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 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 4 :: Début de l'an 2000 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Vivre sans toi, je ne peux pas le supporter

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Mer 27 Avr - 14:57
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Et même si tu m'en veux à jamais,
je continuerai à demander pardon


Assis à mon bureau en train d’éplucher un dossier important, je reçus un hibou. Celui-ci me tendit la patte. Il avait l’uniforme de Sainte-Mangouste. Quand je vis le logo sur l’habit de l’animal, je quittai mon dossier pour prendre le message sans réfléchir longuement. Ce que j’y lu me prit au dépourvu :
« Nous vous annonçons l’admission de Madame Woolf Morgana au service des empoisonnements de potion. Veuillez vous rendre dans les plus brefs délais au secrétariat du service pour plus amples informations. »
Mon sang ne fit qu’un tour quand je vis le nom de ma femme inscrit sur ce parchemin. Je me levai pour prendre ma cape alors que le volatile repartit comme il était venu après signature de ma bonne réception. Marchant dans le couloir du ministère de la justice, je me dirigeai vers ma secrétaire pour lui dire :
« Annulez mes rendez-vous de la journée et reportez-les. Je dois rejoindre ma femme à l’hôpital. Je ne sais quand je serai de retour pour aujourd’hui.
- Bien Monsieur. » me répondit-elle.
Je quittai alors mon bureau avant de prendre une cheminée du ministère qui donnait directement à l’hôpital. Arrivé dans le sas d’entrée, je pris le chemin du service adéquat. Là, j’arrivai rapidement au secrétariat du service. Ils me firent remplir une décharge avant de me donner le nom du médicomage attribué. Je n’étais pas surpris de tomber sur le nom de Mina Lestrange. Je la savais être spécialisée dans se servir et prendre le relais des mangemorts. Elle passa d’ailleurs par là et me reconnu automatiquement :
« Monsieur Woolf. » me dit-elle poliment dans un signe de tête avant de me demander de la suivre.
Je ne me fis pas prier. En marchant alors dans un long couloir du service elle me confia :
« Morgana est hors de danger mais elle doit se reposer.
- Puis-je savoir ce qu’il lui ait arrivé ?
- Elle était en train de visiter un local avant de tomber inconsciente. C’est le vendeur qui a appelé les urgences et rapidement ils ont décelé une surconsommation de potion. De mon côté j’ai eu le temps de faire des analyses et je dois dire être assez surprise…
- En quoi ? demandai-je.
- Essayez-vous d’avoir un enfant ?
- Quel est le rapport ?
- La potion qu’elle prend est bien trop forte. Elle est souvent recommandée aux femmes qui ont des difficultés à avoir des enfants. Elle est sensée stimulée la fertilité de la femme.
- En quoi est-ce un problème ?
- Je crois que vous ne vous rendez pas bien compte… Cette potion n’est vraiment pas adaptée à Morgana. SI son corps n’aurait pas réagi ainsi et qu’elle aurait continué à la prendre, elle en serait devenu stérile pour ne pas dire les risques de complications que cela aurait entrainé sur sa santé et sur sa vie. Je comprends… Vous souhaitez un enfant… Un héritier je suppose. Mais vouloir bousculer les choses de cette façon n’est pas seine. Je lui ai administré un sédatif et une contre-potion. Je suis obligée de la garder en observation durant 24H pour voir l’évolution de son état mais autant vous dire qu’elle a échappé belle. Maintenant, si je peux vous donner une recommandation. Oubliez un instant cette histoire d’héritier. Le corps de Morgana déjà affaiblit par sa physionomie, ne supportera pas une grossesse pour le moment, dit-elle avant de devancer ma question : Un moi sans aucune potion est nécessaire. De là je m’occuperai personnellement de vous fournir ce que vous désirez mais Demetry… il en va de la santé de votre femme. Un mois seulement pour obtenir un héritier par la suite n’est qu’un faible sacrifice.
J’avais du mal à assimiler toutes les informations et je sentais que Mina y allait avec des pincettes pour m’annoncer ce qu’il se passait. Pire, je la soupçonnai de ne pas tout me dire pour mon bien. Je n’en fis cependant étrangement pas cas. Je ne retenais qu’une chose : par ma faute, Morgana allait mal. Si je pouvais être con, je tenais à ma femme et je me sentais responsable d’elle. La savoir mal par ma faute me permettait de modérer mes tempéraments. Je finis par secouer la tête positivement. Un mois. Si cela me permettait d’éviter de lui faire du mal, j’étais prêt à faire un tel sacrifice.
Je n’étais pas parfait mais je savais où il fallait enfin ouvrir les yeux et arrêter toute connerie avant de la perdre elle aussi. Voilà deux semaines que nous avions enterré ma mère et si un froid s’était installé entre moi et ma femme je n’en étais pas à être aussi froid avec elle. Je me souciais d’elle dans les pires situations contrairement à ce qu’on pourrait imaginer. Certes, il était un peu tard pour se réveiller mais ne valait-il pas mieux tard que jamais ? Combien de jours, depuis l’enterrement de ma mère, à n’agir plus que comme des étrangers ? Combien de nuits à ne plus dormir ensemble ? Combien de moment froid où elle m’aidait à mettre ma cravate sans aucune attention particulière ? Je ne l’avais pas harceler une seule fois sur cette potentielle grossesse mais mon regard devait surement en dire long sur mes déceptions. Avais-je ce même regard aujourd’hui ? Surtout quand je comprenais qu’elle n’avait pas perdu connaissance sur son lieu de travail mais bien dans un local qu’elle devait chercher pour appliquer mes demandes…
« Puis-je voir ma femme ?
- Elle a besoin de repos… » la protégeait-elle.
J’étais assez surpris. Si je n’avais aucun mauvais contact avec les Lestranges, je savais que ma femme et Mina avaient quelques animosités. Il était alors étrange de voir Mina ainsi vouloir m’écarter indirectement de ma femme. Je comprenais à quel point la situation était grave et que Mina ne pouvait se permettre de me voir aggraver la situation encore. Pourquoi de telles actions ? Je ne pouvais le dire…
« Je souhaite juste m’assurer qu’elle aille bien. J’ai besoin de la voir… » insistai-je.
Mina hésita avant de me délivrer le numéro de la chambre. Je la remerciai avant de la quitter pour aller en direction de ma femme. Une fois devant la porte, j’entrai. Elle était tournée, le visage à l’opposé de la porte, comme fixant l’extérieur de la fenêtre. A mon entrée, elle se tourna un instant avant de se retourner de nouveau. Je ne tins compte de sa réaction, m’approchant simplement…
« J’ai appris ce qu’il était arrivé… » dis-je gêné.
Je fis alors le tour du lit pour être face à elle. Elle me tourna le dos en se tournant de l’autre côté. Le message était clair, elle ne voulait pas me voir. Je comprenais mieux les ressentis de Mina. Je prenais sur moi.
« Pardonne-moi… » lui demandai-je.
Je savais que ça ne suffirait pas mais venant de moi c’était un premier pas, certes un peu tard mais présent.
« Mina m’a informé de ton état. Comment te sens-tu ? »
Morgana maintenait cependant un silence de plomb. Je respirai longuement pour ne pas m’énerver de ce manque de réaction. Je savais que ça ne serait pas aider Morgana. Je pris alors sur moi en lui parlant à son dos.
« Morgana… tentai-je mais elle ne réagit toujours pas. J’ai merdé. »
Ça… Ce n’était pas une surprise.
« Nous commencions à trouver un rythme correct ensemble et ma mère a choisi de partir comme assurée qu’aujourd’hui, je pouvais enfin évoluer. Je me suis cependant très rapidement senti démuni sans elle et je m’en suis pris à tort à toi… ça n’excuse pas mes actes ou mes paroles passés mais… Je n’aurais jamais dû être aussi… demandeur. Je sais que tu fais ton possible. Et je ne veux pas te perdre… » dis-je la voix touchée.
Démuni face à la situation, je ne savais que faire. Je ne savais même plus comment réagir. J’aimais cette femme. Je le savais. Je ne le montrai jamais mais l’idée de la perdre elle aussi créé une boule au fond de ma gorge. Je ne pouvais pas la voir partir elle aussi. Je ne pourrai le supporter. J’aimerai alors tellement pouvoir être l’homme idéal, savoir comment me comporter suivant ses besoins mais je n’étais pas comme ça. J’aimerai m’améliorer mais je ne savais pas comment faire…
« Oublie cette histoire d’héritier. Si cela vient à risquer ta vie, je n’en vois pas la peine. Mon grand-père peut bien se carrer où je pense ses attentes. Il attendra. Morgana… Je ne veux que toi… » lui parlai-je à son dos.
La situation n’était pas évidente. Je baissai alors un instant le regard avant de me retourner. Je ne savais pas quoi faire de plus. J’avais même la sensation de ne pas être à ma place. J’avais dépassé les bornes et je ne méritai que ce qu’il m’arrivait. Je finis par me dire que la laisser tranquille serait peut-être le mieux. Je reculai alors face à son manque de réaction avant de penser à peut-être, simplement, la laisser respirer et partir.
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Mer 27 Avr - 20:31
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Demetry ✧ Morgana


Allongée sur ce lit, j’entendais ses paroles sans prendre la peine de me retourner. Cela était peut-être méchant de ma part, mais après ce que je venais de vivre, et je ne parlais pas que de mon accident, j’avais une certaine rancune qui persistait toujours dans mon cœur. Depuis la mort de sa mère, notre vie n’avait plus ressemblait à rien, et cela, à cause de ses exigences. Du moment où je l’avais quitté après l’enterrement, j’étais rentrée que tard le soir, pour ensuite allait faire chambre à part. Il n’avait rien dit, il ne dit rien pendant quinze jours, mais son regard en disait long pour lui. Il était plein de reproche de jour en jour des suites du faites que je n’étais pas enceinte. Alors, sans rien dire, j’avais continué à boire encore et encore cette potion. Au bout d’une dizaine de jours, je me mis à vomir le matin, pour finir par cracher un peu de sang. J’airai surement dû en parler, mais je n’en fis rien, ne voulant rien dire et préférant faire comme si de rien n’était. J’avais été élevée comme cela de toute façon. « Soit belle et tais-toi »… Combien de fois mon père avait-il eu ces paroles ? Pourtant, lors du mariage, j’avais un instant cru que ce serait différent avec Demetry mais j’avais dû me tromper. De là, j’avais tenté de répondre à ses exigence, mais mon orgueil avait fait que je n’en avais touché aucun mot.

Je le croyais quand il me disais être désolé, je l’entendais quand il m’en expliquait les raisons, mais pourrais-je lui dire que je lui pardonnais ? Je n’en avais pas la force pour le moment. Je gardais à l’esprit ses paroles me tournant en bien meuble. Je comprenais ce qu’il m’expliquait, mais il avait raison, cela ne l’excusait pas. Le mot demandeur ne correspondait d’ailleurs pas vraiment… mais quel était le pire ? Qu’il est exigé ? Ou que j’ai fait ce qu’il demander sans rien lui dire ?

La dernière fois qu’il prit la parole, je fermais les yeux un instant. Il m’était difficile de lutter face à ses mots et mes sentiments contradictoire. Je savais que ça lui coutait de dire qu’il n’en avait rien à faire des demandes de son grand père si cela voulait dire me mettre en danger. Le chef de la famille Woolf n’était après tout pas réputé pour être facile. Je le sentis ensuite s’éloignant, devant respecter mon silence. Qu’est-ce qui me prit alors ? Allez savoir…

« J’aimerai que tu viennes avec moi pour voir ce que j’ai trouvé… »

Ma voix était un peu faible, mais il avait pu l’entendre. C’était assez en tout cas j’espérai pour l’empêcher de franchir la porte. Encore une fois, ce n’était pas un « je te pardonne », mais c’était un bon début non ? Après cela, ma voix n’était en rien chaleureuse, mais je ne pouvais pas tout faire non plus. Lentement, je me retournais pour poser on regard sur lui. Je pouvais lire son inquiétude sur son visage. Pourtant, il avait dû être rassuré par Mina. Certes, il n’avait pas toute la vérité, mais ce n’était pas plus mal selon elle. J’avais été bien surprise qu’elle devienne une alliée dans cette histoire, mais je n’avais pas était contre non plus. C’était un peu comme une revanche personnelle alliée à un répit mérité.

« J’ai beau avoir des idées, je ne suis pas sûre de toujours bien décider, et j’aimerai ton opinion sur le lieu où j’étais… »

Ma vois n’était pas des plus emballées, mais c’était mieux que rien. La rancune était présente, mais le dialogue n’était pas fermé. Par contre, là où je n’étais pas logique, c’était que je ne cessais pas mon rôle, continuant de répondre à sa demande, ou pour être plus précise, une de ses demandes.

« Enfin, c’est si tu as le temps bien sûr… je ne voudrais pas te déranger. Là n’est pas mon rôle après tout… »

D’accord, la fin de ma phrase était méchante…

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Ven 29 Avr - 16:05
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Espoir ?


Alors qu’elle semblait m’opposer un silence de plomb, je finis par me dire qu’il serait peut-être mieux de la laisser un peu seule. Je ne retenais alors qu’une chose : veiller à ce que ça ne recommence pas. Je ne supportai pas l’idée de savoir ma femme à l’hôpital. Est-ce simplement de l’inquiétude ou une question de réputation ? Surement un peu des deux puisqu’en vérité je m’inquiétais pour elle mais je ne voulais pas non plus que l’on comprenne qu’il y avait un souci entre nous. Nous étions déjà assez la cible de regard à cause de son passé et de mon handicap, ce n’était pas non plus pour montrer à tous à quel point je ne savais pas gérer une femme. Il en allait de ma fierté personnelle dans un monde où règne le « m’as-tu vu ». Ainsi donc je prenais la direction de la porte quand elle parla pour la première fois. Ce qu’elle dit ? Elle me demanda simplement si je pouvais me libérer pour qu’elle me montre une chose dont je n’avais conscience. Honnête, sur l’instant, alors que je me retournai, je ne sus vraiment pas de quoi elle parlait. Pouvait-elle me la refaire ? Des idées ? Une décision à prendre ? Mon opinion ? Sur un lieu ? Euuuuuh ……. Oui je veux bien à la condition qu’elle éclaire un peu ma lanterne parce que là, elle était baignée d’eau, si ce n’est complètement noyé pour pouvoir véritablement s’allumer… Du temps ? Ne pas me déranger ? Pas son rôle ? Oui oui je le conçois je l’entends mais… de quoi elle parle ???
« Loin de moi l’idée de refuser de t’apporter ma propre opinion mais au risque, et je ne l’espère pas, de te vexer… J’ai du mal à comprendre où tu veux en venir. Une question de temps, pour toi, j’en ai et j’en aurai toujours. Je l’avoue parfois être sec et difficile mais je ne suis pas totalement fermé. Seulement reste une question qui me chiffonne terriblement : De quoi parles-tu ? »
Non pas que je veuille jouer volontairement les imbéciles mais enfin pouvait-elle apporter quelques précisions parce qu’un lieu : D’accord mais quel lieu et pour quoi faire ? Que cherchait-elle au juste ? Pourquoi aurait-elle besoin d’un lieu ? Souhaitait-elle partir ? Ou voulait-elle une retraite pour sa future grossesse ? Ou alors… Par Merlin ! Je crois avoir compris !
« Un lieu pour… ton travail ? » dis-je avec espoir.
Oui pour une fois je n’étais pas trop à côté de la plaque. Il m’arrivait de ne pas être bête et j’étais capable d’intelligence ne l’oubliait pas. J’étais juste dépassé par les relations sociales. Je lui dis alors :
« Oui… Cela ne me dérange nullement ! »
J’en étais même heureux de participer à une telle chose et cela devait se lire sur mon visage.
« J’ai pris ma journée aujourd’hui mais je crois avoir compris que tu ne sortirais pas pour le moment donc je te propose, si Madame ma femme le veut et l’accepte, qu’à ta sortie, tu me montres tout cela ? Tu n’as qu’à me donner les coordonnées et je m’occupe de la visite. Cela te conviendrait-il ? »
Moi en tout cas, je n’allais pas m’y opposer. En effet, les choses tournant dans mon sens, j’en devenais même agréable, prévenant et souriant.
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Ven 29 Avr - 18:31
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Demetry ✧ Morgana


Pourquoi n’étais-je pas capable de douceur avec lui ? Ce n’était pas que je ne le voulais pas, mais ce qui s’était passé ses derniers jours n’était pas fait pour m’aider. Il m’avait blessée avec ses demandes à répétitions, à moins que ce ne fut un simple retour à la réalité, une dure réalité. J’avais sans doute était folle de croire en des sentiments, d’écouter les miens. J’étais sa femme, une épouse de sang pur, et mon rôle ne devait concerner que ce point. Alors pourquoi lui demander son avis ? Peut-être pour lui signifier, d’une certaine façon, que je m’étais pliée, qu’il avait eu ce qu’il voulait. Pourtant, je ne m’attendais pas à une chose : qu’il ne comprenne pas où je voulais en venir. Il n’avait apparemment pas conscience de quoi je voulais parler, et une idée malsaine me traversa l’esprit. Je pourrai lui dire que je me cherchais un appartement pour vivre séparément de lui. Cela ne m’empêcherait pas de remplir ma fonction. J’aurai juste à tomber enceinte et du reste, je ferais ma vie sans déranger la sienne. Était-ce la vérité ? Non… Malgré ma douleur, je ne me voyais pas vivre ailleurs que dans notre maison. Il m’était déjà bien assez pénible de faire chambre à part. Il pouvait aller crever pour que je l’admette, mais j’en souffrais. J’vais juste mon orgueil et l’envie de ne pas tout céder comme on céderait les caprices d’un enfant.

Je n’eus cependant le temps de ne rien faire et de ne rien dire qu’il réussit à comprendre par lui-même avec une fausse question. Oui, j’avais été visité un lieu pour mon travail, ou futur travail pour être exacte. Rien n’était encore fait, alors il ne fallait pas qu’il compte sur une prise de fonction dès le lendemain. Je l’avais prévenu que ces choses prendraient du temps, mais j’avais fini par accepter, au point d’en mettre en péril ma santé. Tout pour lui plaire… Est-ce que cela annonçait d’autre désagrément ? Seul le temps allait nous le dire. « Oui… Cela ne me dérange nullement ! » Au moins, pour une fois, il faisait preuve de joie. Rien de bien surprenant… C’était un homme qui avait vu une de ses requêtes acceptée en quelques sortes, et donc il était tout aussi joyeux qu’un chien qui remuerait la queue. Je sais, ce n’était pas gentil de penser cela.

Je me retournai par la suite dans le lit non sans douleur afin de pouvoir le regarder. Dans ma chute, j’avais eu la bonne idée de me prendre une marche dans les côtes... Mais ce n’était que quelques bleus heureusement, rien de casé. Je pus lire de la joie dans l’expression de ses traits. Il était rare de le voir aussi heureux, cela en serait presque vexant… « J’ai pris ma journée aujourd’hui mais je crois avoir compris que tu ne sortirais pas pour le moment donc je te propose, si Madame ma femme le veut et l’accepte, qu’à ta sortie, tu me montres tout cela ? Tu n’as qu’à me donner les coordonnées et je m’occupe de la visite. Cela te conviendrait-il ? » J’hochais la tête en toute réponse. De toute façon, je me voyais mal aller prévenir le notaire pour le moment par moi-même. Il allait falloir que je lui note donc le contact sur un bout de papier… que je n’avais pas. Et j’avais également soif… pour un verre d’eau à l’autre bout de la pièce et… minute… Il avait dit qu’il avait pris sa journée ? Je me mis à froncer des sourcils, surprises par ce point plus que par sa joie.

Il fallait cependant que je vois chaque chose en leur temps. « J’ai soif… pourrais-tu me donner un verre d’eau s’il te plait ? Je te noterais ensuite les coordonnées sur un papier si tu en as un… » La contre-potion qu’on m’avait donné était aussi infecte que celle que j’avais pris et qui m’avait envoyé ici. Je gardais un gout pâteux dans la bouche qui n’était vraiment pas désagréable, comme si j’avais vomi tout le contenu de mon estomac. Une question me passa alors par l’esprit et je ne pus la retenir de franchir mes lèvres. « Que comptes-tu faire vu que tu as pris ta journée ? » Ce n’était après tout pas une chose qui lui ressemblait, et je ne croyais vraiment pas en le fait qu’il est fait ça pour rester avec moi dans cette chambre blanche et aseptisée. Je n’étais de toute façon que sa femme et je ne lui apporterai rien ici…

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Sam 30 Avr - 15:13
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Quand il me prend le désir d'être prévenant...


Satisfait de ses initiatives, j’étais prêt à m’investir pour visiter ce bien et lui donner mon avis. J’étais même prêt à signer les papiers nécessaires pour les fonds. Honnêtement, je n’attendais qu’une seule chose : ne plus la voir sous les projecteurs. Je voulais qu’elle évolue. Le reste m’importait peu. Si elle voulait faire de la photographie ou ouvrir sa propre boîte, cela m’importait peu. J’avais simplement du mal à imaginer ma femme sous les projecteurs de cette façon, mise en avant. Je n’étais pas un homme qui aimait s’afficher et j’en attendais malheureusement de même de ma femme et de mes enfants.
« J’ai soif… pourrais-tu me donner un verre d’eau s’il te plait ? Je te noterais ensuite les coordonnées sur un papier si tu en as un… » me demanda-t-elle.
Je regardai alors autour de moi pour exhausser son souhait. Je trouvai rapidement un petit lavabo avec des gobelets. Je les pris donc pour mettre de l’eau dedans et lui tendre par la suite avant de me permettre de m’asseoir à ses côtés sur le lit.
« Que comptes-tu faire vu que tu as pris ta journée ? me questionna-t-elle surement par curiosité.
- ça me semble logique… précisai-je. Je vais rester à tes côtés. Sauf si tu désires que je sorte de cette pièce… Je n’ai pas pris ma journée pour flâner mais parce que je me soucie de ta santé aussi étrange cela semble apparemment être… » rajoutai-je.
Elle avait l’air surprise de ma présence à ses côtés. Certes, j’avais été difficile ces derniers temps mais je tenais à elle et elle semblait ne pas y croire ou du moins l’oublier. Je posai alors ma main sur celle qui ne tenait pas le gobelet.
« Tu es ma femme certes mais je suis présent dans un soucis de ta personne. Si je n’avais aucune affection pour toi, j’aurai chargé ma secrétaire de savoir ce qu’il en était. Je préfère reporter des dossiers importants et te savoir en sécurité moi-même. Je reste donc avec toi la journée, jusqu’à la fin des visites, à moins que tu ne te lasses de ton époux ou que les médicomages me renvoient. » lui précisai-je.
Elle était peut-être ma femme mais je m’étais mariée avec elle, aussi étrangement que cela puisse être, plus par affection que devoir. Je m’étais attaché à elle. Oui, certes, de toute façon, avec ou sans sentiments, je me serais marié avec elle mais j’avais développé un attachement envers cette femme que je ne pouvais malheureusement pas expliquer. C’était tout simplement au-dessus de mes compétences. Comment moi, j’avais pu m’attacher à une femme comme Morgana ? Allez savoir mais ça c’était fait et même si parfois j’étais autoritaire ou simplement con, je l’étais surtout parce que je tenais à elle et que malheureusement, j’attendais donc d’elle bien plus qu’une simple femme que je n’aurai pas aimé…
« Aurais-tu besoin d’autre chose ? Encore un peu d’eau ? Je pense qu’au vue de ton état, la moindre des choses que je puisse faire est de m’occuper un peu de toi… » dis-je avec un sourire en coin.
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Dim 1 Mai - 11:33
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J’attendais la réponse à sa question en étant pour ainsi dire convaincue des mots qui allaient sortir de ses lèvres. Pour moi, en vue de ce qui c’était passé ses derniers jours, je le voyais très mal rester là comme ça juste pour prendre soin de moi. Après, je n’arrivais pas à lui en vouloir non plus. C’était peut-être le comble… Silencieuse, j’attendis donc qu’il me confirme mes pensées.« Ca me semble logique. Je vais rester à tes côtés. Sauf si tu désires que je sorte de cette pièce… Je n’ai pas pris ma journée pour flâner mais parce que je me soucie de ta santé aussi étrange cela semble apparemment être… » Ce point, je ne m’y étais pas attendu. Cela sonna comme un reproche dans sa voix, mais pourtant, il devait bien avouer que j’avais de quoi penser de telles choses non ? Je restais ainsi, sur le coup, silencieuse, buvant doucement l’eau qu’il m’avait apporté. Je ne savais plus sur quel pied danser avec lui. Il avait souffert de la perte de sa mère ? Eh bien moi aussi ! De plus, depuis mon malaise… J’étais pour le moins assez fatiguée et je n’arrivais pas à y voir clair à chaque fois. Pouvait-il m’en vouloir ? il m’agaçait… Allais-je lui dire de partir et de me laisser seule ? Une part de moi le désirait, juste pour ne pas souffrir encore plus après. Sa main qui se posa sur la mienne pourtant vint à me faire douter de mes dernières pensées.

« Tu es ma femme certes mais je suis présent dans un soucis de ta personne. Si je n’avais aucune affection pour toi, j’aurais chargé ma secrétaire de savoir ce qu’il en était. Je préfère reporter des dossiers importants et te savoir en sécurité moi-même. Je reste donc avec toi la journée, jusqu’à la fin des visites, à moins que tu ne te lasses de ton époux ou que les médicomages me renvoient. » Jusqu’à la fin des visites… Cela voulait dire qu’il allait me laisser seul ici pour toute la nuit. Je fronçais des sourcils, n’aimant pas cette idée. Je voulus même me redresser légèrement, mais ce fut sur le coup une peine perdue. J’avais vraiment trop pris de cette potion et je n’en gardais pour le coup aucune force. La faute aurait dû m’en revenir d’un bout à l’autre, mais je l’avais fait pour plaire à Demetry, et Mina avait donc souligner le fait qu’il y était pour beaucoup, presque pour principal responsable. J’avais été surprise de voir en elle une alliée, mais elle n’avait pas eu tort pour le coup. Il m’avait faite plier et ainsi, j’avais mis ma santé en danger, sans parler du fait d’avoir un enfant.« Aurais-tu besoin d’autre chose ? Encore un peu d’eau ? Je pense qu’au vue de ton état, la moindre des choses que je puisse faire est de m’occuper un peu de toi… »

Mon regard vint se poser sur le sien, et je ne retirais pas ma main de la sienne. Si j’avais besoin de quelques choses… « Je veux rentrer à la maison… je veux être chez nous… » Venais-je de formuler une requête impossible ? En vue de sa tête, je connaissais la réponse, ce qui m’énerva et me fit retirer ma main de la sienne. « Je déteste cet endroit, je déteste les hôpitaux et je ne veux pas rester coincée entre ces quatre murs blancs. J’ai besoin de sortir et de respirer et le pire, c’est que je n’ai même pas la force de me lever toute seule ! je tourne en rond ici Demetry et je serais bien mieux dans notre salon, allongée de la même façon, à réfléchir à mon entreprise tout en me reposant. » Enfin, pour qu’il comprenne cela… c’était comme lui demander de comprendre qu’en fait, je ne voulais pas rester seule ce soir…

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Dim 1 Mai - 12:18
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Est-ce possible ? je l'ignore...


Alors même que je comptais m’occuper d’elle toute la journée, je ne réfléchissais pas aux conséquences de mes actes pour mon travail. Ce n’était de toute façon pas une journée qui allait réellement me porter préjudice. Aucun mangemort n’était en jugement pour le moment donc la question ne se posait pas. Posé donc sur le lit, à ses côtés, elle devenait le centre de mon attention. L’accepterait-elle cependant ? A mes mots, elle formula ses propres attentes :
« Je veux rentrer à la maison… je veux être chez nous… » me demanda-t-elle.
A cela, je lui affichai un air dur. Je pouvais accepter bien des choses mais elle resterait à l’hôpital jusqu’à ce que le médicomage, soit Mina, ait décidé qu’il était temps pour elle de sortir. Je ne changerai pas d’avis. Sa santé était en jeu et je me savais rassurer de la savoir ici. Est-ce que mon regard suffit à lui faire comprendre que je ne changerais pas d’avis ? Apparemment oui quand elle retira sa main un peu brutalement. Je ne saurais dire si elle était simplement en colère ou si elle m’en voulait. Tout ce que je savais c’était que ce geste devait être potentiellement négatif. Elle me confia alors ses ressentis :
« Je déteste cet endroit, je déteste les hôpitaux et je ne veux pas rester coincée entre ces quatre murs blancs. J’ai besoin de sortir et de respirer et le pire, c’est que je n’ai même pas la force de me lever toute seule ! Je tourne en rond ici Demetry et je serais bien mieux dans notre salon, allongée de la même façon, à réfléchir à mon entreprise tout en me reposant. » tenta-t-elle.
Je dus alors revêtir une apparence plus dure et distante pour lui faire comprendre qu’il était hors de question que je déroge aux demandes du médicomage.
« Je suis navré Morgana mais tu resteras ici le temps que Mina Lestrange le décide… Je peux très bien lui demander s’il est nécessaire que tu restes ici mais je ne mettrai pas ta vie en danger. Je suis responsable de cette situation et je souhaite le meilleur pour toi, même si la situation ne te convient pas. » lui précisai-je.
J’étais prêt à faire l‘effort de demander à Mina combien de temps Morgana devra rester à l’hôpital mais je ne chercherai pas à la faire sortir plus tôt si on décidait qu’elle devait rester ici pour plus de sécurité. Le comprendrait-elle ? Je cherchai alors dans ma veste mon calepin et ma plume portable. Une fois les deux trouvés, je les tendais à Morgana :
« Je te laisse me donner les coordonnées pour ton local ? » lui proposai-je alors coupant court à toute négociation ou protestation.
Je ne voulais pas subir une contestation. Je n’étais pas le genre à les accepter. Je choisissais, elle obéissait. Cela ne m’empêchait pas d’être prévenant en lui disant tout de même :
« Je te laisse noter tout cela et je vais aller voir ton médicomage. Mais ! insistai-je. Je ne te promets rien. »
Je tenais à ce qu’elle soit consciente que si Mina avait décidé qu’elle devrait rester ici, elle restera. J’attendais alors les coordonnées et son avis avant de quérir Mina pour la demande de Morgana.
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Dim 1 Mai - 13:45
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and complicate things one more time
Demetry ✧ Morgana


Ma demande allait-elle être acceptée aussi facilement ? Je n’étais pas folle au point de penser que tout serait aussi facile. Si Mina Lestrange avait dit à Demetry que je devais rester ici jusqu’au lendemain, il allait se contenter surement d’écouter ce qu’elle lui avait dit. Mais pouvait-il m’écouter moi ? A mon sens, la surveillance qu’on voulait m’imposer était uniquement dans le cas où j’étais seule. Le problème pouvait facilement se réglait avec la présence de Demetry à mes côtés, voir même d’un simple elfe de maison. A mes yeux, il serait en tout cas beaucoup plus efficace de me trouver dans mon salon que dans ce lit ignoble et inconfortable. Ma bonne santé dépendait après tout de mon bien être, hors, je ne me sentais pas du tout bien ici.« Je suis navré Morgana mais tu resteras ici le temps que Mina Lestrange le décide… Je peux très bien lui demander s’il est nécessaire que tu restes ici mais je ne mettrai pas ta vie en danger. Je suis responsable de cette situation et je souhaite le meilleur pour toi, même si la situation ne te convient pas. » Comment je pris sa réponse ? très mal ! on voulait que je sois calme et que je me reposes ? Et bien c’était mal parti pour le moment. Je ne voulais pas rester ici, je ne m’y sentais pas bien, était-ce dure à comprendre ? Il voulait le meilleure pour moi ? Et bien que pour une fois il arrête, lui et les autres d’ailleurs, de décider pour ma personne ! Que ce mode de réflexion ne plaise pas à Demetry ? Il aurait dû y penser avant de me demander de créer ma propre entreprise. J’allais devenir patron, et non plus recevoir des ordres.

Ce dernier en tout cas finit par se lever pour aller vers sa veste. De là, je le vis sortir un calepin et une plume portable qu’il m’apporta.« Je te laisse me donner les coordonnées pour ton local ? » j’hochais simplement la tête, prenant ce qu’il me tendait sans pour autant commencé. Lui il avait intérêt à aller voir Lestrange et me faire sortir d’ici, ou je passais toute seule par la fenêtre ! le regard qu’il me lança alors fut plein de sous-entendu. Il n’était pas question que je conteste ses choix ? il allait être déçu s’il pensait que j’allais accepter tout comme une gentille fille. A accepter les demandes des autres, je m’étais retrouvée là après tout. « Je te laisse noter tout cela et je vais aller voir ton médicomage. Mais ! Je ne te promets rien. » « D’accord… »

Je le laissais ainsi partir pour noter l’adresse et le contact sur son calepin. Puis ? Qui a dit que je n’étais pas têtue ? Je me redressais péniblement dans l’idée de me lever et aller dans la salle de bain. Je détestais la chemise d’hôpital qu’il m’avait mis et j’avais bien en tête de me rhabiller. Cependant, je réalisais bien vite la faiblesse de mon corps, juste pour me rendre aux toilettes. Il était pourtant hors de question qu’on me file un pot de chambre ! Respirant calmement, je fis bien attention au moindre de mes pas pour réussir à aller où je voulais. Puis, une fois choses faites en toute intimité, je pris un gant de toilette pour essayer de me laver. Ce fut à ce moment que Demetry dut rentrer à nouveau, gueulant en ne me voyant pas dans le lit. « je suis dans la salle de bain !» Il ne tarda bien entendu pas à arriver, me fusillant du regard. « J’ai le droit de me faire un brin de toilette quand même ! Et je refuse de garder cette blouse ridicule ! » La bataille n’était donc pas finie…« Qu’est-ce qu’à dit Mina ? » finis-je par demander tout en continuant ce que je faisais, me tenant au lavabo.

© Starseed

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Dim 1 Mai - 16:01
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Tension et violence


Une fois avoir obtenu son accord, je quittai la pièce pour aller vers le secrétariat et demander où était ma collègue mangemorte. Celle-ci n’avait apparemment que peu de patients suite à son accident et une reprise qui se voulait plus douce. Il n’était donc pas difficile de m’indiquer les directions. Je partis donc simplement à sa rechercher, demandant une ou deux fois où puis-je trouver le médicomage Lestrange. Certains firent d’étranges têtes avant de se rappeler que Mina avait changé de nom depuis peu. Ils m’indiquèrent alors la voie à suivre. Je finis par tomber sur elle. Quand elle me vit, elle me fit signe de la suivre. Elle me fit entrer dans une chambre non occupée. Là, elle referma la porte après avoir allumé la lumière. Elle me questionna alors par le regard.
« Je sais qu’elle doit rester jusqu’à demain mais…
- Il n’y a aucun mais possible. Morgana est faible et nous devons la garder sous surveillance au cas où. De plus, je pense que l’écarter un peu de son environnement ne lui fera pas de mal… insinua-t-elle.
- Que dois-je comprendre ? m’assombris-je.
- Tu sais très bien. Morgana n’est pas un objet. » me dit-elle sévèrement.
A ses mots je fis un pas brusquement par réflexe mais elle recula avant de tendre sa baguette.
« Ne me prend pas pour une novice Woolf. Je suis peut-être encore sonnée de mon accident mais je peux t’envoyer en enfer si je le désire et je ne parle pas de mort. Ne me tente pas… » s’assombrit-elle.
Je levai alors les mains en signe de paix même si je n’étais pas à ce point facile à menacer. Je n’oublirai pas facilement ce qu’elle venait de faire. A mon levé de main, elle baissa sa baguette en la gardant pourtant dans la main. Elle me dit alors d’un ton qui ne permettait aucune discussion :
« Morgana reste à Sainte Mangouste et ce pour trois jours. La prochaine fois, tu réfléchiras avant d’oser me menacer. Maintenant tu permets, mais j’ai un travail et autre chose à faire que gérer des sous-fifres de ton acabit. » dit-elle en faisant l’erreur de me tourner le dos.
Je n’eus aucun mal à la soulever contre le mur juste derrière elle par la gorge avant de lui dire clairement dans le regard :
« N’oublie pas à qui tu as à faire. Ton époux te laisse peut-être des droits mais tu restes une femme, même protégée de Bellatrix. Je pourrais t’envoyer à Azkaban sans aucun soucis et ce en me dédouanant auprès du Lord. »
Je relâchai alors la pression avant de claquer la porte violemment. De là, j’allai au secrétariat pour dire d’un ton menaçant :
« Je souhaite que ma femme change de médicomage et sorte dès ce soir après dernière analyse. »
Si la secrétaire eut du mal à vouloir simplement obéir, à mon ton menaçant, elle interpella un médicomage qui passait avant de lui expliquer la situation. Le médicomage en question demanda le dossier avant de regarder. Il me proposa alors de passer rapidement tout en me certifiant qu’une nuit d’observation serait plus sûr. Il assura cependant passer dès qu’il pourrait pour voir si Morgana pouvait sortir avant. J’entrai donc dans la chambre de Morgana sur les nerfs. Quand je ne la vis pas dans son lit, mon sang ne fit qu’un tour et je ne pus m’empêcher de pester à voix haute.
« Je suis dans la salle de bain ! dit-elle alors que je la rejoignis sans prendre de gang. J’ai le droit de me faire un brin de toilette quand même ! Et je refuse de garder cette blouse ridicule ! dit-elle alors que je la fusillai du regard. Qu’est-ce qu’à dit Mina ? me demanda-t-elle alors.
- Trois jours de repos à l’hôpital. Jusqu’à ce que je l’étrangle de peu et que je demande à un autre médicomage de ne pas faire cette erreur. » dis-je d’un ton dangereux.
Je la laissai alors prendre sa toilette non sans veiller qu’elle puisse tenir debout ou ne pas se faire mal. J’étais brusque mais pas violent envers elle particulièrement. Elle s’était rhabillée avant que je ne l’aide à se poser de nouveau au lit. Là, l’autre médicomage entra, surpris de voir Morgana déjà habillé. Il devait sentir que ni l’un ni l’autre ne cèderait. Il fit alors quelques tests sur Morgana avant de nous dire très sérieusement :
« Partir n’est pas prudent mais nous ne pouvons vous retenir de force. Donc veuillez signer ce document qui décharge l’hôpital de toute responsabilité et n’hésitez pas à revenir cette nuit si ça ne se passe pas bien. »
Je signai sans attendre. Je me tournai alors vers Morgana pour lui tendre la main et l’aider à marcher. Est-ce de l’inconscience ? Je n’avais pas supporté le ton de Lestrange et je préférai encore laisser ma femme se reposer à la maison que la laisser ici. Ce n’était pas intelligent ? Qu’importait, ma fierté ne pouvait très franchement s’écraser et Morgana ne dut peut-être pas vraiment chercher à comprendre le revirement de situation malgré le regard noir de Mina qui pressentait que cette discussion n’était pas terminée et que j’allais le payer cher un jour… Je n’attendais qu’une chose : rentrer.
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