RSS
RSS



 


 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 4 :: Début de l'an 2000 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Lose my selfish pride [Sarah & Alex]

avatar
Invité
Invité
Dim 19 Juin - 18:08
Invité

Lose my selfish pride
Sarah & Alexander Black


Passant mon t-shirt non sans quelques grimaces dues aux courbatures de mon corps, je passai une main dans mes cheveux en guise de coiffage. Je n’avais jamais pris le soin de réellement me coiffer et ça n’allait pas changer maintenant, surtout quand le simple geste de lever le bras vers le haut de mon crâne me donnait un mal pas possible. La peau, de mes récentes blessures, me tirait affreusement. Je ne pouvais cependant pas attendre… J’avais un besoin cruel de voir ma sœur. Les paroles de mon père ne cessaient de tourner dans ma tête depuis ma conversation avec Arcturus et si mon cœur m’aurait conduit d’abord auprès d’Iris, je ne pouvais agir ainsi. Elle serait la dernière personne que j’irai voir parce qu’avant de tenter de récupérer l’amour de ma vie, je tenais à y aller par étape.
J’avais passé les deux dernières semaines à tenter de faire une chose dont je n’avais jamais été capable de ma vie : me pardonner à moi-même chaque erreur. J’effectuai un gros travail sur moi et cela avait commencé d’abord par un bouquet de fleurs sur la tombe de Joanne… Je n’avais jamais parlé à une tombe. Ce n’était pas mon fort de parler ainsi. Je ne l’avais même jamais fait malgré les conseils de proches. Peut-être n’avais-je jamais été prêt pour cela avant aujourd’hui. Etrangement pourtant, maintenant, plus que dans le passé, je me sentais enfin prêt à abandonner toute cette haine qui m’habitait. Déposant le bouquet de fleur sur la tombe de mon ancienne fiancée défunte, j’avais cru ne savoir jamais par où commencer. Pourtant les mots vinrent plus facilement que prévu :
« Tous les deux, c’était de la folie… Quand je repense à ce qu’on a pu faire ou comment ça s’est passé, je n’ai aucun regret. Je t’aimai à ma façon. Etait-ce assez ? Je tenais à toi et je me suis longtemps senti coupable de ton départ… Oui je sais ! Tu me traiterais surement d’imbécile de ne pas vivre cette vie et de ne pas avancer ! Tu as toujours été cool, peut-être trop avec moi. Je sais que tu n’aurais pas approuvé mes choix et je sais aujourd’hui que c’était de la pure folie. Je t’entends déjà me dire que ce n’était pas ma faute, ni celle de personne… Et même si tes rires me manquent, je comprends mieux aujourd’hui et plus que jamais les erreurs que j’ai commises. Si je peux te faire alors une promesse… C’est d’avancer. Et j’espère que quand je serai là-haut et qu’on se reverra, tu ne me traiteras pas trop rapidement de petit con imbécile idiot, puéril de première ! » souris-je avant de continuer ce discours sur toutes mes erreurs ou notre passé.
Plus les mots sortirent de ma bouche, plus je comprenais la nécessité de ne jamais garder pour soi la rancune et les douleurs. J’apprenais de mes erreurs et c’est peut-être avec un pardon de moi-même plus que d’autre chose que je lui dis simplement un :
« Adieu Joanne. Prend soin de toi où tu es… »
Le pardon était la première étape vers la voix de la rédemption. Je savais cependant que se pardonner n’était pas évident et obtenir celui des autres était d’autant plus difficile. Je ne pouvais cependant plus mentir. Malheureusement c’est en gardant pour moi que je sombrais. Je savais aujourd’hui ma faiblesse et je ne voulais plus retomber dans ce tourbillon de la haine de soi qui provoquait la haine des autres. J’avais dû apprendre et j’apprenais encore à éliminer mes démons. Ayant finalement réussi à tourner définitivement cette page de mon passé, je savais que les prochaines étapes allaient être les plus durs. Je ne craignais pas la déception ou le refus de mes proches. J’étais décidé à retourner sur le droit chemin et qu’importaient les claques que je risquais de prendre dans la figure. J’entendais encore mon père me dire : « tu veux être traité en homme, alors agis en tant que tel ». Mon père n’aurait pas pu m’offrir la plus belle leçon de vie qu’en cette parole et si je n’avais pas pris en compte son importance tout de suite, ce n’était que plus tard que j’avais réalisé ce qu’elle signifiait vraiment. Etre adulte ne voulait pas dire être autorisé à faire de la magie en dehors de Poudlard, se battre pour une cause ou encore être capable de venir en aide aux autres. Non… Etre adulte était savoir assumer ses erreurs et les affronter, quoi que cela puisse nous coûter. Etre adulte était de savoir demander le pardon sans l’attendre. Etre adulte consistait à savoir être responsable de ses actes. C’est cette raison qui m’avait poussé jusqu’à l’appartement de ma sœur.
Devant la porte de chez elle, je devais reconnaître avoir la traque. Je savais la raison de ma venue et pour la première fois, je craignais la réaction de ma sœur quand elle saurait ce que j’ai osé faire. Je ne reculerai cependant pas. J’avais abusé de sa confiance et j’allais en assumer les actes. Je ne priai même pas qu’elle me pardonne. Je ne l’attendais pas. Je voulais simplement lui avouer mes fautes, lui expliquer mes raisons et simplement lui demander pardon en la laissant juge de sa réaction, soit de m’en vouloir à jamais, de rester méfiante ou de me pardonner. Le principal pour moi aurait été d’avoir été sincère avec ma propre sœur. Fini les mensonges, j’assumai mes actes en sonnant.
Quand elle ouvrit, je lui fis cependant un salut hésitant. Je m’ébouriffais même les cheveux, signe de mon malaise, avant de grimacer sous la légère douleur. Je me contentai cependant de lui dire :
« Salut… Puis-je entrer ? Je dois te parler de quelque chose d’important… »
Le ton était donné. L’heure de la confidence entre frère et sœur avait certainement sonné, mais à quel prix ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Mar 28 Juin - 18:05
Invité

Lose my selfish prideLa cafetière siffle étrangement. Depuis quelques jours, elle se plaint d'un mauvais traitement et offre des boissons chaudes écœurantes à la pauvre Sarah. Elle s'en arrache les cheveux avec cette machine si bien qu'elle a fini par lui foutre un coup de poing. Ça n'a servi strictement à rien sauf à relancer la cohue de plus belle. Comme animée d'une envie irrépressible d'emmerder la locataire de cet appartement et de l'empêcher de réviser, la cafetière hurle sans discontinuer sa douleur. La fille Black coince alors son visage entre ses mains, secoue la tête dans tous les sens et laisse échapper un cri étouffé. Violemment, elle se lève, se dirige vers la cuisine et ouvre la porte à la volée. Dans la pièce, plus qu'une chose trouve intérêt à ses yeux : arrêter ce bruit infernal. Après s'être bêtement cognée le genou dans le plan de travail, elle cherche partout pour débrancher la prise. Elle la trouve et tire doucement sur le fil. Enfin, elle peut s'entendre penser, ce qui n'est pas du luxe en ce début de soirée. Elle se masse le front doucement tout en ronchonnant : « Bon, bah, je vais devoir m'en acheter une autre... » Cette optique ne lui plait pas du tout. Elle a déjà du mal à lier les deux bouts avec la bourse et ses quelques jobs étudiants qu'elle est forcée de faire à côté. Si en plus, son électroménager se met à lui faire la vie dure, elle n'est pas sortie du sable. Pour apaiser sa tête, elle prend la direction de la salle de bain où se trouve une mini pharmacie. Elle a toujours un nécessaire en cas de maux de tête, de ventre et de petite blessure. L'apothicaire qu'elle connait lui donne toujours de très bons conseils. Elle peut avoir confiance en lui. Et surtout, il est recommandé par les médicomages qu'elle rencontre parfois en cas de véritable problème.

Dans le petit placard en hauteur, il y a seulement deux étagères où sont placées soigneusement des fioles sur des supports. On dirait presque un matériel de potionniste. Cela n'est pas donné et ne semble pas nécessaire à première vue, mais ça évite de la casse. Sur chacune des fioles, est collée une petite étiquette avec l'utilité de chaque. Elle en attrape une et avale son contenu d'une traite. Le mal de tête s'estompe en quelques minutes à peine. C'est à ce moment-là que quelqu'un sonne à la porte, réduit à néant ses idées de révision. Heureusement, le week-end approchant, elle trouverait le temps très bientôt. Elle lance un regard par dessus son épaule sur la petite horloge posée sur le rebord du lavabo. A une pareille, elle ne voit pas vraiment qui s'aventurerait ici. Soudainement curieuse, elle traverse d'un pas pressant son petit appart et arrive à la porte d'entrée en un temps record. Elle tourne le verrou du haut et tire la porte pour découvrir son petit frère Alex. A peine a t-elle le temps de réagir, de dire quelque chose ou de ne serait-ce qu'ouvrir la bouche, il prend déjà la parole. Dès que les derniers mots traversent la barrière de ses lèvres, l'imagination fertile de Sarah commence à tourner à la vitesse de l'éclair. Les questions se bousculent dans son esprit. Par je ne sais quel moyen, elle puise la force de les cesser. « Oui bien sûr, entre. » Et elle s'efface pour le laisser passer. Elle lui indique d'un mouvement de tête un petit porte manteau « Dépose ta veste. » Elle lui adresse un sourire de convenance, hébétée par la tronche qu'il tire, par ses paroles et simplement sa venue à l'improviste. Même si elle se plaindra au grand jamais de le voir se confier à elle, elle doit avouer que la situation la tend énormément.

Peu habituée à se retrouver entre deux feus, et à être réduite au silence en compagnie de son frère, elle demeure immobile comme un débile bien une minute. Si elle est arrivée à taire ses inquiétudes un temps, elles reviennent rapidement au galop. « Tu sais que tu tombes à pic ? » Demande t-elle finalement en fermant la porte derrière elle et en prenant l'initiative de le conduire jusqu'au salon. « Tu me donnes une très bonne raison de stopper mes révisions pour ce soir. Si ça n'est pas un coup de bol ça ? » Une touche d'humour, de dérision et de légèreté dans cette ambiance bizarrement lourde. Elle l'invite à prendre place dans le canapé et poursuit sur sa lancée : « Si tu veux un café, c'est un peu mort. Je l'ai pété. Enfin, je crois que c'est le problème. Elle arrête pas de faire un bruit de tous les diables depuis plusieurs jours. J'ai cru que j'allais me tirer une balle dans la tête. Quelle idée aussi ais-je eu de m'entêter ? Je te le demande. » Soudainement incline à la discussion, elle prend le parti de raconter sa petite vie sans gène. Sa petite vie inintéressante, mais très drôle. Enfin drôle, tout est relatif. Elle s'installe à son tour sur le canapé et débarrasse la table basse. Elle ferme ses manuels et replie ses différents parchemins. « Alors... qu'est-ce qui t’amène ? Tu as des problèmes à ton boulot ? Ou avec Iris ? » Elle fronce les sourcils quelque peu angoissée par la dernière phrase d'Alex : "Je dois te parler de quelque chose d’important…". A quoi doit-elle s'attendre ?
© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Mer 29 Juin - 16:45
Invité
La situation était délicate et l’idée de reculer, de ne pas aller jusqu’au bout, pire, de revenir en arrière, était bien trop tentant. Je ne pouvais cependant pas continuer ainsi seul. Si j’avais pensé à de nombreuses personnes pour m’aider et peut-être même me mettre une bonne claque dans la figure, je n’avais cependant trouvé judicieux d’abord de m’adresser à ma sœur, celle qui m’a toujours connu, celle qui ne m’a jamais jugé, celle qui a toujours été présente, qu’importait mes conneries. Je ne comptais pas me reposer sur ma sœur. Je savais qu’il serait bien trop facile de lui demander de me sortir de la merde dans laquelle je me trouvai. Je cherchai d’abord à trouver peut-être simplement une voix de rédemption en elle. La trouverai-je ? Me donnerait-elle, peut-être par un seul regard ou un seul mot, la force de me sortir de mon impasse ?
Je me tenais ainsi devant elle, droit, sérieux et même grave. Je l’avais si rarement habitué à cela si bien qu’elle en fut peut-être un peu déstabilisée sur l’instant. Son comportement me fit un drôle d’effet et alors qu’elle accepta de ne pas me questionner dans la minute (ce dont elle était capable…), elle me proposa d’entrer. Quand je fis un pas chez elle, je revis cet instant où je l’avais déposé dans son canapé avant de lui effacer la mémoire. La culpabilité commençait à me ronger alors qu’elle me proposait de déposer ma veste. Je m’exécutai simplement avant de la suivre vers le canapé, celui exactement où je l’avais posé inconsciente.
« Tu sais que tu tombes à pic ? »
Etonné, sur l’instant, je ne compris pas le sens de ses mots, me montant même la tête en me demandant si mon père ne l’avait pas alerté sur ma trahison. Mon cœur s’emballa et je me montai rapidement la tête en me demandant sérieusement si j’avais bien fait de venir. Je craignais qu’elle ne me fasse une leçon, pire, me déteste. J’avais peur de perdre le lien qui m’unissait à ma sœur. J’avais déjà peur de ses réactions à mes révélations et je n’avais pas envisagé qu’on ait pu me devancer. Certes, la situation avec mon père était plus que récente mais je ne pouvais empêcher mon esprit de s’affoler un instant alors qu’elle rajouta innocemment :
« Tu me donnes une très bonne raison de stopper mes révisions pour ce soir. Si ça n'est pas un coup de bol ça ? »
Je ne pus m’empêcher d’être soulagé un instant. Déstresse Alex… Si ton père devait en parler à quelqu’un, ça serait certainement d’abord ta mère que tu n’as pas intérêt à croiser si tu veux vivre vieux et Neville… La logique voulait cet ordre avec peut-être Harry aussi… Je grimaçais intérieurement à cette idée. Si Harry l’apprenait, Kaysa le saurait. J’allais mourir dans d’atroces souffrances mais j’ignorai quel était le mieux : passer sous les mains de ma mère ou de ma cousine… A choisir, j’avais la persuasion que Kaysa serait plus douce (bien évidemment le mot « douce » n’est véritablement pas un mot approprié). A moins que simplement, comme je n’imaginai pas mon propre père réagir ainsi, ils se contentent de me tourner le dos. Quel était le mieux ? Recevoir une bonne raclée ou voir sa famille vous abandonner ? La deuxième option serait tellement plus douloureuse. Me ferait-elle cependant replonger ? Serais-je aussi faible une seconde fois ? Ou me battrai-je pour mûrir ? Je l’ignorai encore mais ici-bas sur terre, une raison, une seule, saurait me donner la force de me battre. Si seulement j’en connaissais la couleur…
« Si tu veux un café, c'est un peu mort. Je l'ai pété. Enfin, je crois que c'est le problème. Elle n’arrête pas de faire un bruit de tous les diables depuis plusieurs jours. J'ai cru que j'allais me tirer une balle dans la tête. Quelle idée aussi ai-je eu de m'entêter ? Je te le demande.
- Tu as cassé ta… ? tentai-je de demander soudainement avec un grand intérêt.
- [color=#990033] Je l'ai pété. Enfin, je crois que c'est le problème.
- Tu veux que je… ? essayai-je encore.
- Elle n’arrête pas de faire un bruit de tous les diables depuis plusieurs jours. J'ai cru que j'allais me tirer une balle dans la tête. Quelle idée aussi ai-je eu de m'entêter ? Je te le demande. »
Je me contentai cette fois de secouer la tête, ne pouvant sérieusement pas en placer une, alors que je tentai de dévier le sujet de ma visite peut-être pour me laisser le temps d’avouer les choses. Au moment cependant où Sarah choisit enfin de faire une pause dans son flot de paroles, je n’avais strictement plus rien à dire. Je la regardai simplement mettre de l’ordre dans ses affaires alors qu’elle s’enquit finalement :
« Alors... qu'est-ce qui t’amène ? Tu as des problèmes à ton boulot ? Ou avec Iris ? »
La… bonne… blague… Certes elle n’était pas au courant pour ma démission ou et vaguement pour Iris… J’avais tenu écarté mes proches de ma descente aux enfers pour ne pas les alarmer. Sarah ne savait pas que j’avais tenté de tout foutre en l’air juste par esprit de vengeance. J’avais séché les cours moldus qui m’avaient toujours tenu à cœur depuis octobre. J’avais fait acte d’absence à mon boulot si bien que ma démission ressemblait plus à un renvoi. Quant à ma copine, elle avait quitté l’appartement. J’avais tout foutu en l’air. La machine à café devenait alors tout à coup d’un intérêt plus que capital. Je me servis de ma baguette pour la faire venir à moi sur la table du salon. Je me contentai d’un :
« Bouge pas, je vais regarder ce qu’elle a… »
C’était mon truc, j’avais toujours tout bidouillé et si j’étais capable de monter ou réparer une voiture ou une moto, il en allait de tout objet mécanique. Les quatre/deux roues étaient simplement ma spécialité. Je commençais alors par la vider pour éviter d’en mettre partout avant d’ouvrir la bête et jeter un œil. Je sentais cependant le poids du regard de ma sœur qui devait peut-être se demander si je n’évitai finalement pas la raison de ma venue. Concentré sur ma réparation, détectant le problème, je pus éviter de la regarder droit dans les yeux. Je lui dis alors :
« Je n’ai plus de travail et Iris m’a quitté. Ou est-ce un break… Comment pourrai-je le savoir. Elle m’aime mais j’ai merdé. »
Ça avait le mérite d’être dit. De là, je ne quittais plus la machine à café des yeux en touchant au mécanisme pour tenter de décoincer le problème. Heureusement, par réflexe, j’avais toujours de quoi bidouiller dans les poches. Je sortis donc une petite boite avant de l’agrandir par magie et commencer mes manœuvres en fuyant clairement les potentielles surprises dans le regard de ma sœur. Lancé, allai-je m’arrêter là et me défiler ou profiter de cette ouverture pour tout lui avouer, à commencer par mon audace à l’avoir trompé ? Je n’étais pas à l’aise. Ça se sentait. J’avais même les mains moites et si je me concentrai pour ne pas trembler, j’avais cette mauvaise sensation de vouloir être n’importe où sauf ici. Je savais alors que tourner autour du pot me donnerait l’occasion de fuir mes responsabilités et de ne pas assumer mes actes. Je pris alors une grande inspiration, pour lui dire :
« Si Iris m’a quitté c’est parce que j’avais rejoint les mangemorts. Si je n’ai plus de travail c’est parce que ma trahison me prenait du temps. Si tu te demandes comment tu as pu ne pas le voir, c’est parce que la nuit où on s’est croisé en mission interposée, j’ai effacé ta mémoire pour que tu ne saches rien de cela, dis-je dans les grandes lignes avant de marquer une très légère pause pour finalement résumer la situation depuis novembre, Je l’ai servi. J’ai conduit l’ordre sur de mauvaises pistes. J’ai révélé ceux de l’ordre. J’ai volé des plans à notre père. J’ai tué notre ami. Je t’ai effacé la mémoire. Tout cela par haine. »
Comment le prendrait-elle ? Je ne pouvais pas être plus direct dans mes propos. Je lui dis alors :
« Je ne cherche pas ton pardon, je ne le mérite pas. Je sais qu’en t’avouant cela je risque de te perdre cependant je ne peux pas me laisser continuer à tout ravager dans ma vie parce que je ne suis pas foutu d’accepter ce qui fait mal, préférant trouver un coupable et chercher sa mort. J’ai fait des choses dont je ne suis pas fier et que je ne pourrai certainement pas réparer. Cependant voilà, je ne pouvais pas continuer à vous trahir… Ta machine est réparée. »
Je poussai alors la machine à café devant elle, ne sachant pas à partir de là comment elle allait prendre tout cela… Je n’avais qu’un désir : qu’il ne soit pas trop tard pour moi… Avais-je raison d’espérer ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Mar 2 Aoû - 15:33
Invité

Lose my selfish prideL'histoire de la cafetière de Sarah ressemblerait presque à un conte de Beedle le Barde au détail près que ça n'a pas de sens et encore moins de morale à la fin. La sorcière raconte cette mésaventure par unique besoin de causer, par gêne et nervosité. L'expression grave, le ton sérieux et les paroles d'Alex l'angoissent. Inutile de le nier, ça crève les yeux et cela doit se répercuter sur son frère qui ne s'apaise pas des masses. Il semble chercher après une excuse pour ne pas la regarder droit dans les yeux et éviter un sujet important. Manque de bol, Sarah n'en peut plus et lui demande ouvertement ce qui le tracasse au point de ressentir le besoin de lui confier. Elle ne dit pas un mot lorsqu'il actionne sa baguette pour attirer la machine à café par un enchantement de lévitation. Sarah trouve soudainement ce sort d'une simplicité folle presque fascinant. Il est toujours plus facile de se concentrer sur quelque chose que son interlocuteur pour échapper un bref instant à la réalité. Dans la famille Black, la mécanique semble être l'une des passions de la relation père et fils. Combien de fois sa mère a-t-elle râlé après la moto de son mari ? Et combien de fois Sarah avait observé d'un regard inquiet son père monte dessus et transmettre à son cadet cette affection particulière pour ce domaine ? Sarah ne déteste pas les motos, les scooters, tout ces trucs moldus à deux roues qui peuvent se faufiler entre les voitures lors des bouchons sur les autoroutes. Disons qu'elle préfère ne pas les approcher, les jugeant dangereuses. Elle s'accorde sur beaucoup de sujets avec sa mère et celui-ci en fait partie. Toutefois, il faut bien reconnaître que cet amour pour la mécanique se révèle bien utile. Tout particulièrement quand on a une machine à café en fin de vie et un porte feuille qui n'a pas besoin d'une dépense supplémentaire. Alors, elle le laisse ouvrir l'engin, sortir une petit boite de matériel. Pour tout vous avouer, Sarah ne saurait sûrement pas reconnaître un tournevis d'une pointe carrée. Pas que c'est difficile à différencier. Mais bien parce qu'elle s'en fiche royalement et que foncièrement, elle n'en pas besoin. Après tout, elle est une sorcière et au besoin, elle appelle un technicien ou quelque chose comme ça. En tout honnêteté, la magie, elle ne serait pas capable de s'en passer.

Après quelques instants de silence, Alex prend son courage à deux mains et révèle quelque chose qui a l'effet d'une bombe sur elle. Autant, elle sait que son frère est capable de foirer une relation amoureuse, autant elle imaginait jusque là que Iris était la bonne. Ou du moins qu'elle saurait s'accrocher. Surtout que ces deux-là n'ont pas eu de chance en amour, alors ils méritaient bien une idylle saine et durable. Sarah s'autorise uniquement un froncement sourcil étonné. Pas un mot, pas un bruit désaprobateur. Elle demeure calme et bizarrement très sereine. Elle n'a aucun intérêt à s'énerver, à lui faire la morale. Elle n'est pas la mieux placée pour ça. Elle n'a jamais été fichue de décoder que ses prétendants lui lançaient et si ça arrivait, elle les faisait plus ou moins fuir. Parce que Sarah est plutôt indépendante et parfois caractérielle. Donc non, Sarah se tient bien de dire quelque chose là-dessus. Elle laisse ce rôle à sa mère. Par contre, le coup du travail, ça elle pourrait lui lancer une pique sans problème, étant capable de son côté d'associer études, missions et boulot sans trop de soucis, mais elle n'en fait rien une fois de plus. Elle le scrute interdite, désirant en savoir les raisons. Elle aimerait savoir ce qui a bien pu le pousser à manquer quelque chose aussi bien dans sa vie privée et professionnelle. Lui qui semblait s'épanouir... Comme quoi les apparences sont trompeuses. Elle s'étouffe presque quand le mot mangemorts sort de sa bouche. C'est quoi ce délire ? Qu'est-ce que ces crétins viennent foutre là-dedans ? Et comment se fait-il qu'un garçon comme lui ait pu finir dans une secte pareille ? Les réponses à ces questions ne viennent pas vraiment tout de suite. Disons qu'elles se font évidentes. Et qu'il ne s'en cache pas. Il lui avoue avoir trahi l'ordre, avoir trahi la confiance de leur père, avoir commis un acte irréparable - un meurtre, rien que ça- et lui avoir arraché une partie de sa mémoire. Elle comprend mieux le trou de cette nuit, l'incompréhension face à la mort d'Ethan. On lui a pourtant soutenu qu'elle était là la nuit de sa mort, qu'elle avait été avec lui lors de cette mission à un musée. Mais tout est vide. Là, certains éléments rentrent dans l'ordre. Mais elle ne sait pas quel est le pire entre la trahison, le meurtre et son amnésie qu'il a causé volontairement. Elle est vexée.. Vexée qu'il ne lui ait pas fait confiance plus tôt, qu'il ne soit pas venu lui parler. Puis, il y a la honte. Vous savez celle de ne pas avoir su protéger son petit frère des mauvaises influences et ne pas avoir vu le coup venir. Merde, c'est son frère, pas le clodo du coin. Comment a t-elle pu être aveugle à ce point ? Mais que doit-elle faire maintenant ? Lui hurler dessus ? Le baffer ? Lui balancer toutes les atrocités qui lui passent par la tête ? Mais elle n'a pas envie de le faire ça.

Enfin, Sarah n'est pas en colère. Elle est juste sur le cul, en train de se demander dans quelle situation elle aurait pu se tromper à ce point. Elle a un peu cette impression qu'un pan de sa vie vient de disparaitre. Elle est consciente qu'une trahison est toujours possible dans une famille, dans une communauté dans un groupe. Mais vous avez beau avoir conscience de ça, lorsque ça vous tombe sur le coin de la tronche, vous êtes comme un con. Bah voilà, Sarah elle est comme un con, assise sur le rebord de son canapé, son regard perdu dans le vague à refaire sa vie, à essayer de trouver une coquille. Non rien ne prédestinait Alex à devenir un mangemort, à tuer ou à trahir leur père. Leur père qui a combattu les ténèbres de sa propre famille durant toute son adolescence. « Je... je ne sais pas quoi te dire Alex. C'est la dernière chose à laquelle je m'attendais venant de toi. » Y a-t-il de la déception dans sa voix ? Peut-être un peu. Elle parle faiblement, et en tremblant aussi. Elle n'a pas la force de l'engueuler ni de le gifler. Elle avale difficilement sa salive, réfléchissant toujours à cela. Que peut-elle faire ? Ou rectification, que doit-elle faire ? S'il est venu vers elle, c'est qu'il attend sûrement quelque chose d'elle... De la compassion ? Une manière d'éviter un drame chez les Black ? Ou peut-être est-ce un moyen de prendre les devants parce que... « Est-ce que quelqu'un d'autre est au courant ? » Elle n'ose même pas imaginer quelles conséquences cela aurait si le reste de l'ordre venait à l'apprendre. Et leur mère. Ce serait le drame. Voire la fin du monde. Est-elle prête à le jeter aux lions, à lui tourner le dos et à l'abandonner ? Ça jamais. Mais serait-elle capable de prendre sa défense, de se faire l'avocat du diable ? Ça, par contre, c'est une éventualité plus qu'envisageable. Encore faut-il qu'elle parvienne à posséder toutes les clefs de cette énigme qu'est devenu son frère en moins de temps qu'il en faut pour dire quidditch...
© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Sujets similaires
-
» Lose my selfish pride [Sarah & Alex]
» Elections US: Sarah Palin plus populaire que McCain
» Danse ta vie vie, danse [Alex]
» Aprés Michaelle Jean à Ottawa voila Carl-Alex Ridoré à Friboug
» Alex Larsen, nouvo minis Lasante fè bèl figi devan OAS.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 4 :: Début de l'an 2000-
Sauter vers: