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De l'autre côté du miroir

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Mer 1 Juin - 16:43
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De l'autre côté du miroir
Des jumeaux vrais ne sont qu'un seul être dont la monstruosité est d'occuper deux places différentes dans l'espace ✖ Arcturus Phinéas Lestrange & Eiladora Hester Lestrange

« La magie est décrite comme une force naturelle qui peut être utilisée pour contrer les lois de la nature tout en pouvant être étudiée de manière logique et scientifique. De nombreuses créatures magiques, ainsi que des créatures ordinaires font preuve de pouvoirs magiques. Des objets magiques mais aussi ordinaires faisant partis intégrante de notre quotidien peuvent également posséder des pouvoirs magiques. La magie existe et vit en toute chose, dans tous les éléments qui nous entoure, elle est certes plus ou moins forte en fonction de sa rareté et de son ancienneté, mais nous devons apprendre à la connaître pleinement pour espérer un jour la maîtriser dans un but bienveillant » somnolant depuis la moitié de mon cours, je maudissais mentalement chaque jour mon ancienne professeur d'Histoire Ancestrale partit en congé parentale pour élevé son rejeton aussi laid, bruyant et encombrant que tout ces petits êtres immondes appelés "bébé", à cause de son égoïsme nous devions nous coltiner ce remplaçant soporifique qui avait pour unique conviction que de tous nous faire entrer dans le droit chemin. L'espoir fait vivre. Après tout, le faîte d'étudier l'origine même de la magie nous pousse la plupart du temps à dévier vers la noirceur, ce qui dérange plus d'un enseignant, mais après tout cela fait partie de la culture générale et du savoir non? Ce n'est pas parce que Lord Voldemort et ses sbires sont sortis de l'ombre que l'Université se doit de boycotter les cours et de nous rabâcher que la magie blanche c'est la seule et unique voie qu'il faille choisir de peur que tous leurs étudiants se ramènent avec la marque des Ténèbres sur le bras, faut pas exagérer! Oui, j'étais d'une humeur plus que massacrante, car à cause de cet incapable la rédaction de mes Mémoires pour valider mon année, qui était essentiellement basé sur ce cours, avançait plus lentement que les neurones du Ministre de la Magie... Moi qui avais pour habitude de toujours tout réussir parfaitement de main de maître, qui ne connaissais guère et surtout qui n'avouais jamais l'échec, je me retrouvais dans une situation des plus déstabilisante et pour le moins énervante. Prenant néanmoins à contre cœur des notes sur mon parchemin en griffonnant de ma plume des mots illisible sans vraiment m'appliquer, je ressentis une forme de jouissance interne intense lorsque le supplice - le cours en outre - prit fin. Il me restait encore trois heures de cours théoriques qui s'annonçaient fort intéressants ainsi que deux heures de recherches à la bibliothèques pour la rédaction de mon prochain de fin d'année qui se devait d'être mon chef d’œuvre.
M'empressant d'être une des premières à sortir de cette salle de torture, que ne fut pas ma surprise lorsque j'aperçus de l'autre côté du couloir, assis par terre dans sa guenille lui servant de tenue volant ses horribles et répugnant membres difformes me donnant la nausée « Vermine que fais-tu en ces lieux? » le menaçais-je sans ménagement après m'être approchée de mon elfe de maison d'un pas menaçant en prenant une voix à vous glacer tous les membres de votre corps les uns après les autres, cette créature me faisait terriblement honte par sa présence et devait être punis, mais pas en public, je lui préparerais tout un lot de jolie mais terrible doloris pour ce soir dont il me dira des nouvelles pour lui apprendre à désobéir à mes ordres. « Ma... Ma... Maîtresse, Warza ne vou... voulait pas vous déso... désobéir, mais Monsieur vo... votre frè... frère Maître Lestrange m'as ordo... ordonn... ordonné de vous fai... faire parvenir à l'in... l'instant ce bi... billet... » bégaya-t-il de terreur à bout de souffle en me tendant une sublime lettre magnifiquement décorée comme je les aimais. Ne laissant rien paraître devant ce bon à rien que j'adorais maltraiter et ne faisant guère attention aux regards de pitié que les autres étudiants jetaient à mon esclave, j'ouvris le message manuscrit que mon cher et tendre frère m'avait laissé. Si j'avais été seule en ces lieux, j'aurais sans aucun doute sauté de joie un peu partout tel une jeune adolescente invitée à son premier rendez-vous galant, mais je me devais de conserver la retenue ainsi que la distinction de mon rang. Rangeant avec soin l'invitation dans mon sac à main magique qui me servait aussi de sac de cours, je m'adressais une dernière fois à Warza « Informe Monsieur Lestrange que j'accepte à condition qu'il soit élégamment bien vêtue, à présent délivre le message et retourne au manoir t'occuper de tes tâches » terminais-je plus froide que jamais avant que ce dernier ne disparaisse en claquant des doigts en un petit nuage de fumée.
Reprenant le chemin de mon prochain cours, je n'avais qu'une seule hâte: terminer ma longue journée pour partager ce fabuleux dîner en tête à tête dans le restaurant sorcier le plus chic de tout Londres que Arcturus venait de me proposer. Cela faisait tellement longtemps que nous n'avions pas passé une soirée aussi élégante et raffinée rien que nous deux.

Trois heures de Fusion Magique furent un véritable supplice, hors d'ordinaire ce cours était fort intéressant, en effet il mêlait à la perfection la théorie ainsi que la pratique sur l’ensorcellement des objets du quotidien depuis la nuit des temps. Ce genre de pratique très rependue de nos jours était à l'époque très rare et demandait un grand savoir faire de la part de puissant mages qui transféraient en quelque sorte une partie de leur pouvoir dans un bibelot, une relique devenant sacré, inviolable et indéchiffrable pour le commun des mortels, une forme de testament, de trace éternel de leur passage éphémère en ce monde. Cette idée de pouvoir ainsi laisser une trace ne me touchait guère, néanmoins le faîte de pouvoir partir à la recherche de ces fameux objets perdus où étaient renfermés le pouvoir des plus grands sorciers des temps en temps et ainsi mes les appropriés était une tentation à laquelle je céderais volontiers si je savais comment les détruire pour pouvoir m'en emparer. Vous pouviez appeler cela comme vous vouliez, du vol ou bien de la violation de sépulture mais je n'en avais que faire, l'envie d'accroître mon pouvoir était beaucoup plus puissante que ma conscience qui était avouons-le inexistante.
Lorsque la fin du cours arriva, je pris la décision de ne pas me rendre à mes deux heures de recherches non surveillés à la bibliothèque de l'Université. Tout simplement car personne ne se rendrait compte de mon absence vus que nous étions livrés à nous même sans professeurs ni surveillants pour voir si nous faisions bien notre travail, de plus le remplaçant me dégoûtait tellement de ma matière principale que je n'avais plus vraiment l'envie de rédiger mon Mémoire de fin d'année pour l'instant, enfin surtout et avant toute chose je me devais de rentrer le plus rapidement à mon Manoir pour me faire plus belle que jamais pour la future délicieuse soirée que j'allais passée en compagnie de mon cher et tendre Arcturus. De plus, je n'avais aucuns comptes à rien à personne, je suis une Lestrange après tout! Et sincèrement, si l'on devait me demander de choisir entre mes études ainsi que mon avenir et mon frère, je choisirais sans aucuns doutes possibles mon jumeau!
Sortant discrètement sans me faire repérer de l'Université Magique de Londres en me mêlant à la foule d'étudiant, une fois à l'extérieur je me faufilais dans une petite ruelle déserte avant de sortir ma baguette pour transplaner directement non loin de là du Manoir où j'habitais à présent seule depuis le mariage d'Arcturus. Lorsque j'entrais, je fus saluée par quelques unes de mes domestiques moldus que je gardais soigneusement en otage grâce à l'Impérium et qui m'obéissaient au doigt et à l’œil; jetant avec négligence ma cape pourpre ainsi que mon sac dans l'entrée, je savais que Warza allait se faire une joie de les ranger soigneusement dans la seconde qui suivait, je m'empressais de monter les nombreux étages de l'immense escalier en marbre blanc pour me rendre dans mes appartements sans un mot. J'avais cinq longues heures devant moi, ce qui était suffisant pour me préparer.
Me déshabillant dans mon immense salle de bain, j'entrepris de prendre un bon bain moussant relaxant en terminant de lire la Gazette du Sorcier. Certes, je ne partageais guère l'opinion de cet abominable torchon, mais je me devais de me tenir informer des actualités dans le monde magique plutôt que de rester inculte, nous étions tout de même en plein milieu du guerre mondiale majeure!
Une fois cela fait, je sortis de ma baignoire à pieds ornés de feuilles d'or, sécha ma peau mâte aussi parfaite que du cristal avant de l'enrouler dans une serviette avant de faire de même pour ma longue chevelure ébène aux reflets d'or d'une simple coup de baguette.
Presque nue, je me rendis dans mon somptueux et gigantesque dressing où je mis presque une heure à trouver la tenue idéale pour le restaurant dès plus sophistiqués où Arcturus souhaitait m'amener, après cela je mis tout autant de temps à trouver les chaussures ainsi que les bijoux qui orneront ma personne. Quand cela fut fait, je retournais dans la salle de bain toujours avec ma serviette autour du corps et entamais de maquiller mes yeux émeraude d'une léger et discret trait noir sur le dessus ainsi qu'en dessous, ajoutant un peu de mascara, je restais très sobre cette fois-ci. Pour preuve, je ne mis qu'un rouge à lèvre de la même couleur que mes lèvres pulpeuses et aguicheuses, ainsi qu'un tout petit peu de far à jour pour rehausser légèrement mon teint. M'attaquant à la crinière que j'avais hérité de ma très chère mère, je réussis à la dompter en faisant une élégante tresse qui se terminait sur mon épaule droite, j'y ajoutais quelques petites paillettes très discrètes.
Enfin, j'enfilais sans aucuns sous-vêtements ma robe en soie rouge sang dans laquelle chacun de mes mouvements étaient d'une grâce bénit des dieux, les bretelles faisaient ressortir mes bras, aucun décolleté outrageux devant mais un jolie derrière s'arrêtant au milieu du dos. Une légère échancrure à la jambe gauche se remarquait lorsque je marchais dévoilant de justesse ma baguette que j'avais soigneusement attachée comme à mon habitude à ma cuisse. En effet, nous ne sommes jamais trop prudent. Ornant mes oreilles, mon cou ainsi que mon poignet droit de diamants avant de revêtir la fourrure blanche douce et chaude d'un animal inconnus mais qui valait cher, je m'empressais de sortir de mes appartements car il me semblait avoir entendus la douce voix de mon frère.
Descendant les escaliers avec volupté et grâce, j'affichais mon plus beaux et sincère sourire lorsque Arcturus vînt dans mon champs de vision aussi élégamment vêtue, certes ce n'était pas la première fois que je le voyais aussi beau, mais je réagissais toujours de la même façon à chaque fois. Il se trouvait dans l'entrée à m'attendre, et lorsque nos regards se croisèrent, je m'arrêtais et le salua de ma voix suave et chaleureuse « Bonsoir mon cher Arcturus »
(c) AMIANTE
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Dim 5 Juin - 12:48
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J’avais décidé de me changer les idées pour une soirée en invitant ma sœur à dîner, ayant volontairement fait le choix de laisser ma femme à la maison. Je voulais simplement une soirée avec ma jumelle. J’avais pris le temps au courant de la journée de passer chez elle alors que je n’avais pas cours, mais c’était Warza, qui m’avait accueilli et je m’étais donc résigné à lui envoyer une lettre en utilisant l’elfe pour être certains qu’elle recevrait rapidement mon invitation à dîner. J’avais ensuite pris place dans le salon avec un café et un livre, attendant patiemment le retour de l’elfe avec ma réponse. Le livre trouva rapidement sa place sur la petite table du salon et je sortis mes affaires de cours afin de faire le travail demandé par l’un de mes professeurs. Avec mes nouvelles obligations, je devais prendre chaque seconde de libre pour travailler. C’était ça de devenir un traître chez les mangemorts, on se retrouve à devoir travailler deux fois plus avec en plus qu’une confiance relative des personnes de l’extérieur. Je ne cherchais en rien la confiance de quiconque, après tout, m’appelant Lestrange, j’avais bien compris que ma vie ne serait qu’un très long combat pour faire valoir que je n’étais en aucun cas comme mes parents. Du moins, je n’ai en aucun cas hérité de la folie de ma mère, j’ai bien des traits physiques de mes deux parents, bien que je tienne plus de mon père mais j’ai également un peu de leur caractère, du moins il me semble mais je n’ose que peu me l’avouer. Enfin tout cela pour dire que finalement, je n’étais pas forcément bien parti pour être bien vu du monde sorcier anglais et accéder facilement à la place de Ministre de la Magie, mon but ultime dans ma carrière professionnelle. Ma plume grattait le parchemin alors que j’étais un peu perdu dans mes pensées, je savais que je n’avais pour moi dans ma carrière politique que le fait d’avoir épousé Elmina Valmont, fille française de sang-pur, de bonne famille, avec une éducation et un père ayant été politicien au moment de sa mort. C’était ironique de voir que ma femme était le point le plus positif mais que c’était par sa faute que j’avais pris la marque et aussi par sa faute que j’étais maintenant un traître. Bien que je savais que ma traîtrise n’était que mon choix et je l’assumerais seul si un jour je me trouvais forcé de l’assumer. J’avais choisi de trahir à la perte de mon enfant et à la presque perte de ma femme. Pourtant avant cela, dès la grossesse de Mina j’avais commencé à avoir des doutes, cherchant que faire afin de protéger au maximum ma famille ce qui pourrait lui arriver si nous servions aveuglément le Lord Mina et moi.

J’arrêtais mes travaux à l’arrivée de l’elfe avec la réponse de ma sœur qui m’aurait fait lever les yeux au ciel si je n’avais pas été devant un elfe. Pensait-elle que je n’étais pas apte à me vêtir de façon élégante et que j’allais venir vêtue tel un sang-de-bourbe pour l’emmener au restaurant. Je savais qu’elle ne pensait pas à mal, mais entre les tensions avec ma femme et tous les changements récents dans ma vie et mes allégeances, j’étais un peu susceptible pour la moindre petite chose. La preuve, ma femme se trouvait enfermé dans notre manoir alors qu’elle n’avait eu qu’un comportement fidèle à celui qu’elle avait toujours eu. Bon, je l’avais toujours en travers le fait que ma chère femme se permette de me manquer de respect en public et surtout devant des mangemorts, des personnes devant qui je devais bien montrer ma supériorité, comme dans tous les couples de sang-pur, l’époux est respecté et la femme se plie. Tout à mes pensées sur ma femme, j’avais pris la direction de la bibliothèque du manoir afin de travailler. J’aimais l’atmosphère du manoir que j’avais déserté à mon manoir, j’avais toujours apprécié de travailler dans la bibliothèque et elle contenait des livres très intéressant pour mes études, des livres qu’on ne trouvait pas forcément facilement. Je me servis à la bibliothèque avant de transplaner directement sur le pas de la porte de mon manoir. Passant la porte, je fis prévenir ma femme que j’étais rentré et je partis m’enfermer dans mon bureau. Je me devais d’avancer sur mes études puisque pour la journée, je ne devais à aucun moment me rendre au ministère, mon mentor ayant choisi de me laisser ma journée de libre en échange d’heures de services tard dans la soirée de vendredi et de samedi.

C’est dans le calme que je travaillais jusqu’à ce qu’il ne me reste plus qu’une heure avant mon rendez-vous avec ma sœur chez elle. Je me préparais finalement, je mis une tenue élégante bien que je le sois quotidiennement. J’avais choisi une tenue bien sorcière dans les tons assez simple, du noir et du blanc, je ne voulais pas me compliquer la tâche et j’aimais la simplicité. Je n’allais pas en faire des tonnes, après tout, je ne sortais qu’avec ma sœur et puis même si cela avait été Mina, je n’aurais rien fait de plus. Je pris le temps de me coiffer, de façon légèrement perfectionniste, ne voulant qu’aucune mèche ne dépasse, ma coiffure se devait d’être structurée et à mon image. J’avais choisi d’emmener ma sœur dans un grand restaurant et c’était aussi dans cette sphère que je devais me faire une place et une image, autre que celle du fils des Lestrange à l’image de ses parents, mais bien d’un homme bien étant à l’opposé de ses parents. Même si je gardais mes idéaux, je ne me pensais en tout cas pas aussi extrémiste que mes parents, du moins, moi, je n’étais pas pour le fait de me mettre à genoux devant un soi-disant maître, tuer en son nom et ne récolter que la prison ou la mort en remerciement. Je n’aimais déjà pas la soumission et pourtant j’avais depuis quelques temps déjà la marque des ténèbres sur mon bras. Ce qui était bien loin de me plaire.

Laissant un message pour ma femme afin de lui faire savoir que j’étais parti dîner en compagnie de ma jumelle, je sortis de mon manoir pour transplaner devant la porte de celui de ma sœur. J’entrais comme si j’étais toujours chez moi et c’était un peu le cas, après tout, le manoir était à Dora et moi. J’attendis dans le hall en demandant à l’elfe venu m’accueillir d’aller prévenir ma sœur de mon arrivée. Il n’eut pas le temps de la prévenir qu’elle apparaissait déjà en haut de l’escalier. Elle était sublime, comme toujours lorsque nous sortions tous les deux, mais je ne pus empêcher mon esprit de mettre en relation l’image de ma sublime sœur jumelle, ma moitié, la personne partageant mon cœur avec ma femme, Eiladora était mise à côté de Levinson. Depuis le bal funèbre, je ne pensais qu’à cela en voyant ma sœur. Je me retenais pourtant de lui en parler pour le moment, parce que j’avais bien d’autres choses en tête, mais il nous faudrait à tout prix avoir une conversation sur le sujet. Je n’avais pas apprécié d’apprendre qu’elle avait eu des relations pareilles avec un mangemort, qu’elle ne m’en ait pas parlé et surtout que c’était Levinson et que je l’avais appris de la bouche du Maître. Que nos parents avaient appris cela de la bouche de notre maître. Après tout, à mes yeux, nos parents ne savaient en aucun cas que ma sœur n’avait suivi les traditions sang-pures disant d’attendre le mariage avant d’offrir son cœur. J’étais convaincu que pour eux, j’étais le seul à n’avoir suivis les traditions que comme je le voulais bien du moins jusqu’à mon mariage. « Bonsoir mon cher Arcturus » Me dit ma sœur et je lui accordais un sourire en coin. Ce sourire n’avait rien à voir avec celui que je réservais à ma femme, mais il était chaleureux contrairement à ceux que j’accordais au commun des mortels. Lorsqu’elle atteignit mon niveau, je posais un baiser sur sa joue, avant de laisser mon regard plonger dans le sien. « Bonsoir Eiladora. Tu es ravissante ce soir. Quel plaisir pour moi d’aller dîner en si charmante compagnie. » Ce n’était que des formes, mais dîtes avec sérieux. Ma sœur était et resterait sûrement longtemps une femme sublime. Après tout, ma mère bien que sortant d’années à Azkaban, elle n’en restait pas moins une femme magnifique.

Je ne lui laissais pas le temps de dire quoi que ce soit avant de la mener hors du manoir et de transplaner devant le restaurant. Un serveur vint immédiatement à nous à notre entrée et s’arrêta à mon niveau avec un sourire polit pour ma jumelle et moi-même. « Bonsoir Madame, Monsieur. La réservation est à quel nom ? » Nous demanda le serveur et je lui fis un sourire froid. « La réservation est au nom de Lestrange. » Répliquais-je et il nous conduisit à notre table. On nous débarrassa de nos capes avant de nous laisser prendre place à notre table. On nous présenta la carte et je commandais immédiatement un whisky-pur-feu avant de relever les yeux vers ma sœur, la laissant prendre sa commande. Une fois que cela fut fait, j’ignorais les plats pour me concentrer sur ma sœur. « J’avais très envie de passer un moment en ta compagnie, quoi de mieux qu’un dîner pour profiter d’une soirée entre jumeaux. » Déclarais-je en russe à ma jumelle. Puis je me plongeais dans la carte en attendant que le serveur arrive avec nos boissons.
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Mer 15 Juin - 16:14
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De l'autre côté du miroir
Des jumeaux vrais ne sont qu'un seul être dont la monstruosité est d'occuper deux places différentes dans l'espace ✖ Arcturus Phinéas Lestrange & Eiladora Hester Lestrange

Son sourire si beau et sincère se dessinant sur ses fines lèvres à mon approche, cela faisait plus d'une vingtaine d'années que j'avais pris l'habitude de voir cette expression sur le visage de mon frère néanmoins je ne pouvais refouler cette forme de bonheur naissant au sein de mon cœur de glace à chaque fois que nous passions de tels moments ensemble. Oubliant la situation dans laquelle nous vivions, les tracas quotidien, les études de chacun, les problèmes de ménage de l’autre, la situation familiale des plus chaotique... plus rien n'avait d'importance lorsque Arcturus me souriait, à cet instant il n'y avait que lui et moi ainsi que la promesse d'une délicieuse soirée en sa compagnie comme nous avions pris l'habitude de faire depuis bien longtemps!
Telle une jeune fille se rendant à son premier bal de la haute société j'avais de nombreuses étoiles dans les yeux, mon jumeau était le seul à réussir à m'émerveiller et à me faire me comporter en gamine puérile de temps en temps pour son plus grand plaisir. Refoulant l'extase que je pouvais sous une épaisse couche de dignité et de sobriété comme ce que l'on m'avait inculqué lors de mon éducation des plus stricts pour devenir une demoiselle puis une grande dame respectable digne de mon rang, digne d'être une Lestrange. Terminant de descendre les dernières marches de l'immense escaliers en marbre blanc, je me rendis toujours avec grâce auprès de mon cher et tendre qui déposa un doux baiser sur ma joue comme à son habitude « Bonsoir Eiladora. Tu es ravissante ce soir. Quel plaisir pour moi d’aller dîner en si charmante compagnie. » son compliment qui certes décrivait sans aucune exagération celle que je suis et que je resterais pour l'éternité, me toucha. Le remerciant d'un sourire, nous enfilâmes rapidement nos capes avant de nous diriger vers l'extérieur de notre manoir pour transplaner en direction du fameux restaurant dans lequel j'espérais passer un très bon moment en compagnie de ma moitié.
Pourquoi disais-je notre manoir alors que Arcturus n'y vivait plus? Tout simplement car lorsque nous sommes arrivés sur la terre de nos ancêtres il y a plus d'un an maintenant, Rodolphus nous a légué cette vieille bâtisse à l'abandon qu'il avait reçus d'un ancien héritage oublié. Nous l'avions fait réparés et décorés à notre image, devenant ainsi notre chez nous, notre manoir. Malheureusement toute bonne chose a toujours une fin, cette dernière se prénomme Elmina Valmont. Cette française au regard de cendre s'empara du cœur de mon jumeau sans que je ne puisse y faire quoi que ce soit, ne voulant pas m'interposer à elle devant Arcturus pour ne pas perdre son affection ou pire pour ne pas le perdre pour toujours... Acceptant à contre cœur leur idylle des plus nauséeuses et insupportables, je me suis très rapidement retrouvée seule dans notre ancien manoir quand les deux jeunes mariés se sont installés dans leur nouveau manoir que Bellatrix et Rodolphus leur avait offert. Certes, mon frère venait très régulièrement me rendre visite et prenait même ses aises lorsque j'étais absente, certaines de ses affaires étaient restés à leur place tout comme son bureau où il s'enfermait pour travailler ainsi que ses appartements à l'étage en dessous des miens comme si le temps s'était arrêté sur une époque où tout était si parfait...
Il m'arrivait parfois de me questionner, de me demander comment aurait été notre vie si Arcturus n'avait pas rencontré cette ensorceleuse de vélane. Certes, il vivrait encore à mes côtés, mais aurait-il quand même prit la Marque des Ténèbres pour me protéger du regard et des convoitises de Lord Voldemort? Non, car si Mina n'était pas apparut dans nos deux vies nous n'aurions pas été obligés de révéler au grand jour notre véritable identité, nous aurions pus continuer à vivre caché de tous sans être transformé en menace ou en poudre à canon pour un camp ou un autre... De plus, si cette maudite française ne serait pas entrer dans sa vie, nous n'aurions jamais eu de soucis avec nos parents; certes ces derniers n'ont jamais réellement montrés de l'intérêt pour leurs propres enfants, ne nous encourageant jamais, mais dès que nous faisions un pas de travers nous avions le droit aux pires remontrances jamais imaginés, et cette fois-ci cela était allé beaucoup trop loin! En effet, à cause de l'incapacité de Elmina à tenir correctement sur un balai et à regarder droit devant elle, Arcturus et moi-même avions été renié par Rodolphus et Bellatrix. Lui plus que moi certes, néanmoins ce rejet des plus violents était aussi insupportable et inadmissible pour moi, je mettais donc tout en œuvre pour réparer les fautes commises pour cette garce mangeuse de grenouilles...
Je verrouillais mon esprit concernant ma belle-sœur que je détestais cordialement de plus en plus chaque jour pour ainsi profité du moment privilégié et délicieux et j'allais passé en compagnie de celui pour qui je serais prête à tous les sacrifices, le seul capable de lire en moi comme dans un livre ouvert, mon double, ma moitié, mon jumeau, mon Arcturus rien qu'à moi.

A peine nous eûmes le temps de nous rendre compte que de légers et fragiles flocons commençaient à tomber que nous transplanâmes directement en plein cœur du centre-ville magique de Londres. Bien évidement, nous nous trouvions dans une des plus luxueuses rues, là où lorsque vous entrez dans un magasin les vendeuses se mettent en quatre pour vous servir en ne cessent de vous proposer à boire dans l'espoir de vous enivrez pour consommer plus dans leur boutique où les vêtements de très grandes marques sont dessinés par les plus grands stylistes sorciers de tous les temps. Étant une habituée des lieux de par une certaine fièvre acheteuse qui me poussait à alimenter ma penderie plus que nécessaire lorsque j'étais contrarié et que le Doloris sur Warza et mes esclaves au manoir ne suffisaient guère à apaiser mes nerfs.
Arrivant juste devant l'entrée, nous entrâmes très rapidement du même pas imposant mais distingué. Je pus de suite devinée que mon cher Arcturus avait mis les petits plats dans les grands rien que pour moi lorsque je fis face à la luxueuse décoration de se splendide restaurant qui respirait la prétention et l'arrogance comme je l'appréciais. Les costumes des serveurs et hôtes étaient soignés et impeccables tout comme leur faux sourire sur commande demandant un pourboire généreux à peine étions nous installés. De nos jours les bonnes manières se perdent! Élégamment accrochée au bras de mon frère, nous fîmes face à un serveur qui apparemment était plus maladroit qu'autre chose « Bonsoir Madame, Monsieur. La réservation est à quel nom? » le terme de madame me donna des sueurs froide dans le dos ainsi qu'une folle envie de lui apprendre la politesse en usant de mon sortilège de torture préféré. Je ne possédais pourtant aucune alliance à mon annuaire suggérant l'appartenance à un homme, de plus je me trouvais encore dans la fleur de l'âge, il était donc normal que je trouve cela plus qu'insultant de ne pas être appelé mademoiselle. « La réservation est au nom de Lestrange. » la voix glaciale de mon frère sonna telle une mélodie à mon oreille, depuis que notre véritable identité avait été révélé au grand jour nous n'avions plus aucunes raisons d'utiliser notre ancien nom de famille avec lequel nous avions malgré grandis pendant plus de vingt ans. A l'écoute de notre patronyme, le serveur sembla perdus et légèrement angoissé durant quelques secondes - rien de tel que de voir l'effet que notre rang prodigue au commun des mortels - avant de prendre nos capes et de nous amener vers notre table. Cette dernière se trouvait légèrement isolée du reste du restaurant tout en permettant de voir et d'être vus de tout les autres clients.
Suivant silencieusement mon jumeau avec grâce, je ne pus m'empêcher d'observer discrètement les autres sorciers qui dînaient dans un silence presque gênant. Appartenant tous à la haute société ils avaient sortis leurs plus beaux apparat pour manger en ce lieux apparemment très prisé. Beaucoup de visages m'étaient inconnus, fort heureusement d'ailleurs car je ne savais comment j'aurais réagis si j'avais croisé un de mes anciens amants et que ce dernier serait venus me saluer, surtout en compagnie d'Arcturus! Le serveur me tira la chaise pour que je m'installe confortablement avant de nous tendre la carte des apéritifs « Pour ma part, cela sera de même un Whisky-Pur-Feu avec un glaçon. » déclarais-je après mon frère en rendant la carte que je n'avais absolument pas consulté, mon penchant pour cette boisson était plus fort que leur petit cocktail aux couleurs tous plus exotiques les uns que les autres. Alors que notre serveur s'éloignait pour demander à faire préparer nos boissons, ma moitié en profita pour m'exprimer sa joie d'être en ma compagnie en russe « J’avais très envie de passer un moment en ta compagnie, quoi de mieux qu’un dîner pour profiter d’une soirée entre jumeaux. », cette langue étrangère pour la plupart jugée peu poétique voir légèrement agressif était celle avec laquelle nous avions grandis, il nous était donc tout à fait naturel de l'utiliser lorsque nous souhaitions parler en tout intimité sans être interrompus ni entendus par des oreilles indiscrètes « Cela fait si longtemps que nous n'avions pas dîner en tête à tête tous les deux, je suis enchantée que tu es eu cette fabuleuse idée. » choisissant convenablement mes mots, me tenant parfaitement bien, je tenais mon rôle de jeune femme de sang-pur héritière Lestrange appartement à la haute société à la perfection, car après tout nous nous trouvions dans un endroit public, je me devais donc d'entretenir l'image de notre famille. Notre serveur arriva avec nos verres, les disposant à notre table, il repartit aussi rapidement qu'il était arrivé nous laissant en paix « Je te propose de porter un toast en cette délicieuse soirée » lui proposais-je en prenant mon Whisky-Pur-Feu à la main. Nos verres s'entrechoquèrent dans un petit bruit avant que le liquide qu'ils contenaient vint effleurer nos deux bouches respectives. Pendant que je me délectais que ce fabuleux breuvage je ne pus m'empêcher de regarder avec attention le visage fatigué de mon cher et tendre frère. Depuis quelques temps j'avais remarqué que ce dernier était de moins en moins patient et s'énervait plus facilement qu'autrefois, s'absentant de plus en plus pour des raisons obscures tout en jonglant avec ses cours à l'Université Magique et ses nouvelles responsabilités au sein de la sphère politique. Ayant gardé mes inquiétudes pour moi jusque là pensant que Lord Voldemort lui donnait des missions très rapprochées dont il ne pouvait me parler, je ne pouvais plus me taire et décidais donc de lui faire part de mes angoisses à son sujet « Loin de moi l'envie de gâcher ce moment en ta compagnie, de plus excuse moi d'avance pour mon audace et ma curiosité... Arcturus, es-tu sûr que tu n'as rien à me confier? Je te trouve quelque peu changer ces derniers temps... » terminais-je en me mordillant nerveusement le bas de la lèvre. Depuis toujours nous nous étions toujours confiés l'un à l'autre sans aucuns tabous, sans aucunes retenus sachant pertinemment que nous ne serons guère jugés mais conseillés, hors avec le temps et les nombreux bouleversements dans notre vie j'avais l'impression d'avoir perdue le privilège d'être sa confidente, j'avais même peur d'avoir perdue toute sa confiance.
Arcturus allait me répondre lorsqu'il fut coupé « Bonsoir Monsieur Lestrange, ravis de vous rencontrer en si bonne compagnie », un homme accompagné de sa femme qu'il me semblait avoir déjà vus dans la Gazette du Sorcier s'était approché de nous pour saluer mon frère. Nous nous levâmes pour les saluer comme la tradition l'exigeait, restant gracieuse, faussement souriante et aimable j'attendais telle une femme soumise et bien élevée que mon jumeau me présente à ces inconnus qui lui avait permis de se dérober de ma question.

(c) AMIANTE
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Mer 22 Juin - 22:16
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Je savais très bien que j’avais délaissé un peu ma sœur depuis mon mariage. Non pas pour passer tout mon temps en compagnie de ma femme, mais bien parce que le Lord m’avait demandé du temps, pour se venger du fait que Mina et moi étions partis en voyage de noces sans le prévenir. Puis, il y avait presque eu immédiatement l’accident de Mina et mon changement de camp dans la foulée, une information que je comptais bien cacher à ma sœur. Je décidais de ne me préoccuper que du fait de passer un bon moment avec ma sœur durant cette soirée. Je devais laisser tous mes problèmes de côté. « Cela fait si longtemps que nous n'avions pas dîner en tête à tête tous les deux, je suis enchantée que tu es eu cette fabuleuse idée. » Je fis un léger signe de tête polis face à ses mots. Je savais que l’idée lui ferait plaisir, après tout nous parlions de ma jumelle. Je la connaissais mieux que personne, je pouvais lire en elle comme elle pouvait lire en moi. C’était bien pour cela que je devais être prudent avec Mina et elle, toutes deux pourraient bien trop facilement découvrir ma traîtrise, ce que je ne désirais absolument pas. J’avais su dès l’instant de ma proposition que ma jumelle accepterait ce dîner, surtout que je lui proposais un dîner dans un restaurant, dans la haute société. Notre premier dîner à tous les deux en tant que jumeaux Lestrange. J’étais soulagé de ne plus avoir à user tous le temps de cette fausse identité, bien qu’elle ne m’ait jamais dérangé avant ma rencontre avec Mina. Le serveur arriva avec nos boissons, les déposa sur la table et disparut aussi rapidement qu’il était arrivé. Une chance pour nous, nous avions notre paix et nous pourrions poursuivre sans avoir l’impression d’oreilles indiscrètes nous épiant. « Je te propose de porter un toast en cette délicieuse soirée » Me proposa-t-elle de trinquer et je saisis mon verre avec plaisir. Je trinquais donc avec ma jumelle, provoquant un léger tintement aux contacts de mon verre contre le sien. Puis lentement, le verre trouva la direction de mes lèvres, le liquide les traversa. Je laissais cet alcool venir recouvrir ma langue avec douceur, avant de l’avaler, ne ressentant presque rien à la sensation de brûlure caractéristique des alcools forts. Il faut dire, que j’avais une légère tendance à en abuser depuis quelques temps. L’alcool était devenu presque aussi naturel chez moi que mon côté susceptible qui était devenu parfaitement intenable.

J’étais pourtant bien plus calme en compagnie de ma sœur, mais combien de temps cela allait-il pouvoir durer. Puisque je savais très bien que j’avais beau cacher au fond de moi ma trahison et les différentes obligations que j’avais, elle avait sûrement remarqué que j’avais changé ces derniers temps. J’allais pourtant tout faire pour éloigner Eiladora du moindre doute me concernant quitte à lui dire que j’étais sûrement un peu surmené entre le ministère, l’université et le Lord, lorsqu’elle en viendrait à me poser des questions. « Loin de moi l'envie de gâcher ce moment en ta compagnie, de plus excuse moi d'avance pour mon audace et ma curiosité... Arcturus, es-tu sûr que tu n'as rien à me confier? Je te trouve quelque peu changer ces derniers temps... » Je fis mine de rien, levant simplement le regard vers elle. Je lui adressais mon regard le plus neutre, je ne laissais rien percevoir. Comment voulait-elle que je ne sois pas changer ? Avait-elle conscience que je venais de perdre le premier héritier ou la première héritière des Lestrange que j’avais engendré ? Je savais que ma sœur n’avait jamais eu le désir d’enfanter, mais je pensais qu’elle aurait au moins la jugeote de se rendre compte que je venais de perdre un héritier ou une héritière pour la famille et qu’en plus, j’avais failli perdre ma femme que je venais à peine d’épouser. Bon d’accord, je ne considérais pas avoir perdu un héritier, mais bien un enfant, mais je savais que dans ma famille, c’était compliqué à faire comprendre et je ne voulais même pas tenter ma chance pour leur inculquer des sentiments qu’ils ne pouvaient ressentir. « Bonsoir Monsieur Lestrange, ravis de vous rencontrer en si bonne compagnie » M’interrompit une connaissance toute nouvelle du ministère. C’était un homme travaillant dans l’un des départements où je me rendais fréquemment sur demande de mon mentor. Je ne le connaissais pas plus que cela, nous avions eu à plusieurs reprises l’occasion de nous croiser et de converser professionnellement, mais j’avais entendu qu’il avait le bras long dans la politique par les articles et les contacts de sa femme à la gazette du sorcier. Nous nous étions levés avec ma sœur et les salutations furent réalisées en suivant les traditions, après tout nous étions entre sang-pur et nous avions tous reçus une éducation bien stricte depuis l’enfance. Je présentais donc Eiladora à mon collègue et à sa femme, mais il prit bien trop rapidement congés à mon goût en découvrant qu’il s’agissait de ma sœur et non de ma femme. Après tout, j’avais entendu à plusieurs reprises mon mentor mettre en avant mon statut de jeune homme marié à une femme ayant eu un père politicien, j’avais comme l’impression que ce collègue avait pensé pouvoir ce soir ajouter Mina aux personnes qu’il avait eu le plaisir de rencontrer. Je repris ma place et je savais que ma sœur attendrait une réponse de ma part.

Je bus une nouvelle gorgée de mon verre de Whisky-Pur-Feu avant de fixer mon regard dans celui de ma femme. « Eiladora, je peux concevoir tes inquiétudes envers ma personne mais ne penses-tu pas que ta question est légèrement déplacée ? Tu sais bien ce qui est arrivé à Mina et le fait que nous avons perdu un enfant. Ne penses-tu pas qu’il est difficile pour moi de me retrouver face à l’évidence que j’ai perdu ma première descendance Lestrange et que je n’ai pas été apte à veiller à la sécurité de ma femme et de mon enfant. Cela étant, je suis également changé, puisque j’ai décidé de mettre le plus de chances possibles de mon côté afin d’accéder le plus rapidement possible à mon poste de ministre de la magie. Après tout, avoir le Ministre parmi ses hommes pourrait bien être avantageux pour le maître et permettre de redorer le nom de Lestrange auprès de lui ainsi que faire croire au monde entier que tous les Lestrange ne sont pas comme nos parents. Nous laisser à nous ce double visage qui pourrait nous être très utile. » Affirmais-je à ma jumelle. Je ne faisais que noyer le poisson, puisque je voulais qu’elle évite de penser que je puisse être devenu un traître pendant le coma de ma femme. Ou même que simplement j’avais perdu de mes convictions lors de l’accident, puisque ma jumelle avait conscience que je n’avais pris la marque que dans le but de protéger ma femme, de la protéger elle et de permettre à mes parents d’éviter le pire à l’annonce de notre existence à Dora et moi. Je fixais longuement ma sœur silencieusement, puis le serveur vint prendre la commande de nos entrées, j’en pris une à base de saumon, qui avait attiré mon attention dès ma lecture. Je commandais un vin blanc pouvant parfaitement se marier à mon entrée, laissant le loisir à ma sœur de commander sa propre entrée et de choisir son vin si elle désirait quelque chose de différent de moi. « Si tu désires tant converser de nouvelles à confier. Quand comptais-tu m’avouer que tu avais eu une relation bien trop intime à mon goût avec un mangemort ? Qui plus est un mangemort qui n’est pas le réellement un fanatique de nos chers parents. J’ai pris sur moi de ne pas venir trop rapidement te questionner sur le sujet, mais puisque tu sembles vouloir en venir à des questions intimes, allons-y. » Dis-je plus sèchement que je ne l’aurais voulu. J’étais vraiment susceptible et je n’avais pas apprécié le fait que le Lord m’apprenne une telle nouvelle alors que ma sœur avait parfaitement été au courant du fait que je prenais la marque. Elle aurait au moins pu avoir l’obligeance de m’en informer avant que je ne l’apprenne de la bouche de quelqu’un d’autres. Ma main conduisit une troisième et dernière fois mon verre de whisky-pur-feu à mes lèvres, lorsqu’il atteignit la table, il était vide, mais je laissais mes doigts fermement enroulés autour du verre.
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Jeu 23 Juin - 15:59
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De l'autre côté du miroir
Des jumeaux vrais ne sont qu'un seul être dont la monstruosité est d'occuper deux places différentes dans l'espace ✖ Arcturus Phinéas Lestrange & Eiladora Hester Lestrange


Les secrets, mensonges, manipulations en tout genre, faux-semblants, mais aussi la soif de pouvoir, la haine, ma magie noire, l'amour de la souffrance et de la destruction, tout cela est une gangrène se propageant dans les veines tel un poison dans les veines de chacun des membres de notre famille depuis bien trop longtemps. Doucement mais sûrement, cette toxine prends entièrement possession de nous pouvant poussé à l'explosion interne de notre célèbre blason, personne n'est épargné lorsque l'on porte le nom maudit mais glorieux de Lestrange. Pas même mon cher et tendre frère, ni moi d'ailleurs me laissant naviguer entre les deux eaux ne sachant guère ce que je pourrais faire pour anesthésier voir même arranger et détruire cette forme de malédiction.
Depuis toujours, Arcturus a toujours été présent pour moi et réciproquement dans le bonheur comme dans le malheur, l'immense confiance ainsi que le puissant amour fraternel nous liant est quasiment indescriptible. Certes nous sommes deux personnes complètement différentes, essentiellement sur le point physique, mais c'est comme si nous n'étions qu'un seul et même être emprisonné dans deux enveloppes charnelles, il paraîtrait que ce genre de sentiments est très présent chez les jumeaux. Jusqu'à notre retour sur la terre de nos ancêtres, nous étions plus que fusionnelles, honnête ne se cachant aucuns secrets, loyaux et inséparables. Malheureusement, notre terre natale n'as guère mit de temps à nous gangrener sournoisement en douceur, ébréchant petit à petit ce lien si particulier en nous poussant tous les deux vers des destinations différentes et éloignées. Certes la magie noire ainsi que l'amour de la destruction étaient des symptômes déjà existant en nous, mais les mensonges et les secrets ont pris place. Nous nous faisions toujours autant confiance, néanmoins nous n'échangions plus le moindre de nos actes, ce qui nous éloigna et permit à une certaine Française de s’immiscer dans nos vies telle une lame s'enfonça dans une plaie déjà béante, c'est alors que la haine, les manipulations et les faux-semblants ont germés en nous. Ma jalousie et ma possessivité obsessionnelle auprès de mon jumeau sont devenus comme des pièces d'un rouage me transformant en une personne avide de vengeance mais aussi solitaire... Ne perdant guère espoir, je continue à me battre - à l'aveugle peut-être - mais je continuerais encore et toujours jusqu'à ce que je récupère et retrouve mon Arcturus que j'ai toujours aimé et connus, mais aussi pour réparer les erreurs du passé et espérer un jour faire amende honorable auprès de nos parents pour ainsi former la famille que j'ai toujours rêvé et espérer avoir un jour.
C'était donc dans ce but bien précis que j'avais décidé de percer l'abcès avec mon frère durant l’apéritif, certes ma questions était peut-être trop directe et pouvait sembler vide de sens, mais je souhaitais réellement retrouver celui qui se confiait autre fois sans retenus auprès de moi et qui n'as jamais eu honte d'étaler sur le tapis ses véritables sentiments. J'étais celle qui pouvait le comprendre et le soutenir mieux que n'importe qui en ce monde, mieux que la mangemort ayant pris possession de son cœur. Nous fûmes malheureusement interrompus par un couple d'un certain âge dont l'homme venait saluer mon frère, depuis que ce dernier travaillait au ministère j'avais eu vent qu'il avait réussis à se mettre dans la poche de nombreux pions en présage de son ascension au sein de la politique. Les saluant avec toute la convenance et l'amabilité que notre rang ainsi que notre éducation de Sang-Pur l'exigeait, Arcturus me présenta au couple auprès desquelles j'affichais un sourire des plus faussement sincère - sachant joué aux faux-semblants d'une main de maître, ce comportement n'était guère rare pour moi et permettais de donner une bonne image de ma moitié.
Nous réinstallant, je pris une nouvelle gorgée de ce nectar dès plus délicieux qui me brûlait légèrement la gorge mais me procurait un plaisir intense. Terminant mon verre assez rapidement sans ciller, l'alcoolisme devrait sans doute être un gêne chez les Lestrange au vus des nombreuses consommations d'alcools de notre père et de nous deux réunis, celui qui représentait plus que tout à mes yeux plongea ses iris noirs corbeau dans les miens avant de répondre à mes interrogations avec une légère froideur que je ne connaissais que trop bien « Eiladora, je peux concevoir tes inquiétudes envers ma personne mais ne penses-tu pas que ta question est légèrement déplacée? Tu sais bien ce qui est arrivé à Mina et le fait que nous avons perdu un enfant. Ne penses-tu pas qu’il est difficile pour moi de me retrouver face à l’évidence que j’ai perdu ma première descendance Lestrange et que je n’ai pas été apte à veiller à la sécurité de ma femme et de mon enfant. Cela étant, je suis également changé, puisque j’ai décidé de mettre le plus de chances possibles de mon côté afin d’accéder le plus rapidement possible à mon poste de ministre de la magie. Après tout, avoir le Ministre parmi ses hommes pourrait bien être avantageux pour le maître et permettre de redorer le nom de Lestrange auprès de lui ainsi que faire croire au monde entier que tous les Lestrange ne sont pas comme nos parents. Nous laisser à nous ce double visage qui pourrait nous être très utile. » le fixant aussi insensible, le regard vide, l'écoutant néanmoins avec attention je ne montrais rien comme à mon habitude, mais au fond de moi je bouillonnais, pourquoi se sentait-il obligé de me parler encore et toujours de cette petite garce? Pourquoi détournait-il ma question? Certes, avec n'importe qui cela aurait sans doute fonctionné, mais sachant lire en lui comme dans un livre ouvert je savais très bien que ce changement de sujets ainsi que ses cachotteries entouraient d'une couche très profonde une vérité que je trouverais bien un jour ou l'autre.

Sa réponse n'était pas suffisante à mes yeux, ce n'est pas la vérité que je souhaitais entendre; certes je n'avais aucunes idées de ses attentions cachées ainsi que ses secrets, mais connaissant Arcturus aussi bien que moi-même je pouvais distinguer les moments où ce dernier bluffait. Nous nous observâmes silencieusement, mes pupilles émeraude soutenant avec malice et défis ceux de mon jumeau, profitant de cela je me mise à réfléchir intérieurement à ce que je pouvais intelligemment répliquer pour ne pas paraître aussi froide, insensible et immunisée à son malheur que ce dernier voulait bien le croire. Car même si je suis à mille lieux de porter sa mangeuse d'escargots dans mon cœur de glace, la perte de son tout premier enfant qui aurait pus perpétuer l'illustre et puissant nom Lestrange et accessoirement devenir mon neveu ou ma nièce m'avait touché plus que je n'aurais osé l'admettre, moi qui avait une aversion profonde pour ces morveux rampants et baveux et qui préférerais mourir dans d’atroces souffrances plutôt que d'enfanter, oui moi cette jeune femme aussi peu sentimentale avais éprouvée une once de tristesse suite à l'annonce de la mort du bébé, tout cela à cause du non-discernement et à la stupidité avéré de cette gamine se prenant pour l'une des nôtres.
Avant que je n'eus le temps de répliquer, notre serveur aussi insignifiant que grotesque dans son uniforme qui serait un motif de maltraitance revint vers nous pour nous demander si nous avions choisis nos entrées, jetant un rapide coup d’œil à ma carte je commandais après mon jumeau en prenant un petit assortiment de salade à la fois très garnis par les nombreux ingrédients frais mélangés ensemble mais diététique et non calorique, je choisis d'accompagner mon frère en prenant le même vin blanc que lui. Effectivement lorsque l'on regarde mon corps parfait, mes courbes fines sans aucunes imperfections l'on se demande comment je dois bien m'y prendre pour conserver un corps de déesse aussi époustouflant. Tout réside dans le choix des aliments, ainsi que par une bonne activité physique régulière, incluant évidemment les parties de jambes en l'air, tout cela réside en un entretien de tous les jours me permettant de ne plus compter le nombre affolant de mes prétendants jeunes ou plus âgés auprès desquelles ma seule présence brise de nombreux cœurs « Si tu désires tant converser de nouvelles à confier. Quand comptais-tu m’avouer que tu avais eu une relation bien trop intime à mon goût avec un mangemort ? Qui plus est un mangemort qui n’est pas le réellement un fanatique de nos chers parents. J’ai pris sur moi de ne pas venir trop rapidement te questionner sur le sujet, mais puisque tu sembles vouloir en venir à des questions intimes, allons-y. » manquant de me mordre la langue je fus surprise l'espace de quelques secondes quant au virage dès plus surprenant que Arcturus venait d'effectuer pour contourner mes interrogations. Sa voix était plus sèche que d'habitude, mais je n'y fis guère attention, je me doutais bien que nous devions étaler le sujet sur la table un jour ou l'autre depuis que notre paternel m'avait questionné à ce même sujet avec certes moins de délicatesse. Ne baissant guère le regard, je continuais à maintenir plonger mon regard dans le sien; esquissant un petit rictus amusée je déclarais joueuse avec une petit pincée d'arrogance « Pour éviter mes questions et inquiétudes à ton égard cher frère tu as donc décidé d'aborder le sujet de ma vie intime... » laissais-je en suspends durant quelques secondes avant de reprendre d'une audace pouvant paraître insolente mais très habituelle pour Arcturus « … Alors, parlons. Que souhaites-tu savoir? Avec quel mangemort en particulier, car tu sais bien que Bryan Levinson n'était pas le seul. Où cela s'est déroulé? Quand? Quelles positions avons-nous faîtes durant nos ébats? Tu peux me questionner ouvertement, je te répondrais car moi au moins j'ai décidé de jouer franc-jeu et de ne plus me dérober. » terminais-je satisfaite après avoir légèrement envenimé le sujet - surtout en rappelant implicitement la nuit que j'avais aussi passée en compagnie du mangemort que mon frère déteste le plus au monde, Ezeckiel - comme à mon habitude, cela était une façon détourné de dire à ma moitié qu'il me manquait énormément et que je m'inquiétais sincèrement plus que de raison pour lui car je l'aime tellement que mes doutes me détruisent lentement. Profitant de la stupéfaction ainsi que du questionnement de mes propos cachés dans lesquelles j'avais plongé Arcturus, je me permis de répondre à son plaidoyer « Certes, je préférerais subir mille morts plutôt que d'enfanter, mais cela ne fait guère de moi une personne aussi insensible à ce que tu as malheureusement vécus, loin de là! Tu as conscience que j'apprécie beaucoup Mina, même si nous ne nous connaissons pas autant que nous le souhaiterions. Ce triste soir, j'étais présente te souviens-tu? Je t'ai tenus la main dans cette épreuve, te soutenant du mieux que je pouvais pour t'éviter de sombrer, j'ai aussi veiller sur ma belle-sœur à chaque fois que tu sortais tout en surveillant les faits et gestes des infirmières. J'avais quasiment emménagé dans votre manoir pour t'aider à sortir la tête de l'eau. Cela m'as attristée lorsque vous avez perdus votre enfant que j'aurais sans doute autant aimé que toi. Néanmoins je suis certaine que ta virilité fera qu'un futur enfant Lestrange braillera dans nos tympans avant la prochaine nouvelle année. » laissant de côté son travail au Ministère de la Magie ainsi que ses ambitions que j'ai toujours trouvé plus que remarquable, je terminais mon discours empoisonné de faux-semblants et de mensonges à l'encontre de sa femme que j'aurais apprécié de voir mourir. Or, cette vérité-ci ne sera jamais Ô grand jamais divulguée à qui que se soit, j'emporterais cette haine viscérale jusque dans ma tombe. Mes paroles sonnant sans aucuns doutes sincères et pleine d'amour et de compassion pour mon frère et cette Mina de malheur furent concluent par ma dernière interrogations « Néanmoins ce n'est guère ce sujet que je souhaitais aborder avec toi en te questionnant mon cher et tendre Arcturus » terminais-je d'un sourire qui se voulait sincère mais légèrement inquiet. Promenant ma main droite sur la table, je terminais sa course folle en la déposant sur celle de mon jumeau qui tenait encore mon verre de Whisky-Pur-Feu étant à présent vide.

(c) AMIANTE
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Sam 2 Juil - 11:33
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J’avais tenté de détourner la conversation de ma personne vers les agissements de ma sœur. Après tout, c’était bien plus facile de faire cela. Ma sœur au même titre que ma femme était très bien placée pour découvrir trop rapidement que j’avais trahi. Et je savais que ni l’une, ni l’autre ne le prendrait réellement bien. Après tout, j’avais eu l’éducation d’un sang-pur et même si je partageais toujours les idéaux, je ne désirais aucunement la vie de servitude à laquelle je m’étais condamné en prenant la marque pour protéger surtout les deux femmes de ma vie. Ma sœur eut un rictus face à mon attaque sur sa partie de jambes en l’air avec Levinson. Rien que de penser cela, j’avais envie de vomir et mon repas me semblait bien moins appétissant. En tout cas, je me souvenais surtout d’avoir eu beaucoup de mal à avaler la nouvelle en l’apprenant en pleine réunion de la bouche du Seigneur lui-même. « Pour éviter mes questions et inquiétudes à ton égard cher frère tu as donc décidé d'aborder le sujet de ma vie intime... » Je hochais lentement la tête mais de façon minime afin qu’elle seule puisse voir ce mouvement. Après je devais m’avouer à moi-même que j’aurais mieux fait de ne pas l’aborder avant le dessert puisque j’étais en train de me couper l’appétit tout seul. « Alors, parlons. Que souhaites-tu savoir? Avec quel mangemort en particulier, car tu sais bien que Bryan Levinson n'était pas le seul. Où cela s'est déroulé? Quand? Quelles positions avons-nous faîtes durant nos ébats? Tu peux me questionner ouvertement, je te répondrais car moi au moins j'ai décidé de jouer franc-jeu et de ne plus me dérober. » Mon regard devait clairement dire qu’elle dépassait les bornes avec sa petite attaque sur le fait qu’elle jouait franc-jeu. Je ne me dérobais aucunement, je ne voulais juste pas lui annoncer que j’étais devenu un traître et que je pactisais avec les traîtres Black en plus de mon statut d’espion pour le ministère. Je décidais d’arrêter de penser à mes sauts d’un camp à l’autre dans cette guerre, je savais que ma sœur dans cette histoire ne serait jamais une alliée et j’étais en train de lui cacher des informations autant pour la protéger que pour me protéger d’elle. Après je n’avais pas non plus envie de connaître la liste des mangemorts ayant eu le « privilège » d’aller dans les profondeurs de ma sœur, déjà que je n’aimais pas l’idée qu’elle puisse avoir une vie sexuelle active.

Elle restait ma sœur, la femme que je faisais tout pour protéger depuis que nous étions enfants, alors je ne voulais faire face à la réalité qu’elle était une femme adulte et libre de disposer de son corps comme elle le désirait puisqu’elle l’avait déjà vendu adolescente contre l’enseignement de l’occlumencie et de la légimencie. Je savais que je ne devrais penser à ma sœur comme une trainée, mais je devais être honnête, elle avait vendu son honneur et ce qu’elle avait de plus cher contre des connaissances, bien que j’avais profité de son apprentissage, je n’étais pas forcément d’accord avec le moyen utilisé pour obtenir ses cours particuliers. M’enfin, je ne voulais rien savoir de comment les mangemorts ou les autres hommes de passage dans sa vie avaient pu prendre ma sœur. Moins j’en savais de ce côté-là, mieux je me portais, puisqu’elle restait ma sœur et savoir ce genre de chose ne ferait que me faire rager contre ses amants. « Certes, je préférerais subir mille morts plutôt que d'enfanter, mais cela ne fait guère de moi une personne aussi insensible à ce que tu as malheureusement vécus, loin de là! Tu as conscience que j'apprécie beaucoup Mina, même si nous ne nous connaissons pas autant que nous le souhaiterions. Ce triste soir, j'étais présente te souviens-tu? Je t'ai tenus la main dans cette épreuve, te soutenant du mieux que je pouvais pour t'éviter de sombrer, j'ai aussi veiller sur ma belle-sœur à chaque fois que tu sortais tout en surveillant les faits et gestes des infirmières. J'avais quasiment emménagé dans votre manoir pour t'aider à sortir la tête de l'eau. Cela m'as attristée lorsque vous avez perdus votre enfant que j'aurais sans doute autant aimé que toi. Néanmoins je suis certaine que ta virilité fera qu'un futur enfant Lestrange braillera dans nos tympans avant la prochaine nouvelle année. » Je levais les yeux au ciel à ses mots. Ses paroles m’agaçaient, je connaissais ma sœur et oui, elle avait été présente pour moi et pour ma femme durant cette épreuve. Cependant elle ne l’avait pas vécu, elle ne le vivait pas aussi profondément que moi. Je m’étais enfin fait à l’idée d’avoir une descendance, un petit enfant mélange de ma femme et de moi, mais encore une fois, il avait fallu que le seigneur des ténèbres interfère dans ma vie et que ma femme perde notre enfant. Je m’en voulais aussi énormément d’avoir laissé Mina poursuivre les missions et son travail même avec des horaires sur mesure. Je m’en voulais d’avoir agis comme un jeune homme de sang-pur mais ne respectant toutes les traditions en laissant sa femme libre d’avoir un emploi et en plus une place dans la guerre. J’avais juste honte de ne pas avoir été capable de veiller sur ma femme et mon enfant. Ce sentiment, jamais ma sœur ne pourrait le connaître, jamais elle n’aurait pleinement conscience du fait que je n’avais pas su être un époux, un homme et un père convenable ce jour-là et que je m’en sentirais coupable à vie. « Néanmoins ce n'est guère ce sujet que je souhaitais aborder avec toi en te questionnant mon cher et tendre Arcturus » Je savais très bien que ses questions avaient portées sur autre chose. J’avais juste pris de partie de voir les choses de mon point de vue. J’avais toujours pour ma sœur les mêmes sentiments, le même besoin d’être avec elle, elle restait ma moitié, même si Mina avait réussi à se faire une place à ses côtés. Eiladora restera à vie ma sœur jumelle, la seule personne ayant passée toute sa vie en ma compagnie.

Je fis pourtant comme si je ne savais pas de quoi elle voulait me parler. Je n’avais pas envie de discuter de sujets qui pourraient nous fâcher en cette première soirée que nous passions en tête à tête depuis longtemps. « Moins j’en apprendrais sur tes activités nocturnes ou diurnes avec mes collègues ou même des inconnus, mieux je me porterais. Alors je t’en prie, passes moi les détails. Tu sembles oublier que tu es ma sœur et que j’ai toujours tout fait pour toi, que j’ai échoué malencontreusement à te faire garder ton honneur. Je ne suis sûrement pas le pire enfant que nos parents ont enfanté, je pense qu’entre une fille ayant vendu sa virginité contre des connaissances et un fils ayant épousé une femme suivant leurs convictions, je pourrais presque être le préféré. M’enfin, je ne désire en aucun cas de discorde entre nous, évitons donc les sujets qui pourraient fâcher. Comment se passent tes cours, très chère sœur ? » M’enquis-je en usant d’un ton tout à fait mielleux pour lui parler afin d’éviter de revenir sur des sujets que je ne voulais pas aborder. Je fis signe au serveur de venir et lorsqu’il fut devant moi, je lui commandais une bouteille de whisky-pur-feu. Je savais que je n’aurais dû agir de la sorte, mais ces derniers temps, l’alcool était devenu l’un de mes moteurs, de même que la mauvaise humeur était devenue une habitude et que mes emportements se faisaient plus que fréquents. Bien que je me fusse calmé sur le dernier point depuis les récents événements.

J’attendis patiemment ma bouteille et je me servis un verre avant de l’avaler cul sec. Finalement, je n’en avais pas terminé avec ma sœur et je devais encore lui parler de certaines choses. « Je sais que tu as été bien présente pour moi au moment de l’accident de Mina. Cependant, même si tu aurais fini par aimer notre enfant. Tu ne pourras pas comprendre ce que j’ai pu ressentir en perdant ma descendance. Ce n’est pas qu’une affaire de descendance, c’est également la preuve que je n’étais pas capable de veiller sur ma femme et mon enfant, que j’ai failli en tant qu’homme, qu’époux et père. Je ne peux pas accepter cela, je ne veux pas être comme notre père. Je ne veux pas ressembler à nos parents concernant ma famille. Cet enfant, je l’avais accepté, je m’étais dit qu’avec lui je pourrais sûrement partagé mes connaissances, faire ce que je n’ai jamais pu faire avec Rodolphus. » Déclarais-je à ma sœur pour lui faire comprendre que je ne voulais plus qu’elle me dise que des enfants je pourrais en avoir d’autres. J’en aurais sûrement d’autres un jour mais je n’oubliais pas que j’avais surtout failli à protéger celui-là et ma femme. C’était tout ce que je voyais, du moins aujourd’hui, je ne sais si dans dix ans je verrais les choses de la même manière, si tant est que je sois toujours vivant dans dix ans. Je voulais maintenant aborder un autre point, le fait que ma sœur semblait apprécier le fait de se faire baiser par des mangemorts, ce qui pour l’image des Lestrange n’était pas une bonne chose, surtout que nos parents restent deux mangemorts très respectés même si la nouvelle de nos existences à Dora et moi n’a pas du bien passer chez tout le monde. « As-tu conscience que j’ai la marque autant pour Mina, que pour toi, pour vous protéger toutes les deux et partiellement pour l’honneur des parents. Tu ne peux pas te permettre de t’envoyer le premier mangemort qui passe. Pense à l’honneur des Lestrange, à notre nom, à notre rang, à notre sang. Les autres mangemorts vont penser que nos parents ont enfantés une trainée et qu’ils ne sont même pas capable de la renier alors qu’elle se déshonore en offrant son corps à n’importe qui. De plus, je ne veux pas que tu finisses par être forcée de prendre la marque. Je me fiche du fait que tu laisses n’importe quel homme te baiser, j’ai bien compris que je ne pourrais t’empêcher de jouir de ta liberté comme tu le désires, après tout, je ne suis que ton frère et c’est à ton père de tenter de te brider non plus à moi. Cependant, si tu pouvais éviter de prendre tes compagnons d’une nuit parmi les mangemorts, se serait sûrement bien mieux pour toi, mais également pour nos parents et pour moi. » Affirmais-je à ma sœur avant de me resservir un verre. Je finis par le boire cul sec, avant de laisser mes doigts jouer sur mon verre. Je savais que ma sœur n’apprécierait pas forcément ma franchise sur ses actions, mais au moins j’avais dit ce que j’avais à dire. Je lui fis un léger sourire en coin mais il n’avait rien de tendre. Elle avait voulu me questionner sur des sujets personnels, je n’allais donc pas la ménager dans mes propres prises de paroles.
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