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Alastar Taylor
Consultant au ministère
Âge du personnage : 64 ans
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Jeu 28 Juil - 20:03
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Les rayons du soleil éclairaient la chambre avec grand mal. L’hiver n’en avait pas fini de faire frissonner les pauvres habitants de l’Angleterre. L’Irlandais ouvrait les yeux, regardant la fenêtre, juste à côté de son lit. Il pouvait y voir de gros nuages batailler afin de cacher le soleil, mais au moins, il n’était pas vraiment dépaysé, en Irlande, le temps n’est pas au beau fixe non plus. Son regard glissa jusqu’au réveil qui annonçait déjà la neuvième heure du jour. Habitué à sortir du lit bien plus tôt, il ne tarda pas à se lever en s’étirant. Sa nuit n’avait pas été bien longue, rentré seulement quelques heures plus tôt. Avec le terrain, Alastar sait quand il part, mais jamais quand il revient. En prenant part à une enquête, l’homme était resté en planque durant des heures, avant de pouvoir arrêter le Mage Noir qui donnait tant de mal aux autorités du pays. Ainsi, il démontra qu’il n’était pas fini et restait l’un des meilleurs, réfléchissant à reprendre une activité un peu plus dynamique que la sienne.

Déjà, il lui fallait concéder à avaler un petit déjeuner au Chaudron Baveur, après une longue douche. Les hiboux n’apportant pas de très bonnes nouvelles ces derniers temps, sa décision de déménager, il l’avait prit sur un coup de tête, bien qu’il ne le regrettait pas. Mais personne encore, ne savait qu’il était dans le coin et voilà deux nuits qu’il passe dans l’établissement Sorcier. S’il est capable de se satisfaire du minimum, il allait devoir se mettre en quête d’une maison très bientôt. Si ce n’est pour lui, il pourra au moins inviter sa famille de temps en temps, notamment les petits enfants pour les vacances et les enfants des petits enfants. Alastar n’aurait pas cru devenir arrière-grand-père de son vivant, alors apprendre qu’il l’était depuis déjà cinq ans, finissait de lui donner un bon coup de vieux.

Il quitta sa chambre couvert de façon convenable et saluant la femme de ménage poliment, tout en empruntant l’escalier afin de descendre. La salle principale se trouvait pratiquement vide et il n’ira pas s’en plaindre. Loin d’être un grand solitaire, le Sorcier aime tout de même sa petite tranquillité, au point de prendre place dans un coin, à l’écart des autres tables. Rien de plus simple pour le petit déjeuner, une part de tarte et un café. Ce n’était pas le travail qui l’appelait aujourd’hui, s’octroyant une journée de repos. Alastar s’était décidé par rendre visite à l’un de ses petits fils. Celui qui donne le plus de soucis à Alicia pour le moment : Edwin. Le jeune homme n’est naturellement pas un petit effronté, il s’est toujours montré très calme et bien poli. Mais en ce moment, depuis que l’affaire concernant l’existence de son fils a éclaté, il se repli sur lui-même. S’il n’adressait plus la parole à son père, il commençait à faire la même chose avec sa mère. Peut-être qu’il était temps non pas de le prendre entre quatre yeux pour le remettre en place, mais lui faire comprendre que personne ne lui en veut pour ce secret, ni même pour l’avoir révélé. Et que Severus ne vienne pas tout gâcher, sinon cette fois, il aura à faire face à son beau-père, qui n’a rien d’un gamin qui lui mange dans la main.

Depuis toujours, Alastar a la chance d’avoir une excellente mémoire. Ainsi, il se souvenait que son autre petit fils : Calvin, lui avait annoncé l’ouverture imminente de leur boutique. Cette nouvelle n’était pas sans le ravir. Bien heureux que ses petits-enfants trouvent leur chemin en faisant quelque chose qu’ils aiment. C’est le principal. Il venait de sortir du Chaudron Baveur, marchant dans les dernières neiges grisâtres de la saison. Mais le temps était sec malgré les nuages menaçants. Aucune goutte de pluie à l’horizon, ni même un flocon de neige. S’il se souvenait bien des détails donnés par le plus jeune de la paire de jumeaux de sa fille, le Nuclear Blast ne se trouvait pas bien loin. Et grâce à son sens de l’orientation qui ne lui a jamais fait faux-bond, c’est relativement vite qu’il se retrouva devant la porte du magasin. Sans aucune hésitation, Alastar entrait à l’intérieur, saluant le propriétaire de l’endroit, avant de lever les yeux vers l’étage supérieur. C’est justement là-haut qu’il voulait se rendre, empruntant l’escalier roulant. La boutique ne semblait pas encore prête à ouvrir, mais ce n’était pas le plus important. Il venait pour son petit fils, pas pour le magasin, même si la curiosité le poussait à s’y intéresser.

Son regard coulait un peu partout. Des instruments étaient déjà installés, d’autres encore dans des cartons, mais il reconnait que l’endroit a de la gueule. Avançant dans les allées déjà bien en place, sa trajectoire fut celle menant à la caisse, là où il venait d’entendre du mouvement. Edwin se trouvait sans doute dans l’arrière boutique et Alastar patienta en observant le tableau d’affichage, donnant les tarifs et les horaires des cours de musique à venir, ainsi que des Professeurs qui les dispenseront. C’était une bonne initiative et pour son plus grand plaisir, en voyant une affiche annonçant des concerts, il réalisait que ses deux garnements de petits-fils ne baissaient pas les bras, continuant leur passion en parallèle.
© Nalex
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Edwin Rogue
Co-gestionnaire du Nuclear Blast
Âge du personnage : 20 ans
Nombre de messages : 1124
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Mar 16 Aoû - 19:56


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Alastar Taylor and Edwin Rogue ••• Il existe un petit mot de seulement quatre lettres, qui a pour vocation de changer une vie. Pour beaucoup c’est lâche, pour d’autres, c’est la seule solution qui existe à leurs yeux. Fuir. Ce mot est à la portée de tout le monde et c’est ce que Edwin s’entête à faire en ce moment. Il se retranche sur lui-même, se cachant derrière une multitude de choses à faire pour, justement, ne pas faire face. Ne jamais faire face à ses véritables problèmes. Et en ce moment, il a de quoi s’occuper, entre ses études qui touchent à la fin. D’ici quelques mois, à peine, les examens tomberont à l’écris, mais également les notations dans le cadre de son emploi à Sainte Mangouste. Le Printemps en approche, il faut boucler l’album en court d’enregistrement, en écrivant les dernières chansons. C’est le meilleur moment pour les ventes et surtout, pour s’assurer une bonne renommée lors des festivals d’été. Avec cela, il y a la boutique à mettre en ordre pour l’ouverture, mais également prévoir le planning des cours qui y seront dispensés, par leurs bons soins. Puis, il y a le reste. Le privé, le personnel, ce qui fait le plus mal, comme réussir à reprendre une relation amoureuse avec Laverne et tenter de rattraper le temps perdu avec Stan. C’est inutile, le temps perdu, on ne le rattrape plus. Mais il veut s’accrocher à cet espoir, si bien qu’il peut ainsi se trouver des excuses plus ou moins plausibles, pour expliquer son détachement de ses parents.

Parce que le Médicomage en formation part du principe qu’il faut suivre le dicton « loin des yeux, loin du coeur ». Cela n’est pas ce qui lui a le mieux réussi avec Laverne, mais il n’est pas comme son frère. Il n’aime pas rentrer dans le lard de son entourage proche. Il n’aime pas faire mal tout simplement. Mais dans l’état actuel des choses, Edwin sait qu’il serait de très mauvaise compagnie pour ses parents. Il a choisi cette facilité qui est de fuir, de ne pas répondre aux hiboux et de délibérément faire le mort, pour ne pas avoir à rendre de compte, ni à donner de nouvelles. Tout lui semble ainsi plus facile. Sa maladie en a fait un génie, c’est vrai, mais il est aussi très observateur à cause de cela, se rendant ainsi compte des regards évasifs ou blessés. Ceux-ci, il les a trop de fois vue, même sur son père.

Et lorsque tout va mal, le meilleur remède c’est le travail. Edwin est l’aîné de la fratrie Rogue, même des enfants de la famille Taylor-Rogue, il ne veut pas faire des choses qui pourraient donner le mauvais exemple. S’il espère pouvoir sortir Calvin de l’engrenage de l’alcool, ce n’est pas pour tomber lui-même dedans. Et c’est ce qu’il se passerait, s’il ne se dépensait pas à ce point dans toutes ses tâches qu’il s’inflige, et dans le sport en parallèle. Un peu de distance l’aidera sûrement à y voir plus clair et surtout, à pardonner. Ce qui est bien le plus dur à faire, même s’il est incapable d’en vouloir très longtemps à sa famille. Cette fois-ci, les autres membres du groupe étaient pris ailleurs et la seule chose que Edwin trouva à faire, pour se passer le temps, c’est mettre en ordre la boutique. Quelques bricoles à déballer ou à déplacer, voir encore le piano à régler, les guitares à accorder. Pour ne pas se noyer dans sa charge de travail et pour savoir ce qu’il lui reste à faire surtout, ses tâches étaient inscrites sur un bloc-note, avec lequel il revenait dans la direction de la caisse, afin de procéder à l’agencement du coin.

Mais ce qui est certain, c’est que Edwin ne s’attendait pas du tout à avoir de la visite. En relevant la tête, un mouvement de recul, avant de réaliser que son grand-père se trouvait devant lui. Voilà maintenant un petit moment, qu’il ne l’avait pas croisé, même si parfois, ils échangeaient toujours quelques correspondances. L’effet surprise passé, le musicien tatoué déposa son calepin sur la caisse, pour la contourner afin de venir prendre Alastar dans ses bras en souriant enfin.

« Grand-père, tu aurais dû me prévenir de ton arrivée, j’aurais ramené de quoi te recevoir. »

Desserrant son étreinte, Edwin s’écarta d’un pas, ne perdant pas son sourire. Il était vraiment ravi de voir son grand-père, même s’il avait quelques doutes sur les raisons de sa présence. Que cela soit sa mère qui lui ait demandé d’intervenir, ne serait pas une grosse surprise, mais le principal, c’est surtout qu’il se trouvait devant lui à ce moment précis.

« J’ai quelques bières dans le frigo, sur l’arrière boutique, tu en veux une ? Je sais qu’il est encore tôt. Sinon, j’ai du café aussi et il doit rester de la pizza de hier soir. »

La veille, Edwin, Calvin, Wulfric et Broderick étaient restés jusqu’à très tard pour avancer l’état de la boutique. Ils ont même fini par commander leurs repas, dont quelques restes trônaient dans le petit coin salon privé, aménagé à la va vite, sur l’arrière.
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Rogue Bro':
 
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Alastar Taylor
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Dim 4 Sep - 19:09
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Tout le monde a des secrets, même pour la personne aimée. C’est une règle, pratiquement une loi étant donné la conjoncture actuelle. C’est ce que tout le monde nomme le jardin secret et il n’y a pas plus normal que d’en posséder un. Ceux qui disent l’inverse ne sont que des menteurs. Il est impossible de tout dire, parfois par honte, d’autres fois seulement par peur de blesser. C’est aussi un refuge, un petit cocon par la pensée, que personne ne devrait pouvoir enfreindre…normalement. Et la meilleure façon de garder un secret, c’est de le garder pour soi-même. La deuxième meilleure façon, c’est de le dire à une autre personne, uniquement si on y est obligé. Il n’y a pas de troisième meilleure façon d’en garder un et si Alastar le sait si bien, c’est qu’il l’a appris sur le tas. Sa vie n’a pas été sans embuche. Sa carrière n’a pas été sans accroc. Et par la force des choses, il a parfois été obligé de garder le silence sur des secrets. Ce que les gens ignorent, ne risque pas de les faire souffrir, même lorsqu’il s’agit de sa propre famille. Bien plus quand il s’agit de sa famille. Ce n’est pas mentir que de ne rien dire, c’est protéger les personnes qui sont chères.

Mais si des secrets se perdent dans les méandres de la vie, s’ils s’oublient même du principal détenteur, d’autres sont plus destructeurs et ne vous quittent jamais. Ils sont là, partout, sous la peau, derrière les lèvres. Prêts à éclater, surtout lorsque l’on s’y attend le moins. Surtout quand le détenteur est fatigué de se taire. Tout fini toujours par se savoir ? Ce n’est pas une réalité, mais une probabilité. Et justement, chez les Taylor-Rogue un terrible secret venait d’éclater lors des premiers jours de cette nouvelle année. Etait-ce l’ambiance de ce millénaire débutant, comme une envie de renouveau, de nouveau départ ? Difficile à certifier, même difficile à analyser. Toujours très calme, Alastar avait appris la nouvelle sans réellement réagir sur le moment. Exploser de colère n’y servirait à rien. Maudire les détenteurs d’un tel secret non plus. S’il y avait eu silence, c’est qu’il y avait eu une raison plus ou moins bonne. Est-ce que c’était capable d’excuser toutes ces années ? Sûrement pas, mais jeter la pierre pour un acte qui ne peut être réparé, n’est pas tellement du ressort du père des Taylor. Il ne cherche pas non plus à comprendre le pourquoi du comment, mais juste à avancer avec cette nouveauté.

Et des nouveautés, par la barbe de Merlin, il y en avait eu dans cette famille. Plus que dans n’importe quelle autre. Les quelques dernières années étaient simplement folkloriques et pas toujours du bon côté. Alastar avait perdu sa femme des suites d’une terrible maladie. Son fils devenant également veuf, suite à une terrible attaque qui l’a transformé lui et le petit dernier des Taylor, en loup-garou. De l’autre côté de la famille, une future naissance sur une maman bien trop jeune pour le devenir et une naissance cachée, datante de bientôt cinq ans. Mais il y avait tout de même de bonnes nouvelles. Ses petits-fils côté Rogue se prenaient en main, en ouvrant leur propre boutique et en vivant de leur passion. Un arrière-petit-fils était à compter en plus et un autre à venir d’ici l’été prochain. La famille s’agrandit et Alastar se trouvait pratiquement aux premières loges. Peu de personnes ont la chance de devenir arrières-grands-parents de leurs vivants. Même si le terme n’est pas des plus élogieux et peut faire froid dans le dos tant les années filent vite, ce n’est pas le père des Taylor qui en voudra à ses descendants pour ces naissances. Ce qui était l’une des raisons de sa présence ici-même, dans la future boutique pratiquement sur le point d’ouvrir.

« Ma visite n’aurait pas été une surprise, si tu l’avais su avant. »

Il étreignit également son petit-fils dans ses bras, content de le voir, malgré tout ce temps sans nouvelle de sa part. Son sourire n’était ni forcé, ni figé, juste honnête comme il l’a toujours été envers l’aîné de ses petits-enfants. Comme il l’a toujours été envers sa famille au grand complet. Commun accord, ils s’écartaient l’un de l’autre, le regard du plus âgé visitant déjà les lieux. Bien que n’étant pas de la même génération, Alastar sait reconnaitre lorsque quelque chose est sur le point de tout rafler et c’est le cas de cette future boutique.

« Un café, je te remercie. »

La pizza froide de la veille n’est pas ce qui l’écoeure, en tant que veuf sans plus aucune famille sous son toit, il n’est pas rare qu’il ait aussi recourt à de la nourriture facile d’accès pour se nourrir. Le gout à la cuisine devient différent, lorsqu’il n’y a plus qu’une seule personne.

« Cette boutique m’a l’air prometteuse. Ton frère et toi, vous avez vraiment bien travaillé. Je suis fier de vous les garçons. Mais si vous avez besoin d’un petit coup de pouce pour l’achat des instruments ou du restant du matériel, tu sais que tu peux me le demander. »

Alastar n’a jamais été avare, s’il peut aider, surtout quand il s’agit de sa famille, il le fait avec grand plaisir.
© Nalex
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