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Et si ton pire cauchemar devenait réalité ?

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Lun 25 Avr - 10:34
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❝ Quand le fils devient l'ennemi du père ❞

Tenant un petit sac d’un velours noir dans mes mains, je le fis sauter en l’air avant de le rattraper, me lever et prendre ma baguette. D’un coup de baguette, je laissai mes vêtements prendre une autre allure pour être de noir. Passant une cape de la même couleur, je mis le capuchon sur ma tête avant de transplaner simplement dans le chaudron baveur. Tenant à ne pas mettre mon visage à nu, dans l’ombre, je ne pouvais voir que devant moi et je ne pouvais donc remarquer un homme derrière un journal de la gazette. Je quittai le chaudron pour le chemin de traverse. L’homme se leva certainement pour me suivre…
Je marchais dans la rue simplement comme beaucoup de sorcier vêtu indifféremment de moi, l’avantage de l’hiver. Beaucoup optait pour le noir et la neige tombante en ce mois de Janvier aidait à donner une raison à mon capuchon. Et ça, je le savais parfaitement… Arrivant alors vers l’allée des embrumes. Je passais le chemin en gardant ma baguette près de moi. Je croisais alors des connaissances mangemorts qui me saluèrent d’un signe de tête. Je m’enfonçais dans l’allée sans plus de cérémonie. Là, en ces temps de fraicheur, plus je m’enfonçais et plus je me mêlais à la masse qui portait les mêmes vêtements que moi. Ma taille était commune. Il serait si facile de me perdre si on ne faisait attention à moi.
J’arrivai devant Barjow et beurk. Entrant en faisant retentir la petite sonnette, j’approchai du comptoir.
« L’avez-vous ? » demandai-je simplement en faisant glisser une pièce peu commune devant moi.
Le marchant la regarda et sans un mot, partit dans les arrières. J’étais bien trop calme pour un homme qui était en train de rendre service au seigneur des ténèbres. J’avais cependant appris peu à peu à me faire à ce genre de basse tâche qui n’impliquait ni danger, ni rencontre avec ma propre famille. Je voyais mal mon père être dans les parages. Après tout il était chef des aurors et depuis quelques temps se complaisait dans son bureau. Du reste, je devrais cependant à penser à refaire ma réserve de polynectar. J’étais cependant trop prétentieux peut-être (ou inconscient ?) pour en avoir trouvé l’utilité pour cette simple mission de réception de colis.
Le marchand revint avec le dit-colis et le poussa sur le comptoir devant moi. Je déposai à mon tour le petit sac noir en velours devant moi. Le marchand l’ouvrit et le renversa pour s’assurer du bon compte. Les gallions tombant indiquaient l’importance de mon colis. Un sourire s’afficha sur le marchand. Le compte lui convenait. Il me fit alors un signe de tête. Je mis le colis précieusement à l’intérieur de ma poche avant de sortir de la boutique…
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Mar 26 Avr - 9:02
hj : désolé je n'ai pas eu le temps de le faire hier soir et là je poste sans me relire, je corrige les fautes en rentrant de mon rendez-vous. Ne fais pas attention s'il y a des trucs qui ne veulent rien dire du coup xD


Mon fils, cet ennemi si redoutable
« Avec les erreurs on apprend. Avec le temps on comprend. » ••• « Je ne crois pas que ce soit une bonne idée Sirius. Tu sais aussi bien que moi que même si tu reste l’un des Aurors les plus redoutables, tu… »

D’un geste de la main, Sirius coupa la parole à son acolyte depuis bien des années maintenant. Oui, il avait trouvé le mot exact, jusqu’à preuve du contraire, Black Sénior était encore l’un des meilleurs Aurors de tout le Ministère de la Magie. Il ne comptait pas rester tranquillement son cul dans son bureau et il allait le faire savoir. Maraudeur ? C’est vrai. Toujours de bonne humeur ? Ce n’est pas si sûr. Toujours la blague en toute situation ? Seulement des « on dit ». Sirius peut se montrer aussi virulent que sa femme pratiquement lorsqu’il est contrarié. Marié depuis tant d’années à un dragon, il a un très bon exemple à prendre.

« James, au nom de notre amitié, va te faire voir ! Si tu veux tant que je reste cloitré dans ce foutu bureau, je t’en prie, sors ta baguette. Tu sais aussi bien que moi, que j’ai toujours été plus doué que toi en duel. Je n’obéirais pas bien sagement, il ne te reste qu’à utiliser la force. »

Face à un tel argument, Potter Sénior capitula évidemment et fit mine de ne pas l’avoir vu sortir du bureau, même si la porte claqua violemment derrière lui. Sirius sortit au plus vite du Ministère, bien déterminé à reprendre sa vie professionnelle en main. Il n’avait pas de piste mais son flair ne le trompait jamais. Avec les années à son actif, le Maraudeur commençait à connaitre les façons de faire des Mages Noirs. Pas spécialement les Mangemorts, des Mages Noirs il y en a partout et ce ne sont pas forcément des pro-gueule-de-vipère. C’était au Chaudron Baveur, qu’il s’était installé pour lire la Gazette du Sorcier. Une grimace glissait lentement sur ses traits en lisant le résumé du discours du Ministre. Stupide Sorcier qu’il fait. Les Aurors auraient bien besoin d’un coup de main pour pouvoir anéantir le mal à sa source et l’Inquisition ne serait pas de trop. Mais après avoir déclaré la guerre aux Anarchistes, voila que ce vieux fou s’en prenait également à la bande à Margot. Ce n’était pas lui qui risquait sa vie chaque jour en affrontant tous ces Mages qui n’ont plus rien à perdre. Et Sirius est bien placé pour savoir qu’une tape sur la main ne suffit pas à les ramener du bon côté. Pliant son journal pour le reposer sur la table, son regard se posa sur un silhouette encapuchonnée. Tien, qu’est-ce qu’il disait. En voilà un type plutôt louche. Le laissant le devancer de quelques minutes, l’Auror se redressa et lui fila au train discrètement.

Avec le temps, Sirius avait appris à se fier à sa première impression et à son instinct qui ne l’avait quasiment jamais trompé. Bien qu’en retrait, il n’avait pas lâché l’homme des yeux. En l’observant, il n’était pas facile de se rendre compte qu’il s’agissait d’un débutant, il n’était pas assez sur ses gardes pour être un vieux loup. Et après être arrivé non loin de la banque des Sorciers, le Maraudeur se félicita intérieurement quand sa cible bifurqua dans l’Allée des Embrumes. Cette fois, Sirius en viendrait pratiquement à remercier sa chère femme pour l’avoir obligé à prendre une cape à capuche. Même si ce n’était pas dans ce but qu’il avait été forcé de l’emporter. Kate l’avait menacé de lui fourrer un thermomètre là où cela fait mal, si jamais il venait par tomber malade et qu’il avait le malheur de se comporter comme un gosse. Elle devait faire référence à une longue histoire assez drôle où il en avait profité pour la rendre folle… . Mais comme quoi, le père n’est pas à l’abri de vivre les mêmes moments de grande solitude que le fils.

Capuche sur la tête, l’Auror s’était glissé à sa suite. Il s’était encapuchonné de façon à ce qu’il soit bien difficile de voir son visage et au lieu d’entrer comme un bourrin chez Barjow et Beurk, il attendait patiemment que l’homme n’en sorte, l’accueillant en le braquant de sa baguette.

« Une petite course urgente ? »


Du coin de l’oeil, il avait remarqué que le commerçant s’était fait tout petit, partant dans l’arrière boutique. Il était malheureusement habitué aux descentes d’Aurors mettant son magasin sans dessus-dessous pour confisquer les objets utilisés à des fins mauvaises.

« Je te laisse le choix pour la suite des festivités. Soit tu te montre gentil et tu me donne ce que tu es venu chercher ici sans faire d’histoire. Soit je viens le chercher de force et crois-moi, ça va faire mal. »

Jusque-là, il n’avait pas encore remarqué qu’il s’agissait de son fils. Les capuches et la neige tombant n’aidaient en rien à reconnaitre qui que ce soit. Mais si Sirius est d’un naturel blagueur en temps normal, c’est bien entendu en-dehors du boulot. Lorsqu’il est sur le terrain, il ne fait généralement pas de cadeau à ses adversaires. Il est réputé pour que chaque Mage Noir qu’il attrape, ait besoin de se faire rafistoler à Sainte Mangouste avant de pouvoir être jugé et transféré à Azkaban.

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Mar 26 Avr - 11:02
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❝ I've come too far to look the other way ❞

Parfois les choses ne se déroulent pas comme on les désirerait. Pire, elles tournent si mal qu’elles peuvent changer un homme et ses propres convictions.
Sortant à peine de Barjow & Beurk avec mon paquet bien au fond d’une poche de ma propre cape, je ne vis alors pas le coup venir. Un homme pointa sa baguette sur moi et me fit reculer de force dans le magasin, peut-être pour éviter les regards indiscrets. Le commerçant partit dans l’arrière-boutique, s’attendant déjà à ce que des tirs fusent. Il n’était pas dupe. Il s’avait qui je servais et il se doutait donc bien que celui qui venait d’entrer ne puisse être qu’un auror ou un camp adverse des mangemorts. Pour éviter tout risque, il s’éclipsa donc là où je reculai.
« Une petite course urgente ? » demanda alors celui-ci.
La surprise passée, je reconnus automatiquement cette voix. Je n’avais pas croisé un seul des membres de ma famille en quatre mois et cette semaine, je les enchainais. Fallait-il que le sort s’acharne contre moi pour m’empêcher de mener à bien mes convictions ? Merlin avait-il décidé de ne pas me facilité la tâche, pire, de mettre mes convictions à rude épreuve ? Il arrivait cependant trop tard… Pas après ce que j’avais fait et qui avait bouleversé les dernières onces d’éducation qu’on m’avait inculqué sur le mal. Mais était-il vraiment trop tard ?
« Je te laisse le choix pour la suite des festivités. Soit tu te montres gentil et tu me donne ce que tu es venu chercher ici sans faire d’histoire. Soit je viens le chercher de force et crois-moi, ça va faire mal. »
A cause de la pénombre des lieux et du temps enneigé, il n’avait encore remarqué qui se cachait sous ce capuchon. Comment réagirait-il s’il découvrait mon visage ? Pouvais-je me permettre de prendre un tel risque et gâcher la surprise du seigneur des ténèbres ? Je n’avais pas peur de mon père. Je n’avais plus rien à perdre depuis le départ d’Iris. Je n’avais plus de raison d’hésiter, de douter, de revenir en arrière. Que mon père me fasse la tête au carré ne me faisait pas tant peur que ça. Ce que je craignais le plus était moi-même et ce que j’étais capable de faire contre ma famille pour de simples convictions…
Je réfléchissais alors rapidement. Deux options s’offraient à moi. La première était de lui donner ce paquet, m’excuser, - pleurer ? – regretter et revenir dans le bon droit chemin. La seconde était de lui faire face en sachant très bien ne pas arriver au niveau de mon père en duel. A votre avis… Quelle était la solution la plus probable ?
Fut un temps j’aurais certainement choisi la première proposition. S’il y a bien une personne qui pouvait me ramener à la raison, c’était mon père. Depuis tout petit nous avions toujours été très proches. Rien ne semblait pouvoir entacher notre relation père/fils. Il avait été longtemps mon héros, mon modèle, celui en qui je ne faisais que jurer. J’avais même longtemps voulu devenir auror pour être à son image. Puis la Nuit Rouge s’est abattue sur Poudlard et longtemps j’ai cherché un moyen de justifier ces morts, de me battre contre avant de comprendre que le problème venait d’un seul et unique homme et de sa race. Tombant dans un cercle vicieux qu’étais celui du racisme et des idées que rien n’a jamais été pire que quand les sang moldus ont quitté leur place, je sombrais dans une folie qui était peu commune alimentée par une haine indicible. Avais-je fait le deuil de Roxanne ? De Joanne ? Et de tous ces autres qui sont tombés mort devant moi sans que je ne puisse faire quoi que ce soit. Nous ne pouvons pas sauver tout le monde mais j’étais encore trop jeune pour le comprendre et je me bornai dans une animosité que les mangemorts se faisaient un plaisir d’alimenter jour après jour.
J’abaissai ma capuche. Si nombre de solutions auraient pu s’offrir à moi, je choisis la seule qui pourrait me créer une ouverture suffisante pour m’en sortir sans être attrapé. Je savais que me découvrir allait le déstabiliser en ma faveur. Quel père ou même pour être plus précis encore, quel maraudeur s’attendrait à ce que l’un de ses enfants plonge et rejoigne le seul homme qu’il n’aurait fallu ? A moins que Sirius voit bien plus que la face visible de l’Iceberg… Celui où le seigneur des ténèbres n’était qu’une passerelle à quelque chose de plus dangereux encore.
De cette diversion, j’en profitai pour vouloir filer et transplaner en choisissant le premier lieu qui me passait par la tête et qui était à couvert. J’arrivai près d’un lac où nous aimions tous nous retrouver l’été pour passer de belles journées. Le coin était désert en cette saison hivernale. Le manteau de neige avait recouvert la totalité du sol et le lac était recouvert d’une épaisse couche de glace.
Arrivé sur les lieux, je ne m’étais cependant pas attendu à ce que mon père ait le réflexe d’attraper une part de moi pour réussir à éviter de me perdre. Je reculai, déstabilisé d’avoir dû nous transplaner tous les deux dans un léger étourdissement. Mon père devait être dans le même état. Je perdis ma baguette dans la neige. Je savais que je ne pourrai la récupérer sans prendre le risque que mon père soit plus rapide. A peine transplané, je décidai donc de jeter dans le vide le paquet avant de me transformer en coyote et de sauter. Réceptionnant le paquet dans ma gueule, je filai à toute vitesse, ne sachant si je pourrais être plus vif et rapide en tant que coyote qu’un chien…
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Jeu 12 Mai - 15:59

