RSS
RSS



 


 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 4 :: Début de l'an 2000 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

A la lueur de la lune, à la puanteur de la fiente - Pv Mira

avatar
Wolfgang Taylor
Sixième année
Âge du personnage : 15 ans
Nombre de messages : 384
Célébrité sur l'avatar : Dylan Sprayberry
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 7 Avr - 10:34


A la lueur de la lune, à la puanteur de la fiente
Mira & Wolfgang
Depuis la disparition de mon précédent surveillant, j’avais hérité d’une bécasse désagréable, me pourrissant à la moindre minute de retard. Mais au moins, personne ne savait la vérité, c’était déjà ça de gagné. Et j’avais l’espoir que cette attribution d’une chieuse, probablement la fille cachée de Hikkins, ne soit que temporaire. Le Professeur Macpherson lui est déjà tombé dessus à deux reprises. Une chance que dans ce château, nous ayons des adultes de notre côté. Il y en a peu, mais il y en a, je ne peux pas m’en plaindre. Même le Directeur de Gryffondor est déjà intervenu en ma faveur, c’est pour dire qu’au moins, les guerres de Maisons sont oubliées le temps d’une bataille.

Je m’étais redressé dans mon lit, seul dans le dortoir m’étant attribué. Je n’avais personne avec qui discuter, plaisanter. Il était loin le temps où je trouvais toujours quelqu’un de réveiller pour passer les quelques heures en sa compagnie. Tout était si loin. Je me souviens qu’après la mort de ma mère, mon père s’était rendu à Poudlard pour expliquer la situation au Professeur Dumbledore, concernant ma lycanthropie. J’avais été agréablement surpris que notre grand Directeur prenne tout en main pour me facilité la vie et que j’arrive à m’habituer à ma nouvelle condition, sans trop de mal. Ce qui n’a malheureusement duré qu’un temps. Il y a eu ensuite le Huit Clos, la Nuit Rouge et Hikkins. Ma descente en Enfer. Pourtant, au début des vacances de Noël, mon père m’avait soumis une idée. Celle d’écrire au Professeur Dumbledore. Je l’avais fait et j’avais été surpris que ma chouette le trouve déjà, mais qu’en plus il me réponde. Malheureusement, lui non plus n’y croyait plus pour Poudlard. Il ne pensait pas pouvoir récupérer son poste et en était navré pour tous les élèves. Mais il était de tout coeur avec nous, ce qui était déjà une bonne chose à mes yeux. Même lui se rendait compte que Hikkins n’agissait pas normalement avec nous.

Je me relevais, prenant le temps de m’habiller d’un jean noir, d’un gros sweat-shirt et d’une paire de rangers dont j’avais la flegme de faire les lacets, préférant les coincés à l’intérieur. Capuche de mon pull sur la tête, je sortais de mon dortoir. Ma surveillante n’était pas dans le coin et je me fichais bien d’où elle pouvait se trouver. Je m’empressais de me faufiler à travers le château, pour me rendre dans la Tour Ouest, où se situe la volière. Avant de partir, j’avais attrapé une lettre qu’il me fallait envoyer à notre ancien grand Directeur. Je n’avais pas eu l’occasion de lui répondre avant de prendre le Poudlard Express en début d’année et le Nouvel An avait été si bizarre, attaqué par des momies et des dinosaures morts depuis des lustres, qu’il m’avait été difficile de pouvoir lui écrire. Et puis, j’imaginais bien qu’il devait aussi être très occupé de son côté.

J’étais parvenu à arriver à destination sans que personne ne m’intercepte avant. La Volière était une pièce circulaire, où se trouvaient tous les hiboux et chouettes de l’école, mais aussi de l’élève. En y entrant, le froid n’était pas ce qui me marqua en premier lieu. Il n’y a pas de carreau aux fenêtres, afin que les volatiles puissent sortir comme bon leur semble. Mais l’odeur était assez difficilement supportable et accentuait par les courants d’air. Au sol, il y avait plein de paille, de squelettes régurgités de souris et aussi des fientes quasiment partout. Certains yeux ronds me fixaient alors que je tentais de ne pas glisser sur les fientes. Pour y voir plus clair, je m’étais servie du sortilège adéquat et un hibou avait aussitôt battu des ailes, tout content d’attirer mon attention. Il s’agissait bien sûr de Xenos que je m’empressais de rejoindre, tendant mon bras sur lequel il s’agrippa aussitôt.

« Comment tu vas mon vieux pote ? Regarde, je t’ai rapporté quelques friandises que tu aime tant. »

De ma poche sortait aussitôt un petit sachet de friandises pour hiboux et chouettes, que j’avais acheté sur le Chemin de Traverse avant de reprendre le train pour l’école. Ce n’était peut-être pas une très bonne idée, puisque les autres volatiles commençaient à émettre des petits cris pour en avoir également. Heureusement que certains étaient de sortie et qu’ils n’étaient pas nombreux, sinon ils m’attaqueraient sûrement. Xenos s’en était mis plein la pense et il avait raison puisqu’il allait devoir travailler. Je lui attachais deux enveloppes autour des pattes et lui caressais doucement la tête.

« Celle-ci, c’est pour le Professeur Dumbledore, je te fais confiance pour être discret. Et celle-là c’est pour papa, tu connais le chemin. »

Je m’approchais des fenêtres sans carreau, passant mon bras à travers l’une d’elles et mon hibou décolla pour faire sa livraison. Je le regardais voler joyeusement jusqu’à ce qu’il ne soit plus dans mon champ de vision. C’est alors que je me retournais, ambitionnant de partir, mais les autres animaux présents me faisaient pitié avec leurs gros yeux tout ronds. Ressortant le sachet, je donnais des friandises à chacun des oiseaux présents, qui semblaient adorer ce met.
code by Chocolate cookie

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Dim 10 Avr - 19:28
Invité
Lorsque j'étais encore qu'une élève il m'est déjà arrivée de sortir à plusieurs reprises de la tour des Serdaigles pour quelques excursions nocturnes, seule ou accompagnée. Bien sûr, je me doute bien que je n'ai pas été la première à faire ce genre de choses et qu'encore aujourd'hui certains élèves font de même. Je me dis aussi que certains professeurs ont dû aussi le faire durant leur jeunesse. Nous nous devons de veiller au grain, que les adolescents dont nous avons la charge restent dans leurs salles communes la nuit au lieu de sortir faire des expéditions. Je sais que certains apprécient d'aller se balader dans la forêt interdite, selon moi c'est une idée des plus stupides, ils risquent d'être gravement blessés ou pire, de mourir ! En tant que professeur mes expéditions nocturnes sont à présent des rondes pour vérifier que personne n'est en dehors de son dortoir. J'en ai déjà surpris quelques-uns dans le courant de l'année. Mes rondes ne durent à peine que quelques heures, laissant après les surveillants prendre la pleine charge de marcher sans réel but dans les couloirs du château. Ma journée a été plutôt calme, j'ai fait cours et mes classes étaient attentives, c'est devenu une routine, j'ai pris deux heures de mon temps après le dîner pour avancer dans mes corrections, ayant préparé mes cours durant le week-end qui a précédé. Les vacances de fin d'année sont derrière nous et cela depuis un bon mois. Je suis restée à Poudlard la plupart du temps, étant présente pour le bal de Noël, j'ai tout de même passé le nouvel an en famille. Je commence un peu à stresser pour mes élèves qui passent leurs examens en fin d'année, je pense surtout aux cinquièmes et septièmes années qui ont des examens importants. Je me souviens qu'à l'époque je stressais aussi, ayant peur de ne pas les réussir mais à chaque fois je les passais brillamment. J'espère que cette année j'aurais de bons résultats, je reste réaliste en me disant qu'il y en aura certains qui ne les auront pas, mais sinon j'espère de tout mon cœur que les élèves réussiront leurs examens, qu'ils soient importants ou non. Si certains de mes élèves ont besoin de cours particuliers pour les aider à se perfectionner ou à réviser quelques sorts je le ferais avec joie, je le fais déjà pour certains d'entre eux et les résultats sont plutôt bons ce qui me rend assez fier de moi. Ce qui me rendra encore plus fière, c'est si j'ai un bon pourcentage de réussite, ça m'assura que je suis une bonne professeur.

D'un « Lumos » j'illumine les environs ainsi je ne erre pas dans le noir. J'entends par moments les tableaux qui se plaignent de la lumière mais ne les entend pas, j'ai fini par apprendre à les entendre que d'une oreille parce que parfois ils nous livrent des informations intéressantes. Comme ce soir où un tableau d'un homme – dans une pièce ressemblant à une vieille salle de classe – habillé en Écossais me signale qu'il a vu un élève de Serpentard qui était passé par-là. Je m'arrête donc, me retournant vers lui je lui demande s'il a une idée d'où il a pu aller. Au lieu de me répondre il préfère le demander aux autres tableaux, alors j'attends patiemment, ne les interrompant pas car cela pourrait les faire se montrer plus récalcitrant pour me livrer cette information que je veux. Oh oh ! Il semblerait que le jeune homme soit allé dans la volière, je remercie les tableaux qui ont bien voulu collaborer puis reprend mon chemin. Peut-être que je ne le trouverais pas car il sera reparti ou bien je le croiserais en chemin ou en montant les escaliers. S'il coopère sans – trop – rouspéter alors je sais que je me montrerais compréhensive, quand j'étais comme lui je suis déjà sortie la nuit. S'il accepte de me suivre jusqu'à ce qu'il rejoigne sa salle commune et que je suis sûre qu'il ne ressortira pas alors, je me montrerais clémente. Mais si c'est le contraire qui se passe, je me verrais obliger d'au moins lui enlever des points et le coller, je ne suis pas friande d'aller voir le directeur de maison ou Hikkins pour ce genre de choses. Je ne veux pas être l'ennemi de mes élèves et j'essaye de le leur faire comprendre, je ne veux pas non plus être leur amie – je n'ai pas à l'être – mais je ne veux pas qu'ils me voient comme l'ennemi à abattre car je ne le suis pas. J'essaye d'aller dans leur sens ou plutôt d'être là pour eux, je me doute qu'être un loup-garou doit être difficile pour eux, mais je me dois de rester une professeur et donc d'agir par moments dans ce sens. Enlever des points, coller, aller parler à leur directeur de maison, faire la morale, je reste une adulte. Je gravis les escaliers sans aucun mal, je me demande s'il sera encore là-haut. Bingo ! Il y est et ne semble pas m'avoir remarqué, il est entrain de donner à manger aux hiboux. Je le reconnais, s'est Wolfgang, l'un des élèves qui a été transformé en lycanthrope, j'imagine que ça doit être dur pour lui d'être seul dans son dortoir, il doit s'y ennuyer ferme sans ses amis. Je me souviens de la bonne ambiance qu'il y avait dans mon dortoir et dans ma salle commune … je regrette presque de ne plus être une étudiante « Bonsoir. » dis-je d'une voix calme, je suis dans l'encadrement de l'ouverture qui mène à la volière, ma baguette est toujours allumée mais je l'ai baissé un peu pour que Wolfgang puisse voir mon visage et qu'il ne croit pas que je suis une mangemorte venue m'en prendre à lui, qui sait … J'attends à présent de voir sa réaction.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Wolfgang Taylor
Sixième année
Âge du personnage : 15 ans
Nombre de messages : 384
Célébrité sur l'avatar : Dylan Sprayberry
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 13 Avr - 18:06


