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Tornado of Souls

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Gregory Greyback
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Dim 24 Juil - 17:02

Tornado of Souls


    L'alcool et le tabac tuent lentement ? M'en fous, j'suis pas pressé. ⊹
    Les vacances d’Avril à la maison, c’était toujours très -trop- bizarre. Ma mère doit encore croire que j’ai cinq ans, pour cacher des chocolats de Pâques dans le jardin et me dire toute heureuse « les cloches sont passées ». Elle en fait une belle de cloche, parfois. Je sais qu’elle ne le fait pas pour m’embêter et c’est bien la seule personne qui se soucie un minimum de moi, même dans ma famille. Mais je regrette d’avoir pris le Poudlard Express pour revenir durant cette semaine, surtout que je suis privé d’argent de poche en plus. Quémander quelques Gallions, c’était bien le seul but de mon voyage sinon je serais resté au château, parce que ce n’était pas le pire des vacances à la maison. La famille débarquait, pour le peu que j’en ai et c’était franchement épuisant moralement. Seulement mes grands-parents et ce n’est pas la joie, c’est certain. Si ma grand-mère me reproche toujours les nombreuses lettres venant de Poudlard, pour mon comportement, qu’elle juge de quelque peu douteux, mon grand-père me déteste cordialement. Ma mère peut bien dire le contraire pour me ménager, mais je ne suis pas complètement débile. Je sais bien que je suis pas le petit-fils dont il rêvait. Il devait espérer avoir un petit Serdaigle, tout sage et toujours plongé dans ses bouquins, comme l’était ma mère autrefois. Et non, manque de chance pour lui, je suis un sale con de Serpentard, intenable et doublé d’un loup-garou né de, ce qu’il dit être, un viol. Il ne dit jamais rien devant moi, se déchargeant le soir, quand il croit que je ne l’entend pas. Mais c’est ainsi depuis toujours, je ne m’offusque pas pour ça. C’est une question d’habitude et j’ai ainsi réalisé que ma place n’est nul part. Ni à la maison, lorsque mes grands-parents débarquent, ni à Poudlard depuis que la vieille nous fait enchainer dans les cachots à chaque pleine lune. Les seules personnes s’intéressant un minimum à mon cas sont les autres élèves de Serpentard. Ce n’est pas pour rien si je suis partant pour suivre la rébellion de Zakaria, face au système imposé par la nouvelle Direction de l’école.

    Cette fois, après une fin de soirée très ordinaire par chez moi, quand mes grands-parents sont dans le coin, traduction : reproches à longueur de temps, j’avais fait le mur à l’heure où les habitants temporaires de la maison, se couchaient. Enjambant le bord de la fenêtre, j’étais descendu sur le petit toit du garage, pour finir par en sauter là où il n’y avait plus qu’un petit mètre cinquante, à tout casser. Notre logement se trouvait en sortie de la ville de Gloucester, dont les voisins les plus proches, se situaient à facilement un kilomètre à vol d’oiseau. La maison, bien trop grande pour deux personnes, était principalement entourée de champs donnant presque directement sur la forêt de Dean, dans laquelle je m’enfonçais justement. En suivant l’un des multiples petits sentiers, c’était assez rapidement que j’arrivais à Cinderford, une petite ville Anglaise de moins de dix mille habitants. Là-bas, personne ne me connaissait et ne pourrait prévenir ma mère, de ma venue tardive dans les rues. Je pouvais aussi facilement me servir de ma fausse carte d’identité pour entrer dans les bars ou encore acheter de l’alcool.

    A mon arrivée, l’épicerie principale s’apprêtait à fermer, de façon imminente, ses portes. Je n’étais pas entré depuis quelques secondes, que le vendeur m’annonçait froidement que j’avais cinq minutes. Il semblait pressé de fermer boutique, c’était à mon avantage, il allait se montrer moins regardant sur ma fausse pièce d’identité. J’attrapais quelques paquets de chips et d’autres cochonneries à grignoter pour donner l’impression que je n’étais pas juste venu pour la bibine. C’est même la dernière chose que j’attrapais, sous la forme d’un pack de bouteilles de bière, avant de me diriger nonchalamment vers la caisse. Dans ces cas là, il faut surtout rester naturel pour ne pas montrer l’illégalité du geste. Le bip se faisant, je fouillais dans mon portefeuille à la recherche de mes dernières livres pour régler la facture. Du coin de l’oeil, j’avais remarqué que la bière était passée sans aucun problème. Comme je le disais, le vendeur tellement pressé de fermer boutique, ne prenait même pas le temps de me demander mon âge. Et je n’allais pas m’éterniser, ni lui sortir ma carte. Si j’en fais de trop, il va comprendre tout de suite. Aussitôt payé, je prenais mes articles dans un sac plastique et mon pack sous le bras, partant directement.

    Avec ma mère, nous habitions dans le coin depuis mon entrée à Poudlard. Durant les différentes périodes de vacances, j’avais eu le temps de trainer et de trouver les meilleurs coins. A la sortie de la ville, il y avait un vieux parc en friche. La nature avait repris ses droits, les dalles étaient pétées par l’herbe, les arbustes poussaient un peu n’importe où et moi, je m’étais assis sur une vieille balançoire, dont le temps avait fini par rouiller l’assemblage. Il n’y avait personne à bien des centaines de mètres à la ronde. La tranquillité, une clope dans une main, une bière dans l’autre et un paquet de chips coincé entre mes cuisses, que demander de plus ?



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Madalina Funestar
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Mer 17 Aoû - 14:38


Tornado of Souls
A chaque fois, c’est la même chose. A chaque période de vacances scolaires, j’espère ne pas avoir à panser les blessures de batailles émotionnelles. Mais comme toujours, c’est un véritable échec. Les vacances de Pâques sont les dernières avant la longue ligne droite menant à celles d’été, mais avant ça les BUSE pour Gregory. Retranchée dans ma chambre, je regrette déjà de lui avoir demandé de quitter Poudlard, pour venir à la maison. Il se serait sûrement bien plus amusé avec ses camarades, au château. Cette fois encore, mes parents et plus particulièrement mon père, a frappé fort. Il a tendance à tenir Gregory pour responsable de sa propre existence. La façon dont il a été procréé ne regarde que moi et ce n’est pas à un adolescent de quinze ans de supporter le poids de reproches.

Le temps est venu de mettre cartes sur table. Après le retranchement de mon fils, dans sa chambre, je demandais à mes parents de rentrer chez eux. Si choix il doit y avoir, ils ne seront pas gagnants. Les fêtes de famille s’arrêtent là. Autant mettre un terme à une scène digne d’un mauvais film traitant du drame familial. Dos contre la porte de ma chambre, mes yeux se fermaient pour profiter de cet instant de calme. Il y a des jours comme ça où je suis bien contente d’être presque totalement sourde, pour ne pas tout entendre de ce qu’il se dit. Ce que j’ai cerné de la conversation a suffi pour me mettre dans l’embarra vis à vis de mon fils. Avant de bouger, pour me jeter dans la fosse au loup-garou, une pause fut nécessaire. Un petit moment pour réaliser, faire le tri et prendre des décisions, le tout en un temps record.

La main sur la poignée de la porte, je m’arme au mieux de mon calme. Même si les fêtes n’ont pas été à la hauteur de mes attentes, Gregory a fait un énorme effort en n’envoyant pas ses grands-parents dans les rosiers, au sens propre comme au sens figuré. J’avance dans le couloir, dans la direction de sa chambre, m’arrêtant ensuite devant sa porte que j’ouvre aussitôt. Frapper n’y changera strictement rien, je n’entendrais pas s’il m’autorise à pénétrer dans la pièce ou non. Une main encore sur la poignée, l’autre cherchait déjà l’interrupteur contre le mur, pour y voir clair. Le petit bouton actionné, mon regard se pose partout, sans s’accrocher à la silhouette absente de l’adolescent. C’est le rideau virevoltant au gré du vent qui s’occupa de me mettre la puce à l’oreille. J’entre au centre de la pièce, pour me rendre jusqu’à la fenêtre ouverte, m’y penchant en regardant de droite à gauche. S’il n’avait pas quinze ans, je lui lancerais la garde nationale au cul ! Mais c’est le commun de tous les adolescents de fuir par la fenêtre. Et Gregory est passé maître dans l’art de se planquer, lorsqu’il ne veut pas être retrouvé.

Je me résous à fermer la fenêtre, tirant le rideau d’un geste agacé, que je dissimule très mal. Je pourrais l’attendre de pieds fermes dans le salon, mais je préfère aller voir ce qu’il fabrique. Mon fils sait parfaitement bien se défendre, ce n’est pas pour lui que je me fais du soucis, mais pour les gens qui pourraient le croiser pendant qu’il fait sa mauvaise tête. Je n’ai pas envie qu’il se fourre dans le pétrin tout seul.

Laissant la porte claquer derrière moi, je descend rapidement l’escalier en attrapant ma cape qui repose sur le bas de la rampe. Je ne perd pas de temps à me reluquer dans le miroir, l’enfilant vivement tout en m’assurant que ma baguette est à portée de main. Je n’ai aucune idée d’où il peut se trouver et je m’en rend compte une fois que je me trouve sur les petites marches, devant ma maison. Par où commencer ? Sa chambre se situe sur l’arrière, donnant quasiment aussitôt sur la forêt. J’imagine que c’est par là-bas que je dois entreprendre de le chercher en premier lieu. Je m’y engouffre d’un pas décidé, en allumant le bout de ma baguette. Il fait si noir que j’ai du mal à voir où je mets les pieds. Mais mon instinct de mère est en activité et je ne suis pas en mesure de me raisonner toute seule ce soir.

Je marche depuis de longues minutes lorsque je sors de la forêt, me retrouvant aussitôt dans une ville que je reconnais comme étant Cinderford. Les rues sont désertes à cette heure et les lampadaires commencent à s’éteindre les uns après les autres. J’ignore où je vais, mais j’y vais, d’un pas décidé même. C’est non loin du vieux parc à la lampe clignotante, que je remarque quelqu’un sur la balançoire. Le même gabarit que Gregory, je vais peut-être avoir la chance d’être rentrée pour le petit-déjeuner, avant d’avoir à me rendre au bureau. Extériorisant ma frustration par un simple soupire, je m’avance doucement dans le parc, évitant les herbes trop hautes et espérant ne pas l’effrayer. S’il s’est enfuit de cette façon, c’est en partie de ma faute. Pleine de bonnes intentions, mon regard se plisse quand même lorsque je me rapproche. Non mais je rêve ! Il n’est pas en train de fumer cet abruti ?! Les bonnes intentions envolées, mon sang ne fait qu’un tour dans mes veines. Je vais lui passer l’envie de s’intoxiquer à ce petit con, il va la bouffer sa clope, même par le nez s’il le faut. Révoltée au plus haut point, j’avance façon Schwarzenegger pour régler mes comptes avec Gregory.

« Alors comme ça, tu fume ? Et ne me dis pas non, tu aurais l’air franchement idiot. »

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Gregory Greyback
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Jeu 22 Sep - 10:48
HJ : j'avais oublié ce rp


Tornado of Souls


    L'alcool et le tabac tuent lentement ? M'en fous, j'suis pas pressé. ⊹
    Ce n’est déjà pas simple de grandir sans une figure paternelle à laquelle se raccrocher, surtout pour un garçon. Se construire tout seul ce n’est pas une mince affaire. Le pire, c’est que ma mère n’est pas celle qui m’a transmis le gène de la lycanthropie. Elle s’est toujours retrouvée dépassée par les événements, à chaque pleine lune. Je ne peux pas lui en tenir rigueur, il parait que c’est vachement impressionnant. Mais j’ai aussi manqué de quelqu’un qui m’aurait conseillé, parce qu’il aurait traversé la même chose que moi. Alors j’ai fait avec, mais se rendre compte que malgré tout, on arrive encore à me pointer du doigt pour des choses que je n’ai même pas fait. Le pire, c’est que mes grands-parents parlent sans savoir. Ils extrapolent des théories complètement débiles au sujet de mon père, sans même savoir ce qu’il s’est réellement passé.

    Je m’étais contenu un minimum durant leur séjour chez nous, alors je pouvais bien m’octroyer un moment de tranquillité, loin de toute civilisation et bien entouré par une bouteille et une clope. J’étais assis sur une balançoire, sans bouger, même si parfois la chaine grinçait. Etrangement, ça me rappelait tous ces nuits de pleine lune, pendant lesquelles, je suis enchainé dans les cachots de Poudlard. Excepté que là-bas, il n’y a pas le vent, ni même la pluie, que le côté glauque de l’endroit. Ce n’est pas une vie vraiment passionnante et je rêve du jour où je pourrais enfin me casser de cette école. Mais à d’autres moments, je me demande où je pourrais bien aller ensuite. J’ai l’impression de ne pas avoir ma place, où que ce soit d’ailleurs.

    Cette semaine va être longue, je le sais déjà, même si ma mère fait toujours tout pour moi. Le pire, c’est qu’ensuite, il y aura les deux mois d’été et que je vais encore avoir à supporter mes grands-parents. Loin des potes en plus, ça sera l’enfer. Ou peut-être que je pourrais encore leur proposer de faire du camping je sais pas trop où. Je suis sûr que les frères Taylor seront d’accord. On embarquera Jay et Lydwine au passage. Pas Jezabel, elle sera sûrement en train d’accoucher.

    Mais j’entendais des bruits de pas derrière moi et je savais déjà de qui il s’agissait. Ma mère finit toujours par me retrouver, à croire que parfois elle pense exactement comme moi. Il était trop tard pour que je tente de me débarrasser de ma clope ou encore de la bouteille, puis avec le pack à côté de moi, c’était mort de toute façon. Et ces petits détails n’ont pas passé inaperçu visiblement, puisqu’elle semblait assez furax en s’arrêtant devant moi, tandis que je relevais lentement les yeux vers elle. Bien, elle m’ôtait les mots de la bouche en fait, je ne savais pas trop quoi lui répondre.

    « Bah ouais… et t’as oublié les chips. Je mange des chips aussi…. Pauvres petites patates, elles n’ont rien demandé. »

    J’essayais maladroitement de détendre l’atmosphère, mais je sens que ça va être un gros échec. Puis, les parents il faut toujours parvenir à les surprendre pour les déstabiliser et éviter ainsi le pire.

    « Mais tu m’as déjà puni de sorties… et d’argent de poche… Tu m’as piqué mon téléphone et t’as enlevé la télé de ma chambre… Il ne te reste plus qu’à me tuer maintenant. »

    Je baissais la tête comme si j’acceptais la sentence. On verra bien, j’aurais peut-être gain de cause après tout.



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Madalina Funestar
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Ven 14 Oct - 20:00


Tornado of Souls
Non mais… Il est sérieux là ? Je m’étais arrêtée dans mon élan, alors que je prévoyais déjà la liste de toutes ses punitions, quand ce petit con commença par se foutre de ma gueule. J’étais estomaquée, me retenant de peu d’ouvrir la bouche bêtement. Toutefois, j’avais quand même haussé les sourcils, de surprise. Mais très vite, ce sont mes poings qui se serraient, sentant la jointure de mes doigts commencer à picoter. Je n’avais pas besoin d’y jeter un oeil pour savoir que de rouge, ils devaient être devenus pratiquement blanc. Tout ce dont je sois réellement certaine, c’est que ma main me démangeait fortement. Elle me démangeait de rentrer dans sa petite gueule d’arrogant. Mais je ne céderais pas à cette tentation. A la place, je l’imaginais juste pour pouvoir me sentir mieux, bien que je n’en fis rien. Me faire sortir de mes gonds, c’est ce qu’il a toujours tenté de faire. Et rares sont les fois où il y est parvenu. Me voilà donc devant toute la difficulté d’être parent d’un adolescent.

Je me décrispais d’un coup. Il me fallait juste l’avoir sur son propre terrain. C’est pourquoi, je pliais mes bras sur ma poitrine, la tête penchant légèrement de côté et mon regard ne quittant pas le sien.

« Oooh oui les pauvres petites patates. Mais je ne sais pas si je dois les plaindre elles ou toi. C’est quand même toi qui risque de te les prendre dans tous les orifices de ton corps si tu ne bouge pas ton cul de petit con de là. »

Le tout sur un ton décontracté, mais avec un petit sourire en coin. Et bien qu’en face j’avais du répondant, je ne montrais plus la colère qui bouillonnait comme de la lave, dans mes veines. Même pas lorsqu’il reprit la parole sur toutes les punitions qu’il écopait déjà. J’avais oublié qu’il était puni de téléphone, je devrais vraiment me faire une liste pour ne pas avoir l’air stupide.

« La mort ne serait que trop douce pour toi mon cher fils. Non, à la place, tu vas faire tout le ménage de la maison, sans ta baguette. Et je vais peut-être aussi songer à t’envoyer chez tes grands-parents pour les aider. Je suis sûr que ta grand-mère sera contente d’avoir quelqu’un pour lui masser ses jambes pleine de varices et que ton grand-père sera ravi d’avoir de l’aide pour mettre sa crème contre les hémorroïdes. »

Voilà deux choses qui devraient vite fait le ramener en mode « je suis un bon fils qui écoute ma maman ». Je connais assez Gregory pour savoir que ça va l’écoeurer rien que d’y penser. Et puis, franchement, je crois qu’il serait un piètre masseur, puisqu’il est plutôt dégouté à l’idée de toucher les autres. Les autres ne comptant pas son père dans le lot. Parce que je suis sûre que pour Fenrir, il n’hésiterait pas à le faire. Je devrais peut-être lui envoyer avec une étiquette collée sur le front « tu t’en occupe, il a hérité des trois quarts de ton caractère imbuvable ». Ca ne peut pas venir de moi, je suis la sagesse incarnée…

« Je te laisse le choix de ta punition si tu te bouge dans les dix secondes, que tu jette tes clopes et que tu me donne tes bières… Moi j’ai le droit de boire, je suis adulte. »

Théoriquement, c’est tout à fait vrai, mais techniquement, il ne vaut mieux pas. Je ne tiens pas l’alcool et Gregory en est la preuve vivante. Enfin, c’est ce que je m’efforce de croire, mais peut-être que j’aurais sûrement succombé à son père même sans avoir bu. Je crois que j’ai un goût très prononcé pour les bad-boys en généralement et les dingues en particulier. Le côté dangereux s’avère excitant et le bonhomme n’est pas mal fichu.

Je me rapprochais d’un autre pas, lui arrachant les chips des mains. Je ne comptais pas mettre ma menace à exécution. Lui fourrer tous les orifices par des patates en lamelle, c’est une chose très déplacée et douteuse. Mais j’ai appris, avec mon fils, qu’il faut le surprendre pour qu’il obéisse un minimum. N’est-ce pas à ce petit jeu, qu’il joue lui-même avec moi, pour obtenir gain de cause ?

De ma main de libre, je tapotais le cadran de ma montre, pour lui montrer que je ne plaisantais pas et qu’il avait plutôt intérêt à se lever. Mais entre nous, je ne sais pas si ma mère a plein de varices sur les jambes, ni même si mon père a des hémorroïdes. Sauf que Gregory ne sait pas que je bluffe sur ce coup-là. Dans mon intérêt, il vaut mieux pas que je laisse une faille, sinon je n’aurais absolument plus rien pour le tenir ce stupide adolescent.

« Je ne vais pas t’attendre toute la nuit, bouge-toi. On rentre ! »

Je ne comptais pas reprendre le chemin inverse bien gentiment. Non, il fait noir, il fait froid, les bois sont mouillés et je serais capable de tomber comme une conne dans la forêt. Il va transplaner avec moi et je ne lui en laisse pas le choix.
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Gregory Greyback
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Lun 31 Oct - 14:28

Tornado of Souls


    L'alcool et le tabac tuent lentement ? M'en fous, j'suis pas pressé. ⊹
    A chaque fois que je fais une connerie et que ma mère me tombe dessus, c’est moi qui obtiens gain de cause. J’arrive toujours à lui faire fermer sa bouche. Bon, je sais que c’est pas bien et que mes grands-parents n’arrêtent pas de lui dire, que s’il y avait un homme à la maison, ça ne se passerait pas comme ça. Mais ma mère sait qu’elle a interdiction de ramener un mec, autre que mon daron, sous notre toit. Alors quoiqu’il en soit, c’est moi qui gagne. Sauf là, peut-être…. Je ne m’étais pas attendu à ce genre de choses. Non, moi je croyais qu’elle allait vouloir me punir d’argent de poche, ce qui est déjà clairement le cas de toute façon.

    Non, sérieusement ? Ma mère est complètement frappée ma parole. Elle vient de me menacer de me fourrer aux chips. Au moins, elle était parvenue à me clouer le bec et ce n’était pas mon regard interloqué qui dirait l’inverse. Le pire, c’est que je n’étais visiblement pas au bout de mes surprises, puisque ma mère répondit à mon ironie, par des punitions écoeurantes. Je crois que si j’avais mangé un peu plus, j’en aurais vomi, rien que d’imaginer tout ça.

    « Aaah, maman t’es dégoutante. Ils mourront avant que je les aide à quoi que ce soit. Et sûrement pas à ce genre de trucs. »

    Entre les varices et les hémorroïdes, c’est presque logique que mes grands-parents soient des casses-couilles invétérés. Dire que je commençais par croire que le problème venait de moi, d’où leurs tronches de constipés à chaque fois qu’ils se radinaient. Finalement, je suis pratiquement rassuré, au moins même quand ils sont loin de chez moi, ils sont emmerdés… l’un dans tous les sens du terme… Pourtant, je n’étais pas très enclin à vouloir lâcher mes bières. Les chips si elle veut et si elle ne reste pas près de moi. A la rigueur les clopes aussi, mais les bières, là j’étais bien plus réticent.

    Je me relevais lentement, surtout m’assurant que j’allais pas me casser la gueule de la balançoire comme un demeuré. Et une fois debout, je lui mettais mon paquet de clopes dans la main, m’empressant de terminer de siffler ma bière ouverte, avant qu’elle me pique les autres.

    « Je peux pas en garder une ou deux ? …t’es vraiment pas sympa. Je suis sûr que papa lui, il me laisserait boire de temps en temps. »

    Casse-burnes moi ? Oui un peu. Je sais que ma mère n’aime pas quand je parle de mon père. Quitte à me faire piquer mes provisions autant que je la fasse chier un minimum. C’est donnant-donnant. Enfin, voyant qu’elle n’était pas prête de lâcher l’affaire et ne voulant surtout pas me retrouver chez mes grands-parents, je finissais par coopérer, non sans tirer la gueule. Et me connaissant, ma mère en aura facilement jusqu’aux prochaines vacances, avant que je décide à lui parler à nouveau. Ouais je suis un sale rageux, je l’ai jamais caché de toute façon, on ne peut pas me reprocher ça.

    Mais je n’avais même pas eu le temps de dire un seul mot de plus, qu’elle m’avait agrippé par le bras pour transplaner. Alors ça, c’était un coup bas. Je ne m’y attendais pas et à l’atterrissage dans le jardin, j’avais eu grand mal à parvenir à rester debout.

    « Oh t’es chiante, tu pourrais prévenir. Maintenant, j’ai la gerbe. »

    Ca se fait pas, j’ai même pas encore mon permis de transplaner quoi. Enfin, heureusement que je tiens mieux que beaucoup d’autres. Il parait que généralement, les premières fois, les gens tombent dans les pommes ou vomissent. Moi, je n’ai fais ni l’un, ni l’autre, mais ce n’est pas pour arranger mon humeur.

    « C’est de ta faute tout ça. Rien ne serait arrivé, si tu n’avais pas eu l’idée débile d’inviter tes emmerdeurs de parents quand je suis là. Tu sais très bien que ça ne va jamais avec eux et qu’ils me détestent. »

    J’aurais mieux fait de rester à Poudlard que de venir ici pour les vacances. Je n’allais pas l’attendre pour rentrer. J’ouvrais la porte à la volée, oubliant l’alarme à la con, qu’elle branche pour que je ne sorte pas la nuit. Et bien, je n’avais pas mis un pied à l’intérieur, que je ressortais déjà, les mains sur les oreilles. A force d’être en Ecosse à longueur d’année, j’avais pratiquement oublié que ma mère était une dingue.

    « Mais arrête ça bordel. »

    Ce n’est pas parce qu’elle est complètement bouchée, qu’elle est obligée de rendre tout le monde sourd. Je retirais mes mains avec beaucoup de méfiance, persuadé que ma mère était bien décidée à me trucider avec toutes ses conneries. J’entendais des bourdonnements, tellement cette foutue alarme m’avait gueulé dans les oreilles. Même que l’une de celles-ci sifflait presque.

    « T’essaye de me rendre aussi sourd que toi… »

    Je rentrais à l’intérieur cette fois, tentant de me remémorer ce qu’il pouvait encore me tomber dessus. Mais le chemin jusqu’à ma chambre, serait normalement sans plus d’embuches. Je me grouillais d’ailleurs de monter les escaliers, on ne sait jamais et une fois en haut, je filais dans ma chambre, laissant ma porte claquer, même si ma mère n’entendra sûrement rien.



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Madalina Funestar
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Mer 30 Nov - 10:14


Tornado of Souls
Pour conserver un minimum de crédibilité, je ne montrais pas que j’étais ravie d’être parvenue à écoeurer mon fils. Je me suis moi-même dégoutée, mais je n’allais pas non plus lui dire, espérant garder ma petite longueur d’avance. C’est qu’être mère n’est pas simple tous les jours. Quand ils sont petits, les enfants se font sans arrêt mal et il faut les garder à l’oeil pour éviter le pire. Quand ils sont grands, les problèmes grandissent avec eux. Leurs bêtises sont beaucoup plus dangereuses pour leur propre personne. Et être mère célibataire c’est encore pire que tout. On ne peut pas user de la menace « attends quand ton père va rentrer ». Qu’est-ce que je l’ai entendu celle-là quand j’étais petite. Mais moi, je dois me débrouiller toute seule. Je n’ai pas de croque-mitaine sous la main pour tenir mon fils à carreau.

Face à lui, je tenais à rester de marbre, sentant que j’allais bientôt pouvoir le ramener à la maison. Il finit d’ailleurs par coopérer en me donnant les cigarettes. Mais ce sale morveux termina sa bière, alors d’un geste agacé je sortis ma baguette pour faire disparaitre le pack. Je n’allais pas me le coltiner durant le trajet. Les chips suivirent le même chemin et je manquais de peu de m’énerver quand il parla encore de son père. J’aurais pas demandé mieux que son géniteur soit auprès de nous durant toutes ces années, mais c’était impossible. De un, le passé est passé, on ne peut pas revenir dessus, ça ne sert à rien de le remettre sur la table à chaque fois. Ce qui est fait, est malheureusement difficile à réparer. De deux, si Fenrir avait appris qu’il avait un fils lorsque Gregory était bébé ou même petit garçon, il lui aurait fait du mal. Je conçois que ce n’est pas un monstre, mais il s’agit d’un homme franchement pas tout net dans sa tête. Si j’avais eu un doute qu’il s’occupe bien de son fils, je l’aurais mis au courant. Alors que mon adolescent me le serve comme d’une défense à chaque fois, ça devenait lassant et même blessant à la longue. C’est pas moi la méchante de l’histoire.

« Bien sûr, c’est une certitude. Il aurait aussi été le genre à te mettre du whisky dans ton biberon de lait, quand tu étais bébé, pour que tu ne le réveille pas à n’importe quelle heure. Et j’ai tout à fait le droit de te pourrir la vie, c’est moi qui ai vécu neuf mois de déformation. Et c’est aussi moi, qui ai passé presque quarante-huit heure infernales en tentant de te mettre au monde. »

Je ne comptais pas lui laisser le temps d’en placer une, m’avançant d’un pas dans sa direction pour l’attraper par le bras et transplaner. J’aurais pu le prévenir..oui j’aurais pu. Mais je ne l’ai pas fait exprès pour qu’il ne s’y attende pas. Je peux bien me venger de tous ses piques quand même. Et une fois réapparue dans le jardin, j’avais la satisfaction de le voir complètement désorienté. Je ne cachais même pas mon petit sourire en coin. Mais celui-ci s’effaça rapidement quand il ouvrit de nouveau la bouche. Je n’avais qu’une seule envie, c’était de lui en coller une, mais heureusement pour lui je ne suis pas violente, tout du moins pas avec mon fils.

« Dégage dans ta chambre avant que je ne décide de voir de quelle couleur sont tes tripes. »

Je l’ai dit tellement calmement que s’en était pratiquement effrayant. Et si des voisins entendaient ça, j’allais encore passer pour la détraquée du coin. Mais je m’en fichais bien. Je parle comme je parle et si ça plait pas, et bien ils n’ont qu’à pas écouter. Pourtant, j’en avais oublié l’alarme et un nouveau sourire naquit automatiquement quand ce couillon d’adolescent reculait avec les mains sur les oreilles.

J’attrapais lentement ma baguette pour la lever en direction de la porte et stopper le bruit, que je n’entendais qu’à peine. Je ne relevais même pas sa dernière réplique, j’ai l’habitude à force. Puis, ma surdité est héréditaire, il aurait pu l’avoir. C’est grâce à son père qu’il ne l’a pas développé. Le gène de lycanthropie a été plus fort. Mais je ne vais certainement pas lui dire, déjà qu’il prend son géniteur pour un dieu et qu’il lui trouve toujours des excuses à tous ses agissements. Il ne manquerait plus que ça pour enfoncer plus le clou.

Je rentrais à mon tour, la porte se refermant derrière moi sur un coup de baguette. Et encore une soirée de gâchée. Je crois que la période de l’adolescence est de pire en pire avec les années, mais c’est juste pour punir les parents d’avoir été eux-mêmes cons au même âge. Sauf que là, c’est à la puissance dix au moins.

Je me laissais tomber dans le canapé, là où j'allais sûrement passer une bonne partie de la nuit. Qu’est-ce qu’il peut m’énerver ce Gregory aussi. A chaque fois qu’il me parle de son père, il me ruine les heures suivantes. Pas que je déteste Fenrir…c’est même l’inverse et c’est pour ça que ça me mine autant.
FICHE ET CODES PAR ILMARË
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