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 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 4 :: Début de l'an 2000 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

De cousine à cousin

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Sam 23 Avr - 16:45
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❝ Rencontre imprévue ❞

Assis sur un banc du parc du centre ville moldu, je regardai de loin Maddy jouer dans le parc avec ses grands-parents sans la présence de leur fille qui doit certainement être en cours. Ce n’était ni de l’obsession ni du harcèlement. J’avais besoin de savoir ma famille en sécurité et Maddy en faisait partie. Je veillais sur elle qu’importe le choix que sa mère et moi avions fait par la suite de la révélation de ma nouvelle allégeance. Certes le choix venait plus d’Iris qui avait décidé de partir sans pour autant rompre. Je ne savais que dire face à cela. Ça faisait bien presque trois semaines qu’elle était partie et je ne saurais dire moi-même où nous en étions. Est-ce une rupture ? Une part de moi se le refusait mais je ne me faisais pas d’idée. Je savais que la marque qui serait bientôt posé sur mon bras règlerait définitivement la question et tuerait ce que j’avais construit avec elle. Alors pourquoi m’entêtait ? Comment pouvait-on comprendre que je croyais en certaines des idées des mangemorts. Je n’avais pas été élevé dans les idéaux du sang pur mais mon passé faisait que doucement je basculai. Je ne croyais d’autant plus à l’efficacité de l’ordre du phénix qui de toute façon s’était scindé en plusieurs parties après le départ de Dumbledore. Je ne croyais pas non plus en l’efficacité de l’inquisition qui s’était alliée avec mon pire ennemi : l’anarchie.
Je ne pouvais renier mes idées même par amour… Surtout qu’elle m’assurait leur protection à toutes les deux. J’espérai qu’Iris pourrait le comprendre avec le temps mais je savais qu’il était doux d’espérer.
Alors en attendant, je vivais cette situation difficilement et pourtant en ne cédant pas. J’avais même cessé mon travail moldu qui allait contre ma nouvelle allégeance, au risque de perdre tout ce que j’avais commencé à construire : un avenir solide. Le problème était que ne plus avoir de travail ne pourrait longtemps payer mes factures. J’étais cependant trop fier pour demander de l’aide. Je savais que je ne pourrais pourtant pas rester dans une situation précaire en dilapidant les réserves que je m’étais construites.
L’après-midi avançait et Maddy rentra finalement avec ses grands-parents. Je restais sur le banc un instant pour prendre l’air et profitant de ces derniers instants de repos avant d’effectuer ma propre mission en refusant de voir la traitrise que j’osais apporter à ma famille et mon nom. Mon père le savait-il ? Pas encore sinon il y a bien longtemps que je ne serai plus de ce monde. Iris n’avait rien dit mais je craignais que ce soit qu’une question de temps, aussi je pensai à prendre la marque définitivement avant que ma famille s’en mêle.
Et en parlant de famille…
Une personne s’assit à mes côtés, me saluant. Bien trop dans mes pensées, je ne l’avais pas vu venir. En me redressant, je reconnus ma cousine Lena. Depuis quelques temps je m’étais coupé de ma famille. Je fus donc étonnée de voir la jolie brune. Je posai alors mes deux coudes en arrière sur le haut du banc pour lui dire un simple :
« Salut… »
Etais-je convainquant ? Disons simplement que mon ton était neutre alors que le soleil derrière elle était en train de m’éblouir un peu. Je me repris alors en sortant la première connerie qui me passa par la tête :
« Que me vaut cette éblouissement ? » dis-je comme si le rayonnement venait d’elle.
Fidèle à moi-même, j’affichai alors un sourire en coin sans pour autant avoir l’éclat arrogant de mes seize ans… A dix-huit, aujourd’hui, j’avais bien mûri en peu de temps. Je la regardai alors, quittant un peu mes pensées moroses pour lui accorder mon attention sans me douter qu’elle, contrairement à moi, elle voyait plus souvent Iris.
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Sam 23 Avr - 19:12
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De cousine à cousin
Feat Alexander Black
L'après-midi avançait bien trop rapidement. J'étais partie faire des recherches à la bibliothèque de Londres sur les lycanthropes. Tous les moyens étaient bons et je voulais sauver mon frère Léo qui ne cessait de faire ses cauchemars sur cette fameuse nuit. Il devait bien pourtant exister un moyen d'apaiser ses tourments, une potion qui lui permettrait d'éviter cette angoisse et cet énervement, un sortilège, une plante,... Je refermais bruyamment un livre, m'attirant quelques regards furieux de la part des individus présents. Je soupirais et allais reposer le livre à sa place. J'étais même allée courir dans une bibliothèque moldue pour la peine ! On ne sait jamais.

Furieuse contre moi-même, je ressortis du bâtiment les mains dans les poches. Je m'étais habillée à peu près comme les moldus, ayant enfilé par-dessus ça un manteau chaud et un petit sac en bandoulière. Nous étions loin d'être sorti de l'hiver et moi qui n'avais de cesse de détester cette saison, je mourrais de froid. Pourtant, je ne souhaitais pas rentrer à la maison et voir encore l'état dans lequel se trouvait Léo. Exécrable, il ne supportait personne et même avoir moi, il avait du mal. On avait beau s'adorer et être hyper fusionnel, il avait toujours autant de mal à contrôler son loup-garou. Pour me mettre au chaud, je serai bien rentrée boire quelque chose dans un bar mais le parc avait un côté magique qui me poussa à aller m'y promener. J'aimais beaucoup ce parc, en toute saison, avec sa verdure, les cris de joie poussés par les enfants. Un peu rêveuse, je me promenais dans le parc et aperçus sur un banc Alexander. Moi qui pensais être tranquille... Je fus tenter de rebrousser chemin tant qu'il ne m'avait pas vu. Mais mon côté bon me poussait à aller le voir et lui parler. Je n'avais jamais nourri bien de liens avec mes cousins ces dernières années mais avec Alex, j'avais eu l'occasion de le revoir de temps à autre avec Iris. D'ailleurs, je trouvais bizarre qu'elle ne soit pas présente. Peut-être était-elle en cours ? Quoiqu'il en soit, Alex ne semblait pas affiché le sourire rayonnant d'une personne comblée par la vie. En même temps, nous étions en temps de guerre.

Poussée par mon côté Poufsouffle surement, je m'installais sur le banc, les mains dans les poches, un petit regard et un petit "salut" hésitant. Il sembla alors sortir de ses pensées et me répondit. Il semblait très amical et de très bonne humeur... Ironie. Finalement, je ne voyais pas trop pourquoi j'étais venue m'installer. S'il avait envie de parler, ce serait davantage à Kaysa ou bien plutôt à Nina. Je fus tenter de repartir quand il ajouta :

- Que me vaut cette éblouissement ?

Ce même sourire arrogant aux lèvres que quand nous étions petits. Pour ma part, j'avais perdu ma capacité à sourire en ces temps de trouble. Aucun sourire sincère ne semblait vouloir se former sur mes lèvres depuis cette Nuit Rouge. Que des sourires hypocrites.

- Je me suis dis que peut-être tu aurais besoin d'un peu de compagnie...


Je tournais un regard moqueur vers lui et ajoutais :

- Tu semblais tellement seul sur ton banc, on aurait dit un chien abandonné...

Je m'appuyais à mon tour contre le dossier du banc et regardais le paysage du parc qui s'étendait devant nous. L'après-midi se terminait lentement et les enfants et parents quittaient peu à peu le parc. Les journées étaient plus courtes en hiver. Deuxième raison de pourquoi je détestais cette saison.

- Tu attendais Iris et Madeleine peut-être ? demandais-je.
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Dim 24 Avr - 8:21
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❝ Comment dire les choses... quand elles blessent ❞

Alors que je tentai l’humour pour cacher mon désarroi – c’était tout à fait mon genre – je la regardais sans être particulièrement gêné de sa présence. Je ne saurais l’expliquer mais je préférai encore tomber sur elle plutôt que ma propre famille proche. Mon père et surtout ma sœur, demanderaient certainement pourquoi Iris a fait ce choix horrible de s’éloigner de moi. Tout concourait à ce que ça se passe bien après tout. J’agissais de faon mâture – chose étonnante mais probable apparemment – avec Maddy et j’aimais vraiment Iris. Quelle était alors la putain de connerie que je n’avais pas faite encore ! Ça, vous pouvez aisément le dire. S’il y avait bien une chose à pas faire, vous êtes sûr que moi, Alexander Sirius Black, le ferait. J’étais incapable de fonctionner normalement. Pire, j’étais doué pour tout faire capoter. Un psychomage s’amuserait certainement avec mon esprit torturé… Pourquoi, mais pourquoi alors que j’avais tout, j’étais venu compliqué la situation ! Etais-ce un manque cruel d’affection dans mon enfance ? Bon certes Kate Eileen Black était capable d’être un véritable dragon, mes fesses de bébé s’en souviennent encore ! Mais tout de même ! C’était une mère aimante et protectrice ! Pour reprendre la formule : on ne touchait pas si facilement son bébé ! Combien de fois Sarah m’avait charrié avec cela ! Est-ce alors une surdose de protection ? Ou tout simplement la débilité congénitale qui régnait dans mes veines depuis l’instant où trop tôt, alors que je voulais faire le casse-cou, j’étais tombé du haut du fauteuil pour atteindre la table basse, la tête la première ! Quoi qu’il en était, j’étais là, à ruminer dans mon coin au lieu de trouver des solutions.
Autant vous dire donc que la présence de ma sœur, de ma mère ou de mon père n’était pas véritablement souhaitée. Nina ? Kaysa ? Je n’y tenais pas non plus. Pourquoi avoir alors une préférence pour ma cousine Lena ? Parce qu’avec elle, ces derniers temps, j’avais la sensation de ne pas être jugé. Certes nous n’étions pas non plus des plus proches, ce qui m’évitait peut-être les questions gênantes pour s’en arrêter à des remarques gentillettes du genre :
« Je me suis dis que peut-être tu aurais besoin d’un peu de compagnie… » me confia-t-elle.
Humour ou non, il était vrai que rester dans mon coin ne m’aiderait pas à résoudre ma situation. Pire ! J’étais capable de l’aggraver seul et sans aide pour finir par considérer ne plus avoir rien à perdre et me dire que me jeter corps et âme jusqu’à la mort pour ce Lord n’était finalement pas une idée si stupide. Oh elle l’était ! Mais dois-je vous rappeler une chose : parfois j’étais légèrement con sur les bords et cela s’appliquer d’autant plus quand je déprimai… Cependant, comment ne pas relever et s’en amuser quand votre cousine ne peut s’empêcher de faire un brun d’humour :
« Tu semblais tellement seul sur ton banc, on aurait dit un chien abandonné… »
Référence à mon père sans doute ! Remarquez, elle n’était pas si loin de me citer moi-même dans mon état le plus profond… Un chien… Le coyote dans lequel j’étais capable de me transformer pour tenir compagnie à Nina ou Leo lors des pleines lunes n’en était-il pas un cousin ? Abandonné… Iris n’avait-elle pas fait ses valises pour partir purement et simplement. Dans mon malheur, je trouvai cependant le moyen d’en sourire en regardant Lena.
« Ahah… très drôle… » dis-je de façon ironique même si je ne pris nullement mal la comparaison.
Après tout elle était justifiée, il fallait le reconnaître et puis je n’avais pas envie de rester morose et faire subir ma mauvaise foi ou mon mauvais tempérament à ma cousine. Après tout elle n’y était pour rien dans ma situation. J’étais le seul et l’unique coupable. Je décidai donc d’oublier mes problèmes un instant pour me concentrer sur ma cousine. Un fin sourire se dessina sur mes lèvres…
Elle s’appuya alors à son tour contre le dossier du banc alors que je gardais la même position décontractée et tellement moi. Cependant si son regard se porta sur le paysage du parc – inquiétude ou simple contemplation de sa part, allez savoir – je restai pour ma part centré sur elle. J’avais assez d’arrogance pour me croire en totale sécurité. Après tout j’étais fils de maraudeur et d’auror et mangemort alors que l’ordre croyait me compter encore parmi eux, du moins pour ce qui en restait, soit pas grand-chose… Ma situation et mon caractère faisait alors que d’un certain sens, je me sentais infaillible. Puis une question, vient gâcher le tableau et me faire grimacer :
« Tu attendais Iris et Madeleine peut-être ?, me demanda Lena.
- Pour être honnête… » dis-je mal à l’aise sans pourtant terminer ma phrase.
La question était justifiée, il fallait le reconnaitre… Cependant elle me décontenança dans mon assurance. Comment montrer que tout va bien quand rien ne va ! C’était une réelle catastrophe. Pire ! J’étais dans une situation dont je ne connaissais même pas le nom ! Etais-je encore en couple ? Célibataire ? Etais-ce une pause ? un avertissement ? une rupture ? Si moi déjà je n’y voyais pas les choses clairement, comment alors voulez-vous que je réponde à cette question ?!
« Non. » finis-je de concéder.
Cependant je me doutai qu’à l’hésitation et la gêne que j’arborai, elle ne s’en contenterait pas. Je me contentai donc d’un :
« La situation est compliquée. »
Pour ne pas dire simplement cataclysmique. J’étais doué pour faire fuir les femmes et j’allais finir par me poser des questions. Est-ce finalement pas moi qui avait une peur de l’engagement pour faire capoter à ce point toute relation qui me tient véritablement à cœur ? Je ne voulais pas y penser plus longtemps. Un sourire faux se dessina sur mes lèvres – comme si avec le temps, même sans être proche, je pouvais tromper aussi facilement ma cousine – avant de reprendre :
« Mais ça va. »
Certes j’essayais plus de me convaincre moi qu’elle mais soit, j’aimais vivre de façon si dramatique en ne cherchant même pas à faire un choix qui me rendrait plus heureux que jamais. Après tout c’était simple : je devais quitter les mangemorts. Oui mais comment expliquer la chose… Si je faisais ça, Iris et Madeleine pourraient en mourir. Je n’avais donc aucune solution fiable si ce n’est celle de sombrer… Mais la fin d’après-midi est belle donc pourquoi déprimer !
« Tu veux boire un café ou quelque chose d’autre ? »
Etais-ce une invitation ? Clairement ! J’étais assez doué pour changer de sujet et attirer l’intérêt sur autre chose. Cette proposition semblait donc innocente mais cachait un profond désespoir de ne pas parler d’Iris sous le risque de craquer…
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Dim 24 Avr - 15:03
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De cousine à cousin
Feat Alexander Black
- Ahah… très drôle…, me dit-il avec un léger sourire.

Je le connaissais depuis ma plus tendre enfance. On n'avait pas partagé beaucoup de choses ces dernières années mais c'était comme si je le connaissais par cœur. On avait raison de s'appeler cousin, cousine. C'est comme si nous étions tous issus de la même famille et malgré nous, malgré nos différences et nos querelles, on savait toujours qui était l'autre. On savait qu'il faisait parti de notre famille, qu'on avait grandi avec. Et c'était beau de se dire qu'on se connaissait. Quand j'étais plus jeune, j'enviais beaucoup la place de Kaysa ou Nina. Elles étaient meilleures amies, cousines, prêtes à tout l'une pour l'autre. C'était une amitié que j'aurai aimé avoir. Que j'aurai du avoir. Mais je savais aussi que je pouvais avoir cela avec Léo. Seulement, c'était différent.

J'interrogeais Alex sur Iris et Madeleine mais il hésita beaucoup avant de me répondre. La situation était compliquée ? Je haussais un sourcil et tournais la tête vers Alex pour l'observer. Il semblait plutôt mal à l'aise, perdu. Peut-être était-ce à Iris qu'il pensait avant que je ne m'installe ? Je n'avais pas eu l'occasion de croiser Iris ces quelques derniers mois. J'avais pris pas mal de distance avec les gens autour de moi et je n'avais donc pas eu de nouvelle de ce qu'il advenait du couple. Mais à la tête du fils Black, ça ne semblait pas la joie. Je n'ajoutais rien, prêtant une oreille attentive. Peut-être voulait-il simplement se confier, délivrer tout ce qui lui pesait ? Les disputes de couple n'étaient pas faciles, surtout quand on était aussi amoureux qu'Alex semblait l'être pour Iris. J'en savais quelque chose moi aussi. Heureusement, j'avais également fait le vide de ce côté-ci depuis quelques mois et je dois dire qu'en voyant le visage presque décomposé d'Alex, je n'avais guère envie de recommencer quelque chose maintenant.

Mais Alex n'en fit rien. Il tenta de me rassurer avec son faux sourire, que je savais reconnaître pour en avoir fait souvent usage ces derniers temps. Il me proposa d'aller boire quelque chose. Ce n'était pas vraiment de refus. Comme je l'avais pensé plutôt, je craignais vraiment le froid et je sentais que mes joues avaient déjà pris une teinte légèrement rosée.

- Avec plaisir ! répondis-je en me levant.

J'attendis Alex et commençais à marcher lentement vers le bar le plus proche. On disait bien que la boisson facilitait la conversation même si je n'avais pas l'intention de soûler Alex pour obtenir des réponses. J'avais assez de problèmes pour gérer ceux des autres, notamment ceux de celui qui appartenait auparavant au Trio que j'avais appris à détester. Mais si je pouvais boire quelque chose au chaud en discutant simplement, ça m'allait très bien également.

- Tu fais quoi maintenant ?

Les mains dans les poches, je tournais la tête vers l'ex-Gryffondor. Je ne m'étais guère intéressée aux études suivies par mes cousins, ayant assez à faire avec mon frère et moi-même.
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Lun 25 Avr - 10:06
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❝ La haine dans le sang ❞

Si parler d’Iris aurait pu me tenir des heures – quand j’étais amoureux, je pouvais parler de ma partenaire durant des heures sans me lasser – et je ne parlais même pas de Maddy, aujourd’hui, je n’avais plus la même dynamique. Tout n’était que souvenir. Je ne créée plus rien avec elle et parfois, même souvent, je le déplorais. Allais-je cependant me laisser abattre ? J’avais passé cette jeunesse où, à la moindre complication, je ne vivais tout simplement plus. Là n’était pas le fait que j’étais moins amoureux mais simplement une habitude à me faire à cette douleur. Je l’appréhendai d’une meilleure façon aujourd’hui. La grandeur de mes sentiments n’avait strictement rien avoir avec ma facilité à ne pas me laisser abattre. Alors oui, j’affichai ce sourire pour l’inviter à boire quelque chose sans vouloir plus me laisser sombrer sur mon sort qui n’était due qu’aux choix que je m’entêtais à prendre…
« Avec plaisir ! » répondit-elle alors, élargissant mon sourire.
Elle se levait déjà. La jeunesse et sa spontanéité naïve… J’aimerai tellement parfois en être encore là. Non pas que je me sente vieux mais j’avais la sensation d’avoir des responsabilités qui ne devait appartenir à un jeune homme de dix-huit ans. Mais puisque j’avais décidé de ne pas m’abattre, pourquoi donc ne pas faire de même et agir au jour le jour au lieu de penser au passé qui ne pourrait de toute façon pas changer ou à l’avenir dont je ne pouvais de toute façon pas prédire. Je la suivais donc vers un bar moldu. Je n’étais pas dérangé par cette race humaine pour le moment. Mon éducation était tout de même une chose que je ne pouvais pas effacer si facilement malgré les divers lavages de cerveau des mangemorts dont je commençais à croire moi-même.
« Tu fais quoi maintenant ? » me surprit-elle alors.
Elle avait les mains dans les poches et tournée vers moi, je la regardai en me demandant bien les nuances de cette question. Etait-elle en train de me parler de mes activités en général ou passion (la moto ?) ou était-elle plutôt en train de me demander finalement quelle voie j’avais choisi en quittant Poudlard ? Il est vrai qu’elle n’était pas au courant de l’ascension que j’avais eu il y a quelques mois avant finalement de tout foutre en l’air en n’allant plus travailler. Elle devait certainement savoir mes facilités avec la mécanique moldue. Ce n’était un secret pour personne. Combien de fois avais-je passé du temps dans le garage de mes parents, tout crasseux autant que mon père à vouloir retaper une moto avec lui de façon plus ou moins facilement (soit avec ou sans baguette). Mais était-elle au courant qu’avant de sombrer du mauvais côté, j’avais choisi de devenir mécanicien ? Qu’allais-je alors lui dire ? Lui mentir ? Apprendrait-elle de toute façon que j’avais cessé mon emploi ? Elle ne semblait pas avoir vu Iris depuis longtemps et de toute façon cette dernière n’était même pas au courant. Je finissais par me détendre en mettant moi-même mes mains dans les poches de mon jean en arrivant dans le bar. Je la laissai ainsi franchir le pas de la porte – est-ce de la galanterie ou un simple ancien réflexe pour séduire les filles ? cela restait à déterminer – et donc de la suivre. Nous trouvions une place à l’intérieur alors que je lui répondis à sa question :
« En revenant de mon voyage des Etats-Unis, j’ai trouvé un petit boulot dans un garage moldu, lui dis-je tout d’abord, ne sachant pas si je lui avais déjà dit ou non. Puis, fier de mon travail, mon patron m’a proposé un apprentissage moldu en alternance dans son garage. J’ai donc commencé mes cours en Octobre et depuis je suis à moitié en cours moldu pour apprendre à m’occuper d’un garage et le reste du temps j’y suis et ça me plait. » dis-je faussement sérieusement.
Etais-je piètre menteur ? Certainement pas. Je la regardai droit dans les yeux, je lui fis mon sourire arrogant et fier et le tour était joué. A ce jeu, malheureusement, la seule personne que je ne pouvais duper était ma mère… Même mon père serait capable de n’y voir que du feu. Mais que voulez-vous… Comment peut-on duper celle qui vous a mis au monde durant de longues heures avant de s’occuper de vous depuis votre plus tendre enfance ? Elle connaissait les moindres de mes mimiques qui me trahissait dans mes ressentiments. Mais heureusement pour moi Lena n’était pas ma mère. De plus, je ne mentais pas totalement. Ce métier me plaisait mais il n’allait pas dans l’idée de mes nouvelles convictions. Un homme de sang pur ne devait pas s’abaisser aux métiers de la race inférieure. Etais-je en train de croire ce que j’étais en train de penser ? Cela faisait des mois que j’entendais ce discours et si au début j’étais septique, voir même virulent, parfois, à force d’entendre un discours aussi extrémiste qui met en valeur des idéaux droits et « nobles » on finit par s’en convaincre. Je ne dirai pas être violent envers les moldus mais plus je me faisais des amis chez les mangemorts, plus je fréquentai leur enfant fanatique et plus je me laissai doucement convaincre idée par idée… sans que ma famille ne le voit.
Je n’insistai cependant pas sur ce mensonge au risque de me tromper moi-même. Après tout un mensonge est efficace quand il découle de la vérité et qu’ils ne s’étendent pas. Je choisissai donc de changer de sujet :
« Mais il n’y a pas que la mécanique dans la vie, fort heureusement… Et parfois je me demande si je n’ai pas fait une erreur… Ma mère est directrice du département des mystères et mon père chef des aurors… ça fait un peu tache… dis-je en rigolant. Je n’avais choisi que cette solution pour m’isoler du monde magique après le décès de Joanne… Je pense que tu as dû la côtoyer rapidement à Poudlard… Nous sortions ensemble avant que je ne lui demande sa main et qu’elle se fasse tuer par Darren Hellson… »
Le dernier nom était dit avec mépris. Darren avait-il tué Joanne ? Non. Elle avait été victime d’un feu croisé entre anarchistes et mangemorts mais il était tellement plus soulageant, pour faire un deuil, de trouver un coupable et de l’acculer de tous les crimes qu’on juge inacceptable. Autant vous avouer que les mangemorts en avaient aussi très largement profité et Bryan Levinson n’était pas le dernier.
Pour ce qui était de Joanne, elle était à Gryffondor en même année que moi. Alors que Kaysa avait fait le choix de quitter Poudlard et de rompre avec moi, Joanne avait été là pour me faire oublier un instant la douleur avant de tomber amoureux d’elle.
Mais là n’était pas la question et le serveur arriva à point nommé pour éviter toute polémique virulente qui pourrait me tromper :
« Que désirez-vous boire ? nous proposa-t-il.
- Une bière. Tu prends quoi toi ? » demandai-je à Lena.
Mon manque de politesse ne m’était pas choquant, je n’en avais même pas fait attention et pourtant, malgré moi, ça ne me ressemblait pas d’être aussi directif. Ma mère ne m’avait pas éduqué comme « supérieur aux autres » au point de ne pas m’écorcher avec un « s’il vous plait ». Mais pourquoi s’attarder sur un tel détail ? Ce n’était qu’un moldu après tout…
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Sam 30 Avr - 15:00
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De cousine à cousin
Feat Alexander Black
Alex hésitait une nouvelle fois à me répondre mais je n'étais pas pressée. Je ne le brusquais pas. S'il souhaitait ne pas répondre, libre à lui de faire comme il l'entendait. Néanmoins, la discussion risquait d'être froide s'il n'y avait aucun sujet sur lequel je pouvais l'aborder. Il m'ouvrit la porte du bar et me laissa entrer. Je lui offris un petit sourire pour l'en remercier et je choisis une table un peu reculée des autres. Mon frère me taquinait souvent sur le fait que j'apparaissais parfois comme une fille associable et trop fermée aux autres. Enfin, il me taquinait sur ça surtout avant. A une époque où il était ce garçon joyeux de vivre, ce garçon que tout le monde aimait, ce garçon sociable et heureux. Maintenant, il ne semblait plus que l'ombre de lui-même. La guerre changeait les gens. Moi aussi j'avais changé. Alex également.

- En revenant de mon voyage des Etats-Unis, j’ai trouvé un petit boulot dans un garage moldu. Puis, fier de mon travail, mon patron m’a proposé un apprentissage moldu en alternance dans son garage. J’ai donc commencé mes cours en Octobre et depuis je suis à moitié en cours moldu pour apprendre à m’occuper d’un garage et le reste du temps j’y suis et ça me plait.

Alex avait toujours eu une certaine passion pour la mécanique, depuis toujours à vrai dire. Je m'étais éloignée de lui et du groupe mais j'ignorai qu'il avait gardé toujours cet amour pour les motos et tous ces engins moldus. J'ignorai également pour son voyage aux Etats-Unis. Après tout, j'avais assez dit que je me fichais de leur vie, et maman et papa m'avaient confié moins de choses à leur sujet. Pas étonnant que je ne sois pas au courant donc. En tout cas, au vu du sourire d'Alex, il semblait ravi de ce qu'il entreprenait et je lui fis un mince sourire, contente pour lui. Ils avaient toujours eu beaucoup de chance dans ces familles de toute manière : être né dans la bonne famille, avoir un père génial, avoir des amis fidèles et merveilleux, réussir ses examens et trouver le job de leur rêve. C'était presque agaçant.

Avant que je n'ai pu ajouté quoique ce soit, Alex se lança dans un autre sujet. Peut-être avait-il remarqué que ça m'exaspérait de l'entendre parler ainsi de sa vie à succès ? En tout cas, il me parla de son ex-fiancée. Ex puisque morte. J'en avais entendu parler rapidement. Je me souviens qu'il était sorti avec Kaysa et qu'il s'était vite remis de sa déprime passagère avec une Gryffondor de notre année. Je la connaissais de vue et j'avais été triste d'apprendre sa mort. Mais j'avais à ce moment-là d'autres problèmes en tête et je n'avais pas été suffisamment proche d'elle pour la pleurer. Quoiqu'il en soit, Alex avait été très peiné de ce que je me souviens mais il avait vite (à nouveau) retrouvé le bonheur avec Iris. Alex était pour moi un coureur de jupons et je n'avais pas eu trop de mal à me sentir exaspéré par ses états d'âme. Même aujourd'hui j'avais du mal à le prendre en pitié, bien que devant moi il jouait plutôt bien la comédie. Oui, car pour moi ce n'était que de la comédie. Il était vrai que je ne connaissais que le Alex de 8 ans, mais je pensais clairement qu'il n'y avait eu aucune évolution depuis le temps où nous jouions ensemble dans la cour des Potter. Un serveur arriva alors et je n'eus pas le temps de plus m'étaler dans mes pensées.

- Un whisky-coca s'il vous plait !

Le serveur repartit avec nos commandes en tête alors que je passais un doigt dans une de mes mèches. Je devais relancer la conversation mais je n'avais aucune envie de parler de moi-même. Aussi, je commençais à le relancer sur ces dernières paroles :

- Oui je connaissais rapidement Joanne... Tu semblais très amoureux d'elle...

Oui c'était une des phrases qui m'arrivait de sortir sans penser vraiment à ce que je disais. Jamais en aucun cas je n'avais prêté une attention particulière à la vie d'Alex pour voir comment il agissait avec sa fiancée. C'était simplement une de ces phrases passe-partout pour le faire parler d'elle. Pas que je m'intéresse spécialement à Joanne, mais je pensais qu'il évoquerait peut-être sa relation avec Iris. Le serveur revint alors et nous donna les boissons. Je sortis la somme nécessaire pour nos deux boissons et convaint Alex que je payais le tout :

- Ca me fait plaisir, lui assurais-je.

Le serveur prit le compte et s'en alla. Je bus une gorgée de ma boisson. Ces temps-ci j'avais un goût prononcé pour l'alcool. Certains disaient qu'on pouvait tout oublier avec. Pour ma part j'étais mitigée. Mais je trouvais un peu mon remède là-dedans. Les soirs où s'étaient trop durs, où j'étais sure que Léo ne ferait pas une crise et dormirait bien, je m'enfermais dans ma chambre avec une bouteille de vodka, je me servais un verre, puis deux, je mettais un casque sur les oreilles et la musique était mon remède. Je pouvais penser à autre chose. Je fermais les yeux, et l'alcool, la musique, tout m'emmenait ailleurs. Dans un monde parallèle où tout serait plus beau pour Léo et moi. Où nous aurions tout ce que nous avions toujours voulu avoir. Je soupirais et mon regard retomba sur Alex.

- Tu accompagnes toujours Léo les nuits de Pleine Lune ?

Léo me parlait très rarement de ses nuits en tant que Loup-Garou. Il ne se rappelait de pas grand chose déjà, mais il avait toujours autant honte de ce qu'il était devenu.
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Sam 30 Avr - 22:31
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❝ Quand les bons côtés d'Alex ressortent ❞

Je m’installais donc dans un coin tranquille du bar moldu avec Lena avec qui je n’avais pas l’habitude de parler ou me confier et pourtant que je considérai autant que les autres comme ma famille. Une famille que je trahissai… Qu’importait, là n’était pas la question. Je commandai une bière, Léna une whisky-coca et le serveur partit s’en charger. Si Lena choisit un alcool fort, je préférai éviter pour ma part. Je me connaissais. Ivre, j’avais la langue qui se délier sur mes problèmes et me connaissant, je serais capable de faire la bourde de dire vers qui je me tournai, la raison du départ d’Iris, soit : Le seigneur des ténèbres.
Elle reprit alors la conversation en évoquant Joanne comme une vague connaissance. Joanne n’était pas amie avec tout Poudlard mais c’était une fille pleine de joie qu’on remarquait assez facilement. Elle était morte alors qu’elle n’avait encore que dix-sept ans. Ses parents ne m’en ont jamais voulu et si je déposai régulièrement des fleurs sur sa tombe en lui promettant de ne jamais oublier de la venger, je croisais parfois ses parents, l’un ou l’autre qui me certifiait que la vengeance n’aurait jamais été ce que Joanne aurait souhaité. Elle aurait certainement espérer simplement que je prenne sa mort comme un moyen d’évoluer et d’avancer dans la vie. Je n’y arrivai cependant pas.
Est-ce un deuil qui n’était finalement pas encore terminé ou simplement la peur de reperdre un être cher ? J’aimais Iris, cela ne voulait pas dire que j’oubliais Joanne. Elle avait été importante pour moi. Je ne tenais pas à ce que sa mort serve à rien. Je ferai pareil pour un membre de ma famille. J’avais besoin de voir sa mort lavée. Est-ce un crime ?
Lena fit alors la réflexion de se dire à haute voix à quel point je semblais l’aimer. J’eus un sourire en coin. Amoureux… C’était un concept que je ne pouvais définir. Chaque femme dans ma vie, soit trois en particulier, avaient eu leur place. Kaysa avait été mon tout premier grand amour de jeunesse. Joanne avait été celle en qui j’avais cru pouvoir retrouver de l’espoir. Mes sentiments pour Iris étaient encore différents. Pour le moment je ne pouvais les définir que d’une façon. J’avais la sensation que cet amour était plus lent que les autres… plus doux… plus précis… plus stable mais surtout plus ancrée et profond encore. A trop ressentir rapidement, à trop s’emballer, je savais qu’on ne pouvait vivre qu’une passion éphémère. Iris m’avait prouver qu’une flamme pouvait naître simplement d’une légère étincelle et grandir peu à peu en devenant un feu puissant et fort. Est-ce l’amour, le vrai ? Est-ce qu’Iris était la femme de ma vie ? Je ne pourrai répondre à ces deux questions pour la bonne raison qu’aujourd’hui, il était trop tôt pour me le demander… Cependant voilà, chaque femme dans ma vie, de mes relations sérieuses, avaient eu leur place d’une façon différente chacune.
Le serveur arriva, nous servit et Lena insista pour payer sa tournée. Je la laissai faire. De toute façon je pourrai toujours lui rendre l’appareil plus tard. Je lui dis alors simplement en réponse à ses mots précédemment :
« J’étais amoureux de Joanne. Elle comblait tous les vides. Elle semblait me connaître par cœur. Avec elle, c’était si facile. Je n’avais pas besoin de réfléchir, tout coulait de source. On était capable de s’entendre et de se décider sans même avoir besoin de parler. Nous étions d’une certaine façon fusionnel. lui expliquai-je. Nous partagions les mêmes idéaux et la même rage pour les défendre. Je l’ai rapidement demandé en mariage à la sortie de Poudlard. Cependant un mois après, elle perdit la vie… Aujourd’hui j’ai appris à me relever de cette épreuve. Plus d’un an est passé et j’ai appris à me relever. Puis je suis tombé amoureux d’Iris. Mais c’est aussi compliqué. » dis-je pour clôturer le sujet.
Je ne souhaitai pas parler de ma relation avec Iris. J’avais peur de dévoiler la vérité et que Lena ne pourrait comprendre. Qui pourrait l’accepter de toute façon, surtout venant de moi, le fils de Sirius Black ? C’était tout bonnement impossible que Sarah ou moi faisions une chose pareille avec un tel père. Et pourtant… Là n’avait rien avoir mon père ou ses compétences en éducation. J’avais simplement un vécu qui faisait que sans l’aide de personne, j’avais fini par sombrer, surtout avec le kidnapping de mon père, le seul homme à me maintenir la tête hors de l’eau dans le passé face à cette rancune qui grandissait en moi envers Hellson…
Lena me demanda alors si j’accompagnai toujours Leo dans ses pleines lunes. Je ne cherchai pas le rapport. Je comprenais seulement que Lena n’avait pas vraiment connu Joanne si ce n’est de réputation et que de là, elle n’avait pas d’intérêt indirect à parler de mon ancienne fiancée. Cela me convenait cependant parfaitement. Je n’aimais pas parler des morts… Cela était trop douloureux.
« Oui. Je l’accompagne toujours, tout comme Nina. » lui affirmai-je.
S’il y a bien une chose pour laquelle je n’avais pas déroger, preuve peut-être de ne pas avoir sombrer totalement, c’était les pleines lunes. Je les passai autant que possible avec ma famille, soit Nina et Leo la plupart du temps tout comme parfois Remus et le reste des maraudeurs. Parfois cependant nous nous séparions surtout quand les loups de chacun des trois devenaient totalement ingérables entre eux… Ce qui arrivait d’ailleurs fréquemment…
« Leo a beaucoup de difficulté avec sa lycanthropie mais il va bien… » tentai-je de rassurer Lena.
Je supposai en tout cas qu’elle me demander cela pour cette raison. Elle devait très certainement s’inquiéter pour son frère, ce qui était légitime. J’avais appris à me transformer en animagus à la suite de Kaysa pour accompagner à la base moi aussi Nina. Si le parcours pour devenir animagus avait été long, j’avais saisi rapidement l’animal en moi : un coyote. A mes seize ans je réussis à passer ma première nuit avec Nina et Kaysa dans la forêt interdite de Poudlard.
La découverte de cet animal avait été une sacrée surprise mais après recherche de sa signification, j’avais vite compris les rapprochements avec moi. Ça m’avait même aidé à me connaître un peu mieux. Après tout le coyote était souvent associé à la sagesse mais souvent caché sous un sens de l’humour parfois véritablement déroutant. J’avais alors très longtemps ressenti un équilibre en moi entre le sérieux et le besoin de l’enjouement de la vie. Aujourd’hui encore, je n’avais pas changé même si je me laissais souvent manipuler par mes propres émotions.
« Tu t’inquiètes pour Leo… dis-je à Lena. Laisse-lui du temps. Ce qu’il vit n’est pas commun. Tout le monde peut avoir du mal avec cette condition. Mais si tu veux, si passer du temps avec ton frère te ferait du bien, je peux très bien voir à essayer de t’apprendre à devenir animagus à ton tour ? Je te préviens, ce n’est pas chose aisé. Il m’a fallu des mois et des mois et encore, au début, j’avais du mal à passer de l’un à l’autre de façon automatique comme aujourd’hui. Ça demande énormément de concentration sur soi et de patience… Qu’en dis-tu ? lui proposai-je.
Je n’avais jamais pensé lui proposer une telle chose un jour mais une part de moi avait envie de l’aider si elle le désirait. J’avais été toujours comme cela malgré moi et mon arrogance : prévenant, protecteur et prêt à aider ceux qui en ont le besoin. Lena était en train de faire ressortir un bon côté de ma personnalité sans s’en rendre compte.
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Lun 2 Mai - 11:20
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De cousine à cousin
Feat Alexander Black
Comme toujours depuis le début de notre conversation, mes mots semblaient soigneusement choisis puisqu'il poussait à chaque fois Alex dans une profonde réflexion. Les temps étaient dures et nous donnions tous l'impression d'avoir grandi trop vite. A peine 19 ans que nous en paraissions 20 de plus.

- J’étais amoureux de Joanne, commença Alex. Elle comblait tous les vides. Elle semblait me connaître par cœur. Avec elle, c’était si facile. Je n’avais pas besoin de réfléchir, tout coulait de source. On était capable de s’entendre et de se décider sans même avoir besoin de parler. Nous étions d’une certaine façon fusionnel. Nous partagions les mêmes idéaux et la même rage pour les défendre. Je l’ai rapidement demandé en mariage à la sortie de Poudlard. Cependant un mois après, elle perdit la vie…

Alex s'arrêta un court instant alors que je restais plongée dans ses paroles. Alex vivait les choses avec passion, l'amour y compris. Et ça se ressentait dans ce qu'il me confiait. Qu'en était-il de moi ? Je n'avais jamais véritablement connu l'amour. Oh bien sur j'avais eu quelques petits amis. Duncan notamment, avec qui j'étais restée un peu plus d'un an. Notre relation aurait pu durer encore longtemps s'il n'y avait pas eu la Nuit Rouge et nos problèmes personnels, rattrapant vite la réalité. Chacun de mes petits amis avaient eu sa place dans mon cœur, certains plus que d'autres, mais j'accordais une pensée particulière pour chacun d'eux. En particulier pour Seth Ryans. Oui, trois ans plus tard et j'étais encore là à penser à lui. Depuis ma sortie de Poudlard, j'avais perdu contact avec le Poufsouffle et je ne savais ce qu'il était devenu. Notre relation avait toujours été particulière et quand je pensais à lui, je me surprenais à sourire sincèrement. Seulement là, devant Alex, dans ce bar moldu, entourée de personnes ne se souciant même pas de la menace en-dehors, mon esprit était tout occupé aux confidences d'Alex.

- Aujourd’hui j’ai appris à me relever de cette épreuve. Plus d’un an est passé et j’ai appris à me relever. Puis je suis tombé amoureux d’Iris. Mais c’est aussi compliqué.

Alex avait le regard fuyant comme s'il ne voulait pas me parler de certaines choses. Je restais muette face à ces confidences, buvant une deuxième gorgée. Ayant une pensée pour Léo, je demandais à mon cousin s'il accompagnait toujours mon frère les soirs de Pleine Lune. Il tenta alors de me rassurer mais je comprenais bien que Léo avait toujours autant de mal à gérer son loup. Et le souvenir de ma précédente tentative de recherches à la bibliothèque me revint et je baissais la tête. Si seulement j'avais été à sa place. Si seulement il n'avait pas écouté cette fois-ci son instinct qui était de me protéger, moi, sa sœur. Il savait que j'en aurais fait de même et ce serait lui qui porterait cette culpabilité. Je soupirais.

- Tu t’inquiètes pour Léo…

Je relevais la tête vers mon cousin et hochais doucement la tête. Comment ne pas s'inquiéter pour son frère jumeau ? Il était tout pour moi. Tout ce qui me restait. Tout ce pour quoi je me battais aujourd'hui. Alex tant bien que mal de me rassurer mais toutes ses paroles ne me faisaient rien. Maman m'avait déjà tenu ce même discours mais je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter. J'allais l'arrêter quand il me fit une proposition :

- Mais si tu veux, si passer du temps avec ton frère te ferait du bien, je peux très bien voir à essayer de t’apprendre à devenir animagus à ton tour ? Je te préviens, ce n’est pas chose aisé. Il m’a fallu des mois et des mois et encore, au début, j’avais du mal à passer de l’un à l’autre de façon automatique comme aujourd’hui. Ça demande énormément de concentration sur soi et de patience… Qu’en dis-tu ?

C'était une blague ? Si c'en était une ce n'était définitivement pas drôle. Bien sûr que j'aurais aimé être Animagus. Juste pour mon frère. J'avais d'ailleurs tenté de m'entraîner les premières semaines, en cachette. J'avais rapidement perdu patience et avais préféré me concentrer sur mes recherches à la bibliothèque. Et puis cette configuration me rappelait trop mon père avec ses "amis". Un rat... Et si mon Animagus était également un rat ? C'était pitoyable... Dans un sens, je voulais refuser la proposition d'Alex. Pour toutes ces raisons. Mais je pensais à mon frère. Et je repensais à mes recherches désastreuses à la bibliothèque qui ne donnaient toujours rien. Que pouvais-je faire si ce n'était accompagné Léo également les soirs de Pleine Lune ? Je veillais déjà sur lui les soirs d'avant et d'après, là où son caractère devenait exécrable mais si je pouvais également veiller sur lui les soirs de sa transformation...

- Et toi ? Aurais-tu la patience de m'apprendre ? demandais-je.

Mon ton restait neutre mais mes sourcils étaient froncés. Je craignais qu'Alex ne se joue de moi et ne m'abandonne en cours d'apprentissage. Si je recommençais, je souhaitais cette fois-ci aller jusqu'au bout. Et puis c'était toujours plus encourageant quand on avait un professeur qui vous soutenait. Je voulais être sur qu'il restait avec moi. Mais est-ce que cela signifiait que j'étais prête à faire une nouvelle fois confiance à l'un des membres du Trio ?

- Ta proposition m'intéresse. Beaucoup.


Je relevais la tête vers lui pour plonger mes yeux dans les siens et lui prouvait comme quoi j'étais sincère.

- Ca me rassurerait d'être avec Léo lors de ses transformations donc, merci...
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Mer 4 Mai - 14:26
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❝ A prendre ou à laisser ❞

Je changeais rapidement de sujet, je devais bien le reconnaître. Parler d’Iris n’était pas évident. Je l’aimais plus que tout encore. J’étais capable de partir excessivement et aveuglément dans le sacrifice de soi pour elle. J’étais un passionné de nature. Je ne vivais que rarement les choses à moitié. Quand j’avais vraiment des sentiments pour une fille, je la considérai rapidement comme l’essentiel de ma vie. Je n’étais pas un romantique dans l’âme. J’avais souvent fait souffrir les filles. J’avais déjà été salop et je pourrais encore l’être. Seulement quand j’aimais, je ne le faisais pas à moitié et Iris était une des rares personnes qui pouvaient s’en vanter. Je n’avais eu que trois femmes dans ma vie et j’avais voulu m’arrêter à ce chiffre que me semblait suffisant. En Iris, je trouvais tout ce qui me plaisait. Elle était la stabilité qui permettait de canaliser mes élans. J’étais capable d’être responsable et prévenant ou protecteur mais je n’avais aussi que dix-huit ans et parfois il était si facile de ne plus penser à rien pour simplement vivre au jour le jour sans se poser des questions. Une part de moi était aussi encore un enfant. J’agissais parfois sur un coup de tête, dans un caprice et je maintenais de façon entêté mes idées bonnes comme mauvaises. Je savais qu’être mangemort pouvait être une idée stupide. Je ne doutais pas que si ma famille le savait, elle me traiterait d’imbécile mais je savais ce que je voulais : la mort de Hellson et pour arriver à une telle alternative, je savais que passer par les mangemorts était la seule solution. Je ne voulais même pas lui offrir la possibilité d’un procès. Je voulais simplement qu’il souffre et qu’il crève comme un moins que rien. Il ne méritait de toute façon pas une seule once de pitié et je n’en aurais certainement pas une. Si j’étais capable de tuer un homme, j’étais persuadé que Hellson était à la tête d’une liste qui pourrait s’étendre par la suite après le premier acte.
Or, vous avez déjà vu le ministère ou l’ordre être pour le meurtre ? Parce que disons les choses honnêtes, ce à quoi j’aspirai était bien un meurtre. Je savais que ça ne ramènerait pas les morts mais j’étais persuadé que ça allait me soulager et me permettre après de revenir sur ma vie. J’y croyais imbécilement. Je me trompai… On ne revient pas d’un tel acte aussi facilement. Tuer par vengeance et de façons préméditées me condamnerait certainement à plonger définitivement vers un avenir plus noir encore.
Mais là n’était pas la question. Alors que j’effectuai cette chute dans les ténèbres, de mon côté, seul, un espoir était cependant encore lisible quand on savait que j’étais capable de faire mon maximum pour aider un proche. Je n’étais donc pas si perdu que ça. Pas encore… Mais pour combien de temps ?
Je proposai donc à Léna de l’aider et ainsi de devenir animagus à son tour sans pour autant la prévenir des difficultés d’une telle idée. J’avais mis des mois et pourtant j’étais très doué en magie. J’avais toujours eu de sacré facilité et pourtant si je comptabilisais, il m’avait fallu de six mois à un an pour commencer vraiment à pouvoir maîtriser à ma guise. Ce n’était pas une tâche aisée.
Léna me demanda alors si j’aurais la patience de lui enseigner une telle chose. Je ne m’affirmais pas le meilleur des professeurs mais après avoir bu une gorgée, je lui fis « oui » de la tête de façon assuré. Ma proposition semblait alors beaucoup l’intéresser. Elle me le certifia en tout cas en m’assurant être rassuré d’être avec son jumeau lors des pleines lunes. Je pouvais la comprendre…
« Il faudra se voir tous les jours si tu veux progresser rapidement. Au départ se sera très long… Avant de réussir ne serait-ce à visualiser l’animal en moi j’ai mis plusieurs mois. Après j’étais déconcentré par la présence de Kaysa non loin à l’époque, dis-je avec un sourire ironique sur les lèvres. Nous étions ensemble à l’époque. Bref… Si tu veux on peut voir ça dès demain. Je te demanderai seulement une chose : de n’en parler pour le moment à personne… »
Pourquoi dis-je ça ? Cela pouvait passer comme une bonne surprise à faire à Léo mais j’avais d’autres mauvais intérêts personnels en tête. J’allais passer beaucoup de temps avec ma cousine. Cela allait être obligé pour l’aider à s’en sortir. J’avais alors dans l’idée, sans l’avoir prémédité, de très mauvaises intentions. Léna semblait me faire confiance et avoir une alliée pour le futur qui sache en plus se changer sans que le ministère soit au courant comme moi, peut être un avantage pour les mangemorts… Cette idée était totalement folle mais elle venait d’émerger en moi. Son père a failli céder dans le passé… Sa fille pourrait tomber avec moi pour changer le monde. Je ne doutais pas qu’elle avait dû elle-même être touché violemment sans parler de la Nuit Rouge. Elle devait cacher les mêmes rancœurs que moi.
Etonnement que je veuille en ce moment avoir ma famille de mon côté ? Après Cassie, je pensais à Léna mais ce n’était pas des choix au hasard. Une famille était ce qui pouvait être le plus proche de vous. Elle peut vous trahir, vous faire du mal mais de votre côté, une alliance contre l’ennemi peut s’avérer efficace. C’est en me liant avec mon entourage que j’allais peut-être pouvoir faire sortir le rat de son trou et le tuer. Et la suite ? Je savais qu’être mangemort n’était qu’une étape. Après avoir débarrassé le monde d’Hellson en me rapprochant du seigneur des ténèbres, je savais que mon second choix pour purifier le monde se porterait sur le maître que je semblais servir. La purification du monde était en train de doucement émerger dans mon esprit…Et pour cela, il me fallait des alliés, des personnes touchées qui voulaient changer les choses tout comme moi. Même si mes intentions n’étaient pas si bonnes quand on les détaillait…
« Quand j’ai voulu faire cela pour Nina, je l’ai gardé pour moi. Ça m’a permis de lui faire la surprise. Lire l’étincelle de la personne à laquelle tu tiens, dans ses yeux, est tout simplement unique. Quand tu seras au point, tu pourras te transformer devant Léo et lui apporter la preuve que pour lui tu es capable de tout, que tu es capable des plus grands exploits. Je pense qu’il n’y a pas plus beau présent. Mais pour cela, ça doit rester entre nous. Tu me fais confiance ? Je ne te lâcherai jamais… » lui proposai-je alors déterminé.
Tenant mon verre d’une main, je lui tendais mon autre main en guise d’alliance. Savait-elle dans quoi elle pourrait prendre le risque de s’embarquer pour arriver à une telle fin ?
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Sam 14 Mai - 13:21
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De cousine à cousin
Feat Alexander Black
Je n'avais confiance en personne mais j'avais envie de croire qu'Alex pouvait m'aider. Et... si ça pouvait être l'occasion de lui donner une seconde chance...

- Il faudra se voir tous les jours si tu veux progresser rapidement. Au départ se sera très long… Avant de réussir ne serait-ce à visualiser l’animal en moi j’ai mis plusieurs mois. Après j’étais déconcentré par la présence de Kaysa non loin à l’époque. Nous étions ensemble à l’époque.


Je me mordillais la lèvre. Je n'avais jamais eu de très bons rapports avec Kaysa ces dernières années et le fait qu'Alex me rappelle à son souvenir me titillait un peu. Je ne devais pas oublier qu'il avait eu une histoire avec elle et qu'il était plutôt proche d'elle aux dernières nouvelles. Et si c'était une idée de Kaysa toute cette proposition ? On n'était pas vraiment en bons termes mais je la voyais tout de même mal me faire un coup pareil. Et puis, dans quel intérêt ? Il n'empêche que je devrais me montrer méfiante envers mon cousin.

- Bref… Si tu veux on peut voir ça dès demain. Je te demanderai seulement une chose : de n’en parler pour le moment à personne…

Je levais un sourcil à son intention. Il ne voulait pas que l'on déclare mon Animagus ? Le fait que le Ministère ne soit pas au courant ne me dérangeait pas vraiment, à vrai dire je souhaitais moi-même lui proposer de ne rien en dire. Être un Animagus Non Déclaré pouvait s'avérer utile en tant de guerre... Ce que je craignais c'était les intentions d'Alex à ce sujet. Mais il me cita l'exemple de Nina à laquelle il avait fait la "surprise". En effet, ça pourrait être une bonne idée de ce point de vue-là. D'autant plus que si je n'y arrivais pas, je préférai ne pas donner de faux espoirs à Léo. Enfin, j'étais pratiquement sûre qu'il dirait que l'accompagner pendant ses transformations serait trop dangereux pour moi mais comme disait Alex j'aurai l'occasion de lui prouver le contraire. Oui pour l'instant il valait mieux ne rien dire et attendre de voir comment les choses évolueraient.

- Tu me fais confiance ? Je ne te lâcherai jamais…


Je jetais un coup d’œil à sa main tendue vers moi et pris une grande inspiration avant de la saisir fermement pour lui faire passer à mon tour toute ma détermination.

- Sache que je ne te fais pas totalement confiance, mais j'ai envie de croire que tu as changé et que tu es prêt à m'aider alors... Oui pour le moment, je vais tenter de te faire confiance.

Je voulais qu'il comprenne que je restais méfiante à son égard et qu'il n'était pas gagné que je lui fasse un jour totalement confiance. C'était même inconcevable mais il ne faut jamais dire jamais. Et puis, il était mon unique professeur pour le moment et peut-être que je pourrais apprendre certaines choses à ses côtés ? Il fallait savoir construire les bonnes alliances lorsqu'elles étaient nécessaires et lorsqu'elles se présentaient.

Je relâchais sa main et bus d'une traite mon verre avant de demander :

- On s'entraînera dans quel endroit ?
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Lun 16 Mai - 13:05
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❝ A prendre ou à laisser ❞

Quand je lui tendis la main, je ne réalisai pas l’importance de mes actes. Si je lui promettais de ne jamais la lâcher, ce n’était pas une parole en l’air et c’est peut-être ce qui pourrait plus tard me raccrocher à quelque chose de bon dans ma vie, loin de tout le mal vers lequel j’étais en train de tendre.
Elle me confia ne pas me faire totalement confiance. Le ferais-je moi-même ? Je comprenais ce sentiment et une part de moi pensait qu’elle ferait mieux de rester méfiante constamment même s’il s’agissait d’une attitude qui pouvait me rapprocher un peu plus vers le mal. Je n’étais plus vraiment une personne fréquentable mais savoir que dans ma vie, je pouvais aider de nouveau quelqu’un à faire une chose qui lui semblait essentiel, me rapprochait de l’homme que j’avais été. Toutes mes actions m’en avaient éloigné depuis plus de six mois. C’est pourtant avec une telle proposition de ma part qu’on pouvait sentir que rien n’était encore perdu. Je n’étais pas totalement corrompu. J’étais encore capable de venir en aide à mes proches. Est-ce que ça durerait ? Est-ce que j’irai jusqu’au bout ? Cette option ne dépendait étrangement pas de moi mais de Léna et ses réactions potentielles si elle apprenait ma traitrise envers ma famille…
« … mais j'ai envie de croire que tu as changé et que tu es prêt à m'aider alors... Oui pour le moment, je vais tenter de te faire confiance. »
C’était tout ce dont j’avais besoin. Un sourire s’étira sur mes lèvres. Elle me demanda alors à quel endroit nous pourrions nous entrainer. Je réfléchissais quelques instants avant de me rappeler l’un de mes premiers refuges quand j’avais besoin d’être seul pour réfléchir. Là-bas nous serions certainement tranquilles. C’était un lieu reculé et sauvage qui pourrait parfaitement nous aider. Je sortis un morceau de papier pour griffonner de ma baguette, après avoir vérifié que personne ne nous regardait, des coordonnées géométriques.
« Rendez-vous demain en fin de soirée à cet endroit exact. Ne te trompe pas d’un chiffre, nous serons près d’un ravin au niveau des falaises de Moher en Irlande. Là-bas nous serons tranquilles. J’aime m’y réfugier quand j’ai besoin de faire le point. » lui confiai-je.
Du reste, j’avais des choses à faire sur la journée et si vous pensiez potentiellement à des affaires de mangemorts, il en était tout autre… J’attendais alors l’avis positif de Léna. Je lui avais donné le lieu exact où les falaises s’étendaient à perte de vue et où une maison était abandonnée non loin. Ça faisait bien un an que je n’y avais pas été. J’avais l’impression de revenir en arrière quand j’avais établi sur le Royaume-Uni des positions stratégiques de repli avec Joanne pour s’en tirer et se retrouver si nous devions être séparés. Je n’étais pas revenu sur les lieux depuis la mort de Joanne. Je ne savais pas comment j’allais réagir à l’avance mais je savais qu’il était temps d’avancer.
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Dim 29 Mai - 11:45
Invité
De cousine à cousin
Feat Alexander Black
HRPG : Vraiment désolée du retard :( on peut attendre juillet pour ouvrir le prochain ? (Un Rp entrainement)

Un sourire s'étala sur les lèvres de mon cousin après lui avoir serré la main, puis il sortit un bout de papier. J'étais un peu mal à l'aise vis-à-vis de ce que je venais d'accepter de faire mais en même temps un mélange d'excitation et d'appréhension naissait en moi : combien de temps me faudrait-il pour arriver à réaliser parfaitement ma métamorphose ? Quel sera mon animal ? Pouvais-je vraiment faire confiance à Alex ? A quoi me mènerait ce travail en duo ?

- Rendez-vous demain en fin de soirée à cet endroit exact. Ne te trompe pas d’un chiffre, nous serons près d’un ravin au niveau des falaises de Moher en Irlande. Là-bas nous serons tranquilles. J’aime m’y réfugier quand j’ai besoin de faire le point.

Mes yeux restaient rivés sur le bout de papier mais sur sa dernière phrase je levais discrètement le regard vers lui. Etait-ce un endroit spécial pour lui ? Je comprenais alors qu'il me laissait pénétrer un lieu important pour lui. De son côté il avait vraiment l'air de me faire confiance.. Ou bien était-ce tout simplement de la ruse ? Quoi qu'il en était, je devais rester sur mes gardes mais lui faire confiance un minimum pour arriver à mes fins. Je pris le bout de papier et jetai un sort de Désillusion dessus, au cas où. Mon verre terminé, je me levais et plissais mon tee-shirt blanc. Depuis la Nuit Rouge j'avais beaucoup maigri, mangeant que le strict nécessaire. Même si manger était un besoin nécessaire, ce qui était nécessaire depuis tout ça était Léo et cette guerre. Nous devions survivre à tout ça et je devais le sauver. C'était mon rôle, ma destinée. Et aujourd'hui je franchissais un pas de plus pour l'aider. Et depuis des mois j'avais vraiment l'impression d'avoir avancé.

- Merci Alex, dis-je sincèrement sans aucun sourire toutefois. A demain alors !

Je lui fis un signe de tête et sans aucun regard en arrière, je m'avançais dans la rue. Un peu plus loin, dans une ruelle à l'abri des regards je transplanerai jusqu'à la maison.
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