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De la Paternité et de la Filiation

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Jeu 2 Juin - 15:35
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De la paternité et de la filiation
Il n'y a pas de bon père, c'est la règle; qu'on n'en tienne pas grief aux hommes mais au lien de paternité qui est pourri ✖ Rodolphus Lestrange & Eiladora Hester Lestrange


Son corps si affreux et répugnant s'était enroulé en une boule des plus grotesque dans l'espoir de faire passer et ainsi apaiser la douleur physique et mentale de plus en plus insupportable que je lui infligeais depuis plus d'une heure à présent, relançant approximativement toutes les dizaines de minutes un doloris plus puissant que le précédent accompagné d'un léger rire à la fois glacial et sordide capable de vous refroidir le sang en un dixième de seconde. Mes regard émeraude intense ne lâchait guère ma victime qui souffrait le martyre à chacun de mes assauts, ce qui me procurait une jouissance de plus en plus intense, me délectant du spectacle de ses membres endoloris de souffrance ayant des spasmes presque inhumain dans tous les sens, voyant son corps se disloquer sous la douleur, écoutant religieusement chacun de ses cris et gémissements, il n'y a pas à dire la torture était presque aussi plaisant qu'une nuit passée en compagnie d'un parfait inconnu à goûter aux plaisirs de la chair dans une impasse mal famé déserte un soir de pleine lune.
Ce ne fut que lorsque mon elfe de maison ne m'amusait plus vraiment que je décidais de lever sa punition. Ce dernier mit du temps à se relever, ses jambes anormalement maigre le soutenant par je ne sais quel miracle avaient cette fois-ci beaucoup de mal à se remettre du choc ce qui fit apparaître un léger rictus moqueur sur mes lèvres pulpeuses. Une fois l'équilibre trouvé, la vermine s'inclina plus bas que terre devant ma suprême personne « Ma... Ma... Maîtresse est tro... tro... trop bonne, Warza pro... prom... promet de ne pl... plus la con... contr... contrarier » avant de déguerpir aussi rapidement que possible du grand salon où mes domestiques moldus sous Impérium s’affairaient déjà à nettoyé les dégâts que mon sortilège avait causé le parquet, un tapis très ancien qui apparemment appartenait à un oncle éloigné ainsi qu'à quelques bibelots servant plus à attraper la poussière qu'à autre chose. Ne jetant pas un seul regard aux esclaves pour lesquelles je n'avais strictement aucunes considération, je me rendis d'un pas élégant et gracieux vers une pièce de mon manoir où j'étais sûre et certaine d'avoir la paix.
Ouvrant la lourde et imposant porte en chêne se trouvant à l'autre bout du manoir, je ne pus m'empêcher d'humer la fragrance qui régnait en ce lieux où le temps s'était arrêter depuis que mon cher et tendre frère était partit vivre sa vie avec sa diablesse de femme dans leur propre manoir, de plus est offert par Rodolphus! Certes, nous continuions à nous voir aussi régulièrement qu'auparavant, notre lien si fort et unique était resté le même et ne changera jamais, mais dans mon fort intérieur je me sentais quelque peu abandonnée par le seul homme que j'ai aimé et qui a toujours énormément compté pour moi, plus que ma propre vie. C'est pour dire vus à quel point je suis égoïste et égocentrique! Depuis son déménagement, je ne m'étais néanmoins pas résolus à changer les pièces dans lesquelles Arcturus avait emménagé ses affaires lorsque nous avions pris possessions tous les deux de ce manoir, j'avais donc jalousement conservé avec une perfection absolus l'état de ses appartements un étage en dessous des miens, de la salle des potions au sous-sol, ainsi que son bureau où il aimait se retirer pour réfléchir ou pour travailler. C'était donc dans ce dernier lieu que je m'étais réfugié, comme si le temps c'était arrêté, je retrouvais avec nostalgie les moments que nous avions passés ensemble dans cette pièce. Effleurant la chaise principale de mes doigts fins en observant le vide qui y régnait en maître à présent, je ne pus m'empêcher d'ouvrir une des cachettes de mon jumeau dans un de ses tiroirs pour une retirée une belle bouteille de Whisky-Pur-Feu assez âgée à peine entamée ainsi qu'un verre en cristal.
M'installant sur son ancien siège en cuir fort confortable, je le fis pivoter pour faire face à la baie vitrée donnant sur la cour extérieur où la végétation verdoyante était recouverte d'un épais mentaux blanc. Me servant un verre très généreux que je buvais à petite gorgée, je me perdis petit à petit dans mes pensées les plus sombres en maudissant la mangemort responsable de mon malheur: Elimna Valmont-Lestrange, ma belle-sœur, cette vélane qui m'avait volé l'attention ainsi que l'affection de Bellatrix qui la considère à présent comme sa propre fille, voir peut-être de Rodolphus qui aurait peut-être préférée avoir un enfant comme elle plutôt que moi, et maintenant elle s'en était prise à la seule personne qui était présente dans mon cœur, Arcturus. Elle m'avait pris sans aucune hésitation la vie que j'aurais dus avoir, puis elle me prends petit à petit ma famille, je me devais de l'arrêter et de la détruire coûte que coûte!
La neige qui commençait à tomber alors que la nuit s'apprêtait à prendre place me sortit de mes pensées, me rendant compte que j'avais bus toute la bouteille que mon jumeau avait si soigneusement caché, je me promis d'envoyer cet incapable de Warza en acheter une autre dès le lendemain. Redisposant le bureau comme à l'origine avant de la quitter à contre cœur, je me rendis rapidement sans un mots dans mes appartements pour me changer et préparer mes révisions ainsi que mes notes pour continuer la rédaction de mes Mémoires que je me devais de terminer pour la fin de mon année pour espérer continuer mon parcours en Magie Ancienne à l'Université Magique de Londres. Certes, j'avais énormément d'alcools dans le sang, certains diront même que je ne devais pas être complètement en pleine possession de mes moyens, hors il y a une chose à savoir sur moi: je tiens très bien ce genre de boissons - cela doit être soit dans les gênes car Arcturus aussi, soit c'est à force de boire comme un trou - de plus mes neurones fonctionnent cent fois mieux quand je suis dans cet état, et je récolte toujours de meilleurs notes. A croire que la sobriété est vraiment un concept bidon!

Une fois dans mon immense dressing, je ne mis pas énormément de temps à trouvé une nouvelle tenue contrairement à d'habitude où il me fallait presque une heure pour chaque élément. Me déshabillant même dans cette pièce qui avait vus et entendus des choses bien pire que cela, j'enfilais donc un pantalon en véritable cuir noir de dragon - un Magnyar à pointes il me semble - qui épousait parfaitement les formes de mon corps parfaitement proportionné, ainsi qu'un débardeur vert serpent assez sobre sans décolleté mais légèrement court qui laissait deviner la peau de mes hanches lorsque je me déplaçais. Pour orner tout cela, je mis seulement une paire de boucle d'oreille en argent véritable pendante car je souhaitais rester sobre pour aller au Hush Bar pour était quand même réputé pour être très mal famé. Enfilant des bottines à talons aiguilles très hautes avec lesquelles, croyez le ou non, je savais très bien me battre en duel et courir, je terminais ma tenue avec une veste en faux cuir. Concernant mon maquillage, je le rafraîchissait que très légèrement en laissant le trait noir au dessus de mes yeux, mes lèvres au naturel ainsi qu'un peu de blush pour rehausser mon teint. Détachant ma longue chevelure ébène aux reflets d'or aussi indomptable que celle de ma mère, j'abandonnais de la coiffer de façon sophistiqué et la laissa pour une fois au naturel. Une fois que je pus me contempler dans le miroir, je fus heureuse de voir le résultat, car même si mon objectif n'était pas d'attraper une proie ce soir, je ne négligeais jamais Ô grand jamais mon apparence lorsque je sortais.
Prenant mon minuscule sac à main d'une très grande marque que mon cher et tendre frère m'avait offert à mon dernier anniversaire, et que j'avais ensorcelé pour contenir autant d'objets que je le souhaite, je mis correctement ma dizaine de manuscrits tous plus épais les uns que les autres ainsi que mes rouleaux de parchemins, ma plume et mon encrier. Une fois mes affaires prêtes, je descendis l'immense escalier de marbre avant de me vêtir de ma longue cape pourpre où j'y cachais ma fidèle baguette. Une de mes esclave m'ouvrit la porte, à peine eu-je franchis quelques mètres à l'extérieur que je transplanais directement vers le centre-ville de Londres du côté sorcier bien évidement!
La neige tombait abondamment sur la capitale anglaise qui s'était vêtus de son long manteau blanc hivernal, ma capuche me protégea de cela, je ne pouvais m'empêcher d'être touché par quelques flocons venant se réfugier dans les mèches rebelles de ma chevelure. Les rues étaient quasiment désertes à cette heure-ci, le calme et le silence étaient devenus les rois de ces rues d'habitude si animés. Ne me préoccupant guère de telle futilités, je continuais mon chemin vers le bar où j'avais mes habitudes depuis plus d'un an à présent. En effet, à peine eu-je franchis la porte d'entrée et enlever ma capuche que j'entendis la voix à la fois sombre mais sympathique du barman « Eiladora! Toujours la même chose je suppose » hochant la tête pour seule réponse, je me rendis automatiquement à ma table, celle qui m'étais attitré et que personne ne prenait depuis ma toute première soirée en ces lieux des plus glauques et peu recommandable pour une jeune file me diriez-vous. Avec le temps, j'avais réussis à me faire respecter des sorciers traînant en ce lieux, à force de bagarres et duels où je sortais victorieuse au début grâce à l'aide d'Arcturus, mais par la suite grâce à mon don de légilimens qui me permettais de trouver les failles de mes adversaires mais aussi car j'ai toujours eu des prédispositions dans les duels de sorciers. De plus, depuis que ma véritable identité ainsi que celle de mon frère avait éclaté au grand jour, comme quoi nous nous appelions Lestrange, enfants légitime de Rodolphus et Bellatrix, les deux lieutenants de Lord Voldemorts, les deux mangemorts les plus recherchés et traqués, une certaine crainte et méfiance c'était installée dans le regard de ces alcooliques qui avaient aussi mal tournées et qui se tenaient très au courant de moindres faits et gestes du côtés de l'allée des embrumes.
M'installant donc à ma table, l'une des plus reculée du Hush Bar, à l’abri des regards - ce qui m'avait permis de séduire de nombreux hommes sans que leurs concubines ne s'en aperçoivent – j'enlevais ma cape que je déposais soigneusement au dossier de ma chaise en prenant soin de récupérer soigneusement ma baguette que j'accrochais à ma cuisse comme toujours. Sortant de mon sac mes manuscrits, parchemins, encrier et ma plume auxquels je lançais un sortilège de protection pour leur éviter d'être abîmé par je ne sais quoi, je commençais à continuer la rédaction de mes Mémoires lorsque l'on me servit enfin mon verre de Whisky-Pur-Feu. Sans relever la tête de mes notes, je tendis machinalement mon bras gauche pour prendre mon verre, au même instant je sentis la présence de doigts me semblant masculin. Soupirant, pensant qu'un homme célibataire espérait me faire un numéro des plus affligeant pour me séduire en m'interdisant de boire je relevais la tête et que je fus pas ma surprise lorsque je fis le visage si familièrement froid et déçus de mon paternel « Bonsoir Rodolphus, comment vous portez-vous? » retirant automatiquement ma main du verre pour le lui laissé, je m'inclinais très légèrement devant mon père comme à mon habitude en signe de respect. Ravalant ma stupeur de le voir en ce lieu alors que son visage était placardé à tous les coins de rues à côté de celui de mère, je le laissais néanmoins prendre place à ma table en dégageant une partie de mes affaires scolaires pour lui faire de la place nécessaire pour s'installer à son aise. Certes le début de la conversation à voix basse semblait futile et vide de sens, mais à cet instant précis je ne savais guère quoi dire à mon père qui venait de me prendre par surprise. Me doutant bien que ce dernier ne venait pas me voir car sa chère et unique fille lui manquais, j'attendais le début des hostilités.

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Rodolphus Lestrange
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Dim 19 Juin - 17:54



De la paternité et de la filiation
feat. Eiladora & Rodolphus
Depuis quelques temps, c’était la même rengaine, le Seigneur des Ténèbres reprochait à ses plus loyaux serviteurs d’avoir eu une vie privée. Jamais, en les recrutant, il ne les avait informé qu’ils devaient lui servir la courbe du cycle menstruel de Bellatrix chaque mois. Bah oui, ils avaient caché leurs enfants. Ils les ont même carrément abandonné, mais à quel moment, ils auraient pu en avertir le Lord, sachant qu’il a disparu après sa confrontation avec bébé Neville et que la plupart de ses partisans - le couple Lestrange compris - ont terminé enfermés à Azkaban ? A son retour peut-être ? Ah oui, Rodolphus se voyait bien, une fois s’être donné corps et âme pour le faire revenir, lui annoncer quelque chose dans ce style « ah au fait Maître, quelques années avant que bébé Londubat vous mette la pâtée, on a eu des enfants qu’on a abandonné. On a pas eu le temps de vous le dire et pas sûr que les Détraqueurs auraient été d’accord pour vous faire suivre notre carte postale. » Non seulement, il se serait prit un Doloris pour lui avoir rappelé qu’un bébé avait eu raison de lui - un bébé fort maladroit en plus - et sans doute qu’il l’aurait achevé en le tuant, juste pour faire un exemple. La belle affaire ! Mieux valait se taire comme mari et femme l’ont sagement fait. Après tout, leurs imbéciles de gamins avaient sans doute été élevés avec quelques onces d’amour, ils n’avaient vraiment pas besoin de revenir dans leurs vies. Mais l’autre abruti fini d’Arcturus n’a rien trouvé de mieux que de tout dévoiler au grand jour, en épousant l’autre pimbêche Française. Et non content que le vrai couple Lestrange en prenne plein la tronche par le Lord, cet espèce de sale ingrat se permettait d’hausser le ton avec son père. Non mais quand il aura fait une seule petite mission, il pourra ramener sa grande bouche, ce sale arrogant. D’ailleurs, Rodolphus songe de plus en plus à lui casser les doigts un par un. A quoi bon qu’il en ait dix, s’il ne sait pas s’en servir ? Et s’il croyait avoir tout vu, tout entendu et tout vécu, c’était bien avant le Bal des Mangemorts, le soir de Noël. Après avoir affronté le regard assassin de son maitre à son égard, il a ensuite manqué de mourir étouffé dans son verre, lorsque ce même être a révélé que la chère fille Lestrange était une Marie-couche-toi-là.

Alors vous pensez bien qu’après avoir tourné en rond comme un lion en cage au milieu de son manoir - bon une très grande cage et sans barreau, mais tout de même -, il avait décidé de faire les choses dans l’ordre. Premièrement, trouver cette petite trainée qui tend son cul à n’importe qui et deuxièmement, arracher les couilles de cet enfoiré de Bryan, pour les lui faire bouffer. Ok, ce n’était pas forcément dans cet ordre, mais le destin a voulu qu’il remonte plus vite la piste de sa fille que celle du Mangemort.

Après avoir transplané de son Manoir jusque devant le Hush Bar - et l’écriteau le lui confirma -, Rodolphus affichait déjà une moue dégoutée, avant même d’avoir mis un pied dans cet endroit. Ce genre de bars grouillait toujours de paumés et d’alcooliques. En soit, la basse société magique s’y rendait. Oubliant la nature de son rang le temps d’un instant, il poussa la porte pour s’engouffrer à l’intérieur. Son regard s’arrêta vite sur la silhouette de sa progéniture et si à ses yeux, elle était encore un peu sa fille, c’était bien parce que le sang de Bellatrix coulait dans ses veines et qu’il voulait encore croire qu’un peu de sa femme se trouvait en cette donzelle. Il ne s’attarda pas sur place, le temps lui était de toute façon compté. Son chemin fut sans encombre et son regard croisa celui du serveur, qui semblait avoir vu le diable en personne, mais il n’était pas là pour lui régler son compte à celui-là. Tout du moins pas encore. Ses doigts s’enroulèrent autour du verre, effleurants légèrement et accidentellement ceux de sa fille qui finit par relever les yeux de ses écris.

« Père ! » Gronda-t-il sans toutefois hausser le ton. « Dois-je te rappeler que tu te pavane avec MON nom, dans MON manoir ? »

D’un geste quelque peu agacé, il lui piqua son verre et le but d’une seule gorgée. Oui bon ok, il lui a siphonné son whisky et alors ? N’est-il pas l’homme dont le coup de reins est responsable de son existence ? Il tira le dossier de la chaise se trouvant en face de la demoiselle et s’installa dessus.

