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Suis-moi, je te fuis. Fuis-moi, je te suis.

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Lydwine Macpherson
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Mar 5 Avr - 18:25

Suis-moi, je te fuis. Fuis-moi, je te suis.

Zakaria Taylor & Lydwine Macpherson

Février 2000. A quelques jours de la Saint Valentin.

Dans la Grande Salle de Poudlard, le dîner battait son plein. Les plats se succédaient rapidement sur les quatre tables s’y trouvant. Les Elfes de Maison savaient cuisinés, voilà une certitude. Les bavardages remplissaient toute la pièce. Assise aux côtés de Jezabel et Wolfgang, Lydwine n’était pas en reste pour prendre part à la conversation. Le sujet de prédilection ? La Saint-Valentin évidemment. Des couples existaient déjà parmi les élèves, ce n’était plus une surprise, mais d’autres pouvaient encore se former. La fille du Professeur de Potions imaginait des couples improbables, riant avec ses amis. Le dessert était vite arrivé. Du gâteau au chocolat tout aussi vite avalé et même qu’elle en avait repris à deux reprises. Et pour que le moment soit encore plus intense, les cris des hiboux et chouettes entrant par les fenêtres, faisaient éclater la joie de quelques élèves. Lydwine ne s’attendait pas à recevoir une lettre. Ce n’était pas une invitation à devenir la Valentine d’un garçon, mais un courrier de sa mère. Un coup d’oeil d’un côté et de l’autre, elle s’assurait que les adolescents autour d’elle, étaient occupés à leurs propres lectures, pour ne pas jouer les curieux. Elle déchira un côté de l’enveloppe pour en sortir la feuille soigneusement pliée. L’écriture penchée et les lettres formées impeccablement, ne laissaient pas de doute sur l’auteure de ce message. Son visage encore souriant des bêtises précédentes finit par se ternir au gré de sa lecture. Sa mère, Arabella, était sortie de Sainte Mangouste fin Décembre. Et maintenant, elle l’informait qu’elle allait reprendre la garde de Kenneth. Une boule se créa dans la gorge de l’adolescente à la couleur de cheveux improbable. C’était un vrai cauchemar. Elle aimait sa mère, il n’y a aucun doute là-dessus, mais elle l’avait vu à deux reprises lorsqu’elle était internée. Peu importe qu’elle ait été une bonne maman par le passé, elle pouvait se montrer agressive durant ses crises et Lydwine craignait qu’elle fasse involontairement du mal à son petit-frère. Kenneth était décemment mieux chez Connor qui s’occupait très bien de lui.

Bouleversée, la jeune fille se redressa d’un seul coup, pour quitter la table. D’une démarche pressée, elle rangeait la lettre dans sa poche et s’enfuyait carrément de la pièce. La porte claqua derrière elle et au lieu de se réfugier dans la Salle Commune des Verts et Argents, c’est dehors qu’elle finit. Cette sortie n’étant pas prévue à son programme de la soirée, ce n’est pas ce qu’elle était chaudement habillée. Mais le froid ne semblait pas la déranger. Ce n’était pas vraiment un problème, tout ce qu’elle souhaitait c’était que personne ne le voit à ce point troublée. Les larmes, qui perlaient au coin de ses yeux, n’avaient rien à voir avec de la tristesse, c’était de la colère. Sa mère ne pouvait pas mettre Kenneth en danger comme ça. Elle n’en avait pas le droit, même s’il s’agissait de son fils.

Dans sa folle fuite, Lydwine se retrouva bien vite devant la forêt interdite. Ni une, ni deux, elle ne réfléchit pas vraiment aux problèmes qui pourraient lui arriver et s’aventura entre les arbres. Qu’elle se fasse renvoyer, au moins, elle pourra s’occuper de son frère. L’allure de ses pas s’était ralentie, elle ne voulait pas prendre le risque de se casser la figure. Par chance, le ciel était dégagé en cette soirée, ainsi les étoiles et le quart de lune, lui donnaient la possibilité d’y voir clair. Et même si ça n’avait pas été le cas, elle avait sa baguette avec elle.

Dans une forêt, la nuit tombée, il y a du bruit. C’est comme ça, les animaux nocturnes commencent leur train-train quotidien. Pour cette raison, elle ne sursautait pas facilement. Sauf qu’elle entendait des bruits de pas. Des bruits de pas qu’elle jurait être d’une personne humaine. Brandissant sa baguette, elle se retourna d’un seul coup.

« Qui est là ? »

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Zakaria Taylor
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Mer 6 Avr - 11:36

Suis-moi, je te fuis. Fuis-moi, je te suis.

“Le moment présent est la piste désignée à tout nouveau départ.”

Lydwine & Zakaria

Et la Saint-Valentin par-ci et la Saint-Valentin par-là. Et patati et patata. Et l’autre crétin de Wolfgang qui lance un regard vers la table de Gryffondor. Qu’est-ce qu’il lui trouve à cette fille ? Je me le demande bien. Elle n’a pas une once de jugeote, elle s’entoure d’abrutis finis de son accalmie et en plus, elle n’est pas si jolie que ça. Peut-être le fait qu’une fois par mois, elle gueule à la pleine lune ? Mais tout ce que je vois moi, c’est une fille qui passe son temps à se faire passer pour une victime. Pauvre petite qui s’est faite attaquer par un vilain loup-garou et qui maintenant souffre d’avoir une pilosité effrayante un jour dans le mois. Ne sait-elle donc pas prendre le bon côté des choses ? Tout ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort. Stupide fille. Crétin de frangin. Bref, je déposais mon coude sur la table et mon poing contre ma tempe pour tenir ma tête et surtout pour ne plus les voir.

J’avais fini de manger depuis un bout déjà et la distribution du courrier ne tarda pas. Une lettre de mon père, un paquet contenant quelques petites choses intéressantes, venant de Calvin et la Gazette, enfin de ça je m’en fichais. Je me pressais de mettre le paquet dans mon sac et en me redressant, mon regard croisa celui de Lydwine, même si je suis certain qu’elle ne m’avait pas remarqué. Elle semblait se décomposer sur place, avant de filer de la Grande Salle. Intriguant. Qu’est-ce qui était parvenu à la mettre dans un tel état, alors que quelques instants plus tôt, elle me taquinait depuis l’autre côté de la table, en me prêtant des Valentine totalement débiles. Elle avait même trouvé à me mettre verbalement avec une première année. Merci mais je n’ai pas envie de jouer à la dinette.

Soit je restais là, à m’endormir en écoutant les histoires rocambolesques des autres, soit je la suivais pour savoir ce qu’elle avait. Le choix n’était pas difficile et je m’étais relevé en attrapant mon sac que je mettais sur mes épaules. En quelques pas, j’étais sorti de la Grande Salle, observant de chaque côté, mon regard se posa sur le restant d’une chevelure blonde et rose, dont la propriétaire semblait filer très vite à l’extérieur. M’assurant qu’aucun professeur, ni surveillant n’était dans le coin, je prenais le même chemin que ma camarade d’une année plus jeune. Elle semblait déterminée dans sa démarche. Je m’étais arrêté, regardant sa silhouette et déposant ensuite mon regard sur la forêt. Elle n’allait pas se rendre dans la Forêt Interdite, seule, à la tombée de la nuit ? C’était pourtant bien l’impression qu’elle me donnait. Et pourquoi je la suivais ? Je ne saurais dire. Envie de fuir le château, de vivre l’aventure, de voir ce qui se cache au coeur de ce bois dense.

En quelques minutes, j’étais arrivé jusqu’à la lisière, mais Lydwine s’était déjà engouffrée à l’intérieur. Je pressais le pas pour m’y enfoncer également. Dans cette forêt, on aurait vite fait de se perdre. Et moi, le ciel étoilé ne m’aide pas beaucoup. Je dois être bigleux sûrement, parce qu’en manquant de me casser la figure, je décidais de sortir ma baguette et de murmurer « lumos ». Etais-je dans la bonne direction ? Je n’en sais rien, je ne suis pas devin. Si ça se trouve, je partais totalement à l’opposé de sa direction. Au moins, ça aura le mérite de m’avoir fait prendre l’air, même si je n’irais pas jusqu’à dire, qu’il s’agit d’une promenade de santé. Il ne faut pas exagérer. Après quelques longues minutes de marche intensive, je l’avais retrouvé ou plutôt, elle m’avait entendu et s’apprêtait à m’attaquer, brandissant déjà sa baguette vers ma petite personne.

« Et moi qui pensais que nous étions amis. »

J’avais légèrement levé les mains, même celle tenant ma propre baguette, pour lui prouver que je n’étais pas venu l’attaquer. Je ne suis pas un espèce de dingue non plus. Peu-à-peu, un pas après l’autre, je m’avançais en baissant les bras, mais en continuant à illuminer mon passage pour ne pas finir la face dans les feuilles mortes et la boue. Toute envie de m’ennuyer, semblait lui être passée, rien qu’en lisant une lettre.

« Je t’ai fait peur ? Tu m’en vois désolé. Mais en te voyant filer, tout à l’heure, j’ai remarqué que tu n’avais pas l’air bien. Et les conversations sur la Saint Valentin ne m’intéressent pas, comme tu peux t’en douter. J’ai préféré te rejoindre. Tu n’as rien contre passer un peu de temps en ma compagnie ? J’y pense, j’ai quelque chose pour toi. Je faisais glisser une bretelle de mon sac jusqu’à la retirer, pour le faire passer devant moi et fouiller dedans, avant de le remettre en place. J’en avais sorti un livre, qui n’a rien à voir avec les manuels scolaires de Poudlard. Quand tu es venue à la maison pour le Réveillon de Noël, je t’avais promis de te prêter quelques bandes-dessinées. Je t’ai ramené celle-ci. C’est Ghost Rider, je préfère te prévenir que c’est assez violent, mais tu devrais aimer. »
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Lydwine Macpherson
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Mer 4 Mai - 9:42

Suis-moi, je te fuis. Fuis-moi, je te suis.

Zakaria Taylor & Lydwine Macpherson

D’une démarche bien décidée, pleinement témoin de la fureur qui l’habitait à ce moment-là, la jeune adolescente de quinze ans trouva refuge au coeur de la Forêt Interdite. Elle sentait les battements de son coeur dans sa jugulaire et l’entendait dans ses oreilles. Il ne s’agissait pas là de fatigue, mais d’énervement. Elle était hors d’elle et ces derniers temps, il lui en fallait peu pour s’énerver à ce point. Tout le monde s’amusait à faire n’importe quoi, la contrariant sur divers sujets qui peuvent devenir très vite houleux. L’adolescence est une période aussi difficile que compliquée. Elle construit son caractère pour plus tard et c’est ce qui parfois lui fait peur.

Lydwine s’en voulait terriblement d’en vouloir à ce point à sa mère, mais c’était plus fort qu’elle. Son petit frère n’avait aucun moyen de se défendre et même si Arabella reste sa mère, elle est dangereuse, ce n’est plus la même qui venait les bercer lorsqu’ils étaient tout petits. Ce n’est pas de sa faute, elle n’a rien demandé la pauvre femme, sa folie est le résultat d’une attaque qu’elle n’a pas mérité, sa fille en est consciente. Sauf que mettre Kenneth en danger, ce n’est pas juste, lui non plus n’a rien demandé. Il est bien plus en sécurité avec Connor.

L’adolescente avait besoin de prendre l’air et c’est sans attendre qu’elle avait pris la fuite, quittant la Grande Salle, mais aussi le château afin de s’isoler dans la Forêt Interdite. Le besoin de prendre un peu de recul avait été plus fort que sa raison et elle l’aurait presque regretté en entendant du bruit derrière elle. Brandissant déjà sa baguette, le soulagement fut à son comble, lorsque Zakaria sortit de l’ombre. Son étreinte se fit d’un coup moins resserrée sur le morceau de bois qu’elle ne gardait plus que pour source de luminosité à présent.

« Nous sommes amis Zakaria, nous le sommes. »

Amis, ils le sont depuis tant d’années déjà. Pourtant rien qu’amis, malheureusement pour elle qui commence à le voir d’une autre façon. Un faible sourire tout juste visible, les choses n’allaient qu’en s’empirant. Affreusement déroutant. Mais elle ne voulait pas l’embêter avec ses soucis, il semblait en avoir lui-même beaucoup à régler. Mais Zakaria ne serait pas Zakaria sans un paquet d’ennemis et il ne se contente pas de disputes avec les autres élèves, comme le commun des jeunes de l’école de magie. Ce garçon s’attaque à plus haut en quelques sortes. Il a ce franc parlé que Lydwine apprécie. Cette audace, que la jeune adolescente lui envie. Ce sens de la répartie, qui l’a séduit. Mais tout est si compliqué à leur âge.

« Peur ? Non du tout, tu m’as carrément fiché la trouille. Mais je préfère autant que ce soit toi plutôt que Rusard. Il en aurait profité pour me gâcher le restant de la soirée, comme si ce n’était pas suffisant d’être élève dans cette prison. »

Zakaria se trouvait une excuse pour expliquer qu’il l’avait suivi et la fille du Professeur de Potions ne se rendait pas compte qu’il ne s’agissait que d’une excuse parmi tant d’autre. D’après ses paroles, la Saint Valentin ne semblait pas le botter plus que ça. Les garçons sont toujours plus réticents que les filles pour célébrer ce genre de fêtes. Lydwine elle-même, étant une fille pourtant, elle n’aime pas forcément tout dans la Saint Valentin. Rien que cette couleur rose bonbon qui colle aux célébrations la dégoute.

« Tu n’aime pas la Saint Valentin parce que tu n’as pas de Valentine ou à cause de cette horrible couleur qui lui est attribuée ? Mais tu peux rester, ne t’en fais pas. Je suis même ravie que tu sois là, au moins toi tu me comprends, ce n’est pas le cas des autres. »

Elle se rapprocha pour mieux voir ce que Zakaria prenait dans son sac. Noël était si loin à présent, qu’elle ne songeait pas un instant qu’il s’en serait rappelé de sa promesse. Ses yeux se promenaient sur la couverture du livre qui se trouvait maintenant entre ses mains et un petit sourire suivit rapidement la remontée de son regard.

« Merci. Je pensais que tu avais oublié en faite. Mais t’y crois toi ? A présent, quand nous voulons un peu de solitude, nous sommes obligés de venir dans cette forêt. Avec l’autre espèce de sans gêne qui entre dans les Salles Communes comme dans un moulin, nous n’avons plus d’endroit à nous. J’y pense, où en est notre vengeance à ce sujet ? Nous ne pouvons pas rester à ne rien faire. Ce n’est pas qu’un élève qu’elle est venue embêter, elle a bafoué les règles de la Maison Serpentard. Elle a sali la mémoire de Salazar en venant mettre son horrible tête chez nous. A présent, elle est l’ennemie à abattre, dépassant de loin Hikkins. »

La bande-dessinée trouva place dans le sac de l’adolescente qui continuait de réfléchir à leur vengeance imminente lorsqu’une idée éclaira sa lanterne mentale.

« Nous devons prévenir les élèves de Poufsouffle, Gryffondor et Serdaigle, pour qu’ils se méfient. Je sais très bien que certains complotent contre Hikkins. Ils doivent savoir que Todd a prise la grosse tête et qu’elle s’imagine pouvoir fouiller impunément dans les Salles Communes. »

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Zakaria Taylor
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Jeu 5 Mai - 16:56

Suis-moi, je te fuis. Fuis-moi, je te suis.

“Le moment présent est la piste désignée à tout nouveau départ.”

Lydwine & Zakaria

J’avais rejoint la fille de mon Professeur de Potions dans la forêt. Elle semblait si en colère que je pouvais sûrement parvenir à utiliser ses ressentiments à bon escient. Lydwine l’ignorait mais ça faisait déjà quelques minutes que je m’enfonçais dans l’obscurité de tous ses immenses arbres, afin de la suivre. Je l’avais dans mon champ de vision depuis un petit moment quand elle remarqua ma présence. Impulsive comme il le faut, prête à jeter le premier sort qui lui passera par la tête en cas d’attaque. Cette fille est si imprévisible, que je trouve un intérêt certain à la mettre de mon côté.

« Si tu accueille tes amis de cette façon, je n’aimerais pas être la personne qui a eu la mauvaise idée de te mettre en colère. »

Je souriais pour faire passer cette affirmation pour une boutade, mais j’étais sérieux et intrigué à la fois. Jusqu’où serait-elle capable d’aller sous la colère ? Mentalement, je prend note de la mettre prochainement dans une situation qui l’énervera, histoire de connaitre ses limites. Je ne peux pas me permettre de simplement lui poser la question. La colère semble retomber, sa réponse ne serait qu’erronée, si réponse elle me donne.

« Tu n’as rien à craindre, Wolfgang occupe ce bon vieux Rusard en le faisant tourner en bourrique au niveau du premier ou deuxième étage. Comme quoi, peu importe ce qui est dit, les élèves de la Maison Serpentard sont toujours soudés. En parlant de solidarité, puis-je connaitre la raison de ta colère précédente ? »

Me concernant je me servais de l’excuse de la Saint Valentin pour expliquer ma fuite de Poudlard. Il est vrai que le sujet m’exaspère au plus haut point, mais j’en faisais mon affaire jusqu’à ce que je remarque notre rebelle aux cheveux roses partir comme une véritable furie. Je n’aurais pas aimé être les pauvres âmes se trouvant sur son passage lorsqu’elle a quitté la Grande Salle.

« La couleur fait partie du lot mais pas seulement. Tous ces couples qui montrent leurs écoeurants sentiments, leurs ‘je t’aime’ me donnent l’impression de dégouliner à l'image de la moisissure le long des murs. Les garçons n’ont plus une seule once de fierté. Les filles rêvent bêtement au Prince Charmant. Toute cette mascarade alors que la quasi-totalité de ces couples finiront par se séparer dans l’année, voir dans le mois, si ce n’est dans la semaine suivante. Et ensuite, ils se cracheront dessus comme si l’autre était la pire raclure de l’école. Voilà ce que la Saint Valentin représente à mes yeux. N’es-tu pas d’accord ? »

Je me trainais cette bande dessinée dans le sac depuis la rentrée de Janvier. J’avais eu l’occasion de lui donner ce stupide bouquin au moins cent fois si je l’avais voulu, mais j’attendais un pareil événement. Celui, où à fleur de peau, je pourrais piquer au vif sa colère pour en faire une force. Et bingo, je n’ai même pas eu besoin d’orienter le sujet de conversation que cette chère Lydwine me parlait de cette stupide prof qui avait enfreinte les règles.

« Nous sommes sur la même longueur d’ondes ma chère Lydwine. Je ne compte pas laisser les choses se tasser gentiment. Nous aurons notre vengeance, sois-en certaine. Tout vient à point à qui sait attendre. Mais saches que les choses avancent doucement pour le moment, mais sûrement. Le Baron Sanglant est de notre côté. En tant qu’ancien élève de Serpentard, il n’a pas non plus apprécié cet intrusion. Ce qui veut dire que Peeves va pouvoir s’amuser au détriment de cette stupide bonne femme. »

Je m’arrêtais un instant de parler, puisqu’elle reprenait le fil de la conversation elle-même. Lydwine ne cessait d’utiliser la première personne du pluriel pour parler de ce qu’il fallait prochainement faire. Elle est donc à ma botte comme prévu. Finalement, les choses avancent plus vite que je ne veux bien l’affirmer. Croisant les bras sur mon torse, je penche légèrement la tête de côté, la fixant une fois son idée posée.

« Je te fais confiance, en tant que fille d’un Professeur, les élèves des autres Maisons te prendront plus au sérieux que moi…. »

Je m’avançais un peu plus dans la forêt, lui faisant signe de marcher en ma compagnie. Nos baguettes pour tout éclairage, personne ne viendrait nous trouver par-ici. Nous étions d’ailleurs assez loin du château pour que quelqu’un visualise la lueur de notre magie.

« Connais-tu les Inferi ? Je trouve que c’est fascinant tout ce qu’il est possible de faire. Tu ne crois pas ? Le problème qui se pose, c’est que rares sont les Sorciers capables de se servir de cette magie. Et donc, il n’existe pas beaucoup de personnes capables de me l’expliquer…. Il y aurait bien un très grand Mage qui connait forcément le truc. Sa puissance est sans égale, mais ce n’est pas le genre de Sorciers que l’on retrouve dans le bottin téléphonique des Moldus. Je doute aussi de pouvoir un jour le croiser dans un bar. Et je ne suis pas certain qu’il ait un hibou ou une chouette pour pouvoir communiquer avec lui. Sans compter qu’il est tellement bien entouré, qu’il est inapprochable. »

Je levais un instant le regard vers le ciel. Celui-ci est bien plus dégagé qu’il ne l’était dans la journée. Les étoiles et le quart de lune sont bien visibles, mais le froid est tout aussi présent.
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Lydwine Macpherson
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Lun 20 Juin - 9:38

Suis-moi, je te fuis. Fuis-moi, je te suis.

