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Le jeu est fini

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Ven 2 Sep - 16:14


Le jeu est fini

Convocation des Serpentards - Avril 2000



C’est dans la Grande Salle elle-même que la Directrice avait convoqué une partie des Serpentards en cette fin de journée. Elle avait épinglé les noms de tous ceux qu’elle voulait voir sur les panneaux d’affichage de l’école, mais elle avait également fait parvenir à chacun d’entre eux un mot de convocation et elle avait chargé le professeur Rogue de rappeler aux élèves concernés de sa maison qu’ils avaient rendez-vous avec la Directrice ce soir. Aucune absence ne serait tolérée. Elle avait informé le professeur Rogue qu’il serait la bienvenue à cette convocation de groupe, puisqu’il était le Directeur des Serpentards. Elle comptait bien, par ailleurs, lui rappeler qu’un Directeur de maison se devait d’être compétent. Or, il avait clairement failli à sa mission, puisque quasiment tous les élèves de sa maison s’étaient retrouvés à sécher les cours de Sortilèges sous son nez. Entre autres.

Si Cornélia Hikkins avait été placée à ce poste par le Ministre de la Magie, ce n’était pas pour faire de la figuration. Elle n’était pas sans savoir qu’elle faisait l’objet de l’aversion de la plupart des élèves, mais elle s’en fichait bien. Elle n’était pas là pour être leur bonne copine, ou le bon vieux directeur bien laxiste comme l’avait été Dumbledore avant elle. Elle était là pour assurer la sécurité de tous dans un contexte rendu compliqué depuis la Nuit Rouge. L’année dernière, des élèves avaient tenté plusieurs actions toutes plus ridicules les unes que les autres. Elle avait été obligée de renvoyer quelques élèves avant la fin de leur septième année. Cette année, elle pensait que ça c’était calmé : elle avait même décidé de lâcher du lest, pour justement récompenser ce calme. Mais c’était sans compter de nouveaux scandales, qui ô miracle ne la concernaient pas directement pour une fois, mais plutôt le jeune professeur de Sortilèges, Mira Todd. Une petite écervelée en qui Cornélia Hikkins ne croyait pas une seule seconde, même si son profil avait été jugé compétent et acceptable par le Ministère. Comme quoi, même le Ministère pouvait se tromper, puisque cette jeune femme leur attirait finalement des problèmes.

Tout avait commencé avec une espèce de grève générale. Prouvant encore une fois qu’ils n’étaient pas capables de la jouer autrement qu’en solo dans cette école et qu’ils se prenaient pour le centre du monde, les Serpentards avaient décidé de faire front commun en séchant les cours de Sortilèges. Sans les autres maisons. Plus d’une fois, Mira Todd était venue pleurnicher dans son bureau à cause de ça, agaçant Hikkins qui attendait avant toute chose de ses professeurs d’avoir suffisamment de poigne pour tenir des enfants et des adolescents. Mais bon, Todd était jeune. Hikkins lui conseilla donc de faire cours aux trois autres maisons de l’école, comme si de rien n’était, et de trouver de quoi faire revenir les Seprentards dans son cours : menaces, enlever des points, faire intervenir Rogue, peu importe. Ce n’était pas les moyens qui manquaient. Mais Todd avait encore prouvé par là son incapacité à se faire respecter, puisque rien n’avait marché.

Si encore il n’y avait que ça. Mais non. Beaucoup plus inquiétant, une rumeur avait enflé au sein de l’école. Mira Todd était visiblement coupable d’attouchements sexuels sur mineurs. Hikkins avait même eu l’occasion d’entendre le petit Rosier décrire son calvaire. Mais on ne la lui faisait pas, à elle. Mira Todd était obnubilée par son idiot de petit ami, c’était tout. Et puis les gamins de première ou deuxième année qui se disaient victimes étaient presque tous des Serpentards. Coïncidence ? Bien sûr que non. Cornélia voyait les traits d’une vendetta se dessiner sous son nez, et même si ça ne lui était pas destiné, cela commençait fort à l’agacer. Surtout lorsqu’une parfaite idiote travaillant à la Gazette du Sorcier, ce ramassis de conneries, s’amusa à écrire un article sur le sujet, pointant du doigt une grave défaillance dans le contrôle d’Hikkins. La parfaite idiote en question était la mère d’une élève de Serpentard, là encore comme par hasard. La Directrice imaginait bien la petite Macpherson se plaindre par longs courriers à sa mère, tissant des mensonges malsains sous sa plume. Peut-être même qu’elle s’était plainte à son père, le professeur de Potions, à qui on avait d’ailleurs visiblement volé quelques petites choses puisque des pétards et des bombes puantes avaient explosé dans les couloirs de l’école un peu trop souvent ces derniers temps. Peut-être même que le professeur avait parfaitement consenti à ce vol ? Hikkins se promit de faire une enquête parmi les professeurs après tout ça. Elle n’imaginait pas les professeurs Rogue et Macpherson totalement innocents dans ces histoires.

La goutte d’eau qui avait fait déborder le vase s’était déroulée en deux étapes. Il y avait d’abord eu toutes ces araignées, qui bizarrement avaient atterries dans le bureau de Mira Todd, sa salle de classe mais aussi dans son appartement. Et son appartement, parlons-on en : il avait été cambriolé par des élèves, qui ensuite s’étaient amusé à exposer leur butin un peu partout dans les couloirs. Une humiliation en règle, qui allait probablement provoquer une crise de nerf chez le jeune professeur. Pour éviter ça, Hikkins lui promit donc de s’en occuper, et lui ordonna de se tenir à carreau. Ce n’était pas le moment qu’elle s’introduise à nouveau dans la salle commune des Serpentards pour leur faire la morale. Dans tous les cas, Hikkins avait proposé à Todd de tout simplement partir. Beaubâtons cherchait un nouveau professeur de Sortilèges, elle n’avait qu’à y postuler et s’éloigner ainsi de Poudlard où il y avait eu bien trop d’histoires. En effet, avec ces rumeurs d’attouchements, Hikkins ne pouvait pas se permettre de garder Todd, même si elle se doutait bien que tout ça, c’était du pipot.

Ses hauts talons claquaient dans un son déterminé et intransigeant dans les couloirs du château alors qu’elle se dirigeait vers la Grande Salle. Elle savait que les élèves convoqués y étaient déjà, elle avait demandé à Rusard de s’assurer de tous les rassembler avant qu’elle n’arrive. Elle n’avait pas convoqué tous les Serpentards, seulement ceux qu’elle avait identifié comme des acteurs un peu plus impliqués que les autres. Pendant des semaines, elle avait constitué un dossier dans son bureau : de vieilles habitudes depuis son passé d’avocate. Avec les preuves qu’elle avait, mais aussi avec certains témoignages, et avec quelques intuitions, elle en était venue à épingler la photo de certains élèves de Serpentard convoqués ce soir. Le petit Sabathan Rosier, qui avec sa tête d’ange tentait de faire oublier qu’il était un petit diable menteur. Lydwine Macpherson, qui avait probablement fait en sorte que sa mère publie cet article désobligeant dans la Gazette. Les frères Taylor et Jay Morales, que Rusard avait aperçu un soir, très tard, en train de se diriger vers la Forêt Interdite. En bon homme de main, il s’était précipité auprès d’Hikkins pour savoir s’il pouvait leur tomber dessus et les punir plus sévèrement que jamais. Cornélia ne savait pas s’il parlait par là de les exclure ou de ressortir de vielles méthodes de torture, mais elle avait balayé sa demande et lui avait simplement dit de les laisser faire. Qu’ils commettent donc leur crime, et qu’ils soient punis ensuite avec preuve à l’appui. Et puis, avec un peu de chance, le jeune loup-garou s’attaquerait à son frère et à son camarade : secrètement, Hikkins attendait une bavure de la part des loups-garous de l’école pour pouvoir ouvrir les yeux au monde à leur sujet. Tant pis si on pointerait du doigt son incompétence en matière de sécurité : le monde retiendrait qu’on ne peut rien faire de sûr contre les loups-garous, ces bêtes féroces. Qui seraient alors exclus en bonne et due forme. Mais ça, c’était encore un autre projet.

Les trois idiots avaient donc dû vraisemblablement revenir avec des araignées. Il y avait également Gregory Funestar, un autre jeune loup-garou, qui avait participé au cambriolage de l’appartement de Mira Todd : un surveillant l’avait aperçu en train d’accrocher une petite culotte sur la tête d’une statue. Très représentatif de son quotient intellectuel, mais on ne pouvait pas en demander trop à quelqu’un qui était lycan de naissance. Un très jeune élève de Gryffondor était venue l’avertir que Zakaria Taylor était aussi de la partie pour ce coup-là. La présence de ce dernier dans plusieurs cas commençait à conforter Hikkins qu’il occupait la place de leader. Elle attendait de tous les confronter pour s’en assurer. Elle n’oubliait pas non plus l’étrange disparition de l’ancien surveillant de Wolfgang Taylor, qui avait été remplacé par Alice Sullivan. Hikkins ne s’avançait pas non plus : elle doutait que cette disparition ait un rapport avec tout le reste, mais il fallait rester ouvert à toute éventualité.

Rusard lui ouvrit les grandes portes et Hikkins ne prit même pas la peine de le remercier. Le menton haut et droit, elle s’avança avec détermination dans l’allée centrale. Son regard particulièrement froid et méprisant survola les élèves présents. Elle avait également convoqué d’autres Serpentards, dont la jeune Jezabel Slate, sur qui elle portait des soupçons d’un tout autre ordre. Elle n’était pas sans ignorer que l’adolescente avait souvent été à l’infirmerie, et qu’elle était souvent malade. Elle soupçonnait quelque chose, mais elle n’en était pas sûre.

Le professeur Rogue n’était pas encore là. Le connaissant, il viendrait, c’était presque certain. Cornélia s’avança jusqu’au bout de l’allée, puis monta sur la première marche de l’estrade pour prendre de la hauteur. Hauts talons aiguilles, jupe cigarette, longue cape noire de sorcière qui entourait élégamment ses épaules et tombait avec grâce jusqu’à ses pieds. Cornélia se fit la réflexion qu’elle n’avait pas encore assez prouvé à cette école que celle qui commandait maintenant, c’était elle.

« J’imagine que vous savez pourquoi vous êtes là ? »

Son ton était presque sarcastique. Evidemment qu’ils le savaient. Ils pouvaient toujours jouer aux parfaits petits imbéciles, ça ne changerait rien à tout ce qu’ils avaient fait. Elle croisa les mains dans son dos.

« Pour commencer, vous imaginez bien que vous ne pouvez pas tous décider de prendre des vacances comme bon vous semble. Vous êtes à Poudlard pour apprendre, et donc pour suivre assidument tous vos cours, même ceux dirigés par quelqu’un qui aurait éventuellement froissé votre petit ego collectif. »

Froide comme la glace, elle descendit des marches. Une sanction collective allait être prise pour avoir séché ainsi les cours de Sortilèges. Hikkins hésitait encore entre leur retirer un nombre de points encore jamais vu jusqu’ici, ou leur coller une sanction du style assurer le ménage du château jusqu’à la fin de l’année. Probablement les deux.

« Après, j’ai bien entendu que si vous décidiez de ne plus aller en cours, c’était pour soutenir généreusement vos camarades qui se disaient avoir subi des attouchements sexuels. Une telle accusation ne peut être prise à la légère. C’est grave. Très grave. C’est pourquoi le service de la Justice Magique a décidé d’ouvrir une enquête, sous ma demande. Dans les jours qui viennent, des aurors viendront jusqu’à Poudlard pour interroger les personnes concernées comme vous, monsieur Rosier. »

Elle s’arrêta au niveau du garçon pour le regarder de haut. Elle n’était absolument pas dupe de son air d’ange.

« Certains interrogatoires pourront avoir besoin d’être plus poussés. Dans ce cas, vous quitterez Poudlard un jour ou deux, escorté par un auror, pour être interrogé au Ministère. Il sera également question d’examens médicaux, dispensés ici à l’infirmerie mais aussi à Sainte-Mangouste si les autorités le jugent nécessaire. Il est important que toute la lumière soit faite sur cette affaire. »

L’avantage, c’est que les soit-disantes victimes étaient très jeunes. Hikkins comptait bien sur la perspective que l’un d’entre eux finisse par craquer et avouer sous la pression des interrogatoires, ou qu’il allait être trop impressionné par les examens médicaux qui allaient être effectués pour vérifier s’il y avait viol ou non. Si ce n’était pas Rosier, ce serait un autre. L’un d’entre eux craquerait, c’était certain.

Cornélia pivota sur ses talons pour faire les cent pas devant les Serpentards assis à leur table.

« A titre personnel, je ne vais pas vous cacher que je ne vous crois pas du tout. Je ne crois à aucune de vos histoires. Ce que je crois, par contre, c’est que vous vous pensez plus malin que tout le monde. Vous essayez probablement de vous prouver quelque chose. Que vous êtes adultes, peut-être… Laissez-moi rire. Que ce soit bien clair, entre vous et moi : lorsque l’enquête du Ministère aura conclu que toute cette histoire de viol et d’attouchements est fausse, il faudra vous attendre à en subir les conséquences. »

Elle s’arrêta pour à nouveau regarder les plus jeunes, les plus faibles. Il y aurait des exclusions. Peut-être pas parmi les plus jeunes s’ils arrivaient à faire comprendre qu’ils avaient été embobinés par les plus âgés, mais dans tous les cas, des têtes allaient tomber. C’était certain.

« Ceci dit, quelque chose m’échappe. Vous avez vraiment décidé de fomenter tout ça juste parce qu’une très jeune professeur s’est introduite dans votre salle commune ? Certes, votre intimité doit être respectée : votre salle commune est votre espace privé et le professeur Todd n’en a pas pris compte. Elle aurait été punie pour ça, si vous étiez venus me voir en bonne et due forme pour exiger justice. Car sachez que la justice, j’y tiens. Mais la vengeance ? La vengeance est bonne pour des criminels comme les inquisiteurs. Elle n’est pas tolérée ici. Alors j’espère pour vous que le jeu en valait au moins la chandelle, même si j’ai du mal à comprendre ce que vous espériez en faisant tout ça. »

La jeunesse était souvent fatigante. Ils étaient tellement tous persuadés de faire mieux que les adultes, alors qu’ils ne faisaient que prouver qu’ils étaient de jeunes esprits égocentriques.

Hikkins s’arrêta à nouveau, devant les marches, mains croisées dans son dos, son regard passant d’un élève à l’autre. Il était temps d’ouvrir les hostilités.

« Pour avoir séché les cours de Sortilèges plus d’une fois, chaque élève de Serpentard fait perdre 50 points à sa maison. Et cela prend effet dès maintenant. »

Elle entendait déjà le bruit du sable vert remonter dans le sablier. Ils n’avaient qu’à faire le calcul : ils allaient perdre leurs points en masse, pourtant si durement gagnés au cours de l’année. Ils allaient perdre leur première place, et ce n’était pas fini.

Spoiler:
 

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Zakaria Taylor
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Mar 13 Sep - 17:00

Le jeu est fini ? Sérieusement ?

“Non, il ne fait que commencer. Et croyez-moi, tout vient à point à qui sait attendre.”

Hikkins & les Serpentards

Cette espèce de vieille carne n’avait rien trouvé de mieux à faire, que de nous convoquer la soirée venue, après les cours. Timing parfait pour me bouffer les quelques heures que j’avais réservé à l’élaboration de mon devoir de Potions. Par chance, Lydwine est dingue de moi et en a touché quelques mots à son père, afin que j’obtienne un délai supplémentaire. Dans l’heure qui suivait, le Professeur Macpherson venait m’annoncer me donner quelques jours de plus pour lui rendre le devoir en question. Je suis de loin l’un des meilleurs élèves de toute l’école réunie dans cette matière, forcément, qu’il m’a à la bonne.

Comme si ça ne suffisait pas, cette vieille peau avait transmis le message à mon oncle, pour qu’il nous rappelle ce petit rendez-vous. Naturellement, je ne cessais de rassurer les plus jeunes d’entre nous, en leur disant que tout ce qu’elle dirait, ne serait que du bluff et qu’en tant qu’enfants mineurs, rien ne pouvait être décidé ni fait, sans la présence d’au moins l’un de nos parents. Puis j’avais promis de prendre à mon compte toutes les conneries qui seraient faites et je n’ai qu’une seule parole.

J’ignore si j’étais réellement chaud pour la présence de l’oncle Severus, mais devant lui, Hikkins n’osera pas aller trop loin pour effrayer les moins téméraires de la Maison Serpentard. De toute façon, le mot d’ordre c’est la solidarité. Elle ne peut pas renvoyer toute une maison. Si l’un de nous est écarté, tous mettront l’école sans dessus-dessous pour le venger.

Lors du dernier cours de la journée, qui se termina pour ma part par la Défense Contre les Forces du Mal, je fis comme si de rien n’était lorsque mon Professeur, doublé de mon oncle, me fixait. Je sais, je sais, j’irais à cette foutue convocation, inutile de tenter de me mettre la pression. Mais j’étais d’abord repassé par ma Salle Commune, dans les cachots, pour me débarrasser de mon sac et de mon uniforme. J’enfilais des vêtements bien plus confortables et je montais lentement jusque dans le Hall pour ensuite entrer dans la Grande Salle devant laquelle, l’autre taré de Rusard, avec son sourire jaune pourri, semblait amusé. Tu ne perds rien pour attendre le cracmol. Attends que je mette la main sur Miss Teigne, tu regretteras vite de m’avoir regardé avec cet air de débile complètement réjoui.

A l’intérieur, je partais rejoindre mes amis déjà présents, échangeant un regard amusé avec les plus jeunes, histoire qu’ils ne se mettent pas à pisser dans leurs frocs non plus. Même si je mise pas mal sur le petit Rosier, qui est de loin celui qui a le plus de couilles, parmi les premières années j’entend. Bien sûr, on ne l’attendait plus, mais la voilà. Hikkins débarquait avec sa dégaine tout droit sortie des films à la mode douteux, rappelant les années soixante-dix. Elle commençait à prendre la parole, tentant de sûrement nous faire peur, notamment lorsqu’elle aborda une éventuelle sortie des plus jeunes, pour examen médicaux.

« Excusez-moi madame… Vous qui êtes si à cheval sur tout ce qui concerne la Justice, vous n’êtes pas sans savoir qu’aucun examen médical ne peut être effectué sur des enfants sans la présence et l’autorisation d’au moins l’un de leurs parents. Même lorsqu’il s’agit d’une enquête concernant des abus sexuels. »

J’en ai rien à foutre, fais donc descendre le sablier des Serpentards, je connais parfaitement nos Droits, je ne suis pas un petit ignare qui s’amuse à faire le bordel, sans avoir les ressources nécessaires pour le faire. Et en cas d’abus de Poudlard, qui ferait venir des Aurors pour emmener les plus jeunes à Sainte Mangouste, je n’ai qu’un hibou à envoyer à Wulfric, pour voir le plus craint de tous les avocats débarquer pour la faire virer de son poste. L’autre loser de Ministre aussi tant qu’à faire.

Je jetais un coup d’oeil aux autres, ils pouvaient parfaitement me faire confiance sur ce point. Je doute qu’un certain Evan Rosier donne son autorisation pour que son très cher neveu se fasse tripoter par des Médicomages. Et voilà, c’était la dégringolade de nos points. Si ce n’est que ça. Mais il y avait quelque chose qui m’intriguait quand même.

« Excusez-moi Madame… Et Todd dans tout ça, qu’aura-t-elle ? Elle a enfreint les règles fondamentales de l’école. »

Vas-y, dis-le. Virée… vire-là. Sinon, j’aurais sa tête. Sinon quelques serpents plus venimeux les uns que les autres, lui rendront visite. Sinon, je lâcherais les loups-garous, notamment le plus virulent de ceux de Poudlard, sur elle. Depuis le temps qu’il me le demande. Il ne tient qu’à un mot, que je prenne une décision de vie ou de mort sur cette trainée de Todd. Un simple changement d’école n’apaisera sûrement pas les tensions.

Hikkins ne pouvait décemment pas m’épingler sur ma façon de parler, je faisais toujours preuve de politesse et bonnes manières devant les adultes de l’école. Encore là, même si je prenais la parole, il n’y avait pas un mot plus haut que l’autre. Rien qui puisse expliquer un retrait de points supplémentaires pour ma maison. Rien, sinon je me jure qu’elle le regrettera aussi.
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Gregory Greyback
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Lun 19 Sep - 16:45

ft. Serpentards

ft. Hikkins

「 Le jeu est fini ? Dans tes rêves 」
Les surveillants nous avaient couru après toute la journée, pour nous rappeler notre rendez-vous de la soirée à venir. Le Professeur Rogue s’y était également mis, lors de notre dernière heure de cours en sa présence. J’aurais bien fait en sorte de le louper, mais puisque mon Directeur de Maison nous en avertissait également, j’étais coincé. Je n’avais pas vraiment le choix, sinon c’était lui qui me tomberait dessus. Et je pense qu’il vaut mieux faire face à Hikkins plutôt qu’à Rogue.

Comme beaucoup de mes autres camarades de Serpentard, je me trouvais dans la Grande Salle, attendant la vieille. Je n’étais pas stupide et je savais bien pourquoi nous étions tous convoqués. A vu de nez comme ça, il n’y avait que des élèves ayant participé à la vendetta contre l’autre pétasse de Todd. Elle a sûrement été chialer dans les jupons de la vieille, en disant que les méchants Serpentards lui en faisaient voir de toutes les couleurs. Sécher le cours de l’idiote nationale n’était pas un crime, nous avions même fait de gros progrès dans cette matière, grâce au fils du Professeur Rogue. Il y a aussi eu le coup des araignées de Jay, Zakaria et Wolfgang. La belle affaire, on étudie les créatures magiques non ? Forcément ces dernières le sont aussi, puisqu’elles ont la possibilité de vous faire crever en une seule morsure ou de transformer Wolfgang en Spider-Garou. En parlant de lui, franchement, si cette garce de Todd ne l’avait pas traqué pour lui casser les burnes quelques soirs avant la pleine-lune, je ne m’en serais peut-être pas mêlé à ce point. Je ne fais que protéger mes congénères et mes fesses également. On sait tous combien la vieille peau veut la notre en nous faisant virer de l’école. Personnellement, j’en ai rien à battre, mais les autres tiennent à avoir leurs examens, même si je me demandais bien pourquoi, je n’ai pas l’intention de les laisser se faire virer de l’école. Je tournais la tête à l’arrivée de Zakaria, l’équipe était apparemment au grand complet.

Très vite, après seulement quelques instants, Hikkins arrivait enfin avec ses stupides talons qui font un boucan pas possible. Et évidemment, elle prenait la parole pour nous incriminer sans aucune preuve réelle de ce qu’elle avançait. Elle avait des témoins ? Et alors quoi ? Tout le monde sait que les Serpentards sont dans le viseur des autres maisons, qui ne souhaitent que les faire tomber. Il faut dire, qu’on est meilleurs que tous les autres, sur tout ce que nous faisons. Forcément, au bout d’un moment, ça les fait chier au point qu’ils rêvent de voir notre sablier dégringoler. Et pour continuer sur la pente du n’importe quoi, voilà qu’elle tentait de menacer les autres, notamment les plus jeunes d’entre nous. Mais Zakaria eut le cran d’intervenir, en lui mettant dans les dents qu’aucun test ne pourrait être fait sans l’accord de l’un des parents. Voilà qui était fait. Passons à la suite.

Il est impossible de renvoyer toute une maison et tout ce qu’elle raconte, ce n’est que du bluff pour que l’un de nous finisse par tout avouer. Mais nous sommes solidaires, elle n’y parviendra pas. La seule chose qu’elle soit en mesure de faire, c’est nous ôter des points ou nous balancer punition sur punition. Ce n’est pas ce qu’il m’empêchera de dormir la nuit prochaine, ni même l’autre d’après. Je n’ai pas vraiment de quoi craindre quoi que ce soit, mais j’espère qu’il en sera de même pour les autres.

Comme on s’y attendait, elle nous retirait des points pour avoir sécher les cours. De toute façon, ce n’est pas la première fois qu’un directeur s’en prend à Serpentard ou privilégie une autre maison. Dumbledore balançait des points supplémentaires à Gryffondor, pour qu’ils arrivent en tête. Après on se demande pourquoi les élèves de notre maison terminent toujours mal. C’est sur nous que les pires tarés passent leurs nerfs. L’autre truie de Todd s’est bien introduite chez nous et pas chez les autres. C’est pour ça qu’on est pratiquement les seuls à se bouger pour la faire virer. Si c’était arrivé dans une autre salle commune, ça aurait été pareil.

« Si le Ministère de la Magie ne nous collait pas des incapables, nous n’aurions pas à faire justice nous-même. »

Je savais bien qu’elle me ferait payer ce que je venais de dire. Mais renvoyer quelqu’un pour un mot de travers, c’est abusif. Et j’ai beaucoup de témoins rien que dans cette salle, qui se feront un plaisir de raconter à quel point, l’autorité d’Hikkins ressemble plus à de la dictature qu’à autre chose. Et vous savez pourquoi le loup dévore toujours les brebis ? C’est parce que c’est dans sa nature. Lorsqu’on tient, on ne lâche rien, pour les plus courageux d’entre nous.

En tout cas, j’espérais que ça ne durait pas trop longtemps cette petite réunion. C’est que nous avions quand même mieux à faire que d’attendre de prendre racine, avec une vieille cinglée qui s’imagine pouvoir nous faire trembler. Quitte à avoir un vieux taré à la tête de Poudlard, autant remettre Dumbledore. Même quand il nous engueulait, il nous gavait de bonbons. On avait pas tout perdu.
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Lun 7 Nov - 16:44


Le jeu est fini

Convocation des Serpentards - Avril 2000



Toujours plantée sur la première marche de l’estrade, les mains croisées dans son dos, Hikkins tourna posément la tête en direction de Zakaria Taylor lorsque ce dernier prit la parole. Sixième année, archétype même de l’adolescent aux idées dérangeantes et malsaines, il incarnait parfaitement l’esprit de la maison de Salazar Serpentard. Ça n’étonna pas la Directrice de le voir prendre la parole en premier. Il souhaitait rappeler que les parents devaient forcément être impliqués dans toute cette affaire ? Naturellement. Les enfants n’oubliaient jamais qu’ils pouvaient se cacher dans les jupes de leur mère ou dans la cape de leur père lorsqu’ils faisaient des conneries. C’était vieux comme le monde.

« Très juste, monsieur Taylor. Vos parents seront prévenus et nul doute qu’ils souhaiteront éclaircir cette affaire tout autant que le Ministère, pas vrai ? Si ces examens médicaux permettent de prouver vos dires, je suis sûre que personne ne s’opposera à leur mise en place. »

A moins bien sûr que toute cette histoire de viol ne soit que pure invention, n’est-ce pas… Ce dont Hikkins était intimement persuadée. Elle n’était pas idiote. Ils étaient toute une bande de gamins, nombreuse et très soudée, mais ils restaient des gamins malgré tout. Et des mensonges, elle en avait vu des biens pires durant sa carrière de juge. En tous cas, s’il y avait un point sur lequel elle bluffait, c’était bien cette histoire de prévenir tous les parents, comme si faire encore plus de vagues allait lui être bénéfique. En vérité, même cette histoire d’examens médicaux n’irait même probablement pas jusqu’à la concrétisation, puisque Cornélia savait elle-même qu’ils ne seraient pas utiles. C’était juste une tactique pour déstabiliser les élèves, surtout les plus jeunes d’entre eux.

Le sable vert était encore en mouvement dans le hall, et continuait d’émettre un bruit cristallin dans le sablier des Serpentards. Néanmoins, cette sanction n’était pas encore satisfaisante pour Cornélia. Elle n’était pas connue pour faire preuve de laxisme ou d’indulgence, de toute façon.

L’aîné des Taylor reprit la parole, pour cette fois poser une question qui devait probablement lui brûler les lèvres. Et Todd, qu’advenait-il d’elle ? Avant de répondre, Hikkins prit le temps de dévisager le sixième année. Il rêvait de la voir virée de Poudlard, c’était évident. Comme tous les autres élèves présents dans la Grande Salle, d’ailleurs. Et c’était justement ce qui était en train d’arriver, même si Cornélia avait préféré faire mine de conseiller à Mira Todd de partir d’elle-même. Cette jeune professeur avait l’air tellement hystérique qu’elle aurait probablement été capable de se jeter du haut d’une tour si la Directrice avait prononcé le mot « licenciée ». Et franchement, Hikkins n’avait vraiment pas besoin de ça en plus. Il ne manquerait plus que le harcèlement des élèves pousse un professeur au suicide, ce serait la meilleure…

Pour être honnête, Cornélia était bien ravie de voir partir le jeune professeur de Sortilèges. Elle n’avait jamais été favorable à l’idée de l’engager, mais Levi parlait de montrer l’exemple en intégrant quelqu’un de jeune au corps professoral. Comme si ça allait redorer la côte de popularité de Cornélia, ou pousser davantage de jeunes à venir travailler à Poudlard. Une belle erreur. Qui du coup allait être rectifiée, grâce à ces élèves de Serpentard qui sur ce coup arrangeait les affaires de la Directrice. Mais elle se garderait bien de l’avouer devant eux, et ce n’est pas pour autant qu’elle allait passer l’éponge. Pour le moment, elle n’allait donc pas leur révéler que Mira Todd allait très bientôt faire ses valises. Autant attendre que ce soit vraiment officiel.

« La sanction du professeur Todd est en cours de discussion. »

Ils devraient se contenter de cette réponse. Un autre élève pris la parole, non pas pour poser une question mais simplement pour faire intelligemment remarquer que si le Ministère de la Magie ne leur collait pas des incapables, ils n’auraient pas à faire justice eux-mêmes. Hikkins jeta un simple coup d’œil à celui qui venait de s’exprimer, à savoir Gregory Funestar, un des élèves lycanthropes de l’école. Cette arrogance déplacée n’était absolument pas étonnante, venant de cet élève qu’Hikkins jugeait totalement inadapté à la vie en société. Si ça ne tenait qu’à elle, elle l’aurait déjà exclu de l’école sans aucune raison. Comme probablement tous les autres élèves lycans de l’école, en fait, même si elle avait plus d’indulgence pour ceux qui savaient éprouver du respect.

« Il serait peut-être temps de vous mettre dans le crâne le fait que vous n’avez strictement aucun droit de faire justice vous-mêmes, comme vous dites, au sein de Poudlard. Ni-même à l’extérieur, d’ailleurs, et ce n’est pas pour rien si ceux qui pensent le contraire sont aujourd’hui surveillés et traqués par les autorités pour le bien de la société. »

Rien ne la répugnait plus que ces mentalités idiotes et vaines, qui pensaient franchement ce qu’elles disaient quand elles parlaient de faire justice soi-même. Ils ne savaient même pas ce qu’était la véritable justice. Ils ne connaissaient que la vengeance.

« Vous confondez justice et vengeance. »

Mais il était vain de perdre du temps à essayer de leur expliquer la différence. Ce n’était pas le moment, et ils étaient probablement tous trop butés pour ça. Non, autant arrêter de tourner autour du pot. A nouveau, Hikkins s’arrêta au centre, devant les élèves qui lui faisaient face.

« Je veux un nom. Le nom de celui ou celle qui a eu l’idée de monter tout ça, ou qui tout du moins a attisé les braises de l’incendie. Naturellement, si vous me dites que l’idée est purement collective, je ferais avec. C’est-à-dire que je ne peux certainement pas exclure tous les Serpentards du château, surtout que je me doute très bien que beaucoup d’entre vous ont simplement suivi le mouvement, mais dans ce cas je ferais tomber plusieurs têtes. Deux, trois, quatre, peut-être cinq. Tout dépendra de votre degré d’implication dans toute cette affaire, et aussi du temps que vous allez me faire perdre en essayant de rester solidaires, comme si vous pensez sincèrement que je n’ai que deux options, à savoir renvoyer tout le monde ou ne renvoyer personne. Non. J’ai le pouvoir, et même le devoir, de sanctionner le ou les commanditaires. »

Elle s’interrompit un instant, le temps de promener son regard sur les élèves.

« Si quelqu’un souhaite se dénoncer et ainsi éviter de faire tomber plusieurs de ses camarades avec lui, qu’il se manifeste au plus tôt pour ne pas nous faire perdre davantage de temps. Sinon, tant pis, je mènerais mon enquête et d’ici quelques jours, peut-être une semaine, vous serez quelques-uns à être convoqués dans mon bureau ainsi que vos parents. Je ne doute pas que votre sens du collectif a dû pousser plusieurs d’entre vous à monter ce plan ensemble. »

Voilà où était son objectif. Elle voulait leur mettre la pression, pour qu’au mieux, l’un d’entre eux décide de porter le chapeau pour les autres. Au moins, ce serait plus simple, il n’y aurait qu’un seul élève à exclure. Mais Hikkins ne comptait pas plier face à un élan de solidarité qui allait sûrement tous les pousser à dire qu’ils avaient tous le même degré d’implication dans cette histoire. Bien sûr qu’ils allaient faire ça. Mais ils avaient probablement tendance à oublier qu’ils étaient tous différents, et qu’ils n’étaient pas tous aussi privilégiés les uns que les autres. Jusqu’où irait leur sens de la loyauté et de la camaraderie ? Prendraient-ils tous le risque de laisser la roulette russe décider, alors que certains étaient moins impliqués que d’autres ? Laisseraient-ils quelques-uns de leur camarade monter à l’échafaud tout en sachant pertinemment qu’ils mériteraient plutôt d’être à leur place ?

Hikkins laissa planer un silence, tout en se disant que les réponses à ces questions allaient arriver tôt ou tard. En tous cas, autant profiter de cette convocation pour illustrer ses dires, et leur faire comprendre les choses à tous.

Son regard accrocha d’abord Jay Morales, un autre sixième année, qui était assis dans le coin du premier rang et qui aurait pu éviter d'être aussi affalé sur son bout de banc. La Directrice s’approcha jusqu’à se tenir devant lui.

« Monsieur Morales. Grâce à certains témoignages passés, j’ai quelques soupçons au sujet de votre éventuelle appartenance à un groupe de fauteurs de troubles particulièrement actif l’année dernière, mais qui cherche probablement à se faire oublier cette année. Je ne suis pas sans ignorer votre situation personnelle, mais sachez que ce n’est pas pour autant qu’une convocation vous sera épargnée. »

Elle parlait là du fait que Morales n’avait pas de père et que sa mère était une moldue aux revenus précaires qui devait très probablement être du genre impressionnable, et qui n’aurait pas les moyens ni les capacités de défendre son fils contre des choses qu’elle ignorait totalement. C’était un coup bas, bien sûr, mais pour une fois qu’un élève de Serpentard n’avait pas un illustre parent pour le protéger, autant en profiter.

Elle le fixa encore une seconde, puis se détourna pour fixer son regard sur une jeune fille qui était justement assise juste à côté de lui. Jezabel Slate. Le deuxième coup bas était prêt, canon chargé.

« Mademoiselle Slate. Madame Pomfresh et quelques professeurs m’ont rapporté le fait que vous étiez souvent allée à l’infirmerie. Malaises, vomissements… Je ne veux pas que toute cette histoire vous fasse oublier que je suis là avant tout pour m’assurer que tout va bien pour vous. Lorsque cette petite réunion sera terminée, je vous accompagnerai à l’infirmerie où j’ai déjà prévenu Madame Pomfresh que nous allons prendre le temps de vous ausculter comme il se doit. Il serait malvenu de ma part de ne pas prendre le temps de vérifier que vous n’avez aucun problème de santé, ou un problème… de n’importe quelle autre nature. »

Elle n’avait que des doutes, elle n’était pas du tout sûre de ce qu’elle laissait sous-entendre. Prêcher le faux pour connaître le vrai, c’était une tactique vieille comme le monde. En tous cas, rien ne coûtait de vérifier le fait qu’elle soit ou non enceinte. Hikkins emmènerait donc la jeune Slate à l’infirmerie à la fin de cette convocation. A moins bien sûr que quelqu’un se dénonce avant et détourne ainsi son attention de la jeune fille ?


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Jezabel Slate
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Mer 9 Nov - 12:45

Le jeu est fini



ft. Hikkins, les élèves de Serpentard et Professeur Rogue

550 mots
pensées en italique
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Je n’étais pas bien en phase avec le plan de mes camarades. Ils s’étaient donnés le mot pour me tenir écartée de tout ça, à cause de ma condition. Je suis certaine que c’était Jay qui voulait encore me protéger. Et c’est vrai que je suis tellement tombée dans les pommes dernièrement, qu’il avait eu tout à fait raison de le faire. Si j’étais au courant de quelque chose, c’était bien sûr des grandes lignes, lorsque mes camarades des cachots venaient joyeusement me répéter leurs prouesses. Ils ont de la suite dans les idées, c’est rien de le dire et j’aurais tellement voulu prendre part à cette bataille, bien plus que je ne le faisais. Je n’avais pas réellement de tâches bien dangereuses. Dommage.

Pourtant, le Professeur Rogue nous avait tous épinglé, nous rappelant que nous avions rendez-vous dans la Grande Salle, après les cours, avec la Directrice de l’école. Si jusque là, je m’étais faite toute petite face au père de Calvin, j’étais sortie de ma réserve pour m’assurer que je faisais partie du lot. Etonnement, c’était bien le cas. Allons bon. Je m’étais habillée de façon normale, laissant l’uniforme désagréable au placard et j’avais attendu d’autres élèves de ma Maison, pour prendre la direction du lieu de rendez-vous.

Je venais à peine de me glisser dans le rang, que le bruit des talons d’Hikkins retentissait déjà. Elle prit place devant nous, pour nous rafraîchir la mémoire sur tout ce qu’il s’était passé. Bien entendu, les deux fortes têtes de Serpentard, ne gardaient pas le silence. Me concernant par contre, j’étais complètement perdue, ne comprenant pas ce que je faisais ici-présente. Mais ma curiosité allait vite être assouvie, alors que mon nom retentissait enfin. Je relevais les yeux, j’étais restée dans mon coin, tout le temps où la conversation avait lieu. Tout le monde en prenait pour son grade, mais je n’imaginais pas que moi, c’était pour une toute autre chose.

« Oui madame… »

Je tentais de cacher du mieux que je pouvais, mon inquiétude face à cette révélation. Qu’est-ce que je pouvais faire ? Envoyer un hibou ? Mon père ne le recevra pas à temps, ni même Calvin. Demander de l’aide au Professeur Rogue ? Je ne voudrais pas qu’il ait des problèmes par ma faute. Mais j’en étais certaine que c’était l’autre saloperie de Todd qui avait ramener sa gueule. C’est tout à fait son genre à cette Miss-fouille-merde.

De toute façon, à un moment, je ne serais plus en mesure de dissimuler cette grossesse et tout le monde sera au courant. Ce n’est qu’une question de temps. Que peut-il m’arriver ? Que mon père soit convoqué ? Il est déjà au courant et je continuerais à cacher l’identité du père de mon bébé, pour que ça ne retombe pas sur mon Directeur de Maison. Et ce n’est pas ça non plus qui me fera dénoncer Zakaria, pour retarder l’échéance qui, finira, de toute façon, par arriver tôt ou tard.

J’attendais qu’elle tourne le dos, pour jeter un regard en direction de mon meilleur ami. Je ne voudrais pas qu’il fasse une bêtise pour me protéger. Il serait bien capable de se dénoncer juste pour m’éviter des problèmes. Jay est comme ça, c’est un petit con mais un petit con attachant.

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Severus Rogue
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Jeu 10 Nov - 10:14
Le jeu est fini
Sujet commun
Depuis le matin-même, en sortant des cachots pour se rendre à la Grande Salle, le Professeur Rogue avait remarqué que la plupart de ses élèves, se trouvaient affichés sur le tableau dans le Hall. Ces derniers temps, bien des choses se sont passées dans l’école. Choses dont Severus se serait bien passé d’être mis au courant. Mais en tant que Directeur de la Maison Serpentard, tout lui revenait aussitôt. Et tout ceci par la faute d’une petite incompétente, se prenant pour plus importante qu’elle ne l’est, se permettant même jusqu’à entrer dans une Salle Commune à laquelle elle n’a jamais appartenu. La façon dont elle s’était procurée le mot de passe, restait encore flou aux yeux du Mangemort. Personne ne les connait en dehors des Directeurs de Maison. Et Rogue ne connait pas celui de Gryffondor, tout comme Ardal ne connait pas celui de Serpentard, et ainsi de suite avec les deux autres Maisons. Comme le laissaient sous-entendre certains de ses élèves, dont son neveu Zakaria, cette petite sotte a forcément dû mettre le nez dans les affaires de Severus. Et loin d’être maniaque -même si sa femme dira l’inverse- le Professeur de Défense Contre les Forces du Mal a horreur qu’on vienne fouiller dans ce qui lui appartient. Il est vrai qu’il a donc joué un rôle dans cette vengeance. Même sans en prendre part de façon officielle. Il a laissé faire les choses et en a dissimulé bien d’autres, effaçant parfois les traces pouvant avoir été laissées par ses élèves. Dans d’autres circonstances, s’il n’y avait pas eu effraction dans la Salle Commune dont il est responsable, ainsi que dans son bureau, Rogue aurait calmé le jeu avant que ça ne parte aussi loin.

Il a fermé les yeux sur bien des choses et il a aussi malencontreusement oublié de verrouiller la porte de la réserve de potions, un certain soir. Et il semblerait que quelques fioles aient subitement disparu dans la foulée. Tout comme, il a été aveugle à la rébellion de ses élèves, qui en sont venus par sécher les cours de Sortilèges. S’il a laissé faire aussi longtemps, c’est parce qu’il savait qu’un autre Professeur donnait le change. Son propre fils aidait les élèves de Serpentard à garder le niveau et même à en apprendre plus. Ce point, Severus ne l’a pas loupé non plus. Sans ça, il n’aurait pas laissé tous les gamins de sa Maison sécher, pour finir par rater leurs examens de fin d’année. Au moins avec Calvin, ils progressaient et Severus n’est pas peu fier de son fils, même si officiellement il n’est pas au courant de cette affaire-là.

Courant de la journée, Cornélia l’avait chargé de rappeler à ses élèves qu’ils étaient attendus le soir-même dans la Grande Salle. Il y allait de sa propre autorité et il leur a bien fait comprendre, que dans leur intérêt ils devaient y ramener leurs fesses. Lui-même prévoyait d’y aller également, même si beaucoup de parchemins lui arrivaient d’un seul coup. Cette impression que quelqu’un faisait de son mieux, pour qu’il ne prenne pas part à la réunion. Au bout du troisième hibou, Severus finit par se lever de son bureau. Les choses attendront, il y a bien plus urgent sur le feu.

La porte claqua et se verrouilla automatiquement derrière lui. Il n’y avait pas un seul chat dans les cachots, tous les élèves étaient sûrement déjà au lieu du rendez-vous. Le Directeur de Serpentard monta bien vite les escaliers pour se rendre dans la Grande Salle, sa cape volant derrière lui. La voix d’Hikkins se faisait déjà entendre et les mots qu’il capta à son arrivée, étaient principalement destinés à la petite Slate.

« Ne serait-il pas plus prudent de la faire ausculter par un Médicomage ? »

Demanda-t-il de sa voix ne laissant paraitre aucun sentiment. Les regards se tournaient vers lui. Pour certains des élèves, il semblerait presque qu’ils soient soulagés de le voir débarquer. Quelle ironie, soulagé de le voir lui, alors que depuis toujours la plupart des enfants passant dans ces murs, jouent au chat et à la souris pour ne surtout pas le croiser. Ce qui lui va parfaitement bien.

Il ne faisait pas parti des Professeurs a avoir alerté la Directrice sur les soucis de santé de la jeune rouquine. Les Rogue ont la fâcheuse habitude de se mettre dans la merde et cette fois, son fils avait mis la barre très haute. Severus ne voulait pas ébruiter tout ça pour le moment.

Relevant légèrement les sourcils, il reprit sur le même ton que lors de son entrée dans la Grande Salle.

« Il serait regrettable de passer à côté d’une pathologie contagieuse, à quelques mois des vacances d’été. »

Rogue n’est pas le dernier des idiots, il sait qu’il n’y a aucun risque d’épidémie avec une grossesse. Mais s’il pouvait gagner un peu de temps en rappelant à Cornélia, que sa notoriété risquait d’en prendre un coup, si jamais les enfants tombaient tous malades. Et à l’aube des grandes vacances, il y aurait du bruit si toutes ces petites têtes blondes ne pouvaient rejoindre leurs familles pour ce repos bien mérité.



   
Half-Blood Prince
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