Mon fils, cet ennemi si redoutable
« Avec les erreurs on apprend. Avec le temps on comprend. » •••Quel père n’a jamais été fier d’avoir un fils ? C’est le rêve de tout homme, comme celui d’une femme est d’avoir une fille. Des enfants, c’est l’espoir de concrétiser des rêves oubliés, de toucher cette perfection à côté de laquelle les parents sont parfois passés. Sirius n’était pas différent des autres pères. Sarah était sa petite princesse, qu’il s’était toujours refusé de voir grandir, voulant la garder petite-fille, auprès de lui. Quant à son fils, il en avait toujours été fier et nourrissait de grands espoirs pour lui. Leur relation était plus que fusionnel même. Alors que dire de plus ? Dans cette boutique, face à ce Mage Noir qu’il venait de faire reculer entre les étales d’objets plus louches les uns que les autres, voilà qu’il se retrouvait face à sa propre progéniture. C’était tout son monde qui s’écroulait d’un seul coup, lui donnant l’impression d’être seul dans un trou où l’obscurité règne. Comment son fils, la chair de sa chair, son propre sang, avait ainsi osé le trahir de cette façon ? Ne lui avait-il pas donné une bonne éducation ? Ne s’était-il pas saigné pour qu’il ait tout ce qu’il souhaite ? Finalement, face à cet être, qu’il ne pouvait plus appeler fils, le grand Sirius n’en menait pas large. Il n’avait pas peur non, il était blessé au plus profond de son âme. Mais pas assez pour le laisser filer aussi vite, l’attrapant par le bras lorsqu’il s’était enfui en transplanant. Le Maraudeur n’avait pas le souvenir qu’il était possible de transplaner chez Barjow & Beurk, sinon il serait plus simple pour les Mages Noirs de s’y rendre, sans avoir à emprunter le chemin habituel. C’était une sécurité qui avait été imposée au survivant du duo de commerçants.

Pourtant, ils étaient arrivés tous les deux dans un endroit qui lui était plus que familier, il faudra qu’il pense à toucher quelques mots à ses collègues sur ce qu’il venait de se passer. Mais déstabilisé, Sirius avait eu du mal à s’en remettre, plus de cette découverte que du transplanage à deux. Il a souvent eu l’occasion d’emmener un tiers avec lui, lorsqu’il usait de cette technique de transport.

Ce n’était pas évidant de tenter de savoir comment réagir. Totalement perdu, son coeur avait comme explosé, son âme était quant à elle, comme amputée d’un morceau et sa faculté de réflexion mise à mal. La colère, la tristesse mais surtout la déception, c’était tout ce que Alexander faisait naître comme émotions dans le coeur paternel à présent. Et non content d’avoir brisé toute la confiance que son père avait en lui, voilà que ce bougre d’imbécile prenait la fuite sous sa forme animale. Pensait-il vraiment que Sirius serait d’humeur à faire la course en se transformant à son tour ? Ce n’était pas une case qu’il devait manquer à cet idiot, mais toute une étagère. Ce gamin avait du s’en prendre des murs et des poutres lorsqu’il était petit, ce serait l’explication la plus plausible, aux yeux du Maraudeur.

Sirius n’avait pas de mot à poser sur ce qu’il ressentait réellement, c’était bien trop flou. Alexander était-il complètement débile pour ainsi se jeter dans la gueule du loup ? Quand on est le fils de Sirius Black, il y a bien plus dangereux que Voldemort au sein des Mangemorts. Bellatrix a toujours juré qu’elle aurait la tête des gamins de son cousin. Que le Lord en donne l’ordre ou pas, elle aura ce qu’elle veut. Sirius reste persuadé que sa cousine passera à travers les exigences de son maître, juste pour avoir le plaisir de massacrer cette descendance dans l’espoir de détruire le Maraudeur.

Son regard s’était pourtant attaché à l’animal, bientôt plus qu’une silhouette. Il ne lui donnera pas le plaisir de se changer en chien pour le poursuivre. Non, il ne lui donnera même plus rien du tout. Plus rien qu’un père puisse donner à son fils, puisque Alexander venait de détruire tout ce qui les unit. Si la mère de Sirius n’a eu aucun scrupule à « l’effacer » de la tapisserie généalogique, il a hérité de cette facilité à faire une croix sur les gens. Regulus en est la preuve parfaite. Son cher petit frère qu’il n’avait plus revu pendant des années, pour la même raison qui fera que Alexander ne sera plus le bienvenu dans cette famille qui l’a vu naître.

Sans prévenir, Sirius transplana pour barrer la route du coyote, lui lançant un sortilège de Stupéfixion pour l’empêcher de repartir dans sa fuite. Il s’approcha lentement mais déterminé. Dans son regard, il n’y avait plus rien d’un père. Ce n’était plus qu’un Auror face à un Mangemort. Son fils n’était plus qu’un Mage Noir à présent pour lui. Un ennemi comme il y en a tant et qu’il va ramener par la peau du cul s’il le faut. Une fois assez près de l’animal, il lui arracha le paquet qu’il tenait dans la gueule, le plaçant dans la poche intérieure de sa cape.

« Enervatum. » Il libéra ainsi l’animal de son précédent sortilège, ne lui jetant qu’un léger coup d’oeil. « Libre à toi de fuir à nouveau, comme le lâche que tu es devenu ou de m’affronter comme l’homme que je pensais que tu étais. »

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Sam 14 Mai - 17:43
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❝ I've come too far to look the other way ❞

Je savais que les risques étaient grands de me retrouver dans une telle situation seulement j’aurai voulu la repousser au maximum. Je n’étais pas prêt à assumer une telle situation et la regarder d’un œil condescendant sans aucune émotion de regret ou même d’apitoiement. J’aurai tant voulu avoir le loisir de ne voir arriver une telle épreuve que plus tard où plus rien ne pourrait me toucher, où les dés seraient déjà jetés, où la marque règnerait sur mon bras et auquel cas je pourrai lui rire à la figure en lui affirmant que pour le monde j’avais préféré tué son fils. Seulement cette folie ne m’appartenait pas. Je n’étais ni si dément, ni si fou. J’étais bien trop imprégné gravement de la situation. Elle me touchait et démuni, je ne savais comment agir. Pour moi, la seule solution possible avait donc été la fuite, qu’importait son avis sur la question. Je ne voulais ni qu’il me rattrape, ni qu’il tente de savoir ce qu’il m’arrivait. Je voulais simplement qu’il me haïsse et qu’il me renie. Les choses seraient bien plus simples à effectuer si mon père ne me donnait aucune chance de non-retour. Il était si facile de sombrer sans l’épreuve incontestée des proches qui tentent de vous ramener à la raison par sentiments, compassions ou simples pitiés. Je ne voulais pas de tout cela. Tout ce à quoi j’aspirai avant de mourir ou de finir enfermé, était de tuer Hellson.
Mais sans prévenir, mon père apparut devant moi. Du reste, je n’eus le temps de réagir. Il m’entrava avant de prendre le paquet que je détenais. Je ne cherchai même pas à savoir ce qu’il ressentait en découvrant son fils passé chez l’ennemi. Je ne voulais pas le savoir. Cette faiblesse ne devait m’atteindre. Ce paquet devait être mon unique but. Le reste ne devait avoir aucune importance et mes sentiments n’avaient pas le droit d’interférer. Je devais les renfermer dans une boîte et les oublier à défaut de ne pouvoir encore les supprimer définitivement. Je notai alors le nouvel emplacement du paquet dans la poche intérieur de la cape de mon père sans que je ne puisse faire quoi que ce fut. De là, il me rendit ma liberté. Du reste ? Je ne m’attendais strictement à rien. Je n’étais pas préparé à ce genre de rencontre. Comment alors pourrai-je imaginer différentes suites possibles ?
« Libre à toi de fuir à nouveau, comme le lâche que tu es devenu ou de m’affronter comme l’homme que je pensais que tu étais. »
Sur ces belles paroles, il me laissa le choix : fuir ou combattre. J’aurai alors pu faire un pas, lui demander pardon, l’appeler « père », lui demander de comprendre, mais je savais que ces paroles seraient vaines. A moi simplement de choisir la façon de vouloir gagner ma liberté : par lâcheté ou honneur, si tenté que je puisse battre le meilleur duelliste de tous les temps à mes yeux. Etais-je pourtant un couard ? Je ne craignais pas mon père. J’avais déjà subi la déception dans le regard de la femme que j’aimais. Celui-ci était bien plus douloureux que toutes les déceptions paternelles. Je savais qu’acceptant le dégoût d’Iris, la déception de mes autres proches seraient plus facile à accepter. J’oubliais cependant un détail indéniable. Mon père n’était pas n’importe quel proche. Pouvait-on cependant parler de déception ?
Il ne cria pas. Il ne protesta pas. Il ne s’indigna pas. Il ne s’exaspéra même pas. Aucune émotion n’était lisible. Au fond de moi, j’aurai préféré le voir m’attraper par le col, me tirer de force à la maison et m’en coller une bonne avant de me demander quelle connerie j’étais en train de préparer encore. Mais je n’étais plus un enfant et mes actes n’étaient pas le résultat d’une bêtise adolescente. J’étais aujourd’hui un adulte et je l’avais tout simplement trahi. De mes actes, je n’étais plus qu’un étranger pour lui. De ses mots en venait mes déductions. Je n’aurai pas le droit au traitement qu’aurait eu son fils. Je n’étais plus son fils.
Tout s’envolait. Mes anniversaires semblaient loin quand à cette époque, inconscient du monde qui nous entourait, je ne rêvais que de lui ressembler. Chaque souhait à chaque année ne pouvait être que le même : je voulais être aussi brave, aussi fort, aussi noble que mon propre père. Aujourd’hui je semblais si loin d’un tel souhait, oubliant jusqu’à qui j’étais pour laisser la place à cette simple haine qui me rongeait de l’intérieur. Ce poison coulait dans mes veines depuis bien trop longtemps. Il était le serpent du jardin d’Eden, promettant le meilleur au travers du pire. Par la tentation de la pomme interdite, je préférai m’aveugler plutôt que de simplement évacuer tout ce que je gardai avec rancune tout au fond de moi. La seule chose qui semblait compter semblait même être de simplement haïr plutôt que d’apprendre à pardonner. Je n’arrivai pas à faire une telle chose… Je n’y arrivai pas quand je pensais à tout le mal qu’avait fait Darren Hellson. Je voulais le tuer. Je ne pensais plus qu’à ça comme s’il s’agissait de la seule solution pour arrêter d’avoir mal, d’avoir peur, de craindre le pire, de me laisser ronger par le pire.
Alors quelles options me restaient-ils ? Fuir comme un lâche ou tuer tous ceux qui se trouveront sur mon chemin ? Devais-je en arriver à tuer mon propre père pour atteindre Hellson ? J’étais face à mon père et de ma baguette dans la main, je refermai mes doigts autour. Un seul sort et se serait sans retour. J’étais au cœur de mes douleurs, de mes potentiels regrets et je voulais balayer tout d’un revers. Un seul geste et ça en serait terminé. La tension était palpable. Je savais qu’il ne se laisserait pas trahir ainsi. Je savais que dès l’instant où je lèverai ma baguette, il répondra et je finirai surement en mauvaise posture. Je n’avais pas l’arrogance de dire pouvoir battre mon père. J’avais toujours pensé que personne ne pouvait l’égaler. N’était-il cependant pas dans l’orgueil des hommes de croire pouvoir un jour devenir plus fort que son père ou son mentor ? Je ne le craignais nullement. Je n’avais qu’une seule peur, voir ceux que j’aimais mourir.
Ceux que j’aimais… Maman… Sarah… mon père… Iris… Maddy… Harry… Kaysa… Cassie… John… Nina… Lena… Leo… James… Lily… Peter… Remus… tous les noms de mes proches défilèrent en moi face à une rancune amère. Eux ou ma rancune. Mon père ou ma fierté. L’amour ou la haine. Etais-je à ce point radicalisé pour commettre le pire acte qu’un fils puisse commettre envers son père ? Je ne pouvais pas m’arrêter là. Pas après ce que j’avais fait. Je ne voulais pas du pardon de mes proches. Je n’en avais que faire ! Mais me servir de ma baguette… contre mon père… je n’y arrivai pas. Je voulais lever le bras même si je n’avais presque aucune chance de m’en sortir. Mais j’avais cette force invisible qui me bloquait le bras sans aucune magie. Dumbledore parlerait certainement d’amour. Je ne le voyais que comme une faiblesse et je me haïssais d’en être incapable.
Mon seul acte fut alors de jeter ma baguette finalement aux pieds de mon père dans un geste violent. Je lui dis alors comme un avertissement :
« Tu es auror, alors arrête-moi, parce que je n’aurai de relâche tant que je n’aurai pas envoyé ce chien six pieds sous terre. »
Inutile de préciser qui était ce « chien ». Mon père avait vu l’état dans lequel j’étais au meurtre de Joanne. Déjà à l’époque j’utilisai la même formule pour exprimer mes pensées sur Darren Hellson. Mon animosité semblait cependant bien plus violente que dans le passé. N’aurais-je pas fait mon deuil ? Oh si je l’avais fait mais la peur guide les hommes vers des folies. Je croyais dur comme fer que cette bouse de dragon était LE responsable de la capture de mon père et je le voyais comme l’ennemi public n°1 à éliminer.
« Mais avant de m’arrêter, dis-toi bien une chose. Moi au moins j’aurai eu la décence de vouloir débarrasser le monde de celui qui t’a torturé durant des mois, de celui qui tue sans en être acquitté, de celui qui s’en tire toujours après tout le mal qu’il a fait autour de lui !! Si la justice décide de fermer les yeux, moi, je refuse que ces morts soient restés impunis ! » dis-je de façon virulente.
Une telle haine était dangereuse. Il fallait être fou pour ne pas le voir. Encore fallait-il le comprendre. Je n’en avais jamais parlé. A qui aurais-je pu le faire ? Personne ne voulait m’écouter depuis que mon père avait disparu. J’avais beau discuter avec ma famille, tenté de trouver des solutions ou même hurler, personne ne m’écoutait. Alors j’agissais seul et je finissais par garder le tout pour moi. Ce n’était pas une crise d’existentialisme. J’avais seulement souffert plus que d’autres de la disparition de mon père et je l’avais géré seul, comme je le pouvais sans trouver l’aide nulle part. Aujourd’hui, en voici les conséquences.
Après mes mots, je tendais alors mes poignées.
« Maintenant auror, fais ton travail, parce que moi, je n’hésiterai pas à faire celui de ma conscience. Quitte à prendre la marque ce soir-même si c’est le prix à payer pour voir cette pourriture tomber. »
Croyais-je que mon père aurait pitié ? Honnêtement, je n’avais que faire de sa pitié. Je n’attendais qu’une seule chose : que chacun fasse ce qui lui semblait le plus juste selon lui. Et si pour cela, je devais oublier et fermer mon cœur pour ne pas céder à la tentation de libérer ce que j’avais sur le cœur et oublier mes objectifs, je n’hésiterai pas à me servir de cette distance que prenait mon père pour la retourner à mon avantage. Je n’avais pas peur d’Azkaban. Elle ne ferait que renforcer ma haine…
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Dim 29 Mai - 21:18

Mon fils, cet ennemi si redoutable
« Avec les erreurs on apprend. Avec le temps on comprend. » ••• Non mais, écoutez-le un peu cet abruti là. Il se prend au sérieux ? Sirius n’en revenait toujours pas, même s’il cachait très bien l’envie dévorante de lui exploser la tronche. S’il a bien un trait qu’il partage avec le restant des Black, c’est son impulsivité, mais s’il y cédait, ce guignol qui lui sert de fils, finirait entre quatre planches. A-t-il vraiment tout raté avec ce gosse ? Est-il vraiment con de nature ? Il ne pouvait pas croire que son fils soit cet enfoiré là. Celui qui tourne le dos et trahit tous les Maraudeurs et leurs enfants. Tous, sans aucune exception. Par Merlin, qu’est-ce que Sirius a fait pour mériter un fils pareil ? James a Harry, Remus a Tom et lui, il a cet imbécile d’Alexander qui ne réfléchit pas plus loin que le bout de son nez.

« Celui qui m’a torturé ? Mais t’es complètement débile ma parole. Je ne pensais pas que mon fils pouvait être aussi idiot. Ce sont les Mangemorts qui m’ont retenu prisonnier et torturé durant tout ce temps. Il faut te le dire en quelle langue ? Tu ne me crois pas ? Très bien, demande à ta mère, elle était en contact avec les Aurors durant tout le temps qu’ont duré les recherches. Ou même à James, c’est lui qui m’a libéré, accompagné d’Alicia Rogue et même de Tom, ainsi que de Remus qui a voulu en être. Demande-leur à tous. Enfin si t’en as le courage. Tu choisis ainsi de te rallier à ces monstres qui m’ont torturé, qui ont tué tous ces enfants à Poudlard. Tu ose me faire ça à moi, à ta mère. A Lily ! Parce que tes chers petits copains qui veulent éradiquer les Nés-Moldus, mettront la femme de James en haut de la liste et peut-être même que ce sera toi qui seras envoyé pour cette tâche. Qu’est-ce que tu feras ? Tu crois que Voldemort est un débutant en la matière ? Tu crois qu’il va se laisser rouler dans la farine par un petit con de ta trempe ? On peut dire beaucoup de choses sur lui, mais c’est loin d’être un idiot. Il t’enverra pour tuer Lily, ainsi que ses descendants : Harry, Cassandra et Kaysa. Tu sais, ceux qui s’imaginent que tu es leur ami ! Mais t’es trop égoïste pour ouvrir les yeux. Tu les trahis tous. Tu signe leur arrêt de mort à tous. J’aurais dû m’en douter, il y a toujours eu une partie de la famille Black totalement pourrie. Vas-y donc. Vas rejoindre Bellatrix, tu verras ce qu’elle te fera dés que Voldemort aura le dos tourné. »

Sirius n’a jamais eu peur d’un nom et ne s’est jamais plié aux exigences qui veulent qu’il soit interdit de l’appeler ainsi. Surtout là, son sang bouillait pratiquement dans ses veines devant le ridicule de la situation. Alexander est totalement ridicule. Pour le Maraudeur son fils est tellement con, qu’il ne doit même pas se rendre compte à quel point il est con.

« Tant qu’à faire, Iris et sa fille y passeront sûrement aussi. Espèce de crétin, tu crois vraiment que c’est en te tournant vers les Mangemorts que ta copine et sa gamine seront en sécurité ? Tu crois que Voldemort en a quelque chose à faire de ta petite-amie ? Non, il s’en servira contre toi. Il t’enverra tuer tes amis si tu ne veux pas qu’il les tue elles. Tu crois tout savoir de la vie, t’es à peine sortie des couches-culottes mon gars. T’es même trop bête pour te rendre compte que ce sont les Mangemorts qui ont tué tous ces gamins et non Hellson ! Mais la différence entre lui et toi, c’est que lui, il a des couilles de se battre contre les véritables ennemis et ne se rallie pas à Voldemort comme un lâche. Tu m’as trahi, tu as trahi mes amis, tu n’es plus digne d’être mon fils. Oublie même ta mère et ta soeur, elles n’existent plus pour toi. »

Sirius gardait son calme en parlant, mais ses mots étaient tout de même douloureux. Surement autant douloureux à dire qu’à entendre. Il s’en moquait bien du ressenti d’Alexander. Il venait de perdre sa famille et il n’allait pas tarder à perdre ses amis. Jamais il n’aurait pensé qu’un jour, sa descendance lui planterait ainsi un couteau dans le dos. Ce sale gosse qui s’imagine ne pas avoir peur d’Azkaban, alors qu’il est tout juste sortie de l’école. Il n’a rien connu, il sait à peine pisser tout seul. Il n’a jamais affronté de Détraqueurs. Si même le redoutable couple Lestrange en est sorti dans un piteux état lorsqu’ils se sont échappés, ce n’est pas un gamin qui aura les épaules assez solides pour supporter cela. Il faut être lucide, la prison du monde Sorcier, ce n’est pas un hôtel, ce n’est pas Disneyland non plus, c’est la véritable vie. Pauvre idiot qu’il est, trop prétentieux pour réaliser que chez les Mangemorts, il n’est qu’une petite merde qui sera mis en tête de cortège pour se faire tuer. Croit-il vraiment qu’il aura une place de choix ? Ils vont le manipuler, se jouer de lui, s’ils ne le contrôlent pas comme un pantin pour qu’il tue la petite gamine qu’il dit aimer comme sa propre fille. Il l’aimerait, il ne la mettrait pas ainsi en danger.
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Dim 5 Juin - 11:49
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Est-ce que je croyais un traitre mot de ce que je disais ? Très sérieusement ? Tout au fond de moi ? Non. Cependant il existait une chose, un détail, un fait indéniable. Ma stupidité ? Elle était accessoire. J’étais surtout aveuglé par la haine que j’éprouvai pour un homme auquel je rejetai tous les tords dès que je le pouvais. L’unique fautif n’était cependant que moi depuis le début. Qui n’a pas veillé sur les plus petits lors de la nuit rouge ? Moi. Qui n’a su sauver tout le monde à chaque attaque ? Moi. Qui n’a su dire non à Joanne ? Moi. Qui n’a su la protéger ? Moi. Qui n’était pas là pour sauver son père ? Moi. Qui n’a réussi à le trouver durant des mois ? Moi. Qui n’a su aussi réfléchir avant de se battre contre sa sœur ? Moi. Qui a vu mourir un ami par sa faute et sous ses yeux ? Moi. Qui a osé effacer la mémoire de sa sœur pour ça ? Moi. Qui finalement est la cause de tout ? Moi. Qui est trop faible ? Moi encore. J’étais un danger public mais quitte à l’être, quitte à avoir cette rancœur, ce désastre en soi, autant se charger comme une bombe et faire sauter les plus hauts comme Darren qui est le responsable du dôme sur Poudlard ou Voldemort qui est la cause de la nuit rouge que je le veuille ou non. J’étais donc l’unique coupable des morts ou des souffrants m’entourant. Non pas que cela m’amuse de jouer les victimes ou les Caliméro, simplement que j’étais véritablement persuadé d’être fautif et de vouloir régler la situation une bonne fois pour toute et à ma façon. Depuis la mort d’Ethan, je n’avais plus aucun repère. Je gardai pour moi cette faute et elle alimentait ma haine. A la réponse, étais-je débile ? Certes oui, mais je n’arrivai surtout pas à évacuer mes erreurs et au lieu de les affronter, j’en créé de nouveau jusqu’à ce que la mort ne me rattrape. Ne faisant que des erreurs, j’étais enlisé dans un cercle sans fin où je ne trouvai strictement aucune issu. Comme plongé dans des sables mouvants, je ne trouvai aucune branche à laquelle me raccrocher, apprendre de mes erreurs, me relever, les affronter et les réparer pour apprendre à ne plus en faire. Je n’avais que dix-huit ans et j’avais tout à apprendre de la vie si je voulais bien une fois dans ma vie, lui laisser me donner une leçon efficace mais préservatrice. Mon père sera-t-il cette leçon ? Ou serai-je une fois de plus trop aveugle et buté pour ne pas réaliser mes erreurs et mes actes ? Je n’étais qu’un gamin et comme tout gamin, je n’écoutai pas toujours mon père. Ou peut-être trop tard… Quand je réalisai qu’il avait raison. Lui après tout avait l’expérience que moi je n’avais pas. Et c’était certainement ce qui le faisait réagir ainsi à mes mots :
« Celui qui m’a torturé ? Mais t’es complètement débile ma parole. Je ne pensais pas que mon fils pouvait être aussi idiot. Ce sont les Mangemorts qui m’ont retenu prisonnier et torturé durant tout ce temps. Il faut te le dire en quelle langue ? Tu ne me crois pas ? Très bien, demande à ta mère, elle était en contact avec les Aurors durant tout le temps qu’ont duré les recherches. Ou même à James, c’est lui qui m’a libéré, accompagné d’Alicia Rogue et même de Tom, ainsi que de Remus qui a voulu en être. Demande-leur à tous. Enfin si t’en as le courage. Tu choisis ainsi de te rallier à ces monstres qui m’ont torturé, qui ont tué tous ces enfants à Poudlard. Tu oses me faire ça à moi, à ta mère. A Lily ! Parce que tes chers petits copains qui veulent éradiquer les Nés-Moldus, mettront la femme de James en haut de la liste et peut-être même que ce sera toi qui seras envoyé pour cette tâche. Qu’est-ce que tu feras ? Tu crois que Voldemort est un débutant en la matière ? Tu crois qu’il va se laisser rouler dans la farine par un petit con de ta trempe ? On peut dire beaucoup de choses sur lui, mais c’est loin d’être un idiot. Il t’enverra pour tuer Lily, ainsi que ses descendants : Harry, Cassandra et Kaysa. Tu sais, ceux qui s’imaginent que tu es leur ami ! Mais t’es trop égoïste pour ouvrir les yeux. Tu les trahis tous. Tu signes leur arrêt de mort à tous. J’aurais dû m’en douter, il y a toujours eu une partie de la famille Black totalement pourrie. Vas-y donc. Vas rejoindre Bellatrix, tu verras ce qu’elle te fera dès que Voldemort aura le dos tourné. » dit-il par énervement.
Je serrai le poing. Il ne comprenait strictement rien. Je n’étais pas idiot. J’avais conscience de tout cela. Je savais les risques. Je n’étais pas idiot à ce point. J’avais pesé le pour et le contre mais que je le veuille ou pas, je ne pouvais plus reculer. Serais-je pourtant capable de torturer Cassie, Kaysa (quoi que cette option me semblait absurde, Kaysa était assez forte pour me tuer avant) ou Harry ? Non, je ne le pouvais à ce niveau de mon allégeance. Le pourrais-je cependant un jour ? Vous vous posez sérieusement la question ? Doutez-vous à ce point de moi ? Suis-je suffisamment blessé pour renier tout ce pour quoi je me suis battu jusque-là ? Suis-je capable de descendre aussi bas ? Même sans la tentative d’intervention d’ami pour me faire réfléchir ? Même si on me laissait faire complètement ?
« Tant qu’à faire, Iris et sa fille y passeront sûrement aussi. Espèce de crétin, tu crois vraiment que c’est en te tournant vers les Mangemorts que ta copine et sa gamine seront en sécurité ? Tu crois que Voldemort en a quelque chose à faire de ta petite-amie ? Non, il s’en servira contre toi. Il t’enverra tuer tes amis si tu ne veux pas qu’il les tue elles. Tu crois tout savoir de la vie, t’es à peine sortie des couches-culottes mon gars. T’es même trop bête pour te rendre compte que ce sont les Mangemorts qui ont tué tous ces gamins et non Hellson ! Mais la différence entre lui et toi, c’est que lui, il a des couilles de se battre contre les véritables ennemis et ne se rallie pas à Voldemort comme un lâche. Tu m’as trahi, tu as trahi mes amis, tu n’es plus digne d’être mon fils. Oublie même ta mère et ta soeur, elles n’existent plus pour toi, dit-il calmement mais violemment.
- C’est facile à dire pour un homme qui ne se souvient même pas de ce qu’il lui est arrivé ! reprochai-je à mon père lâchement alors que ce n’était pas de sa faute. Ce n’est pas toi qui t’a cherché durant des mois en tentant de trouver une solution ! L’ordre se laissait aller ! Il ne faisait strictement rien pour te retrouver ! Maman ne cessait de me dire de rester patient mais comment l’être quand on sait que son propre père, celui en qui j’ai toujours cru, celui qui a toujours été mon modèle, celui qui a toujours été fort, est en train de subir des tortures dont je connais aujourd’hui très bien le procédé ! Ce n’est pas toi qui a cherché à tout faire pour te retrouver ! J’ai tout tenté jusqu’à me rallier avec les mangemorts pour arriver à retrouver ta trace ! Peut-être était-ce une erreur mais en attendant, je ne suis pas resté les bras croisé à ne rien faire ! Alors certes j’ai fait des erreurs mais je ne supportai pas de te savoir quelque part et risquer de découvrir un jour ton corps sans vie, dis-je douloureusement avant de reprendre. Tu penses que je suis débile ? Que je n’ai pas pensé à tout cela ?! Lily ? Cassie ? Harry ? Kaysa ? Ma sœur ? Tout le monde ? Tu crois que je passe mon temps à vous trahir par amusement !! Que ça me fait plaisir de me retrouver en face de ma sœur pour Voldemort, m’énervai-je sans avoir peur non plus de ce nom – tel père tel fils –, en attendant, si je n’étais pas dans ces rangs, Harry et Neville n’auraient pas certaines informations. Alors oui je m’y prends peut-être comme un pied et oui j’ai qu’une envie c’est de voir la tête de Hellson sur un piquet mais ne me traite pas de lâche… Parce que si je l’étais, je n’aurai pas décidé de laisser Iris et Maddy loin de moi pour les protéger afin d’aller jusqu’au bout de mes idées quitte à mourir pour cela. Oui mourir ! Mais ça tu vas encore dire que c’est complètement con et débile bien évidemment ! Parce que tu ne réalises pas que je tiens à vous au point de préférer me tuer à la tâche pour tenter de purger l’Angleterre de certains parasites. Je n’ai cependant pas la prétention de croire pouvoir arriver à rendre le monde meilleur mais si je peux en attendant mettre des bâtons dans les roues à certains d’entre eux et permettre à Neville d’avoir de quoi se battre je le ferai, assurai-je. «Mais non, toi tu préfères considérer les apparences. Mais pardonne-moi de ne pas être le fils idéal, celui que tu aurais rêvé, grand auror sur les traces de son père. Non c’est vrai, ton fils à toi n’est que le résultat, dois-tu te dire, d’un enfant bercé trop près du mur qui ne réfléchit pas dans ses actes. En attendant, si je n’avais pas fait mes choix : ma sœur serait peut-être morte à l’heure qu’il est à cause d’un même artéfact que celui que je dois ramener. Oui je suis un traitre ! Oui je ne mérite pas tes considérations mais en attendant, je me bouge à ma manière au lieu de fermer les yeux et faire comme si tout va bien comme la plupart des anciens de l’ordre ou de Dumbledore qui a décidé de rendre le flambeau ! Du reste, que je ne sois plus ton fils à tes yeux, très bien ! J’aurai moins de remords d’aller jusqu’au bout de mes actes. De toute façon, après ce que j’ai fait, je ne peux plus revenir en arrière donc c’est parfait ! » lui dis-je sans concession. Et si Bellatrix me choppe ? Quelle belle jambe cela me fait ! Je n’ai ni peur de souffrir, ni peur de mourir. La souffrance, je la vis déjà. Le physique n’est qu’une étape avant la mort que Voldemort m’a déjà fait voir si cela peut te consoler ! »
J’avais clairement conscience de ma situation. Il devait croire à une certaine débilité mais j’étais très clairement conscient des risques et là était le pire. De là, je préférai encore que Voldemort m’envoie chercher Lily ou les autres moi-même, cela me permettrait de les sauver en réussissant à trouver une solution pour me tirer d’affaire. J’étais assez débrouillard pour me tirer des mauvais pas, peu importe l’état ou la gravité de mes blessures. J’avais une tendance à être increvable malheureusement pour beaucoup. Les cicatrices de mon corps en attestaient. Cependant j’avais beaucoup de mal à me détacher de ma vengeance pour Hellson. Je voulais lui faire sauter la tête et malheureusement de simples paroles ne me l’enlèveraient pas de la tête. Je n’obtiendrai cependant apparemment pas de l’aide de mon père pour me tirer de cette haine. Mais quelle belle nouvelle, puisque je ne désirai pas être sauvé.
« Maintenant garde cet artéfact si cela te chante. Il n’est pas indispensable pour le moment et nous saurons le retrouver en temps voulu par des alliés plus hauts placés. » le narguai-je volontairement.
Après tout si j’étais des mangemorts, je savais le nom de certains d’entre eux ou du moins les fonctions de différents mangemorts sans savoir les noms. J’avais amassé tout de même quelques informations en un mois qui pourrait bien aider mon propre père dans la quête pour faire tomber des têtes.
« Je ne serai pas à mon premier doloris. » lui dis-je conscient de ce qui m’attendait.
Je ne craignais pas ce sort. Cependant je ne pouvais nier la douleur insupportable qu’il infligeait. A chaque fois, je n’avais qu’une envie, qu’il termine et m’achève mais le seigneur des ténèbres savait que je n’attendais que ça, d’une certaine façon, il était plus sadique peut-être de me garder en vie… Allez savoir. Cela ne m’étonnerait pas. La tension entre moi et Bellatrix devait aussi certainement l’amuser…
« Et pour Lily, si ça peut te rassurer, en ce moment Voldemort a bien d’autres intérêts que notre petite famille d’arrogants. Il a des projets plus grands qui mettront certainement à néant Hellson et l’inquisition. Quel bien cela nous fasse ! Nous avons assez d’un seul cinglé sur cette pauvre Angleterre ! Maintenant tu m’excuseras mais si je ne suis plus ton fils, pourquoi resterai-je à bavasser avec un homme qui préfère ne pas croire en sa chair et son sang, dis-je douloureusement. Puis-je partir ou décideras-tu de m’enfermer et me traiter comme le traitre que je suis plus que comme un père que tu es ? »
Je n’étais pas stupide au point de croire pouvoir m’échapper s’il ne le désirait pas. Mon père était bien trop fort pour moi, il fallait rester réaliste, à moins que ce soit moi qui ne puisse pas m’empêcher de voir mon père comme l’homme le plus fort et le plus parfait sur cette terre, malgré les tensions entre nous. J’attendais alors son avis, quoi qu’énervé contre lui de me croire aussi stupide sans avoir pesé le pour et le contre et d’agir simplement par traitrise, ce qui n’était pas totalement le cas… Pas encore.
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Ven 10 Juin - 10:04

Mon fils, cet ennemi si redoutable
« Avec les erreurs on apprend. Avec le temps on comprend. » ••• Est-ce qu’il s’entend parfois parler ? Ou plutôt est-ce qu’il s’écoute lorsqu’il parle ? Sirius commençait sérieusement par en douter. Plus son fils s’enfonçait dans ses explications, plutôt il baragouinait des trucs qui n’ont ni queue ni tête. Bras croisés sur son torse, l’ancien Maraudeur avait beaucoup de mal à réprimer ses mimiques suspicieuses. Entre un sourcil qui s’est relevé lorsque son rejeton lui a dit qu’il ne s’était pas cherché tout seul et ensuite ses yeux qui se sont plissés en entendant le reste, ce n’était pas bien difficile de comprendre que le père commençait à se demander si son fils ne s’était pas salement amoché la tête avant de venir dans l’Allée des Embrumes. Ou bien c’est à force de trainer avec sa cinglé de copine qui le rend à moitié barge également ? Tout ce que Sirius avait envie de faire à présent, c’était chopé son gamin par la peau du dos pour le ramener et l’enfermer dans son ancienne chambre, jusqu’à ce qu’il se rende compte combien il peut être con. Pourtant, il n’en fera rien non. Qu’il ne le veuille ou non, ce n’est plus son petit garçon qu’il a devant lui, c’est un jeune adulte qui doit apprendre de ses erreurs, sans que son père ne soit toujours derrière son cul pour réparer ses conneries. Plus cela va et plus Sirius comprend ce que Kate voulait lui dire, lorsqu’elle disait qu’il ne s’était pas montré assez dur avec leurs enfants. Ce n’était pas tellement le problème, c’était surtout qu’il a trop couvert leurs conneries et voilà où il en est aujourd’hui. Mais étant gosse, Sirius a grandi dans une famille prônant les idées du Lord. Dés qu’ils se sont rendus compte que leur fils aîné se rebellait un peu de trop, ils lui ont fait vivre un enfer, le démolissant verbalement à chaque fois qu’il ouvrait la bouche. Il voulait mieux pour ses enfants. Il voulait leur offrir une vraie enfance qui ne leur donnerait pas cet air triste qu’il a lui-même en repensant à sa propre vie. Mais il s’est totalement vautré dans son rôle de père, de mentor, de modèle. Il n’est rien de tout cela, sinon son fils serait venu le voir bien avant de faire sa connerie.

« C’est certain, je ne pouvais pas partir à ma propre cherche, je devais parfaitement savoir où j’étais. Crois-moi, je connais assez bien ma cousine pour me douter qu’elle ne m’a pas laissé un seul moment de répit… Mais alors quoi ? Tu n’as pas pu me retrouver, alors tu as décidé de te jeter toi-même dans la gueule de l’autre affreux serpent là ? »

C’était énervé qu’il sortit ces paroles pratiquement hachurées, pour laisser planer une certaine ironie. Croit-il vraiment que Sirius ne souffre pas d’avoir eu la mémoire effacée ? De ne pas savoir ce que Bellatrix lui a fait ? Croit-il vraiment qu’il n’a pas mal en voyant sa chair et son sang, ainsi se rendre auprès des Mangemorts ? 

« Et tu aurais mieux fait d’écouter ta mère en laissant faire les Aurors ou simplement te joindre à eux comme l’a fait Remus. Tu crois que ça ne me fait rien de ne pas me souvenir ? Tu crois que j’aurais rien ressenti si on m’avait dit que mon fils avait fait cavalier seul pour me retrouver et y aurait laissé sa vie ? »

Et voilà que son marmot lui faisait un sermon comme s’il connaissait tout sur tout. Il n’a que dix-huit ans, il ne connait rien de la vie. Il y a encore quelques années, il était puceau, quelques autres avant, il mouillait encore ses draps. Il n’a jamais eu la vie que Sirius a eu, même en étant gosse.

« Tu te rends compte de tout ce que tu dis ? Tu veux éliminer un homme innocent juste parce qu’il a agit comme toi tu agis aujourd’hui ? Non Hellson ne s’est pas joint aux Mangemorts, mais lui aussi, il a cru pouvoir changer le monde et a agit sur un coup de tête. Il a jeté un sortilège sur Poudlard, mais les choses ont dérivé sans qu’il ne puisse revenir en arrière. Comme toi, il s’est lancé dans un truc qu’il n’a pas pu contrôler. Comme toi, il a sous-estimé l’adversaire. Tu veux tuer un homme juste parce qu’il a fait une erreur comme toi tu es en train de faire ? C’est un homme Alex, un être humain. Il a sûrement de la famille, des amis, des gens qui tiennent à lui. Peut-être même des gamins. Tu tuerais ce type comme ça ? Tu garderais sur la conscience que peut-être que de ta faute, il y aura des orphelins ? Qui, à leur tour, voudront venger leur père en s’en prenant à ta famille. Tu ne sais jamais à qui tu fais face. Personne n’a le droit de vie ou de mort sur qui que ce soit, mets toi ça dans le crâne bon sang. C’est contre ce genre d’idées et de personnes qui se croient au-dessus de tout que je me bats depuis toujours. »

Il s’arrêta un instant, n’ayant pas vraiment envie de démolir point par point, tous les propos de son fils. Pourtant, il le pourrait sans aucun problème, mais là n’est pas le but de la manoeuvre.

« Dumbledore a quitté l’Ordre du Phénix c’est un fait, mais il ne l’a pas fait parce qu’il baissait les bras. Il l’a fait par obligation et pour sauver la vie de tous les gamins qui y entraient. Crois-tu vraiment qu’il n’oeuvre pas dans l’ombre ? Crois-tu qu’il n’a pas participé aux recherches me concernant ? Tu crois vraiment que ce n’était pas lui qui orientait les recherches des Aurors ? Dumbledore est toujours dans la bataille. Mais ce que je trouve vraiment stupide, c’est que tu sois prêt à mourir pour quelque chose qui te dépasse à ce point. Neville est l’élu mais tu crois vraiment que le destin du monde doit reposer sur un gamin aussi maladroit ? Ca je ne dis pas le contraire, c’est un brave garçon, il est courageux, mais que fera-t-il face à Voldemort ? Il se tordra la cheville sur le moindre caillou qui traine ? Il glissera sur des feuilles mouillées ? Il fera tomber sa baguette ? Tu es beaucoup plus intelligent que Londubat. Tu ne dois pas te sacrifier pour le laisser mourir à son tour, tu dois être présent pour l’orienter. Mais tu fais tout le contraire. »

Son fils croyait vraiment lui faire peur en le menaçant de Mangemorts hauts-placés ? L’arrogance de Sirius Black ne demandait pas mieux pour se raviver d’un seul coup, un rictus en coin à peine perceptible apparut aussitôt sur ses lèvres.

« Tu te trompe sur toute la ligne. Tu n’étais même pas encore de ce monde que je me battais déjà contre les Mangemorts. J’ai grandi dans une famille qui louait leurs actes. Voldemort te testera quoi que tu en dise. Il te testera en t’envoyant tuer ou torturer, quelqu’un de ton entourage. Il teste toutes ces nouvelles recrues. Ne le sous-estime jamais. Voldemort est un être rusé, fourbe mais à l’intelligence sans aucune limite. Il n’est pas passé à Serpentard pour rien. Il est même un Serpentard de sang. Ta couverture ne fera pas long feu. Tu n’es même pas occlumens, il va entrer dans ta tête et découvrir chaque visage, chaque nom de personnes à qui tu tiens. Et s’il le faut, il les tuera toutes. Il commencera par le plus douloureux, la femme dont tu es amoureux. Tu ne peux rien lui cacher. »

Beaucoup d’hommes veulent avoir au moins un fils. Pour les cinglés de Mangemorts, c’est juste une histoire de lignée et de pureté du sang. Mais pour d’autres, comme Sirius, c’était uniquement pour voir une partie de lui grandir, devenir même meilleure que lui. Et là, tous ses espoirs mis en Alex venaient d’exploser en morceaux. Il voulait partir ? Très bien, qu’il en soit ainsi. Le père rangea sa baguette, la coinçant entre sa ceinture et son pantalon.

« Tu sais ce qui est le plus terrible dans tout ça ? C’est que je suis irrécupérable. Même là, alors que tu te montre le pire con que la terre porte, je continue de t’aimer. C’est déprimant. Mais ta mère a raison sur un point, j’ai toujours réparé tes conneries, ce qui ne t’a pas aidé visiblement, puisque tu vas de plus en plus loin. Sauf que tu veux être traité en homme, alors agis en tant que tel, mais ne compte pas sur l’Auror que je suis pour te sauver une nouvelle fois en te balançant quelques jours en taule, loin des mains de Voldemort. Tu t’es mis dans ce pétrin tout seul. Alors démerde-toi. »

Sur ces quelques paroles, Sirius transplana. Il avait gardé l’artéfact avec lui, objet qui sera détruit dans les prochaines heures. Mais il a bien plus urgent à faire que de chaperonner son morveux de gamin, trop immature pour accepter la vérité quand celle-ci se trouve sous ses yeux.
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