il me faut prendre des forces pour me lever afin de mettre le nez dans tous ces cadeaux. »

Le mot fiston était plus affectueux qu’autre chose. Doyle sait bien que Edwin n’est pas son fils, mais il a toujours considéré ses neveux comme tels. Tout comme il sait bien qu’au fond, les faux jumeaux voient en lui une figure paternelle.
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Mer 4 Mai - 20:37

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« Peut importe à quel point on est résistant. Un trauma laisse toujours une cicatrice. Ça nous suit chez nous, ça change nos vies. Les traumas perturbent tout le monde mais c’est peut être le but. La douleur, la peur et tout le reste. Peut-être que traverser tout ça, c’est ce qui nous fait aller de l’avant, ce qui nous pousse. Peut être qu’on doit être un peu amoché avant d’être à la hauteur. » - Grey's Anatomy ••• Utiliser l’humour aide souvent à apaiser bien des situations. Edwin l’a appris il y a longtemps, grâce à Fred et George qui en avaient fait leur marque de fabrique. Et par chance, les faux jumeaux Rogue semblaient avoir hérités du chromosome du rire, sûrement de leur mère. C’était parfois étonnant l’air ébahi que certaines personnes pouvaient afficher, quand l’un des deux frères déconnait. Ils semblaient toujours se demander comment cela pouvait être possible que la descendance de Severus ait le sens de l’humour. Comme quoi, si le fruit ne tombe jamais bien loin de l’arbre, cette fois-ci, il devait y avoir eu une bonne bourrasque de vent lorsque les petits sont venus au monde.

Dans une situation comme l’hospitalisation de son oncle, être capable d’humour donnait une sensation moins pénible. Ce n’est pas évident de se faire à l’idée qu’un membre de la famille a été à se point blessé. Et Doyle n’était pas le dernier pour ironiser, notamment sur la prostituée à qui il ne serait d’aucune utilité. Il n’avait pas tellement tord. Dans cet état, il ne pourrait pas être en mesure d’assurer et cela serait plus pénible que plaisant, surtout à cause des douleurs qui seraient intensifiées.

« Tu n’es vraiment pas le genre d’hommes a avoir besoin d’une prostituée pour satisfaire ses envies. Tu vas dans n’importe quel bar et c’est certain que si tu le veux, tu ressors accompagné. »

Le Médicomage reconnait sans problème que son oncle est le genre de types qui plait aux femmes. Le beau brun ténébreux aux yeux bleus. En plus, il ne fait pas du tout ses quarante années passées.

Pour lui éviter de souffrir de trop, Edwin lui donnait de la potion. Elle était connue pour être dégoutante mais très rapide à agir. L’état dans lequel il se trouvait, ne laissait pas de choix possible. Il fallait le soulager au plus vite, même s’il semblait ne pas vouloir montrer sa douleur. Le musicien récupéra le récipient une fois vide et s’assura que Doyle soit stable. Il n’y avait aucun soucis à ce sujet, il semblait assez en forme pour tacler le père du jeune Médicomage en formation.

« Il serait content s’il t’entendait…mais ne te fais pas de fausses joies, je t’arrête tout de suite, l’Infirmière doit avoir facilement soixante ans, trente kilos en trop et de grosses lunettes qui lui descendent sur le nez. Je ne crois pas qu’elle soit ton style. »

La question à un million de galions lui était posée. Est-ce que le beau-frère était venu ? Comment lui dire qu’il n’avait pas trouvé opportun de faire le déplacement jusqu’au chevet du frère de sa femme malgré l’état critique dans lequel il se trouvait ? Edwin ne voulait pas faire de mal à son oncle en lui servant cette triste vérité. Au lieu de cela, il tentait de se dépatouiller avec une moitié de vérité et un gros mensonge, pour ne pas avoir à dire le fond de la situation. Mais Doyle n’était pas bête, il venait de comprendre l’embarra dans lequel son neveu était plongé. Que répondre à cela ? Un petit sourire embêtant et empli de compassion, c’était tout ce qu’il avait été en mesure de servir au grand blessé avant de reprendre sa besogne consistante à lui rapporter son courrier.

« Il m’est déjà arrivé de me demander si ce n’est pas toi le vrai père de Calvin. Il t’arrive de parler comme lui. Je pense qu’il m’aurait dit quasiment la même chose sur le parfum et les photos qu’il aurait préféré à la place. »

Edwin avait eu largement le temps de partir chercher café et gâteau, que son oncle était resté dans ses lettres. Il avait tellement de lecture qu’il en aurait sûrement pour la journée à tout lire. Mais malgré cela, le neveu n’était pas parti trainer, préférant le garder à l’oeil pour qu’il ne lui arrive rien, mais aussi pour qu’il ne tente pas de se lever en son absence. C’est cela qui semble le différencier du jumeau de Edwin. Le guitariste se serait sans doute pris un gadin en tentant un levé sans aucune aide.

« Une infirmière privée ? C’est plutôt gentil comme proposition. Je vais finir par me blesser volontairement, pour prendre ta place. »

C’est une chose de très bizarre d’entendre Doyle l’appeler fiston. Son père ne l’avait jamais appelé ainsi, mais son oncle n’hésitait pas à le gratifier de ce surnom affectueux à la moindre occasion. Rogue fils était si touché, qu’il n’avait rien su ajouter, préférant se plonger dans son café. Il s’en était commandé un également, c’était à la base pour cette raison qu’il était descendu, mais il n’oubliait pas de rester professionnel malgré tout.

« Les paquets peuvent encore attendre. Je préfère que tu te remplisse l’estomac avant que tu n’essayes de te lever. N’oublie pas que pour le moment, tu ne peux pas te servir de ta jambe. Il va te devoir être patient pour parvenir à retrouver tes facultés d’avant. Mais quand tu seras prêt à vouloir te lever, ne le fais pas sans moi. »

Cela sera à ce moment précis que le Médicomage en formation attrapera un fauteuil roulant et s’arrangera pour faire sortir son oncle sans que personne ne s’interpose.
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Doyle Taylor
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Sam 14 Mai - 11:54
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“C'est la vie, elle est préférable, avec ses blessures et ses douleurs, aux noires ténèbres du dégoût, au poison du mépris, au néant de l'abdication, à cette mort du cœur qui s'appelle l'indifférence.” - Honoré de Balzac
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La salle surchauffée aux murs immaculés, dont la tranquillité n’était troublée que par toutes ces machines auxquelles il était accroché, était à présent animé par de l’humour. Ce qui n’avait pas été le cas les jours précédents, alors que Doyle était dans un état si déplorable, que son corps avait refusé de se réveiller. Mais l’ambiance était devenue moins pesante, depuis son réveil. Edwin venait même de réagir à son humour en lui faisant un compliment, ce qui le toucha vraiment. Conscient que c’était la simple vérité de toute façon, Doyle a toujours été un peu vantard sur les bords. N’étant pas aveugle, il savait quelle image il renvoyait à la gente féminine. Mais l’entendre de la bouche de l’un de ses proches, ne peut que faire plaisir. Avec un sourire ironique et un regard complice, il se redressait pour que son dos soit calé contre son oreiller déposé sur le haut du lit.

« Que veux-tu, c’est ça d’appartenir à une famille de beaux-gosses, tu dois avoir la même chance que moi. On l’a tous… »

Il sentait l’ironie pointer le bout de son nez. Il ne pouvait pas se laisser casser aussi facilement, alors il s’empressa, malgré la douleur, de reprendre assez vite la parole.

« Enfin, presque tous. Ton père n’a pas de gènes Taylor, il ne compte pas dans le lot. Et ta mère, lorsque nous étions petits, aimait ramener des petits animaux à la maison. C’était toujours les plus moches sur lesquels elle craquait. Son choix de mari n’a donc rien d’étonnant. »

La potion qu’il venait de boire, commençait à faire son petit effet. La douleur était beaucoup plus supportable à présent, lui permettant d’avoir quelques instants de répit. Un soulagement qu’il ne montra pas vraiment, si ce n’est en utilisant un peu d’humour, même s'il venait d’apprendre qu’il n’avait pas eu de chance avec l’infirmière qui lui avait été attribuée. Tant pis, il quittera ainsi plus vite Sainte Mangouste dans ce cas. Il laissa ce sujet se tasser et fut amusé d’être comparé ainsi à Calvin. Doyle est conscient que les jumeaux ont un caractère pas loin du sien. Il le sait et souvent, il s’en amuse au détriment de sa soeur et de son beau-frère.

« Il est temps que je te fasse une confidence Edwin. Ta mère a très mauvais goût, mais elle n’est pas aveugle. Elle craignait que ses enfants finissent par faire concurrence à Cyrano De Bergerac pour le nez. J’ai eu pitié d’elle, je lui ai fait don d’un peu de semence et elle a fait le poirier toute la journée ensuite. Mais ne dis rien à ton père. »

Si sa soeur l’entendait, il passerait un très mauvais quart d’heure pour oser proliférer de telles bêtises à l'encontre de Severus. A force ses neveux pourraient finir par le prendre au sérieux. Après ça, Edwin n’était pas partie pendant bien longtemps, lui ramenant de quoi se nourrir. Doyle n’était pas contre un petit bout de gâteau et attrapa l’assiette tendue. Avoir à demander de l’aide pour se lever, ne lui plaisait pas beaucoup, lui calmant directement son envie de plaisanter, préférant manger pour ne rien dire de blessant. N’étant pas un as de la cuisine, c’était en année qu’il comptait le temps qui le séparait de sa dernière part de gâteau au chocolat. Il dégusta ce mets qui n’avait rien de mauvais. Parfois, ses yeux se relevaient de l’assiette pour se poser sur l’armoire remplie de présents. A d’autres reprises, ils se posaient sur son neveu. Il ne pouvait pas faire comme si de rien n’était, Edwin l’avait veillé pendant si longtemps, que Doyle était à la fois touché et mal à l’aise.

Réfléchissant à la proposition passée du fils de sa soeur, il devait se rendre à l’évidence que cette fois, il ne pourrait pas se débrouiller seul. Ce ne serait que temporaire, rien de plus que quelques semaines. Alors, après avoir terminé son festin par le café, les récipients vides finirent sur la petite table de chevet.

« Si, pour que tu finisse par te reposer, il faut que je quitte cet endroit, je suis prêt à partir maintenant fiston. Ai-je de quoi m’habiller ici ? »

Il n’avait encore rien vu de tel, espérant ne pas avoir à sortir avec la super chemise de nuit des hôpitaux, avec ouverture côté arrière. Il n’a jamais compris pourquoi les boutons étaient dans le dos donnant ainsi une vue imprenable sur la partie fessier.

Le Dresseur de Dragons tentait de bouger sa jambe en la saisissant avec ses mains après avoir déloger la couverture. Mais il lui était plutôt ardu de pouvoir faire le moindre des mouvements que n’importe qui fait sans mal, en temps normal. La galère dura quelques instants, de longues minutes, avant qu’il ne se décide par capituler.

« Tu peux m’aider ? »

Ces quelques mots étaient difficiles à prononcer pour lui. Son père l’avait éduqué de façon à ce qu’un homme ne doive pas montrer ses faiblesses. Il avait l’impression de faire tout l’inverse et même s’il se trompait largement, il s’obstinait à s’imaginer qu’il décevrait Alastar s’il le voyait ainsi. Ne se doutant pas que l’homme qu’il admire le plus au monde, est venu plus d’une fois à son chevet, pour lui tenir la main, dans l’espoir de le voir ouvrir les yeux. Lui-même n’en ferait pas moins, si l’un de ses garçons terminait dans un lit à Sainte Mangouste.

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Mer 18 Mai - 20:11

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« Peut importe à quel point on est résistant. Un trauma laisse toujours une cicatrice. Ça nous suit chez nous, ça change nos vies. Les traumas perturbent tout le monde mais c’est peut être le but. La douleur, la peur et tout le reste. Peut-être que traverser tout ça, c’est ce qui nous fait aller de l’avant, ce qui nous pousse. Peut être qu’on doit être un peu amoché avant d’être à la hauteur. » - Grey's Anatomy ••• Faire preuve d’humour et ne pas hésiter à taquiner les autres, c’est un trait de famille chez les Taylor et chez certains même de la famille Rogue. Edwin l’avait déjà fortement remarqué chez son frère, lui-même est un peu de ce genre-là également et quant à leur oncle, il est passé maître en la matière. Même considérablement amoché au niveau du bas-ventre et la jambe complètement en miette, dans un état plus que critique avec un réveil tarif et difficile, Doyle était toujours capable d’user de l’ironie dans quasiment chacune de ses réponses. Son neveu en était admiratif, pas des vannes qu’il envoyait concernant son père, mais de sa capacité à cacher de ce qu’il ressentait. Il faut vraiment avoir une sacrée force de caractère hors norme pour y parvenir aussi bien, mais on ne l’a fait pas à quelqu’un qui connait le truc depuis toujours. Le jeune Médicomage sait lire entre les lignes. Il sait décrypter les gestes et les mimiques, comme s’il s’agissait de mot. Un fin observateur ne peut pas louper cela. Quelque part, sa maladie fait de lui un génie. Un handicap qu’il maîtrise en partie, faisant sa force.

Dans cette chambre, Edwin ne cherchait pas spécialement à prendre la défense de Severus, qui faisait les frais des piques du frère d’Alicia. Il connait l’esprit de cette famille et même au-delà de leurs boutades, ils parviennent parfois tous à se serrer les coudes. Il est pourtant bien placé pour savoir que ce n’est pas une réalité. Ce n’est qu’une apparence, et c’est courant de dire que celles-ci sont souvent trompeuses.

L’étudiant en Médicomagie depuis quelques années maintenant, se contentait de sourire, amusé de l’attitude de son oncle et surtout admiratif de sa force de caractère. Il le laissa ensuite à son courrier, le temps de partir chercher de quoi se remonter le moral autour d’un petit café et d’une part de gâteau. Qu’il se soit réveillé, c’était un véritable soulagement, comme s’il était soudainement libéré d’un poids énorme. Le premier enfant des Rogue ne s’était pas absenté bien longtemps, ne voulant pas risquer de le laisser sans surveillance, ne sait-on jamais ce qu’il peut se passer. L’oncle Doyle venait tout juste de se réveiller, il fallait garder à l’esprit, qu’il n’était peut-être pas encore sortie d’affaire. Et malgré ce qu’il laissait paraitre, la souffrance devait sûrement être plus que présente, c’était même une certitude.

De retour dans la chambre, Edwin s’était installé sur une chaise non loin du lit du patient. Les lettres s’empilaient un peu partout et ce que son oncle lui en disait, le faisait sourire. Un sourire un peu fatigué, l’esprit qui vagabonde comme s’il était sorti de son corps, la sensation d’être présent tout en étant ailleurs à la fois. La fatigue de toutes ces nuits blanches accumulées, le Médicomage commençait sérieusement à ne plus vraiment avoir les yeux en face des trous, se retenant même vaillamment de bailler. Son café ne parvenait pas à le réveiller suffisamment, pour que ses paupières ne pèsent plus des kilos,. Et le plus surprenant, c’est que le blessé remarquait l’état de son médecin qui mit cela sur le faite qu’il le connaissait suffisamment, pour capter ce petit détail. Edwin prenait sur lui, pour ne rien laisser paraitre, mais cela ne fonctionnait pas avec son oncle.

« V-oui, maman a prévu le coup. Elle te connait bien. »

Déposant sa tasse après l’avoir vidée, il était partie farfouiller dans l’armoire à la recherche des vêtements que sa mère avait apporté pour Doyle. Il y avait de tout, des sous-vêtements jusqu’à la veste de sortie. Les femmes sont toujours plus prévoyantes que les hommes, en voilà une preuve. Avançant à la manière d’un zombie, pratiquement comme s’il était dirigé par un radar, Edwin ramassait tous les fringues qu’il trouvait, pour les déposer sur le fauteuil à côté du lit. Il ne voulait pas risquer de vexer le frère de sa mère et préféra le laisser tenter de se vêtir tout seul, avant de n’intervenir que s’il le demandait. Chose qui arriva après de longues minutes d’attente. L’aîné des enfants Rogue n’était pas contre quitter cet endroit, afin de pouvoir se reposer. Il n’avait pas pris le temps de trouver un potentiel argument pour laisser le Dresseur de Dragons au lit. Son esprit peinait à réfléchir convenablement. S’il essayait, il serait tout sauf crédible.

Peu assuré dans ses gestes, c’était généralement la tâche des infirmières d’aider les patients à s’habiller. Les Médicomages ne s’occupaient pas de ces détails d’habitude. Mais ce malade n’était pas n’importe quoi. Après quelques instants et l’habillage réglé, le jeune homme partit chercher un fauteuil roulant dans la pièce d’à côté. Il n’allait pas laisser Doyle tenter de jouer l’acrobate en essayant de marcher seul. A son retour, un coup de baguette rangea tous les paquets et lettres dans un sac qu’il enfila sur ses épaules. Il passa ensuite le bras du blessé autour de son cou, pour l’aider à s’installer sur la chaise roulante.

« En route. »

Plus que content de quitter cet endroit, il ne prit pas le risque de transplaner avec son oncle dans un tel état. A la place, c’est le Magicobus qui les déposa devant l’immeuble où se trouve l’appartement des frères Rogue.
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THE END


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