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I could fly

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Mer 27 Avr - 20:52
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Rééducation


Assise sur le lit, je tendais le bras à l’infirmière. Je pouvais bouger mes bras avec plus de facilité depuis deux jours. Je n’étais cependant pas encore à l’aise avec tous les gestes du quotidien. Elle me fit faire quelques exercices d’abord pour savoir si je pouvais les bouger aisément avant de décider de de me donner des objets de différents poids pour tester ma force et mes capacités à les soulever. Je semblais récupérer assez rapidement au niveau des bras. Je n’avais pourtant pas encore quitté ce lit sans l’aide de quelqu’un. Ce n’était pas une situation agréable. Pour aller au toilette, Arcturus était obligé de me porter et croyez-moi, je détestai cette situation incommodante. Lui ne semblait rien dire mais moi, je ne supportai peu à peu plus cette situation. J’avais besoin de sortir de ce lit. Alors quand l’infirmière m’annonça que les résultats étaient plus que positifs et qu’on allait enfin tester la réaction de mes jambes, je n’espérais qu’une seule chose : le même résultat pour commencer à marcher. Je dus tenter de lever la jambe gauche. Ce fut très difficile mais pas impossible. Cela me demandait cependant beaucoup d’efforts. Jambe après l’autre, je fis mon maximum pour en arriver enfin à ce que je voulais.
« On va essayer de se mettre debout ? »
Victoire ! Un sourire illumina mon visage alors qu’elle fit apparaitre de sa baguette deux barres autour de moi, créant une allée pour sortir du lit.
« En douceur est avec moi. » me demanda-t-elle.
Je me cramponnai alors sur une des barres pour descendre du lit et surtout me lever sur mes deux jambes. L’infirmière m’aidait à rester en équilibre par la magie. Une fois debout et les deux mains de chaque côté, je tenais. Enfin elle m’aidait aussi beaucoup, je ne sentais pas mon poids. Elle usait de magie pour éviter que je ne m’écroule à terre. Elle me demanda alors de tenter de faire un pas. Difficilement, je le fis mais je ne lâchais pas. La rééducation était lente mais assurée. Du moins je voulais m’en convaincre. Un pas… Deux pas… Trois pas. Je voulus alors essayer sans l’aide de la magie mais l’infirmière refusa catégoriquement. Elle avait conscience que je m’écroulerai sur le sol si elle faisait cela. Je soupirai avant de céder et de faire un quatrième pas.
« J’ai l’impression d’être une enfant… » dis-je agacée.
Le chat était avec nous, assis non loin de moi à me fixer en miaulant de temps en temps (ou devrais-je dire couinant) d’inquiétude quand je vacillai légèrement. Au septième pas, j’arrivai au bout des deux barres. L’infirmière me proposa alors de faire demi-tour mais je grimaçai.
« J’ai un cruel besoin de sortir de cette chambre…
- Il faut savoir être raisonnable.
- Je crois que vous ne comprenez pas bien. Je veux sortir de cette chambre, commençais-je à m’énerver.
- Il ne faut pas trop vous fatiguer. »
En quelle langue dois-je lui dire que si je ne sortais pas j’allais commettre un meurtre ? Je voulais vraiment sortir et j’insistai encore et encore si bien que l’infirmière soupira. Elle me tendit alors la main que je pris volontiers avant qu’elle nous fasse transplaner en bas. Me cramponnant à elle, elle reprit rapidement la magie pour me faire tenir sur mes deux jambes. Elle me signala au passage que ce n’était pas une bonne idée mais je refusai d’en entendre parler. Elle fit réapparaître les deux barres. Heureuse de pouvoir évoluer dans le salon, je fis alors un pas, puis un autre, encore un autre. Entre temps, le chat avait dévalé les étages pour nous rejoindre. C’est alors que la porte s’ouvrit et que je vis Arcturus entrer. Il dut être peut-être surpris de me voir debout dans le salon malgré les barres. Si moi, je lui fis alors un magnifique sourire, le chat lui cracha littéralement dessus quand il approcha. L’infirmière lui dit alors :
« Madame a insisté pour descendre malgré mes recommandations. »
Je la fusillai du regard de me dénoncer de cette façon auprès d’Arcturus qui n’approuverait peut-être pas en sachant l’avis médical de l’infirmière. Et un sort bien placé dans sa face, elle va voir de quoi je me mêle entre mon époux et moi ! J’assurai alors :
« Je vais bien et je tiens debout !
- Grâce à ma magie… Elle arrive à avancer de quelques pas mais il y a encore beaucoup à faire. »
Je soupirai avant de faire demi-tour sur moi-même comme je pouvais et d’avancer lentement vers le canapé. Une fois arrivée, je m’assis. L’infirmière en profita pour faire disparaître les barres et donner les dernières recommandations à Arcturus, soit : du repos. Elle nous laissa alors seule. Boule-de-neige monta sur mes genoux. Je le caressai alors tranquillement en assurant :
« Je vais bien… Elle me traite comme une enfant. » assurai-je.
Mais comment lui réagirait-il ?
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Mer 27 Avr - 22:25
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Depuis le réveil de Mina, j’étais légèrement plus serein, ne la sachant plus en danger. Pourtant je devais avouer m’en vouloir de la laisser si souvent seule, même si l’infirmière m’avait assuré que c’était une bonne chose pour sa rééducation que je sois absent. Je ne pouvais de toute manière pas me soustraire à mes obligations et je ne comptais pas le faire. C’est ainsi que profitant du sommeil de mon épouse, j’en avais profité pour lui voler un baiser avant de quitter notre manoir pour entamer une nouvelle journée de cours, qui serait suivie par un passage au ministère pour voir l’homme m’aidant dans mon ascension politique future ainsi que m’offrant sans le savoir une couverture pour transmettre des informations au ministère. La journée de cours fut d’une banalité déconcertante ou était-ce plutôt mon esprit divaguant constamment vers les inquiétudes sur l’avancée de la rééducation de ma femme qui me firent voir cette journée comme d’une banalité infernale à l’université magique.

Ma journée d’étudiant terminé, j’étais ainsi parti venir en aide à mon mentor en politique, au sein de son bureau au ministère. Il se contentait de me transmettre ce que lui considérait comme les bases essentielles de la vraie politique telle que les hommes doivent la faire et non telle qu’on l’enseigne. Tout cela pour dire que cet homme ne croit qu’en sa propre philosophie en matière de politique. Je n’ai choisi de m’approcher de lui que pour ses relations, qui semblent bien intéressantes. Des relations qui pourraient s’avérer très utiles pour moi afin d’atteindre mon but ultime, celui d’être Ministre de la Magie. Quand enfin je pus m’extraire à la présence de mon mentor, je me hâtais de me rendre au point de transplanage afin de pouvoir me rendre au plus vite à mon manoir et découvrir les possibles progrès de ma femme. Transplanant, j’arrivais à quelques rues de chez moi, le faisant volontairement pour prendre un peu d’air frais avant de rentrer chez moi.

J’avais pris la décision que Mina ne devait rien savoir de mon changement d’allégeance pour sa sécurité, mais également parce que je n’étais pas certains qu’elle apprécierait mes choix. Et puis, mes choix ne concernaient que moi et ceux que je voulais faire pour le bien de ma famille. Etant l’époux, je reste celui ayant le droit de faire ses propres choix sans concerter sa femme. Passant finalement la porte du manoir, je fus surpris de découvrir ma femme dans le salon avec son infirmière et son matériel de rééducation. Laissant de côté ma stupéfaction et mon envie de faire une remarque à ma femme sur le fait qu’elle devrait travailler dans sa chambre, je m’approchais. La sale bête cracha en ma direction alors que ma femme m’affichait un magnifique sourire. Bien qu’heureux de la voir sourire et debout en train de semble-t-il se remettre à marcher, je savais qu’elle avait dû n’en fait qu’à sa tête pour se trouver là. « Madame a insisté pour descendre malgré mes recommandations. » Me confirma l(infirmière.

Je ne loupais pas le regard de ma femme alors qu’un sourire ironique prenait place sur mon visage. J’avais bien prévenu l’infirmière que ma femme n’était pas du tout le genre de femme à écouter sans broncher les demandes et qu’elle était assez têtue pour obtenir ce qu’elle désirait lorsqu’elle le désirait. L’infirmière m’avait assuré qu’elle pourrait très bien gérer ma femme et son regard en cet instant admettait qu’elle avait sous-estimé Mina Lestrange. « Je vais bien et je tiens debout ! » Affirma ma femme comme pour nous convaincre qu’elle allait vraiment bien. « Grâce à ma magie… Elle arrive à avancer de quelques pas mais il y a encore beaucoup à faire. » M’affirma l’infirmière plus que parlant à ma femme. Je vis Mina effectuer un demi-tour. Elle finit par s’asseoir et l’infirmière me fit un résumé de la journée avant d’en revenir comme toujours au même mot d’ordre, le repos. Je hochais la tête et elle disparut, nous laissant seul Mina et moi. Seul si on omettait la sale bête ayant pris place sur les genoux de ma femme. « Je vais bien… Elle me traite comme une enfant. » Déclara ma femme et je ne sus si elle tentait de se rassurer elle-même, de rassurer la bête ou de me rassurer moi. En tout cas, je trouvais qu’il n’y avait rien de rassurant dans le fait qu’elle recommence déjà à faire sa mauvaise tête et vouloir que tout aille dans son sens.

Je pris place à ses côtés et en moins d’une minute, la sale bête avait une nouvelle fois plantée ses griffes dans la peau de ma main. C’est que l’inimitié entre la bestiole et moi n’allait jamais passer. Je glissais mon bras autour de la taille de ma femme, posant un baiser au coin de ses lèvres en guise de bonsoir. « Cette femme ne te traite pas telle une enfant, elle est là pour t’accompagner afin que tu retrouves justement toutes tes capacités de femme adulte et autonome au plus vite. » Mon ton avait été sec, je ne voulais pas forcément défendre l’infirmière, mais pour moi, ma femme avait tort sur cette partie des choses. Après tout, l’infirmière n’était que là pour l’aider et devait bien faire son travail de la manière la plus sûre possible pour ma femme. Je finis par tourner le visage de Mina vers le mien en tenant son menton avec douceur. « Tu vas faire ce qu’elle te demande de faire et sans rechigner. Il est hors de question que tu t’amuses tous les jours à lui demander de faire tes exercices ailleurs que dans ta chambre. » Finissant ma tirade sur le fait que je n’avais pas aimé la façon dont elle avait agi, je posais un baiser sur ses lèvres en lui accordant un très léger sourire. « Je l’avais cependant prévenue que les femmes Lestrange n’en font qu’à leur tête. Elle en a fait l’expérience. »

