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I've come too far to look the other way

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Lun 23 Mai - 18:57
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Can't fight these bad intentions
Lord Voldemort & Mina Lestrange


Je savais que mon époux ne l’approuverait pas mais je ne lui avais pas demandé son avis, profitant très clairement de son absence et de ma possibilité à sortir chez moi pour marcher le long de ce chemin qui me mènerait au grand manoir en face de moi. En ce mois de Janvier et à cause de la basse température, je refermai bien ma cape sur moi pour ne pas avoir froid. La neige tombait et ma capuche recouvrait ma tête quand, de quelques coups comme un code annonçant ma présence, je frappais à la porte. Elle s’ouvrit seule et lentement. Une fois dans le grand couloir, je fis quelques pas dans le manoir Greenwood. Je croisais le regard d’un membre de cette famille sans m’y attarder. Je pris ainsi la direction des escaliers et c’est ce chien de Croupton Junior qui m’accueillit en faisant siffler sa langue comme un serpent. Je grimaçai de dégoût à sa vue alors qu’il approchait de moi en sifflant :
« Mina… Mina… Mina… Notre très chère Mina… Tsssss… Voilà longtemps que je ne t’ai pas vu aux pieds du maître. Serait-ce ton époux qui ne serait pas suffisamment droit et dominant pour t’y poser de force ou est-ce toi qui aurais des élans d’oublies sur ta belle allégeance… Tsssss…
- Si tu avais une quelconque intelligence à ne pas rester uniquement à ses pieds à ne lui servir à rien d’autres que l’utilité d’un simple elfe de maison, tu saurais que cela n’est pas de mon propre chef, rétorquai-je froidement.
- Tsss…. Je crois en avoir entendu parlé… Un arbre n’est-ce pas… Comment va l’enfant que tu portes… Tsss… Bien ? dit-il avec un sourire ironique sur les lèvres. Oh mais j’oubliais… Sevastian nous a prévenu de ton incapacité à porter un enfant… » ricana-t-il.
J’allais très sérieusement l’encastrer dans le mur mais me retenant, je n’oubliai pas la raison de ma visite en ses lieux. Je m’approchai ainsi dangereusement de Croupton alors qu’il ne s’y attendait pas, pour lui glisser à l’oreille :
« Je te déconseille de m’offenser… Sevastian ne pourra pas toujours s’occuper de ta guérison. »
Je ne vis pas le long frisson qui parcourra son échine et je ne voulus encore moins en savoir la cause alors que je montai les escaliers sans me préoccuper de lui. Je croisais alors les jumeaux Carrow qui me firent un simple mouvement de la tête respectueusement. Croupton me suivit de près avec la cruelle sensation au fond de moi qu’il cherchait à me déstabiliser. Il avait toujours voulu m’affaiblir. Pour quelle raison ? Je soupçonnai que ça lui plaise pas que des femmes aient les faveurs du Lord bien plus que lui. Croupton était pourtant un être aussi vil et cinglé que moi. Je ne doutais cependant pas que le maître le préfère en ce moment avec mon mariage avec Arcturus. Je comptai cependant regagner mon ancienne place et le plus tôt possible. Je ne voulais pas que le maître pense que je puisse être capable de le trahir parce que j’avais épousé un jeune mangemort et non un être bien plus dévoué et surement, aux yeux de Bellatrix peut-être, plus adapté à ma propre allégeance. Croupton par exemple ? L’idée me donnait envie de vomir alors qu’il me suivait de prêt simplement et surement pour m’agacer. Je m’arrêtai finalement en haut des escaliers pour le fixer du regard :
« N’as-tu pas autre chose à faire que de siffler dans mes oreilles ?!
- Je veux être aux premières loges quand le maître t’endolorisera. La chute de la petite Valmont… Tssss… C’est bon ça… Tsss…
- Lestrange, lui rappelai-je.
- Qu’importe… ton époux ne gardera pas la vie longtemps à être envoyé comme de la chair à canon ! Tsss ! Tsss ! Tsss ! » s’amusa-t-il.
Je ne relevai pas à ses insinuations pour rejoindre la porte qui faisait tant craindre beaucoup de mangemorts. Pourquoi semblais-je alors aussi sereine ? C’était justement ce qui énervait le plus Croupton alors que j’attendais à la porte qu’il m’annonce pour que je puisse entrer. Peut-être prenait-il mon manque de père comme un peu trop d’audace. Pourquoi cependant craindrai-je mon maître alors que je le considérai comme mon propre père ? Certes il était dur, certes il pouvait avoir un droit de vie ou de mort sur moi mais jamais je ne le craindrai comme tant d’autres. Je redoutai parfois ses décisions come une fille redoute celles de son père. Je pouvais être méfiante ou sur mes gardes mais il restait la seule véritable figure masculine autoritaire dans ma vie depuis la mort de mon père et pour moi il était autant un honneur de dépendre de cet homme que de porter le nom des Lestranges. Mais qui pourrait comprendre ce sentiment de filiation né dès l’instant où j’ai posé le genou devant cet homme avant même qu’il ne me le demande ou n’ouvre la bouche.
Croupton me jaugea un instant avant de finir par rejoindre le maître et m’annoncer. J’attendais alors l’accord de mon maître pour avancer et me baisser devant lui, le regard vers le sol :
« Maître… »
Je ne dis rien sur ma condition physique. Je n’étais pas idiote au point d’imaginer qu’il n’était pas au courant de la situation. Sevastian avait lui-même organisé mon rétablissement. Le Lord devait donc être certainement au courant quand j’avais été dans le coma, la durée, soit deux semaines et le temps de rétablissement, une semaine, avant de me présenter devant lui dès que Sevastian m’en donna l’aval. Je savais faire tout cela dans le dos d’Arcturus mais je n’avais, ou du moins j’en avais le sentiment, de ne pas avoir besoin de son accord pour me présenter à mon maître. Aussi douloureuse l’idée pouvait-elle être : Aujourd’hui encore, mon maître passait en premier et ce malgré la douleur qu’il pourrait m’infliger… Prenez cela alors comme un syndrome de Stockholm, de la folie ou de la soumission mais j’avais vécu durant maintenant, jour pour jour, deux ans au service de mon maître, et je n’étais pas prête de m’arrêter. J’attendais alors sagement qu’il me donne l’ordre de me lever, si tenté que cela soit de son bon plaisir…
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Lord Voldemort
Seigneur des Ténèbres
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Mar 24 Mai - 10:29
Le Seigneur des Ténèbres se tenait derrière la fenêtre, scrutant le ciel brumeux comme s’il espérait avoir une illumination, une main invisible pointant du doigt les traîtres qui l’entouraient. Il était grand temps de faire le ménage dans ses rangs. Il ne supporterait pas d’essuyer un nouvel échec, de voir sa prochaine grande attaque tomber à l’eau à cause d’un mangemort un peu trop bavard. Et si seulement, il n’y avait qu’un seul félon… Mais non, le Lord était désormais persuadé qu’ils étaient plusieurs à vendre des informations capitales à l’ennemi. Et d’ailleurs quel ennemi ? Il avait l’impression qu’il en surgissait de nouveaux à chaque seconde qui s’écoulait. Le Ministère avait toujours été là, puis l’Ordre avait émergée du néant avant de finir en cendres, l’Anarchie s’était élevée, l’Héritage avait fait une brève mais gênante apparition et voilà que maintenant l’Inquisition entrait tumultueusement dans la danse. Chacun de ses ennemis pouvait avoir infiltré des hommes à l’intérieur de ses rangs. Devait-il éliminer tous les nouveaux venus, ne conserver auprès de lui que les mangemorts de la première heure ? Mais pouvait-il réellement se repose sur ceux qu’il considérait comme ses fidèles ? Visiblement non, même ses plus proches lieutenants l’avaient honteusement outragé en lui dissimulant l’existence de leurs enfants. Alors que faire ? Lord Voldemort songeait de plus en plus souvent à repartir de zéro, exécuter les êtres défaillants et se reconstituer une armée d’hommes et de femmes loyaux. Mais cela prenait du temps, et le mage noir se montrait de plus en plus impatient. Cela faisait déjà plus de soixante-dix ans qu’il attendait que son heure vienne. Il ne voulait plus perdre une seule seconde.
Soudain, une sombre silhouette vint le tirer de ses mornes pensées. Elle quittait le manoir des Lestrange et marchait en direction du manoir des Greenwood. A en juger par la tenue, il s’agissait d’une femme. Mais sa cadence était bien trop calme et posée pour être celle de Bellatrix. La silhouette qui avançait dans le froid était sans doute celle de Mina. Le Lord savait qu’elle était sortie du coma. Elle souhaitait certainement s’expliquer, s’excuser auprès de son maître, mais celui-ci n’avait aucune envie d’entendre ses paroles de gamine écervelée. Il n’en pouvait plus des mangemorts incapables de s’occuper d’eux-mêmes, il ne pouvait pas se tenir derrière chacun d’eux et veiller à ce qu’il ne leur arrive rien !

Mina était sortie de son champ de vision, la porte d’entrée du manoir des Greenwood s’était ouverte et les premiers sifflements de Croupton Jr s’étaient faits entendre. Bien, qu’il s’occupe donc de tourmenter la jeune femme, elle l’avait bien cherché après tout. Le Seigneur des Ténèbres attendit plus ou moins patiemment que Barty cesse de déverser son venin et laisse Mina s’agenouiller devant lui. La surplombant de toute sa hauteur, le Lord ne l’autorisa pas à se relever.

« Ton cher époux t’as enfin autorisée à sortir de chez lui ? Je suis si déçu que tu n’aies pas eu le cran de venir plus tôt. Sevastian m’a dit que tu étais sortie du coma il y a une semaine. J’espère que tu n’auras pas l’audace d’insinuer qu’il m’a menti, car vois-tu, je crois beaucoup plus en ses dires qu’en ceux d’une sotte qui s’amuse à percuter les arbres. »

Lord Voldemort se fichait bien de savoir que Mina avait eu besoin d’une semaine pour se remettre des traumatismes subis. Tout ce qui l’importait c’est que la jeune femme avait été dans l’incapacité de le servir et ce durant trois longues semaines. Depuis son mariage avec le fameux fils Lestrange, la Française n’était plus que l’ombre d’elle-même. Ce fichu rejeton exerçait une influence détestable sur elle. Le Seigneur des Ténèbres avait haï Arcturus dès l’instant où il l’avait aperçu. Ce gamin avait une arrogance démesurée alors qu’il n’avait jamais rien accompli de sa vie. Des Lestrange, il n’avait que le nom.

« Je constate que la faiblesse de Bellatrix a fini par déteindre sur toi. Malgré toutes tes belles paroles, l’élève ne dépassera finalement jamais le maître. Tu es condamnée à n’être qu’une vulgaire copie d’un mentor médiocre. »

A l’évocation de Bellatrix, une immense colère submergea Voldemort. Il repensa à ce secret qu’elle avait précieusement conservé avec Rodolphus durant toutes ces années. Mais pire encore, le souvenir de la capture de son lieutenant lui revint en mémoire. Les mangemorts l’avaient cherchée durant des semaines, après que les anarchistes l’aient enlevée lors de la Nuit Rouge. Le Seigneur des Ténèbres ne lui avait toujours pas pardonné la faiblesse dont elle avait fait preuve ce soir-là. Pour la première fois, il s’était senti trahi par son soldat le plus fidèle, le plus flamboyant. Aussi flamboyant que l’éclair rouge qui sortit de sa baguette magique et vint s’abattre sur Mina. Le premier doloris avait frappé, et d’autres le suivraient. A moins que… La baguette du Seigneur des Ténèbres était encore pointée sur la jeune femme, mais un silence de mort régnait dans la pièce. Le Lord ne prononçait aucune formule.

« Tu comprendras que je ne peux accéder à la place qui m’est destinée en étant entourée de faibles et de traîtres. Tu as eu suffisamment de temps pour faire tes preuves et tu n’as fait que me décevoir du début à la fin. Tu t’es montrée plus inutile encore qu’un elfe de maison, tu as fait passer tes propres intérêts avant ceux des mangemorts, tu as failli à tous tes engagements. Ta place n’est pas parmi nous, il est grand temps que tu rejoignes tes chers parents. »

Lord Voldemort eut un instant de réflexion. Devait-il jouer avec ses nerfs en lui lançant un Incendio, qui lui rappellerait inévitablement de quelle façon sa famille avait péri ? Non, comme dit précédemment, il ne voulait plus gaspiller une seule seconde de son précieux temps.

« Avada… »
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Mar 24 Mai - 21:03
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Can't fight these bad intentions
Lord Voldemort & Mina Lestrange


Contrainte de rester agenouillée au sol, je n’en dis cependant rien, docile et disciplinée. Après tout une fille ne l’était-elle pas avec son père ? Etrange filiation n’est-ce pas. Je ne prétendais pas être sa fille adoptive. J’éprouvai simplement cette filiation sans en demander une réciprocité. Je ne bougeai pas même quand il lui vint l’idée de me faire du mal. Là encore je ne bougerai pas et j’affronterai la douleur sans broncher une seule fois, persuadée d’avoir mérité cette punition. Mon corps était encore faible et sans nul doute que mon nez saignerait si le seigneur décidé de continuer sur cette lancée. Cependant, pour je ne savais qu’elle raison, il arrêta son plaisir afin de me dire finalement :
« Ton cher époux t’as enfin autorisée à sortir de chez lui ? Je suis si déçu que tu n’aies pas eu le cran de venir plus tôt. Sevastian m’a dit que tu étais sortie du coma il y a une semaine. J’espère que tu n’auras pas l’audace d’insinuer qu’il m’a menti, car vois-tu, je crois beaucoup plus en ses dires qu’en ceux d’une sotte qui s’amuse à percuter les arbres. »
Le coup était bas mais je ne relevai pas. Je restai agenouillée, prenant sur moi-même si mon poing se serra peut-être d’arrogance. Cette histoire resterait marquée dans les annales. J’avais été faible au point de laisser un auror réussir à m’atteindre et me blesser gravement. J’assumai aussi mon absence d’une semaine après mon réveil. Combien affirmerait mes raisons comme bonne. Je ne pouvais pas marcher de moi-même mais j’étais persuadée que ramper à ses pieds aurait peut-être été une solution en sachant aussi que ma convalescence aurait pu le mettre hors de lui. Le maître n’aimait pas posséder des soldats faibles… J’étais la meilleure placée pour avoir vu mourir bon nombre de jeunes recrues qui ne servaient finalement à rien. Je ne dis donc rien, concédant à assumer mon absence et le prix qu’il en coûtera.
« Je constate que la faiblesse de Bellatrix a fini par déteindre sur toi. Malgré toutes tes belles paroles, l’élève ne dépassera finalement jamais le maître. Tu es condamnée à n’être qu’une vulgaire copie d’un mentor médiocre. »
La deuxième attaque fut plus blessante que la première. Quel élève n’a jamais rêvé de dépasser le maître. Je n’avais jamais voulu trahir Bellatrix mais j’avouer espérer un jour prendre son flambeau quand elle ne pourrait plus assurer sa place, soit par vieillesse, soit simplement par mort.
« Tu comprendras que je ne peux accéder à la place qui m’est destinée en étant entourée de faibles et de traîtres. Tu as eu suffisamment de temps pour faire tes preuves et tu n’as fait que me décevoir du début à la fin. Tu t’es montrée plus inutile encore qu’un elfe de maison, tu as fait passer tes propres intérêts avant ceux des mangemorts, tu as failli à tous tes engagements. Ta place n’est pas parmi nous, il est grand temps que tu rejoignes tes chers parents, déclara-t-il avant de lever sa baguette dans un début de : Avada…
- Les Lestrange ne sont pas les seuls à vous cacher un enfant » dis-je sans prévenir, ce qui eut le don d’arrêter mon maître juste à temps dans la formulation de son sort. Je continuai à regarder le sol.
Je savais que le seul moyen de m’en tirer était de reporter la colère et la haine de mon maître sur un autre que moi. Levinson me sortait par les yeux et je comptai bien profiter de ce moment de répit, prête à trahir ma propre meilleure amie pour mon maître afin de ne pas mourir. Qu’avais-je de toute façon à perdre ? Levinson savait que pour avoir été guéri il lui avait fallu le sang d’un proche direct, soit d’une sœur ou d’un enfant. Ne l’avais-je pas soigné moi-même ? Je savais exactement ce qu’il en était et si Levinson n’avait voulu en entendre parler, je ne doutai pas que le maître, lui, serait très intéressé par ce revirement de situation. J’avais conscience allé très (trop ?) loin mais j’avais estimé que mon temps de service ne s’arrêterait pas à un échec. J’étais prête à reprendre du service et je n’allais pas le faire à moitié. J’étais prête à faire tomber des têtes si je pouvais regagner ses grâces. Levinson n’allait pas apprécier le coup bas, surtout qu’il n’avait voulu accepter une telle possibilité mais moi j’allais me gêner si je pouvais sauver ma peau et peut-être celle au passage de mon époux. Je n’avais alors plus qu’un objectif : redorer ma place et ce au prix de ceux qui se dresseraient devant mon chemin. Je faisais ainsi le choix cruel de faire passer le lord avant mon époux. En effet, ma détermination n’aurait pas de limite…
L’attention du Lord acquise, regardant toujours le sol, je lui dis alors ce que je savais :
« Il possède une descendance… Sang-pur, mélange de la famille Woolf et de celle des Levinson. » continuai-je.
N’avions-nous pas la famille Woolf plus que dévouée à la cause du Lord ? Je ne dis cependant rien de plus, ne voulant parler plus que nécessaire sans autorisation. Je savais pourtant m’avoir donné un sursis. A moi d’attiser sa curiosité et lui rappeler ma dévotion, ce jusqu’à la mort, s’il le fallait.
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Lord Voldemort
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Lun 26 Sep - 20:45
Lord Voldemort était à deux doigts de franchir le point de non-retour. Il allait ôter la vie de Mina Valmont – le nouveau nom de famille de la jeune femme lui écorchait toujours la bouche, aussi préférait-il ne pas le prononcer. Qu’avait-elle fait de plus ou de moins que les autres pour mériter le châtiment irréversible ? Elle ne s’était tout simplement pas montrée à la hauteur des attentes que le Seigneur des Ténèbres avait placées en elle. Elle avait pactisé avec le rejeton des Lestrange, allant jusqu’à l’épouser alors qu’il n’avait jamais réellement prêté allégeance au Lord. A ses yeux, Arcturus ne serait jamais rien de plus que le symbole de l’ignoble trahison de ses lieutenants. Le garçon n’avait rien de la trempe de ses parents, il ne ferait jamais un bon mangemort et si Mina avait pu croire le contraire, cela signifiait qu’elle ne pouvait pas réellement songer à garder sa place dans les rangs du mage noir.

La formule était à demi-prononcée, la rage du Lord gagnait déjà l’extrémité de sa baguette, la fin était proche. Puis, plus rien. Mina avait ouvert la bouche et était parvenue, juste à temps, à sauver sa misérable existence grâce à une simple phrase. En entendant ce terrible aveu, le Seigneur des Ténèbres s’arrêta net. Il se demanda si ce n’était là qu’un simple mensonge destiné à rallonger la vie de la jeune femme de quelques secondes. Mais dans son orgueil, le maître songea que Mina n’oserait jamais lui faire un tel affront, pas à lui. Elle savait quelque chose, et la détermination dans son regard prouvait qu’elle était sûre de ce qu’elle avançait, qu’elle avait des preuves. Et pourtant Lord Voldemort ne voulait pas y croire. Il ne plaçait certes pas une confiance inébranlable en ses mangemorts, mais la possibilité qu’on lui ait une nouvelle fois planté un couteau dans le dos le faisait à la fois rugir et frémir. Si même ses sbires lui cachaient l’existence de leurs enfants, à qui pouvait-il désormais se fier ? Le Lord ne dit mot, il attendit dans un silence de mort que Mina reprenne la parole. C’était comme si finalement, il ne souhaitait pas en savoir plus, comme s’il craignait d’être blessé par la vérité. Oui, le Seigneur des Ténèbres éprouvait la peur lui aussi. Une peur silencieuse mais bel et bien présente, tapie dans les méandres obscurs de son esprit. Le visage de chacun de ses mangemorts défila dans sa tête. Qui pouvait bien être à l’origine de ce nouveau secret, de cette nouvelle trahison ? Rabastan, Fenrir, ou peut-être Sevastian ? Lucius et Burdock ne figuraient pas sur la liste des suspects, leurs fils respectifs portaient déjà la Marque, ils n’auraient eu aucun intérêt à dissimuler l’existence d’un autre enfant.

Mina brisa soudain le silence pesant qui régnait jusqu’alors. Levinson. Evidemment, il aurait dû y penser. Qui d’autre que lui prenait autant de plaisir à s’attirer des ennuis ? En plus d’être un sorcier narcissique et aigri, Bryan était une véritable tête à claques qui ne songeait qu’à ses propres intérêts. Le Seigneur des Ténèbres n’avait été que trop clément avec lui, tout ça parce qu’il avait eu l’audace de purifier son propre arbre généalogique. Le Lord aurait déjà dû l’envoyer six pieds sous terre l’année dernière, alors que Levinson avait ignoré son appel et préféré passer la soirée en compagnie d’une étudiante, fille de mangemorts qui plus est (et cette fois-ci ce n’était pas Eiladora Lestrange…). Le soutien que Bryan avait toujours apporté à cette déserteuse de Greenwood aurait également dû être un motif de répudiation. Mais là encore, le Seigneur des Ténèbres l’avait laissé vivre, et pour cause, Levinson était un fervent défenseur de la cause des Sangs-Purs. Il ne reculait devant aucune séance de torture, aucun massacre d’enfants innocents. Le Lord savait que malgré ses écarts de conduite, il demeurerait loyal jusqu’à son dernier souffle. Mais il était grand temps que Levinson grandisse et apprenne à assumer la responsabilité de ses actes.

« J’espère que ce n’est pas encore l’une de tes chamailleries puériles avec Levinson qui te fait dire cela. Je suis las de vos enfantillages à tous les deux. »

Si la voix du Lord était désormais plus posée, il n’avait pas pour autant abaissé sa baguette. Mina demeurait sa cible du jour et il n’allait pas la lâcher aussi facilement. Il savait pertinemment que les relations entre Valmont et Levinson n’avaient jamais été au beau fixe, aussi préférait-il montrer à Mina qu’il restait sceptique. Bien qu’au fond de lui, il était convaincu qu’elle disait la vérité.

« Bryan est-il au courant ? »

Sait-on jamais, tout était possible avec lui. Mais si ce qu’avançait Mina était exact, si l’enfant de Bryan était de sang-pur, il serait alors possible qu’il vive encore. Après tout, Levinson n’était pas contre l’idée d’avoir une descendance, il exigeait simplement que ses héritiers soient de sang-pur.

« Qui est cet enfant ? Les Woolf connaissent-ils également son existence, savent-ils qui en est le père ? »

Si tel était le cas, ils devraient eux aussi subir la vengeance divine de leur maître. Le Seigneur des Ténèbres abaissa finalement sa baguette et se rapprocha de Mina. Il la détailla scrupuleusement, puis se mit à tourner autour d’elle, comme pour lui rappelle la distribution des rôles. Elle avait beau être celle qui détenait les informations, ici elle n’était que la proie à la merci du prédateur.

« Comment l’as-tu appris ? »

Lord Voldemort voulait tout savoir de cette sordide histoire. Mina ne serait libre qu’à la condition qu’elle lui dévoile tous ses secrets.
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