RSS
RSS



 


 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 4 :: Début de l'an 2000 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Au pays des froufrous !

avatar
Invité
Invité
Lun 23 Mai - 21:05
Invité

❝ Audience entre cousins ❞
Janvier 2000

Si le sang des Black coulait dans mes veines, celui d’un traitre aussi à son sang. Pourtant depuis quelques temps, j’essayais de me caler à des idéaux qui n’étaient les miens par simple esprit de vengeance et de besoin de voir la tête d’un homme au bout d’une corde. Toute ma haine ne découlait que d’erreurs de parcours et pourtant quand on les étalait sur une feuille, on pouvait rapidement comprendre comme j’avais pu en arriver si rapidement là. Tout n’était qu’une question de point de vue mais surtout de besoin de trouver un coupable plus que d’intelligence. Le huis clos à Poudlard… La mort d’innocents… Roxanne… Joanne… Et pourtant Merlin savait que j’avais réussi à faire mon deuil et passer à autre chose. Je ne serai jamais tombé amoureux d’Iris dans d’autres cas. Pourtant la haine était tenace et ma rédemption bien trop fragile encore pour qu’une goutte d’eau ne vienne tout basculer. S’attaquer à mes parents ou ma sœur était la dernière des conneries. Je n’aurai pas réagi moins violemment que ce soit ma sœur ou ma mère mais malheureusement, le fait que cela tombe sur la seule personne dont j’avais besoin réellement encore de mon retour des Etats-Unis, avait suffi à me faire replonger en deux-trois manipulations. Ironie alors quand on savait qu’il était si facile d’accuser Darren Hellson alors qu’en vérité, les mangemorts et Bellatrix Lestrange plus précisément, était derrière cet enlèvement. Comment réagirai-je si je l’apprenais ? Qui sait comment un homme trahi pourrait réagir surtout à ce niveau-là…
Mais pour le moment, là n’était pas la question. En effet, en cette magnifique après-midi où le soleil rayonnait malgré ce manteau blanc sur le sol, un contact m’avait expressément informé avoir des informations pour moi sur les anarchistes. Cet informateur ? Aussi étrange cela soit-il, il s’agissait d’un Lestrange et plus précisément mon cousin : Arcturus Lestrange. Que dire alors de ma confiance ?
J’avais pourtant lu en son regard une chose qui nous rapprochait. Nous n’avions pas choisi la marque – et encore, je ne la portais pas pour le moment – par plaisir de servir un fou furieux mais simplement pour protéger sa famille et faire tomber des têtes. Nous n’avions pas les mêmes cibles mais j’étais assez intelligent pour savoir, indirectement, sans avoir eu besoin de parler, qu’un but commun nous rapprochait. Il n’y avait qu’à voir comment il regardait sa femme. Un regard, même froid et se voulant distant, ne pouvait entièrement trahir. Alors aussi fou que cela puisse être, je ne lui faisais pas confiance mais je lui accordais le bénéfice du doute si ça pouvait me permettre de me rapprocher de mes objectifs. J’étais cependant loin d’imaginer ce qui m’attendait et ce que j’allais découvrir…
Je marchai donc dans le Lordres moldu. Ça en serait presque ironique ! Un sorcier de sang pur, un Lestrange ! qui demande un rendez-vous dans un quartier loin des sorciers. Ses informations devaient être importantes ou graves pour prendre autant sur lui. A moins que ce ne soit moi qui ait un jugement hâtif et malveillant sur mon cousin et ses idéaux. Qui pourrait le dire ?
J’arrivai à un petit café et même moi qui n’étais à la base pas dérangé par le monde moldu, j’en aurais vomi si je le pouvais. L’ambiance était couture, salon de thé et vieille dentelle. Ça sentait le froufrou à plein nez mais quand il m’avait demandé une audience loin du monde sorcier, je n’avais pu m’empêcher d’attirer mon cousin là juste pour le voir mal à l’aise dans une telle atmosphère. C’était piteusement ridicule mais plus fort que moi. Je savais qu’il ne connaîtrait pas mais qui pourrait de toute façon nous trouver ici ?!
Je m’installai donc à une table du fond avec un sourire cependant amusé de ma propre connerie. Je n’avais pas pu m’empêcher de lui faire payer, sans le vouloir non plus méchamment, un conflit provenant de nos parents respectifs. Mais qu’en était-il de nous ? La nature m’obligeait à me méfier mais en avais-je de réel raison ? Je préférai cependant prévenir que guérir.
Arcturus entra finalement, ne s’attendant peut-être pas à atterrir dans un tel endroit. Je me redressai pour qu’il m’aperçoive. Je le laissai approcher avant de lui serrer la main par simple politesse. De là, je m’installai nonchalamment. Non… Arcturus Lestrange dans un tel endroit, je ne pouvais m’empêcher de pouffer de rire.
« Désolé… Tu m’as dit loin des regards indiscrets et je vois mal quelqu’un… ou plutôt Voldemort [HJ : quoi que : click] … nous trouver ici et comme ça avait l’air important… » me justifiai-je.
J’attendais alors qu’il se mette à l’aise, si tenté que se puisse être possible… Au même moment, la vieille serveuse nous demanda ce que nous désirions. Je commandai un simple café pour ma part. Je tenais tout de même à avoir les idées lucides. Qui sait ce que Lestrange serait capable de faire… Je n’oubliais pas ses ascendances.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Mar 24 Mai - 11:25
Invité
Je me lançais peut-être dans l’une des pires folies de ma vie, mais bon ce n’était sûrement la première de ma vie et encore moins la dernière. Voilà qu’aujourd’hui, je prenais des risques en allant à la rencontre d’Alexander Black, prétendant pour la marque, fils du traître à son sang de cousin de ma mère. Et pourquoi allais-je donc à sa rencontre ? Pour lui faire savoir qu’il ne devrait pas prendre la marque parce que c’était bel et bien le monstre qu’il voulait servir et ses serviteurs qui avaient capturés son père et non les anarchistes comme les mangemorts avaient voulus le laisser croire. Je devrais remercier ma femme de m’avoir fait savoir cette information alors que je ne m’en doutais pas plus que cela, après tout, je pouvais croire les anarchistes capables d’une telle chose, ils avaient bien enlevé ma mère sans aucun scrupule. Je ne voulais pas penser à cela, en fait, je voulais surtout aider mon cousin, ne me demandait pas pourquoi. Je ne le savais réellement moi-même, mais je n’avais pas envie qu’il gâche son existence en prenant la marque, qu’il perde sa famille. Voilà sûrement le plus important, je savais qu’il avait une famille lui, une famille qui devait sûrement l’aimer et je ne voulais pas qu’il la perde. Je ne savais que trop ce qu’on pouvait ressentir en ne recevant aucune attention de ses parents. Je fis le vide dans ma tête, il était presque temps pour moi de partir mais je pris le temps de laisser mes doigts glissés dans les cheveux de ma femme avant de poser un baiser sur son front. « Pardonnes moi ! » Murmurais-je. Je savais que ma femme ne m’entendait sûrement pas dans son coma, mais je voulais qu’elle me pardonne. Je savais qu’elle n’approuverait pas mes actes mais je ne pouvais faire autrement, je ne pouvais pas laisser Alexander prendre la marque des ténèbres alors que je savais que c’était la plus grosse erreur qu’il puisse faire dans sa vie, une erreur que j’ai fait par amour pour ma femme et par besoin de protection de ma famille.

Je quittais le chevet de ma femme pour enfiler une tenue pouvant passer chez les moldus. Je lui avais demandé un rendez-vous dans le monde moldu, le plus loin possible des mangemorts. Je ne voulais pas prendre le risque qu’un de mes collègues puisse découvrir que je faisais tout pour éloigner Alexander des mangemorts et n’apprenne ainsi que je n’étais sûrement pas du tout le plus fidèle mangemort du Seigneur des Ténèbres. Après tout, les Black n’en étaient pas à leur coup d’essai pour les brebis galeuses, Sirius Black n’avait même pas été le premier de l’arbre généalogique à être un traître à son sang. Ma mère avait bien une sœur ayant agis de manière similaire, alors pourquoi m’étonnerais-je du fait que j’étais en train de suivre le même chemin que les autres traîtres nés chez les Black. Quoi que contrairement à eux, je gardais mes idéaux de pureté du sang, je ne pouvais les renier, c’était mon éducation et puis je considérais bien le sang-pur supérieur aux autres sangs. Ce qui dans le fond ne faisait pas forcément de moi un être mauvais, je n’étais pas pour l’extermination complète du sang impur, après tout, ils pouvaient toujours avoir une légère utilité quelque part. Je sortis de mon manoir et je me mis en route dans le Londres moldu afin de me rendre à l’adresse que m’avait fait parvenir mon cousin. Je lui avais laissé le choix du lieu, après tout, je pouvais comprendre qu’il se montre méfiant pour une rencontre entre nous et je lui avais donc laisser choisir l’endroit, pour lui faire savoir que je ne voulais pas lui tendre un piège. J’espérais simplement que lui n’avait pas fait filtrer à qui que ce soit l’information que nous nous voyons, sinon je pourrais très rapidement dire adieu à ma vie. J’arrivais finalement devant l’établissement, c’était un salon de thé. Malgré moi, je grimaçais devant la porte, n’ayant aucune envie de la pousser pour rejoindre mon cousin. C’était bien tentant de faire demi-tour.

Je finis pourtant par entrer après m’être recomposé un visage parfaitement neutre. Je vis au fond de la salle, Alexander se redresser afin que je puisse voir où il avait pris place. Je m’approchais de lui avec une démarche calme, mais je n’étais absolument pas dans mon élément. Etant loin du monde sorcier, je n’étais déjà pas franchement très à l’aise, mais l’endroit n’avait rien du tout pour me mettre à l’aise, c’était même tout l’inverse, il ne faisait que faire naître encore plus de malaise en moi. Ce n’était vraiment pas ma place de me trouver là. Je pris la main tendue d’Alexander pour la serrer en faisant preuve d’autant de politesse que lui. En m’asseyant, je me dis que la situation était réellement étrange. Nous étions deux étrangers lui et moi, alors que son père et ma mère s’avéraient pourtant être cousins. Je ne pensais pas plus loin, en me disant que peut-être le fait que nous soyons de la même famille, avec du sang en commun pourrait plus facilement lui faire accepter que même en portant le nom de Lestrange, je n’étais pas forcément à l’image de mes parents et de mon oncle. « Désolé… Tu m’as dit loin des regards indiscrets et je vois mal quelqu’un… nous trouver ici et comme ça avait l’air important… » Me dit Alexander et je le regardais d’un œil sceptique. Je voyais bien que la situation était très amusante pour lui. Je ne me formalisais pas du fait qu’il avait voulu un peu se jouer de moi. Après tout, je devais lui accorder qu’ici personne ne viendrait nous chercher, ni lui, ni moi.

La serveuse arriva pour prendre notre commande et je pris comme mon cousin un café. J’en avais bien besoin, j’avais sûrement un peu trop bu encore une fois, même si j’avais les idées claires, elles ne l’étaient pas totalement. Depuis l’accident de Mina, je ne dormais qu’après une bonne dose d’alcool que je trimballais encore la journée du lendemain mais je ne trouvais pas le sommeil autrement. Il fallait que je sombre de fatigue ou d’ivresse pour enfin fermer l’œil. J’attendis que la serveuse nous amène nos cafés avant de me décider à prendre la parole. Je n’avais pas très envie que des oreilles indiscrètes puisses nous entendre surtout pas des oreilles moldus qui pourraient se poser des questions sur nos dires. « Je ne pourrais pas te donner l’ensemble des informations ici, Alexander. Certaines preuves demanderont des moyens que nous n’avons ici, puisqu’il s’agit de voir des souvenirs. » Déclarais-je très calmement. Après tout, je pouvais bien lui dire tout ce que je voudrais, je doutais qu’il puisse me croire. Je n’étais après tout qu’un Lestrange et un mangemort, il ne devait en aucun cas me faire confiance, pas plus que je ne lui faisais confiance. « Avant toute chose, aucun mangemort ne doit apprendre que nous avons eu cette entrevue. Je tiens à rester en vie le plus longtemps possible. C’est aussi que je ne suis pas particulièrement tenté de mourir sous les sorts du Seigneur des Ténèbres ou de ma mère. » Affirmais-je avec un léger sourire en coin. J’avais avant de dire ses mots regardés autour de moi afin d’être sûr que personne ne pouvait nous entendre. Je bus une gorgée de mon café tranquillement avant reposer ma tasse sur la table. Il me fallait rentrer dans le vif du sujet mais sans le faire trop directement, j’avais peur qu’en lui annonçant de but en blanc que les anarchistes n’étaient en rien coupable de l’enlèvement de son père, il ne réagisse violemment et s’en aille sans écouter mes explications. « Ecoutes moi jusqu’au bout même si mes premières paroles ne te plaisent pas. » Ordonnais-je à mon vis-à-vis avant de choisir d'attendre qu'il me dise qu'il le ferait pour poursuivre.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Mer 25 Mai - 7:58
Invité

❝ Audience entre cousins ❞
Janvier 2000

L’unique raison pour laquelle j’avais accepté une entrevue avec mon cousin éloigné était parce que je pensais qu’il avait des informations pour moi sur les anarchistes. En ce moment, il n’y avait que ça qui me motivait à avoir un intérêt quelconque pour un mangemort. Je n’avais aucun apriori pour Arcturus si ce n’était que pour moi il devait être un mangemort actif. Serais-je en train de juger à cause de son ascendance ? Non, plus particulièrement à cause de sa femme qui était connu, selon beaucoup de mangemorts, pour être dangereuse. Il était donc naturel pour moi qu’Arcturus le soit tout autant et donc par conséquent, ressemble à ses parents comme moi je pouvais ressembler à mon propre père. Comment pourrait-il en être autrement ? J’allais très rapidement le découvrir…
Alors qu’Arcturus semblait être méfiant vis-à-vis de son entourage, je préférai garder un œil sur lui et la position de ma baguette. Je ne me sentais pas toujours (voir jamais) en sécurité chez les mangemorts et qui savait ce dont mon cousin pouvait être capable. Je préférai donc rester sur mes gardes une fois l’amusement passé sur mon visage.
« Je ne pourrais pas te donner l’ensemble des informations ici, Alexander. Certaines preuves demanderont des moyens que nous n’avons ici, puisqu’il s’agit de voir des souvenirs. » me déclara-t-il.
Je supposai qu’il souhaitait utiliser une pensine pour me faire voir ce que lui aurait pu être témoin pour me convaincre. La question était : me convaincre de quoi ? Je fus intrigué par ses mots et je me demandai sérieusement ce que Lestrange avait à me dévoiler. J’étais à mille lieux d’imaginer que cela concernait mon père. Je ne dis donc rien, attendant patiemment tout en jetant régulièrement des regards vers l’entrée du salon de thé afin de nous protéger autant lui que moi.
« Avant toute chose, aucun mangemort ne doit apprendre que nous avons eu cette entrevue. Je tiens à rester en vie le plus longtemps possible. C’est aussi que je ne suis pas particulièrement tenté de mourir sous les sorts du Seigneur des Ténèbres ou de ma mère. »
Je fronçais des sourcils à ses mots. Ses paroles semblaient bien étrange. Le croyant actif chez les mangemorts, je ne comprenais pas ce qu’il avait à me déclarer qui pourrait, je le supposai encore une fois à ses mots, les compromettre. L’attitude de mon cousin était véritablement étrange et je me mis à me demander un instant si finalement Arcturus n’avait pas été envoyé pour tester ma fidélité. Qui pourrait me prouver le contraire ? J’étais loin de me douter qu’Arcturus était en train de prendre le même chemin que Severus Rogue par exemple… Cela me semblait même improbable. Je ne pouvais imaginer cela d’un homme avec des idéaux très carrés. J’étais peut-être sot à me jeter dans la gueule du loup mais je savais encore réfléchir et si j’avais fait le choix de bientôt porter la marque, je n’allais pas non plus être simplement naïf et me croire tout ce qu’on voulait bien me dire. Il me fallait des preuves. Après tout, quand j’avais découvert que les anarchistes détenaient mon père, Bryan m’avait fourni des preuves tangibles.
« Ecoutes moi jusqu’au bout même si mes premières paroles ne te plaisent pas. » m’ordonna-t-il alors.
Il semblait à cran et méfiant. Je fronçai d’autant plus les sourcils. Jouait-il un rôle pour me corrompre et gagner un peu plus la confiance du Lord ou était-il sincère et cherchait-il, pour je ne savais quelle raison, m’aider ? Je décidai de jouer la carte du bénéfice du doute. Après tout, si ce n’était qu’un jeu pour me découvrir, je pourrai très bien m’en servir pour assurer mes positions auprès du Lord sournoisement. Et s’il était sincère ? Alors j’aviserai suivant ce qu’il avait à me dire. Après tout, je n’avais qu’un seul objectif : me venger. Le reste, je m’en contre-fichais royalement.
La serveuse arriva et déposa nos cafés avant de nous laisser de nouveau seul. Je posai alors les deux mains sur la table en guise de paix mais sans pour autant afficher une attitude totalement ouverte. En effet, mes deux mains étaient liées. C’était un premier geste d’écoute mais je ne lui faisais clairement pas confiance. Je lui dis alors, droit dans les yeux :
« Autant être honnête directement et oublier les convenances qui nous obligeraient à prendre des pincettes ou tourner autour du pot. Je vais être direct avec toi. Tout ce qui m’intéresse est d’avoir la peau du leader des anarchistes. Donc à moins d’avoir quelque chose qui me permettrait d’arriver à mes fins, je peux t’assurer et même te garantir gâcher ta salive et ton temps pour rien. Du reste, vos petits problèmes entre fidèles, si tentait que cela concerne cette idée, je m’en contre-fiche. Je ne souhaite adopter la position d’aucun autre mangemort comme certains ont déjà essayé par le passé. Vos petites guerres vers ses attentions ne me concernent nullement. J’ai autre chose à faire que de me battre pour l’intérêt d’un maître. Je ne dis pas n’avoir strictement rien à faire de cet homme. Je préfère me contenter de le servir à son convenance et obtenir ce que je veux. Du reste, qu’importe ? Maintenant que cela est mis au clair, je t’écoute. Si tenté que tu ais toujours envie de me dire ce qui semble t’être important… »
J’étais buté et déterminé et pour cela j’étais prêt à être fidèle envers un homme. Ma vengeance avait un prix : ma fidélité. Tant que j’aurais Darren Hellson dans le collimateur, le Lord pouvait s’assurer de ma fidélité aveugle. Après tout, depuis le début, je ne l’avais certainement jamais contrarié. Je me faisais discret mais j’obéissais. Cela allait-il duré ? J’étais loin de me douter de la suite des événements qui risquaient de chambouler certainement beaucoup de choses.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Mer 1 Juin - 16:13
Invité
J’observais mon cousin avec méfiance, je n’étais pas tout à fait certain de pouvoir lui faire confiance pour ne rien dire aux mangemorts. Après tout, il restait un parfait inconnu pour moi et je ne savais comment il était. Ce rendez-vous était aussi notre première véritable rencontre à tous les deux. Lui-même ne semblait pas totalement sûr de vouloir me faire confiance. Je ne comprenais parfaitement et je ne lui en voulais pas le moins du monde, je ne me serais pas non plus fait confiance à sa place. J’espérais que le fait d’avoir un père traître à son sang me laissait peut-être un peu plus de crédibilité.

La serveuse arriva avec nos cafés, mais je gardais mes yeux fixés sur Alexander, ma main droite saisit la tasse sans que je ne fasse le moindre mouvement pour l’amener à mes lèvres. « Autant être honnête directement et oublier les convenances qui nous obligeraient à prendre des pincettes ou tourner autour du pot. Je vais être direct avec toi. Tout ce qui m’intéresse est d’avoir la peau du leader des anarchistes. Donc à moins d’avoir quelque chose qui me permettrait d’arriver à mes fins, je peux t’assurer et même te garantir gâcher ta salive et ton temps pour rien. Du reste, vos petits problèmes entre fidèles, si tentait que cela concerne cette idée, je m’en contre-fiche. Je ne souhaite adopter la position d’aucun autre mangemort comme certains ont déjà essayé par le passé. Vos petites guerres vers ses attentions ne me concernent nullement. J’ai autre chose à faire que de me battre pour l’intérêt d’un maître. Je ne dis pas n’avoir strictement rien à faire de cet homme. Je préfère me contenter de le servir à sa convenance et obtenir ce que je veux. Du reste, qu’importe ? Maintenant que cela est mis au clair, je t’écoute. Si tenté que tu ais toujours envie de me dire ce qui semble t’être important… » J’observais Alexander avec un léger sourire en coin. Il pouvait le prendre comme il le désirait, mais je devais avouer que j’aimais plutôt sa façon d’appréhender les mangemorts, mais elle le ferait sûrement tuer s’il venait à finalement recevoir la marque. On me jugeait déjà trop peu fidèle et j’avais les mêmes idéaux que les mangemorts, aucun scrupule à tuer, mais je ne prenais simplement pas plaisir à servir le Seigneur des Ténèbres. Alexander venait de me mettre dans une situation assez déplaisante, allait-il m’écouter alors que je ne lui donnais rien pour éliminer le chef des anarchistes, je voulais justement lui apprendre que son père n’avait été enlevé par les anarchistes mais bien par les mangemorts qui avaient tout fait pour faire accuser les anarchistes.

Je pris une gorgée de mon café en étant légèrement pensif. Je me demandais comment aborder le sujet. Je finis par me dire qu’il allait sûrement m’écouter si j’abordais le sujet en expliquant bien que mes informations concernaient les anarchistes sans être contre eux mais avant tout, qu’elles concernaient aussi et surtout son père. L’amour familial, voilà ce qui pourrait jouer en ma faveur, du moins, si Sirius Black a su se montrer plus sentimental et paternel avec ses enfants que sa cousine a été une mère pour moi. « Je ne vais pas t’apporter des informations qui vont te plaire à propos des anarchistes. Je n’ai strictement rien pour t’aider dans ta quête de destruction. Cependant avant de penser à quitter les lieux sans m’avoir écouté, je te conseille de prendre en considération que mes informations concernent ton père et la façon dont il a disparu, qui n’était en aucun cas le fait des anarchistes. J’ai des preuves de mes affirmations. » Assurais-je sans quitter mon cousin des yeux. J’étais un peu tendu, est ce que je pourrais vraiment aider Alexander à ne pas faire les mêmes erreurs que moi en lui parlant de ce qui était arrivé à son père ? Après tout, je me retrouvais bien mangemort alors que j’avais toujours affirmé en mon fort intérieur que je ne le deviendrais jamais à cause de ce que le Seigneur des Ténèbres a fait de mes parents. La marque est bel et bien à mon bras à présent et pour des bonnes raisons, j’en ai conscience mais tout de même sur mon bras et je dois me soumettre à cet homme pour qui je n’ai aucune fidélité. Nous partageons simplement des idéaux communs le Lord et moi.

Je finis par tenter d’oublier mes sombres pensées sur le Lord. Me contentant de poser une fiole sur la table. C’était une fiole contenant mes souvenirs. Des souvenirs d’une conversation avec ma femme, une conversation qui allait apprendre bien des choses à Alex, s’il consentait à m’écouter bien évidemment. Je comptais bien lui donner le maximum d’informations oralement après avoir passé un léger accord avec lui. Parce qu’en l’aidant, je voulais également la garantie que ma femme et moi serions en sécurité, s’il venait à s’éloigner des mangemorts, je ne voulais en aucun cas que nos noms ne ressortent dans les autres camps de cette guerre. « Toutes les preuves sont là. Avant d’entrer plus dans les détails, Alexander, je veux quelques garanties. Ce que je vais te dire pourrais me conduire à la mort et je me juge bien trop jeune pour mourir. Je sais que tu n’aimeras sûrement pas entendre cette vérité et que tu ne voudras pas me faire confiance en l’entendant. Je te demande si cela t’es possible de faire abstraction de ce qui ne jouera pas en ma faveur pour te convaincre et cela jusqu’à ce que j’ai fini de tout t’expliquer. » Ma demande était claire, je voulais qu’il oublie le fait que j’étais le fils des Lestrange et le fait que je portais la marque. Je voulais qu’il dissocie mes allégeances et mon nom de notre conversation. Puisque s’il pensait à moi comme le fils des Lestrange ou comme un mangemort, il finirait par ne pas croire un traître mot de ce que j’allais lui annoncer sur l’enlèvement de son père. Même si j’allais enfoncer les mangemorts, il pourrait bien penser que c’était simplement pour des questions de petites bagarres de pouvoir entre mangemorts ou pour toutes autres raisons qui pourrait germer dans sa tête. Alors que je ne fais cela que pour tenter de lui éviter de faire la même erreur que moi alors que rien ne le pousse à prendre la marque, si ce n’est ses envies de vengeance.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Dim 5 Juin - 9:32
Invité
Après mes dires, je pensai avoir été suffisamment clair. Je partageai peut-être beaucoup de choses avec certains mangemorts depuis qu’Iris m’avait quitté mais je n’oubliais pas encore qui j’étais et quel était le but de mes choix même si certains ne pourraient comprendre. Je ne voulais pas trop me lier avec les mangemorts parce que je savais qu’une fois Darren six pieds sous terre, je pourrai très bien me retourner contre un maître qui allait croire en ma soumission. J’étais naïf certes de penser que ça pourrait être aussi simple mais j’avais un gros défaut d’avoir la sensation de ne plus avoir rien à perdre. Si je réussissais mon coup, ma famille et mes amis seraient en sureté. Le chaos serait présent à Londres et l’ordre pourrait certainement en profiter pour agir, dans l’espoir que l’inquisition ne vient pas à prendre la place des deux monstres de ce pays… Je n’avais pas assez d’arrogance pour penser survivre au Lord. J’avais cependant besoin d’aller au bout de cette vengeance. De toute façon, après la réaction de mon père et ce que j’avais fait, j’avais la sensation de ne pouvoir jamais retourner en arrière. Rien ne me poussait à faire machine arrière et de cesser cette folie…
Rien ? Si ce n’est peut-être la rancune d’avoir été berné. Cela empêcherait-il une autre folie ? J’étais face à Arcturus et j’étais loin de m’imaginer ce qu’il allait me confier. Il prit une gorgée de son café, l’air pensif et j’analysai mon cousin éloigné d’un œil. Il avait les traits de son père. Je ne retrouvai nullement ceux de sa mère mais je restai sur mes gardes. S’il avait hérité des traits de son père, il pouvait avoir aussi obtenu la personnalité de sa mère. Je n’étais cependant pas idiot. J’avais bien noté certaines tensions entre lui et sa famille même si je n’avais très clairement compris le rôle exact de sa femme à part celui d’être la protégée de sa mère, ce qui me laisser douter sur ses potentielles innocences. On m’avait mis en garde. Sa femme n’était pas à prendre à la légère… Mais lui ?
« Je ne vais pas t’apporter des informations qui vont te plaire à propos des anarchistes. »
Autant le dire : ça commençait mal et j’avais comme le sentiment, m’en douter depuis le début. Je levai les yeux au ciel, ne cachant même pas mon agacement. Ce rendez-vous était une perte de temps. Je ne comptai pas me lier d’amitié avec le fils de Bellatrix. Je pouvais être très con mais tout de même !
« Je n’ai strictement rien pour t’aider dans ta quête de destruction. Cependant avant de penser à quitter les lieux sans m’avoir écouté, je te conseille de prendre en considération que mes informations concernent ton père… »
L’évocation de mon père m’interpella. Mon père… l’était-il encore aujourd’hui ? Lui qui n’avait même pas cherché à comprendre, préférant me repousser sur les premiers instants de sa découverte. J’avais beaucoup de mal à entendre parler de mon père. Je me sentais moi-même trahi. Il semblait vouloir mettre une croix sur son fils et si cela était douloureux à supporter, était-ce cependant un mal en soi ? Après tout s’il y avait bien eu une personne pour me ramener dans le droit chemin, c’était bien lui plus qu’Iris ou que nul autre. Ma haine s’en félicitait de s’être presque débarassée du seul barrage à mes folies. Ne restait que ma mère avec qui j’avais aussi été très proche mais j’avais la prétention de penser par avance ce qu’elle était capable de dire. Si mon père ne le supportait pas, pourquoi en serait-il autrement avec ma mère ? Mes parents… Ma sœur… ma famille… ils ne devaient plus l’être. Bryan me l’avait très clairement conseillé et aveuglé par la haine, je suivais bêtement son avis.
« … et la façon dont il a disparu, qui n’était en aucun cas le fait des anarchistes. J’ai des preuves de mes affirmations.
- Foutaise. Je l’ai vu de mes propres yeux. Ça ne sert à rien de tenter de m’en convaincre. » affirmai-je.
Je croisai les bras d’énervement. Quel était cet entêtement à vouloir m’assurer que les mangemorts avaient monté cette machination ! Bryan et Morgana ne m’auraient jamais fait un tel coup. C’était impossible. Je refusais de le croire alors qu’ils étaient tout ce qui me rester dans ma quête de vengeance. Arcturus dût cependant très certainement se douter de mes entêtements puisqu’il poussa une fiole sur la table. Intrigué, je la regardai. Je devinai rapidement ce qu’il pouvait y avoir à l’intérieur. Fronçant des sourcils, ma haine voulait briser cette fiole, me pousser à me lever et le menacer de révéler sa tentative de traitrise à son maître. Un Lestrange de moins ne ferait pas de mal à cette terre. Et si je pouvais au passage retourner cette haine contre d’autres membres de cette famille… Cependant si ma haine était démangée d’une telle attitude, j’avais encore un minimum de raison et d’intrigue pour me contenter de fixer cette fiole avant de relever le regard vers Arcturus. Ce qu’il y avait dedans était en train d’animer ma curiosité et mes angoisses. Je n’étais pas si idiot. Je prêchai une situation en me doutant qu’elle n’était tout à fait exacte. Elle arrangeait cependant si bien ma haine qu’il était difficile pour moi de ne pas me mettre de simples œillères… Face cependant à la preuve irréfutable d’un doute que je tentai de noyer depuis mon entrevue avec mon père, j’étais tenté de saisir cette fiole et d’en regarder le contenu en sachant pertinemment que faire ça risquait de changer radicalement le cours de la situation. Je ne pourrai pas m’aveugler longtemps devant des preuves accablantes…
« Toutes les preuves sont là. Avant d’entrer plus dans les détails, Alexander, je veux quelques garanties. Ce que je vais te dire pourrais me conduire à la mort et je me juge bien trop jeune pour mourir. Je sais que tu n’aimeras sûrement pas entendre cette vérité et que tu ne voudras pas me faire confiance en l’entendant. Je te demande si cela t’es possible de faire abstraction de ce qui ne jouera pas en ma faveur pour te convaincre et cela jusqu’à ce que j’ai fini de tout t’expliquer. »
J’étais stupide, con et peut-être impulsif mais j’étais intelligent et je savais que ce qu’il était en train de faire n’allait certainement pas avec ses potentielles fidélités avec le Lord. Après tout, me convaincre de la fausseté des propos de Voldemort n’avait vraiment rien de très fidèle et c’est pour cela que mon cousin éloigné m’intriguait plus que tout. Pourquoi faire une telle chose ? Me tester ? Je n’en avais pas le sentiment. Il avait réellement l’air sincère et peut-être même dépassé lui-même. Je ne connaissais pas les circonstances de la prise de sa marque. Tout ce que je savais était que Voldemort avait été bien surpris de découvrir des enfants de Bellatrix. Avait-il fait le choix de se révéler lui-même ? Au vue des réactions, j’avais comme ce sentiment. Mais pourquoi ? La réponse était devant mes yeux. Arcturus était, avant d’être un Lestrange, un homme qui était tombé amoureux et ça, tous les mangemorts le savaient. Aurait-il pris la marque par amour ? Sa situation ressemblait étrangement à la mienne même si lui n’agissait pas par désir de vengeance mais par simple besoin de protéger les siens. Etions-nous cependant différent ? Après tout je vendais des informations de l’ordre autant que je délivrai des choses à l’ordre indirectement… Certes je prenais plus de gant avant l’ordre. Je ne voulais pas qu’ils comprennent mes faits et gestes… Après tout, j’avais osé faire une chose ignoble à ma sœur pour m’en protéger, ce n’était pas pour me trahir à la moindre occasion. Arcturus devenait ainsi une source d’intérêt. J’étais curieux de savoir pourquoi il faisait cela. Après tout, s’il ne voulait pas mourir, pourquoi simplement ne pas se taire ?
« Un détail me chiffonne… Tu affirmes ne pas vouloir mourir, ça je peux le comprendre… Mais tu me donnes une preuve à la fois d’un mensonge des Voldemort mais de ta propre traitrise envers lui. Cette fiole, si elle contient ce que je le pense, dis-je en la prenant dans mes mains, pourrait être ta fin. Qui t’assure le fait que je ne la donnerai pas au Lord, une fois le dos tourné ? dis-je très sérieusement. Ta démarche m’intrigue… Tu dis vouloir agir pour ne pas mourir mais tu prends de gros risques en me faisant confiance. Quels sont tes intérêts dans tout cela ? Pourquoi me donner un souvenir qui pourrait porter préjudice au Lord ? Si cette fiole tombe entre de mauvaises mains, c’est la tête de ta famille que tu joues… »
Et par sa famille j’entendais sa femme et lui. Je regardai alors la fiole. Sa démarche m’intriguait assez pour me faire réfléchir et éviter de partir. S’il prenait de telles risques, si c’était bien ce que je pensais, alors le souvenir devait comporter ce que je ne voulais pas imaginer. Je finis par lui dire, en gardant cependant la fiole dans mes mains :
« Mais surtout… Qu’est-ce qui peut t’affirmer que je vais en tenir compte ? Je suis prêt à tout pour me venger. J’ai déjà été trop loin. Crois-tu que je ne soupçonne pas ce qui s’est tramé ? Crois-tu que j’ai été si con peut-être pour ne pas finir par douter ? Nous parlons des mangemorts… Cependant avec ou sans preuve, le temps que je doute, j’ai fait des erreurs que je ne pourrai réparer. Alors pourquoi n’irai-je pas jusqu’au bout, même en connaissance de cause ? Je sais que mon père a peut-être été capturé par ta propre mère et surement torturé mais mon père ne se considère peut-être plus comme tel à l’heure qu’il est donc pourquoi devrais-je reculer ? Pourquoi devrai-je renier ce que je suis devenu ? Cette fiole… marquai-je une pause en la tendant pour la regarder. Je n’ai pas besoin de la voir pour savoir ce qu’elle contient , dis-je en la faisant glisser vers lui. « Tu ferais mieux de la détruire avant qu’elle ne tombe entre de mauvaise mains. »
Mon choix de lui rendre était la preuve même de ne pas avoir autant sombré que je voulais le croire. J’étais capable de compassion même pour le fils de l’ennemi numéro un de mon propre père. J’avais de la compassion pour cet homme. Il semblait lutter autant que moi pour sa propre famille. Je finis par m’ébouriffer les cheveux. Quel ironie de voir que les deux enfants de Sirius et Bellatrix avaient le même but. La seule différence était que nous ne choisissions pas la même manière de l’exprimer. J’avais choisi la haine et la vengeance. Qu’en était-il de lui ? L’amour ? Je m’ébouriffai les cheveux, dépassé par les événements. Je ne m’étais pas attendu à cela de mon cousin éloigné mais sans que je ne m’en doute, il venait de gagner une certaine petite confiance chez moi. Elle était cependant suffisante pour que je lui dise :
« J’ignore la raison de ta démarche mais j’ai fait des choix qui ne semblent ouvrir d’autres voix. Si je m’arrête là, à quoi aurons servi tous ces morts ? A rien ? Je n’arrive pas à l’accepter… »
J’étais finalement bien plus sensible qu’il n’y paraissait. Je ne supportai pas les morts. Je ne supportai pas les tortures des mangemorts. Je ne supportai pas de voir le monde souffrir et s’effondrer. J’avais seulement appris à prendre sur moi et subir ces atrocités sous mes yeux dans l’espoir de pouvoir y mettre un terme un jour en me rapprochant autant du mal. Cependant ce que je ne comprenais pas encore était que me rapprocher du mal ainsi, pouvait finir par me noyer. J’étais encore touché mais combien de temps avant que ma baguette ne se lève vraiment contre une personne. J’avais vu, je n’avais rien dit et je me sentais déjà comme un monstre pour ça, de laisser ces dommages collatéraux être commis juste pour arriver à mes fins. Combien de temps avant de tuer moi-même de sang froid ? Mon premier mort avait après tout été commis. Certes par un ricochet pour éviter le sort de ma sœur. Certes le sort ne venait pas de moi. Certes je ne l’avais pas fait exprès mais pour moi, c’était tout comme. Il ne faudrait donc pas longtemps pour que je franchisse la dernière étape, celle de taire tous mes bons côtés et d’oublier qui j’étais et pourquoi je me battais…
« Si c’est tenter de m’éviter je ne sais quoi, tu arrives trop tard. » lui dis-je très franchement décidé à ne pas reculer.
Ce que je ne comprenais cependant pas était que je pouvais encore faire machine arrière… Même après tout ce que j’avais fait puisque finalement, je n’avais jamais vraiment tué, j’avais encore de la famille qui croyait en moi et surtout je pouvais encore sauver mon couple. Mais ça… pour arriver à le comprendre… J’étai buté, comme tous les Black. Et j’allais finir par commettre l’irréparable à cause d’un simple défaut de caractère.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Dim 5 Juin - 15:07
Invité
J’observais Alexander sans réellement savoir ce qu’il pouvait bien penser de moi, mais j’avais bien compris son scepticisme face à ma présence ici, surtout depuis que j’avais dit que j’avais des informations concernant plus ce qui était arrivé avec son père et non des informations qui iraient contre les anarchistes. Du moins, j’espérais que même s’il était un membre de la famille Black, il était capable d’utiliser son cerveau et ne pas se fier simplement à ses sentiments. Quoi que, j’étais assez mal placé pour penser une telle chose, mes actes découlant généralement des sentiments que je pouvais ressentir, bien qu’ils étaient réfléchis, je savais que mes sentiments motivaient toujours en partie mes choix. J’aurai aimé avoir les bonnes paroles pour lui faire comprendre que prendre la marque ne lui apporterait sûrement rien de positif. Après tout, bien qu’étant devenu mangemort en partageant les idéaux, je ne retirais aucun plaisir à ma servitude. Je n’arrivais pas à imaginer Alexander comme un mangemort, il me semblait bien loin de penser comme je le pouvais et il n’avait sûrement pas eu la même éducation que moi, je n’étais pas certains qu’il puisse un jour être à l’aise avec l’idée de torturer juste sur ordre d’un homme et ceux sans ressentir aucun scrupule. « Un détail me chiffonne… Tu affirmes ne pas vouloir mourir, ça je peux le comprendre… Mais tu me donnes une preuve à la fois d’un mensonge de Voldemort mais de ta propre traitrise envers lui. Cette fiole, si elle contient ce que je pense, » Dit Alexander en prenant la fiole en main. « pourrait être ta fin. Qui t’assure le fait que je ne la donnerai pas au Lord, une fois le dos tourné ? » Ajouta-t-il et je le fixais longuement, pensait-il réellement que j’allais le laisser partir ainsi avec une fiole contenant des souvenirs.

« Ta démarche m’intrigue… Tu dis vouloir agir pour ne pas mourir mais tu prends de gros risques en me faisant confiance. Quels sont tes intérêts dans tout cela ? Pourquoi me donner un souvenir qui pourrait porter préjudice au Lord ? Si cette fiole tombe entre de mauvaises mains, c’est la tête de ta famille que tu joues… » Je n’aimais pas le voir me parler de la sorte alors qu’il tenait toujours la fiole entre ses mains. Je ne prendrais pas le risque de mettre la vie de ma femme en danger, puisque c’était bien sa vie que j’allais mettre en danger si l’on apprenait qu’elle m’avait divulgué l’information et que je l’avais transmise à Alexander Black. J’attendrais de voir si je pouvais lui faire confiance avant de lui laisser voir ce souvenir. Cependant, j’avais l’envie de laisser une chance au fils de Sirius Black, j’avais envie de croire que comme son père, il n’avait rien d’un mangemort et il ne pourrait jamais réellement devenir un mangemort, qu’il ne restait qu’un traître à son sang comme les siens. « Mais surtout… Qu’est-ce qui peut t’affirmer que je vais en tenir compte ? Je suis prêt à tout pour me venger. J’ai déjà été trop loin. Crois-tu que je ne soupçonne pas ce qui s’est tramé ? Crois-tu que j’ai été si con peut-être pour ne pas finir par douter ? Nous parlons des mangemorts… Cependant avec ou sans preuve, le temps que je doute, j’ai fait des erreurs que je ne pourrai réparer. Alors pourquoi n’irai-je pas jusqu’au bout, même en connaissance de cause ? Je sais que mon père a peut-être été capturé par ta propre mère et surement torturé mais mon père ne se considère peut-être plus comme tel à l’heure qu’il est donc pourquoi devrais-je reculer ? Pourquoi devrai-je renier ce que je suis devenu ? Cette fiole… » Affirma-t-il en éloignant la fiole pour la regarder alors que je commençais à craindre que les relations entre Alex et son père ne jouent en ma faveur. « Je n’ai pas besoin de la voir pour savoir ce qu’elle contient » M’affirma-t-il en faisant glisser la fiole vers moi et je levais un sourcil interrogateur. « Tu ferais mieux de la détruire avant qu’elle ne tombe entre de mauvaises mains. »

Je ne le comprenais pas, je n’allais pas détruire cette fiole, après tout, elle contenait les seules preuves que je pouvais lui donner que je ne disais que la stricte vérité. Je ne comprenais même pas comment il pouvait simplement me rendre cette fiole sans vouloir en découvrir le contenu. Cependant, je pris cela comme un signe de légère confiance, au moins, il ne me jugeait pas sur le fait que j’étais le fils de mes parents, comme j’avais eu peur qu’il ne le fasse. Je devais aussi avouer que pour moi, il était rassurant de récupérer la fiole, ainsi je me sentais plus en sécurité que lorsqu’il la tenait en main, bien que j’avais volontairement mis la fiole à portée de main pour qu’il puisse voir que mes intentions n’étaient en rien néfaste pour lui. Pourquoi Alexander me montrait-il un semblant de confiance ? Avait-il compris durant le bal de décembre que je n’étais pas un ancien mangemort ? Le fait que la nouvelle de mon existence passait mal auprès du Lord avait-elle joué en ma faveur afin qu’il se laisse tenter par l’envie de m’accorder un minimum de confiance. Je ne savais pas trop mais il me faudrait comprendre à un moment. Après tout, Alexander restait mon cousin éloigné et en fonction de mes choix, nous pourrions bien finir par avoir des relations plus proches que nous ne l’aurions jamais imaginés. Déjà que nous voir tous les deux assis là à cette table en plein monde moldu était sûrement la dernière chose que quiconque imaginerait. Un léger sourire pensif pris place sur mes lèvres, si mes parents avaient connaissances de certaines de mes relations, ils me tueraient en prenant tout leur temps.

« J’ignore la raison de ta démarche mais j’ai fait des choix qui ne semblent ouvrir d’autres voix. Si je m’arrête là, à quoi aurons servi tous ces morts ? A rien ? Je n’arrive pas à l’accepter… » Mon cousin avait donc un certain sens de la culpabilité et des vies humaines. Comment pouvait-il réellement penser pouvoir prendre la marque avec ce genre de penser en tête. Un mangemort tue et ne se pose aucune question, il exécute et ne doit pas avoir les morts sur la conscience. Il n’avait pas la force de devenir mangemort et je pouvais le voir par ses mots. Je sais ne jamais avoir été le mieux placé pour devenir mangemort, mais je n’ai aucun remords à tuer. Je me refuse simplement à tuer des membres de ma famille et je n’agis que par besoin de protection envers eux, ce qui m’aide aussi à ne pas me sentir coupable de sauver la vie de ma famille et ma propre vie en enlevant la vie à d’autres. « Si c’est tenter de m’éviter je ne sais quoi, tu arrives trop tard. » Je me mis à rire ouvertement de ses mots, mais pas un rire amusé, un rire froid. Il se montrait si convaincu de ce qu’il venait de dire alors qu’il ne savait même pas ce que l’on peut ressentir en portant la marque alors que l’envie de l’avoir n’était pas une question de fidélité. Garder cette chose à vie sur sa peau, sans voir aucune chance que cela disparaisse, voir chaque jour les traces d’une erreur commise dans sa vie, même si elle l’a été pour de bonnes raisons. Je ne sais trop ce que cela représente, je suis depuis décembre incapable de regarder mon bras gauche sans avoir envie de vomir, sans me dégoûter d’avoir pris cette marque. Je l’ai fait pour de bonnes raisons, mais je ne supporte pas de voir la preuve de ma soumission à l’homme qui a détruit ma vie et qui continue à le faire. « Ne commets pas l’erreur que j’ai commise, Alexander. Je ne regrette en rien les raisons pour lesquelles j’ai cette chose sur mon bras, mais je ne l’ai jamais désiré. Il me fallait veiller à la sécurité de ma sœur et de ma femme. Voilà les uniques raisons ayant fait que j’ai accepté de mettre un genou à terre devant le Maître. J’ai également un peu agis pour mes parents, mais essentiellement pour ces deux femmes que je veux protéger. » Affirmais-je très calmement en le fixant dans les yeux avant de fixer mon avant-bras gauche. « C’est un rappel constant de ce que tu es. Tu ne l’effaceras jamais. Tu as la chance d’avoir une famille, une famille qui te pardonnera sûrement tes actes, si tu ne vas pas plus loin. On ne peut pas revenir en arrière, quand la marque est là, elle reste. Ne gâche pas ta vie, ne t’asservis pas à un homme qui a fait enlever ton père. » Claquais-je à Alexander en dévoilant la marque sur mon bras.

Mon regard n’exprimait sûrement que du dégoût pour cette marque noire présente sur mon bras et je ne tentais même pas de lui cacher mon dégoût. J’allais enfin en venir aux choses plus sérieuses et je voulais le convaincre qu’il ne devait pas agir comme un idiot et prendre une marque qui finirait par le détruire, soit en le rendant comme ma mère, soit en le conduisant à la mort. « Ton père est un traître à son sang, tu resteras toujours le fils du traître. Ma mère a torturé ton père, ils sont cousins. Elle l’a enlevé. Et les mangemorts se servent de ta haine pour les anarchistes pour tout leur mettre sur le dos, parce que tu peux divulguer des informations que personne ne peut recevoir, tu es insoupçonnable. Ils t’utilisent, mais quand ils se rendront compte que tu penses encore avec ton cœur, que tu as des remords et des scrupules, qu’ils auront tirés toutes les informations, que penses-tu qu’ils te feront ? » Ricanais-je. J’avais bien compris que mon cousin n’était pas un idiot, mais j’avais comme dans l’idée qu’il valait mieux lui dire très clairement le fond de ma pensée et ne pas passer par quatre chemins.

« Tu voulais savoir pourquoi je fais cela ? Ma femme est dans le coma suite à une mission, elle vient de perdre notre enfant. Le Lord a déjà détruit toute ma vie, il est en train de détruire la famille que je suis en train de construire. Saisis la chance que tu as de ne pas devoir vivre cela. Choisis de ne pas vouloir que détruire les anarchistes, mais également les mangemorts. Ta famille finira pasrcomprendre ce que tu as fait, mais je doute que Sirius te pardonnerait un jour si tu finissais par prendre la marque. Tu n’es pas fait pour être un mangemort, tu compatis pour les victimes, ce n’est déjà pas une bonne chose. » Affirmais-je avant de prendre une nouvelle gorgée de mon café tout en recouvrant la marque des ténèbres de ma manche. Je ne supportais pas de voir la marque noire sur mon bras mais j’avais envie de faire réagir Alexander. Je ne savais toujours pas trop ce qui me poussait à agir ainsi envers lui, peut-être simplement le fait de ne pas avoir envie de voir un autre membre de ma famille sombrer dans l’engrenage mangemort. « La vengeance pour toi est-elle plus importante que ta famille ? » M’enquis-je en le fixant dans les yeux. Etait-il prêt à perdre sa famille simplement pour des envies de vengeances ? Si c’était le cas, je n’arriverais sûrement pas à le comprendre.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Dim 5 Juin - 15:51
Invité
Je certifiais à mon cousin éloigné qu’il ne servait à rien de tenter de me dissuader de mes actes. J’étais cependant loin d’imaginer son propre avis sur la question… Alors même que je lui rendais la fiole, il me dit :
« Ne commets pas l’erreur que j’ai commise, Alexander. Je ne regrette en rien les raisons pour lesquelles j’ai cette chose sur mon bras, mais je ne l’ai jamais désiré. Il me fallait veiller à la sécurité de ma sœur et de ma femme. Voilà les uniques raisons ayant fait que j’ai accepté de mettre un genou à terre devant le Maître. J’ai également un peu agis pour mes parents, mais essentiellement pour ces deux femmes que je veux protéger. »
Ainsi nous n’étions pas si différent tous les deux. Nous agissions pour nos proches sans pour autant se soucier de notre propre personne. Arcturus semblait avoir un sens du sacrifice aussi fort que moi. Est-ce que ses mots suffiraient cependant à me convaincre de l’erreur que je faisais ? Arcturus avait un avantage. Nous avions la même tranche d’âge et étrangement, peu à peu, je réalisais que nos situations pouvaient s’avérer proche à la différence que lui n’avait pas la chance d’avoir ma famille… Mais lui n’avait pas perdu non plus les êtres les plus chers de sa vie. Comment réagirait-il s’il venait à perdre sa femme ? Se tournerait-il vers le camp ennemi ? Certainement… Au fond, je n’avais fait que la même chose à la différence que le camp ennemi était le mal.
« C’est un rappel constant de ce que tu es. Tu ne l’effaceras jamais. Tu as la chance d’avoir une famille, une famille qui te pardonnera sûrement tes actes, si tu ne vas pas plus loin. On ne peut pas revenir en arrière, quand la marque est là, elle reste. Ne gâche pas ta vie, ne t’asservis pas à un homme qui a fait enlever ton père. »
De ses mots, il me montra la marque qu’il portait apparemment par obligation et devoir envers sa famille, sur son bras. Il semblait cependant dégoûter de cette marque. Serais-je moi-même dans le même état ? Regretterais-je de la même façon ?
« Ton père est un traître à son sang, tu resteras toujours le fils du traître. Ma mère a torturé ton père, ils sont cousins. Elle l’a enlevé. Et les mangemorts se servent de ta haine pour les anarchistes pour tout leur mettre sur le dos, parce que tu peux divulguer des informations que personne ne peut recevoir, tu es insoupçonnable. Ils t’utilisent, mais quand ils se rendront compte que tu penses encore avec ton cœur, que tu as des remords et des scrupules, qu’ils auront tirés toutes les informations, que penses-tu qu’ils te feront ? »
Entre l’entendre de la bouche de mon père et de mon cousin éloigné, allez savoir pourquoi, je ne le considérai pas de la même façon. Mon père, il était normal qu’il s’emporte et tienne de tels propos, pas Arcturus. Ça me semblait même presque irréaliste et pourtant je voyais bien dans son regard toute la sincérité de ses mots. Il avait sa propre opinion et même si je refusai d’entendre de tels mots, j’en avais pleinement conscience. Je n’aurai jamais ma place parmi eux parce que mon père n’était qu’un traitre à son sang. Mais pouvais-je moi-même affirmer ne pas être un traitre à mon tour ? Je me servais du Lord uniquement pour obtenir ce que je désirai, rien de plus. Dans ce cas-là ne regretterai-je pas la marque une fois ma vengeance accompli ? Je ne m’étais jamais posé la question et Arcturus était en train de m’ouvrir les yeux sur ce dernier point. Je n’envisageai pas de survivre mais si tel était le cas ?
« Tu voulais savoir pourquoi je fais cela ? Ma femme est dans le coma suite à une mission, elle vient de perdre notre enfant. Le Lord a déjà détruit toute ma vie, il est en train de détruire la famille que je suis en train de construire. Saisis la chance que tu as de ne pas devoir vivre cela. Choisis de ne pas vouloir que détruire les anarchistes, mais également les mangemorts. Ta famille finira par comprendre ce que tu as fait, mais je doute que Sirius te pardonnerait un jour si tu finissais par prendre la marque. Tu n’es pas fait pour être un mangemort, tu compatis pour les victimes, ce n’est déjà pas une bonne chose, dit-il m’arrachant un rire jaune. La vengeance pour toi est-elle plus importante que ta famille ?
- Ma famille… Dès l’instant où j’ai rejoint les mangemorts, je savais que je la perdrai. La femme que j’aime ne peut plus me regarder sans craindre le pire. Ma filleule, ma fille devrais-je dire même si elle n’est pas de mon sang, souffre de cet éloignement, je le sais pertinemment mais même si je voulais revoir ma petite puce, je ne le pourrai pas parce que c’est bien trop dangereux pour elle et sa mère. J’ai perdu tout ce que j’étais en train de construire, préférant mettre le maximum de chance de mon côté pour retrouver mon père, quitte à être aidé des mangemorts. Et quand enfin mon père revient, la seule chose qu’il trouve à dire quand il découvre ce que j’ai fait est de me renier. Ma famille… Elle n’est pas mieux que la tienne ! J’ai dû utiliser un sort d’oubliette sur ma propre sœur pour la protéger de la vérité qu’elle avait découverte. J’ai menti à tout le monde. Je pique des informations à mon père et je me fais discret pour éviter que le seigneur des ténèbres se rappelle mes ascendances et le rôle de mes parents contre lui. Crois-tu que la situation est évidente ? Seulement je n’ai plus le choix. J’ai perdu ma femme et ma famille dès l’instant où de mon incompétence et de mes maladresses, un membre de l’ordre est mort. J’ai tué cet homme et ça, personne ne me le pardonnera. Alors pourquoi je m’arrêterai là ? Pourquoi j’irai demander pardon alors que personne ne l’acceptera ? Pourquoi je chercherai à revenir sur mes pas alors même que j’ai déjà tout perdu ? Alors peut-être suis-je destiné à être une bombe humaine mais quitte à me sacrifier vers un chemin sans retour, je ferai exploser Hellson avec moi… » dis-je buté.
Et pourtant une part au fond de moi avait besoin de cette rédemption. Quand je pensais à ma famille, je regrettai beaucoup de mes actions. Je rêvais parfois de mes bras qui pouvaient encore tenir Iris tendrement. Je rêvai de pouvoir sentir les petites mains de Maddy toucher mon pelage de coyote. Je voulais revoir leur sourire à toutes les deux. Pire que cela, je m’en voulais tellement de la mort d’Ethan. Je n’en avais jamais parlé. Tout le monde soupçonné un mangemort banal sans se douter qu’il ne s’agissait que de moi. Je sentais la culpabilité me ronger depuis ce jour et me pousser à croire que le pardon était impossible. Alors je me convainquais d’idéaux qui n’étaient pas les miens alors même que j’aspirai simplement à retrouver ma famille. Mais on ne revient pas en arrière après avoir tué un homme. J’avais été éduqué ainsi et je ne pensais pas pouvoir obtenir le pardon de mes parents qui seraient pourtant l’élément déclencheur de mon retour à la maison. Ce n’était pas dans le style des Black même s’il s’agissait d’un accident. De toute façon, accident ou non, c’était de ma faute et je ne cessai de me torturer avec cette idée.
Dans mes pensées, je délaissai mon café qui se refroidissait. Je finis même par poser mes deux coudes sur la table pour me prendre la tête entre les mains et soupirer un instant avant de dire à mon cousin éloigné :
« Et ce même si ma femme me manque… » dis-je douloureusement.
Arcturus venait d’ouvrir une vanne, une issue de secours sans même que je ne m’en rende compte. Ma pensée était tournée vers Iris. Etait-elle moins importante que ma vengeance ? La question était douloureuse parce que je connaissais sa réponse. J’avais laissé Iris partir pour l’unique et bonne raison qu’elle était celle qui allait à l’encontre de ma haine. Iris était un rayon de soleil tout comme sa fille qui savait apaiser la haine que j’avais pour les anarchistes. Le jour où elle est partie, ma haine et ma colère s’étaient radicalement intensifiées. Loin d’elles, j’avais perdu cette bouée qui me permettait de tenir la tête hors de l’eau. Aujourd’hui, elles me manquaient terriblement… Leur pensée avait le don à la fois de m’apaiser et de me mettre en colère contre moi-même. Je savais ce que ça voulait dire. J’ignorai alors pourquoi se fut à Arcturus que je le dis et non un membre de ma famille proche mais peut-être est-il plus facile de se confier finalement à un inconnu :
« Si je devais choisir entre ma vengeance et Iris… je la choisirai elle. Mais la question ne se pose pas. Elle est partie en découvrant la vérité et je ne la blâme pas. »
Tout comme je n’avais pas non plus cherché à la reconquérir…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Dim 5 Juin - 18:09
Invité
« Ma famille… Dès l’instant où j’ai rejoint les mangemorts, je savais que je la perdrai. La femme que j’aime ne peut plus me regarder sans craindre le pire. Ma filleule, ma fille devrais-je dire même si elle n’est pas de mon sang, souffre de cet éloignement, je le sais pertinemment mais même si je voulais revoir ma petite puce, je ne le pourrai pas parce que c’est bien trop dangereux pour elle et sa mère. J’ai perdu tout ce que j’étais en train de construire, préférant mettre le maximum de chance de mon côté pour retrouver mon père, quitte à être aidé des mangemorts. Et quand enfin mon père revient, la seule chose qu’il trouve à dire quand il découvre ce que j’ai fait est de me renier. Ma famille… Elle n’est pas mieux que la tienne ! J’ai dû utiliser un sort d’oubliette sur ma propre sœur pour la protéger de la vérité qu’elle avait découverte. J’ai menti à tout le monde. Je pique des informations à mon père et je me fais discret pour éviter que le seigneur des ténèbres se rappelle mes ascendances et le rôle de mes parents contre lui. Crois-tu que la situation est évidente ? Seulement je n’ai plus le choix. J’ai perdu ma femme et ma famille dès l’instant où de mon incompétence et de mes maladresses, un membre de l’ordre est mort. J’ai tué cet homme et ça, personne ne me le pardonnera. Alors pourquoi je m’arrêterai là ? Pourquoi j’irai demander pardon alors que personne ne l’acceptera ? Pourquoi je chercherai à revenir sur mes pas alors même que j’ai déjà tout perdu ? Alors peut-être suis-je destiné à être une bombe humaine mais quitte à me sacrifier vers un chemin sans retour, je ferai exploser Hellson avec moi… » Je lui ris au nez face à ses mots. J’avais déjà bien eu envie de rire face à la remarque sur sa famille n’étant pas mieux que la mienne. On pouvait bien en parler avec une mère qui pour notre première entrevue en tête à tête avait bien faillit me tuer en m’étranglant à l’aide d’un fouet. Une chance que mon père avait été là pour veiller à ce qu’elle ne me tue pas. Enfin je ne retenais des paroles d’Alexander, qu’il n’avait pas les couilles, parce qu’il fallait dire les choses crument pour le coup, d’aller parler à sa femme pour la reconquérir, lui expliquer qu’il avait fait une erreur, qu’il s’en voulait et qu’il ne la referait pas à l’avenir. Parce que même moi, un sang-pur avec mon éducation, pour Mina, je serais bien capable d’oublier ma fierté et passer pour le pire des faibles si je venais un jour à agir comme lui.

Je pouvais concevoir qu’il pense le pardon impossible parce qu’il avait tué un homme mais quannd même. Ne se rendait-il pas compte qu’il venait de me dire à moi à quel point il aimait cette femme qui avait partagé sa vie et la fille de cette femme ? Ne venait-il pas de me dire qu’il ne pensait pas mériter le pardon de sa famille, plus que le fait que sa famille ne lui pardonnerait jamais. N’avait-il pas agit pour le bien de sa sœur en lui effaçant la mémoire parce qu’elle avait découvert la vérité. J’avais conscience que pour sa famille, il fallait parfois faire des erreurs, les accepter et ensuite reprendre les choses pour agir autrement. C’était bien difficile d’avouer que l’on s’était trompé mais il fallait par moment le faire. J’ai moi-même fait bien des erreurs dans ma vie et ma plus grosse errer restera sûrement de ne pas avoir fui l’Angleterre avec ma femme pour nous éviter d’avoir à servir le Seigneur des Ténèbres. Enfin, je devais surtout trouver un moyen pour qu’Alex renonce à l’idée de prendre la marque, ce n’était pas fait pour lui et il ne devait pas se voir comme un condamné à mort. Peut-être était-ce à cause de ma vision faussée des relations familiales qui me faisait penser que dans une famille unie, on pouvait passer au-dessus de certaines choses quand on pouvait en parler et faire comprendre que l’on avait de réels regrets face à nos actes.

Je le vis poser ses coudes sur la table et se prendre la tête entre les mains. J’eus un instant l’impression de me voir moi, face à mes doutes sur mes allégeances, sur ce qui était le mieux pour ma femme et pour mon avenir. Finalement, chacun à notre façon nous vivions les mêmes choses, mais lui avait encore une chance d’échapper à la servitude et avait toutes ses chances de ne pas finir à Azkaban pour avoir porté la marque. Je ne comprenais pas pourquoi, mais j’avais envie d’aider Alexander, je ne me comprenais pas mais je savais juste qu’Alexander ne méritait pas d’être juste le petit jouet du Seigneur des Ténèbres et manipulé par des idiots au risque de réellement tout perdre et surtout de perdre ses parents et sa sœur. « Et ce même si ma femme me manque… » Je sentis toute la douleur qu’il y avait dans ces mots. Je pouvais comprendre d’une certaine façon ses paroles. Ma femme me manquait, mais elle était bien là physiquement, seulement elle était dans le coma. Je savais que ce n’était pas réellement comparable, je pouvais la voir et la toucher, mais je connaissais la douleur de l’impression de perte qu’il pouvait ressentir. Nous nous ressemblions plus que je ne l’avais pensé au premier abord, pour moi, il avait juste été un Black et fils d’un traître.

J’avais semble-t-il réussi à toucher un des points sensibles d’Alexander en lui parlant et ce point faible était sa femme et sa filleule qu’il voyait comme sa fille. C’était sûrement les deux personnes qui pourraient m’aider à lui faire comprendre qu’il ne devait prendre la marque, même si j’avais conscience que sa famille était aussi un bon moteur pour lui faire comprendre qu’il ne devait devenir véritablement mangemort. Après tout, il m’avait dit que c’était par maladresse et imcompétence qu’il avait tué un homme et non par désir ou comme je pouvais le faire simplement pour le plaisir de faire du mal, de torture et de tuer. Bien que cela, je ne comptais pas trop lui en parler, je n’allais pas lui faire savoir que sous certains aspects, je pouvais bien ressembler à mes parents voir même que nous nous comprenions sur certains points. Du moins nous pourrions si nous avions des relations plus vers les normes des familles disons de sang-pur. En tout cas, j’avais bien l’impression que je commençais à réussir à faire naître le doute dans l’esprit d’Alexander et j’étais certains de retirer une certaine fierté personnelle si je venais à l’aider à éviter de prendre la marque. « Si je devais choisir entre ma vengeance et Iris… je la choisirai elle. Mais la question ne se pose pas. Elle est partie en découvrant la vérité et je ne la blâme pas. » J’eus soudain envie de lui taper la tête sur la table. N’était-il pas un homme ? N’avait-il pas ce qu’il faut dans le caleçon pour garder sa femme à la maison ? Dire que j’avais pensé que le fils pouvait avoir autant de courage que le père, Alexander semblait ne même pas avoir eu le courage de retenir sa copine de le quitter en apprenant simplement la vérité. « Tu ne peux pas simplement baisser les bras et agir lâchement sans même avoir tenté des excuses et d’aller voir ta femme. Tu es en train de pleurnicher là devant moi. Tu es un homme ou tu es juste un semblant d’homme incapable de s’affirmer et d’avoir ce qu’il désire ? N’as-tu pas conscience que tu agis comme le dernier des idiots ? Ne penses-tu pas que les personnes qui t’entourent ont une certaine capacité à pardonner si on prend le temps d’expliquer les choses et de parler ? Ta femme n’a-t-elle jamais fait d’erreurs ? » M’enquis-je très calmement. Je n’avais aucune envie d’enfoncer Alexander, justement mon but était de lui faire remarquer qu’il pouvait sûrement compter sur sa famille s’il jouait carte sur table et qu’il disait exactement ce qui lui était passé par la tête au moment où il s’était laissé entraîner vers les enfers par les mangemorts.

« Tu te juges coupable du meurtre de cet homme qui est mort de ta maladresse et de ton incompétence ? Es-tu réellement coupable de sa mort ? As-tu lancé un sort mortel à cet homme ? As-tu prononcé la formule qui l’a tué ? Si c’est le cas, alors oui, tu es coupable, sinon… je ne vois pas en quoi tu serais coupable. Je vois bien que tu n’as jamais voulu avoir la moindre chose à voir avec cette mort. » Déclarais-je en tentant de lui faire comprendre qu’il ne devait pas se sentir trop coupable de cette mort, surtout s’il ne l’avait pas initié. « Cet homme qui est mort n’aurait-il pas pu mettre en danger ta propre vie ? Tu te reproches peut-être des actes que tu as fait par devoir. Comme avec ta sœur, dans un devoir de protection, tu lui as lancé un oubliette, mais tu ne l’as pas réellement fait contre elle, tu te protèges et tu la protèges en ayant fait cela ? Je suis certains que niveau famille, tu as bien plus de chance que ta famille t’écoute et te pardonne que je n’en ai de survivre si quiconque apprend que j’ai filé rendez-vous au fils de Sirius Black dans le monde moldu. » Affirmais-je à mon cousin éloigné. Je n’avais pourtant pas peur que l’on soit découvert, il n’y avait vraiment que très peu de chance qu’un mangemort passe par ici, surtout que des mangemorts vivant chez les moldus, c’est vraiment très très rare. « Qu’est-ce qu’il t’en coûtera de tenter de demander pardon ? D’aller chercher du soutien auprès de ta famille ? De chercher à retrouver cette femme et cette fille qui semblent avoir plus d’importance pour toi que n’importe quelle vengeance ? Rien. Tu ne seras pas accueilli à coup de doloris ou d’avada ou d’un quelconque sort de magie noire. Ton père est un traître, je doute que ce soit sans raison, il a vu ce que c’est que de grandir entouré des idéaux des mangemorts, il doit pouvoir comprendre que par manque de lucidité à son enlèvement tu as fait des erreurs mais que maintenant, tu as compris et qu’il n’est pas encore trop tard pour toi pour revenir vers lui. » Affirmais-je en pensant soudainement au fait que moi à sa place, je ne pourrais aller demander le pardon à personne. Déjà, que les excuses me seraient reprochés et ensuite, on m’accueillerait plus à coup de sort qu’avec des mots sympathiques, ne pouvait-il pas voir la chance qu’il avait. « Ne penses pas pour les membres de ta famille, laisses les penser par eux-mêmes et agit en homme, assumes tes actes. Tu sais, en t’alliant aux mangemorts, tu mets tout autant ta famille en danger, ils peuvent tous devenir un moyen de pression sur toi pour s’assurer que tu seras fidèles et que tu accompliras tes missions sans broncher. » Soufflais-je avant de passer ma main dans mes cheveux, je n’aimais pas spécialement le fait de lui montrer que j’étais aussi ouvertement contre les mangemorts mais je voulais l’aider.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Dim 5 Juin - 18:58
Invité
Ils me manquaient… tous. Je ne pouvais cependant pas revenir en arrière ou du moins je ne me sentais pas capable de le faire. Est-ce de la peur ou de la lâcheté ? Peut-être les deux à la fois d’une certaine façon. J’avais ce goût de vengeance dans la bouche pour compenser un manque, un trou béant qu’Iris avait agrandi en s’éloignant de moi.
« Tu ne peux pas simplement baisser les bras et agir lâchement sans même avoir tenté des excuses et d’aller voir ta femme. Tu es en train de pleurnicher là devant moi. Tu es un homme ou tu es juste un semblant d’homme incapable de s’affirmer et d’avoir ce qu’il désire ? N’as-tu pas conscience que tu agis comme le dernier des idiots ? Ne penses-tu pas que les personnes qui t’entourent ont une certaine capacité à pardonner si on prend le temps d’expliquer les choses et de parler ? Ta femme n’a-t-elle jamais fait d’erreurs ? » me demanda-t-il calmement.
Le début de ses mots m’arracha un léger sourire ironique. Ça pour être un imbécile… Malheureusement j’étais doué pour faire des erreurs. L’avantage ? J’apprenais vite et une fois tiré d’affaire, je ne recommençais pas. Seulement il était si dur de revenir en arrière après de telles erreurs ? Moi-même j’avais beaucoup de mal à penser qu’il s’agisse d’erreurs. Si c’était à refaire, je rechercherai de la même façon mon père. Je préserverai Iris et Sarah de la même façon. J’agirai ainsi sans réfléchir parce que guidé par mes sentiments, j’étais incapable de raisonner correctement. Mon plus gros défaut était concentré dans le simple fait de ne pas réfléchir avant d’agir. Je laissai mon cœur et mes émotions totalement guider mes actions. Je ne réfléchissais que peu. Longtemps, le cerveau de la bande avait été Kaysa ou Nina. Moi je préférai me contenter de faire des conneries et m’amuser. Pourtant j’étais capable d’être responsable et de réfléchir. Je l’avais bien prouvé en montrant mes capacités à m’occuper à mon tour de Maddy comme ma propre fille. Cependant il était dur de devenir adulte et j’avais encore besoin du modèle de mes parents pour me forger ma propre voie.
« Tu te juges coupable du meurtre de cet homme qui est mort de ta maladresse et de ton incompétence ? Es-tu réellement coupable de sa mort ? As-tu lancé un sort mortel à cet homme ? As-tu prononcé la formule qui l’a tué ? Si c’est le cas, alors oui, tu es coupable, sinon… je ne vois pas en quoi tu serais coupable. Je vois bien que tu n’as jamais voulu avoir la moindre chose à voir avec cette mort.
- Certes… Mais ça ne change pas. Cet homme…
- Cet homme qui est mort n’aurait-il pas pu mettre en danger ta propre vie ? Tu te reproches peut-être des actes que tu as faits par devoir. Comme avec ta sœur, dans un devoir de protection, tu lui as lancé un oubliette, mais tu ne l’as pas réellement fait contre elle, tu te protèges et tu la protèges en ayant fait cela ? Je suis certains que niveau famille, tu as bien plus de chance que ta famille t’écoute et te pardonne que je n’en ai de survivre si quiconque apprend que j’ai filé rendez-vous au fils de Sirius Black dans le monde moldu. »
Je ne pouvais nier ses mots. Que risquai-je à aller demander de l’aide pour me sortir de cette situation ? Il y aura toujours quelqu’un pour me tendre la main sans jugé et à cela je pensai surtout à Sarah, ma grande sœur qui était capable à la fois d’avoir les moyens de m’aider mais surtout de comprendre la douleur du kidnapping de notre père et mes choix face à mon impression d’impuissance. Elle ne m’avait jamais jugé dans le passé. Bon certes je n’avais jamais été si loin. Mais si ma sœur ne pouvait me pardonner, qui le pourrait ? Je commençai à envisager d’aller la voir parce que si je devais bien des excuses à quelqu’un, c’était d’abord elle – sans parler d’Iris.
« Qu’est-ce qu’il t’en coûtera de tenter de demander pardon ? D’aller chercher du soutien auprès de ta famille ? De chercher à retrouver cette femme et cette fille qui semblent avoir plus d’importance pour toi que n’importe quelle vengeance ? Rien. Tu ne seras pas accueilli à coup de doloris ou d’avada ou d’un quelconque sort de magie noire. Ton père est un traître, je doute que ce soit sans raison, il a vu ce que c’est que de grandir entouré des idéaux des mangemorts, il doit pouvoir comprendre que par manque de lucidité à son enlèvement tu as fait des erreurs mais que maintenant, tu as compris et qu’il n’est pas encore trop tard pour toi pour revenir vers lui. »
Mon père… pour ce dernier détail, je n’étais certain que sans preuve concrète, mon père accepte de me pardonner si facilement… Je craignais même cela plus qu’autre chose. Mon père était mon idole, mon mentor, mon modèle, celui en qui j’avais toujours cru et celui qui, quoi qu’il fasse, aurait toujours mon admiration. Je vouais pour mon père un amour qu’on ne pourrait jamais qualifier. Entre lui et moi, longtemps on a été très lié. J’avais cependant tout brisé en un choix. Me le pardonnerait-il ? La rédemption commençait d’abord par l’acceptation de voir ceux qui ont souffert de ce choix ne jamais pardonner… Etais-je prêt à ça ? Quelle étrangeté de trouver du soutien en tout cas du seul homme que je n’aurai jamais imaginé :
« Ne pense pas pour les membres de ta famille, laisse les penser par eux-mêmes et agis en homme, assume tes actes. Tu sais, en t’alliant aux mangemorts, tu mets tout autant ta famille en danger, ils peuvent tous devenir un moyen de pression sur toi pour s’assurer que tu seras fidèles et que tu accompliras tes missions sans broncher. » dit-il en passant sa main dans ses cheveux.
Je réfléchissais à tout cela un instant. Je finis alors par poser mes deux avant-bras sur la table en joignant mes mains et le regardant droit dans les yeux. A tous ses mots, je lui poserai alors une seule et unique question droit dans les yeux. J’avais besoin d’en avoir le cœur net.
« Quel est le véritable but à ce choix de m’inciter à ne pas prendre la marque ? Je ne veux pas dire celui de m’éviter de faire une erreur que je pourrai regretter toute ma vie mais que me vaut cet élan de sympathie et de confidence ? Pourquoi fais-tu cela ? Derrière cet élan de compassion, quelles sont tes motivations les plus profondes ? »
Tout homme n’agit pas sans chercher un intérêt. Cela ne voulait pas dire qu’il agissait négativement mais je voulais savoir s’il tentait juste d’être sympa ou si ça démarche ne cachait pas quelque chose de plus subtile comme le désir de lui-même s’en sortir… Je ressentais chez mon cousin éloigné un regret ou du moins un inconfort face à sa prise de marque. J’avais besoin d’allier fiable. Je savais que je ne pourrai pas me tirer de cette situation sans une aide intérieure. On ne quitte pas le lord comme cela, or, je voulais aussi gagner du temps, mettre à l’abri la famille d’Iris et les filles tout comme avoir le temps de prévenir ma famille. Quitterai-je pour autant les mangemorts ? Je savais que ce nouveau choix à faire impliquerait l’avis des nouveaux chefs de l’ordre, soit Harry et Neville… Cela revenait à leur avouer ma traitrise et prendre le risque d’être banni mais que pouvait-il m’arriver de pire ? Arcturus avait raison. Je devais arrêter de fuir et assumer mes actes… et savoir si je pouvais trouver en Arcturus un allié fiable.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Dim 5 Juin - 20:16
Invité
Alexander finit par poser ses deux avant-bras sur la table en joignant ses mains, son regard se fixant dans le mien et je me sentis soudain mal à l’aise. J’avais comme l’impression de savoir exactement où il voulait en venir et ce qu’il allait me demander. Cependant je n’étais pas préparer à répondre à des questions sur moi. « Quel est le véritable but à ce choix de m’inciter à ne pas prendre la marque ? Je ne veux pas dire celui de m’éviter de faire une erreur que je pourrai regretter toute ma vie mais que me vaut cet élan de sympathie et de confidence ? Pourquoi fais-tu cela ? Derrière cet élan de compassion, quelles sont tes motivations les plus profondes ? » Me demanda-t-il mais comment pouvais-je lui expliquer que je ne faisais cela que parce que je comprenais parfaitement ce que c’était que de ne pas être au bon endroit. De n’aspirer qu’à autre chose. Que je trouvais injuste que les mangemorts accusent les anarchistes de l’enlèvement de Sirius pour avoir Alexander et qu’Alexander sympathise avec les bourreaux de son père. Que je ne peux pas supporter l’idée que par la faute du Lord, une autre famille soit brisée. Que je vois déjà que trop bien comment pour la seconde fois, le Lord était en train de briser ma famille et ma vie. Je passais ma main dans mes cheveux nerveusement sans quitter le regard d’Alexander. Je ne savais pas comment dire les choses, j’étais soudain perdu et je savais que pour qu’Alexander comprenne un peu ma vie, je devrais sûrement faire un résumé de la situation avec mes parents.

« Ce n’est pas un plaisir de servir la personne qui fait du mal à ta famille. Lorsque ma femme m’a parlé de l’enlèvement de Sirius par ma mère et de comment Morgana se fichait de toi, elle en a ri. J’ai trouvé cela injuste de vouloir te recruter pour que tu serves le bourreau qui a demandé à une folle d’enlever ton père. Le Lord m’a pris mes parents, enfin mes parents ot plutôt choisis le Lord à leurs enfants. J’ai grandi en craignant et en détestant cet homme, en m’imaginant un jour pouvoir être heureux avec mes parents. Quelle utopie ! Comme si Bellatrix pouvait aimer. Enfin passons… Je m’étais juré de ne pas prendre la marque, je n’en ai jamais voulu et j’ai quelques soucis avec la notion de soumission. Je n’ai pris la marque que parce que j’ai repris le nom de Lestrange, annonçant l’existence de la descendance de mes parents, mais aussi pour protéger ma jumelle et pour protéger ma femme, une épouse qui sert et un mari n’étant pas mangemort aurait été suspect. » Expliquais-je très calmement à Alexander. Pour qu’il comprenne bien que c’était un élan familial et sa propre situation avec le Lord, son père et lui qui m’avait un peu rappelé ce que j’avais fait pour ma famille alors que le Lord avait gâché toute mon enfance et m’avait forcé à jouer les orphelins durant toute ma vie, n’ayant pour seule famille que ma jumelle et Tante Ursula. « Après, je crains que si ma femme n’avait pas eu cet accident en mission, je ne serais pas présent aujourd’hui. La perte de mon enfant et ma femme dans le coma a sûrement été la goutte de trop. Je ne veux pas qu’Il gâche encore d’autres vies. Je n’ai pas envie d’être asservis pour le reste de ma vie, Alexander. Je ne veux pas laisser un orphelin ou être enfermé à Azkaban, je ne veux pas de cet avenir pour ma femme. Je ne veux pas prendre de risque de laisser une descendance Lestrange entre les mains de Lestrange qui l’élèveront pour être un bon petit toutou prêt à mourir pour un homme qui laisse ses hommes se faire tuer sans lever sa baguette. » J’avais parlé d’une voix assez basse et j’avais du à plusieurs reprises m’empêcher de passer en français ou en russe par habitude de vouloir me protéger de mes confidences.

Je savais que j’en avais peut-être dit plus que ce qu’il voulait entendre mais je crois qu’il n’était pas le seul à avoir besoin de parler. J’étais en ce moment dans une situation délicate et cette rencontre commençait à être quelque chose de positif pour moi. « Mes motivations profondes sont de m’éloigner de tout cela et d’emmener ma femme avec moi. Je sais que pour toi, il doit être inconcevable d’éloigner Mina de toutes ces histoires, mais elle est autant victimes que toi ou moi. » Avouais-je le fond de ma pensée à Alexander avant de boire une nouvelle gorgée de mon café en étant mal à l’aise. Je ne savais pas trop quoi faire, ni où me mettre, c’était difficile pour moi de lui parler de ma femme et de l’enfant qu’elle avait porté, je n’étais toujours pas remis de l’accident et de ces nouvelles négatives qui en avaient découlées. « En quoi mes motivations t’intéressent ? Ne penses-tu pas que je pourrais simplement faire cela dans un esprit de famille ? Tu as eu dans ta vie ce que j’ai toujours désiré et tu es en train de le laisser t’échapper, j’ai du mal à le comprendre. » Soufflais-je sans faire réellement attention aux paroles quittant mes lèvres. Dans le fond, je ne lui mentais pas, il avait eu des parents et j’en avais toujours voulu, j’avais même été assez fou pour penser en arrivant en Angleterre que je pourrais avoir les parents que je n’avais jamais eu avec des dizaines d’années de retard mais je m’étais rapidement rendu compte que ce n’était pas possible. Je détournais les yeux d’Alexander pour fixer le liquide noir présent dans ma tasse comme si c’était soudain devenu la chose la plus intéressante du monde. Je ne voulais pas le regarder en face après toutes ces confidences. Je ne lui faisais toujours pas pleinement confiance mais j’avais eu besoin de me confier et en écoutant Alexander, j’avais trouvé des ressemblances entre nous deux qui m’avaient poussé à m’ouvrir un peu à ce cousin éloigné.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Dim 19 Juin - 17:02
Invité
Faisais-je confiance à mon cousin ? Je ne savais que trop en penser… J’étais partagé entre le désir de le croire et sortir de cette situation et au contraire laisser parler ma rancune et ma haine. Cependant je ne pouvais négliger un détail : Iris me manquait terriblement. Vivre sans elle était plus difficile que je ne l’aurai pensé. Je ne m’étais jamais vraiment posé de questions avec elle. Ça s’était fait naturellement et aujourd’hui j’avais la sensation que la place qu’elle détenait dans mon cœur ne pourrait jamais voir quelqu’un d’autres. J’avais cru aimer Kaysa ou Joanne mais je ne pouvais définir ce sentiment pour Iris. Elle était ma femme. Je n’avais pas d’autres mots. Mais ma connerie me poussait loin d’elle. J’avais conscience la perdre peu à peu. Je savais que mes actions me feraient la perdre mais je n’arrivai pas encore à m’y résoudre parce qu’une part de moi était redevable envers les mangemorts. Et si Sirius avait finalement été kidnappé par les mangemorts ? Ça… j’étais assez intelligent pour l’avoir deviné avant qu’on me le dise cependant une fois le sentiment redevable passé, il me restait la haine encore bien trop vivace pour arriver à me tirer de là avant qu’il ne soit trop tard. Mais le pire était ce putain de sentiment horrible envers mon père lui-même. Je m’étais attendu au pire : le reniement. Mon père en avait été incapable… Il m’aimait autant que j’y étais attaché. Et face à tout cela, qu’étais-je en train de faire ? Je le trahissais davantage. Combien de temps alors encore avant que le seigneur ne se réveille et me teste de la plus cruelle des façons ? Je ne voulais pas y penser… Mais Arcturus m’y obligeait :
« Ce n’est pas un plaisir de servir la personne qui fait du mal à ta famille. Lorsque ma femme m’a parlé de l’enlèvement de Sirius par ma mère et de comment Morgana se fichait de toi, elle en a ri. J’ai trouvé cela injuste de vouloir te recruter pour que tu serves le bourreau qui a demandé à une folle d’enlever ton père. Le Lord m’a pris mes parents, enfin mes parents ont plutôt choisi le Lord à leurs enfants. J’ai grandi en craignant et en détestant cet homme, en m’imaginant un jour pouvoir être heureux avec mes parents. Quelle utopie ! Comme si Bellatrix pouvait aimer. Enfin passons… Je m’étais juré de ne pas prendre la marque, je n’en ai jamais voulu et j’ai quelques soucis avec la notion de soumission. Je n’ai pris la marque que parce que j’ai repris le nom de Lestrange, annonçant l’existence de la descendance de mes parents, mais aussi pour protéger ma jumelle et pour protéger ma femme, une épouse qui sert et un mari n’étant pas mangemort aurait été suspect. » m’expliqua-t-il alors sur ses propres choix.
Ils étaient légitimes et je les comprenais comme je les acceptai. Arcturus avait le même sens du sacrifice et de la famille que moi avant mes propres haines et aveuglements. L’entendre parler me rappelait où était mon propre devoir. Il n’était pas à haïr un homme au point de tout détruire… Il était plutôt en l’honneur de ma propre famille, celui de devoir les protéger au lieu de les trahir. Arcturus me rappelait mon devoir et mes propres causes avant de détruire ce que j’avais de plus beau. QU’avais-je fait… Ma vie avait pris l’eau le jour de la disparition de mon père. J’avais perdu mon pilier, mon repère et aveuglé par la haine, je m’étais laissé manipulé sans réfléchir un minimum. Mon père n’était-il cependant pas en vie et de retour ? Que faisais-je alors encore ?! Je n’arrivai pas à sortir de là et j’avais trop de fierté pour demander de l’aide. Je n’étais qu’un homme, un jeune homme qui avait tant à apprendre encore. J’étais loin d’être parfait. La vie me donnait cependant une leçon. Restez à savoir ce que j‘allais en faire…
« Après, je crains que si ma femme n’avait pas eu cet accident en mission, je ne serais pas présent aujourd’hui. La perte de mon enfant et ma femme dans le coma a sûrement été la goutte de trop. Je ne veux pas qu’Il gâche encore d’autres vies. Je n’ai pas envie d’être asservi pour le reste de ma vie, Alexander. Je ne veux pas laisser un orphelin ou être enfermé à Azkaban, je ne veux pas de cet avenir pour ma femme. Je ne veux pas prendre de risque de laisser une descendance Lestrange entre les mains de Lestrange qui l’élèveront pour être un bon petit toutou prêt à mourir pour un homme qui laisse ses hommes se faire tuer sans lever sa baguette. » dit-il convaincu de ne vouloir d’un tel avenir.
Je réfléchissais alors à ses mots. J’étais pris de compassion pour mon cousin. Il me ramenait à la réalité et sa situation compliquée me donnait envie de l’aider. Il réanimait l’ancien Alexander prêt à aider son pire ennemi pour le sortir d’une situation dangereuse. Je savais les craintes qu’il possédait. Je ne pourrai dire avoir peur de voir mon enfant finir entre les mains de Voldemort mais il me faisait réaliser ce que j’étais en train de faire vivre à mes propres parents ! Et encore… Je n’avais pas revu ma mère et ne valait mieux pas. Mon père m’avait laissé le choix d’agir en homme. Ma mère m’aurait simplement foutu une belle claque sur la figure avant de me ramener par la peau du cul à la maison. Dragon un jour, dragon toujours ! Et même si d’un sens j’aurai préféré voir mon père agir aussi ainsi, je comprenais l’importance de me laisser faire cette connerie seul. Cela me permettait de prendre conscience moi-même et d’agir en conséquence. J’avais besoin de faire mes erreurs, tomber et ensuite apprendre à me relever pour devenir un homme meilleur encore. Merlin n’avait cependant peut-être pas choisi cette voix pour moi sans raison… En effet, sur mes erreurs je prenais conscience de l’embarras d’Arcturus. Peut-être que la vie avait fait en sorte que cette erreur serve simplement à sauver un membre de ma propre famille. Est-ce que mon père l’accepterait ? Je comprenais qu’il fallait que je vole de mes propres ailes et si mon père était un modèle, je devais aussi évoluer de la façon qui me semblait la plus juste : comme un homme et non plus comme un enfant. Je faisais donc mon choix : je faisais le choix de faire confiance à Arcturus et de le tirer de là en même temps que moi. Comment ? Je l’ignorai encore mais je sentais le besoin d’aider mon prochain prendre le dessus sur mes propres haines.
« Mes motivations profondes sont de m’éloigner de tout cela et d’emmener ma femme avec moi. Je sais que pour toi, il doit être inconcevable d’éloigner Mina de toutes ces histoires, mais elle est autant victimes que toi ou moi. » m’avoua-t-il.
Je restai pensif. Je ne connaissais pas bien Elmina Lestrange. Elle était réputée comme dangereuse et aussi fêlée que Bellatrix quoi que surement moins dangereuse. Enfin je préférai me méfier d’elle. Est-ce qu’un loup peut devenir un agneau ? Est-ce que je pouvais laisser une chance à une personne qui ne semblait pas en vouloir ?
« En quoi mes motivations t’intéressent ? Ne penses-tu pas que je pourrais simplement faire cela dans un esprit de famille ? Tu as eu dans ta vie ce que j’ai toujours désiré et tu es en train de le laisser t’échapper, j’ai du mal à le comprendre.
__ Je comprends ce que tu tentes de me dire et je conçois mieux ton désir de m’avertir… Je ne remets pas ta parole en doute. Aussi étrange cela parait-il, je te fais confiance. Ais-je raison ? Je l’ignore mais on a tous le droit à une deuxième chance. J’ai été élevé ainsi. Tu n’es pas responsable de tes ascendances, seulement de tes actes. Du reste… Tes motivations m’intéressent parce que j’aime savoir où je mets les pieds. C’est une question de survie autant pour moi que pour mes proches. Mais ça, je suppose que tu peux parfaitement le comprendre… »
Je préférai être clair avec lui. Il était hors de question que je vienne à l’aider et que cela se retourne contre ma famille. Etais-je alors en train d’envisager l’idée de faire machine arrière ? Etait-ce au moins possible ? Je l’ignorai mais Arcturus m’ouvrait les yeux. Avec cette conversation, je prenais conscience de la perte que j’étais en train de m’infliger. Et pourtant ce n’était pas la première fois que j’entendais un tel discours. C’était cependant tellement plus fort quand cela sortait de la bouche de votre ennemi naturel. Je prenais conscience peu à peu de mes erreurs. Entendre le désir d’Arcturus de se sortir de cette situation pour fonder une famille loin de tout ce mal me donnait envie à mon tour de retrouver ma copine et de cesser toute action soit disant héroïque mais surtout haineuse. Je n’étais après tout qu’un homme et je n’avais qu’une vie. Je pouvais alors la consacrer à retarder l’explosion dans ma radicalisation ou alors enlever toute cette haine qui faisait de moi une bombe à retardement. Je pouvais lutter pour une nouvelle cause, oublier mes colères et mes rancunes pour pardonner et avancer. Que me resterait-il alors après ça ? L’amour si je mettais un frein maintenant. Je n’avais pas encore tout perdu. Oserai-je cependant regarder ma famille et ma copine dans les yeux après tout ça, sans parler de ce mort ? Je savais qu’avant de demander pardon à mes proches, je devais déjà me pardonner moi et de là s’entamait un long travail sur moi pour arriver à éliminer toute cette haine que je reportai sur un homme parfait coupable de tous les maux à mes yeux.
« As-tu cependant conscience que dans ta volonté, ta femme n’acceptera peut-être de jamais te suivre ? Je sais que c’est un détail que nous n’avons pas envie d’entendre quand on aime une personne mais il faut t’attendre autant à une fin heureuse que de devoir te battre contre ta propre femme… Cela peut très mal se finir entre vous. Je ne dis pas croire en son innocence mais il est difficile d’imaginer ta femme quitter les mangemorts… Je préfère alors te mettre à mon tour les pieds sur terre et t’ouvrir les yeux à mon tour sur les différentes possibilités qui risquent de se présenter à toi. Seras-tu prêt, si ta femme s’entête, à lutter pour la cause qui te tient à cœur ? Ou lâcheras-tu tout par amour une fois de plus ? Je sais tes envies mais il est difficile d’oublier ses sentiments… J’en sais quelque chose. Je pense à ma femme sans cesse. Je ne rêve que d’une chose aujourd’hui, la tenir dans mes bras. Si je te dis cela c’est parce que je ne peux faire aveuglément confiance sans certitude… » le prévins-je.
Je ne le jugeai pas, je l’informai seulement de mon besoin de lui faire aveuglément confiance. Je ne pouvais pas le tirer de là si je ne pouvais lui faire confiance. Je pourrai mettre moi-même ma famille en danger en l’aidant et je refusais qu’elle paye le prix d’une erreur de plus de ma part. Je devenais méfiant. Après tout j’avais fait aveuglément confiance en Bryan Levinson et d’autres mangemorts et voilà où ça me menait… Je tendais alors ma main à mon cousin. Je venais de faire mon choix qui allait radicalement changer ma vie :
« Je te propose une alliance contre notre véritable et pire ennemi. Es-tu prêt à te battre pour te sortir de là, quoi qu’il en coûte et sauver ta vie ? Si tu te sens prêt à prendre le même chemin que mon père, alors je suis prêt à faire le serment inviolable de t’aider en échange de celui de ne te voir tromper et trahir ni moi, ni mes proches. La balle est dans ton camp Arcturus Lestrange. Que décideras-tu ? »
Mon choix venait d’être fait. Quel serait le sien ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Sam 2 Juil - 10:04
Invité
« Je comprends ce que tu tentes de me dire et je conçois mieux ton désir de m’avertir… Je ne remets pas ta parole en doute. Aussi étrange cela parait-il, je te fais confiance. Ais-je raison ? Je l’ignore mais on a tous le droit à une deuxième chance. J’ai été élevé ainsi. Tu n’es pas responsable de tes ascendances, seulement de tes actes. Du reste… Tes motivations m’intéressent parce que j’aime savoir où je mets les pieds. C’est une question de survie autant pour moi que pour mes proches. Mais ça, je suppose que tu peux parfaitement le comprendre… » Je comprenais parfaitement ce que voulait me dire Alexander par ses mots. Je ne pouvais que concevoir le fait que mon cousin ne voulait pas mettre sa famille en danger, tout comme je voulais absolument préserver ma femme du danger, de même que ma sœur. Pour être tout à fait honnête avec moi-même, j’étais un peu étonné qu’il me fasse confiance même si je n’en montrais rien. De même que le fait qu’il puisse m’accorder une seconde chance, j’avais toujours pensé que les « traîtres » Black seraient les premiers à ne pas vouloir voir en moi une personne différente de mes parents. Dans le fond, j’ai pourtant conscience de ne pas être complètement différent d’eux, j’ai quand même beaucoup d’eux, notre seule véritable différence est sûrement que je ne vénère pas le Seigneur des Ténèbres et que je n’ai jamais eu le désir de le servir. J’observais longuement Alexander, serait-il possible que je m’entende avec mon cousin, alors que du point de vue du monde tout devait nous opposer. J’avais pourtant conscience que si Alexander quittait les mangemorts, j’avais une chance d’avoir peut-être un allié dans mon propre mouvement pour me retirer et si en plus, il s’agissait d’un membre de ma famille, cela pouvait s’avérer bien pour ma femme et moi à la fin de cette guerre pour qu’on conserve notre liberté. « As-tu cependant conscience que dans ta volonté, ta femme n’acceptera peut-être de jamais te suivre ? Je sais que c’est un détail que nous n’avons pas envie d’entendre quand on aime une personne mais il faut t’attendre autant à une fin heureuse que de devoir te battre contre ta propre femme… Cela peut très mal se finir entre vous. Je ne dis pas croire en son innocence mais il est difficile d’imaginer ta femme quitter les mangemorts… Je préfère alors te mettre à mon tour les pieds sur terre et t’ouvrir les yeux à mon tour sur les différentes possibilités qui risquent de se présenter à toi. Seras-tu prêt, si ta femme s’entête, à lutter pour la cause qui te tient à cœur ? Ou lâcheras-tu tout par amour une fois de plus ? Je sais tes envies mais il est difficile d’oublier ses sentiments… J’en sais quelque chose. Je pense à ma femme sans cesse. Je ne rêve que d’une chose aujourd’hui, la tenir dans mes bras. Si je te dis cela c’est parce que je ne peux faire aveuglément confiance sans certitude… » Je savais que dans ses paroles, Alexander n’avait aucunement tort, ni même dans sa façon de penser que par amour je pourrais toujours encore retourner ma veste. Je ne savais même pas ce que je pourrais lui répondre, je n’étais pour le moment pas prêt à laisser ma femme derrière. Je voulais vivre pour quelques instants dans un monde parfait ou je pouvais suivre mon désir, garder ma femme et que ma femme suive mon chemin. Je savais que la demande de mon cousin était légitime, après tout, j’aurais désiré sûrement les mêmes garanties si l’on était venu vers moi avec des convictions similaires aux miennes et une femme voulant tout l’inverse. Je croyais pourtant en Mina et en sa capacité à laisser le bon côté de sa personnalité prendre le dessus sur le côté considérant les mangemorts comme sa famille.

Je ne désirais dans le fond que vivre une vie paisible en tant que ministre de la magie, avec ma femme et mes enfants à la maison. Je voulais mon emploi de rêve et la vie de famille que j’avais toujours désirée, mais qui se dessinait sous une forme différente de celle que je pensais obtenir un jour. Je laissais mon regard se poser dans le vide, fixant un mur. Etais-je prêt à laisser ma femme derrière si vraiment elle ne me suivait pas ? Non, je préférais de loin en mourir. Cependant, tant que personne n’apprendrait ma trahison, je pourrais jouer avec la situation.

Une fois un changement de camp dévoilé, je ne pourrais revenir en arrière, j’en avais conscience et il ne resterait qu’à voir qui de mes parents, ma femme ou le Seigneur des Ténèbres serait le premier à me faire la peau, à moins que Mina suive mon chemin et alors nous serions deux à avoir nos têtes mises à prix. « Je te propose une alliance contre notre véritable et pire ennemi. Es-tu prêt à te battre pour te sortir de là, quoi qu’il en coûte et sauver ta vie ? Si tu te sens prêt à prendre le même chemin que mon père, alors je suis prêt à faire le serment inviolable de t’aider en échange de celui de ne te voir tromper et trahir ni moi, ni mes proches. La balle est dans ton camp Arcturus Lestrange. Que décideras-tu ? » Si je n’avais pas eu mon éducation, j’en serais sûrement resté bouche bée, seulement on m’avait tellement élevé pour être parfait et un parfait petit sang-pur, aspirant mangemort que je restais simplement stoïque, mon masque bien pur en place, mon visage complètement fermé.

Je m’étais attendu à bien des choses venant d’Alexander en arrivant à ce rendez-vous que j’avais moi-même proposé, mais à aucun moment je n’avais imaginé que mon cousin allait me proposer une alliance pour qu’on se batte côte à côte contre l’homme qui depuis toujours pourrissait ma vie. Je savais que j’allais accepter, même si j’avais cette peur au fond de moi que je n’arrive pas à convaincre ma femme de suivre la même route que moi, de choisir de s’en sortir pour redevenir juste une femme de la haute société sang-pure et femme de politicien, mais non plus une meurtrière au service d’un fou. « Je ne m’attendais pas à une telle proposition de ta part en venant à cette entrevue. Je suis prêt à me sacrifier pour changer les faits que je n’ai jamais désiré, suivre le chemin de ton père comme tu le dis si bien, mais ne te méprends pas sur qui je suis Alexander, bien que je ne veuille pas de cette vie de servitude, je reste attaché aux idéaux que l’on m’a inculqué. Je ne dis pas que jamais je ne changerais, après tout, je me disais bien que jamais je n’aurais cette affreuse marque et pourtant elle est sur mon bras. Par contre, les choses vont dans les deux sens, je veux bien ne pas te trahir ou trahir tes proches, mais tu dois me faire le serment de ne pas trahir ma femme et ma jumelle. » Annonçais je à mon cousin, après tout, je n’étais pas fou, je voulais bien jouer avec ma vie et bien d’autres choses me concernant en trahissant mais je voulais une garantie que ma femme et ma jumelle soient en sécurité s’il venait à m’arriver quoi que ce soit.

Bon j’étais toujours décidé à emporter ma femme avec moi dans mes plans, je savais que notre couple pouvait survivre à ma trahison et que ma femme pourrait me suivre sur cette voie. « Je crois sincèrement que Mina pourrait vraiment me suivre dans mes actes. Il me faudra simplement du temps pour qu’elle ouvre les yeux. Tu sais, je pense qu’elle est aussi victime que toi ou moi dans cette histoire. Les mangemorts ont usés d’événements l’ayant affaiblie dans son passé pour la ramener vers eux, du moins, elle est allée vers eux à cause de ces événements. Je pense qu’elle pourrait changer, parce que notre mariage n’a rien d’un mariage de convenance. Je ne suis pas encore prêt à laisser ma femme pour mes choix de vie, mais je n’agis pas avec l’intention d’un jour de trahir ou trahir les êtres qui te sont chers. Je ne veux vraiment qu’une vie heureuse avec ma famille. » Expliquais-je à mon cousin en le fixant dans les yeux. Je ne savais pas s’il comprendrait que je croyais réellement en ma femme et en son possible changement de camp. Après je savais que j’allais devoir me battre contre ma mère pour tirer Mina de plus en plus vers moi. J’allais devoir faire voir à ma femme que notre amour et notre famille sont plus important que le fait de servir le seigneur des ténèbres.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Sujets similaires
-
» Haiti sur une liste de pays juges ennemis de Wasington
» Haiti des années 60-70-80: Le pays était-il mieux sous Papa et Baby Doc ?
» Canada, le Pays le Plus Accueillant au Monde pour les Expatriés
» Wikileaks: Les pays Arabes peu tendre envers l'Iran
» Les EUA ne pourra plus soutenir les pays dependants....

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 4 :: Début de l'an 2000-
Sauter vers: