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Solidarité féminine (Jezabel)

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Laverne Poliakoff
Etudiante en Psychologie Magique
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Dim 3 Avr - 19:27
Jezabel & Laverne



Le chemin de la vie, c'est de passer de l'ignorance à la connaissance, de l'obscurité à la lumière, de l'inaccompli à l'accompli, de l'inconscience à la conscience et de la peur à l'amour. - Frédéric Lenoir
« Et quand rentrez-vous ? »

La jeune femme s’était relevée d’un seul bond, comme si le fauteuil l’avait éjecté de son coussin. Ce n’était pas un manque de confiance envers son père, mais Laverne était parfois un peu trop protectrice avec son fils. Mais ce petit bonhomme ferait un gros caprice si jamais sa maman refusait qu’il ne sorte en compagnie de son grand-père.

« Parc, fast-food, cinéma. Nous en avons pour quelques heures et tu n’es pas la bienvenue. C’est une sortie entre hommes. »

Vexée, l’étudiante en psychologie luttait pour ne pas froncer les sourcils et croiser les bras sur sa poitrine. A la place, elle attrapa la petite écharpe bleue qui trainait sur le dossier du fauteuil et l’entoura autour du cou de son petit garçon, réajustant son bonnet et fermant la fermeture éclaire de sa doudoune jusqu’en haut. Elle embrassa l’une de ses petites joues et se redressa pour regarder son père.

« Parfait. Sortez entre hommes, je trouverai bien quelque chose à faire pour me passer le temps. »

Son père a cette habitude de la taquiner sans en avoir l’air. Elle le laissa donc partir avec le petit Stan, sans rien dire. Qu’il désire s’occuper de son petit-fils ne pouvait que lui faire plaisir. Malheureusement, parfois elle aurait tant voulu que sa mère éprouve les mêmes sentiments. Si elle avait été un peu moins fermée à cette grossesse, peut-être serait-elle toujours en vie au jour d’aujourd’hui.

Contre la porte, la jeune maman regardait les deux garçons s’en aller et comme il faisait très froid, elle se dépêcha de retourner à l’intérieur, n’étant pas chaudement vêtue. Ce n’était pas son châle, négligemment déposé sur ses épaules, qui allait parvenir à affronter les températures négatives du dehors. Se frottant les bras pour se réchauffer, sa première idée était de ne surtout pas bouger de la maison. Dans la cuisine, elle se fit même un chocolat chaud, qu’elle partit boire devant un film passant à la télévision. Ce n’était pas le genre chef-d’oeuvre récompensé aux Oscars, mais plus un téléfilm comme il y en a tant, avec une histoire semblable aux autres. Seuls les acteurs étaient différents, bien que dans le même style.

Mais l’ennui se faisait ressentir. C’était déprimant même. La maison bien trop silencieuse à son goût, elle préféra finalement revêtir un gros pull bien chaud, ainsi qu’un gros manteau pour partir faire du lèche-vitrine. Et c’est à Pré-Au-Lard qu’elle décida de se rendre en transplanant. Elle n’avait pas mis les pieds dans ce village depuis qu’elle avait quitté Poudlard, voilà maintenant des années. Mais à peine arrivée, c’était comme si l’endroit était resté figé dans le temps. Les boutiques n’avaient pas changé, le décor était le même et la jeune femme faisait de son mieux pour ne pas regarder le château, qui se dressait au loin. Elle préféra entrer en vitesse dans une boutique, choisissant Honeydukes en premier lieu. Ainsi, elle pourrait faire un petit cadeau aux hommes de la maison, en leur ramenant quelques bonnes choses à se mettre sous la dent. Son regard se voulait presque avide face à toute cette marchandise. Et cette odeur ravivait tellement de souvenirs, que Laverne eut du mal à ne pas replonger dedans.

A l’entrée, elle avait attrapé un petit panier, signe qu’elle ne comptait pas ressortir les mains vides. Si ce n’était qu’elle, tous les produits trouveraient place dans son panier, mais il ne fallait pas oublier qu’à la fin, il faudrait payer la note. Captivée par les allées aux articles alléchants, l’étudiante ne faisait plus tellement attention aux personnes qu’elles croisaient. Les dragées surprises de Bertie Crochue étaient un incontournable, tout comme les Fizwizbiz, fondants du chaudron, les gommes de limaces, gnomes au poivre. Enfin la demoiselle se lâcha un peu plus, en rajoutant des nougats moelleux, ainsi que des plumes en sucre, du chocolat, des chocogrenouilles évidemment, ainsi que des caramels dorés. Elle décida qu’elle n’en prendrait pas plus, son panier débordant pratiquement de marchandises. Mais elle avait oublié que le week-end était arrivé et que les gamins de Poudlard prenaient d’assaut la boutique. Pour payer ses achats, il y avait une file hallucinante dans laquelle Laverne se glissa, pour attendre patiemment son tour. Sauf qu’elle croisa le chemin des suçacides, mais aussi des sugared butterfly wings et des tooth-splintering strongmints à qui, il était difficile de résister. Les confiseries ne tardèrent pas à rejoindre le restant de ses achats, alors que son tour était enfin arrivé.

Comme elle s’y attendait, la note était plutôt salée, mais ce n’était pas comme si Laverne était dépensière. Très économe, elle ne touchait quasiment jamais à sa bourse d’études, sauf quand il fallait rhabiller Stanislav. Elle se refusait que Zakhar ait à tout payer. C’était son fils et c’était à elle qui revenait de subvenir à ses besoins. Cette fois-ci, c’était pour un plaisir qu’ils partageront tous les trois.

Une fois sortie de la boutique, elle ouvrit le sac qu’elle tenait en bandoulière et grâce à un sortilège d’extension, ses deux gros paquets d’achats y trouvèrent place sans même l’encombrer.
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Jezabel Slate
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Lun 9 Mai - 18:33


❝ Solidarité féminine ❞
Laverne & Jezabel
Le week-end était enfin arrivé et j’en étais ravie, prévoyant déjà de ne pas bouger de mon lit durant des heures au moins. Je m’étais laissée ainsi couler sous mes couvertures, ne dormant pas spécialement, mais en profitant pour ne rien faire du tout, pas même étudier. A quoi bon ? Je ne sais même pas où je serais d’ici quelques mois. Le sommeil m’avait gagné après de longues minutes d’attente et mes yeux se rouvraient, ce n’était que lorsqu’une amie de mon dortoir, venait me tirer de mes rêves pour me donner quelques bricoles à manger, qu’elle avait ramené de la Grande Salle. Je me redressais sur l’un de mes coudes, pour attraper ce qu’elle déposait à mes côtés, la remerciant d’un sourire. Je n’étais pas vraiment dans mon assiette et je ne comptais pas mettre le nez en-dehors du dortoir. De toute façon, c’était devenu risqué de se balader dans la Salle Commune, d’ici à ce que l’autre hystérique se radine encore comme si elle était dans un moulin, il n’y aurait pas long. Mais avec les hormones de grossesse qui commencent à me jouer des tours, je pense que je serais beaucoup moins patiente et que je la ferais virer en lui balançant un Doloris dans les dents. Après tout, elle ne respecte pas le règlement, pourquoi nous devrions le respecter nous ? On ne fait que ce que nos Professeurs nous montrent.

Grignotant dans mon lit, je ressentais quand même l’envie de sortir peu à peu. Je ne pouvais pas dire s’il faisait beau ou non dehors, nos fenêtres donnaient sur le fond du Lac Noir, où nous pouvions pas voir le ciel. Je me redressais et après m’être vêtue, je partais vite fait pour une toilette bien méritée. J’étais restée prudente, assez pour m’être entourée de mes amies. C’était la nouvelle règle, aucun Serpentard ne restait seul dorénavant et nous avions tous le devoir d’intervenir si la pimbêche de Todd s’en prenait à l’un de nos camarades.

Après un petit tour dans le parc dehors, nous nous étions séparés durant commun accord. Je comptais me rendre dans le village de Pré-Au-Lard pour faire quelques petites courses. J’avais usé ma dernière plume, il m’était grand temps de m’en trouver une autre pour la remplacer. Et puis comme je ne voulais pas rentrer aussitôt à Poudlard, je décidais de faire le tour des boutiques. Armée d’un sac dans lequel je fourrais tous mes achats, je finissais par Honeydukes. Il y avait du monde et j’avais gardé cette boutique en dernier, pour avoir le temps de faire tout ce que je voulais avant de me perdre dans cette immense file d’attente. Sauf que je n’avais pas prévu qu’il y aurait autant de personnes présentes. A peine venais-je d’y entrer que j’avais cette impression d’étouffer. Pourtant, je ne comptais pas repartir sans avoir prit de quoi grignoter pour la longue semaine à venir.

Je piochais dans les allées, me laissant diriger par mon estomac plutôt que par ma réflexion. Je venais de remplir un petit panier, avant de me glisser dans la file d’attente patientant durant un moment qui se voulait très très très long. Je commençais à ressentir la fatigue. Mes jambes étaient si lourdes que j’avais l’impression que je m’étais taper deux fois tous les escaliers du château. Mais après une longue impatience, mon tour arriva. Je m’empressais de récupérer tous mes achats après avoir payée la note et je filais, une main sur mon ventre déjà arrondi, pour m’extraire de la boutique.

J’entendais des bourdonnements dans mes oreilles et j’avais l’impression désagréable que le décor bougeait autour de moi. Je me sentais mal et je savais bien ce qu’il m’arrivait, je l’avais vécu plusieurs fois depuis le début de cette grossesse. C’était le malaise assuré si je ne trouvais pas à m’assoir au plus vite. Il fallait que je parvienne à trouver un endroit, mais commençant à voir les tâches noires se profiler, je me laissais glisser dos contre la boutique Honeydukes, pour finir par m’assoir au sol. Ramenant mes jambes que j’entourais de mes bras, j’avais laissé ma tête reposée dessus et je patientais. Mon coeur battait si vite que c’était comme si je venais de faire une séance d’endurance en plein coeur de l’été. S’en suivit d’une envie de vomir que je parvenais à réprimer assez facilement. Ce n’était pas le gros rejet du matin, qui lui n’était juste pas réprimable.

Si je relevais la tête, c’était parce que j’avais senti que quelqu’un s’était rapproché de moi. Sûrement qu’en me sentant mal, j’avais fait tomber quelque chose. La jeune femme ne devait avoir que quelques années de plus que moi et je la remerciais en récupérer le petit paquet que j’avais perdu. Mon étourdissement était passé mais je n’étais pas pour autant plus en forme pour me relever. J’avais surtout peur que ça recommence. Parfois, il me fallait un peu plus de temps pour m’en remettre. C’était les aléas de la grossesse, j’imagine que toute femme ayant déjà eu un enfant, était passée par-là avant moi. Je n’étais donc pas la première, mais j’avais beau me le répéter en boucle ça ne me rassurée qu’à demi-mesure.



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Laverne Poliakoff
Etudiante en Psychologie Magique
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Sam 25 Juin - 12:49
Jezabel & Laverne



Le chemin de la vie, c'est de passer de l'ignorance à la connaissance, de l'obscurité à la lumière, de l'inaccompli à l'accompli, de l'inconscience à la conscience et de la peur à l'amour. - Frédéric Lenoir
En bonne jeune maman qui se respecte, l’étudiante en psychologie magique tournait en rond dans ce village. Elle aimerait tant se faire plaisir, mais était incapable de savoir ce qu’elle voulait réellement. Les seules choses qui l’intéressaient, c’était les articles avec lesquels, elle imaginait bien son fils s’amuser. Ce n’était pas un crime de penser à son petit garçon en soit, mais à force, c’était gênant de ne plus être en mesure de se faire plaisir seule. Son sac était plein à craquer de bonbons pour l’enfant, même si elle se gardait un paquet dans les mains pour grignoter au rythme de sa marche. Si seulement Laverne l’avait pas eu cette rupture de quelques années, avec la plupart des élèves de son âge, elle ne serait pas là à s’ennuyer sans savoir à qui adresser la parole.

Son regard se perdait sur les vitrines, continuant son shopping ici et là. Quelques bricoles dont elle n’avait pas une utilité vitale, mais qui lui faisait plaisir d’acheter. Son père n’avait pas choisi le meilleur week-end pour s’en aller avec Stan, Edwin n’était pas libre, de garde à l’hôpital. Sinon, elle se serait empressée de le contacter pour passer la journée en sa divine compagnie. Mais à la sortie de la dernière boutique de visité, le regard de Laverne s’arrêta sur une jeune femme si blanche que s’en était inquiétant. Et comme elle l’avait sentie, cette adolescente ne semblait pas trop savoir où elle se trouvait, en plein malaise, se laissant couler le long d’un mur. Les passants n’y prêtaient même pas attention, c’est Laverne qui fonça dans la foule, bousculant même certaines personnes, afin de rejoindre cette fille à présent assise sur le sol sûrement froid. Aussitôt à sa hauteur, que l’étudiante en psychologie magique s’accroupie à ses côtés. Son regard venait de flotter sur le ventre arrondi, plus la couleur et le malaise, la conclusion était très vite faite.

« Tiens, manges ça, tu iras mieux ensuite. »

Elle avait plongé sa main dans son paquet de confiseries pour en ressortir une chocogrenouille. Il était impensable de la laisser seule dans cet état, alors elle décida de rester avec elle, jusqu’à ce qu’elle soit capable de se relever. D’une manière instinctive, la main de Laverne s’était posée sur l’épaule de l’autre jeune femme, qui reprenait un peu plus de couleur.

« C’est le bébé qui te pompe toute ton énergie, ne t’inquiète pas, d’ici quelques semaines, les malaises se feront plus rares. Mais si jamais, quelqu’un te raconte que tu vas aller mieux, prends le plus gros de tes livres et assomme-le avec. »

Le large sourire que Laverne affichait, laissait clairement dire qu’elle était déjà passée par-là également. Et c’était peu dire. Lorsqu’elle était enceinte, les malaises se faisaient à la chaîne, quand ce n’était pas les vomissements. Puis, une fois les désagréments des débuts de grossesse passés, c’était la fatigue, la lourdeur et l’impossibilité de lacer ses chaussures à cause d’un bidon aussi gros qu’un ballon de baudruche. L’après accouchement n’était pas le plus simple à vivre non plus. Les hormones qui font n’importe quoi, le baby blues, les nuits blanches à répétition, les cris de bébé et ainsi de suite, jouaient fortement sur les nerfs. Laverne ne compte même plus les nombreuses foies, où elle en pleurait seule dans sa chambre, lorsque son père arrivait à son secours pour s’occuper de Stanislav.

« Tu vas mieux ? Aller, laisse-moi t’aider à te relever, je vais t’emmener boire quelque chose à la Taverne des Trois Balais. »

Elle se releva la première et attrapa l’adolescente par un bras afin de la soutenir jusqu’à ce qu’elle se retrouve sur ses deux jambes.
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Jezabel Slate
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Mar 2 Aoû - 11:18


❝ Solidarité féminine ❞
Laverne & Jezabel
Un peu déboussolée, je commençais à en avoir assez de cet état. Vivement que j’en finisse avec ces malaises qui frappent lorsqu’il ne faut surtout pas. La dernière fois, j’ai réussi à tomber dans les pommes sur mon balai, sans l’intervention de mes camarades, j’aurais sûrement chuté de plusieurs mètres. Et voilà que tout recommençait à nouveau. Tout d’abord la vision qui se trouble, les tâches noires qui apparaissent et sans vite m’asseoir, je me serais retrouvée à tomber en plein milieu de la rue ou de la boutique, si je n’en étais pas sortie à temps. C’est franchement handicapant et j’hésite maintenant à faire des choses que tout le monde peut faire sans soucis. J’ignore pendant encore combien de temps, je vais pouvoir cacher mon état, mais à ce rythme-là, j’ai de gros risques de me faire griller. Déjà que l’autre abrutie de Todd me suit à la trace. Vivement que notre vengeance arrive à terme et ensuite bye-bye la débile de Prof. La dernière fois, dans les toilettes, j’ai bien cru qu’elle ne me laisserait jamais partir. Résultat ? Et bien à force de me gonfler, j’ai eu une autre nausée et j’ai faite exprès de lui vomir dessus, au lieu de me rendre dans les toilettes juste à côté. Ensuite, j’ignore ce qu’il s’est passé, je me suis barrée en Salle Commune, pour jurer contre cette idiote.

Assise contre le mur, je ne faisais même pas attention aux gens qui passaient. Probablement même des camardes de Poudlard, mais sûrement pas de Serpentard, sinon ils se seraient empressés de venir voir ce qu’il m’arrivait. Ce n’est qu’en sentant une présence à côté de moi, que je relevais la tête pour voir une fille s’accroupir afin de me donner une chocogrenouille. J’amorçais mon geste pour la prendre, mais un doute m’empêcha de vraiment la saisir, l’observant attentivement, avant de me résigner à l’attraper lorsque sa main se posa sur mon épaule. Je n’étais pas habituée à tant de sympathie à mon égard, surtout venant de quelqu’un que je ne connaissais ni d’Adam, ni même de Eve. Je me dépêchais de manger la confiserie qui, après seulement quelques instants, commençait à m’aider à aller mieux en effet. « Merci. » En temps normal, sans doute que j’aurais mal réagi, mais là, je ne pouvais pas faire ma forte tête, certainement pas dans mon état.

Puis le fait qu’elle reprenne la parole en utilisant un peu d’humour, ne pouvait que jouer en sa faveur. Impossible de me retenir de sourire en tournant la tête vers elle. « Tu parle en connaissance de cause donc. » Si elle connaissait si bien les effets, c’est qu’elle l’avait sans doute vécue également. Bizarrement, ça me faisait plaisir de savoir que d’autres filles s’étaient retrouvées à ma place. Je ne dis pas dans le rôle d’une femme enceinte, c’est ainsi depuis la nuit des temps, mais dans le rôle d’une adolescente enceinte, puisqu’à première vue, je ne lui donnerais que dix-huit ou dix-neuf ans. « Les cours et les Profs, c’est toujours aussi difficile pendant une grossesse ? » C’est vrai que j’avais de moins en moins de patience et que je ne tenais pas en place. Même le Professeur Rogue parfois m’agaçait, moins que bien d’autres, mais quand même. Enfin lui, il ne tombe pas des nues contrairement à ses collèges, il est au courant pour la grossesse et étant lui-même le père de trois enfants, il a subi les changements d’humeur de sa femme lorsqu’elle était dans le même état.

J’agitais positivement la tête quand l’inconnue m’aida à me remettre debout, m’invitant à la Taverne des Trois Balais. Je n’aurais rien contre un bon chocolat chaud et cette fois, je la remerciais d’un sourire, ainsi que d’un geste de la tête. « Et les hormones, ça se calme un jour ? » Ce serait pas mal que j’arrive à bout de ce petit problème devenant très handicapant. Quand je n’entre pas dans des colères pour des broutilles, il m’arrive pire encore. La dernière fois, je me suis mise à pleurer en cours de Défenses contre les Forces du Mal, juste parce que le Professeur Rogue a eu le malheur de me dire que j’aurais pu mieux faire, concernant un devoir rendu une semaine plus tôt. Enfin, des deux, c’est lui qui a eu le plus l’air bête, il est resté devant ma table à me regarder totalement démuni, pendant quelques longues secondes, avant de partir à son bureau. Ce qui a bien fait rire Jay et Zakaria qui eux, ont eu droit à des regards assassins de la part de notre Directeur.

Avec l’aide de la jeune femme, j’étais arrivée à bon port, dans la Taverne des Trois Balais, cherchant déjà une table vide et éloignée des autres, pour y prendre place. Au moins, ici, il faisait bien chaud et c’était aussi plus convivial que la rue, à même le sol, pour discuter et faire connaissance. Je lui devais bien ça après tout. Sans elle, j’y serais sûrement encore, à attendre qu’un élève de Serpentard ou un Professeur ne passe me ramasser. Avec ma chance, ça aurait été l’autre débile congénitale.


© Pando
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