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This hell I put me in

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Lun 25 Avr - 19:58
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The devil within


Des flashs… Des faisceaux de sort… Je courais dans les bois pour fuir quelque chose. Mes genoux écorchés… J’entendais des hommes criaient de nous arrêter. Des rires… Tout n’était qu’un ensemble parasite qui venait bouleverser mon subconscient. Pas une fois pourtant, lors de cette lutte contre la mort, je n’affichais une réaction extérieure à ces souvenirs. Mon corps était inerte, presque sans vie et reposait sur ce lit depuis ce ricochet de deux sorts violents me percutant de plein fouet. Un ricochet et je me retrouvai plongé dans un sommeil profond en un instant où mon esprit, piégé, courrait encore et encore dans cette forêt.
J’étais allongée dans ce lit dont Sevastian avait certainement pris le soin d’aménager dans ma demeure, loin des regards indiscrets avec pour seule infirmière une connaissance en qui nous pouvions avoir confiance.
Avais-je seulement conscience de tout cela ? Je n’étais que la prisonnière d’une cage où le monstre ne pourrait en réchapper…
Je courrai, fuyant quelque chose qui me faisait terriblement peur…
« Tu ne t’en tireras pas vivant… Je ne te laisserai pas gâcher notre vie… ricana-t-elle.
- Laisse-moi ! criai-je.
Mais elle se jouait de moi. Courir ne servait à rien. Elle réapparaissait toujours pour me rappeler qui aujourd’hui avait le contrôle, le pouvoir. Parfois je tombai au sol, me rappelant la chute que j’avais faite cette nuit là avant de terminer dans ce moi intérieur qui s’amusait à me torturer. La douleur… Le sang à mon ventre…
« C’est de ta faute ! Tu l’as tué ! Et tu as bien fait… Il ne nous dérangera plus… »
Elle jouait, elle riait, elle se vantait d’être plus forte et d’avoir le dessus sur nous. Je criais, J’appelais Arcturus mais il ne répondait pas. J’étais seule avec le sang sur mes mains.
« Tu es un monstre Mina… et tu le resteras toute ta vie. Tel est ton destin parce que je l’ai décidé. »
Cet enfer dura des semaines où prisonnière, je dus traverser plusieurs étapes : l’espoir, la fuite, la colère, la peur, le désespoir, la douleur… Tourmentée par ce monstre qui me persécutait, j’eus même un instant envie de mourir et d’en finir. Mais l’idée de lui laisser Arcturus n’était pas pour me plaire. Je ne voulais pas qu’elle puisse jouir de lui comme bon lui semblait sans avoir aucune compassion pour l’homme que j’aimais. Je savais ce qu’elle lui ferait. Elle se servirait de lui et en rirait. Il était hors de question qu’elle puisse gâcher ce que j’avais réussi à construire.
Je ne trouvai l’issu de mes tourments qu’avec une branche aiguisée naturellement dans l’abdomen de ce monstre, surpris de ma vivacité et de ma détermination à en terminer.

Je revenais d’entre les morts dans une respiration vivace avant de tousser violemment. Je voulus porter mes mains à ma bouche et me redresser mais mon corps était ankylosé. Je n’en avais aucune commande sur l’instant. Par chance, l’infirmière qui s’occupait de moi passa dans ma chambre au moment où j’étais en train de tousser et m’étouffer dans le sang que je recrachais. Elle cria le nom de mon époux alors qu’elle me posait sur le côté pour que je puisse éviter l’étouffement. Elle fit apparaître un mouchoir sous ma bouche en usant de paroles pour me rassurer.
« Pouvez-vous bouger ? Regardez-moi ! C’est très important Madame. Pouvez-vous sentir quoi que ce soit de votre corps ? » me harcela-t-elle alors que je venais d’arrêter de tousser.
Après ses demandes, elle s’activa autour de moi pour vérifier si le sang que je toussais n’était pas dû à une hémorragie interne. Je retrouvais la faculté de mes doigts quand Arcturus apparut dans l’encadrement de la porte…
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Mar 26 Avr - 11:42
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Depuis l’accident de Mina, tout a changé pour moi, toute ma vie a été changée, mais je suis passé par bien des émotions avant d’en arriver à ce que je suis maintenant. Pour tout comprendre, il faut d’abord revenir en arrière. Le jour de son accident, elle a été ramenée chez nous, j’ai tout fait pour qu’elle soit installée au mieux à l’arrivée d’un médicomage. Mais bien évidemment, un médicomage étant également un mangemort, il ne pouvait en être autrement, puisque tout cela lui est arrivé durant une mission. Je me suis donc retrouvé dans l’impossibilité de la soustraire aux soins dispensés par les mangemorts, je n’ai que pu me battre afin qu’elle reste à notre manoir. Les mangemorts ne s’encombrent d’aucun tact, je le savais, mais c’est dur à vivre lorsque l’on vous annonce que votre femme risque de ne jamais se réveiller et qu’en plus de tout cela, elle a perdu l’enfant qu’elle portait.

