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Toute histoire commence-t-elle par une catastrophe ?

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Sam 2 Juil - 9:06
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Toute fin implique un redémarrage à zéro où il faut savoir réapprendre à prendre ses marques d’une nouvelle façon, bien différente de la précédente et souvent loin de la personne qui vous a aidé à construire quelque chose durant plusieurs mois. Dire la facilité de la chose serait une ignominie. Après la perte du bébé, j’avais longuement réfléchi et j’avais décidé que pour elle et moi, il était mieux de continuer chacun de notre côté. Je marchais dans la rue seule et pensive. Je me concentrai sur de nouvelles priorités et à défaut d’oublier, je me montai simplement un mur assez haut pour ne pas repasser par une situation aussi compliquée. Dans ces moments difficiles, je ne dirai alors pas que la famille est nécessaire. Elle est simplement indispensable. Mon frère n’était pas le plus affectueux du monde. C’était clairement un con égoïste avec des idéaux aussi démesurés que ses chevilles. Cependant c’était mon frère et sans lui, je n’aurai certainement pas trouvé la force de me dire : oui cette histoire avait de l’importance pour moi mais aujourd’hui elle est terminée et même si cela fait mal, il faut avancer. C’est le mieux pour tous. De nouvelles responsabilités m’ont alors donné de quoi m’occuper l’esprit et avancer. Les anarchistes savaient qui j’étais aujourd’hui. Oui, dernier survivant de la famille de Darren, la nouvelle avait dû faire le buzz mais je me réconfortai à l’idée que celui qui avait dû se charger de la mort de notre famille devait certainement passé un sal quart d’heure à l’heure qu’il était si tenté qu’il fut encore en vie.
Du reste, j’avais concentré mes efforts sur l’anarchie. Je savais que ma nouvelle identité pouvait compliquer ma vie mais cela ne pouvait pas l’être autant qu’avec Sasha et ne plus cacher ma véritable identité me soulageait pas mal même si je devais faire attention. Darren ne cessait de me rappeler que me promener dans la rue sans veiller à mes arrières n’était plus possible. Je le savais pertinemment mais je refusais de me cloîtrer ou de me cacher pour autant. Je n’avais pas la prétention de croire être sur la liste prioritaire du seigneur des ténèbres – j’étais arrogant mais pas à ce point, est-ce cependant un tort ? – et je pensais encore pouvoir me balader librement même si j’avais dû subir les entrainements de défenses recommandés par Darren – si ce n’était forcé… – pour éviter tout incident. J’aimais d’ailleurs le taquiner sur ça. Il ne démontrait que peu d’affection mais je savais qu’il ne souhaitait pas perdre un frère de plus par sa faute.
Ça ne m’empêchait pas de me promener au chemin de traverse en cette fin d’après-midi où le temps restait froid mais sans en être pour autant agressif. La neige était encore présente mais on sentait la fin de l’hiver dans peu de temps avec la « fonte des glaces » et le soleil qui ne tarderait pas à annoncer le printemps. Nous étions en février. Je tenais une caisse de bière-au-beurre sous le bras pour la maison. J’avais prévu une soirée avec mon frère. Est-ce parce qu’il s’inquiétait ou par un élan d’affection que nous passions quelques soirées depuis quelques temps ? Allez savoir… Il avait peut-être aussi besoin de compagnie. De ce programme entre mecs, j’allais alors regagner le bar d’entrée mais c’était sans compter un vieil immeuble à côté duquel je passai et qui avait peut-être reçu bien trop d’attaques de toute sorte qui, sans porter garde, ne tint pas sur ses poutres au sol et s’effondra au moment où je venais d’entrer dans une boutique à ses côtés pour prendre quelques friandises…
L’effondrement imprévu de l’immeuble créa un vent de panique et une poussière phénoménale alors qu’il tomba sur le petit immeuble où je me trouvai, créant une violente secousse et la tombée de plusieurs étagères de bonbons. J’en reçus une avant que je n’ai eu le temps de transplaner. Prenant un violent coup à la tête, sonné mais pas inconscient, je compris alors avoir les jambes coincées sous une lourde étagère que je ne pouvais soulever sans baguette. Malheureusement, la poussière due à l’effondrement, m’empêchait de voir autour de moi et me fit même tousser violemment. Je sentais cependant rapidement le poids sur mes jambes qui me faisait atrocement mal. Ne trouvant pas ma baguette, je tentai de soulever l’étagère de mes bras mais sans succès. L’idée fut alors idiote mais entre deux toux, je criai :
« Y a-t-il quelqu’un ?! »
La tête me tournait et la poussière dans la gorge ne m’aidait pas à respirer clairement. Je ne voyais ni entendais rien et crut un instant, en sentant une seconde secousse, y passer bêtement sans même avoir eu besoin d’une attaque d’un mangemort, moi qui pensais finir ainsi…
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Alice Sullivan
Surveillante à Poudlard
Âge du personnage : 19 ans
Nombre de messages : 5736
Célébrité sur l'avatar : Teresa Palmer
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Ven 8 Juil - 15:04
S’il était tout bonnement insupportable de se balader sur le Chemin de Traverse avant la rentrée, il était cependant agréable de le faire aux périodes de l’année où tous les jeunes du pays se trouvaient à Poudlard. Alice préférait largement faire ses achats pendant ce genre de période, plutôt que de se faire piétiner par une horde de gamins en août et de se retrouver à leur écraser un cornet de glace sur la tête pour la peine. Oui, elle avait déjà testé. Alors comme elle disposait de deux jours de libres cette semaine dans son emploi du temps de surveillante à Poudlard, elle en avait profité pour quitter le château. Elle aurait pu rendre visite à sa meilleure amie et passer du temps avec elle comme à l’époque, mais depuis que Jesse-Rose avait rejoint les rangs des mangemorts, tout était devenu beaucoup plus compliqué. Le temps passait tellement vite, et ça ne faisait que les éloigner davantage. Il lui paraissait loin, maintenant, le temps de Poudlard avec tout ce qu’ils avaient pu y vivre : les sales coups des trois idiots qui se faisaient appeler le trio Infernal, la fois en cinquième année où les salles communes avaient toutes étaient scellées et qu’ils s’étaient retrouvés à tous dormir dans la Grande Salle, la période du huis clos aussi qui bizarrement n’avait pas été désagréable…Maintenant, la nouvelle génération vivait quelque chose de bien différent. Alice pouvait d’autant plus le constater du fait qu’elle était justement retournée à Poudlard, mais pas du côté des élèves.

Au bout d’une heure et demi, elle en eut déjà marre du Chemin de Traverse. Parce qu’il fallait dire ce qui est : il n’y avait rien, ici. Elle aurait mieux fait d’aller vagabonder du côté de Covent Garden. Ou non, mieux, elle aurait du transplaner du côté sorcier des Champs Elysées. Les sorciers français savaient y faire, en matière de mode et de tendances. A Paris, on trouvait de tout. Plus qu’ici, en tout cas. Alors Alice décida que la suite de son programme, ce serait Paris, mais alors qu’elle sortait d’une enseigne avec un gobelet de café à la main, une énorme détonation se fit entendre sur le Chemin de Traverse. Elle crut d’abord, comme probablement les autres passants, à une attaque des mangemorts, puis elle vit le petit immeuble s’effondrer dans la rue et s’écraser sur une boutique. Comme elle ne se trouvait pas très loin, elle se prit le nuage de poussière en plein dans la figure et en lâcha son gobelet de café à force de secouer la main dans tous les sens en toussant. Bon sang mais on ne pouvait même plus faire du shopping tranquille dans cette ville…

Une fille apparut un peu plus loin, et vu son air choqué, elle devait probablement avoir transplané juste à temps depuis l’intérieur de la boutique. Il n’y avait pas beaucoup de monde sur le Chemin de Traverse aujourd’hui, mais le peu de personnes s’étaient toutes rassemblées non loin du sinistre. Lorsque qu’un homme demanda si quelqu’un avait vu le gérant de la boutique de friandises, Alice s’approcha de l’entrée pour tenter de jeter un œil dans l’obscurité ambiante. C’est là qu’elle entendit une voix, et lorsqu’elle comprit qu’une personne criait pour savoir s’il y avait quelqu’un, Alice faillit lever les yeux au ciel. Pourquoi est-ce que tout le monde avait le réflexe de demander ça, que ce soit dans les films ou dans la réalité ? Hurler directement les coordonnées de sa position serait probablement plus efficace. Bon après, personnellement, si elle devait se prendre un immeuble sur la tronche, Alice hurlerait tout court et ne formulerait même pas quelque chose de cohérent, donc elle était un peu mal placée pour critiquer. Toujours est-il que ça devait probablement être le gérant en question, et quitte à être ici, autant tenter un sauvetage histoire d’obtenir peut-être un petit article dans le journal avec son nom et sa photo. Non parce que depuis la disparition de l’Héritage, les journaux ne s’intéressaient plus du tout à elle, sauf pour dresser un portrait de grosse victime ou d’idiote irresponsable, donc non merci.

Motivée, Alice abandonna son sac et ses emplettes pour pénétrer à l’intérieur de la boutique. Elle s’imaginait déjà se faufiler habilement entre les décombres, trouver le gérant et l’aider à sortir d’ici sous les applaudissements. Mais elle déchanta très vite. Elle ne voyait pas grand-chose, la poussière la faisait tousser, les plaques de béton, les décombres, le verre, les étagères, tout ça était particulièrement chiant à escalader ou contourner… Au bout de deux minutes, elle regretta déjà et réfléchit à la perspective de faire demi-tour. Puis elle se cogna brutalement la cheville contre une étagère et alors qu’elle lâchait un gros juron, elle aperçut quelqu’un d’allongé parterre. Elle faillit blanchir instantanément et peut-être même s’évanouir en croyant voir qu’il avait les jambes sectionnées. Puis sa vue s’ajusta à travers la poussière et elle comprit que le type avait une étagère qui lui était tombée sur les jambes. Elle espéra tout de même que ses jambes étaient bien raccrochées à son corps là-dessous. Non parce qu’elle n’avait jamais voulu être médicomage, et elle n’aurait pas le cœur suffisamment accroché pour assister à ce genre choses. Aider, elle voulait bien, mais tant que ce n’était pas trop horrible à voir.

Alors elle se faufila jusqu’au jeune homme en évitant de se vautrer dans les décombres, puis s’accroupit et en fronçant les sourcils, posa la question qui l’inquiétait le plus dans cette histoire :

« Vous sentez encore vos jambes ? »

Elle devait probablement avoir l’air d’une médicomage en pleine intervention de secours, mais rien à voir, elle voulait juste se rassurer avant de déplacer l’étagère histoire de ne pas risquer une vision d’horreur. Ceci dit, perdre du temps n’était pas forcément bon non plus, dans l’hypothèse où cette boutique ne tiendrait peut-être pas le choc longtemps… Prenant conscience de ce fait, Alice décida que le mieux était encore de faire vite fait bien fait, hop je te sauve, hop on sort et hop les applaudissements. Elle s’empara donc de sa baguette et d’un geste, fit en sorte que le haut de l’étagère se soulève pour pouvoir libérer les jambes de la victime.



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