Zakaria Taylor & Lydwine Macpherson

L’air était frais dans cette forêt et la jeune élève de Serpentard se retenait de frissonner à chaque coup de vent passant dans sa direction. Elle ne s’était pas attendue à avoir de la compagnie dans cet endroit, mais en se rendant compte que sa colère l’avait aveuglé sur la destination choisie, elle n’était pas mécontente qu’il s’agisse de Zakaria. Lydwine l’a déjà vue à l’oeuvre, il en connait un rayon en magie et semble très en avance pour son âge. Ainsi, elle se sentait en sécurité. Seule, elle aurait sûrement regretté son choix de partir aussi vite du collège de sorcellerie. Et son aîné devait avoir senti qu’elle n’était pas bien à l’aise, utilisant l’humour pour tenter de l’apaiser.

« J’aimerais bien être en mesure de l’effrayer cette personne, mais je suis bien trop insignifiante pour que mon avis soit pris en considération par qui que ce soit. »

En fuyant aussi vite de l’enceinte de Poudlard, rien n’aurait été en mesure de l’effrayer. Mais c’était juste le temps que la colère ne retombe un peu plus bas et qu’elle se rende compte qu’elle risquait fort de se faire attraper par Rusard ou un surveillant engagé pour pister les élèves atteints de lycanthropie. Mais Zakaria balaya vite cette crainte en lui révélant que Wolfgang faisait tourner en bourrique le vieux gardien de l’école, pour leur laisser un moyen de revenir sans être pris à déambuler dans les endroits interdits. La blondinette répondit par un simple sourire, mais ce dernier se figea quand la question tomba à nouveau. Elle ne pouvait pas passer deux fois à travers les mailles du filet.

« Ma mère. Elle est sortie de Sainte Mangouste à la fin des vacances de Noël. Elle habite chez sa meilleure amie, le temps que la maison qu’elle a acheté soit habitable. Mais depuis qu’elle a été attaquée par des Doloris, rien ne peut mentalement la soigner. Elle est bien, comme si de rien n’était et l’instant d’après, elle devient instable, dangereuse. Malgré ça, elle veut récupérer la garde de mon petit frère qui est chez mon cousin. Il n’a que sept ans. »

L’adolescente s’inquiétait beaucoup pour son petit frère. Même s’ils se sont souvent disputés, ressemblant plus à un duo de chien et de chat, Lydwine tient à lui plus que de raison. Kenneth est un petit monstre, mais il est très attachant. Et elle sait que Zakaria pourrait le comprendre, lui-même ayant un petit frère, bien que la différence d’âge soit moins importante que chez les enfants Macpherson. Mais pensive, quand le sujet de la Saint Valentin fut abordé, elle avait du mal à vraiment voir les choses de la même façon, pas en totalité même si elle était d’accord sur certains sujets.

« Dans l’ensemble, je suis assez de ton avis. Mais c’est aussi l’occasion de s’amuser d’une autre façon que la leur. En détruisant la fête par exemple. »

Pour ne pas passer pour une fille un tantinet fleur bleue, la demoiselle s’empressait de parler du sujet du moment. Comme une enfant, l’élève de Serpentard accueillait les paroles du sixième année avec les yeux pétillants de malice. Elle mourrait d’envie d’en savoir plus, mais commençant à connaitre un minimum le Prince des verts et argents, elle se doutait qu’il ne laisserait pas filtrer beaucoup d’informations pour le moment, s’amusant sûrement de la laisser se languir.

« Je peux t’être utile Zakaria. Crois-moi, j’ai beaucoup d’idées à ce sujet et je suis la fille du Prof de potions. Je peux entrer dans la réserve comme je le veux, pour prendre toutes les fioles que tu me demanderas de prendre. »

Elle agitait la tête en signe positif lorsqu’une mission tomba pour sa petite personne. Ravie d’être comptée dans le lot pour la vengeance, la fille de Macpherson se jurait déjà de ne pas décevoir l’aîné des frères Taylor. Sous sa tignasse blonde, les idées fusaient dans tous les sens déjà, alors qu’elle se mettait en mouvement pour suivre la cadence de la promenade de Zakaria. Il venait de reprendre la parole, parlant des Inferi et même si Lydwine ne connaissait pas encore grand chose à la magie noire, elle savait de quoi il s’agit.

« Tu veux créer une armée de zombies pour s’occuper d’elle ? Mais est-ce que tu fais allusion à tu-sais-qui ? »

Elle eut du mal à cacher sa surprise et même sa peur rien qu’à penser au Leader des Mangemorts. Se penchant légèrement vers Zakaria, tout en marchant à ses côtés dans la même direction, elle reprit à voix très basse.

« Il est très méchant, il te demandera forcément quelque chose en échange. Ne crois-tu pas qu’il est possible d’apprendre autrement ? On peut se rendre dans l’Allée des Embrumes aux prochaines vacances. »

Voldemort n’a rien d’un ange, que ce soit mentalement comme physiquement. Il fait peur, il est effrayant et il ne marchandera pas si facilement. Lydwine n’a pas vraiment envie que son ami se retrouve avec cette horrible marque sur l’avant-bras, comme tous les Mangemorts. Zakaria sort du lot, il a le culot, l’intelligence et l’éloquence verbale également. Il n’a besoin de personne pour faire parti des grands, ça elle en est certaine.
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Zakaria Taylor
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Mer 20 Juil - 9:42

Suis-moi, je te fuis. Fuis-moi, je te suis.

“Le moment présent est la piste désignée à tout nouveau départ.”

Lydwine & Zakaria

Mon ironie et mes questions étaient faites pour tenter de comprendre ce qui lui arrivait. Pas que ça m’intéresse vraiment, mais il parait que pour se faire des amis, ou plutôt un réseau, il faut leur montrer un certain intérêt. On ne devient pas un « grand Sorcier » sans avoir du soutien derrière. Voilà donc la simple raison de cet intérêt soudain : assurer mes arrières. J’observais cette blondinette devant moi. Son visage n’avait de cesse de changer de masques. Tantôt la joie, la surprise et parfois la tristesse, voir la déception qui fut le dernier qu’elle me servit sûrement sans s’en rendre compte. Mais ce qui était certain, c’est qu’elle n’était absolument pas sûre d’elle du tout. Ce qui me laisse une longueur d’avance, il est bien connu que les gens doutant d’eux-mêmes sont des proies faciles, pour leur faire faire tout ce que l’on veut.

« Insignifiante ? C’est vraiment ce que tu pense être ? Saches que mon opinion n’est pas la même que la tienne à ton égard. Je ne vois pas une fille insignifiante, je vois une personne forte à qui la vie n’a pas faite de cadeau. Je vois également une demoiselle courageuse, prête à tout pour sauver son petit frère. Et surtout, je vois à présent une jeune femme qui s’embellit d’année en année. »


Je ne suis pas aveugle, je sais que Lydwine en a toujours pincé pour moi. La charmer un peu ne pourra que la mettre plus vite dans ma poche. Et finalement tout ça finissait par fonctionner, pour mon plus grand bonheur que je ne montrais bien sûr pas. Sans y avoir pensé suffisamment sans doute, la voilà qui se mettait à table, me parlant des problèmes de santé de sa mère. Une fois encore, si je l’écoutais attentivement, c’était pour donner l’impression que ce qu’elle me racontait, m’intéressait. Ce n’était pas le cas évidemment, mais il me fallait matière à lui répondre, d’où cet intérêt sortant de je-ne-sais-où exactement. Je fronçais les sourcils durant un moment, me déplaçant légèrement sur le côté, donnant ainsi l’impression que je réfléchissais pour l’aider. Il m’était bien compliqué de me montrer quelque peu concerné par son problème, puisque je n’ai jamais été concerné par autre chose que ma petite personne, à l’exception prêt de certains membres de ma famille.

« Dis-toi que tu as encore un peu de temps pour voir les choses venir. Il faut déjà qu’elle parvienne à récupérer ton petit frère chez ton cousin. Après ça, tu viens de me dire qu’ils vivront chez sa meilleure amie. J’imagine que celle-ci est consciente de son problème et qu’elle fera attention à ce qu’il n’arrive rien à Kenneth. Quant à la nouvelle maison, tu peux t’arranger pour qu’elle ne soit pas habitable avant un petit moment. Tout ça t’emmèneras facilement jusqu’à l’été et ton père quittera Poudlard pour les vacances. »

Je n’ai pas réponse à tout, mais j’ai surtout improvisé. En plus ça me semble pas trop mal tout ce que je viens de dire, j’y croirais presque moi-même. Plutôt convaincant n’est-ce pas ? Mais je notais tout de même que sa mère avait été attaquée à coups de Doloris, ce qui devait braquer notre petite Lydwine contre les Mages Noirs et principalement les Mangemorts. Il est donc dans mon intérêt d’y aller doucement sur la magie noire lorsqu’elle est dans le coin ou de lui promettre quelque chose qu’elle ne pourra pas refuser.

« Tu viens bien de me dire que ta mère avait subi une attaque de Doloris ? Est-ce qu’on sait qui a fait ça ? Si tu as un nom ou juste une piste, je te promets que je ferais tout mon possible pour t’aider à la venger. »

Voilà qui est fait, passons à la suite, alors que le sujet de la Saint Valentin était lancé. Oh cette fête, bien plus que toutes les autres d’ailleurs, me répugne. Quelle bêtise franchement, je sais que je ne suis pas vraiment porté sur tout ce qui est sentiment, mais si des personnes ressentent ce genre de trucs l’une pour l’autre, ont-elles vraiment besoin d’une fête pour se le faire comprendre ? Juste un truc commercial pour vider les bourses -toutes sortes confondues- de ces messieurs. Mais j’admets ne pas avoir vu venir la proposition de trouble-fête, ce qui fit aussitôt naître un petit sourire de côté.

« Détruire la fête… Hum… Voilà qui m’intéresse. Tu as une petite idée je suppose ou tu compte peut-être sur moi pour mettre un plan en place ? »

J’essayais de lui donner une certaine importance, pour qu’elle gagne en confiance et surtout qu’elle me l’accorde puisque je suis celui qui l’a aidé. Et ça, je saurai lui rappeler si jamais elle venait par, momentanément, l’oublier. Puis finalement, il suffit que le sujet de conversation ne change une nouvelle fois, tombant sur la dinde de Todd pour que ma chère camarade m’implore pratiquement de la laisser faire partie de la vengeance. La fille de notre bon Professeur Macpherson désirait m’être utile, ce n’était pas mon sourire naissant qui allait contredire, non pas ma surprise, mais mon approbation.

« Toutes les fioles ? Même celles qu’il stocke dans ses appartements pour ne pas les laisser trainer dans la réserve ? »

Je ne suis pas stupide, j’ai remarqué que seules les moins dangereuses se trouvaient dans cette pièce. Les autres, bien plus intéressantes, notre cher enseignant de potions, les conservait où lui seul y avait accès. Lui seul et sa fille. Pour lui faire croire que j’avais toute confiance en elle, je lui donnais pour mission d’avertir les autres Maisons d’études. Etant la fille d’un Prof’ ça passera beaucoup mieux que si c’était moi qui m’adonnais à cette grande révélation. Pour combattre le froid de cette soirée, je me mettais en mouvement, la blondinette à mes côtés. Je n’aurais pas le temps de tout faire tout seul, déléguer les trucs les moins importants, me laisserait bien mieux trouver le Mage Noir qu’il me faut, pour apprendre à fabriquer des Inferi. Comme il fallait s’y attendre, Lydwine pensa aussitôt à vous-savez-qui. Si je ne la connaissais pas si bien, je n’aurais pas remarqué qu’elle était en train de flipper.

« Lui ou un autre. Tu sais, il l’a bien appris quelque part lui aussi. Ce n’est pas venu tout seul. J’imagine donc, que d’autres grands Sorciers en sont pleinement capables et plus abordables que lui. Il me reste à trouver qui, je vais profiter des prochaines vacances pour avancer dans mes recherches. »


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