Dès l’instant où il n’y eut plus que Mina et moi au manoir, je m’étais laissé aller à m’allonger près d’elle en la serrant dans mes bras, dans l’espoir de la voir se réveiller. Rapidement pourtant mes pensées m’amenèrent à penser à l’avenir, à ce que je voulais pour ma famille. C’est sans aucune surprise pour ma part, que je décidais très rapidement de trahir le Lord, d’offrir mes services en tant qu’espion à un groupe se battant contre eux. Le Lord n’avait déjà que trop agit négativement dans ma vie et je n’avais choisi de le servir que pour ma femme et pour éviter des problèmes à mes parents. C’est ainsi que je dus me faire à l’idée de laisser Mina souvent seule avec l’infirmière, conseillé bien évidemment par les mangemorts. Ma décision de trahir était prise et le plus logique pour moi fut de rejoindre le ministère, qui m’offraient une parfaite couverture, empêchant que le Lord puisse avoir connaissance de ma trahison. C’est ainsi qu’alors que ma femme était plongée dans un coma très profond, je servais un maître que je ne voulais plus servir, tout en essayant de trouver un contact fiable au ministère pour devenir un espion pour leur compte sans éveiller les soupçons. C’est ainsi que je commençais avant toutes choses par me rapprocher d’un politicien, afin qu’il me prenne sous son aile, pour laisser croire que je préparais le terrain pour mon futur, ce qui n’était pas foncièrement un mensonge, bien que mon but premier soit principalement de trouver quelqu’un à qui confier mon désir de devenir espion et transmettre des informations sans que tous ne l’apprennent. Dès que je le pouvais cependant, je passais du temps avec ma femme, lui parlant suite aux conseils de l’infirmière, espérant qu’elle se réveille rapidement.

Quand les jours devinrent des semaines, je commençais à craindre qu’elle ne se réveille jamais. Je m’en voulais de ne pouvoir rester constamment à ses côtés, à cause d’obligations auprès des mangemorts, d’obligation auprès de celui dont j’étais devenu le protégé, de mes nouveaux devoirs faces au ministère et surtout poursuivre mes cours à l’université. Les seules heures que je pouvais accorder à ma femme étaient généralement en plein milieu de la nuit et parfois, il arrivait que mon corps ne tienne plus et que je m’endorme en la veillant. J’avais commencé à créer une certaine routine qui me ramenait chez moi le plus rapidement possible.

Pourtant avant de pouvoir aller voir ma femme, je passais du temps enfermer dans mon bureau, tentant de paraître le moins préoccupé possible lorsque je me rendrais dans la chambre où l’infirmière se trouvait généralement à mon arrivée. J’avais souvent avec moi, la sale bestiole à quatre pattes, adopté par ma femme, qui me suivait comme mon ombre dès mon retour au manoir en me crachant après jusqu’à ce que je me rende dans la chambre de ma femme. Je ne comprenais pas le chat, d’après l’infirmière, il passait sa journée au bout du lit de ma femme, ne se levant qu’à mon arrivée pour se montrer agaçant jusqu’à ce que j’aille voir Mina. C’est donc dans cette même routine que je faisais chaque jour que je fus coupé par le cri de l’infirmière m’appelant. Ce n’était pas du tout dans ses habitudes et je ne mis pas longtemps à comprendre que quelques choses se passait. Je mis mon masque neutre bien en place, ne sachant si je devais m’attendre au meilleur ou au pire. Et je devais l’avouer, même si j’avais confiance en cette femme pour prendre soin de Mina, je ne lui faisais confiance que pour cela et pour rien d’autres.

Lançant un regard au chat, je l’attrapais par la peau du cou avant de le caler sous mon bras, je n’avais aucune envie qu’il me ralentisse dans mon avancée pour rejoindre la chambre de ma femme. Je m’arrêtais dans l’encadrement de la porte, le chat toujours sous le bras en train de me griffer et me mordre, alors qu’un soupir passa mes lèvres en constatant que ma femme était bel et bien réveillée. Je vis que l’infirmière s’activait autour d’elle, mais je l’ignorais.

C’est avec un mélange d’appréhension et de bonheur que je m’approchais de Mina, ne sachant trop si l’infirmière lui avait parlé ou non. Je m’assis sur le lit et je posais un baiser sur le front de ma femme avant de lui prendre la main. « Bonjour ! Ne me refais plus jamais ça. Comment te sens-tu ? » M’enquis je calmement. J’avais bien envie de la harceler de questions comme je savais si bien le faire mais je me retenais. Je savais qu’elle avait sûrement des questions à me poser ou à poser à l’infirmière et tout ce qui m’importait à l’instant était de savoir comment elle se sentait et rien d’autres. Je restais donc assis sur le bord de son lit, sa main dans la mienne et priant pour qu’elle ne pose pas trop rapidement des questions qui pourraient la blesser. Je me contentais de caresser sa main en douceur, lançant un regard à l’infirmière attendant qu’elle me donne des informations sur l’état de santé de ma femme.
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Mar 26 Avr - 18:29
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I'm holding on for dear life


L’infirmière demanda tant de choses alors que je toussais encore dans le mouchoir. Si du sang apparut sur le tissu dans les premiers temps, ça se calma pourtant comme si mon corps venait de décider de ne pas se laisser faire face au mal qui tentait de lutter contre moi. J’allais parler mais je toussai encore et Arcturus entra. Le chat se débattait dans ses bras et si je n’avais pas été en piteuse état, j’en aurai certainement ri. Je n’étais cependant pas assez en forme pour rire de la situation alors qu’Arcturus s’approcha de moi en posant le chat. Celui-ci monta sur le lit pour me rejoindre en ronronnant. L’attention des deux me fit chaud au cœur. J’avais la sensation de revenir de loin. La toux se calma et l’infirmière m’aida à me replacer. Arcturus s’approcha alors complètement pour embrasser mon front. A cet instant, j’eus la sensation de retrouver toutes mes forces et mes raisons de me battre.
« Bonjour ! Ne me refais plus jamais ça. Comment te sens-tu ? » me dit-il en français.
J’eus un instant d’hésitation avant de lui faire un signe positif, signe que je me sentais bien, si on pouvait dire les choses comme ça. L’infirmière me demanda de bouger les doigts. Doucement, je pus retrouver les fonctions de ma main. Arcturus me tenait la main pour ne plus la lâcher. Je fermai un instant les yeux, complètement épuisée. Ironique quand on savait que j’avais dormi durant trois bonnes semaines. Les caresses d’Arcturus me firent rouvrir les yeux.
« Il va falloir y aller par étape, dit l’infirmière à Arcturus. Elle ne remarchera pas comme ça après trois semaines d’inactivité. Je vous conseille donc tous les deux de ne pas bousculer les choses. Il faut beaucoup de repos. Nous verrons peu à peu comment réussir à retrouver la faculté de tous vos muscles qui se sont légèrement atrophiés depuis votre coma. »
Elle ne dit rien sur l’enfant que je portais et encore sonnée, je n’avais moi-même pas la présence d’esprit d’y penser pour le moment. J’écoutai sagement et acquiesçais. Elle choisit alors de nous laisser après avoir vérifié si tout allait bien. Je commençai à bouger la tête en direction d’Arcturus. Un sourire léger mais épuisé s’afficha sur mon visage.
« Je t’aime… »
C’était idiot mais j’avais eu besoin de lui dire après ce que j’avais vécu. Je n’avais pu lui dire avant de frôler la mort et la première véritable chose dont je me sentais capable de dire était bien celle-ci. Je tentai alors de me redresser, mal à l’aise dans ma position mais je n’y arrivai pas. Le chat c’était posé entre mes cuisses sans broncher, le moteur activé pour signaler son contentement de mon retour à la vie. Je regardai alors Arcturus :
« S’il te plait… » lui demandai-je de m’aider à me redresser légèrement.
Les muscles de mes bras ne semblaient pas être suffisamment forts pour me permettre de me tirer simplement. J’arrivai à les bouger mais je ne me sentais pas encore à l’aise dans ce corps qu’était le mien. Par la suite, je lui demandai :
« Comment vas-tu ? »
Oui je sais… J’étais celle qui sortait d’un coma et je lui posai cette question ridicule mais j’avais besoin de savoir, avant moi, comment lui se portait. La situation n’avait pas dû être facile pour lui aussi. Je regardai alors le signe d’un autre passage autour de moi.
« Bellatrix est-elle venue ? »
Je savais sa mère peu du genre à apporter des fleurs mais j’avais espéré un brin, un minimum d’inquiétude de sa part alors que lors de la mission j’avais été avec Rodolphus. Elle avait dû être au courant…
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Mar 26 Avr - 19:51
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Je regardais Mina hocher la tête positivement à ma question après un instant d’hésitation. Je n’étais pas tout à fait convaincu qu’elle me disait la vérité, mais il n’était pas temps de nous engueuler, alors que nous venions à peine de nous retrouver. Et ni elle, ni moi ne devions en avoir la force, du moins je n’avais pas la force mentale de me lancer dans une dispute avec ma femme. Je m’étais déjà bien trop pris la tête avec mon père parce qu’il n’avait pas su protéger ma femme et mon enfant. C’était même sûrement pour cet raison que mon père n’était venu voir Mina qu’en mon absence. Je revins à la réalité lorsque l’infirmière demanda à ma femme de bouger les doigts. Puis je vis Mina rouvrir les yeux, son regard trahissant sa fatigue malgré les semaines de coma. « Il va falloir y aller par étape, » M’annonça l’infirmière. « Elle ne remarchera pas comme ça après trois semaines d’inactivité. Je vous conseille donc tous les deux de ne pas bousculer les choses. Il faut beaucoup de repos. Nous verrons peu à peu comment réussir à retrouver la faculté de tous vos muscles qui se sont légèrement atrophiés depuis votre coma. » Je hochais la tête doucement, ce n’était pas comme si l’infirmière m’apprenait réellement quoi que ce soit, nous en avions déjà parlé à plusieurs reprises lorsque je venais lui demander le retour de sa journée passée auprès de Mina. En fait depuis l’accident, l’infirmière c’était installée dans notre manoir, parce que je refusais catégoriquement que Mina se retrouve sans personnel médical à ses côtés. Non, je n’étais en aucun cas excessif et je payais assez bien cette infirmière pour qu’elle ne s’en plaigne pas.

A la suite de ses mots, l’infirmière nous laissa rapidement seul tous les deux. Ce n’était pas du tout une femme envahissante, je l’avais bien remarqué dès le départ, elle avait toujours fait en sorte de s’échapper de la chambre dès mon arrivée afin de me laisser seul avec ma femme. Mina bougea légèrement la tête vers moi, un sourire épuisé s’affichant sur ses lèvres et je lui répondis par un sourire qui devait bien montrer mon soulagement de la voir réveillée. « Je t’aime… » Je fus légèrement surpris que ses premiers mots soient ceux-ci après autant de semaines dans le coma, je m’attendais à des questions, pas à ça. Je me contentais de lui adresser ce sourire que je n’avais que pour elle en guise de réponse. A croire que même un tel accident n’avait pas débloqué mon esprit par rapport à l’expression par des mots de mes sentiments. Je la vis tenter de se redresser, m’agaçant légèrement du fait qu’elle ne me demande pas de l’aide tout de suite, surtout après les paroles de l’infirmière. Elle finit cependant par comprendre qu’elle ne parviendrait pas à bouger toute seule et qu’elle devrait se résigner à me demander de l’aide. « S’il te plait… » Me demanda-t-elle en me regardant. Je l’aidais donc avec plaisir à se redresser. J’étais prêt à tout faire pour elle en cet instant, voulant juste être présent pour elle, là où je ne l’avais pas réellement été durant son coma. Je savais aussi que je n’aurais pas forcément du temps à lui accorder pendant sa convalescence alors j’allais tout faire pour lui apporter le maximum à chacun de mes moments de présence.

Après l’avoir aidé à se redresser, je repris sa main dans la mienne, m’asseyant à ses côtés dans le lit. « Comment vas-tu ? » Me demanda Mina, m’étonnant complètement et me plaçant dans une position relativement délicate. Comment expliquer à ma femme qui vient tout juste de se réveiller de trois semaines de coma, que je vis un enfer, que ça ne peut pas aller. Que j’avais dû faire face à la nouvelle de la perte de notre enfant. Au fait que c’était en compagnie de mon père qu’elle avait été blessée. Qu’elle ne se réveillait pas et que plus les jours passaient, plus j’avais peur qu’elle ne se réveille jamais. Que j’avais aussi pris, ce qui semble fou, la décision de trahir le seigneur des Ténèbres pour qu’il perde cette guerre et que je puisse sauver au moins une partie de ma famille de la mort. Je n’eus pas besoin de lui répondre que déjà elle enchaîna sur une autre question. « Bellatrix est-elle venue ? »
Voilà qu’elle me posait une question à laquelle je ne pouvais lui donner aucunes réponses. Je savais que ma jumelle était venue à son chevet, mon père était passé à plusieurs reprises d’après l’infirmière. Puisque bien que ne se mêlant pas des histoires Lestrange comme elle avait dit, elle m’avait fait remarquer que mon père n’était sûrement pas le genre d’homme à se déplacer pour rendre visite à un malade, même s’il était coupable de ses blessures. Pourtant, je ne pouvais pas pardonner à mon père de ne pas avoir su protéger ma femme et mon enfant, sa belle-fille et sa descendance. Je me contentais de fixer mon regard dans celui de ma femme, avant de poser doucement un baiser au coin de ses lèvres.

« Il est possible qu’elle soit venue en compagnie de mon père ou bien toute seule, mais je ne pourrais te l’affirmer. L’infirmière pourra mieux te répondre que moi, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour rester à ton chevet suite à cet accident et si j’avais été présent, ni mon père, ni ma mère n’aurait pu t’approcher. » Déclarais-je très calmement à ma femme mais on pouvait clairement sentir que j’avais de la colère envers mes parents. Bellatrix pour une fois était totalement innocente dans les événements, mais je savais que Mina en souffrirait si elle venait à apprendre que ma mère n’avait pas fait l’effort de se déplacer pour venir la voir. J’avais comme dans l’idée que ma mère n’était pas venue, sinon l’infirmière m’en aurait parlé, à moins qu’elle lui ait demandé de ne pas signaler son passage. En fait, je n’en avais rien à faire, je savais que bien des personnes avaient simplement attendus mon départ pour venir chez moi afin d’aller au chevet de ma femme. « Je vais bien mieux depuis que tu es réveillée. Ces trois semaines ont été horriblement longues. » Avouais-je à ma femme. Dans le fond, je ne lui avais pas réellement mentit, je me sentais bien mieux de la savoir réveiller et dire les choses ainsi me permettait de retarder le moment où je devrais lui annoncer qu’elle avait perdu notre enfant. Je savais qu’il faudrait que je fasse rapidement face à cette question, mais je voulais éloigner ce moment au maximum.

