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Un prompt rétablissement ?

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Doyle Taylor
Dresseur de dragons
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Jeu 28 Juil - 17:36
Un prompt rétablissement
"Dés qu'il y a égo, il y a peur de perdre et quelque chose à défendre." Δ



Ses souvenirs étaient encore bien flous et il ne cherchait pas spécialement à se souvenir de son accident. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il s’est réveillé à l’hôpital avec l’impression désagréable de ne pas savoir où il se trouvait. Perdu dans ce lit, accroché à des machines, voyant parfois trouble, parfois rien du tout, alors que du mouvement se faisait autour de lui. C’était un bien horrible souvenir que de ne pas pouvoir se mouvoir comme à son habitude. Cloué sur un matelas et attendre après d’autres personnes pour des gestes du quotidien, un véritable enfer. Heureusement, Edwin l’en avait rapidement sorti après son réveil, le ramenant dans l’appartement qu’il partage avec Calvin. Les deux frères dormant dans le lit du cadet et l’oncle dans celui d’Edwin, c’était déjà beaucoup plus convivial que Sainte Mangouste.

Les jours passants et les semaines filantes, Doyle commençait à pouvoir tenir debout, même si sa jambe était toujours très douloureuse. Il ne pouvait s’appuyer dessus de toute façon, mais il se refusait d’utiliser une canne comme un vieillard. Il tentait de se débrouiller tout seul, s’offusquant dés que l’un de ses neveux voulait l’aider. Mais parfois, il ne pouvait faire autrement, n’étant pas encore totalement remis sur pieds.

Couché dans le lit, il attendait simplement que Calvin et Edwin quittent l’appartement. Ils avaient tous les deux cours aujourd’hui, ce qui arrangeait ses affaires. Doyle n’a rien contre les fils de sa soeur, mais quand ils ne sont pas là, il force un peu plus sur ses blessures, afin de récupérer plus vite. Car selon lui, c’est bien la seule manière de s’y prendre. Ce n’est pas un faiblard qui jette l’éponge facilement. Quand enfin, il n’y eut plus aucun bruit dans les pièces voisines, il sortit du lit et s’habilla rapidement. Le bandage épais à sa jambe, l’empêchait de pouvoir mettre jeans et autres pantalons en cuir, il devait se contenter d’un pantalon de jogging. Il ne chercha pas bien longtemps à lacer ses baskets, se contentant d’agiter sa baguette pour que le noeud se fasse seul. Un tee-shirt sans manche pour le haut, il s’en alla en boitant jusqu’à la cuisine, devant parfois faire une pause ou encore, prendre appuie sur le dossier des fauteuils, canapé, ainsi que bar et table. La cafetière encore chaude et pleine de café, lui facilitait la tâche, tout comme les quelques viennoiseries présentes dans un panier.

Doyle n’a jamais été de ces Sorciers qui aiment tout faire comme des Moldus. Les aliments de son petit-déjeuner, se déposaient sur le comptoir par magie. La cafetière remplissait un mug, le réfrigérateur lançait les oranges qui se pressaient d’elles-mêmes au-dessus d’un verre et un couteau gigotait pour beurrer une tartine. Se hissant avec grand mal sur un tabouret, le Dresseur de dragons commença son festin. Le logement était si calme et pourtant, ça ne semblait pas vraiment le déranger. Il est habitué à la solitude depuis bien longtemps, que ce soit pour son travail ou encore depuis la mort de sa femme. Il est quasiment toujours tout seul, ses enfants à Poudlard. Mais de là à dire qu’il s’agit d’un grand solitaire, il y a tout un monde. Il ne serait pas contre de déscolariser ses fils, pour les avoir auprès de lui chaque jour.

Comme elle s’était mise, sa table s’était également défaite seule, la vaisselle se faisant laver par une éponge, pendant que Doyle se prenait une douche. Il n’aimait pas cette situation, mais ce n’était pas tant vivre avec ses neveux qui l’embêtait, c’était plus le côté financier. Conscient que les deux étudiants ne roulent pas sur l’or, il ne voulait pas les laisser faire face à ses frais. Après s’être revêtu de la tête aux pieds, sans avoir à faire le moindre geste autre qu’un coup de baguette, il était parfait pour la suite. Xenos lui apportait son courrier et depuis son accident, il avait un paquet de cadeaux et autres lettres lui souhaitant un bon rétablissement. Mais si le hibou repartait les pattes pleines, c’était uniquement avec un ordre de virement, d’une belle petite somme dans les coffres de chacun des jumeaux de sa soeur. Et il profita aussi de la gentillesse d’une adolescente de l’immeuble, pour l’envoyer faire des courses. Des charges en moins incombants les grandes tatoués de la famille.

Un blessé normal se serait sûrement mis devant la télé ou au lit avec un livre, mais Doyle préférait s’entrainer. Il ne peut le faire en présence des occupants de l’appartement, qui l’en empêcheraient sans doute. Alors, il profite de leur absence pour faire apparaitre un punching-ball. Il nota que son bas-ventre était à présent, beaucoup moins douloureux que sa jambe. Un bon signe, c’était quand même la blessure qui avait manqué de le tuer. Se satisfaisant de cette simple idée, il commença son entraînement en frappant dans le sac, grimaçant parfois à cause son genou en miettes. Il ne se retourna pas en entendant quelqu’un taper à la porte et l’ouvrir doucement, s’imaginant que c’était la jeune fille qui revenait déjà avec les commissions.

« Tu as fait vite, merci. Pose tout dans la cuisine, je rangerais et tu peux garder la monnaie. »


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Alicia Rogue
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Mar 9 Aoû - 20:39



Un prompt rétablissement ?
Ft. Doyle Taylor


Contenant un taux de calorie pratiquement astronomique, les plats à emporter, fast-food et autres, étaient l'ennemi juré des régimes, ou d'une nutrition saine et équilibrée. C'était un point sur lequel s'accordaient tous les spécialistes. Ce n'était pourtant pas ce qui empêchait les amateurs du genre, d'augmenter leurs consommations. D'un autre côté, il fallait bien reconnaitre que ce travers était entretenu par notre société, qui n'avait pour but que de nous faciliter la vie, nous rendant apathique, ou tout bonnement prêt à pousser le progrès à l'extrême et aller toujours plus vite. Moins de problème équivaudrait à plus de temps libres. Un point défendable, selon certains. Pas pour Alicia, qui malgré un travail prenant et des horaires à la carte, ne cédait pas à cette lubie. Ou une fois de temps en temps, comme tout le monde. Alors certes, elle n'était pas la meilleure cuisinière du monde, ratait parfois ses plats, mais elle faisait toujours de son mieux. Étant donné qu'aucun décès n'était à constater dans leurs familles, elle trouvait le constat encourageant et de bon augure pour la suite. Pourtant, aujourd'hui, elle faisait une entorse au règlement, en suivant sagement la file qui la menait à un camelot regorgeant de plats chinois. Rien que d'y penser, ces papilles en salivait déjà, elle espérait que celle de son frère en feront autant. Parce que oui, elle y allait pour la bonne cause, pour faire plaisir à Doyle, ou en tout cas, pour manger un petit morceau en sa compagnie et prendre de ses nouvelles. Car quelque temps plus tôt, il avait été victime d'un accident qui aurait pu lui couter la vie, s'il n'avait pas hérité de sa condition de lycanthrope. Les médicomages avaient été formel, un humain de constitution n'aurait pas résisté aux chocs et aurait été balayé par le dragon.

Il n'empêche que son état avait été critique, au point de lui faire subir un coma artificiel. Alors autant dire que l'inquiétude avait été à son comble dans le camp Taylor-Rogue. Une angoisse qui avait réveillé chez elle, cette possibilité de le perdre. Habituellement, c'était aux ainés de s'inquiéter, surtout de par son propre métier, mais elle n'était clairement pas prête à subir sa disparition. S'ils n'avaient pas été très proche les dernières années, vivant à des kilomètres l'un de l'autre, ce n'était pas pour autant qu'elle reniait le lien fraternel les unissant. Son frère peu importe ses actes, ou le lieu du monde qu'il arpentait, gardait une place de choix dans son cœur. Une position qu'Alicia avait tenu à honorer, en arrivant rapidement à l'hôpital, une fois la nouvelle apprise. C'était d'ailleurs à son chevet, qu'elle avait recroisé la plupart des membres de sa propre famille. Là-bas, ses fils, sa fille, Wolfgang, Zakaria et de nombreux amis se relayait sans cesse, ne le laissant jamais seul. Enfin éveillé, remis sur pied, il avait pu tirer sa révérence grâce à Edwin, pour prendre la direction de l'appartement des jumeaux. De quoi panser ses plaies et se refaire une santé, au côté d'un medicomage qui ne risquait pas d'attenter à sa vie. Dans les conditions tendues du climat politique actuel, on n'était jamais trop prudent. S'extirpant de ces pensées, commande passée et reçue, c'était en direction de Londres que la matriarche transplana. Elle profitait d'une journée de relâche pour venir le voir. Il fallait bien avouer que depuis sa sortie de Sainte-Mangouste, elle n'en avait pas eu l'occasion, eh bien voilà celle d'y remédier. Réapparaissant dans une rue isolée, l'auror scruta les alentours, cherchant un signe de vie, laissant comprendre qu'on l'aurait vu. Mais il n'y eut aucun mouvement, ce qui eut le don de décrisper ces épaules et de la laissa reprendre dans une démarche beaucoup naturel.

Paquet fumant en main, elle pressa le pas pour atteindre l'immeuble de ces enfants et grimper jusqu'à leur demeure. Bien qu'ils n'aient de cesse de lui dire qu'elle était toujours la bienvenue chez eux et qu'elle pouvait passer à tout instant, elle préféra jouer la politesse et toquer la porte. Un geste qu'elle proscrit comme stupide. Si ces enfants étaient partis en cours, ou à toutes autres activités leurs convenant, Doyle devait être seul et peut-être par près de la porte. Ah moins qu'elle ne soit ouverte? Tentant sa chance, s'étant de toute façon signalée, elle la poussa. Là ou la cadette d'Alastar s'attendait à trouver son frère au repos, assis dans le salon, à une table, ou n'importe ou ailleurs, elle eut tout le loisir de le voir en pleine entrainement. Eh oui, le lycanthrope, vêtu d'un training, était occupée de faire son sport, tapant dans un punching-ball de toutes ses forces. Une vision inédite pour la brunette, qui oscillait entre le sourire amusé de le reconnaitre bien là, ou l'envie de l'enguirlander pour son imprudence. Évidemment, elle savait que son frère était un hyperactif. Il ne pouvait pas faire autrement que de bouger. Il avait le caractère d'un battant et devait le prouver, même en ces circonstances. Mais c'était une excellente chose que cette capacité de vouloir rebondir et de se projeter vers l'avant, il n'empêchait que s'il venait à se ré-ouvrir ces blessures, il aurait tout gagné! Perdue dans ce débat de pour ou contre, Alicia était restée immobile, devant l'entrée, le sac en main et le regard perdu. Elle raccrocha cependant très vite à la réalité quand Doyle reprit la parole, la confondant avec une autre, vu qu'il n'avait même pas pris la peine de se retourner.


-Oh tu sais, de toute façon, je comptais garder la monnaie...

C'était par ce ton rieur qu'elle avait remit les pendules à l'heure sur son identité. À ce stade, elle espérait bien qu'il n'avait pas besoin d'une confirmation visuelle pour savoir qui était vraiment dans la pièce. Parce qu'il n'était pas sans ignorer le son de sa voix, comme il le lui avait maintes fois répété, plus jeune. Brisant son immobilité, elle mit à profit un mouvement souple de hanche pour clore la porte et avancer à l'intérieur. Faisant comme chez elle, elle fit un crochet vers la table du salon, ou elle déposa le sac. Au vu de la quantité commandée, Alicia avait visé large, suffisamment large que pour pouvoir y manger à quartes. De quoi garantir le repas du soir aux jumeaux. Quoi qu'il en soit, elle se mit également dans l'idée d'ôter sa veste. C'était que l'hiver était toujours à nos portes et une écharpe et une veste étaient vraiment le strict minimum pour survivre à cette saison. Débarrassée de cet encombrant surplus, elle continua son mouvement vers l'avant, en direction de Doyle. Elle balaya les salutations verbales et passa directement au contact physique. Cela faisait un bien fou, surtout quand le reste de votre famille y était habituellement allergique. Allongeant un instant l'accolade, se moquant de la sueur, elle tenta d'y faire passer son contentement de le voir, en si bonne forme, sans avoir à le prononcer. Chose faite, se disant qu'il ne fallait pas non plus abuser des bonnes choses, elle se décala de lui, sourire aux lèvres.

-Tu vas nettement mieux à ce que je vois. C'est Edwin qui te pousse à reprendre le sport?

Si elle usait d'un ton affirmatif, cela restait quand même une question qu'elle lançait au principal intéressé. Tandis que le seconde point, n'était vraiment pas là pour remettre le feu aux poudres avec son ainé, pas du tout, c'était une manière détournée de lui demander si le musicien était au courant, et si il avait apposé son consentement. Un point nébuleux où Alicia formulait de nombreux doutes. Le lycanthrope serait parfaitement de ceux à n'en faire qu'à leur tête, peu importe les recommandations données. Son sourire s'agrandit à cette pensée, alors qu'elle s'adossa d'une fesse contre le canapé. Ses mains s'y posèrent par réflexe, alors que son regard ne lâchait pas sa silhouette, attendant sa réponse. Choisissant pourtant de partir du bon pied, souhaitant savoir si son choix avait été bon, elle fit un léger mouvement de tête en direction de ce qu'elle avait amenée.

-Chinois pour ce midi, ça te tente?

En même temps, que la réponse soit positive ou négative, il était un peu tard pour changer, mais que soit. L'intention était qu'elle avait voulu lui faire plaisir, passer un bon moment et manger quelque chose d'affreusement plus consistant que la ration, sans saveur, servie en hôpital. Au final, tout était bon pour passer un peu de temps ensemble. Surtout au vu de ce démarrage sur les chapeaux de roues qu'avait été ces premières semaines de Janvier. Croyez-bien qu'avec tous ce remue-ménages, ils en avaient besoin.


Let the skyfall, when it crumbles
It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do..•°¤ Mags.

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Doyle Taylor
Dresseur de dragons
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Mar 27 Sep - 18:49
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Il existe plusieurs sortes de patients, mais deux grandes catégories se démarquent toujours des autres. Ceux qui se laissent aller, préférant rester dans leur lit, à se faire plaindre et servir par leurs proches. Et de l’autre côté, il y a ceux qui en font toujours trop. Trop tôt sur pieds, trop tôt au travail et dans le cas de Doyle, bien trop tôt aux sports, d’autant plus quand il s’agit d’activités aussi dangereuses que le combat. Mais il a toujours eu ce caractère de battant, qu’il doit principalement tenir de son père. Et ce détail de sa personne n’a fait qu’accroitre avec la lycanthropie, le rendant encore plus tenace qu’il ne l’était. Ce n’est pas le seul point de son caractère qui a été amplifié, mais Doyle se garde bien de le faire savoir. D’un naturel généralement posé en apparence, c’est seulement un faux calme.

Mais cette fois, il avait besoin de se défouler un peu. Le lit à longueur de temps, ce n’est pas son truc, sauf s’il est bien accompagné. Et tout ça, c’est seulement pour ses fils qu’il le fait. Il est le dernier parent qui leur reste, il n’a pas l’intention de se laisser glisser vers le bas. Sans lui, ils n’auront plus aucun repère. Il pense notamment à la lycanthropie de Wolfgang, mais aussi Zakaria. Oh non que Doyle n’est pas dupe, il sait bien que l’aîné de ses garçons se trouve sur la pente glissante et que pour son fils, il représente son pilier, pour ne pas sombrer entièrement. Le Dresseur de Dragons n’a juste pas le droit de faillir, même si beaucoup le feraient à sa place.

La veille, il avait pris le temps d’étudier les plannings respectifs de ses neveux, afin de s’assurer qu’il ait le champ de libre pour quelques heures, voir même la demie journée, si ce n’est plus. Il ne s’attendait donc pas à de la visite, si ce n’est la petite voisine qui revenait des courses. Alors en entendant la voix de sa soeur, il s’arrêta d’un coup dans son mouvement, manquant de peu de se prendre le punching-ball en pleine tête. Il ne stoppa le gros sac noir qu’en l’entourant de ses bras.

Après un moment d’hésitation, Doyle se retourna pour s’assurer qu’il s’agissait bien de sa cadette. Depuis son réveil à l’hôpital, il a parfois eu des hallucinations, autant visuelles qu’auditives.

N’étant pas tellement en état de marcher correctement, il laissa sa soeur venir à lui, même si c’était pour une accolade, qu’il lui rendit plus ou moins maladroitement. Il y avait toujours le risque de lui dégringoler à moitié dessus. Et également, depuis sa transformation, le Dresseur de Dragons a de plus en plus de mal avec ces démonstrations d’affections. Mieux vaut écourter les choses.

« Si j’écoutais Eddie, je ne pourrai même pas sortir du lit. »

Techniquement, il ferait sans doute mieux d’y rester ou au moins, tenter d’en sortir lorsque l’un de ses neveux est présent, pour l’aider, mais Doyle est connu pour n’en faire qu’à sa tête. Il tenta d’ailleurs de se mouvoir un peu en direction de la table, se maintenant au mur pour avancer, en boitant de sa jambe bien abimée.

L’odeur des plats à emporter arrivait déjà jusqu’à lui et Alicia s’empressa de lui demander si ça le tentait. Pourquoi pas après tout ? Il avait bien envoyé la voisine faire des courses, mais le temps qu’elle ne revienne et surtout de préparer quelque chose, l’heure du repas serait d’autant plus repoussé. Et puis, il est bien rare que Doyle se mette à la cuisine, généralement, il se contente de commander des pizzas. Et l’avantage d’être un loup-garou, c’est que la viande il n’a plus besoin de la cuire, ne perdant ainsi pas de temps. Sauf quand Zakaria se trouve être présent. Il ne peut pas forcer son fils à manger un truc cru quand même.

« Pourquoi pas. »

Il se dirigea vers la table, aussi bien qu’il le pouvait. Si pour beaucoup, ces quelques mètres seraient fait sans vraiment y penser, pour lui c’était bien plus compliqué. Mais il n’était pas du genre à demander de l’aide. Il n’était même pas du genre à accepter que quelqu’un l’aide.

Une fois arrivé à destination, il se laissa tomber sur une chaise, tournant la tête vers sa soeur.

« Je force seulement pour pouvoir rentrer chez moi. La pleine lune approche, je n’ai pas envie de mettre les jumeaux en danger. »

Même s’il sait qu’autant l’un que l’autre, ils ne le laisseront pas partir aussi facilement. Ils sont si têtus, que parfois le Dresseur de Dragons a l’impression de se retrouver face à lui-même.

Mais avant qu’il n’ouvre de nouveau la bouche, la petite voisine venait de toquer quelques coups, pour entrer avec les courses. Elle se dépêcha de tout déposer dans la cuisine et ne pouvant pas s’en empêcher, Doyle la remercia en agrémentant ses paroles d’un clin d’oeil.

« Merci ma belle. »

L’adolescente était bien heureuse et ainsi, il s’assurait qu’elle revienne le lendemain pour refaire quelques courses pour lui. Personne ne pourrait lui jeter la pierre, il ne faisait rien de mal.
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Alicia Rogue
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Dim 6 Nov - 11:48



Un prompt rétablissement ?
Ft. Doyle Taylor


Sentir son cœur battre un peu plus vite, savoir ces pensées éparpillées aux quatre coins du globe, bien loin de votre corps et ressentir cette petite pointe d'angoisse, d'anxiété en continue, était autant de signe démontrant une inquiétude. Un état déplaisant qui n'apparaissait jamais au hasard, uniquement lors d'un stress important. Hors des situations délicates, ce n'était pas ce qui avait manqué en ce début d'année. Bien au contraire, elles avaient été légion, une sacrée panoplie de cas désastreux. Heureusement, certains s'étaient résolus d'elle-même tel l'accident de son frère, Doyle. Mais ce n'était pas pour autant que sa guérison n'avait pas inquiété sa sœur. Parce qu'ils le veuillent ou non, ils étaient liés par le sang, par le biais de cette fratrie qui était là leur, alors même si la vie et les évènements de ces dernières années les avaient éloignés, jamais elle ne pourra anéantir cette enfance commune et se soutient fraternelle. Du moins pour son cas. C'était en souhaitant honorer ce qui faisait leur relation et surtout pour prendre des nouvelles de sa convalescence qu'Alicia avait pris la direction de l'appartement des jumeaux où il se trouvait, après un petit crochet par le ravitaillement, midi approchant. Depuis sa sortie d'hôpital, d'autres problèmes lui était tombé sur le coin de la tête et son travail avait rempli les heures restantes, ne lui laissant guère de possibilité de passer, elle avait voulu effacer cela. Se retrouvant rapidement devant la porte d'entrée, la matriarche des Rogue avait voulu la jouer polie en toquant à la porte avant de se résoudre à l'ouvrir, se disant que c'était un peu idiot. Son frère était-il en état de marcher ? C'était toute l'inconnue. Un instant de doute balayé, carrément pulvériser, une fois l'encadrement de la porte passée. Là où elle ignorait son état d'avancement, elle avait retrouvé son ainé, en tenue de sport, occupé de se défouler sur un sac, n'écoutant certainement pas la moindre recommandation d'Edwin. Il fallait pourtant reconnaitre qu'elle le reconnaissait bien là...

Doyle était un véritable battant, un dure à cuire, qui ne se laissait pas abattre et refusait souvent les mains tendues, que ce soit par ego, pudeur ou elle ne savait quelle raison. Bizarrement, il lui semblait que ce cas devenait une généralité à l'ensemble des personnes qui entouraient sa vie. Hésitant entre le sourire et l'engueulade, telle une mère face à son enfant, elle joua de silence et se contenta d'aller le saluer, trop contente sans doute de le retrouver en si bonne forme, ou en tout cas, celle qu'il laissait entrevoir. Ne pouvant pourtant pas s'empêcher de le faire, la brune avait ramené la conversation sur l'accord du médicomage qu'il n'avait de toute façon pas, comme il se pressa de lui confirmer. Son regard noisette accrocha sa silhouette encore bien immobile avec un léger sourire en coin, mi-réprobateur, mi amusé. Avec une tête de mule pareil, on pouvait difficilement faire mieux, mais sans doute se connaissait-il mieux que personne. C'était sa condition de lycanthrope qui l'avait sauvé d'une mort certaine, merlin seul sait les autres avantages constitutionnels qu'il pouvait en retirer. Autant y voir le positif, après tout, vu que c'était un fait immuable. Ne souhaitant pas commencer sur une mauvaise base, surtout après si longtemps, Alicia avait préféré amener la conversation sur le repas chinois, auquel il sembla partant de goutter. L'auror ne manqua pas une miette de sa difficulté à se mouvoir, il boitillait et cette simple distance semblait pour lui un parcours du combattant. Son regard se fit réprobateur, tandis qu'elle sortait du sac l'ensemble de ce qu'elle avait acheté, faisant venir magiquement assiette et couvert pour commencer à faire le service. Elle n'eut le temps de répondre que Doyle enchainait déjà, signalant que c'était nécessaire. Elle s'arrêta un instant, couvert en main, avant de plonger son regard vers lui.


-Doyle, tu sais très bien qu'aucun d'entre eux ne te laissera partir sans que tu sois remis sur pieds. Ils s'inquiètent pour toi et ils veulent simplement t'aider. Alors forcer est une chose, te blesser à nouveau en est une autre. Regarde comment tu es revenu jusqu'à cette table. Laisse le temps au temps... Mais il avait raison sur un point, la pleine lune approchait. Et il ne pourrait pas rester enfermé ici, où il risquait de faire bien trop de dégâts, mais au lieu de parler de potentiels dommages collatéraux, c'était une tout autre question qui sortit de ces lippes... Tu crois que ça ira à la pleine lune? Je veux dire, les loups n'ont pas vraiment la même constitution. Certes, ils sont mieux fournis pour résister à la douleur, mais tu ne vas pas te faire encore plus mal?

La question pouvait paraître ridicule, ou complètement maladroite, mais Alicia ne savait pas vraiment comment la formuler et la curiosité avait repris le dessus. L'ancienne Serdaigle qu'elle avait été restait une curieuse infatigable et une assoiffée de réponse. Puis, il fallait se rendre à l'évidence, les sorciers connaissaient très mal les lycanthropes. Le monde ne savait d'eux que ce que pouvait en dire les bouquins, les personnes les ayant observés, mais tout y était biaisé. Nombreux étaient ceux à les craindre, à répugner les côtoyer, à vouloir les éviter, à ne pas souhaiter leur donner du travail, alors qu'ils n'étaient loup qu'une fois par mois. Qu'est-ce qu'une douzaine de jours dans l'année? Franchement, trois fois rien! Côtoyer Lupin, d'abord, avait fait ôter cette crainte, savoir que son frère et un de ses neveux avait subi le même sort, l'avait rendu plus curieuse. Qui mieux qu'eux pouvait répondre à cette question. Puis, c'était une forme d'inquiétude. Il était blessé, mais son corps allait devoir s'adapter, ses os allaient sans doute se mouvoir pour prendre la forme de l'animal, alors ne risquait-il pas pire encore? Certes, il ne pourrait rien contrer, qu'il le veuille ou non, il se transformerait, mais autant le savoir, non? Sauf qu'il n'eut pas le temps de lui répondre que la porte d'entrée s'ouvrit sur une jeune fille bien charmante, les bras chargés de course. Ah voilà, maintenant elle comprenait pourquoi il l'avait confondu, il avait demandé à la petite voisine de faire quelque course pour lui. Une aide mutée en bonne action et un premier travail et des galions pour la petite toute contente, qui repartait chez elle. Elle termina de distribuer les plats et s'assit à la table avant de reprendre taquine.

-Tu me confonds vraiment avec elle? Tu sais ça fait longtemps que j'ai passé l'âge jupe plissée, queue-de-cheval... La femme de Severus agrandit son sourire avant de jeter un regard à ce qu'elle avait amené. Et tu ne pouvais pas le demander aux jumeaux? Ou m'envoyer un hibou?

Ce n'était pas un reproche, juste une constatation. Beaucoup de monde s'était inquiété pour lui, en priorité ses propres enfants, sortit exceptionnellement de Poudlard pour aller le voir. La future quadragénaire reporta son regard vers son plat en silence. Il y avait tellement de choses à dire, ou à expliquer, depuis le temps, qu'elle ne savait pas vraiment par où démarrer. Alors elle s'était contentée d'un simple sourire et d'un bon appétit avant de piquer quelques nouilles agrémentées de poulet. Autant le manger chaud pendant que cela l'était encore, Calvin et Edwin n'auront cas les réchauffer au soir. Cependant, elle savait aussi que malgré tout ce qu'elle pourrait dire ou faire, il continuerait à n'en faire qu'a sa tête et qu'une fois qu'elle repartirait, il reprendrait exactement où il était. Alors après un regard au sac, elle le ramèna vers lui.

-Si tu veux à ce point reprendre le sport, pourquoi ne me l'apprendrais-tu pas? Je ne suis pas l'adversaire rêvée, mais au moins je suis sur que tu ne feras pas d'imprudence et j'ai ma journée. Qu'en dis-tu?

L'idée était autant pour lui que pour elle. Ce n'était pas dénué d'intérêt et puis pourquoi pas. Alicia savait parfaitement bien se défendre avec une baguette. Sa formation d'Auror et les nombreuses années écoulées depuis lors, le lui avait largement prouvé. Auquel cas, cela ferait longtemps qu'elle serait entre quatre planches, mais une fois celle-ci ôtée, la réalité était tout autre. Elle était loin d'avoir le gabarit du sorteur, de l'armoire à glace qui vous faisait reculer et tout combat rapproché était peine perdue. Elle en avait déjà pris conscience plusieurs fois, notamment pendant la Nuit Rouge lors de la confrontation avec Bellatrix. Ou encore avec Levinson. Alors pourquoi ne pas apprendre à se défendre de cette manière? L'idée de l'héritage sur ce point n'était pas bête et elle l'avait trouvé intéressante et si en plus, cela pouvait rendre l'entrainement de son frère moins imprudent, pourquoi pas. Puis en cas de problème, au moins, elle sera présente. À voir ce qu'il en dirait.


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Doyle Taylor
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Mer 22 Fév - 15:07
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En ce qui concerne la lycanthropie, Doyle ne l’était pas depuis assez longtemps pour savoir comment il risquait de la vivre en étant blessé. Sans doute que pour le savoir, il devrait interroger un loup-garou qui a de la bouteille dans le domaine, un peu comme Fenrir Greyback ou encore Remus Lupin. Mais ce n’était pas en restant dans l’appartement de ses neveux, qu’il allait pouvoir le savoir. Et il faut être honnête, Doyle peut être un sacré con quand il s’y met. Borné, totalement imprudent lorsqu’il s’agit de sa petite personne, mais jamais il ne voudrait faire de mal à l’un de ses neveux. Les deux malabars tatoués sont comme ses propres gamins. Alors rester plus longtemps dans ce logement, c’était totalement impensable pour lui. Pour faire simple, il en crèverait s’il venait à blesser l’un ou l’autre. Le but de la manœuvre est donc de se remettre sur pieds le plus vite possible, afin de pouvoir partir au plus loin d’eux, pour vivre la pleine lune sans risque.

Son point de vue ne devait pas être si absurde que ça au final, puisque sa sœur ne trouva pas grand-chose à lui dire pour le faire entendre raison. Mais bien que le souffle coupé de par son entrainement, le dresseur de dragons tenait quand même la conversation, autant qu’il le pouvait.

« Je dois dire que je ne me suis jamais vraiment posé la question. Mais pour être franc, je préfère prendre le risque de me blesser pendant la transformation, plutôt que de rester ici et de blesser l’un des jumeaux. Et ce n’est pas comme si j’avais le choix. »

Blesser ou pire. Mais malgré le fait qu’il fasse toujours le gros dur, Doyle s’évertuait à ne pas penser à un scénario plus sombre concernant ces neveux. En même temps, c’est vrai que même s’il le souhaitait, il ne pourrait pas sauter une transformation pour cause pour cause d’aggravation de blessure imminente. Tant pis, il ferait avec. Il ne s’agira que d’un mauvais moment de plus à passer. Ce n’est pas comme s’il n’était pas habitué à force de se foutre dans le pétrin. Ce nouveau millénaire ne semble pas vouloir lui laisser de répit.

Mais la petite voisine revenait déjà, coupant court à la conversation. L’aîné des deux Taylor ne voulait pas prendre le risque que sa lycanthropie ne soit apprise par une tierce personne. Les loups-garous ne sont pas vraiment acceptés dans cette société. Les gens ont peur. Et quand les gens craignent quelque chose, ils tentent de le détruire. Il n’y a qu’à regarder ce que les Moldus faisaient à celles qu’ils pensaient être des Sorcières, il y a de cela bien des années maintenant.

Un sourire étira les lèvres de Doyle quand la jeune femme s’en alla et que sa sœur reprit la parole tout en continuant de servir le repas.

« Jupe plissée et queue-de-cheval, après tout t’es mariée à un Prof’, c’est certainement l’un de ses fantasmes. »

Il accentua ses propos d’un clin d’œil et d’un sourire en coin. Commençant à attraper quelques bricoles à manger, avant de réellement s’attaquer à son plat. Alicia lui posa cependant une colle. Dans chaque famille, il y a un sujet –ou plusieurs- de délicat. L’envol des jumeaux en fait partie pour les Taylor-Rogue.

« Calvin et Edwin auraient refusé. C’est pour eux tout ça. Ils m’hébergent et se sont occupés de moi quand je ne pouvais pas le faire. En contrepartie, je leur simplifie un peu la vie en leur payant leurs provisions et en faisant quelques rallonges. »

Ce qui évite aux garçons d’utiliser le sortilège d’oubliette à la moindre difficulté, que ce soit concernant les loyers en retard ou pour les courses qu’ils ne peuvent pas payer. Mais sur ce point, Doyle préférait ne pas en parler. Peut-être que sa sœur n’est pas au courant des agissements de ses gamins. Et dans ce cas, mieux vaut qu’elle ne le sache pas. Les gosses d’une Auror qui agissent de la sorte, ça fait tout de suite désordre.

Au détour du repas qui commençait seulement, le grand frère s’étonna de la proposition de sa petite sœur. Il eut même manqué de peu sa bouche, faisant tomber des nouilles sur la table, tant il avait été étonné. Soit Alicia se moquait de lui ou soit elle était réellement sérieuse dans sa proposition. L’un ou l’autre, c’était effrayant et ce n’était pas les yeux aussi ronds que des billes, qu’affichait l’aîné qui allait prouver l’inverse sur son étonnement.

« T’es sûre de toi ? Tu ne vas pas te mettre à piquer une crise si tu te casses un ongle ? Tu ne prétexteras pas que je t’ai accidentellement tirée les cheveux ? Et tu ne vas pas remettre sur le tapis l’époque où je te faisais manger de l’herbe, pour tenter de me faire culpabiliser afin que je te laisse gagner ? »

Mais en voyant que sa sœur semblait vraiment sérieusement, il ne pouvait plus se permettre de se moquer, même gentiment.

« Quand je vais dire ça à tes fils. »

Finit-il de la taquiner, bien que c’était aussi une façon de lui montrer qu’il acceptait la proposition.

©️ GASMASK


HJ : toutes mes excuses pour le délai
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Alicia Rogue
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Lun 13 Mar - 19:00



Un prompt rétablissement ?
Ft. Doyle Taylor


Pourquoi devait-il toujours y avoir des disparités, des laisser pour comptes et des existences réduites à néants. Pourquoi dans une société aussi évoluée que la leur, la différence et le rejet devaient persister, telle une norme indémodable, une habitude immuable. C'était ridicule et stupéfiant, voir carrément effrayant. Surtout que le monde magique était peuplé de créatures intelligentes, comme les centaures, ou les gobelins alors pourquoi craindre les lycanthropes. Pourquoi se sentir démuni et anxieux face à eux, face à des sorciers subissant leurs sorts. Pour Alicia, cette interrogation avait viré à l'incompréhension. Elle ne parvenait plus à saisir pourquoi des êtres se disant civilisé agissaient encore ainsi. Les loups-garous étaient des hommes, la plus grande majorité du temps. Alors évidemment, l'inconnue faisait toujours peur, l'incertitude était grande et leurs dangerosités reconnues, mais ce n'était pas une raison pour condamner l'être humain qu'ils étaient. Non vraiment, c'était au-delà de ses compétences. Mais il fallait quand même reconnaitre que l'ancienne Serdaigle avait eu le temps de se faire son propre avis sur cette condition, vu qu'elle avait touché ses camarades d'école et sa famille. Quoi qu'il en soit, cette capacité hors normes, tantôt vue comme un don ou une malédiction selon celui qui en était affligé, venait de sauver la vie de son frère. Partant de ce postulat, elle n'en avait vraiment rien contre, elle remerciait même cette chance, car elle n'était vraiment pas prête à perdre un membre de sa famille. Puis de toute façon, elle était sûre que même sans ce petit coup de pouce constitutionnel, son aîné s'en serait sorti. Moins bien, mais il l'aurait fait. C'était une tête de mule, battant qui ne lâchait jamais le morceau, il aurait remué ciel et terre pour ne pas abandonner les siens, ses enfants, alors elle était certaine qu'il se serait accroché jusqu'au bout. Et le moins que l'on puisse dire, c'était que son analyse visait en plein dans le mille.

La sœur Taylor en avait la preuve vivante en voyant Doyle se déchainer comme un beau diable sur un sac d'entrainement, faisant tout son possible pour se rétablir au vite et s'esquiver de l'appartement des jumeaux avant la pleine lune. Et ce même si cette volonté allait à l'encontre des recommandations médicales fournies par Edwin. Alors si elle savait qu'elle ne devait pas l'encourager à se blesser, ni mettre la calèche avant le sombral, elle ne pouvait pas lui reprocher ce fait. Elle comprenait parfaitement sa motivation et son but. À tel point qu'elle abandonna l'idée de se la jouer moralisatrice pour s'intéresser à ce qui risquait de lui arriver à la prochaine pleine lune. Comme dit avant, ils n'avaient que peu d'informations à leurs dispositions et ce n'était pas dans les bouquins qu'elle trouverait la réponse. Puis, c'était une manière bien à elle de lui prouver qu'elle s'inquiétait de son sort, même si sa présence en soi en était une preuve suffisante, du moins à ses yeux. Ils n'avaient pas toujours été très proches ces dernières années, mais ce n'était pas pour autant qu'elle se désintéressait de lui ou de ce qui pouvait lui arriver, bien au contraire. Continuant de déballer ses achats, elle finit par relever son regard vers lui, quand il reprit la parole signifiant en d'autres mots qu'il n'en avait pas la moindre idée, mais qu'il s'en fichait. Sa tête s'était doucement penchée sur le côté et une grande respiration venait de sortir de ses lèvres, sauf qu'une fois encore, elle ne trouvait rien à redire. Ou plutôt elle hésitait. Elle avait bien une pensée qui allait dans le sens de la potion tue-loup et qui permettrais à son frère de vivre sa transformation, bien gentiment logé dans une pièce, inoffensif...Sur le cas de la mixture, Alicia était pratiquement certaine de réussir à convaincre son mari de la lui fournir, ou même Edwin, ou Selena, par le biais d'un guérisseur de Sainte-Mangouste, mais elle n'était pas certaine qu'il le prenne bien. Certains la recherchaient à tout prix, d'autres l'évitaient comme la peste et il fallait bien reconnaitre que son nouveau statut de loup n'avait pas été le principal trait de leurs conversations récentes. Le retour à la normale et la vie de ses neveux avaient primés, peut-être à tord.


-Non c'est vrai, tu n'as pas le choix, mais tu n'as besoin que de t'éloigner du centre de Londres, pas d'être opérationnelle à cent pourcents. Je suis sur qu'ils peuvent t'aider à trouver un endroit ou aller. La cabane hurlante, peut-être? Ou alors, tu as la potion... Bien que je ne t’aie jamais demandé si tu l'utilisais? Enfaite, je ne t'en ai pas demandé beaucoup là-dessus, pour être honnête. A ma décharge, je n'ai pas abordé se sujet, parce que je supposais que tu ne souhaitais pas en parler...?

L'esprit aiguisé des aigles venait finalement de parler. Sauf que contre toute attente, la matriarche des Rogue ne posait pas là un constat, ni un jugement sur lui. Qu'il la prenne ou non ne lui changerait pas sa vie, ni sa façon de voir le dresseur des dragons. Elle savait au fond d'elle, qu'il ferait toujours le maximum pour éviter de blesser des innocents, de simples passants, ou de pauvres égarés en mauvaises postures, alors qu'elle mal y aurait-il à laisser tout couler juste une nuit? Aucun, c'était à présent sa nature. Puis sa curiosité refaisait surface, elle souhaitait ouvrir la conversation, retrouver leurs discussions d'avant et peut-être même essayer de combler quelques brèches du temps. Le tout en lui offrant de la compagnie. Sauf que son ainé ne semblait pas avoir besoin d'une bonne âme pour s'occuper de ses affaires, il y arrivait visiblement très bien tout seul, vu qu'il avait engagé une jeune fille de l'immeuble pour lui réaliser ces courses. Une arrivée qui tombait à point nommé, pour permettre à Alicia de comprendre pourquoi il l'avait prise pour une livreuse, revenant de mission. Néanmoins, mis à part le timing, la ressemblance s'arrêtait là entre elle et la jeune fille. Fut un temps où oui elle lui avait ressemblé, mais Poudlard et la jolie cravate de Serdaigle, s'était loin derrière elle. Tellement loin en cet instant que s'en était une véritable gifle. Heureusement, la brune était bien décidée de le prendre avec le sourire et tout en s'installant à table, elle ne put s'empêcher d'en rajouter une petite couche, le regard malicieux et amusé, feignant l'innocence. La feignant seulement et compter sur Doyle pour avoir saisi l'allusion, car la réplique ne tarda pas, lui arrachant un sourire énigmatique. -Avouez que textuellement parlant c'était pourtant un peu glauque pour toutes les adolescences de Poudlard -

-Serpentard de surcroit, alors je devrais peut-être ajouter la couleur verte?! Tu me prêterais la cravate de ton ancien uniforme? Demanda-t-elle avait un petit quelque chose de mutin dans la voix, tout en attrapant un des paquets pour faire le service, avant d'ajouter cette fois plus sérieusement. Non crois-moi, tu ne veux pas savoir...

Oh non, il ne voulait pas savoir et ça s'en était presque une certitude. Quoique. Quand on voyait la nonchalance de ses enfants, enfin surtout Calvin, sur les mœurs débridées ça pouvait porter à confusion, mais là encore ce n'était pas sur. Puis de toute façon, elle ne tenait pas à étaler ce qui était leur vie privée à tout bout de champ. Alicia partait du principe que cela ne regardait qu'eux et personne d'autre. Ce n'était déjà pas simple, tout courts, au vu de leurs métiers respectifs et des problèmes à la pelle, alors il était inutile de compliquer la donne avec des rumeurs en tous genres. Enfin, elle était restée dans la bonne humeur et la boutade sans le moindre problème, même si elle revenu à la réalité en prétextant qu'il aurait pu les prévenir eux, plutôt qu'une parfaite inconnue. Mais il préféra une nouvelle fois la jouer solitaire en expliquant que c'était une sorte de prêté pour un rendu, en remerciement de ce qu'ils avaient fait pour lui. Ça ce n'était pas le problème, mais il aurait pu faire cela tout en demandant à l'un d'entre eux. Bien qu'au final, il y avait peu de chance, pour son cas, qu'elle lui fasse payer quoique se soit s'il lui avait demandé de ramener quelque chose. Mais c'était sans doute plus que quelques courses, même Edwin avait finalement avoué que ce n'était pas simple tous les mois et que c'était même la raison pour laquelle il venait faire ses emplettes au manoir Rogue, plutôt qu'ailleurs.

-Je ne les laisserais pas à la rue, tu sais..

Cette fois, c'était un peu réprobateur. Devait-elle prendre l'allusion qu'elle les laissait se débrouiller sans se préoccuper de quoique se soit? Pas vraiment, mais ils étaient tous les deux trop têtu et fier que pour venir demander de l'aide et non c'était vrai, elle ne faisait pas le vigile constamment pour venir voir si cela allait ou non. Elle préférait leur signaler que sa porte était toujours ouverte, que se soit pour un repas ou pour autre chose. Enfin là n'était pas la question, niveau caractère fort, il y en avait à revendre dans cette famille vu que c'était le cas de tout le monde et de son frère aussi. D'ailleurs, elle avait la quasi-certitude qu'une fois qu'elle aurait plié baguage pour vaquer à ses occupations, il allait se remettre à son activité sportive, quitter à forcer. Hors pour contrer cet excessif entrainement et veiller sur lui de manière détournée, Alicia ne vit qu'une seule solution : Y participer! Qu'il lui apprenne ces méthodes moldu, qu'il s'entraine avec elle. Même si la proposition semblait surprenante et spontanée, elle était pourtant tout réfléchie, ne comprenant que des bénéfices. Sous sa surveillance et en l'aidant elle, il forcerait moins, elle serait là en cas de problème et ils pourront partager un peu de temps ensemble. Auror réputée, plutôt douée dans son métier, l'histoire n'était pas pareille sans baguette. Élancée et pas bien épaisse, elle ne faisait vraiment pas le poids, autrement. Non, l'idée était parfaite et sa détermination farouche. Ce fut d'ailleurs un regard décidé qui se heurta à la stupéfaction de Doyle, qui bouche ouverte, eu bien du mal à reprendre. Trop abasourdi, il le prit comme une boutade, la chambrant légèrement. Un sourire en coin s'étira sur ses lippes quand il parla de ses ongles. Avait-elle à ce point l'air d'une fille aussi superficielle? Franchement elle en doutait. Mais la suite la fit réellement sourire, notamment en ramenant sur le tapis leurs bêtises enfantines et leur guéguerre fraternelles, avant d'arriver au summum en lui rappelant une hypothétique possibilité de s'en tirer à bon compte.

- Je ne te promets pas de m'en sortir comme une chef, mais je suis sur que je peux éviter d'être une gamine en pleine crise. Puis ne t'inquiète pas, la terre, l'herbe ou ma poupe décapitée, c'est de l'histoire ancienne, il y a prescription. Tu ne risques rien.

C'était plutôt elle qui prenait un risque en lui lançant cette proposition. Parce qu'Alicia n'y connaissait rien. Alors à tous les coups, c'était Doyle qui allait avoir facile de la mettre au tapis. Surtout qu'elle ne deviendrait pas une duelliste de son niveau en quelques minutes, ni en quelques heures, mais elle serait toujours mieux se défendre qu'un sac inerte. Tant qu'elle ne rentrait pas couvertes de bleus et les côtés brisés, ça l'arrangerait. Il ne manquerait plus qu'on lui demande ce qui s'était passé et personne ne voudra la croire. Enfin, il semblait que la surprise se dissipait peu à peu et qu'il prenait conscience de son choix et surtout qu'il l'acceptait. Elle se permit de reprendre une autre bouchée de nourriture et de l'avaler avant de répliquer.

-Ils ne te croiront jamais. D'ailleurs toi non plus tu n'as pas l'air de le croire... Ou alors ils viendront à ma porte avec un pack de glace, pour faire dégonfler les bleus?

Le premier choix semblait pour le moins le plus logique, bien qu'après tout ça ne serait pas vraiment étonnant de sa part, même si elle n'avait pas montré cette envie plus tôt. Quoi qu'il en soit, elle avait le sourire aux lèvres. Bien sagement, elle s'attela dans un premier temps à manger son repas, quitte à reprendre des forces avant de commencer, autant le faire dans les règles de l'art.

-Je dois quand même te prévenir que je n'y connais pas grand-chose, alors il va falloir que tu reprennes du début, mais je suis tout ouïe.

À lui de voir où il voulait commencer.


Hj: Ne t'inquiète pas


Let the skyfall, when it crumbles
It's not that she's born brave. It's not that she's born strong. It's that the universe has decided this one will have the grit and fire and steel in his blood. She will face trial after trial, be broken and damaged in countless ways. But this one? Oh, this one was born to fight. It's what she knows, it's what she does best. It's all she can do..•°¤ Mags.

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