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 :: AVANT DE COMMENCER :: Saison 4 :: Début de l'an 2000 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

I'm missing you again

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Edwin Rogue
Co-gestionnaire du Nuclear Blast
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Jeu 30 Juin - 10:24
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C'est difficile de devenir grand et d'assumer les conséquences de ses actes, ainsi que ses sentiments. Depuis quelques jours déjà, Edwin tournait en rond dans son appartement. Le mois de Février bien entamé et un jour particulier arrivait à l'horizon. Si d'ordinaire, il s'entendait parfaitement bien avec son frère pour maudire la Saint Valentin, cette année c'était différent. La personne qui lui manquait tant, était de retour dans sa vie. Bien entendu, pour le moment, ils ne faisaient que se tourner autour, sans jamais rien oser de plus. Mais c'est bien connu, les hommes doivent faire le premier pas dans ces cas là. Alors attablé face à son bloc à courrier, un stylo entre les doigts, il cherchait ses mots. Comme souvent, les premières feuilles finissaient par être déchirées, froissées et jetées. Il n'y a pas à tortiller, Edwin est bien plus doué pour écrire les paroles des chansons de son groupe, que pour inviter une fille à sortir. Surtout quand ladite demoiselle est celle qui fait battre son cœur. C'est simple, depuis le retour de la douce Laverne dans sa vie, plus aucune autre n'a de crédit à ses yeux. Plus aucun désire pour qui que cela soit d'autre qu'elle. Comme, il n'a pas plus envie de passer du temps avec d'autres personnes de la gente féminine à présent, exception faites de sa petite sœur et de sa mère, quand il ne se conduit pas comme un gamin pourri-gâté évidemment. Mais c'était absolument tout. Lorsqu'il n'était pas en cours, pas à l'hôpital, ni même en répétition, il passait le plus clair de son temps de libre en compagnie de son fils et de son ex-petite-amie. Même celle qui fut un temps, une très bonne amie, était fortement dégringolée dans son estime. En toute sincérité, il ne s'en préoccupait même plus. Si c'est pour que chaque soirée se termine en eau de boudin, parce qu'elle se permet de se moquer de Severus, autant ne pas compter ce genre de personnes dans son cercle de loyaux amis. Se foutre de la pomme de l'homme qui vous a soit disant soutenu, devant son propre fils, c'est le genre de choses qui peut briser une amitié.

Mais ce n'était que le cadet de ses soucis, pour le peu qu'il figure dans la liste. Après de longues minutes, peut-être même une petite heure à déchirer tout un tas de feuilles, Edwin avait fini par laisser le volatile s'envoler avec l'invitation. Il s'était mis à la guitare afin d'écrire une nouvelle chanson, pour s'occuper l'esprit et ne pas attendre bêtement derrière la fenêtre. Et après de nouvelles notes griffonnées sur son bloc, Mesmerize était enfin de retour. Le cœur battant, l'aîné de la fratrie Rogue s'empressa de lui ouvrir la fenêtre pour le débarrasser de sa lettre. Son regard s'illumina en voyant la réponse positive. A présent, il n'avait plus qu'à tout préparer, s'étant avancé légèrement lors de l'écriture de l'invitation.

Les jours s'étaient enchainés et le temps lui avait parfois manqué, mais malgré toutes ses occupations, il était parvenu à boucler ses préparatifs en heure pour le grand jour. Si la plupart des couples ne fêtent la Saint Valentin que le soir venu, Edwin en aurait pour la journée toute entière, comme il lui avait si bien promis. Alors sur les coups de neuf heures, il s'en était allé de son appartement, attendant d'être dans un coin dégagé de tout Moldu, pour transplaner jusqu'à Little Hangleton, là où se trouve la maison des Poliakoff. Prenant une grande inspiration, il avait à peine appuyé sur la sonnette, qu'un boulet de canon haut comme trois pommes lui ouvrait pour lui sauter dans les bras. Le petit garçon semblait déjà vouloir jouer de la négociation pour que son père reste avec lui. Ce qui n'était pas possible ce jour.

« Ecoute mon chéri, aujourd'hui je passe la journée avec ta maman et demain, je suis tout à toi, dés... quatorze heure du matin. »

Pour lui, quatorze heure, c'est le plus tôt qu'il puisse sortir du lit un lendemain de fête ou même de concert. Mais Stan' le prenait assez bien, s'empressant de partir en courant dans la maison pour alerter sa mère. Des bruits venant de l'étage interpellaient Edwin sur l'arrivée imminente de sa Valentine d'un jour. Un sourire se dessina aussitôt sur les lèvres du Médicomage aux multiples tatouages, au rythme de la descente de l'escalier. Comme à son habitude, Laverne était magnifique et toujours souriante, ce qui ne pouvait qu'être contagieux.

« Tu es prête ? »

Le père de la jeune femme se trouvait dans la cuisine, prenant son petit déjeuner en compagnie de Stanislav. Edwin s'empressa de saluer l'un et d'embrasser l'autre (sans se tromper, sinon ce serait vraiment bizarre), pour ensuite attraper la main de Laverne et l'emmener vers l'extérieur.

« Je ne t'ai pas donné beaucoup de détails pour cette journée. C'est une surprise de A à Z. Et ne t'inquiète surtout pas pour les vêtements, j'ai aussi tout prévu. »

L'aîné des faux-jumeaux Rogue vient un peu de se vendre tout seul sur le fait qu'il connaisse toujours les mensurations de son ex-petite-amie, dont il espère bien reconquérir le cœur. Mais sans plus tarder, il resserra sa main sur celle de la demoiselle pour partir en transplanant. Les deux jeunes parents réapparurent quelques instants plus tard, dans le salon privé d'une suite d'hôtel, qu'il avait réservé l'avant-veille.

« J'espère que tu n'as pas eu le temps de prendre ton petit-déjeuner. »

D'un geste du bras, il désigna la table sur laquelle reposaient tous les aliments dont ils auraient besoin pour attaquer cette journée. Pour ce jour très peu ordinaire, Edwin avait mis les petits plats dans les grands en prenant une suite au Belmond El Encanto, un hôtel cinq étoiles de la Californie.
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Laverne Poliakoff
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Jeu 30 Juin - 17:38
Edwin & Laverne



Toi et moi, être à deux et être heureux. C'est tout ce que je veux.
Assise à son bureau, dans sa chambre, Laverne tournait les pages de son manuel de psychologie magique sans rien imprimer. Cette fois-ci, elle était bien incapable de se concentrer, son regard se perdant sur la fenêtre. La soirée était si longue, qu'elle avait l'impression qu'elle n'en finirait jamais. Toute excitée d'être au lendemain, la moindre minute, l'en séparant, était une véritable torture. Il y a quelques jours, tout juste, Edwin lui a écrit à elle. Généralement, il écrivait le plus souvent à Stanislav, surtout depuis qu'il l'avait rencontré. Mais cette fois, la lettre lui était bien adressée à elle-même. Sur l'instant, elle s'était sentie fébrile avec son enveloppe entre les mains. C'était comme si ses jambes venaient de se transformer en coton et ne pouvaient plus porter son corps. Est-ce qu'il lui annonce que finalement, il renonce à son rôle de père, parce que le sien a appris qu'il s'était revu et lui a posé un ultimatum ? Tous les scénarios les plus sombres, jaillissaient d'un seul coup dans l'esprit de la jeune mère. Mais si son cœur manqua de près un battement, le contenu du message l'avait assez rassuré pour qu'elle se laisse tomber assise sur son lit, de soulagement, avant de finir couchée sur le matelas, les yeux fixés au plafond et un sourire bien débile sur le visage. Bien sûr qu'elle acceptait d'être sa cavalière pour la Saint Valentin, plutôt deux fois qu'une même. Et bien plus encore espère-t-elle. Pour ne pas le faire attendre, elle s'était empressée de lui répondre par la positive. Depuis lors, l'étudiante en psychologie magique était bien incapable de trouver de quoi s'occuper l'esprit. Ne pensant qu'à ça, qu'à ce rendez-vous, qu'à lui et à tout ce qu'elle aimerait lui dire. Cette fois, elle n'aurait pas quelques heures en sa compagnie, mais toute une journée dans sa totalité. Une journée, une soirée et peut-être même une nuit également. Toute une vie à ses côtés, serait le bonheur le plus complet.

Délaissant ses parchemins et manuels, la demoiselle commença moult essayages devant le miroir sur pieds, au milieu de sa chambre. Elle relisait la lettre dans tous les sens possibles, mais rien à faire, Edwin ne lui avait pas laissé sous-entendre quelle tenue elle devait porter. C'était un véritable casse-tête, tant qu'elle possédait de vêtements. Impossible de se décider, alors elle finit par se laisser tomber sur son lit, s'endormant d'épuisement.

Au petit matin, c'est la lumière du jour qui la tira de son sommeil, se retournant péniblement sur son couvre-lit. Les paupières lourdes, Morphée tenta de la récupérer mais le souvenir de la date du jour eut raison de cette grâce matinée. Elle se redressa d'un seul coup, regardant l'heure et sautant de son lit pour se rendre à la douche. Oreille tendue, à l’affût du moindre bruit, elle ne s'éternisa pas sous l'eau, se souvenant qu'elle devait encore se décider pour sa tenue du jour. Alors vite fait, elle s'essuya et finit, serviette enroulée autour de son corps, près de son lit, là où beaucoup de ses vêtements s'entassaient à présent. Ce n'était pas comme si elle avait le temps de se décider, ni de filer à l'anglaise pour s'offrir quelques nouveautés. Elle finit par jeter son dévolu sur une magnifique robe près du corps, de couleur noire. Et pour ne pas prendre froid, un chemisier dans les mêmes teintes à la texture pratiquement transparente. Une fois enfilée, son reflet lui confirma que le choix était le bon. Mais avant de descendre, un tour dans la salle de bain s'imposa pour peaufiner sa toilette et surtout se maquiller. Elle hésita un long moment sur la coiffure. Laisser sa longue chevelure se répandre sur ses épaules et dans son dos, ou bien remonter ses cheveux afin de dégager sa nuque ?

C'est la voix de son petit bout d'homme qui la décida. N'ayant pas le temps de les remonter, elle s'assura qu'ils étaient toutefois présentables, avant d'attraper ses longues bottes à la volé. Prenant le temps de se chausser, elle finit par descendre l'escalier, toute sourire en voyant qu'Edwin se trouvait en bas. Laverne s'approcha du jeune homme, l'embrassant au coin des lèvres. Elle salua les deux autres habitants de la maison, suivant ensuite le père de son fils qui l'attrapa par la main.

« Je te fais entièrement confiance. »

Et elle ne le regrettera pas. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, les deux jeunes gens réapparaissaient dans une magnifique suite d'hôtel. Le luxe lui sautait aux yeux, elle ne savait même plus où regarder. Portant ses mains à sa bouche, des étoiles plein le regard.

« Mais tu es fou. C'est magnifique. »

Aussitôt, Laverne courut jusqu'à la fenêtre comme une petite fille, observant la vue des plus splendides. Elle n'y croyait pas, c'était beaucoup trop beau pour être vrai. Pourtant, elle ne rêvait pas. C'était bien la Saint Valentin et elle la passait en compagnie de l'homme de sa vie. Rien que cette pensée suffisait à la combler de bonheur, si bien que la question d'Edwin manqua de peu de ne pas la faire percuter. Mais son estomac, quant à lui, ne manqua pas l'invitation.

« Je ne l'ai pas pris non et je meurs de faim. »


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Edwin Rogue
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Jeu 30 Juin - 19:34
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Pour un Sorcier comme Edwin, il est difficile de faire le premier pas avec les filles. Il n'a rien d'un homme timide, pour preuve, sur scène, il ne l'est absolument pas du tout. Mais n'ayant pas été habitué à recevoir des marques de tendresse, excepté de sa mère, il se croit incapable d'être satisfaisant dans la dure étape des sentiments. Cette fois, c'était pourtant ce garçon qui faisait le premier pas, mais la situation sortait du commun. Laverne n'est pas n'importe quelle fille. Elle est LA fille avec un grand F. Celle pour qui il aurait tout donné. Et c'est ce qu'il a fait en pactisant avec son père. Il a fait une croix sur sa paternité et cela, durant cinq années consécutives. Chose qui l'a, peu à peu, détruit le forçant à camoufler jusqu'à la plus petite infime émotion. Alors en recroisant son chemin, il voyait là, la possibilité de réparer ses erreurs et cette chance, il ne la laisserait pas filer, même si pour cela, il doit se faire violence pour se bouger.

Dans le fond, Edwin savait bien qu'il ne le regretterait pas cette journée. Laverne n'est pas le genre de filles difficiles à vivre. Elle est presque toujours de bonne humeur, souriante et attentive. Même si elle n'est pas parfaite, comme tout à chacun, à ses yeux, elle s'en rapproche fortement.

Pour le moment, tout se passait pour le mieux, dans la meilleure des suites d'hôtel cinq étoiles. C'était un changement radical avec tout ce qu'ils avaient l'habitude de voir. Des meubles si luxueux que l'idée d'y toucher, ne leur effleurait même pas l'esprit. Une vue imprenable sur la plage ne se trouvant qu'à quelques mètres à vol d'oiseau. Une autre ville, un pays inconnu, un continent lointain du leur. Qui sait, peut-être une nouvelle vie également. Le grand tatoué laissa la mère de son fils, faire le tour du propriétaire. Rien que de la voir aussi émerveillée, suffisait à le faire sourire.

Lorsqu'elle revient vers la table, il l'accueillit en lui tirant sa chaise pour qu'elle y prenne place, lui-même se mettant en face. Il y avait tant de bonnes choses sur cette table, qu'il était difficile de savoir par où commencer.

« Ca tombe bien, je n'ai rien avalé non plus, en dehors de l'équivalent d'une bonne cafetière, si ce n'est plus. »

Il commença par servir le jus d'oranges et le café justement. Un croissant fera parfaitement l'affaire pour le moment, mais il n'est pas exclu qu'il se resserve par la suite. Sauf si le nœud à son estomac, refuse de s'envoler malheureusement.

« J'imagine que tu dois mourir d'envie de connaître notre emploi du temps. Après le petit-déjeuner, si tu le souhaite, nous pourrons nous rendre à la piscine. A cette heure-ci, il n'y a pas beaucoup de monde et tu as un maillot de bain, je m'en suis occupé. Ensuite, j'ai te réserve une petite surprise à visiter. Et c'est tout ce que tu sauras pour le moment. »

Préférant ainsi garder secret le restant de la journée, il lui servit un clin d'oeil et un sourire taquin. A force, Edwin sait que la jeune femme est une très grande curieuse et il s'amuse déjà de sa réaction imminente face à toutes ces cachoteries. Ce sera sans doute plus fort qu'elle. Et pourtant, aucune crainte à avoir, il n'y a rien de malsain dans ses préparatifs, au contraire. La visite se trouve être celle d'une grande villa avec vue imprenable sur la côte. Un seul mot de sa part et il pourrait s'agir de leur maison, rien qu'à eux. Niveau finances, ce n'est même pas un soucis, Edwin a déjà tout prévu pour parvenir à s'offrir un tel luxe. Et avec les ventes de disques, celles des produits dérivés, mais aussi la boutique et les concerts, l'argent commence réellement à bien entrer dans les caisses.

Edwin n'est pas le flambeur du duo de faux jumeaux. Il a toujours été plus fourmis que cigale, envisageant l'avenir comme il le pouvait. Plus que jamais même actuellement. Ce grand gaillard estime que sa Laverne et lui-même, ont bien le droit au bonheur aussi. Mais surtout à élever leur petit garçon dans un environnement où ils se trouveront tous les deux présents. Et ensuite, après cette visite qui devrait leur prendre une bonne partie de la journée, ils s'offriront une balade sur la plage. S'en suivra d'un dîner dans le grand restaurant voisin, où leur table est déjà réservée depuis quelques jours également. Puis, l'hôtel dispose de jacuzzis privés pour la clientèle, c'est ainsi qu'ils termineront la soirée avant de profiter de l'arrivée de la nuit.

Un copieux petit déjeuner plus tard, le Médicomage en formation se redressa, contournant la table pour se rendre dans la partie chambre de la suite. Il attrapa les quelques paquets qu'il avait disposé sur le lit avant de se rendre chez les Poliakoff. Normalement, ces petits cadeaux ne pourraient que lui faire plaisir. Le musicien avait préparé une robe de soirée pour le dîner du soir, un maillot de bain pour le jacuzzi et la piscine, mais aussi et surtout le plus important, le vrai cadeau de la Saint Valentin, qu'il s'arrangea pour dissimuler dans sa poche intérieure. Celui-ci, il est hors de question que Laverne l'ait entre les mains avant la fin de la soirée.

« Je suis généralement un grand observateur, j'espère ne pas m'être trompé sur les tailles. »

Un large sourire sur le visage, malgré une certaine appréhension, Edwin déposa les paquets devant sa charmante Valentine, prenant de nouveau place en face d'elle, de l'autre côté de la petite table ronde.
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Laverne Poliakoff
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Jeu 30 Juin - 20:31
Edwin & Laverne



Toi et moi, être à deux et être heureux. C'est tout ce que je veux.
Cette journée était déjà parfaite aux yeux de Laverne qui allait de surprise en surprise. Eux deux et cette immense chambre, c’était déjà bien plus beau que tout ce qu’elle avait rêvé. Bien qu’issue d’une famille aisée, elle n’a jamais fréquenté ce genre d’endroits et pouvait difficilement être plus heureuse qu’en ce moment. Avec elle, l’homme qu’elle aime plus que tout au monde, depuis bien des années maintenant. Lorsque les gens prônent que les amours d’adolescents ne durent qu’un temps, ils font erreur. Laverne et Edwin en sont la preuve vivante. Jamais leurs sentiments n’ont été entachés. Du côté de la jeune femme, elle n’a pas cessé de l’aimer, au contraire, tout ce qu’elle ressent pour lui, n’a fait qu’accroitre avec le temps. Même ces cinq années de séparation n’auront pas eu raison de leur couple. Qu’importe ce qu’il s’est passé pendant tout ce temps, l’important c’est maintenant. L’important c’est eux.

Les yeux pétillants de bonheur, la psychomage quittait enfin la vue de son regard, pour reporter son attention sur le père de son fils. Son sourire étincelant ne la quittait plus, pas même lorsqu’elle prit place sur la chaise qu’il venait de lui tirer. Et galant avec ça. Décidément, Edwin cumule toutes les qualités qui plaisent aux femmes. C’est un canon au sourire ravageur, un musicien musclé et tatoué, qui étudie la médecine, il est drôle, gentil, prévenant et bien élevé. Bref, Edwin Rogue doit être le fantasme de bien des filles. Et ce n’est pas toutes les minettes qui se trémoussent devant chaque scène, durant les concerts, qui diront le contraire.

« Je n’ai pas eu le temps de boire la moindre tasse de café moi. J’ai sauté de mon lit jusqu’à la douche, que déjà tu étais là. Au moins, je n’ai pas attendu avec la peur au ventre, que tu ne vienne pas… Mais maintenant, je peux avoir double rations de café non ? »

Le remerciant de la tête, lorsque son verre, puis sa tasse furent tous deux remplis, elle chercha du regard ce qui allait finir dans son estomac. C’est difficile d’avoir de bonnes manières face à toutes ces bonnes choses. Finalement, elle attrapa un pain au chocolat, lorgnant déjà sur une autre viennoiserie, sans compter que des pâtisseries semblaient reposer dans une petite boite.

« Là c’est sûr, je vais devoir courir le double de la dernière fois, mais c’est tellement bon. »

Franchement, Laverne ne s’était pas attendue à ce qu’il y ait d’autres surprises. Elle s’imaginait quelques promenades sur la plage, un peu plus bas, puis un repas aux chandelles le soir-venu, mais que le restant de la journée, ils profiteraient de cette suite. Pourtant, Edwin semblait avoir d’autres plans pour la séduire. Le pire, c’est que ça fonctionnait vraiment très bien, même s'il n'avait pas besoin de mettre les petits plats dans les grands, pour parvenir à la séduire.

« Toi aussi tu as un maillot ? Je ne veux pas me baigner toute seule. Et tu n’as pas le droit de me faire des cachoteries, c’est trop méchant. »

Elle affichait une moue faussement boudeuse, avant que son sourire ne se ravive en pensant à quelque chose. N’avait-elle pas droit de mettre sa patte sur cet emploi du temps ? Doucement, sa main se posa sur celle d’Edwin, glissant ses doigts le long des siens, pour l’amadouer.

« Tu as vu comme la plage est splendide. Comme tu semble avoir tout prévu, je veux un créneau pour un bain de minuit. Et tu n’as pas le droit de refuser. »

En plein coeur de l’hiver, l’eau ne doit pas être bien chaude, surtout en Angleterre, mais les Etats-Unis n'ont pas le même climat. La Californie est connue pour ses douces températures. De nuit, se sera un peu plus difficile, mais un bain de minuit se fait forcément à minuit.

Après un petit moment à manger le plus possible, Laverne se sentait rassasiée. Elle termina son festin par une nouvelle tasse de café, pendant que Edwin quittait la table. Peut-être allait-il se préparer en enfilant son maillot de bain. Mais à sa grande surprise, il était de retour avec des paquets. Les yeux de Laverne venaient de s’écarquiller d’un seul coup. Ca, elle ne l’avait pas vu venir. Se précipitant pour arracher le papier cadeau, comme une petite fille en découvrant les présents sous le sapin de Noël, son visage s’illumina aussitôt qu’elle découvrit ce qu’il s’y cachait. Sans vraiment se retenir, elle se redressa d’un bond, pour prendre Edwin dans ses bras.

« Tu me connais encore mieux que moi-même. Tu es vraiment quelqu’un d’extraordinaire. Merci. »

Elle redressa la tête, croisant son regard et se laissant même plonger dedans. Pourtant, Laverne ne tenta rien, bien que l’envie de l’embrasser était plus que présente. Mais elle craignait de gâcher la journée en se montrant trop rapide. Prenant donc sur elle, elle se recula, gardant tout de même le sourire.

« Moi aussi j’ai un cadeau pour toi. Mais tu ne l’auras pas avant ce soir. »


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Edwin Rogue
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Jeu 30 Juin - 21:12
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Maintenant que l’histoire eut éclaté au grand jour, beaucoup compatissaient, beaucoup aussi le soutenaient, mais peu étaient en mesure de savoir ce qu’il avait traversé. C’est déchirant d’être séparé de son enfant injustement. Pour une raison stupide que sont les études. Celles-ci doivent-elles passer au-dessus de tout, même du principal ? C’était la raison pour laquelle, Edwin haïssait les cours et que malgré son bon niveau, il ne comptait pas devenir Médicomage de métier. Faire plaisir à son père ? Plutôt crever ! Sa mère est bien différente. Tout ce qu’elle souhaite pour ses enfants, n’est pas une carrière professionnelle dont elle pourra se vanter auprès de tout le monde et qui fera sa fierté à elle. Non, Alicia voit au-delà des apparences, elle ne souhaite que le bonheur de ses enfants, peut importe ce qu’ils deviennent, tant qu’ils sont heureux. Et elle a très bien compris, depuis tout ce temps, que ce qui ferait leur bonheur, c’est la musique et non de pseudos études qu’ils mènent à contre-coeur. Parfois, il regrette de ne pas lui avoir parler à elle, plutôt qu’avoir fait confiance à son père. Mais à l’époque, Edwin n’avait que quinze ans et il s’imaginait qu’en tant que père, Severus ne pouvait que l’aimer. La preuve en est tout autre. Cet homme n’a jamais aimé que sa propre personne, faisant passer ses intérêts avant le bonheur de ses enfants. Privant un petit garçon de son père et une jeune femme de son compagnon. Rancunier comme peut l’être Edwin, c’est le genre de choses qui creusent davantage le fossé entre père et fils. Il ne pardonnera pas. Il a couper les ponts, c’est bien trop tard pour revenir en arrière. Mais il s’accroche à réparer ses erreurs. Aussi souvent qu’il le peut, le musicien aux nombreux tatouages passent le plus de temps possible avec Stan’. Il lui a appris à faire du vélo, est venu le chercher à l’école aussi souvent qu’il le pouvait et il ne s’arrête pas là. Parce que la vie de Edwin ne tourne pas que autour du petit garçon, il y a aussi la mère de ce dernier. Il l’aime toujours, il peut se voiler la face, c’est peine perdue. Jamais personne n’a été en mesure de la remplacer. Et c’est un mélange de toutes ces raisons, qui l’ont poussé à organiser cette Saint Valentin hors du commun. Il s’est saigné pour préparer et payer tout ceci, mais il ne regrette rien. Jamais quand il s’agit de Laverne.

« Je suis venu trop vite, ça fait pitié, c’est ça ? »

La prochaine fois, il arrivera en retard. Mais il ne se vexait pas pour autant, finalement il l’a bien cherché, c’est lui qui lance les hostilités en l’embêtant. La mère de son fils ne fait qu’y répondre.

« Même plusieurs jours d’affilés et sans aucune pause… Je plaisante, t’es magnifique, tu n’as vraiment aucun gramme à perdre. »

Avalant quelques bouchées de son croissant, il releva les yeux pour scruter le visage de la jeune femme. Quand Edwin dit qu’il a tout prévu, c’est qu’il a vraiment pensé à tout. Se mettant dans le fond de sa chaise, il se releva légèrement pour tirer sur l’élastique du short de bain qu’il portait déjà sous son pantalon.

« Comme tu peux le voir, j’ai réellement pensé à tout. »

S’il ne s’était pas attendu à une chose, c’est bien à cette proposition de bain de minuit. Qui dit bain de minuit, dit aussi tout nu. L’aîné des enfants Rogue n’est pas fan de l’eau glacée qui fait rétrécir les kikis des garçons, mais il ne va pas se permettre de refuser son offre. Elle a également le droit de vouloir proposer des activités.

« Il nous faudra nous réchauffer après ça. »

Quitte à prendre un bain de minuit et se retrouver à poils avec la fille de ses rêves, autant en profiter pour aller un peu plus loin, une fois au chaud.

En lui offrant les paquets de vêtements, il ne s’était pas attendu à ce qu’elle lui saute, de la sorte, dans les bras. Etonné, sa surprise s’évapora très vite, pour laisser place à un drôle de sentiment. Son coeur s’emballait et il était incapable de décoller ses yeux de ceux de Laverne. Comme égaré dans le regard de l’étudiante, il se sentit bien trop frustré lorsqu’elle recula de ses bras. Elle ne s’imagine pas qu’il aurait donné n’importe quoi pour qu’elle mène son geste à terme en l’embrassant. Mais le jeune homme se fit violence mentalement pour ne pas montrer sa frustration, se contentant de sourire à ce qu’elle lui annonçait. Cela ne serait que partie remise après tout. Laverne ne s’en sortira pas si facilement. Et de quoi Edwin aurait l’air en rentrant chez lui, s’il dévoilait à son frère et son meilleur ami, qu’il ne s’est absolument rien passé ? Il faut inaugurer ce matelas à eau après tout, même s’il pense, sûrement à raison, qu’ils vont encore avoir des fous-rires mémorables là-dessus.

« Non, je le veux maintenant mon cadeaux. »

Il s’approcha d’elle, étant plus grand il avait forcément plus facile à l'empêcher de bouger. Et il en profita pour faire mine de la fouiller, plus pour l’embêter que pour réellement chercher le cadeau.

« Où tu l’as caché, vilaine fille ? »
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Laverne Poliakoff
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Ven 1 Juil - 20:36
Edwin & Laverne



Toi et moi, être à deux et être heureux. C'est tout ce que je veux.
L'an deux mille était bien plus beau que ce qu’elle n’avait envisagé. Pour elle, l’année commençait mieux que bien et elle espérait vraiment, qu’elle se termine sur une même touche, si ce n’est mieux. Comme toutes demoiselles qui se respectent, Laverne se permettait de rêver légèrement de cette situation. Après tout, était-elle si loin de la vérité ? Un homme n’invite jamais une femme dans un tel endroit, avec un tel emploi du temps romantique, juste pour ne pas être seul lors de la Saint Valentin. D’autant plus, lorsque cet homme n’est autre que le père d’un enfant en commun. Laverne voulait encore croire à un avenir ensemble, non pas seulement autour de Stan’, mais bien pour former un couple, comme ils le furent un temps.

A cette petite table, son sourire ne s’effaçait pas. Aucune ombre au tableau, rien ne pourrait venir gâcher ce moment entre Edwin et elle. Jamais, elle ne laissera qui que ce soit se mettre en travers de leur chemin. Non jamais. C’est lui et elle, un point c’est tout. Et elle a bien l’intention de lui transmettre son opinion incessamment sous peu.

Ne parvenant plus à le quitter des yeux, un ricanement lui échappa suite aux paroles de son Valentin. Laverne espérait ne pas le mettre mal à l’aise, connaissant bien son tempérament et son côté gauche lorsqu’il s’agit de sentiment ou de quelque chose qui s’en rapproche.

« Non, absolument pas. C’est la preuve que tu avais vraiment envie de passer ce moment en ma compagnie. Et pour ne rien te cacher, ces derniers jours, je tournais en rond, pestant contre les minutes qui n’en terminaient plus, tellement j’étais impatiente de passer ce jour en ta compagnie. Tu sais, c’est vraiment important pour moi. »

La jeune Psychomage se doutait bien que Edwin faisait exprès pour la taquiner, lorsqu’il lui révéla qu’elle devrait courir plusieurs jours d’affilés. Elle ne s’en offusqua à peine, connaissant bien l’engin, d’autant plus qu’il venait de se rattraper comme un chef.

« Magnifique ? C’est gentil. Et toi, tu es encore mieux que magnifique. Ensemble, nous serions parfaits. »

Est-ce qu’il va comprendre ? Est-ce qu’il va savoir lire entre les lignes ? Les hommes ne sont pas réputés pour leur esprit vif lorsqu’il s’agit de comprendre une nana. Laverne en est certaine, il ne va prendre ses dires que comme un compliment et rien d’autre. Pourtant, s’il savait combien elle est sérieuse. Et la jeune maman était tout aussi sérieuse concernant la piscine. Se baigner seule n’est pas envisageable, mais elle ne s’imaginait pas que le père de son fils, portait déjà son maillot. Durant un court instant, ses sourcils se relevaient de surprise, avant qu’elle n’éclate de rire.

« En effet, t’as vraiment pensé à tout. Je suis en retard sur toi maintenant, il faut que je me dépêche de terminer mon petit-déjeuner. »

Mais à son tour, elle proposa une activité pas banale du tout, surtout à cette période de l’année. Un bain de minuit, c’est le genre de choses qui se fait, d’ordinaire, au coeur de l’été. Pourtant, la Saint Valentin se prête à ces petits jeux en amoureux. Il faut tout essayer dans la vie, ou presque. Mais Edwin ne semblait pas le moins du monde, déstabilisé par cette proposition, puisqu’il cherchait un moyen de marchander dessus en plus.

« Puisque c’est si gentiment proposé, je ne vais pas refuser. »

Elle espérait bien qu’il soit sérieux, parce que même si elle souriait, il n’y avait pas plus sérieuse qu’elle, à ce moment-là. Et durant le temps pendant lequel, Edwin était sorti de table, la jeune adulte partait à nouveau dans ses pensées. Dans ses rêves, serait un terme bien plus juste. C’était trop beau pour être vrai et s’il n’était pas déjà de retour, elle s’en serait pincée pour être certain de ne pas être en train de dormir. Des cadeaux ? C’était bien de magnifiques tenues, tellement bien choisies, que son coeur s’emballa d’un coup, cognant à sa poitrine comme pour en ressortir. Et elle, de sauter de sa chaise, pour le prendre dans ses bras. Pendant un instant, yeux dans les yeux, l’envie de l’embrasser s’était faite ressentir. Mais, il lui était impossible de dire si Edwin ressentait la même chose. Ne voulant rien gâcher à la journée qui s’amorçait si bien, qu’elle ne franchit pas la barrière de quelques centimètres, qui séparait encore leurs lèvres. Mais ce n’était pas l’envie qui lui manquait.

Pour détendre l’atmosphère chargée en hormones, c’est tout aussi naturellement que la future psychologue magique, annonça d’un air taquin, qu’elle avait un cadeau pour lui également. Sauf que, prise au dépourvu, jamais elle ne s’était imaginée, qu’il allait tenter de la fouiller. Eclatante de rire, se débattre n’était même plus dans ses priorités.

« Arrêtes, tu me chatouille. »

Après plusieurs minutes de lutte, elle parvint à reculer de plusieurs pas, se réfugiant derrière la table pour vite fait attraper le maillot de bain qu’il lui avait offert.

« Je te rappelle que je dois enfiler ton cadeau. Interdiction de venir guetter dans la salle de bain. Je te montrerais en sortant. »

Pour ne pas lui laisser le temps de lui courir après, elle se rua dans la salle de bain, pour s’y enfermer. Retirant sa robe et le restant de ses vêtements, elle enfila le maillot sur elle, finissant par l’admirer dans le miroir. Sortira-t-elle ainsi devant lui ou le laissera-t-elle encore attendre en mettant sa robe par-dessus ? Une courte hésitation plus tard, la demoiselle sortit enfin de la pièce, vêtue simplement du petit cadeau de son petit-ami.

« Par chance, je me suis épilée, sinon j’aurais eu l’air de king kong en bikini. »


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Edwin Rogue
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Lun 4 Juil - 14:49
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C’est la preuve qu’il avait vraiment envie de passer ce moment en sa compagnie. Laverne ne s’était pas trompée à ce sujet. Il n’aurait voulu cette Saint Valentin avec aucune autre femme. Edwin n’est pourtant pas fleur bleue, tout comme ce n’est pas une sorte d’amoureux transi perdant sa paire de roubignoles lorsque son coeur est occupé par une dame. Il reste tel qu’il a toujours été, s’amusant des mêmes choses, s’agaçant pour d'autres. Un grand sage a un jour dit que, lorsque l’on aime réellement une personne, on ne lui demande pas de changer, mais on l’accepte telle qu’elle est. Et Laverne, c’est ce qu’elle fait avec lui. Elle ne s’est jamais permise d’entraver une de ses décisions, ni de tenter de le changer, pour soit disant le rendre meilleur. Depuis toujours, elle l’a accepté comme il était, avec ses qualités et ses défauts, sans jamais lui reprocher quoi que cela soit. C’est cela qui la rend si spéciale en plus de tout le reste bien entendu. Et pourtant, c’est une jeune femme pleine de vie, qui peut avoir son petit caractère quand elle est de mauvaise humeur. Jamais, elle ne se laisserait écraser, pas même par l’homme qu’elle aime. C’est ce qui fait qu’encore à l’heure d’aujourd’hui, ces deux-là sont fait pour être ensemble et même si Edwin a beaucoup de mal à se lancer, il en est pleinement conscient.

« Tu aurais dû venir à l’appartement, je tournais aussi en rond de mon coin. »

Ce n’était pas un mensonge, ni une plaisanterie mais la triste réalité. Le côté pathétique de l’histoire, alors qu’ils se cherchent, ressentent le besoin d’être tous les deux, ils ne sont pas capables de réellement faire le premier pas. Que pourrait-il bien arriver s’ils le faisaient ? Un râteau ? Impossible, ils semblent totalement sur la même longueur d’ondes. Il n’y a aucun point d’ombre dans leur histoire. Aucun désaccord. Mais si Edwin relevait lentement les yeux de sa tasse de café, c’était parce que Laverne venait de faire ce fameux pas. Une boutade ? La réalité ? Ne venait-elle pas de lui faire comprendre qu’elle voulait être avec lui ? Il se maudissait intérieurement de ne pas être en mesure de lire entre les lignes. Terminé de reculer, il devait se lancer et advienne que pourra… !

« Ensemble, toi et moi, c’est tout ce que je demande. »

Devait-il se montrer un peu plus clair dans ses propos ? A sa place, il n’est pas certain qu’il aurait lui-même compris le sens de ses propres paroles qu’il venait tout juste de prononcer. C’est tout aussi vaguement que la conversation atterrit sur les maillots de bain. Bien entendu, Edwin avait pensé à tout, même se trimballer avec le sien sur le derrière, pour être prêt en toutes circonstances. Et d’une boutade à l’autre, l’aîné des faux-jumeaux Rogue proposa l’idée de se réchauffer après un bain de minuit à venir. La réponse de Laverne le faisait sourire, comment faire autrement ?

« Je te prend au mot. »

Autour de la demoiselle de passer le maillot, après un moment où Edwin pensa vraiment qu’elle allait l’embrasser. Loupé. Cela sera pour une prochaine fois. Le temps des essayages, il grignotait quelques bonnes choses se trouvant sur la table, quand la porte de la salle de bain se déverrouilla à nouveau. En se retournant, son coeur manqua un battement. Laverne est splendide. Même bien plus belle qu’à l’époque où il était raide dingue d’elle. Il se rapprocha, sans un mot, gardant quand même un petit sourire.

« Wouah ! J’ignorais que King Kong pouvait être aussi sexy. »

Il lui était difficile de fixer autre chose que la mère de son fils. Mais s’il venait à trop se rapprocher d’elle, il en serait fini de leur emploi du temps si chargé et ils ne sortiraient plus du lit. Pour ne pas flancher tout de suite, préférant avoir eu le temps de lui offrir son dernier cadeau avant et d’avoir eu ce dîner si cliché mais, également, si attendu, il agrippa le sac de sport contenants les serviettes. Si en Angleterre, ils se gèlent tous les miches en cette première Saint Valentin du millénaire, eux ils allaient pouvoir jouir de la piscine extérieure, bien tranquillement. Patientant, le temps que Laverne n’enfile quelque chose par-dessus son maillot, pour faire le chemin jusqu’à l’extérieur, il verrouilla la porte de leur chambre grâce à la sorcellerie.

Il traversa le couloir menant jusqu’à l’ascenseur avec, à son bras, la plus jolie de toutes les femmes à ses yeux. Et pour leur plus grand bonheur, le chemin ne fut pas bien long, tout comme les alentours de la piscine étaient vides de monde. Seulement quelques personnes éparpillées, mais rien qui ne pourrait venir gâcher leur bon moment. Le sac déposé sur l’un des transats à leur disposition, le musicien se débarrassa de ses vêtements, ne restant qu’avec son short de bain. Le soleil, bien présent, suffirait à rendre l’instant encore plus mémorable, même si l’eau ne devait pas être très chaude. Mais un petit quelque chose lui tira une légère moue impatiente. Laverne, en parfaite demoiselle, prenait tout son temps, mettant sa petite crème solaire et s’attachant les cheveux. Ce serait un crime de la laisser ainsi faire. L’attrapant par surprise sur son épaule, l’aîné de la fratrie s'empressa de la lancer dans l’eau.
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Laverne Poliakoff
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Mar 26 Juil - 17:59
Edwin & Laverne



Toi et moi, être à deux et être heureux. C'est tout ce que je veux.
C'était comme si tout venait de disparaitre d’un seul coup, alors que Edwin venait de lui dévoiler que comme elle, il ne demanderait pas mieux de reprendre leur vie de couple, là où elle s’était arrêtée. Même pas là où elle s’était arrêtée, puisque tous les deux n’avaient plus rien d’adolescents à présent. De jeunes parents capables de prendre leurs vies en mains, c’était bien là, l’une des choses les plus importantes aux yeux de Laverne. Aux yeux de la jeune psychomage en formation, il n’y aurait plus rien qui pourrait se mettre entre eux à présent. Et si la vie s’était arrangée pour les remettre, l’un et l’autre, sur le même chemin, c’était pour une bonne raison. La fille Poliakoff fait partie des gens qui s’imaginent que rien n’est fait par hasard, que chaque chose qui arrive, à une cause et des effets sur le futur. Les leurs sont liés, elle en est plus que certaine.

Si sa bouche ne s’était pas remplie précédemment d’un morceau de croissant, sans doute que la demoiselle aurait eu l’air d’un poisson sorti de son bocal. C’était comme dans un rêve et comme si tout risquait de prendre fin, elle ne voulait pas s’en réveiller. Mais bien incapable de réaliser que le moment qu’elle avait tant attendu, venait de se présenter à elle, Laverne n’était pas en mesure de formuler la moindre parole ayant du sens. Et puis, il ne fallait pas tout gâcher à ce magnifique petit déjeuner. Puis le temps lui manquait, parce que très vite, Edwin commença à lui offrir quelques cadeaux. Le maillot, la piscine, la jeune maman de tout juste vingt ans, n’allait pas attendre plus longtemps. Aussitôt levée, qu’elle était partie passer le maillot de bain. Il lui allait comme un gant. Comme quoi la pathologie dont Edwin est atteint depuis toujours, a un certain avantage dans ce genre de cas. Plus observateur que n’importe qui d’autre sur cette planète, il n’avait pas eu besoin de demander, pour deviner les mensurations de la jolie brunette.

En sortant de la salle de bain, vêtue de sa nouvelle tenue de piscine, Laverne s’attendait à toutes sortes de réactions. Soit, le maillot ne lui allait pas du tout et elle avait l’air bête. Soit, le fils aîné de Severus Rogue allait littéralement baver sur le sol. Mais ni une, ni deux, c’est une troisième option qui s’invita, sans qu’elle n’y ait songé par avance. S’arrêtant d’avancer durant un instant, elle écarquillait légèrement les yeux, en entendant les mots King Kong, ainsi que sexy dans la même exclamation. Le moment de surprise dura de quelques secondes à environ une minute, tout au plus.

« Je crois que là, toutes les filles normalement constituées, se seraient aussitôt vexées… Mais je dois être montée à l’envers, je prend ça comme un compliment. »

Lança-t-elle avant d’éclater de rire bêtement. Mais Edwin était déjà prêt à partir. Laverne jugea sa tenue un peu légère pour déambuler dans les couloirs de l’hôtel. Elle agrippa sa robe, qu’elle passa par-dessus son maillot de bain et enfila rapidement ses chaussures. Enfin l’une de ses chaussures, se retrouvant à sauter sur un pied comme une godiche pour passer la seconde. Elle prit un air tout à fait normal pour rejoindre le jeune homme qui devait vraiment la prendre pour une folle.

« Ne te moque pas, je te prie. Si j’avais chuté, je suis sûre que je me serais probablement tuée. »

C’est tout à fait possible. Si jamais elle était tombée la tête contre la table, pour le peu que le chevet soit sournois et doté de petites pattes. Mais il ne fallait pas prendre le risque de tendre une perche à Edwin. Les faux jumeaux Rogue tiennent de leur père quand il s’agit de casser les gens. Ils trouvent toujours la faille dans laquelle s’enfoncer. Alors très vite, sans lui laisser le temps d’en rajouter, elle s’en allait à son bras, dans le couloir.

Aux abords de la piscine, son regard se mit aussitôt à pétiller, surement autant que l’eau azure demeurant à ses pieds. Elle ne demanda pas son reste pour faire tomber la robe et les chaussures, et installer sa serviette sur une chaise longue. Tout était prévu, même la crème solaire. Naturellement généreuse, Laverne pensait aussitôt à son bien-aimé, lui badigeonnant sa peau tatouée, avant de s’occuper de son propre cas. A aucun moment, la jeune femme ne s’était rendue compte qu’elle agissait comme une fille, c’est-à-dire longue à se préparer. Elle prenait même le temps de s’attacher les cheveux et la prochaine étape aurait été la chasse aux lunettes de soleil. Mais ça, c’était si Edwin ne l’avait pas attrapé sur son épaule.

« Non, non… Repose-moi tout de suite. Je te préviens…Ed noooonnnn ! »

Un gros plouf plus tard, elle remontait à la surface de l’eau, après avoir bu une tasse mémorable et bien javellisée, espérant que personne n’ait pissé dans la piscine avant. Ses mains essuyaient l’eau qu’elle avait dans les yeux et sur le visage, cherchant ensuite son agresseur du regard. Alors ils y étaient ! Monsieur Rogue junior numéro un venait de lui déclarer la guerre. Si Laverne était certaine d’une chose, c’est qu’elle avait les moyens de le mettre très mal à l’aise. Regardant à droite, puis à gauche, pour s’assurer qu’il y avait du monde autour, elle prit la parole à haute voix, histoire que les voisins de serviette entendent :

« Edwin Rogue ! Je te préviens que tu viens de te griller la gâterie que tu m’avais demandé tout à l’heure ! »

Et bien sûr, c’était un mensonge, le pauvre musicien ne lui avait strictement rien demandé du genre.


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Edwin Rogue
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Mar 9 Aoû - 14:11
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En dehors de son physique très attrayant, faisant d’elle une magnifique jeune femme, Laverne était parvenue à conquérir le coeur de Edwin, il y a bien longtemps, grâce à son caractère. Pesée, souriante, toujours avenante et à l’écoute, elle a également toujours été très drôle et particulièrement gentille. Ne prenant jamais vraiment mal les boutades des garçons, elle était toujours prête à tendre la main à n’importe qui ayant besoin d’aides. Les premiers pas, dans leur relation, n’ont pas forcément été simples. Au départ, Edwin s’était aussitôt braqué, craignant quelque part, qu’elle ne vienne l’enfoncer avec sa pathologie, tout juste diagnostiquée. Mais finalement, elle s’était montrée assez téméraire pour se faire une place dans son emploi du temps, dans sa vie, sa tête et surtout son coeur. Mais même si forte intelligente, l’ancienne Serdaigle était parfois sous l’emprise d’une maladresse qui ne pouvait que le faire rire. Il y a-t-il beaucoup de filles qui se retrouveraient à sauter sur un pied pour enfiler une chaussure ? Ne pouvant réprimer un léger sourire lorsqu’elle le pria de ne pas se moquer, il baissa un court instant la tête, se grattant le sourcil, pour ne surtout pas éclater de rire. Même si ce n’était pas l’envie qui lui en manquait.

Mais en route, le chemin jusqu’à la piscine se faisait dans le silence le plus complet, exception faite des personnes qu’ils croisaient et qui les saluaient. Sans vraiment le vouloir, Edwin sombrait dans ses pensées. Tout se passait tellement bien, qu’il en serait pratiquement venu à envisager qu’une connerie leur tombe sur le coin de la figure. C’était un peu de cette façon que s’était construite leur relation depuis Poudlard. Vivant la passion des premiers émois, la grossesse arriva comme un coup de massue. Séparés durant tant d’années maintenant, les retrouvailles s’étaient faites lentement, l’un et l’autre se cherchant sans réellement oser le dire. Alors maintenant, dans cet hôtel pour la Saint Valentin, il n’était pas question de foirer cette journée, si importe pour l’un et l’autre. Le paradoxe, c’est que les années passées, Edwin haïssait ce jour plus que n’importe lequel autre.

Un brin maniaque, la demoiselle ne semblait même pas le remarquer, faisant ses petites affaires en se défaisant de ses vêtements, pour installer sa serviette. Edwin était déjà prêt depuis un petit bout de temps, les bras croisés sur son torse dénudé, attendant patiemment qu’elle ne finisse par enfin s’arrêter. Mais la voilà fouillant dans ses affaires pour sortir de la crème solaire. Par contre, il ne l’avait pas vu venir, alors qu’elle s’adonnait à le protéger des rayons destructeurs, en le couvrant de crème. Il serait sincèrement bête de ne pas se laisser faire, même s’il déteste avoir cette impression d’avoir la peau collante. Mieux vaut cela, que de se prendre un gros coup de soleil. Mais ce qu’il devait arrivé, arriva. A force de trainer pour se préparer, Edwin finit par perdre patience et la lança dans l’eau après l’avoir attrapé sur l’épaule pour la déloger de sa chaise longue. Sourire aux lèvres, il la regardait remonter à la surface, un air moqueur déjà sur le visage.

« Tu disais ? Tu essayais de me prévenir de quelque chose ? »

Mais son sourire se crispa quand la jeune psychomage reprit la parole. Elle s’entendrait très bien avec Calvin, voilà que Edwin avait eu un blanc. Quelques regards se posaient sur lui et il faisait de son mieux pour ne pas les croiser. Cette chère Laverne ne perdait rien pour attendre. Sans crier gare, il plongea à son tour dans la piscine et ne remonta pas tout de suite à la surface, prenant le temps d’attraper la cheville de la jeune femme, pour l’entrainer avec lui, vers le fond. Ne l’empêchant de remonter que pendant quelques petites secondes, revenant à la surface quelques instants après la mère de son fils.

« Dommage que tu ne te sois pas noyée, j’ai mon brevet de secouriste. »

Ce n’était qu’une petite vengeance pour la honte qu’elle lui avait collé devant les autres utilisateurs de la piscine. C’est une chance qu’ils n’aient pas été nombreux. Mais il ne lui en voulait pas pour autant, au contraire, souriant encore. Il en faudrait beaucoup pour venir gâcher ce moment si fort, entre eux.

« Parlons un peu de ce que tu as dit tout à l’heure. Tu sais, à propos de la gâterie, que je n’avais pas le souvenir de t’avoir demandé. Mais puisque tu en as parlé... »

De la simple taquinerie, sans mauvaise pensée par derrière. Mais il ne reste qu’un homme après tout. Sauf, qu’à la différence de son frère, il est moins choquant dans ses propos. Il ne voudrait même pas imaginer ce que Calvin aurait fait en se prenant une telle réplique. Son faux jumeau a des réactions tellement inattendues parfois, qu’il ne faut même pas tenter de les prédire et encore moins de les imaginer. Et il avait beaucoup plus intéressant à faire. Il attrapa la main de la jeune Poliakoff, l’attirant avec lui vers l’un des bords. Ce qui est plus pratique pour parler que de rester en plein milieu de la piscine.
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Laverne Poliakoff
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Mer 14 Sep - 16:46
Edwin & Laverne



Toi et moi, être à deux et être heureux. C'est tout ce que je veux.
Si le destin avait décidé de les tester en les séparant, c’était pour mieux qu’ils se retrouvent par la suite. Laverne ne l’a jamais oublié, elle n’a même jamais eu d’autres petits-amis que lui. Son coeur, sa tête et tout son être n’ont aimé que Edwin Rogue et enfin, ils avaient l’opportunité de pouvoir voir leur relation éclore au grand jour. Laverne en était plus que certaine, le fils de son ancien Professeur est l’homme de sa vie, que ça n’en déplaise, elle ne le laisserait pour rien au monde. Jamais plus personne ne se mettra entre eux.

Ce voyage, cette suite dans cet hôtel prestigieux et tout l’emploi du temps qui allait avec, c’était comme un rêve qui devenait enfin réalité. Ils le méritent, c’est certain. Séparés par tout ce temps, toute cette merde, c’était enfin terminé. A eux de vivre leurs vies comme ils l’entendent. Avec un enfant en bas-âge, ils ont tout à fait le droit d’être réunis. Mais comme Laverne s’y attendait un peu, en tant que garçon qui se respecte, il fallait bien que Edwin trouve à l’embêter. Pourtant, la jeune Psychomage en formation ne s’était sûrement pas attendue à être balancée ainsi dans la piscine. Prête à en découvre avec lui, elle trouva de quoi lui mettre assez la honte pour qu’il ait un moment d’absence.

Bon ce n’était pas le but que de le mettre à ce point mal à l’aise, que déjà elle envisageait de se faire pardonner. Alors quand il plongea, elle chercha le côté où il allait ressortir, pour l’embrasser. Mais au lieu de ça, sa jambe fut tirée d’un coup vers le fond et elle but une bonne grosse tasse de flotte, avant qu’elle ne puisse remonter à la surface, reprenant sa respiration, toussant et pestant contre le père de son enfant.

« Non mais t’es sérieux là ? »

Lui dit-elle sur le coup de la surprise et aussi du manque d’air qu’elle avait ressenti. Elle lui avait même balancé un petit coup contre l’épaule, pour lui montrer ô combien elle n’était vraiment pas contente. Mais quoiqu’il en soit, Laverne l’avait bien cherché avec son histoire de gâterie. Et en parlant de ça, justement Edwin revenait là-dessus. La bouche entrouverte, les yeux écarquillés, la jeune Poliakoff le regardait sans rien dire pendant un moment, avant que chaque coin de ses lèvres, ne s’étire en un sourire. Il ne perd pas le Nord, c’est le moins que l’on puisse dire. Avant de lui répondre, la jeune mère se laissa attraper par la main, pour être entrainée près de l’un des bords de la piscine. Elle se tenait à l’un des morceaux de l’échelle en inox, avant de le lâcher pour venir se mettre tout prêt de l’aîné des jumeaux Rogue. Son visage se rapprocha aussi du sien et de ses lèvres, elle frôla doucement les siennes pour prendre le chemin conduisant à son oreille. Pressant au passage sa poitrine finement vêtue contre son torse dénudé, elle chuchota ces quelques mots près de son oreille :

« Pour répondre à ta question, tout à l’heure, quand il nous faudra nous changer, ne remets pas trop vite tes vêtements secs. »

Ses lèvres effleuraient la peau douce de son cou, pendant qu’elle se reculait, affichant déjà un petit sourire coquin. Tout comme le regard qu’elle lui servait, brillait de malice et de désir. L’étudiante reculait dans l’eau, faisant signe au musicien de venir.

« Mais tu y auras droit, seulement si tu arrive à m’attraper. »

Ils avaient de la chance, la Saint Valentin de ce côté du monde, leur offrait une magnifique journée chaude et ensoleillée. Mais le mieux, c’était cette piscine où eux seuls semblaient se baigner, alors que quelques personnes seulement se faisait bronzer tout autour. Laverne n’allait pas se plaindre d’avoir ainsi cette eau rien que pour eux. Tout comme elle voulait en profiter le plus possible, même si elle était impatiente de voir ce que Edwin pouvait bien lui réserver pour la suite des événements. Elle restait persuadée que ça serait quelque chose de magnifique, comme tout le reste. Il va sans dire que cette Saint Valentin n’aura pas le même goût amer, que les précédentes depuis leur rupture forcée.


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Edwin Rogue
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Mer 28 Sep - 19:37
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Lui faire boire la tasse de cette façon, cela n’était pas vraiment sympathique. Mais les garçons sont connus pour avoir des idées de con parfois et Edwin ne dérogeait visiblement pas à cette règle. Il ne faut le taquiner généralement pas bien longtemps pour qu’il finisse par s’y mettre aussi. Tout souriant de sa bêtise, il avait emmené Laverne contre l’un des bords de la piscine, afin d’être tranquille tous les deux, même s’il ne comptait pas passer la journée dans l’eau. Malheureusement, le planning n’était pas terminé et puis, ils auraient le temps d’y retourner en fin de journée. Ce ne serait que partie remise. Mais en attendant, l’aîné des enfants des Rogue s’amusait à charrier la mère de son fils, notamment en remettant sur le tapis, ce qu’elle avait dit quelques instants plus tôt.

En utilisant de l’humour pour tenter de la mettre un peu mal à l’aise, c’est surtout lui qui se retrouva con quand elle répondit positivement à sa demande. Et bien, elle ne semblait pas savoir dans quel état elle venait de le mettre. Heureusement qu’il avait un peu de maitrise, sinon quelque chose aurait bondi d’un coup dans son short de bain. Surtout que la jeune femme ne l’aidait pas à se contenir, puisqu’elle venait de presser sa poitrine contre lui pour se rapprocher de son oreille. Cette fois, c’était bien Laverne qui remportait cette bataille, le laissant même en plan dans son coin alors qu’elle se reculait, s’amusant à ses dépends.

L’attraper, si ce n’était que cela. Il avait quand même eu besoin d’un petit moment pour s’en remettre, avant de se lancer à sa suite, en nageant pour la rattraper. Et lorsqu’il finit enfin par y parvenir, un air triomphant planait déjà sur son visage. Bien plus grand qu’elle, Edwin baissa la tête pour la regarder, posant ses mains sur sa taille.

« Il va nous falloir sortir, si nous voulons avoir le temps de faire tout ce que j’ai prévu. »

Il n’y en avait pas toute une liste complète non plus. Surtout que dans un tel hôtel, il serait idiot de ne pas profiter des activités qui leur sont proposées. Entre cette piscine, le jacuzzi, les massages et le restaurant à plusieurs étoiles, il y avait déjà de quoi faire d’intéressant. D’autant plus que la plage n’est pas bien loin, un petit bain de minuit doit aussi pouvoir entrer dans l’emploi du temps. Même si Edwin tient à conserver quelques heures au lit avec sa Valentine. Après tout, c’est bien pour cette raison qu’il a mis les petits plats dans les grands. Inutile de penser qu’il l’a fait sans arrière pensée. Ce n’est qu’un homme après tout. Un homme qui a été plus qu’intime avec cette demoiselle.

Sa main droite quitta la hanche de la jeune psychomage en formation, pour l’attraper par la sienne et l’entrainer avec lui jusque contre le bord de la piscine. Il se plaça sur le côté de l’échelle, la laissant passer en premier et lui emboita le pas afin de sortir de l’eau. Il récupéra sa serviette et s’essuya assez vite, la remettant ainsi dans le sac. Il n’était pas nécessaire de se revêtir maintenant, alors que leurs vêtements se trouvaient en partie dans leur suite.

D’un léger coup d’oeil, le grand tatoué s’assura que rien n’ait été oublié, avant de reprendre le chemin de l’hôtel et ensuite de leur chambre. Une fois à l’intérieur, il laissa la porte se refermer derrière lui, après avoir laissé Laverne entrer la première. D’un geste nonchalant, il lâcha le sac sur l’une des chaises présentes dans la pièce, avant de se tourner vers la mère de son fils.

« Il nous reste un peu de temps avant que je t’emmène voir ce que je voulais te montrer. Soit nous partons visiter les alentours ensemble, il y a la plage qui n’est pas bien loin de l’hôtel. Soit nous pouvons déjà nous rendre à la visite, avec un peu d’avance cela doit tout de même être possible de commencer. C’est comme tu préfère. »

Le Médicomage en formation ne voulait pas diriger la journée à la minute prêt. Il fallait que la jeune Laverne ait aussi son mot à dire dans tout cela. Peut-être même qu’elle n’allait pas vouloir sortir de la chambre. Ou préférera-t-elle sortir manger un morceau, avant d’attaquer le planning de la journée ? Edwin n’était pas bien pénible là-dessus, il préférait la laisser choisir, sans rien lui imposer. Ce ne serait pas une Saint Valentin digne de ce nom, si l’un des deux protagonistes devait suivre l’autre sans broncher.

« Tu peux aussi prendre une douche avant d’y aller. D’ailleurs, je ne sais même pas si c’est une cabine de douche ou une baignoire, je n’ai pas pris le temps de visiter la salle de bain. »

C’est vrai que tout bien réfléchi, en dehors de la partie salon donnant également sur la partie où ils avaient petit-déjeuné, il n’avait pas pris le temps de regarder ce qu’il y avait d’autre. Excepté du côté de la chambre bien sûr. Là, Edwin savait déjà que le lit était plutôt grand et très confortable.

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Laverne Poliakoff
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Lun 21 Nov - 17:22
Edwin & Laverne



Toi et moi, être à deux et être heureux. C'est tout ce que je veux.
Elle ne pouvait pas vraiment en vouloir à un garçon si jeune, d’être aussi pénible quand il s’y met. Et depuis qu’il lui avait lâchement fait boire la tasse, Laverne le trouvait particulièrement pénible. Elle ne tarderait pas à se venger. C’était le mettre mal à l’aise qui l’intéressait, histoire de prendre sa vengeance sur lui. Mais dans le fond, elle était heureuse. C’était bien la plus belle des Saints Valentin qu’elle n’ait passé. Et il n’y avait pas besoin de plus pour la combler, même si son petit coté curieux remontait à la surface, dés qu’Edwin faisait allusion à la suite.

Un grand sourire fendit à nouveau son visage, oubliant les boutades de son compagnon, rien qu’à l’idée d’avoir une surprise. Elle n’est pas le style de fille vénale, à vouloir des cadeaux, mais la moindre surprise et elle se transforme en gamine impatiente d’ouvrir son paquet. Par contre, Edwin mettait le doigt sur quelque chose de très important : la salle de bain. C’est un sujet généralement houleux dans les couples, alors autant mettre les choses au point tout de suite.

« S’il y a les deux, TU prends la douche et MOI la baignoire. »

Même si elle savait qu’il trouverait sûrement à s’incruster dans ladite baignoire quand elle y sera. Mais au moins, ça répondait à ses interrogations. Avant toute chose, elle tenait à se laver, pour ne pas sentir les produits chimiques de la piscine.

Sortie de cette dernière, Laverne s’était bien séchée les cheveux avant d’entreprendre de s’essuyer et de tirer Edwin par la main pour l’entrainer bien plus vite à l’intérieur de l’hôtel, direction leur suite. Bien pressée de s’y rendre, l’étudiante en psychologie magique, s’engouffra très vite dans leur salle de bain.

« Il y a les deux et tu verrais la taille de la baignoire. »

Mais elle claqua la porte qu’elle verrouilla aussitôt, sans lui laisser l’occasion de vérifier par lui-même. A présent, elle s’empressa de faire couler l’eau dans la cabine de douche, le bain moussant attendra le soir. Il y avait bien plus urgent, parce que depuis le temps qu’Edwin lui parle de la suite, la petite Laverne commence à s’impatienter. En quelques minutes, elle en avait déjà terminé. S’enroulant dans l’une des grandes serviettes blanches de l’hôtel, elle en attrapa une de taille moyenne pour éponger sa tignasse. D’un geste de la main, elle enleva une partie de la buée qui s’était installée sur le miroir et laissa la serviette de ses cheveux, tomber sur le sol. Elle attrapa sa baguette, pour sécher et arranger sa coiffure, avant de quitter la pièce pour partir vers la partie chambre afin de s’y vêtir.

« T’as vraiment pensé à tout. Je suis épatée. »

Comme toutes les femmes du monde, Laverne a toujours tendance à oublier un ou deux trucs quand elle part en voyage. Elle s’étonnait de voir qu’Edwin soit plus prévoyant qu’elle. Mais ce n’était pas un mal, au contraire au moins, il pourrait corriger le tir.

« Et voilà je suis prête. On peut aller à la visite, tu m’intrigue tellement que je ne veux pas retarder ça. »


LUCKYRED
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Edwin Rogue
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Mer 23 Nov - 13:23
I'm missing you again


Qu’elle prenne la baignoire et lui la douche ? Laverne croit franchement qu’Edwin n’a pas le gabarit nécessaire pour la virer de l’eau, s’il lui venait une irrésistible envie de prendre un bain aussi ? Elle rêve toute éveillée elle. Ancienne Serdaigle comme sa mère et ancien Serpentard comme son père, pourtant l’histoire ne se répétera sûrement pas. Edwin peut être gentil, même adorable, il ne se laissera jamais écraser par sa petite-amie, même si un jour elle devenait sa femme. C’est lui l’homme et c’est lui qui prendra les décisions importantes. Non mais.

« Si tu obtiens la baignoire, c’est parce que je me serais montré généreux. »

Avec le sourire mais le trait d’humour laissait planer un petit côté tout à fait sérieux derrière. Mais ce n’est pas comme s’il avait eu le temps d’en rajouter, puisque la mère de son fils venait de l’attraper par la main pour le trainer. Le trainer étant un bien grand mot, la différence de gabarit étant, que s’il ne voulait pas avancer elle pourrait faire tout ce qu’elle voudrait, il ne bougerait pas. Laverne a de la chance qu’il ne soit pas d’humeur à la taquiner pour le moment. La suite de ses plans lui revenait déjà en tête, c’est bien pour cela.

Il venait tout juste de rentrer dans la chambre que la demoiselle s’empressait de partir à la salle de bain, l’informant qu’il y avait les deux. Douche et baignoire, cela c’est parfait. Tellement parfait que le musicien s'approchait de la pièce avec un petit sourire, pour voir cela de ses propres yeux. Mais par chance, il n’avançait pas bien vite et heureusement parce que la porte se referma déjà, avant qu’il n’ait eu le temps d’y jeter un oeil. Il trouvera bien à se venger de cette sale boutade.

Il trainait dans la suite, pour attraper un croissant sur la table de leur petit-déjeuner et s’écrouler dans un fauteuil de la partie salon. C’était vraiment pas mal du tout le luxe, il pourrait très vite s’y faire. Puis, après un court instant, la porte se déverrouilla pour laisser la jeune femme se rapprocher et l’informer qu’ils pouvaient partir.

« Moi, je suis prévoyant, mais pas toi et cela se voit. En ne me laissant pas entrer dans la salle de bain, tu retarde la suite. Parce que d’un coup là, j’ai bien envi de me prendre une douche aussi…ou peut-être un bain, puisqu’il y a les deux, il parait. »

Il se moquait d’elle, avec son sourire ironique en la frôlant, pour prendre le chemin menant jusqu’à la salle de bain. A son tour, Edwin verrouilla la porte et fit couler l’eau, en prenant un temps fou pour se dévêtir. Un peu comme s’il bougeait au ralenti, il l’avait enfin sa petite vengeance. Il laissa le temps partir en fumée, pendant qu’il prenait sa douche tranquillement et seulement une fois qu’il le jugea nécessaire, le médicomage en formation décida de sortir. Essuyage et habillage, tout aussi long que précédemment, il réapparut dans le restant de la chambre, avec son petit sourire en coin.

« Maintenant, on peut y aller. »

Il se rapprocha de la mère de son fils, qu’il attrapa par le bras pour partir en transplanant. C’est sur la côte qu’ils venaient de réapparaitre. Les vagues s’écrasaient contre les parois de la falaise, le bruit du vent en était pratiquement camouflé par celui de l’eau. Le spectacle était digne d’une carte postale de vacances. Le grand tatoué se retourna enfin vers la jeune femme. Son sourire s’était un peu fané, une vague d’angoisse ou de stress l’envahissait déjà. Avec un petit geste de la tête, il montra une direction derrière Laverne.

« Retourne-toi. »

Se tenant majestueusement derrière l’étudiante, une immense villa les attendait pour la visite. Edwin attrapa la main de la Sorcière dans la sienne et l’entraina à l’intérieur sans lui poser la question. C’était gigantesque, bien plus que son petit appartement ou encore que la maison du père de Laverne. Le mobilier était moderne, loin du coup de vieux que donne les meubles anciens de ses propres parents. Il y avait même une piscine sur l’arrière et d’innombrable pièces à l’intérieur.

« Tout cela, c’est à moi. A nous deux, et même à nous trois, si tu accepte de devenir ma femme. »

De sa main de libre, il attrapa une petite boite qui se cachait dans la poche intérieure de son blouson en cuir. Il n’y croyait pas encore lui-même d’avoir osé faire sa demande maintenant. Alors à présent, il devait lui présenter la bague de fiançailles. Et par Merlin, elle lui a coûté un bras, une jambe et peut-être même un testicule au passage.

D’un geste du doigt, la boite s’ouvrit et il présenta le bijou à la demoiselle, avec l’espoir qu’elle ne mette pas quinze ans avant de lui donne une réponse. Cela n’était pas la demande en mariage que l’on peut voir dans les films larmoyants des moldus, mais il avait tout de même mis les petits plats dans les grands. Même s'il ne comptait pas se mettre à genoux non plus, bien que le ridicule ne tue pas. Mais il ne faut pas oublier qu’Edwin reste un Rogue malgré tout.
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Rogue Bro':
 
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Laverne Poliakoff
Etudiante en Psychologie Magique
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Sam 11 Mar - 11:55
Edwin & Laverne



Toi et moi, être à deux et être heureux. C'est tout ce que je veux.
La provocation était un petit jeu qui semblait plaire à l'un comme à l'autre. C'était quelque chose qui les avait toujours unis. Puis, ça lui rappelait les années passées auprès de lui, à Poudlard. Ils étaient jeunes et toujours soudés, jusqu'à ce que tout s'arrête d'un seul coup. Mais Laverne était au-dessus de tout ça. Elle ne voulait pas vivre dans le passé et regretter tout ce qu'il s'était passé ou pas justement. Mieux valait aller de l'avant pour elle et c'est ce qu'elle comptait bien faire.

A la réponse d'Edwin concernant la baignoire, la jeune maman se contentait de sourire, mais d'un léger signe des lèvres qui voulait tout dire.

Remontée comme une pendule, la demoiselle mourrait d'envie de connaître la suite des événements. C'était quoi cette surprise ? Pire qu'une petite fille, il lui était vraiment compliqué d'attendre plus longtemps. Mais elle devait prendre son mal en patience, puisque Edwin semblait s'amuser de la situation au point de traîner plus longtemps encore. Alors Laverne prit l'initiative de ne pas montrer son impatience et son manque de patience finit quand même par porter ses fruits, puisque l'heure du départ avait sonné.

Ce qui est sûr à présent, c'est que l'attente en valait largement la peine. C'est dans un cadre idyllique que le jeune couple venait d’apparaître. Une falaise, avec à son pièce l'océan s'étendant jusqu'à perte de vue. Une magnifique villa dans leur dos et la petite Laverne en prenait plein les yeux. Elle ignorait où il voulait en venir pour le moment, s'imaginant seulement qu'il avait loué l'endroit pour un jour ou deux peut-être. Sinon, pourquoi l'aurait-il conduit jusqu'ici ? Pourquoi aurait-il fait de cette virée une véritable surprise ?

Mais l'étudiante était encore bien loin de la réalité. Sans qu'elle n'ait le temps de parler, le père de son fils lui annonça qu'il possédait tout ça. Pourtant, Laverne n'en revenait pas. Comment avait-il fait ? Elle n'était même plus en mesure de parler, les mots lui manquant. Son regard était captivé par la beauté de cet endroit. Mais, elle restait partagée sur ce qu'elle devait ressentir. Si Edwin venait vivre dans ce coin, comment feraient-ils pour se voir régulièrement ? Elle ne voulait pas voir la coupe à moitié vide, mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. Par contre, loin d'elle l'idée de lui briser son humeur. En plus, ce n'est pas comme s'il lui en laissait l'occasion. Reprenant la parole, il venait de lui faire une proposition qui la laissa, une nouvelle fois, sans voix.

C'était une demande de mariage ou elle ne s'y connaissait pas. Mais si le doute avait failli naître, la petite boite qu'Edwin ouvrit, ne lui laissa pas de place. Les yeux bien ronds, la jeune femme prit une longue inspiration qui lui sembla sans fin.

« Eh.. je ne sais pas quoi dire. Je ne m'y attendais pas... Je... Oui, je veux devenir ta femme, bien sûr. »

Son sourire avait fini d'effacer son air grave et elle lui sauta carrément au coup. C'était une vraie surprise, elle ne s'y était pas attendue. Elle termina donc la Saint Valentin, aux côtés de son fiancé, se demandant déjà comment elle annoncerait la nouvelle à son père.


LUCKYRED
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