Laissant mon pouce caresser le dos de sa main en douceur, je posais un baiser sur sa tempe, fermant les yeux. J’avais conscience en cet instant que pour la première fois depuis trois semaines, j’allais peut-être avoir le droit à une nuit de sommeil complète, sans avoir à m’inquiéter qu’à mon réveil on m’annonce la mort de ma femme. Parce que c’était bien ce cauchemar qui m’avait suivi dans mes songes durant trois semaines, un réveil où l’on m’annonçait la mort de ma femme. J’avais vu cette annonce de la bouche sérieuse de l’infirmière, de la bouche entrecoupée d’un rire fou de ma mère, de celle affichant un sourire satisfait de Vitali et même de celle de mon père. Je m’étais aussi plusieurs fois vus en train de moi-même retrouver le corps sans vie de ma femme. En fait, cette possibilité de l’annonce de la mort de ma femme était devenue un cauchemar autant dans mes songes où je le vivais que dans mes heures d’éveils où je craignais que l’on vienne m’annoncer cette fatalité. « Ne t’inquiètes pas de moi, je vais bien, je ne suis pas celui qui a passé des semaines dans le coma. Tu m’as tellement manqué. » Je finis par rouvrir les yeux en douceur. « Tu vas prendre du temps pour te remettre, tous le temps qu’il te faudra. Ne te presse surtout pas. Je veux que tu me le promettes. Ne te préoccupes que de ta santé, rien d’autres ne doit compter. » Ordonnais-je à ma femme. Je voulais être sûr que les paroles de l’infirmière étaient bien arrivées à son esprit.

Après tout, je connaissais ma femme, elle était capable de vouloir aller trop vite parce que d’une part elle ne supportait pas d’être inactive. Mais je la savais aussi capable de forcer pour cet être infâme que j’avais accepté de servir par amour pour elle et qui avait bien failli la faire tuer. Je me refusais de penser au Lord, je voulais profiter de ma femme. « Tu me le dis si tu veux quoi que ce soit. » J’avais voulu dire cela telle une proposition de lui apporter tout ce qu’elle désirait, mais j’avais bien conscience que mes mots sonnaient plus comme un ordre dans mon besoin de m’occuper d’elle et de me faire pardonner mes trop longues absences à son chevet dont elle ne devait même pas avoir conscience.
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Mer 27 Avr - 10:29
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Dis-moi la vérité...


A moitié allongée sur le lit, je caressai le chat qui s’était posé de mon côté à l’opposé d’Arcturus pour ronronner. Il ne cessait de pousser ma main pour me rappeler son existence quand parfois j’arrêtai. Ce chat avait un cruel besoin d’attention. Je n’en fis cependant pas cas, me concentrant sur les dires d’Arcturus après ma question sur Bellatrix. M’attendais-je à une réponse précise ? Je ne savais. Elle n’approuvait pas ce mariage et j’avais peur avec le temps de m’éloigner d’elle. Je tenais énormément à elle et je ne sais comment je pourrai réagir d’un tel éloignement mais pour le moment je voulais juste savoir si oui ou non elle était passée.
« Il est possible qu’elle soit venue en compagnie de mon père ou bien toute seule, mais je ne pourrais te l’affirmer. L’infirmière pourra mieux te répondre que moi, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour rester à ton chevet suite à cet accident et si j’avais été présent, ni mon père, ni ma mère n’aurait pu t’approcher. » dit-il d’un ton qui n’ouvrait à aucune contestation.
Je sentais une part de rancœur envers ses parents sur ce qu’il m’était arrivé. Je n’avais cependant aucune conscience du temps durant lequel je m’étais « absentée » ni par quoi Arcturus avait dû passer pour le supporter ou simplement le gérer. Je ne dis donc rien sur ce fait. Il était de toute façon assez buté et je n’avais pas la force de lui rappeler qu’être en colère contre ses parents n’arrangerait rien à la situation. Je passai donc pour le moment, simplement un peu déçu. Je savais que Rodolphus n’avait pas su veiller sur moi malgré les demandes d’Arcturus mais je ne lui en voulais pas. La situation était critique et mon état ne dépendait pas de lui. Il avait déjà fait le maximum cette nuit pour tenter de m’éviter le pire : soit un aller simple à Azkaban. L’emprisonnement m’aurait tout simplement rendu folle. Qui sait alors ce qui aurait pu arriver par la suite…
« Je vais bien mieux depuis que tu es réveillée. Ces trois semaines ont été horriblement longues. » me confia-t-il. J’eus alors un temps d’arrêt. Trois ? Tant que ça ? Je n’avais la sensation d’être partie qu’une journée, une nuit en plus à tout cassé. La fatigue que je ressentais n’était pas celle d’une femme ayant dormie durant trois semaines… Il caressa alors de son pouce le dos de ma main. Je me posai de mon côté mille questions. Qu’avait-il fait durant trois semaines ? Comment le Lord avait réagi face à notre échec ? Je m’inquiétais beaucoup aussi sur la réaction de Bellatrix. Pas une seule fois je pensais au bébé. Pour moi, il ne courrait aucun danger. Arcturus m’embrassa alors sur la tempe.
« Ne t’inquiètes pas de moi, je vais bien, je ne suis pas celui qui a passé des semaines dans le coma. Tu m’as tellement manqué. m’affirma-t-il, me touchant. Tu vas prendre du temps pour te remettre, tous le temps qu’il te faudra. Ne te presse surtout pas. Je veux que tu me le promettes. Ne te préoccupes que de ta santé, rien d’autres ne doit compter. » m’ordonna-t-il.
Je ne dis rien. Je n’étais pas le temps à m’offusquer et râler. Moi-même j’avais la conscience d’avoir besoin de temps et surtout de repos si je voulais pouvoir sortir de ce lit rapidement. Serais-je aussi conciliante les jours à venir ? Je finis par secouer légèrement la tête, acceptant les conditions.
« Tu me le dis si tu veux quoi que ce soit. »
Sa façon de me le dire me fit sourire. Je laissai ma tête se poser sur le côté pour le regarder. Attendrie de ses attentions, je le connaissais par cœur. Son ton un peu autoritaire ne me dérangeait pas. Je savais qu’il n’agissait que pour mon bien. Je caressai alors à mon tour sa main tendrement.
« Pourras-tu prendre rendez-vous pour le bébé ? Je devais faire un examen et j’ai dû rater la date… Sevastian devrait pouvoir s’en occuper mais il faut qu’il soit au courant de devoir passer pour le faire. Je ne pense pas pouvoir bouger pour le moment… » reconnus-je.
Je ne voulais pas rater ce moment. J’avais conscience que le bébé devait lui aussi avoir besoin d’attention. J’avais de toute façon besoin de savoir si l’enfant allait bien ou si dans l’accident, je n’avais pas provoqué une mal formation. Je n’étais pas une spécialiste en obstétrique mais j’en savais suffisamment pour savoir que le coma pouvait altérer le développement de l’enfant. Pas une seule fois je ne pensais à la possible perte. Pour moi, même si je ne le désirai pas au début, c’était tout bonnement inconcevable. J’étais à presque deux mois et je voulais savoir à quoi m’attendre pour la suite, n’étant peut-être simplement pas prête d’envisager le pire. Arcturus ne dit cependant rien. Il semblait même ailleurs. Je le connaissais assez pour savoir que son manque de réactivité n’était pas une bonne chose.
« Arcturus… »
A mes mots, il reporta son regard sur moi.
« Vous avez déjà fait des analyses… ? Le bébé ne va pas bien ? Il va avoir un handicap ? Un traumatisme ? Une fracture dans son évolution ? Un… » commençai-je à m’inquiéter sérieusement.
Mon cœur s’emballa et je voulus me redresser complètement sous la situation qui commençait à m’inquiéter mais je ne le pus. Grimaçant de la douleur que mon geste me provoqua et agacée de ne pouvoir bouger comme je le désirai, je finis par fixer Arcturus sérieusement :
« Je veux la vérité Arcturus. » dis-je des plus sérieusement.
Je n’attendais pas à ce qu’il me ménage. Je voulais savoir ce que mon imprudence avait causé…
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Mer 27 Avr - 18:38
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Je ne pus que croiser le regard attendri de ma femme suite à mes paroles un peu trop autoritaire. Elle se mit à me caresser la main tendrement, m’arrachant un sourire. « Pourras-tu prendre rendez-vous pour le bébé ? Je devais faire un examen et j’ai dû rater la date… Sevastian devrait pouvoir s’en occuper mais il faut qu’il soit au courant de devoir passer pour le faire. Je ne pense pas pouvoir bouger pour le moment… » M’annonça ma femme. J’en aurais sûrement perdu mon sourire si je n’avais pas eu mon éducation de sang pur pour me permettre de ne rien laisser transparaître de mes émotions. Je savais que je ne pouvais retarder indéfiniment l’annonce de la perte de notre enfant. Pourtant, j’avais osé croire avoir au moins quelques heures devant moi avant qu’elle ne s’inquiète de sa santé. Je ne savais comment agir afin de lui annoncer la dure réalité. La peur de me montrer trop brusque étant bien présente, je n’étais pas forcément connu pour avoir beaucoup de tact. Je me contentais donc d’un silence, laissant mes yeux poser sur le visage de ma femme, mais évitant de rencontrer les siens. Me connaissant que trop bien, Mina comprendrait rapidement en voyant mon regard que quelque chose clochait, que je lui cachais des informations. Mon esprit laissa remonter toutes les actions faites à la réalisation que j’avais perdu un membre de ma famille, toutes les décisions qui en avaient découlées, bien plus violente que s’il n’y avait eu que Mina dans le coma.« Arcturus… » Je revins à la réalité à l’appel de mon prénom par ma femme. Je laissais mon regard croiser le sien, sans l’y laisser trop longtemps.

« Vous avez déjà fait des analyses… ? Le bébé ne va pas bien ? Il va avoir un handicap ? Un traumatisme ? Une fracture dans son évolution ? Un… » Se mit-elle à s’inquiéter pour notre enfant n’étant déjà plus depuis trois semaines. Je me sentais mal d’être celui devant lui annoncer, mais j’étais son époux et c’était mon rôle de lui dire. Me souvenant que trop bien de ma réaction face à l’annonce, je n’avais eu qu’une seule envie, faire payer à mon père ce qu’il nous faisait vivre à Mina et moi. Une chance que devant d’autres mangemorts, je ne pouvais me permettre de me battre avec mon père, sinon cela se serait très mal fini et nous n’en serions pas resté qu’à mes hurlements à sens unique après lui avant que je ne le mette à la porte de mon manoir. Je vis Mina tenter de se redresser sans succès et je ne pus m’empêcher de lui lancer un regard à la fois inquiet et pleins de colère, je ne voulais pas qu’elle agisse de façon insensée, j’avais déjà que trop perdu dans les derniers temps, je ne voulais pas en plus la voir disparaître elle de ma vie. « Je veux la vérité Arcturus. » Me dit-elle avec sérieux et je pris une grande inspiration avant de laisser l’air s’échapper de mes poumons.

Je n’avais pas les mots pour lui annoncer une telle chose. Je n’avais pas les mots pour amoindrir ce qu’elle pourrait ressentir face à l’annonce que j’allais lui faire. Le médicomage me l’ayant annoncé n’avait pas réellement pris de pincettes, c’était un mangemort et pour lui, la vie de mon enfant n’avait strictement aucun intérêt. Seulement, je ne voulais pas être du même niveau que cet idiot, surtout pour l’annoncer à ma femme. Je n’étais même pas tout à fait certains de la réaction qu’elle pourrait avoir face à la nouvelle. Serait-elle bonne ou mauvaise ? Prendrait-elle cette perte comme une bonne chose, là où je l’avais vécu comme une trahison de mon père envers moi, là où j’accusais le Lord d’être coupable. Là où j’avais choisi en partie à cause de cette perte de devenir un traître. Je laissais mes doigts glisser dans mes cheveux, preuves de ma nervosité. Puis je pris la sale bête à quatre pattes pour la poser sur les cuisses de ma femme, posant une des mains de ma femme sur le pelage de la bête. Je fis en sortes d’être bien en face de ma femme, ma main tenant toujours la sienne, je laissais mes yeux trouver les siens. L’air entra dans mes poumons et je n’eus pas conscience de retenir mon souffle, jusqu’au moment où je voulus parler et que tout l’air quitta mes poumons dans un soupir fatigué. « Ne t’inquiètes pas pour le bébé, Mina. » Déclarais-je en parlant le plus lentement possible et en cachant le plus possible les sentiments qui venaient s’afficher dans mes yeux et qu’elle pourrait lire.

Je savais qu’elle ne s’arrêterait sûrement pas à une réponse comme celle-ci, mais il me fallait à moi aussi du temps pour trouver les bons mots afin de lui annoncer. J’avais eu beau réfléchir à ce moment, je n’avais jamais réussi à trouver les mots parfaits à lui dire pour lui annoncer cette mauvaise nouvelle sans en faire une nouvelle horrible. Je ne voulais pas non plus qu’elle se sente coupable de cette perte, elle n’était pas fautive. C’était le Lord et mon père les fautifs. Tous deux avaient conscience de sa grossesse, je n’avais rien attendu du Lord. Mais j’avais cru que mon père était capable de protéger ma famille de nos ennemis. Je relevais finalement les yeux vers ma femme, n’ayant pas eu conscience de les avoir baissé pour observer sa main d’un regard qui devait être perdu. « Je… dois te dire qu’il est inutile d’appeler Vitali pour des analyses. » Commençais-je doucement, en pesant mes mots. Je savais qu’elle pouvait encore le prendre comme une réponse positive au fait que je m’étais occupé de la santé de notre enfant et pourtant, j’étais en train d’essayer d’y aller en douceur pour lui annoncer cette perte. Ma main amena la sienne jusqu’à mon visage et je posais un baiser sur chacun de ses doigts avant de laisser mes lèvres se poser sur le dos de sa main. « Notre enfant n’a pas survécu à ton accident. » Murmurais-je mais dans le silence de la pièce, mes mots ressemblèrent à un hurlement pour mes oreilles. Je laissais mes yeux fixés dans les siens, mon masque tombant pour la première fois depuis le début de cette conversation bien trop difficile pour moi.

Prudemment, je vins m’asseoir contre ma femme en la tirant contre moi sans la forcer non plus à accepter ce contact. J’étais prêt à la laisser me frapper si cela pouvait lui faire du bien, après tout, il m’avait fallu bien trop de verres de vodka pour ne serait-ce que commencer à accepter le fait que je n’allais pas être père et que j’allais devoir annoncer à Mina qu’elle n’allait pas porter notre enfant à terme. Je laissais mon nez venir se poser contre ses cheveux, humant son odeur doucement, les yeux fermer. « Tu n’y es pour rien. Ne te le reproches pas. Nous devons avancer avec cela, nous pourrons avoir d’autres enfants. » Affirmais-je à ma femme. Je n’étais pas certains que mes mots soient les bons pour la rassurer ou même les bons tout court pour quoi que ce soit. Comme toujours, être en étude de politique magique ne m’aidait en rien à communiquer avec ma femme et à trouver les mots pour l’aider à surmonter cette épreuve. Je finis par me contenter de la tenir dans mes bras, espérant qu’elle dise quelque chose, qu’elle exprime quoi que ce soit. Qu’elle me hurle dessus, qu’elle réagisse de n’importe quelle manière, mais qu’elle réagisse, qu’elle me permette de trouver un moyen de l’aider à surmonter cette nouvelle. Que nous trouvions un moyen de surmonter cette perte ensemble.
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Mer 27 Avr - 20:26
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De trois à deux...


