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A part d'un père, je ne manque de rien

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Gregory Greyback
Sixième année
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Mer 24 Aoû - 10:41
A part d'un père, je ne manque de rien
Fenrir Greyback & Gregory Funestar
Il restait encore quatre jours avant de reprendre le Poudlard Express pour retourner au château. Je commençais par trouver le temps vraiment long, regrettant de plus en plus d’être rentré à la maison pour cette semaine de congés scolaires. Le problème ne vient pas de ma mère, mais plus du restant de sa famille. Et puis, il y a deux soirs de ça, elle m’est tombée dessus, après que j’ai fait le mur, découvrant ainsi que son cher fils n’est pas parfait. Elle m’a puni d’argent de poche, de mes clopes et le reste des punitions, je ne les ai pas écouté. Mais je crois, qu’à l’allure où ça allait, elle aurait même été capable de me priver de mon slip s’il n’avait pas fait si froid dehors. Le regard collé au plafond, j’étais couché sur mon lit, la musique dans les oreilles, faisant mine de faire la gueule. Je n’ai pas beaucoup à me forcer, je passe mon temps à tirer la tronche depuis le début de ces stupides vacances. J’attendais, sans le montrer, que ma mère ouvre pour la énième fois la porte de ma chambre, afin de vérifier que j’étais toujours présent avant d’aller elle-même se coucher. Elle a barricadé ma fenêtre, je me demande bien comment elle s’imagine que je peux me barrer. Je ne sais pas encore me faufiler par la tuyauterie.

Comme je l’avais prévu précédemment, la porte s’ouvrit pendant un instant, elle me balança probablement un « bonne nuit » auquel je ne répondis pas et elle était repartie. A ce moment-là, je coupais la musique, restant quand même immobile, mais surtout, écoutant ses pas se diriger jusqu’à sa chambre. La porte qui claque, le lit qui grince et puis le silence. Lentement, je me redressais, jusqu’à me relever, pour faire mes lacets. J’enfilais vite fait mon blouson pour partir ensuite dans le couloir. J’étais sur la bonne voie pour emprunter l’escalier, mais je m’arrêtais avant même d’entreprendre de descendre la première marche. Ma mère est bien trop maligne pour ne pas avoir piégée cette partie de la maison. Tout comme j’imagine que son coffre l’est également. Dans le doute, je préférais ne pas prendre de risques et je rebroussais déjà chemin, pour arriver devant la fenêtre au fond du couloir. Contrairement à celle de ma chambre, elle ne donnait pas sur le petit toit. Ce n’était pas bien grave. Je l’ouvrais, sans faire trop de bruit, pour enjamber le rebord et monter sur le toit de la maison. Il n’y avait qu’à le franchir dans sa totalité, pour pouvoir descendre sur celui du garage. Sauf qu’avec la pluie qui s’est abattue sur la maison, toute la journée, ce n’était pas évident. C’est que la paroi glisse pas mal. Elle glissait même plus que je ne l’aurais imaginé, puisque d’un coup, ma jambe se barra d’un côté et perdant l’équilibre, c’était la chute assurée. Me tapant toute la pente, j’avais tenté de me retenir à la gouttière, mais cette conne céda sous mon poids et je terminais quelques mètres plus bas, dans l’herbe. L’avantage d’avoir une mère sourde, c’est que je peux me casser la gueule comme un con et qu’elle ne m’entend même pas.

Sous le choc de la chute, mon corps avait bien du mal à s’en remettre. Ma respiration s’était coupée le temps de quelques petites secondes et c’est une fois mes poumons capables à nouveau de se remplir d'air, que je tentais de me relever. Une grimace de douleur m’échappa en m’appuyant sur mon bras. Lorsque j’ai voulu me retenir à la gouttière, je me suis coupé l’intérieur de la main. Et une fois debout, je me rendais compte que ma jambe aussi était dans un sale état. C’est que l’ardoise, sur le toit, coupe pas mal. Et en plus, c’était dans une flaque d’eau que j’avais atterri, me retrouvant maintenant avec le cul trempé. Je tirais ma baguette de l’intérieur de mon blouson pour aller au plus urgent : le séchage du pantalon. Même si c’est interdit d’utiliser la magie en dehors de Poudlard, je doute qu’on m’envoie à Azkaban pour avoir osé faire sécher mon froc. Dans le même temps, j’avais fait apparaitre un bandage autour de la plaie à ma jambe, mais aussi autour de celle de ma main. Ce n’était pas ce qui allait m’empêcher de me barrer en ville.

Comme d’habitude, je coupais par la forêt, ma baguette allumée pour y voir clair, direction Cinderford. Mais contrairement à tous les autres fois, ma mère m’avait piqué les quelques Livres Sterling qui me restaient, ainsi que ma fausse pièce d’identité. J’allais devoir improviser. J’entrais dans une épicerie, dans laquelle je n’ai jamais mis les pieds, que déjà j’avais l’impression que le vendeur me pistait sur l’écran de sa caméra. Je n’allais pas pouvoir prendre de packs de bières, ce n’est pas assez pratique pour l’éventuelle fuite sans payer. A la place, je fourrais une bouteille de whisky à l’intérieur de mon blouson, que je calais sur la droite et sur la gauche, une de vodka. Je savais déjà que le vendeur m’avait remarqué, puisqu’il s’apprêtait à faire le tour de sa caisse. Je ne lui en laissais cependant pas le temps, m’élançant d’un coup, sautant au-dessus de la petite barrière pour me barrer dehors. L’homme était certainement à mes trousses. En fait j’en sais rien, je n’aillais pas prendre le temps de vérifier, surtout que j’en avais pratiquement oublié ma blessure à ma jambe, qui se rappela à mon mauvais souvenir en piquant vachement. Mais c’était ça ou je prenais le risque de m’arrêter, sachant que si on m’attrape, Madame ma mère serait mise au courant et que je passerais un sale quart d’heure.

Bifurquant dans une ruelle, je grimpais sur les caisses contre le mur, pour passer au-dessus, m’amochant un peu plus la jambe en me rattrapant en bas. Je restais assis un instant pour reprendre mes esprits, sortant le Whisky pour en boire une gorgée, histoire de me donner le courage de me relever. Passer par les jardins la nuit, c’était assez discret, mais ce serait bien ma veine de tomber face à un gros molosse.

Je finis par me remettre debout, passant de jardin en jardin, avec une bouteille à la main et ma baguette dans l’autre pour m’éclairer. Plus je buvais, moins j’avais mal. Arrivé dans le troisième jardin que je franchissais, mon regard fut attiré par une fenêtre à l’étage où il avait deux masses. Certainement deux personnes. Une voix de mec suppliait visiblement l’autre être présent, avant de dégringoler plus bas. Je jurais que le sol en avait pratiquement tremblé. Posant les yeux sur ma bouteille, je commençais à comprendre pourquoi les gens disent que c’est mal de boire, persuadé que ce n’était qu’une hallucination.
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Fenrir Greyback
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Mer 24 Aoû - 18:39
Gregory & Fenrir
Avril 2000 ▽ A part d'un père, je ne manque de rien.
À force, Greyback ne savait même plus si ça le rendait satisfait d’entendre quelqu’un le supplier ou si ça le faisait juste chier. Un savant mélange des deux, peut-être. Toujours est-il que ce soir, entendre ce type le supplier, ça l'ennuyait plus qu’autre chose. Alors il ne traîna pas. Lorsque l’homme eut suffisamment reculé, Fenrir l’empoigna par le col de son pull et le souleva du sol. Il n’eut même pas le temps de crier qu’il était déjà propulsé à travers la fenêtre de l’étage. Le bruit que fit son corps en s’écrasant au sol laissait supposer qu’il ne s’en relèverait probablement pas. Par soucis de conscience, Fenrir se pencha quand même par la fenêtre pour vérifier. S’il bougeait encore, alors le mangemort se ferait plaisir en allant lui briser la nuque, et ce serait réglé. Le Lord ne lui avait pas demandé de le terroriser, juste de le tuer. C’était un sorcier, marié à une moldue dont Greyback s’était occupé plus tôt dans la soirée. Il l’avait tuée alors qu’elle rejoignait son véhicule dans un parking en sortant de son travail. Fenrir ignorait totalement pourquoi le Lord avait exigé leur mort, mais il s’en foutait. C’était probablement un type qui n’avait pas respecté ses engagements, ou qui avait tenté de fuir ce qui est impossible à fuir. Dans tous les cas, ce que le Lord exige, le Lord obtient. Fin de l’histoire. Un job comme un autre.

