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Hell is other people

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Riley N. Vongkham
Briseuse de Sorts à Gringotts
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Sam 5 Mar - 18:34



Hell is other people
Ft Jay, Tess, Alec, Zakaria et Jezabel.



Il était impressionnant de voir le nombre d'élève que pouvait accueillir une école de magie. Poudlard ne faisant pas exception à la règle, elle était fortement peuplée. Bien trop que pour rassembler tous ces jeunes dans une même pièce. Au moment où Riley discutait encore de la manière pratique dont allait se dérouler ses futurs cours avec la directrice, c'était un point qui les avait beaucoup partagée. L'idée de base était de rassembler tout le monde, pour n'avoir qu'a créer une plage horaire dans la semaine, mais celle-ci avait été rapidement mise de côté. C'était tout bonnement ingérable pour la louve. Surtout que l'enseignement n'était pas son métier et qu'elle n'était pas formée à cette gestion. Alors certes, elle pouvait sans problème les calmer, mais réaliser un cour qui pouvait s'avérer dangereux, trop nombreux, c'était courir à la catastrophe. Plus il y aurait de monde, plus il y avait de risque qu'on sollicite son secours en même temps. N'ayant pas encore la faculté de se couper en deux, c'était courir des risques inutiles. Non pas que la sécurité des élèves l'inquiétait, il fallait reconnaitre qu'elle s'en fichait. Mais elle ne souhaitait pas se faire lyncher pour eux. C'était qu'elle avait une mission à mener à bien et elle comptait la faire, sans le moindre problème. Du coup, Cornélia avait cédé et avait accepté de scinder ces sept années en deux groupes mixtes. Autant en maison qu'en âge, pour soi-disant faciliter la libération des après-midi. Peut lui importait son chipotage de planning, ce n'était pas ses affaires. Elle aurait déjà assez à gérer avec elle-même. Parce que oui, elle se connaissait. La briseuse de sort était une habituée de la solitude, une femme qui travaillait souvent seule.

Autant dire, qu'elle n'avait pas l'habitude de faire face à une génération qui allait très certainement lui taper sur les nerfs. Mieux valait d'ailleurs qu'aucun d'entre eux ne s'amuse à les titiller de trop, aujourd'hui. Si lors de son première cour, le calendrier lunaire était favorable, pour la seconde volée, cela l'était nettement moins. La pleine lune approchait à grands pas et l'agitation qui animait son être, était devenu visible. La louve en avait assez de rester cloitré derrière ce corps fragile et futile d'humaine, elle voulait gambader en liberté. Du coup, plus les jours défilaient, plus les pulsions et les instincts de l'animal impactaient sur son caractère, la rendant plus virulente qu'à l'accoutumée. Si certaines personnes donnaient l'impression de vous claquer entre les pattes, ce n'était pas son cas. La potion tue-loup n'annihilant en rien les premiers effets, d'avant transformation, ça devait être le cas de tout les lycanthropes. Elle encore plus. C'était comme si son être tout entier attendait ce moment, le souhaitait. Malheureusement, elle devrait attendre encore un peu, l'histoire de quelques jours. C'était avec un regard las posé vers l'extérieur, s'imaginant déjà la soirée à venir, qu'elle attendait son deuxième cours. La pression de l'inconnue était déjà redescendue. Elle ne pouvait pas dire qu'elle se lançait en eau trouble, vu que maintenant, elle avait une base sur laquelle se poser. Le premier essai, sans être un franc succès, s'était déroulé sans encombre et c'était encourageant. Aucun blessé grave n'avait été à déplorer et la plupart des élèves n'avaient rien eu de plus qu'une grosse frayeur, ainsi qu'une prise de conscience sur le faite qu'il fallait travailler en cours. Voilà qui ravirait certain de ses collègues, comme elle devait les appeler ou au moins les considérer.

Comme quoi, son apparence distante et froide n'était pas exclusivement réservée aux élèves, elle avait tout autant de mal avec les adultes. À l'exception de certain, mais les circonstances étaient bien différentes. Pour en revenir aux étudiants, elle supposait qu'ils savaient tous à quoi s'en tenir. Deux jours s'étaient déroulés depuis sa prise de poste, un temps largement suffisant pour faire fonctionner le bouche-à-oreille. L'Allemande était pratiquement certaine que toutes les rencontres faites par les premiers expérimentateurs devaient avoir été décrites et exagérée, pour les suivants. Partant de ce constat, devait-elle encore prendre le temps de présenter son cours? Ou ce n'était pas nécessaire? Sans doute pas. Alors qu'elle grimpait les escaliers, qu'elle apprenait à dompter, Riley avait entendu plusieurs élèves fantasmer sur les prochains paysages désertiques qui seraient leur terrain de jeu. Qu'ils se rassurent, elle y planchait déjà sérieusement. Les idées n'étaient d'ailleurs pas prêtes à lui manquer. Déviant doucement de ces pensées, Riley passa une main dans sa nuque, essayant d'y enlever la tension. Ces muscles étaient raides, vestiges des courbatures de ses dernières expéditions dans la forêt interdite. La curiosité avait été plus forte qu'elle. C'était d'ailleurs cet espace verdoyant qu'elle fixait, quand le troupeau d'élève arriva vers sa salle de classe. Un boucan devenu reconnaissable à son ouïe. Cette fois, ce n'était pas avec une tenue noire de la tête au pied qu'elle les attendait, mais avec quelque chose qui ressemblait à une tenue de camouflage de l'armée. Le ridicule maquillage en moins, car ça c'était le sien. Mais même comme cela, elle était de ces femmes capables de rendre une tenue à la fois sexy, attrayante, comme tout bonnement dangereuse. Un animal, rien de plus, rien de moins. Peu à peu, la seconde volée faisait son arrivée, pressant le pas et déposant leurs sacs contre le mur. Elle retient de justesse un sourire ironique de monter à ces lèvres, en visualisant ces gestes.

Tranquillement, alors qu'ils prenaient place, son regard perçant se posait sur quelqu'un d'entre eux. Essayant de jauger les nouveaux challengeurs, de trouver l'aura si particulière des lycanthropes, congédiant sans un seul mot les surveillants restants. À cran comme elle était, s'ils restaient, elle risquait de sortir les griffes. Littéralement parlant. Quand la masse de monde fut assemblée et plus ou moins calmée, sa voix s'éleva. "Bien que ma présentation soit certainement inutile, au vu des racontars de vos camarades. Je vais néanmoins le faire. Je suis Riley Vongkham, votre nouveau professeur de simulation réelle et également Briseuse de sort à Gringotts. Lycanthrope." C'était un fait. Son nom s'était répandu, tout comme sa particularité. Celle-ci avait d'ailleurs créé quelques remouds, au moment où la situation avait été rendue publique. Nul besoin d'y revenir. Quant à comment cela allait se passer, certain l'avait déjà compris, baguette à la main."Comme je l'ai déjà dit aux autres élèves, ce cours n'est pas là pour vous faire peur, mais pour vous faire progresser. Pour vous faire prendre conscience que le danger rode dehors et qu'il faut vous y préparez. C'est pour ça que la mise en pratique est intéressante, plus vous serez prêt à réagir, mieux ce sera" Le danger, une notion particulièrement vague. Parce que tout était dangereux. Une simple lettre manuscrite, tout comme les mangemorts qu'elles avaient mis en scène. À son plus grand plaisir. Si la louve supportait certaines de leurs idées, il fallait savoir qu'elle n'en avait rien à cirer de la pureté du sang. Son regard finit par se poser vers une personne qu'elle supposait être une première année, vraiment pas rassurée. Alors certes, elle connaissait moins de sort que ces condisciples, mais cela ne voulait rien dire. C'était autant une question de tempérament, que de connaissance.

"Je vois que les plus jeunes d'entre vous ne sont pas rassurés. Pourtant, il est inutile de paniquer. Si vous allez tous être confrontés aux mêmes problèmes, la résolution de ceux-ci ne dépend pas uniquement de la quantité de sort retenue, ou connue, mais également de votre caractère." Le silence se fit pendant quelques secondes. Elle en profita pour scruter la salle. Notamment des grands gaillards, surement en dernière année, qui gonflaient de la tête et bombaient le torse, comme sur d'être à la hauteur. Elle adorait faire déchanter ce type de personne. Mesquine, elle reprit."Autant j'ai eu droit au spectacle déplorant d'un grand gaillard appelant sa mère, face à un épouventard, autant une petite fillette sur qui on n'aurait pas parié une mornille, s'est révélée d'une intelligence redoutable." Riley n'avait pas manquer d'appuyer ces dires, en posant son regard sur les personnes concernées au fil de ces paroles. Elle avait d'ailleurs parlé un peu vite, puisqu'une fois encore c'était sa franchise qui s'exprimait. Elle avait très peu de filtre. Ce qu'elle pensait, sortait. C'était à prendre ou à laisser. "Vous devrez donc faire preuve de solidarité et de sang-froid, tout comme mettre à profit les nombreux cours des années précédentes. Il n'est d'ailleurs pas exclus que je planche activement avec deux de vos professeurs sur des séances plus ciblées." Les plus judicieux étant sans nul doute la professeur de sortilège, Todd, ou encore avec Severus Rogue, vu qu'il donnait le cours de défense contre les forces du mal. C'était un peu la base de son cours, aussi. Sauf que deux personnes au caractère peu avenant et ténébreux dans la même pièce, ça promettait d'être épique. "Allez, assez discuté. Si vous n'avez pas de question, je vous propose d'aller découvrir dans quel paysage vous allez passer l'après-midi." Ni une, ni deux, elle se relevait déjà dans cette direction. Féline, elle sauta de sa position pour se retrouver devant les murs de la salle sur demande. Il ne lui restait plus qu'à se concentrer, pour que tout ce qu'elle désirait soit en place, qu'elle puisse abattre une à une toutes les cartes qu'elle avait mises à sa disposition.


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Jezabel Slate
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Sam 19 Mar - 11:20



Hell is other people



Je n’étais pas peu triste de reprendre les cours en cette nouvelle année ou plutôt d’avoir repris le chemin de Poudlard. Les choses avaient été tellement de travers ces derniers temps, que je me réjouissais à l’idée de revoir mes amis, qui m’avaient manqué, faut bien le dire. Si seulement, ils avaient été là, avec moi, durant toutes les vacances, je n’aurais peut-être pas faite la bêtise d’aller voir la mère de Calvin. Enfin, ce qui était fait, était fait. Maintenant sa famille était au courant et j’avais l’impression d’avoir un poids en moins sur les épaules, même si j’allais sûrement très vite déchanter notamment lors du prochain cours avec…le futur grand-père.

