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Why you ? || Sevariel

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Dim 10 Avr - 11:13

On est devenue des expert dans le sabotage de notre bonheur. Après tout ce n’est qu’un jeu. Si l'on n'est pas brûlé par le feu, on est noirci par la fumée.
   (c) crackle bones


Gabriel avait décidé de ne pas remettre son précieux insigne de défenseur de la justice. Non, il allait suivre les conseils d'Alicia et tenter de lécher ses blessures en continuant de faire son travail. Le supplice constant de voir le bureau vide de son coéquipier était réellement douloureux. Oscar lui manquait... Tant physiquement que psychologiquement. Il avait toujours réussi à éveiller son esprit pour lui permettre d'être le meilleur de lui-même. Son absence laissait un vide dans son cœur et dans son esprit. Son corps n'était pas rétabli des tortures que Bryan lui avait fait subir. Certaines plaies restaient encore douloureuses et boursouflées le faisant gémir de douleur la nuit. Alors, il devait deux à trois fois par semaine à St-Mangouste pour voir s'il y avait une amélioration. Gabriel avait depuis toujours détesté les hôpitaux ou les docteurs. Ils ne les aimaient pas pour la simple raison qu'il n'avait pas confiance en eux. Ils n'étaient que des charlatans qui n'avaient au fond aucun talent car ils ne faisaient utiliser la magie que tout le monde à dans son sang. La seule raison de ces visites résidait dans ce simple fait : son grand-père était réellement inquiet pour son héritier. Combien de fois il accourait la nuit en entendant le cadet Ollivander hurler jusqu'à la mort, supplier qu'on le libère de sa misérable existence ? Bien trop pour que le mage n'avoue. Il avait honte d'être un poids pour ce vieil homme. C'était donc pour cette raison qu'il se forçait à ne pas manquer ses rendez-vous. Gabriel reprendrait un jour la boutique, cela était sur et certain, car il aimait bien trop travailler le bois et faire des baguettes pour arrêter. Alicia pensait que son don pour l'instant résidait dans la traque des mangemorts : soit. Il suivrait encore le chemin des Aurors, mais comptait résigner tôt ou tard. Devenir comme Maugrey Fol Oeil n'était réellement pas dans ses intentions.
Dans la salle de bains, il passa sa main dans ses cheveux bruns et bouclés. Impossible de les dompter quand ils avaient cette longueur. Il tailla sa barbe pour lui donner une apparence plus présentable puis enfila son costume. Toujours soigné sur lui-même, il sortait rarement en jeans et en t-shirt. Les rares exceptions sont lorsqu'il travaille à l'atelier avec son grand-père. Le temps de glisser sa baguette dans sa poche intérieure et il était prêt à aller rencontrer ceux qui donneraient l'aval ou non pour qu'il suive sa coéquipière Alicia sur le terrain.

À peine arriver que l'odeur des plantes médicinales le prit à la gorge. Il soupira longuement avant de passer la porte. Gabriel se présenta à l'accueil, toujours la même secrétaire qui en pinçait pour lui et qui lui faisait constamment les yeux doux. L'auror, guère porter sur les relations avec les humanoïdes en ce moment ne s'en rendait même pas compte. Il avait repris un peu de poids, ses joues moins creusées lui donnaient de facto un air moins fatigué.

« Le docteur Cooper n'est actuellement pas là, cependant, il vous a donné rendez-vous avec le Docteur Vitali. Il pense que vos plaies ne guérissent pas dû à un poison. »

Gabriel soupire et pince l'arrête de son nez. C'était sa veine. Il allait devoir se coltiner un médecin qu'il ne connaissait pas. Il remercia la jolie brune avant d'aller s'asseoir. Une infirmière ne tarda pas à arriver et à l'emmener dans le service des Empoisonnements. On lui montra une salle d'auscultation et on lui demanda de se déshabiller en attendant que le docteur arrive. À peine, la porte fermée que Gabriel eut envie de partir, il serra les dents cependant et commença à enlever son costume trois pièces. Gardant seulement son pantalon, les plaies étaient principalement basées sur son torse : il se regarda dans le miroir. Le chemin de la guérison était encore long... Il aurait pensé qu'avec la magie, St-Mangouste pourrait faire des merveilles, force était de constater qu'ils n'étaient pas aussi bons qu'ils le prétendaient tous. La porte s'ouvrit, son regard croisa celui de son nouveau docteur.
Il fut happé par les souvenirs, les réminiscences d'une soirée mondaine entre famille de sangs-purs. Son grand-père l'avait forcé à faire honneur aux invités et avait traîné Gabriel parmi ces gens pompeux et inintéressant. L'homme qui venait de rentrer dans la pièce l'avait abordé, ils avaient parlé, bu et avaient finit la soirée dans une des chambres de leurs hôtes. Ils ne s'étaient pas vus depuis. Ce moment avait eut lieu avant son tête à tête avec Bryan. Son corps était encore immaculé, musclé, saillant. Voilà qui était... Troublant. Gabriel tenta d'arrêter une bouffée de chaleur de se propager dans son corps et se contenta de racler la gorge avant de tendre sa main pour le saluer le plus naturellement du monde :

« Docteur. »


Puis l'auror s'installa sur la table dans un silence pesant. Oui, décidément, ce n'était pas son jour.
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Mar 12 Avr - 19:49
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Why you ? [Sevariel]




Tu savais que ta journée ne serait pas normale. Tout du moins, qu’elle s’emplirait d’événements surprenants et incongrus. Tout avait commencé la nuit même où tu n’avais cessé d’avoir ce rêve. Ou plutôt « cette personne » dans ton rêve. Très étrange d’ailleurs. Un amant d’une nuit, et quelle nuit !, lors d’une soirée mondaine. Tu te souvenais parfaitement de lui en retrait de tout ce soi-disant beau monde. Pour ta part, tu n’y étais allé qu’à cause de l’invitation. Tes hôtes t’ayant présenté leur fille, puis leur fils. Hors, tu avais été loin d’être intéressé par ce concentré de consanguinité si physiquement visible.

Mais cet inconnu t’avais attiré, sans réellement savoir pourquoi. Il se démarquait grandement parmi les autres, alors que ses habits ne sautaient pourtant pas aux yeux. Peut-être son aura ? Tu avais l’impression que le jeune inconnu était un aimant, t’attirant plus que de raison. Vous aviez parlé, de tout et de rien, bu plus que ce que la santé aurait trouvé respectable si cela avait été régulier. Finissant dans l’une des chambres de vos hôtes, vous aviez honoré de votre présence le lit et la pièce longtemps. Pourtant, vous ne vous étiez pas revu depuis et tu ignorais son nom ! Pourtant, cet homme était dans tes rêves de cette nuit, ne te laissant pas insensible naturellement.

Au moins maintenant n’hantait-il plus tes pensées sous les heures du jour. Mais voilà, les événements inhabituels continuèrent de pointé le bout de leur nez même à ton travail ! L’exaspération te gagna quand, pour la troisième fois, un bruit d’explosion se fit entendre dans l’aile que tu dirigeais. Tu t’y précipitas avec d’autres médicomages, trouvant les braseurs de potions blessés légèrement et inconscients. Tu fermas entièrement les laboratoires et fit sortir tout le monde. Une fois ça allait, deux une coïncidence, mais trois ?

Tu commenças naturellement à investiguer les laboratoires, ayant expressément demandé à n’être dérangé sous aucun prétexte. Tu passas le flambeau à un apprenti guérisseur en qui tu avais parfaitement confiance. Tu examinas TOUT. Commençant par les chaudrons, tu ne leur trouvas aucun défaut. Par mesure de conscience, tu les empilas magiquement et signa une commande pour refaire le stock complet. Mieux valait être prudent, car peut-être y avait-il un problème que tu ne pouvais pas voir toi. Après tout, tu n’étais pas expert en chaudron. Or, le pire restait encore à découvrir et le responsable le payerait cher.

En effet, quand tu commenças à examiner les bocaux contenant les ingrédients, tu réalisas que quelque chose clochait. Ils n’étaient plus ni frai, ni utilisable. Quelqu’un avait mal fermé certains contenants, faisant en sorte que le produit qu’il contenait ne pouvait plus servir pour les potions. D’où résultaient les trois explosions d’aujourd’hui. Tu dû t’en débarrasser et passer commande. Les frais allaient être exorbitants ! Quittant ton bureau, tu allas voir ton supérieur et lui expliqua la situation, lui laissant les bons de commandes. Le problème se trouvait que tu ne pouvais pas réellement investigué sur le coupable, vous n’étiez pas les seuls à vous servir du laboratoire.

Cependant, ce ne fut pas la seule surprise de ta journée. Hormis quelques patients qui ne méritaient pas d’avoir un cerveau et qui insultait l’intelligence des poissons, tu eux le droit à un tout nouveau patient, qui te fut refilé sans ton consentement. Oh, bien sûr, cela arrivait rarement, mais cela venait toujours de la même personne. Cooper, décidément, lorsqu’il n’arrivait à rien avec un patient, décidait toujours qu’il s’agissait d’un empoissonnement et te l’envoyait. Cet homme était un incapable congénital, comme plusieurs autres, qui utilisait la magie à portée de tous sans chercher à améliorer le service dans lequel il se trouvait. Toi au moins travaillais-tu si diverses potions, pas toutes des antidotes et qui pourraient aider d’autres services !

Tu fus d’ailleurs étonné du nom qui te fut donné. Gabriel Ollivander… Comme le fabricant de baguette ? Tu ignorais que l’homme avait un fils, ou un petit fils. Après tout, il avait dû naturellement avoir une vie de famille. Cependant, bien que ce nom te fût familier, tu savais qu’il ne s’agissait pas d’un mangemort. Tu ne connaissais aucun d’entre eux portant ce nom. Or, il te revint en mémoire que Levinson avait fait sa fête à un auror dont le nom t’échappait. En prenant le dossier, tu fis le rapprochement. Un soupir inaudible franchit tes lèvres. Souvent, là se trouvait l’énorme problème de ta situation. Tu te retrouvais à retaper des aurores victimes de mangemorts. Cependant, tu n’avais eu aucun ordre quant à Ollivander. Donc, tu le soignerais sans problème, sans rien tenter contre lui. Après tout, te foutre de Levinson en soignant sa proie, ça pouvait être amusant. Et puis, un auror blessé serait plus facile à prendre dans tes filets. Tu pourrais le charmer pour avoir des infos.

Lorsque tu entras dans la salle d’examen tu eu un choc. Deux iris verts comme des émeraudes, des cheveux bruns bouclés et ces traits. Le choc tout d’abord. Gabriel Ollivander était ton amant d’une nuit ? Pourtant, ce choc ne durant qu’une seconde. Professionnellement, tu refermas la porte derrière toi et t’approchas de lui. Cette situation était mauvaise. Bon, naturellement, personne ne savait que vous aviez couché ensemble. Ce qui était un avantage, tu connaissais un peu son corps, tu t’en souvenais d’ailleurs.

Tu ne pus retenir de détailler son corps. Décidément, il ne ressemblait plus à ton amant passionné, cependant tu ne pus retenir une bouffée de chaleur de s’emparer de tes reins. Il ressemblait à un être faible que l’on a qu’une envie; de le protéger. Dans ta tête, tu lui listas déjà un bon nombre de potion nutritive qui l’aideraient à se remettre sur pied. Tu eu un léger sourire en coin en le fixant dans les yeux lorsqu’il se racla la gorge. Tu t’approchas de lui, posant son dossier à côté de lui. De ce fait, tu étais plutôt proche, assez pour sentir cette odeur qui, étonnement, t’avait manqué.

- « Appelez-moi Sevastian. Après tout, d’une certaine façon nous nous connaissons bien. Voyons voir ça… »

Tu te penchas, passant un doigt prêt d’une des cicatrices, fronçant les sourcils.

- « Cooper est un incapable congénital à ce que je vois. Il aurait dû vous référez à moi bien avant. Je peux en effet m’occuper de cela, cependant à première vue, il faudra y mettre du temps. Si je vous avais vu avant, nous serions à la fin du traitement. Cooper ne sait pas faire la différence entre magie noire et empoissonnement, que voulez-vous. Je ne vous renverrai pas à lui au risque qu’il empire votre cas. »

Tu t’étais encore plus baissé, regardant l’une des marques sur le ventre.

- « Sur quelle échelle mettez-vous la douleur ? Est-elle régulière, constante, ou fait-elle des vas et viens ? Une variante dans son intensité ? À qu’elle moment de la journée est-ce le pire ? »
 
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Dim 12 Juin - 17:58

On est devenue des expert dans le sabotage de notre bonheur. Après tout ce n’est qu’un jeu. Si l'on n'est pas brûlé par le feu, on est noirci par la fumée.
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Sevastian.
Ce prénom apportait avec lui des souvenirs qui feraient rougir les plus prudes. Gabriel l'avait rencontré par hasard, dans une de ces soirées mondaines où il s'ennuyait. Un événement qu'il ne pouvait pas éviter : il était un Ollivander et de ce fait, il se devait de représenter la famille. Si cette idée pouvait sembler désuète aux yeux de la nouvelle génération : elle ne l'était pas pour celle de son grand-père et s'il y a bien une chose que l'auror avait toujours détesté s'était de décevoir son grand-père qui restait la seule figure d'autorité vivante dans ce monde qui semble si vide. Gabriel n'avait même plus envie de créer des connexions avec les autres sorciers. La dernière en date était le docteur qui lui faisait face, lisant son dossier pour tenter de soigner le mal qui ronge l'auror. Si guérison le sorcier pouvait espérer. Il avait depuis longtemps abandonné tout espoir : se recroquevillant sur lui-même. Il se suffisait presque. Il avait perdu la flamme qui alimentait le brasier de sa vie. Il n'avait tout simplement plus la force de se battre. Sourire, prétendre encore et encore pour permettre à ses collègues d'être rassuré alors que la vérité est tout autre. Seul Alicia était consciente de son état de décrépitude. Il ne pouvait pas le cacher à celle qui lui avait tendu la main alors que tant d'autres l'auraient rejeté. Un auror instable était un danger, alors l'emmener sur le terrain, prendre la responsabilité d'être dans une situation dangereuse à cause d'un esprit dérangé : autant dire que cela était insensé. Gabriel avait cependant eut la chance de trouver en Rogue un soutien sans faille. Elle était prête à prendre ce risque pour pouvoir garder un temps soit peu Gabriel sur le chemin du bien et de la justice. Cependant, le sorcier n'aspirait qu'à une chose : se faire justice soi-même. Trouver Bryan, l'enfermer, le cuisiner, lui faire, subir mille et une torture parsemées d'endoloris pour mieux faire passer la pilule. Oui, il avait envie de se venger et pour cela, il était prêt à faire tout ce qui allait contre ses principes de vies. Parce que pour pouvoir survivre, il fallait savoir devenir méchant, il fallait prendre des décisions et se salir les mains. C'était la seule façon pour avoir l'espoir d'évoluer dans ce milieu qui perdrait son sens au fur et à mesure des conflits.
Ce n'était pas ce sujet pourtant qui torturait l'esprit de Gabriel, encore moins Bryan et ses maux. Non. Son esprit vaguait, se plongeait avec plaisir dans le moment qu'il avait partagé avec ce Sevastian. Il ne connaissait pas son nom, leur corps avait parlé pour eux. Il n'avait, pour tout dire, pas fallu longtemps pour que l'auror cède au charme du brun aux yeux bleus. Une belle gueule comme cela ne se refusait pas. Il se déshabilla, non pas que cela le gênait, mais disont que la dernière fois l'alcool avait enlevé toute sa timidité. Maintenant en boxer, il s'assit et comme toujours laissa le doc faire son travail. Il les détestait tous. Au moins celui qui le regardait maintenant avait eut ses faveurs. Penser à cette soirée n'était plus une chose négociable. Il ne pourrait pas cacher indéfiniment qu'il se souvenait et avait apprécié leurs ébats d'une nuit. Avoir Sevastian si proche de lui accélérait son cœur et il leva la tête au ciel pour tenter de se calmer.

« Oui... On peut dire cela comme ça... »

Se contente-t-il de répondre en prenant une longue inspiration. Lorsqu'il le toucha, un frisson le parcourut et il serra la table d'osculation pour contenir la vague de chaleur qui faisait écho à ce bref contact contre sa chair. Gabriel haussa un sourcil.

« Que voulez-vous, il devait me trouver bien trop attirant pour m'envoyer vers vous. »

Une boutade, il ne savait même pas si ce prétendu Cooper avait des penchants homosexuels. Gabriel savait seulement que c'était ce médecin qu'on lui avait attribué. Il avait espéré que ce dernier ait une faculté extraordinaire pour soigner ce qui ne peut pas l'être. Il s'était lourdement trompé. Gabriel finit par s'allonger pour montrer la pleine étendue de la folie mangemorte. Quand Sevastian lui posa des questions sur la douleur, le sorcier serra ses poings. Il n'avait pas envie de répondre, car cela ne faisait que réveiller la douleur.

« J'ai constamment mal. Que cela soit la nuit ou le jour, j'ai l'impression de sentir le sortilège d'endoloris encore et encore alors que naturellement, je ne le subit pas. Je peux encore sentir les coups de lames et autres objets. Rien ne semblait trop beau pour lui ou trop sadique pour m'arracher des cris. »

Il désserra finalement ses poings et passa sa dextre dans ses cheveux : essuyant par la même occasion des sueurs froides. God que les souvenirs étaient encore vivace.

« Sur une échelle de 1 à 10, la douleur peut monter à 20. Parfois, elle est tellement insupportable la nuit que je me frappe la tête contre le mur sans m'en rendre compte. Je... Je deviens fou. Je le vois partout... Je m'attends à ce qu'il sorte de la moindre ombre pour m'attacher et me torturer encore et encore jusqu'à temps que je pleure... »

Gabriel se mit à trembler, il sentit une larme, puis deux couler le long de ses joues :

« Ils savent bien faire leurs travails ces enfoirés. »


Conclus-t-il. Se sentant plus idiot que jamais.

« C'est chez les fous que vous devriez m'envoyer au lieu de vous renvoyez mon cas. »
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Jeu 21 Juil - 6:04
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Ft Gabriel Ollivander & Sevastian Vitali

Let me be your painkiller. Let me heal your wounds with my touch.



Gabriel Ollivander.

Un nom évoquant milles images de sensualité et de luxure dans une nuit de perversité à faire rougir les plus dévergondé. Comment oublié un tel visage, un tel corps malgré ce qu’il était advenu ? Un souffle chaud contre ma gorge, sa chair brûlante contre la mienne et nos enveloppes charnelles ne faisant qu’un tout comme notre esprit à ce moment. Une seule nuit gravée à jamais dans mon âme. Quelles étaient les chances que nous nous recroisions, nous qui n’avions pas échangé nos noms ? Néanmoins, il me semblait que ce moment mémorable se déroulait la veille à peine, alors que non. L’eau avait coulé sous les ponts comme je pouvais le constater.

Les lacérations devenues cicatrices, les autres marques de tortures. Si j’avais eu un cœur, sans doute se serait-il serré à cette vue. Or je n’étais pas innocent, j’avais ma part d’acte ignoble dans ce genre. Cependant, contrairement la personne à l’origine de ces marques, je ne laissais pas ma cible fuir vivante. Quoi que dans un château truffé de plantes mortels, de passages secrets qui pouvaient vous coûter la vie si vous ne les connaissiez pas sans parler de mes serpents… et que je me trouvais en Russie sur une montagne… oui, les chances de survie de mes prisonniers approchaient des zéros.

Quoi qu’il en fût, je n’osais imaginer les conséquences mentales de cette séance de torture sur mon ancien amant d’une nuit. Son corps en portait les séquelles certes, mais qu’en était-il de son esprit ? Mon domaine n’étant pas dans cette zone, je n’avais aucune chance de deviner ce qu’il s’y passait. Or, il ne fallait pas être un génie pour songer à un stress post-traumatique. Gabriel n’aurait pas seulement besoin de mes soins physiques, quelqu’un devrait lui en apporter psychologiquement. Bien que le sujet fût fort intéressant, je doutais pouvoir un jour y avoir une certaine forme de maîtrise.

Pas que mes capacités à entrer dans un esprit et parvenir à le briser puissent être à douter, loin de là. Juste que je ne pensais pas être du genre à pouvoir les soigner. La compassion et tout ce que ce genre de malade demandait, je ne pouvais le donner. Un psychopathe, ou sociopathe selon certains, n’avait pas en sa possession ces éléments. Comme un cœur absent pouvait-il les offrir de toute façon ? Certes, l’on me rabattait dans la famille qu’un jour un être me le ferait découvrir, mais je doutais un jour le croiser.

Et pourtant je ne pouvais détacher mes yeux de son corps. Mes iris d'azur suivant ses gestes quand il avait retirer ses habits, me ramenant à un moment plus intime entre nous. Quoi que l'alcool l'avait peut-être aidé lui. Pour ma part jamais je n'aurais besoin de ça pour me foutre à poil.

Mon regard fut attiré par ses mains serrant la table d’auscultation quand je commençais à l’examiner. Lui avais-je fait mal en prenant toute mes précautions ? Peut-être. Sa peau semblait fragile, me rappelant la délicatesse du satin sous mes doigts, comme si à chaque seconde elle pouvait se fendre, se déchirer sous une pression trop forte. Chose que je n’accepterais pas, naturellement. Faire du mal à mes patients, alors que je suis au travail, jamais. J’avais une réputation après tout, mais surtout que je n’aimais pas m’attaquer à ce qui est déjà faible et sans défense.

Là, sur ma table d’examen, Gabriel n’avait aucune protection. Ni baguette, ni vêtement mise à part son sous-vêtement. Entièrement découvert à ma vue qui s’avait l’apprécier. Il n’y aurait rien eut d’amusant à le faire souffrir d’avantage. Lui encore moins. Je n’avais aucune envie de faire du mal à cet homme avec qui j’avais partagé un moment des plus intimes, bien au contraire. J’avais, étrangement, réellement envie de l’aider à se relever, à reprendre du poil de la bête. Peut-être que vieillir me rendait plus doux ? Peut-être était-ce simplement sa présence ? Je l’ignorais pour tout dire et je ne m’en préoccupais pas, mettant cela sur le compte de l’intimité que nous avions partagé.

Un léger sourire naquit sur mes lèvres à sa réplique à propos de Cooper. L’hôpital devrait se passer de ses services. Ce petit rat payera son incapacité, son incompétence envers Gabriel. Comment pouvait-on être si stupide et aveugle ? Comment pouvait-on avoir autant d’incompétence dans le sang ? Je me répétais dans ma tête, mais que dire de plus. La fierté de mes semblables me consternait toujours autant. Nous étions médicomages, guérisseurs ou encore guérisseurs en chef. Nos patients devaient passer avant tout, pas nous et notre égo.

- « Sans doute, comment ne pas tomber sous votre charme ? » dis-je d’une voix douce, me permettant de ne pas garder une tonalité professionnelle pour cette réplique.

Je le regardais s’allonger, ne pouvant retenir un frisson d’envie de parcourir mon échine. Le goût de caresser cette peau nue autrement qu’en tant que guérisseur envahissait mon esprit, or je savais rester professionnel. Qu’aurais-je été si je me montrais profiteur dans une telle situation ? Rien de bien plus qu’un être méprisable, surtout que le jeune Ollivander ne se trouvait pas en état d’avoir de telles avances en ce lieu pour malade.

J’écoutais son récit sur la douleur, sa douleur, ne pouvant ressentir que de la tristesse pour lui. Il endurait cela depuis si longtemps que je m’étonnais de le trouver vivant devant moi. Cependant, au vu de la description de la douleur qu’il m’offrait, je doutais que les potions anti-douleurs conventionnelles feraient effet et donc je devrais me tourner vers du plus fort. Signifiant que je les brasserais moi-même, ne faisant confiance qu’à ma personne qu’en à ces dernières et leur préparation. Il me faudrait peut-être même choisir avec soin le traitement pour ne pas que ces potion réagissent avec le traitement en question. Je n’avais que du travail en perspective, mais aussi un défi. Je ne refusais jamais un défi ! Je regardais ses poings serrés et ne pus retenir mon geste, posant une main rassurante sur l’une des siennes fermée bien fort.

Je ne m’étonnais pas qu’il me parle de ses peurs, cela corroborant ma supposition quant à un traumatisme. Qui ne le serait pas de toute façon ? Quand vous n’êtes pas habitué aux sauts d’humeur de vôtre seigneur, c’est plutôt normal. Quoi que certains semblaient plus ciblés que d’autres…

- « Je vois. Je vais vous prescrire une potion anti-douleur plus forte que d’ordinaire. Il faudra que je la brasse, mais je devrais pouvoir vous l’apportez en soirée si vous acceptez de me laisser votre adresse. Le sortilège de doloris est quelque chose de douloureux, qui laisse une emprunte dans le corps. Vous avez été torturé durant une période que j’ignore, je ne m’étonne pas que la douleur soit encore présente. Vous avez un esprit fort pour ne pas être devenu fou sous ce sort de magie noire. Je ne suis pas psychomage, mais je ne m’étonnerais pas si vous aviez un syndrome de stress-post traumatique. Votre douleur n’est pas entièrement dans mes cordes. Elle peut résulter d’un poison, d’une concoction servant à vous faire vivre encore et encore ces événements, bien que l’hypothèse du maléfice soit plus envisageable sur ce côté. Nous le saurons très rapidement et une fois la cause connue nous la traiterons. » Je lui parlais d’une voix douce, pour le rassurer, sachant que je poussais sur ses limites avec mes questions. Je ne voulais pas déclencher une crise de panique, ou de violence quelconque. De toute façon, je saurais le gérer dans un tel cas. « Contrairement à Cooper, si je fais face à des faits qui sont hors de mes connaissances je demanderai l’avis de mes collègues. Des hommes et femmes en qui j’ai confiance et qui sont sérieux dans leur travail. »

Je posais une main sur sa joue, essuyant sa larme de mon pousse avant de lui sourire. Ses tremblements ne me plaisaient pas du tout et cette larme encore moins. Il me semblait si fragile, brisé en cet instant. Une simple pichenette pourrait finir le travail, j’en étais sûr. Je n’étais cependant pas sûr s’il parlait des médicomages, guérisseurs ou des miens lorsqu’il parlait d’enfoiré sachant faire leur travail. Pour ma part, j’avais eu une mentor de renom ! Et je possédais un sadisme et une imagination assez généreuse pour deux.

- « Je refuse de vous envoyer chez les fous Gabriel. Vous vous en sortez déjà bien et vous irez mieux je vous le promets. Vous n’êtes pas seul, vous n’êtes plus entre les mains d’un incapable, tout ira bien maintenant. Je ne dis pas que du jour au lendemain vous irez mieux, mais ça ira de façon exponentielle et non en dégradation d’accord ? »





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