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Your manipulation for our fate

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Jeu 5 Mai - 10:53
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Mauvaise surprise ?


En ce samedi, Sasha était partie faire des papiers très tôt, à moins que ce ne soit qu’une excuse pour nous laisser un peu seul mon époux et moi alors qu’Arcturus ne travaillait pas, ou du moins pas à l’université. Je me réveillai alors en douceur en cherchant de ma main, le contact de mon époux pour ne sentir qu’un vide sidéral dans notre lit. Je me redressai alors surprise. Cela faisait le deuxième samedi que je trouvais le lit vide. La première fois, encore en convalescence, je ne m’étais pas posée de questions particulières et l’infirmière était rapidement arrivée mais aujourd’hui pouvant enfin commencer à évoluer seule et à faire ma rééducation directement moi-même, étant médicomage, je ne m’attendais pas à trouver encore une fois son absence. Je supposai encore une fois qu’il était au ministère. Malheureusement les hommes politiques n’ont pas vraiment de week-end et j’avais la sensation de me retrouver à la place de ma mère alors que mon père partait souvent très tôt le matin pour ne revenir que dans la nuit. Ma mère ne semblait pas en souffrir. Elle s’occupait de nous et après à l’école, je ne pouvais dire comment elle vivait la sensation. J’eus cependant comme une sensation néfaste. Quand je travaillai moi-même le samedi, je ne me rendais pas compte de son absence mais aujourd’hui plus qu’un autre, j’en fus touchée. Je ne dis cependant rien et pris sur moi en me disant que pour une fois, l’absence ne venait pas de moi et donc à cause de mon travail. Je n’avais de toute façon rien à dire. Arcturus faisait tout pour son avenir et comment donc pourrai-je lui en vouloir ?
Je me levai alors et la journée s’annonçait plutôt longue en son absence. Je commençais déjà par prendre le temps de me lever. Si aujourd’hui, je pouvais marcher à ma guise, je devais encore faire attention et m’aider d’une canne qui ça devenait trop difficile. Je n’étais pas totalement remise. Une fois levée, je choisis de demander à un elfe de maison de préparer le petit déjeuner pendant que je prenais ma douche.
Une fois lavée, je regardai ma penderie en réfléchissant à ce que j’allais mettre. Je fouillai dans mes affaires. Depuis mon réveil, je n’avais mis que des choses pratiques : soit de simples t-shirt ou des joggings. J’en avais assez de devoir me contenter du pratique alors que j’étais une femme du genre à faire attention à mon apparence. Je savais qu’Arcturus ne m’en voulait pas mais enfin on était un jeune couple et j’avais besoin de voir cette étincelle de désir dans ses yeux.
Pouvant transplaner seule depuis hier, j’avais alors une idée derrière la tête en ressortant des vêtements plus sexy. Je m’épargnais seulement toute robe, ne pouvant encore porter des talons. Je choisissais donc un jean noir moulant mais un haut qui lui ferait tout oublier jusqu’à son propre nom de famille.
Ainsi vêtue aux goûts de mon époux, je descendais dans la ferme intention de sortir un peu avec ou sans son approbation. Je savais qu’il avait peur pour moi et que me voir à la maison lui plaisait mais je me sentais prête à enfin sortir un peu. Je mangeai donc en regardant l’heure. Il était neuf heures passé.
Ce n’est que vers midi, que je décidai enfin de sortir non sans garder ma canne dans une poche, réduite, si tenté que j’ai du mal un moment ou un autre. Je pris alors la cheminée pour finalement regagner le ministère simplement. Je marchai à mon rythme parmi la petite foule du samedi. Je voulais faire la surprise à Arcturus et espérer passer un moment pour manger avec lui. Il me manquait terriblement et j’avais la sensation qu’il était tout le temps absent pour une raison ou une autre. Si je ne pouvais voir mon époux convenablement, j’allais me gêner pour me déplacer, peu importait mon état.
Je connaissais un peu le ministère mais ce n’était pas non plus mon terrain contrairement à Sainte Mangouste. Pourquoi n’avais-je pas épousé un médecin ?! Non pour son argent mais simplement pour une question de pratique… A cette réflexion je souriais : parce que c’était trop simple… Il fallait que je fasse les seules choses à ne pas faire. Que m’importait, je me rendais au service où je pensais Arcturus, d’après mes souvenirs sur une ancienne discussion.
Il ne fut pas difficile de demander l’étage et le chemin à suivre à un employé du ministère. Arrivant au bon service, je ne me sentais cependant pas à l’aise. Il y avait beaucoup de personnes virulentes sur les mangemorts et même si j’avais toujours pris le soin de préserver mon identité, je croisais des aurors qui me rendirent nerveuse. Je pris cependant sur moi et j’avançais dans les couloirs en cherchant du regard Arcturus. Je ne le vis qu’au loin en tournant dans un nouveau couloir.
Pourquoi alors est-ce que je me freinai d’un seul coup ? Je le découvris en train de discuter avec une personne connue pour sa haine pour les mangemorts et son besoin de tous les enfermer. Il avait été auror avant de finir en politique et je savais qu’il était un de nos ennemis les plus virulents mais aussi les plus puissants et donc peu facile à abattre.
En le découvrant en train de discuter avec cette personne, j’eus le réflexe de faire machine arrière pour retourner dans l’ancien couloir, avec une drôle de sensation néfaste au fond de moi. Je savais qu’Arcturus avait de l’ambition mais le Lord lui-même nous avait recommandé expressément de ne pas l’approcher. Qu’est-ce qu’Arcturus faisait alors avec lui ?
Le temps de me poser une telle question, Arcturus avait très largement fini de lui parler et se dirigeait vers moi. Quand il tourna sur le nouveau couloir, il tomba nez à nez avec moi. Je relevai alors le regard vers lui et dans la précipitation, n’étant pas vraiment à l’aise, je lui dis un simple :
« Surprise ? Tu me manquais et je m’étais dit qu’on pourrait manger ensemble ce midi… »
Comprit-il que je l’avais vu ? Avait-il seulement un moment à m’accorder ce midi ou un déjeuner d’affaire ?
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Jeu 5 Mai - 12:25
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Samedi matin était arrivé, de même que le réveil allant de mise depuis quelques temps maintenant. Je m’étais tourné vers ma femme endormie paisiblement à mes côtés dans notre lit. Elle allait mieux et pouvait maintenant se déplacer librement, bien que gardant une canne sous la main en cas de besoin. Je n’avais pris le temps que de poser un léger baiser dans ses cheveux ne voulant aucunement la réveiller. L’idée de la réveiller aurait pu être tentante si je n’avais pas eu le devoir d’être très tôt au ministère et si je n’avais pas su qu’elle aurait sûrement posé des questions sur mon départ si matinal. C’est qu’il n’était que cinq heure du matin et que je ne devais être que vers sept heure ou sept heure et demi au ministère. J’avais rapidement et silencieusement rejoint la salle de bain après avoir pris de quoi m’habiller. Je m’étais préparé rapidement avant de descendre dans la salle à manger, le petit déjeuner m’y attendait déjà, les elfes avaient bien compris mes horaires et faisaient en sortes d’avoir tout de prêt à l’heure depuis la fois où j’avais failli tuer l’un d’entre pour simplement parce qu’il n’avait pas tout fini à mon arrivée dans la salle à manger. J’avais pour le petit déjeuner suivit mes rituels du petit déjeuner avant de quitter mon manoir.

J’étais bien heureux de quitter mon manoir, depuis que ma femme avait invité sa meilleure amie à vivre chez nous. C’est que même si nous avions un accord d’entente cordiale avec Sasha, je n’aimais pas trop la savoir chez moi. Je devais déjà me préoccuper de la santé de ma femme et tout faire pour qu’elle ne découvre rien de mes activités, alors me rajouter une autre personne pouvant émettre des soupçons ne me plaisait pas particulièrement. C’était donc avec soulagement que j’étais arrivé au ministère, me faufilant dans la légère foule du samedi matin. Je ne comprenais pas réellement pourquoi mon mentor tenait toujours à ce que nous venions très tôt le samedi matin, mais voilà, je voulais servir mes ambitions et aider le ministère à se débarrasser du Seigneur des Ténèbres. J’avais à peine eu le temps de m’installer sur la chaise faisant face au bureau qui était peu à peu devenu le mien dans le bureau de mon mentor que ce dernier était arrivé. Fidèle à lui-même, il affichait un sourire froid et ne donnant vraiment aucune envie de lui adresser la parole. C’est qu’il n’avait rien du parfait homme politique la plupart du temps. Il avait surtout sa réputation et sa renommée parce qu’il avait toujours su se faufiler dans les brèches et que lorsqu’il était connu pour avoir son caractère, ne pas cacher ce qu’il pensait tout en servant sa politique. Je ne pouvais me plaindre de lui, j’appréciais sa façon d’être et même s’il n’était pas le plus apprécié, il avait l’avantage de ne pas avoir jugé mon nom trop durement et de n’avoir posé aucune question sur mes parents et mes relations avec eux.

J’avais passé au moins trois heures à dicter des lettres pour différentes personnes, dont certaines que j’avais déjà eu la chance de rencontrer. Je m’étais même dit que pour un homme n’étant pas forcément apprécié, il avait bien des contacts, je me demandais en quoi certains pouvaient servir ses intérêts. Suite à toutes ces lettres, je finis par appeler l’un de mes elfes du manoir afin qu’il nous amène deux cafés. Pourquoi avais-je appelé l’un de mes propres elfes de maison ? Simplement pour avoir mon café coupé à la vodka, une habitude étrange qui avait éveillé la curiosité de mon mentor en la découvrant. Ce qui avait, me semble-t-il joué un peu en ma faveur pour mon avancée en politique, puisque suite à la découverte de mon français et de mon russe courant, il m’avait présenté aux personnes du département de coopération magique internationale. Il m’avait dit que pour mon ambition passer du temps dans ce service ne ferait aucun mal, de même que de me faire des contacts parmi les aurors et au département des mystères. C’est en sortant du département de coopération magique internationale, lieu où mon mentor m’avait envoyé afin de discuter d’une affaire concernant notre département et ce département en particulier que je croisais l’homme que je prenais toujours plaisir à voir au ministère. Depuis mon arrivé au ministère, je savais que je devais me méfier de cet homme, étant vraiment contre les mangemorts et désirant tous les enfermer. Notre première rencontre n’avait rien eu de très amusante, ni même très calme, nous étions seuls dans un couloir tout proche du département des aurors, puisqu’il était souvent dans ce coin, étant un ancien auror.

Je ne l’avais pas vu venir et avant que je n’ai pu réellement comprendre la situation, nous étions en train de nous battre en duel. Durant le duel, il avait réussi à mettre à nu ma marque et ce n’est que grâce à mon contact de confiance au ministère que je n’avais pas fini au département des aurors. Une chance que cette personne soit justement passée à ce moment précis dans ce couloir. Depuis ce jour pourtant, il était un de mes contacts privilégiés. Nous étions du même côté et il l’avait bien compris, même si nous ne nous accordions aucune confiance, nous avions le moyen par nos habilités politiques d’échanger des informations même en plein milieu d’un couloir. Surtout que ma place et la sienne nous forçait à avoir de fréquents contacts. Je le voyais au moins deux à trois fois par semaine, je savais que c’était une situation qui ne plairait pas au Lord s’il venait à l’apprendre et je m’arrangeais pour éviter de croiser des mangemorts quand nous devions parler. Suite à une discussion totalement professionnelle pour une fois, bien que m’ayant glissé d’aller voir une personne en début d’après-midi, je partis en direction d’un endroit où je pourrais manger en paix. Ce n’était pas tout à fait facile pour moi d’être au ministère, un Lestrange au ministère ce n’était pas pour plaire et ceux connaissant mon nom m’observaient tous comme si j’étais sur le point de devenir fou et de sortir ma baguette pour faire un massacre en plein milieu du ministère. Tournant au coin dans un couloir afin d’aller vers le seul endroit calme que j’avais trouvé pour manger, je tombais nez à nez avec ma femme. Je sentis mon cœur rater un battement, mon estomac se nouer, m’avait-elle vue ou venait-elle simplement d’arriver ? Que faisait-elle là en premier lieu d’ailleurs ? « Surprise ? Tu me manquais et je m’étais dit qu’on pourrait manger ensemble ce midi… » Me dit-elle et j’avais au moins la raison de sa présence ici. Je ne savais pourtant pas si elle m’avait vu ou si elle était seulement en train d’arriver. Je partis du fait que je ne l’apprendrais de toute manière pas ici. Elle n’allait sûrement pas me reprocher d’avoir parlé à cet homme ouvertement contre les mangemorts alors que nous nous trouvions non loin du département des aurors et que c’était trahir notre appartenance aux mangemorts.

Je me contentais de prendre son bras, pour l’entraîner jusqu’à mon bureau que je partageais avec mon mentor. J’avais bien le temps de déjeuner avec elle, mais je devais prévenir mon mentor que je mettrais sûrement plus longtemps avant de revenir, puisque je partageais ce déjeuner avec ma femme. Il n’était présent à notre entrée dans la pièce et j’en fus soulagé, je pris ma femme contre moi pour l’embrasser passionnément. J’étais heureux qu’elle soit venue pour me voir, même si je savais que mon mentor n’apprécierait pas que je prenne le temps de déjeuner avec Mina, je savais que je pourrais lui répondre que lui aussi sortait déjeuner avec sa femme et me laissait faire son travail comme bon me semblait. « Allons déjeuner, mais évites de venir sans prévenir à l’avenir. » Conseillais-je à ma femme. Je ne m’étais réellement pas attendu à ce qu’elle vienne me voir au ministère. Je devais même tout faire pour la maintenir éloignée du ministère, je ne voulais pas que par le plus grand des hasards elle ne découvre que j’avais trahis le maître. Je ne voulais pas qu’elle apprenne qu’elle avait épousé un traître alors qu’elle était si fidèle au Lord. J’avais même l’inquiétude qu’elle soit capable d’aller en parler à ma mère ou au Lord, en l’apprenant simplement parce qu’elle se sentirait trahie ou qu’elle penserait à juste titre que je lui avais menti, tout en sachant qu’une des grandes valeurs des Valmont se trouve être de ne pas mentir. Je me forçais à ne plus penser à cela alors que je laissais une rapide note à mon mentor, lui annonçant que je mangeais avec ma femme et que j’avais une personne à voir pour me faire des relations en début d’après-midi. « Où aimerais-tu manger ? Je ne dois être de retour qu’en début d’après-midi, j’ai un rendez-vous important. » Annonçais-je et je ne lui mentais pas sur ce coup, du moins j’avais fait l’effort d’oublier le mot professionnel derrière rendez-vous pour ne pas lui mentir. Je posais encore un baiser sur ses lèvres avant de prendre son bras et qu’on retrouve les couloirs du ministère. Nous aurions bien le temps de nous décider sur où nous allions manger en marchant vers les points permettant de quitter le ministère.
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Jeu 5 Mai - 14:58
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La manipulation n'est-il pas une qualité des Lestranges ?


Alors que surprise de le voir arriver si rapidement dans le même couloir où je me retrouvai, je m’inquiétai de la suite. Sur le coup, je ne réalisai pas encore ce que je venais de voir et si je devais m’en inquiéter. J’étais surtout anxieuse de savoir s’il comprenait l’avoir vu ou non. Il se contenta cependant de prendre mon bras pour m’entraîner à une pièce que je ne connaissais pas. Je devinai rapidement qu’il devait travailler ici étant donné les deux bureaux présents. Lui et son mentor, je supposai. Dans la pièce, seuls, il me rapprocha de lui pour m’embrasser d’une façon qui me fit totalement oublier un instant ce que j’avais vu ou ma présence. Notre relation était platonique depuis mon réveil et si cela avait été le plus raisonnable pour le moment, je ne pouvais empêcher mes sens se réveiller à ce contact passionné. Nous étions jeunes encore et nos corps étaient d’un commun accord : l’un ne pouvait désirait que l’autre.
« Allons déjeuner, mais évites de venir sans prévenir à l’avenir. »
Sa remarque ne m’interpella cependant pas à son avantage. Pourquoi devais-je prévenir ? Avait-il quelque chose à cacher ? Est-ce que ça avait un lien avec cet homme ? Est-ce qu’il n’était pas en train de commettre l’irréparable ? Les questions devaient se lire clairement dans mon regard. A moins… qu’il ait une amante ? Je regardai autour de moi à la recherche d’une preuve comme si un string aurait pu trôner sur son propre bureau comme ça à la vue de tous… Quel était cependant le pire ? Qu’il manigance contre son rang et son sang ou qu’il me trompe ? Je ne pourrai dire ce que j’aurais préféré. L’un pourrait me détruire. L’autre pourrait me faire le haïr de me mentir. Allez savoir cependant quel était celui qui aurait le mérite de voir revenir l’ancienne Mina en un clin d’œil.
Il gribouilla alors une note à son tuteur avant de se retourner vers moi :
« Où aimerais-tu manger ? Je ne dois être de retour qu’en début d’après-midi, j’ai un rendez-vous important. »
Rendez-vous important… Je le regardai un instant. Le doute serait-il en train de s’insinuer en moi ? Je ne dirai pas manquer de confiance en mon époux mais est-ce un hasard s’il était avec l’un des hommes les plus dangereux pour le Lord. Cet homme était malin. Il avait échappé à bon nombres d’attaques. Moi-même j’avais été chargé de le tuer sans succès avant qu’on soit interdit de l’approcher. Il avait fait emprisonner bon nombre de mangemorts. Demetry n’avait su en libérer qu’un tiers qui était maintenant surveillé. Les preuves avaient été accablantes. Ce type avait un don pour enfermer les mangemorts et je n’étais pas rassurée de savoir mon époux proche de lui malgré les interdictions du Lord.
Il m’embrassa alors encore une fois sur les lèvres mais je ne pouvais oublier ce que j’avais vu… ça m’inquiétait vraiment. Devais-je en parler à Bellatrix ? Je connaissais ma mentor. Elle ferait tuer son fils. Je la sentais capable d’une telle chose. Et Rodolphus ? Si je devais me tourner vers quelqu’un pour raisonner Arcturus c’était bien son père…
Il prit mon bras pour m’entrainer avec lui hors du bureau. Je restai soucieuse. Je ne pouvais décemment en parler ici alors que nous étions bien trop entourés d’alliés du ministère plus que de collègue de sang pur. Je décidai donc de garder cela pour moi.
« Nous pourrions manger dans le restaurant que m’a parlé Sevastian… » testai-je mon époux en le regardant un instant.
Avant mon accident, nous devions nous rendre dans un des restaurants favoris de nos coéquipiers mangemorts. Je n’avais pas choisi ce lieu par hasard même si je n’en montrai rien. Je voulais voir quel était sa réaction. Mais avant qu’il ne puisse répondre, nous croisions un homme que je ne connaissais que rapidement de nom et qui lui dit :
« Lestrange ! La direction de votre travail c’est dans ce sens ! » commença-t-il à dire avant de remarquer ma présence à son bras.
Il eut un instant de réflexion en me regardant avant de tendre la main. Je déposai la mienne dans la sienne qu’il baisa en disant :
« Je suppose que vous êtes la femme de mon protégé ?
- Elmina Valmont-Lestrange, lui dis-je d’un fin sourire.
- Valmont… Valmont… Française ? J’ai entendu parlé d’un Philippe Valmont, homme politique fin et stratège.
- Mon père lui-même.
- J’aime la France. C’est un pays raffiné… dit-il alors en partant sur un grand discours sur la France dont je n’eus d’autres choix que de répondre…
Il n’accepta finalement que de nous lâcher grâce à l’intervention de sa femme qui arriva pour lui rappeler qu’ils devaient déjeuner. Il laissa alors à Arcturus cette même pause en supposant qu’il déjeunerait avec moi. Cet homme était intelligent mais il avait surtout une façon de parler qui pourrait conquérir plus d’une personne. Il savait comment flatter et il avait une culture impressionnante dont je ne me serais pas attendu par exemple sur la France de la part d’un anglais. Je comprenais mieux pourquoi Arcturus l’avait choisi. Il avait cependant l’air froid et très strict. Je n’avais eu l’occasion de m’écarter de son point de vue sous peine de passer pour une simple écervelée. Je l’avais très rapidement remarquée. Je m’étais alors contentée de répondre de façon neutre à son étalage de savoir. J’avais cependant l’impression que derrière autant de courtoisie en face d’une femme, il ne devait pas être un homme facile à supporter.
Il nous laissa cependant partir de notre côté et je pris l’ascenseur aux bras d’Arcturus. Nous sortîmes du ministère pour nous retrouver dans la rue. Je pus alors me permettre de lui dire sur son tuteur :
« Particulier… »
Ça en disait suffisamment long sur mon point de vue. Je me tournai alors vers lui avec un sourire en coin.
« ça faisait longtemps que tu ne m’avais pas embrassé avec autant de passion… »
Je me rapprochai de lui. Si je n’avais pas de quoi me couvrir en ce temps de neige, il aurait certainement fondu sur ma tenue. Je la gardai cependant pour ce soir devant un feu.
« M’embrasseras-tu ce soir de la même façon… ? »
Le sous-entendu était suffisamment visible pour qu’il comprenne où je voulais en venir. Je tenais debout. Je n’avais plus d’infirmière pour une quelconque rééducation et donc n’avais-je pas été suffisamment patiente ? J’avais envie qu’il m’aime de sa façon à lui. Mais là n’était pas le sujet pour le moment.
« Pour le restaurant, mon idée précédente te convient ? »
Je n’oubliais cependant malheureusement pas facilement…
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Jeu 5 Mai - 17:51
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Je voyais bien que ma femme était préoccupée, mais je ne voulais pas penser qu’elle pouvait avoir le moindre doute sur moi. Elle n’avait pas pu me voir et si elle m’avait vu, je pouvais toujours dire ce qui était la vérité, nous avions parlé de travail, c’était un entretien professionnel, même si nous étions au milieu d’un couloir. Je n’allais pas réellement contre les ordres du Lord, puisque mes activités au ministère me forçaient à entrer en contact avec cet homme. « Nous pourrions manger dans le restaurant que m’a parlé Sevastian… » Me dit-elle et je ne laissais rien paraître du fait que je n’étais pas plus emballé que ça d’aller manger dans un repère de mangemort. Cependant, j’avais conscience de ne pas pouvoir dire non. Surtout après la discussion que nous avions eu l’autre jour, j’avais compris qu’elle était prête à douter de ma fidélité et je ne devais pas lui montrer qu’elle devrait douter. J’allais ouvrir la bouche afin de répondre par la positive lorsque je vis mon mentor venir vers moi. « Lestrange ! La direction de votre travail c’est dans ce sens ! » Me dit-il sans une once d’amusement ou de sympathie dans la voix. Comme toujours, il voulait que j’aille travailler.

Pourtant voyant Mina, il eut un temps de réflexion avant de lui tendre la main et d’agir tel l’homme poli et fin politicien qu’il était. « Je suppose que vous êtes la femme de mon protégé ? » Très bonne supposition, me dis-je. En même temps, j’allais pas me trimballer au ministère au bras d’une femme autre que la mienne. « Elmina Valmont-Lestrange, » Lui répondit Mina. « Valmont… Valmont… Française ? J’ai entendu parlé d’un Philippe Valmont, homme politique fin et stratège. » En entendant cela, je sus que j’allais en entendre parler s’il avait entendu parlé du père de Mina et qu’elle affirmait qu’il était son père. « Mon père lui-même. » Comme je l’avais pensé, elle l’avait fait. « J’aime la France. C’est un pays raffiné… » Commença mon mentor avant de partir dans une sorte de long monologue élogieux pour la France. Démontrant ainsi à ma femme bonne française qu’il connaissait bien ce pays, qu’il avait beaucoup de connaissance sur ce pays et tout cela, mais j’avais bien conscience que même disant tout cela, il ne parlait pas un traître mot de français. J’avais découvert ça rapidement sur lui et je me laissais aller à jurer en français ou en russe quand j’en avais marre d’être pris pour un larbin par mon mentor. Je savais que jouer les esclaves était le prix pour avoir ses contacts et me faire de bonnes relations, mais parfois j’en avais marre.

En tout cas, il me laissa partir suite à l’intervention de sa femme, qui venait elle-même le chercher pour le déjeuner. C’est que sa femme devait presque prendre rendez-vous pour le voir. J’avais une fois eu l’occasion de me retrouver seul avec elle et j’avais découvert qu’elle était une femme très intelligente, qui avait tout de la femme du bon politicien. Cependant, j’avais vu qu’elle s’était tendue quand son époux était arrivé pour nous découvrir en grande conversation sur les grandes différences entre la politique anglaises et les politiques européennes. Elle avait de la conversation et était vraiment la bonne femme pour un politicien, s’intéressant, s’instruisant mais ayant aussi les qualités de la bonne mère de famille et bien dans les traditions. J’avais pris l’ascenseur avec Mina en restant silencieux, je commençais à me faire mentalement la liste des choses qu’il me resterait à faire pour la fin de journée. Je savais que Mina n’allait sûrement pas apprécier le fait que j’allais sûrement rentrer après le dîner. Cependant j’avais pris du retard dans mon programme du matin au département de la coopération internationale et je prenais du temps pour un déjeuner avant d’accorder du temps à la personne du ministère me sachant justement comme un nouvel allié, espion tout frais du ministère au sein des mangemorts.

On finit par quitter le ministère pour nous retrouver dans la rue. « Particulier… » Remarqua ma femme et j’avais parfaitement conscience qu’elle me parlait de mon mentor. Je savais qu’il était particulier, mais il avait bien des avantages qui m’avaient poussé à le choisir lui. Elle se tourna alors vers moi avec un sourire en coin et je la fixais. « ça faisait longtemps que tu ne m’avais pas embrassé avec autant de passion… » Me fit-elle savoir et je le savais parfaitement, alors qu’elle se rapprochait de moi. J’avais eu envie de faire cela depuis quelques jours mais je ne voulais pas qu’elle pense qu’un baiser passionné laissait d’autres activités possibles entre nous avant qu’elle ne soit remise totalement.. « M’embrasseras-tu ce soir de la même façon… ? » Allais-je le faire ? J’en doutais, il y avait de grandes chances pour qu’à mon retour elle soit déjà endormie ou bien que je sois tout simplement trop épuisé pour même pensé à l’embrasser avec toute cette passion. Et je ne voulais pas encore céder, je ne voulais pas tout de suite commencer à prendre le risque que nous ayons un autre enfant. Je me contentais de sourire un peu pour toute réponse, n’affirmant ni ne niant que ce soir je pourrais peut-être faire la même chose. J’avais bien compris le sous-entendu, mais je ne savais pas si ce soir, serait le soir où après si longtemps elle et moi allions avoir à nouveau la vraie vie d’un couple. « Pour le restaurant, mon idée précédente te convient ? » Voilà qu’elle revenait sur ce restaurant qui était l’un des préférés des mangemorts. Insistait-elle tellement par envie de me tester ou parce qu’elle avait déjà prévue de me tuer ayant découvert ma trahison.

Je n’avais pas de doute, je savais qu’elle ne pouvait sûrement pas savoir pour ma trahison. Je me contentais de la rapprocher de moi et de la tirer dans un endroit moins en vue. Une fois là, je posais un rapide baiser sur ses lèvres avant d’en déposer un sur son front. « Nous ne sommes pas encore rendu à ce soir. » Affirmais-je doucement ne sachant même pas à quel heure j’allais rentrer, je ne pouvais pas lui garantir qu’elle recevrait le même baiser. Ni même que j’aurais l’occasion de rentrer ce soir, il suffisait d’un appel du Lord et j’étais en mission et non au manoir ce soir. « Allons donc à ce restaurant que tu proposes. Nous y trouverons sûrement une bonne table. » Déclarais-je changeant radicalement de sujet. J’avais mis de l’enthousiasme dans mes paroles, ainsi peut-être qu’elle comprendrait enfin qu’elle goberait surtout le fait que je n’étais pas un traître et que je ne faisais officiellement que travailler au ministère. Je n’aimais pas lui mentir, mais voilà, j’y étais bien obligé, puisqu’elle était bien trop fidèle au Lord et à Bellatrix. Deux personnes qui considèrent que je ne vaux pas grand-chose et que le sacrifice de ma vie ne représenterait rien, deux personnes prêtes à me tuer sans sourciller. Bellatrix peut-être même avec plus de plaisir encore que le Lord. Si ma trahison venait à être découverte, j’avais même la certitude que ma mère serait la première à se lever pour se proposer de me tuer, peut-être aurait-elle-même l’audace de regarder ma femme pour la mettre au défi de faire de même et elle le ferait peut-être même avec mon père. Une chance que je ne compte pas être découvert, sinon j’avais la certitude de mourir dans d’atroces souffrances. Depuis l’accident de Mina, je m’étais pourtant montré tel un mangemort exemplaire voulant faire rattraper les échecs de sa famille. J’avais accompli mes missions sans montrer aucun signe d’infidélité, y mettant tout mon cœur. Après tout en tant qu’homme de la famille Lestrange, je devais montrer ma fidélité aux miens même si j’étais en froid avec mon père et dans une mésentente constante avec ma mère qui ne rêvait sûrement que de ma mort. Nous restions une famille, très peu conventionnelle, mais une famille au moins tous liés par une chose, Mina avait une place pour nous, qu’importe qu’elle soit minime ou forte, nous avions Mina en commun. Mon père par culpabilité peut-être, moi par amour et pour ma mère, je ne voulais le savoir. Nous devions juste à nous trois redorer l’honneur des Lestrange.

J’avais juste dans le dos de tous pris le parti du ministère en choisissant de trahir par amour pour ma femme et l’enfant que nous avions perdu. Tout à mes pensées, mes pas nous avaient conduits au restaurant et on en passa la porte ensemble. Rapidement, on se retrouva installé à une table près d’un mur et on reçut la carte. J’observais ma femme du coin de l’œil, tout en faisant semblant de regarder ma carte. « Je suis heureux de passer ce moment avec toi. Par contre, comme tu as pu le remarquer, mon mentor n’est pas forcément l’homme le plus ouvert à me laisser m’échapper pour un déjeuner, la prochaine fois prévient moi, que je l’en avise dès que possible. » Affirmais-je à ma femme. Je lui avais parlé en français considérant que c’était une conversation bien personnelle qui ne concernait que ma femme et moi. Je me plongeais ensuite dans la carte sans grande conviction, j’avais faim, mais j’étais bien plus heureux de passer un moment avec ma femme, si heureux que ma faim passait au second plan.
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Sam 7 Mai - 13:43
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La manipulation n'est-il pas une qualité des Lestranges ?


Lui demandant si le restaurant lui plaisait, je commençai à marcher en me reposant un peu sur son bras pour éviter de trop forcer. Me rapprochant de lui, il m’attirait alors dans un endroit plus intime et loin des regards indiscrets. Lui faisant entièrement confiance, je le suivais sans un mot. Il déposait par la suite un baiser sur mes lèvres avant de réitérer l’opération sur mon front et dire :
« Nous ne sommes pas encore rendu à ce soir. » me confia-t-il, m’arrachant un sourire en coin.
Le message semblait clair, il esquivait pour ne pas dire qu’il jugeait qu’il n’était pas encore temps de faire la moindre folie. Je n’étais pas certaine d’être de cet avis mais je ne dis rien. J’aimais autant entre dans ses bras pour un moment passionné que ces derniers temps, simplement pour entendre les battements de son cœur. J’avais aussi le pressentiment qu’il ne rentrerait peut-être pas tôt. Je n’aimais pas le voir faire autant de choses. Seule à la maison, Sasha ne pourrait pas remplacer sa présence à lui-même si j’adorai ma meilleure amie. A ce moment-là, je détestai autant son nouveau travail que potentiellement le Lord s’il me privait de mon époux. J’étais une jeune mariée et j’aimais être constamment avec lui. J’en avais pris une mauvaise manie depuis la diminution de mon contrat à cause de ma grossesse précédente. Aujourd’hui, je tournai en rond dans la maison et je voulais le voir constamment. J’avais besoin de lui. Je ne pouvais pas expliquer ce sentiment. Je savais cependant que le manque d’activités dans ma vie renforçait ce manque. Non pas que j’en aimais moins mon époux quand j’étais occupée mais j’y pensais seulement moins même si j’avais hâte de retrouver ces bras, loin de lui.
« Allons donc à ce restaurant que tu proposes. Nous y trouverons sûrement une bonne table. » me proposa-t-il alors simplement.
Il avait mis tant d’enthousiasme dans ses mots qu’une part de moi le regardait soupçonneuse. Je savais que ce genre d’endroit n’était pas sa tasse de café. Faisait-il cependant des efforts pour moi ? Je m’arrêtai à cette supposition pour le moment. De toute façon, je ne voyais pas d’autres raisons… Il nous conduisit alors au chemin de traverse pour regagner ce restaurant sorcier.
Passant la porte, un serveur nous plaça à une table libre près d’un mur. Il nous tendit alors la carte. Je regardai alors celle-ci un instant en réfléchissant à ce que j’allais pouvoir prendre. J’eus un instant le réflexe de regarder si qui était conseillé pour une femme enceinte avant de trouver ce réflexe purement et simplement inutile… Cette réflexion me fit grimacer intérieurement. Je jetai alors un regard à Arcturus. J’avais envie qu’il soit là ce soir et qu’il ne nous bloque pas sur ce que nous pourrions ressentir et créer… Je revenais cependant sur la carte en connaissant le côté protecteur d’Arcturus. N’étant pas au top de ma forme, il serait capable de trouver toutes les excuses du monde pour ne pas me toucher encore ce soir. Parfois, ses côtés « prévenants » pouvaient être quelque peu agaçant…
« Je suis heureux de passer ce moment avec toi. Par contre, comme tu as pu le remarquer, mon mentor n’est pas forcément l’homme le plus ouvert à me laisser m’échapper pour un déjeuner, la prochaine fois prévient moi, que je l’en avise dès que possible.
Après ses mots, il regarda la carte. Je me mordillai les lèvres. Je n’avais pas vu les choses ainsi. Son manque d’enthousiasme au fait d’avoir la surprise de ma visite avait vite été rapproché de l’homme avec qui il avait discuté et que nous ne devions parler… Cependant j’avais bien vu aussi comment était son mentor. Je commençais alors à comprendre sa requête et je me demandai simplement si le fait de parler avec cet ancien auror n’avait simplement pas été une demande de son mentor… C’était de toute façon ridicule de penser que mon époux oserait me mentir et nous tromper… Je ne l’imaginai pas faire une telle chose. Ça nous mettrait bien trop en dangereux lui, moi et ses parents. Je savais qu’il ne portait pas sa mère dans son cœur mais je doutai, même en en voulant à son père pour l’enfant, qu’il aille à ce point le trahir. Je finis par sourire détendue.
« Je suis tout autant heureuse de partager ce moment avec toi. Sasha est adorable mais j’aime être avec toi et ces temps-ci je te vois que peu… Je sais que ça ne change pas trop de notre ancienne vie quand je travaillai mais c’est plus difficile de le supporter quand on est cloîtré à la maison. J’espère pouvoir reprendre le travail bientôt, soit à la fin du mois si possible… »
La fin du mois était dans une dizaine de jours. J’espérai donc pouvoir obtenir l’autorisation de reprendre une petite activité. Je ne tiendrai pas longtemps enfermée dans la maison.
Le serveur revint nous voir. Nous prîmes un apéritif avant de commander un plat. Il nous prit nos cartes et nous ramena rapidement l’apéritif. J’avais personnellement pris un jus d’hydromel. Je trinquai donc avec mon époux avec un magnifique sourire avant de jouer avec mon verre au niveau des lèvres. Ce geste n’était pas tentateur. J’étais simplement dans mes pensées et je ne buvais donc que de fines gorgées, jouant avec le verre sans même faire attention. Je bus alors une bonne gorgée avant de lui dire dans un sourire malin :
« Mais si je tombai enceinte, je pourrai peut-être choisir de rallonger mon arrêt pour m’assurer de notre sécurité à tous les deux… »
Serait-ce une proposition vicieuse ? Je le connaissais. Je savais que ma sécurité était le plus important pour lui. Je n’ignorai pas qu’il n’aimerait pas me voir reprendre aussi rapidement. Or si nous faisions le choix d’essayer d’avoir un enfant maintenant, peut-être serais-je moins pressée de reprendre une activité… Après tout, pour éviter la perte d’un autre enfant, je voulais bien me laisser convaincre d’agir de façon plus posée. Encore fallait-il seulement essayer et alors que je me mordais les lèvres, j’avais dans l’idée que ce soir, pourrait être le premier essai. Comment cependant lui faire comprendre que j’aimerai retrouver nos magnifiques moments et créer la vie de la façon la plus belle du monde, en s’aimant simplement à notre façon ? Je faisais alors tourner le verre entre mes mains tout en regardant celui-ci.
« Je suis capable de marcher… Je commence à être mieux. Je ne cours aucun risque à… ce qu’on reprenne notre vie là où on l’avait laissé : de façon passionnée » lui dis-je finalement.
Le message était-il clair ? A lui de décider de notre avenir mais je ne pourrais rester à la maison sans quelque chose qui m’y attacherait. Il avait le choix : un enfant ou la reprise de mes activités comme avant, soit les horaires normaux d’un médicomage. Personnellement, j’avais envie de lui donner un enfant mais à vouloir jouer les névrosés de la sécurité, je préférai le prévenir : Ne me touche pas, je reprendrai mes activités… Toutes mes activités. Je n’étais pas faite pour être simplement reléguée à la maison sans but précis. Je bus ainsi une nouvelle gorgée de mon verre tout en le laissant réfléchir à mes propos.
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Dim 8 Mai - 10:56
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J’essayais de me concentrer sur les plats proposés, mais je ne pouvais m’empêcher de penser à ce que ma femme pouvait avoir vu au ministère. Après tout, elle n’approuverait sûrement pas que je fréquente des personnes que nous avions interdiction d’approcher, surtout pas après les soupçons qu’elle semblait avoir sur une possibilité de trahison de ma part. Je m’intimais de ne trop y penser pour profiter d’un bon moment en compagnie de ma femme. Et je devais avouer que déjeuner ensemble en tête à tête hors du manoir nous ferait du bien. Depuis son accident, j’avais bien du mal à rester dans notre manoir, même alors qu’elle était en train de se rétablir, je ne pouvais m’empêcher de me souvenir de toute la solitude que j’avais ressenti à chaque instant où elle inconsciente reposait en haut et moi, bien conscient, tournait en rond dans notre manoir silencieux. L’ambiance avait été pesante, les elfes avaient tous choisis de m’éviter au maximum après avoir subi ma colère alors qu’ils ne la méritaient peut-être pas forcément, étant incapable d’anticiper mes envies. Seul la sale bête avait été tenace et n’attendait qu’une chose, que je monte veiller sur ma femme. Je ne vis pas le sourire de ma femme, avant de relever les yeux à ses mots : « Je suis tout autant heureuse de partager ce moment avec toi. Sasha est adorable mais j’aime être avec toi et ces temps-ci je te vois que peu… Je sais que ça ne change pas trop de notre ancienne vie quand je travaillai mais c’est plus difficile de le supporter quand on est cloîtré à la maison. J’espère pouvoir reprendre le travail bientôt, soit à la fin du mois si possible… » Une chance qu’Ursula avait bien fait mon éducation, sinon j’aurai clairement grimacé à l’annonce que ma femme souhaitait reprendre le travail si rapidement après son accident. Je savais pourtant que rien ne l’empêchait de le faire, elle tenait debout et je savais que Ste Mangouste arrangerait sûrement ses horaires au début en cas de besoin. Cependant, j’avais besoin d’avoir encore ma femme à la maison un peu, pour me rendre compte moi-même qu’elle était apte à reprendre son activité de médicomage.

Il est vrai que n’étant pas médicomage, je serais incapable de juger sa capacité à agir, mais au moins ses possibilités pour marcher et tenir longtemps en position debout. Et puis, je ne voulais tout simplement pas qu’elle retourne trop vite au travail, parce que cela signifiait aussi retourner à la vie de mangemort dans un laps de temps plus ou moins long. Je ne voulais pas qu’elle retourne trop vite servir le Lord corps et âme en faisant passer cet homme détestable avant sa propre vie. Le serveur prit notre commande, on commença avec un apéritif et je pris naturellement un whisky-pur-feu, le substituant à une bonne vodka pour fêter un événement important, le rétablissement de ma femme. Du moins, pour une fois, j’aurais bu une vodka en lui prêtant la vraie signification culturelle qu’elle a en Russie et non simplement par plaisir de boire ce breuvage. J’observais ma femme pensivement et elle était vraiment sublime, bien que son petit jeu avec son verre lui donnait un air bien tentant. Je ne détachais pas mes yeux de ma femme, me rendant compte qu’elle se rétablissait vraiment maintenant que nous étions hors de ce cocon que représentait le manoir. « Mais si je tombai enceinte, je pourrai peut-être choisir de rallonger mon arrêt pour m’assurer de notre sécurité à tous les deux… » M’annonça ma femme avec un sourire malin. J’avais bien conscience que là, elle jouait avec mon désir de la garder à la maison. Elle faisait tout pour me convaincre de lui faire un enfant, en me promettant de rester à la maison plus longtemps pour leur santé. Je devais avouer que c’était tentant. Savoir ma femme à la maison en sécurité, en train de porter notre enfant, n’ayant qu’à se préoccuper de leurs santés à tous les deux. Cependant, je n’avais pas envie de lui faire un enfant maintenant.

C’était plus compliqué que simplement lui faire un enfant. Je voulais d’abord qu’elle soit parfaitement remise avant de prendre le moindre risque de lui faire un enfant. Je savais pourtant qu’il y avait très peu de chance pour qu’elle tombe enceinte dès la première fois mais sait-on jamais avec nous. La vie nous avait prouvé que tout semblait aller bien trop vite entre nous, que nous ne faisions pas les choses comme tout le monde. Pourtant j’aimais cela, j’aimais la particularité de notre relation, particularité crée par cette passion que nous avions l’un pour l’autre, par la force de nos sentiments. Seulement voilà, je désirais un enfant, peut-être autant qu’elle, mais je me sentais coupable de la perte que nous avions subie. J’avais le sentiment depuis l’annonce de la perte de cet enfant que j’étais autant voir même plus fautif que mon père pour cette perte, je n’avais pas su protéger ma femme et mon enfant. Je m’en voulais. Pourtant, je ne voulais dire cela à ma femme, ce n’était pas à moi de me confier sur mes ressentis, ce n’était déjà pas dans mes habitudes de le faire mais c’était une histoire de femme les sentiments et l’expression des sentiments. Les hommes étant fait pour être fort et tout cacher, garder leurs sentiments au plus profond d’eux même sans jamais en parler. On m’avait en tout cas éduqué pour que je ne laisse pas une grande place aux sentiments dans ma vie et en m’apprenant que c’était une obligation de cacher ses sentiments à tous.

Je ne savais pas moi-même au final ce que je voulais. Mina semblait bien convaincu, elle voulait que nous reprenions notre vie comme avant, je le voulais aussi. Elle voulait un enfant et j’étais maintenant angoissé à l’idée de lui en faire un. J’avais eu peur à sa première grossesse de beaucoup de chose, mais là, j’avais surtout peur de ne pas être capable de veiller sur ma famille une seconde fois. Je ne pourrais jamais protéger ma femme durant ses missions pour le Lord et je savais que j’avais déjà mis notre famille en danger en trahissant. Pourtant le fait de rejoindre les rangs du ministère, était pour moi le meilleur choix que j’avais fait à la suite de l’accident de ma femme et je ne regrettais rien, je regrettais juste le fait de mentir à ma femme. Du moins d’omettre de lui parler de certaines choses, dans les faits, je ne lui avais jamais directement menti, je m’arrangeais simplement pour dire la vérité et oublier ce qu’elle ne devait apprendre. Si nous avions été chez nous, j’aurais sûrement pris ma tête entre mes mains de façon désespéré mais là, je me contentais de passer ma main dans mes cheveux. « Je suis capable de marcher… Je commence à être mieux. Je ne cours aucun risque à… ce qu’on reprenne notre vie là où on l’avait laissé : de façon passionnée » Rajouta-t-elle et je sentis mon cœur réagir à ses mots. Je désirais ma femme, ne l’ayant touché depuis si longtemps, je n’avais qu’une envie, c’était lui rappeler de la meilleure façon que je connaisse à quel point je l’aimais. J’avais besoin de lui rappeler tout mon amour dans une déchaînement de passion, mais je m’y refusais. L’infirmière m’avait pourtant rapidement laissé entendre que nous pouvions reprendre une vie conjugale si nous le désirions après que Mina ait recommencé à marcher. Je n’en avais pas dit un mot à ma femme, parce que je craignais le fait qu’elle tombe enceinte. Pourtant, je ne voulais en aucun cas la forcer à prendre une potion pour empêcher une grossesse.

J’avais ce désir de laisser faire la nature, mais j’avais cette incertitude en moi. Je levais les yeux vers ma femme, lui accordant un léger sourire. Je savais que je ne pourrais pas lui résister si elle avait en tête de me faire céder. Elle savait comment s’y prendre avec moi et l’abstinence de ces derniers temps ne jouait pas en ma faveur. Je n’avais à aucun moment eu le désir de tromper ma femme, ce qui avait beaucoup amusé ma jumelle, qui s’étonnait encore que je puisse être si fidèle à Mina. En fait, durant toute la durée du coma et de la rééducation de ma femme, j’avais été si préoccupé et occupé par mes obligations que je n’avais même pas eu le temps de penser à mes envies. Ce n’est que maintenant qu’elle était rétablie que je me rendais pleinement compte que j’avais envie de retrouver notre passion, nos moments si profonds, c’est moment où nous ne formions plus qu’un pour notre plus grand plaisir. « Je ne suis pas pour que tu reprennes le travail trop rapidement. Tu sais que je ne veux pas t’imposer mes désirs, mais ne reprends pas trop d’heures de travail trop rapidement. Pour l’enfant, nous avons peu de chance de concevoir un enfant avant la fin du mois. » Remarquais-je. J’étais clairement en train de lui laisser entendre que j’étais prêt à faire un enfant mais qu’elle devrait donc attendre que l’on réussisse à faire cet enfant pour retourner travailler ou tout du moins pour penser à reprendre un rythme normal de travail à Ste Mangouste. Si elle voulait me faire chanter, je pouvais très bien faire de même. Mon sourire disait clairement cela, si tu veux jouer à celui qui fait chanter l’autre, on peut être deux à jouer. Après tout, peut-être que Merlin se rangera de mon côté cette fois et nous donnera du temps avant de nous remettre face à la dure tâche de la grossesse et face au fait que nous savions tous les deux ce qu’on ressent quand on perd un enfant. De toute manière, je ne pourrais pas résister très longtemps à la tentation de moments avec ma femme, j’étais comme ça après tout et c’était ma façon de lui dire que je l’aime, je ne pouvais pas m’en passer trop longtemps. L’enfant serait son bonus si elle venait à tomber enceinte et il ne deviendrait qu’une raison de plus de m’inquiéter pour elle, ainsi qu’une source de stress en plus. Pourtant, je savais qu’un enfant pourrait également me permettre de renouer de meilleures relations avec mon père. Bien que je lui en veuille pour ce qui était arrivé, mon père me manquait. J’aurais sûrement bien mieux vécu la perte de cet enfant si j’avais pu parler avec lui, après tout, ne nous avait-il pas perdu dans un sens Eiladora et moi en nous abandonnant ? Ne pouvait-il pas comprendre ce que j’ai ressenti en apprenant que je ne serais pas père alors que j’avais accepté de le devenir. « Laissons faire la nature pour la grossesse. En attendant, si tu ne sais que faire enfermé au manoir, pourquoi ne pas poursuivre tes leçons de piano ? » Proposais-je. C’était tout à fait dans mon intérêt de lui proposer une telle chose, j’aimais regarder ma femme jouer d’un instrument et j’aimais l’écouter. Même si elle avait voulu apprendre pour partager ce moment avec notre enfant, je voulais qu’elle continue. Peut-être pour qu’elle comprenne bien que nous en aurions un deuxième quand Merlin l’aurait décidé.

Les plats nous furent servis alors que je n’avais même pas touché à mon apéritif. J’étais bien trop pensif et concentré sur ma femme que je n’avais pas quitté des yeux. Je voulais son bonheur, mais je ne savais comment concilier mes désirs et les siens, mes peurs et ses envies, mes angoisses et ce qu’elle voyait comme ses devoirs. Bien que ne regrettant en rien de l’avoir épousé ou même d’être tombé fou amoureux d’elle, j’en voulais à mon cœur d’avoir choisi la protégée de ma mère. Mina bien qu’ayant une identité et un caractère propre possède tout de même des traits de caractère commun à ma mère, dont la dévotion au Lord. J’avais par moment l’impression de m’être condamné à vivre la même vie que mes parents. Parfois je me demandais même si Mina et moi ne vivions pas une vie vaguement similaire à celle de mes parents. Je ne voulais penser à cela, je n’étais ni ma mère, ni mon père, la preuve, j’étais en train de trahir celui pour qui ils ont sacrifiés jusqu’à leur famille, mais je savais que j’étais peut-être moi-même en train de sacrifier ma famille en agissant ainsi. « Je ne suis pas contre un enfant, mais tu sais que je n’aurais pas beaucoup de temps à vous consacrer ? Pas tant que je n’aurais pas terminé mes études. Il ne faut pas non plus oublier le maître, lui aussi demande du temps. Je ne veux pas être le genre de père étant juste un père, un exemple, si j’ai un enfant, je veux pouvoir passer du temps avec lui. Je veux avoir du temps pour être en famille. Je veux faire avec ma famille, ce que je n’ai jamais pu faire avec mes parents. » Me livrais-je à Mina en laissant mon regard chercher le sien. Je savais qu’elle y lirait toute la sincérité de mes paroles, je savais aussi que je cachais bien profondément la peur que je ressentais de ne pas être capable de la protéger une seconde fois. Je finis par baisser les yeux vers mon assiette, prenant finalement une première bouchée de mon repas sans grande conviction. Mâchant ma nourriture par simple automatisme avant de l’avaler de la même manière. « Tu as dit vouloir reprendre le travail, mais comptes-tu également reprendre tes autres activités en plus du travail, si tu retournes travailler bien évidemment. » M’enquis-je avec le plus grand calme, avant de boire la première gorgée de mon whisky. J’attendais la réponse de ma femme, tout en mangeant de petites bouchées autant par manque d’envie que par désir de faire durer le repas pour passer le maximum de temps avec ma femme.
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Sam 14 Mai - 16:10
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Tes choix seront-ils les miens ?


Plus que mon corps, mon cœur avait besoin de l’aimer. Je ne pouvais le contrôler. Je sentais tout mon être se tourner vers lui. La passion qui animait mon cœur était indéfinissable. Je sentais ne pas avoir fait le mauvais choix le jour où j’avais dit « oui ». Je savais avoir déçu Bellatrix. Je savais que personne ne s’était attendu à cela de moi. Pourtant quand je le voyais, je ne pouvais contrôler mes mains qui tremblaient. Je ne pouvais vivre sans lui. Comment expliquer la force de mes sentiments… Je ne savais pas où ils allaient me mener et ça me faisait tellement peur. Arcturus semblait si inconstant dans sa fidélité pour le Lord. Je voulais le croire, avoir confiance en lui mais je le connaissais. J’avais le sentiment de ne pas avoir choisi le meilleur parti pour honorer mon maître. Je ne regrettai pas mes choix mais quel état l’avenir qui nous attendait ? Je ne pouvais pas trahir Bellatrix. Plus que liée par un sort inviolable, j’étais surtout très attachée encore à ma mentor et je ne voulais la décevoir plus encore. J’espérai que mon cœur et mon devoir pouvaient s’accorder ensemble mais j’avais la sensation qu’un jour, je devrai faire un choix. Lequel accepterai-je cependant de trahir ? Est-ce mon cœur qui en souffrirait ? Est-ce mon sang que je renierai ?
Je souriais, assise à cette table, je ne disais rien mais je sentais les peurs naître en moi. Aujourd’hui, je réalisai qu’il était capable de me changer, de me rendre meilleur et quand je pensais à ce genre de détails, mes mains tremblaient. Je ne voulais pas en arriver au pire. Je ne voulais pas voir ma vie basculer telle une tragédie grecque. J’espérai pouvoir échapper au pire. Je me rattachai alors à mes sentiments en fermant les yeux, en refusant de considérer les dangers qui s’approchaient de nous. Je voulais alors fonder une famille et espérer que si moi, je ne suffise pas à le convaincre d’embrasser notre cause, son enfant aura ce pouvoir. Alors peut-être est-ce traitre mais je ne pouvai m’empêcher de lui sous-entendre que cette fois j’étais prête à faire passer son enfant en premier. Il était peut-être la solution à notre problème.
« Je ne suis pas pour que tu reprennes le travail trop rapidement. Tu sais que je ne veux pas t’imposer mes désirs, mais ne reprends pas trop d’heures de travail trop rapidement. Pour l’enfant, nous avons peu de chance de concevoir un enfant avant la fin du mois. »
Arcturus retournait la situation à son avantage et je ne pris même pas le soin de cacher ma grimace. Lui affichait un sourire certain face à sa force de conviction. Je n’avais cependant pas dit mon dernier mot. Je me contentai d’un silence pour toute réponse. Il était inutile de chercher à le convaincre par les mots. Je saurai m’y employer d’une autre manière.
« Laissons faire la nature pour la grossesse, dit-il alors que je le pris au mot et selon mon propre avantage. En attendant, si tu ne sais que faire enfermée au manoir, pourquoi ne pas poursuivre tes leçons de piano ? me proposa-t-il en échange, me laissant quelques secondes pensive.
- L’idée n’est pas négligeable. Je tâcherai de poursuivre mes leçons, assurai-je simplement en n’étant pas contre l’idée. Depuis le réveil, j’ai quelque peu du mal à savoir par où commencer et ça peut être une idée. »
Si les plats arrivèrent, je réfléchissais alors à l’organisation que j’allais donner à ma vie à partir de maintenant. Je pouvais faire divers choix. Le retour de mon accident était une occasion de faire des changements. Je ne voulais pas retrouver complètement mon travail. J’avais d’autres préoccupations plus importantes. Bien évidemment, celle avant de faire un enfant était le seigneur des ténèbres. Il fallait absolument que je rattrape mon retard et mes travers. J’avais conscience de perdre la place qui m’avait été longtemps attribué. Je ne savais cependant vers qui me tourner pour cela. J’avais le sentiment qu’Arcturus m’en voudrait d’aller voir Bellatrix. J’avais pourtant un cruel besoin de ma mentor plus que jamais. J’étais encore jeune et si j’étais capable d’être responsable, il me fallait une figure maternelle pour me guider et pour moi, il ne pouvait pas y avoir meilleure mère que Bellatrix. Ironique n’est-ce pas… Il fallait que je la vois. En toucherai-je cependant deux mots à mon époux ? En le regardant, je sus malheureusement que je ne pourrai pas tout lui dire. Creusai-je un fossé entre nous alors en lui faisant des secrets ? J’étais loin d’imaginer que le fossé était déjà creusé depuis un mois…
« Je ne suis pas contre un enfant, mais tu sais que je n’aurais pas beaucoup de temps à vous consacrer ? Pas tant que je n’aurais pas terminé mes études. Il ne faut pas non plus oublier le maître, lui aussi demande du temps. Je ne veux pas être le genre de père étant juste un père, un exemple, si j’ai un enfant, je veux pouvoir passer du temps avec lui. Je veux avoir du temps pour être en famille. Je veux faire avec ma famille, ce que je n’ai jamais pu faire avec mes parents. » me confia-t-il finalement.
Je sentis mon cœur se serrer. J’étais la mieux placée pour savoir qu’un homme politique n’aurait jamais le loisir d’avoir du temps pour sa famille. En l’épousant, j’avais déjà accepté de le voir rarement. Par amour, j’étais prête à faire certains sacrifices mais se rendait-il compte lui, le temps qui lui semblera manquer de plus en plus quand il prendra du pouvoir ? Je n’en étais que moins convaincu face à ses mots. A moins qu’il ne s’agisse qu’un moyen à lui pour m’expliquer qu’il voulait profiter de cette perte pour attendre et ne pas avoir d’enfants tout de suite…
Et quel risque verrai-je ? Celui de s’écarter de son devoir ? Plus j’y pensais et plus je craignais le pire. Je ne pouvais m’empêcher de le revoir avec cet homme au ministère. Je baissai le regard vers mon plat. Jouant avec ma fourchette, je sentais mon appétit coupé. Je regardai alors autour de nous.
Je reconnus au loin Mulciber. Il y avait aussi un Greenwood. Je pourrai encore citer Malefoy. Tant de mangemorts… Croupton était de la partie. Nous devrions être dans notre élément. Il n’y avait que des sangs purs. Pourtant j’avais la sensation de ne pas être à ma place. Quand je regardai Arcturus, je sentais un homme différent. Il était doux, prévenant, soucieux. Il n’attendait pas simplement une descendance mais une véritable famille. Je devrai être heureuse d’une telle situation. J’avais le choix d’avoir un époux qui m’aimait mais est-ce que l’amour peut tout résoudre ? J’entendais maintenant, plus qu’un autre jour, les paroles de ma mère quand j’avais été fiancé à Matthieu à mes seize ans. Elle m’avait affirmé qu’un mariage ne pouvait être sain et durable pour les deux partis que si les bases d’une bonne négociation et association étaient faites. Elle m’avait mise en garde contre la passion qui peut faire des ravages. Ma mère aimait-elle mon père ? Je voulais y croire. Je les avais déjà vu sourire parfois. Mais je ne les avais jamais vu véritablement s’embrasser devant nous comme je le faisais avec Arcturus. Est-ce que le choix du cœur n’était pas une erreur de jeunesse ?
Si je n’avais pas un minimum de respect pour les convenances et les apparences, je me serai certainement levée en m’excusant pour quitter cette table et partir. Le respect que j’avais pour mon époux, avant mes ressentis, m’en empêchait.
« Tu as dit vouloir reprendre le travail, mais comptes-tu également reprendre tes autres activités en plus du travail, si tu retournes travailler bien évidemment. » me demanda-t-il en buvant une gorgée de whisky.
Je savais que ma réponse ne lui plairait pas.
« Je saurai agir selon mon devoir. Si tu estimes que reprendre le travail est trop tôt alors je respecterai ta décision. » dis-je simplement sans évoquer tous les facteurs qui joueront sur cette décision finale.
Je dépendais de mon époux mais je dépendais plus encore de mon maître et de ma mère. Du moins je ne réalisai pas toujours qu’il appartenait à mon époux de choisir pour moi s’il le décidait réellement. J’avais mes convictions et je craignais que mon époux n’ait pas celles que j’attendais. Je l’aimais et je m’aveuglais mais je sentais bien qu’il y avait un fossé entre ma fidélité et la sienne. Ce fossé me faisait terriblement peur et pour éviter que le Lord le sente de la même manière que moi, je voulais reprendre du service parce que contrairement à Arcturus, moi je savais, qu’effectuer des missions sans cesse ne suffisait pas à plaire au Lord. Il fallait le ressentir au plus profond de son âme et laisser guider son asservissement à son bien être à lui uniquement. J’avais confiance que ça n’allait pas de pair avec mon mariage et j’avais besoin de Bellatrix pour cela. Je ne savais si ses conseils seraient les meilleurs mais je ne voulais pas trahir la confiance de mon maître parce qu’aujourd’hui encore, j’étais bien trop attachée à lui. J’avais besoin de lui.
Pour la première fois de ma vie j’avais peur. Jamais je n’avais encore ressenti ce sentiment mais Arcturus me rendait faible. Après la passion, après l’amour, j’avais si peur de le voir se perdre, de ne pas être celui qu’il aurait fallu pour plaire au maître. Mes sentiments n’allaient pas avec mon allégeance et j’étais totalement perdue. Je ne savais pas comment réagir face à cela. Je ne voulais pas perdre mon maître mais j’étais incapable de me séparer de mon époux et déchirée entre mon devoir, ma volonté et mon cœur, j’étais totalement perdue. Est-ce que l’amour était un poison à mes ambitions ? Avais-je eu raison de croire que les deux pouvaient s’allier ? Ou avais-je fait la seule erreur qu’il n’aurait fallu commettre ?
Mais est-ce qu’aller voir Bellatrix était aussi une véritable bonne idée ? J’avais la sensation d’être prise au piège dans une situation qui ne me convenait pas. Je repoussai mon assiette. Je regardai alors droit dans les yeux Arcturus.
« Je suis totalement perdue depuis mon réveil. Tout est semblable et pourtant si différent. C’est bien mon époux que j’ai en face de moi. Je reconnais son regard amoureux et ses attentions mais j’ai la sensation d’avoir aussi un étranger à la maison. Tu veux tout faire pour moi. Tu t’inquiètes pour moi. Tu veux faire les choses en douceur. Tu m’obliges à y aller par étape alors que je vais parfaitement bien. Tu sais où est le problème ? Tout cela sonne faux. Arcturus… si je t’ai épousé c’était pour ta capacité à ne jamais me mentir et savoir me guider. Mais aujourd’hui, tes conseils semblent être faits plus pour toi que pour moi. Nous avons parlons de cet enfant. Tu t’es soucié de mon état face à cette perte mais toi ? Comment le vis-tu ? Comment l’acceptes-tu ? Si tenté que tu l’acceptes… Dès que j’évoque le sujet de tes parents, et d’autant plus de ton père, je te sens réticent. Ce n’est pas moi qui devrait freiner mais toi. C’est toi qui semble avoir du mal avec la perte de cet enfant et j’ai le sentiment que tu en veux plus à ton père que tu n’oses me le dire. Mais je vais te dire une chose : ton père innocent. C’est moi qui ais insisté pour la faire. Moi qui n’avais aucune considération pour cet enfant. Moi qui n’ais pris aucune précaution. Si tu as une personne à haïr, ce n’est pas ton père mais moi. Je ne voulais pas de cet enfant. Je le gardai pour toi et par convenance. Je voulais y croire mais je n’étais pas prête. Alors est-ce moi qui ne l’ais pas tué inconsciemment parce que je n’en voulais pas ? La réponse, je ne pourrai te l’apporter mais ce que je sais, c’est que t’éloigner de ta famille ne t’aidera pas à faire le deuil. Il nous tuera. J’ignore donc tes véritables raisons mais ne me prend pas pour une idiote. Je t’ai vu avec cet homme et il est si facile d’agir bêtement par la douleur de la perte d’un être cher. Je suis la meilleure placée pour savoir ce besoin de vengeance. Mais sur ce point, pardonne-moi, je ne pourrai pas te suivre si tu décides de prendre une telle voie. »
Si j’aurai pu penser au serment inviolable qui me liait à Bellatrix, je pensais surtout à mes propres convictions. Je ne pouvais suivre un traitre. Je ne le pouvais et je ne le voulais. Je le refusai même catégoriquement en refusant de penser à mes sentiments qui pourraient me porter préjudice et me faire faire une autre folie. Si j’avais épousé cet homme contre l’avis de ma mentor, qui sait ce que j’étais capable de faire pour lui ? Mais je ne voulais lui laisser aucune occasion d’en arriver là. Je ne voulais pas me retrouver dans une situation où la mort ne pourrait être que notre unique issue.
« Puis-je disposer ? » lui demandai-je alors ?
J’avais l’appétit coupé mais je ne voulais déshonorer mon époux en quittant la table sans son accord pour partir sans lui. Je l’aimais bien trop pour lui faire cet affront. Cependant je ne me sentais plus à ma place ici et je voulais m’éloigner…
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Ven 20 Mai - 23:05
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« Je saurai agir selon mon devoir. Si tu estimes que reprendre le travail est trop tôt alors je respecterai ta décision. » Me dit ma femme et je l’observais avec un regard suspect. Je n’aimais pas le fait qu’elle parle de respecter ma décision concernant le travail sans parler de ses activités de mangemort. Je devais bien m’avouer préférer la voir reprendre son emploi de médicomage et laisser les mangemorts de côté. Cependant, j’avais conscience que je pouvais toujours rêver pour que ma femme laisse de côté les mangemorts, il me faudrait sûrement du temps pour qu’elle comprenne que le Maître et ses hommes n’étaient en rien bon pour nous. Nous n’avions après tout pas du tout le même point de vue sur notre camp et nous le savions tous deux, la question restait de savoir si l’un de nous arriverait un jour à convaincre l’autre que ses choix s’avéraient meilleurs que ceux de l’autre.

Je devais réellement trouver un moyen pour que ma femme puisse comprendre qu’elle devait changer de camp, quitter les mangemorts. Du moins, pour le moment, je devais trouver le moyen de lui faire douter des mangemorts, de lui montrer qu’une vie loin d’eux ne serait pas plus mal pour nous et pour la famille qu’elle me demandait, pour cet enfant qu’elle désirait avoir et que je désirais moins. Je savais que de toute façon, ce n’était pas aujourd’hui, surtout pas dans ce restaurant que nous allions pouvoir parler plus ou moins ouvertement de changement d’allégeance. Pas alors que nous étions dans un repère de mangemort. Je n’avais accepté que pour convaincre ma femme que cela ne me gênait pas le moins du monde. Une part de moi n’était réellement pas gênée de se trouver en ces lieux. Après tout, je restais dans pour les mangemorts un mangemort et je devais avouer qu’une part de moi correspondait toujours très fortement aux idéaux et agissements des mangemorts. Je n’étais juste pas fait pour être soumis à un maître, surtout pas à ce maître-là, cet homme pour lequel mes parents nous ont abandonnés. Je ne devais pourtant rien laisser paraître devant Mina, à l’inverse de moi, elle avait trouvé dans les mangemorts, enfin dans ma mère au moins une famille. J’avais parfois du mal à concevoir que ma mère pouvait vraiment être une figure maternelle convenable pour quelqu’un et plus particulièrement pour Mina. Je me préoccupais de mon repas qui allait finir par refroidir si je ne commençais pas à le manger. Et je ne voulais pas qu’un quelconque mangemort nous observant puisse penser que nous avions une discorde en public car aucun de nous deux n’avait véritablement touché à son plat. « Je suis totalement perdue depuis mon réveil. Tout est semblable et pourtant si différent. C’est bien mon époux que j’ai en face de moi. Je reconnais son regard amoureux et ses attentions mais j’ai la sensation d’avoir aussi un étranger à la maison. Tu veux tout faire pour moi. Tu t’inquiètes pour moi. Tu veux faire les choses en douceur. Tu m’obliges à y aller par étape alors que je vais parfaitement bien. Tu sais où est le problème ? Tout cela sonne faux. Arcturus… si je t’ai épousé c’était pour ta capacité à ne jamais me mentir et savoir me guider. Mais aujourd’hui, tes conseils semblent être faits plus pour toi que pour moi. Nous avons parlons de cet enfant. Tu t’es soucié de mon état face à cette perte mais toi ? Comment le vis-tu ? Comment l’acceptes-tu ? Si tenté que tu l’acceptes… Dès que j’évoque le sujet de tes parents, et d’autant plus de ton père, je te sens réticent. Ce n’est pas moi qui devrait freiner mais toi. C’est toi qui semble avoir du mal avec la perte de cet enfant et j’ai le sentiment que tu en veux plus à ton père que tu n’oses me le dire. Mais je vais te dire une chose : ton père innocent. C’est moi qui ais insisté pour la faire. Moi qui n’avais aucune considération pour cet enfant. Moi qui n’ais pris aucune précaution. Si tu as une personne à haïr, ce n’est pas ton père mais moi. Je ne voulais pas de cet enfant. Je le gardai pour toi et par convenance. Je voulais y croire mais je n’étais pas prête. Alors est-ce moi qui ne l’ais pas tué inconsciemment parce que je n’en voulais pas ? La réponse, je ne pourrai te l’apporter mais ce que je sais, c’est que t’éloigner de ta famille ne t’aidera pas à faire le deuil. Il nous tuera. J’ignore donc tes véritables raisons mais ne me prend pas pour une idiote. Je t’ai vu avec cet homme et il est si facile d’agir bêtement par la douleur de la perte d’un être cher. Je suis la meilleure placée pour savoir ce besoin de vengeance. Mais sur ce point, pardonne-moi, je ne pourrai pas te suivre si tu décides de prendre une telle voie. » J’écoutais attentivement les paroles de ma femme, tout en mangeant mon repas comme si tout était tout à fait normal.

Je faillis bien m’étouffer avec mon repas, lorsqu’elle me dit de ne pas considérer mon père comme coupable, parce que pour moi, il l’était bel et bien, il aurait dû veiller sur Mina, si ce n’était parce qu’elle est ma femme, simplement pour le fait qu’entre mangemort n’ayant aucune animosité, ils pouvaient faire preuve d’un minimum d’entre aide. Enfin le plus choquant pour moi restait que ma femme me disait plus ou moins clairement qu’elle me soupçonnait de traîtrise et qu’elle ne me suivrait pas sur cette voie. Du moins, pour le moment était elle convaincu qu’elle ne me suivrait jamais sur le chemin de la traîtrise, mais je comptais bien l’emmener avec moi, mais discrètement, doucement pour qu’elle ne se rende pas compte que je l’éloignais de ses allégeances pour la rapprocher de moi. Je savais que pour le moment, je me devais lui mentir même si cela me faisait du mal et qu’elle s’en doutait, je le faisais surtout pour son bien. « Puis-je disposer ? » Me demanda ma femme et mon regard lui fit clairement comprendre qu’elle n’avait pas intérêt à quitter sa place sinon nous allions avoir une bonne dispute une fois que je rentrerai au manoir. « Il est hors de question que tu quittes cette table. Je n’apprécie que peu tes accusations à peine voiler sur ma conversation avec cet homme. Je ne peux pas regarder mon mentor et lui dire : Je ne peux avoir une conversation avec cet homme, mon maître m’a interdit de lui parler et les ordres du maître passent bien avant le fait de couvrir mes fesses pour ne pas finir à Azkaban ou même mort, alors que je suis au ministère un lieu où on peut facilement me soupçonner. Je considère donc le sujet de cet homme avec qui tu m’as vu parler comme clos. Je ne pouvais faire autrement que d’avoir du contact avec lui. » Déclarais-je à Mina en la fixant dans les yeux.

Pour la première fois, j’étais bien heureux d’être un sang pur et d’en plus faire des études en politique, ça rendait le mensonge à ma femme bien plus aisé à énoncer en la regardant dans les yeux. Pas que c’était un plaisir de devoir en partie mentir à ma femme, mais je savais que c’était bien mieux pour elle et qu’elle n’était pas encore prête à accepter la situation. Peut-être qu’avec un enfant elle serait prête à l’accepter ou alors choisirait-elle de suivre la même voie que mes parents en décidant au dernier moment d’abandonner notre enfant pour pouvoir continuer à servir efficacement un fou. Avec ses mots précédents, je craignais qu’elle ne soit justement capable d’une telle chose, puisqu’elle avait tout de même avoué n’avoir gardé notre enfant que pour moi et par convenance, non par désir de maternité. Ce que je pouvais concevoir, puisqu’elle restait jeune, plus jeune que moi et je n’étais pas certain qu’elle puisse réellement être prête à faire face à la maternité, alors que depuis un certain temps, son exemple maternel était tout de même ma mère qui n’avait jamais su être une mère. Il faudrait avant qu’elle ne devienne mère qu’elle commence à fréquenter des femmes étant des mères, des vraies mères, de bonnes mères, de bons exemples de mère et de femme de sang-pure. Le genre de femme qu’elle devrait être, sans la partie mère au foyer que je ne souhaitais pour elle, ce statut ne pouvant lui convenir. « Je gère très bien la perte de cet enfant tout seul. Je n’ai pas besoin que nous en parlions. J’ai eu bien du temps pour me remettre de cela et j’étais bien plus inquiet pour ma femme toujours vivante que pour mon enfant décédé. J’ai fait des choix que tu sembles me reprocher durant ton coma. Cependant, n’oublies pas que je suis ton époux et que tu n’as pas ton mot à dire sur les choix que je fais pour notre famille, tu dois les suivre. Pour ce qui est de mon père, disons que la discorde ne concerne que lui et moi, c’est une histoire d’hommes et tu n’as pas à t’en mêler. » Déclarais-je. C’était peut-être dur comme façon de dire les choses, mais je sentais qu’elle avait bien besoin que je lui rappelle que j’étais bien gentil de lui laisser des libertés et le droit de me donner son avis librement mais que les limites existaient toujours.

Je n’étais pourtant toujours pas pour le schéma sang-pur voulant que les femmes soient inférieures aux hommes dans le mariage. J’aimais l’égalité existant dans mon couple, je trouvais qu’écouter l’avis de ma femme pouvait être constructif, nous n’avions après tout pas toujours la même vision des choses et cela pouvait être une bonne chose d’une certaine façon. Je finis mon assiette en silence, fixant Mina l’air de dire, tu vas manger ton repas au lieu de simplement jouer avec ta fourchette dans ton assiette. Je pris ensuite très calmement mon verre pour boire une autre gorgée de mon whisky. « Tu me trouves changé ? Je le suis. J’ai failli perdre ma femme alors que je viens à peine de l’épouser. Ne penses-tu pas que je puisse me sentir en partie responsable de cela ? Ne penses-tu pas que je me sens coupable de ne pas avoir su protéger ma femme et mon enfant ? Ne trouves-tu pas normal que j’en veuille à mon père de n’avoir pas fait plus pour protéger ma femme et mon enfant durant cette mission ? J’ai pas besoin de que tu tentes de m’aider à gérer tout cela. Tout ce que je te demande, c’est simplement de ne pas courir demander des missions et des heures à l’hôpital tant que tu n’es parfaitement remise. Si pour te garder chez nous, je dois te faire un enfant, soit. Je le ferais. Un héritier ne fera de mal à la famille Lestrange. Un héritier digne de porter le nom de Lestrange, cela te fera peut-être avoir envie de le garder et de l’élever en bon sang-pur. » Déclarais-je avec un calme qui n’était pas bon du tout. J’aurais très bien pu faire du chantage à ma femme en lui demandant de rester à la maison le temps que nous fassions un enfant et pourtant, j’avais décidé de jouer autrement. J’avais choisi de laisser parler le côté éducation plus qu’autre chose. Après tout, ce n’était pas comme si la naissance d’un enfant venant de nous semblerait bizarre dans l’année suivant notre mariage, c’était ce que beaucoup attendaient comme suite logique à notre union. « Ne me forces pas à agir contre mes désirs. Je n’aimerais pas être réduit à devoir faire de toi une femme au foyer, utile que pour enfanter et élever la progéniture née d’union fade sans plus aucune passion, sans aucun réel désir d’être ensemble et de partager ces moments d’unions. Si tu te montres trop butée pour écouter ce que je te conseille de faire, je finirais par en arriver à cette extrémité. » Sur ces mots loin d’être tendre, je finis mon verre et le serveur arriva à notre table à la suite de mon appel d’un signe de la main.

Je commandais un nouveau verre de whisky, laissant ma femme passer commande si elle le désirait, puis le serveur repartit. Il revint rapidement et relativement discrètement avec ma boisson, il semblait avoir compris que je n’étais pas très calme et pourtant, je ne parlais qu’en français et sur un ton très calme. Je devais tenir cela de mon père, la capacité à garder un semblant de calme extérieur en m’énervant, bien que je ne le garde pas toujours et j’en avais conscience. Je finis par fixer mon regard dans celui de ma femme. « Je n’aime pas que tu oses penser que je puisse te mentir. Si un jour, je devais te mentir, ce ne serait que pour ton bien et en aucun cas pour te faire du mal ou te blesser. » Annonçais-je en adoptant un ton plus proche de mon ton normal que de ce ton plus froid que j’avais utilisé pour mes autres paroles. Je savais que je n’allais faire que lui mentir dans les semaines à venir lorsque je parlerais de mon emploi au ministère, mais je pensais sincèrement le faire que pour son bien et pour la protéger. Je ne voulais pas prendre le risque que si ma traîtrise devenait connue, elle ne soit jugée aussi responsable que moi alors qu’elle n’était au courant d’absolument rien. Je laissais mes yeux fixés dans ceux de ma femme, j’avais envie de retrouver notre complicité, notre passion d’avant cet accident. Je voulais cependant encore faire attention à ma femme et là, je sentais qu’avec ses doutes, un risque d’éloignement commençait à exister et je ne voulais que cela arrive. Je ne l’avais après tout pas épouser simplement sur un coup de tête, j’avais des sentiments forts et profonds pour ma femme, des sentiments pouvant me conduire à faire des folies. Ma trahison en étant l’exemple parfait.
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Dim 22 Mai - 15:52
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My only truth, destiny and choice


J’avais peur de découvrir les choix qu’il pourrait faire par rancune envers sa mère ou son père. Arcturus était un homme passionné qui pouvait agir seulement sur ses ressentiments or j’étais la meilleure placée pour connaitre la rancœur qu’il avait envers sa mère. Que se passerait-il alors s’il éprouvait la même envers son père ? J’avais peur de le voir vouloir faire tomber ses parents et aller contre le Lord dans la simple rancœur de vouloir leur faire payer leurs fautes. Je ne voulais pas me retrouver à faire un choix. Je ne savais comment je pourrai réagir. Je l’aimai et je ne voulais pas le perdre. Alors pour éviter ce choix qu’il serait capable de m’imposer indirectement, je préférai m’écarter. Peut-être faisais-je une lourde erreur. Peut-être n’avait-il aucune intention d’agir ainsi mais je voulais prévoir toutes les alternatives du résultat d’une haine entre ses parents et lui… Je lui demandai donc de pouvoir disposer. Sa réponse fut radicale en un seul regard, m’obligeant à ne pas oser me lever. Il était assez autoritaire pour que je ne le fasse sur l’instant. Je détournai alors le regard.
« Il est hors de question que tu quittes cette table. Je n’apprécie que peu tes accusations à peine voiler sur ma conversation avec cet homme. Je ne peux pas regarder mon mentor et lui dire : Je ne peux avoir une conversation avec cet homme, mon maître m’a interdit de lui parler et les ordres du maître passent bien avant le fait de couvrir mes fesses pour ne pas finir à Azkaban ou même mort, alors que je suis au ministère un lieu où on peut facilement me soupçonner. Je considère donc le sujet de cet homme avec qui tu m’as vu parler comme clos. Je ne pouvais faire autrement que d’avoir du contact avec lui. »
Ses mots me mirent le doute. Avais-je jugé trop hâtivement ? Je le fixai un instant cherchant le mensonge dans son regard mais il me fixait d’un air autoritaire et droit, calmant mes doutes et jugements. Je finis par baisser les yeux. Je me sentais alors tout à coup coupable d’avoir osé douter de lui. J’avais pourtant si peur qu’il prenne un tel chemin que je n’avais pas pu m’empêcher d’en être méfiante. Ses mots me rassurèrent quelque peu. Je calmai alors mes craintes en choisissant dès cet instant de lui faire confiance. Je devais absolument rester solidaire avec lui et ce n’était pas en commençant à douter que j’allais pouvoir construire quelque chose de correct avec lui. Il fallait que je lui fasse aveuglément confiance pour ne pas détruire ce qu’on avait déjà construit ensemble jusque-là. Je fermai donc les yeux sur mes peurs.
« Je gère très bien la perte de cet enfant tout seul. Je n’ai pas besoin que nous en parlions. J’ai eu bien du temps pour me remettre de cela et j’étais bien plus inquiet pour ma femme toujours vivante que pour mon enfant décédé. J’ai fait des choix que tu sembles me reprocher durant ton coma. Cependant, n’oublies pas que je suis ton époux et que tu n’as pas ton mot à dire sur les choix que je fais pour notre famille, tu dois les suivre. Pour ce qui est de mon père, disons que la discorde ne concerne que lui et moi, c’est une histoire d’hommes et tu n’as pas à t’en mêler. »
De ses mots il finit son assiette. Je n’avais pas encore touché à la mienne. Je le fixai. Une fois de plus il avait été droit, fermé et autoritaire. Je serrai ma fourchette entre mes mains sans rien dire, puisque je ne semblais pas avoir mon mot à dire là aussi. Je sentai bien qu’il désirait que je mange mais j’avais l’appétit coupé. Je ne pouvais décemment manger. De toute façon, n’étant pas enceinte, je ne prendrai pas la peine de me forcer seulement pour lui faire plaisir. Il but une gorgée de son verre avant de dire :
« Tu me trouves changé ? Je le suis. J’ai failli perdre ma femme alors que je viens à peine de l’épouser. Ne penses-tu pas que je puisse me sentir en partie responsable de cela ? Ne penses-tu pas que je me sens coupable de ne pas avoir su protéger ma femme et mon enfant ? Ne trouves-tu pas normal que j’en veuille à mon père de n’avoir pas fait plus pour protéger ma femme et mon enfant durant cette mission ? J’ai pas besoin de que tu tentes de m’aider à gérer tout cela. Tout ce que je te demande, c’est simplement de ne pas courir demander des missions et des heures à l’hôpital tant que tu n’es parfaitement remise. Si pour te garder chez nous, je dois te faire un enfant, soit. Je le ferais. Un héritier ne fera de mal à la famille Lestrange. Un héritier digne de porter le nom de Lestrange, cela te fera peut-être avoir envie de le garder et de l’élever en bon sang-pur. »
Il dit ses mots avec calme mais je sentais comme un reproche de sa part que je pris très mal. Oui je n’avais pas voulu de cet enfant mais je ne m’étais pas décemment jetée moi-même non plus contre cet arbre ! J’avais été déloyalement projeté contre et Rodolphus avait eu l’amabilité de ne pas me laisser aux mains des aurors. Pouvait-il voir ces notes positives ? Non il ne voyait que la faute commise et cela était en train de m’irriter plus que nécessaire.
« Ne me forces pas à agir contre mes désirs. Je n’aimerais pas être réduit à devoir faire de toi une femme au foyer, utile que pour enfanter et élever la progéniture née d’union fade sans plus aucune passion, sans aucun réel désir d’être ensemble et de partager ces moments d’unions. Si tu te montres trop butée pour écouter ce que je te conseille de faire, je finirais par en arriver à cette extrémité. »
Je pris sur moi pour digérer ses paroles en lui jetant un regard noir. Je ne dis rien parce que nous étions en public mais très sincèrement, si j’avais été chez moi, je n’aurai pas hésité à lui en mettre une avant de lui conseiller très sérieusement d’agir comme ça s’il voulait me retenir de parler. Cela ne m’empêcherait pas de penser et de le haïr d’oser me contraindre à une telle situation.
Il finit son verre. Je continuai de le fixer sans un mot. Mon regard était clair. En cet instant je le détestai. Je n’avais même pas envie de rester à cette table et l’idée de me lever pour le défier et lui faire comprendre que je n’étais pas une femme soumise, me démangeait très fortement. Cependant quelle image donnerais-je de mon époux et de mon couple si je le faisais… Nous n’avions jamais vu Bellatrix défier ouvertement son époux, or je savais que ça devait arriver quand Rodolphus allait trop loin. J’essayai donc de contenir la fougue de mon jeune âge pour ne pas dépasser les limites fixées par un code de sang-pur qui me démangeait pourtant de renvoyer en pleine figure d’Arcturus…
Le serveur arriva à l’appel de mon époux pour la commande d’un autre verre. Je déclinai la demande du serveur. Il ne valait mieux pas qu’il remplisse le mien. Je pourrai le jeter à la figure de mon époux. Le serveur revint rapidement avec la boisson de mon époux qu’il posa loin de moi surement par hasard. Il le valait mieux. Je maintenais mes couverts dans ma main pour ne pas commettre une erreur de trop. Etait-ce cependant raisonnable de garder mon couteau dans ma main ? Ou même ma fourchette que je serai capable de lui planter dans la main par excessivité ? Il valait mieux qu’il ne rajoute mot ou je risquai de perdre contenance, incapable encore d’être totalement disciplinée comme j’aurai du l’être. J’avais été bien trop longtemps libre sans la direction d’un homme dans ma vie. J’avais appris à me débrouiller seule et à faire payer aux hommes l’arrogance qu’ils pouvaient avoir en croyant pouvoir avoir le dessus de moi. Bon nombre de mangemorts ont essayé et combien de fois Bellatrix avait ricané en voyant sa fille indomptable ? Je n’étais qu’une bombe à retardement et l’amour ne pourrait le sauver s’il venait à m’enchainer. Là n’était-il alors pas la solution au problème de ma mère de mes sentiments pour son fils ? Celui-ci était capable lui-même, sans aucune aide, de détruire le peu qu’il avait su construire avec moi. Un mot de plus et j’allais me lever pour lui faire comprendre qu’un mariage ne me soumettrait pas aux désirs et caprices injustes d’un homme. Arcturus reposa son regard sur moi :
« Je n’aime pas que tu oses penser que je puisse te mentir. Si un jour, je devais te mentir, ce ne serait que pour ton bien et en aucun cas pour te faire du mal ou te blesser. »
Quittant son ton froid, il m’expliqua ses pensées et surement la raison de son énervement. Je desserrai ma fourchette de ma main. Etais-je calmée ? Je dirai plutôt respirer profondément pour ne pas tenir rigueur de ses mots. Ils n’étaient pas dit en anglais, autour de nous, qui aurait pu les comprendre ? Peut-être un commerçant mais pas l’ensemble de nos congénères. Et encore… Nous parlions bien trop rapidement et bas pour que quelqu’un puisse comprendre réellement. Cela ne m’empêcha pas d’être irritée de ses mots. Pouvait-il comprendre que tout concourait à me pousser à croire en une potentielle trahison par vengeance envers ses parents ? Ne pouvait-il pas simplement accepter et me rassurer au lieu de devenir froid et distant ? Oui, certes, j’étais coupable de ne pas avoir confiance mais c’était surement ma plus grande crainte que de le voir commettre un tel acte dont au fond il était réellement capable. Je savais qu’Arcturus n’avais pas choisi sa condition et je comprenais aujourd’hui l’erreur d’une telle signature. Jamais il ne pourrait ressentir pour notre maître ce que moi je ressentais. Jamais il ne pourrait totalement l’accepter. Il avait fait ce choix par dépit et amour au lieu d’embrasser cette allégeance de la même façon que moi ou ses parents. Dans l’âme et tout au fond de lui, même sans aucun acte, il était déjà, au fond de lui, un traitre et cette idée me faisait peur parce que je l’aimais et que je ne pouvais envisager de le perdre. Que faire alors ? J’avais peur qu’au long terme, je me retrouve plongé entre deux montagnes avec pour unique choix de saisir une corde de l’un ou de l’autre côté. Je baissai les yeux. Quel choix faire ? Son époux ou sa mère ? Pouvait-on avoir mille mères comme mille prétendants ? La raison me soufflait que j’étais encore jeune et qu’un époux digne de mes convictions pourrait très facilement prendre la place d’Arcturus et convenir bien mieux à ma famille mais Arcturus était l’homme que j’aimai, l’homme que mon cœur ne voulait quitter, l’homme qui me faisait vivre et me ramenait à un avenir plus paisible. Je détestai ce sentiment d’être partagée entre l’amour et la raison, entre mes devoirs et mes sentiments. J’entendais déjà Bellatrix m’assurait avoir agi sans réfléchir, telle une écervelée indigne d’elle. Je fermai les yeux et serrai de nouveau ma fourchette. Je respirai alors longuement avant de poser ma fourchette à plat sur la table et de le regarder droit dans les yeux d’un ton menaçant :
« Je n’ai qu’une seule chose à te dire. Ne me sous-estime pas et ne me trahit pas où je ferai le déplaisir à Bellatrix de te tuer moi-même d’une fourchette si tel est la seule arme qui se trouvera à ma disposition pour arriver à mes fins. Maintenant, mon époux, veuillez me pardonner d’être distante et de craindre de vos potentiels choix. Je viens de me réveiller d’un coma où tant de choses se sont passés lors de mon inconscience. Je découvre que mon époux parle et joue avec le feu. Allégeance envers notre maître, couverture, peu importe votre réponse, qu’elle ne soit pas l’objet d’une félonie parce que ce n’est pas une union fade qui nous attend mais bien votre tête loin de votre corps que je me ferai un plaisir de mener aux pieds du prochain homme qui croira pouvoir me dominer et me trahir aussi facilement. »
J’étais consciente d’avoir posé une réelle distance par le « vous » de rigueur entre deux époux qui n’ont aucun commerce si ce n’est le choix de leur famille dans une décision imposée. J’avais assez d’éducation pour savoir comment poser cette distance. Je l’avais aussi pour le respect d’une femme le devant à son époux mais détail choquant ou non, je n’étais pas soumise ou du moins suffisamment revêche pour ne pas respecter les codes quand je me sentais en danger. C’est certainement ce qui me poussa à me lever contre son interdiction pour le fixer dans les yeux.
« Maintenant veuillez me pardonner, dis-je en anglais, mais je dois rejoindre mes devoirs et responsabilités, ceux qui sont dû à mon rang et notre ascendance. »
C’était une manière comme une autre de lui annoncer que je quittai cette table pour rejoindre mon maître qui avait un droit supérieur à lui, le seul qui me permettait de défier mon époux lui-même sans que cela ne choque réellement l’assistance même si cela ne faisait passer mon époux qu’au second plan. Je tenais à lui rappeler qui il avait épousé. Me laisserait-il cependant faire un pas de plus, quitter ce restaurant et disparaitre dans la rue pour le rejoindre en une fumée noire ?
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Dim 22 Mai - 21:02
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Ma femme n’avait pas semblé apprécier mes paroles et je ne pouvais lui donner tort, je n’étais pas le plus doux en cet instant et je ne faisais strictement rien pour ressembler à l’époux qu’elle avait pris le jour de notre mariage. Pour moi, une seule chose était claire, je ne voulais pas qu’elle reste aussi engagée envers le Lord, je voulais qu’elle s’en éloigne. Et si le fait de fonder une famille pouvait l’éloigner de ce qu’elle considérait comme des obligations envers cet être que je détestais, alors comme je le lui avais dit, je lui ferais un enfant. J’étais même prêt à la garder enfermer chez nous si cela me garantissait qu’elle n’allait pas risquer sa vie pour un homme qui ne lèverait même pas le petit doigt pour sauver la sienne. Un homme bien capable en plus de plutôt lever sa baguette et la tuer elle-même, même si elle venait à rester un serviteur fidèle. Oui, je voyais mon maître comme assez perfide pour faire une telle chose à l’un de ses hommes. Il en serait bien capable. Enfin, je ne voulais pas qu’il touche à ma femme. De tous les membres de ma famille servant le Lord, il n’y avait que ma femme que je voulais protéger de lui, les autres ne semblant en aucun cas avoir besoin de mon aide, car trop certains que le Lord était la meilleure option possible dans cette guerre afin de rétablir la suprématie du sang.

Pour le moment, j’en voulais toujours encore à la terre entière qu’il soit arrivé malheur à ma femme durant une mission pour le Lord, qu’elle effectuait avec mon père. Ce n’était pas pour moi une excuse valable qu’elle ait elle-même demandée à faire cette mission. Je trouvais même que c’était très loin d’être une excuse. Pourtant j’en voulais maintenant également un peu à ma femme d’avoir mis volontairement en danger sa vie et celle de notre enfant pour un homme qui n’en valait aucunement la peine. Mes croyances n’ayant pas changé, on devrait s’attendre pourtant à ce qu’avec les idéaux sang-purs que je respecte, je me dévoue au Lord autant que mes parents, mon oncle Rabastan et ma femme. Pourtant, je n’étais qu’un traître. Peut-être ma mère avait-elle eu raison de choisir de nous abandonner dès la naissance Eiladora et moi. Aucun de nous deux n’était réellement fait pour servir le Maître choisit par nos parents. Je ne le servais après tout que par amour et par besoin de reprendre mon véritable nom afin d’honorer ma femme d’un grand nom de famille de sang-pure anglaise. Pourtant en cet instant, quand je la regardais, je me demandais si j’avais bien fait de faire tout cela pour elle. Oui, je l’aimais. Non, je ne regrettais en rien mon mariage. Mais je regrettais depuis la première seconde cette marque noire qui avait été apposée sur mon bras, me soumettant à un homme m’effrayant autant que je pouvais le haïr. « Je n’ai qu’une seule chose à te dire. Ne me sous-estime pas et ne me trahit pas où je ferai le déplaisir à Bellatrix de te tuer moi-même d’une fourchette si tel est la seule arme qui se trouvera à ma disposition pour arriver à mes fins. Maintenant, mon époux, veuillez me pardonner d’être distante et de craindre de vos potentiels choix. Je viens de me réveiller d’un coma où tant de choses se sont passés lors de mon inconscience. Je découvre que mon époux parle et joue avec le feu. Allégeance envers notre maître, couverture, peu importe votre réponse, qu’elle ne soit pas l’objet d’une félonie parce que ce n’est pas une union fade qui nous attend mais bien votre tête loin de votre corps que je me ferai un plaisir de mener aux pieds du prochain homme qui croira pouvoir me dominer et me trahir aussi facilement. » Je me retins de rire au nez de ma femme, autant de colère que d’amusement. Elle me promettait la mort, pour un acte que j’avais déjà commis, que c’était beau de voir à quel point la fille adoptive pouvait ressembler à la mère. Après tout, ma mère n’était pas la première personne à vouloir ma mort, rien d’étonnant donc à ce que ma femme veuille faire de même. Une chance pour moi, leurs raisons restaient différentes mais légitimement, je ne pouvais dire laquelle était le plus en droit de vouloir ma tête en cet instant. Ma mère pour le simple fait que j’existe et que j’ai fait l’affront d’épouser sa protégée et de devenir mangemort ou ma femme pour ma trahison et sûrement aussi pour le fait que je lui avais menti en la regardant dans les yeux. Bien que ce mensonge, reste pour moi, le meilleur moyen de la protéger d’une mort certaine si le maître venait à apprendre que j’étais un traître. Ma femme aurait une chance en démontrant être toujours aussi fidèle que mes parents, de survivre à mon statut de traître.

Je ne m’étais pas formalisé de la distance mise dans ses mots, j’avais après tout été le premier à vouloir mettre de la distance entre nous depuis son réveil. Je devais même m’avouer que le fait qu’elle mette de la distance m’arrangeait plutôt bien. En ayant mis ma femme en colère, je pouvais déjà être à peu près certains que ce soir, elle ne tenterait pas à mon retour de me convaincre de céder au plaisir de la chair, me tentant tellement depuis son réveil. Je savais que céder aux plaisirs des plaisirs avec ma femme était aussi prendre le risque de faire un autre enfant et vu notre situation actuelle, ce ne serait que mettre cet enfant en danger. Si quiconque venait à apprendre ma trahison, même ma femme avant la naissance d’un potentiel enfant que nous ferions, je ne me ferais pas simplement tué, je ferais également tuer un être innocent n’ayant rien demandé et surtout pas à être le fils d’un traître. Je n’étais pas pour autant calmé vis-à-vis de ma femme, je n’avais pas du tout aimé sa façon de me parler précédemment, ni même le fait qu’il y a quelques instants, elle me menaçait de me tuer. Comme si j’allais la laisser me tuer sans lever le petit doigt. Une part de moi voulant ma survie, serait bien prête à tuer ma femme pour sauver ma propre vie, après tout, si les choses devaient dégénérer entre nous, je ne me gênerais pas pour penser à moi avant de penser à elle. Lorsqu’elle se leva, je fus tenté de sortir ma baguette pour la forcer d’un sort à se rasseoir à sa place. C’était un manque de respect honteux dont elle faisait preuve envers moi, d’agir de la sorte devant une assemblée constituée en grande partie de mangemorts et de sang-purs.

« Maintenant veuillez me pardonner, mais je dois rejoindre mes devoirs et responsabilités, ceux qui sont dû à mon rang et notre ascendance. » Je la laissais s’éloigner de quelques pas, suite à ces mots que j’avais eu aucun mal à comprendre. C’était une belle gifle que de voir que ma femme comme mes parents avant elle me faisait passer au second plan après le Seigneur des Ténèbres. C’était à croire que toutes les femmes, épouses Lestrange, avaient un gros problème pour être d’abord fidèle à leur époux et ensuite au Seigneur des Ténèbres. Pourtant, nous, les hommes Lestrange, étions loin d’être des incapables pour rendre une femme heureuse et ceux dans tous les domaines. Je n’étais pas très sûrs que c’était le cas entre Rodolphus et Bellatrix, mais je ne désirais pas trop en savoir sur la façon de vivre de mes géniteurs, ni même s’ils pouvaient réellement avoir une vie heureuse ensemble à un seul instant. J’étais simplement conscient moi, d’être parfaitement capable de rendre Mina heureuse, si seulement elle se laissait convaincre que servir le Seigneur des Ténèbres n’était pas le meilleur choix à faire pour rester libre et en vie. Surtout que nous pourrions très bien quitter l’Angleterre elle et moi pour aller nous installer dans un autre pays et commencer une nouvelle vie, si nous choisissions de trahir le maître et les mangemorts.

Sur mes pensées, j’avais pourtant emboîté le pas à ma femme, après avoir déposé plus que la somme nécessaire pour payer notre repas. Elle avait à peine passée la porte du restaurant que je saisis son bras pour transplaner directement devant la porte de notre manoir. Pas que j’allais me montrer un époux doux et tendre pour autant sous prétexte que nous étions rentrés à notre manoir. Je lui fis passer la porte sans aucune douceur, avant de la plaquer contre le mur, sans tendresse, mais plus avec violence et mon regard ne devait rien avoir de bon. « N’agis plus jamais de la sorte. Tu es ma femme et tu me dois le respect lorsque nous sommes en public. Je n’accepterai plus un tel comportement de ta part. C’est bien ta tête qui pourrait finir par être séparée de ton corps avant la mienne si tu continues à penser que nous sommes sur le même pied d’égalité en public qu’en privé. » Claquais-je froidement, ma main la plaquant contre le mur sans aucun scrupule. Je ne pensais même plus au fait qu’elle venait à peine de se remettre d’un coma, je fulminais simplement. Je refusais de passer après le Seigneur des Ténèbres, je refusais de croire qu’elle pouvait le choisir lui et non moi si un jour, on lui demandait de faire un choix. Je voulais croire que notre amour pouvait être plus fort que les sentiments étranges qui la liaient à cet homme, enfin homme étant un mot bien trop gentil pour parler du maître. Je ne lui trouvais que très peu de choses le rapportant réellement à l’humanité. Je décidais d’oublier le point du Maître, sachant que si je commençais à dire quoi que ce soit à ce propos, elle allait encore me reprocher de ne pas montrer assez de fidélité.

Ce n’était dans le fond pas de ma faute, si je n’étais en rien et n’avais sûrement jamais été réellement fidèle à mon maître. Je ne serais jamais un homme fait pour me soumettre à quelqu’un, je n’aimais pas avoir une place inférieure. L’infériorité, n’étant bonne que pour les sang-impurs. « Je me montre bien trop laxiste avec toi. Tu vas finir par être enceinte jusqu’aux yeux et femme au foyer bien avant d’avoir pu comprendre ce qu’il t’arrivait si tu décides de continuer à défier mon autorité en public. Il y a des limites à ne pas franchir. Tu restes une femme et une femme doit savoir tenir sa place ou apprendre à tenir sa place. Si la manière douce ne fonctionne pas, je t’inculquerai d’une autre manière la façon dont tu dois te tenir et te comporter en public. Va donc demander à ta chère mère ce qu’elle penserait du comportement que tu viens d’avoir au mieux de ce restaurant. Tu as agis telle une jeune écervelée sans éducation en défiant ainsi mon autorité, même si tu as voulu laisser penser que tu t’en allais pour rejoindre le maître. » Claquais-je avant de la relâcher sans douceur et de me rendre dans mon bureau. Tout en marchant en directement de mon bureau, je lançais une protection empêchant ma femme de quitter le manoir sans mon autorisation. C’était suite à son coma que j’avais mis en place cette protection, de peur qu’en l’absence de l’infirmière elle ne tente de sortir sans autorisation et en prenant le risque de se mettre dans une situation dangereuse. Lui avais-je parlé de cette protection ? Non. Mais je me doutais qu’elle apprécierait sûrement très grandement de découvrir qu’elle existait et si l’envie me prenait, je pourrais toujours dire qu’elle avait dû s’activer à notre retour sans que je ne demande rien, puisqu’elle était sensée surveiller la signature magique de ma femme et rien d’autre.

Je m’assis à mon bureau moins d’une minute après avoir quitté ma femme, je fis claquer la porte d’un coup de baguette et je la verrouillais. Je me pris la tête entre les mains. Je n’en pouvais plus, c’était tout de même difficile pour moi de mentir à ma femme, mais je savais qu’actuellement, elle ne comprendrait pas mon changement de camp. Ses paroles me l’avaient parfaitement prouvé. Cependant, j’avais toujours l’espoir qu’un jour, elle comprenne ce que je savais, qu’un jour je puisse l’amener à penser comme moi, que le Seigneur des Ténèbres n’était pas la solution miracle pour rendre à notre sang la place qu’il mérite. Je devais aussi m’avouer que j’étais épuisé de devoir jongler entre mes études, mon emploi, mes allégeances de mangemorts, mon nouveau devoir au ministère et une femme voulant des choses que je ne désirais lui donner pour le moment. Seul avec moi-même, je me demandais combien de temps il faudrait à ma femme pour entrer dans la pièce et me faire savoir le fond de sa pensée maintenant que nous étions chez nous et qu’elle pouvait parler librement. Dire que j’avais pensé pouvoir passer un déjeuner sympathique avec ma femme, respirer un peu avant de retourner à mon emploi du temps de folie, je me retrouvais à subir une dispute avec ma femme. Une dispute ayant mis en doute ma fidélité et mon comportement, une dispute qui sonnait bien trop vraie, une information qu’elle ne devait découvrir. Je finis par laisser me laisser aller contre le dossier de ma chaise en sortant la bouteille de vodka ayant élu domicile dans un tiroir de mon bureau, une place normale pour une bouteille depuis l’accident de ma femme. Je bus une longue gorgée à même la bouteille, oubliant toute mon éducation quelques secondes.
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Dim 22 Mai - 22:31
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Comme de l'électricité dans l'air


J’eus à peine le temps de sortir qu’il m’entraina de force à la maison, par transplanage. Surprise d’abord, il me poussa vivement à l’intérieur, sans aucun ménagement. De là, franchissant à peine les premiers pas du couloir, il trouva le moyen de me plaquer et bloquer contre un mur. Je tentai de me défaire mais il était plus fort que moi. Je ne pouvais strictement rien. Je n’eus donc d’autres choix que de subir son mécontentement en sachant pertinemment qu’il n’avait pas dû apprécier mes décisions. Mais qu’est-ce que je me fichais de sa fierté masculine ! Il n’avait pas à me tenir de tels propos ! Je fulminai et le fusillai du regard alors qu’il m’exprima le fond de sa pensée :
« N’agis plus jamais de la sorte. Tu es ma femme et tu me dois le respect lorsque nous sommes en public. Je n’accepterai plus un tel comportement de ta part. C’est bien ta tête qui pourrait finir par être séparée de ton corps avant la mienne si tu continues à penser que nous sommes sur le même pied d’égalité en public qu’en privé. » m’assura-t-il.
Crève toujours. Je lui cracherai à la figure si je n’avais pas reçu un minimum d’éducation. Je me contentai de me retenir de lui donner un bon coup de genou pour lui apprendre à me forcer. J’avais tout de même l’intelligence de préserver ce qui pourrait me permettre d’avoir des enfants. Je tenais aussi à mon époux suffisamment pour lui épargner une telle infirmité. Je n’en pensais cependant pas moins alors qu’il me dominait de sa prestance et de sa force. Je détournai alors le visage, n’aillant que cette alternative pour me rebeller.
« Je me montre bien trop laxiste avec toi. Tu vas finir par être enceinte jusqu’aux yeux et femme au foyer bien avant d’avoir pu comprendre ce qu’il t’arrivait si tu décides de continuer à défier mon autorité en public. Il y a des limites à ne pas franchir. Tu restes une femme et une femme doit savoir tenir sa place ou apprendre à tenir sa place. Si la manière douce ne fonctionne pas, je t’inculquerai d’une autre manière la façon dont tu dois te tenir et te comporter en public. Va donc demander à ta chère mère ce qu’elle penserait du comportement que tu viens d’avoir au mieux de ce restaurant. Tu as agis telle une jeune écervelée sans éducation en défiant ainsi mon autorité, même si tu as voulu laisser penser que tu t’en allais pour rejoindre le maître. »
De ses paroles en russe, je n’avais pas exactement tout compris si ce n’est le ton employé ou encore le « avec toi » qui voulait bien tout dire. Il semblait s’énerver de la situation mais quel bien lui fasse !! Je n’allais pas changer sous prétexte d’être sa femme ! La menace tomba alors. Il voulait faire de moi une femme enceinte et au foyer ? Mais qu’il ne se prive pas ! J’en riais d’avance ! Je le fis même ouvertement d’un air de dire « cause toujours, tu ne m’enfermeras jamais dans cette maison ». Je levai ainsi les yeux au ciel. Si j’avais agis ainsi ce n’était que de sa faute et non la mienne. Il ne pouvait donc que s’en prendre à son incompétence. Je n’aimais pas ses paroles. Je savais bien n’être qu’une femme mais qu’il évolue avec son temps. Les femmes de sang-impurs avaient bien plus de droit. Pourquoi n’en aurais-je pas ? Peut-être que Bellatrix m’avait trop formaté sur une certaine liberté. Peut-être me suis-je trop habitué à notre égalité en privé à mon époux et moi. Allez savoir d’où le problème provenait… Je n’aimai cependant pas qu’il me traite de jeune écervelée sans éducation. Qui était-il pour me donner une telle défense. Il n’était pas tant plus vieux que cela non plus ! Lui aussi avait ses caprices.
De ses paroles, il s’en alla, me laissant seule avant de se renfermer dans son bureau. J’entendis alors la porte claquer violemment et se verrouiller.
« Très bien !! » lui criai-je à la porte de colère.
Ça ne m’empêcha pas de prendre la direction de la porte avant de… me retrouver bloquée à l’intérieur par un champ invisible. Je dus essayer de sortir à deux reprises avant de réaliser qu’il m’avait véritablement enfermée dans notre maison. Serrant les poings, se fut de trop pour moi. Prenant ma baguette, je perdis patience, avant de me diriger vers son bureau. Je ne pris pas de gant, la porte vola littéralement. Forcément, Arcturus sembla bien plus que méfiant à ce que je serai capable de faire. Je n’avais cependant pas la baguette menaçante, me contentant d’avancer vers lui vivement. Arrivée à côté de son bureau, je le sentis prêt à riposter si j’agissais de telle sorte à l’attaquer. J’étais sur le même qui-vive s’il tentait quoi que ce soit. Je le fixais alors violemment du regard, cherchant mes mots pour ne pas dire une chose que j’allais amèrement regretter après coup. Ne trouvant pas mes mots, je pris la bouteille de vodka pour l’arroser de colère avant de la balancer contre le mur. Le verre se brisa pour laisser couler le liquide contre le mur et sur le parquet. Autant vous avouer que durant cet excès de colère, aucun elfe eut l’imbécilité de venir tout de suite nettoyer. Même la boule-de-poil, en entendant notre présence, à peine entré dans la pièce, était parti se réfugier sous une bibliothèque du bureau de mon époux. Je le pointai alors du doigt pour lui dire :
« Lestrange, Libère-moi ou je peux t’assurer faire de ta vie un enfer !!! »
Je n’envisageai pas de le tuer. Bien évidemment, j’ignorai la puissance de son sort et je n’étais pas assez bête pour prendre le risque d’être enfermée à jamais ici. Oui à ce moment, je n’avais aucun élan amoureux mais privée de ma liberté, je n’avais pas envie de laisser mes sentiments prendre le contrôle de mes émotions. Je reculai alors de quelques pas, la rage au ventre.
« Je t’interdis de disposer de moi telle une vulgaire femme de compagnie. Alors ta descendance et ton bon plaisir, tu vois où tu peux te les mettre ?! Dans tes putains de passage mais certainement pas dans notre lit conjugal ! Maintenant tu as le choix : sois tu me libères, soit je retourne le manoir !! »
Ma colère était palpable. Je le fixais du regard, déterminée. M’apporterait-il ce que je désirai ?
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Lun 23 Mai - 23:46
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Je l’avais vaguement entendu hurler des mots, mais je l’ignorais. J’étais fatigué et que ma femme ne veuille même pas comprendre la situation ne m’aidait pas à mieux la supporter. Elle subissait sûrement un peu de tout le stress qui s’accumulait en moi et aussi une bonne part de frustration. Je devais bien avouer que depuis son réveil, il m’était très difficile de ne pas succomber à l’envie de lui faire voir toute la force de mon amour et surtout de mon désir pour elle. C’est que l’abstinence en plus de tout ce que j’avais à faire, ce n’était pas très bon pour mon humeur, ni même pour ma santé mentale. Je fus stoppé pourtant dans mes pensées lorsque la porte de mon bureau s’en alla bien trop loin de l’encadrement dans lequel elle devait se trouver. Le bois laissa la place à ma femme, elle était sublime, je devais bien me l’avouer. Cependant, même ses atouts n’allaient pas me faire céder. Elle resterait enfermée ici. Je comptais bien lui rappeler sa condition de femme et la place d’une femme dans un couple comme le notre. Qu’elle comprenne enfin que je ne suis pas le pire des époux. J’ai conscience de ne pas faire les choses exactement comme elle le désire, mais je suis celui qui doit prendre les décisions et non elle, surtout que durant des semaines, elle était dans le coma et j’ai fait les choix les plus juste pour nous deux. Je vis avec déplaisir ma bouteille de vodka finir par rencontrer le mur, où elle explosa pour répandre son liquide précieux à même le sol. C’est que j’étais devenu un peu trop dépendant de la bouteille durant le coma de ma femme, c’était ce qui m’avait plus ou moins fait tenir. « Lestrange, Libère-moi ou je peux t’assurer faire de ta vie un enfer !!! » Tenta-t-elle de m’ordonner et je ne pus m’empêcher de lui rire ouvertement au nez.

C’est qu’elle pouvait toujours courir pour que je la laisse sortir et que je fasse les choses comme elle le désirait. J’étais pour une fois, bien décidé à ne pas lui céder. Il était hors de question que son affront au restaurant reste impuni, ni même qu’elle puisse penser qu’elle avait le contrôle de notre vie et que je lui cèderais à vie tout ce qu’elle désirait. De plus, en la gardant au manoir, j’avais une chance de pouvoir peut-être amorcer son éloignement du Seigneur des Ténèbres et de ma mère. Je devais réellement tout faire pour qu’elle voit les choses comme moi et qu’elle devienne un jour une traitresse à la cause mangemort. « Je t’interdis de disposer de moi telle une vulgaire femme de compagnie. Alors ta descendance et ton bon plaisir, tu vois où tu peux te les mettre ?! Dans tes putains de passage mais certainement pas dans notre lit conjugal ! Maintenant tu as le choix : sois tu me libères, soit je retourne le manoir !! » Un autre éclat de rire m’échappa à ses mots, mais bien plus froid celui-là. Elle semblait oublier qu’étant devenue ma femme, j’avais tous les droits sur elle si on en croyait les idéaux de notre sang. C’est que si je voulais une descendance, je pouvais lui faire. Je n’étais même pas forcé de lui demander son avis si je désirai disposer de son corps. Ce n’était pas dans mes envies de prédilection d’agir d’une telle façon avec ma femme mais si je devais en arriver à cette extrémité, je le ferais. Il était tout à fait hors de question que je la trompe. J’avais tout de même des sentiments pour elle. Je finis par quitter ma chaise pour faire le tour de mon bureau. Sans lui laisser le temps de réagir, je saisis sa main tenant sa baguette pour l’empêcher de tenter de se défendre et mon autre main saisit son menton pour la forcer à garder le visage tourné vers moi. « Tu n’es dorénavant qu’une vulgaire femme de compagnie. Juste bonne pour que je te féconde et me donner un fils. Tant que tu n’apprendras pas à me respecter, tu ne vaudras pas mieux à mes yeux qu’une vulgaire impure. A la nuance qu’à toi, je peux te faire tout ce que je veux, tu es pure et tu es ma femme. Tu m’appartiens. Je peux disposer de toi comme je le veux. Je te conseille de bien y réfléchir, Elmina. Tout ne dépend que de toi. Retrouves ton éducation, souviens-toi de ce que ta mère, la vraie, celle qui t’as mise au monde, t’as inculquée. Apprends aussi à voir où sont tes véritables priorités. » Claquais-je avant de volontairement l’entraîner dans un baiser forcé et dominateur.

La lâchant suite à ce baiser n’ayant rien eu à voir avec tous ceux que nous avions pu avoir. Je finis par m’éloigner en la gardant à l’œil. Puis m’arrêtant dans l’encadrement de la porte, je me décidais à prendre une dernière fois la parole avant de reprendre le chemin de mon travail au ministère. J’avais un rendez-vous avec mes nouveaux alliés et je ne comptais pas le louper, surtout pas maintenant. « Si tu t’avises de retourner le manoir. Les elfes ne te seront d’aucune aide lorsque tu devras tout remettre en état et nettoyer de toi-même. Tu vas commencer immédiatement en nettoyant mon bureau. Retrouve le comportement d’une femme de ton rang, de ton statut et de ton sang et je te traiterai comme telle. Tu ne sortiras pas de ce manoir tant que je n’aurais eu ce que je désire. » Affirmais-je très calmement. « Je reviendrais tard ce soir, j’ai beaucoup de travail au ministère. » Sur ces bonnes paroles, je quittais mon manoir en quelques minutes puis je transplanais au ministère sans penser que pendant ce temps, ma femme agirait comme elle me l’avait dit et retournerait notre manoir sans aucun ménagement.
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