Pas que tout était pardonné pour autant, j’en voulais à ma femme de prendre des risques. En restant bien en haut dans sa chambre tant que l’infirmière le préconisait, elle ne risquait rien ou pas grand-chose. Seulement en demandant à changer de pièces, elle prenait des risques, notre manoir ayant son aménagement et en cas de chute, ce qui restait possible, elle pourrait se blesser plus ou moins gravement, ce que je ne voulais absolument pas. « Je ne veux pas te voir prendre de risque quelconque pour ta santé tant que tu n’as pas retrouvé tes forces. » Annonçais-je à ma femme alors que la sale bestiole me mordit le doigt, ce qui lui valut une tape sur le museau. Je savais que ce chat n’était pas content que je ne sois pas du même avis que sa maîtresse, mais je ne voulais que protéger ma femme et ce n’était pas un chat qui me dissuaderait de lui dire le fond de ma pensée. « Comment tu te sens aujourd’hui ? Tu as fait quoi comme rééducation aujourd’hui ? » M’enquis-je bien plus doux afin d’avoir un véritable échange avec ma femme sur la journée. Bien que je me doutais qu’il y avait de grandes chances que Mina ne soit pas d’accord avec moi en ce qui concernait l’infirmière et le fait de suivre ses recommandations.
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Sam 30 Avr - 7:35
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L’infirmière partie, je me retrouvai seule avec mon époux. Il me rejoint alors sur le canapé pour passer son bras autour de moi et m’embrasser sur le coin des lèvres. Bien évidemment, le chat ne se fit pas prier pour exprimer son mécontentement. De là, je réagis cependant en donnant une tape sur les pattes. Le chat fusilla Arcturus d’un regard noir avant de se lover contre mon ventre. Arcturus me confia alors la raison de l’infirmière de me brider pour le moment. Je savais pertinemment qu’elle avait raison mais je ne pouvais m’empêcher de ne pas supporter la situation. J’avais la sensation de tourner en rond et d’être inutile. En considérant la perte que j’avais subi – ce n’était pas parce que je ne l’évoquais pas que je n’y pensais pas – j’avais besoin de m’occuper et de me changer les idées pour ne pas sombrer dans la honte et le reproche de moi-même. Arcturus mit alors son grain de sel dans la situation pour me rappeler à l’ordre :
« Tu vas faire ce qu’elle te demande de faire et sans rechigner. Il est hors de question que tu t’amuses tous les jours à lui demander de faire tes exercices ailleurs que dans ta chambre. »
Il déposa cependant un léger baiser sur mes lèvres en m’accordant un sourire. C’est ça… souris-moi… Je le regardai désespérée et fatiguée. Oui il avait raison et oui j’allais écouter ! (pour une fois) mais enfin ce n’était pas une raison… enfin si mais j’avais beaucoup de mal à le cautionner… Comment lui expliquer que je ne supportai pas la situation et que je n’avais strictement aucune patience !!
« Je l’avais cependant prévenue que les femmes Lestrange n’en font qu’à leur tête. Elle en a fait l’expérience. »
A sa dernière remarque, j’eus un sourire en coin. En parlant de femme Lestrange… Je n’avais pas de nouvelles de Bellatrix. Je ne voulais pas m’en soucier, mais j’avouer y penser. Allait-elle bien ? M’en voulait-elle d’avoir perdu l’enfant ? La connaissant, elle serait capable de s’en réjouir. Je ne voulais pas trop y penser pour le moment. J’avais la sensation que depuis mon mariage avec son fils, elle s’éloignait de moi. A moins que cela soit le contraire ? J’étais moins présente auprès d’elle, moins sanguinaire, moins dangereuse, moi névrosée. Arcturus agissait sur moi comme un vaccin le ferait sur une maladie grave…
Alors que je pensais à Bellatrix, Arcturus me ramena un temps à la réalité en me confiant ses craintes de me voir prendre un quelconque risque pour ma santé. Certes, je n’avais pas toutes mes forces mais je ne risquais rien. J’en avais la conviction intime. A cette réflexion, Boule-de-neige, qui s’entendrait peut-être bien avec Bellatrix, mordit le doigt d’Arcturus qui lui donna une tape. C’était fou l’animosité qui régnait entre ses deux-là. En même temps, l’un comme l’autre n’aimait pas partager. Voilà que je me retrouvai avec deux mâles possessifs à la maison. Quelle vaine !
« Comment tu te sens aujourd’hui ? Tu as fait quoi comme rééducation aujourd’hui ?
- Je me sens fatiguée. Nous avons travaillé les bras. Ça commence sérieusement à revenir et nous sommes sur la rééducation des jambes qui pourraient être plus long. Selon l’infirmière, je vais cependant pouvoir marcher de moi-même, avec l’aide d’une canne, au bout d’une semaine ! La canne ne me sera plus d’utilité dans le mois. Je verrai alors si je peux reprendre du service à Sainte-Mangouste par la suite. » lui confiai-je.
Je ne tenais pas à rester ici sans rien faire. Pour moi, c’était tout bonnement impossible. Je posai alors ma tête sur son épaule en fermant les yeux.
« J’aime quand tu es près de moi… » lui dis-je en prenant sa main.
Certes Boule-de-neige vit cela d’un très mauvais œil mais jamais il ne s’attaquerait à moi, du moins j’en avais la certitude. Je vis simplement sa queue bouger dans tous les sens d’énervement de recevoir bien moins d’attention. Je le caressai de l’autre main pour le calmer.
« Et toi… Ta journée ? Comment s’est-elle passée ? lui demandai-je pour changer de sujet sans me douter de ce qu’était en train de manigancer mon époux dans mon dos.
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Sam 30 Avr - 9:31
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« Je me sens fatiguée. Nous avons travaillé les bras. Ça commence sérieusement à revenir et nous sommes sur la rééducation des jambes qui pourraient être plus long. Selon l’infirmière, je vais cependant pouvoir marcher de moi-même, avec l’aide d’une canne, au bout d’une semaine ! La canne ne me sera plus d’utilité dans le mois. Je verrai alors si je peux reprendre du service à Sainte-Mangouste par la suite. » M’annonça ma femme à la suite de mes paroles et je me retins de faire le moindre commentaire. Je n’aimais pas particulièrement l’idée qu’elle se voit déjà reprendre le travail si rapidement après sa convalescence. J’étais bien évidemment heureux que sa rééducation avance et semble possible rapidement, mais j’étais inquiet de la voir retourner au travail. J’avais peur qu’une fois de retour au travail, elle tente de reprendre tout aussi rapidement les missions pour le Lord. Je n’en montrais rien, mais je n’avais aucune envie de la voir reprendre en seulement un mois la vie qu’elle avait avant son accident.

Elle finit par poser sa tête sur mon épaule et je me mis à prier pour qu’elle prenne plus de temps pour se remettre au travail une fois sa rééducation terminée. « J’aime quand tu es près de moi… » Je me sentis mal à l’entente de ses mots. Je sentis sa main prendre la mienne, mais je me sentais vraiment coupable. Me reprochait-elle d’être trop absent ? Je ne savais pas trop et je culpabilisais déjà bien assez de mon manque de présence à ses côtés. Cependant, entre le Lord, le ministère, mes nouvelles manœuvres pour m’insérer dans la vie politique et mes cours, je n’avais vraiment que peu de temps à accorder à ma femme. Avant le réveil de Mina, c’était bien plus simple, elle ne pouvait pas me reprocher mon absence et tout ce temps passé à faire autre chose m’empêchait de penser trop à ma femme et à cet enfant que nous n’aurons jamais. Je me contentais de laisser mon pouce caresser la main de ma femme en regardant devant moi. « Et toi… Ta journée ? Comment s’est-elle passée ? » Me demanda Mina et je savais que par omission, j’allais lui mentir.

Je restais silencieux un moment, regardant ma femme en train de caresser la sale bête qui me lançait un regard qui montrait à quel point il appréciait de me voir aussi proche de Mina et de lui. Je ne pus m’empêcher de sourire un peu, c’est que la sale bête pouvait se montrer utile parfois, elle n’aimait vraiment pas qu’on s’approche de Mina, qu’il s’agisse de moi ou de quelqu’un d’autre, en général la boule de poils n’était pas du genre à partager l’attention de Mina. « J’ai passé une bonne journée. J’avais hâte de te retrouver et de pouvoir passer un peu de temps avec toi. Les cours c’était les cours et je n’ai rien fait d’intéressant au ministère, à croire que j’ai choisi le bon parti pour les contacts, mais pas forcément pour réaliser des tâches réellement importantes pour lui. » Expliquais-je à ma femme. Je n’étais pas certains de lui avoir déjà parler des changements dans ma vie, mais il fallait bien qu’un jour ou l’autre elle apprenne que j’avais maintenant mes entrées au ministère grâce à un rapprochement avec un homme politique d’influence ayant une bonne place. Je n’aimais pas mentir à ma femme, mais dès le départ, j’avais décidé de lui cacher les raisons de mon entrain à rentrer au ministère. Je n’étais pas certains déjà qu’elle puisse accepter le fait que je trahisse le Lord. Ensuite je ne voulais pas l’entraîner avec moi dans cette histoire. Si le Lord devait découvrir la vérité, je préférais de loin être le seul traître et lui sauver la vie. Je n’étais pas non plus certain qu’elle comprenne que je n’avais agis ainsi que pour elle et pour venger notre enfant mort par la faute du Lord en aidant à mener le seigneur des ténèbres vers la chute. « Ma journée n’a rien d’intéressante, je préfère que l’on parle l’avancée de ta rééducation. Je suis rassuré que tout se passe bien, même si je dois dire que je n’ai pas réellement envie que tu te précipites à Ste Mangouste dès que tu seras parfaitement remise sur pied. Tu pourrais te prendre encore un peu de temps après ça pour vraiment te remettre de tout ce qu’il t’est arrivé. » Remarquais-je, sans pour autant laisser sous-entendre que le moment venu je la forcerais à suivre ma volonté.

Mina me connaissait assez bien pour savoir que je ne la forcerais pas à agir comme je le désirais, à moins que cela ne soit réellement pour sa santé. J’étais prêt à aller contre l’égalité de notre couple si j’avais la certitude que le fait de la laisser agir comme elle le désirait pouvait nuire à sa santé. Je savais que je n’étais pas très bien placer pour lui faire des remarques par rapport à son travail, puisqu’elle pouvait très bien me reprocher mon absence du manoir parce que j’avais justement pris bien plus d’obligation tout de suite après son accident. « Je crois que tous les deux nous avons besoin de temps pour nous remettre de cet accident et tout ce qu’il implique. Je vais faire de mon mieux pour être présent le plus souvent possible. » Promis-je sans pouvoir réellement lui promettre une grande présence. Je n’oubliais pas que maintenant, je devais en plus rajouter le ministère à mon emploi du temps déjà bien chargé en temps normal. Cela étant, j’avais conscience que je ne devais pas laisser le doute de mon changement d’allégeance s’insinuer dans l’esprit de ma femme. Je devais réellement réussir à lui faire croire que je n’avais choisi de devenir le protéger d’un homme politique que par ambition. Je pouvais toujours dire que c’était d’apprendre la perte de notre enfant et de la voir ainsi dans le coma qui m’avait fait prendre conscience que je devais réellement mettre toutes les chances de mon côté pour atteindre mon but dans les plus brefs délais une fois mes études terminées. « M’en veux-tu d’être si souvent absent ? » M’enquis-je dans un murmure. Je savais que je ne pourrais rien changer même si elle m’en voulait, mais je voulais savoir si c’était ou non le cas.
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Sam 30 Avr - 19:54
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Contre-coup ou sérieuse décision ?


De ma question, Arcturus me confia avoir passé une bonne journée. Il avait cependant eu hâte de me retrouver et de pouvoir passer un moment avec moi. Les cours lui semblaient particulièrement… intéressants ? longs ? Je n’étais pas certaine mais je sentais qu’Arcturus commençait à vouloir quitter ce monde pour enfin faire un métier et j’avais comme la sensation que sa présence au ministère était une des preuves de ce désir de vouloir évoluer. Je l’interprétai cependant comme cela sans avoir de précision de sa part. Il me parla alors pour la première fois de ses choix. Apparemment, il serait suivi par un homme politique influent. J’étais curieuse tout à coup de savoir ce qu’il faisait au ministère exactement. Il ne réalisait pas encore grande tâche importance mais il commençait à se faire une place. Un sourire naquit alors sur mes lèvres face à son impatience. J’avais mis du temps avant de pouvoir pratiquer librement et je supposai qu’il lui faudrait le même temps pour se démarquer. Je ne me faisais cependant pas de soucis. Je savais qu’Arcturus était malin et du reste, j’étais de son côté. Le serais-je si j’apprenais ce qu’il était en train de manigancer dans mon dos ? C’était une autre histoire…
« Les choses se feront en temps voulu… Pour le moment tu observes, c’est déjà un bon début d’avoir trouvé une personne qui accepte de prendre le rôle d’un tuteur. Il est toujours bon, quand on débute, d’avoir un mentor. »
J’en savais quelque chose. Arrivant chez les mangemorts, j’avais apprécié le soutien de Bellatrix. Elle m’avait formé à son image et j’avais appris beaucoup de choses avec elle que je n’aurai pu avec une autre personne. Le hasard avait ensuite fait que je tombe amoureuse du seul homme que je n’aurais du. Aujourd’hui j’avais conscience que mes sentiments m’écartaient d’elle. Cependant après mon accident et la perte de mon enfant, aussi horrible à dire, je n’avais plus les mêmes priorités. Je ne voyais plus les choses de la même façon. Je ne concevais plus la vie comme dans mon passé. Tout me semblait différent et je voulais vivre en fonction de tout cela. Je ne parlais aucunement de trahison ou encore de renier mes idéaux de sang pur. Je parlais simplement de priorité. Je m’étais rendue compte que le bien matériel par exemple, n’est qu’un leurre pour les vivants… Il me semblait moins important aujourd’hui. La seule chose qui me préoccupait vraiment était d’avoir perdu cet enfant.
« Ma journée n’a rien d’intéressante, je préfère que l’on parle l’avancée de ta rééducation. dit-il en désaccord avec moi. J’étais intéressée par ses activités et ce qu’il faisait loin de moi. Je suis rassuré que tout se passe bien, même si je dois dire que je n’ai pas réellement envie que tu te précipites à Ste Mangouste dès que tu seras parfaitement remise sur pied. Tu pourrais te prendre encore un peu de temps après ça pour vraiment te remettre de tout ce qu’il t’est arrivé. » remarqua-t-il, me laissant pensive.
Certes… Je pourrai aussi prendre du temps pour moi et peut-être envisager de retomber enceinte ? J’étais orgueilleuse par moment et je ne supportai pas cet échec et la perte d’une vie humaine. Pour moi, c’était comme avoir tué une part de nous quand j’avais eu cet accident. Oui je sais, c’est assez et même très contradictoire avec mes pensées ultérieures à l’accident mais comme je vous disais, passer par cette épreuve m’avait fait prendre conscience que la vie pouvait être courte et qu’il fallait en profiter. Je voulais laisser une descendance à Arcturus mais aussi une partie de moi avant de partir cette fois-ci, je ne l’espère pas maintenant, et pour de bon.
« Je crois que tous les deux nous avons besoin de temps pour nous remettre de cet accident et tout ce qu’il implique. Je vais faire de mon mieux pour être présent le plus souvent possible. » me promit-il.
Je ne dis rien à ses mots. Je ne lui reprochai aucunement d’être absent mais j’avouai être près de lui, je ne pouvais le nier alors quand il me promit de faire son possible pour être avec moi, je ne pouvais qu’afficher ce sourire.
« M’en veux-tu d’être si souvent absent ? » me questionna-t-il dans un murmure.
Je lui fis automatiquement « non » de la tête. Je reposai alors ma tête sur son épaule pour embrasser sa nuque. Je trouvais très rapidement le moyen de cacher mon visage dans son cou pour l’embrasser en douceur. Les yeux fermés, je profitai de cet instant en laissant mon esprit vagabonder dans ce délicat silence. Je repensai à notre discussion : à la fois sur ce qu’il devait faire au ministère et sur le temps, comme il l’a si bien dit lui-même, pour nous remettre de cet accident et de la perte de l’enfant. Je lui dis alors, le visage encore posé dans son cou et donc délicatement :
« Je trouve très bien le fait que tu ais pu trouver un mentor au ministère. Je suis curieuse de savoir comment tes journées s’organisent… dis-je avant de me redresser. Mais promets-moi de faire attention. Je ne veux pas qu’en servant le Lord au passage, tu risques ta vie. Je ne supporterai pas de te perdre… » lui confiai-je finalement.
J’étais persuadée qu’il devait profiter de sa position au ministère pour servir notre maître. Pour moi, c’était comme une évidence. Il ne pouvait en être autrement. Ne saurait-ce sinon pas trahir sa famille, son rang et moi-même ? Je posai alors ma main sur la sienne tout en déposant un baiser tendre sur ses lèvres. Quand je me reculai légèrement, restant pourtant proche de lui, je caressai son nez un instant avant de lui dire la suite de mes pensées qui n’avait pas forcément de rapport :
« Je veux un enfant de toi… » lui dis-je alors dans un murmure.
Par la suite, je ne lui laissais cependant pas le temps de lui répondre. J’attirai son visage à moi pour l’embrasser un peu plus sensuellement et peu à peu l’attirer à moi. Pourquoi faisais-je ça ? Pourquoi maintenant alors que je me savais tout juste sorti du coma ? Après tout j’avais bien le temps et surtout, le voulais-je vraiment pour les bonnes raisons ?
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Sam 30 Avr - 21:09
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Suite à ma question sur la possibilité qu’elle m’en veuille pour mes absences, elle se mit à faire non de la tête contre mon épaule. J’en fus soulagé, même si j’aurais un peu dû m’en douter. Après tout, n’avait-elle pas dit qu’il était bon pour moi d’avoir un mentor au ministère pour apprendre le métier, enfin essentiellement pour me faire des relations dans mon cas. Le métier que je convoitais ne ressemblant en rien à ce que je faisais actuellement, c’était surtout les techniques de communication et l’adaptabilité que j’apprenais avec mon mentor, tout en étant en quelques sortes son larbin pour les tâches les plus banales. Je savais que ma femme m’en voudrait sûrement si elle venait à apprendre que bien que servant mes ambitions, je n’avais pris cette décision qu’afin de transmettre au ministère des informations sur le Lord et sur ses mangemorts. Entrer dans les rangs des espions du ministère n’avait pas été chose aisée, je n’avais su au départ en qui je pouvais avoir confiance et même encore aujourd’hui, je ne faisais pas confiance à tous mes interlocuteurs sur le sujet de ma trahison des mangemorts, de ma famille et de mon nom.

Tout à mes pensées, j’avais senti le visage de ma femme se glisser dans mon cou et qu’elle m’embrassait. C’était ce genre de moments qui m’avaient cruellement manqué durant ses semaines de coma. Bien évidemment d’autres choses m’avaient manquées, mais c’était surtout les moments simples qui m’avaient manqués, ils étaient devenus assez habituels pour que leur absence se fasse cruellement remarquée par mon esprit. « Je trouve très bien le fait que tu ais pu trouver un mentor au ministère. Je suis curieuse de savoir comment tes journées s’organisent… me dit-elle en se redressant. Mais promets-moi de faire attention. Je ne veux pas qu’en servant le Lord au passage, tu risques ta vie. Je ne supporterai pas de te perdre… » M’avoua ma femme et je sentis mon cœur se serrer à ses mots.

J’avais conscience que c’était une belle preuve d’amour de sa part qu’elle ne veuille pas me perdre et qu’elle ne veuille pas que je risque ma vie. Pourtant, en entendant ses mots, j’avais pour la première fois l’impression de la trahir, puisque je ne servais en aucun cas le Lord par mon entrée au ministère. Je n’allais même pas proposer de le servir en usant de mes entrées au ministère, je ne voulais en aucun cas l’aider. J’étais justement au ministère pour le contrer et le détruire, même si cela signifiait trahir les miens et toutes mes convictions. Ma femme comptant bien plus que mes idéaux à mes yeux et la disparition du Seigneur des Ténèbres étant devenue une chose qui me tenait à cœur. Il m’avait éloigné de mes parents et par sa faute, j’avais perdu mon enfant, j’avais failli perdre ma femme. Mina semblait pourtant croire encore que nous devions le servir avec ferveur alors même qu’elle avait failli mourir par sa faute, qu’elle avait perdu notre enfant par sa faute et l’incompétence de mon père. En tout cas, je savais maintenant que Mina ne devait en aucun cas apprendre ma trahison, elle n’était sûrement pas prête à l’accepter, bien que je ne comptais lui en parler, je savais maintenant que je devais être particulièrement vigilant avec les termes que j’utiliserai face à elle.

Elle posa un baiser sur mes lèvres, puis se reculant un peu, elle caressa mon nez alors que je la regardais. Je savourais ce moment aussi simple était-il, j’avais maintenant conscience de l’importance de ces moments que nous pouvions passer ensemble. J’avais cru ne plus jamais avoir le droit à de tels instants. « Je veux un enfant de toi… » Lâcha-t-elle finalement et je restais stupéfait. Pas que je ne voulais plus jamais avoir d’enfant avec elle. J’en voulais plus que jamais, mais voilà, pas maintenant. J’avais encore trop peur de devoir faire une nouvelle fois face à la perte d’un enfant et en cet instant, elle n’était pas en état pour porter un enfant, elle devait d’abord se remettre de tout cela et de la perte de notre enfant. Malgré trois semaines d’avance sur elle, je n’étais toujours pas remis de la perte de cet enfant, même si je n’en montrais rien. Je la laissais pourtant faire lorsqu’elle m’embrassa plus sensuellement que son premier baiser, la laissant même m’attirer à elle. Je ne pouvais nier avoir envie de ce type de contact avec ma femme. Je ne pouvais nier avoir envie de ma femme, mais voilà, je ne voulais pas lui faire un enfant et je ne voulais surtout pas prendre le risque de lui faire un enfant par accident.

Je finis par la tirer pour l’asseoir à califourchon sur moi, ma main trouva le chemin jusqu’à sa nuque, puis jusqu’à sa joue. Mes lèvres trouvèrent les siennes et quémandèrent un baiser avant que je ne pose mon front contre le sien délicatement, laissant mon regard se fixer dans le sien. « Je veux avoir des enfants avec toi, autant que tu en voudras. Seulement pas maintenant. On vient d’en perdre un, si j’ai déjà du mal à me faire à cette idée, je pense que tu en as d’autant plus que moi. Tu le portais en toi. Ce n’est en plus pas raisonnable de penser à faire un enfant si tôt après une perte et surtout pas actuellement alors que tu es en pleine rééducation. » Déclarais-je doucement à Mina en lui caressant la joue avec tendresse.

J’espérais qu’elle voudrait bien m’écouter et se laisser du temps pour faire le deuil de notre enfant avant de vouloir se lancer dans une nouvelle grossesse pour avoir un enfant à mener à terme cette fois. Volontairement, je laissais mon nez venir caresser le sien en douceur, ma seconde main venant trouver sa joue libre. J’éloignais mon visage lentement, il était peut-être temps que nous parlions sérieusement de cet enfant que nous n’aurions jamais. « Mina, parlons déjà de cet enfant que nous avons perdu. Je te l’ai dit et je vais le redire et je ne changerais pas d’avis, tu n’es pas responsable de cette perte. Ce n’est en rien de ta faute. Je préfère t’avoir toi en vie plutôt que ne plus t’avoir et avoir ce bébé. Pourquoi vouloir en enfant si vite après cette perte ? Que ressens-tu par rapport à cela ? Explique-moi, parles-moi. Si tu ne me dis rien, je ne peux pas comprendre ce que tu ressens et j’ai besoin de savoir que tu vas bien et que tu te remets de cette nouvelle. » Déclarais-je fermement à ma femme. Je laissais une de mes mains glisser jusque dans son dos, machinalement mon autre main partit à la recherche de celle de ma femme pour entrelacer nos doigts. « Je t’aime et je ne veux que ton bien. » Avouais-je à ma femme et il me fallait réellement prendre sur moi pour dire ouvertement et en anglais à ma femme que je l’aimais. Cependant, j’avais vraiment eu envie de lui dire cela en cet instant, mais c’était toujours aussi difficile pour moi de le dire et l’exprimer par des mots.
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Dim 1 Mai - 11:23
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Ne parlons pas du passé,
pensons à l'avenir


Je venais de faire mon choix. Nous n’avions qu’une vie et je voulais de cet enfant. J’avais besoin de cet enfant. Je ne supportai pas l’idée d’avoir failli. Je n’étais clairement pas remise de la perte de cet enfant dont je n’avais même pas voulu. Ma fierté de femme de sang pur en avait été gravement touchée. J’avais cette arrogance qui m’empêchait de bien prendre cette nouvelle. Je voulais donner la vie à mon tour, voir les premiers pas de mon fils ou de ma fille. Je voulais entendre les rires, consoler les pleurs. Mon instinct maternel se réveillait par fierté et orgueil. Le basculant alors au-dessus de moi, je savais exactement ce que je voulais sans me soucier de ma propre santé.
Cependant Arcturus me bascula finalement en face de lui à califourchon sur ses jambes. S’il voulait commencer par une telle position, je n’y voyais aucun inconvénient… Seulement je me leurrai complètement. Sa main trouva ma nuque, puis ma joue et ses lèvres embrassèrent les miennes. J’étais cependant à des lieux d’imaginer qu’il n’était pas d’accord avec moi. Je n’eus même pas de mauvais pressentiment quand il déposa son front contre le mien avec délicatesse. Son regard se fixa dans le mien. Alors ses propres choix tombèrent :
« Je veux avoir des enfants avec toi, autant que tu en voudras. Seulement pas maintenant. On vient d’en perdre un, si j’ai déjà du mal à me faire à cette idée, je pense que tu en as d’autant plus que moi. Tu le portais en toi. Ce n’est en plus pas raisonnable de penser à faire un enfant si tôt après une perte et surtout pas actuellement alors que tu es en pleine rééducation. dit-il en me caressant la joue tendrement.
- Mais… » commençais-je.
Je fus stoppée cependant un instant par son élan de tendresse. Son nez caressait le mien en douceur et son autre main trouva mon autre joue. Encadrant ainsi mon visage, je baissai un instant le regard, troublée et blessée.
« Mina, parlons déjà de cet enfant que nous avons perdu. Je te l’ai dit et je vais le redire et je ne changerais pas d’avis, tu n’es pas responsable de cette perte.
- Je… tentai-je de le stopper et lui faire comprendre que j’en avais besoin.
- Ce n’est en rien de ta faute. Je préfère t’avoir toi en vie plutôt que ne plus t’avoir et avoir ce bébé.
- Non… dis-je n'étant pas d’accord.
- Pourquoi vouloir en enfant si vite après cette perte ? Que ressens-tu par rapport à cela ? Explique-moi, parles-moi. Si tu ne me dis rien, je ne peux pas comprendre ce que tu ressens et j’ai besoin de savoir que tu vas bien et que tu te remets de cette nouvelle. » me demanda-t-il finalement alors que je me refermai.
Je ne voulais pas parler de l’enfant que j’avais perdu, je voulais un autre enfant. Etait-ce si difficile à comprendre ? Cependant il semblait résolu dans sa fermeté, me faisant grimacer. Je ne pouvais décemment lui mentir ou pire, me jouer de lui pour avoir cet enfant. Ce n’était pas mon genre, mais je le désirai vraiment et j’espérai qu’il change d’avis. Cependant Arcturus était si buté parfois que je sentais ne pouvoir obtenir gain de cause au moins le temps de mon rétablissement. Une fois toutes mes facultés en place, je savais cependant que je n’allais pas le ménager, jusqu’à le faire céder. Il ne le voyait pas encore mais cet enfant nous permettrait d’avancer et moi d’oublier mon échec…
Les mains d’Arcturus glissèrent alors dans mon dos alors qu’il voulut entrelacer mes doigts. Je ne le lui refusai pas. Ce n’était pas en boudant que j’obtiendrai ce que je voulais. Quelle ironie alors ! Fut un temps où lui désirait plus de cet enfant que moi. Aujourd’hui il en était autrement mais pas véritablement pour les mêmes raisons. Lui pensait raisonnablement. Moi j’agissais par simple orgueil, trop jeune encore et surtout sous le choc de mon accident précédent.
« Je t’aime et je ne veux que ton bien. »
Ses derniers mots m’empêchèrent cependant de protester. Je finis par fermer les yeux, prenant sur moi. En cet instant, je repensai à ses questions et à mon propre choix d’avoir un enfant ou des raisons qui pouvaient m’y penser. Je respirai longuement avant de me mordre la langue. Quand je rouvris les yeux, ils étaient humides…
« Je t’aime Arcturus et j’ai besoin de cet enfant. Notre enfant… Celui qui nous ressemblera… qui marchera dans ce petit salon, qui courra dans le jardin, qui rira dans les couloirs, qui pourchassera certainement le chat, dis-je en souriant pour éviter de craquer et de sentir ces larmes menaçantes dans mes yeux de couler. Je veux un mini toi… ou une petit moi avec une partie de toi. S’il te plait mon amour… jouai-je alors sur les sentiments pour obtenir ce que je voulais en ne me préoccupant pas du chaton à côté de moi qui posait sa patte à plusieurs reprises sur ma cuisse pour obtenir enfin de l’attention. … je peux attention la rééducation. Je sais à quel point ça serait stupide de tomber enceinte maintenant mais après… s’il te plait… » lui demandai-je finalement en me rapprochant de lui.
J’avais passé mes bras autour de sa nuque pour me rapprocher complètement et le séduire d’un baiser dans ma demande. Je caressai en même temps, de mes doigts, sa nuque.
« N’as-tu pas envie d’un mini nous ? lui demandai-je alors pour le convaincre. Un petit être fruit de notre amour ? » trouvai-je les mots en Russe.
Je ne voulais pas parler de l’enfant que j’avais perdu, je voulais seulement penser à l’avenir pour ne pas sentir tout mon être flancher et se sentir démuni face à cette perte qui me ravageait en silence…
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Dim 1 Mai - 12:15
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Je vis ma femme fermer les yeux, je décidais de lui laisser le temps. Je savais que la harceler de question ne ferait que la faire se refermer. Je laissais mon regard détailler son visage, elle était toujours aussi magnifique, elle était toujours ma femme. Et je voulais savoir si elle souffrait de cette perte, ce qu’elle voulait au plus profond d’elle. Lorsqu’elle rouvrit les yeux après une grande inspiration, je ne loupais pas le fait qu’ils étaient humides, mais je me retins de faire le moindre commentaire. « Je t’aime Arcturus et j’ai besoin de cet enfant. Notre enfant… Celui qui nous ressemblera… qui marchera dans ce petit salon, qui courra dans le jardin, qui rira dans les couloirs, qui pourchassera certainement le chat, » Ses mots me touchèrent plus que je ne voulais l’admettre. Son sourire contrastait avec ses yeux humides. J’avais moi-même envie d’avoir un enfant d’elle, de le voir grandir, même si je savais que c’était aussi mettre cet enfant en danger si nous en avions un. De toute manière, il n’était pas encore temps pour nous de repenser à un enfant, Mina n’était pas encore en état. « Je veux un mini toi… ou une petit moi avec une partie de toi. S’il te plait mon amour… » Plaida-t-elle. Elle savait très bien ce qu’elle voulait et qu’elle pourrait me faire céder. Après tout, j’avais eu envie de cet enfant qu’elle avait perdu et j’en voulais avec elle. Connaissant cela, elle savait très bien qu’elle pourrait me convaincre de recommencer rapidement à tenter de lui donner cet enfant, mais en suivant mes demandes. « … je peux attention la rééducation. Je sais à quel point ça serait stupide de tomber enceinte maintenant mais après… s’il te plait… » Me concéda-t-elle ce qui était une bonne chose, puisque je ne comptais pas la laisser tomber enceinte avant d’avoir terminé sa rééducation. Elle s’était rapprochée de moi, ses bras s’étant glissés autour de ma nuque et ce baiser voler durant sa demande. C’était tout à fait ma femme, ses doigts caressant ma nuque alors qu’elle tentait de mettre toutes les chances de son côté afin de me faire céder.

Pas que l’idée me déplaise complètement, mais avant de lui faire cet enfant, je voulais être certains qu’elle s’était remise physiquement et mentalement de son accident. Je soupirais, elle savait qu’elle allait finir par réussir à me faire céder. « N’as-tu pas envie d’un mini nous ? » Surenchérit-elle. C’est qu’elle savait ce qu’elle voulait et qu’elle ferait vraiment tout son possible pour me convaincre, puisque sans moi, elle aurait sûrement bien du mal à l’avoir cet enfant. « Un petit être fruit de notre amour ? » Je ne pus m’empêcher d’être d’autant plus touché par l’usage du russe. C’était mesquin pour me convaincre, puisqu’elle avait bien conscience que j’accordais beaucoup d’importance à cette langue que je considérais comme ma langue maternelle. Je finis par faire ce qui était le plus logique pour moi, ce qui valait tous les accords du monde. Je laissais mes lèvres venir trouver celle de ma femme pour l’entraîner dans un baiser exprimant tout l’amour que je pouvais ressentir pour elle. Je laissais ma main monter dans son dos pour venir se glisser dans ses cheveux tendrement, les saisissant avec douceur.

Je savais que je ne regretterais jamais mon choix de lui dire être d’accord que l’on tente une nouvelle fois d’avoir un enfant. Je savais que plus tôt j’aurais un fils ou une fille, plus j’aurais de chance de le voir grandir. Puisque dans l’état actuel des choses, étant devenu un espion pour le ministère, je mettais d’autant plus ma vie en danger qu’en étant simplement un mangemort. Après tout, je connaissais les règles du Lord, un traître meurt. Je savais que ma survie dépendrait de ma capacité à cacher mes nouvelles allégeances autant à ma femme qu’au commun des mortels. Je laissais mes lèvres déposer un baiser sur le bout de nez de ma femme en douceur.

« Quand tu seras parfaitement remise et pas avant. De toute manière, je ne te toucherai pas avant. » Affirmais-je avec fermeté. Ce n’était pas peu dire pour moi que je n’irais pas prendre le risque de lui faire un enfant avant qu’elle ne soit remise. Elle pouvait très bien tenter de me convaincre comme elle le voudrait, je ne cèderais pas. Je pouvais encore vivre ainsi durant quelques semaines, après tout, j’avais déjà eu une grande avancée, Mina était réveillée et elle recommençait même à marcher. « Pourquoi tiens-tu temps à avoir un enfant maintenant alors qu’avant tu n’étais pas forcément enchantée d’être enceinte ? » La question était tombée, avec mon tact habituel. Je n’étais sûrement pas l’époux parfait lorsqu’il s’agissait de ménager sa femme pour certain sujet. Pourtant je voulais comprendre ce qu’il se passait dans la tête de ma femme. J’avais par moment un peu de mal à la suivre, c’était sûrement normal, les hommes n’étant pas fait comme des femmes et n’étant fait pour penser comme des femmes, de même la réciprocité existant, les femmes ne pouvant dire comprendre à tout moment les hommes. Je laissais mes doigts glisser dans ses cheveux, puis au niveau de sa nuque pour finalement laisser ma main venir se poser dans son cou.

« Penses-tu que tu seras capable cette fois-ci de faire passer une grossesse avant tes devoirs de mangemort et avant ton emploi ? » M’enquis-je. Etais-je en train de lui faire des reproches ? Peut-être un peu. Après tout, elle n’avait pas voulu mettre un peu sa vie professionnelle et sa place dans les rangs de côté pour le bien de notre enfant une fois. Avait-elle pris la décision de tout faire pour notre enfant si elle venait à retomber enceinte d’ici peu de temps ? Bien que je ne la juge pas coupable de la perte de notre enfant, je voulais être certains que cette fois-ci, elle mettrait toutes les chances de son côté pour que personne ne puisse nous enlever un autre enfant. Je n’avais pas envie qu’elle prenne des risques une seconde fois, autant pour sa santé physique et mentale que pour ma propre santé mentale, je n’avais pas envie de passer toutes mes journées à m’inquiéter pour elle sans pouvoir penser à autre chose. J’étais déjà bien trop inquiet alors qu’en ce moment, elle ne suivait qu’une rééducation et qu’il n’y avait aucun réel risque qu’il lui arrive quoi que ce soit.
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Dim 1 Mai - 13:02
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Accepterai-je
tous les sacrifices ?


Pour obtenir ce que je voulais de mon époux, je savais exactement quoi faire. Il n’était donc pas étonnant qu’il cède par ces mots :
« Quand tu seras parfaitement remise et pas avant. De toute manière, je ne te toucherai pas avant. »
Certes, il y avait eu négociation mais même moi avait conscience des complications si je ne terminai pas ma rééducation avant. Je décidai donc de hocher la tête à l’affirmatif sans en attendre plus. J’attendrai pouvoir me débrouiller seule sans avoir besoin d’un tiers ne serait-ce que pour me déplacer. Je déposai alors un baiser de remerciement sur ses lèvres, soulagée de le voir céder. Je savais qu’il n’était pas entièrement pour mais je savais aussi que lui, contrairement à moi dans le passé, il en avait eu envie. C’était d’ailleurs assez étrange de voir qu’un tel homme comme lui accepte d’être aussi rapidement père là où moi, j’avais rapidement pris peur. La logique aurait certainement voulu que les rôles en soient inversés. Qu’en était-il cependant aujourd’hui ? Lui aspirait à cet enfant et je le sentais du plus profond de son âme. Mais moi ? N’avais-je pas toujours cette crainte ? Je l’oubliai au profit d’un désir que je n’avais pas dans le passé. Parfois, passer de l’autre côté, risquer sa vie, être sur le point de la perdre vous fait réfléchir. Oui j’avais peur de la grossesse mais aujourd’hui je la voyais différemment. Elle ne me semblait pas être une complication mais signe d’un acte d’amour entre nous.
Arcturus me demanda alors pourquoi je tenais tant aujourd’hui à avoir cet enfant. Comment lui expliquer que je voulais vivre cette vie jusqu’à la dernière goutte en en profitant au maximum. Je l’aimais et je voulais une part de lui et une part de moi qui puisse fouler cette terre en revendiquant indirectement l’union forte et solide de ses parents.
Mais pour le reste ? Mon allégeance ? Mes convictions ? Mes ténèbres ? Bellatrix ? Ce nourrisson n’allait-il pas être rapidement un obstacle à tout cela ? Je répondis à Arcturus :
« J’ai conscience d’avoir échappé à la mort et d’avoir une seconde chance de refaire les choses différemment. Je ne pensais qu’à ma vie avant toi, mon allégeance, mon travail, ma famille, sous entendai-je Bellatrix Seulement aujourd’hui j’ai la sensation que me tourner vers le passé ne pourra jamais m’aider à construire mon avenir. J’ai choisi la voix des mangemorts par haine et rancœur. Je veux choisir cet enfant par amour et rédemption. J’ai pris tellement de vie, j’ai fait tellement de mal. Je ne veux pas partir, mourir de cette façon avant d’avoir au moins fait une chose bien dans ma vie comme donner la vie d’un enfant. » lui exprimai-je mes pensées.
Ma haine découlait de la mort de ma famille biologique et notamment d’Arthur. Aujourd’hui, Arthur vivant, revenu d’entre les morts, que restait-il à ma haine si ce n’était celle alimentée par Bellatrix et le Lord ? Je ne pensais pas les trahir. J’étais de toute façon bien trop impliquée aujourd’hui mais l’enfant qui a perdu son jumeau aspire à revenir à la vie à son tour et pouvoir créer l’avenir qui aurait dû être le sien avant toute cette haine et cette violence.
« Penses-tu que tu seras capable cette fois-ci de faire passer une grossesse avant tes devoirs de mangemort et avant ton emploi ? » me demanda-t-il alors.
A ses mots, je baissai le regard, consciente d’avoir failli la première fois. Cependant un accident peut faire mûrir une personne plus rapidement qu’on ne peut l’imaginer. Je n’avais plus envie d’être cette gamine capricieuse qui simplement voulait vivre comme elle l’entendait en servant son maître et s’activant à son emploi. Je n’étais plus toute seule. Je ne pouvais pas faire tout ce qui me plaisait comme avant. Je ne le désirai de toute façon. Je posai alors mes deux mains sur mon ventre en le regardant :
« Si Merlin m’offre la bénédiction d’avoir un enfant de toi, dis-je avant de relever mon regard vers le sien, je le protègerai quoi qu’il m’en coûte. »
Mes mains glissèrent alors de mon ventre à ses mains à lui. Je me penchai en avant pour approcher mon visage du sien. Ce n’était pas une promesse en l’air. Je le pensai réellement. J’étais prêt à ne pas insister pour mon travail si je jugeai ne pas m’en sentir capable. Je ne chercherai pas à obtenir les missions comme je le faisais avant. Je m’écarterai certainement un temps de mon devoir. Est-ce que cela plairait au Lord ? Non mais je ne voulais pas risquer la santé de ce deuxième enfant. Je voulais vraiment faire les choses comme il fallait pour une fois dans ma vie et si celle-ci m’accordait ce plaisir, je ne le renierai pas comme dans le passé. Je le bénirai. Je déposai alors ma main en douceur sur sa joue :
« Je te promets, mon amour, de te donner cet enfant dans les règles de l’art. Qu’il soit fille ou garçon, je sacrifierai tout ce que j’ai pour te faire l’honneur de le porter dans tes bras à sa naissance. » assurai-je enfin, déterminée.
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Dim 1 Mai - 14:14
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J’avais parfaitement entendu les paroles de ma femme sur son envie de laisser un enfant derrière elle au cas où il lui arriverait quelques choses. Elle voyait la naissance d’un enfant comme une chose bien qu’elle pourrait laisser dans ce monde alors qu’elle avait essentiellement semé la mort depuis qu’elle était entrée chez les mangemorts. Mes mots qui avaient suivis ses révélations durent lui faire bien du mal, je le vis lorsqu’elle baissa les yeux. Je savais n’avoir sûrement pas été tendre avec elle en lui posant ma question, mais j’avais besoin d’avoir des garantis. Je n’avais pas envie de jouer avec la vie d’un enfant une nouvelle fois et je ne voulais pas que Mina joue non plus avec sa propre vie afin de protéger au maximum un enfant qu’elle porterait. Je la vis poser ses mains sur son ventre. « Si Merlin m’offre la bénédiction d’avoir un enfant de toi, je le protègerai quoi qu’il m’en coûte. » Un soupir passa mes lèvres, c’était vraiment des mots très fort qu’elle venait de me dire. Je savais qu’elle tiendrait parole. Je le sentais dans ses mots, elle désirait vraiment cet enfant, ce n’était pas comme celui qu’elle avait perdu. Ses mains saisirent les miennes alors que nos regards s’étaient trouvés. Son visage s’était également rapproché du mien. J’avais envie de croire que tout serait aussi facile. Que Merlin nous permettrait d’avoir rapidement un second enfant pour compenser la perte du premier, pour nous donner une raison de nous battre, de survivre et nous permettre de nous évader de cette vie sombre de mangemort, d’éloigner ma femme du Lord et de ma mère pour la rapprocher de ce petit être et de moi, afin que lorsqu’elle apprendra ma trahison, elle ne me juge trop durement.

Elle posa sa main sur ma joue et je me forçais à ne plus penser à ce que j’espérai qu’un enfant aurait comme effet sur ma femme. « Je te promets, mon amour, de te donner cet enfant dans les règles de l’art. Qu’il soit fille ou garçon, je sacrifierai tout ce que j’ai pour te faire l’honneur de le porter dans tes bras à sa naissance. » M’assura-t-elle et je laissais mon regard se durcir. Je n’aimais pas l’entendre me dire qu’elle était prête à tout sacrifier pour me donner l’honneur comme elle disait de porter notre enfant dans mes bras à sa naissance. Je n’étais pas contre qu’elle sacrifie son travail, les mangemorts et tout cela, la seule chose que je ne voulais qu’elle sacrifie, c’était sa santé et dans ses mots, j’avais l’impression qu’elle était même prête à sacrifier cela pour un enfant. Je préférais de loin n’avoir jamais d’enfant et avoir ma femme en santé parfaite que d’avoir un enfant et que ma femme soit en danger. Je tournais la tête pour poser un baiser sur sa main reposant précédemment sur ma joue. « Tu peux tout sacrifier mais pas ta santé pour un enfant. Je te préfère toi à tous les enfants du monde. Sans toi, avoir un enfant n’aura aucun intérêt. » Affirmais-je à ma femme, c’est que vivre trois semaines sans elle avait eu quelques impacts sur moi. Peut-être quelques petits points positifs quant au fait que j’avais peut-être besoin de lui faire savoir que j’avais besoin d’elle dans ma vie. Elle était devenue indispensable à ma vie, j’avais besoin de l’avoir à mes côtés pour me sentir bien, de la savoir en bonne santé. J’avais bien changé depuis l’entrée de Mina dans ma vie et je ne regrettais pas ce qu’elle avait fait de moi, je n’avais peut-être qu’un seul très léger regret, celui d’avoir pris la marque en pensant pouvoir la protéger et protéger ma sœur, là où nous aurions peut-être mieux fait de partir très loin de l’Angleterre pour vivre notre vie loin de la servitude que nous devions au Lord.

Mes yeux glissèrent vers le ventre plat de ma femme, avant de remonter lentement, s’attardant un petit moment sur sa poitrine, avant de s’attarder sur ses lèvres et finalement que mon regard n’aille à la recherche du sien. « Tu veux cet enfant, mais tu es prête à faire les concessions allant avec l’enfant une fois qu’il sera né ? Je vois bien que tu es prête à faire des concessions concernant une possible grossesse, mais tu serais prête à faire passer un enfant avant le Lord ? » M’enquis-je. Je voulais tester ma femme, je voulais voir si elle était prête à considérer notre famille comme plus importante que le Seigneur des Ténèbres. Je voulais voir si je pouvais espérer voir ma femme comprendre mes actes si elle devait un jour les apprendre. Un enfant pourrait peut-être l’éloigner des mangemorts, du moins, j’espérais que la naissance d’un enfant puisse le faire. J’avais cru déjà durant cette première grossesse, elle pourrait peut-être choisir d’être moins dévouée au Lord, mon désir étant qu’elle n’en fasse plus autant. J’étais même prêt à me montrer bien plus actif encore chez les mangemorts si je pouvais la ménager. L’accident qu’elle a eu en mission m’ayant encore plus convaincu que je devais l’éloigner de cette vie et si je m’investissais plus, je pourrais donner de meilleures informations au ministère.

Mon désir nouveau étant de détruire le Seigneur des ténèbres et les vrais mangemorts, les jugeant tous coupables de l’accident de ma femme. Bien que je juge que le plus grand coupable est mon père, il nous faudra un jour régler cette histoire entre Lestrange, entre quatre yeux juste lui et moi. « Je ne te demande pas de tout abandonner, tu ne le peux pas, mais j’aimerais si nous fondons une famille que l’un au moins de ses parents ne soit pas impliqué trop souvent dans des missions dangereuses pouvant le faire tuer ou enfermer. Un enfant a plus besoin de sa mère que de son père. C’est l’une de mes conditions pour qu’on pense réellement à faire un enfant quand tu seras remise. » Déclarais-je. Etais-je réellement en train de faire du chantage à ma femme pour lui faire choisir de lâcher ses obligations de mangemort si elle voulait réellement que je lui donne l’opportunité de devenir mère. Oui, j’étais en train de le faire. Son désir d’enfant jouait en fait en ma faveur, puisque je me retrouvais avec l’opportunité de lui faire un peu ralentir le pas auprès des mangemorts afin d’élever dans une éducation tout à fait sang-pure et parfaite notre enfant. Je tentais de passer par avance un accord avec ma femme et aussi avoir la certitude qu’elle désirait réellement un enfant, que ce n’était pas juste des paroles en l’air parce qu’elle n’arrivait pas à supporter la perte de ce premier enfant.
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Mer 4 Mai - 12:05
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Un enfant ou le Lord ?


Je ne fis pas attention à sa révélation quand je lui affirmai être capable de tout sacrifier pour cet enfant. Son regard se durcit mais j’étais bien trop dans mes pensées pour en tenir compte. J’étais en train de penser à tout ce que je pourrais faire pour cela. Il tourna alors le visage pour déposer un baiser sur ma main au niveau de sa joue à la base.
« Tu peux tout sacrifier mais pas ta santé pour un enfant. Je te préfère toi à tous les enfants du monde. Sans toi, avoir un enfant n’aura aucun intérêt. »
Je concevais ses paroles. Je ne pouvais cependant pas prédire ce que j’étais capable par instinct maternel. Je ne pouvais contrôler des réactions hormonales.
« Tu veux cet enfant, mais tu es prête à faire les concessions allant avec l’enfant une fois qu’il sera né ? Je vois bien que tu es prête à faire des concessions concernant une possible grossesse, mais tu serais prête à faire passer un enfant avant le Lord ? » me demanda-t-il.
Il venait de toucher un point sensible. Serais-je prête à sacrifier le Lord pour ma famille ? Je ne pouvais pas le dire par avance. Le Lord m’avait offert une famille, des convictions et une vengeance à pouvoir exercer. Je n’avais connu que ça depuis l’accident de ma famille. Que faire alors quand il me demandait une telle chose ? Ma vengeance ne s’épuisait cependant elle pas en la présence d’Arthur ? Avais-je encore une raison de vouloir me venger et jouer ce monstre qui me rebutait parfois aujourd’hui ? Avais-je seulement une raison de laisser ma haine s’emporter encore ? Mon frère était en vie. Certes ça ne ramenait pas mes parents mais cela allégeait grandement cette peine et permettait enfin ce deuil. Quelle raison avais-je alors de continuer ainsi et laisser cette haine guider mes actes si ce n’était peut-être mon attachement pour Bellatrix ou le Lord ? Rien… Je ne pouvais donc répondre. Une part de moi pourrait commencer à douter mais l’autre n’était peut-être pas encore prête à de telles choses…
« Je l’ignore… lui répondis-je sincèrement mais prise au dépourvue d’une telle question.
- Je ne te demande pas de tout abandonner, tu ne le peux pas, mais j’aimerais si nous fondons une famille que l’un au moins de ses parents ne soit pas impliqué trop souvent dans des missions dangereuses pouvant le faire tuer ou enfermer. Un enfant a plus besoin de sa mère que de son père. C’est l’une de mes conditions pour qu’on pense réellement à faire un enfant quand tu seras remise. » décida-t-il pour nous.
Je le regardai choquée d’un tel chantage. Si j’avais les moyens, je me reculerai de lui pour quitter ses jambes et ses bras. Je détestai sa manière d’obtenir ce qu’il désirait. Je détestai être forcée à faire une chose dont je ne pouvais même pas être certaine d’accepter. Ce n’était pas en me faisant ainsi chanter qu’il obtiendrait ce qu’il désirait. Jouant sur mon désir d’enfant, il mettait à l’épreuve mes choix. Quelle place avait le Lord dans ma vie ? Son chantage revenait à réfléchir sur cette question. Je ne voulais pas encore y penser. Une marque se porte à vie. J’en avais la certitude. On ne pouvait de toute façon pas trahir un homme qui avait été presque votre père durant si longtemps. Certes le seigneur n’avait jamais été affectif mais mon père non plus. Honnêtement, de mon père au seigneur des ténèbres, peu de choses changeaient à la différence que mon père n’aurait jamais voulu faire de moi une meurtrière. Je n’étais donc pas à l’aise avec son chantage. Je savais cependant qu’il risquait très rapidement d’en faire une condition. Un enfant ou mes allégeances directes. A moi de choisir. Mais est-ce qu’il m’appartenait réellement de choisir. Je tentai alors une esquive :
« Tu sais très bien que cela ne dépend pas de moi mais de lui. De plus, pardonne-moi de remettre en cause tes facultés mais je lui ai toujours été bien plus utile. Je n’ai jamais rechigné si ce n’est disparaître pour notre nuit de noces. Je ne l’ai jamais déçu. Je ne dis pas être sa favorite. Personne ne remplacera ta mère sur la place numéro un du podium. Mais j’aspire cependant à la deuxième place depuis si longtemps… Je ne connais que ça. Je n’ai servi qu’à ça. Abandonner tout du jour au lendemain et renier mon maître… Je crois que tu ne mesures pas tes propos. On ne quitte pas ou refuse une mission aussi facilement. S’il veut de moi, que je le veuille ou non, je n’ai aucun choix et de toute façon je ne veux pas le trahir. Il n’est peut-être pas le plus parfait des hommes. Il m’a cependant donné une familel avant que je te connaisse. C’est grâce à mon allégeance que j’ai connu Bellatrix et des personnes sur qui je pouvais compter. Cela peut peut-être te sembler irréel mais Bellatrix ne m’abandonnerait jamais. »
Si tenté bien évidemment que je ne trahisse pas le Lord mais je savais qu’elle réserverait possiblement le même sort à son époux s’il se liait contre le Lord. Bellatrix avait fait son choix et le mien semblait tout tracé non plus par haine mais par devoir. Je leur devais beaucoup… Je me sentais donc redevable et c’est ce qui me retenait encore à eux malgré la situation. J’étais cependant inquiète. Arcturus avait une tendance à porter sa famille avant son allégeance. Je savais qu’il avait pris la marque par devoir plus que par véritable choix. Je n’avais cependant pas réalisé à l’époque ce que ça pourrait impliquer. Arcturus ne pourra jamais arriver à ma hauteur de fidélité et cela pourrait lui porter préjudice. Il serait prêt à tout pour protéger sa famille ou du moins ceux qui lui sont chers et j’avais le sentiment que cette qualité pourrait rapidement être dangereuse. Je semblais alors songeuse.
« Je comprends tes inquiétudes mais elles peuvent nous porter bien plus préjudices que bien. Je connais notre maître et si jamais tu lui montres tes préférences, soit ta sœur ou moi par exemple, il pourrait s’en servir contre toi et te faire payer de ne pas savoir où sont tes priorités et ton devoir de sang pur. Je ne veux pas te perdre Arcturus… Mais il faut que tu comprennes que lui doit être plus important que ta sœur, ta femme ou encore ton enfant. Il est le symbole d’une cause qui vaut tous ces sacrifices… » le prévins-je.
Il était dans notre devoir de nous battre pour notre sang et notre rang. Il ne devait pas oublier cela. Nous ne pouvions laisser décemment les sangs de bourbe régnaient. C’était inconcevable.
« Sers ton maître. Bat-toi pour nos idéaux et notre sang. C’est ce qui rendra ta famille et ton nom honoré. S’il te plait Arcturus, promet-moi que tu le feras… Parfois ton manque d’entrain pour ton sang me fait peur… Je ne veux pas qu’il t’arrive quoi que ce soit ou qu’on te juge traitre à ton sang. Je sais ce que le maître fait aux félons et parfois tes réactions m’inquiètent… » lui confiai-je.
Je l’aimais plus que tout et je craignais qu’un jour, par manque de volonté, il fasse une erreur de trop. Je ne voulais pas que le Lord se débarrasse de lui par manque d’efficacité. Je ne voulais pas devoir choisir entre mes propres devoirs et mes sentiments. J’avais peur de ce choix.
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Mer 4 Mai - 19:39
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Je n’avais pas besoin de mots pour savoir que ma femme n’appréciait guère ma façon de vouloir la forcer à ralentir le pas si elle désirait un enfant. Cependant, je ne voulais pas qu’elle se relance avec la même ferveur auprès du Lord alors qu’elle avait failli mourir pour lui, qu’elle avait perdu notre enfant par sa faute. Je n’avais pas envie qu’un enfant passe après le Lord aux yeux de ma femme, même s’il passerait pour moi comme toute ma famille bien avant le Lord, sa mère se devrait de penser de la même manière. Je ne voulais pas avoir un enfant devant vivre une vie similaire à la mienne, avec aucune relation avec sa mère. « Tu sais très bien que cela ne dépend pas de moi mais de lui. De plus, pardonne-moi de remettre en cause tes facultés mais je lui ai toujours été bien plus utile. Je n’ai jamais rechigné si ce n’est disparaître pour notre nuit de noces. Je ne l’ai jamais déçu. Je ne dis pas être sa favorite. Personne ne remplacera ta mère sur la place numéro un du podium. Mais j’aspire cependant à la deuxième place depuis si longtemps… Je ne connais que ça. Je n’ai servi qu’à ça. Abandonner tout du jour au lendemain et renier mon maître… Je crois que tu ne mesures pas tes propos. On ne quitte pas ou refuse une mission aussi facilement. S’il veut de moi, que je le veuille ou non, je n’ai aucun choix et de toute façon je ne veux pas le trahir. Il n’est peut-être pas le plus parfait des hommes. Il m’a cependant donné une familel avant que je te connaisse. C’est grâce à mon allégeance que j’ai connu Bellatrix et des personnes sur qui je pouvais compter. Cela peut peut-être te sembler irréel mais Bellatrix ne m’abandonnerait jamais. » Tenta-t-elle et je ne voulais pas entendre ce qu’elle avait à dire. Déjà ma mère l’abandonnerait, ma mère n’était pas faite pour garder quelqu’un proche d’elle et elle ne garderait pas Mina si elle commençait à devenir plus humaine et moins une petite Bellatrix. De plus, je n’aimais pas entendre ma femme dire que le Lord lui avait donné une famille. Ne pouvait-elle pas simplement accepter que maintenant elle avait une famille, elle m’avait moi, elle avait Eiladora et même si ça me faisait mal de l’admettre, elle avait Arthur. Ne valait-on pas mieux que le Lord et ses fidèles. Bien que faisant parti de ses serviteurs, je ne l’avais jamais désiré comme bien d’autres mangemorts, j’étais loin d’être le seul. Après tout, je n’avais pris la marque que pour protéger ma sœur, ma femme et dans une moindre mesure laisser à mes parents un peu de la place qui avait toujours été la leur aux yeux des mangemorts et du Lord.

Cependant, j’arriverais à éloigner ma femme du Lord et de ma mère, après tout, je ne lui demandais pas de tout arrêter, mais bien de s’arranger pour ralentir. Quelle oublie son ambition de prendre la deuxième place. Je savais pourtant en l’épousant qui j’épousais et j’avais conscience de ne pas être celui de nous deux qui se montrait le plus fidèle et le plus fiable pour le Lord. Après tout, j’étais persuadé que le Lord ne me ferait jamais entièrement confiance et il n’avait pas tort, puisque j’étais un traître alors même que je n’avais la marque que depuis peu de temps, mais ma famille passerait toujours avant cet homme qui avait déjà une première fois détruit ma famille. « Je comprends tes inquiétudes mais elles peuvent nous porter bien plus préjudices que bien. Je connais notre maître et si jamais tu lui montres tes préférences, soit ta sœur ou moi par exemple, il pourrait s’en servir contre toi et te faire payer de ne pas savoir où sont tes priorités et ton devoir de sang pur. Je ne veux pas te perdre Arcturus… Mais il faut que tu comprennes que lui doit être plus important que ta sœur, ta femme ou encore ton enfant. Il est le symbole d’une cause qui vaut tous ces sacrifices… » Je crus un instant voir ma mère, bien que ma mère n’aurait pas pensé à me perdre comme une chose dont elle n’aurait envie, mais ses mots et sa manière de me parler sur la fin me fit penser à ma mère. La folie pour le Lord, tout sacrifier pour cet homme. Voilà ce que je ne voulais pas entendre de Mina et voilà ce qu’elle me disait justement. Je compris dès cet instant que je passais après lui, que même si l’on venait à fonder une famille, elle passerait après le Lord. Je sus que je devais faire changer ma femme, lentement, sans la brusquer pour la rendre aussi peu fidèle que moi au Lord, mais en attendant que cette guerre soit presque terminée. J’avais après tout déjà choisi mes priorités pour ma part.

J’avais conscience que le Lord ne devait pas apprendre que je faisais passer ma famille avant lui, mais n’avais-je pas justement tout fait pour lui faire penser cela durant le coma de ma femme ? Je n’avais que peu été au manoir, prenant les missions que le Lord voulait bien me confier et passant le reste de mon temps à préparer un avenir qui pourrait peut-être un jour servir au Lord. Du moins, il pouvait le prendre ainsi, pour ma part, je pensais pas du tout à user de mon entrée au ministère pour aider le Lord. « Sers ton maître. Bat-toi pour nos idéaux et notre sang. C’est ce qui rendra ta famille et ton nom honoré. S’il te plait Arcturus, promet-moi que tu le feras… Parfois ton manque d’entrain pour ton sang me fait peur… Je ne veux pas qu’il t’arrive quoi que ce soit ou qu’on te juge traitre à ton sang. Je sais ce que le maître fait aux félons et parfois tes réactions m’inquiètent… » Me dit-elle et je lui fis un sourire rassurant. Je lui mentais ouvertement en cet instant. J’avais conscience de ne pas être honnête avec ma femme, mais c’était pour son bien, pour notre famille. Elle ne devait pas apprendre que j’étais un traître et si un jour je devais être découvert, elle le découvrirait à ce moment-là et pas à un autre.

Après tout, je continuais à servir le Lord du mieux que je le pouvais en suivant ses demandes. Je faisais ce qu’il me disait, je laissais simplement les informations filtrer auprès du ministère. Je donnais ce que je pouvais donner à mon nouveau camp, à ce camp qui pourrait protéger ma femme d’Azkaban et me permettre d’avoir une vie à la fin de cette guerre, qui pourrait me permettre de vivre et non d’être enfermé. Je n’allais pas en parler à Mina, je n’allais même pas lui laisser la possibilité de douter de mes allégeances. J’allais devoir être fin stratège pour convaincre ma femme que j’étais fidèle au Lord même si jamais je n’aurais son niveau de fidélité, tout en la convaincant que mon entrée au ministère n’était qu’à des fins d’aider mes ambitions politiques. Il me faudrait sûrement lui faire croire que j’aidais également le maître par cette position, mais je ne le ferais que si le Lord venait à m’en donner expressément l’ordre, avant ça, je m’arrangerais pour garder toutes les informations pour moi. « Mina, je sais à quoi m’en tenir lorsque l’on parle des mangemorts. Après tout, je suis la preuve parfaite que le Lord passe avant la famille. Cependant, si tous les mangemorts agissaient comme Bellatrix et toi, en pensant que le Lord doit passer avant leur progéniture, le Lord ne pourrait gonfler ses rangs avec justement cette progéniture élevée par des parents mangemorts, se donnant pour la cause et ayant éduqué leurs enfants afin qu’ils embrassent la cause, les idéaux et dédient leur vie au Maître. Lui donne leur vie comme l’ultime sacrifice. Flagelles mes parents pour ce qu’ils ont faits de moi, un mangemort moins fidèle qu’eux, parce qu’ils ont choisis de m’abandonner. Ne penses-tu pas que justement, c’est trahir le maître que de cacher ses enfants, que c’est le trahir que de ne pas prendre le temps d’élever ta descendance afin qu’elle devienne meilleure que toi, qu’elle le serve avec toute la force des valeurs que tu auras transmise ? » M’enquis-je. J’utilisais très clairement des arguments qui pouvaient soit la convaincre que j’avais ma propre manière de servir fidèlement et qu’elle passerait par l’éducation d’un enfant dévoué à la cause. Soit simplement lui démontrer toute ma rancœur envers le Lord et mes parents pour l’abandon à ma naissance et maintenant pour la perte de ma descendance.

Je voulais réellement qu’elle puisse croire que j’étais complètement fidèle et que je n’allais jamais être considéré comme un traître à mon sang, que je n’allais pas trahir. Il fallait que je la leurre, il fallait que j’use de mes cours de politique sur ma femme et peut-être même d’autres moyens de persuasion afin qu’elle oublie qu’elle pouvait ne serait qu’avoir un infime doute sur mes allégeances pour le Lord. « Tu ne veux pas me perdre et tu ne me perdras pas. Mais saches que je ne veux pas non plus te perdre et je ne veux pas perdre un autre enfant. Tu veux ta place de seconde sur le podium, tu veux être la digne fille de Bellatrix, la digne protégée. Tu savais en acceptant de m’épouser que le Lord ne pardonnerait pas facilement mon existence à mes parents, ne te pardonnerait sûrement pas de m’épouser alors que j’étais le fils que ses lieutenants avaient eu l’audace de lui cacher. Ne penses-tu pas que simplement par le fait de devenir ma femme tu as perdu tes chances de devenir la personne juste en dessous de Bellatrix ? Pour lui tu es déjà devenue plus faible. » Affirmais-je froidement. Je tentais le tout pour le tout en me disant que peut-être en usant des bonnes paroles j’arriverais au moins à la convaincre de penser à consacrer plus de temps à sa famille qu’au Lord. Je voulais lui faire comprendre que de toute façon, le Lord devait bien s’attendre à ce qu’après un mariage, tous n’attendraient qu’une naissance rapide d’un héritier, d’une descendance. Surtout que nous étions des Lestrange et que Mina avait su démontrer que comme ma mère, elle était digne de porter la marque.

J’allais bien évidemment devoir faire en sortes que le Lord parvienne à me faire plus confiance, qu’il parvienne à voir en moi un Lestrange, le digne de fils de mes parents. Je savais que c’était pour moi le seul moyen de rester vivant sur le long terme chez les mangemorts, tout en donnant des informations au ministère. « Tu viens de te marier, un enfant est la suite logique attendue. Tu peux ralentir le temps d’une grossesse, tu peux ralentir en plaidant que tu élèveras notre fils pour en faire un Lestrange digne de le servir avec la même ferveur que nous avons tous. Je ne te demande pas de renier ton allégeance, juste de penser à rester en vie. Tu ne choisis pas tes missions, je sais qu’il choisit. Fais toi discrète. Après votre échec à Rodolphus et toi, vous allez devoir faire vos preuves, mais fais tes preuves sans vouloir en faire de trop. Je te promets de tout faire pour rester en vie. Mais promets-moi de penser d’abord à ta vie et ensuite au Lord et de faire la même chose si nous faisons un enfant, je veux que ma descendance soit plus importante pour toi que cet homme. Je ne te demande pas de lui montrer tes priorités, mais de les avoir. » Affirmais-je à ma femme en laissant mes doigts glisser le long de sa joue en douceur. Je fis glisser mon pouce sur ses lèvres avant de venir poser un rapide baiser sur ses lèvres, ma main ayant trouvée son chemin jusqu’à l’endroit où se trouvait le cœur de ma femme. « Tu as une famille et je veux qu’elle passe avant le Lord pour qu’on puisse l’agrandir. » Avouais-je en posant un autre baiser sur ses lèvres. Je laissais mes yeux fixés dans les siens, un léger sourire sérieux étirant mes lèvres. Dire que je voulais au début profiter d’un moment au calme avec ma femme, je me retrouvais à avoir avec elle une conversation dont je me serais très bien passée en ce moment. Surtout que je devais improviser pour lui cacher les changements survenus dans ma vie durant son coma.
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Jeu 5 Mai - 9:45
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Un nouvel ordre des priorités


Je n’étais clairement pas prête de suivre la voix de mon époux. J’étais bien trop impliquée depuis si longtemps. Pour me faire changer, il faudrait certainement un électrochoc. Que le Lord ou Bellatrix s’attaquent directement à Arcturus alors qu’il ne l’avait pas cherché pourrait être une raison qui me ferait changer radicalement à mon tour. L’amour était bien la seule chose qui pouvait faire changer les personnes. Seulement si Arcturus frôlait l’infidélité, malheureusement, je me connaissais assez pour déplorer son sort sans être sûre de réagir en sa faveur. Je voulais le prévenir, lui rappeler de ne pas se plonger dans une telle situation parce que le choix qui m’y serait forcé de prendre serait bien trop douloureux. J’étais incapable de faire un tel choix ainsi en sachant qu’il avait cherché à les provoquer. Je voulais tout concilier, ma vie de famille et mon ancienne vie mais était-ce véritablement possible alors que ma haine envers les moldus était en train de s’épuiser ? Je ne savais plus où j’en étais et le fait d’être cloîtrée ici à réfléchir sans voir mon entourage mangemort était en train d’éroder certaines de mes pensées noires. Je pensais à vouloir améliorer ma vie de famille. Je n’étais pas prête à quitter le seigneur des ténèbres et le sujet venant sur le tapis, je réagis par instinct mais je pensais surtout à ma vie familiale et à un futur enfant plutôt que de reprendre réellement du service à Sainte Mangouste ou le Lord. Je fuyais ces deux mondes en sachant que leur dureté pourrait me rendre de nouveau amère comme dans le passé. Je ne disais pas être heureuse à tourner en rond chez moi mais j’étais déjà loin des tensions et de la réalité de ce monde violent et une part de moi ne voulait pas y penser. Je voulais pour le moment me mettre des œillères. Même si mes cauchemars me rappelaient à l’ordre…
« Mina, je sais à quoi m’en tenir lorsque l’on parle des mangemorts. Après tout, je suis la preuve parfaite que le Lord passe avant la famille. Cependant, si tous les mangemorts agissaient comme Bellatrix et toi, en pensant que le Lord doit passer avant leur progéniture, le Lord ne pourrait gonfler ses rangs avec justement cette progéniture élevée par des parents mangemorts, se donnant pour la cause et ayant éduqué leurs enfants afin qu’ils embrassent la cause, les idéaux et dédient leur vie au Maître. Lui donne leur vie comme l’ultime sacrifice. Flagelles mes parents pour ce qu’ils ont faits de moi, un mangemort moins fidèle qu’eux, parce qu’ils ont choisis de m’abandonner. Ne penses-tu pas que justement, c’est trahir le maître que de cacher ses enfants, que c’est le trahir que de ne pas prendre le temps d’élever ta descendance afin qu’elle devienne meilleure que toi, qu’elle le serve avec toute la force des valeurs que tu auras transmise ? »
Arcturus était très malin pour obtenir ce qu’il voulait et il réussit à me mettre le doute. J’avouais reconnaître la trahison de ma mentor sur ce point. Je me mis à hésiter et ne plus savoir comment réagir. Je voulais marcher sur les pas de Bellatrix mais je savais que l’abandon n’était pas la solution. Elle ne faisait qu’aggraver son cas, tant face à son maître sur ses enfants. Bellatrix et Arcturus m’en avaient fourni une preuve suffisante. De là, je n’avais voulu d’enfants rapidement. Je préférai le servir lui. Puis l’accident est arrivé, j’ai perdu l’enfant et je réalisai l’impact de cette perte autant sur mon orgueil que sur mon cœur. Aujourd’hui, je regrettai, je voulais recommencer comme si la vie n’était finalement qu’une bonne farce où je pouvais moi-même décider sur un coup de tête si je voulais ou non avoir un enfant et changer d’avis comme cela me semblait bon. La vie d’un enfant n’était pas un jeu. Je ne pensais pas de cette façon mais j’agissais tout comme. Je réfléchissais alors à ses mots. Je pouvais servir mon maître de deux façons possibles : le servir et tout sacrifier comme Bellatrix ou simplement mettre au monde sa future armée. Ne fallait-il pas neuf fois pour faire un homme et quinze ans pour l’éduquer dans une ligne directrice qu’il devra suivre par la suite ? Mon frère avait été considéré responsable par mon père à partir de quinze ans. Il avait commencé à l’impliquer dans ses affaires. Quel choix alors faire ? Tout sacrifier et me porter garante pour être ce soldat parfait ou apporter une armée au Lord. Ne pouvions-nous cependant pas faire les deux en même temps ? Pour Arcturus, cela semblait impossible…
« Tu ne veux pas me perdre et tu ne me perdras pas. Mais saches que je ne veux pas non plus te perdre et je ne veux pas perdre un autre enfant. Tu veux ta place de seconde sur le podium, tu veux être la digne fille de Bellatrix, la digne protégée. Tu savais en acceptant de m’épouser que le Lord ne pardonnerait pas facilement mon existence à mes parents, ne te pardonnerait sûrement pas de m’épouser alors que j’étais le fils que ses lieutenants avaient eu l’audace de lui cacher. Ne penses-tu pas que simplement par le fait de devenir ma femme tu as perdu tes chances de devenir la personne juste en dessous de Bellatrix ? Pour lui tu es déjà devenue plus faible. » m’affirma-t-il alors froidement.
Je grimaçai avant de détourner le regard. Je ne pouvais pas concevoir une telle chose. Est-ce que ma place de seconde avait été le prix à payer pour pouvoir aimer ? Une partie de moi savait qu’il avait raison. C’était pourtant toute une conception de vie qui s’écroulait. Si je ne pouvais plus avoir cette place, que me restait-il ? Un époux qui m’aimait et qui m’offrait un autre avenir ? Il était encore trop tôt pour que je puisse voir les choses aussi positivement. Je n’avais pas pensé, en l’épousant, m’exposer à de tels faits. J’avais pensé pouvoir tout concilier mais je savais pertinemment qu’Arcturus ne serait pas fidèle dans l’âme. Il n’obéissait que pour sa famille comme beaucoup de mangemort et non pas simple dévotion comme Bellatrix ou moi. Peut-être aurais-je du épouser un autre homme si je voulais briller auprès du maître. Seulement un cœur ne choisit pas. L’ironie avait voulu que je tombe sur le seul homme qu’il ne fallait pas aimer et même si je voulais m’en blâmer, je ne pouvais pas. Mes sentiments étaient bien trop forts. Mais si je ne pouvais devenir cette seconde favorite. Que me restait-il dans la vie ? Mon couple brillait mais qu’en était-il de mon honneur ? De mes convictions ? De ma vie sociale ? Etait-elle condamnée ? Je réalisai que le seul moyen de me sortir de là serait certainement de divorcer. Mon cœur ne pourrait cependant jamais l’accepter. Alors oui… si le Lord le pensait, il avait raison de croire ma faiblesse. Je me contredisais dans mes mots mais au fond, même si je voulais croire le contraire, Arcturus passait avant mon allégeance.
« Tu viens de te marier, un enfant est la suite logique attendue. Tu peux ralentir le temps d’une grossesse, tu peux ralentir en plaidant que tu élèveras notre fils pour en faire un Lestrange digne de le servir avec la même ferveur que nous avons tous. Je ne te demande pas de renier ton allégeance, juste de penser à rester en vie. Tu ne choisis pas tes missions, je sais qu’il choisit. Fais-toi discrète. Après votre échec à Rodolphus et toi, vous allez devoir faire vos preuves, mais fais tes preuves sans vouloir en faire de trop. Je te promets de tout faire pour rester en vie. Mais promets-moi de penser d’abord à ta vie et ensuite au Lord et de faire la même chose si nous faisons un enfant, je veux que ma descendance soit plus importante pour toi que cet homme. Je ne te demande pas de lui montrer tes priorités, mais de les avoir. »
Je riais doucement mais de façon ironique. Je ne voulais pas faire passer quoi que ce soit avant le Lord mais je le faisais déjà… Il y avait une marge entre agir d’une façon et le reconnaître. Il glissa son pouce sur mes lèvres. Je baissai les yeux. Il captura alors légèrement mes lèvres dans un rapide baiser alors que sa main se posait sur mon cœur. Je commençais à avoir peur de mes propres sentiments. Je réalisai qu’ils pouvaient être dangereux pour nous.
« Tu as une famille et je veux qu’elle passe avant le Lord pour qu’on puisse l’agrandir, dit-il en m’embrassant de nouveau.
- Tu ne comprends pas… Tu es plus important que tout, que lui… J’aimerai que ça ne soit pas le cas mais je ne peux maîtriser ce que je ressens et je le déplore. J’aimerai tant être aussi forte que Bellatrix et savoir abandonner ce qui me bloquerait dans mon ascension pour le Lord mais je n’y arrive pas. Je ne suis pas comme elle. Je n’ai pas cette force de conviction parce que je t’aime bien trop pour cela. Et ça me fait peur… J’aimerai tant avoir la faculté de te tuer parce que je sais que mon seul obstacle est toi mais je ne peux pas. Je t’aime et j’aurai beau me mentir par A + B je sais que je ne vaux pas mieux que les Rogue ou les Malefoy. J’ai trahi ma mentor et le lord dès l’instant où je suis tombée amoureuse et aujourd’hui j’ai peur de la suite. Si je ne suis plus apte à le servir correctement comme dans le passé, je ne vaux pas mieux que ces traitres. Je suis inutile et ça me fait peur. Jamais je n’aurai eu de tels sentiments avant. Je n’avais pas besoin de ressentir, juste obéir mais quand je suis avec toi, je n’arrive pas à réfléchir de façon raisonnable. J’écoute mon cœur et lui me souffle de vouloir tout faire pour toi, de vouloir te donner un enfant, de faire tout pour qu’on s’en sorte tous les deux. Pardonne-moi cependant de ne pas me réjouir de cette situation. Je sais qu’elle pourrait nous conduire à la mort… lui avouai-je mes craintes. Je veux cet enfant et je le protègerai. Je te le promets. » lui dis-je alors déterminée.
Ce n’était pas un caprice mais simplement le résultat de la prise de conscience que plus qu’un rôle qui me revenait, je voulais développer ce qui devenait le centre de ma vie… Nous étions alors d’accord sur ce point.

THE END
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