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I'm gonna fly like a bird through the night

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Lun 25 Avr - 17:58
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I push it down, push it down


La neige recouvrait le sol d’un grand manteau blanc alors que je me tenais droit et vêtu de noir. Je regardai le trou et le cercueil descendre. Je n’avais aucun regard en dehors de ce trou. Je n’avais pas l’air attristé, simplement rude et renfermé. Je sentais bien la main de Morgana se poser sur mon avant-bras mais je ne dis ni ne fit rien. Je n’adressai même pas un regard à mon père. Quand le chargé finit la cérémonie, tout le monde s’en alla après le dernier au revoir. Je ne bougeais pas un instant. Je relevai à peine le regard quand mon père nous adressa quelques paroles qui n’arrivèrent même pas à mon esprit. J’étais renfermé dans mon monde, loin de tout, complètement perdu et renfrogné à la fois. Il s’écarta alors et je m’éloignai moi-même de ma femme pour jeter cette rose blanche dans le trou dans un dernier :
« Au revoir, mère. »
Je me tournai alors vers Morgana avant de marcher un peu. Je n’attendais pas à ce qu’elle me suive mais je savais que je préfèrerai l’avoir auprès de moi. Je ne me l’expliquais pas. Morgana était mon pilier sur lequel je m’appuyai et aujourd’hui, elle ne semblait être plus que l’élément central qui me gardait à flot dans un monde qui ne m’appartenait pas toujours.
Nous marchions alors sans un mot quand sans prévenir, je me tournai vers elle. M’avançant, je l’obligeai à reculer contre une stèle où elle n’eut d’autre choix que de laisser son dos y reposer. Ma main sur sa hanche, je la regardai durement et droit dans les yeux :
« Es-tu enceinte ? »
La question n’avait lieu d’être mais avec la mort de la seule personne qui avait vraiment compté toute ma vie j’avais besoin de quelque chose à quoi me rattacher. Nous devions donnés un héritier aux Woolf et je n’avais de cesse d’entendre notre chef de famille me demander si ma femme était enceinte et finir par douter sur mes capacités à faire un enfant. Ma mère était la seule à réussir à me calmer et me rendre patient en me rappelant que ces choses ne se font pas comme ça et que ce n’est pas en harcelant sans cesse ma femme qu’elle allait tomber enceinte comme par magie. Qu’y pouvais-je ? Le monde entier et ses règles me dépassaient et me prenait la tête.
Appuyant un peu plus fort sur sa hanche, ça faisait bien un mois que nous étions mariés et je voulais des résultats au risque de la meurtrir sentimentalement. Combien de fois ma mère m’avait dit de tenter d’être délicat et doux avec Morgana. Je n’y arrivais pas. Je sentais cette rage en moi d’avoir perdu un être cher et de trouver milles raisons pour tenter de l’évacuer. J’attendais alors que Morgana réponde à ma question alors que nous étions en plein milieu du cimetière.
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Lun 25 Avr - 19:20
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You have to understand
that things are not that easy
Demetry ✧ Morgana

Un jour funeste… ce n’était rien d’autre qu’un jour funeste. J’en venais à me surprendre pourtant d’être touchée, même si je n’en montrais rien. Il ne fallait pas croire, je savais très bien cacher mes émotions, mais ce n’était pas toujours une bonne chose. J’étais capable de le transformer en colère et cela n’était pas souhaitable, pas avec mon époux à qui je tenais la main. Il était peut-être le seul à vraiment pouvoir lire en moi, tout comme je pouvais sentir sa douleur muette. En avait-il lui-même conscience ? Lui poser la question ne servait à rien, je le savais bien. Pouvait-on lui en vouloir ? Non… Il venait de perdre sa mère, le seul pilier qu’il n’avait jamais eu. Pour ma part, je ne pouvais pas dire avoir eu, en un mois, un lien aussi fort avec elle, et pourtant, je m’étais mise à lui faire confiance. Elle avait été avec moi une mère que la mienne n’avait jamais été, et apprendre sa mort de la sorte n’était pas fait pour me mettre à l’aise.

Quand Demetry partit, je me mis à le suivre sans un mot. Mais je ne prévu pas qu’il se retourne si durement vers moi pour me faire reculer contre le marbre froid d’une stèle. Sa main vint sur ma hanche, mais ce ne fut pas dans un élan de douceur. J’étais plus une proie dans les serres d’un rapace, dans l’incapacité de m’échapper et presque en danger. Avais-je raison de ressentir cela ? « Es-tu enceinte ? » Ses paroles furent dures, tel un reproche. Depuis un mois que nous étions mariés, il ne cessait de me poser la question, presque tous les jours s’il le pouvait. Sa mère avait pourtant réussi à le calmer sur ce point en lui disant que ce n’était pas comme ça que j’allais tomber enceinte, mais j’avais comme le sentiment que cela n’allait pas durer. Mon silence fit qu’il serra un peu plus sa poigne sur ma hanche et me fit grimacer. Mon regard fuit alors le sien pour regarder la neige tomber. « Tu me fais mal Demetry… » J’avais plus chuchoté qu’autre chose. De toute façon, crier ne servait à rien avec lui. Cependant, je savais qu’il attendait une réponse, une réponse qu’il n’allait pas aimer.

« Non. » Ce fut le seul mot qui sortit de mes lèvres aux départs, pour ensuite laisser planer un silence de mort. Ce n’était pas pour faire un mauvais jeu de mots en vue du lieu où nous étions, juste un constat. « Cela fait juste un mois qu’on essaie… Il faut être plus patient… » Je me tus avant d’en dire de trop, finissant pour le pousser sans prévenir pour me dégager de sa poigne. Je ne voulais même pas croiser son regard. Comment lui dire ? Comment lui faire comprendre ? Était-ce vraiment le lieu et le moment pour parler de ça ? « Je ne devrais pas tarder à être dans mon cycle et je prends une potion fertilisante mais… » Je ne savais pas quoi dire. Ne pouvait-il pas comprendre ? « Ça viendra Demetry, laisse nous juste du temps et de l’énergie ! Le seigneur demande déjà bien assez de chose, ne me mets pas une pression supplémentaire. » J’avais de plus en plus de mission, et je faisais tout pour tenir avec en plus mon travail… Mais pouvait-il le comprendre ?

© Starseed

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Lun 25 Avr - 21:14
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De moi puis toi à toi et moi


Lui demandant son état, j’espérai la savoir enceinte sans savoir que ça pouvait prendre du temps et que de toute façon il faudrait plus d’un mois pour savoir si elle l’est vraiment. J’avais cependant perdue la seule personne qui avait toujours compté dans ma vie et j’avais besoin de reporter mon attention sur quelque chose de concret au risque de péter les plombs. Je ne pouvais pas accepter qu’elle m’ait abandonné. Je me retrouvai seul. Mes sentiments pour Morgana étaient encore bien trop instables et jeunes pour résister aux tempêtes sans ma mère. J’avais peur pour l’avenir. J’étais même angoissé et j’avais besoin de la savoir enceinte pour éviter d’en arriver au pire avec elle. J’avais peur de ce que j’étais capable. J’étais violent… Qui sait ce que je pourrais lui faire. La savoir enceinte me permettrait de me donner une raison cruciale d’apprendre à ne pas me défouler sur elle. Seulement quand elle m’annonça par ce « non » qu’elle ne l’était pas, je crus risquer de la retourner violemment pour la prendre de force dans ce cimetière. J’étais en train de perdre pied.
« Cela fait juste un mois qu’on essaie… Il faut être plus patient… » me concéda-t-elle.
Je ne voulais pas attendre. Je désirai ce fils promis à notre nuit de noce. Elle me repoussa pour s’écarter de moi. Je la laissais faire pour éviter de finir par la gifler d’impatience. Au lieu de cela, mon poing se serrait et je regardai la stèle où elle était précédemment comme sur le point de la démolir. Je ne voulais pas entendre d’échec aujourd’hui. J’entendais pourtant encore ma mère me suppliait d’apprendre à prendre mon mal en patience et qu’il était normal pour une femme qui prenait une contraception de mettre du temps à tomber enceinte. Je savais que je devrais attendre six mois. Je l’aurais pu si elle était encore là mais aujourd’hui elle n’était plus, décédée d’un simple arrêt cardiaque alors qu’elle était en pleine santé.
« Je ne devrais pas tarder à être dans mon cycle et je prends une potion fertilisante mais… » commença-t-elle à me préciser.
Elle attira mon regard. Je me retournai alors vers elle pour l’écouter m’expliquer la suite :
« Ça viendra Demetry, laisse nous juste du temps et de l’énergie ! Le seigneur demande déjà bien assez de chose, ne me mets pas une pression supplémentaire. »
Je la considérai un instant avant de soupirer et me calmer. Je vins alors vers elle. Je la sentis sur ses gardes mais je posai ma main en douceur sur sa joue. Je déposai alors un baiser sur son front uniquement avant de lui dire :
« Je sais… Je veux tout, tout de suite. Mère m’a déjà fait la remarque. Mais comprend qu’aujourd’hui plus qu’avant, j’ai besoin de te savoir enceinte. Je ne sais si j’arriverai à me contrôler sans elle et j’ai peur pour toi… j’ai peur de te faire tant de mal. Tu es tout ce que j’ai. Mes biens, mes terres ne sont rien à côté de toi. SI je te faisais du mal, je ne me le pardonnerai jamais. Promet-moi de tomber enceinte rapidement… S’il te plait. Quitte à voir Mina Lestrange pour qu’elle te donne quelque chose de plus puissant… »
J’avais besoin de cet enfant pour la sentir en sécurité, quelle ironie… Je me séparai alors d’elle, n’étant pas à l’aise avec les contacts physiques. Ironie encore.
« Dans deux semaines nous ressayerons. D’ici là, je tenterai de ne pas te harceler plus d’une fois par jour. » m’amusai-je de ma propre impatience.
Je lui fis alors signe de me suivre pour marcher un peu. Alors je tentai de vider mon sac avec la personne qui pouvait trouver sa place et être mon nouveau pilier pour m’en sortir.
« Ma mère a toujours été là pour moi. Elle a supporté les crises et pourtant m’a élevé comme un enfant normal. J’ai été à Poudlard comme tout le monde. Je devais absolument me débrouiller pour cacher mon défaut. Je n’ai jamais vraiment eu d’amis à Poudlard. Je me renfermai dans mes cours et dans la musique. J’ai toujours adoré danser. Le dessin était aussi une passion. Quand j’aurai un moment hors du boulot, je te montrerais certains de mes travaux de jeunesse… lui proposai-je de partager ensemble. Comprend que ma mère était tout pour moi et qu’aujourd’hui j’ai la sensation d’avoir tout perdu. Ça fait mal… » lui avouai-je.
Ça pouvait sembler bénin pour le commun des mortels mais avouer mes sentiments, pour moi, était une chose unique et prouvait la confiance que j’avais en Morgana. Elle était plus que ma simple femme. Elle s’était révélée être une potentielle amie et une confidente. Aujourd’hui, sans ma mère, instinctivement, je me tournai vers elle. Comprenait-elle ce que ça voulait dire ?
Dans nos pas, nous quittons finalement le cimetière. Je n’avais cependant pas envie de rentrer tout de suite. J’avais besoin de marcher et de m’aérer l’esprit. Une chance pour moi, j’avais pris ma journée. Je ne voulais alors plus penser à tout cela. Tout en marchant je lui demandai :
« Puis-je te faire une révélation ? attendis-je son approbation avant de continuer : J’aimerai que tu arrêtes ton travail. »
Ce n’était pas un ordre. Je lui faisais une simple demande qui lui coûterait surement beaucoup. Cependant je ne voulais pas lui imposer. Je voulais qu’elle y concède seule et de son plein gré d’où l’intonation neutre de ma voix.
« Je ne te demande pas de quitter le milieu mais les projecteurs… Penses-tu cela possible ? Si c’est une question de fond, mon compte à Gringott t’es accessible. » lui certifiai-je.
J’espérais pouvoir la faire quitter les photos. Elle pouvait être de l’autre côté mais je ne voulais plus la retrouver dans un magazine si ce n’était pour être présentée comme une femme d’affaire respectée. Je n’aimais pas avoir mon nom à l’affiche pour de simples clichés. Le comprendra-t-elle ?
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Mar 26 Avr - 17:41
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Demetry ✧ Morgana

Qui aurait cru qu’être mariée serait aussi difficile ? Je me doutais bien que ce ne serait pas une partie de joie, je n’étais pas folle. La joie et le bonheur n’avait pas sa place chez les sangs purs et encore, je pouvais m’estimer heureuse. Pourquoi ? Parce que sans le vouloir, j’étais tombée amoureuse de cet homme. J’étais surement l’actrice de mon propre piège, la seule à m’être mise dans une cage dorée… Mais que pouvais-je faire maintenant ? Rien… je ne pouvais rien faire, sauf me taire face à son incompréhension et ses attentes brutales en tâchant de ne rien montrer.

Il resta là, à me considérer pendant plusieurs instants, semblant chercher une réponse, un miracle dans mes yeux qu’il ne trouverait surement jamais. Puis, il finit par soupirer, et en apparence, se calmer. Il s’approcha de moi, mais je restais prudente, mais si je ne reculais pas. Sa main se posa sur ma joue, me faisant fermer les yeux sur le coup, puis je sentis ses lèvres sur mon front. C’était peu, mais je savais que ça pouvait en dire beaucoup pour lui.« Je sais… Je veux tout, tout de suite. Mère m’a déjà fait la remarque. Mais comprend qu’aujourd’hui plus qu’avant, j’ai besoin de te savoir enceinte. Je ne sais si j’arriverai à me contrôler sans elle et j’ai peur pour toi… j’ai peur de te faire tant de mal. Tu es tout ce que j’ai. Mes biens, mes terres ne sont rien à côté de toi. SI je te faisais du mal, je ne me le pardonnerai jamais. Promet-moi de tomber enceinte rapidement… S’il te plait. Quitte à voir Mina Lestrange pour qu’elle te donne quelque chose de plus puissant… » Était-ce pour de tels mots forts sortant de ses lèvres qu’il avait réussi à me prendre la seule chose que je n’aurai jamais pensé donner ? Ses propres étaient contradictoires quand on le connaissait pourtant. Un enfant… lui… Il ne pouvait déjà pas me garder longtemps dans ses bras… Il n’y avait que dans nos nuits que cela était possible, et encore, sa passion prenait facilement le dessus, se mêlant à la mienne. Je choisis de ne rien dire que la mention de Mina Lestrange. Il savait que je n’étais pas en bon terme avec elle, et pourtant, Merlin savait que je la respectais. Elle avait pour cela de la chance d’avoir un de mes amis en mari.« Dans deux semaines nous ressayerons. D’ici là, je tenterai de ne pas te harceler plus d’une fois par jour. » Je pensais un « bonne chance »… mais pour qui au juste ?

Il me fit alors signe de le suivre pour marcher un peu, et pour ma part, je ne dis pas un seul mot, le laissant parler si c’était ce dont il avait besoin. Mais comprenait-il que s’il venait de perdre un pilier, le pilier qu’était sa mère, il en était presque de même pour moi. Elle m’avait plus d’une fois appris à faire preuve de patience avec son fils, et là, je me retrouvais à tout gérer. Alors il voulait qu’en plus je tombe enceinte ?« Ma mère a toujours été là pour moi. Elle a supporté les crises et pourtant m’a élevé comme un enfant normal. J’ai été à Poudlard comme tout le monde. Je devais absolument me débrouiller pour cacher mon défaut. Je n’ai jamais vraiment eu d’amis à Poudlard. Je me renfermai dans mes cours et dans la musique. J’ai toujours adoré danser. Le dessin était aussi une passion. Quand j’aurai un moment hors du boulot, je te montrerais certains de mes travaux de jeunesse… Comprend que ma mère était tout pour moi et qu’aujourd’hui j’ai la sensation d’avoir tout perdu. Ça fait mal… » Je ne comprenais pas pourquoi, mais une partie de moi comprenait ce qu’il ressentait. Je comprenais qu’il fut si proche de sa mère, j’en fus même un instant jalouse. Oui, jalouse de ne pas avoir eu le droit à la même chose… Que se passerait-il quand je serai enceinte ? Je savais que je serais seule pour gérer tout cela, et c’était effrayant, même si je ne le dirais jamais.

Nos pas finirent par nous conduire en dehors du cimetière, et je n’avais toujours pas parlé, laissant le froid mordre mes joues à les rosir. Cependant, je ne m’attendais pas à pâlir des suites de sa demande qui suivit.« Puis-je te faire une révélation ? J’aimerai que tu arrêtes ton travail. » Était-il vraiment sérieux. Certes, ce n’était pas la première fois qu’on parlait de cela, mais avait-il conscience de ce qu’il me demandé ? De tout ce qu’il me demandait ? Sur le coup, je cessai de marcher.« Je ne te demande pas de quitter le milieu mais les projecteurs… Penses-tu cela possible ? Si c’est une question de fond, mon compte à Gringott t’es accessible.» Encore heureux qu’il ne me l’eut pas ordonné, car j’aurai été capable de l’envoyer sur les roses, en deuil ou pas. Mais non, il avait été courtois, et donc, je me devais de rester calme et faire de même. Mais comment lui faire comprendre la non-logique de son raisonnement ?

Je me remis à marcher avec lui, un instant silencieuse, essayant de trouver les mots. « Je sais ce que tu désires, tu m’en as déjà parlé, mais les choses ne sont pas aussi simple Demetry… » je ne voulais pas qu’il croit que je me braque. Ce n’était pas le cas, mais il commençait à m’en demander beaucoup trop… Tomber enceinte, être un pilier pour lui, changer de métier… Je n’étais pas Merlin, je ne pourrais jamais tout faire en même temps, et puis, on ne construit pas sa boite comme ça ! « Déjà, comme tu le dis, il y a une question de fond, et si je ne doutes pas de toi quand tu dis m’ouvrir ton compte, comprend que si je dois ouvrir ma propre agence, j’aimerai le faire part moi-même. Mon agence, ma construction… » Il s’agissait certes là de fierté personnelle, je ne pouvais pas dire le contraire, mais ne pouvait-il pas comprendre cela. Pourtant, ce n’était pas aussi simple. « Mais les choses ne s’arrête pas là. Il faut trouver le lieu, l’aménager, avoir des contacts sûrs… Rien ne se fait comme ça ! Et surtout, il faut du temps et de l’énergie… » Je m’emballai sans le vouloir au fur et à mesure de mon discours. C’était en un sens bon signe, mais le comprendrait-il ? Avec la peine et le stress, j’allais même en avoir la tête qui tourne. Je n’avais pas dormi de la nuit par-dessus tout… Je dormais même peu en ce moment, tourmentée par ce qu’il me demandait pour ensuite lire la déception dans ses yeux quand je répondais à ses questions. « Je veux bien faire preuve d’autant de force que possible, mais je peux pas dire pouvoir gérer l’enfant à concevoir, les missions du Lord et en plus la création d’une entreprise, sans oublier notre vie quotidienne… » Je finis par me taire, devant reprendre mon souffle. Non, je ne faisais pas de crise d’angoisse ou autre, mais j’étais fatiguée…

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Mar 26 Avr - 21:43
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Manque de tact...
pour ne pas changer


Quand elle s’arrêta de marcher, je fus incapable d’en donner la raison. Je ne comprenais pas mes exigences. Je ne pensais pas être excessif et lui demander l’impossible. Pour moi, c’était le devoir de toute femme d’obéir à son époux. Du reste, je ne comprenais pas les complications de ce que je lui demandai. Elle restait de toute façon silencieuse. J’en déduisais donc qu’elle l’acceptait ?
« Je sais ce que tu désires, tu m’en as déjà… »
Alors la question est réglée ?
« … mais les choses ne sont pas aussi simple Demetry. »
Je me braquais. Je ne voulais pas entendre de telles choses. Non. Je ne voulais pas entendre un tel discours. Elle devait obéir. C’était comme ça. Je me renfrognais à ses propos. J’allais alors lui exprimer ma façon de penser de façon violente mais elle continua, me devançant de peu :
« Déjà, comme tu le dis, il y a une question de fond, et si je ne doutes pas de toi quand tu dis m’ouvrir ton compte, comprend que si je dois ouvrir ma propre agence, j’aimerai le faire par moi-même. Mon agence, ma construction… »
Ses mots me détendirent un instant. Donc ce n’était pas un non .
« Mais les choses ne s’arrête pas là. »
Our moi si.
« Il faut le lieu, »
Soit.
« l’aménager, »
Cela reste faisable.
« avoir des contacts sûrs… »
Certes.
« Rien ne se fait comme ça ! »
Pourquoi ? Je ne pouvais ou ne voulais pas comprendre.
« Et surtout, il faut du temps et de l’énergie… »
C‘est un non ?
« Je veux bien faire preuve d’autant de force que possible, mais je peux pas dire pouvoir gérer l’enfant à concevoir, les missions du Lord et en plus la création d’une entreprise, sans oublier notre vie quotidienne, me dit-elle dans la précipitation.
- Certes… Tu peux toujours ne plus travailler… ça te ferait un poids en moins… » lui dis-je.
Serais-je à côté de la plaque ? J’avais ce gros défaut de ne pas savoir toujours être très… En d’autres termes, je manquais sérieusement de tact. Je finis par prendre sa main pour la faire se tourner vers moi. Bien évidemment, ayant du mal avec les contacts physiques, je la lâchai par la suite. Je tentai donc :
« Je peux concéder la situation dans laquelle tu te trouves. Si ça ne tenait qu’à moi, tu arrêterais tout pour être à la maison, dis-je sincèrement. Mais je suppose que tu as aussi besoin de temps même si cela m’agace. Mettons-nous donc d’accord. Je ne te demande plus aucune condition pour ton travail mais sache que ma femme enceinte n’apparaîtra pas sur des photos de modèles. A toi donc de faire ce qu’il faut en temps et en heure. Tu sais ce que je veux : un fils. Cela calmerait mon chef de famille qui cesserait de se demander si je ne suis tout simplement pas incompétent. Crois-moi, ça commence à m’agacer sérieusement que mon grand-père doute de moi pour la succession du nom… Je veux un fils Morgana. Je te laisserai le temps que tu désires toi pour un deuxième enfant si, et je dis bien si, tu le désires. Mais il me faut un fils dès à présent. Est-ce trop demander ? Donc tentons… Mais enceinte, peu importe la situation de ton travail, les photos, c’est terminé. Suis-je clair ? »
Je commençai à perdre patience pour finalement ne lui laisser plus aucun choix et pour ça, parfois j’étais assez virulent. Est-ce de ma faute ? J’avais un tempérament autoritaire et direct. Je ne savais pas me modérer et encore moins en ce jour. De là, je lui demandai, sans aucun tact, de but en blanc :
« Quand est ta prochaine ovulation ? »
Si ça c’était du romantisme…
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Mer 27 Avr - 9:36
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Demetry ✧ Morgana

Quand il me répondit, du tac au tac, que je pouvais tout simplement arrêter de travailler, mon sang ne fit qu’un tour. Heureusement, pour le coup, qu’être mannequin pouvait aussi dire être actrice. Ce rendait-il au moins compte de ce qu’il venait de me dire ? Je voyais bien la colère montait en lui et je savais qu’il pouvait devenir violent, mais je ne pouvais pas me plier au moindre de ses caprices non plus. Je n’étais pas un elfe de maison à ses ordres, mais bel et bien sa femme ! Merlin… dire que j’avais voulu l’épouser. Pas parce qu’on m’en avait donné l’ordre, mais bien parce qu’il avait su éveiller en moi des sentiments que je n’aurai jamais cru connaitre. J’aurai pourtant cru qu’il comprenne que travailler pour moi était des plus importants. Cela avait toujours été un pilier pour moi et je finirai folle si je devais rester à la maison en bonne maitresse de demeure. Ce n’était pas moi ça, et ça ne le serait jamais. Ce serait signer ma propre perte, ma propre mort… Il finit par prendre ma main un court instant pour me faire tourner vers lui, et si je me tournais, je n’en avais nullement envie. Il me lâcha rapidement, ce qui pour une fois, m’alla très bien.

Je restais silencieuse, attendant voir ce qu’il allait bien pouvoir me dire des suites de ses premières paroles. Mais une chose était sûre, c’était une sale journée…« Je peux concéder la situation dans laquelle tu te trouves. Si ça ne tenait qu’à moi, tu arrêterais tout pour être à la maison. Mais je suppose que tu as aussi besoin de temps même si cela m’agace. Mettons-nous donc d’accord. Je ne te demande plus aucune condition pour ton travail mais sache que ma femme enceinte n’apparaîtra pas sur des photos de modèles. À toi donc de faire ce qu’il faut en temps et en heure. Tu sais ce que je veux : un fils. Cela calmerait mon chef de famille qui cesserait de se demander si je ne suis tout simplement pas incompétent. Crois-moi, ça commence à m’agacer sérieusement que mon grand-père doute de moi pour la succession du nom… Je veux un fils Morgana. Je te laisserai le temps que tu désires toi pour un deuxième enfant si, et je dis bien si, tu le désires. Mais il me faut un fils dès à présent. Est-ce trop demander ? Donc tentons… Mais enceinte, peu importe la situation de ton travail, les photos, c’est terminé. Suis-je clair ? » Bien… Au moins ça avait le mérite d’être dit non ? Et en tout cas, ça eut le mérite de me faire sentir d’une façon que je n’aimais vraiment pas. Ce rendait-il compte de ce qu’il me disait ? Il se disait différent, même avoir du mal à faire avec cette différence, mais en attendant, il leur ressemblait en tout point. Il exigeait un fils, maintenant… Il me prenait pour quoi ? Une poule pondeuse ? Il se plaignait de la pression qu’il avait, mais je n’en avais peut-être pas ? Le pire, c’était qu’il faisait ma condition du moment comme une grâce de sa personne, à croire que je devais être chanceuse. Charmant n’est-ce pas ? je n’eus pourtant pas le temps de répondre à ce qu’il venait de dire qu’il reprit brièvement la parole.« Quand est ta prochaine ovulation ? »

Pour le coup, je m’en retrouvai bien muette. Avais-je bien entendu sa question ? Mon sang, malheureusement, ne fit qu’un tour. Sa mère m’avait demandé plus d’une fois d’être patiente, m’expliquant que me braquer ne servirait à rien, mais là, elle n’était pas présente pour m’aider, et j’avais beau connaitre ses conseil, j’arrivai à un point où ça devenait plus fort que moi. J’en serai le poing, me retenant peut-être de justesse de le gifler, mais je ne pus retenir ni mon regard, ni les mots qui suivirent.« Dans une dizaine de jours. Autre chose ? Tu veux savoir quoi d’autre ? La fréquence à laquelle je fais un test de grossesse peut-être ? Où l’heure à laquelle je prends cette potion dégueulasse pour te faire plaisir et remplir ma fonction ?! » J’étais presque tremblante en parlant, signe que j’étais à bout pour aujourd’hui. Si je risquais sa fureur ? Je m’en moquais. J’en étais à un point où je pourrais même le défier de recommencer s’il en venait à lever la main sur moi. J’étais déterminée à lui faire entendre ma vision des choses, quitte à être blessante.« Tu as conscience au moins que le sexe de l’enfant ne dépend pas de moi ? Non mais je préfère demander juste pour savoir ce qui m’attend si jamais j’accouche d’une fille en premier. Tout serait de ma faute c’est ça ? Je vais devenir grosse, je vais avoir les nerfs à vif et neuf mois de vie horribles et en plus ce sera de ma faute !» Cette grossesse, cet enfant qu’il me demandait… Je n’en voulais pas, je n’étais pas prête pour ça. Mais j’avais bien voulu pour lui, pour mes sentiments pour lui, et il était en train de tout réduire en cendre…


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Mer 27 Avr - 11:30
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Je ne comprends pas
pourquoi tu t'énerves.
à moins que...


Avais-je outre dépassé les bornes ? Je ne le pensais sérieusement pas. J’avais ma place, elle avait la sienne et les choses étaient ainsi. Le cœur au bord de la dérive par la père de ma mère, je ne voulais pas sombrer dans la douleur. Je me noyais alors dans un rôle qui devait être le mien. Je mettais en avant des décisions que je regretterai le lendemain. Mais comment expliquer à quel point j’étais perdu ? Je ne savais plus où j’allais. Je ne voyais aucune issu, aucun avenir sans ma mère à mes côtés. J’avais peur. Je craignais la suite. Que faire sans elle ? Quand je voyais Morgana, je n’arrivai pas à retrouver mes patiences. J’avais besoin de combler l’absence de ma mère d’une façon ou d’une autre et je me mis même à penser un instant vouloir enfermer Morgana dans notre chambre, à mon unique disposition. Etais-je toujours convaincu de ne pas dépasser les bornes après de telles pensées ? Toujours pas…
Mais elle, ne s’en priva pas pour me le faire remarquer d’un regard. Il restait un seul problème… Autiste, je n’arrivai pas à comprendre un tel regard. Etait-elle heureuse ? Cédait-elle ? Ses mots m’éclairèrent sur mes questions, alors qu’elle me dit d’un ton approprié :
« Dans une dizaine de jours. Autre chose ? Tu veux savoir quoi d’autre ? La fréquence à laquelle je fais un test de grossesse peut-être ? »
Puisqu’on en parle…
« Je veux bi…
- Où l’heure à laquelle je prends cette potion dégueulasse pour te faire plaisir et remplir ma fonction ?! »
J’avais comme le sentiment étrange, tout à coup, que ses mots n’étaient pas si sérieux mais plutôt ironiques… Peut-être même agacés. Elle semblait furieuse. Même moi je pouvais le comprendre. La question restait : pourquoi s’énervait-elle ? Est-ce que je m’énerve moi de ne pas être futur père ? Les femmes… Je ne les comprendrai jamais. Je m’inquiète. Je suis à bout. Je veux juste qu’on évite mon chef de famille sur le dos. Je ne veux pas non plus qu’elle se fatigue au boulot quand elle sera enceinte. Oui bon certes, demander un fils est un peu radical mais tout de même, il n’y a pas de quoi s’agacer autant ! Dix jours environ… Je comprenais d’un seul coup la chose… Mais alors que je venais de réaliser pourquoi elle était en train de s’énerver, elle rajouta :
« Tu as conscience au moins que le sexe de l’enfant ne dépend pas de moi ? Non mais je préfère demander juste pour savoir ce qui m’attend si jamais j’accouche d’une fille en premier. Tout serait de ma faute c’est ça ? Je vais devenir grosse, je vais avoir les nerfs à vif et neuf mois de vie horribles et en plus ce sera de ma faute !
- Je commence à comprendre… Tu… es dans ta période indisposée ? »
Moi ? A côté de la plaque ? Quoi ! Vous avez vu comment elle s’énerve pour si peu ! Je ne lui ai pas demandé de se vider les veines pour me faire plaisir ! Je lui ai juste demandé de ne pas se surcharger de travail quand elle sera enceinte ! Je savais les demandes du maître et quand je vois comment ça s’est terminé pour les Lestranges junior, je ne voulais pas vivre la même chose. Mine de rien, ça ne paraissait pas comme ça mais je tenais tout de même à ma femme ! Qui va sinon me faire mes cravates après ? Oui bon, elle n’était pas utile qu’à ça et je m’étais habitué à elle. Je ne voulais pas devoir recommencer de A à Z. C’était déjà assez compliqué comme ça. Les femmes… Jamais contente.
« Si tu as une fille, on avisera. Je n’ai pas dit que ça allait être un drame en soit. Si tu as mis au monde une fille, tu es donc fonctionnel. Donc tu peux avoir un fils. On recommencera c’est tout. Rien d’alarmant donc et de quoi s’énerver… lui dis-je simplement. Mais ne t’inquiète pas, pour ce soir, je ne te demande rien… dis-je avant de marquer une pause en réfléchissant. Tu fais un test de grossesse tous les combiens ? »
Désolé… ça avait été plus fort que moi. J’avais envie de savoir tous les combien je pourrai lui demander.
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Mer 27 Avr - 12:40
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You have to understand
that things are not that easy
Demetry ✧ Morgana

Parler ainsi avait-il été une erreur ? C’était possible… Connaissant son tempérament colérique, il était probable qu’il devienne violent, mais voilà, avec Demetry, si j’avais bien appris une chose, c’était qu’on ne pouvait rien prévoir… Je m’en moquais en attendant de lui avoir coupé la parole. En vue de ce qu’il pouvait dire depuis plusieurs minutes, cela était même une question de survie pour sa personne qu’il se taise. Ainsi, tout le long de ma tirade sarcastique, il me regarda comme un enfant regarde un poisson rouge. Ceci eut le don de m’énerver encore plus. Ne pouvait-il donc pas comprendre ? J’espérai au moins qu’il saisisse assez rapidement mon humeur. Mais ? La question qu’il me posa me fit devenir rouge de rage. Ce n’était bien plus de la colère à ce point, mais bien de la rage. Comment osait-il me demander cela, et en pleine rue ?! J’en fus tellement choquée sur l’instinct que je ne répondis rien, lui laissant le loisir de parler à nouveau pour mieux creuser sa tombe.« Si tu as une fille, on avisera. Je n’ai pas dit que ça allait être un drame en soit. Si tu as mis au monde une fille, tu es donc fonctionnelle. Donc tu peux avoir un fils. On recommencera c’est tout. Rien d’alarmant donc et de quoi s’énerver… » Ok… je fais quoi… je sors ma baguette et je lui fais sa fête, ou alors je prends la sienne pour la lui mettre où je pense et qu’il redescende un peu sur terre ? J’étais ainsi… si je le citais… destinée à devenir fonctionnelle… Mon regard envers sa personne ne changea absolument pas, ou du moins, il resta dans la même lignée de fureur. C’était à croire que j’étais en plein cauchemar.

Et on allait jusqu’où comme ça ? C’était quoi la prochaine étape ?« Mais ne t’inquiète pas, pour ce soir, je ne te demande rien… » Merlin merci, encore heureux. Il avait au moins conscience que de toute façon, en vue de ce qu’il venait de me dire, il aurait pu aller voir ailleurs ? Il était hors de questions qu’il me touche pour le moment, et cela n’allait peut-être pas s’arrêter à une seule journée. Il me prenait pour quoi ? Une poule pondeuse alliée à une putain devant répondre à ses demandes quand il le souhaitait ? Si tel était le cas, il oubliait un peu trop qui j’étais. « Oh moins, nous tombons d’accord sur un point. Je peux te confirmer que tu ne me demanderas rien ce soir, ni même pour les jours à venir. Je refuse que tu me touches ! Et si cela ne te plait pas, dis-toi que c’est peut-être par soucis de fonctionnalité ! » J’espérais qu’il est imprimé sur parchemin le message qui venait de passer, mais je n’étais apparemment pas encore au bout de mes surprises.

Il sembla réfléchir un instant, avant de dire une dernière bêtise plus grosse que lui.« Tu fais un test de grossesse tous les combiens ? » Ok… Là, j’en avais marre, assez pour avoir les larmes aux yeux. Comment pouvait-il oser me demander cela ? Il voulait quoi ? Un rapport de tous mes faits et gestes ajouté à un emploi du temps mensuel ? « Pour ta gouverne, un test est à cinquante pourcent viable uniquement quinze jours après l’acte, et par cinquante pourcent, je penses que tu peux comprendre la presque inutilité donc de la chose. En toute logique, cela ne devrait-être qu’une fois par mois. Donc pour répondre à ta question, cela dépend du nombre de fois que tu estimes que je doive remplir ma fonction conjugale ! » Car après tout, il semblait que je ne sois bonne qu’à ça non ? Travailler ne m’était pas utile, bien au contraire, et je n’avais qu’un rôle, lui pondre un héritier. Je n’avais alors qu’une envie, partir en mission ou je ne sais où, mais surtout, je voulais être loin de lui. Mon souffle était de plus en plus souffle et de fatigue, je luttais pour ne pas laisser couler des larmes devant lui. « Maintenant, si tu en as fini avec tes question visant à cadrer et contrôler chaque minute de mon existence, je te prierai de m’excuser. J’ai des choses à faire et j’aimerai les faire seule. Je rentrerai quand je l’aurai décidé.» Et sur ces paroles, je repris ma route pour partir dans Londres. Ce que j’avais en tête ? Être loin de lui… J’allais peut-être aussi me renseigner aussi pour des locaux libres ou je ne sais quoi encore…

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