A la lueur de la lune, à la puanteur de la fiente
Mira & Wolfgang
Chaque fois que je pouvais être en-dehors de mon dortoir, j’en profitais. C’était une petite victoire à mes yeux, même si minime. Je n’étais pas un mauvais élément dans l’ensemble. Je rendais quasiment toujours mes devoirs en temps et en heure, j’avais des notes plutôt bonnes et je respectais un minimum les adultes. Il était rare que je fasse perdre des points à ma Maison. La seule chose, c’est que j’avais abandonné le Quidditch depuis ma transformation. Mais pourtant, j’avais l’impression que ça ne servait à rien d’être un élève qui se plie au règlement. Quoi que je fasse, j’étais constamment mis à l’écart de mes amis, me rappelant toujours que je n’étais pas comme les autres. Comment s’accepter tel que l’on est, lorsque nous n’avons pas le même traitement que le restant des élèves de l’école ? On nous faisait payer pour une chose que nous n’avions même pas demandé. C’est injuste.

Echapper à la vigilance des surveillants, c’était maintenant devenu la seule chose que je pouvais faire, pour avoir le plaisir de rejoindre les autres élèves de Serpentard ou juste pour pouvoir avoir l’occasion de passer un peu de temps avec mon grand frère. Souvent, je me retrouvais dans notre Salle Commune dans les cachots ou alors, comme ce soir-là, j’en profitais pour envoyer mon courrier, il m’arrivait également de ne faire que quelques balades, parce que le sommeil ne me gagnait pas. J’avais un doute sur l’étendue de la folie de Hikkins, restant persuadé qu’elle interceptait nos hiboux pour scruter la moindre lettre envoyée ou reçue. En faisant partir mes écris en pleine nuit, la Directrice ne les voyait pas et ne pouvait donc pas être au courant de tout ce que je disais à mon père. Surtout que c’est privé, ça ne la regarde certainement pas, ça ne regarde même personne d’autre que lui et moi.

Ce soir-là, je me faisais carrément racketter par tous les hiboux et chouettes se trouvant actuellement dans la tour. Je n’aurais peut-être pas dû sortir le paquet de friandises pour volatiles, mais ils étaient parvenus à m’attendrir avec leurs gros yeux tout ronds. Et je m’ennuyais tellement que je n’étais pas pressé de regagner mon dortoir. Ces animaux étaient une présence comme une autre. Ils me passaient le temps, même s’ils n’étaient pas dotés de la parole.

De longues minutes s’étaient écoulées sans que je ne le remarque et c’est très vite que mon sachet s’était retrouvé vidé de son contenu lorsque la porte s’ouvrit. Je tournais un instant la tête dans la direction du Professeur qui venait d’arriver. D’habitude, les enseignants que je croisais, tel que le Professeur Macpherson ou encore le Professeur Ødegård me laissaient faire, sachant que je ne faisais rien d’autre que me changer les idées en me promenant. Même tonton Severus se contentait de me rappeler que le couvre-feu était passé et que je n’avais rien à faire hors de mon dortoir, sans vraiment me réprimander pour autant. Si je venais à faire des bêtises, il en serait sûrement autrement, mais pour le moment je n’avais pas à me plaindre, tous les trois se montraient compréhensifs.

Malgré que j’avais vécu la Nuit Rouge, je ne craignais pas de rencontrer des Mangemorts non plus dans l’enceinte du château. Déjà, la cavalerie ne tarderait pas à arriver et en plus, étant un gamin de quinze ans, doublé d’un Sorcier de Sang-Pur, je n’avais vraiment pas à m’en faire. Je n’avais pas l’âge de choisir un camp de toute façon. Et les Sorciers de grandes lignées se font si rares de nos jours que s’ils veulent préserver la pureté du sang, sans avoir trop recourt à l’inceste, il n’est pas dans leur intérêt de tuer les derniers gamins n’ayant aucun Moldu parmi leurs ancêtres.

« Je ne faisais rien de mal, j’envoyais juste un hibou à mon père. »

C’était la vérité après tout, même si je me gardais bien de dire que j’avais aussi écris au Professeur Dumbledore. Il est si difficile de savoir qui est de notre côté ou non, que je ne voulais pas prendre de risque. Et puis c’était une chose qui ne regardait que moi et ce grand Sorcier. De plus, j’avais eu vent du fait que le Professeur Todd était entrée dans notre Salle Commune pour s’en prendre à mon frère, d’après les dires de beaucoup de mes camarades verts et argents, je devais donc resté sur mes gardes avec elle. Je me trouvais dans le bureau de tonton Severus, quand tous les autres élèves de Serpentard sont arrivés pour s’en plaindre. J’attendais qu’il ait terminé la potion tue-loup. Je sais que le Professeur Macpherson en donne à qui lui en demande, mais en allant voir mon oncle, c’est l’occasion de pouvoir rester avec lui en tête-à-tête le temps qu’il la fasse. Même si nous n’avons pas de longues conversations et que parfois j’ai l’impression d’être face à un mur froid et silencieux, il est pour moi une présence rassurante dans cette école. A mes yeux, il est l’un des rares en qui je puisse avoir confiance depuis le départ de notre vrai grand Directeur.
code by Chocolate cookie

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Mar 10 Mai - 12:34
Invité
Poudlard est gardé, très bien gardé. J'espère bien qu'il n'y ait aucune faille, revivre une Nuit Rouge ne me plairait pas. Et puis, il faut que le château soit un lieu où on peut se sentir en sécurité, s'endormir en sachant que demain on se réveillera avec nos camarades à nos côtés, vivants. On ne peut pas retourner en arrière, tout effacer, il faut savoir aller de l'avant. J'ai perdu des membres de ma famille durant cette terrible nuit, comme beaucoup d'autres personnes, il y a eu des morts dans chaque camp. La direction avait changé, lorsque j'étais élève j'avais le professeur Dumbledore en tant que directeur, aujourd'hui s'est Cornélia Hikkins qui est à la tête de Poudlard. Et sous son joug, tout est devenu plus sévère. En soi, ça ne devrait pas me déranger, je suis professeur mais je me souviens d'avant, lorsque j'étais moi aussi élève et maintenant ce n'est plus du tout la même ambiance. Avant on pouvait flâner dans les couloirs, maintenant l'élève risque une sanction si on le surprend en journée dans les couloirs. Je trouve ça dommage que les élèves ne puissent pas avoir la même chose que j'ai eue, mais les temps ont changé et ce côté strict peut donner un sentiment de sécurité à certains d'entre eux. La sécurité c'est le plus important. Je me souviens que lorsque j'étais élève il m'arrivait parfois de me promener la nuit dans le château, j'avoue que je me suis faite prendre quelques fois, on ne peut pas être infaillible mais il n'en restait pas moins que je récidivais. J'appréciais d'aller au beau milieu de la nuit dans les cuisines ou tout simplement partir en exploration. J'étais parfois seule et d'autres fois accompagnées. Je ne peux donc pas en vouloir aux élèves de faire la même chose que moi. Normalement, en tant que professeur je devrais sanctionner Wolfgang mais je n'en vois pas l'intérêt. Je l'écoute qui me dis qu'il envoyait juste un hibou à son père. À cette heure-ci ? Il a toujours la possibilité de se rendre à la volière en journée si je ne me trompe . Bah que ça soit durant la nuit ou en journée, qu'est-ce que ça peut changer ? Il a bien le droit de contacter son père.

Je hausse les épaules, qu'il envoie un hibou de nuit ou de jour je m'en contre fiche. Par contre, il ne devrait pas être dans les couloirs. « Si je ne me trompe pas, tu peux aussi le faire le jour. Mais bref, je m'en fiche. Je te propose quelque chose, tu me laisses te raccompagner jusqu'à ta salle commune, tu n'en ressors pas et d'un, je ne t'enlèves pas de points, ni même ne te colle et de deux surtouts ne le signale pas. Quoique, je ne peux me porter garante des tableaux, eux peuvent aller en parler. Qu'en penses-tu ? » Je sais qu'une fois un tableau était allé prévenir mon directeur de maison que je m'étais promenée dans les couloirs la nuit et je mettais une bonne heure de colle. Après ça je me suis méfiée des peintures qui sont accrochées à travers le château. Et puis, ils vont sûrement se plaindre que nous les dérangeons avec la lumière de nos baguettes parce que voyez-vous, ils dorment et ce n'est pas une heure pour se balader. Mais moi, je ne fais que mon boulot, patrouiller dans les couloirs. J'aimerais bien pouvoir rejoindre mon lit, m'endormir sous ma couverture et faire de jolis petits rêves, me réveiller et traîner quelques minutes de plus parce qu'avouons-le, il fait toujours meilleur dans son lit lorsqu'on se réveille qu'à l'extérieur et on est si bien dans son lit. Même si je suis quelqu'un de dynamique je ne rechigne pas face à une bonne grasse matinée, pas que mon travail de professeur soit réellement épuisant, il me suffit d'avoir une bonne organisation et j'aurais encore un peu d'énergie après mes cours. C'est vrai que parfois je me retrouve débordée par mes copies, les cours à préparer, les devoirs à corriger, les contrôles à préparer, à corriger, les cours particuliers que je donne à certains élèves. Je souhaite et j'espère que mes élèves aient un bon niveau voire même un excellent niveau à la fin de l'année et que bien entendu ils réussissent leurs examens. Ça, c'est pour la plupart des élèves, car pour les dernières années il faut qu'ils soient totalement prêts à affronter la vie à l'extérieur que ce soit durant leur quotidien ou s'ils sont en danger. Certains élèves sont de véritables catastrophes mais je ne désespère pas de réussir à relever leurs niveaux et à ce qu'ils réussissent à ne plus rater leurs sorts. J'ai déjà de bons résultats avec certains ! Les sortilèges et enchantements peuvent leur être utiles, la Défense Contre les Forces du Mal l'est aussi et le cours de cette louve aussi. Les trois cours sont utiles et préparent les élèves à ce qui les attend dehors.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Wolfgang Taylor
Sixième année
Âge du personnage : 15 ans
Nombre de messages : 384
Célébrité sur l'avatar : Dylan Sprayberry
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 10 Mai - 18:34


A la lueur de la lune, à la puanteur de la fiente
Mira & Wolfgang
Dans cette tour, je me sens libre. Je me sens enfin tranquille, débarrassé de tous les regards méprisants sur ma personne. Ce ne sont pas les autres élèves qui m’en jettent, ni même les Professeurs, mais notre Directrice, certains surveillants également. Heureusement pas tous. J’ai une alliée hors du commun parmi eux. Alice s’arrange toujours pour tourner le dos quand elle sait que je m’apprête à faire une connerie. Mais les regards qui me sont jetés, me rappellent toujours le monstre que je suis. Un loup-garou. Un être dangereux. J’admets volontiers ne pas être le plus virulent des étudiants de Serpentard, mais je ne suis pas en reste lorsqu’on me cherche un peu de trop. On me dit arrogant et je ne peux le nier, tout comme je ne dirais pas que je ne suis ni têtu, ni bagarreur, ni même rancunier. Tout ça fait partie de mes défauts. Je le sais, j’en suis conscient, d’autant plus que depuis que j’ai été attaqué par un Lycanthrope, ces traits de caractère se sont amplifiés. Pourtant, j’arrive à prendre sur moi pour ne pas trop montrer à quel point une situation peut me taper sur les nerfs.

Comme je le disais, je ne suis pas le plus virulent des élèves de ma maison. Rien que mon frère me bat à plate couture. Mais ce n’est pas un soucis pour moi, je n’ai jamais vraiment aimé être celui qui est montré du doigt ou celui qui fait parlé de lui. Sauf pour le Quidditch seulement. Je veux être le meilleur. Je veux faire gagner ma Maison. Je veux faire gagner Serpentard, parce que mes camarades sont aussi mes amis, ma famille et c’est pour eux que je le veux. Pourtant, j’ai renoncé depuis quelques mois maintenant. Mais peu à peu, toutes nos libertés nous sont retirées. Toutes, sans aucune exception. Il n’y a plus de libre arbitre, tout le monde a choisi son camp. C’est une guerre silencieuse qui est en train de naitre et personne n’y fait rien. Personne n’y peut plus rien.

J’essaye de trouver un moment de répit. Un moment de solitude rien qu’à moi, pour souffler. Je ne fais rien de mal. Je ne suis pas en train de dégrader les murs du château, je ne prépare pas de sales coups non plus. Rien de tout ça, je me contente d’écrire à mon père et à un Professeur qui a marqué ma vie. Mais, j’ai l’impression que même ça, c’est devenu interdit pour un paria tel que moi. La pleine lune est sûrement pour beaucoup, mais j’ai du mal à me concentrer souvent.

Je m’occupais un instant de toutes ces chouettes et hiboux. Je me sentais juste bien loin de toute civilisation. Pourtant, ma tranquillité ne dura pas bien longtemps. Relevant enfin les yeux vers le Professeur qui venait d’arriver, je me défendais de faire une bêtise. C’était la plus simple des vérités, mais on ne peut avoir que des alliés dans cette école. Si le Professeur de Métamorphose et Monsieur Macpherson ferment les yeux sur mes escapades nocturnes, il n’en est pas ainsi pour tous. La pleine lune devait être en approche, même si je n’en étais pas vraiment sûr. Mais mes hormones de loup-garou commençaient à s’agiter plus que de raison. Il m’était vraiment devenu difficile de garder mon calme. Plus qu’en temps normal et sa façon de me parler, de me prendre de haut, en me posant un ultimatum ne faisait que me rappeler l’injustice que j’avais à supporter depuis la morsure qui m’avait été infligée.

« Le faire de jour ? Pour que Hikkins ou vous, vous vous permettiez de lire mon courrier ? Les lettres de ma tante arrivent seulement après avoir étés ouvertes. Et comme dans cette école, les élèves n’ont droit à aucune intimité, je préfère faire mes correspondances de nuit. »

Elle y allait de menaces déguisées, mais ça ne m’atteignait pas. Plus rien ne m’atteint, je vis l’enfer quotidiennement. Putain de règlement de merde auquel je me plis depuis trop longtemps maintenant, alors que j’y perd plus que je n’y gagne. A quoi bon se montrer sympathique, refoulé ce qu’on veut dire alors qu’on m’enlève tout ? Qu'on trahit ma confiance en brisant tout ce qu'il me reste : ma maison, ma Salle Commune.

« Je connais le chemin, je n'ai pas besoin de me faire raccompagner, surtout si c'est pour que vous fassiez de nouveau irruption dans notre Salle Commune comme si vous entriez dans un moulin. Mieux vaut que vous évitiez les cachots, le Professeur Rogue a fait des bonds en apprenant que vous l’aviez ainsi doublé en vous invitant chez les Serpentard, alors que lui seul est autorisé à le faire dixit le règlement de Poudlard lui-même. Pourquoi moi, je devrais respecter ces règles alors que vous-même, vous vous permettez de les enfreindre ? »

Les volatiles commençaient à s’en aller pour reprendre leurs places initiales. Ils avaient dévoré tout ce que j’avais apporté ces goinfres, mais ce n’était pas tellement un soucis. Je les laissais faire, bougeant ensuite de ma place pour me diriger vers la sortie, bousculant le Professeur de Sortilèges et Enchantements d’un coup d’épaule dans le but de quitter la pièce. Mais je me retournais pendant un instant, lui lançant un dernier regard.

« Le règlement stipule aussi qu’il doit y avoir un minimum de respect entre les Professeurs et les élèves. Le vouvoiement n’est même pas recommandé, il est obligatoire. Je vous rappelle que nous n’avons pas élevé les cochons ensemble. »
code by Chocolate cookie

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Sujets similaires
-
» La nuit du renouveau.
» Un soir de pleine lune
» Lueur d'espoir!
» Les taches de la lune
» Comprendre la lune

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 4 :: Début de l'an 2000-
Sauter vers: