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Le passé nous rattrape toujours /suite & fin/

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Edwin Rogue
Co-gestionnaire du Nuclear Blast
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Mer 4 Mai - 20:33

Le passé nous rattrape toujours
« Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence. » •••
Ce n’était pas une journée ordinaire pour ce Médicomage en formation. Pas une journée comme toutes celles qu’il avait vécu dernièrement du moins. Revoir Laverne venait de chambouler les pensées de Edwin, mais aussi ses émotions qu’il cachait très bien. Ses sentiments remontaient à la surface de son coeur, pourtant voilà maintenant cinq ans que le destin avait décidé de les séparer. Cinq longues années durant lesquelles, le musicien avait souffert, refoulant tout ce qu’il ressentait. Pourtant, il y a eu d’autres filles qui sont passées dans sa vie, mais jamais rien de sérieux. Depuis cette rupture forcée, Edwin ne s’était plus autant attaché à quelqu’un. Pire encore, à chaque début de relation, il prévoyait déjà le moment de la rupture, ne laissant ainsi aucune chance à la gente féminine. Personne n’a été capable de briser cette carapace qu’il avait construit autour de son coeur. Tout ce qu’il ressentait, n’était souvent que de l’attirance physique, il n’y avait jamais plus, simplement parce qu’il avait déjà eu plus par le passé et qu’il mettait la barre très haute. Aucune de ses conquêtes n’étaient parvenues à l’atteindre. Aucune d’elles n’étaient parvenues à égaler Laverne Poliakoff à ses yeux. Mais tout cela s’était passé au fin fond de son coeur, il n’en était pas pleinement conscient sur le moment. Ce n’est qu’en croisant cette fille qu’il a tant aimé, qu’il a commencé à se rendre compte de ce qu’il se passait réellement. S’il était honnête avec lui-même, Edwin s’avouerait qu’il ne l’avait jamais oublié, mais surtout qu’il n’avait jamais cessé de l’aimer et que toutes ses précédentes conquêtes, n’avaient été que des filles de passage dont il n’était même pas sûr de se souvenir réellement.

Son coeur faisait des bonds dans son torse, son cerveau lui disait de partir en courant, lui rappelant qu’il avait bien assez souffert même si Laverne n’y était pour rien. Pourtant, sa conscience le stoppait, lui hurlant qu’il ne pouvait pas partir, parce qu’ils ont un enfant tous les deux et aussi parce qu’il n’a pas envie de fuir tout simplement. Ce qu’il ressent à cet instant, c’est quelque chose de chaleureux qu’il pensait ne jamais plus ressentir.

Laverne devait sentir que sur le plan émotionnel, il était encore fragile. Elle était parvenue à trouver les mots justes pour apaiser ses doutes et pour le décider à rencontrer son fils. Leur fils. C’était important pour l’enfant mais également pour lui, qui avait été injustement privé de son statut de père. Après un petit café à la cafétéria de l’Université Magique où ils semblent tous les deux étudier, le musicien aux multiples tatouages s’était volontiers laissé trainer afin de faire du lèche-vitrine. Laverne lui avait soumis quelques idées de boutiques, notamment une qui concernait un cadeau tenant à coeur à Stan d’après ce qu’elle venait de lui en dire. Et le sourire s’étira peu-à-peu sur les lèvres de Rogue, en disait plutôt long sur ce qu’il pensait. Il était même le signe qu’il acceptait volontiers la tâche d’apprendre à faire du vélo à son petit garçon.

« Dans ce cas, allons-y pour un vélo. Je te fais confiance sur l’itinéraire, j’ignore où se trouve cette boutique. »

Il était tiré dans les rues de Londres et n’avait pas cherché plus que cela à dégager sa main de celle de Laverne. Depuis le début de leur entrevu, l’étudiante s’était montrée tactile avec lui. Mais étant célibataire et n’ayant ainsi aucun compte à rendre à personne, il n’avait pas à être gêné de la proximité qu’il y avait entre eux.

La situation s’améliorait et Edwin préférait ne pas revenir sur les détails qui avaient assombri le dialogue avant de sortir. Tout ce qu’il voulait, c’était profiter des retrouvailles, mais aussi trouver le cadeau qui ferait plaisir à son fils, même s’il appréhendait la rencontre à venir. Il ne craint pas le point de vue de l’enfant à son sujet, mais son propre comportement vis-à-vis du petit. Alors la première chose qu’il avait fait, une fois dans la boutique tant attendue, ce n’était pas de chercher la perle rare, mais trouver un père en compagnie de son fils, juste pour voir comment il devait faire. Si les gens répètent aux futurs parents que les craintes s’envolent une fois l’enfant dans les bras et que tout vient naturellement, Edwin en doutait encore, pourtant il a lui-même tenu ce discours à Calvin pour le rassurer. Mais il ne trouva pas de duo intéressant à étudier rapidement et son regard s’était arrêté sur un vélo un peu plus loin. Une véritable perle rare. Lui, petit garçon, il aurait tapé une colère au milieu du magasin pour en avoir un comme cela.

« C’est celui-là qu’il lui faut. Je suis sûr qu’il va l’adorer. Je ne peux pas me tromper, moi-même à son âge, j’en aurais voulu un comme ça. »

Il ne s’en était pas rendu compte, mais il venait de réagir comme beaucoup de pères l’auraient fait en se mettant à la place du petit garçon, pour savoir ce qu’il pourrait vouloir. Et pourtant, les autres pères ont généralement une longueur d’avance sur Edwin, puisque eux, ils connaissent leurs fils depuis la première heure.

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Laverne Poliakoff
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Jeu 12 Mai - 21:59
Edwin & Laverne



L'amitié, comme l'amour, demande beaucoup d'efforts, d'attention, de constance. Elle exige surtout de savoir offrir ce que l'on a de plus cher dans la vie : du temps ! - Catherine Deneuve
Le dicton qui ose dire « loin des yeux, loin du coeur » se trompe au plus haut point. Laverne en sait quelque chose, puisqu’elle n’est jamais parvenue à tourner la page de son histoire avec Edwin. Avoir un petit garçon de lui, n’a en rien aidé à faire le deuil de cette relation. Chaque jour, elle voit dans les traits de son Stan, les ressemblances avec Edwin. Il y a tout d’abord ce sourire, cette façon de regarder et même certaines mimiques qui sont purement et simplement volées à son géniteur. Plus le faite que Laverne n’a jamais eu envie de tourner la page. Elle ne veut pas oublier cette histoire, ni même passer à autre chose. Rien n’est terminé. L’un comme l’autre, ils ne se sont jamais permis de prononcer le mot rupture. C’est comme une période de stand-by dans le fond. Elle en est d’autant plus persuadée qu’à présent, devant lui, tous ses sentiments remontent à la surface. C’est si poignant, si intense, que s’en est également douloureux. Ils ont besoin de discuter pour savoir où ils en sont, mais Laverne n’ose pas encore entrer dans le vif du sujet. Tout ce qu’elle veut, pour le moment, c’est qu’il vienne voir Stan, faisant ainsi toujours passer son petit garçon avant sa propre personne, comme toute mère peut le faire.

Se mettant d’accord pour faire le tour des boutiques, la jeune femme aux origines Russes avait attrapé la main du père de son enfant. Dans les rues de Londres, elle le trainait avec elle dans le but de se rendre dans le magasin dont elle lui avait parlé quelques instants plus tôt. Une tactique comme une autre, pour que ses retrouvailles n’en restent pas là. Elle ne veut pas que ça se termine sur une touche amère pour elle, ce qui serait regrettable. L’avoir là, sous la main, c’était une chance qui ne se représenterait peut-être pas de sitôt. Elle devait la saisir et ne pas passer bêtement à coté de cette opportunité.

Après quelques minutes, le petit couple arriva à destination, entrant dans la boutique en question. Un peu perdue tout de même, le regard de Laverne se posait au hasard, sur tous les vélos rangés les uns aux côtés des autres. Elle ne saurait dire lequel conviendrait le mieux à son petit garçon. C’est un peu comme si toutes ces bicyclettes étaient semblables et différentes à la fois. Un véritable casse-tête, mais Edwin la tira de ses pensées, alors qu’un vélo semblait sortir du lot à ses yeux. Large sourire sur le visage, Laverne se rapprocha un peu plus, afin de voir de quoi il s’agissait. Elle était contente qu’il compare ce que lui aurait pu vouloir au même âge, avec les envies de leur fils. Pour la jeune femme, c’était la preuve que Stan comptait déjà beaucoup pour lui.

« Tu devais être trognon à son âge. »

Son regard contempla l’engin sur roues. Si c’était ça, il fallait penser à acheter des protections également. Coudières, genouillères, protèges poignets et casque aussi, tout pour éviter que le petit bonhomme ne finisse par se blesser grièvement. Comme toute maman, Laverne s’imaginait toujours le pire, ayant la crainte qu’il n’y arrive quelque chose de grave à son petit garçon. Pourtant, elle n’en perdait pas son sourire, ayant très bien remarquée l’assurance prise d’un coup par ce jeune père. Le vendeur arriva juste à temps pour leur demander s’il pouvait les aider. Ce n’était plus vraiment la peine maintenant, le choix étant fait.

« Le papa a choisi, nous prendrons celui-ci, ainsi que toutes les protections nécessaires. »

L’homme repartait en emportant un modèle du vélo, mais encore emballé dans un carton, pour le mettre en caisse. Il lui restait encore à partir chercher toutes les protections demandées par la jeune mère, qui en profita pour rattraper Edwin par le bras.

« Tu viens de te comparer à Stan, en choisissant quelque chose qui t’aurait plu au même âge. C’est ça que font les meilleurs papas. Tu as la fibre paternelle en toi, je n’en ai jamais douté. Tu vas être génial avec lui. »

Elle ne pouvait pas être plus heureuse qu’à ce moment-là. Elle ne s’était pas sentie aussi bien depuis très longtemps. Faisant le chemin jusqu’à la caisse, afin de récupérer leurs marchandises, son bras se trouvait toujours accroché à celui de Edwin. Puis, le laissant saisir le carton, Laverne prenait le second sac pour ensuite quitter la boutique. Cette fois, la jeune femme partit en direction de la ruelle donnant sur l’arrière. Il leur fallait user de la magie pour ensorceler leurs sacs de cours, afin de ne pas s’encombrer de leurs achats et ainsi pouvoir continuer leur promenade. Mais ça ne pouvait être fait aux yeux des Moldus d’où le choix de la ruelle déserte, donnant sur un cul-de-sac sans aucun vis-à-vis.

« Stan est encore à l’école. Mon père ne le récupère pas avant une bonne heure au moins. On peut continuer de faire les boutiques ou manger une glace. Il ne fait pas chaud, mais c’est faux, il n’y a pas d’époque pour les glaces. Tout le monde a toujours une petite place, même en plein hiver. »

En grande gourmande qui se respecte, elle ne peut pas passer à côté d’une envie de glace quand celle-ci se présente.



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Edwin Rogue
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Ven 13 Mai - 12:18

Le passé nous rattrape toujours
« Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence. » •••
Un sentiment bizarre s’était emparé de Edwin. Depuis quelques années, il en voulait à son père de l’empêcher de voir son fils et à présent qu’il allait rencontrer le petit garçon, l’angoisse montait d’un cran. Il retardait l’échéance sans réellement s’en rendre compte. Plusieurs peurs se faisaient ressentir : celle de ne pas être à la hauteur surtout, d’être trop distant ou de ne pas avoir cette fibre paternelle, que beaucoup voient éclore au moment de la naissance de leurs enfants. Edwin n’avait pas eu la chance d’être présent lorsque Laverne avait mis au monde leur fils. Il n’a pas non plus eu l’occasion de grandir en même temps que son gamin. Le Médicomage de formation se sentait si mal, qu’il angoissait à l’idée que Stan lui demande pourquoi il n’était pas auprès de lui. Et aussi surtout, pourquoi il ne reste pas. Tant d’interrogations auxquelles il ne saurait répondre, parce que dans le fond, il meurt d’envie de rester auprès de son fils et de la mère de ce dernier.

Trainé jusque dans un magasin de sport, vendant principalement des vélos, il avait fait son choix sans vraiment demander l’avis de Laverne. Cette réaction avait été plus forte que lui. Son côté papa qui s’était exprimé sans qu’il ne s’en rende compte, mais ce n’était pas passé inaperçu du côté de la jeune femme qui s’empressa de le souligner. Son regard interrogatif, laissa place à de l’amusement et son sourire démontrait qu’il avait été touché par les paroles de sa « petite-amie ». Il laissa la réflexion sur comment il était petit, pour ne répondre qu’à la suite. Il était déjà assez mal à l’aise comme cela.

« J’espère que cette fibre paternelle ne s’arrêtera pas à ça. »

Il voulait être meilleur que son père ne l’avait été avec lui. Surtout qu’en réfléchissant bien, il ne voulait même pas être un père, tout ce qu’il veut c’est être un papa et comme Calvin l’a déjà dit à plusieurs reprises, il y a une différence entre les deux. Si jusque-là Edwin n’avait pas vraiment réagi aux paroles de son frère, voilà seulement maintenant qu’il se rendait réellement compte de ce qu’il voulait vraiment dire.

Les jeunes parents s’en allaient vers la caisse, là où leurs marchandises les attendaient. Attrapant son porte-feuille pour payer, le chanteur tatoué ressortit avec le carton sous le bras. Il comptait proposer de tout allait déposer chez lui, mais Laverne s’empressa de prendre les choses en main, le conduisant dans une ruelle, dans le but de dissimuler leurs achats au fond de leurs sacs, en un tour de magie. Ce n’était pas une mauvaise idée et il l’imita, après avoir ensorcelé son sac de cours, pour y glisser le carton à l’intérieur. Ni vu, ni connu, il le remit ainsi sur le dos.

« Une glace ? S’il n’y a que ça pour te faire plaisir, je ne suis pas contre. »

Cette fois, c’est Edwin qui l’attrapa par la main, emmêlant ses doigts aux siens et reprenant le chemin de la grande rue qu’ils venaient de quitter. Sans le savoir, il se trouvait dans le même état d’esprit que son amie, ne voulant pas mettre un terme à ce moment qui était le leur. Ils en avaient bien le droit après tout. Rien qu’un peu de temps l’un avec l’autre, ne pouvait pas leur faire de mal. Il aimait cette proximité avec l’étudiante qui lui avait tant manqué. Le froid du dehors n’était alors plus qu’un détail à présent et même s’il ne parlait pas énormément, il profitait un maximum de la situation.

« C’est ici que je viens faire le plein de crèmes glacées. Commande ce qu’il te plait, je t’invite. »

En bon gentleman, il ouvrit la porte et la laissa passer devant, pour s’engouffrer à sa suite. Il y avait cette impression de chaleur qui n’était pas négligeable. L’endroit n’était pas bien peuplé et ce n’était pas fait pour le déranger. Ce n’est pas vraiment un passionné de la population. Dés qu’il peut éviter les gens, il ne s’en prive pas. S’installant à une table près de la fenêtre, il attrapa la carte se trouvant entre eux après s'être débarrassé de son blouson, ainsi que de son sac à présent à ses pieds. Tout en se rapprochant de la table, carte dans la main, pour que Laverne puisse y jeter aussi un petit coup d’oeil.

« Il y en a des spéciales duo, j’ai toujours rêvé d’en prendre une. Les coupes sont énormes, mais il faut les prendre avec suppléments de chantilly et de chocolat. »

Gourmand comme il est, il ne peut pas se résigner à manger une glace sans chocolat ni chantilly. Cela serait comme du Champagne sans bulle, soit sans aucune saveur. La serveuse arriva pour prendre leur commande et aussitôt, Edwin demanda une coupe double. Si jamais Laverne ne souhaitait pas la manger avec lui, ce ne serait pas grave, il arrivera bien à tout avaler. Mais dans le fond, s’il demandait cela, c’était bien pour qu’elle tente l’expérience en sa compagnie.

Cette journée se passait plutôt bien finalement et il en était plus que ravi, même s’il gardait à l’esprit que d’ici quelques heures, il serait amené à faire face à son fils. Regard parfois absent, l’aîné des enfants Rogue tentait de se préparer des phrases toutes faites pour répondre aux questions de Stan.
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Laverne Poliakoff
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Jeu 19 Mai - 18:11
Edwin & Laverne



L'amitié, comme l'amour, demande beaucoup d'efforts, d'attention, de constance. Elle exige surtout de savoir offrir ce que l'on a de plus cher dans la vie : du temps ! - Catherine Deneuve
Cette journée marquait le début d’une nouvelle vie pour Laverne et son fils. Elle le savait et s’en rendait peu à peu compte, en arpentant les rues, main dans la main, avec le garçon qui l’avait mise enceinte quelques années plus tôt. Garçon devenu homme à présent et pourtant, c’était comme si rien n’avait changé. Les physiques n’étaient plus vraiment les mêmes qu'avant, mais le mental restait intact. A la différence que Laverne savait ce qu’elle voulait et qu’elle ne laisserait plus jamais personne se mettre entre eux. Rien n’était encore fait, mais c’est Edwin Rogue qu’elle veut et elle l’aura. Elle le doit à son fils et se le doit à elle-même. Il n’y a pas un seul jour où elle n’avait pas regretté d’avoir été si naïve. Le passé devait rester au passé et elle comptait aller de l’avant, mais pas sans envisager un avenir dans lequel il ne serait pas.

Ils étaient arrivés dans un magasin d’articles sportifs. Il y avait de tout et même de trop. Un regard perdu lancé un peu partout, sans vraiment savoir ce qui pourrait convenir à un petit garçon de bientôt cinq ans. Mais c’était une telle surprise de voir Edwin sûr de son choix, qu’elle ne tenta même pas de discuter. C’est un père, il doit savoir mieux que quiconque, ce qu’il y a de meilleur pour son fils.

« Ne t’en fais pas, Stan t’aime déjà tellement, que tout sera tout de suite plus simple pour toi. »

Après le règlement de leurs achats, ils se rendaient dans une ruelle déserte pour faire disparaitre les articles au fond de leurs sacs. Elle n’était pas mécontente de connaitre ce sortilège qui lui permettait de se balader les mains libres ou au moins une. Edwin venait de d’emmêler ses doigts aux siens et la réaction de Laverne n’était certainement pas de le repousser. Souriant pratiquement jusqu’aux oreilles, son idée de prendre une glace, même par ce mauvais temps, avait été acceptée. Cette fois, ce n’était plus la Psychomage aux commandes de leur promenade, mais le Médicomage. Se laissant ainsi guider jusqu’à un petit magasin où il était possible de manger sur place, la fille Poliakoff s’était dépêchée de déposer ses affaires. Sac à dos sur la chaise voisine et sa veste sur le dossier. Elle regardait les petites photos de toutes ces bonnes choses, qui lui mettaient déjà l’eau à la bouche. Mais un peu perdu parmi toutes ces spécialités, son sourire se raviva en entendant la proposition du jeune homme.

« Tu n’as pas peur que je mange tout ? »

D’humeur taquine, elle scrutait la moindre de ses réactions, s’amusant à ses dépends, mais gentiment. Laverne a toujours adoré taquiner les gens qu’elle aime, mais elle ne le fait jamais méchamment. Elle ne fait pas partie de ces filles qui se permettent de se moquer des gens ou de leur entourage. Laissant Edwin demander une coupe double, elle n’avait relevé la tête vers la serveuse, que pour rajouter :

« Avec un très gros supplément de chantilly et chocolat. Moi, je suis très gourmande. »

Elle jurait pouvoir avaler son propre poids en chocolat. La serveuse repartait avec la commande formulée sur son petit carnet et Laverne replongeait son regard dans celui de son vis à vis. Prenant un air très sérieux, elle comptait bien continuer de détendre l’ambiance en plaisantant…ou pas.

« Je suis certaine qu’il est possible de faire des choses encore plus amusantes avec de la chantilly et du chocolat... »

Elle laissait volontairement ses paroles en suspend, pour lui faire penser qu’elle venait de lui faire une proposition des plus alléchantes. C’était un peu le cas, mais Edwin est un Rogue et les hommes Rogue ont tendance à être un brin coincé. Elle ne voulait pas le faire prendre la couleur d’une tomate ou pire, fuir.

« …je parle d’une bataille bien sûr. Quoi d’autre ? »

Les clients n’étant pas très nombreux, c’est vite que la coupe double, avec les suppléments demandés et deux petites cuillères, étaient arrivés sur la table. L’idée de faire comme dans les films moldus, ses doigts attrapaient l’un des couverts tentant ainsi de croiser son bras avec celui d'Edwin. Mais c’était trop tentant de l’embêter encore un peu et elle fit exprès de louper sa bouche, lui mettant plein de chantilly sur la joue. Le voir ainsi était si drôle qu’elle en éclata de rire, sans se soucier des gens qui pouvaient les regarder.

Laverne est une fille gentille, douce mais aussi drôle. Elle aime s’amuser et ne se soucie que très rarement du regard des autres. Elle aime la vie, les nouvelles expériences et passer du temps avec les personnes qui lui sont chères. C’est aussi parfois un véritable moulin à paroles qu’il est difficile d’arrêter. Elle est toujours en mouvement, une vraie pile électrique. Mais comme toutes les femmes, elle est jalouse et très possessive, non pas avec ses amis qu’elle partage sans soucis, mais avec l’homme qu’elle aime. Et en l’occurrence, ce genre de moments, lui appartiennent qu’à elle et à Edwin. Consciente qu’il doit la connaitre par coeur, elle ne se fait aucun soucis sur ce point. Il lui réserve les batailles de nourritures et les petits amusements du genre.



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Edwin Rogue
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Dim 29 Mai - 15:08

Le passé nous rattrape toujours
« Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence. » •••
Lui dire que son fils l’aimait déjà sans même le connaitre réellement, ne le rassurait pas tellement. C’est l’inverse qui tentait à se produire. Il se sentait si mal à l’aise vis-à-vis de cet enfant, qu’il ne savait pas s’il devait se réjouir de déjà compter à ce point pour lui. De sa naissance jusqu’à maintenant, à l’aube de son cinquième anniversaire, Edwin n’a pas été capable d’être présent pour lui en tenant tête à son propre géniteur. Quel père médiocre fait-il. Il s’était pourtant juré de ne jamais se comporter comme son paternel lorsqu’il aurait lui-même des enfants. C’est certain qu’il l’a fait, mais en étant bien pire encore. De père insensible et froid, nous sommes passés à un père totalement absent, voir inexistant. Bien entendu c’était contre sa volonté, mais c’est du pareil au même, le résultat n’en est pas différent pour autant.

A l’époque, il était lui aussi un gamin de tout juste quinze ans, mais il aurait dû faire preuve de plus de sang froid et de courage. Il aurait dû se montrer tout aussi tête brulée que son faux-jumeau. Si c’était arrivé à Calvin, Edwin est certain que les choses ne se seraient pas déroulées de cette façon. Son cadet de quelques minutes, ne se serait pas ainsi laissé manipuler et écraser par le patriarche. Mais lui, il ne l’a pas fait. Il ne s’est pas rebellé et s’est même trop effacé dans cette histoire. Il s’agit de son fils pourtant, pas d’un vulgaire objet et pour le moment, cette culpabilité face à ses mauvais choix, ne fait que devenir de plus en plus oppressante. L’angoisse de ruiner cette première rencontre n’y était pas non plus innocente.

Devant la bicyclette sur laquelle son regard s’est arrêté, il est quasiment certain de ne pas se tromper. C’était ce vélo et sûrement pas un autre. Il n’eut même aucun mal à avoir gain de cause, Laverne allant aussitôt en son sens, sûrement touchée qu’il se décide à faire un geste envers leur petit gars. Plus qu’un geste même, puisqu’il s’apprête à faire partie de l’existence de son enfant.

Après quelques autres achats, le petit duo se retrouvait dans une ruelle pour faire disparaitre tout ceci dans le fond magique de leurs sacs de cours, mettant ensuite le cap sur un glacier se trouvant au coeur du centre de Londres. Laverne n’a rien perdu de son humour, parvenant à le faire aussitôt sourire.

« Si tu mange tout, tu vas devoir courir demain matin pour éliminer. »

Mais malgré cela, elle revenait à la charge en demandant un gros supplément de chantilly et de chocolat. Edwin s’apprêtait à y répondre avec humour, mais elle lui coupa la chique en lançant une insinuation qui fit grimper la chaleur d’un seul coup. Au coeur de l’hiver, le Médicomage en formation venait de prendre un sacré coup de chaud. Sûrement même que ses joues avaient prit une teinte n’ayant rien à envier à la couleur rouge des célèbres homards. Et quand bien même, l’étudiante en Psychologie Magique se rattrapa, cela sonnait faux aux oreilles de son voisin. Edwin n’est pas né de la dernière pluie, il comprit bien qu’elle venait de lui faire des avances. Il laissa le silence s’inviter dans leur conversation, juste le temps de pouvoir faire le tri dans ses pensées. Puis, avec un petit sourire en coin, il se rapprocha de la table en la regardant dans les yeux.

« Le jour où tu veux réaliser ce fantasme, appelle-moi. »

Etait-il sincère ? Jouait-il lui aussi de l'humour ? Edwin n’a jamais été comme son frère Calvin. Il n’est pas le genre à lancer des vannes sur le sexe, juste pour mettre les gens mal à l’aise. L’aîné des deux faux-jumeaux Rogue a toujours été honnête sur ses sentiments vis-à-vis de Laverne. Elle est la femme de sa vie, son grand amour. Aucune autre de ses petites-amies n’est jamais parvenue à lui arriver à la cheville à ses yeux. Et s'il devait y en avoir des prochaines, il en sera toujours ainsi. C'est Laverne et ce sera toujours ainsi. Un seul mot sans double sens, un seul geste sans équivoque et Edwin lui reviendrait officiellement. Dans le fond, il n’attend que cela depuis toujours, mais les Rogue ne sont pas connus pour saisir eux-mêmes les opportunités lorsqu’il s’agit d’émotions. Il faut toujours leur mâcher le travail.

La coupe de glaces à la chantilly et au chocolat, pratiquement en triple doses, était arrivée sur la table entre eux deux. Edwin laissa Laverne s’amuser à emmêler son bras au sien, même s’il ne s’attendait pas à finir avec de la crème sur la joue. Clignant des yeux, son regard se promena d’un côté à l’autre de la pièce, pour voir si personne ne les regardait. Il attrapa une serviette en papier pour s’essuyer, gardant toujours un peu trop son sérieux. Et comme cette chère petite lui avait tiré sa cuillère en plus, il glissa son doigt dans le chocolat liquide pour y gouter. Son calme laissait présager une petite bêtise à venir. Il n’attendit pas bien longtemps pour se venger, juste qu’elle ne s’attende plus au retour de manivelle. Et au second plongeon dans le chocolat, son index ne termina pas dans sa bouche cette fois, mais sur le nez de la mère de son fils.
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Laverne Poliakoff
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Mar 31 Mai - 20:16
Edwin & Laverne



L'amitié, comme l'amour, demande beaucoup d'efforts, d'attention, de constance. Elle exige surtout de savoir offrir ce que l'on a de plus cher dans la vie : du temps ! - Catherine Deneuve
Laverne en a rêvé de cet instant où Edwin entrerait dans la vie de leur fils. Pour elle, c’était le plus beau des cadeaux qu’elle aurait pu recevoir. Elle se souvient encore du dernier Noël et de la tristesse qui se lisait sur les traits de son petit garçon, en découvrant qu’il n’avait pas eu ce qu’il souhaitait le plus au monde. Non pas un jouet, ni autres choses dans le même style, mais son père. Il ne cesse de le réclamer depuis qu’il est en âge d’aller à l’école. Voir tous les autres bambins sauter dans les bras paternels, après leur journée de dur labeur en tant qu’écoliers, finissait à lui briser le coeur. Pourtant, Stan est un gentil petit garçon. Il est drôle et attachant. Il est si intelligent également. Tout ce qu’il lui manquait jusqu’alors, c’était son papa. Un grand-père ce n’est pas encore pareil même si c’est déjà beaucoup. Mais cette fois-ci, Laverne était aux anges. Que ce soit dans la cafétéria de l’Université Magique, dans la boutique où vélo et accessoires avaient été achetés, ou encore chez ce glacier, le sourire qui ornait son visage tel un magnifique bijou, ne semblait pas vouloir l’abandonner. C’était comme si tous ses soucis s’étaient envolés et que le meilleur restait à venir.

« Seulement si tu cours devant moi dans ce cas. Ne pas perdre tes fesses de vue sera la seule chose capable de me motiver pour courir. »

Les paroles étaient prononcées avec beaucoup d’humour, mais tout le monde sait que dans l’ironie, il y a toujours une petite part de vérité. Ici, la part n’était pas si petite que ça. Edwin est également toute sa vie et lorsqu’ils leur arrivaient d’échanger par hiboux, une fois, Laverne avait eu la désagréable surprise, de trouver une photo de lui avec cette rousse, aux allures squelettiques et sans aucune formes féminines, qui semble lui tourner autour. Et lorsqu’elle lui avait demandé innocemment qui était cette fille, il lui avait confié que c’était une amie d’enfance, joueuse de Quidditch. Et bien qu’elle retourne se frotter sur son balai et qu’elle évite de trop s’approcher de son petit-ami, si elle ne veut pas avoir des problèmes avec la Psychomage en formation.

Sa boutade, sur les bienfaits des jeux intimes avec de la crème chantilly, n’était pas entrée dans l’oreille d’un sourd. Laverne remarquait le père de son fils, qui était en train de piquer un phare. Elle s’en voulait déjà de l’avoir mis, à ce point, mal à l’aise et s’apprêtait à s’excuser. Sa bouche s’était ouverte, sauf qu’aucun mot ne s’en était échappé, puisque le principal intéressé s’était rapproché de la table. La jeune femme était si surprise et intriguée, qu’elle ne tenta pas une seule fois de lui couper la parole. Et lui, il lui coupla le sifflet en lui révélant qu’il aimerait tester ce fantasme avec elle. Son regard était soudainement perdu et ses lèvres pincées. C’était si inattendu, qu’elle aussi mit quelques instants à s’en remettre, souriant de plus belle.

« Chez toi ou chez moi ? »

Cette jeune femme d’un naturel réservé, a toujours été différente en compagnie d’Edwin Rogue. Plus taquine, plus avenante également, mais surtout pour essayer de lui faire comprendre ce qu’elle ressent pour lui. Pourtant, il lui est si difficile d’être franche sur ce sujet. Elle ne fait que tourner autour du pot, sans savoir s’il comprend tous les signaux qu’elle lui envoie. Quoiqu’il en soit, ils avaient repris sur le ton de l’humour, puisque Edwin avait de la crème sur la joue et qu’il s’était vengé en s’attaquant à son nez. Puis l’échange glacé, c’était terminé sur cette note joyeuse.

« Il est temps d’y aller, tu es prêt ? Nous avons encore quelques minutes avant que mon père passe récupérer Stan. »

Elle entraina son ami dans sa marche, après que chacun ait récupéré manteaux et sacs-à-dos, pour repartir dehors. Il faisait toujours aussi froid, mais Laverne n’en était pas accommodée pour autant. Elle était juste bien là, avec Edwin. Se rapprochant de lui pendant qu’il marchait, elle attrapa son bras (à lui) pour le passer autour de ses épaules (à elle), puis glissa le sien (à elle), dans le bas de son dos (à lui).




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Edwin Rogue
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Mar 31 Mai - 22:10

Le passé nous rattrape toujours
« Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence. » •••
Malgré les années passées loin l’un de l’autre, c’était comme si rien n’avait changé entre eux. En à peine quelques minutes, la complicité d’autrefois était de retour, tout comme l’humour de la jeune femme. Edwin ne comprenait toujours pas pourquoi il avait été si idiot, en se tenant ainsi à l’écart de sa petite-amie et de son fils. Mais ce n’était pas le moment de ressasser le passé alors que l’avenir lui tendait les bras. Cette journée était de loin la meilleure depuis le début de l’année. Il ne s’était pas autant amusé depuis bien longtemps. Mais surtout, il n’était pas obligé de faire semblant, comme il le fait constamment pour que personne ne lui pose de questions. Cette fois, tout était sincère, aucun faux semblant. Son petit coeur était quand même mis à rudes épreuves, puisque devant lui se trouvait la seule fille qu’il ait réellement aimé et désiré. Et ce qui n’avait pas non plus changé, c’était la facilité avec laquelle, Laverne parvenait à le déstabiliser. Deux à zéro pour elle, si ce n’est trois, il ne tenait même pas le compte. Mais son tacle lui était revenu dans les dents, ce qui ne l’avait pas vexé pour le moins du monde, juste amusé.

« Je te prends au mot. Demain, je viens te sortir du lit à six heure du matin. »

Le week-end était en approche et il n’avait rien de prévu. Ni travail, ni répétition, ni même concert, il serait entièrement libre, autant en profiter. C’était également l’occasion ou jamais, de s’initier davantage dans la vie de son petit bonhomme.

Si parfois le silence s’installait doucement, il n’avait rien de bien dérangeant et Laverne savait parfaitement bien le briser, pour mettre son voisin de chaise dans une position délicate. Il dût se faire violence pour ne pas rester aussi silencieux que cette maudite table entre eux. Mais il finit par lui rendre la monnaie de sa pièce. Cette fois, les rôles étaient inversés et l’étudiante en Psychologie Magique semblait accuser le coup. La victoire ne fut que de courte durée par contre. En quelques minutes, elle revenait à l’attaque demandant chez qui ils iraient. Sans vraiment le prévoir, ni le vouloir, le regard de Edwin venait de plonger dans le sien. Il la regardait sans rien dire. Partout où elle le voulait, lui cela ne le dérangeait pas. Mais au lieu de formuler verbalement sa réponse, il se contenta de sourire, avant de commencer à manger de la glace. Cette non réponse ne semblait pas convenir à la petite blagueuse d’en face, qui ne trouva rien de mieux que de l’attaquer avec de la nourriture, déclenchant une petite bataille qui aurait continué longtemps, si le propriétaire de la boutique ne les avait pas regardé avec un long regard éloquent. Avant de se faire bannir du meilleur glacier du coin, le mieux c’était de ne pas la ramener et de finir au plus vite cette glace, non sans attraper un bon mal de crâne du côté de Edwin, qui tentait de faire comme si de rien n’était.

« On est partie. Je crois que j’ai la migraine des glaces. »

Comme quoi, personne n’est insensible à la douleur provoquée par la crème glacée avalée trop vite. Il poussa sa chaise en arrière pour se relever et enfiler son blouson. Et après s’être assuré que rien n’ait été oublié, il régla la note et partit rejoindre Laverne qui l’attendait déjà dehors. L’un et l’autre commençaient à marcher tranquillement. Ils n’allaient pas transplaner à la vue de tout le monde et puis, c’est tellement bon de prendre l’air en si charmante compagnie. Alors le premier fils du couple Rogue ne chercha même pas à se défaire de l’emprise de la jeune femme qui venait de s’attacher à lui. Il mit son bras autour de ses épaules, alors que celui de la mère de son fils, trainait au bas de son dos.

« Tu viens contre moi, uniquement parce que tu as froid ou parce que tu m’aime bien ? »

Edwin n’est pas bien doué dans les sentiments, mais là il essaye de lui tendre des perches, en espérant qu’elle s’y agrippe. Personne n’est parfait et pour quelqu’un vraiment nul pour dire ce qu’il ressent, cette fois il s’en sort pas trop mal. Ce n’est qu’au détour d’une rue, que le duo transplanait pour se rendre à Little Hangleton, là où se trouve la maison des Poliakoff. En voyant la bâtisse, beaucoup de souvenirs remontaient à la surface. L’aîné des faux-jumeaux Rogue se rappelait bien toutes les fois où il était venu tourner non loin de cette maison, dans l’espoir de voir Laverne, lors de son dernier été sur le sol Anglais. Des souvenirs très douloureux qu’il préférait ne pas garder en mémoire. Il ne devait pas se miner le moral quelques instants avant de faire la connaissance de son fils. Mais aucun bruit n’émanait de la maison, comme si elle était vide.

« Ils n’ont pas l’air d’être rentrés encore. »

A cet instant, il ressentait quelque chose d’étrange, comme un parfait mélange d’angoisse et d’impatience. La crainte de ne pas être à la hauteur mélangée à cette envie de le connaitre, qui en devient dévorante même.
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Laverne Poliakoff
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Jeu 9 Juin - 12:45
Edwin & Laverne



L'amitié, comme l'amour, demande beaucoup d'efforts, d'attention, de constance. Elle exige surtout de savoir offrir ce que l'on a de plus cher dans la vie : du temps ! - Catherine Deneuve
De boutades en sujets bien plus sérieux, la conversation était pesante tout en étant, à d’autres reprises, amusante. Parfois la future psychomage ne savait plus vraiment comment lui faire comprendre qu’elle ne plaisantait pas sur tous les sujets abordés. Est-ce qu’il faisait la même chose envers elle ? Elle ne saurait dire. Elle ne cessait de l’observer, heureuse de l’avoir retrouvée, mais incapable de lui dire les choses comme elle les pensait réellement. C’est bien plus dur qu’elle ne l’avait imaginé. Cette fois, Edwin était vraiment devant elle, comme elle l’a tant rêvé durant ces dernières années. Ils avaient changé tous les deux. A présent, son ancien petit-ami n’a plus rien d’un adolescent, c’est un homme et de son côté, Laverne se rend compte qu’elle doit aussi avoir changée. Ils ne sont plus des enfants qui se voient en cachette, au détour d’un couloir, qui se donnent rendez-vous à la lisière de la forêt interdite, ou qui se cachent dans les petites rues de Pré-Au-Lard pour pouvoir passer un petit moment rien que tous les deux, à l’abri des regards trop curieux. C’est Sarah qui a raison. De l’eau a coulé sous les ponts et maintenant, ils sont tous les deux adultes. Au diable les promesses faites sous la contrainte à Severus Rogue. S’ils veulent être ensemble, s’ils veulent élever leur fils main dans la main, cet homme n’a pas son mot à dire. Il a bien trop fait de mal comme ça, libre à eux de décider et s’il compte avoir une place dans la vie de son petit-fils, c’est à lui de montrer patte blanche. Stan a besoin d’un père, de son père, mais il a déjà un papi qui ne l’a jamais fait souffrir. Perdue dans ses pensées sombres, la jeune femme continuait de sourire, pour faire bonne figure et ne pas inquiéter Edwin. Elle n’a pas l’intention de le pousser à faire quoi que ce soit, elle veut que ça vienne de lui, elle ne se permettrait pas de lui poser un ultimatum. Une fois encore, elle ravalera sûrement sa fierté et patientera, parce qu’elle se doute qu’à un moment ou à un autre, il se réveillera.

« Six heure tapante ! J’en prend bien note. Tape-là. »

Elle tendait sa main vers lui, comme s’ils étaient sur le point de conclure un marché. La glace terminée, les deux jeunes parents prenaient la direction de la rue. Il faisait froid et Laverne s’était tellement amusée, qu’elle en avait oublié qu’ils étaient encore en plein coeur de l’hiver. Le vent ne tarda pas à se rappeler à son souvenir, mais une fois qu’elle vint contre Edwin, elle en oubliait le mauvais temps. Tout contre lui, elle s’enivrait discrètement de son parfum et se réchauffait grâce à la chaleur de son corps. Mais ce silence si doux, laissant les songes la prendre dans leurs bras, finit par être entrecoupé par une question du médicomage en formation. Elle regardait devant elle, ses lèvres courbées dans un semblant de sourire. C’était le moment ou jamais de faire quelque chose. De dire quelque chose surtout.

« Ni l’un, ni l’autre. »

Ses paroles laissées en suspend, Laverne leva un peu la tête pour regarder son visage. Bien moins grande que le père de son fils, elle se trouvait surtout au niveau de son épaule, tout juste. Dans un geste incontrôlé, elle se mordillait la lèvre, alors qu’elle cherchait son regard.

« C’est parce que je t’aime…tout court. »

Avait-il eu le temps d’entendre ses mots ? Ils avaient transplané au même instant quasiment et Laverne ne savait pas si ses paroles n’étaient pas tombées dans l’oubli. Elle reconnut aussitôt Little Hangleton, le village où se trouve sa maison et également le village où elle a grandi. Elle en gardait un très bon souvenir, surtout certaines vacances, lorsqu’Edwin venait en douce lui rendre visite. C’était toujours difficile de ne pas se faire prendre et ils angoissaient à chaque fois, surtout elle. Le long de la gouttière, près de sa chambre, c’était par-là qu’il était habitué à grimper et ils pouvaient passer des heures ensemble, à regarder un film ou juste à parler. Sortie une nouvelle fois de ses rêves par Edwin lui-même, elle l’attrapa par la main et l’entraina à l’intérieur de la maison.

« Tu te souviens quand on attendait que mes parents partent travailler, pour que je te fasse entrer en douce ? A plusieurs reprises, on a failli se faire attraper. Et les soirs, tu grimpais le long de la gouttière, pour passer par la fenêtre de ma chambre. »

Elle restait pensive, un sourire figé sur le visage, alors que son regard s’était accroché au canapé qui a accueilli nombreuses de leurs batailles de coussins.

« C’est dans cette maison que j’ai mes meilleurs souvenirs. C’est pour cette raison que j’ai voulu y revenir à la mort de ma mère. Mais, mes plus beaux souvenirs, c’est à toi que je les dois. Partout où je regarde, je nous revois alors que tu passais la journée avec moi. Là par exemple, sur le canapé, on avait cassé le ressort en tombant dessus, après une bataille de coussins. Dans la cuisine, où Calvin avait mis le feu en faisant des expériences avec le grille-pain de mon père. Oh et tu te souviens de la gamelle que j’ai prise dans l’escalier, alors que j’essayais de récupérer mon journal intime que tu m’avais volé ? J’ai gardé une grosse bosse pendant bien deux semaines après ça et j’avais un bleu aussi gros qu’un cognar au niveau de la cuisse. »

Elle souriait, particulièrement amusée de la situation, même si à l’époque ça ne l’avait pas faite rire du tout. Puis, en levant le regard vers l’étage, son sourire se fit bien plus discret et son regard prit de nostalgie.

« Et là-haut, ma chambre…où nous avons eu notre première fois. Je crois même que c’était la plus chaotique de toutes les premières fois, je me suis cognée la tête dans le mur pendant nos ébats et je t’ai fait tomber du lit. »

Elle s’apprêtait à lui dévoiler qu’elle ne voulait pas seulement des souvenirs avec lui, mais son père et son fils la coupèrent dans son élan, alors que le petit ouvrait la porte en l’appelant. Un petit sourire désolé envers Edwin, n’étant pas parvenue à finir cette conversation, elle s’abaissa près de leur petit garçon, qui n’avait pas vu la présence de son père dans la pièce.

« Chéri, cette surprise est un peu trop grande pour être emballée dans un joli paquet cadeau. Mais derrière toi, il y a ce que tu veux plus que tout au monde… Ton papa. »

Le regard du petit garçon s’illumina d’un coup, son visage se fendit même en un sourire, alors qu’il se retournait lentement, craignant sûrement que d’aller trop vite, le conduirait aussitôt à un nouvel échec. Mais en voyant qu’Edwin était bien là, non loin derrière lui, Stan resta un moment sur place, surpris, accusant probablement le coup, avant de piquer un sprint pour se ruer contre lui.



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Edwin Rogue
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Ven 24 Juin - 9:44

Le passé nous rattrape toujours
« Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence. » •••
Le mettre au défi pour espérer le revoir, n’était pas une mauvaise idée. C’est le genre de choses qui fonctionne très bien avec Edwin, qui a bien l’intention de la prendre aux mots. Elle peut compter sur lui pour que le lendemain, il soit dans sa chambre dés la sixième heure du jour. Et pour conclure le deal, la tape dans la main s’avérait être amplement suffisante. Si l’ambiance semblait bonne enfant, savoir qu’il allait pouvoir revoir sa Laverne, réjouissait également l’homme qu’il est. Son sourire ne plaiderait certainement pas l’inverse, peinant à cacher ses émotions pour une fois. Mais un dialogue de sourds s’installait entre ces deux êtres ayant été tellement proches, il y a un temps, qu’ils ont conçu un enfant. Leur amour avait été réel, si vrai que le fruit de leurs entrailles allaient bientôt souffler sa cinquième bougie. Tout s’était écroulé, comme un vulgaire château de cartes, alors que son père l’avait imaginé trop immature pour prendre en charge un enfant. Technique, niveau matériel, il l’aurait été, mais pas niveau sentimental. Edwin a toujours été le plus mûre des deux jumeaux Rogue et à la minute même où il a su que son petit garçon était né, peu importe que lui-même n’était encore qu’un gamin, les sentiments étaient déjà bien là.

Cependant le hasard n’allait pas totalement dans leur sens cette fois-ci encore. En transplanant, Edwin n’était pas certain des paroles que Laverne avait prononcé avant de partir de l’endroit où ils se trouvaient. Il n’allait alors pas revenir dessus, pour éviter de la mettre mal à l’aise si jamais il n’avait pas saisi et n’avait entendu que ce qu’il aurait aimé entendre. Mais il jurait pourtant qu’elle venait de lui dire qu’elle l’aime ou était-ce seulement ses sentiments qui lui jouaient des tours ? Dans le doute, il préféra couper court à ses pensées pour focaliser son esprit sur la maison. Elle était comme dans ses souvenirs et par Merlin, c’est ici qu’il a eu les meilleurs de son existence, cela ne fait aucun doute. Ici, mais surtout en présence de cette jeune femme, se trouvant à ses côtés. Ne posant aucune résistance, parce que cela n’était pas le but de lui faire mal, Ed’ se laissait entrainer jusqu’à l’intérieur du logement. Il lui fallait lutter pour que son regard ne parvienne pas à se perdre afin de raviver de bons moments, qui n’existaient malheureusement plus. Mais Laverne semblait aussi nostalgique que lui, ressassant ce passé qui les avait, un jour, unis.

« Jamais je ne pourrais oublier tout ça. »

Non jamais, c’est certain. Comme il n’a jamais été en mesure de l’oublier elle. Laverne est son grand amour et son coeur n’a pas été capable d’aimer une autre fille, autant qu’il l’a aimé elle. Mais pour ne pas rester bêtement au même endroit, le jeune homme s’avança de quelques pas dans la pièce, pendant que la mère de son fils reprenait la parole. Elle lui expliquait que cette maison abritait ses plus beaux souvenirs et que c’était l’une des raisons de son retour. Ce n’était pas bien difficile de la croire, le nid familial est normalement l’endroit où l’on se sent tous à l’abri du monde extérieur, plus ou moins couvé par les parents. Mais Laverne ne s’arrêta pas là, le tenant comme responsable de ses plus beaux souvenirs. Cette phrase l’empêcha de faire un seul pas de plus, tant il venait d’être surpris et également profondément touché par cette révélation. Ses yeux suivaient les objets qu’elle énumérait et qui étaient emprunt de leurs mémorables moments passés ensemble. La jeune femme les racontait si bien, que Edwin avait l’impression de les revivre au fil de ses mots. Et ses lèvres s’étirèrent en un sourire, lorsque la chute dans l’escalier fut énumérée. Ce jour-là, il ne peut pas dire qu’il n’avait pas eu la peur de sa vie, en la voyant dévaler les marches dans tous les sens possibles et imaginables, sauf sur ses jambes.

« Je suis désolé pour l’escalier, en plus je n’ai rien eu le temps de lire de ton journal. Je ne sais même plus où je l’ai balancé quand je me suis dépêché de venir te relever. »

Il leva la tête, vers l’étage quand la mère de son fils, parla ensuite de la chambre s’y situant. Là encore de nombreux souvenirs plus ou moins drôles, avec leur première fois très douloureuse pour tous les deux. Elle s’était payée une magnifique bosse sur le front en mangeant le mur et Edwin, s’était éraflé tout le côté droit contre la table de chevet, bras et flanc, en tombant du lit. Ramenant son regard sur son interlocutrice, il lui était difficile de ne pas éclater de rire, se retenant autant qu’il le pouvait, même ayant bien du mal à rester sérieux, alors qu’il la pointait du doigt.

« Ah oui ça. Je vois que tu n’as toujours pas eu de nouvelles de mon avocat. T’as quand même attenté à mes jours. J’ignorais moi, que j’allais coucher avec Xena la Guerrière. »

Mais le sérieux fut de nouveau de rigueur quand la porte claqua d’un seul coup. La crainte commençait de nouveau à lui bouffer les entrailles. Il allait maintenant faire la connaissance de son fils, sous le regard de son beau-père. C’était certainement cela le plus gênant pour le premier garçon des Rogue. Comment pourrait-il se comporter face à un homme qui devait le haïr, pour n’avoir jamais pris ses responsabilités ? Il ne savait pas tellement où se placer et n’eut pas le temps d’y réfléchir plus, que les pas du petit bonhomme se faisaient déjà entendre. L’enfant ne l’avait pas remarqué, pour cause Edwin se trouvait dans un coin n’étant pas accessible à la vue, en cas d’entrée par la porte principale. Ce n’était pas voulu mais il se félicitait d’avoir pris cette place, ainsi il lui restait quelques secondes avant d’être repéré. Quelques secondes durant lesquelles, il espérait trouver l’attitude à adopter pour ne pas passer pour un gros coincé.

Cette fois c’était la bonne. Il n’était plus en mesure de reculer et il avait l’impression que le monde avait été mis sur pause. Ses yeux ne décollait pas du petit corps se trouvant encore de dos. Son fils était à quelques mètres de lui, même pas. Si son beau-père se trouvait présent dans la pièce, Edwin était incapable de le remarquer. Tout semblait avoir disparu, excepté le petit garçon que Laverne était en-train de mettre au courant de la présence de son papa dans la pièce.

Stan’ se retourna avec appréhension et il s’écoula seulement quelques secondes, durant lesquelles, père et fils semblaient se jauger. C’était long, mais court à la fois. A ce moment-là, Edwin priait pour avoir hérité de la fibre parentale du côté Taylor et non de celle côté Rogue. L’instinct peut-être ou le sourire qu’il affichait sans s’en rendre compte, mais le petit sembla vite rassuré, filant aussitôt vers lui. Se mettant à sa hauteur, le musicien rattrapa son garçon à la volée, finissant par se remettre debout, tout en le gardant dans ses bras. Ceux de l’enfant s’étaient enroulés autour de son cou, sa tête reposant sur l’épaule sécurisante de son papa. Aucun mot ne lui venait, mais il n’avait pas besoin de parler. La façon dont il serrait son petit gars dans ses bras, parlait d’elle-même. C’était probablement la première fois que les yeux de Edwin Rogue exprimait quelque chose depuis bien longtemps. Son regard semblait pétiller comme autrefois.
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Laverne Poliakoff
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Jeu 30 Juin - 8:50
Edwin & Laverne



L'amitié, comme l'amour, demande beaucoup d'efforts, d'attention, de constance. Elle exige surtout de savoir offrir ce que l'on a de plus cher dans la vie : du temps ! - Catherine Deneuve
Se remémorer ses meilleurs souvenirs, c'était ce que Laverne n'avait pas cessé de faire, depuis son retour dans cette maison. Chaque pièce et même chaque meuble lui rappelaient son grand amour. C'était une chose contre laquelle elle ne pouvait lutter, mais qui pourtant la mettait toujours dans un état pitoyable. Elle ne compte plus les pots de crème glacée qu'elle s'est envoyée, pour se remonter le moral. Mais cette fois-ci, tout était différent. Chaque meuble et chaque pièce, lui rappelaient toujours son grand-amour, mais la différence c'est qu'il était là, présent, devant elle. Lui également en proie à de très bons souvenirs, ne pouvait la rendre que plus heureuse encore. Et face à ses propos, elle ne parvint pas à se retenir de rire.

« Et bien pour tout t'avouer, c'est mon père qui est tombé dessus en rentrant. Il ne savait pas ce que c'était et il en a fait sa lecture du soir. C'est de cette façon qu'il a su que tu rentrais par la fenêtre de ma chambre, d'où les barreaux que nous avons eu du mal à retirer la fois précédente. »

Sur le moment, elle ne riait pas. C'était même toute rouge qu'elle avait récupéré le journal intime dont il est question. Mais avec le temps, les petits problèmes se dédramatisent d'eux-mêmes, comme par magie. A présent, ce n'était plus qu'un sujet drôle parmi tant d'autres. Une péripétie inoubliable, qui n'en finissait pas de faire sourire.

« Ah, voyez-vous ça ? Comme ça, ton avocat s'est perdu ou a-t-il eu peur de ce dont je suis capable lorsque je suis mal à l'aise ? »

Laverne le reconnaît elle-même, elle est posée, sérieuse, mais quand elle se trouve dans une situation gênante, les bourdes elle les accumule et c'est toujours plus physique que verbale. Renverser des choses, faire tomber les gens, se prendre une porte, rentrer dans un poteau. Bref c'est la totale avec elle.

Dans ce salon, la demoiselle sentait bien que quelque chose les rapprochait. Les souvenirs d'un vécu pas si lointain que cela, mais qui les a uni et qui peut encore les unir. Mais l'arrivée de Zakhar et Stanislav met fin à leurs retrouvailles, laissant Laverne béate et incapable de reprendre la conversation. Celle-ci ne sera que remise à plus tard, elle se le promet même si elle ignore encore comment elle pourra remettre le sujet sur la table. Mais la réaction de Stan' valait bien d'attendre. Il s'était immédiatement jeté dans les bras de son père et ce dernier, se relevant tout en gardant le petit dans ses bras. La jeune mère sentait l'émotion la gagner, elle n'avait jamais vu son enfant aussi heureux. C'était un réelle bonheur pour elle, surtout que contrairement à ce qu'il pouvait penser, Edwin savait y faire.

Face à ce spectacle, même le grand-père du petit garçon ne put rester de marbre, invitant le jeune papa à se joindre à eux pour diner. Laverne lui prépara même la chambre d'ami, pour le garder à la maison le plus longtemps possible. Et puis, elle n'oubliait pas que le lendemain, le jeune Médicomage en formation devait la sortir de son lit à six heure, pour faire un petit footing. C'est ce qu'il se passa, puis grâce à Stan', l'ancien couple avait la possibilité de peu à peu se revoir, échangeant ainsi des souvenirs qu'ils avaient en commun.



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FIN
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