RSS
RSS



 


 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 4 :: Début de l'an 2000 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Quand la vérité éclate

avatar
Laverne Poliakoff
Etudiante en Psychologie Magique
Nombre de messages : 179
Célébrité sur l'avatar : Emilia Clarke
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 3 Mai - 7:12
Alicia & Laverne



Il y a des amis, il y a la famille. Puis il y a des amis qui deviennent la famille.
La maison est bien silence, pourtant elle n’a pas été dépeuplée de ses habitants. Laverne se trouve déjà dans la cuisine, faisant le petit déjeuner. Elle est rentrée il n’y a que quelques minutes. Depuis que les Poliakoff sont de retour dans leur ancienne maison, la fille de la famille a prit une activité professionnelle en plus de ses cours. Afin de ne pas incomber toutes les dépenses à son père, elle travaille en tant que serveuse aux Trois Balais de Pré-Au-Lard. Ce n’est pas le jackpot, mais c’est ce qui lui permet d’arrondir les fins de mois tout en ayant la possibilité de faire plaisir à Stan. Le petit garçon est encore profondément endormi, mais le connaissant, d’ici moins de cinq minutes ce ne sera plus le cas.

Des bruits de vaisselle qui se pose sur la table, c’est l’unique chose qui émane de la pièce pour quelqu’un qui aurait l’ouïe fine. Mais bientôt, des bruits de pas brisent le silence de la maison qui se réveille doucement. Son père s’approche et observe la table, avant d’attraper une tasse pour s’en servir du café.

« Je dois filer, je n’ai pas le temps de prendre mon petit-déjeuner avec vous. »

Laverne n’est pas étonnée, avec lui c’est les choses qui arrivent plus souvent qu’à leur tour. Elle lève simplement les yeux au ciel une fois qu’il a quitté la pièce et retire son couvert. Les minutes passent et une nouvelle fois le silence se voit brisé par l’arrivée du petit Stan. Un grand sourire fend le visage de cette jeune maman qui embrasse sa progéniture sur le front avant de l’inviter à s’installer à table. Elle a pensé à tout pour remplir ce petit estomac. Attrapant un verre, elle le remplit de jus de fruit et laisse la boite de céréales à portée de main du petit bonhomme, qui se fait une joie de dévorer tout ce qu’il y a. Laverne, quant à elle, se contente d’une tasse de café et d’un croissant nature. La fatigue ne se fait pas ressentir, c’est une boule d’énergie, mais l’appétit n’est pas au rendez-vous.

« Si tu es sage, cet après-midi, nous irons faire les boutiques et tu pourrais bien avoir un petit cadeau. »

Le petit Stan releva la tête de son bol, la bouche pleine de chocolat et le regard pétillant. Il avale dans un bruit peu reluisant, mais c’est bien le moindre mal. Son sourire est toujours là, bien présent sur son visage alors que son petit garçon tente de deviner la surprise qu’elle lui réserve. Il est loin du compte et Laverne s’amuse tellement de la situation, qu’elle compte le laisser miroiter encore un peu. Une fois le petit déjeuner terminé, elle l’aide à faire sa toilette et à se vêtir, avant de l’autorisé à faire des dessins sur la table du salon, tout en regardant un programme pour enfant à la télé. Le laissant sagement faire, elle s’autorise une petite douche et surtout l’occasion de quitter ses vêtements de travail, pour une tenue dans laquelle, elle se sent beaucoup mieux. Un simple jean, une paire de baskets et un pull au col montant au-dessus d’un petit top, elle mettra une tenue un peu plus habillée pour sortir l’après-midi venu. Pour le moment, se doutant qu’elle serait prise à partie pour jouer à plusieurs jeux, autant que les vêtements ne soient pas une barrière pour ses mouvements.

En s’installant dans le canapé pour regarder les dessins que fait son petit Stan, elle pose sa tasse de café sur le meuble derrière lorsque la sonnerie de la maison retentit. Tout en se redressant immédiatement, la jeune mère franchit les quelques mètres la séparant de la porte d’entrée, qu’elle ouvre pour découvrir qui se trouve sur le palier. Il s’agit d’une Auror qu’elle a déjà croisé à quelques reprises dans cette même maison. En générale, elle vient voir le père de Laverne concernant des enquêtes difficiles à résoudre. Son visage ne lui est donc pas inconnu.

« Bonjour, mon père n’est pas là. Il m’a dit qu’il devait filer, mais n’a pas précisé quand il revenait. Vous pouvez entrer et l’attendre si vous voulez. »

Elle se poussait de la porte, pour laisser l’accès vers l’intérieur de libre, si jamais cette femme désirait se mettre au chaud pour attendre le Professeur Poliakoff.

« J’allais me refaire un café, vous en voulez un ? »

La question était posée alors que Laverne revenait vers le salon. Le petit Stan avait relevé la tête, pour observer la personne qui venait d’entrer dans sa maison. Bien éduqué, il s’était redressé sur ses petites jambes s’apprêtant à saluer l’invitée, mais du coin de l’oeil son regard venait de capter du mouvement vers la fenêtre. En tournant la tête, la surprise céda sa place à la joie alors qu’il se mettait à crier ces quelques mots :

« C’EST MESMERIZE, MAMAN OUVRE LA FENÊTRE, C’EST MESMERIZE. »

Le regard de Laverne se posa à son tour sur la fenêtre, pour voir arriver la chouette des frères Rogue. D’un geste naturel, elle attrapa sa baguette pour ouvrir l’accès à l’animal. Une chance que leur invitée soit une Sorcier, elle aurait eu beaucoup de difficulté à expliquer une Moldue pourquoi une chouette leur livrait du courrier, mais aussi comment elle était parvenue à ouvrir la fenêtre sans avoir à bouger de l’endroit où elle se trouvait. Stan s’empressa d’accueillir la chouette en lui caressant le dessus de la tête, et en lui permettant de se reposer dans la grande cage de Jasper. Il était toujours dans tous ses états lorsque son père lui écrivait ou lui envoyait un cadeau. En l’occurrence, cette fois c’était un paquet dont le papier ne tarda pas à se faire arracher par des petites mains impatientes. Il y avait un cadeau, mais aussi des confiseries dans ce paquet. Stan s’empressa d’ouvrir une chocogrenouille pour la déguster avant de se mettre à courir jusque vers les deux femmes pour leur montrer sa carte.

« Regarde, regarde, j’ai une carte d’Albus Dumbledore !! »

Laverne ne put s’empêcher de sourire en voyant ce petit bonhomme tout heureux. Il y a quelques temps de ça, c’était de la peine qu’elle lisait sur ses traits. Mais c’était à présent de l’histoire ancienne pour lui, semblerait-il.

« C’est bien mon chéri. Tu vas ouvrir sagement le cadeau que papa t’a offert pendant que je fais refaire du café. Après, tu pourras lui écrire si tu veux. »

Le petit garçon repartit vers la table basse où il avait tout déposé, la jeune mère se retourna vers l’Auror toujours présente dans la pièce.

« Désolée. Il est toujours surexcité quand son père lui écrit. »
LUCKYRED
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alicia Rogue
Chef de la nouvelle brigade des aurors
Âge du personnage : 40 ans
Nombre de messages : 1845
Célébrité sur l'avatar : Kate Beckinsale
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 12 Mai - 14:31



Quand la vérité éclate
Ft. Laverne Poliakoff


Traquer les plus grands criminels de l'histoire de l'humanité était une tâche ardue. Pour beaucoup de personnes, il suffisait de remonter les pistes, de récolter les preuves et de faire pencher la balance du ministère, vers une condamnation à vie. Malheureusement, c'était uniquement dans les cas les plus simples, dans ceux qui n'apportaient aucun problème aux aurors, mais ils n'étaient pas tous aussi faciles que cela. Parfois, il arrivait que les éléments débusqués ne soient pas suffisants pour déférer ces personnes devant le mangemmagot, ou que tout simplement il n'y aille aucune preuve, pas le moindre coupable désigné. Dans ces conditions-là, il fallait voir plus loin, recouper les dossiers, essayer avec leur connaissant et leur habitude du terrain, de penser comme leurs ennemis. De se mettre à leur place, de réagir à leur façon, de voir le monde avec leur défaut, pour trouver une voie à creuser. Si leurs cursus faisaient la part belle à la psychologie criminelle, il fallait rester réaliste. Ils n'étaient pas des professionnelles dans ce domaine, c'était pourquoi, pour les cas les plus épineux, il faisait appel à un consultant. À une personne diplômée, réputée pour son talent. Depuis plusieurs années, le service des aurors, faisait appel à un ancien professeur de psychologie à l'université. Là où beaucoup le décriaient pour ses soucis personnels de santé, tous s'accordaient à reconnaitre son don, même Vincenzo leur chef de service, qui avait des méthodes à peu près égales aux siennes. C'était même lui qui pour le cas d'une disparition inquiétante avait forcé Alicia à se rendre dans sa demeure. La plupart du temps, il recevait simplement une demande, une sorte de convocation, l'invitant à passer au ministère pour les aider, s'il en avait l'occasion. Mais avec les années et les discussions, il n'était pas rare qu'on vienne le trouver chez lui.

C'était ce qu'elle faisait aujourd'hui. Bien emmitouflé dans sa cape chauffante, les cheveux en bataille à cause du vent et un gros dossier coincé sous le bras, la brune marchait dans le quartier résidentiel. Tranquillement, doucement, son regard se baladait dans la rue jusqu'à accrocher la charmante bâtisse ou vivait cet homme, sa fille et son petit-fils. Alors qu'elle était arrivée à bon port et qu'elle allait se résoudre à sonner, pour signaler sa présence, un seul point attira son attention, l'écriteau marqué sur la porte d'entrée, indiquant que c'était le lieu de résidence de la famille Poliakoff. Ce ne fut que quand son esprit ramena à ses souvenirs les répliques de Selena, quelques jours plus tôt, que le lien se fit. Alicia eut d'ailleurs l'impression de se prendre une nouvelle gifle, sa respiration s'emballa sous le coup de cette nouvelle conclusion. Par Merlin mais c'était bien sur ! Comment n'avait-elle pas pu faire le lien plus rapidement?!. Nom d'un petit lutin, Laverne, Laverne Poliafokk, la fille, cette jeune fille qui avait donné naissance au fils d'Edwin! C'était sa fille, cette demoiselle qu'elle avait déjà vue et revue. Ce qui voulait dire que le petit garçon auquel elle avait déjà souris, merde, c'était son petit-fils... Une importante conclusion qui manqua de faire vaciller son état du monde, en lui faisant tourner la tête. Elle n'arrivait pas y croire. Était-elle toujours en colère ? Face à Severus, c'était une évidence. Le directeur des Serpentard avait d'ailleurs dû essuyer la tornade brune, qu'elle avait été, qui avait déferlé dans son espace personnelle. D'ailleurs, si les appartements privés des professeurs n'étaient pas aussi bien insonorisés, elle était sûre qu'on l'aurait entendue vociférer contre lui, jusque dans la grande salle. Un moment qui serait surement resté dans les annales de Poudlard. À n'en pas douter.

Elle était repartie tout aussi fâchée qu'elle était venue, exaspérée de son comportement et elle en avait profité pour lui lâcher la bombe d'une seconde naissance à venir. Calvin était donc épargné d'annoncer la nouvelle à son père, mais il risquait de se prendre le retour de manivelle. Tant pis. Elle n'avait pas été d'humeur à faire dans la dentelle. Un comportement qui s'était vu au boulot et dont Edwin avait senti la réplique dans une lettre. Pourtant, elle était moins remontée contre lui, il n'était que l'adolescent qui avait obéi à son imbécile de mari! Sans s'en rendre compte, alors qu'elle ressassait ces bouillonnants sentiments colériques, elle avait appuyé sur la sonnette. Pourquoi n'avait-elle jamais rien dit? Pourquoi n'avait-elle pas fait un geste de plus, à son encontre? Pour lui montrer sa rancœurs, pour lui demander quelque chose, une explication, qu'en savait-elle après tout?! Mais non, elle avait toujours été très polie et sympathique, tout comme le petit garçon et son père. Néanmoins, ses réflexions dures se tarir car la porte tournait sur ses gonds, laissant se découper la silhouette de sa belle-fille. Le regarde noisette levé dans sa direction, elle avait tout du hibou prit dans les phares d'une voiture, alors qu'à présent, elle la voyait comme si c'était la première fois. Son visage se fendit pourtant dans un sourire et elle s'apprêtait déjà à refuser d'entrer quand la brune lui dit qu'elle n'avait qu'à entrer pour un café. C'était étrange qu'elle n'en dise rien d'autre, qu'elle ne réagisse pas, qu'elle agisse comme les autres jours. Depuis que Edwin avait révélé la nouvelle à sa fratrie et que celle-ci c'était faufilée jusqu'à elle, elle devait avoir conscience que tout allait changer? Ou peut-être pas encore.


-Bonjour Laverne... Oh, je ne voudrais pas vous déranger, je peux revenir plus tard, ce n'est pas très urgent... Eh bien, pourquoi pas. Merci.

La porte était ouverte et tout en serrant un peu plus la pile de dossiers contre son corps, elle pénétra à l'intérieur ou résonnait un agréable bruit de dessin animé. Elle ne serait dire ce qu'elle ressentait en ce moment même, tellement le mélange était confus. C'était à la fois étrange, à tel point qu'elle avait l'impression de nager en dehors de son corps. De vivre le moment sans en être présente. Alors que d'un autre côté, la tension semblait grimper dans son organisme, tendue et mal à l'aise à la fois, encore portée par les sursauts de colère. Son regard, pourtant, s'était accroché à elle, sans rien ajouter. Puis, une pointe de culpabilité et de tristesse semblait la transpercer, de part en part, quand elle croisa le petit Stan. Pourquoi n'avait-elle jamais pris conscience qu'il y avait un petit quelque chose de son fils, au même âge? Bon Dieu comment avait-elle pu être aussi idiote, alors que toutes les preuves étaient devant elle, depuis tout ce temps. Elle s'en voulait tellement... Stoïque, immobile, comme hypnotisé, le cri du petit Stan brisa sa torpeur, elle le regarda hurler en direction d'une chouette, le hibou de ses enfants. Oh que oui, Alicia reconnaissait le volatil, pour l'avoir eu pendant des années à son propre domicile. La bête ne sembla pas non plus ingrate, vu qu'il lui adressa un regard et un hululement, comme un bonjour, avant de filer dans la cage de l'autre hibou, pour se restaurer. Un sourire fleurit sur son visage quand il revient tout heureux, pour une simple carte chocogrenouille. Mais l'entendre parler de "papa" plus d'une fois, et de la chouette d'Edwin, semblait lui mettre l'évidence sous les yeux. Laverne semblait ne pas avoir conscience de qui elle était. Avait-elle déjà usé de son nom de femme mariée, devant elle? C'était possible que non... Après tout, au moment où la brune avait commencé à se rendre à la rencontre de Zakhar, ils se connaissaient suffisamment que pour user de leur prénom. Peut-être n'avait-il jamais dit Rogue devant elle, quant à la connaitre, mis à part en amenant les jumeaux au poudlard express, elle ne pouvait être un visage connu.

-Il n'y a aucun problème. C'est toujours plus agréable quand ils sont comme ça, surexcité et heureux, même si c'est plus fatigant pour nous... On se demande parfois où ils vont puiser cette énergie.

Heureux et joyeux, c'était l'effet immédiat qu'il avait eu en sachant que son père intervenait dans sa vie, même pour une lettre, une chocogrenouille, juste un geste. Une nouvelle constatation qui accrut la tension et ce sentiment déplaisant qui émanait d'elle. Comment Severus avait-il pu empêcher cela pendant toutes ces années? Bien sûr leur cours, leur vie et une formation était importante, mais on ne pouvait pas priver un enfant de son père, pas quand elle voyait le petit Stan. C'était cruel et inconscient. Elle se sentait mal à l'aise, un problème que ne comprendrait pas sa vis-à-vis, alors devait-elle le lui dire à présent? C'était une idée, un soulagement. La future quadragénaire avait posé ses affaires sur la table de travail de sa cuisine, avant de se diriger vers la cage des oiseaux. Doucement, sa main se tendit vers celle-ci, l'invitant à venir jusqu'à elle, ce qu'il fit. Le moins que l'on puisse dire, c'était qu'il reconnaissait encore la main nourricière de l'époque, quand ses fils étaient partis faire la java, ou l'envoyaient depuis elle ne savait quel pays du monde. Tranquillement, alors qu'il était venu se poser sur sa main, l'autre se mit à caresser sa tête. Un geste qui ne passa pas inaperçu chez le petit bonhomme, qui la fixait interrogateur. Il avait amplement raison, tous les hiboux n'étaient pas aussi sympathiques et dociles, plus d'un refusait de se laisser aller de la sorte sans connaitre la personne qui leur faisait face.

-Comment-vas-tu Mesmerize? Content de t'être échappé, d'Ares?

Ares, l'énorme oiseau qui appartenait aussi à Edwin, était suffisamment imposant que pour rendre le déjeuner de l'animal compliqué. Puis l'utilisation de ce nom était profondément délibérée, elle les avait choisis en toute connaissance de cause. Elle savait qu'ainsi la jeune Laverne risquait de se poser des questions. Autant pour la connaissance de cette chouette qu'elle tenait dans les mains, que pour le nom d'Arès. Oui, elle avait choisi d'affronter la vérité. Maintenant qu'elle avait eu droit à la vraie version, que celle-ci lui avait éclaté au visage, elle avait le besoin de crever l'abcès, une bonne fois pour toutes. De faire sortir tous, de tenter de reprendre des bases saines. Elle ne voulait plus les regarder avec ce malaise de savoir et pas elle. Son regard quitta le volatile, qu'elle laissa repartir, avant de se diriger à nouveau vers la cuisine, non sans un sourire contrit au petit garçon... Une excuse, elle n'avait que cela à lui fournir. Elle était incapable de faire autrement, incapable de faire autre chose comme réaction et c'était avec se regarde qu'elle ancra ses prunelles noisette vers elle.

-Je l'ignorais.

Une confirmation tacite.


Let the skyfall, when it crumbles
It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do..•°¤ Mags.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Laverne Poliakoff
Etudiante en Psychologie Magique
Nombre de messages : 179
Célébrité sur l'avatar : Emilia Clarke
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 19 Mai - 15:52
Alicia & Laverne



Il y a des amis, il y a la famille. Puis il y a des amis qui deviennent la famille.
Ces dernières années avaient été tiraillées entre de la joie et de la souffrance. La joie d’avoir ce magnifique petit garçon qu’est Stan. Un petit bonhomme si gentil, drôle et intelligent, malgré son hyperactivité parfois épuisante. Mais de la souffrance et de la colère également, d’avoir à vivre loin de l’homme qu’elle aime et de ne rien pouvoir faire pour inverser la balance. Il faut apprendre à avancer, tourner la page et ne pas vivre dans le passé. Tant de sottises répétées par ceux qui se disent sages et qui n’ont jamais vécu un pareil déchirement. Comment oublier lorsque sous les yeux, un petit garçon lui ressemble trait pour trait ? Oublier c’est possible, lorsque rien ne rappelle l’être aimé et absent. Mais ce n’était pas le cas dans cette situation, non. En cinq ans, Laverne avait été bien incapable de se reconstruire une vie. Elle survivait à cette existence qui lui avait été imposée, gardant toujours l’espoir qu’un jour meilleur lui permettrait de sortir la tête de l’eau, pour recommencer à vivre. Des hauts et des bas parsemaient ses journées, semaines, mois et aussi années. Mais le jour tant attendu était arrivé. Le destin avait remis Edwin sur son chemin et elle ne comptait plus le lâcher. Ce n’est pas comme si rien ne s’était passé entre eux, surtout qu’à présent, il existe ce petit Sorcier bondissant sur ses deux jambes dés que le hibou de son père arrive. Il ne parlait plus que de cet homme qu’il a aimé avant même de le rencontrer. Qu’importe ce que Laverne devra faire pour garder Edwin dans la vie de leur fils, elle le fera, tout comme elle récupéra son coeur, parce qu’elle sait qu’au fond, il l’aime toujours.

Elle laissa son petit bout découvrir les confiseries et le cadeau envoyé par son père, choisissant ce moment comme opportun pour partir faire du café dans la cuisine, son invitée non loin. Un sourire bienveillant vers Stanislav, elle se mettait à la tâche, tout en laissant parfois trainer une petite oreille du côté du salon. Elle mourrait d’envie de voir ce qu’il se cachait sous le paquet qui accompagnait la lettre, à l’image d’une enfant devant un sapin de Noël. Et en contrepartie, comme un adulte qu’elle pouvait parfois être, elle espérait qu’il ne se soit pas mit sur la paille à force de couvrir leur fils de cadeaux.

Pendant que le café coulait dans la machine moldue, la jeune mère s’occupait d’attraper deux tasses, des cuillères et même du sucre ainsi que du lait en cas de besoin. Souriant de plus belle lorsque l’Auror présente parlait au hibou des fils Rogue comme si elle le connaissait depuis longtemps. C’était assez étrange, mais Laverne ne relevait pas pour le moment. L’utilisation du nom ne l’étonnait pas vraiment, Stan l’avait hurlé dans toute la maison dés qu’il l’avait vu arriver dans le ciel. Et la cuisine ouverte sur le restant du salon-séjour, il n’était pas bien difficile de pouvoir se parler à travers les deux pièces.

« Il vous aime bien. La dernière fois que j’ai voulu l’approcher, il m’a mis un coup de bec. »

Mais son sourire s’effaça petit-à-petit. Ares est le second volatile de Edwin et Laverne n’avait pas eu le souvenir que son fils en avait parlé, avant l’arrivée de Mesmerize. Peut-être n’y avait-elle pas faite attention. Mais non, plus elle réfléchissait et plus elle en avait la certitude. Déposant les tasses à côté de la cafetière, un vent de panique s’était soudainement emparé d’elle, sans qu’elle ne sache vraiment pourquoi.

« Vous… vous connaissez Edwin ? »

Alicia revenait vers la partie cuisine et plus elle avançait, plus Laverne se perdait dans toutes les questions qui fusaient dans sa tête. La pâleur de son visage, elle la devait à une pensée qui la bloqua dans son geste, son coeur manquait comme un battement. Alicia est une Auror, venait-elle leur annoncer que quelque chose était arrivée au père de son fils.

« Est-ce qu’il va bien ? Il ne lui est rien arrivé ? »

La panique se faisait de plus en plus ressentir du côté de l’étudiante en Psychologie Magique. Sa vie ne pouvait pas être aussi pourrie au point de lui retirer l’homme qu’elle aime, alors qu’elle vient juste de le retrouver. Ce n’était pas possible, elle ne voulait pas y croire. Le regard perdu, le coeur à la limite de la rupture, tout semblait se passer très lentement, jusqu’à ce qu’Alicia ne plante son regard dans le sien. Les mots lui manquaient et ce fut encore pire lorsque sa vis à vis lui annonça qu’elle l’ignorait. Elle ne comprenait plus rien, ne se doutant pas une seule seconde que cette femme est la mère de Edwin et donc la grand-mère de Stan.

« Je… désolée, je ne comprend rien. »

Quelque chose lui disait de fouiller. Ses études et l’expérience que son père lui transmettait, lui disaient de chercher à comprendre. Alicia tentait de lui dire quelque chose, mais dés qu’il s’agit de Edwin, Laverne perd totalement pied, craignant toujours le pire le concernant. A plusieurs reprises son regard se posait dans la direction du petit garçon qui tentait de décrypter la lettre lui venant de son père. Le petit bonhomme ne sait pas encore lire, il en était attendrissant comme ça, ses petits sourcils froncés dans l’espoir de comprendre quelque chose sans avoir à déranger les adultes. Et là c’était plus de souffrance qui prenait vie chez la jeune femme. Si jamais il était arrivé malheur à Edwin, elle serait bien incapable d’annoncer à Stan qu’il ne reverrait jamais plus son papa.
LUCKYRED
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alicia Rogue
Chef de la nouvelle brigade des aurors
Âge du personnage : 40 ans
Nombre de messages : 1845
Célébrité sur l'avatar : Kate Beckinsale
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 2 Juil - 10:19



Quand la vérité éclate
Ft. Laverne Poliakoff


Avoir en sa possession une information que votre adversaire ignorait était censé vous donner un avantage, un moyen de pression contre lui. En d'autre termes, c'était une domination sur tous les niveaux, un sentiment parfois jouissif. Surtout quand cela concernait vos ennemis et que vous gagnez en certitude qu'ils allaient tomber dans le panneau. Malheureusement pour Alicia, la situation actuelle n'avait rien à voir avec cette traque quotidienne, qui faisait partie de son métier. Les nouvelles qu'elle avait apprise et que la jeune fille ignorait encore ne lui donnaient aucun sentiment de puissance, ni même de victoire, bien au contraire. Maintenant qu'elle avait, elle aussi prit conscience de qui elle était et par conséquent que ce petit garçon bondissant était son petit-fils, tout semblait se bousculer. Elle avait l'impression désagréable de dénoter dans ce tableau familial, de ne pas mériter d'en faire en partie. Puis quand le petit Stan faillit bondir, littéralement parlant, hors de son fauteuil à l'arrivée du hibou des Rogues, elle décida qu'elle ne pouvait plus rester dans ce mensonge. La vérité avait enfin éclaté dans leur famille, Laverne avait le droit d'être au courant, de savoir que maintenant que les choses étaient mises aux claires, elle n'aura plus à craindre, elle allait pouvoir reprendre une vie normale. Eh encore, qu'est-ce que la normalité quand votre petit bout de chou avait déjà cinq ans? Cinq longues années, les plus belles s'étaient déjà envolées, rien ne les rendrait jamais à Edwin. Se retenant de se mordre la lèvre, cherchant un moyen plus détourné pour lui avouer qui elle était, ce ne fut que quand son regard noisette croisa la cage ou papillonnait Mesmerize que l'illumination se fit. Elle ne se voyait pas annoncer brutalement qu'elle était sa belle-mère, mais lui laisser deviner les changements. Après tout ne savait-elle vraiment pas qui elle était? C'était possible au final.

Lentement, elle s'était dirigée vers le petit salon, où Stan était occupé de retourner et tourner sa feuille dans tous les sens, essayant de transcender cette écriture linéaire, pour en apprendre le maximum. Un sourire triste, un éclat désolé passa dans son visage, alors que conciliant, compréhensif, comme s'il avait compris son rôle, le hibou était venu se loger sur sa main pour se laisser caresser. Un geste des plus étonnants. Si l'ancienne Serdaigle n'avait rien contre les animaux, elle était loin d'avoir le talent de son fils, qui les attiraient comme des mouches vers une lampe. Oh que non, elle n'avait aucun don avec eux et ils faillaient longtemps avant qu'ils ne se fassent amadouer par sa personne. Heureusement, du temps, Mesmerize en avait eu. Accompagnée du volatil, la mère de famille n'eut pas à attendre longtemps avant que l'étudiante ne réagisse, surprise de sa facilité et de l'amicalité de l'animal. Un sourire en coin s'étira sur ses lèvres, elle espérait bien qu'il l'appréciait, ce serait même la moindre des choses, au vu du temps passer ensemble. Ne prenant pas la peine de répondre, elle vit que la jeune femme commençait à tiquer quand elle donna le nom d'un autre oiseau. Eh l'inévitable chaine de questionnement semblait enfin lancée, jusqu'à atteindre cette question fatidique à laquelle elle ne pouvait répondre que par la positive, en étant sa mère. Sauf qu'elle semblait avoir omis un détail en revenant vers elle. Elle était une auror. Immédiatement, la panique s'insuffla dans l'esprit de sa vis-à-vis. Elle craignait qu'il lui fût arrivé malheur.


-N'aillez crainte, tout va bien. Je ne venais pas annoncer quoi que ce soit en rapport avec lui et ce dossier ne le concerne pas.

Oh que non, cela n'avait même rien à voir. Mais elle avait cru plus judicieux de tuer dans l'œuf ces doutes, sur une hypothétique blessure ou bien pire encore : Une mort. Très sincèrement, elle n'avait pas voulu lui faire peur, lui mettre des idées aussi désagréables en tête. Mais elle avait raison, cela avait laissé trop de possibilité et les aurors se devaient parfois de jouer les oiseaux de mauvaise augures. Merlin qu'elle haïssait de tout son être cette partie de son métier. Annoncer les morts, annoncer les captures, aller face à ces familles qui étaient dévastées en un seul mot, trouver des paroles apaisantes, signaler qu'il était des héros à leur façon. Faire face aux larmes, à la peine et à la douleur, lui était révoltant. La nuit rouge avait été l'instant le plus pénible, les nombres de collègues à enterrer nombreux. Alicia préférait d'ailleurs tenir éloigné de son esprit, ses souvenirs macabres. Tout comme cette part de son travail, ce n'était vraiment pas ce qui la motivait à se lever le matin. Puis s'il était arrivé quelque chose à son fils, elle doutait pouvoir donner le change ainsi, ou alors ce ne serait que le calme avant la tempête. Une déferlante qui risquait fort de l'emmener bien trop loin dans la folie... Préférant jouer la sécurité, elle semblait avoir carrément perdu Laverne. Allez il était temps de se jeter à l'eau, d'aller directement dans le vif sujet. Il était inutile de tourner autour du pot, de laisser les souffrances s'approfondir plus longtemps encore. Cela avait déjà que trop durer. Debout dans la cuisine, face au plan de travail où la jeune mère avait préparé la tasse de café, elle avait repris la parole.

-Pardonnez-moi de ces détours, Laverne, ce que je voulais simplement vous faire comprendre, c'est que si je connais aussi bien Mesmerize et les autres volatils en la possession d'Edwin, c'est parce que c'est mon fils. Je suis la mère d'Edwin, de Calvin et de Selena...

Son regard était plus doux qu'à l'accoutumer et elle se sentit obligée de le dévier un instant vers la table, face à elle. Sa main était d'ailleurs partie jouer sur le bois, tapotant ses ongles dans un signe reconnaissable de nervosité. Elle avait lâcher la bombe, à son tours, et s'attendait d'un instant à l'autre à accuser la révolte, les répliques, qui sait les insultes, peut-être. Après tout, quoi de plus normale? À moins que la stupeur et l'incompréhension ne la statufie suffisamment?! Relevant sa tête, elle fixa la jeune mère, alors que le petit Stan avait cessé de regarder sa lettre en entendant le nom de son père. Merlin qu'il était toujours aussi étrange de se faire ce genre de réflexion. En même temps, l'auror n'avait pas eu le temps de se faire à l'idée, de s'habituer à la nouvelle, qu'elle avait été catapultée grand-mère d'un seul coup.

-Et pour continuer cet élan d'honnêteté, j'ignorais tout de votre situation. Je l'ai seulement apprise il y a quelques jours. Je n'ai fait le lien avec vous, qu'en voyant 'Poliakoff' sur votre porte d'entrée.

La séquence de ces aveux se clôturera sur cette confidence, maintenant il n'y avait plus qu'à attendre la réaction de la jeune femme, qui ne devait pas s'attendre à ce genre de révélation en se levant ce matin. Pour tout avouer, elle non plus. Le silence devait certainement se faire de la demeure, mais il fut bien vite brisé par un bruit de papier qu'on déchirait en tout hâte. De toute évidence, le charmant petit bonhomme n'avait pas pu patienter plus longtemps, pour savoir ce qui se cachait derrière ce joli papier cadeau. Ah la curiosité. Alicia s'était tourné dans cette direction, un léger sourire aux lèvres. Si la colère continuait de pulser dans ces veines, au vu de la situation désagréable dans laquelle elle était forcée de se dépêtrer par la faute de son mari, le soulagement était quand même présent. Cette impression de laisser enfin les choses prendre leur ampleur, de briser cette loi du silence, de donner une chance à la vie de reprendre.


Let the skyfall, when it crumbles
It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do..•°¤ Mags.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Laverne Poliakoff
Etudiante en Psychologie Magique
Nombre de messages : 179
Célébrité sur l'avatar : Emilia Clarke
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 11 Aoû - 20:17
Alicia & Laverne



Il y a des amis, il y a la famille. Puis il y a des amis qui deviennent la famille.
La vie lui avait mis les bâtons dans les roues tant de fois déjà, que c’était souvent le pire qui fleurissait dans son esprit, avant d’envisager le meilleur. A chaque fois, Laverne s’en relevait plus forte mentalement, sauf que perdre définitivement Edwin, d’une façon tragique, serait le coup de grâce qui finirait de l’achever, sans qu’il n’y ait plus aucune remontée de possible. Les yeux vides, l’air grâce, elle se perdait dans des scénarios, plus dramatiques les uns que les autres. Mais son mal fut très vite balayée par la reprise de paroles de l’Auror. L’incompréhension se lisait toujours sur ses traits, tandis que son regard se reposait sur cette femme. Elle était incapable de dire le moindre mot, tant la situation la dépassait. Le silence, pourtant à peine perceptible à cause du bruit venant des jeux de Stan, lui paraissait si long, qu’elle avait l’impression de vivre un cauchemar. Qu’est-ce qu’elle avait loupé ? Elle, d’ordinaire si réfléchie et organisée, se rendait peu à peu compte, que lorsqu’il s’agissait de Edwin, plus rien n’allait dans le bon sens. Le jeune homme, sans le vouloir, faisait l’effet d’une tornade dans sa vie, mais surtout dans ses pensées.

Mais cette fois, les paroles suivantes, lui donnaient l’impression d’un véritable chamboulement. La mère de Edwin ? Si elle savait parfaitement qui été le père de ce garçon, il est vrai que Laverne n’était jamais parvenue à mettre un visage sur la femme du Professeur Rogue. Dans tous les scénarios qu’elle s’était précédemment faite, à aucun moment, cette idée ne lui avait effleuré l’esprit, si bien que sa première réaction, après avoir écarquillée les yeux, fut d’ouvrir la bouche, amorçant un début de parole, avant de la refermer, sans vraiment laisser le moindre mot en sortir. Que pouvait-elle dire ou faire ? Sous les yeux curieux du petit garçon, la jeune mère devait afficher le même regard perdu. Avoir faites parties de la vie du même garçon, à échelons différents, mais ne jamais avoir faites connaissances, ce n’était pas banale du tout. Surtout lorsqu’un enfant de cinq ans à découler de l’une des deux relations. Si sur le moment, Laverne était rassurée concernant l’état de santé du Médicomage en formation, elle se sentait un peu bête d’avoir imaginée ainsi le pire.

« Je suis désolée, je ne savais pas. On a toujours évité un maximum de parler de nos parents après tout ce qu’il s’est passé. »

Elle se sentait tellement idiote, même en expliquant cette vague raison, que sa réaction suivante fut d’attraper sa tasse à café, pour en boire une bonne gorgée. Ce n’est pas ce qui changera grand chose à la situation du moment, mais elle en avait fort besoin, pour ne pas dire de bêtises. Ignorant tant de choses sur cette femme, qui se trouvait dans la même pièce qu’elle. Est-ce qu’elle était au courant de toute l’histoire, depuis peu de temps ou depuis toujours ? Laverne ne s’était jamais risquée à poser la question à Edwin. Leurs échanges ne se faisaient que par l’intermédiaire d’un hibou, c’était difficile de parler de ces sujets plus que délicats. Et là, encore, la nouvelle la laissait pratiquement sans voix et réaction. Que pouvait-elle faire ou dire, alors qu’elle ignore tout de ce que la mère des enfants Rogue, sait ou ne sait pas. Elle ne veut pas prendre le risque de faire une bourde, pourtant, elle ne loupa pas les signes de nervosité venant de sa vis-à-vis. Mais comme si Alicia lisait dans ses pensées, elle enchaina en lui révélant n’avoir rien su de toute cette histoire. C’était maintenant plus clair dans l’esprit de Laverne. Le nombre de fois où elles se sont croisées, elles se croyaient étrangères l’une à l’autre, sans même se rendre compte de la vérité. C’était déstabilisant, mais beaucoup moins que si elle l’avait su depuis toujours.

« Je ne connaissais pas votre lien avec Edwin ou encore avec son père. Si j’avais su rien que votre nom de famille, le secret n’aurait pas duré si longtemps. Je n’ai jamais voulu tout ça. Je ne voulais pas que votre fils se sacrifie pour moi . A présent, il suit des études qu’il déteste, par ma faute. »

Ce n’était pas totalement de sa faute, la pauvre Laverne n’a jamais rien demandé de tout ça. Ce pacte avec Rogue père et tout le reste, elle n’en voulait pas. Tout ce qu’elle avait souhaité, c’est de ne pas être séparée ainsi du garçon avec qui elle avait conçu un enfant. Rien qu’à cette simple pensée, la jeune femme détourna le regard un instant, ne sachant pas vraiment si la femme du Directeur de Serpentard, allait ou non la croire.

« Votre mari n’a pas le droit de continuer son emprise sur Edwin, comme il le fait. Qu’il ait voulu que son fils continue ses études, pour avoir une situation, je le conçois. Mais après Poudlard, tout aurait dû prendre fin et ce n’est pas le cas. C’est…injuste. »

C’était le mot oui. De l’injustice. Peut-être que Severus se contentait de vouloir protéger maladroitement son fils ou bien sa famille toute entière, en ne voulant pas que l’existence de Stan soit révélé au grand jour. Mais le petit garçon n’avait rien fait de mal, il avait tout à fait le droit de connaitre son père, sans avoir à le rencontrer en cachette pour que son second grand-père ne l’apprenne jamais. Mais quelque part, elle avait l’impression d’avoir un poids en moins sur les épaules. Qui d’autre qu’une mère pour comprendre ce sentiment d’injustice ? Le silence qui s’installa, pouvait être dérangeant, mais c’était sans compter sur Stan qui déchiqueta le papier cadeau, détendant d’un coup l’atmosphère. Le regard de Laverne se posa aussitôt sur lui, étouffant un léger ricanement.

« Il n’a jamais été très patient. »


LUCKYRED
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alicia Rogue
Chef de la nouvelle brigade des aurors
Âge du personnage : 40 ans
Nombre de messages : 1845
Célébrité sur l'avatar : Kate Beckinsale
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 20 Aoû - 15:21



Quand la vérité éclate
Ft. Laverne Poliakoff


Les représentants gouvernementaux étaient souvent victimes d'une connotation négative. Une impression populaire entretenue par une presse revancharde, faisant du moindre échec, leurs gros titres. Autant dire que la gazette des sorciers n'avait plus été clémente avec eux depuis ce terrible incident de la Nuit Rouge. Eh quand ce n'était pas leurs incompétences qui étaient mises sur le devant de la scène, on leur donnait le rôle de menace ambulante. Trop souvent, au gout de ces promoteurs, les aurores et les membres de la brigade magique insufflaient la crainte et la méfiance dans la population. Les voir apparaitre, au détour d'une rue, même d'un couloir, suffisait à générer un petit vent de panique, pratiquement sur de l'arrivée imminente d'une bataille. C'était également un signe avant-coureur d'une nouvelle désagréable. Sur ce point, Alicia devait leur donner raison, s'ils se déplaçaient jusqu'à un domicile, il n'y avait que deux possibilités. La première étant un simple interrogatoire de routine, des suppositions à éclaircir, ou un nom à laver de tout soupçon. Mais la deuxième emmenait avec elle un voile mortel. Cette ombre néfaste impliquant la faucheuse. En conséquence de quoi, les visages étaient souvent tendus, à peine la porte ouverte, les yeux parfois pétillant de larmes avant la moindre parole. La brune avait déjà dû annoncer tant de morts, qu'elle ne pouvait pas effacer totalement de son esprit ces visages détruits. Ces femmes qui s'effondraient, ses parents devenus orphelins. Une prise de conscience qui pourtant flottait toujours dans son crâne, la faisant user de prudence et de parole incisives pour éviter les impairs. Une protection insuffisante pour le cas de Laverne.

Là, où l'ancienne Serdaigle avait voulu amener la vérité sur son statut de manière lente et moins brutal, elle avait provoqué la peur classique qui les suivait tapie dans l'ombre. Elle s'en sentit un peu mal à l'aise en voyant la tête perdue de la jeune femme. Elle avait déjà dû tellement en voir qu'elle n'avait pas eu l'intention d'en rajouter une couche. Vraiment pas. Comprenant qu'elle avait fait assez de dégâts comme ça et surtout que ce mensonge avait assez perduré dans le temps, elle libéra enfin la vérité, dévoilant une partie des nouvelles à la jeune mère. En avouant être la mère d'Edwin, par conséquent l'épouse de Severus, elle s'attendait pratiquement à des reproches, ou en tout cas à des répliques véhémentes de n'avoir rien dit et elle en passait des meilleurs. Cependant, comme trop souvent, elle n'eut droit qu'à la surprise et à la stupeur. Cet écarquillement des yeux, cette bouche ouverte en signe d'incompréhension, se disant non sérieux? Il ne manquait plus qu'un regard la juchant de haut en bas pour égaler toutes les personnes non connue à qui elle se présentait. Oh c'était un comportement déplacé, auquel elle s'était habitué, n'y tenant pas à cœur. Au début, tout était blessant, vexant, donnant envie de monter aux créneaux et de prouver A plus B l'erreur, mais après on comprend que c'était se battre avec des murs et des esprits buttés et on se contente de soutenir le regard sans broncher. Mais cela n'avait rien à voir avec une once de dégout, c'était juste le choc de n'avoir jamais été au courant et pour cela, elle l'en remerciait mentalement. Ces excuses était déjà accepté, elle avait de toute façon l'impression d'avoir plus de chose à se faire pardonner que l'étudiante.


-Je comprends parfaitement et Zakhar ne vous a pas aidé à faire le lien. Maintenant que vous le dites, il m'a toujours appelé Alicia en votre présence. Je suppose que Rogue aurait été plus percutant? Ou Taylor peut-être ?

Plutôt deux fois qu'une même, pour la première des hypothèses. À moins qu'on ne l'aille présenter sous son propre nom de famille qui était Taylor, mais là on prenait le risque de la prendre pour la mère de Wolfgang & Zakaria. C'était donc possible mais peu probable. Il faut dire qu'elle connaissait le consultant depuis quelques années maintenant et après plus d'une réponse fournie, les titres étaient vite devenu de trop entre eux. Surtout que la quadra' n'aimait pas trop ça. Cela lui était toujours étrange d'ouïr Madame, où Auror ramenez-vous ici, mais bon cela passait vite. Cependant, il était logique qu'elle l'ignorait, elle, elle aurait pu le savoir plus vite. Si Calvin et Selena, voire même Wulfric lui avait donné vent de l'histoire de cette interruption de grossesse plus tôt, elle aurait au moins eu conscience qu'il parlait de Laverne, mais cela n'avait même pas été le cas. Cette fausse histoire, se faire valoir porté en fardeau par le musicien était une version apprise par Alicia peu de temps avant les fêtes de Noël de l'an mille neuf-cent nonante-neuf, autant dire juste quelques semaines. Rien qui lui permettrait d'avoir pu faire exploser la bombe plus tôt. C'était en repensant à cela qu'elle crut bon d'expliquer son ignorance, ne se montrant pas ainsi sous le jour d'une parfaite manipulatrice, excellente comédienne qui s'était repue de leurs souffrances. C'était tout le contraire. Son regard noisette chuta une nouvelle fois vers le bois, puis vers le petit Stan, beaucoup plus calme, entendant toujours le nom de son père dans la conversation. Elle se doutait bien qu'elle n'avait jamais voulu cela ou qu'elle se sentait coupable, mais elle n'avait pas besoin. Être médicomage n'était sans doute pas le rêve de son fils, lui c'était la musique, mais il y était doué et ses stages payaient quand même une part de loyer. Alors faire cela ne devait pas à ce point le dégouter, mais il ne l'aurait peut-être pas choisi sans y être forcé. Lui seul pourrait le dire. Puis enfin, l'injustice revient rapidement dans la conversation, elle ne pouvait qu'approuver. Ses mains se posèrent à plat sur le meuble de la cuisine et un long soupire lui échappa des lèvres, las.

-Ne vous en faites pas Laverne, je me doute bien que vous n'avez rien voulu de tout cela. Lui non plus, s'il avait eu un autre choix. Mais ce n'est pas de votre faute, ne vous en accablez pas. Seul Severus a décidé à vos places et c'est terminé à présent. La nouvelle a enfin éclaté et prit sa place, tout ce qui tenait, ne tient plus. Il y a eut suffisamment de dégâts et de perte inutile que pour continuer dans cette voix. J'espère juste que Stan pourra accepter son père sans lui en tenir rigueur? Croyez-bien que j'aurais aimé l'apprendre à l'instant où tout c'est passé. J'ai encore bien du mal à comprendre.

Comprendre le pourquoi du comment n'était plus le terme le plus judicieux, c'était plutôt une acceptation qui avait du mal à passer. Protéger Edwin à sa manière, il l'avait toujours fait. Essayer d'éloigner ses enfants et futurs petits enfants du plus terrible mage noir que la terre n'aille jamais porter étaient logique, crédible là encore. Mais de là à éloigner le père du fils, elle avait du mal sur le principe. Beaucoup trop. La situation restait tendue, sans pour autant être critique. Il allait falloir au couple Rogue plus d'une conversation pour retrouver ce qui était leur relation d'avant, une supposition qu'elle pouvait étendre au cas de Laverne et Edwin, aussi. Une fois encore, son regard s'était posé vers le petit bonhomme. Cinq ans déjà, tellement d'année, tant de photo raté, ses premiers mots, ces premiers pas, elle voyait sans le voir...Néanmoins, un sourire amusé naquit sur ces lèvres, allégeant l'ambiance qu'elle avait eu l'impression de plomber, quand il déchira avec ardeur le papier cadeau pour découvrir son présent. Son sourire s'agrandit d'autant plus quand elle entendit sa mère, elle, la parfaite inconnue.

-J'en connais un autre qui était comme ça, véritable impatient. Bien moins que son frère par contre. Elle attendit un instant, s'humectant les lèvres. Je sais que tout est un peu étrange et que vous devez vous aussi avoir l'impression de marcher sur des œufs, sans trop savoir par où aller, mais on fera de notre mieux. Pour tout. Qu'est-ce qu'il aime?

La question n'avait plus rien à voir avec ce qu'elle essayait de transmettre comme message à la jeune Poliakoff, mais la question était sortie avec naturelle. Elle ne savait rien de ses gouts, de ce qu'il était, de comment il se comportait, rien du tout, rien d'un propre membre de sa famille. C'était perturbant. Mère et épouse aimante, malgré leurs conneries respectives, elle était bien incapable de rester de marbre face à ce petit bout, maintenant qu'elle savait tout. Appeler cela de la folie si vous voulez, mais si tel était le cas, alors elle ne voulait vivre que comme ça. Il y avait suffisamment de noirceur, de menace et d'épée de Damoclès au-dessus de sa tête que pour ne pas profiter des petits moments de joie que vous offrait la vie, en guise de répits.


Let the skyfall, when it crumbles
It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do..•°¤ Mags.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Laverne Poliakoff
Etudiante en Psychologie Magique
Nombre de messages : 179
Célébrité sur l'avatar : Emilia Clarke
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 21 Sep - 10:06
Alicia & Laverne



Il y a des amis, il y a la famille. Puis il y a des amis qui deviennent la famille.
Jamais Laverne n’aurait voulu paraitre impolie dans sa réaction physique. En tant que psychomage, même en formation, le langage corporel était d’autant plus important, pour pouvoir comprendre une personne. Parfois les gestes disent beaucoup plus de choses que les mots. Parfois, ils trahissent juste ces derniers, par de petits tiques adoptés en cas de mensonge. Mais là, si la demoiselle avait toujours mis un point d’honneur à ne pas se faire avoir par sa gestuelle, tout venait de s’effriter. Le mur s’était même mis à dégringoler. Jamais elle n’aurait fait le rapprochement entre cette Auror et Edwin. Et au plus loin de ses souvenirs, le père de son fils n’a jamais fait d’allusion à sa mère. Par pudeur et pour ne pas s’inviter dans une zone d’ombre peut-être douloureuse, Laverne ne l’avait même pas questionner à ce sujet. Le couple avait bien d’autres choses plus importantes sur le feu, comme leur fils par exemple et comment survivre dans un monde où le danger se trouve pratiquement derrière chaque porte. Mais cette fois-ci, c’était la surprise qui avait pris le pas sur le reste.

« Mon père ne connait pas le nom de famille d’Edwin. Il n’a pas dû faire lui-même le rapprochement. Mais en effet, Rogue m’aurait bien plus parlé que Taylor. »

C’est une possibilité. Laverne n’a jamais vraiment mis le nez dans les affaires de son père. Et en règle générale, lorsque Zakhar est présent et qu’un Auror arrive, elle prend Stanislav pour partir se promener. Généralement, lorsqu’ils ont besoin de son père, c’est toujours pour une enquête difficile et elle ne tient pas à ce que son fils voit des photos traumatisantes ou entendent des choses qu’un enfant de son âge ne devrait pas connaitre. Lorsqu’elle était petite, son père l’a protégé de cette façon afin de conserver cette innocence que tous les gamins sont en droit de vivre. A son tour, elle le reproduit avec son propre enfant, voulant tout faire pour qu’il ne découvre que bien plus tard, dans quel monde ils vivent réellement.

Mais après l’effet surprenant de cette révélation -dont elle ignorait tout-, la fille Poliakoff avait repris la parole en usant de termes aussi pointus que pouvait l’être « injustice ». Elle l’avait vécu en tant que tel et ne sur-jouait nullement ce qu’elle avait ressenti durant tout ce temps. Sa propre mère l’avait même rejeté, seul l’appui d’un père lui avait été donné. Mais un père schizophrène en proie à des hallucinations visuelles et auditives. Même s’il ne ferait jamais aucun mal à son petit-fils, elle craignait toujours qu’il parte en conversation avec une de ces personnes que lui-seul est en mesure de voir, et qu’il y arrive réellement malheur au petit en parallèle. Son regard s’était fait vide pratiquement en parlant, tant la douleur pouvait toujours être là, en sourdine mais bien présente. Elle avait du mal à imaginer qu’une mère puisse accepter une telle situation alors que la sienne l’avait salement repoussé.

« Votre mari n’est pas le seul à être incriminé dans cette histoire. Ma mère m’a forcé à répandre la rumeur d’une fausse couche après mon accident dans les escaliers. Elle m’a même empêché de retourner à Poudlard les années suivantes. Elle aurait été capable de porter l'affaire devant la justice en faisant passer ça pour un viol. Mes parents ont fini par se séparer, elle ne voulait de toute façon pas de cet enfant. Mais, il n’y a aucun soucis du côté de Stan, il ne voit que par Edwin. Il ne parle que de lui à longueur de temps. Je ne pense pas qu’il lui en tienne rigueur un jour. »

Le monde est mal fait. Une mère qui ne prend pas part à la vie de son enfant, n’a le droit qu’à un accueil glacial quand enfin elle en a la capacité ou l’envie. Alors qu’un père absent, sera toujours loué par son enfant dés qu’il reviendra auprès de lui. C’est l’une des grandes injustices de la vie. Dans sa formation, elle en a vu beaucoup des cas comme ça, surtout durant ses stages. Des enfants qui détestaient cordialement leur mère pour des broutilles, mais qui adoraient leur père ne s’étant que peu ou pas occupés d’eux. C’était illogique pour beaucoup, mais c’est quelque chose dans les gènes sans doute. Il y a bien des siècles de ça, les chefs de village, de guerre et de famille étaient les hommes. Ils ont souvent été mis sur un piédestal, alors que les femmes ne faisaient que porter et élever les enfants. C’est ancré en chacun de nous, même les enfants le ressentent sans réellement le savoir.

Mais le papier cadeau déchiré dans un bruit pas possible finit d’apaiser la situation plutôt étrange, pendant au moins un court instant.

« Ca ne m’étonne pas, Calvin est une vraie terreur sur beaucoup de points. »

Son sourire prouvait qu’elle ne disait pas ça méchamment mais si elle connaissait très bien Edwin, Laverne pouvait aussi se vanter d’avoir été proche de son frère jumeau. Pas de la même façon bien sûr, mais il est plus qu’un bon ami pour elle. C’est le frère qu’elle n’a jamais eu la chance d’avoir, elle qui demeura toujours fille unique.

« J’admet que je ne sais pas du tout par où commencer. C’est la première fois que je me retrouve aussi perdue, sans vraiment savoir ce que je dois faire…Mais Stan, en dehors de son père qui occupe une énorme place dans sa vie, est un petit garçon un peu casse-cou. Il aime beaucoup le sport et la musique, bien avant d’avoir rencontré son père. Il a certainement hérité de lui pour ça. Il est très intelligent, mais un peu hyperactif aussi. »


LUCKYRED
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alicia Rogue
Chef de la nouvelle brigade des aurors
Âge du personnage : 40 ans
Nombre de messages : 1845
Célébrité sur l'avatar : Kate Beckinsale
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 24 Sep - 13:03



Quand la vérité éclate
Ft. Laverne Poliakoff


Comportement étrange, suspens intenable, la situation vécut dans l'antre du consultant avait assez duré. Anéantissant toutes hypothèses loufoques, supprimant les insidieuses craintes surgies du tréfonds de nos âmes, la vérité sur son identité était enfin tombée. Positionné dans la cuisine, les regards rivés aux objets environnants, Alicia semblait placer cartes sur table. Maintenant qu'elle avait conscience de qui était la jeune femme qui lui faisait face, ainsi que le petit bonhomme tout heureux de recevoir une lettre, elle n'avait pas pu faire autrement. Jamais évidemment, elle n'avait cherché à cacher sa parenté avec le père du petit Stan, elle ne le voyait pas comme une honte, ou une erreur que d'être sa mère. Non, c'était juste que les présentations d'usage c'était borné à son prénom. Il n'en fallait de toute façon pas plus pour venir convoquer le père de la jeune fille au ministère, ou pour venir réclamer son aide. La simple appellation avait toujours été de mise, même si Zakhar n'ignorait pas ce second patronyme. La politesse voulait en plus, une fois connaissance faite et collaboration effectuée plusieurs fois ensemble, se limiter à cet usage. Un point qui encore une fois n'avait pas permis à tous ce remue-ménage d'arriver sur la table plus rapidement. Nul doute que la jeune fille ait eu au moins une réaction, un intérêt ou un regard si elle avait perçu son nom. Un point, un trouble, un doute, quelque chose. Ou pas du tout. Elle n'avait même pas été capable de dénicher cela dans sa propre famille, elle n'aurait pas imaginé aussi grosse bombe les concernant ici. Et après, elle se disait auror, relativement douée. On n'était visiblement moins aveugle quand cela partait de parfaits inconnus. Outre cette stupeur de vérité, la surprise avait pris le pas sur le reste.

Doucement, la ténébreuse brunette avait hoché la tête, relevant son regard noisette dans la direction de l'étudiante, quand elle signala que son père ne connaissait pas le nom de famille d'Edwin. Pourquoi l'avoir gardé secret? Pourquoi ne rien en dire? Elle préféra éluder, même si la pique de curiosité devait se sentir, surtout au vu de son futur métier, car son visage suivait le fils de ses pensées. Alors il y allait avoir encore une personne qui allait devoir compter avec le choc, encaisser la nouvelle, accepter le bouleversement, son père à elle. Elle hocha une nouvelle fois la tête pour clore cette surprise première, même si un sourire étira ses lèvres. Très vite, le sujet principal arriva en trombe, en parlant de cet accord bancale et de son sentiment d'injustice les concernant. Si la femme de Severus se voulut rassurante, signalant que le point final y était mis, cela ne semblait être que le début de l'histoire. En quelques bribes, elle en apprenait enfin plus que ce que Selena avait récolté par les aveux de son frère. Ainsi donc une partie du problème reposait également sur une réaction excessive de sa mère. Elle ne pouvait pas lui jetter la pierre en voyant la sienne à l'état de Jezabel, mais certainement pas à ce point-là. Pas au point de lui dire de raconter n'importe quoi, d'abandonner l'enfant ou de parler de viol. Son propre corps s'était immobilisé, son regard vers le visage de la jeune Laverne. Un autre point de vue revenait dans la partie, éclairant sans doute la donne d'un autre angle. Lâchant un peu de leste d'un côté sans pour autant expliquer le fond des choses. Ça lui donnait même un petit côté invraisemblable et outrer. Sa tête s'était légèrement penché vers la droite, ravie néanmoins de savoir que le petit Stan n'en tiendra pas rigueur à son père, ni elle non plus. Au moins tout n'était pas perdu pour lui.


-Vous savez pourquoi elle a pris cela de cette façon? Pourquoi se rendre à ses extrémités? Elle n'a jamais changé d'avis, je suppose... Je suis désolée... Cela semblait être la phrase du moment. Si elle avait un gout de redondance, ce n'était pourtant pas par faute d'être la plus percutante. Son regard se retourna vers le petit bonhomme un peu plus loin. Bien que ces dernières années n'ont pas dû être facile, j'espère que la suite pourra reprendre sur de meilleur base, pour vous et pour lui.

Ça, ce n'était pas encore gagné! Si ce qui semblait le plus problématique pour leurs retrouvailles venait de s'écrouler, les complications n'étaient jamais bien loin, au pas de la porte même. Le monde dans lequel nous vivions était tout bonnement sombre, dévasté, en proie au moindre carnage pour une bataille d'idées. Si cela a une fin quelle qu'elle soit, il n'y aurait plus beaucoup de vestige à sauver. Ne préférant pas sombrer dans un côté pessimiste inavouable, elle choisit un sujet plus léger et apaisant en partant sur les habitudes pressées de son petit-fils. Le papier cédant sous ses petites mains en disait long sur son envie et sa curiosité, tout en prouvant les précédents dire de Laverne. Sourire, Alicia n'avait pu faire que cela avant de se laisser aller à la comparaison. En était t-on revenu à il ressemble plus à son père ou sa mère? Ou a tout ce qui en découlait habituellement? Non. Ce serait sans doute plus compliqué, comme elle s'en doutait et venait de le signaler. Il faudrait sans doute des semaines pour que ce mécanisme rouillé, cette inhabitude laisse la place à autre chose. Eh encore, seulement si tous les concernés l'acceptaient comme tel. Sur ce point, tous les choix appartenaient encore à la jeune mère et Merlin seul sait que la tourmente dans laquelle vivait leur famille pouvait vite les rattraper. Mais le côté amusé sembla perdurer, coupant le cours à ses réflexions.

-Oh il serait ravi de l'entendre... Vous l'avez connus à Poudlard aussi je suppose? Vous avez passé en candidat libre les épreuves?

Sans doute vu qu'elle était maintenant à l'université pour continuer son apprentissage et son cursus scolaire. Puis la question avait dévié sur ce nouvel arrivant, le plus jeune de tous, du moins jusque-là fin de l'année scolaire. Elle ne connaissait rien de lui, juste quelques mimiques et quelques gestes, entraperçu en venant voir Zakhar. Le jeune homme ne restant jamais dans la pièce ou ils se trouvaient, toujours éloigné par sa mère et c'était la meilleure chose à faire. De tout façon, les deux employés du ministère préférait travailler dans une pièce attenante, fermée. Autant pour ce qui était du secret professionnel, que pour les informations délicates qu'il avait besoin de savoir pour son travail. Quoi qu'il en soit, en tant qu'ancienne Sedaigle, la curiosité avait à nouveau agité Alicia. Tant qu'à redescendre cette ambiance tendue à ne pas savoir quoi dire, ou faire pour ne pas vexer ou mettre les pieds dans le plat, c'était encore le meilleur des sujets et le plus efficace. Le plus intéressant aussi, parce qu'il était difficile de rester de marbre face à cette petite bouille. Des débuts hésitants, ils en auront encore, sans doute plus d'un, c'était une certitude. Mais sa position finit par se relâcher en l'écoutant. Le côté casse-coup ne semblait pas surprenant, tout comme devait bien être la musique. Il était curieux, émerveillé de tout, prêt a tout essayé, pour peu qu'on le leur vendait bien. Une énergie débordante, dépassante par moments.

-Je crois que ce sentiment va encore perdurer un petit moment, le temps de laisser retomber l'affaire, le temps de voir venir. Vous avez les cartes en mains cette fois. Hyperactif et plein d'énergie? C'est épuisant mais c'est comme ça qu'on préfère les voir. Et si vous alliez lui lire sa lettre, avant qu'il ne finisse par la déchirer par inadvertance? Dit-elle pour lui proposer de reprendre ses habitudes, de retrouver ses repères et de ne surtout pas s'inquiéter d'elle. Son regard se reporta d'ailleurs sur la tasse de café et elle en prit une gorgée. Merci pour le café.

Ajoutât-elle en relevant un peu la tasse, pour justifier ses paroles. Finalement, le temps d'attente avant l'arrivée de Zakhar, n'allait peut-être pas sembler si long que cela.


Let the skyfall, when it crumbles
It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do..•°¤ Mags.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Laverne Poliakoff
Etudiante en Psychologie Magique
Nombre de messages : 179
Célébrité sur l'avatar : Emilia Clarke
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 21 Nov - 19:07
Alicia & Laverne



Il y a des amis, il y a la famille. Puis il y a des amis qui deviennent la famille.
Plusieurs fois, Laverne s’est demandé « pourquoi ? » Pourquoi sa mère avait si mal réagi. C’est sûr qu’elle était encore elle-même une enfant et que la nouvelle était troublante, même renversante. Mais après une crise de colère, une bonne dispute, tout aurait normalement dû rentrer dans l’ordre ? Sauf que chez les Poliakoff, rien n’avait été dans ce sens. Son père l’avait pris avec psychologie, mais il est dans le métier, il a une certaine aisance pour se contenir. Par contre, encore à l’heure d’aujourd’hui, sa mère restait incompréhensible. Baissant d’abord la tête, c’est un regard triste que l’ancienne élève de Serdaigle releva sur la femme qui lui faisait face.

« J’ai pensé au départ, qu’elle finirait par changer de position. J’étais encore très jeune, je pouvais comprendre sa colère. Mais elle ne s’est pas apaisée pour autant. Tout ce qu’elle voulait, c’était faire payer à Edwin. Elle l’accablait de tous les maux, en disant qu’il n’assumerait pas, qu’il nierait être le père et tout un tas de choses… S’en est arrivé à la rupture entre mes parents. Mais elle avait faux sur toute la ligne, parce que tout ce qu’Edwin voulait, c’était être présent pour son fils et dés les premiers jours, malgré son jeune âge. Il ne nous aurait pas abandonné. »

Elle en a l’intime conviction. Même s’il a été réticent à vivre la rencontre officielle, sûrement de crainte que le petit garçon ne le repousse, Laverne sait qu’il aurait été présent, qu’importe l’âge qu’il avait.

Puis lentement, la conversation devenait plus fluide, plus simple, déviant même un instant sur Calvin, le faux-jumeau d’Edwin. Un sourire s’était laissé aller sur les lèvres de la jeune mère, en pensant au guitariste.

« Qui ne connait pas Calvin surtout ? C’était le bad boy de Poudlard de notre génération. Mais il n’a jamais été méchant, juste enquiquineur à ses heures. »

Elle laissa ses paroles en suspend, en entendant le restant des paroles de la grand-mère de son fils. N’était-elle donc pas au courant de cette partie de l’histoire non plus ? Laverne commençait à se perdre dans ce qu’elle savait ou non.

« Oui je suis parvenue à le passer en candidate libre. Mon père m’a beaucoup aidé, mais pas seulement… votre mari également. »

Malgré la situation dramatique, le Professeur Rogue avait honoré sa parole, en l’aidant à garder le niveau, afin de pouvoir obtenir également ses ASPIC, comme tous les autres Sorciers de son âge. Sans le duo qu’ils ont formé sans le savoir, jamais Laverne ne serait inscrite à l’Université, à l’heure actuelle.

Finalement, le gros de la conversation délicate se trouvait derrière elles à présent. Il ne fallait pas se faire de faux espoirs, parce que la jeune femme sait bien qu’à un moment ou à un autre, il faudra approfondir toute cette période. Ne serait-ce que pour mettre carte sur table et que tout le monde soit au courant de tout. Mais ce n’était sans doute pas encore le moment et grâce à Stanislav, il y avait une diversion à cette discussion difficile.

« Je pense que vous avez raison. De rien pour le café, mon père ne devrait plus tarder à présent. »

Elle se dépêchait de partir rejoindre le petit sur le canapé, attrapant le parchemin qu’il agitait avec impatience.


LUCKYRED
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Alicia Rogue
Chef de la nouvelle brigade des aurors
Âge du personnage : 40 ans
Nombre de messages : 1845
Célébrité sur l'avatar : Kate Beckinsale
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 6 Déc - 21:48



Quand la vérité éclate
Ft. Laverne Poliakoff


Personne ne pouvait prédire qu'elle serait la réaction d'autrui, face à un évènement particulièrement bouleversant ou inattendu. Dans ces circonstances, chaque personne réagissait comme bon lui semblait, au gré de son caractère ou de son apprentissage. C'était la vie, ainsi que tous les éléments auxquels on avait déjà été confronté qui supplanterait notre réflexion, pour lancer la réaction. Cela pouvait être complètement impulsif, non calculée, comme tout simplement inexistant. Nous n'étions pas égaux et seuls quelques psychomage pouvait tenter la satire de décrire pourquoi cette manière de faire plutôt qu'une autre. Elle resterait pour le commun des mortels, complètement floue. Eh tout le monde le vivait au moins une fois dans sa vie, si ce n'était plus. Alicia, elle-même, en avait fait les frais récemment. Si lors de la nuit rouge, de bataille sanglante ou toute autre méthode plus ou moins funeste, elle avait une bonne idée de ses mécanismes de défense, elle avait été complètement perdu face à une adolescente venue lui annoncer sa maternité à venir. Cela avait été tellement surprenant et inattendu, qu'elle n'avait tout bonnement pas su par quel bout le prendre et elle avait mal fait. Enfin, pour sa défense, la jeune fille n'avait pas été très précise en ces termes et elle avait surtout confondu les Rogues en question, de quoi la mettre en rogne, à tord. Que soit, mais son cas semblait semblable à celui de la mère de la jeune Laverne. Si elle pensait que le problème de cette naissance cachée et de cette vie presque gâchée n'était du qu'au comportement cavalier de son époux, ce n'était visiblement pas le cas. Il y avait un second point à ce combat et un fameux, vu que l'ancienne Serdaigle annonçait tout bonnement que sa mère s'était emportée bien plus qu'elle, allant jusqu'à parler de viols, menaçant de les emmener devant le ministère de la justice pour régler le conflit. Un point qui aurait détruit la vie d'Edwin, peu importe ce qu'aurait pu en dire sa petite amie. Ses yeux s'étaient écarquillés sous la surprise, se rendant compte à quel point, elle était toujours perdue dans cette situation.

À quel point, elle ignorait ce qui s'était passé à l'époque. La brune en avait toujours qu'une vague partie, une simple estimation. Rien de suffisant pour juger et pourtant, c'était ce qu'elle avait fait. Le peu qui était parvenu à ses oreilles avait déclenché en elle, une colère sans nom -sans doute injuste- qui était retombée sur Severus. Sans doute avait-il du essayer de faire entendre son avis, mais dans l'état ou elle était quand elle avait déboulé à Poudlard, parler aurait été inutile, elle n'avait rien entendu et surtout elle ne voulait rien entendre! Heureusement, depuis lors, les jours s'étaient écoulés et le calme conférer au bleu et bronze avait pu revenir en elle. De quoi, la faire écouter avec plus d'attention tout ce qui pouvait en être dit. Eh le moins qu'on puisse dire, c'était que ces nouvelles révélations la prenaient de court. Cela semblait impensable voire ingérable à ses yeux. Comment une mère pouvait à ce point renier son enfant malgré les erreurs? Pourquoi avait-elle été aussi têtue et buttée, prête à sacrifier l'avenir d'un inconnu, alors que cela n'aurait rien changé à la situation de sa fille? Laverne avait eu besoin du soutien de ses parents, de son père et de sa mère. Alors si un petit savon ne lui aurait pas fait de mal, rien n'indiquait un final aussi radical. Autant elle semblait mieux comprendre, autant elle semblait désolée pour elle, pour tout ce qu'elle avait du vivre à ce si jeune âge. Rien n'avait dû être facile et cela avait fait éclater sa famille aussi. Pauvre Zakhar également. Le regard triste sembla toucher Alicia plus que de raison. Si la réaction de cette femme amendait son mari, n'ayant sans doute pas eu mille choix pour éviter le pire, il restait que la jeune femme face à elle en restait blessée et elle n'était pas d'humeur à le lui reprocher les actes de cette disparue. Elle hocha doucement la tête comprenant sa réaction, le mieux était de laisser couler, d'attendre l'accalmie avant de reprendre la discussion.


-Elle voulait un coupable pour ce qu'elle ne parvenait pas à accepter. C'est dommage qu'elle n'ait jamais pris l'initiative ou l'occasion d'en parler avec vous deux. Peut-être ses craintes se seraient apaisé et on aurait pu trouver une solution plus agréable...

Inutile pour autant de ressasser le passé ou de remuer le couteau plus longtemps que nécessaire dans la plaie. Avec des si on mettait paris en bouteilles et on changeait le monde. Puis, elle préférait esquiver, elle ne voulait pas que cette première rencontre semi-officielle tourne mal. Elle ne tenait pas à se mettre ses potentielles belles-filles à dos, surtout quand on sait ce qu'on pense déjà naturellement de sa belle-mère...Enfin, elle aurait bien demandé si elle avait eu des nouvelles d'elle récemment, ou si elle avait voulu connaitre son petit-fils, mais elle se ravisa. C'était peut-être déplacé où mal venue de sa part, elle préférait donc laisser l'initiative de cette conversation à la jeune fille, seulement si elle le souhaitait. Concernant la prise de conscience et de responsabilité de son fils, elle ne releva rien, une fois de plus. Edwin n'avait jamais fui ni les problèmes, ni les dangers, il aurait sans doute fait de son mieux pour aider Laverne dans sa grossesse et après. Mais il était inutile de confirmer ses dires, les deux partisanes des aigles semblaient sur un point commun. Seulement après tout ses remus-ménage et ces problèmes soulevés, Alicia avait besoin d'alléger l'ambiance, d'arrondir les angles et de partir sur autres choses. Évidemment son intention première fut attirée vers le petit Stan, dernier membre en date de cette famille, puis la conversation arriva sur le second jumeau, Calvin, ainsi que sur sa curiosité de ses études à elle. Le sourire de la jeune brune trouva répercussion chez l'auror, il était vrai qu'ignorer qui était Calvin quand on avait été à Poudlard dans ces années semblait improbable, surtout si on sortait avec son frère. Bête question, elle le reconnaissait.

-Il l'est toujours et ce comportement continue à faire mouche. Elle vit un instant de blanc chez sa vis-à-vis, concernant sa seconde question. Qu'avait-elle donc encore dit? Elle le sut rapidement quand Laverne expliqua qu'elle avait effectivement passé ses aspics en solitaire, grâce aux efforts conjugués de son père et de Severus. Nouvelle surprise pour la brune qui en apprenait visiblement de minutes en minutes. D'accord. Eh bien j'ignore encore beaucoup de choses sur cette histoire. Mais je suis ravie que vous ayez pu continuer vos études. Je pense que vous ferez des merveilles en psychologie magique. Votre père est tellement fier de vous voir suivre ses pas qu'il me l'a déjà dit au moins dix fois.

Dit-elle avait un sourire amusé, pour passer aux verts son interrogation précédente et surtout pour justifier qu'elle le sache. Elle préférait expliquer comment elle le savait plutôt qu'elle ne se mette en tête que l'employée du ministère s'était mise à fouiller sa vie de fond en comble pour en savoir le maximum, parce que ce n'était pas vrai. L'idée ne lui avait même pas effleuré l'esprit. Trouvant pourtant que c'était déjà une belle avancée qu'elles avaient réalisée aujourd'hui, elle préféra à nouveau s'écouler vers quelques choses de plus philosophique et surtout plus calme. Elle aurait à présent bien d'autre occasion de se revoir, ou de rentrer dans les débats. Après tout le monde ne s'était pas fait en un jour et leur relation en ferait tout autant. Après autant d'années, il fallait laisser le temps au temps, il fallait aller doucement pour que chaque chose trouve sa place, si tout le monde le souhaitait et si personne ne venait y mettre son grain de sel. Mais la diversion fut toute trouver quand le fils de Laverne, à bout de patience, finit par déchirer le papier cadeau pour savoir ce qu'on lui avait envoyé. Un comportement enfantin et terriblement grisant. Elle souriait volontiers alors que son regard noisette restait tourné vers la bouille du petit blond. La jeune fille s'exécuta et partit vers lui pour aller lui lire sa lettre. Distante, elle observait de loin, ne se donnant pas encore le droit de s'immiscer dans cette scène. Cependant, le simple bonheur de voir ce petit être sourire devant ces trouvailles et devant les mots qui s'échappaient des lèvres de sa mère, lui suffisait. C'était les yeux encore rivés vers ce spectacle, un sourire en coin au bords des lèvres,que le maitre des lieux la surprit. La porte s'était ouverte sur un homme de la quarantaine et elle se redressa aussitôt pour reprendre le dossier qu'elle avait posé sur la table de la cuisine. S'il était surpris de la trouver là, il ne s'en offusqua pas, une salutation au sien et son regard se reporta vers elle.

-Bonjour Zakhar. L'homme n'étant pas dupe, il attendit sagement son développement, ce qui au final était tout à fait inutile vu qu'ils savaient tous les deux ou cela allaient les mener. J'aurais préféré éviter de te déranger jusque chez toi, à attendre ton retour, mais nous aurions bien besoin de ton expertise pour un cas urgent.
-Eh bien, allons voir ce que je peux faire pour vous.

Elle le laissa se débarrasser, avant de lui emboiter le pas en direction d'une pièce attenante qui lui servait de bureau. L'habitude voulait reprendre mais pourtant, en croissant regard de la jeune fille, une chose était sûr, tout était différent et cet homme allait devoir le savoir lui-aussi. Mais en attendant, le travail allait devoir reprendre ses droits...

- THE END -


Let the skyfall, when it crumbles
It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do..•°¤ Mags.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Sujets similaires
-
» [ FINI ] Quand la vérité éclate | Chamberlain Family ♥
» Quand la vérité éclate... (James) [-16]
» Quand la vérité éclate au grand jour... || Hermione Granger
» La vérité éclate [PV Jean-Baptiste et Virginie]
» jusqu'à ce que la vérité éclate ∞ bunny & jay

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 4 :: Début de l'an 2000-
Sauter vers: