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Les Oreillongoules ou l'art de gâcher les vacances

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Calvin Rogue
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Ven 11 Mar - 19:51

Les Oreillongoules ou l'art de gâcher les vacances

Depuis la veille, il ne se sentait pas dans son assiette. Même la pizza venant de chez l’Italien du bas de la rue, n’était pas passée. En fait, il en a même lamentablement régurgité une bonne partie. Calvin ne s’était pas senti aussi mal depuis bien longtemps, la dernière fois remontant à lorsqu’il était gosse. Il n’y prêta pourtant guère attention, même s’il n’avait pas été très enclin à sortir. Au moins, c’était son frère qui était content, cette fois, il n’allait pas claquer de la tune qu’ils n’avaient que peu, en des conneries, comme de l’alcool, alors que de bonnes bouteilles trônent fièrement dans le bar du fond de la pièce. Mais Calvin avait mis ça sur ses dernières soirées un peu trop arrosées. Il y était sûrement allé un peu trop fort ou bien, c’était des restes de quelques sortilèges loupés de ses camarades de son cursus. C’est que certains ne sont pas bien doués. D’ailleurs, suite à l’un d’eux, Calvin s’était retrouvé avec un mal de bide tout le restant de la journée, plié en deux de douleur pratiquement. Mais ça remontait à deux ou trois jours, tout au plus, à présent.

Alors, ce soir-là, après avoir capitulé et délaissé sa console de jeux, le cadet des jumeaux était parti se coucher sur les coups de neuf heure du soir. Il pensait qu’une bonne nuit de sommeil lui ferait grand bien et que le lendemain, il serait frais comme un gardon. Mais ce n’était qu’un doux rêve. En tout et pour tout, Calvin avait dû dormir à peine deux heures et pas d’une seule traite. Elles avaient été entrecoupées par d’horribles douleurs au niveau de sa gorge, parfois même ayant l’impression de suffoquer ou de ne plus être en mesure d’avaler correctement sa salive. Manquerait pu qu’il bave en plus de ça. Cette fois, il pensait avoir mis le doigt sur ce qui n’allait pas : un coup de froid ! Avec ces temps de merde qui ne vont certainement pas en s’améliorant, vous pensez bien qu’il avait fini par s’attraper la crève. Et une bonne en plus de ça. Enfin, ce n’était pas bien grave. Il passa la nuit à se retourner encore et encore dans son lit, peinant à trouver le sommeil malgré la fatigue qui l’accaparait. Pour couronner le tout, il se les gelait grave et pourtant suait pire qu’en plein coeur de l’été sous les tropiques. Bah oui, en été à Londres, bien souvent il pleut, faut pas se leurrer, les gens n’attraperont pas beaucoup de coups de soleil sous les nuages gris et larmoyants.

La nuit avait été longue, si longue, qu’il avait vu chaque heure passer pratiquement. Le matin, il s’était levé pour l’important rituel d’aller donner à boire aux poissons. En bref, il était parti pisser pour ceux qui n’auraient pas compris. Contrairement à ses attentes, Calvin ne se sentait pas mieux, mais alors pas du tout. Déjà, il n’avait quasiment rien dormi, en plus sa tête semblait peser bien des kilos, sans compter qu’il se sentait vaseux. Après s’être lavé les mains, son regard croisa son reflet dans le miroir au-dessus de la vasque …

« Oh putain, non … »

Pour être certain qu’il ne rêvait pas, ses doigts étaient venus toucher le bas de son visage et notamment son cou, qui devaient avoir doublés de volume. Ce n’était donc pas l’alcool, ni la fatigue, ni même les sortilèges ratés encaissés, mais bel et bien une maladie. Une maladie très chiante : les Oreillongoules. Et on peut dire qu’il n’avait pas été loupé pour le coup. Haut les coeurs, au moins il n’était pas défigurer par la Dragoncelle ou encore l’Eclabouille. Toutefois, c’était inconcevable que notre Calvin se rende à l’Université Magique dans un tel état. Au lieu donc de se préparer, il préféra se rendre à la cuisine pour se servir un verre d’eau, sauf que comme si les choses n’étaient déjà pas assez gênantes comme ça, il croisa son frère. Evidemment, le gonflement anormal de sa tronche n’allait pas passer inaperçu.

« Vas-y, t’as le droit de te marrer. Te gênes pas. »

Enfin si Edwin pouvait éviter de se fendre la poire quand même, ça l’arrangerait bien. Non pas qu’il soit un grand susceptible, mais là, Calvin n’a pas les moyens de contre-attaquer. Dépité, il s’installa tout de même à table, avec son verre d’eau, jetant qu’un léger regard dégouté à toute la nourriture qui s’y trouvait. Dire qu’en temps normal, le guitariste se jetterait là-dessus comme un gros morfal. Mais ce n’était pas le cas. Il n’avait gout à rien, pas même à terminer de boire son verre d’eau.

« Pas de courrier aujourd’hui ? »

Ce n’était pas non plus comme s’ils en avaient souvent. Les hiboux et autres chouettes ne se battent pas à leur fenêtre, mais c’était un moyen comme un autre de changer de conversation. C’est que Calvin préférait meubler comme il le pouvait plutôt que son frère ne se mette à parler de la maladie qu’il venait de s’attraper. Non mais sans blague, ce n’était pas vraiment le truc le plus joyeux qu’il n’est eu à vivre. Enfin, le plus à plaindre, sera forcément Edwin. Puisque Calvin malade est pire qu’un gosse capricieux, qu’il faut choyer.
 
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Edwin Rogue
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Dim 13 Mar - 17:26
hj : pas le courage de me relire, je le ferais plus tard


Les oreillongoules ou l'art de gâcher les vacances
« Un jumeau c'est avant tout un frère, un confident, un meilleur ami et un pire ennemi. Mais comme les inséparables, ils ne peuvent vivre l'un sans l'autre. » ••• « Tout va bien Cal’ ? »

Calvin se couchant aussi tôt, c’était une grande première, même chez les parents, ce n’était jamais arrivé. De quoi intriguer son frangin qui s’était empressé de se rendre dans sa chambre pour lui poser cette question. Son jumeau ne semblait pas bien du tout, tout pâlichon même. Edwin se rapprocha un peu plus de lui, l’observant pendant quelques, avant de poser sa main sur son front. Il était fiévreux, il n’y avait pas de doute là-dessus déjà.

« T’es en train de nous couver un truc toi. Tu veux quelque chose ? »

C’était assez difficile de lui filer un remède sans savoir avant ce qu’il avait, mais au moins, le Médicomage en formation lui offrit une potion pour calmer la fièvre, ce serait déjà ça de gagné. Si c’était un simple rhume, le lendemain, il irait déjà mieux. Ensuite, voyant dans quel état de fatigue il se trouvait, Edwin préféra le laisser dormir tranquillement, après lui avoir remonté les couvertures comme il faut. S’il prenait aussi soin de son frère, c’est parce qu’il savait que Calvin malade, était ni plus ni moins qu’un grand enfant. Alors qu’il reprenne des forces, c’était déjà ça de pris. Quant à lui, il resta quelques heures devant la télé avant de partir se coucher à son tour, après avoir jeté un oeil dans la chambre de son faux-jumeau.

La nuit était passée vite. Même trop vite à son gout. Pourtant, il devait s’estimer heureux, c’était sa dernière journée de cours avant les congés de Pâques et il n’avait qu’une seule heure à passer à l’Université Magique. Et puis, cette fois-ci, il ne s’était pas fait avoir et avait refusé de faire des gardes à Sainte Mangouste pendant les vacances. Lui aussi, il avait quelqu’un à voir. Alors même s’il serait bien resté au lit, l’aîné des faux-jumeaux dût se faire violence pour en sortir et partir prendre sa douche. Mais l’eau chaude ne parvenait pas à le réveiller totalement. Ni chaude, ni froide, parce qu’il essaya les deux en prime. C’était sûrement un gros ras-le-bol des cours qui se faisait ressentir, le fatiguant à ce point. Il était temps d’être enfin en congé.

Une fois séché, il s’habilla avec les vêtements qu’il s’était préparé la veille. En-dehors de ça, du rasage et de la brosse à dents, il n’avait pas grand chose à faire de plus, d’où l’avantage d’avoir les cheveux très courts. En revenant vers la cuisine, il remarqua que son frère s’y trouvait, assis devant un verre d’eau. Ce n’était pas vraiment son genre mais bon. Fouillant dans les placards pour préparer son potentiel petit-déjeuner, ce n’est qu’en s’installant en face de lui qu’il demanda un peu trop rapidement :

« Tu vas mieux ? »

Il n’eut pas besoin de réponse à sa question, puisqu’une fois les yeux sur Calvin, la boursouflure impressionnante sous son visage, parlait d’elle-même. Quant à Edwin, sa mâchoire manqua de peu de se décrocher. Il ne s’était pas attendu à cela, tellement qu’il en avait eu un court moment d’absence. Puis se reprenant, il se redressa aussitôt, pour contourner la table. L’étudiant en Médicomagie attrapa délicatement le bras de son frère dans l’idée de le relever.

« Il n’y a pas de remède miracle contre les Oreillongoules, juste du repos. Viens, je te raccompagne jusqu’à ton lit. »

Etant un peu plus imposant que son cadet, il n’attendit pas vraiment sa bénédiction et le leva de sa chaise, l’emmenant dans sa chambre. Une fois arrivé à côté du lit, il en découvrit une partie et l’aida même à s’y installer avant de le recouvrir convenablement.

« Et non, je n’ai sûrement pas envie de me marrer. Mais plus tu te reposeras, plus vite tu guériras. J’irais récupérer Jezabel au Poudlard Express à ta place ce soir, toi tu ne bouge pas de ton lit. »

Edwin s’apprêtait à quitter la chambre de son frère, mais finit par se raviser et se retourner avant d’avoir atteint la porte. Il connaissait un peu trop bien cet énergumène et il n’allait pas lui obéir si facilement malheureusement. Calvin est plutôt du genre à n’écouter que sa propre personne, même si ça va à l’encontre de sa santé. La seule façon de s’assurer qu’il fasse ce qu’on lui demandait, c’était bien sûr de le garder à l’oeil. Tant pis, sécher un cours ce n’était pas non plus le bout du monde.

« Je n’ai qu’une seule heure de cours, je n’y vais pas. Je vais rester avec toi. T’as besoin de quelque chose ? »

Le forcer à manger ne servirait à rien. Tout rentrera dans l’ordre lorsqu’il aura désenflé. C’est une histoire de quelques jours, s’il se repose pleinement, sinon cela peut durer plus d’une semaine facile. En plus, avec l’arrivée de Jezabel qu’ils ont invité, ça ne va pas simplifier les choses. Calvin aura encore moins envie de rester dans sa chambre. Mais bon, la petite Serpentarde lui donnera sûrement un coup de main pour faire comprendre au père de son bébé, qu’il doit suivre les conseils de son Médicomage de frère.

Edwin passa une bonne partie de la journée à surveiller son frangin, pire que s’il s’agissait d’un gamin. Parce que Calvin est pire qu’un gosse lorsqu’il est malade. Il essaye toujours de sortir de son lit pour des raisons plutôt loufoques. Oui, comme la dernière en date. Doit-il vraiment pisser quatre fois en deux minutes ? Alors l’heure approchant de s’en aller chercher l’élève de Poudlard, Edwin avait ramené plusieurs bandes-dessinées à son frère, ainsi que de quoi grignoter, boire également, sans qu’il n’ait ainsi d’excuse pour se relever.

« Tu reste dans ton lit, t’as compris ? Je n’en ai pas pour longtemps. Et je pense que tu as assez pissé jusqu’à demain au moins, alors tu trouve autre chose. »

Sur ces dernières paroles, Edwin avait fini par quitter l’appartement, transplanant jusqu’aux abords de la gare pour aller récupérer Jezabel sur le célèbre Quai 9 3/4.
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Calvin Rogue
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Jeu 31 Mar - 12:48

Les Oreillongoules ou l'art de gâcher les vacances

C’est meugnon ! Vous trouvez pas vous ? La veille en se couchant plus tôt que les poules, Edwin était venu jusque dans sa chambre pour voir s’il allait bien. Comme un papa, l’aîné des faux jumeaux Rogue était même venu déposer sa main sur le front de son frère pour voir s’il n’était pas malade. Calvin pouvait s’estimer heureux qu’il n’y ait pas de troisième personne présente. La honte sinon. Mais quand ils n’étaient que tous les deux, il n’avait absolument rien du tout contre le fait que son grand frangin s’occupe ainsi de sa petite personne. Le verdict était toutefois tombé, il couvait quelque chose. Lui qui avait remonté sa couette jusqu’à sa bouche, comme un gamin, la poussa que très légèrement pour répondre à la question de Edwin.

« Crever. »

Sauf qu’au lieu de l’achever, son cher jumeau lui fit prendre une potion pour soulager la fièvre. Calvin était plutôt méfiant à cette idée, se rappelant de toutes les fois où leur père lui avait fait le coup. Lorsqu’il ne voulait pas l’avaler, Severus l’agrippait de force et lui pinçait le nez pour qu’il ouvre la bouche. On ne dirait pas comme ça, mais c’est fou ce qu’il peut être fort le père Rogue quand il est déterminé. Et ce n’est pas Calvin qui dira le contraire se rappelant très bien ce genre de souvenirs ou encore les fessées qu’il a pu prendre. Elles n’étaient pas nombreuses cela dit, mais assez marquantes pour ne pas les oublier. Il ne compte plus les fois où il a eu le cul couleur arc-en-ciel, le picotant pendant quelques heures. Au moins, ça avait le mérite de le calmer et de le faire réfléchir avant de refaire une connerie sous le nez de son père. Mais grâce à ça, maintenant Calvin a des fesses en béton et c’est un avantage certain avec les filles, il ne va pas s’en plaindre. Puis, c’est bien la seule punition corporelle qu’il se prenait, en plus c’était toujours en dernier recourt.

Pour revenir à Edwin et sa potion, c’est avec un air plutôt septique que son frangin l’attrapa mais il finit par la boire. Eh non c’était pas parce qu’il avait peur de voir papa Rogue débarquer dans sa chambre. La grimace était sans appel par contre, mais il n’avait pas vomi, c’était déjà ça de gagné.

Le lendemain, les choses n’étaient pas allées en s’améliorant pour notre pauvre Calvin. Et une fois encore, son frère était celui qui fit le diagnostic. Les Oreillongoules mais quelle plaie ! Surtout pour les vacances. Il allait en avoir pour encore des jours avant de s’en remettre. C’est toute la semaine de congés qui allait tomber à l’eau à ce rythme-là. Mais il se laissa relevé par Edwin, n’étant pas en mesure de faire le sale gosse. Oh ce que ça pouvait être humiliant, d’autant plus que son jumeau le borda presque comme si ce n’était déjà pas assez chiant comme ça de se trimballer cette foutue maladie.

« T’as pas un joint ? Du Whisky ? Ou quelque chose qui me fasse assez planer pour oublier que ma vie est pourrie ? »

Et oui, c’est qu’en plus de ça, Jezabel était conviée à passer les vacances chez eux. Ils ne s’étaient revus qu’à de très rares reprises depuis l’annonce de la grande nouvelle dans les locaux du Ministère de la Magie. Calvin était décidé à agir comme un homme en prenant ses responsabilités vis-à-vis de l’enfant, mais la relation avec la future mère était toujours à la même étape. Ils ne savent pas où ils en sont. Ils ont couché ensemble et du coup créés cette petite vie, mais plus rien. D’ailleurs, elle devait en être à cinq mois de grossesse maintenant et ne plus pouvoir dissimuler son ventre. C’est que la dernière fois qu’il l’a vu, ça remonte à plusieurs semaines, peut-être même un mois. Il ne pouvait pas la voir plus que lors des sorties autorisées à Pré-Au-Lard et encore, parfois il lui était difficile de s’y rendre, puisqu’il avait également d’autres obligations. Mais rien qu’à l’idée qu’une fille puisse le voir dans cet état, que l’envie de disparaitre s’empara de lui.

« T’es pas obligé de te servir de moi comme excuse pour sécher les cours. Je peux rester seul, je suis pas un gosse. »

Et le voilà en train de faire sa tête de cochon, finalement il n’en était pas bien loin de l’enfant. Mais au moins, son frère avait de nouveau posé une question intéressante en lui demandant s’il avait besoin de quelque chose. S’il avait commencé à bouder en croisant les bras sur son torse, son regard s’était aussitôt reposé sur le frangin qui se tenait près de la porte de sa chambre.

« Mmoui … T’irais demandé à maman de faire l’un de ses gâteaux au chocolat ? Mais ne lui dis pas que je suis malade, sinon elle va venir avec de la soupe dégueulasse aux légumes. »

Sa journée, il la passa à dormir et à pisser. Pour la dernière de ces choses, c’était surtout une excuse comme une autre pour s’extirper de son lit. Mais son frère n’était pas méchant, il ne disait rien. S’ils avaient été au manoir Rogue, son père l’aurait menacé de lui coller une couche sur le cul s’il continuait à faire semblant d’aller pisser toutes les deux minutes. Comme quoi, ça a du bon de devenir grand. Enfin, c’était sans compter sur Edwin qui lui fit comprendre qu’il n’était pas le dernier des idiots. Bon tant pis, il trouvera bien autre chose pour pouvoir sortir de sa chambre. Quoique là, en sachant que Jezabel ne tarderait pas à arriver, peut-être valait mieux rester en planque pour qu’elle ne le voit pas ainsi.

« Ferme la porte de ma chambre alors. »
 
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Jezabel Slate
Septième année
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Lun 18 Avr - 15:58


❝ Même avec les oreillongoules, tu reste parfait à mes yeux ❞
Calvin, Edwin & Jezabel
Les semaines s'étaient enchainées lentement et j'avais eu beaucoup de mal à certains moments. Il m'était difficile de gérer la grossesse au tout début. Les malaises, j'en ai fait quelques uns, tout comme les nausées et j'en passe et des meilleurs. Puis quand tout s'est arrêté, j'ai dû commencer à revêtir des capes plus larges, pour cacher mon ventre qui lui commençait à s'arrondir. Sauf que ça n'a duré qu'un temps. A présent enceinte de cinq mois, je ne peux plus le cacher et les questions commencent à fuser, principalement des interrogations concernant le père de l’enfant que je porte. Mais, au château, hormis mon meilleur ami Jay, les cousins ainsi que le père du principal intéressé, personne ne le sait. Je ne répond pas à cette question, continuant de cacher son identité un maximum. Et puis, franchement, ça ne les regarde pas non plus.

Depuis quelques heures, les cours étaient terminés et je me retrouvais dans le Poudlard Express. C’était assez étrange de le prendre pour les petites vacances, alors que depuis maintenant six ans, je restais à l’école. Contraiement à la fin d’année scolaire, le train était très peu rempli et je n’avais pas eu de mal à me trouver de la place. J’étais même tranquille, puisqu’il n’y avait qu’une fille de septième année avec moi, mais elle semblait dormir depuis le départ de la gare de Pré-Au-Lard. Quant à moi, je fixais la fenêtre, pressée d’enfin arriver. Le trajet me semblait si long que s’en était devenu insoutenable. Les maux de la grossesse, je ne comprend toujours pas pourquoi certaines femmes disent qu’elles se sentent bien en étant enceinte. C’est sûrement de la fausse propagande pour que les gens fassent des gosses. Publicité mensongère !

Ma main s’était posée sur mon ventre déjà bien rond. Cinq mois de grossesse, le terme n’était plus très loin maintenant. J’avais fait plus de la moitié et depuis quelques semaines à présent, je pouvais sentir les coups que bébé donnait en se retournant. Et bien, ça faisait super mal. Mais si j’étais à ce point heureuse de prendre le train, c’était parce que j’allais passer les vacances chez Calvin et Edwin Rogue. Quelque part, je ressentais aussi une certaine angoisse. C’est que mes sentiments pour le père de mon bébé, sont toujours très forts. Ils ne se sont pas amoindris avec le temps, c’est même l’inverse et j’ignore totalement ce que lui, il peut ressentir à mon égare. Le jour où quelqu’un saura ce qu’un Rogue ressent, il tombera des grenouilles par milliers. Il n’y a pas non plus d’ouvrage s’intitulant « comprendre un Rogue, pour les nuls ». Au moins, lors de nos quelques échanges par hibou, il ne m’avait pas parlé d’autres filles. Avec un peu de chance, il ne fréquentait personne. Il me serait très difficile d’apprendre qu’il a une petite-amie. Je crois que dans ce cas, je ne resterais même pas les vacances entières, je partirais bien avant. Mais je ne voulais pas penser au pire avant d’avoir jugé de la situation de mes propres yeux.

Je souriais une fois la gare de Londres dans mon champ de vision et bientôt, le Poudlard Express ralentissait. Me redressant, j’attrapais ma valise qui se trouvait juste au-dessus de moi et je me pressais pour sortir, une main toujours sur mon ventre. Il m’était devenue difficile de rester trop longtemps confinée et je ressentais le besoin de prendre l’air. Ce n’était pas vital, mais ça s’en rapprochait. Descendant en faisant attention à ne pas manquer une marche, je cherchais Calvin du regard, tout en m’aventurant un peu plus sur le Quai. Ce n’est qu’après un petit moment, que je remarquais la présence de son frère jumeau, Edwin vers qui je m’empressais de me rendre. « Salut Ed’. Calvin n’a pas pu venir ? »

Je m’inquiétais qu’il ait eu mieux à faire. Ce qui m’étonnait quand même, puisque c’était lui qui m’avait demandé de venir. Mais j’étais bien contente de voir Edwin. « Est-ce que ça ne te dérange pas si on fait un petit détour avant de rentrer ? Je meurs de faim. » Etre enceinte de l’enfant de Calvin n’est pas simple. Ce bébé tient déjà pas mal de son père, je crève la dalle sans arrêt. Il doit pomper tout ce que j’avale ce petit goinfre ou cette petite goinfre. Nous ne le savons pas encore, mais ça ne saurait tarder. Et comme pour prouver mes dires, mon estomac se mettait en quête de faire des bruits aussi étranges que gênants et même désagréable. « Désolée…ce n’est pas le bébé de Calvin pour rien. » Il n’y avait pas beaucoup de monde sur le Quai, contrairement à la rentrée de Septembre ou encore à la fin d’année scolaire en Juin. Il n’y avait que très peu d’élèves qui avaient quitté le château pour ces quelques jours de vacances. C’était bizarre pour moi, je n’étais pas habituée à voir si peu de personnes. Généralement, le Quai est bondé de monde. Mais au moins, je ne risquais pas de me faire bousculer ainsi. Et puis qu’ils essayent, j’avais un bon garde du corps en la personne de mon beau-frère.

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Edwin Rogue
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Lun 25 Avr - 13:26

Les oreillongoules ou l'art de gâcher les vacances
« Un jumeau c'est avant tout un frère, un confident, un meilleur ami et un pire ennemi. Mais comme les inséparables, ils ne peuvent vivre l'un sans l'autre. » ••• Un joint ou du whisky ? Edwin ne serait pas contre l’idée de le partager avec lui tien. C’est que cela faisait un paquet de temps qu’il ne s’était pas non plus amusé lui. Une vie trop bien rangée, trop sérieuse, ne lui ressemble pas du tout. L’aîné des deux faux-jumeaux de cet appartement n’est pas non plus un ange, il ne faut pas croire. Il sait où doivent aller ses priorités mais ce n’est pas pour autant qu’il a perdu goût à toute envie de s’éclater de temps en temps. Oublier ses soucis en prenant du plaisir, ce n’est pas lui qui refuserait. Il verra à trouver ce qu’il faut pour que ces vacances soient mémorables et pas seulement parce que Calvin a enflé. Mais pour le moment, il devait partir chercher leur invitée et n’était pas parvenu à s’empêcher de sourire bêtement en fermant la porte de la chambre de son frère. S’il comptait pouvoir rester enfermé dans cette pièce durant toute la semaine, sans que la demoiselle ne l’aperçoit, il se mettait le doigt dans l’oeil jusqu’au coude.

Toutefois, Edwin ne prêta que trop peu d’importance à l’envie de gâteau au chocolat de son faux-jumeau. Non faut pas déconner, lui il n’en a même pas eu la fois où il s’est cassé les doigts, alors il ne voit pas pourquoi il jouerait le messager en demandant à leur mère d’en faire un. Il n’y a pas de raison merde.

Pourtant, ne cherchant pas à le mettre plus mal à l’aise, Edwin s’était contenté de trainer en se rendant à la gare de Londres. L’heure tournait si lentement, qu’il avait eu le temps de passer acheter quelques petites bricoles à manger. Il se doutait bien que la future maman mourrait de faim, sauf si elle avait braqué le chariot de confiseries du Poudlard Express. Mais l’aîné des enfants Rogue s’était un peu lâché sur ses achats, ce qui lui permet de grignoter en attendant le train. Par chance pour la ligne de notre jeune homme, ce dernier ne tarda pas à entrer en gare, crachant ses voyageurs sur le Quai. Restant dans son coin, Edwin n’attendait que de voir la petite rouquine pour s’approcher. Elle semblait un peu paumée et devait être plutôt déçue de ne pas voir Calvin. Ce qui se comprenait parfaitement, s’il avait rendez-vous avec Laverne et que c’était son père qui se pointait, la gueule que tirait notre Rogue vaudrait son pesant de Gallions.

La petite Jezabel n’avait pas mis bien longtemps pour le remarquer et pour se frayer un chemin dans la foule afin de le rejoindre. De son côté, Edwin en avait fait autant, pour arriver plus vite jusqu’à la demoiselle, qu’il débarrassa de ses bagages.

« Il a les oreillongoules, il est au fond de son lit en train de pester. Il espère aussi que tu ne le verras pas dans cet état. Alors je te propose que tu passe aussitôt arrivée dans sa chambre pour le surprendre en flagrant délit d’enflage. »

Il balança cette nouvelle joyeusement, en faisant le signe avec ses mains de la tête qui gonfle. C’est assez drôle tout de même et à sa place, il est sûr que Calvin ne se générait pas pour se foutre de sa gueule.

Comme il s’y était attendu la petite Serpentarde mourrait de faim et lui demandait si cela ne le dérangeait pas de faire un crochet pour manger un morceau. Avec un petit sourire, Edwin lui fourra le paquet de nourriture dans les bras. Qu’elle se serve, qu’elle mange tout si elle le veut, ce n’était pas bien grave. Il aurait tout le temps de repasser devant la boutique pour en acheter de nouveau sur le chemin du retour à l’appartement. De toute façon, ils iraient en marchant, Edwin ne voulant pas prendre le risque de transplaner avec une demoiselle enceinte. Il a beau s’en sortir facilement, il s’en voudrait qu’il y ait un contre-coup sur le gamin de son frère.

« Bon appétit. J’ai pensé à tout et tu as de la chance que ce soit moi. Calvin, lui, aurait déjà tout avalé avant que le Poudlard Express n’entre en gare. J’ai l’avantage d’être père et de savoir faire passer un autre estomac avant le mien. »

C’est vrai qu’à présent, ce n’était plus un secret pour personne. Voilà quelques mois que tout le monde était au courant, mais aussi tout autant de temps que Edwin avait l’occasion de voir son fils beaucoup plus souvent. Il avait l’avantage de ne pas être haït par la mère de l’enfant, ni même par le père de Laverne et ce n’était pas rare qu’il soit invité à diner... . S’assurant que Jezabel ait de quoi se mettre sous la dent, son beau-frère marchait à ses côtés, prenant la direction de son appartement. Ils n’allaient pas faire attendre Calvin plus longtemps.

« Tu peux tout manger si tu as faim, j’en reprendrai en passant de nouveau devant le magasin. C’est que, comme tu le sais, ton cher et tendre a un appétit d’ogre. Et quand il est malade, il est aussi insupportable qu’un gamin pourri-gâté. »
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Jezabel Slate
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Mar 26 Avr - 20:48


❝ Même avec les oreillongoules, tu reste parfait à mes yeux ❞
Calvin, Edwin & Jezabel
J’étais heureuse, le trajet ne s’était pas éternisé tant que ça finalement. Mais je ne ferais pas le chemin inverse tout de suite pour autant. Je me sentais lourde et fatiguée. Quant à mon ventre, je ne pouvais plus le cacher. J’avais l’impression d’être bouffie et à la limite de l’obésité. Pourvue que ça se termine très vite. Sur le Quai, je devais faire attention de ne pas me faire bousculer, c’était le plus difficile avec tout ce monde. C’est par un grand hasard que je remarquais la présence du frère de Calvin, un peu plus loin. Je m’étais dépêchée de le rejoindre, il en faisait autant de son côté et je le gratifiais d’un sourire quand il récupéra mon bagage.

Ne pas voir Calvin sur le Quai, commençait à m’inquiéter. C’était les hormones qui parlaient surtout, puisque je ressentais déjà une pointe de jalousie en l’imaginant avec une autre fille. Edwin me rassura aussitôt, m’annonçant que le futur papa était au fond de son lit avec les oreillongoules. Sur le moment, je me sentais bête d’avoir été jalouse, heureusement que je n’avais rien dit. « Oh le pauvre. Il les a depuis longtemps ? » Tout ce que je sais sur cette stupide maladie, c’est que seul le repos pour guérir. Généralement quelques jours suffisaient, d’où ma question. Il me tardait de le retrouver, même si le pauvre ne devait pas être impatient que je le vois ainsi. Mais moi, ça n’allait pas me déranger de jouer à l’infirmière, au contraire.

Comme le veut la coutume entre deux frères, Edwin se moquait de son jumeau, en me soumettant l’idée d’aller le voir à peine arrivée. J’y comptais bien cela dit, mais pas pour me moquer. Je ne sais pas vraiment comment je peux décrire la relation entre Calvin et moi. Nous avons créé ce bébé tous les deux et depuis qu’il sait qu’il va être père, nous nous écrivons assez souvent, il est même venu me voir quelques fois à Pré-Au-Lard. Pour le moment, c’est le futur papa, moi la future maman, mais l’un pour l’autre, je ne sais pas ce que l’on est. J’aimerais que l’on soit plus que ça, sauf que je crains sa réponse si je venais à lui poser la question. Je ne vais pas me matraquer les méninges de suite, j’ai quelques jours devant moi pour parvenir à en parler. Pour le moment, le petit machin qui squatte sous mon nombril commence à me faire ressentir une faim sans pareil. Je dois admettre que je suis plutôt contente que le futur tonton ait pensé à tout. J’attrape le paquet qu’il me tend, pour y découvrir plein de bonnes choses. « Merci Edwin, t’es génial. » Je m’empressais de plonger ma main dedans pour attraper le premier truc qui se présente et le dévorer, tout en marchant pour sortir de la gare. J’étais songeuse en l’écoutant. Je n’ai pas eu l’occasion de beaucoup parler avec Edwin et j’avais vaguement entendu qu’il avait un fils, mais je n’en savais pas plus. « Et je suis sûre que t’es un super papa. Il en a de la chance ton fils. Comment il s’appelle ? » J’espérais pouvoir croiser ce petit bout d’homme au moins une fois durant mon séjour chez les frères Rogue.

Même en étant enceinte, je continuais à avoir un appétit de petit moineau. Je pouvais crever de faim, il ne m’en fallait pas beaucoup pour aller mieux. Et après deux pioches dans le paquet que Edwin m’avait donné, je me sentais déjà moins vaseuse et mon estomac ne se tordait plus en faisant des bruits horriblement gênants. « C’est gentil, mais ça va mieux, il y en reste beaucoup, Calvin sera content. »

Marcher me faisait du bien et je ne connaissais pas tellement Londres après tout, ce qui me permettait de découvrir la ville. Je n’étais pas contre. A plusieurs reprises, je proposais le paquet à Edwin, pour qu’il puisse également se servir. Tout ne serait ainsi pas avalé par son frère. Ce n’est qu’aux alentours de l’immeuble où ils vivent, que je reconnus les environs. Un sourire étira les coins de mes lèvres, j’avais hâte de gravir les étages jusqu’à leur appartement. Une pause pipi s’imposait, puisque mini-truc m’appuie constamment sur ma vessie. Et à peine la porte d’ouverte, que je me ruais à la salle de bain, avant de pouvoir profiter de ce début de séjour. Je retirais ensuite ma cape et je l’accrochais dans l’entrée.

Et ensuite, l’air de rien, je partis ouvrir la porte de la chambre de Calvin, me laissant tomber assise sur le lit. « Salut ! Ton frère m’a raconté ce qu’il t’arrive. Ce n’est pas grave, d’ici quelques jours, tu iras mieux, tout sera rentré dans l’ordre. » Bien sûr je parlais à une masse, puisqu’il avait remonté la couverture jusque sur sa tête. « Edwin a acheté des bonnes choses pour te remonter le moral. Tu en veux ? » Pas de réaction. Très bien. Aux grands maux, les grands remèdes, j’entrepris de le chatouiller pour tenter d’avoir droit à un mot ou au moins de pouvoir le voir. C’est que son jumeau avait raison de me dire qu’il se comportait comme un gosse dés qu’il était malade. Malheureusement, toujours aucune réaction. D'un coup, un gémissement de douleur m'échappa et je plaquais mes mains sur mon ventre, en me pliant en deux. C'était juste pour lui faire peur et le forcer à sortir de sous sa couverture bien sûr.

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Mer 27 Avr - 14:01

Les Oreillongoules ou l'art de gâcher les vacances

Il jeta un dernière regard à la porte quand celle-ci claqua derrière son frère. Levant les yeux au ciel, sa tête tomba dans l’oreiller et il fixa le plafond pendant quelques instants, entendant même la porte d’entrée se refermer.

« Ca t’écorcherait la gueule de répondre. »

C’était là, la dernière chose que Calvin avait marmonné lorsque son jumeau avait quitté l’appartement. Ce qui voulait donc dire que la mère ne serait pas mise au courant et qu’elle ne débarquerait pas armée d’un gâteau au chocolat. Sale con de jaloux de Edwin va. Calvin n’y peut rien s’il est le chouchou d’Alicia après tout, lui il n’a jamais rien demandé. Et lui aussi, il ne s’est pas débiné comme un sale lâche quand elle a eu besoin de bras pour porter les courses de Noël.

Là, tout seul, dans son lit, à regarder le plafond, il se faisait bien chier, faut dire ce qui est. Alors, évidemment, il n’est pas resté gentiment à attendre le retour de son Médicomage de frangin. Il s’est relevé de un, pour voir l’étendu des dégâts, mais aussi de deux pour grignoter parce qu’il avait un petit creux - comme toujours puisque c’est un estomac sur pattes ce mec-là. Face à son miroir, au-dessus de la vasque de la salle de bain, il était limite en pleine dépression, pourquoi faut-il que ça lui tombe dessus au moment des vacances ? Peut-être était-ce à cause du désespoir qui s’emparait de lui, mais il avait l’impression que c’était encore pire que le matin-même. Non mais sérieusement, il était carrément défiguré là. Et son frangin ose dire que le repos améliore la situation.

Après ça, il ne pouvait qu’aller crever au plus profond de son lit, ce qu’il ne se priva pas de faire après être retourné dans sa chambre. Relevant la couverture sur sa tête, il était toutefois parvenu à s’endormir ce qui n’était pas plus mal faut dire. Ca lui évitait de tourner en rond comme un lion en cage. Mais c’est le boucan des arrivants qui le tirait de ses songes. Ils n’étaient pas bien discrets pour fermer la porte faut dire. Encore un coup du bulldozer Edwin, un jour ladite porte va lui rester dans la main. Le boucan l’avait réveillé mais aussi le fait qu’une baleine et son baleineau venaient d’atterrir sans ménagement sur son plumard. D’une humeur massacrante, il ne s’était pas fait prier pour grogner entre ses dents. Cependant, Calvin ne se montrait pas bien virulent, puisqu’on venait de lui apprendre qu’il y avait de la bouffe quelque part dans l’appartement.

Première réaction : les yeux qui s’ouvrent en grand, bien intéressé par cette toute aussi grande nouvelle, mais il se rappela assez vite qu’il était tout déformé et qu’une fille se trouvait dans sa chambre. Que nenni ! Il ne va pas prendre le risque que Jezabel le voit ainsi. Seconde réaction donc : il se remet en boule et cramponne sa couette sur lui. Mais il n’avait pas prévu que cette dingue se mette à le chatouiller. Une chance que la couverture amortissait ses gestes, au moins, il avait évité de peu de piquer une crise, parce qu’il n’aime pas qu’on le chatouille - bah il est chatouilleux, normal. Pourquoi lorsqu’il est malade, tout le monde s’accorde pour lui casser les couilles ? Quelle belle brochette de sadiques ils font !

Il ne bougera pas, il ne bougera pas, c’est décidé et rien ne pourra le faire changer d’avis … ‘fin … c’est ce qu’il croyait. Un gémissement de douleur l’interpella, alors naturellement, n’imaginant pas qu’on se foutait de sa gueule, il lâcha la couette et se redressa aussitôt pour voir une Jezabel qui se marre en faisant mine de se tenir le ventre.

« Ah espèce de con-na-sse ! »

Venait-il de balancer en se rendant compte qu’elle n’avait absolument rien, tout comme il lui balança son oreiller dans la tronche en prime. Bien sûr qu’elle venait de lui faire peur, après tout, il s’agit de son bébé là-dedans et il est juste trop tôt pour accoucher. Mais à présent, c’était mort pour qu’elle ne le voit pas dans cet état. Il finit de dégager la couverture et se résigna par se lever pour aller se trainer là où son estomac l’emmenait.

« Parait qu’il y a de la bouffe ? »

Il venait de rejoindre son frère dans la cuisine, commençant à fouiller dans le sachet pour en retirer quelques confiseries qu’il goba pratiquement d’un coup. Bon d’accord, il venait de réaliser qu’il avait promis de rester au lit, c’était sans doute pour cette saugrenue raison que son faux-jumeau le regardait en fronçant les sourcils.

« Oh c’est bon, j’ai compris, je retourne me coucher … Mais je me fais chier tout seul, venez au moins me tenir compagnie. »

Sur cette simple idée, il attrapa le bras d’Edwin l’entrainant avec lui, Jezabel s’y trouvait déjà, c’était ça de fait. Et en chemin, il n’avait pas oublié la bouffe, vous pensez bien. Arrivé dans sa chambre, il s’empressa de sauter au milieu de son lit, tapotant d’un côté et de l’autre du matelas pour que son frère et la petite rouquine viennent l’y rejoindre.

« On se fait des films d’horreur en grignotant, ça va être cool. Et vous n’avez pas le choix si vous voulez que je reste bien gentiment le cul dans ce lit. »

Et qu’ils ne disent pas qu’ils ont mieux à faire, sinon il va encore faire chier son monde comme lui seul sait le faire.
 
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Lun 2 Mai - 21:24

Les oreillongoules ou l'art de gâcher les vacances
« Un jumeau c'est avant tout un frère, un confident, un meilleur ami et un pire ennemi. Mais comme les inséparables, ils ne peuvent vivre l'un sans l'autre. » ••• La future mère de son neveu ou de sa nièce était parvenue à le rejoindre, malgré la masse d’élèves et de parents présents dans la gare à ce moment-là. Edwin en était donc à la moitié de sa mission qui était de récupérer la Serpentarde et de la ramener à bon port, soit dans leur appartement. Il n’avait qu’une heure de cours qu’il s’était abstenu de faire pour tenir compagnie à son frère, c’est donc naturellement qu’il s’était proposé pour attendre sa belle-soeur à la descente du Poudlard Express. Et quand la jeune femme tentait de savoir où était Calvin, Edwin se moquait gentiment de son frère. C’était ainsi entre eux depuis toujours. S’il se permettait d’en rire, c’est bien parce qu’il savait que les oreillongoules était une maladie plus embêtante que dangereuse. Mais Jezabel semblait s’en inquiéter elle, et en tant que Médicomage, il se devait de la rassurer.

« Hier soir, il était patraque et ce matin il était difforme. Mais ne t’en fais pas, en-dehors de son caractère encore plus merdique qu’en temps normal, il ne risque rien. D’ici quelques jours, tu pourras le trainer dans toutes les boutiques pour bébé que tu souhaite. »

Les vacances commençaient pour lui également. Il s’était soustrait aux gardes durant les congés scolaires, jugeant que son emploi du temps était déjà bien assez chargé comme cela. Si les étudiants de l’Université Magique de Londres et les élèves de Poudlard étaient en vacances, il est évident que les enfants de maternel l’étaient aussi. Durant ces quelques jours de repos, son intention est de passer le plus de temps possible avec Stanislav. Depuis qu’il l’a rencontré pour de bon, toutes ses craintes se sont envolées comme par magie, ne laissant plus que cette envie de le voir le plus souvent possible. C’était tellement nouveau pour lui de pouvoir ainsi parler de son fils, que l’impression d’avoir un poids en moins sur le coeur, résidait toujours en lui. Et entendre de tels compliments étaient toujours plaisant, même s’il n’était pas certain d’être un super papa. Il faisait de son mieux, c’était déjà le plus important.

« Je prend le compliment, merci mais je doute d’être à ce point super. Ce n’est pas vraiment simple de savoir quoi faire lorsque le modèle nous a pas été donné. »

Si Jezabel était au courant pour son fils c’était forcément Calvin qui lui en avait parlé et cela le touchait beaucoup. Tout le monde semblait s’accorder pour accepter ce petit bonhomme comme s’il avait toujours été présent dans la famille. Rattraper le temps perdu, jamais ils ne le pourront, mais faire en sorte de profiter un maximum de l’avenir, c’était dans leurs cordes.

« Stanislav, mais on l’appelle couramment Stan. Tu voudrais que je te le présente ? »

Le retour à l’appartement avait été plus rapide qu’il ne l’avait espéré. La jeune femme l’accompagnant devait craindre qu’il ne la prenne pour un estomac sur pattes, un peu à l’image de son cher et tendre. Au moins, contrairement à Calvin, Jezabel avait l’excuse d’être enceinte. Mais si tel était son choix de garder de la nourriture pour le grand malade, qu’il en soit ainsi.

Ils venaient de pénétrer dans l’immeuble et avaient pris l’escalier pour se rendre à l’étage où les jumeaux vivent. Ce n’était pas pour essayer de faire accoucher la jeune maman plus tôt, mais parce que l’ascenseur étant une fois de plus en panne, c’était ainsi plus rapide. Sa mère lui avait inculqué les bonnes manières, voilà pourquoi il laissa la demoiselle entrer en premier dans l’appartement après lui avoir ouvert la porte de façon galante.

« Fais comme chez toi. »

Edwin n’aimait pas vraiment recevoir des invités, parce qu’il ne sait pas faire. Il oublie de les convier à prendre place dans un fauteuil ou autour de la table et ne s’en rend compte que bien plus tard, quand il remarque ses convives toujours debout au milieu de la pièce. En invitant sa belle-soeur a faire comme chez elle, il gardait l’espoir qu’elle se comporte normalement. Et de son côté, il se débarrassa de son blouson après avoir déposé la valise de l’élève de Serpentard dans l’entrée. Il la laissa se rendre à la chambre de Calvin, pendant que lui partait en direction de la cuisine. Dans le réfrigérateur, il agrippa une bouteille de bière se trouvant dans la porte et la décapsula habilement à l’aide de la boucle de sa ceinture de pantalon.

Quelques gorgées plus tard, voilà un Calvin qui se ramenait l’air de rien pour demander de la bouffe. Il est impossible ce type. Edwin se demandait parfois s’ils parlaient la même langue tous les deux. Qu’est-ce qu’il n’avait pas compris dans « reste au lit » ? Le Médicomage n’avait pas eu besoin de poser cette question, son regard semblait avoir suffi à lui faire comprendre qu’il n’avait rien à faire dans cette pièce. Mais en aucun cas, il n’avait prévu de se retrouver lui-même sur le lit de son petit frère pour regarder des films d’horreur en grignotant. Déjà ce dernier mot n’était qu’un doux rêve. Calvin est un gros goinfre, il ne laissera pas une seule miette aux deux autres, c’était couru d’avance.

« Si tu bouffe tout, c’est moi qui choisis le film ! »

Et cela sera un film d’horreur à l’ancienne, un bon vieux Halloween, Vendredi 13 ou encore Freddy. Pas question de regarder ces trucs débiles, où les « victimes » se filment et que personne ne pige ce qu’il se passe, parce qu’en dehors d’entendre gueuler, il est impossible de voir quoi que ce soit.
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Jezabel Slate
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Lun 9 Mai - 20:19


❝ Même avec les oreillongoules, tu reste parfait à mes yeux ❞
Calvin, Edwin & Jezabel
En chemin pour rentrer à l’appartement, Edwin me rassura, bien qu’il semblait avoir beaucoup de mal à cacher que la situation l’amusait. Ce qui ne m’étonnait en rien, puisque Calvin pouvait être aussi pénible parfois. Lui rendait-il seulement la monnaie de sa pièce ? C’était de bonne guerre. Pourtant, je ne peux pas dire qu’il ne vient pas de me donner une idée en m’informant que d’ici quelques jours, son frère irait mieux et que je pourrais ainsi le trainer dans toutes les boutiques pour bébé du coin. Je n’y avais pas pensé et maintenant, je n’allais pas me priver de le faire. Pour simple réponse, un large sourire en disant bien plus sûrement, que des mots.

Tout en marchant, je me lançais dans la conversation, l’orientant ainsi sur le petit garçon de l’oncle de mon bébé. Ce que je remarquais aussitôt chez Edwin, c’était l’attachement qu’il avait pour son fils. Normal pour beaucoup de pères, mais il s’agit d’un garçon qui n’a pas eu la chance d’avoir un véritable modèle présent pour lui, son propre père étant quasiment toujours à Poudlard. Et il venait de me répondre exactement la même chose, un peu comme si nous venions d’avoir une transmission de pensée tous les deux. Je restais un instant silencieuse, ne pouvant le contredire sur ce point, mais à mes yeux Edwin était quand même bien loin d’être comme son père. En dehors de son gabarit qui peut refroidir de venir lui chercher des noises quand on voit la baraque de muscles qu’il est, c’est quelqu’un de relativement sympathique. Enfin depuis que je le connais, voilà maintenant des années, il l’a toujours été avec moi. « Tu n’as pas eu besoin de modèle pour devenir un garçon formidable Edwin. Et si tu avais suivi le modèle de ton père, permets-moi de te dire, que tu serais loin d’être l’homme exemplaire que tu es aujourd’hui. Toujours prêt à aider ceux qui te sont chers. Tu es gentil, drôle et tu sais quelles erreurs tu ne dois surtout pas reproduire avec ton enfant. » Edwin est même plus posé que son frère. Calvin a très mauvais caractère, même s’il n’en reste pas moins quelqu’un de drôle, protecteur et attachant.

En continuant d’avancer, je lui jetais quelques coups d’oeil, l’écoutant parler du petit garçon. Un sourire étira de suite chaque côté de mes lèvres suite à sa proposition. « Oh tu me le présenterais ? Vraiment ? J’adorais le rencontrer. »

Une fois entrée dans l’appartement, je laissais Edwin reprendre la nourriture alors qu’il me disait de faire comme chez moi. Je connaissais le chemin menant à la chambre de Calvin, évidemment, même si l’unique fois que je m’y étais rendue, j’étais totalement bourrée et que la pièce ne cessait de tourner.

Je m’étais empressée de sauter sur le lit de l'occupant pour l’embêter, tentant ainsi de le faire sortir de sous sa couverture. Mais j’avais beau tout faire, il n’y avait vraiment rien à faire. Même le chatouiller n’y faisait pas grand chose. Tant pis, quand faut y aller, faut y aller. Je faisais mine de me tordre de douleur et bingo le bougon se montra enfin. Et…je venais de me faire insulter de connasse en plus de me prendre un oreiller dans la tronche, alors que lui, il se cassait, pas content du tout visiblement. Je m’étais assise tranquillement sur son lit, je savais qu’il ne tarderait pas à revenir, par la peau du cul s’il le fallait, mais son jumeau ne le laisserait pas faire n’importe quoi.

Comme prévu, ce n’est qu’au bout de quelques minutes, que les deux frères étaient de retour, mais avec une nouvelle idée de Calvin qui nous embarqua dans son lit pour regarder des films d’horreur. J’espérais au moins que ce ne soit pas un truc trop gore. Autant que d’habitude je raffole de ce genre de films, autant maintenant enceinte, ils me font flipper et j’en fais des cauchemars la nuit. Mais avant toute chose ! « Je dois aller faire pipi. Ce bébé m’écrabouille la vessie. » Je me sauvais en vitesse jusqu’à la salle de bain, me souvenant encore également du chemin et une fois prête à en ressortir, je retournais auprès des garçons dans la chambre de Calvin. Me trouvant une petite place à ses côtés, je tentais d’attraper quelques confiseries dans le sac qu’il tenait.

Finalement, j’étais bien ravie de ce moment qu’on s’apprêtait à passer tous les trois, même si quelque chose me tracassait quand même pas mal. « Au fait, je n’ai pas vu de lit de camp, ni d’autre chambre, ni rien. Vous comptez me virer avant ce soir ? Me faire dormir sur le canapé ? Ou par terre ? Que je sache un peu où je vais finir. » Si je me souvenais bien, Calvin m’avait dit que le canapé était tout pourri et loin d’être confortable. C’était le soir de son anniversaire. Avait-il dit ça par pure honnêteté ou juste pour me mettre plus facilement dans son lit ? Je n’y avais jamais plus réfléchie jusque là, et j’osais espérer qu’il ne s’agissait pas de la seconde option. Rapidement, je chassais cette idée de ma tête, ce n’était pas du tout le genre de Calvin. Non non, il était beaucoup de chose, mais certainement pas un profiteur de ce côté-là. De ça j’en étais certaine.

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Ven 13 Mai - 13:29

Les Oreillongoules ou l'art de gâcher les vacances

Tout est toujours à double tranchant avec Calvin. Peu de personnes savent sur quel pied danser avec lui. Il n’a pas un mauvais fond, mais il possède un caractère bien prononcé. Bien trempé aussi comme dirait l’autre. Et me demandez pas qui est l’autre, j’en sais rien moi, c’est juste une expression. Cette fois, sa bonne humeur était mise à rudes épreuves. Il devait recevoir la mère de son futur bébé, qu’il n’avait pas revu depuis bien longtemps maintenant. Sauf que … sauf qu’il était difforme tien ! Totalement défiguré par cette maladie débile. Le bas de son visage et son cou, s’étaient tous les deux mit à gonfler de manière effrayante. Il aurait pu dire à Jezabel de ne finalement pas venir, qu’il n’était pas en état de recevoir qui que ce soit. Mais Calvin a un coeur et il ne voulait pas la blesser gratuitement. Il se doute que ce n’est pas évident à vivre une grossesse. Elle continue les cours malgré tout, dans une école loin de chez elle. Elle doit se sentir seule, même si elle a des amis. Ne pas pouvoir préparer convenablement l’arrivée de son bébé, devait être quelque chose qui la bouffait. Mais jamais elle ne se plaignait. Quelque part, c’était une chose que Calvin appréciait beaucoup chez elle. Ca et d’autres trucs également.

Au moins, maintenant qu’elle était là - grâce à Edwin qui avait fait le déplacement pour aller la cherche à la descente du Poudlard Express -, autant en profiter. Même s’il n’était pas en état de sortir, ce qui est totalement compréhensible, Cal’ comptait passer de bons congés. Lui aussi était en vacances après tout et il ne comptait pas rester coincé au lit jusqu’à la rentrée. Alors, après avoir faire les frais d’une mauvaise blague de la petite rouquine, le guitariste s’était dépêché de faire encore parler de lui, en partant emmerder son frangin à la cuisine. Le retour s’était rapidement fait au plumard, mais pas seul. Faut pas rêver, il se fait assez chier comme ça. Les autres allaient lui tenir compagnie, qu’ils le veuillent ou non.

Après s’être correctement installé au milieu de son lit, laissant une place à chacun des deux autres protagonistes, c’est un film qu’il proposa. Film d’horreur bien entendu, quoi d’autre ? Rien de tel pour remonter le moral quand tout va mal. Mais pour ça, il fallait attendre le retour de la future maman, dont la vessie faisait des siennes. Et dire qu’elle mettait ça sur le dos d’un tout petit bébé, pas encore venu au monde. Quelle future mère indigne qu’elle faisait. ‘Fin pendant ce temps, son frangin ne manquait pas de le tacler sur la bouffe, comme d’habitude en fait.

« Vas-y dis tout de suite que je suis un gros goinfre … . Et bien, choisis le film si ça peut te faire taire. Mauvaise langue. »

Monsieur le boudeur continuait ainsi de piocher dans le sac de nourriture, donnant raison à son frère sur sa réputation d’estomac sur pattes. Mais là, faut dire que c’était plus de la frustration que de la faim. Pourtant, un sourire s’était dessiné sur son visage quand Jezabel était revenue dans le lit. Laissant son frangin s’occuper de mettre un film, lui écoutait la question l’élève de Serpentard. Son regard semblait tout à fait étonné, parce qu’il l’était visiblement bel et bien. Pour lui, ça coulait de source, non ?

« Mon lit n’est pas assez grand et confortable ? Je me souviens que la dernière fois, ça ne t’a pas déplu d’y passer la nuit. Puis tu sais … maintenant, je peux te re-sauter sans problème, ce n’est pas comme si tu risquais d’être plus enceinte que tu ne l’es actuellement. Hein Doc ? »

Il savait que ses paroles feraient mouche et c’est bien pour ça, qu’il avait parlé avec ce gros manque de tact qui le caractérise tant. ‘Fin, cette fois, il avait choisi ses mots exprès pour choquer les deux autres personnes présentes dans sa chambre et le tout, en gardant son sérieux … pour le moment. Son regard s’était discrètement posé sur le visage de son frère, puis sur celui de la petite rouquine. Une mouche aurait faite trop de bruit en volant, ce qui finit par le faire sourire.

« Faites pas ces tronches bande de culs coincés, je plaisante. Si ma présence te dérange, j’irais dormir avec Edwin. »

L’humour à la Calvin, tout le monde connait, pratiquement personne n’adhère, mais il sait qu’à chaque fois, il choque, que ce soit dans sa façon de tourner ses phrases, son culot ou encore le choix de certains mots plutôt crus. Mais on ne le refera pas. Il bougea à son tour, profitant que le jumeau n’était plus dans le lit, pour en sortir et partir aussi vider le contenu de sa vessie. Simple excuse pour faire un détour par le bar et emporter jus d'orange pour la demoiselle, ainsi que Whisky Pur-Feu pour son frère et lui-même.

« J’ai ramené de quoi nous hydrater. Pas d’alcool pour la future maman par contre, juste du jus de fruit. »

Reprenant sa place au milieu du lit, il dût passer au-dessus de la demoiselle et pris soin de ne pas l’écrabouiller au passage, ce serait regrettable. Il remonta ensuite la couverture sur eux et perdit son regard sur l’écran de télé, là où le film débutait enfin.
 
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Edwin Rogue
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Mar 17 Mai - 18:45

Les oreillongoules ou l'art de gâcher les vacances
« Un jumeau c'est avant tout un frère, un confident, un meilleur ami et un pire ennemi. Mais comme les inséparables, ils ne peuvent vivre l'un sans l'autre. » ••• Le restant du trajet dans le coeur de Londres, s’était fait dans la bonne humeur. Le jeune homme annonçât à l’adolescente que d’ici peu, il lui présentera son fils, si elle le souhaitait. La réaction de la future maman l’avait fait sourire. Edwin était bien plus que rassuré que tout le monde le prenne aussi bien dans son entourage. Exception faite des quelques disputes qu’il y avait eu lorsque la nouvelle s’était répandue dans la famille, comme une trainée de poudre explosive peut le faire sur le sol. Mais peu-à-peu, la situation allait en s’améliorant et les désaccords s’effaçaient pour aller de l’avant. Pas tous les désaccords malheureusement, Edwin n’ayant plus eu de nouvelles de son père depuis que l’affaire avait éclaté au grand jour. Il n’avait lui-même pas fait le premier pas, se doutant que Severus devait lui en vouloir à mort, d’avoir ainsi fait exploser un secret vieux de cinq années. D’un côté, il n’aurait pas tord, le fils s’en voulait lui-même. Il se sentait honteux vis-à-vis de son père, comme s’il l’avait trahi. Mais malgré tous ses doutes, l’élève en Médicomagie n’avait pas osé en parler avec Alicia. Il avait préféré ne pas se tenir au courant de la situation entre ses parents. Tout ce qu’il savait, c’est que sa mère avait filé à Poudlard, dans un état de colère comme jamais elle ne l’avait été auparavant, afin de mettre les points sur les i avec son mari. Depuis, Edwin n’osait pas ramener le sujet sur la table, étant le principal fautif dans l’histoire. Il ignorait si ses parents s’étaient réconciliés, tout comme il ignorait si Severus avait apporté des arguments capables de l’excuser ou si au contraire, ils étaient toujours en froid. Cette situation dramatique dans leur famille, le bouffait, mais il préférait se faire oublier. Si ce n’était pas sa mère qui venait vers lui, sans doute ne donnerait-il même plus de nouvelle tellement il se sentait mal vis-à-vis de tout le monde. Et quoiqu’il en soit, sa conscience était déjà assez lourde comme cela, pour ne pas en plus rajouter les problèmes de ses parents au reste. Prudent ou égoïste, sans doute les deux à la fois.

Une fois arrivé à destination, l’aîné des enfants Rogue avait laissé la jeune femme partir dans la chambre de son frère. Il ne voulait pas s’imposer et prévoyait déjà le moment de sa fuite. Peut-être irait-il rendre visite à son fils. Il lui a promis de lui apprendre à faire du vélo après tout. Il serait peut-être temps de s’y mettre, alors que les beaux jours pointent doucement le bout de leurs rayons lumineux. Il ne fait aucun doute que Laverne sera également présente et ils pourraient s’organiser une petite sortie en famille, rien que tous les trois, comme si le restant du monde n’existait pas.

Mais pour le moment, c’est dans la cuisine de l’appartement qu’il partage avec son frère, qu’Edwin avait trouvé refuge. Il repensait aux paroles précédentes de la jeune élève de Serpentard, quelques instants plus tôt, lorsqu’ils étaient encore sur le chemin du retour. Etait-il vraiment quelqu’un de si formidable qu’elle le disait ? Il en doutait vraiment. Peut-être que ne pas avoir pris exemple sur son père, faisait de lui quelqu’un de meilleur. Il ne saurait dire. Mais Jezabel l’avait touché au plus profond de son être, si bien que sur le moment, il n’avait rien trouvé à lui répondre là-dessus, prenant quand même le compliment à coeur. Ses pensées se permettaient de revenir là-dessus à présent qu’il était seul. Quelque chose le dérangeait pourtant. Même s’il voudrait y croire le plus possible, il ne pouvait se résoudre à tourner la page sur sa bêtise. Obéissant à son père, il a perdu les quatre à cinq premières années de la vie de son enfant. Si cela, c’est être un homme exemplaire, la petite rouquine se trompait sur toute la ligne. Son fils avait souffert durant tout ce temps. Et ce n’est pas le rôle d’un homme soit disant formidable, que de faire souffrir son garçon. Il s’était tellement perdu dans ses pensées, que l’arrivée de Calvin l’en avait pratiquement fait sursauter de surprise, avant de tenter de le renvoyer se coucher. Une tentative échouée, son jumeau le trainant avec lui jusque dans la chambre, pour regarder un film. Jezabel présente également, c’était Edwin qui imposa de choisir la projection qu’ils regarderaient. Il n’a pas envie de se taper un truc hyper lent à démarrer.

Face à la télé, cherchant le film qui n’aurait pas besoin de les faire trop réfléchir, il ne prêtait aucune attention à tout ce qu’il se disait. Perdu dans ses biens sombres pensées, sa conscience un peu trop lourde pour parvenir à ne pas s’y noyer, ne faisait qu’occuper la totalité de son esprit. Tout ce qu’il savait, c’est que momentanément, sa belle-soeur avait quitté la pièce pour soulager sa vessie. Les joies de la grossesse et encore, elle n’a rien vu, le pire reste à venir. L’accouchement par exemple. Mais ne voulant pas l’effrayer, Edwin ne parlait jamais de ce sujet. Elle aura tout le temps de s’en inquiéter le moment venu, la pauvre.

Mais d’un coup, il sortit de ses pensées, comme s’il venait de se prendre un coup pied au cul. Les yeux écarquillés de surprise, il avait tourné la tête dans la direction de son frère. Calvin venait d’utiliser un terme vraiment déplacé pour s’adresser à Jezabel. La re-sauter ? Il en a d’autres des expressions aussi choquantes à servir à une fille ? Qu’il le dise lorsqu’elle n’est pas là, cela peut passer.

Le regard surpris du grand frère s’était ensuite posé sur le visage de la petite rousse afin de jauger sa réaction. Il n’était pas parvenu à dire un seul mot sur le moment, totalement pris au dépourvu. Quel crétin ce Calvin. Heureusement qu’il ajouta qu’il plaisantait, même si ce n’était pas excusable. Parfois il mériterait de se faire tarter lui. Le temps qu’il quitte la pièce, Edwin avait enfin mis le film et s’était réinstallé sur le lit, jetant un coup d’oeil aussi discret que maladroit à sa voisine quasiment.

« Désolé pour…ses bêtises. Mais ne te laisse pas faire. Cogne-le s’il se montre encore si con. »

Jamais Edwin n’aurait eu le culot de parler de cette façon à une fille, qu’il soit ou non en couple avec, ou père de son enfant. Il n’a qu’à dire une telle chose à Laverne, aussi gentille qu’elle soit, elle lui en collerait deux... Et Calvin revenait avec le ravitaillement. De l’alcool, encore…
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Jezabel Slate
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Mar 7 Juin - 22:10


❝ Même avec les oreillongoules, tu reste parfait à mes yeux ❞
Calvin, Edwin & Jezabel
Lorsque l’on tombe amoureuse d’une personne, ce n’est pas que d’une petite chose, c’est de la totalité du personnage. Ses qualités, mais aussi ses défauts. Et c’est souvent à double-tranchant, puisqu’une fois la magie de l’amour passé, on se rend compte que les défauts sont moins adorables qu’auparavant. Pourtant moi, je les connais depuis longtemps et je le trouve toujours à mon goût. Peut-être même plus qu’auparavant.

Qu’est-ce qui m’avait plu en Calvin ? Beaucoup de choses. C’est quelqu’un d’original, ça personne ne peut dire le contraire. Et puis physiquement, c’est un canon avec un style bien particulier, qui le fait largement sortir du lot et il a un sourire à tomber par terre. Niveau caractère, il n’est pas monsieur tout le monde. Il a un humour décalé et un franc parlé désarçonnant, en plus d’être impulsif et instable. J’en suis parfaitement consciente, pourtant ça ne m’a pas empêché de m’intéresser à lui et même de tomber amoureuse de lui. A tel point qu’à présent, c’est son enfant que je porte. En plus, j’étais tellement heureuse à l’idée qu’il m’invite dans l’appartement qu’il partage avec son frère, que rien ne pourrait venir faire de l’ombre au tableau que je m’étais, peu-à-peu, peinte. Pas même sa vanne à propos de son lit et de sa façon de s’exprimer pour les moins déstabilisante sur le moment. Je l’avais regardé avec des yeux aussi ronds que des billes sans doute et ma bouche s’était ouverte pour se refermer aussitôt, alors que mes joues prenaient une couleur pourpre. Mon regard s’était timidement posé sur son frère, qui semblait tout aussi choqué que moi, pourtant le connaissant depuis beaucoup plus longtemps.

Mais sentant sûrement le mal aise qu’il venait de créer, Calvin reprit la parole en précisant qu’il plaisantait. Je tentais un léger sourire, toujours autant vexée par ses propos, même si je ne comptais pas lui faire la tête pour si peu. Comme précisée plus haut, je connais bien Calvin et son fichu caractère. C’est quelqu’un que l’on peut dire entier, sans craindre de se tromper. Il n’y en a pas deux comme lui. « Non, tu ne me dérange pas. Je ne vais pas te chasser de ton lit. » Ce serait même déplacée de ma part. J’étais bien contente de partager son lit la fois précédente, ce serait hypocrite de lui demander d’en partir là. Ce serait se faire passer pour une sainte nitouche et ce n’est pas mon genre.

Je le suivais du regard lorsqu’il se leva pour sortir de la pièce. Edwin, quant à lui, entreprit de mettre un film, pour ensuite revenir se poser sur le lit. Je tournais la tête vers lui, esquissant un petit sourire, alors qu’au même moment, il s’excusait pour les bêtises de son frère. « T’en fais, il n’y a pas de mal. Je connais l’énergumène maintenant. » Ces deux-là, c’était le jour et la nuit. Autant Edwin était calme et posé, autant son frère, c’était une bombe à retardement. Pourtant, à bien regarder, ils se complétaient parfaitement bien tous les deux. Toutefois, je ne me sentais pas spécialement à l’aise après l’intervention délicate de Calvin. Et en parlant de lui, le voilà qui revenait déjà avec de quoi se désaltérer. Une bouteille de Whisky-Pur-Feu et pour ma part, du jus de fruit. Je ne pouvais que sourire en attrapant ce qu’il me tendait. C’était un geste envers son enfant que de faire attention que je ne boive pas d’alcool. Par contre, pour ce qui est de lui, je commençais peu-à-peu à me rendre compte qu’il avait un sacré problème avec la boisson. Mais je n’étais pas encore en mesure de lui faire la remarque. Ce serait tellement déplacé, alors qu’il m’invite gentiment chez lui. Pourtant, j’avais capté le regard de son frère, qui semblait penser la même chose que moi, mais lui non plus ne disait rien. Preuve que ce n’était peut-être pas le bon moment. Puis Calvin était malade là, il ne fallait pas lui ôter ce qui pouvait lui redonner un peu le moral. « Ca parle de quoi le film ? » Je préférais orienter le sujet de conversation sur la projection que nous allions regarder, plutôt que d’aborder quelque chose qui fâchera probablement. Les gens n’aiment pas spécialement que leurs défauts soient pointés du doigt et quelque part, je ne pouvais que le comprendre. Je suis un peu ainsi de toute façon, même si moi, je n’ai pas de soucis avec l’alcool, heureusement. Je n’en ai plus avalé une seule gorgée, depuis la dernière fois, qui remonte au soir de l’anniversaire des faux-jumeaux Rogue.

Je m’installais un peu plus confortablement, piochant dans le sac de nourriture que Calvin avait dans les mains. J’avais même fini par me rapprocher un peu plus de lui, pour mieux lui piquer sa bouffe. Puis, un peu près arrivée au milieu du film, je finis par m’endormir de fatigue. Le voyage dans le Poudlard Express avait été long et usant, surtout pour une fille enceinte telle que je le suis. Sans le vouloir, ma tête était venue se poser sur l’épaule du père de mon futur enfant. Par chance, j’avais terminé mon verre de jus de fruits, qui était parti se poser sur la table de chevet, sinon j’aurais tout renversé dans le lit de l’étudiant en magie avancée.

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Calvin Rogue
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Mer 8 Juin - 13:55

Les Oreillongoules ou l'art de gâcher les vacances

Bon d’accord son humour est pourri et dans ce cas-là, même fortement déplacé. Mais si on a pu le droit de rigoler aussi, faut le dire tout de suite. ‘Fin Calvin n’est qu’un homme après tout et il n’a pas forcément oublié ce qu’il s’est passé avec Jezabel, même s’il était très alcoolisé cette fois-là. Au moins, ce qu’on peut dire, c’est que ce coureur de jupons invétéré, n’a pas touché une seule fille depuis le soir de son anniversaire où la demoiselle est passée dans ses bras. Et non, je vous arrête, pas de petits oiseaux qui chantent, pas de coeur qui bat la chamade, rien de tout ça. C’est juste que pour une fois, il avait trouvé quelqu’un qui lui correspondait au lit. Alors pourquoi chercher ailleurs, quand la fille en question est amoureuse et serait sûrement prête à réitérer l’expérience ? Il sait qu’il pourrait coucher à nouveau avec elle quand il le veut, ça ne sert à rien d’aller voir ailleurs. Mais là, elle est enceinte et avec un ballon assez conséquent à la place du ventre, il va donc éviter. La crainte de faire mal au bébé n’est pas un on-dit, c’est bien une peur que beaucoup de futurs papas partagent. Pourtant, suite à sa boutade, Calvin s’était empressé d’avouer qu’il plaisantait et que si elle craignait tant que ça qu’il lui saute dessus, il irait dormir avec son frère. Heureusement que la rouquine n’accepta pas cette offre, c’était juste proposé par pure gentillesse, le musicien n’avait pas tellement envie de quitter son propre lit, même s’il n’a rien contre son frangin soit dit en passant.

« Merci t’es gentille. »

Ce n’était pas tout, mais pour qu’un film soit bon, il faut de quoi bouffer, mais aussi et surtout, de quoi boire. Il ne disparut que quelques minutes de sa chambre, le temps de se mettre en quête des boissons. Et à son retour, tout était déjà installé, même le jumeau d’ailleurs. Se dépêchant de reprendre sa place au milieu, il servit un peu tout ce beau monde.

« Vous ne dites plus rien quand j’arrive. Vous parliez de moi, c’est ça. Il mit un petit coup de coude à son frangin en se penchant vers lui. Hein avoue que vous parliez de moi ? Sans réponse de sa part, il se pencha vers Jezabel. Qu’est-ce qu’il disait ? Des vacheries je suis sûr. »

Mais non il n’est pas paranoïaque, il est juste casse-couilles. Enfin les deux se valent, c’est vrai, sauf que le premier c’est malheureusement une maladie, alors que le second pourrait parfois se la mettre en sourdine. Plongeant sa main dans le sac qu’il tenait, Calvin commençait déjà à se goinfrer, laissant leur invité demander à Edwin de quoi le film parlait. C’est vrai que pour le moment, ils n’avaient que le générique chiant qui défilait à la vitesse d’un escargot qui recule. Le frangin aurait pu faire avance rapide quand même.

Bref, le film battait son plein, les meurtres s’enchainaient les uns après les autres. Les nanas aux boobs sur-gonflés hurlaient à plein poumons en se réfugiant dans leur chambre. C’est bien connu, tu te cache sous ta couette et personne ne te trouve … Ah les films d’horreur, s’il n’y avait pas de la demoiselle toute nue, il n’y aurait aucun intérêt à regarder selon Calvin. Et en parlant de fille, il venait de sentir la tête de Jezabel cogner son épaule. Regardant dans sa direction, elle dormait déjà à poings fermés. Alors pour ne pas la réveiller, il bougea doucement, dégageant son bras pour la laisser venir s’écraser contre son torse, qui sera sûrement plus confortable que son épaule.

A quelques reprises, le cadet des faux-jumeaux Rogue, buvait au goulot de la bouteille de Whisky-Pur-Feu, en proposant de temps à autre à son frangin, bien plus récalcitrant à l’idée de picoler un peu. Tant pis pour lui, ça en fera plus pour Calvin. A force de souvent être éméché, quelques gorgées ne suffisaient même plus à lui mettre la tête à l’envers. Mais ça ne l’empêchait pas de balancer des conneries plus vite que son ombre. Un peu à l’instar de Lucky Luke qui dégaine son révolver. Et à d’autres reprises, c’est complètement l’inverse qui se produit, il est capable d’ouverture d’esprit. Là, son regard s’était posé tout d’abord sur le verre vide, se trouvant sur la table de chevet, du côté de Jezabel et ensuite, sur la bouteille qu’il tenait lui-même dans sa main.

« Hé Eddie, c’est vrai que le bébé récupère tout ce que sa mère avale ? Et ça commence à partir de quand ? … Le soir où on a couché ensemble, Jezabel et moi, elle avait beaucoup bu, il y a un risque pour le petit ? »

Finalement, il commençait petit à petit à se poser des questions intéressantes au sujet de son enfant, s’inquiétant déjà de son bienêtre. Mais ça ne dura pas, puisqu’un air dégouté venait de flotter sur son visage.

« Oh, tu crois que maman a avalé des trucs dégueulasses quand elle était enceinte de nous ? … Si ça se trouve, elle a tapé des gâteries au daron. »
 
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Edwin Rogue
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Ven 24 Juin - 10:28

Les oreillongoules ou l'art de gâcher les vacances
« Un jumeau c'est avant tout un frère, un confident, un meilleur ami et un pire ennemi. Mais comme les inséparables, ils ne peuvent vivre l'un sans l'autre. » ••• Pour une fois, son frère ne venait pas de sortir une bêtise plus grosse que lui, Jezabel est franchement gentille et il en abuse. Edwin voyait cela d’un très mauvais oeil. Comme toutes les paires de jumeaux du monde, qu’ils soient Sorciers ou Moldus, monozygotes ou au contraire, dizygotes comme le duo Rogue, le Médicomage en formation connait son frère depuis toujours. Il le connait mieux que ses parents réunis ou encore que leur petite soeur. Ils ont été conçus en même temps et ne sont nés qu’à quelques minutes d’intervalles. Durant les premiers mois de leurs vies, ils ont dormi dans le même lit, partagé la poussette, les mêmes vêtements. En grandissant, ils ont joué aux mêmes jeux et ont nourri les mêmes rêves. Edwin connait Calvin comme s’il s’agissait de lui-même. Il sait énumérer le moindre de ses défauts, mais également de vanter toutes ses qualités. Il voit même celles que Calvin s’oublie malheureusement. S’il voit en son frère un génie, un mec bourré de talents, intelligent, courageux et amusant, il sait aussi souligner les points d’ombre. Son cadet de quelques petits minutes est dépensier, il a un soucis prononcé avec l’alcool, mais là, n’est pas la question. C’est un opportuniste. Donnez lui la main, il vous prendra le bras. Si Jezabel ne montre pas de suite son caractère. Si elle continue à le laisser lui parler de cette façon, sans mettre un frein directement, il va la bouffer. Mais n’étant pas dupe, Edwin sait aussi que la demoiselle n’ose pas, par peur de ne pas avoir sa chance auprès du père de son enfant. Pour éviter de mettre de l’eau dans le gaz, le plus âgé de la paire de faux jumeaux, préfère donc ne pas intervenir pour le moment. Mais dans un futur plus ou moins proche, il n’aura probablement plus le choix. Alors, lorsque Calvin quitta les lieux, son frère en profita pour mettre la demoiselle en garde. Elle ne semblait pas vraiment comprendre comment le guitariste peut être, à Poudlard, il a toujours été sur la retenue, par peur que le père lui tombe dessus.

« Même lorsqu’il prononce quelque chose sur le ton de l’humour, il le dit et il le pense. Crois-moi, je le connais assez pour le savoir. Si tu veux avoir une chance avec lui, affirme-toi dés maintenant, c’est une femme avec un fort caractère qu’il lui faut. Là, il te teste. »

Il préférait ne pas trop s’avancer plus dans la conversation, mais s’il pouvait lui faire ouvrir les yeux, il ne lâcherait pas aussi vite. C’est qu’il l’aime bien la petite Jezabel et qu’il est certain, qu’elle a tout pour rendre son frère heureux. A son retour, Calvin devait sûrement avoir senti qu’il avait été trop loin.

« Oui je disais des vacheries. T’imagine même pas tout ce que j’ai bavé sur ton dos. »

Il en est plus que certain, son petit frère n’a pas pris assez de fessées lorsqu’il était enfant. Pourtant, il ne compte plus les fois où le pauvre Calvin a eu le cul couleur arc-en-ciel, mais ce n’était que pendant les rares périodes de vacances, durant lesquelles leur père était à la maison. Alicia n’a jamais eu besoin de lever la main sur ses enfants pour se faire respecter. Mais Severus a été obligé dans distribuer des fessées. Il ne faut jamais se fier aux apparences, la mère des jumeaux a toujours eu plus d’autorité sur ses gamins que leur père.

Durant tout le film, l’aîné n’avait pas touché une seule fois à la bouteille d’alcool. Il commençait à ne plus supporter la situation et son frangin ne voyait vraiment rien. Bientôt, Calvin serait père, il devait penser à autre chose que faire la fête, même s’il ne faut pas s’arrêter de vivre juste parce qu’on devient parent. Mais dans tous les cas, il doit devenir un peu plus responsable. Même beaucoup plus dans le cas de Calvin.

A la fin du film, Edwin fit craquer sa nuque, avant de se lever du lit, s’étirant d’être resté de si longues minutes dans la même position. Avant qu’il n’ait le temps de quitter la chambre, son frère l’interpella. Cette fois, le chanteur de leur groupe venait d’être agréablement surpris par les questions de son jumeau. Le guitariste commençait à s’inquiéter pour le bien-être de son bébé, c’était plutôt bon signe. A tel point ravis que son sourire fleurit d’un coup sur ses lèvres.

« Oui..non…enfin c’est plus compliqué que ça. Si elle mange un hamburger, le bébé ne va pas avaler des morceaux de steak. Mais c’est l’idée oui. Si Jezabel a une bonne alimentation, l’enfant profitera de ces nutriments positifs. A l’inverse, si elle fume, boit, se drogue ou prend des médicaments sans avis médical, tout ce qui est néfaste sera alors transmis aussi. Et sur le développement d’un foetus, ça peut être très grave. »

Pour Edwin, c’était génial que son frère commence à prendre au sérieux la situation. Il commençait à désespérer qu’il ne le fasse un jour, mais au moins, c’était avant la venue au monde du bébé. Comme quoi, tout finit toujours par arriver. Alors plein de bonnes volontés, le Médicomage en formation faisait de son mieux pour répondre à ses interrogations d’une façon simple. Ce n’était pas le moment de le perdre avec des termes médicaux qu’il risquait de ne pas comprendre ou de mal interpréter. Pourtant, en voyant que le visage de son petit frère affichait un air dégouté, Edwin se demanda aussitôt, s’il ne venait pas de dire une connerie. A entendre la suite des paroles de son jumeau, il aurait préféré avoir lui-même prononcé une absurdité. Cela n’aurait jamais été aussi écoeurant que ce que Calvin venait de demander. La réaction de l’aîné fut sans appel. Sourire se figea avant de, peu à peu, s’effacer, jusqu’à ce qu’il donne l’impression de se décomposer sur place, tandis qu’il luttait pour ne pas imaginer cette horrible scène. Peut-être qu’il était temps que le Médicomage se réveille, pour passer avant le fils horrifié cette fois-ci. Ce n’était pas faute d’essayer dans tous les cas.

« Oh… Si par gâterie tu fais allusion à ce que je pense, le sperme contient de nombreux éléments nourriciers. Alors si elle l’a fait, ça n’a pas été néfaste pour nous point de vue médicale… Mais là, maintenant, j’ai surtout envie d’aller vomir. »
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Jezabel Slate
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Mar 2 Aoû - 10:04


❝ Même avec les oreillongoules, tu reste parfait à mes yeux ❞
Calvin, Edwin & Jezabel
J’admet qu’en tant que fille unique, se faire à l’humour de certains n’est pas simple, surtout quand le certain en question s’appelle Calvin Rogue. Mais je m’y faisais pourtant vite, après tout je le connais depuis si longtemps maintenant. Même si autrefois, lorsqu’il était encore à Poudlard, nous ne parlions que très rarement. J’étais une gosse pour lui et parfois, dans sa façon de m’adresser la parole, j’ai toujours l’impression que c’est toujours le cas, alors que je porte son enfant. Mais si je n’ai, d’ordinaire, pas un caractère facile, démarrant souvent au quart de tour, avec lui c’était différent, je laisse couler. Plus parce qu’à chaque fois qu’il ouvrait la bouche, j’étais totalement sur le cul. C’est qu’il peut clouer le bec à n’importe qui, même son frère était resté un instant sans voix, ce qui m’avait particulièrement rassurée. Je n’étais pas la seule à me retrouver un peu conne pour le coup, mais je ne lui en tenais pas rigueur, ce serait même idiot de ma part, de se braquer pour si peu. Même si j’admet que Edwin n’avait pas tord par la suite, en me disant que Calvin me testait sûrement. Peut-être bien qu’en effet, je devais me montrer un peu plus rentre dedans, pour l’intéresser et non lui laisser tout passer.

J’y réfléchissais durant le film, ce qui m’aidait à ne pas trop sursauter au moindre truc bizarre. Je n’avais pas goût à manger de toute façon, seulement le jus de fruit était passé. Un peu désorientée à cause du voyage et j’avais déjà grignoter en chemin, lorsque Edwin était venu me chercher à la gare. Même si je suis enceinte, je n’ai pas vraiment envie de ressembler au bonhomme Michelin. Je compte bien rentrer à nouveau dans mes jeans dès que j’aurais mis le bébé au monde. C’est que je ne roule pas vraiment sur l’or et je ne vais pas taxer sans arrêt mon père, que je connais à peine. Déjà que le pauvre, en me retrouvant, il a su qu’il allait devenir grand-père.

A force de réfléchir, le sommeil me gagna et je ne m’étais même pas rendue compte que je m’écrasais directement sur Calvin. En fait, si je m’en rendais un peu compte, je n’étais pas vraiment dans un sommeil très très profond. De son bon vouloir, ma tête glissa de son épaule à son torse, esquissant discrètement un petit sourire. Je ne serais pas contre restée ainsi encore longtemps. J’avoue que j’entendais un peu ce qu’il se disait et que si j’avais été profondément touchée, qu’il interroge son Médicomage de frère sur ma grossesse, la suite manqua de me faire vomir. Génial, sachant que leur père n’est autre que mon Directeur de Maison, mais aussi et surtout un Professeur qui nous donne cours plusieurs fois par semaine, je ne sais pas comment je vais pouvoir le regarder en face à la rentrée. Je crois que mon imagination est bien trop productive et que ce n’est pas toujours un atout, surtout dans une situation comme celle-ci. Et son pauvre frère, je n’aimerais pas non plus être à sa place. Edwin le rassura tout d’abord sur l’échange entre la mère et le foetus, avant que sa voix ne se fasse troubler, pour répondre à la suite. J’ouvrais lentement les yeux, voyant le pauvre Edwin totalement écoeuré et je ne l’étais pas moins que lui.

Relevant maintenant la tête du torse masculin, je m’écartais un peu du père de mon enfant, en lui tapant sur le bras. « T’es dégoutant Calvin. En plus, ton père est le premier prof que je vais voir à la rentrée. » Avec la fin d’année scolaire qui approche, il y a souvent l’orientation à voir avec nos Directeurs de Maison. Je m’y vois déjà ! Incapable de regarder le Professeur Rogue quand il va me parler. Non, c’est sûr, les parents de Calvin vont se mettre d’accord pour me faire enfermer en psychiatrie à Sainte Mangouste à force. Mais le pire, c’est qu’en pensant à ses parents, je ne pouvais pas m’empêcher d’imaginer cette scène précédemment décrite par le cadet des faux jumeaux. « Je crois que je vais aussi aller vomir un petit coup… » Je me redressais en m’appuyant sur Calvin. C’est qu’avec mon gros bidon, j’étais attirée vers l’avant à chaque fois. Je ne sais même pas comment je faisais pour ne pas tomber. Surtout que maladroite comme je suis, c’est même un miracle que je tienne debout sans trop d’encombres.

Une fois levée du lit, je m’empressais de quitter la chambre, direction la salle de bain et réellement pour vomir, même si ce n’est pas ça qui m’a permis de dégager cette horrible vision. Je prenais le temps de me rafraichir le visage et de me rincer la bouche, en buvant de l’eau au robinet. Tant qu’à faire, j’ouvrais l’armoire à pharmacie, à la recherche d’une potion capable de passer l’état dans lequel je me trouvais. J’ignorais si je pouvais prendre quelque chose d’ailleurs. Pas que Calvin ou Edwin me le reprocheraient, mais je pensais surtout à ma grossesse. Me ravisant, je refermais la petite vitre quand… l’armoire pharmacie se décrocha du mur pour tomber sur le lavabo qui céda à son tour. Je n’eus que le temps de me reculer, pour éviter de me faire écraser. « Euh…les garçons, j’ai un peu cassé votre salle de bain. »

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Calvin Rogue
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Jeu 8 Sep - 19:18

Les Oreillongoules ou l'art de gâcher les vacances

La grosse situation de merde quand même. Il les attendait ces vacances et voilà que cette saleté de maladie s’emparait de lui. Franchement, dans le genre pas de bol. Et le pire dans cette histoire, c’est que la prochaine fois que Calvin et Jezabel se reverront, elle sera sûrement en train d’accoucher. Cette pensée l’effrayait plus qu’il ne voulait l’admettre et c’était pour le cacher, qu’il balançait des conneries à la pelle. Sincèrement, il ne se voit pas père. Mais alors pas du tout. Il a déjà bien du mal à s’occuper de sa propre personne. Faut dire ce qui est, il n’a pas une vie seine. Il ne mange pas à heure régulière, il ne se couche même pas à heure régulière, parfois il ne se couche pas du tout c’est dire. Et pour se lever, le matin pour lui, c’est pas avant midi, un bébé ne patientera pas jusque là.

Malheureusement, Edwin, en plus d’être le grand frère, le confident et le meilleur ami, se trouvait également être un Médicomage. Ok, un Médicomage en Formation, mais tout de même. Alors c’était lui qui faisait les frais des questions bizarres du frangin. Roh puis y a pas de mal à se renseigner. Calvin va quand même avoir une donzelle dans son pieu pendant une semaine environ, à un moment, il va pu tenir et il tentera de se la faire. Quoique le gros bidon est quand même assez repoussant, se rappelant que là-dessous se trouve un gamin. Mais pour le reste c’est plutôt bien partie … Par contre, il pensait vraiment que la demoiselle dormait et non qu’elle entendait une partie de la conversation. Quoiqu’en plus, ça le faisait marrer de l’imaginer devant Severus, en train de se faire des films pornos dans sa tête, sur le couple Rogue.

« T’étais censée dormir toi. Tu lui passeras le bonjour de ma part … »

Du regard, il suivait l’adolescente, jusqu’à ce qu’elle sorte de la chambre, s’assurant ainsi qu’elle n’entende plus rien à ce qu’il s’apprêtait à dire. Même que Calvin patienta quelques instants de plus, rejoignant ensuite Edwin dans la cuisine. Pourtant, aucune connerie n’eut le temps de sortir de sa bouche, qu’un boucan l’interpella côté salle de bain. Et toute penaude, la demoiselle qui sort pour annoncer qu’elle avait cassé un truc. Au moins, elle n’avait pas tenté d’avorter toute seule dans son coin.

« Tu vas finir par être cloitrée sur le balcon si tu casse tout. »

Ce n’était pas sérieux, il peut être con mais pas à ce point. Et jusqu’à maintenant, Jezabel ne lui a pas fait taper de crise de nerf. Par contre, si ça devait arriver, il est fort probable, qu’elle se retrouve confinée sur le balcon. Se décollant de l’évier de la cuisine, le Cal’ finit par se bouger pour la rejoindre dans la salle de bain, histoire de mesurer l’ampleur des dégâts. Arrivé à ses côtés, il lui jeta un regard amusé, sortant aussitôt sa baguette de sa manche. L’avantage d’être majeur, c’est qu’il n’est pas bridé niveau magie et qu’il peut s’en servir quand il le veut, sans aucune restriction. D’un léger geste de la main, le lavabo se réparait tout seul, retrouvant même sa place initiale après le mur.

« C’est l’avantage de s’envoyer un vrai mec. Comparé aux petits puceaux de Poudlard, moi je peux utiliser la magie quand je veux. »

Il pouvait bien le dire avec un petit sourire en coin et un petit clin d’oeil en accompagnement, mais quelque part, c’était une preuve de possessivité de sa part. Calvin a toujours été un mec jaloux et possessif. Pourtant, à l’inverse, il ne supporte pas qu’une fille le soit avec lui. De toute façon, si les femmes avaient leur mot à dire dans la vie de tous les jours, ça se saurait.

« Sinon, la douche tu l’as cassé aussi ou je peux m’en servir ? »

Tout en parlant, il dégageait déjà son tee-shirt, glissant ensuite ses doigts jusqu’à l’élastique de son pantalon de jogging.

« Je te demande pas de te retourner, tu l’as déjà vu. »


Un vêtement, puis un autre et il se retrouva assez vite à poil. Calvin n’est pas vraiment quelqu’un de pudique, mais vous l’aviez deviné. D’un geste du bras, il ouvrit le robinet, laissant l’eau couler pour être à bonne température et enfin s’y glisser. Mais il ne comptait pas s’en servir seul et sans même lui demander la permission, il attrapa le poignet de l’adolescente, pour l’attirer sous l’eau avec lui. Bon, elle tout habillée, mais ce n’est qu’un détail, il finira par tout arracher d’ici quelques minutes. De toute façon, ça ne sert à rien de demander, le guitariste est bien conscient que l’élève de son père est dingue de lui et qu’elle n’attend que ça dans le fond. Et pis, par crainte de lui faire mal, il n’ira pas jusqu’à ce genre de rapport, il se contentera d’une gâterie.

C’est un très bon moyen pour le faire taire et espérer qu’il roupille pour de bon après. Le temps de recharger les batteries quoi. Et si la rouquine sait bien s’y prendre, elle peut être ensuite tranquille pendant un bon moment.
 
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FIN


I am an intelligent drunk because an intelligent drunk carries his liquor with him.
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