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On the boulevard of broken dreams

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Madalina Funestar
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Ven 26 Aoû - 8:52


On the boulevard of broken dreams
Ce n’était décidément par la meilleure journée que je n’ai eu à passer. Rien n’allait comme prévue et au Ministère de la Magie, j’étais à peine entrée, que déjà tout le monde me jaugeait du regard. Je commençais à avoir l’impression de devenir complètement parano. Le pire, c’est qu’en étant pratiquement entièrement sourde, je ne peux même pas entendre ce qu’il se dit à voix-basse sur mon passage. Je faisais un crochet par la machine à café, illégalement entrée par l’un de mes collègues, pour m’en prendre un bien serré. Sans attendre plus longtemps, je me dépêchais de me glisser dans l’ascenseur, direction le Département des Mystères.

A destination, j’étais la seule personne à en sortir et je n’étais pas mécontente de ça. Je me sentais un peu moins oppressée ici. Généralement, les collègues ne sont pas chiants. Dans le bureau que j’occupe depuis des années, à présent et qui fut aussi celui de mon père, bien avant que je ne vois le jour, je me laissais tomber dans le fauteuil. Agacée par cette situation, je tirais la gazette du sorcier de mon sac. J’ai sûrement loupé quelque chose, je ne vois que ça pour expliquer le comportement des Sorciers que j’ai croisé sur mon passage. Mais j’avais beau feuilleter ce journal, aucun article incriminant ne me sautait aux yeux. Alors c’est quoi ce délire ?

Je me redressais pour me regarder dans le miroir. Ce n’était pas un problème de maquillage ayant coulé. Je baissais ensuite la tête, pour regarder mes vêtements. Je ne m’étais pourtant pas habillée comme un sac à patates. Dépitée, je laissais tomber mentalement tous ces crétins, pour me mettre au travail. C’est qu’il y avait une pile horriblement grosse, de dossiers, qui m’attendait sur mon bureau.

Me plongeant dans le travail, tout le reste s’évaporait de mes pensées. Un bon moyen pour laisser les soucis de côté. C’était encore là, la seule chose d’intéressante dans ce métier. Depuis quelques années, les choses ont changé et sont devenues beaucoup moins passionnantes. Très peu de terrain, mais énormément de paperasse. Tout changeait tellement dans notre société, que c’était devenue de plus en plus pénible de se lever chaque matin, pour partir gagner sa croute. Mais il fallait bien s’y résoudre. Contrairement à la petite ménagère parfaite, je n’ai pas d’homme dans ma vie, sur qui compter pour prendre le relais de temps en temps. Si je flanche, je perd ma maison. Je ne peux pas encore imposer de déménager sans arrêt à mon fils. Surtout que le Pôle Emploi Sorcier n’existe pas encore et que sans boulot, nous n’avons pas non plus d’argent pour nourrir les estomacs affamés. Et par Merlin, qu’est-ce que ça bouffe un loup-garou adolescent. C’est simple, j’en suis à faire des économies pour l’été. Pas pour partir en vacances, mais pour remplir le frigo tous les deux ou trois jours. Puis, inutile d’envisager de refaire ma vie, il faudrait vraiment tomber sur un homme exceptionnel en tout point, pour que Gregory tolère qu’il touche à sa mère.

Mon dos se fit douloureux, au point que je me redressais en me penchant légèrement sur l’arrière du fauteuil. J’étais restée à écrire pendant si longtemps, qu’en posant les yeux sur l’horloge, en face de moi, j’étais étonnée de voir que midi approchait à grand coup d’aiguilles. Ces aiguilles que je regardais pendant un instant. L’une d’elle portait le nom de Gregory et était de couleur verte, indiquant ainsi qu’il était en sécurité. Elle est déjà devenue rouge parfois et là, panique à bord. C’est lorsqu’il se trouve en danger de mort. Comme mon fils attire les emmerdes plus souvent qu’à son tour, je préfère ainsi garder un oeil sur ce qu’il se passe. Pour le moment, la Direction de Poudlard refuse que l’on épie les gamins avec des caméras dans les salles de classe et couloirs. Je me contente de ce que j’ai.

Tout de suite plus contente de savoir que j’en ai terminé avec la moitié de la journée, je me redresse pour attraper mon sac et chercher si j’ai emporté de quoi payer pour un potentiel repas. Bingo, cette planque-là, Gregory ne l’a pas encore trouvé. Pourtant le sac d’une femme, c’est obligé qu’il y ait de l’argent. Mais la dernière fois qu’il a tenté de fouiller dedans, je me suis amusée à planquer des préservatifs masculins moldus. Il était vert en mettant la main dessus. C’était très drôle et il n’est pas parvenu à garder ça pour lui. J’ai ainsi su qu’il fouillait et ça s’est retourné contre lui.

Chacun sa façon d’éduquer la jeunesse. Mais on sait tous que les adolescents ont la possibilité de fermer leurs esprits quand ils se font engueuler par leurs parents. Ils n’entendent même plus ce qu’on dit. Moi je n’ai pas besoin de lui passer un savon pour lui donner une bonne leçon, je me contente de le piéger.

Je quitte enfin mon bureau, m’apprêtant à reprendre l’ascenseur du matin-même, mais du coin de l’oeil, j’aperçois Remus dans le sien, dont la porte est ouverte. Je m’arrête, l’observant un instant. Il semble lui-aussi perdu dans sa paperasse. Alors m’approchant, j’entre dans la pièce, en tapant quelques coups à la porte pour attirer son attention.

« Avec l’estomac plein, ce sera moins pénible. Tu viendrais déjeuner avec moi ? »

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Remus Lupin
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Ven 11 Nov - 20:08
"La culpabilité n'est pas rationnelle, se dit Clio. C'est un poids qui vous écrase, qu'on le mérite ou non."
- Londres - Chaudron Baveur - Début Mai 2000 - Madalina Funestar & Remus Lupin

On the boulevard of broken dreams
J’avais pris mes distances avec mes amis dernièrement. Je ne les considérais même plus comme tels. Egoïstement, je leur mettais le poids de ma mauvaise conscience sur le dos. Ce n’est pourtant pas mon genre. Mais jusqu’à présent, j’avais toujours eu de la chance dans mon malheur, surtout niveau statistiques. Sur trois enfants, mon gène n’a été transmis qu’à un seul. Sur toutes les personnes qui m’entourent, je n’avais encore blessé personne, ni même tué. Je prenais beaucoup sur moi. Des précautions que les autres loups-garous ne prenaient pas, pour la plupart. Je m’isolais toujours, mais perdant le contrôle, l’appui de mes amis se trouvait plus que nécessaire notamment durant les nuits de pleine lune. J’en ai tellement bavé aussi, que je ne pouvais accepter de faire vivre cela à l’un de mes proches. Je me sentais déjà assez coupable d’avoir transmis le gène à ma fille. Tout comme je me sentais coupable, qu’elle ait elle-même tué quelqu’un.

Mes amis m’ont toujours dit que j’étais trop gentil, trop altruiste. Je n’ai jamais aimé voir quelqu’un souffrir et même si je n’ai pas toujours eu le cran de m’opposer face à mes plus proches connaissances, ma conscience devenait de plus en plus lourde. Depuis toujours. Je crois que je peux aisément dire que cela remonte à Poudlard. Je me suis toujours senti mal face à l’acharnement de James et Sirius à l’encontre de Severus. Mais je craignais de m’opposer à eux, par peur de perdre mes uniques amis. Sûrement est-ce là, une chose qui unit tous les loups-garous, même celui qui m’a transformé. Lorsque j’étais à Poudlard, Albus m’avait raconté qu’avant moi, l’unique autre loup-garou qu’il ait eu à prendre en charge, était Fenrir Greyback. Ce dernier aussi a souvent été vu comme un monstre et seule une poignée d’élèves l’ont épaulé. Je sais sûrement mieux que quiconque ce qu’il a ressenti. Je le sais, je l’ai vécu. Si j’avais fini à Serpentard, même s’il ne faut pas faire d’amalgame, sans doute n’aurais-je pas connu James et Sirius, mais d’autres élèves qui m’auraient aussi entrainé dans la magie noire. Je me suis toujours dit que le destin avait placé Potter, Pettigrow et Black sur ma route, pour m’aider à m’en sortir. Sauf qu’ils étaient absents au moment où j’en ai eu le plus besoin. Peter et son obsession suicidaire pour se venger de Greyback, était encore excusable, mais les autres ?