« D’ici deux minutes, les trois quarts de la clientèle m’auront reconnu. Cinq de plus pour que les Aurors soient au courant de ma présence ici et sûrement tout autant pour les voir débarquer. J’ai moins d’un quart d’heure à t’accorder avant de devoir mettre cet … établissement à feu et à sang. Alors jouons directement cartes sur table sans tourner autour du pot. »

Rodolphus, tout comme son frère mais aussi sa femme, a sa tronche affichée un peu partout dans le monde magique, mais aussi dans le monde des Moldus. Chez eux, il est considéré comme un dangereux criminel, ce qui n’est pas loin du tout de la vérité. Venir dans un tel endroit, c’était venir montre dans une main et baguette dans l’autre, prêt à dégainer pour faire le plus de morts possible.

« J’imagine que le nom Levinson, Bryan de son prénom, ne t’est pas inconnu ? Deux choses l’une, soit tu continue à te conduire comme la catin de la société magique mais tu n’utilise plus mon nom, soit tu sers les cuisses et tu arrête tout de suite de te comporter comme une salope. »

Comme il l’avait annoncé, il ne tournait pas autour du pot et ne prenait pas non plus de gant pour balancer ce qu’il avait à dire. Aujourd’hui, pas de faux-semblant, il n’a pas le temps de jouer à l’aristocrate bien élevé. Il préfère se montrer cash.

by NYXBANANA
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Lun 20 Juin - 15:22
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De la paternité et de la filiation
Il n'y a pas de bon père, c'est la règle; qu'on n'en tienne pas grief aux hommes mais au lien de paternité qui est pourri ✖ Rodolphus Lestrange & Eiladora Hester Lestrange


L'éducation, un sujet primordial des plus importants qu'il ne faut guère sous-estimer car ce simple petit mot représente l'avenir. En effet, nous naissons certes peut-être tous vierge de tout pêchés, mais l'éducation que nos aînés décident de nous inculquer est en grande partie responsable de la personne que l'on devient dans le futur. Ma thèse aurait pus sembler quelque peu véridique si je ne représentais l'antithèse à moi seule; abandonné par nos propres parents à la naissance, j'ignorais même si ces derniers connus pour êtres les plus cruels et impitoyables lieutenants de Lord Voldemort avaient fait preuve d'une seule et microscopique once de tendresse envers nous avant de nous expédier sans remords au fin fond de la Russie. Je ne me plaiderais guère, car notre défunte grande tante - Ursula Prewett - fut à la hauteur de la réputation des Lestrange au travers de l'éducation des plus stricts que nous reçûmes, je me souviens encore avec nostalgie des coups de cannes que nous prenions à chacun de nos égards. Comme tous les enfants de bonnes familles descendant d'une ancestrale lignée de Sang-Pur, cette dernière nous avais inculqué avec passion, force et fermeté tout ce que nous devions savoir ainsi que ce que notre rang nous obligeait à savoir maîtriser. A l'époque, Arcturus et moi-même nous plainions souvent et étions souvent réprimandés jusqu'à ce que notre attitude soit correcte, mais à présent nous pouvons la remercier d'avoir tant insister car grâce à elle nous représentons parfaitement notre nom ainsi que notre rang, du moins en apparence. Après tout, quelle famille ne possède pas de secrets, vices ou tares qui lui fait honte et qu'elle souhaite gâcher aux yeux de tous?
Me remémorant ces moments des plus délicieux passés en compagnie de notre tutrice sauvagement et injustement assassinés par des apprentis-mangemorts, anciens camarades de Durmstang dont un en particulier à qui j'avais fait subir la pire des humiliation en dernière année en l'affrontant en duel - ce qui était strictement interdit par le règlement, les jeunes hommes s'affrontaient entre eux pas d'exception - en le mettant à terre avec une facilité déconcertante, lui brisant sa baguette avant d'aller trop loin en lui infligeant un Doloris, Arcturus intervenus pour me sauver d'un sortilège de la mort en lançant le même sort que moi. Suite à cette histoire, nous fûmes très sévèrement réprimandés par le directeur de notre établissement, mais notre grande tante une fois au courant contre toute attente nous félicita pour notre entraide mutuel du bout des lèvres, car il n'était pas dans ses habitudes d'être gentille et douce pour le plaisir.
Je fus très rapidement tirée de mes pensées ainsi que de la rédaction de mes Mémoires lorsque mes doigts effleuraient ceux d'un inconnus alors que je voulais attraper machinalement le verre de Whisky-Pur-Feu que le serveur venait tout juste de déposer à ma table. Relevant la tête, je fus des plus surprise et interloquée de voir le visage froid et amer de mon géniteur, pensant à un mirage il me fallut quelques secondes avant de me rendre compte que ce dernier était venus jusqu'à moi dans un lieu publique alors que son visage était affiché dans toutes les rues du continent que ce soit côté sorcier et moldu. Le saluant maladroitement, je me mordis la langue et me maudissait intérieurement pour avoir eu le culot de l'appeler par son prénom. Certes lorsque mon cher et tendre frère et moi-même parlions de nos parents nous n'utilisions guère les termes « père » et « mère », mais aussi lorsque je parlais d'eux à mon incapable et répugnant elfe de maison, tout simplement car cela semblait peu naturel dirions-nous.
En effet, lorsque vous passez plus de vingt années à idéaliser vos parents, en trouvant une explication des plus logiques quant à l'abandon - ils le furent à contre-cœur pour nous empêcher d'être la cible du climat tendue de l'Angleterre à l'époque - ainsi qu'en ayant de cesse d'espérer qu'ils viendront frapper à la porte pour récupérer le sang de leur sang pour ainsi former une belle et heureuse famille. Enfant, adolescente et jeune adulte je m'étais trop longtemps bercée de fausses illusions qui furent démolis lorsque je vis pour la première fois Bellatrix et Rodolphus et que je fis connaissance avec leur instinct et amour parental inexistant. Il était donc très difficile pour moi de les appeler comme ils le méritent car après tout ils ne se sont jamais comportés et ne se comportent guère comme de véritables parents.... « Père ! Dois-je te rappeler que tu te pavane avec MON nom, dans MON manoir ? » je savais que j'avais fait une bourde, et cela avait irrité mon paternel. Le regardant de mes yeux émeraude que je tenais de sa mère - ma défunte grand-mère que je n'ai malheureusement pas connus - je l'observais siphonner mon verre très rapidement, ne baissant guère le regard car je n'étais pas le genre de personne à pleurnicher au moindre mot plus haut que l'autre, je ne disais néanmoins pas un mot car je ne voyais nullement l'utilité d'envenimer les choses dès les premières paroles. Après tout, malgré tous les reproches que je pouvais faire à Rodolphus, ce dernier ne m'avait guère renié contrairement à Bellatrix et je comptais bien rester dans ses faveurs encore longtemps.

Venant enfin s'installer sur la chaise se trouvant juste enfin de moi, Rodolphus semblait extrêmement agacé et déçus, j'avais conscience que sa présence ne présageait rien de bon pour moi. Les rares fois où nous nous voyons et parlions cela concernaient les nombreuses déceptions que nous causions, Arcturus et moi-même, à mère à lui ou lorsque j'essayais de faire tampon entre mon frère et mon père qui était actuellement à deux doigts de s'arracher la tête mutuellement depuis l'accident de cette greluche de française. « D’ici deux minutes, les trois quarts de la clientèle m’auront reconnu. Cinq de plus pour que les Aurors soient au courant de ma présence ici et sûrement tout autant pour les voir débarquer. J’ai moins d’un quart d’heure à t’accorder avant de devoir mettre cet … établissement à feu et à sang. Alors jouons directement cartes sur table sans tourner autour du pot. » en effet, le mangemort était dans une situation des plus inconfortables, cela me fit certes un peu de peine qu'il envisage de mettre à feu et à sang ce bar que j'avais appris à apprécier avec le temps, mais que pouvions-nous attendre du célèbre lieutenant du Seigneur des Ténèbres. Jetant un œil furtif et discret aux alentours, je remarquais que certains regards se trouvaient être très insistant dans notre direction. Depuis que j'avais récupérée mon véritable nom de famille lorsque Arcturus avait rejoint les rangs de Lord Voldemort pour me protéger de l'influence du mage noir, et ainsi épouser la fameuse demoiselle Valmont qui était devenus la fille de substitut de ma propre mère, oui depuis que je m'appelais de nouveau Lestrange j'avais pris l'habitude d'être dévisagé dans la rue voir même d'être confondue avec Bellatrix de temps en temps, j'appréciais même la crainte et la peur que ce patronyme inspirait, néanmoins il y avait toujours le revers de la médaille. En effet, depuis ce jour les personnes au courant de mon identité ne cessent de faire des amalgames avec mes géniteurs pensant que je suivrais leurs traces tel un gentil petit chien bien élevé, hors je préfère subir mille morts et mille souffrances plutôt que d'entrer au service du plus grand mage noir de tous les temps!
« J’imagine que le nom Levinson, Bryan de son prénom, ne t’est pas inconnu? Deux choses l’une, soit tu continue à te conduire comme la catin de la société magique mais tu n’utilise plus mon nom, soit tu sers les cuisses et tu arrête tout de suite de te comporter comme une salope. » je manquais de me mordre la langue suite à la teneur des propos de mon père ainsi qu'au langage qu'il employait pour parler ainsi que sa fille unique, l'enfant de sa chère femme, le sang de leurs sangs. Comment était-il au courant? Bryan le lui en aurait parlé? Leur petite aventure sans lendemain datant de plus d'un an, cela paraissait en effet plus qu'hallucinant que cette dernière ressorte maintenant dans de telle circonstances. Intériorisant toutes mes questions ainsi que la stupeur dans laquelle les paroles de mon père m'avaient mises, je fis en sorte de paraître aussi froide et immunisée des sentiments tout comme ce que l'on m'avait enseigné même si à l'intérieur je bouillonnais. Malgré tout mon self-control je ne pus retenir mes yeux qui se baissèrent un court instant pour regarder le sol avant de remonter pour continuer à soutenir le regard insensible de mon mangemort de géniteur. Oui, pendant quelques secondes je me retrouvais dans la peau d'une enfant se faisant réprimander pour la toute première fois par son père, ce qui pour être honnête était en quelque sorte vrai. Ayant grandit sans symbole d'autorité paternel, j'avais toujours ressentis un manque de ce côté là, ce qui pourrait expliquer pourquoi j'avais un comportement aussi peu conventionnel avec les hommes. « Père, veuillez excuser le comportement des plus honteux et insultant que j'ai eu avec Monsieur Levinson il y a plus d'un an jetant le déshonneur sur votre nom, cela ne se reproduira guère, avec n'importe qui que se soit. » lui déclarais-je après avoir retrouvé mon assurance et ma fierté qui s'étaient volatilisées suite aux dernières paroles de Rodolphus. Promettre de ne plus avoir aucunes aventures de la sorte? Si je voulais absolument remonter dans l'estime de mes parents, redorer notre nom et faire en sorte de mère me considère enfin sa véritable fille en oubliant la mangeuse de cuisses de grenouilles, j'étais prête à stopper mes parties de jambes en l'air des plus discutables. « Je suis prête à me racheter une nouvelle conduite à vos yeux, dites-moi ce que vous souhaitez que je fasse et je vous obéirais » glissais-je en plus pour faire comprendre à mon paternel que j'étais prête pour la rédemption si ce dernier souhaitait évidemment me l'accorder.

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Rodolphus Lestrange
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Dim 10 Juil - 17:14
HJ: désolé pour le temps de réponse, je cherchais la meilleure façon de tourner mes paroles.




De la paternité et de la filiation
feat. Eiladora & Rodolphus
Devenir parent n’est pas donné à tout le monde. Les bébés ne viennent pas au monde avec le mode d’emploi collé sur le derrière. Ils arrivent couverts de substances non identifiées, brayants comme des forcenés, mouillant votre chemise et réclamant directement les nénés maternels. Il n’existe pas non plus de formation pour devenir un bon parent et ça n’a rien de génétique. La fibre parentale … et mon cul c’est du poulet ? Alors un type comme Rodolphus n’aurait jamais pu devenir le père idéal. Ayant été élevé de façon à devenir l’un des serviteurs les plus loyaux du Seigneur des Ténèbres, il aurait inculqué la même chose à ses enfants. Il n’aurait pas ou peu témoigné d’affection. Sûrement pas pour mettre une distance quelconque, mais parce qu’il n’en a lui-même pas reçu des masses et qu’il ne sait pas comment on fait. Il n’y a qu’à le regarder avec Bellatrix, heureusement qu’elle n’a pas besoin de l’entendre pour comprendre ce qu’il ressent, sinon ils seraient mal barrés tous les deux. Mais en confiant leurs gamins à de la famille éloignée, Rodolphus les avait ainsi préservé de l’impulsivité de leur mère, tout en pouvant continuer à servir son maître, sans avoir des marmots constamment dans les pattes. C’était en effet, la méthode la plus efficace pour lui et de cette façon, ses gosses ne seraient pas un moyen de pression venant des Mangemorts désireux de lui piquer sa place. Qu’est-ce qu’on pouvait lui reprocher après tout ? De leur avoir donné la vie ou de leur avoir sauvé la vie ? Mais visiblement, ces deux garnements semblaient vraiment s’accorder pour lui faire regretter d’avoir empêcher Bellatrix de les tuer à la naissance. Entre son dépravé de fils qui se prenait pour plus important que ce qu’il n’est et sa fille qui semble être la catin des Mangemorts, sa santé mentale - pour le peu qu’il ait conservé une once de normalité - commençait vraiment à être mise à mal. Sans compter qu’en plus de tout ça, son Maître lui en voulait, tout comme son frère. Il ne s’écoulera sûrement pas beaucoup de temps avant que son épouse se mette à lui en vouloir aussi de son choix d’il y des décennies maintenant.

C’était donc à lui de prendre le taureau par les cornes, pour tenter d’arranger les choses. Si pour le moment, l’envie de massacrer les jeunes mariés ne le quittait pas, il y avait toujours Eiladora qui n’avait pas encore été assez stupide pour se faire engrosser par n’importe quel couillon - espérons-le pour les Lestrange. Il ne manquerait plus que ça. Bellatrix a déjà eu beaucoup de mal à se débarrasser de l’immondice dans l’utérus de la française, elle finirait par entrer en dépression, si une autre erreur de la nature venait à se présenter à eux. Et Rodolphus ne serait pas dans un meilleur état, soyez-en sûr. Bien déterminé à laisser une chance de se rattraper à sa fille, il était parti pour le bar où il avait ouïe dire, qu’elle passait la majeure partie de son temps de libre. Une chance serait vite dit, il s’agirait plutôt d’une menace, mais venant de Rodolphus Lestrange, une menace n’est pas à prendre à la légère. La prochaine fois, il agira en se débarrassant de la mauvaise herbe.

D’entré de jeu, le Lieutenant du Lord montra son mécontentement. Si ses gosses voulaient porter son nom, ils se devaient d’agir en tant que tel, sans lui coller la honte. Le choix de ses mots avait été fait de façon minutieuse. En employant un langage si choquant à l’égard de sa descendante, il se doutait qu’elle serait plus qu’interpelée et qu’elle comprendrait qu’il n’avait sûrement pas envie de s’amuser. Visiblement, ça portait ses fruits, jusqu’à ce petit mot qui le fit tiquer.

« Guère ? J’ose espérer que ça ne se reproduira plus du tout. »

Elle semblait assez désorientée et c’était bien sur ça qu’il avait misé. Jetant un oeil autour d’eux, il remarquait les regards inquiétants de certaines personnes qui devaient savoir de qui il s’agissait. Alors, le mieux, était de ne pas s’éterniser et d’aller droit au but. S’il avait envisagé de se relever, incendier l’endroit, marquer son acte de la signature des Mangemorts avant de s’en aller comme si de rien n’était, sa fille venait de reprendre la parole. Lui obéir ? Vraiment ? Son regard se reposa sur elle, la scrutant durant un instant. Il en a vu défiler des jeunes gens lui servant cette phrase, pour entrer dans les rangs ou juste pour avoir la vie sauve. Avec son expérience, il pouvait savoir si une personne était ou non honnête. Et là, Eiladora semblait l’être totalement. Peut-être bien que comparé à son frère, elle n’était pas un cas désespéré elle.

« Prouve-moi ta loyauté. Je laisse le choix. Ramène-moi la tête de ta belle-soeur ou arrange-toi pour l’empoisonner, qu’elle ne puisse jamais plus tomber enceinte. »

Le premier choix la ferait remonter dans l’estime de son père, aussi vite qu’un wagon sur les rails d’un grand huit. Le deuxième choix ne serait qu’un lot de consolation, mais toutefois mieux que rien. Peu importe la façon dont elle s’y prendrait, ni même si son frère l’apprend, ce n’est pas le problème de Rodolphus, il s’en fiche royalement. Ce qui compte, c’est le résultat et uniquement le résultat.

by NYXBANANA
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