Je commençais sérieusement à m’inquiéter. J’avais un mauvais pressentiment. Si tout allait bien Arcturus ne prendrait pas le temps de chercher les mots pour expliquer la situation. Il me tenait alors la main mais l’autre ne put s’empêcher de se poser sur mon ventre si plat. Je n’avais pas encore pu voir l’évolution physique de cet enfant sur moi mais j’espérais ne pas apprendre une nouvelle trop grave. Je sentais que ce qu’il avait à me dire ne me plairait pas. Surtout quand il commença à me demander de ne pas m’inquiéter pour lui comme s’il n’y avait plus rien à craindre… comme s’il n’existait plus. J’avais ce mauvais pressentiment de risquer d’entendre avoir perdu notre enfant, notre héritier, notre chair et notre sang, un petit Arcturus dans mes espoirs les plus fous aujourd’hui. J’étais contradictoire. Je n’avais jamais désiré cet enfant mais maintenant que ce pressentiment prédominé en moi, j’avais la sensation d’avoir fait une lourde erreur de ne pas le désirer. Je me sentais par avance coupable sans en savoir plus. Quoi que cet enfant ait, ça ne pouvait être que de ma faute. Je n’avais jamais fait attention et aujourd’hui je me sentais mal…
Arcturus m’assura qu’il était inutile d’appeler Sevastian. Pourquoi ? Qu’avaient-ils découverts ? Qu’avait le bébé ? Etais-je ne serait-ce qu’encore enceinte ? La sentence tomba finalement rapidement malgré les efforts d’Arcturus d’y aller en douceur :
« Notre enfant n’a pas survécu à ton accident. »
Ce n’était qu’un murmure, une nouvelle dit avec douceur et de façon prévenante mais je ne pouvais m’empêcher de sentir ce point en moi. Une boule naquit au fond de ma gorge. Je serrai les dents. Mon cœur s’emballa. Je fixais Arcturus qui avait les yeux fixés droit dans les miens. J’espérai qu’il rit et me fasse une mauvaise blague mais je le connaissais assez pour savoir qu’il ne ferait jamais une telle chose. Je n’avais su m’occuper de notre enfant. Je n’avais su le protéger. Je n’avais su éviter le pire…
Arcturus vint s’asseoir près de moi. Je n’avais toujours pas bougé. Aucun geste n’aimait pas de moi. Je le laissais simplement faire. Le choc encore faisant son effet, je ne disais rien. Il me prit tout contre lui. Je revoyais la scène défilé au fond de mon esprit de cette course dans les bois. Je me revoyais courant le plus rapidement possible pour fuir… Je ne pouvais transplaner. Je sautais par-dessus les racines. Je suivais mon beau-père. Je devais courir le plus rapidement mais mon pied se prit dans une branche au sol et je tombais. La violence de ma chute fut-elle qu’elle m’arracha un cri de douleur. Avais-je eu le temps cependant de respirer ? Non. Rodolphus m’avait relevé et forcé à courir de nouveau pour nous sauver d’Azkaban alors que les aurors étaient à deux doigts de nous avoir. Dans cette course, ils nous criaient d’arrêter. Ils nous tiraient dessus. Ils me prirent même pour Bellatrix alors qu’ils savaient la présence de Rodolphus. Quand avais-je perdu l’enfant ? A la première chute alors que la douleur à mon abdomen me tiraillait violemment ? Quand le tir me toucha pour me propulser contre un arbre ? Est-ce quand je tombai au sol ? Ou est-ce, alors que mon corps luttait pour survivre, dans mon coma, que le sang se répandit sur les draps ? Je ne le saurais peut-être jamais alors qu’Arcturus me dit finalement :
« Tu n’y es pour rien. Ne te le reproche pas. Nous devons avancer avec cela, nous pourrons avoir d’autres enfants. m’affirma-t-il comme une certitude.
Ne comprenait-il cependant pas ? J’avais échoué à un devoir qui m’incombait. Avait-il cependant raison ? Ne devais-je pas m’en faire ? J’étais jeune. Je pouvais encore tomber enceinte et lui apporter une descendance raisonnable. Il me demandait de ne pas me le reprocher. Je continuai de le regarder sans un mot. Je finis par regarder le chat sous ma main qui ronronnait. Quittant son regard, je lui dis alors un seul et unique mot :
« Bien. » dis-je simplement.
Je fermai alors les yeux sans une émotion propre. Je semblais même me détacher complètement de la colère ou de l’abattement. Je me contentai de me laisser glisser dans le lit sans une parole de plus pour fermer les yeux… Est-ce une réaction plutôt positive ?

THE END

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