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Le passé nous rattrape toujours

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Laverne Poliakoff
Etudiante en Psychologie Magique
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Mer 9 Mar - 16:59
Edwin & Laverne



L'amitié, comme l'amour, demande beaucoup d'efforts, d'attention, de constance. Elle exige surtout de savoir offrir ce que l'on a de plus cher dans la vie : du temps ! - Catherine Deneuve
L'odeur du café chaud était suffisant pour la tirer de ses rêves. Ouvrant les yeux, elle se prenait quelques minutes rien qu’à elle, juste le temps que le réveil ne sonne sur la table de chevet. Moment de répit bien trop court à son goût. Les nuits devraient faire le double d’heures pour être de bonne humeur. Après s’être étirée, Laverne sortit de son lit, jetant un dernier regard à l’écran de son téléphone. Vêtue d’un pantalon de jogging, d’une paire de chaussettes à l’effigie de Titi et Grosminet et d’un top aux larges bretelles, la demoiselle descendait le grand escalier aux marches de marbre. Son père était déjà partie depuis quelques bonnes minutes, mais comme à son habitude, il avait fait couler une nouvelle cafetière au moment de s’en aller.

Les cheveux en pétard et baillant pour la énième fois depuis sa sortie du lit, la jolie Russe s’installa sur un tabouret après s’être déversée ce liquide si revivifiant dans un mug. Elle attrapa ensuite une viennoiserie dans le petite corbeille sur le plan de travail et commença son festin. Comme à son habitude, elle s’était laissée un peu de temps, prévoyant large pour son réveil. C’était le moins qu’elle pouvait faire, ne sachant jamais comment son petit monstre sera luné. S’il est d’une humeur massacrante, il trainera pour sa toilette, pour s’habiller et ensuite sur son déjeuner. S’il est d’humeur taquine, il s’amusera à la faire courir dans toute la maison. Et elle espérait toujours qu’il soit entre les deux, mais malheureusement, ça n’arrivait jamais.

Terminant son croissant, ses yeux s’étaient posés sur la corbeille, où d’autres viennoiseries lui faisaient de l’oeil. Mais un geste négatif de la tête plus tard, elle préféra avaler le restant de son café légèrement refroidi, pour ne pas céder à la tentation de prendre trop de calories. Comme toutes les femmes, elle préférait faire attention à sa ligne, se trouvant toujours bon nombre de défauts qu’elle-seule était capable de voir. Les hommes font bien une fixation sur leurs pénis, alors pourquoi les femmes ne devraient pas avoir des obsessions ?

Sa tasse partit se nettoyer et se ranger d’un simple geste de la baguette. Un autre suffit à préparer le petit déjeuner du jeune homme encore endormi. Rien qu’à cette idée, Laverne remonta à l’étage et doucement, elle actionna la poignée de la porte de la chambre du petit garçon. La pièce aux tons verts et bleus, était encore plongée dans le noir. La respiration lente de l’enfant montrait qu’il était profondément endormi. Dans l’encadrement de la porte, la jeune maman déposait un regard attendri sur la petite silhouette emmitouflée sous la couette. elle resta à l’admirer durant quelques petites minutes avant de se résigner à le réveiller.

« Stan… aller, debout. Il y a école aujourd’hui. »

Les grognements de l’enfant n’y feront rien, Laverne ne cédera pas à la tentation de le laisser se rendormir. Pour la simple raison, qu’elle-même devait se rendre en cours. Elle ne pouvait pas se permettre de rater cette journée, ni de laisser un petit garçon de quatre ans et demi, tout seul à la maison. Armée de patience, elle partit ouvrir les volets, puis l’armoire de laquelle elle sortit les vêtements que le petit Stanislav devra porter ce jour.

« Je vais prendre ma douche. A ma sortie, je veux te voir en train de déjeuner. »

Son ton était calme et doux, mais ferme. Elle avait appris à ne pas se laisser tourner en bourrique par le petit monstre. A de nombreuses reprises, ayant été obligée de courir pour être à l’heure à l’Université, elle avait décidé de reprendre le contrôle. Et comme dit, Laverne partit prendre sa douche. Pas trop longue, pas trop courte, juste assez pour bien commencer la journée. A sa sortie, elle se sécha, s’habilla, se coiffa et finit en se maquillant. Elle portait à présent un jean slim brute, un petit top noir par-dessus lequel, un chemisier de la même couleur, avait été enfilé. Dans sa chambre, elle récupéra une paire de bottes à talons moyens, dans lesquels, elle rentra son pantalon en les enfilants.

De retour à la cuisine, comme elle l’avait demandé, Stan prenait son petit déjeuner. Un grand verre de jus d’oranges, un bol de chocolat chaud et un pain au chocolat. Le temps qu’il ne termine, Laverne lui préparait déjà son goûter, qu’elle glissa dans une petite boite en plastique dur et bleu, à l’effigie de son héros préféré du moment : Batman. Une fois qu’il eut terminé, elle l’envoya faire sa toilette. Le baignant la veille au soir, le matin, il n’avait plus qu’une petite toilette de chat à faire, capable de se débrouiller seul, le temps qu’elle finisse de se préparer elle-même. Ses talons claquaient contre le sol, alors qu’elle changeait de pièce pour attraper ses livres et parchemins. En rupture de stock de plume, elle irait en chiner une à son père une fois à l’Université Magique. Elle s’arrangea pour tout faire entrer dans son sac de cours en bandoulière, revenant à la cuisine où Stan l’attendait avec ses vêtements. Elle l’aida à s’habiller et à lacer ses chaussures, avant de lui faire enfiler bonnet, doudoune, écharpe et moufles, sans oublier son sac à dos contenant le précieux gouter. S’habillant elle-même bien chaudement, elle attrapa la petite main et sortit enfin de la maison, verrouillant la porte d’un discret geste de baguette. L’école se trouvait dans la ville voisine : Great Hangleton, alors comme tous les petits enfants de Little Hangleton, Stanislav prenait le car dont l’arrêt ne se trouvait qu’à deux rues de la maison, à peine.

Avec le temps, ils étaient parvenus à arriver quelques minutes avant le bus, alors que les premiers jours, ils avaient été obligés de courir après. La demoiselle attendit que le véhicule s’en aille avec le bambin, avant de faire mine de rentrer chez elle, pour finir par transplaner à l’abri des regards. Elle réapparut dans le centre de Londres, passant avant s’acheter un grand café crème à emporter. Puis enfin, elle regagna l’Université Magique, enchainant toute une journée de cours. Comme prévu, Laverne avait emprunté une plume à son père, qui l’avait informé qu’en rentrant, il récupérait le petit après l’école. La jeune femme avait alors quelques heures rien que pour elle. Descendant les marches, elle était en pleine réflexion : coiffeur ou shopping ? Elle était si concentrée sur le choix de ses projets, qu’en tournant en bas, pour sortir de l’établissement, elle rentra en plein dans un autre élève qui arrivait en sens inverse, lâchant malencontreusement ses livres et parchemins qu’elle n’avait pas eu le temps de glisser dans son sac.
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Edwin Rogue
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Lun 14 Mar - 14:20

Le passé nous rattrape toujours
« Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence. » ••• Plus le temps passait et plus Edwin avait l’impression que les nuits se faisaient plus courtes ou moins reposantes qu’avant. Ce satané réveil ne lui laissait aucun répit et s’il avait tenté de faire de la résistance, c’était sans compter sur le rappel quelques minutes plus tard, finissant de bien lui bousiller son sommeil pas si réparateur que cela. Puis la routine des matins commençait. Petit-déjeuner, douche, préparations diverses, habillages également, c’est tout de suite mieux que s’il se rendait à l’Université Magique en jogging. Surtout lorsqu’il s’agit du jogging avec lequel il dort. Mais ce n’était pas de gaieté de coeur qu’il quittait son appartement pour commencer la journée exaspérante qui l’attendait, en ce premier jour de cours de l’an deux mille. La fin d’année avait été un véritable fiasco, avec les cousins qui avaient commis accidentellement un meurtre et les vacances qui ont été désastreuses, puisque les Rogue ne sont visiblement pas fait pour se retrouver en famille. Mais le début d’année n’était pas mieux, puisque les membres de l’Inquisition étaient maintenant traqués au même titre que les Mangemorts. Ils devaient se faire plutôt discret.

Mais les cours, c’est comme les puces sur le dos d’un animal. Quand nous croyons que nous en avons fini avec tout cela, c’est pour mieux retomber dedans. C’était l’idée que Edwin se faisait des études. Aussi désagréable qu’avoir des puces certainement, bien qu’il ne puisse pas y mettre sa main à couper, il n’a jamais été infesté par de petits visiteurs. Mais la similitude ne doit pas être bien loin. Un vrai fardeau qu’il subissait depuis quelques temps déjà. Là, il serait mieux partout ailleurs. Il avait enchainé les cours dans un rythme effréné et n’avait eu que quelques minutes pour avaler son repas le midi. C’était si peu appétissant qu’il ne lui aurait pas fallu plus de temps, mais c’est pour dire. Ensuite retour à la grande monotonie des cours, bien plus pénibles après manger, puisque la digestion se mettant en route, c’était un coup à faire la sieste en plein milieu de la salle. Pourtant, il avait résisté à cette idée, jusqu’à ce qu’il ne lui reste plus que quelques heures à tirer, du moins.

Assis à sa place, il s’ennuyait tellement, qu’il avait fini par s’endormir, ne cherchant plus à lutter contre ce besoin plus qu’une envie. Heureusement, il s’était mis tout au fond de l’amphithéâtre, pour passer inaperçu. Et avant de plonger dans les bras de Morphée, il avait eu le temps de remarquer que d’autres roupillaient également. Ce qui suffit à lui donner pratiquement bonne conscience. Dans ces cas-là, un rien peut donner bonne conscience. Mais au moins, de cette façon, il n’avait pas eu le temps de voir les deux dernières heures de sa journée s’écouler. C’est son voisin de table qui le réveilla le moment venu. Et tout en s’étirant, Edwin s’était relevé et n’avait pas eu besoin de ranger ses affaires, puisqu’il ne les avait même pas sortie de son sac. Là, tout ce qu’il voulait, c’était rentrer chez lui et tomber dans son lit comme une masse. Il avait enchainé tellement de gardes à Sainte Mangouste, qu’il commençait à avoir du mal à rattraper ses heures de sommeil.

Sac sur l’épaule, l’aîné des deux faux-jumeaux de la fratrie, déambulait dans le couloir, voyant la porte de sortie lui ouvrir les bras. Mais d’un coup, il tourna la tête, ayant cru entendre quelqu’un l’appeler. Et comme il ne regardait pas devant lui, il ne risquait pas de pouvoir éviter de cartonner la première personne qui passait. Il s’agissait d’une étudiante bien plus petite que lui. Se prendre un gaillard aussi imposant de plein fouet, cela ne pouvait pas faire du bien. Et sous le coup, elle venait de lâcher tout ce qu’elle tenait dans ses bras. Aussitôt, Edwin s’accroupit pour l’aider à ramasser les quelques bouquins au sol. C’était bien la moindre des choses qu’il puisse faire après l’avoir bousculé de la sorte.

« Je suis désolé, je ne t’ai pas fait mal ? »

Il terminait de rassembler ce qu’il pouvait, relevant seulement les yeux dans la direction de la demoiselle en face de lui, dans la même position. Alors si la fatigue lui jouait des tours, à tel point qu’il finissait par entendre des voix, voilà qu’à présent, il avait des hallucinations visuelles en plus.

« Laverne ? »

C’était plus une affirmation qu’une question en fait, mais il ne s’attendait pas à la voir ici. Il la pensait toujours en Russie avec son père et le petit. C’est qu’en étant Médicomage en formation, il ne passait que très peu de temps à l’Université Magique, une semaine par mois, voir moins parfois. Alors si Laverne s’y trouvait déjà depuis quelques temps, il ne l’avait pas remarqué avant de lui faire voler ses bouquins partout dans le couloir. C’était assez étrange comme impression. Pendant un court laps de temps, c’était comme s’ils étaient de retour à Poudlard tous les deux. Après tout, c’était au château que Edwin l’avait vu pour la dernière fois, il y a quelques années maintenant. Mais même si le temps avait passé, elle n’avait pas changé. Il n’avait pas pu la revoir depuis que sa mère l’avait retiré de l’école de Magie. Même lui écrire était interdit. Et là, c’est comme si toutes ces interdictions s’envolaient. Après avoir ramassé les derniers bouquins, Edwin se releva et lui tendit la main pour qu’elle en fasse de même.

« Tu viens boire un café ? »
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Laverne Poliakoff
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Ven 1 Avr - 20:33
Edwin & Laverne



L'amitié, comme l'amour, demande beaucoup d'efforts, d'attention, de constance. Elle exige surtout de savoir offrir ce que l'on a de plus cher dans la vie : du temps ! - Catherine Deneuve
Les fêtes de fin d’année avaient été difficile pour Laverne. Ce n’était plus vraiment la mort de sa mère qui donnait un gout amer dans la gorge. Bien avant qu’elle ne se fasse tuer durant la Nuit Rouge, la famille Poliakoff était éclatée. Laverne et son père en Russie avec Stanislav et sa mère toujours en Angleterre. Cette dernière n’avait ni voulu entendre parler de la grossesse, ni même de l’enfant qui avait vu le jour. Ce n’est pas ce manque qui a peiné la demoiselle lors du repas du Réveillon. Elle se souvient avoir été chamboulée après avoir embrassé son petit garçon sur le front pour lui souhaiter bonne nuit. Comme souvent, il avait insisté pour qu’elle lui relise la même histoire. Un conte de Noël comme il y en a tant, avec une conclusion poignante. Quelques simples lignes donnant pour instruction aux enfants de ne jamais abandonner leurs rêves et qu’en y croyant très fort, leurs plus beaux souhaits pouvaient se réaliser. Quelques mots qui sont écrits pour que les plus jeunes continuent à garder espoir, mais dans ce cas de figure, c’était différent. Stan avait relevé ses petits yeux vers sa mère pour lui confier que son plus beau rêve, son souhait le plus cher également, c’était d’avoir un papa. Le Réveillon n’était pas vraiment à la fête pour Laverne. Les paroles si innocentes de son fils l’avaient empêché de fermer l’oeil de toute la nuit. Et si elle s’était mit une gifle mentalement pour pouvoir sourire à l’ouverture des paquets, l’air triste du petit garçon ne lui avait pas échappé. Il était descendu en courant, regardant partout sauf sous le sapin, à la recherche d’une autre personne qu’il ne trouva malheureusement pas. L’ouverture des cadeaux s’était même fait dans un silence de plomb et Laverne n’avait pas cessé de se ressasser cette scène durant tout le restant des vacances. Cette image lui avait fendu le coeur, mais elle avait préféré ne pas en reparler. Pourtant, elle savait que d’ici quelques mois, ce serait repartie pour des questions à tout va, puisque au mois de Juin, il y a la fête des pères.

Mais il ne faut pas rester face à un échec, c’est ce que Zakhar lui a toujours appris. Il lui fallait aller de l’avant et pour éviter de trop cogiter là-dessus. L’Université Magique de Londres était encore le meilleur moyen de s’occuper la tête. L’ancienne Serdaigle n’était pas parvenue à se concentrer comme elle l’aurait souhaité et elle prévoyait de ramener du travail à la maison, pour se rattraper, après sa petite balade dans le centre de la ville. Mais ses projets allaient sûrement être remis en question après cette innocente bousculade.

Au plus vite, pour éviter qu’un élève ou professeur ne se casse la figure, Laverne récupérait ses affaires, accroupie au sol. Elle ne releva pas la tête en entendant la question de la personne qui lui était rentrée dedans. Ce n’était pas par rancune, mais plus pour tout retrouver avant que des objets ne finissent broyés par les pas du troupeau d’étudiants.

« Tout va bien, je te remercie de t’en inquiéter. »

Sans le vouloir, ses sourcils s’étaient froncés en lui répondant. Son timbre de voix ne lui était pas inconnu et son regard n’avait pas eu le temps de se relever vers lui, que son prénom était prononcé. La bouche entrouverte de surprise, Laverne releva la tête et là, le choc. Sa main tenait un dernier livre, qu’elle plaça très vite dans son sac, avant de se jeter au cou de son ami, qu’elle n’avait plus revu depuis les BUSE. Ce n’était sûrement pas le meilleur moment pour une accolade, mais la pulsion avait été plus forte que son raisonnement. Toujours très heureuse de revoir ses amis, elle avait fermé les yeux pour ne pas finir en larmes. C’est qu’ils lui ont vraiment tous manqué. Ces quelques années en Russie, Laverne les a vécu comme un enfermement en prison avec aucun droit de visite. Pourtant, son père n’était pas méchant avec elle. Il ne la séquestrait pas non plus. Mais elle ne pouvait pas se permettre de sortir, elle ne connaissait personne là-bas. Et comme elle n’était pas en âge de pouvoir transplaner, l’Ecosse était bien trop loin pour s’y rendre.

« Edwin, tu m’as tellement manqué ! »

L’étreinte dura quelques minutes avant que ses bras ne se détachent du cou du jeune homme. Elle se recula un peu et souriait d’une façon un peu bête en s’essuyant le coin de l’oeil où une petite larme menaçait de s’écouler. Et quand son camarade se redressa, Laverne attrapa sa main pour l’imiter, récupérant ce qu’il avait ramassé.

« Merci. La prochaine fois, je tâcherais de tout ranger dans mon sac, avant de sortir de cours. »

Elle souriait. Un véritable sourire et sûrement même le premier qu'elle ne forçait pas depuis ce début de l’an deux milles. L’établissement ne s’appelait peut-être plus Poudlard, mais beaucoup de ses amis semblaient s’y trouver à présent. Elle se sentait moins seule et surtout, elle prenait tout ça comme une chance qu’elle ne laisserait pas lui échapper. Parce que comme elle l’a toujours dit, les amis sont le ciment de la vie.

« Avec plaisir. Je ne pensais pas te trouver ici. Si j’avais su que tu avais repris tes études également, je t’en aurais parlé dans ma dernière lettre. »
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Edwin Rogue
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Lun 4 Avr - 12:31

Le passé nous rattrape toujours
« Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence. » ••• Edwin n’a jamais vraiment cru au destin, s’imaginant que ce n’était qu’une invention dont les gens se servaient pour excuser leurs erreurs. S’il l’avait pensé, c’était uniquement pour se voiler la face, parce qu’il ne voyait aucune trace positive dans sa vie d’un éventuel futur qui le rende heureux. Comment l’être lorsque nous avons tout perdu en se confiant aux mauvaises personnes ? Le destin semblait ne pas exister pour lui, alors à quoi bon continuer d’y croire ? Pourtant, il n’avait pas oublié cette partie de sa vie pour autant non. Ils avaient souvent échangé par hibou tous les deux, si ce n’est pas quotidiennement, cela s’en rapprochait fortement. Et les photos qu’elle lui envoyait, il les avait gardé précieusement, signe d’un passé commun et de tout ce qui en découle quelques années plus tard, dont une autre personne pour qui il donnerait sa vie, sans même n’avoir jamais pu le rencontrer.

Dans cette Université Magique, qu’il s’apprêtait à quitter pour rentrer chez lui, Edwin ne se doutait pas que cette fois-ci, le destin avait décidé de frapper un grand coup. Comme s’il voulait redonner un peu d’espoir à ce garçon, à qui tout lui a été pris. La jeune femme qu’il venait de bousculer, n’était pas une inconnue, ni une connaissance, ni rien qui s’en rapproche. Elle était un morceau de son passé, une erreur qu’il n’a jamais regretté, elle était la fille. Le coeur brisé, il l’avait eu mais il ne pouvait pas lui en vouloir, puisqu’elle avait tout autant souffert que lui. Si ce n’est plus. Et il se maudissait de ne pas l’avoir reconnu tout de suite. Mais elle à genoux, rassemblant ses affaires comme elle le pouvait, tête baissée, le Médicomage était amplement excusable. D’autant plus que de son côté, Laverne ne l’avait pas non plus remis de suite, leurs regards ne s’étant encore pas croisés. Ce n’est que lorsqu’il prononça son prénom, après s’être lui-même abaissé, que l’Université sembla comme s’être figée dans le temps, seulement durant quelques secondes. De très longues secondes avouera-t-il sans mal cependant. Et c’est une étreinte qui marqua le retour à la normale. Tout d’abord surpris, Edwin entoura à son tour le corps de sa camarade de ses bras, sans toutefois la serrer trop fort, il ne voudrait pas lui faire de mal. L’ancienne Serdaigle ne s’imaginait pas combien elle lui avait également manqué. Mais c’était comme s’il était incapable de le dire, les mots mourants dans sa gorge, sans avoir eu le temps d’atteindre ses lèvres pour être prononcés. Il y avait ce choc de se rendre compte qu’ils étudiaient au même endroit depuis des mois, sans jamais se croiser. Ironie du sort. Il y avait les souvenirs qui revenaient également d’un seul coup. Des souvenirs aussi touchants que blessants.

Quand le câlin cessa et que la jeune étudiante s’essuya une larme, Edwin détourna le regard, se relevant au même instant. Qu’est-ce qu’elles ont toutes ces filles à pleurer devant lui en ce moment ? Il n’aime pas voir une femme pleurer, cela a le don de toujours le mettre mal à l’aise. Alors, à la place d’affronter les larmes de Laverne, une fois debout, il lui tendit la main afin de l’aider à se relever, lui proposant même d’aller boire un café en sa compagnie. S’il fuyait l’Université comme la peste, quelques instants plus tôt, là, il n’était pas contre y rester encore un peu. C’est que du côté de la cafétéria, ils font un putain de bon café comme dirait sans doute Calvin.

« Effectivement, vaut mieux ranger ses affaires quand le bulldozer Edwin est dans le coin… Encore désolé, je ne regardais pas du tout où j’allais. »

Et le terme bulldozer lui allait comme un gant. Monsieur fait de la musculation depuis si longtemps, que maintenant se le prendre dans la tête, cela doit faire mal. Surtout pour une petite demoiselle pas plus haut que trois pommes et aussi fine que la pauvre Laverne. Encore heureux qu’il ne l’eut pas blessé en plus de cela. Il s’en serait voulu.

Rebroussant chemin, en compagnie de sa camarade qui venait d’accepter son invitation, c’est un sourire sincère qui naquit peu à peu sur ses lèvres. Avec des si, le monde serait refait à la meilleure. Il le savait et il était parti de cela pour ne plus regretter les mauvaises décisions, même si certaines ne cessaient de le ronger dans son inconscient, se rappelant constamment à lui dés qu’il avait quelques instants de répit.

« Ce n’est rien. Ma formation fait que je ne suis pas toujours ici. Mais toi, quel cursus suis-tu ? »

Ils n’avaient pas mis longtemps pour se rendre à la cafétéria et Edwin s’empressa de passer prendre deux cafés, avant de partir s’installer à une table en retrait, là où les oreilles ne traineraient sûrement pas. Il était content mais aussi angoissé, un mélange détonnant pour notre pauvre garçon atteint d’un déficit d’inhibition latente. Le bruit commençait à venir marteler sa tête, bien qu’une personne normalement constituée ne remarquerait pas qu’il y a un fond sonore de plusieurs appareils mélangés. Mais il tentait de lutter, pour se consacrer à Laverne, se trouvant en face de lui. Que lui dit ? C’était difficile tout d’un seul coup.

« J’ai gardé toutes les photos que tu m’as envoyé et j’ai toujours celle-ci sur moi. »

Se mettant contre le dossier de sa chaise, il descendit le zip de son blouson, attrapant ensuite son portefeuille dans la poche intérieure pour en sortir la photo animée à laquelle il faisait allusion. Son regard ne décolla pas tout de suite de l’image, avant qu’il ne se résigne à la poser entre eux, sur la table.

« Comment va-t-il ? J’ai quelque chose pour lui, tu lui donneras ? »

Il n’avait pas seulement écrit à Laverne, il lui avait écrit à lui aussi, espérant toujours que la demoiselle fasse suivre. Tout comme, ce n’était pas rare que Edwin envoie quelques cadeaux également. Il ne roulait pas sur l’or, mais il n’oubliait jamais aucune fête et parfois, même en dehors de celles-ci, sans aucune raison particulière. Sans aucune raison énoncée surtout, gardant pour lui sa souffrance qu’il ravalait à chaque fois que sa chouette s’envolait par la fenêtre avec les pattes chargées.
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Laverne Poliakoff
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Lun 4 Avr - 15:21
Edwin & Laverne



L'amitié, comme l'amour, demande beaucoup d'efforts, d'attention, de constance. Elle exige surtout de savoir offrir ce que l'on a de plus cher dans la vie : du temps ! - Catherine Deneuve
En arrivant le matin-même, Laverne ne s’imaginait pas que sa journée allait si bien tourner. Elle qui avait prévu une sortie entre amies, afin de faire les boutiques, allait vite l’annuler pour passer du temps en compagnie de Edwin. Elle ne l’avait physiquement pas revu depuis les Buse de Poudlard, c’est dire que ça remonte à loin maintenant. Lancer qu’il n’a pas changé depuis tout ce temps, serait dire n’importe quoi. Il était passé de l’adolescent rebelle, aux cheveux décolorés à un homme ayant prit en masse musculaire, en taille et en tatouages. L’étudiante en Psychologie Magique se souvient qu’il n’en avait qu’un seul lorsqu’ils étaient ensemble au château. Mais dans le fond, il n’avait pas changé, certainement était-il toujours le garçon gentil dont elle était tombée amoureuse.

