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Les désagréments de la grossesse • Jezabel

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Mer 30 Mar - 19:54
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Nous sommes dimanche et bien entendu il n'y a pas cours. Ce matin je me suis levée plus tôt que je ne l'aurais cru assez tôt en tout cas pour ne pas avoir raté le petit déjeuner. Après mettre habillée, lavée un peu le visage et brossée mes cheveux j'ai décidé de rejoindre la Grande Salle. J'ai passé une bonne partie des vacances de fin d'année à Poudlard, surveillant les élèves et profitant du calme des couloirs pour rattraper les copies que je devais corriger. J'ai pu tout faire sans me presser et sans que cela ne plombe mes vacances. Pour les cinquièmes et les septièmes années je leur ai donné à chacun un devoir à faire, pas énorme mais il faut qu'ils maintiennent leurs niveaux pendant les vacances. Je ne souhaite pas non plus leur plomber leurs vacances alors ce devoir s'ils s'y prennent bien devrait leur prendre au minimum une heure de leur temps maximum deux si ça leur pose vraiment du souci. Mon but n'est pas de les embêter mais de faire en sorte qu'à la fin de l'année ils réussissent leurs examens. Ce sont deux examens très importants qu'ils se doivent de réussir. On peut avoir une très bonne vie avec un bon métier même si on n'a pas ses ASPICS mais il est préférable d'avoir réussi les deux examens. J'ai été à leur place, je ne suis pas née adulte, j'ai été étudiante à Poudlard avant de devenir professeur et je sais que c'est barbant d'avoir des devoirs à faire pendant les vacances c'est pour ça que j'ai fait en sorte que le devoir soit le plus facile possible – sans l'être trop pour autant – et qu'il leur prenne le moins de temps possible. Durant ces derniers mois j'ai su donner de gros devoirs qui pouvaient prendre toute une soirée à faire, en fait, j'en donne un de ce type une fois par mois et je tente de faire en sorte qu'à la fin de l'année les programmes soient tous finis. Je n'aime pas le fait que certaines classes n'aient pas fini leurs programmes, les élèves ont des lacunes et cela peut les handicaper. Un handicap dans notre monde actuel peut coûter la vie.

Mes week-ends, je sors de temps en temps du château pour aller faire un tour à Près-au-Lard ou à Londres, mais sinon je travaille ou je lis. Dans tous les cas je me repose pour être en bon état pour la prochaine semaine. Je ne me lasse pas de mon travail, j'aime enseigner, instruire mes connaissances à la prochaine génération. Même si parfois il est dur et que ça m'agace de devoir constamment corriger des copies qui parfois me font douter de l'intelligence de certains de mes élèves je continue encore et toujours, de toute manière je suis payée pour ça, donner des cours, donner des devoirs et des contrôles, préparer des examens blancs comme préparer les élèves à passer les examens et corriger toutes ces copies, préparer les futures leçons. Je sais que ce n'est pas toujours facile pour un élève d'être attentif en cours, j'ai été à leur place et même si j'étais une excellente élève – non, je ne me vante pas c'est la réalité, j'ai quand même gagné le Tournois des Trois Sorciers – il m'arrivait parfois de décrocher pendant un cours et de rêvasser. Lorsque l'été arrivait et que la chaleur augmentait il était plus difficile pour les classes de se concentrer, ça sera sûrement la même chose cet été et je devrais redoubler d'efforts et d'inventivité pour garder captifs mes élèves. Mais nous n'y sommes pas encore, les fêtes viennent à peine de finir et cela doit faire je dirais trois semaines que les cours ont recommencé. J'ai redémarré mes cours en douceur car il est toujours difficile de reprendre après les vacances. En tout cas j'ai fait ça pour la première semaine, la semaine d'après nous avions repris notre rythme habituel.

Je suis entrain de finir mon croissant, ayant reposé mon journal après avoir lu un article sur une découverte archéologique faites au Guatemala dans la Gazette du Sorcier quand je remarque une tête rousse à la table des Serpentards partir précipitamment. Je fronce les sourcils, il y a un problème. Je finis tout de même mon croissant, signifiant à Ézéchiel que je reviens – ce qui veut dire c'est MA gazette tu n'y touches pas tant que je ne l'ai pas fini, pas que je ne suis pas partageuse mais je n'aime pas quand on lit un journal que je n'ai pas fini – j'ai encore un peu faim mais je suis intriguée par ce qu'a fait cette Serpentarde. Je crois qu'elle s'appelle Jezabel Slate mais j'ai tellement d'élèves que parfois je ne me souviens pas clairement des prénoms et noms de mes élèves, c'est sympa quand ce sont des jumeaux que j'ai face à moi, mais je ne le prends pas mal quand ils s'amusent à me faire tourner en bourrique en me faisant croire qu'ils sont l'autre. Je me lève, quittant ainsi la table des professeurs après avoir essuyé la commissure de mes lèvres. Je traverse la salle, ne jetant pas un regard autour de moi, lorsque j'arrive dans le hall j'ai le temps de voir ma tête rousse tourner dans un couloir. Je la suis donc à distance, souhaitant savoir ce qui se passe, je ne suis pas spécialement pressée nous sommes dimanche je n'ai rien de spécial de prévu hormis m'occuper de mes copies et préparer les cours de la semaine.

Nous gravissons plusieurs étages avant d’atterrir finalement dans les toilettes des filles. D'accord … je dois interpréter ça comment ? Serait-elle malade ? Ou simplement a-t-elle eu une envie pressante mais tout de même … je pousse la porte rentrant à sa suite. Je n'ai pas eu le temps de la voir rentrer dans l'une des cabines car j'étais à une certaine distance d'elle mais certaines portes sont entrouvertes alors que quelques-unes sont fermées. Mimi ne semble pas être là. Gérer une adolescente malade plus une Mimi Geignarde, je peux le faire, ce n'est pas comme si j'avais affaire à Peeves. Mais c'est bon, avec lui j'ai saisi le truc, il suffit de le menacer d'aller voir le Baron Sanglant pour qu'il se calme. J'espère qu'il ne va pas se pointer, ça ferait empirer les choses. Je pince les lèvres en entendant le bruit de quelqu'un qui vomit, bon ok, il y a vraiment un problème. Je m'approche prudemment, mes yeux allant d'une cabine à l'autre avant de repérer l'endroit où la Serpentarde s'est réfugiée, alors je toque quelques coups contre la porte « Ça va ? Tu es malade ? » Le tutoiement m'est venue si facilement au début de l'année que j'ai fini par le garder, je sais que je devrais vouvoyer mes élèves mais j'ai vraiment du mal. Je respecte que les autres professeurs le fassent mais sur ce point je bloque, c'est peut-être dû au fait que je suis jeune et qu'il y a à peine quelques années j'étais à leur place ?!
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Jezabel Slate
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Jeu 7 Avr - 17:44



Mira & Jezabel
Les désagréments de la grossesse

« C
her Calvin. Non ça va pas, c’est trop bizarre. Calvin. Non, là c’est trop froid. » Assise sur mon lit, j’essaye d’écrire une lettre au père de mon bébé. Depuis quelques temps, il est au courant de ma grossesse, mais je n’ai pas de nouvelle encore. J’espère qu’il ne m’en veuille pas trop pour l’annonce qui s'est faite dans le bureau de sa mère, en plein au sein du Ministère de la Magie. Il y avait d’autres endroits pour dévoiler ce genre de nouvelle, mais j’étais tellement perdue que je n’avais pas réfléchi. Et en plus, il fallait qu’il le sache avant que je ne m’envole une nouvelle fois pour Poudlard.

Je suis consciente qu’il doit avoir besoin de temps pour se faire à l’idée que d’ici quelques mois, il sera papa. Peut-être qu’il est aussi de mon devoir de le contacter en premier, pour m’excuser de ne pas lui avoir dit les choses d’une autre façon. Mais sa mère avait raison de dire qu’il n’y a pas de bon moment pour une pareille nouvelle. Je me sens un peu perdue, ignorant de quoi mon futur serait fait. Notre futur, étant enceinte.

Mon estomac me rappelle qu’il est l’heure du petit déjeuner et pour ne pas m’évanouir dans un coin, mieux vaut que je m’y rende. Ma douche est prise depuis une petite heure et je suis également déjà habillée, coiffée et même maquillée. Je délaisse ma pochette sur mon lit, me disant qu’avec le ventre plein, il me sera plus simple de trouver les bons mots.

En sortant de mon dortoir, je cherche Jay du regard. Il est sûrement déjà dans la Grande Salle et je préfère ne pas attendre ici pour rien. Je ne veux pas prendre le risque qu’il n’y ait plus rien à manger une fois arrivée. J’emprunte le passage pour sortir de ma Salle Commune et j’affronte le froid des cachots avant de remonter jusqu’à la Grande Salle. En y pénétrant, je remarque mes amis et je ne tarde pas à les rejoindre. Tout le monde parle de leurs projets pour la journée, moi je n’en ai aucun de prévu en-dehors d’écrire à Calvin. Je pense que trouver rien que le début, va me prendre longtemps. Aussitôt, mon regard se pose vers la table des Professeurs, Rogue n’y est pas et j’en suis soulagée. Sa femme lui a sûrement tout raconté, même si j’espère qu’elle ait oublié de lui faire le récit de ma boulette qui le désignait comme étant le père de mon bébé.

En regardant devant moi, la nourriture ne me donne plus vraiment envie mais je sais que je dois me forcer, sinon la journée va être terrible. J’attrape une tartine beurrée avec de la confiture et commence à la manger. Finalement, tout se passe bien, alors j’en prend une seconde et me sers aussi un chocolat chaud. C’est la première fois depuis des semaines que je peux terminer mon petit déjeuner sans être malade. Le courrier est livré à peine ma dernière gorgée avalée. Comme d’habitude, je prévoie de partir à ce moment-là. Généralement, je ne reçois rien et je n’aime pas les regards de pitié des autres élèves. Mais cette fois, c’est différent. Une magnifique chouette lâche un paquet juste sous mon nez. Je le regarde pendant un instant, me demandant s’il n’y a pas erreur. Mais mon nom se trouve bien dessus. Toujours avec une certaine hésitation, je déchire le papier, découvrant une boite en carton décorée avec des petits ours de toutes les couleurs, comme si le colis avait été envoyé d’un magasin pour enfant. Ne prêtant aucune attention aux autres élèves, je m’empresse de l’ouvrir et j’y découvre à chien à trois tête en peluche. Il y a aussi une carte à l’intérieure que je saisis du bout des doigts. Grand sourire aux lèvres, je découvre avec une immense joie que c’est Calvin qui s’excuse de ne pas m’avoir contacté plus tôt. Mais me sentant pas tellement bien d’un coup, je remets la peluche et la carte dans la boite, que j’attrape sous le bras pour filer de la Grande Salle.

Je monte au plus vite pour me rendre dans les toilettes des filles. Tant pis, Mimi Geignarde pourra y aller de ses sarcasmes si elle le souhaite, mais c’est soit ces toilettes, soit je rend mon petit déjeuner dans le couloir. A peine arrivée, j’entre avec fracas dans une cabine que je verrouille, déposant la boite au sol, pendant que mon estomac se vide de son contenu. La porte claque pas bien longtemps après mon entrée, c’est certainement Jay qui vient voir si tout va bien, mais aussi me questionner sur le paquet que j’ai reçu. Je m’apprête à dire quelque chose, mais une voix m’en empêche. Merde ! C’est pas Jay, c’est Todd. Je tente de reprendre mes esprits en inspirant profondément. Et une fois mon paquet récupéré, je me redresse, déverrouillant la porte et me rendant aussi sec au lavabo. J’ouvre le robinet, me penche et me rince avec l’eau. Ce n’est qu’une fois que j’ai terminé que je saisis un chewing-gum dans la poche de ma cape, l’ouvrant et le plaçant dans ma bouche. Hier soir, j’ai faite les poches de Jay. Mais c’est de sa faute aussi, il avait laissé trainer sa cape sur un fauteuil et comme je sais qu’il a toujours des bonnes choses sur lui, je lui ai emprunté ce chewing-gum. S’il veut, je pourrais lui rendre ensuite, mais à mon noble avis, il m’en fera cadeau.

Je me retourne, toujours avec mon paquet sous le bras. Il est temps que je réponde à mon Professeur. « J’ai probablement prise un coup de froid dans les cachots. Avec ce temps, rien d’étonnant. »
WILDBIRD
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Lun 11 Avr - 17:54
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J'ai une santé de fer ou presque, il m'est déjà arrivée à plusieurs reprises de tomber malade, comme tout le monde, je suis quelqu'un de normal et il m'arrive d'être malade. Ça m'embêtait et m'énervait à la fois lorsque j'étais malade quand je n'étais encore qu'une élève ici. Depuis la rentrée je ne suis pas tombée une seule fois malade, en faites, ça fait depuis trois ans que je n'ai rien eu, j'en suis bien entendue satisfaite ! Je pense être une bonne patience, je ne me plains pas trop, je râlais juste un peu quand je savais que je ratais des cours, je prends mes médicaments sans me plaindre et guéris plutôt vite. Je m'en suis plutôt bien sortie jusqu'à présent. Même lorsque je me suis retrouvée à l'infirmerie après la seconde épreuve durant le Tournoi des Trois Sorciers je ne me suis pas plainte, en faites, j'étais surtout déboussolée, ne comprenant pas ce qui se passait et ne me souvenant surtout pas de ce qui s'était passé pour que j'en arrive à être à l'infirmerie sans souvenir de la dernière épreuve. Même Ézéchiel a été blessé, il ne restait plus que nous deux. Lui et moi. La troisième étant décédée suite à ses blessures. Les directeurs ont envisagé d'annuler le Tournoi mais le processus était lancé et on ne pouvait l'arrêter. Heureusement la troisième et dernière épreuve fut plus facile, nous avons eu affaire à un labyrinthe et j'en suis ressortie gagnante, remportant ainsi la Coupe de Feu. J'ai senti à plusieurs reprises l'adrénaline coulée dans mes veines, s'était enivrant. J'aurais très bien p être auror, je pense que je m'en serais bien sortie mais j'ai préféré enseigner et transmettre mes connaissances. Peut-être qu'un jour j'envisagerais de changer de métier et m'orienter vers celui-ci, c'est peut-être possible .! Mais actuellement mon travail ici me plaît, même si j'ai quelques accrochages avec certains élèves ça se passe bien avec la plupart et je suis plutôt satisfaite du résultat que j'obtiens auprès de mes classes qui ont un bon niveau, j'ai bon espoir pour leurs examens même si nous n'y sommes pas encore.

Je n'obtiens pas tout de suite une réponse de la part de la Serpentard qui est cloîtrée dans les toilettes. Va-t-elle bien ? Non, elle ne va pas bien, je l'ai clairement entendu vomir. Quelque chose ne va pas. Elle est peut-être malade. Elle a peut-être une indigestion. Je ne sais pas trop quoi penser, j'aimerais pouvoir la voir, lui parler et sûrement l'emmener à l'infirmerie si je le juge nécessaire. Oh ! La voilà qui sort et passe à côté de moi sans un mot se dirigeant directement vers les lavabos, je me retourne donc pour la garder dans mon champ visuel, attendant qu'elle prenne enfin la parole et me réponde. Je la laisse donc se rincer la bouche, mettre un chewing-gum dans sa bouche avant de se retourner pour me faire enfin face. Je vais peut-être enfin avoir une réponse. Mon visage est neutre, impassible, je ne vois pas pourquoi je sourirais ou ferais la tête, je me dois juste d'attendre cette réponse qui arrive enfin. Attraper froid ? Ouh ça pue le mensonge. Non mais parce que lorsqu'on attrape froid on ne va pas vomir aux toilettes. « Attraper froid ? Tu viens de vomir. » par ces quelques mots que je viens de prononcer je lui fais clairement savoir que je ne la crois pas. Enfin si, elle peut bien avoir attrapé froid mais elle vient de vomir, alors avoir attrapé froid ne vous fait pas vomir. Il y a anguille sous roche, pourquoi ne veut-elle pas avouer qu'elle va mal ? Mes bras sont croisés sur ma poitrine et je suis appuyée contre ce qui relie deux toilettes l'une à l'autre. « Tu devrais aller à l'infirmerie, histoire de voir ce que tu as. Tu te sens mal depuis combien de temps ? » Je pourrais bien lui sortir le « je ne suis pas ton ennemi, tu peux me parler » mais je doute que ça fasse quelque chose.

Même si Jezabel est une élève parmi tant d'autres je m'inquiète pour elle comme je m'inquiète pour chacun de ses camarades. Si elle va mal, si elle est malade ou qu'il y a quoi que ce soit j'aimerais qu'elle me le dise pour que je puisse l'aider. Je ne suis pas là pour être la méchante même si certains me voient ainsi, je veux les aider, les soutenir dans les épreuves qu'ils traversent s'ils en ressentent le besoin, je veux leur apprendre ce que je sais pour qu'ils arrivent à survivre dans ce monde dans lequel nous vivons. Les temps sont sombres et bon nombre d'entre nous en avons été affecté. Durant la Nuit Rouge j'ai perdu des membres de ma famille, Ézéchiel quant à lui il a perdu sa mère. Certains élèves sont devenus des lycanthropes et c'est dur à vivre pour eux, surtout vu qu'ils sont mis à l'écart par Hikkins, ils ne peuvent pas dormir avec leurs camarades et sont suivis de près par un surveillant. Je trouve ça dommage car j'avais un meilleur souvenir de Poudlard. Je me souviens de ces soirées que je passais à réviser avec mes amies dans notre dortoir ou bien dans la salle commune. Je me souviens que je pouvais ne pas travailler pendant plusieurs heures et profiter de la vie, de mes amis et m'amuser, me détendre. Maintenant le Poudlard actuel est devenu plus strict, plus sévère, mais ça reste normal car il a fallu renforcer la sécurité et puis s'est Hikkins, elle a été auror, puis juge. Elle est stricte et veut un Poudlard à son image, rehausser le niveau et préparer les élèves à ce qui les attend dehors. Il y a même un nouveau cours, mise en situation je crois. Moi, j'étais à l'époque de Dumbledore, c'était plus cool, plus relaxe mais nous n'avons pas vécu ce que les élèves qui sont actuellement à Poudlard ont vécu. C'était une autre époque.
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Jezabel Slate
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Mar 26 Avr - 20:06



Mira & Jezabel
Les désagréments de la grossesse

C'
est dur d’être enceinte. Je n’en avais jamais douté mais avant, je n’y pensais pas vraiment. C’était le genre de choses qui ne m’avaient jamais effleuré l’esprit. Trop jeune et célibataire, je ne risquais rien. Il était tout aussi inutile que je prenne un moyen de contraception sorcier ou moldu. Et avant que ça ne me tombe dessus, je pensais que les filles qui tombaient enceintes en étant jeunes, étaient juste vraiment naïves de ne pas avoir pris leurs précautions. Tellement que je viens augmenter les statistiques des adolescentes prêtes à devenir mères.

Peu-à-peu, je vais commencer à m’y faire à ces nausées matinales, mais je ne serais pas contre qu’elles prennent rapidement fin. En me renseignant, j’ai appris que tout rentrait dans l’ordre à partir du troisième mois de grossesse normalement. Si mes calculs sont bons, il me reste un mois à tenir avant d’être tranquille. J’y crois dur comme fer alors que je me vide à nouveau l’estomac. Mine de rien, je n’ai pas mangé grand chose alors j’en viens vite à vomir ce que je n’ai pas dans le ventre. C’est ce qui fait le plus mal. Mais la suite n’est pas non plus joyeuse. En me relevant, j’entend un Professeur qui est entré dans les toilettes. Je m’empresse d’attraper mon paquet et de filer me rincer, alors qu’elle me demande si je suis malade. Dans mon malheur, j’ai la chance d’être enceinte en plein milieu de l’hiver. Je peux jouer du mauvais temps et de la froideur des cachots pour expliquer mon état. Sauf qu’elle ne semble pas me croire. De surprise, je lève un sourcil d’étonnement. Elle n’a jamais vomi en ayant un simple rhume elle ? Elle vient de quelle planète ? « Faut croire que je suis une petite nature alors, c’est pas la première fois que ça m’arrive. » Et en plus c’est vrai. Les autres années, je n’étais pas enceinte, mais ce n’était pas ça qui m’empêchait de vomir mes tripes quand je tombais malade.

Tenant fermement mon paquet entre mon bras et mon flanc, je pense que la porte n’étant pas trop loin, je peux partir de ces toilettes pendant qu’il en est encore temps. Si ce n’est Mimi qui s’amuse à faire le pitre en lançant des cris agaçants et en passant d’un mur à l’autre. Pourvue qu’elle n’entre pas comme une furie dans l’un des toilettes en nous éclaboussant au passage.

Mon professeur se trouve toujours devant moi et je l’observe ne sachant pas trop ce qu’elle veut. Essaye-t-elle de me faire avouer quelque chose ? Personne ne sait pour mon état, hormis Jay. Mais lui, même sous la torture, il ne dirait rien. Je le connais bien. Il ferait une grosse connerie, sortirait une énormité, mais ne balancerait jamais un ami. Quand mon interlocutrice brisa le court silence, mon air se voulait encore plus étonné. « Il y a sûrement des élèves qui ont plus besoin de l’infirmière que moi. Ce n’est qu’un rhume, je ne vais pas aller la déranger pour si peu. Et j’ai vu un Médicomage de Sainte-Mangouste durant les vacances de Noël. C’est bien un simple rhume et j’ai de quoi me soigner. Mais merci de vous en inquiétez. » Le premier Médicomage qui me vient en tête, sans grand étonnement, c’est Edwin Rogue, le frère de Calvin. Au moins j’ai un nom à balancer si jamais elle essaye de me coincer à ce sujet. Il faudra juste que je me dépêche de lui envoyer un hibou par la suite, pour le prévenir que je l’ai légèrement plongé dans mes problèmes pour ne pas avoir à avouer que je suis enceinte.

Le règlement de Poudlard n’oblige pas les élèves dans mon état, à le dire aux professeurs. C’est ce qui s’appelle la vie privée et je compte profiter de ces quelques mois qu’il me reste, avant que mon ventre ne se fasse rond et gonflé. Je n’ai pas tellement envie que tout le monde soit au courant avant que je ne finisse de planifier la suite des événements. Il ne manquerait plus que l’autre folle d’Hikkins l’apprenne. Je suis certaine qu’elle me ficherait dehors de l’école alors que la procréation n’a pas eu lien dans l’enceinte de Poudlard. Je n’ai donc pas enfreint son stupide règlement qui interdit les élèves de sexe différent de se toucher. Si elle savait que la plupart des sixièmes et septièmes années ont déjà eu leurs premières fois à Poudlard. Que ce soit dans les Salles Communes, les Salles de Bain, Toilettes ou encore dans le parc lors des beaux jours, aucun règlement ne pourra jamais empêcher les adolescents de fricoter. C’est la loi de la nature. Ils l’ont tous fait avant nous, ils le feront tous après nous. Et séparer les filles des garçons n’y changera rien, il y aura juste plus de personnes bisexuelles. « C’est bon ? Je peux aller rejoindre mes amis maintenant ? » Je ne compte pas camper dans les toilettes, surtout avec l’agaçant fantôme de Mimi et je suis certaine que mes amis sont quelque part en planque dans le couloir, attendant de voir si je vais m’en sortir. Je les retiens de ne pas être venue m’avertir de l’arrivée imminente de notre professeur.
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Jeu 26 Mai - 2:22
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Moi, quand je suis enrhumée, je renifle, mon nez coule, j'éternue et je me mouche beaucoup. Je n'ai jamais vomi en étant enrhumée. J'ai du mal à la croire, vraiment du mal. Par contre, mes gastros sont carabinées, mais j'ai de la chance elles sont rares voire même très rares. J'ai une bonne santé et tombe peu malade, certains ont une moins bonne santé, cela arrive. Je peux bien croire qu'il y est déjà des personnes à l'infirmerie, il n'est par rare d'y voir au moins ou deux élèves mais il est tout de même régulier d'avoir une infirmerie vide. Je fronce les sourcils lorsque Jezabel me parle de Saint Mangouste, elle y est allée pendant les vacances et me certifie que c'est bien un rhume. Si ce n'est qu'un rhume alors je ne vois pas pourquoi elle est allée à l'hôpital pour ça. Il est facile de définir les symptômes d'un rhume et selon moi, il n'y a pas besoin d'avoir recours aux médicomages exerçant à Saint Mangouste, même un moldu serait le diagnostiquer ! Même si nous avons des maladies différentes qu'eux, le rhume nous ait communes « Saint-Mangouste, pour un rhume ? Je croyais que c'était dans les cachots que tu avais pris un coup de froid, c'est plus récent que les vacances … Écoutes, j'ai bien conscience que je suis embêtante, mais je pense que c'est normal que je m'inquiète quand je vois qu'un élève ne va pas bien et que je l'entends vomir dans les toilettes ... » Bon ok, c'est vrai, les Serpentards ont leur salle commune dans les cachots, mais pour moi elle ment, elle cache quelque chose. Je sais qu'un professeur n'est pas la personne à qui on se confiera en premier et surtout pas moi qui me suis introduite dans leur salle commune et qui en suit à ma première année en tant qu'enseignante à Poudlard. On préfère toujours se confier à ses amis, moi aussi quand j'étais élève je préférais me confier à mes amis qu'aux professeurs. Pour certains je peux être comme un ennemi à abattre, je suis censée faire figure d'autorité, l'adulte n'est pas souvent vu d'un bon œil et parfois j'aimerais redevenir adolescente et revivre certains moments que j'ai vécus, mais pour ça, il y a les pensines. Un retourneur de temps me ferait revivre l'action mais je ne pourrais pas revenir au moment présent. De toute manière, ceux-ci ne sont pas censés être dans n'importe quelle main …

Mes premières amours ont été à Poudlard, en fait, la plupart des bons moments de ma vie ont été à Poudlard. Je n'ai qu'une vingtaine d'années, je ne suis pas comme Dumbledore qui a vu des générations d'élèves passer. Je sais bien que chaque génération est propre à elle-même mais certaines choses ne changeront jamais, ou bien dans très longtemps … j'ai eu le professeur Rogue en tant que professeur et je dois avouer que cela me fait encore un peu bizarre de savoir qu'à présent je suis sa collègue. Je ne lui adresse pas beaucoup la parole, dans mon souvenir ce n'était pas un homme bavard mais passionné par la matière qu'il enseignait, j'imagine que ça doit être la même chose aujourd'hui. J'ai toujours apprécié ses cours, était-ce sa façon d'enseigner ou la matière qui me plaisait ? Je n'en sais rien, peut-être les deux. Je me souviens qu'il y avait certains cours, certaines matières qui avaient le don d'être soporifique, mais parfois c'était dû au professeur … ou à l'horaire. Oui, parce que étudier la nuit, c'est bien l'astronomie qui nous force à rester éveiller jusqu'à tard le soir. Je me souviens de mes examens d'astronomie, j'étais motivée, j'avais révisé et pourtant vers la fin j'avais du mal comme mes camarades à rester éveillée et concentrée sur ce que je faisais, c'est surtout à ce moment-là qu'on commence à faire des erreurs et la relecture se fait bien plus difficile lorsqu'il faut lutter contre nos paupières qui se ferment. Au moins, nous n'en dormions que mieux. En tout cas, je me souviens que dès que j'avais fini de passer mon épreuve et que j'avais la possibilité de rejoindre mon dortoir je n'hésitais pas un seul instant, une fois dans mon lit il ne me fallait à peine que quelques secondes pour rejoindre les bras de Morphée où je n'en sortais pas pendant plusieurs longues heures de repos bien mérité ! « J'aimerais vraiment que tu ailles à l'infirmerie … ça ne te prendra que quelques minutes ... » dis-je en soupirant. Comprend-elle que cela me rassurait ? Je pourrais ainsi la laisser tranquille. Ça peut bien être un rhume, je veux bien la croire même s'il m'est difficile de croire que l'on vomisse en ayant un rhume mais chacun peut avoir des petites particularités qui peuvent être de ce genre. Je comprends qu'elle veuille rejoindre ses amis, à sa place je souhaiterais faire la même chose, être en présence d'un professeur n'est pas toujours appréciable. Mais comme je lui ai dit, passer à l'infirmerie ne lui prendra que quelques minutes et après évidemment que je la laisserais tranquille une fois que je serais rassurée.
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Jezabel Slate
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Jeu 2 Juin - 19:10



Mira & Jezabel
Les désagréments de la grossesse

J
e n’étais jamais restée aussi longtemps dans les toilettes. Au milieu de la pièce, mon paquet sous le bras, je crois que j’étais en pleine hallucination. Encore un peu et je me serais pincée le bras pour être sûre que je ne rêvais pas. Tout ce que tout le monde dit sur cette Prof est donc vrai ? Elle tient des discours totalement absurdes. Comment a-t-elle fait pour être embauchée ? J’étais perdue entre exploser de rire ou piquer une colère. Il faut dire que je m’avouais plutôt patiente, alors que d’autres se seraient sûrement déjà énervés depuis bien longtemps. Mais quand je vais raconter ça à Jay, il ne va pas en revenir.

Si une telle histoire était arrivée à quelqu’un d’autre, j’aurais sans doute été la première à éclater de rire sans pouvoir m’arrêter, en imaginant la situation plus que morbide. Hors, malheureusement, c’est moi qui en fais les frais, dans un moment plus que délicat et si je venais par rigoler, ce serait parce que mes nerfs auraient lâché, mais certainement pas parce que c’est drôle. Vous connaissez beaucoup de personnes qui ne seraient pas légèrement irritées si quelqu’un venait poser des questions pile au moment où elle renvoie son petit-déjeuner dans la cuvette des toilettes ? Moi pas et les hormones de grossesse n’aident pas vraiment à garder le self-contrôle. Pourtant, je m’efforçais de lui faire comprendre que ce n’était pas la peine qu’elle insiste aussi lourdement. Mais sa réponse me fit écarquiller les yeux, tant ce qu’elle disait n’avait ni queue ni tête. Qui est-elle pour prétendre savoir quand je suis tombée malade ? Donc en plus de se croire la plus belle et la plus intelligente, elle s’imagine maintenant en savoir plus que les Médicomages ? Par Merlin, j’espère au moins que Jay écoute derrière la porte et se marre bien, parce que si je raconte ça sans témoin pour me soutenir dans ma version des faits, jamais on ne me croira. « Qu’est-ce que vous voulez savoir de plus? J’ai attrapé mon rhume dans les cachots effectivement, mais avant les vacances de Noël. Je ne me suis pas perdue dans le coin, j’étudie ici depuis six ans, alors oui, j’étais déjà dans les cachots avant les vacances. Donc, une fois sur Londres, j’ai été à Sainte Mangouste voir un Médicomage, c’est à ça que servent les amis. Je ne vais pas me ruiner en potions diverses, quand l’un de mes proches peut me les donner gratuitement. » Je ne vois vraiment pas en quoi c’est normal de s’inquiéter et d’harceler les gens qui sont en train de vomir. C’est déplacé et même totalement morbide. Et que la personne qui n’a jamais rendu son repas, lève le doigt. C’est le truc qui arrive à tout le monde, surtout l’hiver avec le froid et les virus qui trainent. J’en ai vu des élèves filer aux toilettes en toutes ces années. Il n’y a rien d’étrange là-dedans et ils n’en sont pas morts, je vous assure.

Mais elle revenait au galop avec son histoire d’infirmerie, comme si je n’avais que ça à faire de perdre mon temps pour lui faire plaisir. « Maintenant écoutez, chacun son boulot. Vous n’êtes ni infirmière, ni Médicomage et vous n’êtes certainement pas en mesure de pouvoir deviner de quand date ce maudit rhume. D'autant plus que je ne vois pas en quoi ça vous concerne, vous n’êtes ni mon amie, ni ma mère et moi, je ne vous dois rien du tout. Ce n’est quand même pas un crime de vomir, nom d’un Troll. Je n'ai pas à vous rassurer d'une quelconque façon, ni à vous obéir. Le Médicomage est au-dessus de l’Infirmière, donc il est inutile que je me rende à l’infirmerie. » Je terminais de récupérer le peu d’affaires que j’avais eu le temps d’emporter avec moi, avant de filer à toutes vitesses de la Grande-Salle. La prochaine fois, j’irais vomir dans la cour, pour éviter d’être poursuivie de la sorte. « Mais arrêtez de vous imaginer au-dessus de tout le monde comme ça, le seul à avoir une autorité sur moi ici, c’est le Professeur Rogue. Hors, lui, il a la décence de ne pas me poursuivre jusque dans les toilettes. » Non, mais elle me gonfle là, à se montrer si insistante. Elle serait bien la dernière personne à qui je me confierais sur mon état. Je préférerais encore en informer Hikkins, qui ne s’est jamais permise de débarquer dans les Salles Communes, quoiqu’on en dise. « Si vous cherchez à vous attirer la sympathie des élèves, allez-donc voir ceux d’une autre Maison et piochez chez les premières années, ce sont les plus naïfs, ils pourraient s’imaginer que vous avez toute autorité sur eux. Mais ne cherchez pas, nous autres, à Serpentard, nous sommes tous soudés, vous n’obtiendrez rien d’aucun d’entre nous. Il fallait y réfléchir avant de voler le mot de passe à Rogue pour vous invitez dans notre Salle Commune. » Elle s’imagine quoi elle ? Que les autres ne nous ont pas raconté qu’elle ait entré dans notre Salle Commune comme si elle était chez elle ? Elle croit que le Professeur Rogue a accueilli la nouvelle avec un grand sourire ? Non, rien de tout ça, pourtant à l’écouter, elle est toujours aussi sûre d’elle. Elle devrait plutôt surveiller ses arrières, un mauvais coup est si vite arrivé. « Maintenant, la conversation est terminée. Je vais rejoindre mes amis et si l’envie vous venait une nouvelle fois de m’harceler jusque dans les toilettes, j’en informerais aussitôt mon Directeur de Maison, ainsi que mon père et Hikkins. »
WILDBIRD
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