Et je dois dire qu’en plus, la Directrice de Poudlard nous avait annoncé l’organisation d’un nouveau cours qui se baserait plus sur la pratique de tout ce que nous avons appris. Enfin un cours qui me permettrait de bouger et de ne pas rester toute l’heure sur une chaise. Je n’allais pas cracher dessus, honnêtement ça ne pouvait être qu’une bonne idée. Mais comme beaucoup d’autres, notamment mon meilleur ami Jay, je restais septique. Cette idée de cours avait beau être bonne, je me doutais bien que c’était plus pour apaiser les tensions que vraiment pour notre bien. Mais ce n’était pas avec ça, que la Directrice allait nous faire oublier toutes les injustices qui règnent à Poudlard par son unique faute. En plus, mettre un nouveau cours en plein milieu de l’année, alors que beaucoup avaient les Buse et les Aspic a préparer, je ne pensais pas vraiment que ce soit la meilleure solution. Mais bon, ça peut être drôle tout de même.

Le premier groupe d’élèves était passé quelques temps avant nous et pour ceux que nous avions croisé, ils nous avaient fait un petit topo de tout ce que nous allions sûrement vivre durant notre prochain cours. Je ne m’inquiétais pas plus que ça, sachant que les gens ont toujours l’habitude d’enjoliver ou empirer les choses. Pour ma part, je ne faisais qu’écouter Jay qui semblait être très intrigué par tout ça. Oui, je ne faisais que l’écouter, puisque je m’étais ruée sur les toilettes pour rendre mon petit déjeuner, pendant qu’il parlait. Jay entrant dans les toilettes des filles pour tenir compagnie pendant les nausées matinales, c’est devenu courant. Il m’évite toujours bien des questions venant des autres élèves et même du personnel enseignant. Je dois dire que sans lui, j’aurais été grillé depuis bien longtemps. Mais tout en me vidant l’estomac, j’avais réfléchi. C’est fou ce que ça fait comme bien de réfléchir le ventre vide. Terminant ensuite de me rafraichir, j’emboitais le pas à mon ami dans les couloirs. Où nous allions ? En cours et visiblement il connaissait le chemin, moi j’avais dû zapper une information, alors autant le suivre.

« Jay, c’est peut-être pas le meilleur moment pour te le dire, mais d’ici quelques heures, tu vas te rendre compte que des choses vont changer. »

Je me taisais le temps de doubler un groupe d’élèves un peu trop heureux à mon avis, pour ensuite reprendre en me rapprochant de mon ami, qui était également mon fournisseur en chewing-gum ces derniers temps. Je n’ai jamais compris comment les élèves pouvaient être aussi heureux de reprendre les cours. Moi ce n’était pas pour les cours que je me réjouissais d’être à Poudlard, mais pour mes amis. Si je pouvais boycotter la plupart de mes cours, j’en serais ravie.

« Le Professeur Rogue risque de se montrer plus enclin qu’à son habitude à me voler dans les plumes. Il doit maintenant savoir que le père du bébé, c’est son fils… alors je comprendrais que tu veuille prendre tes distances pour éviter d’être une victime collatérale de sa magnifique humeur… »

Si un élève devait être au courant de toute la vérité, c’était bien Jay. Il m’avait toujours soutenu et je ne voudrais pas que notre amitié le conduise à se faire détester de notre Directeur de Maison. Et en vrai, je m’attend vivement à ce qu’il me jure fidélité en amitié même si pour ça, Rogue doit en faire sa tête de Turc. Pour lui, je le ferais moi, sans réfléchir. Bon d’ailleurs, il faudrait que j’arrête de réfléchir et que je presse le pas, puisque notre groupe était déjà en train d’entrer dans la salle sur demande. Parfait ! J’avais tellement perdu de temps en rendant mon petit déjeuner que j’avais loupé tout le topo qu’elle venait de faire aux autres élèves. Zakaria était déjà présent et je m’attelais à me rapprocher de lui, le gratifiant d’un coup de coude pour attirer son attention.

« Elle a dit quelque chose d’important ? »

Je parlais à voix basse, puisque tout le monde chuchotait, je n’allais pas déjà me faire remarquer en faisant n’importe quoi. Ca, les boulettes, notre nouveau Professeur y aurait vite fait droit me connaissant. Enfin, je n’ai rien à envier à Jay, généralement, il est aussi plutôt pas mal dans le genre. D’ailleurs, en pensant à tout ça, je me demandais s’il ne serait peut-être pas plus sûr de nous garder tous en vue. D’ici à ce qu’on ne se blesse tout seul.

Code RomieFeather



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Jay L. Morales
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Dim 20 Mar - 12:55
Hell is other people

Pour une fois que quelque chose d’intéressant se passait au niveau des cours ! Jay n’y aurait jamais cru, surtout pas depuis qu’ils avaient Hikkins en directrice. Mais comme quoi, tout pouvait arriver. Cette histoire de Simulation Réelle intriguait fortement le Serpentard casse-cou. Un cours pratique, qui se déroulait dans la Salle sur Demande, où on allait leur apprendre à se confronter à des situations de danger… Il y avait là de quoi satisfaire tout élève en recherche de sa dose d’adrénaline. Mais il y avait aussi de quoi effrayer les élèves persuadés de pouvoir mourir durant ces simulations : Jay en avait entendu certains raconter ça dans les couloirs, après que le premier cours ait été donné. Certains élèves étaient même persuadés que c’était là l’objectif réel d’Hikkins, tuer des enfants l’air de rien en instaurant ce nouveau cours. Jay n’irait pas à penser jusque-là, mais il restait en tous cas persuadé que ce n’était pas simplement par bonté d’âme que la directrice avait décidé d’embaucher un loup-garou en tant que professeur… C’était forcément pour soigner son image, oui.

Jay parlait de tout ça avec Jezabel, sa meilleure amie dans cette école, sans penser à s’interrompre une seule seconde alors qu’il l’accompagnait dans les toilettes des filles pour qu’elle aille rendre son petit-déjeuner. L’inconvénient des nausées matinales… Ce qui ne perturbait nullement Jay, qui se contentait d’appuyer son épaule contre la porte d’un cabinet et qui continuait de jacasser et de se poser des questions sur le cours auquel ils allaient assister. Comme si de rien n’était. Il était habitué, il faut dire, à accompagner la rousse aux toilettes. Une fois, une fille l’avait regardé de travers, il s’était contenté d’afficher un grand sourire et elle était partie. Généralement, il faisait le chieur pour débarrasser les toilettes de toute présence. Comme ça Jezabel pouvait vomir tranquille, sans qu’on vienne à penser qu’elle était boulimique ou tout le temps malade.

Jay plaignait Jez. Il respectait totalement son choix de garder l’enfant, et il ne la jugeait absolument pas sur le fait d’avoir dérapé avec un élève plus âgé qui lui avait toujours plu. Mais il la plaignait quand même de devoir se coltiner tout ça, les nausées, le fait de se cacher, le stress aussi de se demander comment ça allait se passer après… Et puis, il la plaignait d’avance quand elle aurait un ventre de la taille d’une montgolfière et surtout quand elle devrait accoucher. Une fois, pour rire, il lui avait fait voir un film d’horreur moldu avec une scène d’accouchement, il avait cru qu’elle allait vraiment le tuer. C’est qu’elle pouvait être violente, l’air de rien. Mais dans tous les cas, il la soutenait. Et il l’aidait, pour qu’elle puisse cacher son état le plus longtemps possible. Il faut dire qu’avec Hikkins en directrice, il y avait fort à parier que tomber enceinte allait être très mal vu…

Ils finirent par sortir des toilettes et emprunter les couloirs pour rejoindre la salle de cours, quand Jezabel lui annonça que d’ici quelques heures, « les choses allaient changer ». Nonchalamment, Jay ne put s’empêcher de répondre à sa manière :

« Quoi, l’alien que tu as dans le ventre va sortir d’un coup et bouffer tout le monde dans cette école ? »

Il s’interrompit alors qu’ils croisaient un groupe d’élèves bruyants, puis écouta plus sérieusement ce que son amie avait à dire. Visiblement, le professeur Rogue était… au courant ?! Oh bon sang. Autant signer son arrêt de mort. Jay ne serait pas étonné que le professeur fasse en sorte d’éliminer Jezabel de la surface de cette planète, et son fils probablement par la même occasion. Il avait tellement l’air d’un psychopathe.

« Eh bah putain… Ma grande, si nous arrivons à survivre tous les deux cette année, ce sera un exploit qu’il faudra dignement fêter. »

Il tendit son poing pour qu’elle colle le sien contre, dans un check affectif qui signifiait qu’il l’épaulerait quoiqu’il arrive. Si le professeur Rogue décidait de faire de la rousse sa tête de turc, et bien lui ne serait pas très loin… Comme toujours. C’est ça, être amis.

Ils arrivèrent au niveau du groupe qui allait constituer la classe d’aujourd’hui. Jay suivit Jezabel qui avait repéré Zakaria, puis posa les yeux sur la jeune femme qui se dressait devant eux tous et qui était probablement leur professeur.

« Wah le missile, chuchota-t-il dans un souffle admirateur en arrivant auprès de Jezabel et Zakaria. »

Les rumeurs étaient donc vraies à ce sujet : elle était tout simplement sublime. Un peu effrayante, mais sublime. Elle portait une tenue de camouflage qui lui allait à la perfection et Jay se demanda dans quel paysage elle allait les envoyer pour ce premier cours de Simulation. Pour sa part, il portait un pantalon dans lequel il pouvait courir à son aise et un simple pull gris, fin et un peu large. Comme il ne savait pas à quoi s’attendre, il avait fait simple. Puis le groupe se mit en marche, direction la Salle sur Demande pour découvrir le paysage dans lequel ils allaient passer l’après-midi… Pressé et ne tenant en place, Jay tira Jeabel par le bras comme pour y arriver plus vite.

©clever love.
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Zakaria Taylor
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Mar 29 Mar - 18:29

Hell is other people

Jay, Tess, Alec, Jezabel

Le retour à Poudlard avait été lent. Lent et épuisant. Lent et répugnant. Je n’étais pas pressé de rejoindre l’école en ce début d’année, les prochaines vacances étant encore trop loin pour commencer le décompte. Des semaines terribles nous attendaient. Terriblement longues surtout, avec l’autre vieille folle aux commandes de l’école. C’était quoi la prochaine étape ? Elle nous pourrissait la vie à tous cette cinglée. A quand elle recrutera des élèves pour lui servir d’esclaves ? Sûrement serait-ce la prochaine étape de sa dictature. Et personne - en dehors des élèves évidemment - ne trouvait ça bizarre et déplacé ? Les gens sont-ils si aveugles ou nombrilistes pour regarder la vérité en face ? Le pire étant qu’à présent, j’étais rongé par un secret qui risquait de me couter ma place dans cette école.

Plus ça va et plus je comprend ce qu’un secret peut représenter. Surtout lorsque c’est le genre à pouvoir nous apporter un nombre incalculable de problèmes. Et il me reste plus d’un an à tirer dans ce château devenu froid et sans âme, hormis nos fantômes. Encore heureux qu’ils sont toujours là, sinon l’école serait bien vide.

La fin d’année avait été lourde à supporter. Entre la mort du surveillant, les ennuis avec les cousins, la fête chez les Rogue et la nouvelle année chaotique, je n’en voyais pas le bout. Et ce n’était pas parce que la date du calendrier avait changé que les emmerdes s’étaient envolés. J’étais en plein dedans. Enfin je le croyais. Ce n’était pas pour annoncer une mauvaise nouvelle que la vieille avait pris la parole lors du dîner de la rentrée de Janvier ? Un nouveau cours ? Je ne le sentais pas tellement, mais bon, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Les élèves de l’école avaient été divisé en deux groupes et je faisais partie du second. Mon frère l’avait eu un peu plus tôt et s’en était réjoui. Ce ne serait peut-être pas aussi mal finalement, ce qui pouvait s’avérer plutôt intéressant. Je venais de quitter le bureau du Directeur de Serpentard aka le Professeur Rogue aka le mari de ma tante, soit mon oncle pour faire court. Des informations m’avaient été demandé concernant la disparition du surveillant de mon frère et j’avais pris soin de mentir comme un arracheur de dents. Je crois que je m’en étais bien sortie, même si j’avais eu droit à un plissage de yeux comme il sait si bien le faire. Mais je n’avais pas demandé mon reste pour filer dés que l’autorisation m’avait été donné. Je pouvais être ravis qu’il n’ait pas brandi sa baguette pour entrer dans mes souvenirs, sinon là j’étais fait comme un rat.

Montant les marches au plus vite pour mettre le plus de distance possible entre les cachots et ma petite personne, je me dépêchais de rejoindre le groupe d’élèves, étant finalement l’un des premiers prêt à entrer dans la Salle sur Demande. J’écoutais les explications de notre nouveau Professeur et observait son regard quand elle le posait sur certaines personnes pour appuyer ses dires. J’ignorais ce qui allait se passer, ce qui s’était passé également, mais j’étais impatient de voir. Ce qui m’étonnait le plus, c’était le mélange de niveaux, sûrement une ruse pour juger de la détermination de chacun et de la faculté à travers en groupe. Mais à force de nous mettre l’eau à la bouche, j’en devenais impatient de commencer ce cours, qui allait visiblement durer toute l’après-midi. Super ! Passer le cul sur une chaise durant des heures, est loin d’être intéressant. Là, au moins, nous allions pouvoir mettre à profit tout ce que nous avions appris les années précédentes et les quelques mois passés. Valait mieux pas se louper, sinon Rogue nous passerait un savon. Il ne manquerait plus que ses élèves foirent tout ce qu’il nous a appris durant les cours de défense contre les forces du mal. Alors là, autant dire que nous entendrions parler du pays à juste titre.

Les bras croisés sur ma poitrine, j’écoutais attentivement le Professeur Vongkham, lorsque Jezabel suivie de Jay venaient de me rejoindre. Un léger sourire plana sur mon visage en entendant mon camarade. Ce à quoi je m’empressais de lui répondre :

« Nous savons maintenant à qui nous penserons lorsqu’il nous faudra vidanger les bijoux de famille. »

Les filles pouvaient être heureuses à Poudlard, il y avait des Professeurs masculins plutôt bien foutus, comme le Directeur de Gryffondor, celui de Serdaigle et Macpherson, mais niveau Professeurs au féminin, c’était pas ça. Enfin jusqu’à maintenant. Et nos hormones d’adolescent ne faisaient que s’activer. Faudrait pas qu’elles s’activent de trop d’ailleurs, pour éviter quelques soucis au niveau de la concentration. C’est Edwin et Calvin qui vont regretter de ne plus être à Poudlard, moi je vous le dis. Maintenant, j’aurais de quoi les narguer. Enfin, mon observation terminé sur ce point, je me dépêchais de suivre le mouvement, intrigué par la suite des événements et pour avoir une vue imprenable de l’arrière. Je trainais toujours aux côtés de Jezabel et Jay, me penchant légèrement vers le garçon du duo.

« Et t’as vu ce chassie ? Ca va pas être facile de se concentrer. »
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John Lupin
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Mar 19 Avr - 11:42
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Cours commun
L’an deux milles … ouais et alors ? Rien n’a changé, les voitures des Moldus ne volent toujours pas. Les cons sont toujours présents et même en surnombre. Bref, une nouvelle année avec les mêmes personnes, pas de quoi fouetter un dindon, ni casser trois pattes à un canard. John n’avait même pas fêter le Nouvel An de toute manière. Il s’en foutait et s’était contenté de retrouver ses très mauvaises fréquentations pour faire de très vilaines choses … .

On ne peut pas dire que la fin d’année avait été spécialement bonne pour lui. Son père l’avait forcé à rentrer de Poudlard et lui, il l’avait cordialement évité, le laissant même en plan au beau milieu du Chemin de Traverse. S’il ne voulait pas revenir du château c’était pour une bonne raison, mais Remus s’était montré plus têtu que lui sur ce coup. Le dialogue n’existait quasiment plus entre eux, même si dire qu’ils se comportaient comme des étrangers, serait un peu pousser mémé dans les orties - et John n’a plus de mémé et quand bien même il en aurait une, il ne la pousserait pas dans les orties. Par contre, il était rare que les deux Lupin s’écrivent lorsque le fils partait pour l’école magique. Mais son père n’était pas le seul avec qui il prenait ses distances. Son grand frère Tom en faisait également les frais. ‘Fin, toutes les personnes de son passé ont tendance à être laissé sur le banc de touche par le dernier des Lupin, principalement les enfants des Maraudeurs.

A Poudlard, de toute façon, ils ne sont plus beaucoup. John a d’ailleurs pris l’habitude de trainer dans les couloirs la nuit, afin de préparer de mauvais coups. Il traine avec les mauvaises personnes et se drogue assez souvent, voir quotidiennement. Ce n’est pas vraiment le meilleur exemple à donner aux plus jeunes, mais il s’en fiche, il n’a ni petit frère, ni petite soeur. Cependant, si les répartitions étaient faites en ce moment-même, beaucoup doutent qu’il aurait encore sa place à Gryffondor, même lui il en doute. Mais n’allez pas croire que vous pouvez le déloger facilement de sa Salle Commune. Des clous ! Les gênés s’en vont.

Les cours c’est uniquement quand il a le temps. Et lorsqu’il s’y trouve, c’est seulement pour faire acte de présence. La seule chose encore capable de le faire dialoguer avec ses camarades, c’est bien l’entente pour lutter contre Hikkins. Même s’il reste à présent persuadé que peu importe ce qu’ils font, la vieille n’en a rien à faire. Pour qu’elle comprenne ce qui ne tourne pas rond chez elle, il faudrait qu’elle vive le même enfer que les élèves qu’elle traite comme des moins que rien. Sauf que là, il faut trouver un loup-garou qui accepte de la mordre et Gryffondor oblige, John est peut-être à la dérive, mais il ne va pas servir un élève en pâturage à cette dingue. Le plus simple aurait été qu’il ait lui-même hérité du gène de son père. Mais pensez-vous, c’est Nina la lycanthrope de la fratrie.

Malgré tout, ce début d’année aurait pu plus mal commencé. Retour à Poudlard, toujours Hikkins à la Direction de l’école, mais à la différence qu’un nouveau cours venait de débarquer sur leurs emplois du temps. Cette fois, John ne sera pas pris en flagrant délit de dopage dans la cour à la place d’étudier, tout du moins pendant ces cours-là. Cette fois, il comptait bien s’y rendre. Il ne savait pas bien ce que pouvait donner un cours mélangeant tous les niveaux, mais il ne pouvait pas non plus juger avant d’avoir vécu le premier. Pour une fois depuis longtemps, il était intrigué et même pressé de s’y rendre. Une grande nouveauté ! Faut en profiter, ça ne se reproduira peut-être pas de sitôt.

Il faisait même partie des premiers élèves arrivés sur les lieux, mine de rien. Comme quoi, il faut toujours garder un peu d’espoir, rien n’est jamais totalement perdu d’avance. Se tenant tout de même dans le fond, John écoutait non seulement le discours du nouveau Professeur, mais aussi les remarques de deux Serpentard. Remarques qui venaient d’étirer légèrement le coin de ses lèvres en un petit rictus, alors qu’il se rapprochait d’eux quand le groupe entreprit d’entrer dans la salle. S’assurant que la Prof n’était pas derrière lui avant de lancer sa bêtise bien sûr, il avait glissé pratiquement à voix basse :

« Arrêtez de vous faire du mal tous les deux. Elle préfère sûrement les mecs déjà adultes. »

Non non, il ne parlait pas de lui … à peine ! Bah quoi ? C’est un garçon également. Lui aussi il a remarqué le « missile » au « chassie » plus qu’avantageux qui fera « vidanger bien des bijoux de famille », certainement les siens avec soit dit en passant. Bref. Qu’est-ce qu’il traine avec des Serpentard lui ? Mais c’est que les Gryffondor ne sont tellement pas habitués à être aussi ouverts à ce sujet, qu’il s’est laissé emporter par son enthousiasme pratiquement.

Déposant son sac à l’entrée, il n’avait attrapé que sa baguette, impatient que les choses commencent enfin. Quoiqu’il n’allait pas se plaindre de la vue non plus.
electric bird.

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Ven 29 Avr - 6:47
Invité

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Cours simulation réelle

La rentrée. Chose qui m'excitait tant avant et que j'attendais avec impatience. Plus maintenant. Les temps ont changés. Trop pour m'avoir laissée indemne. Le premier semestre avait été dur à vivre, Mila n'était plus la, John se renfermait sur lui même et moi, ma vengeance et colère avaient atteint une telle intensité qu'elle inquiétait mon entourage. Ah et à ca, rajouter un tyran en guise de directrice. Véritable despote, Hikkins avait instauré tout un tas de règles drastiques qui bien évidemment ne m'allait pas. J'avais passé le semestre à me rebeller, à foutre le bordel sur mon passage. Cela m'aidait à canaliser mon énergie, mais ne suffisait pas à calmer mon désir de vendetta. Celle-ci ne sera jamais assouvie tant que des mangemorts continueraient de marcher librement dans ce monde. La seule place qu'ils méritaient était celle derrière les barreaux d'Azkaban. C'est pourquoi, lorsqu'on nous avait parlé d'un nouveau cours pratique, celui de Simulation Réelle, ma curiosité en avait été titillée et j'attendais ce cours avec impatience. On allait enfin apprendre à se défendre face à de "vraies" situations.

Le professeur attitré venait d'Allemagne et je n'avais jamais entendu parler d'elle, la seule chose qu'on m'avait dit, c'était qu'elle était une lycanthrope. Choix assez surprenant de la part de Cornélia, mais à coups sur, stratégique. J'avais vaguement entendu des élèves de l'autre groupe parler de ce cours, intensif et stressant mais je n'avais pas voulu y faire attention. Chacun avait sa façon de vivre et d'appréhender les choses et je préfèrais me faire ma propre idée sur Riley Vongkham et son cours.
John se trouvait dans le même groupe que moi. On avait parlé s'y rendre ensemble mais nos cours précédents étant différents c'était plus simple de se retrouver directement là-bas. Comme il était en septième année et moi en sixième on avait pas beaucoup de cours ensemble mais j'étais contente que celui-ci fasse partie de mélangeant les années. J'étais sure qu'on formerait une bonne équipe.
Etonnamment j'arrivais au cours pile à l'heure, je regardais les élèves attroupés et lorsque je reconnu John, je me dirigeai vers lui. J'avais à peine eu le temps de le pousser gentiment de l'épaule que le professeur Vongkham se présenta et fit son speech sur le cours. Il y avait quelque chose dans sa façon de parler qui m'intriguait. Elle était froide certes mais ce n'est pas ça qui me dérangeait, il y avait quelque chose d'autre, peut être sa façon de se tenir ou de regarder les élèves qui me faisait droit dans le dos. Je crois bien que c'est la première fois que j'éprouve ça pour un professeur. Tout ce qu'elle disait était sensé et j'aimais son anecdote sur le gaillard et la fillette mais quelque chose me tracassait, et je sentais mes poings se resserrer. John remarqua mon changement d'attitude car il me regarda d'un air interrogateur. Je fronçais les sourcils et lui murmurais :

Il n'y a pas quelque chose qui te dérange chez elle ? J'ai...je sais pas, ce mauvais pressentiment...


Il s'était détourné de moi et regardait la personne en question. Etais-je la seule à trouver que quelque chose de mauvais émanait d'elle ? Je décidais d'en faire abstraction - pour le moment - et de me concentrer sur ce qu'elle disait. Cette classe méritait toute mon attention. Bien sur, Jay et un autre serpentard que je ne connaissais que de vue, n'arrêtaient pas de commenter le physique avantageux de Vongkham. C'est vrai que pour son âge elle était bien foutu mais de la à en faire une fixette, il n'y avait que les mecs pour ça. John avait aussi du les entendre car il leur fit une réflexion qui me fit sourire. J'hésitais à rajouter une couche puis me retint. J'aurais tout le temps plus tard et le missile en question se leva et s'arrêta devant la porte de la salle sur demande. Le battement de mon coeur s'accéléra, je n'avais aucune idée de ce qu'on allait affronter et après les quelques minutes passées à écouter le professeur, je savais que ce ne serait pas le monde des bisounours. Tant mieux, ce que je voulais s'était affronter un réel danger, et sentir l'adrénaline parcourir mon corps.

Tout comme John, je posais mon sac à l'entrée, serrais fermement ma baguette dans ma main et lorsque Jay s'arrêta à côté de moi je ne pu me retenir de lui lâcher une remarque :

Je sais bien que tu es distrait par ce jolie petit chassis devant toi, mais tache de ne pas te foutre dans un pétrin, je ne voudrais pas te ridiculiser en venant à ton secours.


Je lui fit mon plus beau et agaçant sourire, puis reporta mon attention sur l'entrée de la salle. Je sentis le regard de John se poser sur moi au moment ou les portes s'ouvrirent. Non, je ne m'attendais vraiment pas à ça.


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Riley N. Vongkham
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Ven 13 Mai - 16:58



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Ft Jay, Tess, Alec, Zakaria, Jezabel, John et Kemilia.



Momentanément isolé dans sa salle de classe, Riley était pensive, son regard grisâtre tourné vers l'extérieur. Si elle ne se raisonnerait pas, cela ferait de longues minutes qu'elle serait à l'extérieur de ses murs, occupée d'explorer cette forêt. De se rapprocher de la nature, de sa nature, celle de l'hybride qu'elle était. La louve s'agitait de plus en plus, tandis que sa colère devenait pratiquement omniprésente. Beaucoup de surveillant en avait fait les frais, depuis hier soir. Surtout que son impulsivité atteignait des sommets. Le décompte d'avant la pleine lune avait débuté. Chaque journée passée, la rapprochait de cette inévitable transformation, de cette délivrance tant attendue. Plus ceux-ci avançaient, plus son caractère semblait en être entachée. Dans son travail à Gringotts, cela n'avait jamais aucun impact, elle travaillait seule, elle faisait comme bon lui semblait. Ici, elle devait réapprendre à dompter la louve, ne pas la laisser s'exprimer avant l'heure fatidique. Elle était obligée de se contrôler. Bien sur, elle savait qu'avec les années, c'était un apprentissage que tout le monde faisait, mais ce n'était pas pour autant simple. D'autant plus que côtoyer des personnages aussi funestement reconnu que Bellatrix et son mari, Rodolphus Lestrange, avait plus tendance à accroitre cette partie spontanée, libérée, violente. Ils cherchaient tous deux à faire sauter ce verrou, cette chaine cadenassé pour que le lâcher prise qu'elle vivait une fois par mois, grâce à ces volutes lunaires, puisse se faire en autre temps. Un accord avec son côté animal, un accord qu'elle devait retenir, oublier. En tout cas, si elle ne voulait pas finir par faire plus que rabrouer verbalement tous les surveillants du coin. À croire que ces êtres étaient dénué de sens, parce qu'ils s'amusaient à l'attendre au détour de chaque couloir...

Ces pauvres types n'avaient donc pas une once de logique ou d'instinct de survie, parce que ces répliques devenaient de plus en plus accrues, elle n'était pas d'humeur à être contredite. Certainement pas à l'approche de l'astre lunaire. Au contraire des jeunes de l'école, l'Allemande n'était sous l'emprise d'aucune potion. Aucun liquide, censé apaiser et garder conscience, ne glissait dans ses veines. Son état était le reflet de celui de la louve, c'était tout. C'était un animal, camouflée sous les traits d'une jeune trentenaire, diablement mystérieuse, mais agréablement féminine. Cessant de tergiverser à ce que sera sa prochaine transformation, elle avait dû faire face la nouvelle arrivée d'élève. Le second groupe. Comme elle s'en doutait, le bouche-à-oreille avait admirablement fonctionné. Vu que sans avoir besoin de le dire, la plupart d'entre eux étaient partis loger leur affaire dans le fond de la pièce, pour revenir prêt à en découdre, baguette en main. Pour peu, cela lui ferait presque des vacances de pouvoir aller directement à l'essentielle. Un débriefing rapide, qui pourtant s'allongea quand elle repéra une bande de prétentieux. Se croire au-dessus de la masse, supérieur, n'était pas une mauvaise chose, elle le pensait d'elle, ultime prédateur, mais pour mériter cette place, il fallait en être digne, ils ne l'étaient pas. Du coup, elle prenait toujours un malsain plaisir à les rabrouer plus bas que terre. Menaçante, frigide, Riley avait enfoncé le clou, cherchant à les faire déchanter. Un exercice qui paya au vu du sourire figé installé sur le visage du grand nigaud du fond. Parfait. Elle prenait plaisir à inspirer la peur. Elle aimait parfaitement ce qu'elle était : une lycanthrope, un animal dangereux une fois par mois. Un timing trop court qui était un véritable supplice pour l'alpha. Quoi qu'il en soit, comme aucune question ne lui arriva aux oreilles, elle avait sauté en bas du banc, pour se diriger vers la pièce attenante. Sa démarche féline, comme un animal traquant sa proie, lui allait comme un gant, honorant ces cheveux sombres qui bataillait dans son dos.

Elle sentait pratiquement les regards des adolescents lui vriller sa nuque. Ce qui ne faisait qu'accroitre la tension qui habitait ses muscles. Maitrisant son esprit, elle laissa la porte dorée se former devant elle. "Entrez, je vous en prie" Une invitation tacite à pénétrer dans ce lieu, à découvrir ce qui les attendait. Dès que le premier courageux poussa la porte, une bouffée d'air frais se répandit dans tout l'étage. L'hiver était à nos portes non? Son décor était parfaitement réussi, montrant une grande ville sous la neige. Tout était contrôlé jusqu'aux gros flocons neigeux qui tombait en masse, provoquant un tapis blanc. Retords, cherchant à prouver que ces oreilles n'avaient pas sifflé pour rien, elle attendit qu'un groupe de jeunes mâles, en plein émoi hormonal, passe devant elle, pour prendre la parole. "Messieurs, ce temps hivernal devrait réussir à calmer vos ardeurs. De quoi éviter de vous faire tuer, par distraction." Sa voix était profonde, suave, moqueuse. Aucun gamin de leur style ne survirait à une seule soirée en sa compagnie. Ou il se retrouvait lycanthrope, à aimer la viande crue. Passé le côté surprenant du petit coup en traitre qu'elle leur avait servi, son visage s'étira dans un sourire. Divagation passé, n'ayant plus personne dans le couloir, elle ferma la porte et dépassa à nouveau la masse qui s'entassait à l'entrée. Usant du balai volant, elle prit de la hauteur pour dominer la scène. "J'espère que vous aimez voyager?..Pour ceux qui ne sont pas allé plus loin que leur pays natal : Bienvenue en Amérique. Voici la splendide ville de New York, ou plus précisément le compté de Manhattan " Sans être une réplique exacte, chaque bâtiment y était pourtant représenté. Ce qui donnait à cette salle de classe une hauteur et une longueur gigantesque. Le moindre recoin de la ville était disposé sous leurs yeux. Ils étaient un peu réduits, c'était vrai, mais là malgré tout.

Si de chaque côté s'étalait la ville la plus connue du monde, toutes les artères habituellement bondées d'objet moldu étaient désertiques. Quelques publicités étaient présentes, tandis que les lumières clignotaient sans arrêt. Bien que la solitude et le calme régnaient dans ces quartiers neigeux, du mouvement se faisait entendre. Tantôt reconnaissable et rassurant, tantôt inconnu. Une fois sûr que les paires d'yeux avaient scruté le moindre recoin à leur portée, elle enchaina."Vous allez avoir trois heures pour parcourir cette ville. Comme dans le cours précédent, j'ai caché un fanion noir dans ce décor. Il rapportera des points à votre maison, si vous le trouver." Une motivation désuète aux yeux de la lycanthrope, mais qui semblait fonctionner, alors pourquoi pas. Ce qu'elle ne disait pas, c'était qu'ils y avaient des copies de celui-ci ailleurs. Des faux qui risquaient de créer de sacré surprise à leur détenteur. En sachant que le premier groupe avait eu du mal à se lancer, elle enchaina, toujours de cette même voix forte, imposante, distante. "Si l'un d'entre vous pense attendre sagement, dans un coin dégagé, la fin de cette histoire et ne participe pas à ce cours, croyez-moi, il risque d'avoir une surprise." Une surprise s'apparentant à un brouillard compact qui approchait de plus en plus sur sa droite. Là ou la neige tombait par intermittence, là-bas, elle tourbillonnait comme un ouragan. Un véritable mur qui les empêcherait de voir clairs, voilà ce qu'elle leur ferait tomber dessus, s'il n'avançait pas. "Bonne chance" Vous avait-on déjà dit qu'elle n'avait aucune patience? Non? Eh bien maintenant vous le savez. Elle grimpa vers les sommets de la ville, en direction des nuages avant de lancer la masse orageuse dans leur direction. Son but n'était pas de les tuer, loin de là. Bien que cela ne l'empêcherait pas de dormir. Riley souhaitait juste les disperser, les forcer à entrer dans ces ruelles New-Yorkaises.


A ceux qui voudrait arriver:
 
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Alec Valentyne
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Sam 4 Juin - 5:21

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Cours commun


Alec posa la dernière pièce de son assemblage en place, et recula doucement, prenant garde à ne rien brusquer. Il avait travaillé sur ce prototype de moteur durant toutes les vacances, et venait d’y apporter la touche finale. Il restait seulement à espérer que…

BOOM!
L’assemblage prit feu dans un sursaut, dégageant une épaisse fumée. «Aguamenti», marmonna un Alec irrité en agitant sa baguette. Il avait beau savoir que Poudlard possédait des protections rendant impossible toute technologie moldue, il avait bien cru toucher au bout cette fois-ci. C’est que, voyez-vous, ces mesures de protections dataient d’il y a très longtemps, et la technologie avait évolué. Le jeune garçon doutait fortement que les quatre fondateurs aient pensé près de deux mille ans à l’avance à toutes les technologies pouvant possiblement être inventées par les moldues. Toujours est-il que, depuis que les filles étaient retournées dans leur famille respective pour les fêtes, il s’était mis en tête de créer un prototype de moteur pouvant fonctionner dans l’enceinte du château. Il n’avait aucune intention de s’en servir; de toute façon, quelle pourrait être l’utilité d’un objet de la sorte dans une école de magie? Non, c’était plus par simple esprit de contradiction qu’il le faisait, de défi. On lui avait dit et répété que ce n’était pas faisable, il voulait prouver le contraire, voilà tout. Mais manifestement, aujourd’hui n’était pas le bon jour pour réaliser son exploit.

Alec rangea ses effets dans son sac en grommelant. Non seulement son projet n’avait pas fonctionné, mais il devait maintenant se rendre dans la cours de Simulation Réelle, le nouveau cours organisé par Hikkins au retour des vacances. Simulation Réelle, vraiment? Juste le nom n’avait aucun sens. Par définition, une simulation ne pouvait pas être réelle. Lui qui détestait les cours pratiques, il allait être servi. De ce qu’il avait entendu du premier groupe, il pouvait difficilement faire semblant d’être un cancre dans un cours comme celui-là sans se faire littéralement tuer. D’un autre côté, cela faisait trois ans qu’il y allait doucement dans les cours en général pour éviter d’attirer l’attention sur son cas. Il ne pouvait pas devenir un génie du jour au lendemain non plus, les gens se poseraient des questions. Il lui faudrait donc trouver un plan d’ici là.

Savoir que Tess faisait partie de son groupe le rassurait un peu. Au moins, il aurait une partenaire, il ne serait pas complètement seul dans un groupe qu’il ne connaissait pas. Et contrairement à lui, la Poufsouffle était très douée pour se faire des amis – ou du moins, pour s’imposer aux gens – ce qui leur serait utile s’ils avaient à faire équipe avec des élèves plus âgés. Mable et Stacy avait fait partie du premier groupe, et le récit qu’elles lui en avaient fait n’avait rien pour le mettre en confiance. D’un autre côté, il se doutait bien qu’elles avaient dû ajouter quelques détails qui ne faisaient pas vraiment partie du cours.

Quittant la bibliothèque sous le regard courroucé le madame Pince, qui n’appréciait manifestement pas que ses activités menacent l’intégrité de ses précieux livres, Alec se dirigea à la hâte vers la salle où devait avoir lieu la présentation. Il avait établi avec Tess qu’il la rejoindrait là-bas, voulant travailler le plus possible sur son projet avant. Par contre, il avait manifestement passé tout droit sur l’heure, car il croisa quelques adultes qui s’éloignaient de la salle lorsque lui s’en approchait. De toute évidence, il s’agissait des surveillants d’élèves lycanthropes qui venaient d’être congédiés par la prof. Poussant la porte le plus silencieusement possible, Alec se glissa dans la classe, marmonnant ce qui pouvait ressembler à un «désolé» en évitant soigneusement le regard de la prof et alla s’asseoir dans le fond de la classe. Pour éviter d’attirer l’attention, c’était mal parti.
Il n’avait toutefois pas manqué grand-chose, puisque la prof était toujours en train de présenter le principe du cours avec un petit effet mélodramatique qui, bien qu’elle affirmait le contraire, n’avait à l’avis du Poufsouffle aucun autre but à part les effrayer. Sinon, pourquoi aurait-elle mentionné une collaboration avec le Professeur Rogue? En ce qui le concernait, c’était amplement suffisant pour réduire à néant toute envie de participer à ce cours. Son discours terminé, elle les invita à se lever pour se diriger vers la Salle sur Demande. Alec remarqua avec un certain découragement qu’il était parmi les plus jeunes du groupe, et qu’une quantité importante de Serpentards en faisaient également partie. Il avait beau avoir survécu à une escapade en forêt avec Wolfgang, ses expériences restaient généralement négatives avec les représentants de cette maison. De ce qu’il savait, l’instinct de préservation qui caractérisait leur maison les porteraient à sauver leur peau bien avait de venir en aide au pauvre Poufsouffle de troisième année qu’il était. Il ne s’attendait donc pas à beaucoup d’aide de ce côté, à moins que Tess ne les en oblige par son impressionnant pouvoir de persuasion.

Toujours à l’arrière du groupe, Alec senti le froid se dégager de la pièce avant d’en apercevoir le contenu. Il frissonna, espérant que le pull qu’il portait serait suffisant pour lui tenir chaud. Toutefois, une fois la masse entrée dans la classe, il eut tout le loisir de contempler ce qu’elle contenait, et le froid fut vite oublié. New York. Ou du moins, quelque chose qui s’en rapprochait assez pour être convainquant. Véritable bijou de la technologie moldue, cette ville avait été le sujet de bien des lectures du jeune garçon. S’y trouver présentement, même dans ce qui n’était au final qu’une simulation… waouh. Peut-être que le terme «Simulation Réelle» portait bien son nom, après tout. Vongkham mentionna qu’ils avaient trois heures pour parcourir la ville à la recherche d’un drapeau noir, qu’ils devaient rapporter. Alec ne retint que la moitié de la consigne. Trois heures pour explorer l’une des plus grandes villes au monde? Il n’avait pas une seconde à perdre. Et s’il tombait sur un drapeau en cours de route, tant mieux, mais pour le moment, c’était loin d’être sa priorité. Apercevant le taureau de Wall Street devant lui, il s’élança, accrochant Tess au passage :

«Le dernier au taureau a perdu!»

Il savait que ce genre de défi restait le meilleur moyen de convaincre Tess de venir avec lui, non pas qu’elle ait besoin de beaucoup d’encouragements. C’était habituellement le contraire en fait. Mais de se retrouver dans cette ville avait fait perdre à Alec une bonne partie de la rationalité qui le caractérisait tant. Il était survolté, voulait tout visiter, et avait complètement oublié que le but du cours était de pas-tout-à-fait-les-tuer-mais-pas-loin.

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Jay L. Morales
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Mer 8 Juin - 1:15
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Jay eut un léger sifflement admirateur lorsque Zakaria évoqua le « chassie » de la prof qui, oui, clairement, allait leur donner des difficultés à se concentrer. Un Gryffondor de septième année, John Lupin, se crut obligé de venir doucher leur enthousiasme en précisant qu’elle préférait sûrement les mecs déjà adultes et Jay faillit lui demander s’il se croyait adulte lui peut-être. Et puis pourquoi il s’incrustait dans leur conversation d’ailleurs ? Mais il n’eut rien le temps de répliquer, interrompu par la prof. Il suivit le mouvement et il s’arrêta près de Kemilia Burwell, qu’il connaissait bien et qui lui fit une remarque qui lui donna envie de rire. Il afficha un sourire goguenard, lui attrapa une mèche de cheveux qu’il entoura autour de son doigt et lui susurra :

« Mais tu viens à mon secours quand tu veux, Burwell. »

Ce cours risquait décidément d’être intéressant. Ils finirent par tous entrer dans la Salle sur Demande et le froid saisit Jay. Son pull était trop fin pour un temps pareil, mais quelque chose lui disait que le professeur Vonkgham n’en aurait rien à cirer du fait qu’ils puissent attraper froid pendant son cours. Par ailleurs, elle assura que ça leur ferait du bien et que ça calmerait leurs ardeurs, pour leur éviter ainsi de se faire tuer par « distraction ». Jay se demanda si elle était sérieuse et si elle allait essayer de les tuer juste parce qu’elle les avait entendu parler Zakaria et lui. Non parce qu’elle avait l’air tellement impassible que c’était difficile de savoir si elle était sérieuse ou non.

En regardant autour de lui et en admirant le paysage enneigé, Jay finit par reconnaître la ville de New York au moment même où la prof le leur indiquait. Il était déjà venu ici une fois, un week-end où sa mère avait réussi à récolter assez d’argent avec son poste de femme de ménage pour se payer une petite virée à New York et délaisser ainsi le paysage de la Floride qui leur avait toujours été trop familier. Il était jeune à cette époque, mais il se souvenait de New York, ou tout du moins de son immensité et du sourire béat qu’il avait dû afficher tout au long de ce week-end. Il y avait quelque chose d’irréel et de fascinant dans le fait de se retrouver là, alors qu’ils étaient techniquement encore à Poudlard. Et puis la ville était déserte, presque fantomatique, pourtant elle avait l’air incroyablement conforme au souvenir qu’il en avait.

Le professeur leur expliqua qu’il y avait un drapeau noir à trouver, et que c’était là l’objectif de la simulation. Jay se demanda comment ils étaient censés explorer méticuleusement une ville aussi immense, puis il se rappela que justement, c’était une simulation, donc ils pouvaient utiliser la magie en pleine rue. A peine le top donné, un petit jeune de Poufsouffle entraîna une fille de son âge en direction du célèbre taureau de Wall Street, pour faire une course. Jay ne savait pas si c’était simplement l’enthousiasme de la jeunesse ou si ce jeune était carrément motivé à l’idée de trouver le drapeau et remporter la simulation, parce qu’il avait l’air bien déterminé.

Jezabel n’était pas loin, Jay s’approcha donc de son amie pour lui parler tout bas.

« Tu fais gaffe quand même, hein ? »

Il faisait référence au fait qu’elle était enceinte et que personne ne le savait. Il ignorait totalement ce qui les attendait dans ce tout nouveau cours, mais visiblement, ça sous-entendait qu’il y aurait de l’action. Or, ce genre d’action n’était probablement pas conseillé pour une femme enceinte. Heureusement, Jezabel n’en était encore qu’au début de sa grossesse.

« Reste pas trop loin de moi au cas-où, Ripley. Promis, un jour j’arrêterais les références à Alien… Ou pas. »

Il lui fit un clin d’œil, à la fois pour la dérider et la rassurer, puis il fit un signe du menton en direction des deux jeunes qui avaient pris la direction de Wall Street en disant qu’il allait juste s’amuser à les coiffer au poteau, puis il reviendrait et ils pourraient réfléchir à quel endroit explorer en priorité dans Manhattan. Où pouvait se cacher ce drapeau ? Sur la Cinquième Avenue ? Au sommet des tours du World Trade Center ? Tout au Nord, dans les quartiers de Harlem ? Ou alors tout au sud, après Wall Street ? La surface était tellement immense, mais c’est ça qui était intéressant.

Survolté, il décida de courir après les deux jeunes de Poufsouffle pour les rattraper. Il savait qu’il courrait vite, c’était son gros avantage sportif, pour ne pas dire le seul peut-être. Il détala donc comme un lapin et se fit un malin plaisir de dépasser les deux jeunes pour atteindre le taureau en bronze en premier, contre lequel il s’écrasa littéralement à défaut d’avoir bien freiné. Il attendit que les deux arrivent à leur tour, juste après lui, et il afficha un grand sourire.

« Preums ! »

Bon, d’accord, peut-être qu’il avait la mentalité d’un troisième année en fin de compte, voire encore plus jeune.

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Jezabel Slate
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Mer 8 Juin - 9:35



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Je ne sais pas vraiment ce qui nous attendait. J’étais à la fois pressée et angoissée. Pressée parce que comme toutes les adolescentes de mon âge, j’aime prendre des risques, ressentir cette adrénaline qui ronge les tripes, mais angoissée, parce que je ne suis plus seule dans mon corps et qu’il faut que je pense à petit radis. J’ai eu le loisir de bouquiner et les bébés à ce stade de la grossesse ressemblent à des radis. Enfin bref, il fallait que je fasse attention à cette petite chose. Au moins, je n’étais pas seule dans cette pièce, c’était déjà ça. Et puis, les Professeurs généralement, n’ont pas vocation de nous envoyer au casse-pipe. Il ne manquerait plus que ça.

J’écoutais, sans trop le vouloir, tout ce qu’il se disait autour de moi. On ne peut pas dire que les autres étaient d’une concentration à toutes épreuves. D’ailleurs, je remarquais que Gryffondor ou Serpentard, les garçons restaient les mêmes dés qu’il y a une fille dans le coin. Je ne pouvais m’empêcher de lever les yeux au ciel en entendant les répliques de Jay, Zakaria, puis ensuite de John Lupin. Par Merlin, si la Prof les entendait, ils prendraient cher ces trois-là. Et comme si ça ne suffisait pas Burwell s’en mêlait en s’adressant à Jay. Pourquoi elle parlait à mon ami celle-là d’ailleurs ? Elle a oublié que les Serpents et les Lions ne font pas bon ménage dans cette école ou elle est juste la reine des idiotes ? 

« Burnwell, - la faute à son nom était faite exprès - on ne t’a jamais appris à t’occuper de ton gros derrière ? Veille plutôt sur les petits Bouffondors dans ton genre, je sais encore m’occuper de mes amis. »

Disons qu’avec les hormones de grossesse, la patience et moi, ça fait quatre, voir même plus. Alors dans mon élan pour m’écarter des rouges et ors, j’emmêlais mon bras à celui de libre de mon zinzin de meilleur ami pour l’entrainer avec moi. Moi en marche avant, lui en marche arrière. Il ne faut pas laisser Jay trainer trop longtemps avec des Gryffondors, ça pourrait le rendre abruti.

C’est au même instant que le paysage changea. C’était comme si nous n’étions même plus dans l’école et je ne m’étais pas doutée que cette salle était capable d’une telle magie. On avait l’impression d’être partout, mais sûrement pas à Poudlard. Même si dans un premier temps, tout ce que je remarquais moi, c’est qu’il faisait froid. Très froid et je m’étais à moitié mordue la langue en claquant des dents. Je suis sûre que c’était par la faute des garçons qu’on avait atterri dans cette ville enneigée en n’étant pas du tout vêtu en circonstance. Il fallait nous prévenir qu’on devait piquer les fringues d’un esquimau avant de venir en cours aujourd’hui. Non pas que j’aurais préféré la chaleur des Caraïbes, je ne suis pas vraiment fan du sable dans les godasses et de la peau collante de sueur. Mais là, il faisait vraiment froid. Enfin, je remarquais que je n’étais pas la seule à claquer des dents.

Avant que le professeur ne nous l’explique, je ne m’étais pas rendue compte que nous étions à New York. Je ne connais cette ville qu’à travers des programmes télé, rien d’autre. Mais c’était immensément grand et surtout désert. Désert si on ne faisait pas attention aux bruits étranges. Ma poigne s’était resserrée sur ma baguette au cas où. Je me doutais que ce n’était pas une simple visite et qu’il y aurait quelques problèmes à un moment donné. Il fallait rester sur nos gardes. Sans vraiment m’en rendre compte, je m’étais écartée des autres ou les autres de moi, je ne saurais dire. Mais je ne restais pas seule bien longtemps, Jay revenant vite vers moi pour me demander de faire gaffe. Peut-être que j’aurais dû en toucher deux mots à notre nouveau Professeur concernant mon état. Enfin pour le moment je ne la connaissais pas, et l’envie de me faire une fois de plus harceler aux toilettes par une dingue de prof ne m’enchantait pas vraiment. Quoique cette lycanthrope semblait beaucoup plus normale que Miss-je-me-crois-plus-importante-que-tout-le-monde-Todd.

« Et il faudra qu’on se trouve un moyen de regarder ces films aussi, une fois qu’on sera sortie d’ici. »

Avoir été élevée chez un Mangemort, ce n’est pas vraiment le meilleur endroit pour visionner des oeuvres Moldues. C’est qu’à force d’en parler, Jay commence vraiment à attiser ma curiosité. Mais il fallait trouver un fanion noir dans une immense ville en moins de trois heures. Ce n’était pas vraiment gagné, surtout quand on ne connait pas du tout l’endroit en question. Et quand nos camarades retombent dans l’enfance, en faisant la course comme des gamins, c’est tout de suite moins pratique pour trouver le drapeau caché là-dedans. En me retournant, je remarquais un brouillard épais, ressemblant à une tornade de brume et de neige. Finalement, l’idée de courir n’était pas si débile que ça et j’entrepris de rejoindre Jay, qui se trouvait avec les deux Poufsouffles.

« Regarde là-bas, on va être pris par la tornade si on ne bouge pas d’ici. »

 

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Zakaria Taylor
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Mar 21 Juin - 15:06

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Jay, Tess, Alec, Jezabel

Il fallait bien s’attendre à ce que nos répliques aient été entendues et c’était le cas. Notre nouveau Professeur ne tarda pas à nous le faire comprendre à peine passions-nous devant elle. Ce n’était que de bonne guerre, puis Jay et moi l’avions bien cherché. J’imagine que ce n’était pas seulement de notre faute si le groupe se tapait un temps de merde pour le premier cours en sa compagnie. Instinctivement, baguette en main, je tentais de me réchauffer en croisant les bras sur mon torse, juste le temps de prendre connaissance des lieux. Bien sûr, en dehors de la neige, mon regard se posait aussitôt sur les grands bâtiments nous entourant. C’était assez bizarre de se dire que cette scène, on la vivait à Poudlard. La magie de cette salle était vraiment sans limite apparemment. C’était plus vrai que nature. Totalement incroyable. Mais, je ne m’attendais pas à ce que nous fassions seulement du tourisme, là n’était pas le but de ce nouveau cours. Particulièrement attentif, j’écoutais notre Professeur montée sur son balai, surplombant ainsi tout le groupe, mais aussi le paysage. J’ai toujours eu le soucis du détail, alors je ne voulais pas prendre le risque de louper une information qui pourrait nous être cruciale. Occultant autant que je le pouvais les paroles de mes camarades, pour n’écouter que la louve, je restais concentré le plus possible.

Il nous faudrait donc trouver un fanion, mais je restais persuadé que ce n’était pas la seule chose qu’on risquait de trouver. C’était certain qu’il y aurait des pièges pour nous tester. J’imagine bien qu’il n’y aurait pas de risque de mourir, puisque des premières années étaient avec nous et que notre Professeur interviendrait sûrement en cas d’ennui. Mais je préférais rester sur mes gardes, juste au cas où.

Sauf que bien sûr, mélanger les âges, fait qu’on se retrouve avec des gamins qui font la course. Bien, bien, on va aller loin. Sans compter que Jay se met à draguer une bouffonne dorée. D’accord, est-ce qu’ils sont tous tombés sur la tête ? Alors puisque mes camarades ne semblent pas prendre le cours au sérieux, autant que j’agisse en solitaire. De toute façon, je n’avais pas spécialement envie de me faire attraper par l’espèce de tempête qui se préparait. En plus, le temps n’était pas fait pour s’améliorer. Je m’apprêtais à récupérer mes Serpents tout de même, mais voilà que ce merdier de brouillard m’en empêcha, me forçant à prendre l’une des ruelles adjacentes pour ne pas être pris dans la tempête.

« Merde, fais chier. J’espère que c’est pas un cul-de-sac. »

Mes doigts se resserraient autour de ma baguette, juste au cas où. Je ne risquais pas de jouer le touriste, visiblement cette ruelle était la plus pourrie du coin. Ce n’est pas mon jour de chance je crois. Il faisait sombre en plus et des bruits bizarres se faisaient entendre un peu partout. Bon, trois heures ça peut être très long, comme beaucoup trop court. En l’occurrence, pour faire le tour d’une ville aussi immense, cent quatre-vingt minutes, c’est short. Trouver un drapeau là-dedans, c’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Impossible de savoir par où commencer. Le mieux serait de prendre de l’altitude, si ce n’est pour trouver le fanion, je pourrais au moins tenter de rejoindre les autres élèves de Serpentard.

« Dans les films, il y a toujours des vieilles échelles de secours dans les ruelles. Aller, aller, trouves-en une. »

Le nez en l’air, je cherchais désespérément un moyen de grimper. Ce n’est qu’après quelques minutes, que je passais justement sous l’une de ses foutues échelles, qui me semblait plus rouillée qu’autre chose. Et puis, elle était quand même à une hauteur non négligeable. Plaçant ma baguette entre mes dents, j’escaladais des poubelles et autres objets qui trainaient dans le coin, pour finir par me pendre à cette échelle. Une chance que je sois plutôt sportif, par la force de mes bras, je me hissais sur les premiers barreaux, jusqu’à ce que mes jambes puissent prendre la suite. Avec cette neige et ce vent, c’était difficile de grimper sans se casser la gueule. A plusieurs reprises, mes semelles de godasses se croyaient sur une patinoire. J’ai bien manqué de me vautrer au moins trois fois. Puis vient ensuite le toit de l’immeuble. Salazar merci, j’étais enfin arrivé à destination. Enfin sur le toit quoi, parce que je voyais toujours pas le fanion en question.

Je m’approchais du bord, pour tenter de trouver les autres Serpentard, mais rien. C’était comme s’ils s’étaient tous volatilisés. Même les autres élèves avaient disparu de mon champ de vision. En tendant l’oreille, je n’entendais pas non plus leurs voix. Rien de rien. Le Professeur n’était pas non plus dans les coins. J’espère qu’ils ne se sont pas tous cassés pour boire un coup dans un pub du coin, en me laissant tout seul comme un con. Bon, quitte à être seul, autant chercher ce fanion. Noir, a-t-elle dit, c’est ça ? Plissant les yeux, comme si ça pouvait me permettre d’y voir plus clair, je tentais de localiser l’objet dont il était question.
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Riley N. Vongkham
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Dim 7 Aoû - 15:34



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Difficile de faire plus étrange que de se retrouver à New York, tout en sachant parfaitement bien ne pas avoir quitté les murs de Poudlard. Pourtant, c'était ce qu'était occupée de vivre le second groupe de son cours. Sans leur avoir donné le moindre indice sur le lieu où ils allaient passer l'après-midi, elle les avaient laissés prendre conscience de la ville Américaine. Non sans y avoir apporté une petite touche personnelle climatique. Si la louve appréciait tout particulièrement le temps hivernal, il fallait reconnaitre qu'elle avait poussé le vice en faisant apparaitre des flocons. Uniquement pour ajouter de l'emphase aux répliques qu'elle avait servies aux jeunes adultes. Ou plutôt, aux petits mâles, trop sûr d'eux, fantasmant un peu trop bruyamment à son gouts. Oh bien sur, comme toute personne de sexe féminin, l'Allemande appréciait le compliment sur son attraction physique, mais ils avaient eu la mal chance de le faire aujourd'hui. Parce qu'à l'approche de la pleine lune, si ses traits se tiraient quelque peu, comme pour bon nombre de ses congénères, elle gagnait surtout en impétuosité, en hargne et en arrogance. Elle devenait plus imbuvable qu'à l'accoutumer. Alors si les surveillants des lycanthropes en faisant couramment les frais, c'était sa manière à elle de leur faire subir, à eux. Heureusement, ils ne semblaient pas vexés, ni honteux d'ailleurs, tant mieux. Un petit sourire ironique, légèrement mesquin sur le visage, elle s'était lancée dans ses explications, aplanissant ce qu'elle attendait d'eux et le but à atteindre, alors qu'ils étaient tout occupés de claquer des dents. Il fallait bien reconnaitre que le froid était mordant, l'humidité au sommet rendait chaque brise piquante, mordante, même ses joues avaient pris une jolie teinte rosée.

Ses doigts s'engourdissaient sur le manche du balai, qu'elle tenait férocement pour voltiger à quelques mètres au-dessus de leurs têtes. Mais son cas n'était rien par rapport aux leurs. Peut-être comprendraient-ils enfin que dans son cours, tous leurs ennemis ne seront pas vivants? Le froid pouvait en être un. Il tuait d'ailleurs plus d'animaux que les sortilèges mortels, chaque année aux quatre coins du monde. Mais étaient-ils sorciers, oui ou non?! Quoi qu'il en soit, lasse de patienter, souhaitant débuter les festivités hautes en couleurs, Riley avait négligemment agité sa baguette, lançant la tornade sur eux, dès que le départ fut prononcé. À son plus grand étonnement, plaisir même, un petit Poufsouffle qui s'était fait remarquer par son arrivée tardive, écopant d'un regard noir de la nouvelle professeur, s'élança en courant, prenant le tout comme un jeu. C'était légèrement suicidaire sur les bords, impulsif à souhait, mais elle adorait cette spontanéité, cette non-réflexion. Voltigeant, s'approchant du taureau de Wall Street, elle vit une fillette l'accompagner. Rapidement, ils furent rejoints par un des jeunes gens, qui avaient laissé passer ces commentaires physiques sur sa personne. Eh lancé dans sa course, elle eut tout le loisir de le voir toucher, ou plutôt s'écraser, sur le taureau en question. Une étincelle victorieuse parcourra immédiatement ses prunelles, tandis que la louve se délectait d'avance. Si ce jeune homme savait qu'il venait de déclencher le première de ces artifices piégeur, par ce simple contact, peut-être serait-il moins heureux qu'il en avait l'air. Il n'y eu aucune transformation, l'animal ne se volatilisa même pas mais il se mit à saigner. Oui, la statue pourtant en pierre, suintait d'un liquide rosâtre, que les plus observateurs reconnaîtrons comme du sang. Impassible, la briseuse de sort les laissait fixer cette scène illogique. Mais peu à peu, ces touches rougeâtres s'étalèrent au sol, formant une petite flaque, alors qu'une lueur sauvage semblait l'animer.

Cette odeur, ce gout du sang, c'était tout bonnement enivrant. La louve était aux aguets, grognant pour sortir, pour en profiter, pour rependre se carnage. Y avait-il du danger à le toucher? Peut-être, peut-être pas, mais cette odeur, non reconnaissable par tous avait attiré leurs premiers ennemis : Des chaporouges. Habituellement, ces créatures semblables à des nains, n'étaient dangereuses que pour les moldu, parce qu'ils étaient facilement repoussé par des enchantements et autres maléfices. Est-ce que ce groupe le savait? Aucune idée. Mais il allait avoir leur première frayeur et une excellente occasion d'être solidaire, voir d'utiliser leur baguette! Venant de deux rues adjacentes différentes, six elfes courts sur pattes, à la carrure robuste et ornée de longs cheveux gris, mesurant approximativement 1,20m, les yeux vermeils, fonçaient droit sur eux, en poussant des cris de guerre. Devait-elle les aider et les prévenir? Non, elle ne le pensait pas, mais elle comptait par contre semer la panique. Sa voix s'éleva dans l'air, fendant le vent. "Red Caps, où chaporouges, leur principale passion est de colorer en rouge leurs bonnets, en le trempant dans le sang de leurs victimes" Oh c'était angoissant? Non, c'était vrai? Sérieusement? Eh bien navrée, mais la lycanthrope ne changerait pas ces habitudes, pour éviter de froisser leurs sensibilités. Elle avait quand même trouvé inutile de préciser que c'était du sang humain, évidemment. Puis cette arrivée maléfique n'était que le commencement des problèmes. Parce que cette simple pression, réalisée par Jay, avait ouvert une trappe beaucoup plus loin dans un garage. Celui-ci venait de laisser échapper de son antre, son propriétaire. À présent, quelques pars dans les rues marchait un Quintaped. Cette créature vivait exclusivement sur une ile à la pointe de l'Écosse, mais elle avait fait le déplacement pour en amener un, ici. Démontrant par-là tous son talent d'experte en créature magique.

Festivité lancée, la mangemorte les délaissa pour voler en direction de l'entrée, là où les moins courageux étaient restés, n'osant pas bouger. Une erreur de leur part, vu qu'à présent, ils étaient engloutis dans les ténèbres. Les tourbillons de vents, de glaçons et de glace les encerclaient. Ils étaient dangereux et compacts. Impossible pour eux de voir où ils se dirigeaient, impossible d'éviter les murs, coins ou trous, se trouvant sur leurs chemins. Ce serait ça leur plus grand problème, se blesser sans savoir...A moins que ce ne soit les gerçures et l'hypothermie. "Est-ce que vous êtes des sorciers, oui ou non?! Dois-je déjà prévenir l'infirmerie d'une arrivée massive d'élève en hypothermie? Utiliser de votre tête, par Merlin! Votre baguette n'est pas décorative. Tout n'est qu'imagination" Sa voix était sortie froide, tranchante, dure comme du roc. C'était pratiquement un reproche qu'elle leurs faisaient, alors qu'elle en voyait certains grelotter et se mettre en boule. La trentenaire, elle, avait résolu ce problème depuis longtemps. On pouvait voir une flamme mauve qui tournoyait autour d'elle, irradiant d'une douce chaleur, la protégeant des effets néfastes d'une trop grande chute des températures. Les laissant réagir, espérant les voir se ressaisir, elle continua son tour, cherchant à observer tout ce qui se passait. Son attention fut attiré par la cime d'un bâtiment, car un élève s'y était logé. En voilà une excellente idée! Prendre de la hauteur, aller à l'endroit le plus haut, pour pouvoir englober la scène. Dommage que le brouillard se rependait dans les rues, sinon il aurait été le premier à pouvoir voir la créature carnivore, qui sortait de son terrain. Néanmoins, cette idée le plongeait dans une certaine forme de solitude. Eh ne disait-on pas qu'être seul, c'était prendre le risque de sombrer dans la folie? A voir, mais en tout cas, des voix commençaient à se faire entendre autours de lui. Savait-il qu'un épouventard était posé sur le toit? Surement pas.

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Sabathan L. Rosier
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Lun 8 Aoû - 14:31
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La nouvelle année commençait sur les chapeaux de roues pour le jeune Rosier qui, de retour à Poudlard, n’avait pas eu un seul instant à lui, pour crâner dans le dortoir, auprès des autres premières années de son âge. Il n’avait eu que le temps de frimer sur les nombreux cadeaux de Noël reçus, même si une bonne partie ne sortait que de son imagination. Les Rosier ne sont pas fans des fêtes de fin d’année, pour son plus grand malheur. Mais de retour au château, c’était devoir sur devoir, comme si les Professeurs se transformaient tous en tyran pour leur rendre la vie infernale. Et Hikkins ne trouvait rien de mieux que de rajouter un cours à leur planning déjà bien chargé. Un cours bien plus long que tous les autres et des élèves semblaient même s’en réjouir. Des Serdaigles sans grande surprise. Les enfants normaux se sont contentés de ronchonner et de trainer les pieds pour s’y rendre. C’était le cas de Sabathan qui ne portait pas l’uniforme des élèves de la Maison Serpentard. Le cours ne semblait pas consister à rester sagement le derrière sur une chaise, derrière un pupitre, il fallait s’assurer d’être confortablement habillé pour que rien ne vienne entraver ses mouvements.

Il n’y avait pas vraiment cru quand l’un de ses amis lui avait dit qu’il s’agissait d’un cours commun à tous les niveaux. A quoi ça peut bien servir de mélanger tout le monde ? De la première année aux septièmes, c’était absurde, les plus jeunes ne pouvaient pas rivaliser avec les plus âgés, qui ont déjà plusieurs années derrière eux, dans ce château. La motivation n’y était pas, mais vraiment pas. Dans le couloir, il s’était perdu parmi toute la masse d’élèves qui entrait dans la salle, suivant le rythme contre son gré. Pour ne rien arranger, il n’était même pas dans le groupe de ses amis de premières années. Seuls quelques Gryffondors de son âge trainaient dans le coin et le petit Sabathan n’allait pas se rabaisser à se joindre à eux. Résigné, il ferait bande à part, craignant d’être rejeté par les plus grands qui sont présents, s’il venait à faire un pas vers eux.

Mais très vite, le nouveau Professeur de l’école mit les choses en place. Un décor digne d’un film d’horreur tant il n’y a personne dans les rues. Il ne manquerait plus que quelques morts vivants ou un cinglé armé d’une hache débarque, pour augmenter le côté flippant du coin. La neige semblait tellement réelle, qu’elle en glaçait le sang à plusieurs élèves, Sabathan compris. Habillé seulement d’un jean et d’un gros pull à capuche, il tira cette dernière sur sa tête, ne gardant que sa baguette entre les doigts, en espérant ne pas se mettre à claquer des dents.

Il ne s’était pratiquement rendu compte de rien, n’ayant même pas eu le temps de dire Quidditch, qu’il se retrouvait quasiment seul sur place, tout le monde se dispersant un peu partout. Ce n’était pas vraiment simple de suivre le mouvement, mais il ne comptait pas se faire engloutir par la tornade sûrement gelée, qui arrivait quasiment droit sur lui. Bientôt le silence dérangeant se brisa, sous des cris de guerre d’une bande d’espèces de nains -à peine plus petits que Sabathan- arrivant droit sur lui. Un coup d’oeil à gauche, un second à droite, le fils illégitime de Rabastan avait mentalement nourri l’espoir qu’un con de Gryffondor passe dans le coin pour le laisser se dépatouiller avec les agresseurs. Mais personne d’autre que lui, à l’horizon. Cette fois, il allait devoir s’en sortir seul. Resserrant sa prise sur sa baguette, malgré ses doigts pratiquement gelés, il pointa le morceau de bois dans la direction de ceux qui avançaient le plus vite vers lui l’air menaçant. S’ils pouvaient décorer leurs chapeaux avec le sang de quelqu’un d’autre, c’est pas Sabi qui leur en voudra.

« Immobilus ! »

Une partie des attaquants se retrouvaient bloqués sur place, mais le jeune Rosier n’avait pas prévu que la météo se mette à faire des siennes. Il ne savait même plus où il mettait les pieds, n’y voyant plus rien, mais entendant toujours plus de cris de guerre. Dans son malheur, la chance lui sourit alors que le bout de ses doigts effleurait un mur. En le longeant, peut-être pourrait-il trouver une entrée où se glisser, afin de pouvoir échapper au plus gros de la tempête ? Ce qui est certain, c’est que le pré-adolescent de onze ans n’espérait même plus retrouver ses camarades. C’était comme tenter de chercher une aiguille dans une botte de foin. Mais cette fois, alors qu’il y voyait un peu mieux, où juste quelques formes et silhouettes, il remarqua que d’autres imbéciles de lutins de malheur venaient encore dans sa direction.

« LACARNUM INFLAMARAE ! »


Et c’est une pierre deux coups ! Une partie de ses ennemis brulaient sur place et la glace se trouvant autour d’eux, était déjà beaucoup moins dense. Si le vent était encore d’actualité, il y avait déjà une bonne partie des glaçons en moins et ce n’était pas un mal, il échappait ainsi à quelques bleus supplémentaires. Et puis, les flammes allaient peut-être attirer les autres élèves, afin qu’ils fassent tous fronts ensemble. Mais ce qui est sûr, c’est que Sabathan n’a certainement pas l’intention d’abandonner maintenant.  .

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John Lupin
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Mar 25 Oct - 9:25
Hell is other people
Cours commun
A peine le cours venait-il de débuter que John pouvait déjà clamer, qu’il n’allait pas l’aimer du tout. C’était même assez étrange que le Ministère de la Magie autorise quelque chose comme ça à Poudlard. M’enfin, la mauvaise impression du dernière année de Gryffondor n’était que les prémisses d’un départ en fanfare. Il laissa tous les autres commencer à s’extasier devant le décor, pendant que lui, cherchait déjà une issue pour sortir tout le monde. Gryffondor dans l’âme, il envisage toujours le pire et cherche toujours un plan de secours. Et qu’importe si la plupart sont des cons de Serpentard, il ne pourra pas les laisser crever sur place et préférera encore perdre la compétition du petit drapeau, pour les sauver. C’est que dans le lot, si les cinquièmes, sixièmes et septièmes années pouvaient s’en sortir tout seul, il ne fallait pas oublier que les plus jeunes des élèves n’avaient que onze, douze et treize ans.

De là, il trouvait ce cours bien trop dangereux pour des pré-adolescents de cet âge. Il fallait vraiment que la prof ait une case en moins pour faire ça ou bien alors, ce cours n’était que du bidon. Une saugrenue histoire faite pour que les plus âgés aident les plus jeunes. Mais franchement, il n’y avait pas besoin d’en faire autant pour y parvenir, les autres Professeurs l’ont très bien compris en prenant les plus grands pour expliquer aux petits.

Mais John ne resta tout de même pas sur place, commençant par progresser, même s’il n’y voyait pas grand chose. Il y avait cette espèce de tempête qui l’empêchait de progresser comme il le voulait et sans vraiment qu’il ne s’en rende compte, les autres n’étaient déjà plus à portée de vue. Le plus jeune des Lupin s’arrêta sur place et chercha des camarades du regard. Tout ce qu’il remarqua, c’est un feu un peu plus loin. Pressant le pas, il y parvint assez vite, remarquant qu’il s’agissait d’un première année de Serpentard. Il en vient parfois à se dire que les gamins de cette maison, ont une longueur d’avance sur certains sortilèges. Pourtant, rien n’était gagné pour le petit. Et même s’il n’était pas franchement intime avec les élèves de Rogue et qu’il ne connaissait pas spécialement le nom du gamin, il préféra rester sur ses gardes pour deux.

Et cette méfiance fut payante, alors qu’il arrivait tout juste à la hauteur de l’enfant, des bruits étranges se rapprochaient déjà d’eux. Des espèces de cris de guerre, assez débiles faut dire. John tenait déjà sa baguette pointée dans la direction des créatures agressives. Sans doute avaient-elles été attirées par les cris de leurs congénères ou encore par la luminosité du feu, qui illuminait quasiment jusqu’à plusieurs mètres. Et quand enfin ces espèces de lutins diaboliques se trouvaient dans son champ de vision, il lança son sortilège :

« Evanesco ! »

Comme quoi, les cours du Professeur Rogue sont très efficaces et importants, même si l’enseignant est fortement désagréable avec les lions de l’école. Mais ainsi, en un sortilège, le petit groupe qui fonçait dans leur direction disparut d’un seul coup.

« Il ne faut pas rester sur place, d’autres risqueraient d’arriver. Et oublie la course pour ce stupide fanion, tu dois surtout rester sur tes gardes. »

Lui, il n’en avait que faire de gagner des points pour sa maison. Il est dans sa dernière année d’études à Poudlard et franchement, sa scolarité a littéralement été brisée par l’époque Hikkins. Ce qui est certain, c’est qu’il ne gardera sûrement pas un très bon souvenir de cette école. Il n’y a plus rien d’intéressant à Poudlard désormais. Il n’y a plus aucune utilité de réussir ou de faire des efforts.

Observant les environs, John prit une autre direction. Libre à Sabathan de l’accompagner ou de faire sa tête de mule en restant seul. Lui, il n’en a que faire. Le Gryffondor avançait désormais dans la direction d’autres élèves de Serpentard. A croire qu’il n’y avait qu’eux qui peuplaient l’école en ce moment. Dans ce foutu cours de malheur, il n’avait pas encore croisé un seul autre élève de sa maison. Ou bien c’était simplement une tactique de merde pour tous les séparer des uns et des autres, afin de les forcer à se rapprocher du restant des étudiants du collège magique. M’enfin, quoiqu’il en soit, John en avait déjà ras-le-cul de ce bordel et sa seule envie, c’était d’en finir pour aller se griller un joint quelque part dans la cour de l’école. Surtout que ça caillait à mort dans ce coin. Si faire choper la crève à la moitié des adolescents était le but de ce cours, et bien sans doute que ce serait une réussite.

Il reprenait sa route, tant bien que mal, espérant trouver des jeunes de son âge. C’était chiant de jouer la nounou pour les gosses. Et au même moment, il entendait la prof gueuler sur d’autres élèves. *Descends donc ton cul de ton balai crâneuse, au lieu de la ramener.* C’était bien l’unique pensée du Gryffondor qui avançait à l’aveuglette, malgré un lumo assez puissant pour lui donner un soupçon de luminosité, évitant de peu de se bouffer des murs au passage.
electric bird.

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Riley N. Vongkham
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Sam 31 Déc - 10:58
Bonjour à vous tous

Je me permets de poster ici, pour vous remercier d'avoir participé à ce sujet et d'avoir contribué à le faire vivre un petit moment

Cependant, au vu de sa date d'ouverture et des nombreux changements qui se sont passé depuis, plus le fait qu'elle ne donnera plus de cours de simulation réelle, je pense qu'il est préférable de le clôturer

Au plaisir néanmoins de vous recroiser dans d'autres sujets :)
Je vais aller de ce pas, donner les points de vos participations.
Merci encore
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