Ce soir-là j’avais été seul. Seul et sans potion tue-loup pour amoindrir les effets de ma transformation. Seul jusqu’à ce que mon propre fils entre dans la maison. Il ne fallait pas plus pour que je l’attaque. Ma conscience demeurait maintenant si lourde que je ne pouvais m’empêcher de penser à ce que je lui avais fait. Pourquoi n’ai-je pas reculé ? Pourquoi n’ai-je pas eu la force de partir au lieu de l’attaquer ? Il parait que Greyback est capable de rester lucide pendant ses transformations, pourquoi moi je ne l’ai pas été ? Je sais qu’avec des « si » nous referions le monde, mais j’étais incapable de penser à autre chose. Voilà maintenant une semaine …

J’étais retourné travailler pour me changer les idées. J’avais tout gardé pour moi, me contentant d’éviter mes amis. Ils étaient déjà sûrement au courant, mais je ne voulais pas de leur pitié. Je leur en voulais de ne pas avoir été là pour empêcher Tom d’entrer dans la maison. Je le voyais comme un abandon de leur part. Une trahison. Mais même en me plongeant dans le travail, j’étais incapable de penser à autre chose. Je revoyais tout ce sang sur moi quand je me suis réveillé. Ce sang qui était celui de mon propre fils. Tom traumatisé au fond de la pièce. Je suis son père, je me devais de le protéger et j’ai failli à toutes mes obligations envers lui.

Sourcils froncés, j’essayais de me mettre au travail, mais c’était peine perdue. Voilà des heures que je tentais en vain. Des bruits contre ma porte me sortaient soudain de mon semblant de concentration. Mon regard se posait déjà sur Madalina qui me proposait de venir déjeuner en sa compagnie. Je n’avais pas vu le temps passer malgré tout. C’est étonné que je prenais conscience de l’heure très avancée, hochant positivement et frénétiquement la tête, tout en laissant tomber ce que je tenais. Madalina n’a jamais eu de préjugé sur les loups-garous, elle-même mère de l’un de mon espèce.

« Avec plaisir. »

Je me relevais aussitôt pour la rejoindre. Je serais peut-être de très mauvaise compagnie, à broyer du noir tout seul dans mon coin, mais au moins, j’étais en présence de quelqu’un qui pouvait me comprendre. Tant est que je décide de la mettre au courant de ce qu’il m’arrivait.

Le chemin pour sortir du Ministère de la magie fut aussi silencieux que celui menant au Chaudron Baveur. Je localisais une table assez vite pour nous y installer. Mais n’en pouvant plus, observant le bois abimé sur lequel nous allions manger, je desserrais enfin les dents.

« J’ai mordu mon fils. »

Ces quelques mots se mettaient à résonner dans ma tête en boucle. J’étais incapable de penser à autre chose. Pourtant, Tom ne semblait même pas m’en vouloir.


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Madalina Funestar
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Jeu 24 Nov - 9:51


On the boulevard of broken dreams
De tous mes collègues de travail, Remus est bien le seul qui soit un minimum sympathique, ne jugeant pas le fait que je sois la mère d’un loup-garou. Ce serait quand même sacrément déplacé qu’il le fasse, quand on sait qu’il en est lui-même un et qu’il a une fille qui l’est également. Par contre, nous n’avons jamais réellement parlé de Fenrir, bien que je sois sûre qu’il se doute que c’est le père de Gregory. Mais comme c’est aussi celui qui l’a attaqué quand il était gosse, peut-être que ça serait également déplacé d’en parler, tant qu’il ne me pose pas lui-même la question.

Si je n’ai jamais réussi à supporter les autres Maraudeurs, bien trop prétentieux et cons, Remus sortait du lot. Il était possible de dialoguer avec lui, sans qu’il ne se mette à sortir des blagues douteuses comme Potter ou fasse de la vieille drague toute pourrie comme Black.

Le boulot avait été éprouvant aujourd’hui et une pause ne serait pas la mal venue, surtout pour manger un morceau. Le chemin pour sortir du Ministère de la Magie de Londres et se rendre jusqu’au Chaudron Baveur, s’était fait dans le silence le plus complet. J’ai l’habitude des loups-garous taciturnes qui ne parlent pas des masses, je ne m’en offusquais pas pour autant, plongeant moi-même dans mes pensées. Je me demandais si Fenrir avait fait ce qu’il m’avait dit. Avant de s’en aller de chez moi, il m’avait annoncé qu’il irait sur Pré-Au-Lard pour voir Gregory. Depuis, je n’ai pas eu de nouvelle ni de l’un, ni de l’autre. J’espère qu’il n’ait pas fait des siennes et qu’il n’ait pas brisé notre fils pour de bon cette fois. Bien que je gardais la certitude qu’il était ravi d’avoir un gamin qui lui ressemble autant. Et c’est ça le problème, c’est qu’ils se ressemblent tellement qu’à un moment ou l’autre, ça risque de faire des étincelles entre eux.

Je sortais de mes pensées en entrant dans le Chaudron Baveur. Il y avait pas mal de bruit, mais je n’entendais que des vagues sons très éloignés, sans pouvoir savoir ce qu’il se disait. Je finis de suivre Remus, jusqu’à une table à l’écart. Retirant mon blouson, que je posais sur le dossier de la chaise, je prenais place en face de lui. J’étais prête à lui demander ce qu’il comptait manger, quand il me coupa de court. Observant ses lèvres, un froncement de sourcils ne pouvait que suivre quand il m’annonça avoir mordu son fils. Sachant que le plus jeune était à Poudlard, que sa fille est déjà un loup-garou, il ne restait plus que Tom, l’Auror de la famille.

« Et tu étais transformé ? »

Il existe certains spécimens de loup-garou qui mordent même sans être transformé. J’en connais au moins un. Mais j’avais un peu de mal à imaginer Remus en train de mordre son fils, en dehors de la pleine lune. Ce serait un tantinet déplacé, enfin de par mon vécu, la morsure que j’ai reçu, c’était de Fenrir pendant la conception de Gregory.

En voyant la serveuse arriver jusqu’à notre table, je ne laissais pas mon collègue prendre sa commande, me dépêchant de demander deux whisky pur-feu. Il semblait avoir besoin d’un petit remontant. Et s’il arrive un peu bourré au bureau après ça, ce n’est pas bien grave, Kate comprendra.

Je reposais les yeux sur lui, quand la serveuse repartit. Il semblait réellement s’en vouloir et j’avais encore du mal à comprendre pourquoi. Mon fils est un loup-garou de naissance, je l’ai toujours connu ainsi et je ne vis pas sa lycanthropie comme s’il était malade.

« Arrêtes de faire cette tête, ce n’est pas si grave. Ce n’est pas comme si tu l’avais tué. Et si tu l’as mordu, c’est que tes amis t’ont lâchement abandonné pendant la pleine lune. A présent, tu ne seras plus seul, il sera avec toi. »

Je viens de me rendre compte, que je suis vraiment d’une nullité déconcertante lorsqu’il s’agit de remonter le moral à quelqu’un. Une chance que nos verres étaient rapidement parvenus jusqu’à notre table. J’attrapais le mien, regardant le liquide qui s’y trouvait. Le repas risque d’être bien silencieux si Remus fait la gueule. Mais en relevant les yeux, j’aperçus Doyle Taylor à une autre table. Lorsque nos regards se croisaient enfin, je lui fis signe de venir nous rejoindre, avant d’attraper la serveuse pour lui dire de ramener un troisième verre.

« Viens avec nous si t’es tout seul. Tu vas peut-être pouvoir lui remonter le moral toi. Il a mordu son fils. »

Doyle est un autre loup-garou que je connais. Il parait que j’ai un caractère imbuvable et que c’est la raison pour laquelle je m’entend bien avec les Sorciers lycanthropes. Ils ont tout aussi mauvais caractères lorsque la pleine lune est en approche. Sauf Fenrir, il a toujours très mauvais caractère lui. Mais je le soupçonne d’être un constipé chronique. C’est bien connu, les gens constipés sont les plus chiants.

C’est seulement lorsque le verre de Doyle arriva sur la table, que j’attrapais le mien pour en boire une gorgée.

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Doyle Taylor
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Mar 27 Déc - 4:46
ON THE BOULEVARD OF BROKEN DREAMSMadalina Funestar, Remus Lupin & Doyle Taylor Ce nouveau mois était réellement à chier. Pour Doyle, c’était même le cas de tout ce début d’année. De pire en pire, chaque mois qui passe se trouve être encore plus merdique que le précédent. Et celui-ci, il était aussi fleuri en merde que le printemps l’est en fleurs. Se faire péter la gueule par la faute de sa soeur, être sauvé in-extrémiste par Fenrir qui va finir par lui pondre une note d’honoraire à force de le sortir de la merde et pour couronner le tout, avoir le fiston qui se fait virer de Poudlard. Bravo.

Un verre au Chaudron Baveur ne serait pas de trop. Même si certains ecchymoses étaient encore présents, la majeur partie de ses blessures n’étaient déjà plus visibles. Il avait pris le temps d’arpenter le centre de Londres, avant de trouver refuge dans l’auberge de sorciers. Une table bien au fond, loin du restant de la clientèle, c’était justement ce qu’il lui fallait. Cela et un bon whisky pur-feu. D’une humeur tout à fait exécrable, il ne comptait faire la conversation à personne. Le pire dans tout ça, ce n’était même pas le renvoi de Zakaria. Il a soutenu son garçon comme il a pu. Au moins, le pire a été évité, puisque le fiston conserve sa baguette magique et n’a pas besoin d’être emprisonné dans un quelconque camp de redressement. Croyez bien que si ça avait été le cas, des têtes seraient tombées dans le sens propre du terme. Le loup-garou a toujours été un faux calme, mais il est capable du pire quand il s’agit de ses gosses. C’est bien la seule chose qu’il ait au monde.

La serveuse lui apportait son verre. Ne relevant même pas le regard, il la remercia tout juste d’un quasiment inaudible « merci ». Le dresseur de dragon n’était pas pressé aujourd’hui. Il n’avait prévu que cette petite sortie, pour ne pas finir par tourner en rond dans sa propre maison. Pas de dragon à dresser ce jour, c’était bien l’une des rares choses qui l’aidait à ne pas s’ennuyer à mourir dans cette ville, regrettant parfois d’en avoir quitté son Irlande natale.

Il attrapa son verre pour en boire d’un coup son contenu. Le liquide lui brulant la trachée au passage, était bien la seule chose capable de lui changer les idées à ce moment-là.

Observant les alentours, il recherchait déjà la serveuse du regard pour passer de nouveau commande quand quelqu’un l’interpella. Surpris, c’est sur Madalina que ses yeux venaient d’atterrir. La blondinette passait déjà commande pour lui, il n’allait pas se faire prier pour les rejoindre.

C’est bien avant de parvenir jusqu’à la table, qu’il avait reconnu Remus Lupin et les paroles de l’Anarchiste semblaient d’un coup le rassurer. Il n’y a donc pas que lui qui vit une année archi-pourrie. Tirant la chaise à côté de Madalina, pour y prendre place, il déposa aussitôt les yeux sur le Maraudeur. Les sourcils haussés de surprise. Remus Lupin qui mord son propre gosse ?

« Et tu étais transformé ? »

Ses doigts venaient déjà entourer son verre, nouvellement déposé par la serveuse. Le portant jusqu’à ses lèvres, il s’empressa d’en boire une bonne gorgée, laissant échapper une légère grimace sans vraiment le vouloir.

« Je suis rassuré, je ne suis pas le seul à passer un nouveau millénaire des plus pourris. »

Ce n’était pas vraiment le moment de se réjouir de la situation, mais sur l’instant, il ne voyait pas ce qu’il y avait de très grave dans le fait que Remus ait mordu son fils. Sûrement passe-t-il beaucoup trop de temps en la compagnie de Fenrir, qui le pousse parfois à mordre Zakaria, parce qu’il commence maintenant à penser comme lui. Ce qui peut être assez effrayant rien que d’y songer.

« Pourquoi tu fais cette tête d’enterrement, tu l’as pas tué, si ? »

Là oui, dans ce cas, s’il l’avait carrément massacré, ça serait moche. Pauvre gosse. Mais sinon, il pouvait se réjouir de ne plus être seul lors des pleines lunes. D’après ce que Doyle a compris, le loup-garou d’en face de lui, se transforme dans sa cave, totalement dénué de présence. Maintenant, les autres connards de Maraudeurs préfèrent largement s’occuper de leurs familles, plutôt que de garder un oeil sur leur ami. Sinon rien de tout ça ne serait arrivé.

« Mais où étaient tes chers potes quand ça s’est passé ? Je croyais que vous étiez inséparables. Moi quand j’ai des emmerdes, Fenrir est toujours là pour me venir en aide. Pour les prochaines pleines lunes, tu devrais te joindre à moi, Remus. »

Qui ne tente rien n’a rien. Et ça serait sacrément bon de foutre la merde au sein des Maraudeurs, en tirant la couverture à lui. Si Remus était assez en rogne contre ses amis, ce qui serait tout à fait légitime, Doyle pouvait en tirer son épingle du jeu avec une grande facilité.

« Ce sera toujours mieux d’être avec des gens qui savent parfaitement ce que tu traverse, plutôt qu’avec des sales cons qui ne se soucient plus de toi. Peut-être qu’à présent, ils trouvent ça moins cool d’avoir un pote loup-garou…mais en attendant, c’est ton fils qui en a subi les conséquences. »

Oui bon Doyle n’est pas le père de Zakaria pour rien.
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