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Les Noces de Perle

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Rodolphus Lestrange
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Jeu 26 Mai - 15:26



Les Noces de Perle
feat. Bellatrix & Rodolphus
Les fêtes étaient derrière lui depuis maintenant quelques semaines, le mois de Février finissait lentement de clôturer la saison hivernale. Pourtant c’était comme si les derniers événements résonnaient encore dans sa tête, se servant de ses méninges comme de tambourins pour qu’il ne puisse s’en débarrasser. Il faut dire que la nouvelle année -et même le nouveau millénaire - avait débuté en fanfare chez les Lestrange. Une mission tombée à l’eau à cause d’un traitre dans leur rang, mais aussi et surtout par la faute d’une sombre idole se prenant pour plus puissante et plus maligne qu’elle ne l’est réellement. Elle a bien failli les faire tuer cette bécasse. A force de s’identifier à Bellatrix, elle a fini par se brûler les ailes, puisque c’est de notoriété publique que personne ne pourra jamais lui ressembler et encore moins l’égaler. Peut-être qu’ainsi, de cette façon, cette bouffeuse de cuisses de grenouilles finira par comprendre que des Lestrange, elle n’en a que le nom pour avoir écarté les cuisses à leur fils. Fils que Rodolphus a définitivement perdu par l’unique faute de cette donzelle bien trop sûre d’elle, d’où sa colère à l’égard de cette petite insolente. Et alors quoi ? N’importe quel père tenterait d’arrondir les angles et de faire le premier pas … évidemment. Bah vous savez quoi ? Rodolphus a bien tenté de faire ce foutu pas, mais pour se retrouver traité comme un moins que rien par son propre fils qui l’a mit à la porte de sa propre maison - enfin de sa seconde maison reçue en héritage. Sur le coup, Rodolphus lui aurait bien foutu une tête au carré à ce petit con. Avait-il oublié à qui il devait la vie ? Deux fois de suite, si ce n’est trois en comptant la procréation, la naissance avec Bellatrix qui voulait les tuer et la fois où cette même femme lui a sauté à la gorge. Mais visiblement, ce petit prétentieux n’a pas été éduqué comme il le fallait.

Pourtant, il n’y aura pas de second essai de sa part, ça c’est une certitude. Il n’y aura même pas de seconde chance, Lestrange Sénior étant beaucoup trop rancunier pour ça. Finalement, Bellatrix a toujours eu raison sur toute la ligne, ils ne sont pas fait pour avoir des enfants. Ces êtres juste bons à trainer leur nom dans la boue et à jouir d’une fortune, de biens ainsi que d’une renommée qui ne leur appartiennent même pas.

« Sale morveux. »

Marmonna Rodolphus entre ses dents. Il se trouvait dans le salon, avec pour seul distraction le tic-tac du grand carillon. Les aiguilles affichaient déjà les quatre heures du matin. Installé dans son fauteuil, il maintenait son verre entre son pouce et son index. Il n’y avait plus qu’un léger fond de Whisky-Pur-Feu et un glaçon au trois quart fondu dans le récipient. Son autre bras, au coude déposé sur l’accoudoir, maintenait sa tempe de deux de ses doigts. Il accusait le coup, cette nuit blanche commençant par avoir raison de lui, surtout qu’elle n’avait pas été la seule. La veille et même l’avant-veille s’étaient déroulées de cette façon trop semblable, bercées par une insomnie qu’il n’expliquait pas.

Pour ne pas tomber dans cette désagréable routine, il finit par bouger, avalant d'un seul trait le fond de son verre. Tout en se relevant ensuite, il se délesta du récipient sur la table basse, faisant craquer sa nuque avant de prendre l'escalier conduisant à la chambre à coucher. Il tenta de faire le moins de bruit possible, en ouvrant la porte. Sa femme était là, dans le lit. Dormait-elle ? Il ne saurait dire. Parfois, elle se contentait de rester éveillée, jusqu'à ce qu'il revienne et à d'autres reprises, elle prenait une bonne dose de repos bien mérité. Rodolphus finit par se coucher sur le lit, à ses côtés. Il ne s'était pas dévêtu, ne tenant pas à rester ici trop longtemps. Quelque part, il avait envie de nouveautés. Pas d'une nouvelle femme, sa chère et tendre est de loin la meilleure. Mais quelques petites choses qu'ils n'avaient jamais eu le temps de faire. Trente ans de mariage, c’est les noces de perle parait-il. Un petit voyage rien qu’entre eux deux, pourrait être le moyen de se rapprocher l’un et l’autre, tout en restant loin de tout ce qui arrive.

Scrutant le plafond dans le noir presque complet, il s'était enfin tourné vers Bellatrix, passant son bras autour de sa taille et déposant ses lèvres contre son épaule.

« Tu avais raison sur toute la ligne. »

Il chuchota ses paroles, ne sachant pas vraiment si elle l’entendait, mais au moins c’était dit. Il avait besoin de lui faire savoir qu’à présent, il se rangeait totalement de son côté.

« Ces gamins ne méritent même pas de porter notre nom. Et cette stupide Mina, ne fait que nous trainer davantage dans la boue … . Si tu veux toujours t’en débarrasser, je suis de ton côté. »

Le nom Lestrange était mis à mal par la faute de ces maudits gamins. Arcturus et son arrogance, alors qu’il n’a jamais été foutu de partir en mission. Mina et sa bêtise qui discrédite toute la famille aux yeux de leur Maître. Et Eiladora qui écarte les cuisses au premier con qui passe. Non, ils ne pouvaient pas laisser ça comme ça. Surtout que le petit couple si nian-nian à vomir, allait sûrement vouloir se reproduire à nouveau. Ils ne seront capables que de faire un gosse à leurs images : arrogant et stupide, mais arriviste à souhait, n’ayant aucun scrupule à se servir de ce que leurs parents ont obtenu par leur loyauté envers le Seigneur des Ténèbres.

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Bellatrix Lestrange
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Sam 18 Juin - 20:36
NOCES DE PERLE
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Rien n'allait, tout s'effritait. Avant même que j'eusse le temps de me rendre compte de ce qui allait me tomber dessus que cela était déjà fini. Arcturus... Ma plus grande déception. Dire que j'avais porté dans mes entrailles ce chien, ce traître était intolérable. S'il n'en tenait qu'à moi : je me serais poignardé d'avoir enfanté une chose aussi faible. Il était déception. Il était un être indigne de vivre, indigne de porter le nom de son illustre père. Dire qu'il avait nos gênes étaient un affront à nos ancêtres. Comment avions-nous pût accepter une telle chose ? Que faisions-nous à rester les bras croisés au lieu de le traquer, au lieu de le tuer ? Les tuer. Sa sœur était du même pain. J'aurais dû agir sans le consentement de Rodolphus. J'aurais dû les tuer à la naissance, mieux encore : je n'aurais pas dû perdre neuf mois de ma vie. Ils ont puisé dans mes ressources, dans mes réserves : me privant de la divine compagnie du Lord. Je les avais faits dans le seul but de ravir mon époux. Certains aimaient colporter que je l'aimais moins que notre Seigneur. Ce qui en un sens était vrai, cependant, cela n'était absolument pas comparable. Je n'aime pas mon Dieu comme j'aimais mon époux. Avoir des sentiments de la sorte pour mon maître serait indigne. Pire encore : cela serait un affront. L'aimer comme un homme... Quelle chose insensée ! Il était bien plus puissant et respectable qu'un humanoïde. Il était une déité et j'étais sa prêtresse. Malheureusement, à cause de ces marmots indignes, infidèles aux principes de leur famille : me voilà relégué au second plan. Avais-je réellement perdu mon statut de Lieutenant le plus fidèle de sa Seigneurie ? Comment avais-je pu laisser une telle chose se faire ? Étais-je responsable de mon propre malheur ?

À cette idée, je m'emparais de mon oreiller pour plonger ma tête dedans et expirer mon spleen, ma peine, ma douleur. J'avais cette rage en moi qui semblait encore plus vivace qu'en temps normal. Je pouvais presque entendre les sifflements de ma baguette qui n'avait pas encore eut son content de cri et de souffrance. Je n'avais qu'à lui murmurer que cela arriverait bientôt. Que tôt ou tard, j'aurais à ma merci mon ignare et incapable de fils et cette Mina de malheur. Elle que j'avais considérée comme ma fille, comme ma protégée... Heureusement que nous avons réussis avec mon fidèle Sevastian à mettre un terme à cette folie. Il était hors de questions qu'Arcturus répande la gêne de la connerie et de l'idiotie dans le monde magique, encore moins pour entacher la pureté du sang dont il est issu. Moi, vivante ? Jamais. Je préfère encore mourir plutôt que de laisser une telle chose arriver. Il n'avait probablement pas encore compris que malgré son arrogance et sa prétention, je restais plus forte que lui ? Jamais il ne pourra dépasser mes capacités, et même mourante, je serais toujours en mesure de prendre ce que je lui avais si gentiment donné. Reposant l'oreiller à côté de moi, je perdis mon regard sur le plafond de notre chambre. Cherchant l'imperfection, la moindre lézarde qui pourrait calmer mon regard, mon esprit. Ce dernier était incapable de trouver un repos. Il était en ébullition, tentant de trouver mille et une chose pour retrouver la fierté dans le regard de mon Seigneur. Je l'avais déçu et il n'y avait probablement rien de pire. Encore une fois, je montrais que je n'étais une sorcière faite de chair, de sang, qui aimait bien trop son mari pour lui avoir refusé la chance d'être père. Je n'en avais jamais voulu, je l'ai seulement fait par amour pour Rodolphus. Il était le seul homme que j'aimais, que j'aimerai. Cela faisait des décennies maintenant que nous semions la terreur et la souffrance. Dans notre sillon, nous laissons les cadavres s'empiler et nous en étions fiers. Cela était-ce toujours le cas ?

Entre ma capture et les nombreuses réunions, mes efforts pour redorer le blason de ma -notre- famille : nous n'avions pas eut beaucoup le temps d'être ensemble. Pourtant, malgré mon ambition et ma dévotion sans appel pour notre Seigneurie : j'avais toujours essayé de trouver du temps pour lui et moi. Juste nous deux. Car au final, c'est comme ça que nous risquions de finir. Lui et moi contre le reste du monde. Cela ne me dérangeait absolument pas, il n'y avait rien de trop beau pour lui. Si seulement il pouvait se rendre compte que mon amour pour lui ne s'est pas patiner avec le temps ? Que je l'aime comme au premier jour et que cela serait le cas jusqu'à mon dernier jour... Je ne suis pas douée avec les sentiments, avec les mots. Je suis bien incapable de faire une tirade comme Juliette à Roméo. J'avais pourtant prouvé au cours des années ma fidélité, mon amour pour lui... Aujourd'hui, après des années de mariages : j'avais peur de ne pas avoir fait assez. Le Lord ne me considérait plus comme son meilleur homme. Il ne faudrait pas longtemps avant que je sois reléguée au rang de sous-fifres, de chair à canon : que je perde le respect durement gagné. Et après... ? Que me resterait-il ? Rodolphus. Mon époux. L'amour de ma vie.

La porte s'ouvrit doucement étirant un sourire sur mon visage. Je me tournais pour pouvoir faire face à mon époux : remettant l'oreiller sous ma tête fatiguée. S'il ne dormait pas, je n'étais pas dans une meilleure situation. A croire que nos âmes étaient plus liées que nous le pensions. Ses insomnies devenaient mes insomnies. Je n'aimais pas également le fait de rejoindre le lit de Morphée sans être certain qu'il me suiverait bientôt. Cela faisait plus d'un an que j'étais sortie des griffes de Anarchistes : pourtant les douleurs étaient encore vivaces. Je pouvais sentir les crochets sous ma peau : me retenant de bouger. Je n'avais jamais parlé sur les mangemorts, dévoilé les plans de mon maître, mais je n'avais pas pût retenir mes hurlements et mes cris. Cela était le karma dirait certain. Absolument pas. J'étais une ennemie, une personne à tuer, à faire souffrir alors je savais a quoi m'en tenir. Peut-être qu'au fond je le méritais. Je ne me plaignais pas de toute façon. Si on voulait autant ma tête cela voulait dire que j'étais toujours crainte et détestée. Une excellente chose. Je ne pourrais supporter une opinion différente à mon égard.
Rodolphus passa son bras autour de ma taille, je souris tout en gardant mes iris fermées. Il ne fallu pas de temps à mon corps pour se coller au sien. Nichant ma tête dans son cou, je déposa un baiser sur sa clavicule, mes mains cherchant déjà la chaleur de sa peau tandis qu'elles se glissaient sous sa chemise.

« Tu aurais dût me laisser les tuer à la naissance... »

Soufflais-je en me lovant un peu plus dans ses bras sécurisants. Jamais je ne me sentais autant à ma place que lorsqu'il me tenait de la sorte contre lui.

« Patience... Patience mon amour. Nous aurons notre revanche. Leur idylle ne mettra pas longtemps avant de se finir. Que cela soit par leur caractère ou bien par la mort : ils seront séparé plus tôt que tu ne le penses. Nul doute que si je paye une visite à Mina, si je lui demande de choisir entre notre bon à rien de fils ou bien une vraie Lestrange : elle me choisira. Si elle n'est pas aussi idiote qu'elle le fait croire : elle choisira la raison à l'amour. »

J'ouvris les yeux tout en m'éloignant légèrement avant de migrer ma dextre vers sa pomette que je caressais doucement : comme si son visage était une chose précieuse. M'approchant pour déposer un baiser sur ses lèvres tant adorés, je lui souris légèrement :

« Au final, nous en ressortirons plus forts et eux plus affaiblis. » Je perdis légèrement ma risette en poursuivant : « Cependant... Nous devons trouver un moyen de racheter notre conduite au Seigneur. » Puis d'une voix plus froide je conclus : « Nous aurions dû parler de notre progéniteur à notre Maître... Je n'aurais pas dû garder ce terrible secret. » J'avalais difficilement ma salive. Mon pouce glissa pour suivre le contour de ses lippes. « Est-ce si impensable de croire que... Que je suis lasse ? » Avouais-je d'une petite voix : « Je... J'en ai assez de sentir le regard déçu de notre Seigneur sur moi. Malgré mes tentatives pour lui montrer que je suis toujours la-même, toujours aussi loyale et sadique, prête à tout pour lui plaire : j'ai l'impression que... Que je ne suis plus suffisante... Que je le déçois qu'importe mon désir ou le bien fondé de mes actions pour notre cause... »

Je dévoilais le fond de ma pensée, ce qui pesait sur mon cœur à celui qui en avait la pleine possession. Comme si cela était légitime qui sache mon spleen. J'avais besoin de savoir que Rodolphus m'aimait, que jamais il ne me quitterait ; mieux encore : que jamais il ne me pense faible.
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Rodolphus Lestrange
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Dim 19 Juin - 19:24



Les Noces de Perle
feat. Bellatrix & Rodolphus
Sentir le corps de sa femme venir se coller ainsi au sien n’était plus arrivé depuis un petit moment. Il n’y avait pourtant pas d’eau dans le gaz dans leur couple; Bellatrix et Rodolphus ont toujours été de toutes les guerres, toujours aussi soudés que les doigts de la main. C’est ce qui a toujours fait leur force, même si ces derniers temps, les choses se sont gâtées. Voilà une année seulement que son épouse était de retour auprès de lui, mais l’état dans lequel il l’avait retrouvé, était insoutenable même pour l’un des Mangemorts les plus dingues qui existent. Parce qu’avant d’être un mage noir au service du plus puissant Sorcier du monde, Rodolphus est un mari aimant éperdument sa femme. Durant des semaines, que dis-je, durant des mois, il s’était retenu de la toucher par peur de lui faire mal. Mais de ça, il ne lui en avait jamais parlé, de crainte qu’elle lui en veuille. Bellatrix est une femme forte, qui ne montre pas ses faiblesses, pas même à son mari. Elle a enfanté dans la douleur et même là, elle était digne de son rang, alors que Rodolphus lui-même avait plus d’une fois manqué de tourner de l’oeil. Elle est, à ses yeux, la personne la plus forte qui existe, elle l’est même parfois plus que lui, qui s’est laissé berner par les jumeaux lorsqu’ils ont poussé leurs premiers cris. Il aurait dû la laisser faire et Bellatrix ne perdait pas l’occasion de lui rappeler.

Sous les gestes de sa femme, sa peau était prise d’un frisson qu’il ne chercha pas à dissimuler plus que ça. Ses mains glissaient jusqu’à ses hanches qui avaient reprises les formes qui l’ont toujours séduit.

« J’aurais dû … j’en suis désolé. »

Rétorqua-t-il dans un murmure, ses lèvres glissantes déjà le long de son cou. Pourtant, à l’heure d’aujourd’hui, en revoyant ses bébés qu’il a tenu tour à tour dans ses bras, il en aurait été incapable. Par contre, maintenant adultes, il n’aurait plus aucun scrupule à leur arracher la tête s’il le fallait. Disons que ce qu’il regrette, c’est de ne pas les avoir élevé lui-même. Est-ce que ça aurait changé quelque chose ? Auraient-ils été bien plus honorables pour leur famille ? Sans doute … sans aucun doute. Durant leur captivité, Narcissa et Lucius s’en seraient occupés. Ils en auraient sûrement fait des petits prétentieux pourris-gâtés de la même trempe que Drago, mais c’était toujours mieux qu’une salope et un castré.

« Et après nous la tuerons … ou mieux, nous la mettrons sous Imperium pour qu’elle élimine elle-même Arcturus. Et ensuite nous la tuerons. »

Oui, vous aurez compris qu’il veut la tuer. Si Bellatrix savait combien il a pu maudire le jour où Mina est entrée dans leurs vies à tous les deux. Il ne digérait pas de s’être séparé de ses gamins pour que cette infâme grignoteuse de grenouilles soit intégrée à leur famille, comme s’il s’agissait de leur fille. Jamais elle ne le sera, elle n’en a pas les gènes, ni la prestance. Ce n’est qu’une petite conne qui tente de voler la place de sa femme aux côtés de leur Maître. Sauf qu’elle n'arrive même pas à la cheville de Bellatrix au même âge. Et Merlin sait combien cette dernière est devenue de plus en plus redoutable et puissante avec le temps.

Un sourire s’était formé malgré tout, lorsque sa divine femme s’écartait de lui. Elle ne pouvait sûrement pas imaginer combien il aurait voulu échanger sa place avec la sienne, lorsqu’elle était prisonnière des Anarchistes. Mais s’il le révélait, on le dirait stupide ou faible, alors que le mot est seulement amoureux. Et ses yeux se fermèrent au moment où les douces lèvres de son épouse vinrent s’écraser contre les siennes. Cherchant à prolonger le baiser, en vain malheureusement, son visage changea peu-à-peu de mimique. Il comprenait que leurs années de dur labeur commençaient sérieusement à se faire ressentir chez l’un comme chez l’autre, et peut-être même plus chez sa chère et tendre, suite à tout ce qu’elle avait dernièrement vécu.

« Nous avons fait une erreur ma chérie, mais nous sommes encore de ce monde. Notre Maître sait qu’en-dehors de ce secret, nous lui avons toujours été fidèles. Lui-même a déjà fait quelques petites erreurs de jugement, il lui faut juste du temps pour nous pardonner. »

Par erreur de jugement, il pensait à l’affront que le Lord avait vécu face au bébé Londubat. Il avait omis de penser à cette vieille magie qui avait sauvé la vie du petit Neville au détriment de la forme humaine de son agresseur. Une erreur de parcourt ne fait pas d’un Sorcier une merde reléguée au second plan, le Seigneur des Ténèbres en est la preuve.

Mais face aux doutes de son épouse, Rodolphus ne pouvait rester de marbre. Il se rapprocha légèrement d’elle, déposant un baiser sur son front.

« Le regard qu’il pose sur toi n’est pas le même lorsque tu ne le regarde pas. Crois-moi, tu es toujours sa préférée. Rien ni personne ne pourra te prendre ta place à ses côtés. Notre plus grosse erreur est d’avoir cru que nous pouvions faire confiance aux autres. Tous autant qu’ils sont, ne méritent pas que l’on leur accorde plus que du dédain. Ce qui fait notre force depuis toujours, c’est de ne compter que l’un sur l’autre. »

Il la serra dans ses bras, doucement, espérant ne pas lui faire mal. Jamais, il ne la penserait faible. Elle a eu besoin de temps pour se remettre des tortures subies, mais qui aurait pu se vanter d’être sur pieds en un claquement de doigts ?

« Reprenons notre duo en oubliant tous les autres. Ne jurons que par notre couple et n’apportons de crédit qu’à Narcissa et Rabastan, comme nous l’avons toujours fait. Nous n’avons pas besoin des autres pour réussir. Nous n’en avais jamais eu besoin. Tu as toujours été mon moteur et c’est notre amour qui fait ce que nous sommes. Ca, je peux te certifier que ça ne changera jamais. »

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Bellatrix Lestrange
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Mer 13 Juil - 23:33
NOCES DE PERLE
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Cédant à l’envie de sentir sa chaleur contre mon corps qui semblait être devenu hermétique à tout contact charnel, j’en ressentais le besoin. Etrangement. Pourquoi ce soir ? Je n’en savais rien, je comptais bien cependant profiter de cet élan pour me loger dans les bras de mon aimé. Avec patience et dévotion, il avait embrassé mes cicatrices, ma fragilité : il avait pris soin de mon âme meurtrie et de ma carcasse brisée. Ce genre d’attention, je savais que j’étais la seule au monde à les avoir. Cela rendait la chose encore plus excitante, agréable même. De savoir qu’un des hommes les plus craints du monde magique était un agneau en compagnie de sa belle. Nous sommes comme les moldus : Bonnie et Clyde. Partenaire de crimes. J’avais vu dans son regard quand je suis tombée dans ses bras après ma libération : qu’il allait faire vivre un enfer à mes bourreaux. Il y avait quelque chose de réconfortant dans cette idée. Pour une femme de ma trempe tout du moins. Ils pensaient m’avoir brisé, ils allaient comprendre que je suis la personnification de la douleur, sa servante. On me craint. A juste titre. Mina et Arcturus comprendront aussi. En temps et en heure, qu’on ne trahit pas sa famille. La garce m’avait poignardé dans le dos, je lui avais dit qu’accepter la main de mon fils ne jouerait pas en sa faveur. Comme une enfante capricieuse, elle s’est jouée de mon avis et a pris notre nom. Une abomination. Est-ce que notre lignée devrait se voir affaiblir par des sorciers de leurs genres ? Insipides ? Décevants ? Est-ce que Rodolphus et moi étions condamnés à être témoin de la décadence de cette nouvelle génération qui aurait raison de notre renommée ?
Les mains de mon époux sur mes hanches réveillaient en moi ce feu qui ne brûlait que pour lui. Cette chaleur qui ne pouvait être ravivé que par son touché. Mes yeux toujours fermés, mes doigts entreprenaient de reprendre possession de ce dos trop longtemps ignoré.

« Même les meilleurs peuvent être trompés mon amour. »
Me contentais-je de répondre avec une douceur qui m’est inconnu en dehors de ces murs. « Nous pouvons encore remédier à cela. »

Rodolphus caressait mon cou avec délicatesse, ses lèvres touchant cette peau qui lui appartenait. Il avait en tête des plans qui me plaisaient. Qui m’inspiraient, qui donnaient envie à ma baguette de sortir maintenant, là tout de suite pour appliquer à la lettre les idées machiavéliques de l’homme que j’aime. Arcuturs, Eiladora… Ils n’étaient plus mes enfants. Ils n’étaient plus rien. Je ne pouvais pas croire que ma fille, la chair de mon sang avait copulé avec Bryan.

« Hum… J’ai toujours aimé tes plans d’attaque love. »
Je souris. De plaisir. D’impatience presque. « Nous devrons faire attention à notre Seigneur, peut-être lui demander avant ? Lui prouver que nous préférons le servir et ne pas laisser ces erreurs de la nature en vie ? » Je cherchais toujours un moyen de briller sous les yeux du Lord.

M’éloignant légèrement de ma moitié pour mieux pouvoir l’embrasser délicatement, je laissais ma main me perdre dans ses cheveux poivre et sel qui lui donnait encore plus de charme à mes yeux. La même passion animait mes gestes, la même tendresse animait mon regard qui pourtant était terne. J’étais lasse. Fatiguée de cette vie que je n’ai au final jamais vécu. Le temps était passé si vite, que je ne me suis pas rendue compte qu’a plusieurs reprises j’avais bien faillis le perdre. Lui. L’unique.

« L’avons-nous Rodolphus… Ce temps ? Bientôt, une sorcière plus jeune, plus mesquine et cruelle que moi viendra et me détrônera de mon poste de Lieutenant. Il ne suffira à notre Seigneur que de prononcer deux mots pour me prendre la vie. »

Un long soupire traverse mes lèvres, je referme mes yeux pour tenter de trouver une quelconque paix. Le baiser de Rodolphus sur mon front me fit du bien. Je souris, légèrement, assez pour lui. Ses paroles sont comme du baume sur mon cœur. Mon époux savait comment me rassurer et je savais que sa parole était d’or. Il ne m’a jamais mentit, ne le ferait probablement jamais. Quand il affirme que nous avons faits l’erreur de se reposer sur les autres, je ne peux qu’hocher la tête pour approuver ces paroles. Oui. Nous ne pouvions pas compter sur d’autres sorciers. A nous deux, nous pouvions faire tellement de choses : pourquoi s’encombrer avec des laquais ?

« Je suis d’accord. »


De tout mon cœur, de toute mon âme je croyais en ces paroles. Nous étions des mages puissants, craints, respectés donc d’une certaine façon. La plus belle à mes yeux. Nous avions sût marquer à nous le monde Magique et nos noms raisonneront dans l’Histoire comme porteur de malheur et de souffrance. Combien de mages noirs pouvaient dire la même chose si ce n’est notre maître tout puissant ? Est-ce que ce temps était révolu ? Devions nous tirer notre révérence, la tête haute tant que nous pouvions encore le faire avec fierté ? Je ne savais pas. Je ne savais plus. Une chose restait certaine malgré tout, contre mon gré, c’est que je ne serais plus jamais la même. Je sens bien au fur et à mesure que les jours passent : un mal inconnu s’installe dans ma poitrine. Rodolphus me fit une nouvelle déclaration et je sentis mon cœur se gonfler d’allégresse en l’écoutant. J’aimais tellement cette homme que parler de mes sentiments seraient une injure.

« Et moi le mien, je t’aimerai, jusqu’à la fin et au-delà. »
Caressant sa pommette avec mon pouce, je descendis pour toucher doucement la pulpe de ses lèvres : « Tant que l’on est ensemble, nous vaincrons. »

Je souris sincèrement, mon regardant couvant la moindre imperfection de son visage. Il était encore beau, malgré ses cicatrices, il était le seul homme qui avait de la valeur à mes yeux. L’unique mortel pour qui je donnerai ma vie et celle de tous les sorciers du monde Magique. Lord Voldemort était mon dieu, notre lien était plus spirituel et si certains ont osé prétendre un jour que j’aimais notre Seigneur d’une façon malsaine : je peux vous assurer qu’ils ne sont plus de ce monde Il y a seulement un homme que je désir charnellement, auprès de qui je veux me réveiller le matin et il se trouve dans mes bras, à la merci de mes mains avides et affamés. M’approchant de lui, je ne pus résister plus longtemps à cette envie viscérale de l’embrasser. De me lier à lui de l’unique façon qui pouvait prouver mon amour pour lui. Accentuant le baiser, l’embrassant un peu plus fougueusement, je sentais ma poitrine se soulever au gré de mon rythme cardiaque.

« Je t’aime Rodolphus… »


Soufflais-je entre deux baisers enflammés par la passion de notre amour. Nous nous étions faits une promesse, je comptais lui prouver encore et encore jusqu’à mon dernier souffle qu’il n’y avait pas de doute à avoir quant à la teneur de mes sentiments. Mes mains sous son haut, j’entrepris de caresser délicatement son torse tout en faisant glisser mes lèvres des siennes à son cou en glissant sensuellement sur l’os de sa mâchoire.

« Si tu venais à me quitter, j’en mourrais. » Une vérité qui n’était un secret pour personne. Rodolphus était l’astre de ma vie. « Il me tarde de me venger avec toi à mes côtés… » Soupire-t-elle de désir : « Les tuer tous… Les faire souffrir… Leur arracher des cris jusqu’à ce qu’ils implorent qu’on mette un terme à leur misérable existence. Leur montrer qu’ils ne sont que des cloportes sous le joue de notre sadisme et de notre puissance… Leur laisser croire qu’ils ont une chance puis détruire minutieusement le moindre espoir dans leur cœur, dans leur âme… »
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Rodolphus Lestrange
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Dim 31 Juil - 19:20



Les Noces de Perle
feat. Bellatrix & Rodolphus
La cruauté de Rodolphus n’a jamais été à prouver. La folie est certainement en lui également. Deux parts indissociables de sa personnalité. L’un ne va pas sans l’autre. Pourquoi un être si cruel avait, à tout prix, voulu se reproduire ? Ce n’était sûrement pas dans le but de jouer au papa et à la maman, ni à donner le biberon ou mettre les mains dans la merde en changeant des couches. Il avait naïvement essuyé le rêve d’avoir une descendance qui honorerait son nom. Leur nom. Mais la chute fut bien plus douloureuse. Voir que ce que l’on a tenté de créer, n’est qu’une sordide erreur, c’est terrible. Se rendre compte qu’en voulant perpétuer leur nom, il n’a fait que le salir en donnant vie à un duo méprisable, est une réelle souffrance.

Mais heureusement, il a Bellatrix. Rodolphus n’est pas homme capable de grand chose niveau sentiments positifs. Il est connu pour être froid, violent, cruel, manipulateur et caractériel aussi faut dire. Sauf avec son épouse. C’est avec elle, qu’il a appris à aimer. Tous les deux égaux dans un duo sanguinaire. Ils n’ont rien de ces ratés d’Arcturus et Mina. L’homme ne montre pas sa supériorité en violentant sa femme, mais n’en perd pas non plus sa paire de couilles sur le palier en rentrant chez lui. L’épouse ne se laisse pas dominer par le mari, mais elle ne tente pas de le manipuler non plus. Ils ont réussi ce que beaucoup cherchent à obtenir : l’égalité dans leur mariage. Des partenaires de crime. Deux têtes pensantes, deux tortionnaires hors paire.

Leur chambre à coucher était le seul endroit où ils pouvaient être eux-mêmes, laissant parler leurs sentiments l’un pour l’autre, même s’ils n’ont jamais été à l’aise avec les mots. Les gestes sont parfois plus parlants que des paroles. Caresses et baisers, Rodolphus profitait de retrouver sa femme comme elle l’avait toujours été avec lui. Ces derniers temps avaient été réellement difficiles. Désirer une femme et ne pouvoir la toucher, par crainte d’aggraver ses blessures, mais se retrouvant chaque nuit dans le même lit. C’était une torture, mais qui avait été nécessaire pour que Bellatrix puisse se refaire une santé. Même si elle avait toujours été là, elle lui avait tellement manqué qu’il ne put empêcher sa peau de frissonner lorsque ses doigts l’effleurèrent. Et malgré ce rapprochement, qui les faisait ressembler à un couple tout à fait ordinaire, ils n’en perdaient pas le fil de leur conversation pour autant. Massacrer, réduire à néant ce qui leur a porter préjudice, le tout sous des caresses. Il n’y avait qu’eux capable de pouvoir d'avoir de telles relations en prévoyant un meurtre en même temps.

Les lèvres de Rodolphus parcouraient sa jugulaire, tout en prenant en compte chaque mot de son épouse. Redorer le blason familial en arrachant la mauvaise herbe, était bien là la seule solution. Lors du Bal de Noël, Rabastan s’était proposé à cette tâche, mais même s’il a toujours affectionné son petit frère, le Lieutenant du Lord, voulait arranger les choses lui-même. Ce n’était pas à son cadet de faire le sale boulot à leur place et encore moins de le laisser faire une chose capable de le projeter au-dessus de son aîné. Mais si les lèvres de Rodolphus quittait peu à peu la peau de sa divine épouse, c’était juste le temps de reprendre la parole.

« Tu as raison, nous devons rencontrer notre Seigneur rien que tous les deux. Sans Lucius, sans Rabastan, rien que lui et nous. Son regard plongea dans le celui de Bellatrix, avec cette petite flamme qui ne l’a jamais quitté lorsqu’elle est à ses côtés. Il rapprocha son visage du sien, lui volant un court baiser. Les choses s’arrangeront. Nous sommes de loin les meilleurs et les seuls qui ont tout fait pour le ramener. »

Ce n’était que la vérité. Les autres Mangemorts se sont cachés pour beaucoup, mais eux, ils étaient là. Ils l’ont toujours été. Et Bellatrix n’a jamais rien perdu à sa superbe, que ce soit en tant que Soldat du Lord ou en tant qu’épouse. Rodolphus se perdait dans ses baisers, tant il était chamboulé par tous ses sentiments pour elle. Il tentait de les prolonger, remontant ses mains le long de son dos. Se mordillant la lèvre inférieure de frustration, quand elle s’écarta légèrement, il ne pouvait prendre ses paroles autrement que comme une bombe, sentant son coeur picoter comme s'il pouvait se briser à l'instar d'un vase de verre. Se voilant la face tant bien que mal, jamais il ne s’était autorisé à imaginer une telle sentence pour son épouse.

« Alors je m’interposerai, s’il devait prononcer ces deux mots. Qu’importe qu’il ne meurt, il ne pourrait pas continuer de vivre sans elle de toute façon. Tu lui prouve ta loyauté depuis si longtemps, qu’aucune autre ne pourrait te détrôner à ses yeux. Et il espérait réellement ne pas se tromper. Nous avons tous deux mener ses troupes et gagné la confiance de biens de ses Hommes. Il y a très peu de Mangemorts, de notre génération, qui accepteront d’être dominer par une petite jeune. S’ils ne feront pas front devant le Maître, ils ne s’en priveront pas lors des missions. »

Il comptait là, sur beaucoup de monde, même s’il ne peut pas les voir comme des amis. Ce n’est même pas certain qu’il sache réellement ce que sont que des amis. C’est vrai que Rodolphus a toujours été quelqu’un d’intriguant, mais aussi de vraiment extrême dans ses réactions. Il est rancunier et peut s’allier à quelqu’un le temps de détruire un tiers, pour ensuite reprendre une guerre là où elle s’était arrêtée. Et avec ça, il est d’une jalousie maladive. C’est simple, il voue une haine sans égale à toutes les personnes qui approchent Bellatrix, surtout les hommes, même s’il a une confiance aveugle en son épouse. Mais il ne faut pas croire, sa liste noire est bien remplie. En tête : Mina, Arcturus, Eiladora, suivie de près par Sevastian. Cette espèce de sale vipère rabougrie, encore plus mielleuse que Malefoy. Toujours à être là, dans sa maison. Toujours à se trimbaler avec son satané serpent que Rodolphus lui fera un jour avaler. Il ne perd rien pour attendre, mais il n’en dira sûrement pas un seul mot à sa chère et tendre, pour le moment, craignant qu'elle s'y oppose. Mais l’étonnement se lisait sur son visage quand elle affirma être d’accord avec ses nombreuses propositions. Il n’avait pas besoin de la questionner, il sait que sa femme n’a qu’une seule parole, tout du moins avec lui.

Profitant de ses caresses, de ses baisers fougueux qu’il accentuait sans tabou, ses mains prenaient un tout autre chemin sur son corps, glissant le long de ses cuisses. Elle savait parfaitement réveiller le plaisir charnel de son homme, qui ne pouvait le cacher plus longtemps. Les frissons parcouraient son corps, tout autant que ses mains parcouraient celui de Bellatrix. Ce soir, il ferait sans doute son devoir conjugal, même si ça n’a jamais été une obligation pour lui. Plus une envie, un désir, un besoin vital même. Habillement, ses doigts défaisaient les derniers vêtements de sa femme. Il aimait l’entendre parler de cette façon. Que de bons projets, prouvant bien que la cinquantaine n’était pas une fatalité, surtout chez les Sorciers qui peuvent facilement vivre un siècle de plus. Il faut juste espérer que Rodolphus n’aura pas la dégaine de ce vieil imbécile de Dumbledore.

« Je mourrais pour que tu aies la vie sauve. Lui susurra-t-il à l’oreille. Nous avons marqué ces dernières décennies de notre nom, nous ferons encore mieux avec ce nouveau millénaire. »

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Bellatrix Lestrange
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Dim 25 Sep - 0:10
NOCES DE PERLE
You’re all I need.

J'admirais mon aimé, mes iris caressaient les traits de son visage. Il semblait fatigué par les récents événements. J'aurais aimé être en mesure d'alléger sa peine, mais moi-même ne savait pas quoi faire de ce sentiment de honte et de déception. A croire que les années que nous avions passés loin d'eux, nos rejetons nous les faisait payer. Ils avaient toujours été une source de soucis. Jamais de bonheur. De toute façon, la définition même de ce mot est bien trop particulière à nos yeux pour être compris de tous. C'est en cela que j'aimais autant mon époux. Nous nous comprenions sans réellement avoir le besoin de parler ou bien de s'expliquer. Nos actes avaient une raison et on se faisait assez confiance pour ne pas avoir à se justifier tous les quatre matins. Les miens le concernant étaient guidés par l'amour que je lui porte. Des sentiments si fort que j'ai accepté la mutilation de mon corps pour lui. Je me suis privée pendant neuf mois de l'aura divine de mon seigneur, pour lui, rien que pour lui. Ceux qui disaient que j'aimais le Lord plus que Rodolphus se trompait. Je n'aimais pas notre Lord. Je le vénérais. Un seul homme avait pleine possession de mon cœur et il se retrouvait sous mes yeux, dans le lit conjugal. Conditionnée depuis ma plus tendre enfance pour protéger mes sœurs, Rodolphus avait su dès le premier regard me percer à jour. Me marier avec lui est la chose la plus censée que j'ai faite après avoir porté mon allégeance à notre Seigneur. Par amour pour lui je lui ai donc donné deux enfants, ou plutôt deux déceptions. Des pires scénarios que j'avais imaginé, jamais je n'avais pensé à ceux-ci parce que j'avais espoir que la combinaison de nos gènes en fassent des machines à tuer.

A l'abri des regards, des autres mortels : je lui montrais toujours que je lui appartenais. Les tortures ont pendant longtemps mis un terme à nos étreintes charnelles mais comme mes gestes le témoignaient : j'avais décidé de mettre fin à ce voeu forcé de chasteté. Mes mains glissaient sur ce corps que je connaissais par cœur et duquel pourtant je ne me lassais pas. J'aimais le sentir à moi. Il y avait quelque chose de particulier dans nos moments. Quelque chose d'unique que nous n'offrions à personne d'autre. Nous étions dans notre monde. Plus complice que jamais pour être en mesure sur le terrain de ne faire qu'un. Ce n'est pas parce que je le désirais que je perdais le cours de la discussion. Non. Nous avions à faire. Comploter et s'aimer en même temps. Torturer, parler de meurtre et pourtant s'embrasser.... Notre quotidien avait toujours été rythmé de la sorte et c'est pour cela que jamais nous ne nous ennuyons. Nous avions toujours à faire, même dans la chambre à coucher.

Un soupire de plaisir traversa mes lèvres tandis que ses baisers couvraient ma gorge. Les yeux fermés, je savourais cet instant. Je l'aimais. C'est dans ces instants que je m'en rendais le plus compte. L'idée de rencontrer le Lord seul, en tête à tête la rendait toujours fébrile. Qui ne le serait pas en la présence d'un dieu vivant ? Plongeant mon regard dans le sien, je souris. Pas une risette sadique, narquoise, arrogante... Une risette amoureuse dont lui seul en avait la jouissance. Je répondais à son baiser, bien trop court : redressant déjà ma tête pour venir en cueillir un autre.

"Oui mon amour... Nous lui montrerons que de tous ses hommes nous sommes les plus loyaux."

L'embrassant enfin, je glissais mes doigts dans ses cheveux poivres et sels pour l'attirer un peu plus à moi et accentuer le contact. Ses mains dans mon dos m'arrachèrent un frisson et alimentèrent le feu dans mon bas ventre. Avant de sceller notre amour, je devais cependant parler. Dire ce que j'avais sur le cœur. Avouer en un sens la peur de mourir sous la baguette de mon Seigneur bien que cela soit aussi en un sens la mort la plus digne. Sa réponse me rassura, me fit sourire et je répéta la dernière partie de nos vœux.

"Jusqu'à ce que la mort nous sépare..." Soufflais-je en le regardant tendrement. "Il y a toujours meilleur que nous et même si la nouvelle génération est pitoyable.... Peut-être qu'il voudra parmi ses lieutenants du sang neuf..." J'avais peur de me faire remplacer oui.... Je devais bien l'avouer !

La foi de mon aimé sur ceux qui me seraient loyaux en cas de besoin avait quelque chose d'attendrissant. Il avait le don de me faire retrouver le sourire, mais aussi l'espoir. Oui... De meilleurs joues viendront et ces derniers commenceraient quand Eiladora, Mina et Arcturus seraient rayés de la surface de la terre. Je pense que Rodolphus et moi comptions sur notre dualité invincible pour arriver à cette happy ending. Et ses idées étaient toutes plus extra les unes que les autres.

"Si je n'étais pas déjà amoureuse et marié avec toi... Je crois que je te demanderai de m'épouser encore."

Une boutade et pourtant qui était vrai. Ses caresses si haut placées dans mes cuisses me firent gémir de plaisir, de désir. Certains trouvaient difficile d'aimer au cours de sa vie qu'une seule personne. Pas moi. Je n'ai eut de désir que pour lui. Il rendait la chose agréable et sortait cette routine du devoir conjugal. Nous le faisions par amour. Parce que les mots nous manquaient pour se témoigner cet amour inconditionnel. Seuls les gestes semblaient refléter la teneur de leurs sentiments sans leur faire injure. Je laissais Rodolphus me déshabiller, dévoiler ce corps marqué par les tortures des anarchistes qui pourtant retrouvait petit à petit des formes. Je souris et répondis sur le même ton au creux de son oreille :

"Je ne peux pas vivre sans toi... Si tu meurs, je te suivrai. Je n'aurai plus ma moitié. Mon partenaire de crime. L'amour de ma vie."

Une promesse, une nouvelle, que je scellais en l'embrassant langoureusement avant de déboutonner la chemise de son époux pour dévoiler son torse. Glissant mon corps sous le siens je me redressais pour caresser de ma langue puis de mes lèvres sa peau.

"Je t'aime...." Avouais-je dans un gémissement.

(....)

Essoufflée, je le serrais contre moi. Malgré la chaleur, je ne voulais pas laisser un seul centimètre de distance entre nous. Embrassant son épaule, je souris.

"Mon amour..." Dis-je dans un souffle. "Et.... Et si on commençait à mettre au point ces plans pour se débarrasser des parasites de nos vies ?" Après tout : il n'y avait pas d'heure pour comploter. "Faisons une activité nocturne ensemble..." Encore nue, je pressais mon corps contre le sien. "On a de la viande fraîche en bas ? Pour s'entraîner...?" Oui... L'idée d'aller torturer des prisonniers avec mon époux réanimait un certain désir. Malsain, sadique, mais qui -je le savais- ferait écho dans le creux des entrailles de mon conjoint.
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Rodolphus Lestrange
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Mar 25 Oct - 15:59



Les Noces de Perle
feat. Bellatrix & Rodolphus
Les Lestrange avaient été élevés de la même façon que les Black, en approuvant les idées du Lord. Rodolphus en avait gardé les idées, même s’il était moins coutumier que ses parents. Les anciens Monsieur et Madame Lestrange n’étaient pas aussi mondialement connus que peut l’être le couple de Mangemorts. Sûrement parce qu’il leur manquait quelque chose de crucial : l’amour malgré tout. Beaucoup ont toujours pensé que si Rodolphus et Bellatrix s’étaient mariés, c’était uniquement pour une question de sang. Si dans l’idée c’était véridique, les choses n’avaient pas été si arrangées que l’on peut s’imaginer. Ces deux-là avaient déjà consommé leur passion, alors qu’ils étaient encore élèves dans le château Ecossais. Et lorsque les discussions se firent au sein de sa famille, concernant une alliance pour perpétuer la pureté du sang, Rodolphus n’avait fait que soumettre -de façon qui se voulait pratiquement innocente- le nom de Bellatrix. Une Black, il va de soi que les Lestrange en étaient totalement conquis.

Alors, les mauvaises langues qui pensent que leur mariage n’a été qu’arrangements, ont raison dans le sens où si l’aîné des frères Lestrange n’avait pas parlé d’elle, ses parents l’auraient sûrement marié à une autre. Leur union, contrairement à beaucoup d’autres, reposent davantage sur l’amour que sur les coutumes. Et Rodolphus s’est déjà surpris à penser que si sa Bella n’avait pas été de sang-pur, il l’aurait probablement tout de même marié.

Finalement, les choses s’étaient bien goupillées pour tous les deux. Mais ils ne pouvaient pas croire que la suite continuerait sur cette même lancée. Ce serait que trop beau. Leurs enfants n’ont pas l’énième de leur tempérament à tous les deux. Si bien que s’ils n’étaient pas nés dans le manoir de leurs parents, Rodolphus aurait été persuadé qu’une infirmière les avait inversé à Sainte Mangouste. Malheureusement, leur malheur ne peut pas reposer sur les épaules d’une tierce personne. C’était eux qui avaient engendré ça. C’était surtout quelque part dans leurs gènes, qu’il y avait dû avoir un truc qui ne tournait pas rond. Et maintenant, ils en payaient les conséquences en étant pratiquement la risée des Mangemorts. Rodolphus se cachait bien de dévoiler ses véritables sentiments face à tout ça, mais il est vrai qu’il n’avait toujours pas digéré d’être ainsi montré du doigt durant le repas de Noël. Leur Maître, pour qui ils se sont toujours battus et qu’ils ont eux-mêmes ramené, lorsque tout le monde le pensait mort, les a lamentablement humilié devant le restant de ses hommes. Une humiliation que l’aîné des Lestrange n’est pas prêt d’oublier, ni même de pardonner, bien qu’il n’irait pas ébruiter ce ressentiment envers le Mage qu’il a toujours servi. Il sait que Lord Voldemort compte énormément pour Bellatrix et qu’elle ne comprendrait pas pourquoi il en veut autant à cet être. Quelque part, Rodolphus réagissait à l’instar d’un fils dont le père venait de l’humilier.

Pour Bellatrix, il ne dira rien. Pour Bellatrix encore, il fera profil bas et gardera sa rancoeur pour lui. Parce qu’elle est l’unique raison pour laquelle, il respire encore. L’un et l’autre se complètent, comme deux pièces unis d’un même puzzle. Ils ont une façon de voir les choses, qui leur est propre. Ils ont tellement vécu de choses ensemble, qu’ils s’en relèvent toujours plus forts. Et Rodolphus a toujours pris le parti de ne pas ruiner tout ça. Il aurait plus à perdre qu’à y gagner de toute façon. Profitant de retrouver l’affection de son épouse, ses mains et ses lèvres parcouraient le corps tuméfiés de sa belle. Oui, ils seront loyaux. Toujours. Il le faut, pour qu’elle retrouve sa place.

Il savourait ces moments trop rares dernièrement, mais partageait toutefois l’avis de sa dame. Evidemment, c’est toujours tentant d’avoir de la chair fraiche pour diriger les troupes. Bellatrix avait raison, comme tant de fois.

« On sait ce que l’on perd, mais jamais ce que l’on gagne. »

Il reprenait les baisers, laissant pratiquement sa phrase en suspend. Lord Voldemort n’est pas né de la dernière pluie. Il sait que la nouvelle génération ne vaut pas celle des Lestrange. Même s’il doit envisager de les remplacer, il ne peut pas prendre le risque de perdre d’aussi loyaux Lieutenants, pour y mettre à leur place, des petits jeunes qui seront incapables d’aller au-delà de leurs sentiments, ni de leur propre existence. C’est ce qui fait des Lestrange un duo si puissant. Ils sont assez fous pour ne pas craindre de mourir sur le champ de bataille. Et puis, ils ont tant de fois fait leurs preuves, tant de fois sauvés les leurs, qu’il y aurait le risque que les autres Mangemorts malmènent les nouveaux Lieutenants.

Tuer leurs propres enfants n’était pas un acte qui le répugnait. Ils leurs avaient donné la vie et ils en font n’importe quoi. C’est donc de leurs devoirs, de reprendre ce qui leurs ont offert si généreusement jadis. Et cette fois, même si le maître ne voit pas les choses de cette façon, Rodolphus compte bien aller à l’encontre des ordres, d’une manière ou d’une autre. Bellatrix semblait plus que partante pour régler leurs petits problèmes en petit comité. Rien qu’elle et lui, comme au bon vieux temps. Il n’y a que réuni qu’ils sont si forts. Le Mangemort avait tant d’idées sur comment y parvenir, que ce soit en plantant des arbres tout autour de leur manoir ou simplement en y allant à l’ancienne. Un petit sortilège de la mort, ni plus, ni moins, sans pour autant le signer de la marque des Mangemorts. Ils peuvent aussi les torturer ou envoyer un autre assassin à leur place. Tant de moyens à leur portée. Ce n’est pas comme s’ils n’avaient jamais prémédité un meurtre.

L’ironie et les promesses à demi-mots les caractérisaient tant. Ils n’ont jamais eu besoin de réellement parler pour savoir ce que l’autre pouvait ressentir. Et terminant leur devoir conjugal, qui est bien plus une passion qu’une obligation, Rodolphus s’était retenu de s’écrouler sur sa femme. Déjà qu’elle reprenait peu à peu des forces, il n’allait pas l’aplatir comme une crêpe sous son poids. Il roula sur le côté, restant toutefois contre elle, un sourire illuminant son visage. Il n’y avait qu’auprès d’elle, qu’il pouvait être si tendre, lui qui est dur et froid en temps normal.

C’était presque avec admiration, les yeux brillants qu’il observait Bellatrix reprendre son souffle, avant de parvenir à aligner quelques mots, qui réveillaient davantage le sourire assassin de son époux.

« Il ne nous reste que quelques épaves pratiquement à l’agonie. »

Annonça-t-il pratiquement dépité, avant de reprendre un peu plus joyeusement.

« Mais, nous pouvons faire une expédition nocturne pour éliminer nos trois problèmes maintenant. Je suis sûr que tu n’as pas perdu la main et qu’il te sera plus motivant de les massacrer eux, plutôt que nos prisonniers déjà presque morts. »

Régler le problème pour fêter leur anniversaire de mariage, c’était là le plus beau cadeau qu’il pouvait faire à sa divine épouse.

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