RSS
RSS



 


 :: LONDRES :: ♣ Aux alentours :: Sites touristiques Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Un petit tour de manège ? Ft. Sarah

avatar
Laverne Poliakoff
Etudiante en Psychologie Magique
Nombre de messages : 178
Célébrité sur l'avatar : Emilia Clarke
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 1 Avr - 20:49
Sarah & Laverne



Les amis sont le ciment de la vie.
« … Ils arrivent enfin à la fontaine et il leur faut choisir qui va se baigner. A ce moment, Asha, épuisée par les efforts, s’effondre sur le sol. Altheda cueille les herbes près de la fontaine et prépare une potion qu’elle verse dans la bouche d’Asha. Asha est guérie et déclare qu’elle n’a plus besoin de la fontaine. Altheda pense pouvoir faire fortune avec les herbes et déclare qu’elle n’a plus besoin de la fontaine non plus. Amata a vu emporter tous ses regrets par le cours d’eau et déclare que Sir Sanchance devrait se baigner dans la fontaine. Après s’être baigné, étourdi par sa chance, le Chevalier demande à Amata de lui accorder sa main et son coeur. Les trois Sorcières et le Chevalier eurent une longue vie de bonheur et aucun d’eux ne soupçonna que les eaux de la fontaine ne recélaient aucun enchantement. »

Assise sur le lit de son fils, la petite tête de celui-ci contre son épaule, Laverne ferma le livre Les Contes de Beedle le Barde et le déposa sur la table de chevet, où une petite lampe dont l’ampoule avait la forme d’un Sorcier sur un balai, éclairait légèrement la pièce.

« La fontaine n’était pas magique alors ? »

Un sourire empli d’affection se dessina sur le visage de la jeune mère. Elle baissa le regard, ainsi que la tête, pour observer un instant les traits innocents de son petit garnement.

« Personne ne le sait vraiment mon chéri. Mais moi, je crois qu’il ne faut jamais baisser les bras et toujours croire que nos rêves les plus chers peuvent se réaliser. Mais maintenant, il est temps de dormir, demain une grosse journée nous attend. »

Laverne se redressa pour se relever du lit. Elle installa correctement l’oreiller de son fils et une fois la petite tête en place, elle remonta la couette à la housse Spiderman jusque sur les épaules du bambin, se penchant ensuite une dernière fois afin de l’embrasser sur le front.

« Bonne nuit mon coeur. »

Traversant la chambre jusqu’à la porte, la Sorcière se retourna dans la direction du lit, observant la petite masse pendant quelques temps avant d’actionner le bouton qui éteignit la lampe. Puis, en essayant de faire le moins de bruit possible, pour ne pas briser le sommeil qui s’installe tranquillement, Laverne referma doucement la porte, la laissant légèrement entrouverte. Son petit garçon n’aime pas dormir la porte fermée et il lui faut sa veilleuse afin de ne pas être dans le noir le plus complet. La veilleuse étant bien différente de ce que connaissent les Moldus. Les leurs se branchent souvent dans une prise de courant, restant ainsi immobile et allumée toute la nuit. Celle du petit Stanislav est un ciel étoilé au plafond et comme une véritable voie lactée, elle est en mouvement continue.

L’étudiante descendit l’escalier pour se rendre à la cuisine, afin de se servir un chocolat chaud. Son petit rituel gourmand avant de partir se coucher. De la lumière émanant de sous la porte du bureau de son père, lui fait comprendre qu’il doit être en pleine correction de copies, ce qui l’incite à ne pas aller le déranger.

Au petit matin, après une bonne douche et un bon petit-déjeuner, Laverne jette un coup d’oeil à Stan, qui semble bouder son bol de céréales. Terminant de lui préparer ses vêtements du jour, elle finit par soupirer et se redresse, le regardant avec insistance.

« Stan, si tu ne termine pas ton petit-déjeuner, nous n’irons pas promener aujourd’hui. »

Le garçonnet d’un peu plus de quatre ans releva la tête, les lèvres pincées, les sourcils froncés et la moue boudeuse bien en place, comme il sait parfaitement le faire.

« J’espérais tout fort et pas de papa. »

C’est avec un nouveau pincement au coeur, ressemblant plus à la lame d’un poignard qui vient s’enfoncer dans cet organe vital, que Laverne tente de ne pas succomber à la tristesse. Elle n’en a pas le droit devant son fils, mais elle sait que le petit garçon est en âge de savoir ce qui lui manque. Même si elle pense qu’il n’est pas encore en mesure de comprendre pourquoi ce manque. Ne voulant pas faire de longues tirades, la jeune mère s’installa à ses côtés et glissa sa main dans ses cheveux.

« Mon ange, il ne suffit pas d’y croire une seule nuit pour que ton souhait se réalise. Il faut toujours y croire. Des jours, des mois, plus encore. Un jour viendra où ton rêve se réalisera. Mais en attendant, Tata Sarah va manger toutes les barbes-à-papa de la fête foraine, si on ne se dépêche pas. »

Elle le laissa terminer son bol et l’aida ensuite à se débarbouiller, puis à se vêtir. Janvier n’étant pas encore terminé, le temps reste froid et humide. Mais l’humidité au Royaume-Uni, c’est la routine. Pour ne prendre aucun risque qu’il n’attrape froid, Laverne lui enfila sa doudoune bleue nuit, sa chapka origines Russes obligées, ainsi que ses gants. Des gants avec des doigts, puisque Stanislav a décrété que les moufles c’était pour les bébés. Puis enfin, ils se mirent en route pour la fête. En arrivant sur les lieux, les rires des enfants retentissaient. Stan observait toutes les attractions avec de grands yeux, alors que sa maman était surtout à la recherche de son amie.
LUCKYRED
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Sarah Black
Étudiante en droit magique
Âge du personnage : Vingt ans depuis peu
Nombre de messages : 210
Célébrité sur l'avatar : Crystal Reed
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 5 Avr - 18:38
Un petit tour de manège ?
L'AMITIÉ EST UN LIEN FRATERNEL, ET, DANS SON SENS LE PLUS ÉLEVÉ, ELLE EST LE PLUS BEL IDÉAL DE LA FRATERNITÉ. C'EST UN ACCORD SUPRÊME DE DEUX OU DE TROIS ÂMES, JAMAIS D'UN BIEN GRAND NOMBRE, QUI SE SONT DEVENUES NÉCESSAIRES L'UNE À L'AUTRE, QUI ONT TROUVÉ L'UNE DANS L'AUTRE UNE PARFAITE DISPOSITION À S'ENTENDRE, À S'ENTRAIDER ET À S'ENCOURAGER AU BIEN.
Diiing. Première sonnerie stridente de la journée. Sarah se retourne dans son lit et remonte sa couette jusqu'à son menton. Diiing. Un grognement se fait entendre. Et l'instant suivant le pauvre radio réveil - déjà bien cabossé- heurte violemment le mur d'en face. Elle retape son oreiller et replace sa tête le plus correctement possible quand un souvenir lui revient en mémoire. « Par Merlin, la fête foraine. » Qu'elle jure en se redressant, sans oublier de se cogner la tête contre l'étagère juste au dessus. Elle laisse échapper plusieurs jurons tout en s'insultant de tous les noms d'oiseau qui lui traversent l'esprit. Elle traverse tout l'appartement, ses pieds rencontrent plusieurs meubles, son ventre réclame son pesant d'or, alors qu'elle cherche tout simplement après une horloge. Dans la salle à manger exiguë, on peut trouver la vieille pendule achetée sur un un marché d'antiquité. Elle affiche seulement l'heure - celles sorcières sont parfois bien plus sophistiquées et ont d'autres fonctions - mais Sarah s'en contente amplement. Lorsque son regard se pose sur les aiguilles, elle s'arrête aussitôt, soulagée. Elle n'est pas en retard, pas encore en tout cas. Elle pourrait facilement l'être si jamais le petit déjeuné se fait trop longuet. Elle fonce donc vers la cuisine en quête d'une tasse pour son thé - définitivement, le café de si bonne heure, elle ne s'y fera jamais - et de tranches de pain afin d'y étaler du beurre. Pour elle, le petit déjeuné se révèle spartiate. La première raison est toute simple : elle n'en a pas le temps - ou alors, elle se le donne pas, allez savoir- et la deuxième tout aussi recevable, elle préfère ne pas trop dépenser. Elle a appris à devenir une véritable fourmi depuis le début de ses études à l'université. Elle se refuse à demander de l'aide à ses parents, ce qui peut sûrement paraître ridicule. Heureusement, les petits boulots étudiants et la bourse de mérite - oui, Sarah a suffisamment de bons résultats pour en obtenir une- lui permettent de payer les frais de scolarité, le logement, la nourriture pour elle, mais aussi son chat, les vêtements. Bref l'essentiel en somme. Et cette journée s'annonce toute particulière. En effet, elle est prévue depuis plusieurs jours déjà. Elle compte rejoindre très prochainement à la dite fête foraine l'une de ses plus anciennes amies - et employeur aussi !- et son petit garçon qu'elle garde quelques fois pour la dépanner. En vérité, elle voit davantage le jeune Stanislav comme une sorte de neveu qu'un simple enfant à surveiller. Du babysitting, elle en fait pas mal, mais rarement avec les mêmes personnes. Après avoir pris son petit déjeuné, s'être lavée, habillée, coiffée, elle peut se dire prête à s'amuser dans des manèges, en mangeant des barbes à papa et pourquoi pas des crêpes ?

Elle jette un coup d’œil par la fenêtre. Il fait un temps humide et glacial. En même temps, en plein mois de janvier, il ne faut pas s'attendre à un soleil lumineux et une température à 25. Elle enfile alors son manteau le plus chaud, ses mitaines et son bonnet. Imaginez bien qu'une sorcière se doit d'abandonner ses belles capes mauves, argentées ou rouge pour se promener au milieu des moldus. Et la fille Black s'y ai pliée sans le moindre rechignement. Et la voilà partie en direction de cette fête, un peu en dehors de la ville, mais fréquentée tout de même. Etant de sang pur, on peut se demander comment elle s'adapte. Mais cela ne semble pas la déranger. On dirait presque qu'elle y a vécu toute sa vie. Sur place, il y règne une bonne ambiance, une ambiance plutôt bon enfant. A croire que le contexte assez sombre du monde magique n'atteint pas les moldus. Quoique, ils ressentent sûrement quelque chose avec la terreur qui envahit la Grande Bretagne. N'étant pas dans leurs chaussures, Sarah se limite à quelques théories peut-être un tantinet bancales. On entend les enfants rire aux éclats, crier à cause des sensations fortes et même certains pleurent en sortant du train fantôme. Elle jette un regard et dénombre des attractions plutôt anodines comme la grande roue, des minis kartings, des manèges pour enfant, des stands de barbe à papa, des loteries, des palais des glaces. Bref de quoi rendre heureux petits et grands. Mais pas le temps de s'émerveiller, il faut chercher Laverne et son fils. Elle ne tarde d'ailleurs pas à voir sa chevelure brune accompagnée de la tête blonde de Stan. Elle saurait les reconnaître entre mille pour avoir passé pas mal de temps dernièrement avec eux. Elle presse aussitôt le pas pour aller à leur rencontre tout en l'appelant d'une voix relativement forte. « Laverne ? » Elle parcourt encore quelques mètres avant d'être à leur hauteur. Elle se penche légèrement pour faire la bise à Laverne et se permet de secouer les cheveux du petit Stan. « Coucou vous deux. Ça n'a pas été trop dur ce matin ? Comment ça va ? » Elle se réjouit bien entendu de passer la journée avec eux. Malgré les derniers événements et son emploi du temps chargé, Sarah s'autorise parfois quelques moments de détente. Elle retombe assez facilement en enfance et les fêtes foraines lui donnent le goût de cette période tendre et tant chérit. « Alors. Par quoi est-ce qu'on commence ? On remplit notre petit ventre ou on se dirige plutôt vers les manèges ? Dites moi et je suivrai sans la moindre hésitation. » Elle est là pour se détendre, pour s'amuser. Alors hors de question de se prendre la tête. Ce que Stan et Laverne voudront, Stan et Laverne auront. Tels sont les maîtres mots de cette journée.
acidbrain
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Laverne Poliakoff
Etudiante en Psychologie Magique
Nombre de messages : 178
Célébrité sur l'avatar : Emilia Clarke
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 6 Mai - 15:44
Sarah & Laverne



Les amis sont le ciment de la vie.
Il y avait tant de personnes malgré l’heure, que Laverne ne savait pas vraiment où ils devaient se rendre. C’était grand, même immense et la foule était dense. N’étant pas bien grande, elle se mettait sur la pointe des pieds pour regarder si elle voyait son amie quelque part. Difficile à dire, elle pouvait se trouver n’importe où. Mais ce qui est sûr, c’est que la jeune maman ne lâchait pas la petite main qui se trouvait dans la sienne, resserrant doucement son emprise dessus. S’il lui échappait, elle ne parviendrait pas à le retrouver parmi tout ce monde. Et c’était sa plus grande crainte. Elle en secoua même la tête pour se changer les idées. Venue ici pour se détendre, ce n’était pas le moment de se faire nombreux scénarios sur une éventuelle fuite. Tout se passait plutôt bien, il ne manquait plus que Sarah. Cherchant à s’écarter de la foule, il lui était difficile de trainer son fils avec elle. Le petit Stan n’avait d’yeux que pour tous ces manèges.

Laverne n’avait pas mis le nez dehors pour s’amuser, depuis un long moment maintenant. Mais elle avait tenu à le faire pour son petit garçon. Stanislav était si triste ces derniers temps. Il fallait qu’elle parvienne à lui changer les idées, voilà pourquoi elle en avait parlé à Sarah. L’idée de la fête foraine tombait donc très bien. Dans les manèges, le petit bonhomme serait moins enclin à penser à son papa, sauf si d’autres enfants sont en compagnie du leur. C’était ça le plus difficile dans le fond. Laverne ne pouvait pas éviter tous les pères du monde. A chaque fois qu’elle voulait tenter une sortie en compagnie de son fils, il y avait toujours cette crainte de croiser une famille sur son chemin.

Mais en arrivant à destination, la petite main de Stan dans la sienne, le décor semblait suffire à faire renaître un sourire sur le visage de cette petite bouille. Laverne, elle, était un peu perdue. Il y avait tellement de choses en plus des manèges et boutiques de bonbons, qu’elle avait du mal à s’y retrouver. Puis toutes ces bonnes odeurs qui s’emmêlaient les unes aux autres, suffisaient à réveiller les papilles. En entendant son prénom ses lèvres s’étaient étirées en un sourire rassuré. A elles deux, elles seraient sûrement un peu moins perdues.

« Bonjour Sarah, après le café, ça a été tout de suite mieux, et toi ? Tu ne regrette pas d’avoir été forcée de te lever aussi tôt ? »

Suite à sa question, la jeune maman regarda le petit garçon qui pointait déjà un manège du bout du doigt. Elle suivit la direction du regard avant de se retourner vers son amie.

« Je crois que tu as ta réponse. »

En quête de se rendre à la petite cabine pour payer, Laverne laissa le petit s’installer, le temps qu’elle n’attrape les tickets que la personne lui tendait. Que la fête commence ! Elle savait déjà que le soir venu, elle tomberait comme une masse alors que ce petit bonhomme continuerait de courir partout. Devenir parent n’est pas simple et elle l’a appris à ses dépends. Le temps que le manège se mette en route, elle partit rejoindre Sarah, lui souriant toujours, avant d’engager la conversation sans que le petit ne soit en mesure de les entendre.

« Je ne sais plus vraiment quoi faire je t’avoue. Stan réclame de plus en plus son père. Je sais que je devrais tenter de contacter Edwin pour lui demander s’il accepte de le rencontrer, mais j’ai toujours cette crainte qu’il refuse…ou qu’il ne nous ait pas attendu pour refaire sa vie. »

C’était égoïstement que la jeune maman remettait toujours ça à plus tard, par peur que Edwin ait une petite amie. C’était son Edwin, elle n’était jamais parvenue à l’oublier et elle ne pourrait pas supporter qu’il ait quelqu’un d’autre dans sa vie. Pire qu’il ait d’autres enfants que Stanislav. Mais ce n’était peut-être pas la chose à envisager, sachant que Sarah ne vivait pas loin des Rogue, elle devait bien savoir si quelque chose avait changé dans sa vie dernièrement. Mais Laverne n’oserait pas lui poser la question, surtout par peur de la réponse qui pourrait lui bouffer la journée toute entière, si jamais elle apprenait qu’il ne pensait plus à elle depuis bien longtemps. Ce n’était pas de cette façon qu’elle le connaissait, alors elle voulait encore y croire.

« Comment se portent tes parents ? Ton père va-t-il mieux à présent ? »

Les Black avaient eu leur lot de problème également, Laverne en avait entendu parler, même si à l’époque elle ne vivait plus dans le coin. Le monde s’était arrêté pour tout le monde dans la terreur durant toute une nuit. Le père de Sarah avait été enlevé, la mère de Laverne avait trouvé la mort. C’était assez douloureux d’y songer encore aujourd’hui, mais ça faisait partie de leurs vies maintenant. Elles ne pouvaient pas faire comme si rien ne de tout ça s’était passée. Personne n’avait le droit de tourner la page pour oublier. Rien qu’en mémoire de tous ces morts, il fallait le souvenir persiste chaque jour.

LUCKYRED
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Sarah Black
Étudiante en droit magique
Âge du personnage : Vingt ans depuis peu
Nombre de messages : 210
Célébrité sur l'avatar : Crystal Reed
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 4 Juin - 19:15
Un petit tour de manège ?
L'AMITIÉ EST UN LIEN FRATERNEL, ET, DANS SON SENS LE PLUS ÉLEVÉ, ELLE EST LE PLUS BEL IDÉAL DE LA FRATERNITÉ. C'EST UN ACCORD SUPRÊME DE DEUX OU DE TROIS ÂMES, JAMAIS D'UN BIEN GRAND NOMBRE, QUI SE SONT DEVENUES NÉCESSAIRES L'UNE À L'AUTRE, QUI ONT TROUVÉ L'UNE DANS L'AUTRE UNE PARFAITE DISPOSITION À S'ENTENDRE, À S'ENTRAIDER ET À S'ENCOURAGER AU BIEN.
La jeune femme remarque de suite la bonne ambiance de cette fête foraine. Il faut au moins reconnaître cela aux moldus. En terme d'animation et d'amusement, ils sont les maîtres. Les petits garçons et les petites montent dans les manèges avec animation, mangent leur barbe à papa en souriant. Des rires retentissent et donner à Sarah un sourire aussi lumineux qu'un gosse découvrant son idole. Elle aime les moldus pour ça, pour leur manière de se divertir, entre le cinéma, les parcs d'attraction, la bouffe pleine de graisse, mais bonne au gout, les soirées dansantes dans leurs clubs etc. Elle y serait bien dans leur monde à y regarder de plus près. Mais abandonner la magie, ce serait comme s'amputer d'un membre. Et elle ne l'accepterait très probablement jamais. Trouver une petite tête blonde et sa maman parmi toutes ces familles n'est pas vraiment une tâche aisée. Mais Sarah ne s'avoue pas vaincue pour autant et après quelques minutes, elle les repère. Pleine d'entrain, elle prononce le nom de sa grande amie et les salue d'une bise. En tant que bonne vivante, elle ne tarde pas à leur demander comment ils se portent. Leur bien être est très important pour elle, presque autant que sa propre santé. Elle les tient en bonne place dans son coeur et considère presque le petit Stan. « Le réveil a été difficile, je ne te le cache pas. Mais je sens que nous allons passer une bonne journée, alors aucun regret à l'horizon. Sinon, je vais bien. » Assure t-elle tandis que le petit pointe déjà le manège de l'index. Voilà la réponse à sa grande question. Par où commencer ? Elle incline légèrement la tête sur le côté et les observe s'éloigner d'elle pour prendre un ticket et grimper sur le manège. Cette scène l'amuse beaucoup. Elle la trouve ordinaire, mais touchante à souhait. Elle ne peut s'empêcher d'admirer cette complicité mère et fils. Durant son enfance, sa mère tenait le rôle de l'adulte, celle qui grondait quand il le fallait, mais qui travaillait parfois peut-être un peu trop. Cependant, son père n'était pas un grand sentimental non plus. Il ne se montrait pas spécialement tendre – peut-être un héritage des Black ?- mais toujours proche de ses deux enfants. Il faut dire que Sirius Black est et restera toujours un grand enfant dans un sens. Même aujourd'hui, il s'agit du même tableau, mais leurs différences ne semblent plus être aussi charmantes qu'auparavant si bien qu'ils se disputent bien davantage. Parfois, Sarah remercie sa bonne étoile d'avoir trouvé un boulot étudiant ainsi qu'un petit logement pour ne pas rester dans la demeure familiale et assister à leurs scènes de ménage.

Laverne revient rapidement vers elle afin d'engager une conversation plus sérieuse et plus... adulte (?). Mais Sarah sait que le petit Stan comprendrait parfaitement leur échange. Les enfants, ça fait toujours preuve de beaucoup de compréhension, d'intelligence. Et cela surprend toujours leurs parents au grand désarrois de leurs fils et filles. Inutile d'être psychologue pour deviner les questions de l'héritier Poliakoff. Elle les soupçonne très bien et les propos de Laverne ne font que confirmer ses impressions. Elle souhaiterait sincèrement quoi lui répondre, quoi lui conseiller. Elle serait même tentée de lui dire d'aller le voir et de tout lui raconter. Oui, mais voilà. On ne fait pas tout ce qu'on le veut dans la vie. « Je peux te dire ce que je penses ? » L'interroge t-elle avec douceur. Elle ne veut pas la brusquer. « Aucun enfant ne devrait grandir sans père. Et je ne peux qu'imaginer la douleur que peut engendrer l'absence de quelqu'un. Je ne sais que trop bien ce que cela représente. » Pour avoir été séparée pendant plusieurs mois de son père à cause des mangemorts, elle peut en témoigner. Bien entendu, ça n'est pas la même chose. Elle en a bien conscience, mais il s'agit là d'un petit aperçu qu'endure le pauvre petit. « Je crois profondément que Edwin serait heureux de connaître Stan. Et au diable, la promesse que tu as faite à ce vieux troll de Rogue. Vous êtes des adultes désormais. Tu peux, j'en suis certaine, présenter sans crainte Stan à Edwin. » S'il y a bien une chose sur laquelle elle serait prête à parier, c'est bien l'intérêt d'Edwin porte à son gamin. Quel parent refuserait d'en savoir plus ? Elle connait l'histoire de cette famille brisée depuis bien longtemps pour avoir été l'une des seules mises au courant. Elle apprécie énormément la mère et le fils et espère sincèrement les voir tous les deux heureux. « Je ne peux pas vraiment dire que mon père va mieux... physiquement, oui, mais moralement... Il doit encore voir une psychomage. D'ailleurs, elle rend folle de jalousie ma mère, mais passons. Tu te souviens qu'il est auror ? » Elle est presque certaine que son amie s'en souvient. La disparition de l'auror Black avait fait grand bruit dans la presse et à travers le monde sorcier, si bien qu'on avait fait venir un italien à la tête des aurors. « Ses collègues lui refilent les affaires de bureau. Même son meilleur ami s'y met. A les entendre, on parle d'une pauvre chose fragile. Je n'ai jamais entendu des conneries pareilles. Comment peuvent-ils savoir s'il est apte à faire des missions s'ils ne l'envoient jamais sur le terrain ? Cherche l'erreur. Ils vont le rendre dingo, je crois. » A cette idée, elle secoue la tête. Ah les gens ! Tous persuadés d'avoir raison et de savoir ce qui est bien pour les autres.
acidbrain
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Laverne Poliakoff
Etudiante en Psychologie Magique
Nombre de messages : 178
Célébrité sur l'avatar : Emilia Clarke
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 29 Juin - 20:31
Sarah & Laverne



Les amis sont le ciment de la vie.


La bonne odeur des confiseries en tout genre et des barbes-à-papa, ravivaient l'appétit. Toutes les personnes présentes semblaient comme apaisées. Une sensation impressionnante en ces temps de guerre. Mais peut-être que la plupart des Moldus ne se rendaient alors pas compte de tout ce qu'ils risquaient chaque jour, ainsi en proie à des Sorciers extrémises. Ceux-ci ne reculent vraiment devant rien pour arriver à leur fin. Et tout ce qu'ils veulent, c'est dominer le monde et faire trembler les êtres qui n'ont pas la chance d'avoir des pouvoirs. Parfois, Laverne en devenait songeuse, tenant son petit garçon par la main. Elle ne savait plus vraiment à quel saint se vouer. D'un côté, sa conscience et son bon cœur, de l'autre l'histoire. Si elle est contre la violence en tout genre, ainsi qu'opposée aux injustices de tous les jours, elle ne peut pas oublier ce livre, qu'elle a un jour lu dans son intégralité. Autrefois, bien avant sa naissance et même celle de son père, les Moldus traquaient les Sorciers et ceux qu'ils attrapaient, brulaient sur un bûché. Il est certain que beaucoup n'ont fait que jouer le jeu, faisant mine de souffrir, alors qu'ils avaient jeté un sortilège pour absolument rien ressentir, mais d'autres n'ont pas eu cette chance. Notamment les femmes Moldues accusées de Sorcellerie, alors qu'elles n'avaient jamais pratiqué aucune magie quel-quelle soit. Qu'adviendra-t-il si le monde change et que les Moldus apprennent que les Sorciers errent parmi eux ? Serait-ce de nouveau une véritable chasse qui se déclara ? Des innocents mourront encore ? Ce que les gens craignent, les pousse au crime et Laverne le sait très bien. En tant qu'étudiante en psychologie magique, elle est souvent confrontée à ce genre de cas. Elle posait un regard un peu plus poussé sur chaque passant qu'elle croisait. Jusque-là, elle avait le droit à des sourires venant d'autres femmes venues accompagnées de leurs enfants, ou encore de la part d'hommes la trouvant probablement à leur goût. Mais qu'en serait-il si ces gens venaient à apprendre qu'il s'agit d'une Sorcière ? C'était majoritairement la question qui tournait en boucle dans la tête de la jeune maman.

Mais ses sombres pensées furent bientôt chassées par l'arrivée de Sarah Black, avec qui Laverne et son fils avaient rendez-vous. La saluant comme il se doit, un large sourire plaqué sur le visage. Il était temps de faire de cette journée, un moment extraordinaire pour tous les trois. Et tous ces manèges allaient très vite les combler de bonheur, si ce n'est la nourriture et ces bonnes odeurs.

« Le réveil ? Quelle est donc cette chose ? Depuis la naissance de Stan', je n'ai plus besoin de me procurer un réveil matin. Tout ce qui est grâce matinée, il ne faut pas rêver. »

Blagua-t-elle, même si elle ne s'écartait pas tellement de la vérité. Le petit bonhomme est très matinal, peut-être même trop parfois, surtout les week-ends ou durant les vacances, alors que la plupart des personnes normalement constituées, aimeraient disparaître encore quelques heures sous leurs couettes. Mais n'est-ce pas ainsi ce qui rapproche tous les parents du monde ? Sur ce point, l'adolescence n'en sera que meilleure. Normalement, les adolescents sont de vraies marmottes. Puisse-t-elle ne pas garder les habitudes de son petit garçon et risquer de se réveiller seule à des heures difficilement gérables.

C'est Stan' qui lança le début de la journée en demandant un tour de manège. Sa mère ne pouvait rien lui refuser, c'est bien ça le plus terrible. Mais aujourd'hui de toute façon, c'était sa journée, il aurait ainsi le droit à tout ce qu'il souhaite, ou presque. Laverne n'est pas bête, elle sait bien que ce que son fils veut réellement, elle n'est pas dans la mesure de lui offrir. Et c'est une grosse blessure pour elle aussi, au point où elle en toucha quelques mots à son amie. Quand la question fut poser, Laverne ne s'attendait pas à autant de franchise de la part de Sarah. Non pas que ce soit une fille hypocrite, mais généralement, dans cette histoire, personne ne sait réellement la conseiller.

« J'ai peur de la réaction de Edwin. Je sais qu'il s'est énormément sacrifié pour moi. Pour nous. Il n'a pas encore terminé ses études et si ma demande devait le mettre en porte-à-faux avec son père ? »

Son regard attristé s'était posé sur le petit garçon se trouvant un peu plus loin avant de sourire faiblement comme pour le rassurer.

« Mais je ne veux pas non plus que Stan' continue de souffrir. C'est injuste. Il a le droit de connaître son père. Surtout qu'Edwin serait un père génial, ça j'en suis certaine. »

S'il y a bien une chose qui différencie le Professeur Rogue de ses fils c'est...tout bien réfléchi, c'est absolument tout. Ils n'ont de lui que son nom de famille, aucun de ses trois enfants n'est aussi égoïste qu'il peut l'être. Égoïste et foncièrement méchant. Avec le recul, Laverne se rend compte que son aide, n'était qu'un poison pour l'empêcher d'approcher Edwin. Puis tout en parlant, la jeune psychologue en herbe aborda le sujet Sirius.

« C'est vraiment du n'importe quoi. Tout psychomage qui se respecte, dira qu'il lui faut aller sur le terrain pour se changer les idées et se reconstruire. Ce n'est pas en le punissant d'une certaine façon et en l'enfermant à la paperasse à longueur de temps, qu'il pourra aller mieux. Mais rien ne m'étonne plus dans ce monde. Ce débile de Ministre massacre notre société. Il a commencé par Poudlard en lui retirant son âme, qu'Albus Dumbledore représentait, et maintenant il s'attaque aux seules personnes qui bougent réellement pour changer les choses. Je reste certaine que si ce vieil imbécile sautait de son siège, tout rentrerait dans l'ordre. »

LUCKYRED
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Sujets similaires
-
» un petit tour au kenya
» Petit tour en train (Nouvel Orient Express)
» Un petit tour de manège ? * pv. Anouk.
» Un tour de Manège [libre]
» Allons faire un tour, du coté de chez Swan… (Alexandra & Molly)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: LONDRES :: ♣ Aux alentours :: Sites touristiques-
Sauter vers: