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You're my family

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Jezabel Slate
Septième année
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Jeu 12 Mai - 10:41


❝ You're my family ❞
Broderick Yaxley and Jezabel Slate
Un hibou, quelques phrases et de simples mots qui m’avaient pourtant laissé sans voix, sans réaction. Totalement absente, les yeux vides mais pourtant rivés sur les écris, comme s’ils ne pouvaient s’en détourner. Je ne savais pas quoi penser de ce qu’il venait de m’arriver. Pouvais-je au moins, en parler à quelqu’un ? Je craignais que ce soit faux et d’un autre côté, je craignais également que ça soit vrai. Ma vie allait basculer d’un seul coup, alors que je me trouve déjà dans un brouillard sans l’ombre d’une lumière à l’horizon. Pourtant, je ne pouvais empêcher mon esprit de vagabonder et celui-ci s’en allait déjà vers des choses trop positives pour être réalistes. Mon père. L’homme que je n’avais pas connu. J’aurais tellement à lui dire, tellement de questions à lui poser, que je ne savais pas si lui répondre serait une bonne idée. J’ai passé ma vie à souffrir aux mains de mon tortionnaire de beau-père, si bien qu’après avoir espéré de trop nombreuses fois, que mon vrai père arriverait pour me tirer de ses griffes, j’en étais venue à me dire qu’il était sans doute mort. Mais ce n’est pas le cas visiblement. Mon père est bien vivant et il souhaite de rencontrer. Il ne m’a pas donné plus de détails, seulement qu’il m’a cherché durant ces deux dernières années, sans m’en dire plus. Pourquoi seulement sur deux ans ? Où était-il avant ? Je sais que des réponses, je n’en aurais qu’en acceptant son rendez-vous.

Je m’étais dirigée vers l’escalier en sortant de ma Salle Commune. Je pouvais profiter de ce week-end pour me rendre à Pré-au-Lard afin de le rencontrer. C’était ce qu’il proposait. D’après ses mots, lui il y sera quoiqu’il arrive, que je vienne ou non. Dans un endroit public, je ne risquais absolument rien, ça ne pouvait être un piège. Je voulais croire que c’était réel. J’avais tellement besoin de ne pas être seule, dans les prochains mois, que ce hibou était devenu comme un espoir. J’avais relu chacun de ces mots depuis que je l’avais reçu la veille. Qu’est-ce que je risquais à m’y rendre ? La déception ? Je l’aurais tout autant si je décide de ne pas y aller.

Déterminée, j’étais habillée normalement, week-end oblige, on range les vêtements trop pénibles à porter de l’école. Je n’avais pas dit où je me rendais à mes amis, craignant d’être harcelée de questions à mon retour. Si jamais, ça c’était mal passé, je ne voudrais pas en parler. C’est là, la seule raison de mon silence. Montant les marches, j’étais sortie du château, puis du parc, prenant la direction du village voisin. J’avais tant de fois fait ce chemin, que je ne me posais même plus de question, c’était ancré et même si je relisais cette lettre, mon corps s’y rendait sans aucun soucis. Ce n’est qu’en arrivant au niveau des premiers commerces, que je repliais le parchemin, le glissant délicatement dans la poche de mon manteau. Je ne parvenais pas à mettre de l’ordre dans ma tête. C’était vraiment le chaos et je ne parlais même pas de cette boule au ventre, qui n’avait rien à voir avec le bébé y grandissant. C’était du stress, voir de l’angoisse sûrement aussi.

Une fois devant la porte des Trois Balais, c’est une main tremblante qui actionna la clenche afin d’entrer à l’intérieur. Je prenais une dernière longue inspiration, me glissant dans l’auberge et promenant mon regard sur les personnes déjà attablées. Comment j’étais censée le reconnaitre, je ne l’avais jamais vu ou alors je ne m’en souvenais plus ? Il y avait tant de monde, que j’avais l’impression qu’il me serait difficile de lui mettre la main dessus. Etait-il seulement venu ? Mentalement, j’éliminais les gens qui étaient au moins deux. S’il était présent, sans doute serait-il seul. Dans le fond de la pièce, mon regard se posa sur un homme dans les yeux étaient scotchés au contenu de son verre. Il semblait pensif, perdu peut-être ? Pour moi, c’était le comportement typiquement humain d’une personne qui est dans l’attente de savoir si son rendez-vous va oui ou non venir. N’ayant aucune autre description concrète, je prenais mon courage à deux mains, parcourant toute la salle pour arriver jusqu’à sa table, évitant de peu de rentrer dans la serveuse. Je me sentais mal, le coeur battant si vite qu’il m’était difficile de pouvoir me concentrer sur ce que j’allais dire, et je craignais me tromper totalement de personne aussi. Pour ne pas paraitre trop idiote si jamais ce n’était pas lui, je sortais la lettre pour preuve que je n’étais pas totalement folle et que je cherchais bien quelqu’un.

« Excusez-moi… Est-ce que, c’est vous l’auteur de cette lettre ? »

J’ignore pourquoi, mais lorsque mon regard croisa le sien, j’avais comme une impression de déjà vue, mais incapable de me souvenir où, ni même quand. C’est le sentiment parfois gênant qui arrive dans un lieu où on est persuadé d’y avoir mis les pieds, alors qu’en réalité ce n’est que la première fois. Mais ça ne m’arrivait généralement jamais avec les personnes.

© Pando
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Broderick Yaxley
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Ven 3 Juin - 11:29
Quand la vie te donne une centaine de raisons de pleurer, montre-lui que tu possède mille raisons de sourire.
« La douleur te rend plus fort. Les larmes te rendent plus brave. Les séparations te rendent plus conscient. Remercie le passé pour un meilleur futur. » ••• De longs mois s’étaient écoulés depuis sa sortie de prison et son corps ne laissait, à présent, plus paraitre les mauvais traitements subis à Azkaban. Il avait repris du poids et il serait ardu de deviner que durant quinze ans, il n’a vu que les murs de sa petite cellule. La seule visite que Broderick recevait, c’était celle des Détraqueurs et il ne les attendait pas tant que ça. Mais si le corps ne portait plus les stigmates de ce passé douloureux, dans la tête, il en était autrement. Personne ne ressort indemne de la prison pour sorciers. Personne. Pas même un Yaxley. Derrière ces murs, sang-purs, sang-mêlés et nés-moldus, ça ne fait aucune différence, les détenus sont tous traités de la même façon. Avoir un nom répandu dans la communauté, ne change rien, n’aide en rien.

La vengeance était la dernière chose qui le maintenait en vie, il aura la tête de son père. Enfermé injustement pour un crime qu’il n’a pas commis, même les liens du sang ne pourront pas sauver cet homme. Tout lui a été retiré : sa liberté, sa petite-amie, sa fille et ses plus belles années. Mais l’Inquisition a été là pour lui redonner un peu d’espoir, comme un rayon de soleil au milieu d’une brume à n’en plus rien voir. Malgré tout ce qui lui a été retiré, il lui reste une chose qu’il peut récupérer : sa fille. Contrairement à sa mère, elle n’a pas été tuée. Elle est quelque part à Poudlard. De longs mois après sa sortie de prison et voilà que l’identité de celle qui n’est maintenant plus un nourrisson, vient de lui être communiquée. Ce jour, il l’a attendu plus que tout, mais maintenant qu’il touche au but, quelque chose semble l’inquiéter. S’il se souvient d’elle comme d'un tout petit bébé, Jezabel n’a sûrement aucun souvenir de lui, bien trop jeune lorsqu’il a été enfermé à Azkaban. Résigné à ne pas la contacter, c’est une autre information qui l'a fait changer d’avis. En apprenant qu’elle était entre les mains d’un beau-père Mangemort, Broderick ne pouvait pas rester en retrait et laisser ainsi faire. Peut-être était-il trop tard pour jouer au bon père. Peut-être avait-elle déjà subi le bourrage de crâne de la plupart des familles de sang-pur. Mais pour le savoir, il n’avait pas d’autre option que de la rencontrer.

C’est seulement la veille qu’il s’est décidé par lui écrire. Quelques lignes, quelques mots, rien de bien organisé selon lui. Son hibou picorait quelques graines en attendant d’être paré pour partir en livraison. A plusieurs reprises, le parchemin finissait à la poubelle, Broderick ne sachant pas comment tourner ses idées. C’était plus difficile qu’il ne l’avait imaginé. Alors, il décida de faire simple, mais clair.

    Jezabel,
    Quinze années se sont écoulées depuis la dernière fois que je t’ai vu. J’ignore beaucoup de choses de toi, comme à l’inverse tu ne me connais pas. Pourtant, dans tes veines, coule mon sang. J’ai passé deux longues années à te chercher et voilà seulement que ton identité m’a été remise.

    Le temps est passé si vite et si lentement à la fois. Je ne peux me permettre de t’imposer de me rencontrer, mais si le besoin te venait de connaitre ton véritable père, je serais à la Taverne des Trois Balais demain.

    Bien à toi.
    B.Y


Il préféra ne pas se relire, pour éviter de gaspiller un énième parchemin et de perdre définitivement le courage de faire ce premier pas. Dans une enveloppe, il enfila la lettre et l’accrocha après la patte du hibou qui fila aussitôt par la fenêtre. Il était maintenant trop tard pour faire marche arrière. Sa nuit en avait été écourtée par bien des pensées plus ou moins sombres et trop de questions qui l’empêchaient de fermer l’oeil. Mais comme il l’avait précisé, le lendemain, Broderick se trouvait à Pré Au Lard. C’était la première fois qu’il y remettait les pieds depuis sa sortie de prison. Il ne fit pas le tour des boutiques, préférant se rendre à la Taverne des Trois Balais dans l’espoir que sa fille viendrait au rendez-vous.

Installé à une table parmi tant d’autres déjà occupées, un Whisky Pur-Feu devant lui, son regard se perdait par la fenêtre. Les minutes s’écoulaient lentement et le contenu de son verre baissait peu à peu. Plus l’heure tournait et moins il y croyait. Il se perdait dans ses souvenirs des lieux mais une voix parvenait à l’en sortir. C’est désorienté que son regard délaissa l’extérieur pour se poser sur le parchemin qui lui était montré, avant de remonter lentement sur le visage de l’adolescente. Et là, l’effet électrochoc ne le manqua pas. Les mots ne venaient pas tout de suite, la surprise de voir ce visage ressemblant à ce point à sa défunte petite-amie le troublait.

« Oui, c’est bien moi…Je t’en prie assieds-toi. » Reprenant le contrôle de ses pensées, son coeur s’était quand même emballé pendant qu’il montrait d’un geste du bras, la chaise se trouvant en face de lui. « Souhaite-tu boire quelque chose ? » Sans même attendre la réponse, il capta le regard de la serveuse pour lui faire signe de venir vers leur table. Et le temps que la jeune femme arrive, Broderick se mit à scruter le visage de sa fille. « Tu ressemble tellement à ta mère. »
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Jezabel Slate
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Mer 8 Juin - 10:12


❝ You're my family ❞
Broderick Yaxley and Jezabel Slate
Je sentais le froid picoter ma peau et je resserrais comme je le pouvais, les deux côtés de mon blouson, réprimant difficilement un frisson. Le vent rendait l’atmosphère encore plus glaciale et la pluie en devenait douloureuse lorsqu’elle s’abattait sur moi. J’avais fini par remonter ma capuche, pour éviter de finir avec un gros rhume. Si jamais je finissais avec de la fièvre, l’autre tarée viendrait encore m’harceler. Manquerait plus qu’elle me court après avec un thermomètre pour terminer de m’achever. Il n’y aurait vraiment rien de surprenant, elle est complètement tarée cette meuf et carrément sans gêne aussi. A croire que chaque matin, en se réveillant, elle réfléchie à un moyen de faire chier les élèves. Faut dire qu’elle y arrive plutôt bien, entre l’harcèlement aux toilettes, son intrusion dans notre Salle Commune, sans compter qu’elle est assez stupide pour emmerder un loup-garou à quelques jours de la pleine lune. Mieux vaut être prévoyante à présent.

Tout en marchant, je me demandais encore pourquoi je me rendais à Pré-Au-Lard. Pourquoi accepter un rendez-vous avec un complet inconnu ? Parce qu’il disait être mon père et que j’ai grand besoin de soutien en ce moment. Je ne sais pas ce qu’il va se passer cet été. Je ne sais pas où je me rendrais, ni ce que je ferais. Et la curiosité, plus un mélange de surprise, voir même de joie, à l’idée d’avoir au moins l’un de mes parents. Beaucoup de questions ne cessaient de me tourner en tête, mais j’étais incapable de trouver les réponses. Ce n’était pas moi qui les détenais, tout ce que je pouvais faire, c’était les poser au principal intéressé.

Alors après avoir prise une grande bouffée d’inspiration pour me donner du courage, je poussais la porte de la Taverne des Trois Balais et j’allais à son encontre. Il me semblait seul et songeur, c’était pour moi typiquement le comportement de quelqu’un qui ne sait pas ce qu’il va se passer dans un avenir proche. Cette assurance ne me ressemblait pas, mais absolument pas du tout. Je prenais sur moi et finalement, je ne m’étais pas trompée, un fin sourire fleurissant sur mes lèvres quand il m’affirma en être l’auteur. Tirant la chaise en face de lui, j’y prenais place, mon regard ne cessait de le scruter. Il y avait quelque chose de familier et ça devait sans doute remonter à mes premières heures ? Premiers jours ? Premiers mois ? Je ne sais même pas quand il a disparu de ma vie à dire vrai, ma mère n’a jamais voulu m’en parler.

« Juste un jus de citrouille, merci. »

Il m’était dur de trouver comme lui parler. J’avais face à moi un total inconnu, mais également la personne à qui je dois la vie. Cette situation était vraiment bizarre. Et mon regard se baissa aussitôt qu’il m’annonça que je ressemblais à ma mère. Peu-à-peu, avec les années, j’ai l’impression de moins bien visualiser son visage et de m’en souvenir qu’une fois que je regarde sa photo. Le son de sa voix, je l’ai également perdu et je ne saurais dire si c’est normal ou si je suis une si mauvaise fille.

« Dans ta lettre, tu me dis m’avoir cherché pendant ces deux dernières années… Pourquoi pas avant ? Que s’est-il passé ? Maman ne me parlait jamais de toi, je ne sais même pas quand tu es sortie de nos vies, ni même qu’elle en est la raison. C’est un peu comme si tu es un sujet tabou et je me sens perdue. Y a-t-il une bonne raison qui t’ait empêché de venir me voir ou simplement de m’écrire durant tout ce temps ? »

J’espérais c’est vrai. Je gardais l’espoir qu’il m’avoue avoir été dans l’impossibilité de me contacter et qu’il n’y a seulement maintenant qu’il peut le faire. J’ai vraiment envie d’y croire, surtout que sa façon de me regarder, n’a vraiment rien à voir avec celle que mon beau-père a à mon égard. Ce dernier n’éprouve que du mépris pour moi, alors que dans les yeux de mon vis-à-vis, j’ai l’impression de déceler un certain intérêt. Ou alors est-ce seulement parce que je me persuade qu’il veut vraiment apprendre à me connaitre.

« Je suis loin d’être une fille parfaite et avant que tu ne prenne le temps de me connaitre, pour en être aussitôt déçu, je vais de suite te révéler de quoi te permettre de t’en aller, si tu le souhaite. Je suis enceinte d’un étudiant de l’Université Magique de Londres. Si je ressemble à ma mère, c’est seulement physiquement. Elle aurait été déçue de moi si elle était encore en vie aujourd’hui. »

Ca j’en étais certaine. Personne n’aimerait apprendre que son adolescente s’apprête à devenir mère, alors qu’elle n’en a elle-même pas fini avec l’enfance. Parfois, je me dis que c’est plus simple qu’elle soit décédée, au moins, je n’ai pas à lire la déception dans son regard.

La serveuse était revenue avec ma boisson, la déposant devant moi. Je ne la remerciais que vite fait d’un geste de la tête avant de saisir mon verre

© Pando
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