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LIBRE - L'appétit vient en mangeant

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Selena Rogue
Surveillante à Poudlard
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Mer 6 Juil - 11:28

L'appétit vient en mangeant

"La force c'est de pouvoir casser une barre de chocolat en quatre et de n'en manger qu'un carré."
Selena Rogue & Libre

Février touchait déjà à sa fin et Selena ne s’était pas rendu compte que le temps avait filé si vite. Voilà déjà bientôt deux mois qu’elle avait appris l’existence de son neveu, et un petit peu moins de temps, qu’elle le connaissait à présent. Un gentil petit garçon, ce qui lui faisait bizarre c’était surtout que maintenant c’était bien plus vrai. Le temps passe s’y vite qu’elle s’est prise comme une claque en réalisant que ses frères et elle, n’étaient plus des gamins, mais bel et bien de jeunes adultes. Comme un petit sentiment nostalgique lui rappelant que toutes ces années passées, ne reviendront jamais. Assise à son bureau, la couverture de son livre claqua d’un coup, pour le refermer, le regard de la jeune femme s’évaporant par la fenêtre.

Peu à peu, les premiers examens tombaient et ce que Selena pouvait dire, c’est que ça n’avait rien à voir du tout avec ceux de Poudlard. Bien plus difficiles, bien plus subtiles, les révisions à la chaine commençaient sérieusement à la fatiguer, y passant même des nuits complètes et ne tenant le coup que grâce à une dose de caféine. Mais cette fois, c’était différent, elle avait profité d’un moment de répit, pour prendre l’air. Une journée de repos qu’elle ne comptait pas passer dans ses livres, ressentant un fort besoin de s’aérer. Elle avait même plus urgent que les révisions à faire, selon elle. Il y a encore une année de ça, jamais elle ne se serait doutée qu’un jour, elle ferait passer autre chose avant ses études. Comme quoi tout le monde peut, non pas changer, mais évoluer.

Le mois de Mars montrait le bout de son nez et jusque-là, elle vivait toujours dans le Manoir de ses parents. Retardant l’échéance à son maximum, il était temps de consacrer quelques instants à la recherche d’un logement. Pour ne pas prendre le risque d’être attirée par un quelconque bouquin à la place, elle comptait prendre place dans un bar ou un café, un endroit où elle ne serait pas trop entourée. Simplement vêtue de vêtements n’ayant rien à voir avec ceux que les Mages portent habituellement, l’étudiante en première année à l’Université Magique, s’en alla avec son nouvel exemplaire de la Gazette du Sorcier sous le bras. Elle n’avait aucune idée de son point de chute avant de passer dans le Starbucks Coffee. Pourquoi pas ? Peut-être y croisera-t-elle l’un de ses frères ou encore Wulfric, avec qui elle doit le prendre ce logement. Mais en y songeant, sans doute qu’ils étaient encore tous le nez dans leurs études ou répétitions, avec les concerts qui approchent à grands pas. Concerts auxquels ses frères l’ont convié. C’est bien la première fois qu’ils l’invitent à venir les voir sur scène. Si elle avait fait comme si elle s’en fichait un peu, la réalité c’est qu’elle était plus que contente de pouvoir s’y rendre.

En poussant la porte du café, elle se rendit vite compte qu’il n’y avait pas foule, bien que quelques tables se trouvaient tout de même occupées. C’est près d’une fenêtre qu’elle trouva place libre, retirant son blouson pour le poser sur le dossier de sa chaise. Son journal, retourné de façon à ce que personne ne voit d’images bouger, elle la cadette des enfants d’Alicia Rogue, regardait la carte des pâtisseries. Lorsque son choix fut arrêté, elle passa commande auprès de la serveuse, d’une part de gâteau au chocolat et d’un grand café crème.

Assurée que personne ne la regardait, la lecture de la Gazette du Sorcier commença enfin. Les articles traitaient toujours de plusieurs attaques de Mangemorts. La Marque des Ténèbres avait été aperçue dans le ciel, à de nombreuses reprises, rien que le dernier mois. Mais s’il n’y avait que ça. L’Inquisition était encore montrée du doigt, suite à des disparitions inexpliquées. Et d’après ce qu’elle pouvait en lire, les Anarchistes n’étaient pas non plus oubliés. Le Ministre semble même plus préoccupé par les Inquisiteurs et les Anarchistes, que par les Mangemorts. A croire qu’il est de leur côté cet idiot. Stoppée dans sa lecture par l’arrivée de sa commande, la jeune femme remercia la serveuse d’un geste poli de la tête, avant de tourner les pages pour parvenir aux petites annonces immobilières spéciales Sorciers. Elle ignorait bien ce qu’elle était censée rechercher en fait, elle n’en avait pas vraiment parlé avec le principal intéressé. Ni du prix, ni du genre de logement ou encore de la localité qu’il préférait. Et Selena ne s’était pas imaginée un seul instant, qu’il y aurait autant de biens en attente de locataires.

Sans réellement regarder, la petite soeur des faux jumeaux musiciens attrapa son gobelet vert et blanc, pour boire une gorgée. Le café était si chaud, qu’il lui tira une grimace avant qu’elle ne le repose à ses côtés, se saisissant ensuite de sa petite cuillère pour manger un morceau de gâteau. Son regard ne faisait que parcourir toutes ces offres sans vraiment s’arrêter. Au pire, même si elle ne savait pas vers quoi se tourner, elle pouvait toujours en sélectionner quelques unes pour voir par la suite avec le fils Mulciber. En fonction de son avis et de ses préférences, ils pourront commencer à aviser et surtout visiter.
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Rabastan Lestrange
Infirmier Scolaire
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Dim 7 Aoû - 18:58
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L'appétit vient en mangeant
La vengeance est un plat qui se mange froid
ft. Selena Rogue & Rabastan Lestrange
Ʃkaemp はは ™

S'il devait prendre la parole face à son frère, maintenant, son discours serait forcément nébuleux. Ses paroles manqueraient de clarté et Rabastan en perdrait ses mots. Très peu loquace en temps normal, lorsqu'il prend la parole, il est généralement un orateur affirmé. Les blancs ou les termes prouvant un certain mal du moment, se font rare. Ni de « euh », ni d'autres mots bateaux comme « donc » ou bien sont-ils rares s'ils se font entendre de sa bouche. Voilà bientôt deux mois, que la nouvelle lui est tombée dessus. Lui qui n'a eu aucun scrupule à dénigrer les enfants de son aîné, apprenait quelques jours plus tard, qu'un lutin de son propre sang se promenait en ce bas monde. Mentalement, c'était une souffrance presque intolérable, un supplice, une torture, même une géhenne. Le seul point positif lié à l'existence de cet enfant, est sans conteste son appartenance à la famille Rosier. Evan en personne l'a éduqué dans les règles de leur sang, ce qui n'est pas sans laisser un léger espoir de voir le nom Lestrange proliférer avec honneur. Rabastan ne coudoie que rarement cette famille, mais il sait qu'ils n'ont jamais eu le moindre écart de conduite. Mais le plus difficile reste d'annoncer cette triste nouvelle à son Seigneur et aussi à son Lieutenant. Pour qui passerait-il ? Un pauvre libidineux incapable de se contrôler ?

Les grandes familles de Sang-Pur mettent un point d'honneur à se reproduire entre elles, afin de garder cette noblesse qui les caractérise tant. Mais le long séjour de Rabastan à Azkaban, mettait un terme à tout espoir de progéniture venant de son côté. Même si toujours plaisant à regarder, le Mangemort n'eut pas l'occasion de se marier et la vie de famille n'a jamais été quelque chose qui le faisait rêver. Il ne sait pas tellement où se situe la limite à ne pas franchir dans l'éducation d'un enfant. Lui inculquer les règles, c'est un fait, mais après ? Qu'en est-il des punitions ? Il n'a jamais eu pour habitude de faire la chattemite et pour lui, c'est un peu à cela que ressemble la paternité. Faire semblant que tout se passe à merveille, alors que ce n'est pas le cas. Mais la crainte de voir ce fils devenir aussi idiot que les enfants de son frère, le hante. Il ne peut pas faire comme si ce gosse n'existait pas, tôt ou tard les gens l'apprendront. N'étant pas homme de plume, quelques mots s'étaient griffonnés sur un parchemin. D'une écriture qui se veut certaine, aucun signe de tremblement dans ses courbes. Pourtant, il ne savait que dire à cet enfant qu'est le sien.

Voilà comment un simple peccadille de jeunesse pouvait anéantir non pas sa vie, mais son moral. Pensif sur sa chaise en bois massif, un hibou s'était envolé par la fenêtre en son dos, direction Poudlard. Mais l'intention d'attendre une réponse avec impatience n'y était pas. Faisait-il bien de prendre contact avec cet enfant ? Ne risquait-il pas l'impensable en s'y attachant ? Sa conscience se voulait rassurante en lui soufflant que si le petit était à la hauteur de ses attentes, il ne pourrait s'en vouloir de s'y attacher. Et d'un autre côté, il y avait la famille Rosier. Sabathan ne connaissait qu'eux pour le moment, Evan risquerait d'interférer dans ce début de relation. Cette pensée ne resta pas longtemps un obstacle. Personne ne s'interpose face à un Lestrange et Rabastan sait se faire respecter, de gré ou de force. 

Sortir, maintenant devenu vital, le frère d'un des Lieutenants des Mangemorts, transplana une fois dehors, direction Londres, du côté Moldu. Quelques heures loin de son propre monde, l'aideraient à y voir plus clair. Ici, personne ne le connait, personne ne viendrait l'interpeler pour mettre un terme à son tête-à-tête avec sa propre conscience. La mine renfrognée, les mains dans les poches et le regard fixé au sol, son attitude ne laissait guère de doute possible sur son état d'esprit, qui ne se prête pas à la conversation. Mais d'un coup d'épaule involontaire, d'un passant qui lui présenta aussitôt ses excuses, le Sorcier réalisa qu'en ne prêtant pas plus d'attention au monde extérieur, il aura très vite fait de finir sous les roues de ces engins sur roues. Une mort des plus humiliantes pour l'un des meilleurs Soldats du Lord. Pour ne prendre aucun risque, il poussa la porte du premier café qu'il croisa. 

Le Starbucks semblait être un endroit prisé, Rabastan en avait vaguement entendu parler. Et enfin, il y mettait les pieds, son opinion ne dépendant ainsi plus de l'avis des autres Sorciers. Ses yeux de couleur noisette voguaient sur les cartes murales, derrière les personnes au service. Ne mettant que rarement les pieds chez les Moldus, bien des noms lui étaient inconnus. Il ne s'était pas souvent senti aussi perdu qu'en ce moment, mais une fois son regard arrêté sur le nom d'un café, il se décida de passer commande, remerciant poliment la jeune femme qui le servie. Il pensait déjà repartir pour le boire dehors, mais en se retournant, il ne manqua pas de remarquer la fille de Severus, attablée un peu plus loin. Une distraction intéressante, n'ayant pas encore digéré sa défaite, lors de cette fameuse nuit sanglante à Poudlard. Attaquer directement, serait d'une bêtise sans nom, que ferait sûrement bien des jeunes recrues se prenant pour plus intelligents qu'ils ne le sont. Son mal prit en patience, Rabastan se contenta de s'installer un peu plus loin, ne se dissimulant qu'à peine derrière un journal de ce monde. 

Je tiens encore à m'excuser pour le retard.

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Ven 2 Sep - 22:27
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L'appétit vient en mangeant

Ft Selena & Rabastan & Sevastian
Mars prenait fin, février arrivait à grand pas. Le mois des amoureux ! Quelle étrange chose que l’amour. Un sentiment que j’avais souvent considéré comme faible, mais duquel je doutais de plus en plus. Combien de fois m’avait-on rabattu les oreilles comme quoi mon cœur flancherait un jour, comme pour tout le monde dans la famille. Que des âneries ! Mon cœur était de pierre, mon sang de glace et les derniers sentiments d’amour avaient disparu avec la mort de mon frère jumeau. Ça avait toujours été lui qui avait eu le cœur. Pas moi. Mais aujourd’hui, je doutais. Je doutais plus que tout.

Gabriel, un nom angélique pour un visage tout aussi divin. Un membre du ministère, un ennemi, mais surtout un amant. Et un patient de surcroit. Mon cœur n’était surtout pas un putain d’enfoiré. Ou alors s’était le karma et ce putain de karma devait bien rire de ma gueule dans son coin. Devais-je me plaindre ? Non. Gabriel était parfait pour moi et seul l’avenir dirait si mon cœur ressent réellement de l’amour ou si je suis juste perturbé en le voyant. De toute façon notre couple ressemblerait presque à cette tragédie moldu, celle de Roméo et Juliette, version homosexuelle.

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui resterait gravée comme étant une journée des plus ennuyeuse de l’année. Parfois, je haïssais réellement ma couverture et je me demandais pourquoi je me cassais le cul à paraître comme l’homme de bonté à St-Mangouste quand je n’avais qu’envie d’étrangler à main nue ces incapables de vermines qui m’entourait. Mais non, à la place j’agissais comme si je les adorais malgré mes antécédents dans la maison de ce cher Salazar. Les Nés-Moldus avaient réellement le don de me donner la migraine, surtout quand ils ne cessaient de parler de leur monde où il n’y avait pas de magie.

Pourquoi je parle de ça ? Ô, tout simplement, je ne sais pas, parce que me voilà dans Londres moldus à cause de ces putains de sang de bourbe ! Pourquoi est-ce que j’ai accepté de les accompagner. Peut-être pour ne pas être suspect, peut-être pour simplement voir ce monde dans lequel mon frère a perdu la vie. Frapper par une de ces foutues choses qui roules et qui dégage du gaz. Les Moldus, il n’y a qu’eux pour s’empoisonner eux-mêmes en plus de la Terre. Et c’est qu’ils sont fiers ces fils de moldus !

Quoi qu’il en soit, me voilà presque perdu dans ce côté de Londres que je déteste déjà, revenant d’un musée quelconque de je ne sais pas quoi. Naturel ou historique. Il y avait de vieux squelettes, des bouts d’armes et de poteries. Pourquoi s’intéresser à cela ? Qu’est-ce que ça nous apporte de savoir que les ancêtres des moldus ont fabriqué cela il y a des siècles, des millénaires ? Ils sont morts et voilà qu’on affiche leurs cadavres. Comment peut-on montrer aussi peu de respect pour les morts ? Aimeraient-ils qu’on déterre leur grand-mère Agèthe pour l’afficher derrière une vitrine dans ses habits mortuaires ? Sérieusement ?

Ou encore que l’on pille leurs sanctuaires religieux pour exposer ce qu’ils contiennent ? Pourquoi je déteste les moldus et ceux qui en descendent ? Parce qu’ils ne connaissent ni le respect de la nature, des morts ou des traditions. Ils ne respectent rien. Ils sont comme un cancer qui grandit à la surface de la planète, rongeant les terres fertiles et détruisant la santé des innocents. Ils comparent le monde sorcier au moyen âge, certes, mais uniquement car il n’y a pas de technologie. Aussi non, nous sommes bien plus évolués qu’eux.

Tout cela pour en revenir au fait que je commençais à avoir faim et que je sentais que ma pauvre vipère était épuisée. Jor’ n’est plus une toute jeune vipère fougueuse et pleine d’énergie. Il m’a accompagné durant si longtemps et son âge est vénérable. Je sais que je serais extrêmement triste lorsqu’il partira, qu’il laissera un énorme vide dans mon cœur qui ne sera jamais comblé par rien ni personne. Même si je prenais une autre vipère, un autre serpent, jamais il ne comblerait cet espace dans mon cœur. Je n’avais qu’une vipère écarlate après tout.

Mais me voilà pénétrant dans un café, attiré par l’odeur de la caféine et de la nourriture que je pourrais y trouvé. Loin d’être un idiot de débutant, j’ai toujours sur moi de la monnaie moldu quand je dois traverser de ce côté du monde. Le regard perdu sur les tableaux affichant ce que le café offrait, je ne fais pas attention à ce qui m’entourent ni aux regards que j’attire. Vêtu d’un costard noir à la cravate bleue comme mes yeux, faisant ressortir ceux-ci, ils doivent me prendre pour un politicien ou un homme d’affaire, voir une de ces personnes travaillant dans une banque.

Imperturbable je commande un thé vert et une brioche, quelque chose pour satisfaire mon appétit. Naturellement j’aurais pu rentrer chez moi directement, sauf que non. Aucune envie de devoir me cacher pour ensuite transplaner. Je n’aurais qu’à me rendre au chaudron baveur et traverser sur le chemin de traverse. Prenant ma commande, je m’installe simplement à une table pour être seul avant de balayer le regard autour de moi. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque mon regard se posa sur ce cher et tendre Rabastan et puis sur…. La fille de Rogue ? Oh putain, quelles étaient les chances que nous nous retrouvions tous les trois dans un café chez les moldus ? Silencieux, buvant mon thé, j’observais, attendant voir si j’interviendrai ou non.


fiche codée par shirosaki
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