Le revoir venait de la ravir à un point qu’il ne pouvait se douter. Les souvenirs étaient ravivés aussi, tout comme les sentiments qu’elle n’avait fait qu’enfouir au plus profond de son coeur. Mais personne n’oublie son grand amour. Ce n’était pas une larme de tristesse qui lui avait échappé mais bien de joie, même si elle ne saurait dire où lui il en était. Peut-être avait-il une petite-amie maintenant, peut-être avait-il tourné la page sur leur histoire commune également ? Mais la vie de Laverne se trouvait de ce côté-ci du monde, avec ses amis qui ne l’avaient pas abandonné, avec ceux qui continuaient de la faire vivre, même en se trouvant bien loin. Savoir qu’ils pensaient à elle pour beaucoup, c’était ce qui l’aidait à tenir chaque jour.

Laverne s’était aussitôt relevée, en attrapant la main de Edwin qui poussa jusqu’à utiliser de l’humour, en prononçant le mot bulldozer pour se définir.

« Sur le moment, j’ai pensé que c’était dans le mur que j’étais entrée. »

Voilà qu’elle ne pouvait s’empêcher de rire après avoir dit cette petite phrase taquine, tout en remettant son sac correctement, ainsi que sa veste qui était remontée d’un côté. Elle n’était pas contre boire un café en sa compagnie. C’est que la petite Laverne avait tellement de choses à lui raconter, qu’elle ne savait pas par où commencer. D’abord, c’était le regret de ne pas avoir su plus tôt, qu’ils étudiaient au même endroit. Mais Edwin balaya ça assez vite pour lui demander dans quelle branche elle se trouvait. Tout en marchant dans la direction de la cafétéria, elle tenait son dernier livre de ses deux mains, devant elle et se tourna vers lui, un sourire rayonnant fendant son joli visage.

« Je suis en Psychologie Magique. J’ai suivie le même chemin que mon père. Mais, et toi ? Qu’étudie-tu ? Je te croyais sur les routes, à arpenter le monde pour jouer de la musique. Je prévoyais même de te demander si tu allais passer dans le coin. Tu en joue toujours j’espère ? Je me souviens que j’étais capable de passer des heures à t’écouter gratter sur ta guitare ou répéter avec ton groupe. »

Ils étaient très vite arrivés à la cafétéria. A l’heure qu’il était, l’immense pièce ne comptait pas grand monde, seulement quelques étudiants qui attendaient leurs prochains cours autour d’un café ou d’une pâtisserie sûrement. Laverne laissa Edwin partir chercher les boissons et elle s’enfonça dans la salle pour s’installer à une table plus à l’écart des autres. Le temps qu’il ne la rejoigne, elle tentait de mettre de l’ordre dans ses pensées, pour savoir par quoi elle allait commencer leur conversation. C’est une vraie pipelette si on la laisse faire.

Son sourire se raviva comme une flamme dans la cheminée, quand son camarade arriva pour s’installer en face d’elle. Aussitôt, ses mains entourèrent la tasse bien chaude dans laquelle le liquide fumait toujours. Laverne cherchait ses mots, mais Edwin la devança en lui révélant qu’il avait gardé toutes les photos qu’elle lui avait envoyé. Cette parole la toucha énormément. Son sourire se faisait plus attendri d’un coup, tout comme son regard, pendant qu’il cherchait quelque chose dans son portefeuille. Aussitôt la petite image animée déposée sur la table, qu’un souvenir remonta. Elle se souvenait de ce jour comme s’il s’agissait de la veille. Délaissant sa tasse, elle l’attrapa du bout des doigts, la regardant longuement. Ce n’est qu’en entendant les nouvelles paroles du garçon se trouvant en face d’elle, que Laverne prit une longue inspiration discrète.

« Il va bien. Mais non Edwin… Toi, viens lui apporter. Je t’en pris, il grandit et pose de plus en plus de questions. Il a le droit de savoir. Je lui ai lu toutes tes lettres, je lui ai transmit tous tes cadeaux en lui expliquant bien que tu ne pouvais pas le voir encore. Il en souffre sûrement autant que toi. Tu aurais vu son regard le matin de Noël alors que tout se qu’il avait demandé comme présent, c’était son papa. »

Elle s’arrêta aussi sec dans sa tirade et attrapa sa tasse d’une main tremblante pour la porter à ses lèvres. Laverne ne voulait pas lui mettre la pression, loin de là, mais Stanislav grandissait et il lui était difficile de trouver les bonnes réponses à lui apporter à présent.

« Ed’, viens le voir. Juste une fois. Fais-lui ce plaisir. On a rempli notre part du marché, tu as terminé ta scolarité à Poudlard, le reste n’aurait même pas dû entrer en ligne de compte. Là, ce n’est pas d’une simple parole donnée qu’il s’agit, mais d’un enfant. D’un petit garçon qui ne demande qu’à connaitre son papa. De ton petit garçon. On a gardé toute cette histoire secrète si longtemps, faisant croire à toutes nos connaissances que j’avais faite une fausse couche. Mais, j’arrive à saturation. Je n’ai plus envie de cacher notre fils à présent. Il vit et il a le droit de savoir qui est son père. Tu ne l’as jamais vu lorsqu’il veut que je lui parle de toi. Ses yeux brillent et tu verrais son sourire. Il t’aime, sans même te connaitre. Je ne te demande pas de l’annoncer à ta famille, on peut continuer à leur cacher. Je te demande juste de lui rendre visite. »


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Lun 4 Avr - 19:01

Le passé nous rattrape toujours
« Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence. » ••• Edwin avait l’habitude des petits piques avec son frère, il n’allait pas se méprendre pour la remarque de Laverne. Un petit sourire en coin s’était même affiché sur son visage. Après tout, c’était gratifiant quelque part. Il n’a pas fait plusieurs années de musculation pour rien, cela se ressent quand on lui rentre dedans. C’est qu’il n’a pas tout perdu.

« J’aime bien la comparaison avec le mur. »

Sa réponse était également ironique mais elle prouvait aussi que Edwin ne l’avait pas mal pris. Il serait stupide de faire la tête pour si peu. A la place, la conversation s’engagea avec Laverne lui révélant étudier la Psychologie Magique. Il aurait dû s’en douter. Pas parce que son père enseignait cette matière, mais parce qu’elle s’était toujours montrée altruiste vis-à-vis des autres. Mais les questions lui revenaient vite en pleine tête. Il en avait presque oublié que cette fille était une bavarde comme il y en existait peu.

« Médicomagie. J’ai repris mes études il y a très peu de temps. Mais je continue la musique en parallèle. Moins intensément qu’avant forcement. Avec les heures que j’ai, je suis souvent claqué ou en décalé par rapport aux autres membres du groupe. Ce n’est que temporaire, je compte bien reprendre à plein temps par la suite… J’ai d’autres morceaux en réserve maintenant, je pourrais te les faire écouter à l’occasion si tu veux ? »

Pour un musicien parler de sa musique, c’est vraiment la chose à faire pour se le mettre dans la poche. Sauf si c’est pour voir la musique comme un simple loisir ou une perte de temps, mais en allant dans son sens ou en le gratifiant comme venait de le faire Laverne, Edwin ne pouvait être que content. A l’époque de Poudlard, elle venait souvent l’écouter lorsqu’ils occupaient la Salle sur Demande avec l’autorisation de Dumbledore. Elle a toujours été de ceux à les encourager à continuer et cela faisait chaud au coeur de savoir que rien n’avait changé de ce côté-là.

Mais la cafétéria marqua la fin de la conversation innocente, laissant ainsi place à quelque chose de bien plus sérieux. De la faute à Edwin qui avait dégainé la photo du gamin. Il ne pouvait s’en prendre qu’à lui, s’il se retrouvait au pied du mur, et c’était le cas. Il ne savait pas trop ce qu’il devait faire, prit entre deux feux. Ecouter son coeur ou sa conscience ? Pourtant, les deux tendaient à s’entendre pour une fois, avec juste une toute petite voix quasiment inaudible qui le retenait encore. Mais voilà que l’organe vital le plus important du corps humain, venait de se serrer comme dans un étau en apprenant le mal que son absence faisait à ce petit garçon. Edwin souffre également. Jusqu’à maintenant, il ne l’a vu que par photos et pire encore, personne n’est au courant hormis son père. Alors, il n’a jamais été en mesure d’en parler à qui que ce soit, restant bêtement avec ce lourd secret qui le détruit à petit feu, le rendant bien moins sympathique et enclin à partager du temps en famille. Pour ne pas répondre tout de suite, l’aîné de la fratrie s’était empressé d’attraper à son tour, sa tasse de café pour la porter à ses lèvres. Le liquide était bien trop chaud, mais c’était toujours mieux que de dire quelque chose de stupide. Pourtant, il serait bien trop simple que la discussion s’arrête ainsi et Laverne remettait aussitôt le sujet sur la table. Durant tout son monologue, le regard de Edwin s’était posé tristement sur la photo animée. Elle avait raison. Elle avait entièrement raison. Il s’était un peu trop caché derrière ce deal, il était temps qu’il se conduise comme un homme et que ce petit bout de lui ne grandisse pas sans son père. Son torse s’était soulevé en même temps que l’air entrait dans ses poumons et ce n’est qu’après avoir expiré, qu’il formula sa réponse :

« D’accord…d’accord, c’est d’accord. Mais avant, laisse-moi dévaliser quelques boutiques. »

Il s’était remis au fond de sa chaise et avait attrapé sa tasse dans ses deux mains, observant Laverne avant de reprendre une bonne gorgée bien brulante. Il sentit sa gorge chauffer douloureusement au passage du liquide, mais ce n’était rien à côté de son coeur toujours serré. Jamais, oh ça non, jamais Edwin n’aurait voulu faire souffrir son fils. Il serait prêt à mourir pour ce gamin, même sans le connaitre réellement encore. Si Stan l’aime déjà sans l’avoir jamais rencontré, l’inverse est également vrai.

« Je ne crains pas l’opinion de ma famille. Je pense même que Calvin sera content d’apprendre qu’il est tonton. »

Il connait son frère depuis l’utérus, alors il ne lui est pas difficile de deviner sa façon de penser et de réagir. Après, en ce qui concerne le restant des Rogue, Edwin ne peut pas se prononcer. Même s’il souhaiterait que tout se passe bien, ils peuvent parfois être si imprévisible, que c’est totalement l’inverse qui pourrait se produire.

« Mais dis-moi, je ne t’ai jamais posé la question dans nos échanges de hibou, mais… il est normal ? Il n’a pas hérité de mon petit problème ? »

Il s’en voudrait d’avoir transmis son déficit d’inhibition latente à son fils, se rappelant lui-même combien sa vie est pénible et le nombre de fois où petit, il se réveillait en pleures tellement les migraines qui en découlent, devenaient insupportables. Et aucun Médicomage, pourtant il en a vu défiler des blouses, n’avait été en mesure de faire le diagnostic. Souvent, le résultat était simplement de ne pas le prendre au sérieux et de l’assommer de potions en tout genre. Personne n’aurait alors su qu’il s’agissait d’une pathologie psychologique et non d’une maladie physique.
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Laverne Poliakoff
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Ven 8 Avr - 17:45
Edwin & Laverne



L'amitié, comme l'amour, demande beaucoup d'efforts, d'attention, de constance. Elle exige surtout de savoir offrir ce que l'on a de plus cher dans la vie : du temps ! - Catherine Deneuve
C'est difficile de faire des choix, surtout lorsque l’âge ne permet pas d’avoir le recul suffisant pour savoir quelle direction prendre sans faire une erreur. Et les regrets savent se faire entendre pendant longtemps, dans l’âme et conscience de chacun. Laverne regrettait une chose qu’elle n’avait elle-même pas choisi de faire et ce n’était pas de son fils qu’il s’agissait. Si elle s’était opposée plus fermement à sa mère, peut-être qu’elle aurait eu la chance de terminer sa scolarité à Poudlard, et que Edwin n’aurait pas eu besoin de se sacrifier pour elle. Mais c’était le passé et la jeune femme devait penser à l’avenir, sans plus revenir sur les événements qui ne peuvent plus être changés. Elle le savait et luttait chaque jour pour réussir à s’en persuader. Sauf que cette fois, face à Edwin, il était impossible de ne pas repenser à leur histoire d’amour. A l’époque, ils n’étaient que deux adolescents, deux enfants, qui découvraient certains plaisirs de la vie. Laverne ne regrettait pas ce qu’il s’était passé entre eux. Ses sentiments pour Edwin avaient été sincères et elle était heureuse d’avoir eu la chance de vivre cette expérience avec le garçon dont elle était éprise. Elle riait toujours de bon coeur en sa compagnie. Il avait de l’humour, elle le savait et n’en avait jamais douté. C’était également simple de lui parler, il n’avait rien d’un macho, au contraire.

« Médicomage ? Je m’en serais doutée. Tu ramenais toujours des animaux blessés pour les soigner, tu te rappelle ? Mais je suis contente que la musique occupe encore autant de place dans ta vie. Tu es vraiment bon là-dedans. Même excellent, vous ferez carrière, j’en suis sûre. Et je serais ravie d’être à nouveau conviée à vos répétitions. »

Elle ne lui disait pas tout ça juste pour lui faire plaisir, c’était la réalité, elle le pensait vraiment. Mais une fois dans la cafétéria, le temps était venu de parler de conversations plus sérieuses et aussi très douloureuses. Parler de cette partie de leur vie faisait mal, très mal. Toutes les questions de leur fils lui revenaient en mémoire. Le pire restait quand même l’image de cette petite bouille toute triste de ne pas avoir la chance de connaitre l’homme a qui il doit la vie. Et pour ne pas mentir, il y avait aussi cette partie douloureuse de la rupture qui s’était faite sans que l’un, ni l’autre ne l’impose. C’était inévitable et affreusement destructeur, mais c’était ainsi. La vie est moche, hideuse parfois, elle ne fait de cadeau à personne et ce n’est pas Laverne qui risque de dire l’inverse. Mais elle était heureuse que Edwin finisse par ouvrir la bouche, après qu’elle lui ait demandé de venir voir leur fils.

« Merci. Merci vraiment. Du fond du coeur, merci. Il sera tellement heureux, je t’en serais à jamais reconnaissante Edwin. Mais ne te sens pas obligé de dévaliser les boutiques. Ce n’est pas une obligation. Son plus beau cadeau c’est toi. Il ne veut rien d’autre. »

Les larmes aux yeux, elle n’était qu’une fille après tout, mais pour ne pas céder à la tentation de pleurer, c’est vers son café que son regard partit aussitôt. Boire ce liquide chaud, apaisait sa gorge nouée par cette boule, qui était venue s’y installer. Tenant la lance de la tasse avec l’une de ses mains et déposant juste l’autre ainsi sur le récipient pour en ressentir la chaleur, elle le porta à ses lèvres, goutant une nouvelle fois ce liquide noir si prisé. Edwin semblait l’observer avant de reprendre la parole, la faisant largement sourire en entendant cette bonne nouvelle.

« Tu pense vraiment que Calvin sera content ? Stan va l’adorer, c’est certain. »

Elle connaissait le frère jumeau du père de son enfant. Il s’agissait d’un jeune homme doté d’un humour assez spécial, mais il était toujours parvenu à la faire rire. Savoir qu’il serait content d’être tonton ne pouvait que lui faire plaisir. Elle a toujours eu l’impression de vivre dans le mensonge avec son fils et surtout de n’avoir à lui offrir qu’une maman triste et un grand-père un peu bizarre. Savoir que d’ici peu, il gagnerait au moins deux personnes supplémentaires, notamment celle dont il rêve depuis si longtemps, c’était le plus grand bonheur de cette jeune mère célibataire. Et il était tout à fait normal que Edwin ressente le besoin de parler d’un petit soucis. Bien que d’autres mères l’auraient sûrement mal pris, ce n’était pas le cas de Laverne qui avait déjà reposé sa tasse. Son regard s’était fait bien plus tendre et elle déposa sa main sur celle de l’aîné des enfants Rogue, comme pour le rassurer.

« N’ai aucune crainte là-dessus. Il n’a ni hérité de ton déficit d’inhibition latente, ni même de la schizophrénie paranoïde de mon père. C’est juste un petit pirate un peu hyperactif… Mais toi, qui a-t-il de nouveau dans ta vie ? Raconte-moi, je veux tout savoir. »

Très curieuse, elle aimait toujours tout savoir, plus particulièrement lorsqu’il s’agissait d’une personne qu’elle aimait. Et c’était le cas avec Edwin, ça le sera toujours. Il représente énormément pour elle, c’est bien pour cette raison, qu’elle a été incapable de trouver un autre petit-ami malgré les années écoulées.



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Edwin Rogue
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Mar 12 Avr - 8:55

Le passé nous rattrape toujours
« Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence. » ••• Le yin et le yang, c’est souvent de cette façon que les frères Rogue étaient décrits, notamment durant leurs études à Poudlard, c’est là que les gens les voyaient toujours l’un avec l’autre. Ils étaient différents tout en se complétant. Alors des deux, si l’un devait devenir médecin, il n’était pas difficile de se douter lequel allait suivre cette formation de Médicomage. Et pourtant, Edwin n’aime pas les gens, ils l’emmerdent et il ne se cache pas de le dire. Il y a des patients avec qui le courant passe relativement bien, tout le monde n’est pas à mettre dans le même panier. Ceux qui ne se tordent pas de douleur juste pour s’être coupé le doigt avec une feuille de papier par exemple, il n’a aucun mal à les supporter ou bien les gamins également. Avec ces derniers, cela passe beaucoup mieux même et Edwin sait bien que c’est parce qu’il est lui-même père que c’est ainsi. Il a toujours souffert de ne pas pouvoir s’occuper de son fils, le prendre dans ses bras ou rien que le voir, lui parler, de le rassurer quand il fait un cauchemar ou autres petites choses que les pères sont censés faire. Mais savoir que Laverne se souvenait de petits détails comme les animaux blessés qu’il soignait du temps de leur scolarité au château, c’était touchant. Tout comme la suite qui ne pouvait pas lui faire plus plaisir. Qu’elle croit à ce point en lui concernant sa passion lui avait cloué le bec. L’aîné des trois Rogue n’avait su quoi lui répondre, hormis lui servir un sourire. Il est parfois agréable de se sentir soutenu dans l’une des rares choses qui nous tient à coeur. Et pour Edwin, la musique en faisait partie.

Une fois tous les deux installés devant un bon café à la cafétéria de l’Université Magique, la conversation s’orienta sur ce qu’ils ont tous les deux de plus cher au monde : leur petit garçon. Edwin était prit au dépourvu. Il a toujours rêvé de pouvoir le voir en vrai et ne plus avoir à se contenter de photos. Mais c’était plus simple de se cacher derrière le deal qu’il avait fait, quelques années plus tôt, avec son père. C’était plus simple car il ignore comment il sera avec Stan. Sera-t-il un bon père ? Sera-t-il trop sur la réserve ? Sera-t-il à la hauteur des attentes du petit ? Il craignait d’agir comme Severus l’avait fait à leur égard. Quand le manque de signe d’affection fait naître des carences émotionnelles, comment ne pas les reproduire par la suite ? Et pourtant, Laverne continuait de croire en lui, comme s’il était en mesure de réussir l’impossible, lui. C’est sûrement pour cela qu’il finit par accepter, elle était parvenue à trouver les bons mots pour qu’il prenne réellement conscience qu’il n’était pas le seul à souffrir de la situation. Toutefois, la réaction de la mère de son fils commençait à lui mettre la pression, même s’il s’entêta à ne pas le montrer. Le petit garçon semblait attendre tellement de lui, que Edwin craignait de le décevoir. Il tentait même de se projeter dans cette visite imminente à présent, mais il ne saurait pas ce qu’il devrait faire face à son propre enfant. Ce n’est pas comme s’il avait eu un exemple sur ce point et la première rencontre, il la redoutait autant qu’il la rêvait. Qu’est-ce qu’un père est censé faire la première fois qu’il voit son fils ? Dans l’hypothèse où ledit fils n’est pas un nourrisson à peine échappé du ventre de sa mère, mais bien un petit bonhomme de pratiquement cinq ans, qui le met sur un piédestal sans même le connaitre.

« Ce n’est pas une obligation, mais j’y tiens. Venir comme ça, sans rien, serait bizarre, surtout après tout ce temps. Je me sentirais plus à l’aise si j’ai quelque chose à lui offrir. Et puis, m’enlève pas ça, j’ai déjà une petite idée sur le cadeau. »

L’aîné des enfants Rogue mettait tout en oeuvre pour ne pas voir Laverne avec les larmes aux yeux. Il donnait sûrement l’impression de fuir la conversation, mais toutes les femmes de sa vie, se sont données le mot pour le mettre mal à l’aise. Cela a commencé avec sa mère et maintenant la mère de son fils. Elles n’avaient pas été à Serdaigle pour rien ces deux-là, elles étaient aussi émotives l’une que l’autre. Alors, il s’était hâté de changer de conversation en parlant de son frère Calvin et se trouvait fort étonné devant la surprise de la jeune femme.

« Bien sûr qu’il sera content. Calvin est lui-même un grand enfant, tu pense qu’ils vont devenir inséparables et qu’il va lui apprendre tout un tas de bêtises. Tu devrais déjà prévenir ton père, pour qu’il se prépare mentalement à se méfier du petit. »

Mais ce qu’il décela aussitôt, c’était la souffrance de cette maman ayant été contrainte de cacher son fils. Elle devait s’imaginer que peu de personnes apprécieraient le petit Stan, mais elle se trompait. Chez les Rogue, personne n’est laissé sur la touche. Ca c’était bon du temps du grand père paternel, mais le restant de la famille est bien plus soudée malgré les nombreuses prises de bec qu’il peut y avoir.

« Il n’aura pas que Calvin. Il y a Selena aussi. Ce n’est pas un monstre, elle ne le montrera pas devant toi, mais quand elle aura l’occasion d’être seule avec lui, elle sera géniale. Et ma mère, elle va en être gaga. Puis, il y a aussi mes cousins, surtout Wolfgang qui a toujours rêvé avoir un petit frère. Mon oncle est également génial avec les gamins. Et il aura aussi mon père. Bon lui, juste par la pensée. La pensée que tu ne peux même pas traduire dans son regard. Mon père quoi… mais s’il ne le montre pas, le coeur y sera sûrement. »

Concernant ses parents, il s’avançait peut-être sûrement, mais il ne voyait pas sa mère autrement que gentille avec un petit garçon de même pas cinq ans. Quant à Severus, il sera égale à lui-même mais sûrement que pour lui, il s’agira d’une tête de plus à protéger. Mais évidemment, Edwin voulait en savoir plus sur son fils, s’inquiétant du fait qu’il pourrait lui avoir transmis sa pathologie, qui n’a rien d’amusante. Laverne s’empressa de le rassurer et les yeux du jeune père se posèrent lentement sur la main de la demoiselle qui venait de toucher la sienne. Il était fortement rassuré de savoir que le petit était en parfaite santé. Il s’en serait voulu sinon.

« Il n’y a pas grand chose à dire sur moi, mise à part que comme tu peux le voir, j’ai un peu plus de gribouillis sur le corps, qu’avant. »

A l’époque de Poudlard, lorsqu’ils étaient tous les deux en cinquième année, Edwin n’avait qu’un seul tatouage et il était plutôt discret, justement parce que ses parents ignoraient qu’il avait été se faire tatoué. Mais maintenant, s’ils l’ignorent encore, c’est qu’ils sont bigleux, le corps de leur fiston en est à présent recouvert, les bras, les mains, le ventre, le torse, il en a même sur les mollets. C’est dire que rien n’a été oublié.

« Fini de parler de moi, alors je veux savoir maintenant. Les prénoms et le nom entier du petit, qu’est-ce que c’est ? »

Il n’a jamais aimé parler de lui de toute façon et là, il était question de son fils et de leur première rencontre, il préférait en savoir le plus possible.
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Laverne Poliakoff
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Dim 17 Avr - 21:17
Edwin & Laverne



L'amitié, comme l'amour, demande beaucoup d'efforts, d'attention, de constance. Elle exige surtout de savoir offrir ce que l'on a de plus cher dans la vie : du temps ! - Catherine Deneuve
E dwin avait toujours été un garçon très intéressant aux yeux de Laverne et même bien plus que ça. Il s’agissait de son grand amour. Jamais plus, elle n’était parvenue à donner son coeur après lui. En-dehors de son physique plus qu’avantageux, il y avait tout le reste. Parce qu’Edwin était un tout à ses yeux. Elle avait d’abord craqué sur sa bouille, c’est tout à fait vrai. Son sourire l’avait fait fondre et ses fossettes lorsqu’il sourit, avaient terminé à la séduire. C’est un beau garçon, il n’y a pas besoin d’épiloguer longtemps à ce sujet. Beaucoup de filles s’accorderont pour le dire. Mais le physique ne fait pas tout dans le coeur d’une demoiselle. Il y a aussi sa façon d’être, son courage vis-à-vis de sa maladie, sa dévotion pour son père et même pour autrui. Il est gentil et il est toujours parvenu à la faire rire. C’est une chose qui est également très importante aux yeux de Laverne. Leur rupture n’avait été qu’un mauvais coup du destin, sinon elle se serait battue corps et âme pour le garder à ses côtés. Elle ne rêvait que d’une chose d’ailleurs : être tous les trois réunis. Lui, elle et leur petit trésor.

Des larmes aux sourires, il n’y avait vraiment qu’avec lui que l’ancienne Serdaigle pouvait changer aussi vite d’émotion. Mais savoir qu’il était prêt à venir voir Stanislav c’était le plus beau cadeau qu’il pouvait lui faire à elle, tout comme à leur enfant.

« Espèce de papa poule. D’accord tu m’as eu, mais j’ai le droit de t’accompagner ? »

Encore une preuve de sa curiosité, même si elle prenait un air faussement angélique en espérant que le père de son fils accepte de se la trainer avec lui dans les boutiques. Et une nouvelle fois, Laverne n’était pas parvenue à s’empêcher de rire en imaginant la tête de son père si le petit faisait les bêtises que Calvin lui apprendrait. Mais elle n’y répondit pas, Edwin avait déjà enchainé sur les Rogue, persuadé qu’ils seront ravis d’accueillir leur petit bout d’homme parmi eux. Son sourire se faisait un peu plus discret, elle avait tant souffert de ne pas être en mesure de lui offrir une véritable famille, qu’elle avait l’impression que ce ne serait qu’un rêve inaccessible. Pourtant, elle serait des plus heureuses de savoir que Stan’ serait aimé par tant de monde.

« Tu sais, le Professeur Rogue… enfin je veux dire, ton père. C’est un homme bien. Il m’a énormément aidé, mais s’il l’a fait, c’est uniquement pour toi. Il t’aime probablement autant que toi tu aime Stan’. Et Stan’ est une partie de toi, même s’il ne le montrera sûrement pas, il ne pourra pas faire autrement que de l’aimer. »

Elle ne comptait pas parler de l’époque de Poudlard, mais elle se souvenait bien des tensions qu’il y avait entre père et fils. Si le Professeur Rogue n’était pas facile à vivre, les deux jumeaux n’avaient rien à lui envier. Pour être sortie pendant un petit moment avec Edwin, c’était très souvent que Laverne avait l’impression d’avancer à reculons comme si elle avait pris un tapis roulant dans le mauvais sens. Mais elle avait appris à faire avec, elle n’avait pas le choix si elle voulait le garder. Une personne que l’on aime, on l’accepte avec ses qualités naturellement, mais aussi avec ses défauts, sans jamais tenter de le changer. Parce que si on demande à quelqu’un que l’on aime de changer, c’est que les sentiments ne sont pas si profonds que ça. Après, étant maman d’un petit garçon souffrant de ne pas voir son papa, dans une relation père-fils c’est différent. Un fils veut toujours briller aux yeux de son père, mais à l'inverse, il faut se montrer patient quand il s'agit d'un ours mal léché. Elle a de l'expérience en la matière, son père n'est pas bien démonstratif non plus.

Après avoir parlé de Stan’, Laverne tentait de dévier la conversation sur Edwin, même s’il semblait réticent à parler de lui. Ce qui ne l’étonnait qu’à peine, il a toujours été assez réservé.

« Mais oui ! Les tatouages ! Depuis tout à l’heure, je meurs d’envie de te demander de me les montrer, pire qu’une groupie. Et il n’y a pas que les gribouillis, je vois que tu as pris en masse musculaire aussi. Fais-moi rêver, tu es à combien de pompes et d’abdominaux le matin maintenant ? »

Laverne venait de pencher la tête sur le côté. C’est vrai qu’il n’avait jamais parler du nom entier du petit. C’était une chose logique que de le faire, mais à chaque fois, le sujet avait été évité. Elle ne saurait même pas dire pour quelle raison. Un peu comme s’ils n’osaient pas en parler pour ne pas avoir à souffrir.

« Je te préviens que si ça ne te plait pas c’est pareil. Maintenant c’est trop tard pour en changer, il y est habitué. »

Elle prenait un air faussement sérieux, se redressant et déposant ses mains sur la table devant elle. Mais c’était plus pour le faire mariner que pour le prendre de haut. Elle a toujours aimé le taquiner et il lui a toujours rendu la monnaie de sa pièce en règle générale.

« Je me suis toujours dit que les noms à rallonge ça faisait classe, mais je te rassure, ça ne dépasse pas celui du Professeur Dumbledore. Et puis, quand je prononce son nom en entier, il sait qu'il a fait une bêtise et que ça va barder. Tiens-toi bien ! Stanislav Edwin Severus Poliakoff Rogue. Mais couramment appelé Stan’ Rogue. Oui, je tenais à ce qu’il ait les prénoms des hommes qui m’ont fortement aidé dans ma vie, mais qu’il porte également ton nom de famille. »



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Edwin Rogue
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Lun 18 Avr - 14:00

Le passé nous rattrape toujours
« Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence. » ••• « Je comptais bien à ce que tu m’accompagne. C’est dans notre intérêt à tous les deux. Seul, je risque de dévaliser toute une boutique, d’y laisser toutes mes économies et toi, tu ne sauras plus où ranger tous les jouets. »

C’était volontairement qu’il n’avait pas répondu à la première partie des paroles de Laverne. Lui, un papa poule ? Il ne serait pas contre de l’être, mais depuis qu’il sait qu’il est père, sa plus grande peur, c’est de se montrer aussi distant que Severus l’était à son égard. C’était en partie pour cette raison qu’il ne s’était pas manifesté plus tôt et qu’il mettait tout en oeuvre pour retarder l’échéance de la rencontre. La peur de ne pas être à la hauteur et de lui faire plus de mal qu’autre chose. Pas du mal physiquement parlant, jamais Edwin ne frapperait son fils, mais du mal côté sentiment. Lui-même a toujours souffert de cette barrière qui l’avait séparé de son propre père. Mais comme si Laverne était capable de lire en lui comme dans un livre ouvert, elle se lança sur le sujet Severus. Baissant aussitôt les yeux sur son café, regardant ce liquide noir tournoyer légèrement dans sa tasse, il était déjà conscient de tout cela. Bien sûr qu’il avait souffert, mais s’il avait eu aussi mal, c’était bien parce que lui aussi aimait très fort cet homme. Sinon il n’en aurait rien eu à faire.

« Je sais tout ça… Je sais que mon père m’a toujours aimé malgré tout. Je ne sais même pas comment il a fait pour continuer de tenir à moi, alors qu’il m’est arrivé de moi-même me détester. Certainement qu’il est complètement maso aussi. Mais j’aurais aimé faire des trucs que les fils font généralement avec leurs pères. Si j’ai eu un bon professeur, je n’ai pas eu le meilleur exemple qui soit sur le plan affectif. J’ai peur de reproduire la même chose avec Stan et je n’ai pas envie qu’il se mette à m’en vouloir comme j’en ai voulu à Severus. »

Il avait utilisé le prénom de son père un peu comme s’il s’agissait d’un étranger, mais quelque part, c’était pratiquement ce qu’ils étaient l’un pour l’autre. Sa mère pouvait tout faire, le mal était fait. C’était avant qu’il fallait réagir, quand gamin il y croyait encore. Ce n’est pas à vingt ans, que les choses vont pouvoir rentrer dans l’ordre, il ne faut pas se voiler la face. L’attitude du père de famille à Poudlard, a suffi à achever ce qu’il y avait de positif entre eux. Son regard restait inlassablement plongé dans son café, n’ayant pas relevé une seule fois les yeux, pas même pendant son discours. Il ne se confiait quasiment jamais sur sa relation avec son père, sauf à sa mère quand celle-ci faisait en sorte qu’il en parle pour crever l’abcès. Mais sinon, il préférait évincer le sujet généralement. Ne pas y penser, c’était ne pas avoir mal, tout simplement. Un sourire était pourtant arrivé sur son visage lorsqu’il fallait parler de lui, relevant enfin les yeux. Il mit en avant ses tatouages, mais ne s’attendait pas à une telle réponse. Cette fois, il l’avait dévisagé pendant un moment, se demandant si elle était sérieuse, avant de ricaner.

« Si je venais à me déshabiller ici, ça ferait désordre. Je te les montrerai une autre fois, mais seulement si tu es sage. »

Dit avec un petit clin d’oeil amusé, c’est tout de suite plus drôle. Il était aussi question de sa masse musculaire et d’un coup, Edwin eut l’impression qu’il faisait au moins quarante-cinq degrés dans cette cafétéria. Laverne venait de le mettre mal à l’aise. Il savait bien qu’il avait pris de la masse musculaire, il n’était pas complètement con non plus, mais les compliments le gênaient la plupart du temps, même s’ils lui faisaient aussi plaisir dans le fond. En plus, il en avait pratiquement rougi ou bien il avait rougi mais il espérait que non, ou qu’elle ne l’ait surtout pas remarqué.

« Je ne sais pas. Je ne les compte pas spécialement et je change souvent mes exercices pour éviter le sentiment de lassitude. »

Plus gêné que jamais il ne l’avait été pratiquement, la conversation avait été déviée sur Stan, de son bon vouloir, espérant qu’ainsi il ne serait plus question de lui. Mais la miss se donnait en spectacle, le faisant miroiter avant de se lancer dans sa longue explication. C’était sûr qu’il ne pourrait rien dire et qu’il était bien trop tard pour changer le nom et les prénoms de leur enfant. Ce n’était pas le but de sa question en plus. Pour faire comme s’il marchait dans son petit jeu, ses avants-bras venaient de se poser sur la table, mains jointes entre elles et prenant un air tout aussi faussement sérieux que celui de son ex-petite-amie.

La révélation s’était faite attendre, mais elle en valait le coup. Sans tenter de dissimuler sa surprise, ses sourcils s’étaient relevés, ne quittant pas la jeune femme des yeux. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle ait donné le prénom du patriarche des Rogue au petit garçon, ni même leur nom de famille. Ce n’était pas une mauvaise surprise au contraire, mais plus de l’étonnement à cause de leur situation compliquée.

« Je ne m’attendais pas à ça. Je suis content que tu n’ais pas oublié mon père, alors que tu aurais largement eu droit de lui en vouloir… Merci. »

Edwin était touché, il craignait justement que Laverne en veuille tellement à Severus, qu’elle le mette sur la touche. C’était aussi une crainte quelque part, mais sans qu’il n’ait eu besoin de poser la question, elle avait balayé tous ses doutes en seulement une parole. Agrippant sa tasse qu’il termina en une gorgée à peine, il se redressa pour enfiler son blouson et attraper son sac, bien décider à quitter l’Université Magique.

« On bouge ? Les boutiques nous attendent. »

Il patienta le temps que Laverne ne vienne le rejoindre, lui tendant son bras pour qu’elle le saisisse.

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Mer 4 Mai - 15:18
Edwin & Laverne



L'amitié, comme l'amour, demande beaucoup d'efforts, d'attention, de constance. Elle exige surtout de savoir offrir ce que l'on a de plus cher dans la vie : du temps ! - Catherine Deneuve
Un léger rire lui échappa lorsque Edwin lui annonça que sans elle, il serait capable de dévaliser la boutique. Sur ce point, bien qu’économe, elle ne pouvait que le comprendre. Souvent, lorsqu’elle faisait quelques courses, elle ressortait avec le double de produits qu’elle ne devait en acheter en entrant dans le magasin. C’est sûrement ce qui s’appelle la tentation et les gérants de boutiques savent y faire. Mais le sérieux était de retour. Laverne tentait de le rassurer sur Severus, mais elle n’imaginait que Edwin pouvait s’imaginer être aussi mauvais. Il se trompait et ne semblait pas se rendre à quel point. Se rapprochant un peu de la table, elle déposa à nouveau sa main sur la sienne, le regardant dans les yeux.

« Tu es quelqu’un de génial Edwin, arrête de te dévaloriser. Ton père ne tient pas à toi parce qu’il est maso, il t’aime parce qu’il sait à quel point tu es une bonne personne. Tout le monde a des défauts, moi j’en ai tout un tas. Regarde moi, je fais un mètre dix les bras levés et debout sur une table. »

Elle en rajoutait avec humour pour qu’il comprenne où elle voulait en venir. A ses yeux, Edwin était sans aucun doute la meilleure personne qu’elle connaissait. Sinon elle ne l’aurait jamais aimé aussi fort.

« Je suis toujours sage, tu devrais le savoir. C’est toi qui me dévergonde lorsque nous sommes ensemble. »

Elle s’était retenue de rire jusqu’à la fin de sa phrase, puis n’était pas parvenue à rester sérieuse plus longtemps. Rigolade ou non, Laverne saurait se souvenir de cette promesse qu’il venait de lui faire. Elle adore les tatouages et elle mourait d’envie de pouvoir tous les voir. Il devait en avoir des tonnes, elle en donnerait sa tête à couper et en mettrait sa baguette au feu.

« Et bien moi, figure-toi que je suis également une grande sportive. J’ai inventé un sport très fatiguant qui s’appelle la course au nain. Le but c’est d’empêcher un petit bonhomme haut comme trois pommes mais ayant hérité des pires gènes de son père, de faire tout un tas de bêtises. Crois-moi, je suis encore moins fatiguée lorsque je travaille que quand je suis en congé. »

Le petit Stan est une boule d’énergie à lui tout seul. Il court partout et semble être infatigable. Il n’y a que le soir venu qu’il tombe généralement comme une masse et qu’elle doit alors le porter jusque’ sa chambre afin de le coucher en sécurité, mais aussi au chaud. Et le sujet lancé, Laverne l’informait du nom tout entier de leur fils. Le silence qui s’installa durant les premières secondes, ne la rassurait pas. Mais Edwin finit par ouvrir de nouveau la bouche.

« Je l’ai fait pour toi Edwin. Peu importe ce que ton père a fait, il reste ton père et je sais que tu l’aime profondément. »

L’étudiante partait un peu dans sa réflexion. De toute façon elle lui devait la vérité et tôt ou tard, il aurait reposé la question. Mais il est vrai qu’elle peut le cacher autant qu’elle le veut, une partie d’elle en a terriblement voulu à Severus Rogue d’empêcher Edwin de la rejoindre. Dans le fond, elle sait bien que c’était pour assurer l’avenir professionnel de son fils, mais de l’autre, elle a été séparée de son grand amour pendant tant d’années. Et pire encore, Stan a été privé de son papa durant les quatre ans qui composent sa petite vie.

Réveillée par l’invitation à sortir du père de son enfant, Laverne souriait en lui faisant signe qu’elle terminait vite fait son café. Si vite qu’elle s’en brula la gorge au passage. Une fois debout et le manteau correctement enfilé, elle n’oublia pas de récupérer son sac de cours.

« On y va ! En route ! »

La jeune femme contourna la table et attrapa la main du grand tatoué dans la sienne, faisant mine de le tirer pour qu’il se dépêche. Un geste qui donnait l’impression d’être innocent, mais qui avait une toute autre connotation pour Laverne.

« J’ai plusieurs idées de boutiques à te proposer. Une qui se trouve sur le Chemin de Traverse, mais aussi deux autres dans Londres. Il y a un magasin de jeux vidéos, Stan en est un grand fan et un magasin de bicyclettes. Il me demande depuis quelques temps, de lui apprendre à faire du vélo. Mais à chaque fois, je repousse l’échéance dans le secret espoir que mon père reprenne le flambeau. Maintenant que tu accepte de t’occuper de notre petit Stan, tu vas aussi accepter de courir derrière lui pour lui montrer comment il faut faire. N’est-ce pas ? »

Elle lui faisait son regard mielleux volé au chat potté en espérant qu’Edwin ne puisse pas lui refuser une pareille proposition. En plus c’est un sportif d’après ce qu’elle venait de comprendre, courir ne devrait pas être quelque chose de difficile pour lui. Pour elle c’est différent, au bout de quelques mètres, elle manque de cracher ses poumons. Et lorsqu’elle pousse à continuer, elle est à deux doigts de tomber dans les vapes. Laverne est plus intellectuelle que sportive.



LUCKYRED
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