Les mains appuyées sur le bord de la fenêtre, Fenrir releva la tête et ses yeux accrochèrent une silhouette, plantée au milieu de l’obscurité du jardin. Un adolescent, blond, qui donnait l’impression d’être un chat surpris par les phares d’une voiture. Fenrir laissa passer quelques secondes, pendant lesquelles il garda le regard rivé sur l’intrus. Comme s’il se laissait le temps de jauger la situation, et de décider de son sort. Dans tous les cas, ce n’était pas vraiment son genre d’épargner qui que ce soit. Il passa donc la main dans son dos et tira sa baguette qu’il coinçait généralement dans sa ceinture, lorsqu’il ne l’oubliait pas chez Rabastan. Il faut dire qu’il n’en faisait pas beaucoup usage, préférant largement user de sa force physique et de ses facultés de loup-garou. Mais ce soir, ça lui serait bien utile.

D’un geste nonchalant mais néanmoins rapide, il visa le gamin qu’il voyait depuis la fenêtre. Autant qu’il se joigne à la fête, non ? Il vit alors ce dernier se faire catapulter par une force invisible particulièrement violente, droit dans sa direction, dans la maison. Fenrir entendit le bruit de verre brisé au rez-de-chaussée lorsque le gamin passa la porte, à moins que ce ne soit une fenêtre. Peu importe. Il n’avait pas vraiment visé, de toute façon. Puis il y eut ce bruit sourd qui indiqua que le gosse avait fini sa chute, sûrement en s’écroulant sur le sol et en glissant sur plusieurs mètres. L’avantage, c’est qu’il allait probablement rester un peu sonné jusqu’à ce que Greyback le rejoigne.

Un paquet de cigarettes traînait sur une commode près de la fenêtre. Fenrir s’en empara et prit le temps de s’en griller une avant de sortir de la chambre. Les marches des escaliers se mirent à grincer dans le silence de la maison. Le sol de l’entrée était couvert de débris de verre et de bois. Un peu plus loin, une bouteille de vodka avait visiblement explosé sur le chemin du gosse. En tirant sur sa cigarette, Fenrir s’avança à pas tranquilles et vit enfin l’adolescent, allongé de tout son long sur le parquet. Une bouteille de whisky, déjà entamée mais visiblement encore intacte, avait roulé à côté de lui. Greyback eut un rire en voyant ça. Eh bien, ce gosse avait prévu de quoi se mettre une mine, on dirait… Il s’abaissa pour ramasser la bouteille, un sourire goguenard aux lèvres.

« Tu sais que le whisky c’est pas vraiment fait pour les gamins ? »

Il ôta le bouchon de la bouteille pour en boire une gorgée. Il avait toujours aimé cette sensation de brûlure qui accompagnait l’alcool fort. Il se releva, bouteille en main, et avec un soupir, posa les yeux sur le gamin étalé parterre. Sorcier, moldu ? Aucune idée, mais il restait dans tous les cas un pauvre gosse qui aurait mieux fait de prendre une autre rue pour rentrer chez lui ce soir. Greyback fit un pas en avant, désinvolte, et avec sa chaussure, écrasa la main de l’adolescent en y mettant tout son poids.

« T’as vraiment eu une mauvaise idée en passant par là ce soir. »
(c) AMIANTE


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Gregory Greyback
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Mer 24 Aoû - 20:19
A part d'un père, je ne manque de rien
Fenrir Greyback & Gregory Funestar
Sortir ce soir-là, ce n’était peut-être pas la meilleure idée que j’ai eu. Entre ma chute, le vole dans la boutique, la nouvelle chute et la traversée des jardins, je ne m'étais vraiment pas attendu à voir un mec se faire défenestrer. Sur le moment, je me demandais si c’était ce qu’il venait réellement de se passer ou si je l’avais imaginé à cause de l’alcool. Ce qui est certain par contre, c’est que je devais avoir perdu tout instinct de survie à cause du whisky. Dans mon état normal, je me serais déjà tiré, mais ce n’était pas le cas. Avant même de le réaliser, j’étais repéré et sans que je ne comprenne ce qu’il se passait, mon corps partit d’un coup en avant. Je traversais lourdement une fenêtre, dont les carreaux se brisaient sur mon passage. Certains de leurs éclats s’étaient plantés par chance, uniquement dans mon blouson. Mais c’est en terminant ma course par terre, que l’une des bouteilles m’échappa et que l’autre se brisa. Je m’étais retrouvé à glisser sur le parquet, jusqu’à ce qu’une étagère m’arrête enfin, quelques livres me tombant dessus.

Sur le coup, je ne réalisais pas vraiment ce qu’il venait de se passer. Je n’avais pas perdu connaissance, mais j’étais plutôt sonné par la chute, incapable de reprendre directement mes esprits pour me relever. Chaque bruit semblait résonner dans ma tête, qui se faisait bien lourde. Les pas de l’homme qui arrivait dans ma direction ou encore son rire. Tournant la tête de l’autre côté, je visualisais ma baguette, bien trop loin pour pouvoir la récupérer en tendant le bras. C’était perdu d’avance, je n’étais même pas en mesure de faire le moindre mouvement. Impossible donc de la récupérer avant qu’il n’arrive à ma hauteur. Il faisait si sombre dans la pièce, que je ne distinguais rien d’autre que sa silhouette ou bien c’était par la faute de tout ce que j’avais pris sur la gueule juste avant. Mais au final, je n'étais pas de taille.

Je ne répondis pas à sa question. De toute façon s’en était pas vraiment une et je n’étais pas en mesure de parler, en plus je m’étais mordu la langue pendant ma chute. Mais ce qui m’empêchait de dire le moindre mot, c’était la peur. Je crois que c’était la première fois de toute ma vie que je ressentais ça. Ma respiration se faisait plus rapide au fur et à mesure qu’il se rapprochait. Il ne semblait pas vouloir s’arrêter, jusqu’à ce que mes doigts craquent quand il m’écrasa la main. Incapable de retenir un gémissement de douleur, j’essayais de me soustraire à son emprise, mais en vain. Mais le voilà de retour, mon instinct de survie. Couché au sol, me disant que je vivais sûrement mes derniers instants, mon autre main touchait le goulot brisé de la bouteille de vodka. Il fallait que je trouve à dire quelque chose, pour qu’il ne remarque rien, je profitais de sa remarque, pour formuler difficilement une réponse :

« Je saurais m’en souvenir…pour la prochaine fois. »

A cet instant, mes doigts s'enroulaient autour du goulot. Je me servais du peu de force qu’il me restait pour ramener mon bras d’un coup sec, et lui planter le morceau de verre brisé dans le mollet. Je profitais alors de ce court instant, pendant lequel son poids se fit moins présent sur ma main, pour retirer mes doigts de sous sa chaussure. Je serais con de rester là, à attendre qu’il me massacre. N’ayant pas non plus le temps de me relever, je glissais jusqu’à ma baguette, que je pointais sur lui une fois que je fus à genoux sur le parquet.

« Expelliarmus! La bouteille vola de ses mains, pour éclater un peu plus loin, dans le mur. Ca, c’est ma bouteille. »

Je n’allais pas attendre de voir si je l’avais blessé ou énervé. Alors en m’appuyant contre le fauteuil, je me relevais. Il n’y avait pas grand choix pour me barrer. Pour la porte d’entrée, il fallait passer à côté de lui, je n’avais qu’un escalier dans le dos. J’ai regardé assez de film d’horreur pour savoir que monter à l’étage n’est jamais bon. Mais je ne pouvais pas attendre sagement là, qu’il veuille bien me laisser le passage de libre. Pourtant, quelque chose m’empêcha de lancer un sortilège un peu plus douloureux. Son visage était éclairé par le lampadaire de dehors et c’était seulement maintenant que je le reconnaissais.

Sans prendre le temps de réfléchir, je grimpais les marches en boitant. Heureusement qu’il y avait une rampe pour m’y aider, sans ça, je ne serais pas arrivé jusqu’en haut. J’ai même manqué de tomber à deux reprises. Bordel de merde, j’ai l’impression d’être dans un remake de Shining, avec le père qui tente de zigouiller le fils. Il ne manquerait plus que ce taré se mette à défoncer les portes à coup de hache. Et ce n’est pas non plus le bon moment pour faire les présentations, il faut surtout chercher un endroit pour me planquer. Dans le couloir, le mur me sert d’appui et de ma main encore valide, je fais tomber les meubles en agitant ma baguette pour lui barrer éventuellement la route. Si je pouvais le freiner assez pour trouver une issue, ça serait déjà ça de gagné.
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Fenrir Greyback
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Ven 26 Aoû - 0:48
Gregory & Fenrir
Avril 2000 ▽ A part d'un père, je ne manque de rien.
En buvant une nouvelle gorgée de whisky, Fenrir s’interrogeait sur la façon dont il allait régler le compte de ce pauvre gosse. Peut-être en lui éclatant la bouteille sur le crâne, d’un coup suffisamment brutal pour qu’il décède de suite. Greyback se sentait presque magnanime ce soir, oui. Il n’avait pas spécialement envie de s’acharner sur ce gosse qui ne faisait que passer par là, pas alors que sa mission s’était effectuée facilement et qu’il avait juste envie d’aller finir sa soirée en allant boire un coup. Mais ces pensées le quittèrent aussi vite que le gamin lui planta un putain de morceau de verre dans le mollet. Surpris, Fenrir avait relâché la pression qu’il exerçait sur la main de l’ado, lâchant un juron. Mais quel petit fils de pute. Le jeune en profita pour glisser de côté et se jeter sur sa baguette, soudain plus rapide qu’il ne l’avait été lorsqu’il était planté dans le jardin juste avant. La bouteille de whisky que tenait Fenrir lui échappa en raison de l’expelliarmus et alla exploser contre un mur. Agacé d’avoir été obligé de lever le bras pour éviter de se prendre du verre dans la gueule, le mangemort vrilla son regard sur l’adolescent qui s’était déjà relevé et qui se précipitait, comme un con, dans les escaliers. Certes, ce gosse était complètement idiot visiblement vu qu’il n’y avait strictement aucune logique à faire exploser sa bouteille et à fuir à l’étage, mais son QI déficient ne pardonnerait pas tout. De toute façon, l’éclat dans le regard de Greybeck était sans équivoque : c’était l’éclat de la colère et donc, par extension chez lui, du meurtre.

Fenrir s’élança à son tour dans les escaliers. Certes, l’adolescent était sûrement plus rapide que lui, mais il ne savait pas à qui il avait affaire. Il ne sortirait définitivement pas vivant de cette nuit. En arrivant en haut des escaliers, le mangemort faillit se prendre une étagère en pleine tronche alors que celle-ci s’écroulait sur son passage. C’était le cas de plusieurs meubles, que le gamin faisait visiblement tomber sur son passage, sûrement pour essayer de le ralentir. Ingénieux, certes, mais ça ne lui serait d’aucune utilité alors qu’il avait choisi de se réfugier à l’étage plutôt que de fuir à l’extérieur. Sa seule solution serait de sauter par la fenêtre, et encore. Pas sûr que le loup ne lui tombe pas dessus avant.

Agacé, Fenrir repoussa une étagère d’un coup d’épaule et sauta au-dessus d’une table d’appoint renversée en plein milieu du couloir, tout en sortant à nouveau sa baguette qui, décidément ce soir, allait lui être utile. Il repéra le blond au bout du couloir, qui allait probablement se précipiter dans la chambre à sa droite. Fenrir leva sa baguette en bois d’aulne et d’un geste vif, fit littéralement exploser la porte à la gueule du gamin. Les sortilèges d’explosion ou de catapultage avaient toujours été ses préférés. Et justement, d’un autre geste, il envoya valser l’adolescent dans les airs pour le faire atterrir dans la chambre dont la porte avait explosé. Fenrir le rejoignit cette fois sans prendre le risque de le laisser se remettre. Le gosse était déjà en train de se relever, l’adrénaline le rendant sûrement plus vif, mais les pas du mangemort étaient lourds sur le parquet et son poing vint s’écraser avec violence sur le visage du petit emmerdeur. La mâchoire, le nez, il ne savait pas trop ce qu’il avait touché et il s’en foutait. Déjà, il venait saisir le gosse à la gorge pour le soulever, ses pieds décollant du sol, et le plaquer avec violence contre le mur. Il y avait des gosses qu’il avait déjà tués comme ça par le passé, simplement emporté par son élan. De sa main libre, il lui tordit le poignet pour lui faire lâcher sa baguette. Son regard noir chercha celui du gamin alors qu’il le tenait toujours à la gorge, grognant entre ses dents tout l’agacement que prodiguait chez lui cette tentative de fuite :

« Espèce de sale petit branleur. Est-ce que tu sais seulement qui je suis ? »

Ce gosse aurait dû tomber à genoux et pleurer en le reconnaissant, au lieu de penser qu’il avait une seule chance de s’en sortir. Parce qu’il était Fenrir Greyback, le roi des loups-garous, le chien de l’enfer de Voldemort, celui à qui on n’échappait jamais et qui laissait la mort sur son sillage. Et l’autre, qui était-il ? Un gosse qui se prenait pour un adulte mais qui devait encore pleurnicher sur les bancs de Poudlard ou dans les jupes de sa mère. En d’autres termes, personne. Non, il n’avait aucune chance.

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Gregory Greyback
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Ven 26 Aoû - 10:36
A part d'un père, je ne manque de rien
Fenrir Greyback & Gregory Funestar
La fuite restait encore la meilleure solution. Je ne pouvais pas me permettre de me confronter à mon père. De un, il est plus expérimenté que moi, plus fort physiquement également, ça ne fait même aucun doute. Je n’ai aucune chance contre lui. Et de deux, c’est mon père. S’il s’agissait de quelqu’un d’autre, j’aurais déjà déverser tous les sortilèges d’attaque que je connais, pour gagner du temps et me barrer par la porte. Mais j’en étais bien incapable, gardant toujours espoir dans le fond. Il ne sait pas qui je suis, s’il l’avait su, peut-être qu’il aurait réagi autrement.

Je n’allais pas tarder à le savoir de toute façon, puisque je l’entendais grimper à son tour dans l’escalier. Putain, il n’y a pas d’autres issues de sortie dans cette baraque ? Je me dépêchais de tout faire pour le ralentir, ce qui semblait marcher, mais seulement dans un premier temps. En arrivant près de la porte, celle-ci m’éclata en pleine gueule, ayant eu juste le temps de remonter mon bras pour ne pas me prendre de débris dans les yeux. Mais une fois encore, j’étais balancé d’un coup, sans pouvoir l’en empêcher. Je me cognais dans le lit, roulant au-dessus, pour terminer la chute contre le mur, retombant lourdement sur le sol. C’était encore plus douloureux que la fois précédente et je ne me sentais même plus la force de me relever. Je crois que là, je suis terminé.

Mais seulement après un instant, je finis par tenter de me relever. Pour aller où ? Ca j’en sais rien, d’autant plus que j’avais la tête qui commençait à tourner. Je n’eus même pas le temps de réaliser ce qu’il se passait, que je reçus un coup de poing, qui m’aurait fait tomber parterre, s’il ne m’avait pas attraper par la gorge pour me coller au mur. En cet instant, je ne sais même pas ce qui fait le plus mal. L’oeil que je n’arrive plus à ouvrir, du fait du gonflement suite à son coup, ma mâchoire certainement fracturée, mes précédentes blessures encore douloureuses ou bien le poignet qu’il me tord. Si mes doigts s’étaient resserrés autour de ma baguette, je capitulais en comprenant qu’il ne lâcherait pas mon bras tant que je la cramponnerais. Le morceau de bois tomba au sol, dans un bruit qui me résonna pratiquement dans la tête. Si je ne m’étais pas encore évanoui, c’était seulement parce qu’il m’étranglait pratiquement.

Cette fois, je ne voyais aucune façon de m’en sortir. Je ne sais même pas si je serais capable d’utiliser la magie sans ma baguette, surtout dans l’état dans lequel je me trouve. Instinctivement, je levais le bras le moins amoché, pour poser ma main sur son poignet, espérant lui faire desserrer sa prise, mais c’était perdu d’avance. Mon regard ne remonta au sien que lorsqu’il reprit la parole. Je ne peux pas me risquer à l’énerver plus, je suis sûr qu’en un seul geste il pourrait me tuer.

« Oui. »

Ce simple mot me parait dérisoire, mais je ne peux pas me permettre d’épiloguer plus, je peine à respirer. J’ai l’impression d’étouffer à moitié. Est-ce la pression sur ma gorge ou le sang dans ma bouche ? Mais je sens que je ne vais plus faire long feu. Etait-ce le moment de tout lui dire ? Je n’ai rien à perdre à le faire. De toute façon, il me tuera, maintenant j’en suis persuadé.

« Vas-y…tue-moi… Mais…tu t’apprête à…tuer le seul loup-garou qui t’aurait été…dévoué corps et âme…papa. »

J’ai eu le temps de dire tout ce que je voulais lui avouer. Je ne m’attendais pas vraiment à ce qu’il m’écoute, mais étonnement, il m’avait laissé ce privilège. Je pense que c’est un peu le privilège du condamné à mort. Enfin, si c’était ma dernière parole, j’en étais satisfait, parce que maintenant il savait. Ma mère allait sûrement m’en vouloir, même si je meurs ce soir. Elle m’a souvent interdit d’entrer en contact avec lui. Jusque là, j’ai toujours pensé que c’était par égoïsme ou crainte que je ne parte. Mais finalement, je me rend compte que ce n’était que pour me protéger, sauf que là, c’est pas moi qui l’ai cherché, c’est lui qui m’a trouvé.

S’il ne me lâche pas très vite, je vais y passer. Je le sais pertinemment, mais je n’ai plus la force de lutter. Ma main, qui était venue se poser sur son poignet, se détacha petit-à-petit, incapable de maintenir la pression. Et d’un coup, mon bras tomba comme l’aurait fait celui d’un pantin. Comme s’il n’y avait plus aucun muscle capable de le retenir. Et moi, je tournais de l’oeil, sentant que j’étais à deux doigts de m’évanouir. Mais même là, je pouvais encore faire preuve d’arrogance, histoire de partir en beauté.

« J’te supplierais…pas de me laisser la vie sauve… Toi, t’le ferais pas… J’sais maintenant de qui…j’tiens mon arrogance de merde. »

L’un des coins de mes lèvres s’était légèrement étiré. Pas trop quand même, la fracture de ma mâchoire se faisait vraiment douloureuse. Si j’essaye de donner l’impression que je n’ai pas peur, en fait c’est tout l’inverse à l’intérieur, j’ai carrément la trouille. Après tout, je ne suis qu’un gosse. Le sien. Celui qu’il s’apprête à tuer.
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Fenrir Greyback
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Ven 26 Aoû - 16:25
Gregory & Fenrir
Avril 2000 ▽ A part d'un père, je ne manque de rien.
Le gamin avait du mal à respirer, ça se voyait. La main qu’il posa sur le poignet de Greyback avait à peu près le même impact que si une mouche s’était posée là. La partie était finie, aussi vite qu’elle avait commencé. Il préférait quand ça se passait comme ça. Le gosse aurait au moins eu le mérite de le distraire un peu ce soir. Déjà pressé d’en finir, Fenrir n’écouta que d’une oreille les paroles baragouinées par l’adolescent qui, finalement, avouait le connaître. Il est vrai que Greyback n’avait généralement plus besoin d’être transformé en loup pour être reconnu par les sorciers du pays. Mais les mots du gosse attirèrent soudain son attention, du moins lorsque l’un d’entre eux lui donna l’impression de lui vriller les tympans. Papa.

Ce con se foutait de sa gueule ? Ou alors quelque chose n’allait pas chez lui, pour trouver des idées aussi connes que se précipiter à l’étage ou l’appeler papa ? Bon, peut-être que c’était parce qu’il était à deux doigts de tourner de l’œil, aussi. Ça se voyait, mais Fenrir ne relâcha pas pour autant. Il continuait de fixer le gamin, dont il voyait la respiration se faire de plus en plus laborieuse. Il vit sa main retomber le long de son bras, comme un pantin sans vie. Il réussit néanmoins à articuler encore quelques mots. N’y tenant plus, Fenrir lâcha un ricanement parfaitement représentatif de son incrédulité.

« Ah ouais… On me l’avait encore jamais faite celle-là. »

Il relâcha sa prise et regarda distraitement le gamin s’écrouler au sol. Est-ce qu’il avait finalement perdu connaissance, privé d’oxygène ? Ou est-ce qu’il était encore conscient, mais néanmoins sonné ? Peu importe. Dans tous les cas, il avait réussi à éveiller suffisamment la curiosité du mangemort. Il en avait vu, des techniques pour essayer de le convaincre de laisser la vie sauve à ses victimes, mais celle-ci, c’était bien la première fois. Pourquoi prendre le risque de balancer une énormité pareille ? Et surtout, pourquoi parler de dévotion ? Ils ne se connaissaient même pas.

Fenrir le fixa encore quelques secondes, puis eut un nouveau ricanement, cette fois plus moqueur. Il glissa la main dans la poche arrière de son jeans pour en tirer le paquet de cigarettes qu’il avait piqué dans l’autre chambre, et en sortit une tranquillement pour la glisser entre ses lèvres.

« Bravo gamin, tu as gagné un temps de sursis. »

Finalement, la soirée allait probablement durer un peu plus longtemps que prévu. Il avait pensé lui régler son compte rapidement et proprement, à ce gosse, mais ce dernier avait visiblement décidé de chercher la merde. Très bien. Ce serait peut-être amusant, après tout. Fenrir allait prendre le temps de l’écouter, et s’il réussissait à le faire rire et à le distraire suffisamment, peut-être qu’il ne serait pas trop méchant au moment de le tuer.

Greyback tira une chaise au centre de la pièce pour s’y installer avec nonchalance, le dossier devant lui pour pouvoir s’y appuyer. La cendre de sa cigarette tombait sur le parquet sans qu’il ne s’en soucie une seule seconde. Il se remit à fixer le gosse, toujours écroulé contre le mur, et s’amusa de le voir aussi amoché. Il ne l’avait pas loupé, en lui collant une droite.

« Explique. »

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Gregory Greyback
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Ven 26 Aoû - 17:27
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Fenrir Greyback & Gregory Funestar
S’il avait serré deux doigts plus fort, je crois qu’il en serait déjà terminé de moi. Pourtant, je suis parvenu à articuler ce que j’avais à lui dire. J’avais bêtement imaginé qu’il me croirait sur parole, c’est vrai, mais son rire prouva le contraire, tout comme sa réponse. Techniquement, un peu plus de quinze années s’étaient écoulées depuis ma conception. Il avait sûrement eu une liste impressionnante de conquêtes après ma mère, ne vivant sûrement pas dans le passé comme elle. Alors pourquoi me croirait-il ? Je tournais de l’oeil, j’étais sur le point de succomber ou de tomber dans les vapes, encore un petit peu plus, quand je sentis ses doigts se desserrer. Il me lâcha d’un coup et sans rien pouvoir faire, je glissais lamentablement le long du mur, jusqu’à me retrouver assis parterre, dans cette chambre que je ne connais même pas.

Je passais une main douloureuse sur ma gorge, suffoquant à moitié et toussant un peu. Je ne sais même pas comment je faisais pour être encore lucide à ce moment-là. Sûrement qu’à ma place, beaucoup se seraient déjà évanouis ou se seraient mis à chialer tout ce qu’ils pouvaient. Ce n’était pas mon cas. Ca ne servirait à rien de toute façon. Et je crois que j’étais tellement sonné et amoché, que les douleurs, je ne les ressentais que vaguement. Peut-être que l’adrénaline endort le reste. Il parait que les blessures font beaucoup plus mal à froid qu’à chaud. Et puis, mon gène loup-garou doit m’être d’une grande aide pour ne pas tomber dans les pommes directement. Même s’il ne faudrait pas me forcer à me lever, sans quoi ce serait la chute assurément. Je n’essayais pas de bouger non plus, encore moins de fuir. Mes membres ne répondaient même plus à mon cerveau. C’était tout juste si j’étais capable de maintenir les yeux ouverts ou encore, de le suivre du regard.

J’avais gagné un temps de sursis ? Dans mon état, c’était plutôt une torture supplémentaire. Il m’aurait achevé, que ça ne m’aurait pas dérangé, au moins les douleurs se seraient arrêtées. Et si je venais à rentrer ainsi chez ma mère, c’est elle qui me ferait la peau. Encore que je serais bien incapable de bouger, même s’il me laissait la vie sauve.

Manquant de peu de m’évanouir, c’est le bruit de la chaise, sur laquelle il prit place, qui me fit de nouveau ouvrir les yeux. S’il tenait à avoir des explications, c’est que dans le fond, il ne me prenait pas tant que ça pour un menteur ?

« Seuls deux loups-garous… en âge d’avoir un fils adolescent…ont étudié à Poudlard… Toi et Lupin. »

Je le tutoyais, je m’en foutais après tout, j’étais à deux doigts de crever. Sûrement que d’ici quelques minutes, il allait me balancer sa chaise en pleine gueule pour m’achever. Inutile de faire preuve de politesse et de bonnes manières.

« C’est pas…Lupin. Quand j’en ai parlé à ma mère… elle est presque devenue livide en m’avouant la vérité…. Y a bientôt… seize ans. Elle sortait d’un mariage…avec une robe très moche, rose, de demoiselle d’honneur… elle t’a foncé dedans… Tu t’es moqué d’elle et tellement bourrée qu’elle était…qu’elle t’a embrassé… »

J’espérais franchement qu’il s’en souvienne, même si je l’imagine pas me sortir de là pour me conduire à Sainte Mangouste. Peu importe que je sois ou non son fils, il va me laissé crever comme un chien. Ca, malheureusement, j’en suis quasiment certain.

« Parait…que tu l’as même mordu… C’est la seule chose dont elle se souvient de votre nuit… Elle sait même pas si elle était consentante ou si c’était un viol… »

Je souriais légèrement en avouant ce passage qu’elle m’avait raconté. Il n’avait pas dû être à la hauteur pour qu’elle ne se souvienne pas de ça. Mais je ferais mieux de ne pas trop m’en amuser, d’ici à ce qu’il me colle une baffe dans la gueule en prime. Bougeant légèrement mon bras, je le passais à l’intérieur de mon blouson, pour en sortir mon portefeuille que j’agrippais du bout des doigts. Je baissais un instant les yeux, le temps de fouiller pour en sortir une vieille photo. Je ne suis pas quelqu’un qui garde les photos généralement, celle là m’a surtout rapporté quelques Gallions quand à Poudlard, on a joué à qui avait la mère la plus bandante. Le coin de la photographie coincé entre mon pouce et mon index, je tournais l’image dans sa direction.

« Je mens pas… Ca servirait à rien de raconter des conneries, alors que…de toute façon, tu t’apprête à me tuer. Je m’en fous de mourir…tout ce que je voulais, c’était te rencontrer…mais pas comme ça. »

C’est clair que la rencontre était un peu foiré. Je l’avais tant de fois espéré, imaginé également. Je me disais que lors de la Nuit Rouge, lorsque je l’ai croisé, nous étions tous les deux transformés, d’où l’attaque. Je pensais même que je devais avoir ma part de responsabilité. Après tout, deux mâles dans un même endroit, quand le plus jeune attaque le plus âgé, forcément, ça ne passe pas. Mais je m’accrochais tellement à l’espoir d’avoir enfin un père comme Wolfgang, ou tous les autres de l’école, que je connaissais déjà quasiment tout sur lui. Tout ce que la Gazette avait balancé ou tout ce que j’avais trouvé. J’avais tout gardé, même collectionné. Mais là, c’était pire qu’une douche froide.

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Fenrir Greyback
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Lun 29 Aoû - 11:59
Gregory & Fenrir
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Greyback tira tranquillement sur sa cigarette tout en écoutant le gosse entamer laborieusement ses explications. Et ça commençait déjà bien, pour le foutre lui et Remus Lupin dans la même phrase et dans la même case « père potentiel ». Ils n’avaient aucun point commun tous les deux, si ce n’est que Fenrir l’avait transformé, certes. L’adolescent se mit ensuite à lui parler de sa mère et Fenrir ne voyait toujours pas. Une fille qui serait sortie d’un mariage ? Lui n’était pas vraiment du genre à se balader dans ce genre de cérémonies, sauf si on lui demandait d’y faire un massacre. La mère de ce gosse n’était-elle pas plutôt une moldue inspirée par des idiots de films à l’eau de rose, qui aurait ajouté une touche d’adrénaline à son histoire en désignant un loup-garou comme père ? Le pire, c’est que c’était sûrement possible. Il y avait des gens bizarres partout, dans ce monde.

Les phrases suivantes eurent davantage le mérite de le faire réfléchir. Car c’était tout à fait son genre de mordre une femme en pleine action, oui. Déformation professionnelle. Et le fait qu’elle ne sache plus si elle avait été consentante ou si ça avait été viol, ça aussi c’était parfaitement crédible. La frontière était parfois très mince entre les deux, chez Greyback. Il n’était pas vraiment du genre à demander le consentement de sa partenaire : si elle était consentante, très bien, si elle ne l’était pas, peu importe. Si la mère de ce gosse était effectivement bien bourrée ce soir-là, elle devait probablement penser à un viol par réflexe pour ne pas avoir à se rappeler le moindre consentement. Peu importe dans tous les cas pour Greyback. Les états d’âme d’une éventuelle partenaire sexuelle ne l’intéressaient absolument pas, tout comme le fait qu’elle s’en souvienne ou non ne titillait même pas son ego. Il n’avait plus rien à prouver depuis bien longtemps. Il n’était pas comme tous ces petits coqs persuadés que leurs performances ne tenaient qu’aux dires des demoiselles, alors qu’on savait pertinemment que les femmes étaient les grandes menteuses de cette planète.

Il laissa tomber le mégot au sol pendant que l’adolescent sortait un portefeuille de la poche de sa veste. Fenrir fit craquer sa nuque pour patienter, parce que l’autre était un peu lent, sûrement à cause de tous les coups qu’il avait pris, puis il fronça un peu les sourcils en voyant enfin ce que le gosse voulait lui montrer : une photo, avec une blonde dessus, sûrement sa mère. Quitte à s’en assurer, Greyback se leva de sa chaise pour s’approcher de l’adolescent et lui prendre la photo des mains. Il prit le temps de la détailler, au fur-et-à-mesure que son impression de déjà-vu muait en souvenir. Mais oui, effectivement, cette petite conne en robe rose bonbon, la plus moche tenue qu’il avait vue de sa vie… Beaucoup bourrée, l’air un peu idiote et facile, il s’était amusé à la charrier. Mais quand elle l’avait embrassé, il s’était dit autant lui donner ce dont elle a envie, surtout que physiquement, elle n’était clairement pas dégueulasse. Ça lui revenait, effectivement, mais ça faisait tellement longtemps. Sincèrement amusé par l’incongruité de la situation, Greyback se laissa aller à rire, même si les rires chez lui paraissaient toujours moqueurs.

« Ça y est, ça me revient. Je me souviens surtout de son petit cul. »

Il jeta la photo sur lui avec désinvolture pour qu’il la récupère. Au moins, ce gosse n’avait pas raconté un tissu de mensonges, c’était déjà ça. Par contre, de là à dire que c’était lui le père… La blonde, il ne se souvenait plus de son nom, peut-être même qu’il ne le lui avait jamais demandé, s’était sûrement tapé quelqu’un d’autre, ce n’est pas les mecs intéressés qui devaient manquer. Alors pourquoi choisir le pire d’entre eux pour raconter à son fils que c’était lui son père ? Pourquoi ne pas choisir Remus Lupin, dans ce cas, si lui aussi elle se l’était tapé ?

Sauf que Greyback comprit alors les paroles de l’adolescent dans l’autre sens. S’il l’avait cité lui et Lupin, ce n’était pas parce qu’ils étaient tous les deux passé dans le lit de sa mère, du moins peut-être pas, mais parce qu’ils étaient loups-garous. De là, deux théories. Soit la blonde était une fétichiste qui n’aimait se taper que les loups-garous, soit le gosse avait déduit que son père était lycan parce que lui-même en était un. Et là, ça devenait déjà nettement plus intéressant.

Du haut de son mètre 90, Fenrir observa le gosse toujours assis au sol. Aucun détail ne permettait de deviner instantanément que ce dernier faisait partie de la même espèce que lui. En même temps, dans la vie de tous les jours, un loup-garou était un humain avant tout. Il n’y avait que Greyback pour avoir à ce point réduit la frontière entre les deux. Alors la théorie se tenait. Il s’abaissa pour se mettre à la hauteur du gosse, ses genoux craquant sous son poids, et continua de le dévisager comme s’il cherchait à savoir s’il pouvait le croire ou non. Dans tous les cas, si tout ça était une vaste blague et que l’adolescent en profitait pour lui planter à nouveau un morceau de verre dans la peau, cette fois Fenrir lui défoncerait la gueule à coups de poings pour que ce soit réglé.

« Donc tu es loup-garou toi aussi, c’est ça ? »

Non pas qu’il se mette à croire subitement à sa paternité, puisqu’il restait la possibilité qu’il ne soit pas le seul en course, mais il voulait au moins confirmer cette supposition. Esquissant un sourire narquois, il ajouta par ailleurs :

« Comment peux-tu être sûr que ce soit moi ton paternel ? Si ta mère était souvent trop bourrée pour se souvenir des nuits qu’elle a passé, peut-être qu’elle s’est tapé un autre loup-garou. Voire même plusieurs. »

Il ne rejetait pas encore la théorie de la fétichiste ou de la fille facile.

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Gregory Greyback
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Lun 29 Aoû - 15:41
A part d'un père, je ne manque de rien
Fenrir Greyback & Gregory Funestar
De là où je me trouvais, j’espérais qu’il finirait par me croire. Sinon, je ne vois pas vraiment comment lui faire avaler que je suis son fils. Mais au moins, il me donna la satisfaction de me laissé parler et même de se rapprocher pour voir la photo, qu’il m’arracha pratiquement des doigts en même temps. Encore un peu et j’avais une main réellement en moins. C’est qu’il a une force physique que j’avais sous-estimé.

J’espère seulement que le jour de ma conception, il n’était pas non plus bourré au point de ne plus se souvenir de rien. Mon regard se faisait insistant, pressé de voir sa réaction lorsque la photo de ma mère se trouva entre ses mains. Finalement, ça ne tarda pas, même si dans un premier temps, je ne savais pas trop s’il se marrait parce qu’il s’en souvenait ou s’il était persuadé du contraire. Haussant les sourcils malgré moi, je vécus sa révélation comme un soulagement, même si j’avais esquissé une légère grimace quand il termina de parler.

« Si tu pouvais éviter les détails… »

Parler du cul de ma mère n’est pas franchement le truc le plus agréable qui soit. Je récupérais la photo, qu’il m’envoya, la remettant dans le portefeuille, attendant la suite. Ce n’était quand même pas tout ? Il allait sûrement me poser des questions. Il donnait tout, sauf l’impression de vouloir m’étriper maintenant. Dans mon coin, je ne me manifestais pas beaucoup non plus, le laissant réfléchir visiblement, jusqu’à ce qu’il s’abaisse à ma hauteur. J’aurais peut-être préféré qu’il reparte sur sa chaise en fait. Là, comme ça, aussi proche, ça ne me disait rien qui vaille. J’en étais que plus rassuré qu’il reprenne la parole. Le silence qu’il avait laissé s’installer juste avant, était carrément flippant. Malgré moi et surtout malgré la douleur que je pouvais encore ressentir, un coin de mes lèvres s’était étiré en un petit sourire en l’entendant.

« Ils ne t’ont pas raconté ? Les autres Mangemorts… ils t’ont pas dit qu’il y avait un deuxième loup-garou pendant la Nuit Rouge ? Techniquement, en te comptant dedans, on était quatre à être présent à Poudlard, mais les deux autres n’ont pas été libérés…. On s’est même croisé toi et moi. J’en garde un souvenir à vie… Mais c’est ça de défier son alpha, parait. »

Aucun homme ne croit à sa paternité en un claquement de doigts, surtout quand la révélation a lieu après tout ce temps. Je crois que je ne pouvais pas lui en vouloir de douter de mes propos. Au moins, il se montrait déjà moins agressif que précédemment, c’était déjà ça. Mais c’était difficile, surtout dans mon état, de pouvoir vraiment le persuader que je disais vrai. Il pouvait largement s’imaginer que je tentais juste de sauver ma peau. Songeur, je remontais mon regard jusqu’à atteindre le sien, j’ai passé l’âge de me braquer pour ce qui est dit sur ma mère.

« Ma mère ne tient pas l’alcool, c’était l’une des rares fois où elle s’est retrouvée bourrée. Cas de force majeur, sa dernière amie célibataire se mariait, alors qu’elle non. Tu as été le seul loup-garou avec qui elle est allée. Ca c’est certain. Mais t’es en droit de pas me croire. »

Je pensais à un truc pour le persuader et la meilleure façon, c’est qu’il fallait qu’il le voit de ses propres yeux. Mais mon idée était un peu difficile à réaliser, sauf s’il est assez dingue pour une petite virée tous les deux. Parce que jusque là, ça ne devait être que de vagues suspicions pour lui sûrement.

« Fais un test…de paternité ? En transplanant, Sainte Mangouste n’est pas bien loin. Emmène-moi avec toi, j’te serais utile… Dans mon état, aucun Médicomage ne remettra en doute le fait que j’ai besoin de soin. J’en attire un dans ta direction...et je suis sûr que tu peux le forcer à faire un test, sans grande difficulté. »

La douleur y était toujours présente, surtout à la mâchoire, mais j’étais trop bien lancé pour m’arrêter juste parce que j’ai mal. Il faut qu’il en ait la preuve et je suis prêt à tout pour lui prouver. Mais ma proposition, à l’entendre en même temps que je l’annonçais, pouvait laisser penser à un piège. Alors je baissais les yeux sur le portefeuille que je tenais encore, sortant une carte contenant mon identité et mon adresse actuelle, quand je ne suis pas à Poudlard. Je la tendais dans sa direction, mon regard se faisant un peu plus insistant.

« Je n’essaye pas de te duper. Si jamais, j’tente quoi que ce soit…contre toi ou que j’essaye de m’enfuir, voir de t’attirer des problèmes, t’as mon nom et mon adresse sur cette carte. T’pourras venir me liquider pendant les vacances scolaires. »

S’il faut ça pour qu’il me croit et se rende compte que je ne le mène pas en bateau, autant le faire. Cependant…j’ignore comment sont fait les tests de paternité. J’espère qu’on nous demandera pas d’aller remplir un petit flacon on se branlant. Manquerait plus que ça pour faire de cette soirée, un véritable cauchemar.

« Tu n’as rien à perdre… Moi si, surtout si je te mens. »


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Fenrir Greyback
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Lun 29 Aoû - 16:32
Gregory & Fenrir
Avril 2000 ▽ A part d'un père, je ne manque de rien.
Forcément, le gamin n’avait pas vraiment envie d’entendre parler du cul de sa mère, ça se voyait à la grimace qu’il tira. Mais il était mal tombé avec Fenrir, qui ne risquait pas de s’en priver. Pas pour le moment en tout cas, parce qu’il y avait un sujet plus important à régler. Au début, Greyback ne comprit pas pourquoi l’adolescent se mit à lui parler de la Nuit Rouge, puis ça lui revint lorsqu’il expliqua qu’un autre loup-garou se trouvait à Poudlard cette nuit-là. Lui- même. Ainsi, ce gosse était bien un loup-garou, mais en plus de ça, ils s’étaient croisés pendant la Nuit Rouge ? Eh bien, c’était la soirée des révélations. Fenrir ne gardait jamais de souvenirs clairs des nuits de pleine lune, hormis quelques images comme s’il les avait rêvées. Il se souvenait effectivement de la surprise de croiser un autre mâle cette nuit-là, un jeune, qui avait dû jouer au con parce qu’il se souvenait lui être tombé dessus pour s’y attaquer et lui faire comprendre qui était le chef. Après, il ne savait plus du tout ce qu’il était advenu de cet autre loup. Il ne l’avait pas tué, c’était certain, il ne tuait pas ses semblables sans réfléchir. Mais il ne l’avait pas recroisé dans le château après ça.

Fenrir se passa distraitement une main sur sa barbe mal rasée, se remémorant les souvenirs qu’il avait de cette fameuse nuit. En tous cas, ça se tenait. Il était juste surpris de tomber par hasard ce soir sur le petit con qui avait fait son malin pendant la Nuit Rouge. Comme quoi, le hasard…

« Je me souviens de toi. Je t’ai bien laminé, non ? »

Un ricanement accompagna sa question. C’est ce que devait entendre le gamin par « le souvenir à vie » qu’il gardait de cette rencontre, pour avoir osé défier son alpha. Les jeunes loups avaient souvent tendance à être impétueux et arrogants, surtout les mâles. Lui-même l’avait particulièrement été dans sa jeunesse, et il l’était encore. Ça ne l’étonnait donc pas que ce gosse ait cherché à l’attaquer en le croisant à Poudlard, pour ensuite bien vite déchanter. Les loups avaient besoin de tester les limites pour comprendre qui était leur chef.

Si ce sujet avait clairement éveillé son intérêt, les histoires de mariage de sa mère eurent le don de l’ennuyer. Il en profita donc pour se relever et faire quelques pas dans la pièce, s’approchant de la fenêtre pour jeter un coup d’œil au dehors. L’air de rien, il était quand même un peu emmerdé. Qu’est-ce qu’il allait faire de ce gosse, maintenant ? Le tuer quand même ? C’était un loup-garou, pas un simple sorcier. Rien que ça, ça faisait réfléchir Fenrir. Il n’était pas du genre à massacrer ses semblables, du moins pas ceux qui pourraient éventuellement lui servir, donc concrètement faire partie de sa meute.

Derrière lui, le gosse lui balança soudain l’idée incongrue de faire un test de paternité. Fenrir se retourna en haussant les sourcils, sincèrement surpris qu’il puisse avoir une idée pareille. Bon après il fallait lui pardonner, il s’était pris une droite de Greyback en pleine tête, ça désorientait un peu.

« J’ai une tête à aller passer un test de paternité ? On est pas dans un film, gamin… »

Il devait tenir ça de sa mère, ce n’était pas possible. Entre une qui désespérait du mariage de sa meilleure amie et lui qui voulait emmener le pire loup-garou qui existe à l’hôpital pour faire un test de paternité, c’en était presque à mourir de rire. Puis le gosse sortit quelque chose de son portefeuille, et Fenrir comprit que c’était carrément sa carte d’identité. Eh bien… Celle-là non plus, on ne la lui avait jamais faite. Le mangemort s’approcha du gosse et s’empara de la carte pour la lire. Gregory Funestar, donc. Il lut plusieurs fois son adresse pour la mémoriser, puis releva les yeux sur le gosse qui lui assurait ne pas mentir. En fait, Greyback le croyait déjà. Il ne voyait pas pourquoi ce gosse ferait tout ce cirque, sinon. Ceci dit, rien n’était encore sûr. Peut-être que c’était sa mère, qui s’était tapé un délire toute seule et qui avait mis des idées dans la tête de son fils. Par acquis de conscience, et pour avoir le fin mot de cette histoire, il se devrait de vérifier. Ne serait-ce que pour savoir ce qu’il allait bien pouvoir faire d’un éventuel fils qui lui tombait soudain sur les bras.

Il s’abaissa donc à nouveau au niveau de Gregory, les coudes posés sur les genoux.

« Ok… Gregory. Voilà ce qu’on va faire. Tu vas pouvoir rentrer chez toi tranquillement ce soir, parce que j’ai l’impression que tu crois vraiment tout ce que tu dis. Et malgré ma réputation, je ne suis pourtant pas du genre à tuer mes semblables. »

Avec une fausse désinvolture, il jeta un coup d’œil à la carte d’identité qu’il tenait toujours, et qu’il fit tourner entre ses doigts.

« Après, j’ai bien retenu ton adresse, merci, donc je vais aller rendre visite à ta chère mère. Histoire qu’on ait une petite conversation sur ce sujet, elle et moi. Que je vérifie un peu tout ça. Si jamais elle s’est foutue de ta gueule et donc de la mienne par la même occasion, ou alors si jamais tu t’es foutu de ma gueule, ou même si tu essayes de tenter quoi que ce soit de stupide contre moi… »

Il lui tendit sa carte d’identité pour la lui rendre, puis lui sourit.

« C’est elle que j’étriperais, sans état d’âme. Par ta faute. On s’est bien compris ? »

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Gregory Greyback
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Lun 29 Aoû - 19:09
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Fenrir Greyback & Gregory Funestar
En lui révélant ma présence lors de la Nuit Rouge, qui plus est transformé moi-aussi, je ne m’étais pas attendu à ce qu’il s’en souvienne. Je pensais plus qu’il en avait entendu parlé, notamment par les autres Mangemorts. Moi, pendant les pleines lunes, je n’ai absolument aucun contrôle sur tout ce que je fais. Et le lendemain, je n’ai plus aucun souvenir de ce qu’il s’est passé. Le matin suivant la Nuit Rouge, j’étais couvert de sang. Le mien et celui quelqu’un d’autre, dont je ne suis toujours pas en mesure de mettre un nom dessus. Peut-être que c’est lié à mon âge aussi. Même si je suis un loup-garou depuis maintenant quinze ans, à côté de lui, je ne suis qu’un débutant. Je crois que j’ai encore énormément à apprendre sur mes semblables, notamment sur les plus âgés, bien que pour le moment, il n’y en ait qu’un seul qui m’intéresse.

Un sourire m’arracha une énième douleur, il n’y a plus de doute sur la fracture de ma mâchoire. Et s’il m’avait bien laminé à l’époque, il ne m’a pas loupé ce soir-là non plus. Le pire, c’est que ça l’amuse en plus.

« C’est le moins qu’on puisse dire… Mais, on finit par se souvenir de ce qu’on fait pendant les transformations à force ? »

Je n’ai jamais vraiment posé la question à qui que ce soit. Ce n’est pas comme si je connais beaucoup de loups-garous plus âgés que moi non plus. Et comme je ne fais relativement confiance à personne, en général je ne demande aucune information du tout. Mais là, c’était quand même différent.

Pour lui prouver ma bonne foi, je lui proposais une idée, pas si conne que ça non plus. Mais, mon père se contenta de la refuser, me laissant quand même assez perplexe. Avait-il peur que la vérité lui éclate en pleine tête ? Ou il a juste la trouille des piqures ? Certainement. A moins, qu’il n’ait pas besoin de ça pour me croire ? Pour le moment, il est tellement difficile à cerner, que je fais peut-être complètement fausse route. Je m’abstenais de lui faire part de mes doutes sur les aiguilles qui pourraient l’effrayer, puisqu’il se trouvait à nouveau trop prêt de moi, en prenant ma carte. Il ne faudrait pas qu’il finisse par m’assommer. Alors je me contentais de le suivre du regard, soudainement silencieux. Qu’est-ce qu’il fichait alors avec ma carte ? Je me sentais tellement largué là. Mais je ne tardais pas à le savoir en fait, puisqu’il était déjà de retour, s’abaissant de nouveau devant moi.

A ce moment-là, je ne pouvais que l’écouter attentivement. Rentrer chez moi n’allait pas être de tout repos et c’était bien le principal problème que je rencontrais à cet instant. Sa menace ne me faisait pas peur, puisque de toute façon, je suis sûr de ce que je dis. C’est surtout ma mère qui va finir par m’étriper si elle sait que je lui ai filé notre adresse. Et elle va le savoir le jour où elle le verra débarquer. J’espère au moins que je serais retourné à Poudlard, qu’elle pique sa crise quand je ne suis pas présent.

« On s’est bien compris. »

Je récupérais ma carte du bout des doigts, ne le quittant pas des yeux. Il me laissait partir ? Comme ça ? Sans tenter quoi que ce soit ? Sans même me tuer ? Là, je n’en revenais pas, pourtant, j’avais une question qui me brulait pratiquement les lèvres et en même temps, je craignais déjà sa réponse.

« Et ensuite ? Quand tu auras la certitude que je suis bien ton fils, que feras-tu ? »

Qu’est-ce que j’espère dans le fond ? Qu’il se transforme en le père dont j’ai toujours rêvé ? Je doute que ça puisse arriver, pas après cette soirée. Si ça se trouve, il va reprendre sa petite vie tranquillement dans son coin et n’en aura strictement rien à foutre de ce que je deviens.

« T’as une autre famille toi ? »

Chassez le naturel, il revient au galop. Mon côté possessif compulsif qui se réveillait bien malgré moi. Je crois que j’en crèverais de savoir qu’il a d’autres gosses. Tout comme les nanas qui passeraient dans son plumard, risqueraient de le regretter si je venais à l’apprendre. Le cas Tonks versus les gamins Lupin, ça serait de la rigolade à côté de ce qu’il se passerait. Parce que moi, j’ai des potes qui aiment autant foutre la merde et pourrir les autres, que moi. L’un de nos passes-temps préférés, c’est dire. A l’opposé, c’est la même chose du côté de ma mère aussi.

En me tenant contre le mur, je tentais de me relever, pour me mettre debout, restant quand même en sécurité le dos contre celui-ci. Si j’avais su que rencontrer mon père était pire que passer sous un semi-remorque, j’aurais pris mes précautions.

« Alors c’est vrai, tu me laisse vraiment partir ? »

Encore que j’étais même pas sûr de pouvoir descendre l’escalier sans me casser la gueule, mais ça, c’était pas à lui que je le devais. Ma précédente chute du toit de la maison de ma mère, plus tout ça, c’était beaucoup pour un seul adolescent.
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Fenrir Greyback
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Lun 12 Sep - 0:20
Gregory & Fenrir
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Au moins, le gosse avait l’air intelligent. Ou tout du moins, il avait l’air de prendre sa menace au sérieux. Bien. Fenrir appréciait quand on l’écoutait. Il s’apprêtait à se relever, mais Gregory lui balança alors la question à trois mille dollars : et ensuite ? Qu’est-ce qu’il fera lorsqu’il aura la certitude qu’il s’agit bien de son fils ? Cette question inattendue eut au moins le mérite de faire rire le mangemort, comme s’il appréciait une bonne blague.

« Oh, facile. J’irais acheter une maison, tu viendras habiter avec moi et on vivra une parfaite petite vie de banlieue entre père et fils. Je t’apprendrais à manier une batte pour jouer au baseball, pas pour défoncer des gueules, et je t’accompagnerais à la rentrée prochaine sur le quai 9 ¾ pour te saluer quand tu monteras dans le train. Non mais vraiment, t’en as encore beaucoup des questions comme ça toi ? »

Bon, au moins, ça l’avait amusé. En vérité, il ne s’était même pas posé cette question, vu qu’il ne savait pas encore si cet adolescent face à lui était réellement son fils. Ce dernier le croyait dur comme fer, visiblement, mais lui avait un peu plus de mal à y croire, quand bien même le fait que le jeune soit un loup-garou constituait une preuve. Depuis toutes ces années, il n’avait jamais imaginé avoir un enfant. Il n’en avait jamais éprouvé l’envie non plus, de toute façon.

Et le voilà qui lui demandait justement s’il avait une autre famille. Greyback se releva en levant les yeux au ciel.

« J’espère pas. »

Il ne manquerait plus que ça… Rien qu’imaginer des marmots en train de brailler et une bonne femme lui prendre la tête pour des conneries, ça lui donnerait presque de l’urticaire. Il n’avait jamais aspiré à avoir une telle vie de faiblards, particulièrement banale et chiante à mourir. Il n’avait jamais été socialement adapté pour ce genre de vie non plus. Alors oui, il s’en était tapé des filles dans sa vie, et peut-être que certaines d’entre elles pouvaient se retrouver enceintes, mais il n’en avait rien à cirer et ne voulait pas le savoir. De toute façon, si une de ces connes était venue le voir en lui annonçant qu’elle était enceinte de lui, il l’aurait probablement tuée sur le coup pour se débarrasser du problème. Ça ne lui était jamais arrivé, ceci dit, heureusement. Sauf celle à la robe rose bonbon, qui au moins avait eu l’intelligence de garder cette info pour elle pendant des années et des années… Si du moins le gosse était bien de lui.

Fenrir s’éloigna de quelques pas et laissa ainsi le gosse se relever. Ce dernier avait l’air d’avoir du mal à croire qu’il le laissait partir. Tu m’étonne. Pour montrer sa bonne foi, le mangemort leva les mains en l’air tout en reculant en direction de la porte d’entrée.

« Preuve en est, je vais partir devant. »

Il ne comptait pas faire d’entourloupe, comme par exemple attendre l’adolescent dehors pour là, lui tordre le cou. Ce serait pourtant son genre, mais il ne le ferait pas avec ce dénommé Gregory Funestar. Avant de franchir la porte, il se retourna une dernière fois pour répondre à une question posée un peu plus tôt par le gosse :

« Et on ne se souvient pas vraiment, non. Mais il y a des images qui restent en tête, et qui permettent de se rappeler de certaines choses. Tu apprendras ça avec le temps, gamin, si du moins tu n’es pas comme tous ces idiots qui n’acceptent pas leur propre nature. »

Il était convaincu que s’il pouvait se souvenir ainsi de certaines choses, c’était parce qu’il ne prenait pas de potion tue-loup depuis son adolescence. Et aussi parce qu’il était en symbiose avec sa nature de loup-garou, et qu’il était en parfaite adéquation avec l’idée de tuer. Ceci expliquait sûrement cela.

Estimant cette rencontre finie, et n’étant pas vraiment du genre à s’encombrer de formules de politesse, ou même de politesse tout court d’ailleurs, Fenrir passa la porte pour sortir. C’est sûr qu’il ne s’était pas attendu à ça en venant ce soir. Mais une chose était sûre : il n’en avait pas fini avec ce gosse.
(c) AMIANTE


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Gregory Greyback
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Lun 12 Sep - 12:59
A part d'un père, je ne manque de rien
Fenrir Greyback & Gregory Funestar
Et après ? Je n’aurais sûrement pas dû la poser cette question. Je m’étais attendu à quoi après tout ? Rencontrer mon père et avoir enfin mon modèle, comme tous les autres ont le leur. Une personne qui me comprendrait plus que les autres, puisqu’il vit la même chose que moi. Mais non, visiblement ce n’était pas le cas. J’encaissais ses moqueries sans broncher, laissant tous mes espoirs s’envoler au fil de ses paroles.

Toujours contre le mur, mon regard s’était posé sur un point que je ne visualisais même pas, entendant ses mots sans vraiment les imprimer. Ce qu’on appelle la déception je crois. Je réalisais que toutes ces années à chercher à le rencontrer, à faire sa connaissance, n’avaient servi à rien. Que je sois son fils ou non, il n’en a rien à foutre et ça ne changera rien du tout pour lui. C’est sûrement ce qui fait le plus mal, oubliant même la douleur physique du moment. Au bout du compte, j’en reviens toujours à la même conclusion, je ne compte pour personne.

D’un coup, qu’il ait ou non une autre famille n’avait plus aucune importance pour moi. Il avait été clair sur le fait que lui et moi ne serions jamais père et fils. A quoi bon tenter d’en savoir plus ? Pour être encore plus démoli que je le suis en ce moment-même. Au moins, je viens d’apprendre à mes dépends que les mots font parfois beaucoup plus de mal que les coups eux-mêmes. Je réalisais qu’à ce moment-là, finalement j’aurais peut-être préféré qu’il me tue, au moins je n’aurais pas eu cette impression d’avoir perdu tout ce temps à l’attendre pour rien.

Je me redressais jusqu’à me relever en me tenant au mur. Je le regardais reculer en direction de la porte, avant de baisser la tête à la recherche de ma baguette qui ne devait pas être bien loin. Mais avant qu’il ne s’en aille réellement, il reprit la parole, me stoppant dans le geste que j’amorçais pour attraper le morceau de bois qui m’appartient. Accepter ma propre nature… Il n’imagine même pas. Je n’ai pas accepté ce que je suis, je l’ai vécu. Pour moi ce n’était pas un fardeau mais un cadeau venant de…lui. Cette foutue potion, je ne l’ai jamais bu, je ne saurais même pas dire quel gout elle peut avoir, parce que tout ce que je voulais, c’était lui ressembler à…lui. Mais là, tout semblait être remis en question.

J’avalais difficilement ma propre salive mélangée à du sang, d’où le côté âcre sûrement, après m’être assuré qu’il était bien reparti. C’était donc fini… voilà je l’avais eu ma rencontre avec mon..géniteur et c’était maintenant terminé pour de bon. Je m’étais extrait difficilement de cette baraque, surtout au moment de descendre l’escalier. Je ne sais même pas ce qu’il est advenu de tous les propriétaires. Un sûr, il avait fait un plongeon par la fenêtre mais les autres ? S’ils risquaient de rentrer, il valait mieux que je ne sois plus là. Je n’ai pas vraiment envie d’être accusé d’un truc que j’ai pas fait.

J’avais fini par ressortir, en prenant quand même mon temps, plus pour mettre toutes les chances de mon côté de ne pas le re-croiser. C’était déjà assez difficile comme ça de se faire jeter une fois, je ne re-tenterai pas l’expérience de sitôt. Je pense même que je ne re-tenterai jamais.
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