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l'art ressemble au hasard | Lena

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Connor Sainclair
Archéomage
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Ven 3 Juin - 18:44

Connor & Lena
« Let the dream begin, let your darker side give in
To the power of the music that I write
The power of the music of the night. »
- Phantom of the Opera, Music of the Night






Cela faisait presque une petite éternité que Connor n’était pas passé chez Lotie & Charles’, et ma foi, il était temps de réparer cette offense. Le magasin de musique, légèrement à l’écart du Chemin de Traverse, n’en était pas moins un établissement plus que respectable où découvrir le monde du quatrième art, que ce soit en acquérant son premier instrument, magique ou non, ou en venant y quérir de quoi prendre soin de ceux que vous possédiez déjà, et chérissiez avec tendresse. Le sorcier avait toujours été très content des cordes à piano qu’il y avait achetées, tâche dont il aimait s’acquitter seul plutôt que d’envoyer un des elfes de maison du Manoir MacFly, lui qui de toute façon n’avait jamais pris l’habitude de se faire servir à chaque instant de chaque jour par ces petites créatures dociles : se rendre à la boutique lui permettait de profiter de l’atmosphère particulière qui y régnait, aussi intense et chaleureuse que celle qui vous accueillait lorsque vous franchissiez le seuil du royaume des Ollivander, à quelques rues de là. Le commerce était né de l’amour d’un luthier pour une professeur de violon, dont le mariage heureux s’était concrétisé par l’ouverture de ce magasin nommé d’après les deux tourtereaux, unique « enfant » qu’aurait jamais le couple. Malheureusement, le temps avait fait son œuvre, et Lotie les avait quittés suite à une longue maladie, il y avait de cela plus de dix ans, bien avant que Sainclair ne découvre ce petit bijou qu’était leur estimable échoppe, à un âge avancé mais laissant derrière elle un époux éploré pour qui elle représentait tout. Charles Hudgson continua de tenir la boutique en mémoire de sa défunte femme, avec la bienveillance des vieux messieurs animés par le désir de transmettre leur passion à d’autres, et conserva le nom de Lotie & Charles’ afin que le souvenir de son aimée perdure envers et contre tout, elle qui aurait souhaité qu’il ne mette pas la clé sous la porte une fois veuf.

Les habitués connaissaient cette histoire aux allures de légende, évoquée en aparté par respect pour le vieux boutiquier chez qui le souvenir de Lotie réveillait toujours une tendre mélancolie ; le charme suranné d’un tel endroit n’avait pas manqué de séduire Sainclair, romantique dans l’âme au sens propre du terme, tout autant que le caractère affable de Mr. Hudgson et la qualité des services proposés. Depuis plusieurs années, Connor s’arrêtait donc simplement saluer l’artisan ou se réapprovisionner, s’étant initié au piano dans son enfance pour ne plus jamais cesser de pratiquer –un passe-temps pour le moins chronophage qui n’était pas sans provoquer une usure régulière des cordes de l’instrument, et donc de relativement régulières visites à Charles. L’année passée avait cependant été marquée par une perturbation notable du rythme de ces passages à présent quasiment amicaux, avec un léger mieux après le retour de Siméon, réchappé des Mangemorts, l’archéomage ayant été à peine capable de jouer alors que l’inquiétude le rongeait… Une accalmie de courte durée à laquelle avait succédé une absence complète au cours des six mois durant lesquels Connor avait tâché de paraître le plus insignifiant possible aux yeux de l’Inquisition : son état de santé, dangereusement corrompu par le sortilège qu’il avait ajouté en secret au Nexus Conjugum porté par sa chevalière, ne lui avait rapidement plus permis de pratiquer, même rarement. Le large sourire qui illumina les traits burinés du commerçant lorsque Connor franchit ce jour-là le seuil de son humble domaine fut de ce fait des plus sincères, après ce long silence sans nouvelles de la part du magicien mélomane, tout autant que les excuses que lui présenta l’Ecossais pour ne pas lui avoir au moins envoyé un mot par hibou.

Le soulagement prima sur les remontrances que les personnes d’un certain âge ont le don de dispenser aux générations suivantes avec un air docte des plus solennels, si bien que le sorcier passa bien vite à la partie emplettes, pour laquelle il put comme toujours bénéficier des conseils avisés du commerçant, autant pour le choix de la marque que pour l’analyse des dernières nouveautés. Sainclair était loin d’être un expert en la matière, à peine au fait de comment accorder un piano vu qu’en tant qu’utilisateur exclusif de celui du Manoir, il se faisait un devoir de prendre soin de ce bien précieux, offert par Lord MacFly père lors de son arrivée dans la famille. Mieux valait donc demander des précisions avant de mettre à mal le pauvre Bösendorfer, à la manière d’un chirurgien maladroit charcutant un de ses patients sur la table d’opération. Malheureusement, le temps avait beau eu passé sans que l’archéomage ne reparaisse, le marchand n’avait nullement oublié leur petit rituel, auquel Connor ne put échapper : au fur et à mesure de leurs conversations, Mr. Hudgson avait fini par demander à son interlocuteur s’il aurait bien voulu lui jouer quelque chose, sur le piano en exposition trônant au beau milieu de la boutique, et réalisant le degré qu’avait atteint la maîtrise de l’archéomage, s’était mis en tête de refuser tout paiement de sa part en une monnaie autre que des morceaux interprétés pour lui. L’historien avait bien évidemment fournit bien des efforts pour négocier, car la sensation désagréable de se mettre en scène pour mieux se gargariser de son talent ne le quittait jamais vraiment lorsqu’il jouait en public, a fortiori en présence de personnes n’appartenant pas à son cercle de relations les plus proches. Impossible cependant de faire changer d’avis le vieil homme, si bien que le mage avait abdiqué, créant ainsi un précédent destiné à se répéter inlassablement. Cette fois-ci ne fit pas exception à la règle, et les faibles tentatives de négociation menées par Sainclair demeurèrent lettre morte.

-Charles, vous êtes un vieux pirate, statua le quarantenaire le sourire aux lèvres, tout en abandonnant son vain combat pour prendre place devant la myriade de touches blanches et noires, son manteau abandonné sur le comptoir.

Ravi de se trouver traité de brigand par son client, ledit forban hocha la tête, satisfait de sa petite victoire plutôt gagnée d’avance, il fallait bien le reconnaître. Le commerçant se jucha sur un tabouret, exactement à la même place que toutes les fois où le temps s’était suspendu dans l’échoppe le temps que Connor révèle humblement un mince pan de son don pour le piano, et s’apprêta à savourer un délectable moment de musique.

Quoi que n’étant pas particulièrement un apôtre du classique, l’ancien globe-trotteur décida d’interpréter pour commencer un de ses morceaux préférés, la Lettre à Elise de Beethoven, qui constituait une des premières mélodies qu’il avait apprises, et qu’il jouait souvent pour s’échauffer, ou à vrai dire quand n’importe qui parvenait à le convaincre de lui jouer quelque chose. L’ensorceleur connaissait cette bagatelle par cœur, à tel point qu’il aurait pu le jouer sans même regarder ce qu’il faisait, ou encore en discutant en même temps, mais son hôte avait une sainte horreur que l’on gâche de si belles sonorités par le grossier tumulte de bavardages. Ainsi, le pianiste le laissa tout à son plaisir, s’abimant doucement dans la douce plénitude que lui procurait la pratique de son art, qui le coupait avec plus ou moins d’intensité du monde réel. Ni l’un ni l’autre ne remarquèrent la silhouette d’une jeune femme, de l’autre côté de la vitrine, interpelée par les notes parfaitement enchaînées.






avatars (c) blackb & moomins
Titre : Ovide, L’Art d’aimer, 3, 155[/i]
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Jeu 23 Juin - 15:22
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L'art ressemble au hasard
Feat Connor Sainclair
- Maudits médicomages ! Je t'en donnerai moi des médicaments pour les troubles psychologiques ! Charlatans va !

Je venais de transplaner quelque part dans le centre-ville et je ne cessais de ruminer ce que venaient de me dire ces Médicomages. Encore une fois, je m'étais rendue à l'hôpital Sainte-Mangouste, espérant trouver de nouveaux médicaments pouvant soulager quelque peu Léo. Dès que la Pleine Lune approchait, il était invivable et on ne peut pas dire que ça allait en s'améliorant. C'était même le contraire, et j'avais du mal à rester près de lui. Même si nous avions toujours eu une relation très fusionnelle, ces derniers temps étaient aussi durs pour l'un comme pour l'autre et j'espérais vivement trouver un vaccin, ou un remède pour la lycanthropie, n'importe quoi qui pourrait me rendre mon jumeau. Certains me disaient que c'était utopique de croire en un vaccin, d'autres, tels que les Médicomages d'aujourd'hui, me riaient au nez et me prenaient pour une folle. Tout ce que je souhaitais c'était retrouver mon frère, celui que j'avais perdu à la Nuit Rouge.

Je regardais un peu autour de moi, essayant de comprendre où j'avais atterri. Je n'avais pensé à rien avant de transplaner et voilà que je me retrouvais je-ne-sais-où. Ou du moins, pas exactement... En regardant un peu mieux les boutiques autour de moi, je compris rapidement où j'étais. Quelques pas de plus, et je me retrouvais devant une boutique que je connaissais bien. "Lotie & Charles", une boutique d'instruments de musique notamment. Comme je prenais des cours de piano auparavant, maman avait eu l'occasion de m'emmener dans cette boutique à de nombreuses reprises mais voilà bien 7 ans que je n'y avais pas remis les pieds. Je m'approchais doucement, le visage sans émotion, vers la vitrine. Quelques sorciers se promenaient dans les rayons tandis que le commerçant était assis sur un haut tabouret. Il regardait un homme jouer du piano. Je tendis l'oreille et m'approchais un peu de la porte d'entrée restée ouverte. "Lettre à Élise". C'était le morceau qu'il interprétait, un de mes préférés surement. Et, je devais avouer qu'il se débrouillait plutôt bien. Hésitante tout d'abord, je décidais finalement d'entrer dans le commerce. Le piano était en son centre et la veste du musicien était posée par-dessus comme avec désinvolture. Les pas hésitants, je regardais ses doigts se déplacer vivement sur le clavier, comme s'ils savaient parfaitement la note qui allait suivre, quelle était son air, sa saveur. Comme si le cerveau de l'homme n'était pas situé dans sa tête mais dans ses doigts qui ne cessaient de s'agiter de gauche à droite.

Il semblait tout autant que moi transporter par la mélodie et les gens autour avaient cessé de bouger. Ils étaient tous comme subjugués par la musique qui avait doucement envahie le commerce. C'était comme si le temps s'était arrêté et que seul le musicien et son instrument existait hors du temps. Puis les notes s'espacèrent, marquant le decrescendo et la note finale enfin. Tout le monde retint son souffle un instant puis une slave d'applaudissements remplaça la douce musique encore présente il y a quelques secondes. Retrouvant mes esprits, je vis que j'étais à deux mètres seulement du musicien et de son piano. Les personnes retournèrent à leurs occupations et j'hésitais à sortir de la boutique. Mais en voyant l'instrument et en entendant cette douce musique je ne soupçonnais pas que cela m'aurait redonné envie de reposer mes doigts sur cet instrument. Bientôt 8 ans que je n'y avais plus touché, 8 ans que mes doigts n'avaient pas parcouru un aussi beau clavier. Peut-être que je n'avais pas tout perdue ? Et si j'essayais ? Je m'approchais doucement du gros engin et laissais courir mes doigts dessus. Peut-être que si je demandais au commerçant ?

Je vis du coin de l’œil le musicien m'observer. Je devais paraître étrange d'arriver comme ça et de laisser mes doigts se poser sur l'instrument. Je les retirai vivement et mis une mèche derrière mon oreille avant de me tourner vers le musicien en question.

- Vous jouez merveilleusement bien, c'est d'ailleurs un de mes morceaux préférés celui que vous avez interprété, dis-je d'un ton neutre pour ne pas paraître trop impolie non plus.
FICHE PAR DITA | EPICODE
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Connor Sainclair
Archéomage
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Lun 4 Juil - 18:54


A song of ice and fire
La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots.



Connor n’avait, concrètement, jamais aimé le piano, pas du moins comme avait pu le faire la demoiselle qui le rejoindrait sous peu, ou comme toute personne l’ayant un jour entendu pouvait le supputer avec assurance. Oh, certes, désormais, il appréciait cette discipline, capable de lui « nettoyer la tête », comme il le formulait, autant que de le relaxer, malgré la complexité de certains morceaux. Le doute nous mettant en droit de penser qu’il n’était pas un amoureux éperdu de cet instrument prenait ses racines le toute premier jour où le mage avait posé les doigts sur des touches en ivoire. Ses parents, éternels absents, n’avaient pas pour habitude de lui refuser grand-chose, compte-tenu du caractère placide de leur fils, bien loin d’accumuler caprice sur caprice, pour ne pas dire presque atteint de mutisme en leur présence. Comment l’en blâmer ? L’enfant qu’avait été le sorcier avait tellement peu vu ses géniteurs, en définitive, et lors des courts séjours des éminents zoologistes sous leur propre toit, leurs regards ne cessaient de s’entremêler, en oubliant de se poser sur le fruit-même de leur amour. Même lorsqu’ils étaient là, Saoirse et Eddard ne l’étaient pas vraiment. Alors, peut-être que demander à apprendre à jouer du piano n’avait été qu’un stratagème plus ou moins conscient du garçonnet pour tenter d’attirer leur attention, leur soutirer un refus au motif qu’il était bien trop jeune encore, ou bien que cela coûterait trop cher, ou encore obtenir d’eux une flammèche de fierté, dès qu’il serait capable d’enchaîner quelques notes sans se tromper, une quelconque réaction autre que leur habituelle et fade bonhomie… Comme à chaque fois, ses parents avaient salué avec gentillesse son idée. Comme à chaque fois, ils étaient repartis, laissant derrière eux à cette occasion un piano flambant neuf, ainsi qu’une femme entre deux âges et au chignon tiré à quatre épingles, qui vint dès la semaine suivante lui enseigner les premiers rudiments de son art. Ni plus, ni moins.

La musique et Connor formaient en fin de compte une sorte de mariage arrangé à l’issue malgré tout heureuse, comme lors de ces unions de convenance dans lesquelles s’immisçait, au fil des ans, un amour timide quoi que grandissant, alors que progressivement, l’Ecossais avait pris le parti que puisque le fait qu’il joue n’intéressait personne, autant que ça lui plaise, à lui. Lord MacFly père, une fois l’orphelin sous sa coupe, avait teinté du culte de la performance sa soif d’apprendre, afin de le pousser à constamment se perfectionner d’avantage, et à s’entraîner plus encore que son protégé ne le faisait déjà spontanément. Cette rigueur exacerbée clairement imposée pour lui inculquer des notions de supériorité par rapport à autrui, grâce au Ciel, n’avait fait du mage qu’un musicien assidu, exigeant envers lui-même, mais nullement hautain. Etait-ce donc cela, une passion sage ?

Par quel sortilège, de toute manière, de tels sentiments, si noirs, si nocifs, seraient parvenus à le troubler alors qu’il faisait corps avec son compagnon inanimé de bois et de cordes ? À l’instar de bien des pianistes, ainsi que de nombre d’autres artistes, Sainclair se laissait couler en une concentration digne d’une modeste transe, où lui-même n’était plus sûr de contrôler sa propre personne. Le sorcier ne l’aurait de toute façon pas souhaité, car c’était bien dans l’abandon que toute la beauté des compositions naissait, et qu’il atteignait une paix intérieure que seul l’amour était parvenu à lui procurer, lorsqu’il s’éveillait au petit matin dans la tendre étreinte des bras de Siméon. Seulement réfléchir à où placer ses phalanges aurait suffi à rompre le charme, si bien que l’archéomage n’avait d’autre choix que de laisser libre cours à son inconscient, à ses mouvements innés que l’on aurait pu croire gravés à même sa chair.

Avec le temps, arriver à la fin d’un morceau ressemblait moins à la fin d’un rêve éveillé qu’à simplement revenir à soi après une brève absence, le regard dans le vague et les idées à la dérive. Connor n’en demeurait pas moins coupé de la réalité, ce qu’une salve de brefs applaudissements lui rappela sans réelle pitié : des curieux s’étaient réunis là afin de l’écouter, ce dont il ne s’était pas rendu compte. Un léger malaise dissipa toute chance qu’une pointe d’orgueil lui fasse afficher un air satisfait de lui-même ; réservé par nature autant que par nécessité, pour satisfaire feu son tuteur et à présent pour mener à bien son travail, l’ensorceleur se plaisait également à garder le contrôle sur ce qui gravitait autour de lui, des évènements survenant autour de lui aux nouveautés de tout poil. Ce travers, relativement conscient, n’était qu’une résultante de plus de son parcours, tout comme l’attrait de l’historien pour le piano, et la sensation d’avoir été surpris en pleine intimité, durant quelques secondes, le rendit méfiant envers cette masse inconnue qu’il ne savait pas encore de quelle manière appréhender. Cela ne dura cependant que l’espace d’un battement de cœur, le temps que sa fibre sociale ne reprenne le dessus, posée, ouverte. D’un signe de la main, il remercia son petit auditoire, avec la réserve de celles et ceux que le trop d’attention qu’on leur portait parfois mettait mal à l’aise.

Une jeune femme, pourtant, ne semblait pas parvenir à quitter la rêverie où l’ouvre de Beethoven l’avait précipitée : tel un fantôme, la brunette s’approcha de l’instrument, absorbée par sa contemplation au point de ne même pas faire attention à lui ; Connor se sentit presque de trop, alors que visiblement, l’imposant objet évoquait quantité de souvenirs à l’anonyme. Le contact d’avec le vernis, cependant, parut la faire revenir à elle, sans pour autant que le discret sourire de Connor, à la fois compatissant et amène ne parvienne à lui épargner un moment de gêne aigue.

-Merci, mais c’est au fond bien peu de chose : je n’ai pour moi que la pratique.

De cette pratique découlaient, bien évidemment, de l’application, de la minutie de même que de la persévérance, autant de qualités implicites que Sainclair condensaient à l’extrême, jusqu’à les priver de toute substance : il n’était pas venu à la boutique pour s’envoyer des fleurs, ni même pour que d’autres le fassent à sa place.

-Vous désirez essayer, peut-être… ? lui proposa l’Ecossais, tablant que prendre place sur le tabouret serti de velours ragaillardirait un peu la visiteuse.

Ainsi, lui-même pourrait s’éclipser de cette scène improvisée où décidément, l’on risquait bien trop de lui quémander un autre morceau, et mieux encore : mettre en valeur un autre talent que le sien, qui méritait tout autant de goûter à la « lumière des projecteurs ». Qui sait, il était tout à fait possible qu’elle soit venue là pour acheter ledit piano, sans s’attendre à trouver la place occupée.






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George R. R. Martin, A Song of Fire and Ice
Citation : Richard Wagner
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