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Moment entre père et fille

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Lydwine Macpherson
Sixième année
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Mar 29 Mar - 19:19

MOMENT ENTRE PÈRE ET FILLE

Archibald Macpherson & Lydwine Macpherson

Janvier 2000. Premier jour de cours de la nouvelle année.

Durant tout le dîner, Lydwine s’était comportée de façon bizarre. Elle n’avait pas cessé de lever les yeux dans la direction de la table des Professeurs, voyant d’un mauvais oeil le Professeur Vongkham et son père discuter. Ils semblaient se connaitre, avant même que la Directrice de Poudlard ne fasse les présentations entre les élèves et elle-même. Qui c’était cette bonne femme ? Et pourquoi se rapprochait-elle autant de son père ? La Serpentarde avait vécu l’Enfer pendant des années, séparée de Archibald de façon injuste, elle l’avait très mal supporté. Aucune nouvelle de sa part et pourtant, elle savait qu’il lui écrivait. Mais ses grands-parents se transformaient en frontière dés qu’un hibou pointaient le bout de son bec. Elle en avait particulièrement souffert, perdant même gout à la vie, bien qu’elle s’était retrouvée en compagnie de sa mère et de son petit frère. Mais l’adolescente avait toujours eu une relation privilégiée avec Archibald. Ils étaient si proches que la séparation eut un gout de déchirure. Et le voir en train de parler et sourire à cette femme, faisait renaitre la douleur. Il semblait la connaitre, c’était certain. Et s’ils étaient amants tous les deux ? Et s’il finissait par arrêter de se battre pour Arabella, rien qu’à cause de cette femme ? Alors ça, il n’en était pas question ! Elle ne re-perdrait pas son père à cause d’une Prof.

Sa fourchette la démangeait et c’était cette pauvre viande qui en faisait les frais, alors que certains de ses camarades semblaient étonnés par son attitude. Même certains Professeurs avaient remarqué qu’un truc clochait de son côté. Mais elle s’en foutait bien de ce que tout le monde pouvait penser de ce qu’elle faisait ou non. Il était hors de question qu’elle laisse cette femme prendre la place de sa mère. Nom d’un petit bonhomme, tout le monde sait à quel point les adolescents peuvent se faire toute une montagne d’un petit détail. Ce sont bien souvent les hormones qui les font si mal réagir, c’est pour cette raison que les adultes ont autant de mal à les comprendre, oubliant comment ils étaient au même âge.

Le dîner toucha à sa fin et Lydwine ne demanda pas son reste pour sortir de table, filant d’une humeur massacrante en direction des cachots. Elle emprunta l’escalier en pierre, tant en rogne que son pied rata malencontreusement une marche et que l’adolescente tomba sur les fesses. Mais par chance, il n’y avait personne dans les couloirs pour l’avoir vu et elle pesta encore plus contre le nouveau Professeur au féminin, lui mettant tous ses malheurs sur le dos. Sale bonne-femme ! Si elle avait été vieille et moche comme Hikkins, jamais Lydwine n’aurait aussi mal réagi en la voyant se rapprocher de son Professeur de Potions de père.

D’une démarche rapide en prenant soin de ne pas retomber, la blondinette traversa les cachots jusqu’à se retrouver devant l’entrée de la Salle Commune de la Maison Serpentard. S’arrêtant devant, elle balança le mot de passe qui changeait quasiment toutes les semaines, comme s’ils avaient tous une mémoire d’éléphant. A l’intérieur, elle jeta son sac par terre sans aucun ménagement et se laissa tomber dans un fauteuil pour se calmer. Il lui restait son devoir de Défenses Contre les Forces du Mal à faire et par Merlin, le Père Rogue était-il tombé sur la tête pour leur demander trois parchemins recto ET verso ? Décidément ce début d’année était tout pourri. Comme si durant les vacances de Noël, elle avait eu le temps de faire ses devoirs. Ok, le pauvre Directeur de Serpentard n’avait strictement rien fait de mal, puisque ça faisait des semaines que le devoir était tombé, mais fallait bien pester contre tout le monde, même contre lui. Du moment qu’il ne le sait pas, tout va bien !

Du bout des doigts, Lydwine attrapa la lanière de son sac, le ramenant auprès d’elle et attrapant le sujet de son devoir. Elle n’arrivait pas à se contrôler, revoyant stupidement la table des Professeurs, avec Vongkham dont elle était persuadée qu’elle draguait son père. Et bien, foi de Macpherson, elle ne laissera rien arriver entre eu. Agrippant son sac, elle sortit aussi vite de la Salle Commune des Verts et Argents pour filer en direction du bureau de son père, ne se trouvant pas bien loin dans les cachots. Mais au détour d’un couloir, elle se mangea le propriétaire d’une longue cape noire qu’elle reconnaitrait entre toutes. Et lui aussi elle le reconnaitrait facilement, d’autant plus qu’elle venait de s’écraser le nez contre. Ramenant sa main à son visage pour se frotter le bout du nez, elle releva timidement la tête vers l’homme la dépassant de plusieurs têtes. Bien que là, elle se sentait tellement petite, qu’elle avait l’impression qu’il la dépassait de plusieurs mètres. Si elle a bien hérité quelque chose de son père, c’est sa maladresse ou sa faculté à se retrouver dans des situations aussi embarrassantes que cocasses. Le rouge lui montant aux joues, elle recula d’un pas, se rappelant qu’elle avait pesté silencieusement contre lui quelques instants plus tôt.

« Pardon Professeur Rogue. J’ai..je..par-là moi aller. »

Et avec ça, elle ne savait même plus parler correctement. Baissant d’un coup la tête, elle le contourna bêtement accélérant le pas dés qu’elle l’eut dépasser et entrant dans le bureau de son père d’un coup, comme si elle avait le diable aux fesses. Refermant la porte, elle resta dos à celle-ci, fermant les yeux pour soupirer de soulagement. Peut-être s’était-elle imaginée son Directeur de Maison en serial killer la poursuivant pour la tuer, parce qu’elle l’avait malheureusement bousculé.

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Archibald Macpherson
Professeur de Potions
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Mar 17 Mai - 15:42
Moment entre père et fille

Lydwine Macpherson & Archibald Macpherson
Le repas touchait à sa fin, tout comme la journée. Et après avoir pris congés auprès de mes collègues, j’étais reparti dans les cachots, afin de rejoindre ma salle de cours. Il me restait un paquet de corrections à faire. Il s’agit là, à mes yeux, de la pire besogne que peut avoir un Professeur. Dans mon métier, tout ce que j’aime, c’est apprendre à mes élèves mais sûrement pas corriger tous leurs torchons. Il y a du bon, je ne dis pas le contraire. Mais certains ont un petit poids à la place du cerveau, alors que d’autres ont une écriture si merdique qu’ils pourraient largement devenir Médicomage sans soucis. Je me décrirais comme étant un Professeur assez sympathique, tant que ce que je demande est fait en temps et en heure. Parfois, lorsque la situation le demande, je laisse une chance de rendre un devoir avec un peu de retard. Mais lorsque je corrige, là je deviens intransigeant. Les chiffons illisibles, je ne cherche pas à les décrypter, ils finissent totalement barrés. Et j’ai aussi l’habitude de ‘sous-noter’ les premiers devoirs de début d’année, pour forcer les élèves à redoubler d’efforts. C’est une façon de faire qui porte ses fruits. Lorsque les gamins n’ont pas la note escomptée, ils se donnent à fond pour les interrogations suivantes et je ne révèle jamais mon secret. Si ça venait à se savoir, c’est certain ça ne fonctionnerait plus.

A mon bureau, d’un geste de baguette, les devoirs des quatrièmes années venaient s’empiler sur le coin. Plus tôt dans la journée, je m’étais mis aux corrections des septièmes, il ne me restait plus qu’à terminer les quatrièmes et les troisièmes années, avant d’être tranquille jusqu’au prochain tour. Je saisissais déjà ma plume, la trempant dans l’encre sans vraiment regarder ce que je faisais. Mes yeux glissaient le long du parchemin que j’avais sous le nez, pour en retirer les éventuelles erreurs. Parfois, ce n’était que de l’orthographe et je ne retirais pas de point si la réponse concernant mon cours, était correcte. Bien que ferme, je ne suis pas à la recherche de la perfection, je veux juste aider les enfants à mieux réussir. Les Potions c’est vraiment la base de toutes magies. Avec quelques ingrédients et un chaudron, il est possible de réaliser de grandes choses. Une Potion peut être une arme destructrice, tout comme un remède miracle. Il y en a pour toutes sortes de Sorciers. C’est là, la beauté de cette matière, lorsque le chaudron ne nous explose pas à la figure. Durant mes années d’études, c’est déjà arrivé. A présent, c’est ceux des gamins qui explosent, ce qui me pousse souvent à me montrer méfiant lorsque la couleur du liquide, n’est pas vraiment celle que j’attendais. Aussi bien cette matière peut permettre de grandes choses, autant qu’elle peut devenir très dangereuse pour une personne qui se lancerait dans la conception d’une potion, sans aucune maitrise de l’art.

En cette soirée, je ne m’attendais pas à de la visite, j’en sursautais même lorsque la porte s’ouvrit pour se refermer aussi bruyamment. La personne à l’origine de tout ce bruit, c’est seulement ma fille qui semblait fuir quelque chose ou quelqu’un. Je relevais le nez de mes corrections, pour poser les yeux sur elle, j’attendais une explication qui évidemment ne voulait pas venir.

« Qu’est-ce que tu fuis comme ça ? T’as vu un fantôme ? »

Ce n’est pas une nouveauté, il y a pas mal de revenants se promenant dans les couloirs de Poudlard. Mais je préférais lui laisser le temps de reprendre sa respiration, avant de la question davantage. En attendant, je reprenais le fil de mes corrections. La relation avec ma fille est toute fraiche de seulement quelques mois. Avant Septembre, la vie nous avait séparé. Les débuts et les retrouvailles ont été difficiles, mais j’ai l’impression, qu’à présent, tout va mieux. Je sais l’écouter quand quelque chose ne va pas et elle vient tout de suite m’avertir au moindre problème qu’elle rencontre. Je n’ai ainsi pas la mauvaise surprise de me faire engueuler par Severus sans comprendre le comment du pourquoi. Mais je n’ai pas trop à me plaindre, j’ai remarqué qu’il y a des petits Serpentards bien plus remuants que Lydwine et il est rare que mon collègue le plus proche, ne fasse irruption pour me parler d’elle. Même qu’il ne fasse irruption pour me parler tout court. Il faudrait presque que je pousse ma fille à faire des bêtises, pour avoir la surprise de le voir débarquer dans mon bureau.

Après la correction de ce parchemin, je le mettais sur la pile des devoirs traités, plaçant déjà le suivant devant moi, mais me rétractant en voyant le teint livide de mon enfant. Je laisse la plume sur le bureau et je crois les bras sur ma poitrine, en me mettant dos contre le dossier de mon fauteuil. Il y a clairement un truc qui cloche et je sens que je vais être obligé de lui tirer les vers du nez pour savoir de quoi il s’agit.

« Tu te mets à table tout de suite ou il faut que je joue aux devinettes ? »
acidbrain




A man with nothing to fear is a man with nothing to love
Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent fous. Demandez-vous pourquoi ils ne le deviennent pas. Devant tout ce qu’on peut perdre en un jour, en un instant... Demandez-vous ce qui fait qu’on tienne le coup...
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Lydwine Macpherson
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Ven 11 Nov - 15:38

MOMENT ENTRE PÈRE ET FILLE

Archibald Macpherson & Lydwine Macpherson

Janvier 2000. Premier jour de cours de la nouvelle année.

Qu’est-ce qu’elle fuit, qu’est-ce qu’elle fuit… C’est le Professeur Rogue qu’elle fuit, après se l’être amplafonnée comme une débile. Mais il l’aurait déjà vite rattrapé s’il avait voulu la coller pour ça. L’adolescente restait silencieuse, dos à la porte, regardant son père sans vraiment trouver les mots. Celui-ci était déjà retourné à sa correction de parchemins, quand elle décida d’entrer un peu plus dans la pièce, le teint blanchâtre. Elle était restée plusieurs années sans voir son père avec toutes ces histoires de famille qui la dépassaient. Archibald continuait pourtant à être génial avec elle, la Serpentarde n’avait rien à dire là-dessus. Il faisait de son mieux pour renouer un lien père-fille, comme ils entretenaient bien avant. Sur tout ça, elle ne pouvait rien lui reprocher et n’en avait pas envie. C’était le reste qui la dérangeait, mais les mots n’étaient pas simples à trouver.

Tête baissée et regard collé sur les pierres du sol froid, Lydwine hésitait encore à parler. Si la voix du Professeur de Potions n’avait pas retenti dans la pièce, l’adolescente serait restée ainsi pendant de longues minutes et peut-être même plus. Elle ne savait pas trop comment se lancer, mais maintenant qu’elle était là, elle n’avait plus vraiment le choix. Tête enfin relevée même si regard évasif, se baladant sur le bureau et les parchemins présents, la petite blondinette ne pouvait s’empêcher de torturer la manche de son vêtement, en signe d’angoisse.

« Il s’est passé plusieurs années pendant lesquelles je ne t’ai pas vu. Je sais que ce n’est pas de ta faute et que ce n’est pas toi qui as voulu tout ça. »

Elle était consciente qu’il n’était qu’une victime tout comme sa mère. Et elle savait bien que si ça ne dépendant que de lui, il serait venu les récupérer pour les ramener à la maison. Lydwine voulait évincer ce sujet au plus vite, sans prendre le risque qu’il se sente coupable. Elle n’était pas là pour ça. Si elle se trouvait devant lui, dans son bureau, c’était pour une toute autre question, forcément déplacée lorsqu’elle est posée à l’un des parents.

« Officiellement maman et toi, vous étiez divorcés. Est-ce que… Est-ce que tu as eu une autre femme dans ta vie ? Il y a quelque chose entre toi et la nouvelle prof ? Celle qui te colle sans arrêt et qui n’arrête pas de venir dans ton bureau. »

Si c’était passé inaperçu pour les autres élèves ou le restant des Professeurs, Lydwine avait bien remarqué ce qu’il se passait. Même si elle extrapole et se fait probablement des films. Mais la jalousie d’une fille, envers tout ce qui porte une jupe et qui s’approche trop près de son père, peut faire des ravages.

« Maman va aller mieux, pas vrai ? Vous allez vous remettre ensemble ? Elle n’a eu personne d’autre dans sa vie, elle. »

Lydwine vivait très mal la situation. Le divorce forcé de ses parents à cause de ses grands parents maternels, l’attaque par doloris subie par sa mère, les longs mois d’internement que cette dernière a vécu. En plus, il y avait le petit frère dont elle voulait récupérer la garde, alors qu’elle avait des périodes pendant lesquelles la folie prenait le dessus sur la raison. Pour la jeune élève de Serpentard, seul son père était en mesure d’arranger toute cette misère. Sauf si quelqu’un venait par se mettre en travers de son chemin. Et Lydwine était déjà prête à demander de l’aide à ses camarades, si tel était le cas avec la Prof de simulation réelle. En plus, cette femme n’est même pas de sang-pur, elle n’a pas le droit de toucher à son père qui en est un.

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